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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-04-16, Collections de BAnQ.

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AVRIL 2 0 0 5 L E DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE THÉÂTRE Top niveau! Page E 4 DE VISU Propos sur le vide Page E 7 ?LE DEVOIR * © JACQUES GRENIER LE DEVOIR Dans le rôle de l’artiste-à-la-mode-dont-le-deuxième-al-bum-est-le-plus-attendu-de-la-saison, Yann Perreau est un brin intimidé par le branle-bas médiatique orchestré autour de la sortie.Bonne chose, Nucléaire, l’album en question, parle pour lui, encore plus riche, plus séduisant, plus aventureux et plus formidable qu’espéré.SYLVAIN CORMIER Ronde exhaustive des médias écrits, tabula rasa à Espace Musique, vidéo-blogue en direct lundi sur le site de l’émission Bandeapart.fm («capsules vidéo [envoyées] à partir d’un téléphone portable qui seront diffusées en temps réel sur Internet», dit le communiqué), concours pour les fans, passage pressenti à Tout le monde en parle: la sortie de Nucléaire, deuxième album en solo de Yann Perreau, fait l’effet voulu d’une.bombe.Jusqu’aux mille et un titres possibles autour de ce noyau dur qui semblent prévus dans le plan dq match.Et j’ai réquisitionné «L’Électron libre», rapport à la volonté du gars de «demeurer insaisissable».J’aurais pu titrer «Le Chanteur atomique», ou alors «Attention: chanteur radioactif».On appelle ça une stratégie dynamique de mise en marché.«Les planètes sont vraiment alignées, on dirait», commente l’intéressé en souriant un peu malaisément de l’autre côté de ma table de salle à manger, un chouïa enchevêtré dans les fils un peu gros de «l’opération Nucléaire».Il ne confirmera pas l’invitation de Guy A.Lepage.Gros enjeu.Une fois que Dumas s’y est fait voir et entendre, les ventes de son Cours des jours ont décuplé.Nucléaire mériterait aussi un succès fou.Belle confirmation, en effet, que ce deuxième album, si tant est qu’on avait besoin d’une confirmation.Yann Perreau y affirme en tout cas sa singularité, cet art du décalage qu’il manie de plus en plus habilement Car lorsqu’on est chez Yann Perreau, on est dans une sorte d’ailleurs bien à lui, où le cool fréquente le kiteh, où les guitares qui font twang côtoient des machines qui font de drôles de bruits, où l’on retient les refrains tout en étant étonné par les musiques.Entre rétro-futurisme et véritable avenir, Yann Perreau fait de jolis pâtés dans un chouette carré de sable.«Je fais de la chanson pop, reconnaît-il volontiers, mais j'aime baigner dans les expérimentations de toutes sortes.Je m’aventure, des fins je me perds, mais je me retrouve tout le temps.» On retrouve ainsi les guitares westernisantes et les ambiances désertiques de Western romance dans/ai une île bu cœur, dans La Cage en or et dans Trois sacs, mais on pénètre aussi résolument dans des zones à risque, rock onirique et industriel à la Tom Waits et à la Arthur H dans Le Marin, new wave revisité manière The Clash dans La JACQUES GRENIER LE DEVOIR HP sa& Le Survenant et le respect de la différence Une machine publicitaire énorme, plus de 80 écrans québécois réquisitionnés pour son atterrissage vendredi prochain: Le Survenant d’Eric Canuel est précédé de mille trompettes annonciatrices ODILE TREMBLAY On s’est dit tiens donc! Dans la foulée du succès de Séraphin adapté du roman de Claude-Henri Grignon, vTà Le Survenant de Germaine Guèvremont qui suit le même sillon au cinéma.Des années 40 à aujourd’hui, les deux œuvres auront connu des destinées parallèles.Succès de librairie, triomphes aussi comme radioromans et téléromans en leur temps.Claude-Henri Grignon et Germaine Guèvremont étaient cousins.Ensuite, un grand brouillard a recouvert les aventures de l’avare, comme celles du grand-dieu-des-routes, ignorées des générations montantes.Quand Charles Binamé a ramené en 2002 Séraphin sur les écrans du Québec, personne ne s’attendait à ce que le film connaisse pareille consécration.Et pourtant.Un homme en marche Le Survenant profite du courant qui propulse chez nous les productions historiques au cinéma (encore que Nouvelle-France se soit cassé la figu- t re).Mais Erik Canuel, son réalisateur, vous assure que son projet était sur rails avant la sortie de Séraphin.Par la suite, le succès de ce dernier n’a pas nui à l’engagement du distributeur, Alliance Atlantis Vivafilm pour ne pas le nommer, qui a sauté avec plus d’enthousiasme dans le canot du Survenant après avoir récolté le gros lot avec Séraphin.Succès oblige.Rappelons que l’histoire du Survenant, née en 1945 de la plume de Germaine Guèvremont est celle d’un homme en marche, figure énigmatique qui atterrit un an dans la famille Beauchemin du Chenal du Moine, près de Sorel, semant l’émoi, l’amour, le soupçon dans son sillage, mais aussi l’attachement du père Didace.«Ce rapport pèrefils qui les unit est central et Gilles Renaud a vécu avec Jean-Nicolas Verreault une synergie exceptionnelle», précise Erik Canuel On lui devait déjà des films comme La Loi du cochon, Le Dernier Tunnel et Nez rouge, mais aucune production historique.Il considère Le Survenant coqime son meilleur film.Erik Canuel a hérité d’un budget de 6,8 millions, important à féchelle québécoise, mais le cinéaste précise que tout coûte cher quand on reconstruit le passé * en tournant hors de Montréal.D a planté ses décors extérieurs dans la région de Sorel, dont certaines scènes au Chenal du Moine.Le marché a été reconstruit à Montréal, la maison des Beauchemin à Ber-thier, près d’un cours d’eau d’où les héros pouvaient partir en canot Par rapport au roman, Canuel et sa scénariste Diane Cailhier ont pris des libertés d’adaptation.Dans le film, Q est clair que le voyageur a bourlingué en Afrique et en Europe, alors que le livre demeure dans le flou.Ses rapports avec Alphonsine, la jeune femme de la maison, sont plus troubles que dans le livre, mais avec Angelina, l’histoire d’amour est identique.«Qn a coupé aussi des scènes après le tournage, précise Erik Canuel.Le passage des romanichels n’apportait rien au film.On l’a sacrifié.» Un message d’humanité Jean-Nicolas Verreault, qui incarne le Survenant espère que les spectateurs verront dans le film davantage qu’une histoire d’amour en forme de production d’époque, mais un message de tolérance.VOIR PAGE E 2 : PERREAU VOIR PAGE E 2 : SURVENANT LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 AVRIL 2 0 0 5 K ‘2 SURVENANT SUITE DE LA PAGE E 1 «Le Survenant est un personnage qui possède un gros bagage culturel, des mœurs plus libres que les gens de l’époque, précise-t-il.Il a voyagé, sait écouter l'autre en cherchant sa vérité, mais pour les habitants du Chenal du Moine, il demeure l’étranger entouré de mystère qui inspire la méfiance.» Le comédien estime que l’humanité a peu évolué, malgré ses avancées technologiques.«Les JACQUES GRENIER LE DEVOIR Jean-Nicolas Verreault gens cultivent autant de préjugés qu'autrefois.» Pour la première fois de sa vie, Jean-Nicolas Verreault rapportait son personnage à la maison, pour mieux s’en nourrir.«Je n’ai rien contre le divertissement, précise-t-il, mais ça donne un sens à mon métier d’incarner un être qui véhicule un message d’humanité.» Chausser les souliers de Jean Coutu, le Survenant de la télésérie, ne lui a pas causé trop de problèmes.Jean-Nicolas Verreault n’a pas connu la série et n’a visionné que des fragments des émissions sauvegardées.C’est le personnage lui-mêjne qui l’a inspiré.Erik Canuel vous dira avoir apprécié le travail sur le langage.Avec sa scénariste, il a conservé plusieurs vieux mots qui parsèment le roman, avec quand même un souci de clarté contemporaine.«J’ai essayé de garder la verve, le lyrisme du patois, mais aussi d’exprimer le non-dit caché entre les lignes du roman.» Pour le cinéaste, entendre ses acteurs se mettre en bouche un si beau langage fut une expérience merveilleuse.Mais au-delà de la forme, il aime autant que Jean-Nicolas Verreault les valeurs du Survenant.