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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-08-05, Collections de BAnQ.

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LA Fl DE RETOUR A MONTRÉAL EN 2010, DIT ECCLESTONE Page B 5 LE DEVOIR V (IL.C N " I 7 4 ?L E M E R (’ R E I) I 5 A 0 Û T 2 0 0 9 I , I O $ + T A \ K S = 1,2 r> $ Médecins: faut-il jeter l’entente avec l’Ontario ?Du côté de la France, l’accord sur la mobilité des médecins est encore loin d’être signé LI SA- MARIE GEHVAIS Jugeant qu’elle pourrait mettre en péril les soins de santé des Québécois, le Parti québécois demande au gouvernement d’envisager le retrait du Québec de l’entente sur la mo- bilité des médecins avec l’Ontario.Le Devoir révélait hier que l’Ontario ouvrait désormais toutes grandes ses portes aux médecins québécois qui souhaiteraient y pratiquer en vertu de l’entente signée il y a quatre mois, alors qu’au Québec cer- tains obstacles demeurent pour les médecins ontariens, notamment ceux diplômés avant 1994, désireux de s’installer au Québec.«Si la baignoire se vide plus vite qu’elle ne se remplit est-ce qu’il n’y aurait pas possibilité d’envisager la clause de retrait?» a demandé le député péquiste Bernard Drainville, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, faisant ainsi allusion à une clause prévue dans un article du chapitre 7 de l’Accord sur le commerce intérieur, dont l’en- tente de mobilité découle.Selon lui, cet article permet au Québec de se retirer si l’objectif de «prestation de services sociaux et ou de services de santé appropriés» n'est pas respecté.Pour le critique de l’Action démocratique du Québec en matière de santé, Éric Caire, le gouvernement a négligé de s’assurer que les deux organisations étaient au diapason.«Quand on signe une entente, on doit s’assurer que les médecins VOIR PAGE A 8: MÉDECINS REUTERS Bill Clinton s’est prêté hier à une séance de photographie extrêmement austère à Pyongyang au côté du dictateur nord-coréen Kim Jong-ll.L'ancien président américain a causé une surprise en se rendant en Corée du Nord où il a obtenu la libération de deux journalistes.A HHmmsk : : r xv Coup d’éclat de b::: ::i: .en Corée du Nord L’ancien président américain obtient de Kim Jong-ll la libération de deux journalistes MARCO BÊLAI R-CI RI N O Le régime nord-coréen a gracié et libéré Laura Ling et Euna Lee, les deux journalistes américaines arrêtées en mars pour avoir pénétré illégalement en Corée du Nord.Elles auraient bénéficié d’une «grâce spéciale» du leader nord-coréen, Kim Jong-ll.Kim Jong-ll venait de rencontrer l’ancien président des États-Unis Bill Clinton, venu à Pyongyang pour «tenter d’obtenir la libération des deux Américaines», d’après la Maison-Blanche.Selon l’agence nord-coréenne KCNA, la grâce est «une manifestation de la politique humanitaire et éprise de paix de la République populaire démocratique de Corée».Elle aurait été accordée à la suite des excuses offertes par M.Clinton à propos du comportement des deux reporters.Bill Clinton «a courtoisement transmis à Kim Jong-ll une requête du gouvernement américain demandant de les gracier et de les renvoyer chez elles pour des raisons humanitaires», selon KCNA.Il aurait ensuite transmis «un message verbal du président américain Barack Obama ex- REUTERS Bill Clinton a accueilli à bord d’un avion nolisé les journalistes Unira ling et Euna Lee, libérées hier par Pyongyang.primant sa profonde gratitude».Mais la Maison-Blanche a vigoureusement démenti l'existence de ce «message verbal».«Ce n’est pas vrai», a rétorqué le porte-parole du président des États-Unis, Robert Gibbs, qui avait fait savoir, par voie de VOIR PAGE A 8: CLINTON UH1 .''-A; ilNÉL.fj REUTERS ACTUALITÉS L’OACI reste muette devant des allégations de pratiques douteuses ¦ À lire en page A 3 I N I) E X fro1—— Annonces B (1 -J Avis publics.B 4 Z8£ZQ Carrières B 5 Décès B (i Météo B 3 mmmiiimtmimmmmmm ky Mots croisés.B (> mrnmmmmmmmmmmmmm Sudoku B 4 Télévision B 7 Commémoration de la conquête de 1759 Appel aux marathoniens littéraires 80 personnalités, dont peut-être Jean Charest, prendront part aux 24 heures du Moulin à paroles, en septembre, à Québec ISABELLE PORTER Québec — Régis La-beaume, Julie Snyder, Luc Picard, Louise Beaudoin, Raoul Duguay, Roy Dupuis, Monique Mercure.La liste des personnalités qui participeront à l’événement Le Moulin à paroles ne cesse de s’allonger.Le Devoir a également appris que le premier ministre y avait été invité.