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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-05-17, Collections de BAnQ.

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OUZBÉKISTAN Andijan toujours en état de siège Page B 5 ?w w w .1 e d e v o i r.c o m ?COMMISSION GOMERY La vérificatrice générale réitère ses critiques Page A 3 LE DEVOIR Trêve respectée aux Communes Tous les partis adoptent une motion garantissant un vote de confiance jeudi MANON CORNELLIER Ottawa — La trêve promise par les partis fédéraux est entrée en vigueur hier au Parlement, mais ce n’était que pour mieux poursuivre leur précampagne et leurs préparatifs pour les élections qui pourraient avoir lieu après le vote de jeudi sur le budget Le changement de ton était perceptible dès la reprise des travaux aux Communes.Tous les partis ont accepté d’adopter une motion garantissant la tenue de ce vote de confiance jeudi, ce qui a mis fin, du coup, à la guerre de procédures qui a para- lysé le Parlement la semaine dernière.Chaque parti a tenté ensuite de se donner le beau rôle, de se montrer coopératif et prêt à faire des compromis.Mais les intérêts électoraux de chacun n’étaient jamais étrangers aux accommodements proposés.Tout le monde cherchait toutefois à effa- cer l’impression d'acrimonie laissée par les échanges mordants des dernières semaines.le premier ministre Paul Martin, qui était en Nouvelle-Ecosse pour annoncer un cinquième accord sur VOIR PAGE A 8: COMMUNES / Ecologistes etUPA unis contre l’autoroute 25 Les audiences du BAPE s’ouvrent à Montréal LOUIS GILLES FRANCŒUR Trois groupes opposés à l’autoroute 25 ont marqué le début des audiences publiques hier à Montréal en s'alliant à l’Union des producteurs agricoles (UPA) dans sa bataille contre l’étalement urbain et l'effritement croissant du territoire agricole.Greenpeace, Équiterre et le Conseil régional de l'environnement de Montréal (CEE-Montréal) militent contre l’étalement urbain et son nouveau corridor, l'autoroute 25, ce qui a rendu possible leur alliance stratégique avec l’UPA, qu’ils n’ont pas l’habitude de côtoyer sur une même tribune.Mais la bataille que l’UPA a amorcée de son côté en créant la Coalition pour la protection du territoire agricole, qui prend aussi pour cibles ses municipalités désireuses d’augmenter leur rôle d’évaluation aux dépens du territoire agricole, rendait la jonction des deux forces possible.Du côté des partisans de l’autoroute, on a tenu hier soir à faire une démonstration de force en amenant VOIR PAGE A 8: AUTOROUTE de la 2b I '‘ est le temps d'avancer?' m o u nt lie, > £* ï *v*ncer! JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des citoyens sont venus témoigner leur appui au prolongement de Tautoroute 25, hier soir, à Saint-Léonard, au moment où commençaient les audiences du BAPE sur ce projet controverse.Le Québec perd un sage Le juge Alan B.Gold s'éteint à 87 ans C LAI RAN D R É E CAUCHY Un sage s’est éteint dimanche.Juriste réputé et médiateur hors pair, l’ex-juge en chef de la Cour supérieure Alan B.Gold est décédé en fin de semaine à son domicile d’un cancer, à l’âge de 87 ans.Mais ce n’est pas tant comme juge que comme médiateur que M.Gold se fera connaître du grand public, en concluant l’entente qui a permis de résoudre la «crise d’Oka» en 1990.Voisin de bureau au cabinet d’avocats David, Ward, Phillips & Vineberg.où Alan B.Gold pratiquait comme arbitre et médiateur depuis sa retraite de la magistrature en 1992, l’ex-premier ministre Lucien Bouchard se souvient de lui comme d’un «sm-per médiateur» qui avait un «sens inné de l’éthique et de la chose sensée à faire».«Il avait un don pour rapprocher les gens, pour créer une sorte de ralliement autour d’un règlement acceptable pour tous», témoigne M.Bouchard, qui suppliait celui qu’il appelait encore «juge» d’écrire ses mémoires.Actif, M.Gold l’a été jusqu’à la toute fin.«/e n ’ai jamais eu l’idée que c’était un homme de 87ans.Il avait tellement d’énergie», poursuit M.Bouchard soulignant que l’ex-juge était encore très recherché comme médiateur.Forcé par la maladie de se retrancher dans son domicile, il y a quelques semaines, il continuait de traiter ses dossiers de la maison.