«Le respect de la différence est le thème central du film.Or j'ai toujours été à côté de la coche, hors caste.Si bien que je me suis retrouvé dans le personnage qui ne juge pas les autres, apprécie les qualités du cœur et ne craint pas d’être lui-même.» Le Devoir -* Culture ?- PERREAU Ce n’est pas de trop, un garçon pudique parmi les champions de l’état d’âme SUITE DE LA PAGE E 1 vie n'est pas qu’une salope, rhumba extraterrestre pour La Cage en or, vrille amoureuse pour piste de danse avec l’irrépressible Triste poupée, collaboration avec thur H pour Grande brune (à l’initiative de l’animatrice Monique Giroux), virée arabisante de pacotille dans la très charnelle Goûte-moi (avec Lynda Thalie dans le rôle de Jinny.).«Moi, j’aime les disques qui me font hallucinée Comme Fantaisie militaire de Bashung: c’est encore du Ba-shung, tu le reconnais, mais il t’amène ailleurs.C’est ça, l’idée.» Perreau mentionne Bashung à dessein.Ça lui permet de dire sa joie d’avoir créé Nucléaire avec l’aide de «grands messieurs», Tas des programmations Mathieu Ballet et le maître ès cordes Joseph Racaille, collabos dudit Bashung (et de Thomas Fersen, entre autres), en plus de sa fortiche équipe habituelle (David Brunet, Dan Thouin, lyiaxime Lepage.) et du guitariste Eric Goulet, grand fouteur de sain bordel devant l’Éternel.Ballet et Racaille étaient les profs de Perreau durant le «stage d’arrangement et de réalisation d’album» auquel il s’est passionnément astreint Tan dernier au Studio des variétés à Paris.Perreau sur les bancs d’école après le succès de Western romance et le vedettariat naissant?Belle humilité.«C’était une vraie formation.J’étais zélé, je travaillais tout le temps mes textes, je jouais du drum, j’aidais les autres.» N NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 18 AU 22 OCTOBRE 2005 —ddtoc , Ou ¦Swr,- w oomii»'*08''*,, unive^9 _ , 8t des sous ms mots- .JACQUES GRENIER LE DEVOIR «J’aime être dans le mainstream autant que dans le milieu underground.Je ne veux pas être barré nulle part», souligne Yann Perreau.Apprendre, toujours apprendre Pause dans la conversation.J’ai sans doute l’air étonné.Perreau s’explique plus longuement.«Moi, je suis un autodidacte.J’ai tout appris à mesure.Et même à 29 ans, j’ai encore l’impression d’être un débutant.Je peux avoir l'air princesse, un peu prétentieux, mais c’est parce que je me sens toujours assez fragile.En état d’insécurité.Alors, pour contrer ça, je saisis toutes les occasions d’en apprendre plus, et puis je me lance sur le stage et je me défonce.Je pédale en crisse.Je danse, je me fais aller.C’est ma façon d’avoir moins peur.» Moi qui ai longtemps perçu le gaillard comme un fendant, je découvre un Perreau hypersensible, à la limite de l'écorché vif.«C’est parce que j’en dis pas trop dans les chansons.Je me protège.Pourtant, dans le nouveau disque, j’ouvre mon journal.Tout est là.Triste poupée, c’est l'histoire d’une peine d’amour, je dis que “j’en ai pleuré des cordes”, mais ça s’arrête là.J’ai pas besoin d’en dire plus.J’ai pas besoin de rajouter que je dormais pas de la nuit, que je braillais sur le plancher, ben saoul, que le téléphone était décroché.J’ai pas besoin d’être premier degré comme ça.» On lui en sait gré.Ce n'est pas de trop, un garçon pudique parmi les champions de l’état d’âme, de l’épanchement fleuve et des sécrétions qui pleuvent.«Je ne voudrais surtout pas que mes chansons soient masturbatoires.» Ce qu’il veut, et ce qu’il obtient, c’est qu'elles soient excitantes, ludiques et libératoires.Cela s’entend dans La vie n’est pas qu’une salope et sa phrase leitmotiv: «Tas qu’à t'atteler, allez hop!» Sacré rythme, belle alli- tération.«J’aime jouer avec les mots, avec les sons, avec les beats; j’aime essayer toutes sortes d’affaires.J'aime jouer à mon goût.» Electron libre, disais-je.«J’ai eu une formation de marionnettiste, j’ai tâté du cirque, j’ai chanté a cappella dans le show de La Bottine souriante aux FrancoFolies, j’ai chanté avec les Breastfeeders, avec Isabelle Bou-lay.J’aime être dans le mainstream autant que dans le milieu underground.Je ne veux pas être barré nulle part.Je ne veux pas à tout prix être partout, mais je tiens à ma liberté d’action:» Osons l’image: entre fusion et fission, tout est encore possible pour Yann Perreau.Y compris les réactions en chaîne.NUCLÉAIRE Yann Perreau Fullspin (Fusion HI) Je ne le redirai lamais • assister à un spectacle de Sylvie Tremblay, c est s'enticher d'elle a vie.Suffit d’une fois.s ”* Cormier.Le Devoir «tasssas' | ZSSSS&» I S'élancer et s'approcher SYLVIE TREMBLAY en concert c/e.16-22 ET 23 AVRIL A 20 H STUDIO-THÉÂTRE DE LA PLACE DES ARTS Les week-ends de la chanson Québécor Billets en vente dès maintenant : billetterie (514) 842-2112 ou 1 866 842-2112 En ligne www.pda.qc.ca THÉÂTRE PETIT CHAMPLAIN - 28 avril et 7 trad.Billetterie : (418) 892-2631 %* LAGENDA: L’horaire télé, le OBÉ de vos soirées (mit ta LE DEVOIR - disaei Ify/Fpu^Mi à Le Nouveau Théâtre Expérimental en collaboration avec la Fédération internationale du théâtre contemporain accueille pour la première fois en Amérique du Nord le 6e Salon international du théâtre contemporain Du 16 au 23 avril 2005 Tous les soirs de 19 h à 23 h Dans le grand hall d’Espace Libre 1945 rue Fullum, métro Frontenac Laissez-passer: 21$ Billetterie: (514) 521-4191 O Col n cU> *¦ LE DEVOIR Corned des Arts Ceneda Council for the Arts R t s T A U M A NT L’Armoricain ’tà TÔuâsJ DERNIERES SUPPLÉMENTAIRES ! VENEZ VOIR OU REVOIR LE SPECTACLE DONT TOUT LE MONDE PARLE DEPUIS SA CREATION EN JUIN 2002 ’ « [.) il faudrait déclarer cette comédie musicale ‘‘spectacle obligatoire pour mieus mre”.« Fabuleux spectacle musical I_] magnifiquement raconté à voir ! » m « Une grande ode i la vie.è l’espoir et au rive.» ¦ Un grand événement théâtral [.] une production qui fera époque.» —- -T Billets en vente maintenant au (514) 908-9090 À LA DEMANDE GENERALE Masques du public et de la meilleure production Théâtre privé 2003 26, 27, 28 mai 2005 à L’Olympia HuwctkDALE WASSERMAN «umimMITCH LEIGH -mous « JOE DARI0N ¦iiHMiime JACQUES BREL «JEAN MAHEUX, ÉVEUtttGf LINAS, SYLVAIN SCOTT, STÉPHANE BRULOTTE STtPHANCÛTE MICHELLE LA80NTÉ, ROGER LA RUE.SYLVAIN MASSE ET CATHERINE VIDAL «asmRENÉ RICHARD CYR ASSSTMCE AUtaEEMSCÉNE ETRÉOI LOU MUIAU WMCA! BENOIT SAMASMUiWMM NfAl BOtfT HBTU*S ftANÇOtS SI4UMI (CLAMSn ÉDEIMt BOUCHER caSSOMlNORMAND BUMS taBUCrtt* CHARLES F, tOAOH ISSjjjjjjijë] LPrute «emiBime 4Ü2& wm .** ——• — TVS3££ - f t t: LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 AVRIL 2005 K -?Culture *- THÉÂTRE Mais passez donc au « Salon » ! Le Nouveau Théâtre expérimental reçoit le «sixième Salon international du théâtre contemporain» Le «Salon» que le NTE s’apprête à tenir s’inscrit en droite ligne dans l’héritage esthétique de Jean-Pierre Ronfard.Secouer les formes habituelles du théâtre, explorer les marges, apprivoiser l’inconnu et conserver un esprit ludique dans le travail, voilà ce à quoi deux de ses fils spirituels, Daniel Briè-re et Alexis Martin, se consacrent depuis la disparition du formidable inspirateur qu’était Ronfard.SOLANGE LÉVESQUE Sous l'égide d’un certain Bruno Freijus, obscur président de la non moins obscure Fédération internationale du théâtre contemporain, Daniel Brière et Alexis Martin, codirecteurs généraux et artistiques du NTE, affichaient le plus grand sérieux à la conférence de presse annonçant leur prochain spectacle: un vrai (?) salon, avec 15 exposants, son pays invité — l’Inde — et ses événements spéciaux — projections de films et de vidéos, conférences, causeries, extrais d’œuvres inédites, annonces publiques, animation, etc.Sans oublier les documents officiels, dont un historique nous informant que le premier salon s'est tenu à Bamako, au Mali, en 1989, et que la première présence du NTE remonte à 1995, au troisième salon tenu en Italie.