«La lettre vient juste de partir», a précisé la metteure en scène Brigitte Haentjens à propos de l’invitation envoyée au bureau du premier ministre.Mme Haentjens, Sébastien Ricard et Biz, de Loco Locass, et Jacques Beau-mier, un conseiller du Syndicat de la fonction publique du Québec (SEPQ), avaient réuni hier les médias au kiosque Edwin-Bélan-ger, sur les plaines d’Abraham.afin de dévoiler les noms de certains des artistes et personnalités politiques qui participeront au Moulin à paroles.Ce marathon littéraire de 24 heures aura lieu les VOIR PAGE A 8:1759 V w \ YAN DOUBLET LL DEVOIR Biz a lu hier sur les plaines d’Abraham des extraits de Mémoires intimes, œuvre posthume de son ancêtre Louis Fréchette, sous le regard de son complice de Loco Dicass Sébastien Ricard et de la metteure en scène Brigitte Haentjens.Un avant-goût du Moulin à /niroles qui commémorera la conquête de 1759./ > La science-fiction comme antidote au décrochage FABIEN ü EG LISE est une question ¦ prospective qui ^ vaut 30 000 data- ries, la monnaie de la République Galactique de Star Wars: est-ce que la science-fiction pourrait révolutionner l’enseignement au Québec?Pis, les livres de René Barja-vel, Elizabeth Vonarburg, Isaac Asimov ou Jeanne DuPrau, savamment placés dans les écoles secondaires et les cégeps, arriveraient-ils à enrayer le décrochage scolaire chez les jeunes mâles, tout en ouvrant les esprits aux autres sur les métiers de la science?L’anticipation de cette causalité est bien sûr compliquée, autant du moins que la survie, au-delà de 30 printemps, dans le VOIR PAGE A 8: SCIENCE-FICTION * 4 4 ) 2388 L K I) E V 0 I R , L E M E R (’, R E I) I 5 A 0 II T 2 0 0 !) A 2 ACTUALITES Incendies de forêt en C.-B.L’Australie et la Nouvelle-Zélande à la rescousse Karlheinz Schreiber attendra son procès sous les verrous Le juge en charge du dossier veut éviter que l’homme d’affaires ne prenne la fuite Vancouver — Des pompiers australiens et néo-zélandais rejoindront bientôt leurs collègues canadiens qui combattent des centaines d’incendies de forêt faisant rage en Colombie-Britannique, a annoncé hier le ministère des Forêts et des Parcs nationaux de cette province de l’Ouest.Vingt-deux soldats du feu venant de l’État australien de Victoria et huit Néo-Zélandais sont attendus au Canada demain et ils seront opérationnels en fin de semaine, selon un communiqué du ministère.Ils resteront au Canada pendant 30 jours.Des incendies de forêt incontrôlables menaçaient toujours hier l’ancienne ville de la ruée vers l’or de Lillooet, tandis que le nombre des incendies à l’échelle de la province était estimé à entre 500 et 800.La Colombie-Britannique, confrontée à sa pire vague d’incendies depuis 2004, a déjà reçu le renfort de plus de 800 pompiers venus d’autres provinces., Des incendies de forêt touchant aussi l’ouest des États-Unis, les pompiers américains, qui partagent habituellement leurs ressources avec leurs collègues canadiens, ne sont pas disponibles.Agence France-Presse MICHAEL DAI.DER REUTERS Karlheinz Schreiber envoie la main à sa sortie du tribunal étatique d’Augsbourg.Augsbourg — Un tribunal d’Augsbourg, en Allemagne, a décidé hier de maintenir en détention l’ancien marchand d’armes Karlheinz Schreiber en attendant qu’il soit jugé pour son rôle présumé dans un scandale financier impliquant l’ancien chancelier Helmut Kohl.Le juge responsable du dossier a statué qu’il y avait un risque que Schreiber prenne la fuite.Le tribunal étatique d’Augsbourg, en Bavière, a donc tranché, lors d’une audience à huis clos, que l’ancien lobbyiste de l’industrie de l’armement, âgé de 75 ans, devrait être maintenu en détention en attendant son procès, a expliqué hier le porte-parole du tribunal, Karl-Heinz Haeusler.Schreiber est arrivé en Allemagne lundi, après qu’il eut perdu sa bataille judiciaire de 10 ans visant à éviter son extradition du Canada.L’homme d’affaires, qui