•Sa secrétaire venait le VOIR PAGE A 8: GOLD Alan B.Gold INDEX -Xl Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Météo.B 6 Monde.B 5 Mots croisés .B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 L’Amérique de Lars von Trier Le cinéaste danois était nerveux à l’heure de projeter son dérangeant Manderlay ODILE TREMBLAY JOHN SCHULTS REUTERS Lare von Trier hier, à Cannes, au côté de l’actrice Bryce Dallas Howard, la Grace de Manderlay.Cannes — L’homme du Nord transporte sa légende, son génie et ses phobies dans sa carapace.Il conduit tambour battant un gros camping-roulotte de Copenhague à Cannes, tant sa peur des avions est ardente.Le FESTIVAL cinéaste danois DE CANNES arrive ici à recu-2 00 R Ions, allergique à la Croisette, terrifié par les foules.Comme Woody Allen, son semblable, son frère à maints égards, Lars von Trier tire son talent et sa créativité de névroses transformées en films échappatoires.Mais Lais von Trier possède une dette envers Cannes.Tous ses longs métrages ont été projetés dans ce festival Breaking die Waves reçut le Grand F*rix du jury sur la Croisette, Dancer in the Dark la Palme d’or.D’où sa présence id.Dans Manderlay fia suite de Dogville), lancé hier en compétition, le cinéaste aborde l’esclavage et clôt sa démonstration sur des photos du Ku KJux Klan, D n’a jamais mis les pieds aux États-Unis, mais Dancer in the Dark, Dogville et cette fois Manderlay sont des brûlots très critiques de cette superpuissance.Hier, notre homme semblait fort nerveux.Il avait dit partout que Manderlay allait sans doute déranger plusieurs Américains.En conférence de presse, les pho- tographes étaient priés de ne pas trop s’approcher de sa tribune.Lars von Trier craignait-il vraiment d’être lynché en plein Palais des festivals pour délit d’antiaméricanisme?Oui, sans doute.Phobies, paranoia, fragilité d’une âme d’artiste qui ressent avec trop d’intensité les angoisses, les tourments étrangers au commun des mortels; terribles rançons de son talent VOIR PAGE A 8: VON TRIER ¦ Voir autre texte en page B 8 Profanation du Coran Rétractation de Newsweek sous la pression américaine Sous la pression du gouvernement américain, le magazine Newsweek a désavoué hier son article (daté du 9 mai) sur la profanation présumée d’un Coran à Guantanamo, à l’origine de violentes manifestations qui ont fait une quinzaine de morts et plusieurs dizaines de blessés en Afghanistan.«Sur la base de ce que nous connaissons aujourd’hui, nous nous rétractons après la diffusion de notre article selon lequel une enquête militaire interne a mis au jour une profanation du Coran à la base de Guantanamo», a déclaré le rédacteur en chef Mark Whitaker dans un communiqué publié en fin d’après-midi.Dans les heures précédentes, les autorités américaines avaient vivement critiqué Je magazine en qualifiant l’article ^•irresponsable» et de •manifestement faux».Ce week-end, Newsweek avait reconnu que son article contenait des informations non étayées, mais s’était refusé à le désavouer.Le magazine avait admis que le haut responsable américain qui était à la source de l’information, selon laquelle un Coran avait été jeté dans les toilettes du camp de Guantanamo, n'était phis certain de ce qu’il avait avancé.VOIR PAGE A 8: RÉTRACTATION ARKO DATTA REUTERS Manifestation à Bombay, hier.La rétractation de Newsweek a été accueillie avec scepticisme dans le monde musulman.4 ? LE DEVOIR, LE MARDI 17 MAI 2005 LES ACTUALITES Votez libéral, quitte à vous pincer le nez, dit Rodriguez Le président du PLC-Q lance un appel désespéré aux fédéralistes québécois PAUL DARROW REUTERS Ce n’est pas une campagne électorale mais cela en a tout l’air.Hier, le premier ministre Paul Martin a poursuivi sa tournée des provinces canadiennes pour signer des ententes visant à développer des services publics) de garde.Chaque annonce fournit de belles photos comme celle-ci, prise à Halifax en Nouvelle-Ecosse.L’histoire ne dit pas à qui l’enfant destine sa grimace.SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Le président du Parti libéral du Canada au Québec, Pablo Rodriguez, implore les fédéralistes choqués par le scandale des commandites de voter pour sa formation •en se pinçant le nez» s’il le faut, au nom de l’unité nationale.A sa sortie des Communes, hier, M.Rodriguez a soutenu que le Bloc québécois et les conservateurs avaient formé une «alliance» malsaine en vue de renverser le gouvernement libéral minoritaire et de déclencher des élections précipitées, «au détriment du pays».