ü suffit de consulter la liste des «exposants» pour deviner que le second degré est une clé de cette entreprise.Quelques exemples choisis dans cet éloquent catalogue: la revue ACTE1 (Québec), qui lancera «une nouvelle revue de sémiologie théâtrale au Québec»-, le Théâtre après la vague (Inde), qui exposera la situation de la région d’Auroville «suite au désastre du tsunami»-, le Microthéâtre (en collaboration avec le Microthéâtre de San Marco di Montefalco, en Italie) , qui mène des «recherches et explorations sur un théâtre miniature»-, le Théâtre psychochamanique (Québec), promoteur d'un «théâtre thérapeutique, cathartique, libérateur, qui ouvre la voie à un plus grand épanouissement»-, le Théâtre d’action patriotique du Québec, «qui voit l’art, le théâtre en particulier, comme une conscience nationale populaire»-, le TATNAP (Québec), «une association d’actrices qui analyse la place des femmes dans le milieu théâtral québécois»; le Théâtre vaudou (Haïti), qui défend «la spécificité et l’originalité du théâtre haïtien, spécialement dans son aspect inspiré du vaudou»; le Zoothéâtre (Belgique), qui place «les animaux sous la loupe du théâtre» en posant la question: «Qu’avons-nous à apprendre d’eux?»; le Théâtre en région (Québec), qui «défend les théâtres en région et conteste la primauté du théâtre en métropole»; le Théâtre gay et lesbien du Québec, «qui se consacre à l’illustration de la communauté gaie du Québec»; quant au Théâtre hédoniste contemporain (France), il «remet en question l"esprit de sérieux’’ qui ruine les élans plus nobles qui président à l’acte artistique véritablement créateur».Ça promet Des méchants créateurs «Le Salon a pour objectif de donner un aperçu du théâtre marginal à Montréal.On souhaitait explorer le lieu autrement et que les visiteurs déambulent dans une atmosphère de foire, explique Alexis Martin.On trouvera donc sur les lieux une guinguette, un bar et.un salon, bien entendu.» «Chaque exposant constitue une cellule autonome qui a pris en charge l'écriture de sa présentation.R fallait d’abord trouver, puis choisir les exposants avant de les parrainer.Tout s’est fait dans l’échange et on leur a laissé beaucoup de liberté», précise Daniel Brière.«On sera sans doute surpris nous aussi! remarque son complice.Les participants sont convaincus de la valeur de leur projet et de leur vision; ils ont une pensée et savent la transmettre.» Alexis Martin compte sur le Salon pour «illustrer l’éclatement atomique et la diversité du théâtre contemporain».«On est loin de l’espace monolithique du TNM en 1951», précise-t-il.Pourquoi ce salon?«Cest la partie plus mystérieuse; les visiteurs vont se poser plusieurs questions, selon le trajet qu’ils choisiront.» Daniel Brière est convaincu que chacun verra un s» Ion différent et se fera sa propre opinion.«Chose certaine, ils seront étonnés par la variété des propositions.L’ensemble offrira un portrait du théâtre et des différentes visions présentes», ajoute-t-il.Le recrutement des exposants s’est fait de façon informelle.«On a entendu parler, par exemple, du Théâtre psychochamanique de Québec, qui travaille sur les frustrations enfouies chez les gens de génération en génération.Après avoir pris JACQl'KS GREN1KR 1 K 11KV01R Alexis Martin et Daniel Brière seront les hôtes du Salon.contact avec eux, on trouvait leur proposition intéressante.Pour le Théâtre gay et lesbien, ce sera l’occasion de se faire connaître.Les liens se sont créés en provoquant les gens», conclut Alexis Martin.Au total, une trentaine de participants (qualifiés par celui-ci de «méchants créateurs, audacieux et capables de beaucoup d’improvisation») seront à la disposition du public pour établir un dialogue et répondre aux questions.Tout spectateur volontaire pourra s’intégrer aux expérimentations, comme dans les foires.Les directeurs prévoient des participatio 's «intenses».Chaque soir, les troupes présenteront des extraits de spectacles sur l’agora.Une scène vraiment ouverte «Difficile de savoir exactement ce qu’il est devenu.On a justement hâte d'en apprendre plus long à ce sujet au Salon, remarque Alexis Martin.On espère découvrir un portrait kaléidoscopique; c’est d’ailleurs dans l’optique de notre compagnie, qui tente de bousculer les formes tra- ditionnelles en frôlant le travail des marges actives et bouillonnantes.» Les organisateurs espèrent qu'il y aura affluence car l'atmosphère festive tient à la présence des spectateurs, qui pourront bouger à leur gré ou s’attarder à un kiosque, y passer la soirée et revenir voir les autres le lendemain.Au sein de cette scène ouverte, «il est possible qu 'il y ait des interactions ou des provocations entre les participants, car ils n’auront pas choisi l'emplacement de leur stand», ajoute-t-il.À titre d'hôtes du Salon, Alexis Martin et Daniel Brière assureront une présence permanente dans un bureau vitré accessible aux visiteurs et ponctueront la soirée en annonçant diverses activités.Lors de la première et de la dernière soirée (lé et 23 avril), l’Inde, pays invité, sera fêtée.U120, le Salon accueillera le deuxième Festival international des films sur le théâtre; des microfilms d'une durée maximum de quatre minutes, dont l'objectif est d’interroger les métiers du théâtre, seront projetés.«Le Salon ressemblera un peu au théâtre shakespearien, constate Alexis Martin.On armait avec son lunch, on sortait.puis on menait pour la mort de Desdémone avant de repartir les visiteurs jouiront de cette liberté.On espère qu ils auront envie de provoquer les exposants, ce qui pourrait donner lieu à des situations axasses et à de formidables dérapages!» Et pourquoi le NTE lui-même n'est-il pas exposant à ce sixième Salon international du théâtre contemporain?«À cause des contraintes budgétaires», répond Daniel Brière avec componction.«On s'est effacés pour laisser la partie aux autres», ajoute Alexis Martin, qui aura réussi, lui aussi, à ne pas perdre son sérieux tout au long de l'entretien.SALON INTERNATIONAL Dl) THÉÂTRE CONTEMPORAIN À l’affiche à l’Espace libre, au 1945 de la nie FuDum, du 16 au 23 avril 2(X>5, de 19h à 23h.Information et réservations: (514) 521-4191.le théâtre Kammala ¦ 1 ¦ nm ?r- .pf tie ta r, rt-ne piesent* La Cheminée de Margarit Minkov Traduction: Tzena Mi leva ™ Mise en scène: Patrice Savard iina»et Ri À ia salle intime du théâtre Prosiüjii^ I 1371 Èntario est du 12 au 30 avril 2005 V Mardis & Mercredis 10 S Métro Sherbrooke - Beaudry Biiietten*; (514) 5?6-6582 '"¦seati Admission- (1.14) 79 ¦ r '''l’oe.flLca ; phofoQmOhü Vk-»o« O*/launch fm'Ke en scène de Théâtre du Rideau Vert ÀVKB TOURNÉE 2004.2005 Billetterie 844.1793 Théâtre du Rideau Vert 466' www.ndeauvert.qc.ca ils, Montréal DU 5 AU 30 AVRIL 2005 - '1 COMPLET — 13,14 et II avili « Conrez-y.C’est un texte magnifique, d’une grande beauté.Marie-Christine tê-Huu est extraordinaire.» — Je l'ai vu à la radio, src « Des Jouliks qui vont droit au cœur.(.) ce texte superbe qui nous reste pris eu travers de la gorge et risque même de provoquer quelques déluges lacrymaux.»> - La Presse «.on y croit complètement.Une histoire d’amour et des relations mère-fille (.) on pleurait dans la salle.» - Desautels, SRC « Une touchante histoire d’amour, brillamment | racontée.Le jeu est rythmé, sans fausse note, porté par d’excellents comédiens.» — Josée Bilodeau, Radio-Canada.ca « .un voyage au pays de l’émotion pure.un objet aussi délicat et inspiré qu’a su faire le metteur en scène de ce très-très-beau texte.»