possède la double nationalité allemande et canadienne, fait face à des accusations de détournement de fonds, de corruption, de fraude fiscale et d’abus de confiance, n risque une peine allant jusqu’à 15 ans de prison.Le procureur Reinhard Nemetz a affirmé que Schreiber, par le biais de son avocat, avait plaidé non coupable à toutes les accusations retenues contre lui lors de l’audience, hier matin.Les accusations découlent d’allégations selon lesquelles Schreiber et d’autres personnes auraient touché de l’argent à la suite d’une transaction visant à livrer des véhicules blindés en Arabie Saoudite, au début des années 1990.Le tribunal doit maintenant se prononcer sur la date du procès.Il n’a pas été précisé à quel moment cette décision serait prise.Karlheinz Schreiber est considéré comme l’un des acteurs clés du scandale des caisses noires, qui a éclaboussé l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti de l'ancien chancelier Helmut Kohl, dans les années 1990.A l’époque, Schreiber s’était réfugié au Canada, où il avait réussi jusqu’ici à éviter son extradition.Schreiber aurait offert un don en espèces, en 1991, à l’ancien trésorier du CDU, Walther Leis-ler Kiep.Le scandale avait par la suite pris de l’ampleur lorsque M.Kohl a reconnu en 1999 avoir personnellement accepté des dons non comptabilisés — et donc illégaux — de la part de partisans.Associated Press STAR ALLIANCE 11k»; y ¦5 C'EST LE TEMPS DE PARTIR.CHOISISSEZ VOTRE DESTINATION.Célébrez notre solde de places en parcourant le monde.AÉROPLAN Accumulez des milles AéroplanMD pour chaque vol, avec le meilleur programme pour grands voyageurs au Canada.AUCUNS FRAIS DE RÉSERVATION Effectuez votre réservation par téléphone ou en ligne.Nos agents seront heureux de vous aider, et ce, sans frais supplémentaires.RÉSEAU Notre réseau nord-américain et mondial vous donne accès à plus de vols quotidiens que n’importe quelle autre compagnie aérienne au Canada.DIVERTISSEMENT Émissions de télévision, musique et films gratuits sur demande à chaque siège.CANADA : TARIFS TANGO ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT.HALIFAX WINNIPEG ST.JOHN’S (T.-N.-L) LES VOYAGES DOIVENT PRENDRE FIN LE 16 DÉCEMBRE 2009.ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES.CALGARY REGINA EDMONTON VANCOUVER VICTORIA SASKATOON 119$ 159$ 179$ 189$ 189$ 195$ 215$ 219$ ÉTATS-UNIS TARIFS TANGO PLUS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT PRENDRE FIN LE 10 DÉCEMBRE 2009.ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT.PHILADELPHIE RALEIGH-DURHAM LAS VEGAS SAN FRANCISCO LOS ANGELES SAN DIEGO DENVER SEATTLE 144$ 167$ 219$ 229$ 259$ 259$ 294$ 294$ DESTINATIONS SOLEIL TARIFS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT ÊTRE EFFECTUÉS DURANT LES PÉRIODES INDIQUÉES CI-DESSOUS.LES TARIFS INDIQUÉS N’INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT (LÀ OÙ IL S'APPLIQUE), QUI PEUT ALLER JUSQU'À 70 $ PAR ALLER SIMPLE.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT POUR LES DESTINATIONS SOLEIL AUX ÉTATS-UNIS.ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES.MEXICO 5 AOÛT-10 DÉC 2009 NASSAU 1-NOV -16 DÉC 2009 5-31JANV 2010 159$ 175$ BERMUDES FORT LAUDERDALE l" SEPT.-10 DÉC.2009 5 AOÛT-10 DÉC.2009 182$ 189$ ORLANDO 5 AOÛT-10 DÉC 2009 BARBADE 2 NOV -11 DÉC.2009 5-31 JANV.2010 LA HAVANE GRAND CAYMAN 5 AOÛT-10 DÉC.2009 2 SEPT.-2 NOV 2009 3-10 DÉC.2009 189$ 255$ 263$ 339$ DESTINATIONS INTERNATIONALES : LES TARIFS SONT BASÉS SUR UN ALLER SIMPLE ET SONT ASSUJETTIS À L'ACHAT D’UN BILLET ALLER-RETOUR AU DÉPART DE MONTRÉAL.DERNIÈRES DATES DE DÉPART TEL QU'INDIQUÉ CI-DESSOUS.LESTARIFS INDIQUÉS N'INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT, QUI PEUT ALLER JUSQU'À 165$ PAR ALLER SIMPLE.ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES.LONDRES 25 S€PT.-12 DÉC.2009 7 JANV.-21 FÉVR.2010 PARIS 13OCT.-10 DÉC.2009 7 JANV-21 FÉVR 2010 FRANCFORT* 13 OCT,-10 DÉC.2009 7 JANV.-21 FÉVR.2010 ZURICH’ 9 0CT.-7DÉC.2009 7 JANV.-21 FÉVR.2010 SÀO PAULO 5 AOÛT-10 DÉC.2009 SÉOUL TOKYO r SEPT.