•Je comprends que le Bloc québécois veut briser le pays et utiliser ça, la question des commandites.pour faire avancer son option», a déclaré le député, qui représente la circonscription montréalaise d’Honoré-Mercier.•Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les conservateurs jouent le jeu du Bloc, qui fait mal au Canada.» Puis, quand une journaliste lui a demandé ce qui pourrait motiver les Québécois à voter pour un parti constamment éclaboussé à la commission Gomery, Pablo Rodriguez a expliqué qu'il était «essentiel» que des députés du Québec fassent parti du caucus gouvernemental et siègent au conseil des ministres.•Le Bloc québécois ne pourra jamais appliquer quelque programme que ce soit, a-t-il précisé.Le message que j’envoie, c’est: “il faut s'unir derrière le parti national, qui est le Parti libéral du Canada”.Et même si certains sont fâchés avec nous, je dirais: “pincez-vous le nez et appuyez-nous parce qu ’on se bat pour le pays” » Le député a avancé que des gens pouvaient être en colère contre les libéraux «parce que l’opposition essaie de mettre des mots dans la bouche» du juge Gomery.«Ce que je dis, c’est laissez de côté cette colère-là, a-t-il affirmé.Si on ne peut pas attendre [le dépôt du rapport] Gomery [avant que .des élections aient lieu], laissez4a de côté, mais travaillons ensemble pour bâtir notre pays.Ça, ça doit passer avant toute chose.[.] C’est le Canada avant toute chose.» M.Rodriguez a ensuite ajouté: «dans certains cas, ça pourrait être un vote à reculons [pour les libéraux], mais un vote à reculons, l’élément le plus important là-dedans, ce n’èst pas le “reculons”, c’est d’essayer de faire avancer ce pays-là».Lorsqu'on a fait remarquer au député qui! existait d’autres partis fédéralistes, dont les conservateurs, il a répondu: «ce n’est pas un parti qui est normal et spontané pour les Québécois».Selon lui, un gouvernement conservateur aurait entraîné le Canada dans la guerre en Irak et dans le projet américain de bouclier antimissile.Pablo Rodriguez Stratégie Ces propos du président du PLC section Québec semblent indiquer que, en dépit de la hausse récente de l’appui à la souveraineté, les libéraux entendent reprendre la stratégie visant à faire le plein du vote fédéraliste au Québec.Dans la foulée des révélations de la commission Gomery, le Bloc a recueilli la faveur d’une partie de ces électeurs.En campagne, les libéraux miseront aussi sur le budget de février dernier, relativement populaire, qui pourrait disparaître au lendemain d’un scrutin.«D’un côté, vous avez un parti, le Bloc québécois, qui prétend défendre les intérêts du Québec.Et le Bloc vote contre un budget qui sert le Québec», a dénoncé le ministre Jacques Saada, responsable du développement économique des régions québécoises.A cela, les bloquistes rétorquent que le budget libéral est «mauvais» pour le Québec puisqu’il ne contiendrait rien pour régler, entre autres problèmes, le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces.Presse canadienne !\ m à Martin cet hyperactif qui ne commence pas une journée ^ sans son café cubain.À Robert, dit Roberto, qui ne parle pas un mot d’italien, mais raffole des pastas d’Italia.À Annie qui se fait belle en sous-vêtements de dentelle de Paris.À son chum Rémi friand d’olives d’Algérie, même s’il n’a aucune idée où c’est situé.À Saul qui remercie le ciel pour ses aliments kascher qui arrivent par mer.À Claire qui ne boit que de la bière d’Angleterre.^ À Yu Wai surpris d’apprendre que le riz ne / pousse pas en Abitibi.À Renaud qui attend des pièces d’autos pour réanimer son vieux * V tacot.À Mike, Mohammed et Dominic, Il ces maniaques de produits informatiques.