> — Journal de Montréal Pli Texte MARK-CHRISTINE LÊ-HUU Mise en scène ROBERT BELLEFEUILLE assisté de SUm Partis.Avec MARK-CHRISTINE LÊ-HUU, SUZANNE CLÉMENT, CATHERINE BÉGIN, PATRICK GOYETTE AUBERT PALLASCI0 et GUILLAUME CHAMP0UX Collaborateurs : jeas taré, Sarah (aOeu.Etiiaac Soschtr Loaise leaméela Suasse Trépasier.brisa hessiarais et laaiek Céséteu Une création du I Théâtre d'Aujourd'hui la" En partenariat avec LE DEVOIR Québec 3900, rue Saint-Denis, Montréal H2W 2M2 ( • métro Sherbrooke) Informations et réservations (514) 1 www.thestredaujounlhiii.qc.ca 282-39001 g oteeen de Jacob Wren avec Gaétan Nadeau, Laure Ottmann et Tracy Wright installation visuelle Jean-Pierre Gauthier chorégraphie Martin Bélanger Après En français comme en anglais, it’s easy to criticize et Unrehearsed Beauty/Le génie des autres, cette nouvelle création de Jacob Wren propose une décapante démonstration par l'absurde que nous devrions renoncer à avoir des enfants.USINE O 1345' avenue Lalonde (métro Beaudry) billetterie : 521.4493 Admission : 790.1245 fff Forum Freies Thuttr KUNSTSTIFTUNG O NRW 5 soirs seulement! du 3 au 7 mai 20h |^| WlTw»* MsIcMW dÊR Coet—a dwt Art! Canada ( éuCmeée fortfosA Québec!" créée en résidence A l’Usine C LE DEVOIR, LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 AVRIL 2005 tOOIE LAODblub Luz [Ta nggn tën, {16 avril /20h30 + 17 avril / 16h00 ,^anse con!emf>ora'n^ L(Male Herd www.tangen., qc.e, 1 L MICHAEL TOPpiur, .LESMAJE1 ANSE DANSE De l’école à la scène Le monde étudiant offre souvent des spectacles de qualité à peu de frais qui peuvent s’avérer de jolies surprises artistiques.Côté ballet, l’Ecole nationale de ballet contemporain présente son spectacle de fin d’année, brume et émergence, qui réunit tous les étudiants, du niveau primaire jusqu’au collégial.A l’instar du programme de formation — le seul dûment accrédité au Québec —, la soirée propose une incursion dans l’univers de la danse folklorique avec Suite russe, dans lequel plus de 70 danseurs évoluent sur scène, et un ballet plus abstrait, Hommage à Haraltji luin-der, inspiré de l’œuvre Études (1948) du chorégraphe danois Ha-rald lander.Les 20 et 21 avril à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau.Dans un tout autre ordre esthé- tique, deux finissantes du baccalauréat en danse (contemporaine) de l’UQAW, Dominique Bouchard et Marie-Eve Albert ont créé respectivement Ostimuli et 29 coups de langues pour et avec leurs collègues étudiantes.la première pièce s’inspire du sport, plus précisément du soccer, perçu comme une quête de surstimulation de l’être humain pour défier l’angoisse de la mort La seconde propose un huis clos psychologique (en mouvements!) de cinq femmes à la forte personnalité, qui s’entredéchirent pour mieux se démarquer.Du 20 au 23 avril à l’Agora de la danse.la compagnie Ballet Ouest à qui l’on doit l’autre Casse-Noisette de la métropole, plus sobre et familial que celui des Grands Ballets canadiens, ressort sa Belle au bois dormant du placard.La troupe, fondée en 1984 et constituée d’amateurs, d’étudiants en ballet et de danseurs semi-professionnels, n’a pas présenté cette œuvre depuis 1994.Tout le monde connaît l’histoire de ce ballet adapté du conte de Charles Perreault La princesse Aurore, condamnée à mourir à 16 ans par la méchante fée Araignée, voit son sort transformé en sommeil de cent ans par la marraine fée lilas.Et le beau prince Galant la tirera de cette nuit éternelle d’un baiser salvateur.Mais l’enjeu qu’accentue la production de Ballet Ouest créée en 1992, c’est plutôt la quête initiatique du prince, qui doit abattre une série d’obstacles pour rejoindre sa bien-aimée.On retrouve Lydia Bouchard et Alexis SimonoL membres de la troupe depuis quelques années déjà, dans les rôles des amoureux.Les 16 et 17 avril au théâtre Mirella et lino Saputo du Centre Leonardo da Vinci, à Saint-Léonard.Labo O Vertigo suite et fin Le dernier laboratoire création de la saison d’O Vertigo se déroule ce soir dans les nouveaux studios de la compagnie, à la Place des Arts.Cette fois, la recherche porte sur l’architecture, le corps et la notion de structure.Les jeunes architectes Frédérique Hamois et Etienne Côté et l’artiste en arts visuels PK Langshaw ont participé à une c’izaine de séances de travail avant de livrer ce soir, avec les danseurs de la compagnie, le fruit de leurs explorations.La soirée, qui pourra prendre diverses formes, est notamment ponctuée par la musique techno minimale de l’artiste Victor.Info: (514) 251-9177.Frédérique Doyon Top niveau l’AGORA DE LA DANSE ET DANSE DANSE PRÉSENTENT sarah chase BIRD 26 AU 30 AVRIL .20H CHORÉGRAPHE INTERPRÈTE.SARAH CHASE COMPOSITEUR ET MUSICIEN.BILL BRENNAN ÉCLAIRAGES HANS MEIJER NARRATION SARAH CHA!>E (EXCLUSIVEMENT EN ANGLAIS) •7^1 ' iiiiiii L'AGORA DE LA DANSE 840, RUE CHERRIER METRO SHERBROOKE 514.525-1500 Reseau Admission SU 790.124S www.agoradanse.com spectacle 20 et 21 avril 2005,20h billets : 25 $ (régulier) /15 S (étudiants) réservations : 514.982.6919 Salle pierre-mercure programmation DES CORPS TRAVERSÉS D’H PROFITEZ DU FORFAIT 3 BILLETS.OU PLUS! II.DKVOIII L'AGORA DE LA DANSE iiiiiii Iîrîîî 840’ RUE CHERRIER METR0 SHERBROOKE 514.525.1500 «nA AAAi fteseau Admission S14.790.1245 www.agoradanse.com TOP GIRLS Texte de Caryl Churchill Texte français d'Anika Scherrer.Mise en scène: Martine Beaulne.Scénographie: Claude Goyette.Costumes: Mérédith Caron.Lumières: Guy Simard.Musique: Larsen Lupin.Avec Marie-France Lambert et neuf autres interprètes.Une production de l’Espace Go présentée au théâtre Espace Go du 5 au 30 avril 2005.SOLANGE LÉVESQUE Personne ne restera indifférent devant l’étonnante pièce de Caryl Churchill mise en scène par Martine Beaulne à l’Espace Go.L’œuvre soulève des questions cruciales en faisant appel à l'humour autant qu’au drame; chacun y trouvera de quoi alimenter sa réflexion sur la maternité en particulier et sur la place du travail dans une vie; en parallèle, elle invite chacun à décanter la nature profonde des objectifs qu’il croit poursuivre.La dramaturge britannique a su saisir de façon aiguë le mouvement des années 80 et ses répercussions sur la vie des femmes.Saoulée par la perspective de la réussite, cette décennie a évolué vers des valeurs matérialistes, négligeant jusqu’à les évacuer les idéaux humanistes qui avaient teinté les années 60 et 70.Un quart de siècle après sa création, il se trouve que la pièce se révèle plus que jamais d’une vibrante actualité.Elle s’inscrit de façon exemplaire sur le thème de la saison, «Portraits de femmes», à l’Espace Go.Marlène (Marie-France Lambert), la jeune trentaine, vient d’hériter d’un poste de direction dans un bureau de placement Plus jeune, elle a eu une petite fille qu’elle a «donnée» à sa sœur aînée Joyce (Micheline Bernard), car elle est habitée depuis toujours par l’ambition de réussir, à tout prix.Mais que signifie réussir?En deux actes liés mais fort différents, Top Girls illustre le dilemme dans lequel se trouve Marlène et, parallèlement montre le déchirement vécu par plusieurs femmes au travail.Au premier acte, Marlène convoque cinq femmes célèbres dans un restaurant londonien pour célébrer sa promotion à un poste de direction: Jeanne, présumée papesse au IXe siècle, Lady Nijo, courtisane japonaise au XIII', Dull Gret, figure fantasque d’un tableau de Breughel, Isabelle Bird, voyageuse de l’époque victorienne, ainsi que La dramaturge britannique a su saisir de façon aiguë le mouvement des années 80 et ses répercussions sur la vie des femmes Grisella, sortie tout droit des Contes de Cantorberry de Chaucer.Les agapes joyeusement arrosées ouvrent la porte aux confidences; a travers les récits des convives qui portent la marque de leur affectivité respective, de la culture et de l’esprit du siècle pendant lequel chacune a vécu, on apprendra l’histoire de ces héroïnes et le prix qu’elles ont payé pour que leur nom persiste dans les mémoires; toutes ont dû consentir à de douloureux renoncements.Le second acte montre Marlène et les femmes qui travaillent sous sa gouverne.Mais voilà qu’au beau milieu de cet univers sur lequel elle semble avoir plein contrôle, Angie (Sophie Cadieux), sa fille de 15 ans qui penche dangereusement vers la délinquance et qui soupçonne que Joyce n’est peut-être pas sa mère, surgit soudain; les plans de Marlène en seront chamboulés.Martine Beaulne a conçu une mise en scène