-10 DÉC.2009 BEIJING SHANGHAI 1-SEPT -10 DÉC.2009 SYDNEY, AUSTRALIE 22 SEPT-10 DÉC.2009 224$ 284$ 319$ 324$ 355$ 364$ 380$ 779$ Voilà un aperçu de nos destinations en solde.Pour effectuer une réservation sans frais, rendez-vous sur aircanada.com ou appelez-nous au 1 888 247-2262.Ou encore, appelez votre agent de voyages.L’offre prend fin le 13 août 2009.BB3 aircanada.com® Service aux pwtonnei melentemtante» (ATS J: 1 BOO 361-B071 Let blllett doivent Être acheté» au plu! tard le 13 août 2009.lei taxe!, lot redevance! et les autre! frai! et suppléments ne sont pas inclus.Les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Les tarif! peuvent différer «Ion les date! de départ et de retour Un léjour minimal ou maximal peut être lequi! et d’autre! conditions peuvent ! appliquer.À moins d’avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'AIr Canada ou de Jazz"" Destinations canadiennes: les voyages doivent prendre fin au plus tard le 16 décembre 2009.Certain! tarifs ne sont valables que pour les voyages effectués les lundis, mardis, mercredi! et jeudi! L’achat cinq jours h l'avance est requis Destination! américaines les voyages doivent prendre fin au plus tard le 10 décembre 2009 Le tarif pour Las Vegas n'est valable que pour les voyages effectués les mardis, mercredis et samedis.Certains autres tarifs ne sont valables que pour les voyages effectués les mardis, mercredis et jeudis.L'achat quatorze Jours à t'avance est requis À moins d'avis contraire, les vol! peuvent être asiurés par de! appareils d'AIr Canada, de Jazz, de United Airlines, membre du réseau Star Alliance"', ou des transporteurs aérien! United Express (SkyWest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America, Trans States Airlines, Cojet Airlines ou Mesa Airlines).Destinations soleil: les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci-dessus.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement l achat SI avance peut être requis.Le supplément .les frais de carburant varie selon le trajet effectué Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer Destination! Internationale!: dernière! date! de départ tel qu'indiqué d-deisu» Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.L'achat è l'avance peut être requis.Le supplément des frais de carburant varie selon le trajet effectué.Des restriction! quant aux jour! et aux heures peuvent î appliquer Dlvertlsiement les écran! vidéo individuel! S commande tactile sont disponibles é bord de tous les appareils d’AIr Canada, à l'exception de certains Boeing 767, et de certains appareils de Jazz Politique de bagages: enregistrement gratuit de deux bagages è bord des vols exploités par Air Canada et Jazz, dans les limites de taille et de poids permises.Des frais allant Jusqu'à 50 $ s'appliquent aux bagages enrcglilrés pour lei vols S code partagé exploités par United Airlines et par les transporteurs aériens United Express entre le Canada et les États-Unis.'En collaboration avec Swiss International Air Lines, membre du réseau Star Alliance1*.'En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star Alliance"’.""Aéroplan est une marque déposée d'Aéroplan Canada Inc.Jazz est une marque déposée d’AIr Canada. L E I) E V OIK.LE M E K < K E I) I 5 A 0 l‘l T 2 0 0 !l A ACTUALITES Paradoxe arctique Manon J CORNELLIER Le premier ministre Stephen Harper en a fait une tradition.Chaque été, son gouvernement montre son intérêt pour l’Arctique canadien avant que le premier ministre y fasse lui-même un voyage, généralement très médiatisé.D y a deux ans, il y est allé pour annoncer, entre autres, la création d’un port en eaux profondes, d’un centre d’entraînement militaire et la construction d’un brise-glace et de quelques navires de surveillance.L’année dernière, tout le cabinet l’a suivi pour y tenir une réunion estivale.Cette année, c’est la totale.Tout a commencé à Ottawa, avec trois ministres qui ont convié la presse un dimanche de juillet pour présenter la «Stratégie pour le nord du Canada».Les Lawrence Cannon, Chuck Strahl et Gary Goodyear n’avaient rien de neuf à annoncer.L’événement n’était qu’un prétexte au dévoilement d’une brochure et d’un site Internet présentant toutes les initiatives déjà prises par Ottawa, allant de la construction d’une station scientifique à la création d’une agence de développement régionale.Le lendemain, le