^ r mÊ _ Sans oublier les Européens qui ne f' î ¦ peuvent plus passer une journée sans jJ M « papier, céréales, meubles et autres 1 m * I » i u ¦y m * produits canadiens.Et à tous les Québécois qui trouvent ce qui leur tient à cœur dans le million de conteneurs et plus qu’on envoie ou reçoit.Nous sommes heureux de célébrer avec vous les 175 ans du port de Montréal.Un port qui ne cesse de grandir et de faire de Montréal une ville portuaire internationale.iae it Port de Montréal Port of Montreal yyr Bien ancré au cœur de la collectivité.Canada EN BREF BCP poursuit Le Journal de Montréal L’agence de communication BCP, John PariseDa et Yves Gougoux intentent une poursuite d’un million de dollars contre Le Journal de Montréal * f v«' -* V**1 '' * * * ^ * * '** ^ * *¦ * % c ¦••f .* » « „*• ¦ f * ; ; Une prostituée indienne regarde à travers la fenêtre d’un tramway converti en centre de prévention du sida, à Calcutta.J AYANT A SHAW KKIJTERS Montréal, capitale mondiale du XXX, le temps d’un forum sur la prostitution Stella réunit à l’UQAM des travailleuses du sexe venues des quatre coins du monde Le Devoir C LAIRAN D R É E CAUCHY Le sexe et celles qui en font leur métier seront à l’honneur cette semaine à Montréal.Plus de 200 travailleuses du sexe ou représentantes d’organisations qui les regroupent, venues des quatre coins de la planète, convergent cette semaine vers la métropole pour participer, dès demain, au Forum XXX, organisé par l’organisme Stella.Pour fêter ses dix ans d’existence, Stella a invité des organisations sœurs, venues d’aussi loin que l’Inde, la Thaïlande ou la Nouvelle-Zélande, qui sont pour la plupart nées dans la même période.Ces femmes, qui partagent toutes la même «stigmatisation, le même opprobre social», feront le point sur leur action, leurs stratégies, sur l’évolution des législations en ce qui a trait à la prostitution, explique la coordonnatrice de Stella, Claire Thiboutot «Nous sommes sur tous les fronts au quotidien, celui de la répression policière, des attaques abolitionnistes, du quotidien de l’offre de services aux femmes comme l’accompagnement à la cour.Nous avons rarement le temps de nous asseoir pour voir quelles stratégies ont fonctionné», fait valoir Mme Thiboutot.L’organisatrice du Forum XXX a particulièrement hâte d’entendre parler de l’expérience de ses consœurs du Brésil et de la Nouvelle-Zélande où la prostitution a été décriminalisée récemment.«En Nouvelle-Zélande, ils ont hérité du même code criminel britannique, je suis désireuse de savoir quelles stratégies les travailleuses du sexe de ces pays ont utilisées pour faire valoir leurs revendications», poursuit Mme Thiboutot, qui donnait le coup d’envoi médiatique du forum en compagnie de deux Indiennes vêtues de saris colorés représentant la plus grande organisation de travailleuses du sexe au monde, le Durbar Mahila Samanwaya Committee (DMSC).Le DMSC compte près d’un millier d’employées et regroupe 65 000 travailleuses du sexe, dans le seul Etat du Bengal ouest.La feuille de route de l’organisme, né il y a 13 ans dans la foulée des projets de lutte contre le VIH, est impressionnante.Grâce à une grande campagne sur le port du condom, le niveau d’infections au VIH chez les prostituées a chuté de façon importante, pour s’établir à un niveau inférieur à celui de la population en général (il serait passé de 70 % à moins de 10 % se- lon des chiffres avancés par une intervenante de Stella).«Les travailleuses du sexe ont décidé de refuser toutes ensemble d’avoir des rapports avec les clients sans condom; ceux qui refusaient n’avaient nulle part où aller», explique Rana Debnath, 33 ans.Ijc travail de DMSC ne s’arrête pas à la prévention.Deux centres ont été mis en place [jour assurer l’éducation des ('niants des prostituées, et du coaching est offert pour aider les mères.Aux prises avec des raids fréquents des forces policières qui viennent «officiellement vérifier s’il y a des mineurs, mais s’en prennent aux adultes», le DMSC a aussi mis sur place un comité d’autorégulation.