dynamique, fougueuse, qui fait ressortir le mélange subtil de gravité et d’ironie caractéristique de l’écriture de Caryl Churchill.La production doit également beaucoup à la prestation remarquable des dix comédiennes de très haut niveau qui interprètent les 16 personnages de la pièce.Marie-France Lambert, dans le rôle souvent ingrat de Marlène, opère un amalgame très convaincant entre l'autorité sûre avec laquelle elle mène sa barque et une sensibilité qui rend soudain son personnage vulnérable.La vérité sans détour du jeu de Micheline Bernard touche directement au cœur.L’affrontement des deux sœurs, au deuxième acte, constitue d’ailleurs un morceau d'anthologie sur le plan de l’interprétation.Sophie Cadieux rend immédiatement crédible le personnage d’adolescente qu’elle endosse avec une générosité sans réserve.Annick Bergeron fait preuve, une fois de plus, de l’étendue de son registre et de la force de sa présence scénique.L’interprétation émouvante et nuancée de Mireille Deyglun nous fait regretter de ne pas la voir jouer plus souvent au théâtre.Dominique Leduc, en Jeanne la papesse, est tour à tour désarmante et hilarante.Shioqg-en Chan, Ginette Chevalier, Emilie Dionne et Lise Roy, méconnaissable et tellement juste dans la peau d’une madame Tout-le-monde, contribuent également à faire de cette production un joyau de la saison.Les productions de ce calibre se font rares; il ne faut pas les manquer.La nouvelle création (h PIGEONS INTERNATIONAL »p»UT'?4r • • 5 HEURES DU MATIN Misé en scene el chorégraphies Paula de Vasconcelos Photographies .î, Serge Clément .ciaiiaues «Une heure et demie de grande poésie, de grande beauté.Paula de Vasconcelos nous séduit à chaque spectacle.» Johane Despins C'est bien meilleur le matin Guy Simard Avec Milene A/.ze Violette Chauveau Anne Le Beau Rodrigue Proteau Bruno Schiappa TARIF SPECIAL LES 14, 15 ET 16 AVRIL USINE 0 Du 12 au 30 avril 2005 à 20h Billetterie: (514) 521-4403 Admission : (514) 790-1245 PI THEATRE DANSI f LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 *i ET DIMANCHE 17 AVRIL 2 O O 5 E 5 ?i ?MUSIQUE C L A S S I Q II E Itzhak Perlman, de l’archet à la baguette V CHRISTOPHE HUSS Il a été l’un des plus grands violonistes de la seconde moitié du XX' siècle.Ses enregistrements qui font toujours office de référer, ce se comptent sur plus que les doigts d’une main.Du Concerto pour violon de Brahms avec Giuli-ni (auquel je préfère le Beethoven avec Barenboim) au Concerto de Stravinski avec Ozawa, des pièces de Kreisler aux Sonates et partitas de Bach, Itzhak Perlman a marqué de son empreinte l’histoire du violon au disque, sur les traces des plus grands, Milstein, Heifetz et Oïstrakh.D nous arrive à Montréal une baguette à la main, puisqu’il viendra diriger l’OSM mardi et mercredi.Au piano, sa propre fille, Navah.Qui croirait que papa Perlman s’est reconverti en chef d’orchestre pour lancer la carrière de sa fille pianiste se tromperait lourdement.L’affiche «Itzhak et Navah Perlman» n’est fréquente qu’en récital violon et piano, pas au concert symphonique: «C’est très spécial.Nous avons donné des concerts symphoniques il y a quelques années, mais maintenant c’est devenu très rare.Son agenda est très chargé et faire coïncider le sien et le mien est à présent très délicat.C’est le seul concert de ce type cette année!», nous confie Itzhak Perlman en entrevue.Comment le père musicien voit-il sa fille?«EUe est très musicienne et possède une grande spontanéité, ce qui fait que quand nous jouons ensemble nous respirons ensemble.Grâce aux récitals piano-violon, je sais comment elle approche la musique et je suis très impatient de cette nouvelle rencontre.» Un parcours exemplaire L’homme qui se partage entre les récitals (il se produira avec son vieux complice Rnchas Zukerman à Ottawa l’an prochain), la direction d’orchestre et l’enseignement refute le qualificatif de «surdoue» ou d’enfant prodige.D le déclarait clairement en entrevue à David Halberstam: «Je n 'ai jamais été un enfant prodige.J’avais du talent, bien sûr, mais c’est différent.Beaucoup de gens ont du talent quand ils sont jeunes, sans être des mfants prodiges.Menuhin, lui, était un vrai enfant prodige: il jouait à huit ou neuf ans avec une maturité qui n ’était pas de son âge.À neuf ou dix ans je jouais agréablement.[.) Avec le recul, je peux dire que j’ai eu la chance qu’on me laisse grandir, avoir une enfance.J’ai fait des progrès, je me suis développé peu à peu.» A l’àge de 13 ans, Itzhak Perlman (né ?n 1945) quitte Israël pour les Etats-Unis et entre à la Juilliard School à New York.D étudie avec Ivan Galamian, élève de Lucien Capet qui avait fondé l’un des plus grands quatuors de l’avant-guerre.D y change sa technique: «Ce que j’ai gagné en retour fut fabuleux, fai moins compté sur la vitesse d’archet que sur la densité sonore obtenue par une meilleure répartition du poids de l’archet», dé-clarait-il au magazine Répertoire en janvier 2003., Le résultat est fort convaincant A l’àge de dix-huit ans, il remporte le prix Leventritt.Le violoniste Isaac Stem, le compositeur Lukas Foss et le chef d’orchestre George Szell font partie du jury: sa carrière est lancée.Car le son, la chaleur et la richesse de son timbre frappent immédiatement L’étoffe sonore et musicale acquise à New York le sert là où d’autres ne sont «que» des virtuoses.C’est cette musique incarnée qui séduira les mélomanes.Les premiers à s’en aperce voir au disque sont ceux qui découvrent chez RCA le 2 Concerto de Prokofiev avec Erich Leinsdorf La rumeur sur le «nouveau violoniste extraordinaire» enfle au début des années 70 quand il passe chez EMI et enregistre les Caprices et le 1" Concerto pour violon de Paganini. 'THrf|TDr tîM.raeSe.nardOwst |5H|495-»U ODTMIflONÎ **» IfcÉdtn—tKWWl M OR (MON TRESOR) * Km.YMmH V.O.rferej s-t français.IsrUtFraree.2004 min.Awc (13 ans+).¦'iSmliShM I ri Ci Tin ^ jlll \J HJ-UJ e x Ce n tris ^ ho.ai ass $14 847 2204 wu horaires 514 847 2206 www.ex-cintris.com SOURCE CHRISTA1.FILMS Le cinéaste anglais John Deery a voulu remettre en cause le sujet délicat du célibat des serviteurs de Dieu dans Conspiracy of Silence.« Nsüfc .• MSH i '*• MÊÊË “WMC- .U, y.• .S ¦ 1.SliSÜÿ : MM Basses messes CONSPIRACY OF SILENCE Réalisation et scénario: John Deery.Avec Jonathan Forbes, Jason Barry, Brenda Fricker, Hugh Bonneville.Image: Jason Lehel.Montage: Jamie Trevill.Musique: Stephen W.Parsons, Francis Haines.Royaume-Uni, 2003, 87 min.ANDRÉ LAVOIE \ A lire les gros titres des journaux, à écouter les bulletins de nouvelles, on constate qu’il émane de l’Église catholique plus de parfums de scandale qu’une odeur de sainteté.Et ce ne sont pas les victimes d’agressions sexuelles par des prêtres pédophiles qui prétendront le contraire.S’inspirant partiellemept de faits divers qui ont secoué l’Église catholique irlandaise (le suicide d'un curé de paroisse, le nombre grandissant, mais caché, de prêtres séropositifs), le cinéaste anglais John Deery a voulu re- mettre en cause le sujet délicat du célibat des serviteurs de Dieu dans Conspiracy of Silence, son premier long métrage.Pouvoir, corruption et sexe constituent toujours un mélange explosif et ces éléments sont réunis dans ce récit aux allures de règlement de comptes, soutenu par une furieuse envie d’accuser tout ce qui porte une soutane et le titre de supérieur ou d’évêque.D’autant plus que, lorsqu’il est question de sexualité, beaucoup de prêtres préfèrent s’en remettre à la pensée magique, ou au silence.Mais ce silence, visiblement, commence à devenir assourdissant.Dans un patelin d’Irlande, le journaliste David Foley (Jason Barry) enquête sur le suicide de Frank Sweeney, un prêtre séropositif ayant causé trois ans plus tôt un scandale en dénonçant l’hypocrisie du Vatican face à l’épidémie du sida qui affecte aussi leurs rangs.Au même moment Daniel McLaughlin (Jonathan Forbes), jeune séminariste brillant et disci- pliné, est renvoyé sous la fausse accusation d’avoir accepté les avances d'un confrère alors que son hétérosexualité n’est un secret pour personne, ayant sacrifié son amour pour une fille de son village pour devenir prêtre.Ces événements embarrassent au plus haut point les autorités religieuses: l’amant de Sweeney, lui-même prêtre, croit que ce suicide cache d’autres scandales et en informe Foley, également contacté par l’ex-séminariste qui veut dénoncer son renvoi.Et comme on nç rigole pas avec la réputation de l’Église, menaces, mensonges et tractations douteuses se mettent en branle, le tout culminant sur un plateau de télévision.D n’y a pas à mettre en doute la sincérité et la pertinence des questions posées par John Deery dans Conspiracy of Silence, l’actualité ne cesse de lui donner raison.Pourtant, sa démonstration souffre de plusieurs lacunes, la première, fatale, étant ce scénario alambiqué qui suit plusieurs pistes pour les abandonner à mi-parcours, comme Içs problèmes familiaux de Foley.A cela s’ajoutent des personnages schématiques, tout particulièrement la hiérarchie religieuse qui ressemble à un regroupement de mafieux, lançant des répliques qui se veulent assassines («The Church has AIDS», «Christ died for change») mais sonnent comme autant de slogans protestataires.De la conviction, tel un Costa-Gavras anglais pour qui le doute ne semble avoir aucune prise, John Deery n’en manque pas et la partage généreusement avec tous ses interprètes, pour la plupart d’une intensité irréprochable.Aux côtés de ces hommes de foi, ou de loi, d’une gravité bien sombre, émerge la figure attachante de Brenda Fricker dans le rôle de la mère du jeune séminariste, tour à tour outrée, inquiète des cancans et confuse face à toute cette polémique.Elle sait faire preuve d’une humanité qui manque parfois pendant toutes ces basses messes.Kitsch humoristique PODIUM De Yann Moix.Avec Benoît Peel-voorde, Jean-Paul Rouve, Julie Depardieu, Marie Guillard.Scénario: Olivier Dazat, Yann Moix, Arthur Emmanuel Pierre.Image: Benoît Delhomme.Montage: Philippe Bourgueuil.Musique: Jean-Claude Petit France, 2004, 95 minutes.MARTIN BILODEAU En France, le Belge Benoît Poelvoorde est une star, grâce surtout à des séries de sketchs qu’il a créés et interprétés pour la chaîne de télévision Canal+.En France, aussi, le culte de Claude François, chanteur de charme, n’a jamais décliné depuis sa mort accidentelle survenue en 1978.Tandis qu’ici, même de son vivant l’interprète de Comme d’habitude et d’Alexandrie Alexandra n’a jamais provoqué de grands mouvements de foule.Tout ça pour dire que, sans l’admiration pour Poelvoorde pour cautionner ses excès et l’adulation de François pour transcender ses faiblesses, Podium, qui a fait un malheur en France l’an dernier, apparaît au Québec dans toute son insignifiance.Au mieux, la comédie du romancier-cinéaste Yann Moix (d’ailleurs auteur d’un texte du dernier album de Diane Tell), sur un ex-sosie de Claude François qui reprend du collier après cinq ans d’absence des kermesses commerçantes, se regarde comme une revue kitsch injectée de stéroïdes humoristiques façon Canari- — chaîne dont le maître à penser est Alain ChabaL Rien de bien neuf, en somme, dans ce film, malgré un sujet captivant les sosies de vedettes de la chanson et les concours ridicules dans lesquels ceux-ci s’affrontent, souvent au prix de leur dignité.Bernard Frédéric (Poelvoorde) appartient à cette race de fanas furieux.Lorsqu’un concours national promet au gagnant une bourse de cent mille euros, il reprend ses paillettes et sa perruque et, avec son complice Couscous (Jean-Paul Rouve), sosie de Pol-nareff, il repart à la conquête du titre de meilleur Cloclo de Fran- ?CINEMA SEMAINE DU 10 AU 22 AVRIL $< Les NOUVEAUTES et le CINÉMA en résumé, pages 4,6 ?La liste complète des FILMS, des SALLES et des HORAIRES pages ?714 ce, au grand désespoir de son épouse (Julie Depardieu).Outre quelques gags réussis, l’humour s’avère d’une grande pauvreté, presque autant que les dialogues, servis tièdes à des acteurs qui ont dû redoubler d’ardeur pour y croire.Nonobstant le parfum de misogynie qui embaume l’ensemble, le scénario manque de vraisemblance, de cohérence (pourquoi Cous-cous/Polnareff ne concourt-il pas?), mais aussi de spontanéité et d’esprit.Le cinéaste, sans doute préoccupé par sa mise en scène en aplat, a laissé passer des occasions sublimes de faire surgir le drame qui se joue en sourdine (entre Bernard et son fils, notamment), de laisser Poelvoorde déborder de la caricature, bref, d’être original et de surprendre.A cet égard, la conclusion en forme de revirement n’est rien d'autre que la négation de tout ce qui a précédé.De toute évidence, Yann Moix veut plaire au plus grand nombre sans décoiffer personne.Il n’est donc pas allé au bout de son idée excessive, si bien que Benoît Poelvoorde non plus, lui qui pourtant brille dans les excès.Mais ça, qui le sait, ici, à part les cinéphiles qui ont vu Les convoyeurs attendent et C’est arrivé près de chez vous — et qui seront les premiers à éviter Podium?( LION DU FUTUR - VENISE 2004 ) «.un premier long métrage magnifique.» f - Lm Devoir «.Cazalé et Majd donnent de magistrales performances qui contribuent à faire un grand film du Grand Voyage.» - Le Journal de Montréal «.c'est avant tout un père et un fils qui se découvrent, et qui apprennent enfin à se respecter en cessant de vouloir se changer.» - La Presse «Dès les premières minutes, on est rivé, surpris souvent, chaviré parfois.» - ICI Montréal LE GRAND VOYAGE un film de Ismaël Ferroukhi ^ Il Van., sam., dim.Ion., i EX-CENTRIS innoo - i7h06 - léhib ¦ ¦M.- J « 15*00 - 17*06 - 2 mer., mer 21*10 - 21*10 CINÉMA Salade de dattes Le Festival international du film de Montréal (FIFM) a choisi de devancer ses dates (du 18 au 25 septembre) afin de calmer le jeu avec- le Festival du nouveau cinéma Bravo! Du même souffle, il a créé la controverse avec le Festival du film de l'Atlantique, à Halifax, dont ü chevauche sept des dix jours, le Festival international de Vancouver, qui démarre le 29, échappe de justesse au télescopage, comme celui de Toronto, qui prend fin le 17 septembre, soit la veille de l’ouverture du FIFM.«B y a un problème de calendriers entre Montreal et le reste du monde», déclarait Moritz De Hadeln, délégué général du FIFM, lors de sa visite à Montréal, le mois dentier.«Le calendrier des jfèstimls montréalais est difficilement compatible avec le calendrier international des événements cinématographiques», soutient celui pour qui l’idéal serait de l'implanter entre la fin de juin et La fin de juillet, soit çntre Cannes et Locarno.Mais l’Équipe Spectra, qui à ces dates bttigne dans le jazz et les FrancoFolies, lui complique la tâche et l’oblige à choisir — pour l’édition 2006 — le mois d'août.Pourquoi, dans les circonstances, ne pas l’avoir fait cette année?Pourquoi, après avoir destitué publiquement Serge Losique et invalidé son FFM, Téléfilm et la SO-DEC ne sont-ils pas allés au bout de leur démarche en suggérant que le FIFM s’installe aux même dates, soit juste avant Toronto?C'est là toute l'ambiguïté de ce feuilleton d’essais-erreurs déclenché en juillet 2004 par la parution du rapport Secor.Rapport auquel, rappelons-le, le festival d'Halifax a collaboré sans réserve et que le FFM avait boycotté.Le premier s’en trouve pénalisé, le second, privé de fonds publics, destitué sur tous les fronts, continue de faire semblant qu’il aura lieu.Quand Serge Losique jettera l’éponge, ils seront plusieurs à se dire que ses dates auraient été idéales pour lancer la première édition du FIFM.Et quand le FIFM lui ravira définitivement ses dates, on sera plusieurs à se dire: tout ce re-miiMnénage pour un simple chair gement de garde?Avec la faillite de Cinéma libre, survenue l’automne dernier, le cinéma indépendant québécois avait perdu son bateau-phare.Qu'allait-il advenir des films indépendants dans un monde de la distribution qui marginalise de plus en plus le cinéma d’auteur?Réunis en assemblée à Montréal, une soixantaine d’andens membres de Cinéma libre ont fourni une amorce de réponse en créant Les Films du 3 mars, un nouvel orga- nisme de distribution qui se veut à la fois un abri et un lobby pour le cinéma d’auteur indépendant, tous genres et formats confondus.