«Si nous sommes informées que des mineures travaillent dans un bordel, on intervient nous-mêmes», note Mme Debnath, qui s’exprime à une vitesse folle dans un dialecte indien qu’un collègue s’empresse de traduire.Les intervenantes de DMSC participeront, en compagnie de plusieurs autres travailleuses du sexe, à une conférence publique mercredi soir à l’UQAM, donnant ainsi le coup d’envoi du forum qui se poursuivra jusqu’à dimanche.Le Devoir MAI 2005 VOICI UNE INVITATION À PROFITER D'UN TAUX INCROYABLE DE 3,9 % SUR 39 MOIS LACURA TL L'ACURA MDX Moteur VTECMC V6 de 270 chevaux • garnitures intérieures en cuir • toit ouvrant électrique • roues de 17 pouces en alliage d’aluminium • assistance de stabilité (VSA®) système de freins antiblocage (ABS) • chaîne sonore DVD - Audio • climatisation automatique et tellement plus .Moteur V6 SACT de 265 chevaux • toit ouvrant électrique • de l’espace pour 7 passagers garnitures intérieures en cuir • ordinateur de routes * climatisation automatique assistance de la stabilité du véhicule (VSA®) • 4 roues motrices avec système de gestion variable du couple (VTM-4) et tellement plus PAR MOIS SUR 39 MOIS 0 S DÉPÔT DE SÉCURITÉ PAR MOIS SUR 39 MOIS 0 $ DÉPÔT DE SÉCURITÉ à MEILLEUR ACHAT DANS LA CATÉGORIE DES VOITURES DE LUXE - U MONDE DE L'AUTO, repertoire 2005, ACURA PLUS 255, boul.de La Seigneurie GALERIES ACURA 7100, bout Métropolitain E LUCJANI ACURA AO 40.rue Jewt-TatenO Montréal (514) 340-1344 www.lucianiacura com ACURA oROSSARD 9100, boul.Taschereau O Brossard (450) 659-1616 nrww.acurabrossard com ACURA DÉ LAVAI 2500, bout Chomedey Laval (450) 682-4050 www acuraiaval com ACURA GABRIEL 4648, boul Saint-Jean Dollard -des -Ormeaux (514) 696-7777 wwwacuragabnel com (450) 435-4455 www acuraplus.com (514) 354-8811 wwwgateriesacura corn "Offres de location-bail d'une durée limitée, par l’entremise de Honda Canada Finance Inc SAC seulement Tarifs mensuels de location-bail d'une durée de 39 mos établis pour l'AcuraTL (modèle UA6625J) 2005 neuve Un acompte de 7 593 $ vous donne un versement mensuel de 428 $ et un total des paiements de 24 285 S Taux de location anrui*i ri.a o « Un premier versement est requis et un acompte 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pour chaque personne décédée sur la route, dix autres personnes subissent des blessures graves dont elles conserveront des séquelles pour le restant de leurs jours.le devoir c » Jean-Robert Sansfaçon inq personnes sont décédées lors d’un même accident survenu dimanche matin dans le parc des Laurentides.Il était 2h30 quand la petite voiture dans laquelle voyageaient quatre hommes dans la vingtaine est allée heurter de plein fouet une camionnette qui roulait en sens inverse.Le conducteur s’était-il endormi, l’alcool était-il en cause, ou la vitesse, ou les trois?On ne le saura peut-être jamais.En fin d’année, ces jeunes feront partie du bilan de la SAAQ au même titre que les 269 autres victimes mortelles de la route âgées dç 15 et 35 ans qui ont compté pour 42 % de tous les décès survenus sur les routes, l’an dernier.Ce n’est évidemment pas l’âge en lui-même qui est à l’origine des accidents, mais le comportement des conducteurs, souvent plus agressif et plus téméraire à 25 ans qu’à 45 ans.N’importe qui peut être victime d’un accident de la route, comme cet homme de 50 ans et cette jeune femme de 18 ans qui ont eu le malheur de se trouver sur la route d’un orignal.Mais pour qui se déplace depuis nombre d’années sur les routes et autoroutes du Québec, il semble évident que nous assistons, au fil des ans, à une augmentation du nombre de gestes délinquants inversement proportionnelle au nombre d’interventions policières destinées à les réprimer, l’alcool et la vitesse exceptés.C’est vrai que l’alcool et la vitesse restent des facteurs déterminants qui appellent une attention particulière, mais s’ajoutent aujourd’hui plusieurs motifs de distraction qui vont du téléphone portable au visionne-ment de vidéos en passant par l’omission de signaler son intention lors d’une manoeuvre de dépassement.Mais ce sont d’abord les manifestations d’agressivité qui sont devenues menaçantes pour les autres: dépassements sur la droite, harcèlement, non-respect de la distance entre véhicules.ces gestes augmentent le niveau de stress et rendent la conduite plus risquée même sur les routes les plus sûres.Dans le rapport qu’elle vient de rendre public, la SAAQ se vante de ce que le nombre de décès ait chuté de 1792 à 647 par année depuis 1978, et ce, malgré l'augmentation importante du nombre de véhicules en circulation.Il faut s’en féliciter, mais cette baisse qui est attribuable à la diminution du nombre de conducteurs ivres, au port de la ceinture de sécurité et à la qualité de construction des véhicules ne doit pas faire oublier que dix fois plus de personnes, soit 6000 par année sont blessées