«Bien qu'il soit encore à bâtir, l'organisme accueille d'emblée près de 45 membres issus de toutes les pratiques et de toutes les générations», nous apprend le communiqué envoyé la semaine dernière et signé du président des Films du 3 mars, le cinéaste Denis Langlois (L’Escorte, Danny in the Sky).Ixi première mission de l'équipe (le conseil d’administration compte cinq membres) consistera à demander et obtenir du financement de la part des organismes de soutien (SODEC, Téléfilm.Conseil des arts du Canada, etc.).Lesquels organismes, rappelons-le, ont regardé couler Cinéma libre sans intervenir.?Tout en faisant la lumière sur un scandale politique de l’envergure du Watergate, la commission Go-mery est en train de rendre tout le monde complètement parano dans le domaine culturel.Ainsi, Serge Losique, p.-d.g.du Festival des films du monde, annonçait cette semaine par voie de communiqué qu’il réclame qu’une enquête soit faite au sujet de concurrents — qu’il omet de nommer —, lesquels auraient bénéficié des largesses du programme controversé.Mais pas lui, quoi qu’on en pense.D’autre part, le facteur m’a apporté cette semaine une lettre anonyme demandant qu’une enquête journalistique soit faite au sujet d'un haut dirigeant de la SODEC, laquelle lettre l’accuse — outre d’être un ami personnel de la ministre Lyne Beauchamp — d’avoir maintes fois par le passé détourné des fonds pour son profit personnel.Enfin, j’ai reçu dans ma boîte vocale à la maison le message d’un individu inquiet qui espérait que je m’indigne du fait que l’Office national du film du Canada est en train de saborder sa mission de producteur.Or, tout le monde sait que, sur le plan de la production, l’ONF est depuis quelques années déjà une institution moribonde, où la décroissance a été gérée par des comptables au détriment de la création.L’ONF n’est plus désormais qu’un centre de services, un partenaire occasionnel du privé, un distributeur sans grande envergure.Faut-il maintenir plus longtemps l’illusion du contraire, ais-je envie de répondre à mon messager anonyme, qui m’appelait depuis l’intérieur de la boîte?Martin Bilodeau I Vues dâfrique Du ,14 au 24 Les 21e JOURNEES DU CINÉMA AFRICAIN ET CRÉOLE AVRIL LONGS MÉTRAGES DE FICTION / CINÉMA BEAUBIEN TRAQUE A OUAGA • Boubakar Diallo Barnabé se rend à un rendez-vous nocturne avec une mallette.Un homme le rejoint pour un deal , la mallette contient des lingots d'or qu'il échange contre une autre remplie de billets de banque.Barnabé réalise que seuls les billets en haut de chaque liasse sont vrais.II sera victime de l'arnaque du dealer et de son accolyte.17 avril ?18h30(saH«1) - 21 avril » 18ti30 (salle 1) SOFIA • Boubakar Diallo Sofia se dispute avec son ami qui l'abandonne sur le bord de la route en pleine brousse.En faisant de l'auto-stop.elle tombe sur un sympathique compagnon de voyage musicien, campagnard, qui monte en ville pour tenter sa chance.Mais la désillusion l'attend é Ouagadougou.Une suite d’évènements matendus attendent nos deux personnages, qui, croyant tout deux en l'amour, vont parvenir à trouver la voie de l'harmonie.18 avril «21h (salle 1) - 23 avril » 21 h (salle 1) MAROC • TENIA • Hassan Legzouli Etre enterré à Aderj, petit village de la campagne du Maroc, tel est le testament d'un chef de famille marocain, immigré au nord de la France dans les années 1960.Nordine, son fils, va effectuer le voyage accompagné du défunt.Il rencontrera une |eune femme qui lui dévoile la réalité physique du pays qu'il ne connaissait qu'à travers des récits familiaux véhiculant une vision idéalisée et erronée.18 avril » 18ti30 (salto 2) - 20 avril « 18h30 (salla 2) LA CHAMBRE NOIRE • Hassan Benjelloun Follement amoureux, Kamal et Najat fondent ensemble de grands projets d’avenir.Malheureusement, le passé d'ancien étudiant marxiste-léniniste rattrape Kamal.Commence alors une longue descente aux enfers : enlèvement, interrogatoires, tortures.Kamal refuse de charger ses camarades en contrepartie de la clémence des juges 18 avril • 21h30 (sali» 2) - 21 avril » 18ti30 (salle 2) DOCUMENTAIRES / CINÉMA BEAUBIEN SÉNÉGAL/FRANCE • POURQUOI?• SokhnaAmar Ce court métrage retrace l’histoire authentique d'une jeune fille violée à l'âge de 18 ans et qui a gardé son secret pendant dix ans avant de se confier à sa meilleure amie, la réalisatrice du film.Suivi de : BELGIQUE • VIOLS SUR ORDONNANCE • Myriam Lanotte A l'est du Congo, des femmes de tout âge sont violées avec une sauvagerie et une cruauté jamais vues à ce jour.Myriam Lanotte a recueilli des témoignages de femmes, de jeunes filles et d'enfants qui suscitent d'innombrables questions : pourquoi assiste-t-on dans cette région du monde à des comportements aussi déshumanisés ?Comment y mettre fin ?Justice sera-t-elle rendue un jour ?Suivi de : CAMEROUN • UN AMOUR PENDANT LA GUERRE • Oswalds Lewal-Hallade Le film retrace l'histoire d'Aziza qui a perdu la trace de son mari après le déclenchement de la guerre au Congo-Kinshasa.Six ans plus tard, elle le retrouve avec leurs quatre enfants.Ils essaient de reconstruire une vie de famille, mais malgré leur volonté, trop d'années ont passé et surtout trop de souvenirs douloureux les éloignent l'un de l'autre.17 avril • 1 BMP (sali» 3) - 23 avril « 15h30 (salle 3) CAMEROUN • LE MALENTENDU COLONIAL • Jean-Marie Teno Au nom de la bible, des chrétiens sont partis prêcher l'évangile et convertir au christianisme des peuples du monde entier.Ils ont accompagné et soutenu la colonisation en Afrique servant ainsi directement leurs intérêts et ceux de leurs États d'origine.En s'emparant de ce paradoxe, Jean-Marie Teno considère ce chapitre complexe de l'histoire de l'humanité en montrant la dialectique entre éthique chrétienne et intérêts marchands.18 avril • 21100 (salle 3) — 20 avril • 18h30 (salle 3) dans LAGENDA cuNunel www.vuesdafrique.org Info-festival : (514) 990-3201 E 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 AVRIL 2005 om ^ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le comédien Benoit Poelvoorde (à gauche) et le réalisateur Yann Moix.Être célèbre à tout prix.Venus accompagner Podium, le cinéaste Yann Moix et Vacteur Benoît Poelvoorde ont abordé le culte de la célébrité ODILE TREMBLAY La dernière fois que le comédien belge Benoît Poelvoorde a mis les pieds à Montréal, c’était il y a douze ans.Au Festival du nouveau cinéma, il accompagnait Cest arrivé près de chez vous, co-réalisé et joué avec ses amis André Bonzel et Rémy Belvaux.Ce film noir, grinçant et sanglant, conçu au second degré, avait été reçu ici au premier, sous les huées et les bordées d’injures.Une critique particulièrement assassine d’un de mes collègues du Devoir avait enfoncé le pieu dans son cœur sensible.*0* m’a réinvité souvent chez vous par la suite, même pour y tourner, mais je refusais toujours.» Son traumatisme a dû s’user sur les dalles du temps puisque le voici qui accompagne Podium, premier long métrage de Yann Moix, franc succès de l’an dernier en France.Benoît Poelvoorde (prononcez poulvorde) est une grande vedette de l’Europe francophone mais est assez mal connu chez nous.Plusieurs des films où il tient l’affiche ne sont pas sortis au Québec.Quand même.C'est arrivé près de chez vous, œuvre désormais culte — et d’ailleurs excellente —, nous a rendu sa longue silhouette et sa drôle de tronche pince-sans-rire familières.Tout comme le magnifique Les convoyeurs attendent de Benoît Mariage et Les Randonneurs de Philippe Harel.L’industrie des sosies Fils de la ville de Namur, entre Sambre et Meuse.Poelvoorde habite toujours en Belgique, avec pied à terre à Paris, quand même, où il est fort en demande.«Je suis 50 % Belge et 50 % Français, dit-il.Je me sens très proche des Français grincheux, qui font tout le temps la grève.» Podium, dans lequel il incarne un sosie du chanteur Claude François, sans lui ressembler le moins du monde, l’a propulsé star du grand public, après qu’il eut été surtout prisé des cinéphiles çuro-péens.Depuis, il a joué dans trois autres films, entre autres pour Anne Fontaine et Nicole Garcia.Deux rôles dramatiques, pour faire changement.«Je joue plus souvent les comiques, car j’aime rigoler.D’ailleurs, on m'offre souvent des rôles de cinglés.» Le parcours de Podium est assez tortueux.L’écrivain Yann Moix avait d’abord écrit un scénario, dont il a tiré un roman pour appâter Benoît Poelvoorde, car il désirait mordicus réaliser un film sur le sujet en donnant la vedette à l’acteur belge.Puis un nouveau scénario est né du roman avant de devenir film.La boucle était bouclée.«Tout le monde me disait de refuser le rôle, précise Benoît Poelvoorde, parce que Yann Moix n’avait pas d’expérience de réalisateur, mais j'aimais ce personnage qui allait au bout de ses obsessions, sans se réfugier dans la raison comme tant d’autres.» Le rôle en question est donc celui d’un sosie du chanteur Claude François (mort en 1978).Dans le film, le personnage s'appelle Bernard Frédéric et sa passion est d’imiter ce chanteur en rêvant de remporter le championnat de la Nuit des sosies.Le Français Yann Moix avoue ne pas vouer de culte particulier à Claude François.«Mais en France, les sosies de vedettes font l'objet d’une véritable industrie de scène.J’ai fait une enquête et Claude François, pourtant disparu depuis 25 ans, était celui qui possédait le plus grand nombre d'imitateurs.» Mort à 39 ans en pleines années 70 colorées et rassurantes, le chanteur s'est transformé en mythe en France.Yann Moix a ingurgité trois films par jour pour bien comprendre les techniques du cinéma.Mission accomplie.Sa comédie a fait quatre millions d’entrées.Benoît Poelvoorde a l’impression que Podium ne marchera pas trop au Québec, où le culte de Claude François n’existe pas.«Ce chanteur contrôlait son image totalement, ajoute-t-il.Aucune photo de lui ne sortait sans contrôle.Si Claude François vivait aujourd’hui, il aurait un magasin à son culte, des magazines, des émissions télé.Ce serait la convergence totale.» Poelvoorde a adoré incarner un personnage aussi complexe, à la fois père de famille épris de sa femme, sosie de vedette odieux avec ses chanteuses, et Claude François dont il prend l'identité.Encore fallait-U que l’acteur belge apprenne à danser et à chanter.Deux heures d'entraînement par jour durant trois mois.«Je suis très pudique et je n’aime pas danser.Ce fut dur.» .Yann Moix précise: «Le vrai sujet de mon film, c’est la quête de célébrité à tout prix qui fait rage.Imiter quelqu’un apporte une célébrité plus accessible qu’en créant son propre style, ce qui demande un vrai talent.Cest le délire d’un monde virtuel avant la lettre: le nôtre» Le Devoir «Une ode magnifique à la beautc du monde», Manon Humais.Voir MIC R OC OS MO S GENESIS b?0ü VENONS NOUS ?CLAUDE NURIDSANY.ET UAPIE PERENNOU www GENE SIS-LE Fl LU COM SA L'ArnctMi CONSU.TEZ LIS GUIDES-HOSABES DES CINtMAS BRENDAN KELLY, THE METTE ?MRUNDRf IUSSIER.U PRESSE ?MICHEL THERRIEN.LE 10URNAL DE MONTREAL fem» OMurraz • Sara Farts Bar • SaferiM l'esquitri La routine de la guerre GUNNER PALACE Réalisation et montage: Michael Tucker, Petra Epperlein.Image: Michael Tucker.Etats-Unis, 2004,85 min.ANDRÉ LAVOIE Des soldats américains confessent ignorer quel est le but exact de leur mission en Irak et affirment se battre non pas pour leur pays mais bien pour sauver leur peau, et celle de leurs camarades.Ces propos, et d’autres encore sur leur peur d’une bombe artisanale ou d’une balle perdue, ne risquent pas de faire les manchettes à Fox News même si le patriotisme américain a depuis cédé sa place à la paranoïa parmi les militaires qui circulent dans les rues de Bagdad.Cette vision des choses, moins romantique, on la doit à Michael Tucker et Petra Epperlein, qui, dans le documentaire Gunner Palace, accompagnent une unité d’artillerie surnommée les «Gunners», installée dans un immense palais, jadis terrain de jeu dTJday Hussein, le fils du dictateur déchu.Aujourd’hui à moitié en ruine à cause des bombardements, le lieu, à l'image de la démence de l’ancien régime, est pourvu d’une superbe piscine ainsi que d’un petit terrain de golf.Entre deux patrouilles et quelques arrestations nocturnes, les soldats n’ont aucun mal à recréer l’ambiance décontractée des barbecues de l’Amérique profonde.Caméraman intrépide, Michael Tucker ne se contente pas de recueillir les témoignages de ces jeunes militaires qui, comme l’évoquait déjà Michael Moore dans Fahrenheit 9/11, se joignent à l’armée américaine pour fuir le chômage et la misère, accessoirement par désir d’aventure.Et à Bagdad, les voilà servis.Chaque expédition, de jour comme de nuit peut se terminer dans le sang et, plutôt que d’adopter la position distante du journaliste, Michael Tucker partage, et capte, leurs angoisses sur la route et dans les repaires de résistants à la présence américaine.Plus près du chaos et de l’irrationnel que de la vision jeux vidéo de la guerre du Golfe telle que vue à CNN, même les soldats interrogés supplient leurs compatriotes de croire qu’ils ne sont pas les vedettes improbables d’une quelconque émission de télé-réalité.Et pour bien marteler leur message, chez certains cynique et désabusé, ils n’hésitent pas à le faire en chansons, sur des rythmes hip-hop, curieux contraste avec les paysages sablonneux et dévastés de l’Irak.Imprégnés par cette fébrilité qui embrouille les esprits, les deux réalisateurs n’ont pas cherché à établir une structure précise et cohérente — si ce n’est les bornes chronologiques, de juin 2003 à février 2004 —, cherchant plutôt à composer une mosaïque de témoignages et de situations montrant le caractère absurde de cette guerre.Mais à vouloir composer un film choral, Tucker et Epperlein perdent de vue les solistes, ne s’attachant que trop brièvement à quelques héros anonymes dont la mort devient fait divers.Le spectateur n’a pour ainsi dire pas le temps de s’attacher à eux, voix parmi tant d’autres dans ce curieux concert d’espoirs déçus et de discrètes lamentations.La guerre telle que décrite dans Gunner Palace, où la peur au ventre est une réalité quotidienne, où les moments d’ennui côtoient ceux d’intense fébrilité, ne semble soumise à aucun maquillage idéologique.Pourtant, il ne faudrait pas oublier que les Irakiens coffrés par ces valeureux militaires, dont certains interprètes accusés de complicité avec l’ennemi, prennent le chemin de la prison d’Abou Ghraïb: si les deux réalisateurs avaient quitté leur palace pour se rendre jusque-là, certains soldats auraient peut-être entonné une autre chanson.SOURCE MONGREL MEDIAS L’escadron Charlie Battery du film Gunner Palace.Chrfsrcif BENOÎT POEIVOORDE JEAN-PAUL ROUYE JULIE DEPARDIEU Vous devez courir voir JLa Vie avec ?NOM: 8€RNARD Ffi€D€RIC Quelle bonne surprise ! .une vraie « Un film exceptionnel ! V Lmmm.Tomt COMEDIE POPULAIRE .» ^ « Un film remarquable ! uuïJRrE ahvKîUni AtfVBIKtÛâiMCUMB ftwthia «XBIWIU.IliCWCA PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-ar, HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTEMENT À L’AFFICHEI I «T-EiSr»CH«71 ISôuSüSvSSTn rqÂfiNËÂuVl [sherorook?71 .ijACHiasaTTi rïr«gsss»~7i r^îstr«7-i t*™.« C’EST UN FIL.M QU’ON SE PLAIT ET QU’ON S AMUSE À REGARDER ! » PRUNEAU DEQUCNNE Fl-.RRt.0L î .-, •M.W CTI INI.¦ * DUPUIS BON NI FR t IA- >:*UNA } ¦ «.••uWirm y Ç IL»' CONSPIRAT II) N DU' SltENGÎ 4 II Y A TOl'IOURS UN TRIX A PAVIR 4 POUR TOUT 3 [ STE-ADÉI E 7 J rPAP^iENvn «f PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE! lÔÜAliTipi LATÜm [êôwr-VUU^0«H | "“ESSST*1* [ÏÜ F0wKm22~71 K Brodeuse»
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