gravement et 50 000, légèrement Depuis 36 ans, le nombre de blessés graves n’a diminué que de 1700 par année, soit beaucoup moins que le nombre de décès en proportion de la population.Combien de ces victimes devront vivre toute leur existence avec les séquelles graves de leur accident?Combien de vies familiales gâchées à cause d’un moment de distraction ou de la négligence d’un autre?Voilà pourquoi la SAAQ et la Sûreté du Québec doivent redoubler d’efforts afin de sensibiliser les conducteurs aux risques qu'ils courent et qu’ils font courir aux autres par leur comportement mais aussi de réprimer les délinquants par une présence banalisée sensiblement accrue sur les routes, seul moyen de dissuader ceux qui utilisent leur voiture comme un exutoire hormonal.j- rsansfa confaledevo i r.corn La petite ouverture a nouvelle mérite d’être saluée: des leaders des insurgés sunnites ont envoyé des signes d'apaisement en direction du gouvernement dominé par les chiites.Leur requête est limpide.Si le cabinet du premier ministre Ibrahim al-Jaafari leur accorde une place correspondant plus ou moins à leur poids démographique dans ¦fŒ' y Serge Truffaut la gestion des affaires ainsi que dans la rédaction de la constitution, alors une trêve serait envisageable.Signe qui en dit long sur leur volonté d’utiliser toutes les cartes possibles dans leur rapport de force avec les chiites, cet appel, du pied des sunnites a été effectué juste avant que la secrétaire d’État Condoleezza Rice ne foule le sol de Bagdad.Cette dernière s’est servie de l’ouverture manifestée en se faisant l'avocate des revendications sunnites auprès du premier ministre Jaafari qui, jusqu’à présent, s’est employé, pour ne pas dire acharné, à ce que l’influence sunnite soit réduite à une peau de chagrin.En effet, lors du laborieux processus de formation de l’exécutif irakien, Jaafari a tout fait pour cantonner les représentants sunnites à des postes de subalternes.Pire, les sept personnalités sunnites qu’il a choisies pour occuper autant de ministères sont considérées depuis des lunes comme des pions par la grande majorité des sunnites irakiens.En clair, ils n’ont aucune crédibilité auprès de leurs coreligionnaires.Pour tout ce qui a trait à la constitution, les députés chiites sont parvenus à étouffer la voix des sunnites.Sur les 55 membres choisis pour plancher sur la loi fondamentale du pays, on compte seulement deux représentants sunnites.Cette mise entre parenthèses irrite au plus haut point ces derniers qui craignent comme la peste que la majorité des membres de la conunission imprime les marques du Coran revu et corrigé par les chiites.Il est vrai que, les sunnites étant majoritaires dans trois des dix-huit provinces de l’Irak, ils ont la possibilité d’imposer un rejet de la constitution, celle-ci devant être adoptée par les deux tiers.Auprès de Jaafari, Rice a milité pour les sunnites en priant celuki de répondre au moindre signe d'apaisement.Elle est allée jusqu’à prendre le contre-pied de la politique arrêtée par l’ex-administrateur américain Paul Bremer en qualifiant de trop sévère la politique de dé-baasification.Rice estime que le gouvernement devrait être plus conciliant en incluant des anciens baasistes dans l’appareil d’Etat et en garantissant une pension aux anciens officiers de l'armée d'Hussein.Dans l’attitude de Rice, il y a évidemment un calcul.En défendant les sunnites, elle tente d’obtenir le soutien des Kurdes qui sont majoritairement sunnites mais non arabes.Cela étant, au lendemain du départ de Rice, le gouvernement Jaafari a répondu que jamais il ne permettrait que Washington télécommande à sa guise ses faits et gestes.H n'en reste pas moins que le cabinet Jaafari sera tôt ou tard dans l’obligation de faire preuve de bonne volonté.La part allouée aux sunnites au sein du cabinet et de la commission sur la constitution est si congrue qu’elle annonce leur aliénation, à moins évidemment d’un changement notable.FONDE PAR HENRI BOL RASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information JULES RICHER Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE WtÊK'ÇNλ NV£i*TRi£R $UR US RopT£V: |t/\A»S AffÊNTiON: U PfrWMi* PouffRAiT P«g£ / 'TV' .
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