gouvernement annonçait que le Canada et les Etats-Unis tiendraient cet automne une mission conjointe pour dresser un relevé du plateau continental de la région.Riches en ressources naturelles, les fonds marins du Nord font l’objet d’une dispute territoriale entre pays limitrophes, soit le Canada, la Russie, le Danemark, la Norvège et les États-Unis.Un processus des Nations unies permettra d’évaluer les différentes revendications basées sur ce genre de relevés.Le Canada a jusqu’en 2013 pour soumettre son dossier.Toujours la semaine dernière, le ministre de la Défense, Peter MacKay, promettait d’avoir les Russes à l’œil quand, le printemps prochain, ils parachuteront des patrouilleurs au Pôle Nord pour souligner le 60e anniversaire d’une mission similaire.M.MacKay a tenté de profiter de l’occasion pour faire vibrer la corde nationaliste des Canadiens en invoquant la nécessité de protéger la souveraineté canadienne.Il y est presque parvenu en omettant de dire que le Canada n’a aucune autorité sur le Pôle Nord.Finalement, pendant cinq jours, en août, le premier ministre sera de retour dans le Grand Nord, pour y tenir à nouveau une réunion de son Conseil des ministres, visiter les trois territoires et assister à un exercice militaire destiné, là encore, à réaffirmer la souveraineté du Canada dans l’est de l’Arctique.Et durant ce périple qui aura lieu dans deux semaines, d’autres annonces seront faites, a indiqué son bureau.LArctique n’est pas une toquade pour les conservateurs.Ds s’y intéressent depuis leurs années dans l’opposition et ont commencé à poser des gestes dès leur arrivée au pouvoir.Chez les experts, on applaudit, car le Nord a trop longtemps été négligé.On est toutefois encore loin du compte, si le but est vraiment d’affirmer la souveraineté du Canada dans l’Arctique.Le bât blesse à plusieurs égards.Par exemple, aucun des navires de surveillance — toujours à l’état de projet — ne seront capables de sillonner la région 12 mois par année.Ainsi équipés, les marins et garde-côtes canadiens auront de la difficulté à s’imposer au milieu de l’hiver.Les Inuits, quant à eux, voient d’un bon œil la stratégie du gouvernement, mais y constatent une grande faille, fort évidente d’ailleurs.Nulle part, dans les priorités énoncées, ne fait-on état de l’établissement d’une relation particulière et directe avec les peuples du Nord.Selon la présidente d’Inuit Tapiriit Kanatami, «cette relation devrait être au cœur de tout ce qui est tenté dans l’Arctique».L’insuffisance de ressources pour donner aux habitants de la région les moyens d’occuper le territoire et de s’y épanouir est une autre critique récurrente.La nouvelle agence de développement économique régional ne pourra pas grand-chose avec 50 millions sur cinq ans dans une région immense, peu peuplée, où tout coûte cher et où les conditions sociales et économiques restent bien en deçà de celles du reste du pays.C’est pourtant le même gouvernement qui invoque l’utilisation et l’occupation du territoire par les Inuits pour affirmer l’emprise du Canada sur le Nord.De l’avis du professeur Michael Byers, de l’Université de Colombie-Britannique, cet argument perd toute crédibilité sans développement réel, a-t-on pu lire dans le Globe and Mail.?Un autre grand paradoxe peut être vu dans la politique conservatrice.Depuis le début, cette dernière est motivée par le désir d’affirmer la souveraineté canadienne dans l'Arctique.Ce thème n’a pas changé et a même gagné en acuité en raison des changements climatiques et de leurs effets immédiats sur les régions nordiques.La juxtaposition de ces deux enjeux est en soi ironique, puisque la persistance des conservateurs envers l’Arctique n’a d’égale que leur indifférence à l’égard de ce qui la menace de plus près, le réchauffement du climat.C’est parce que les changements climatiques favorisent la fonte des glaces et, par ricochet, l’ouverture de voies maritimes et l’accès aux ressources que l’enjeu de la souveraineté gagne en importance.Sans ce lourd défaut, la politique arctique des conservateurs ne manquerait pas de cohérence, malgré ses moyens limités.Mais quand on se donne pour priorité de «protéger notre patrimoine naturel» dans le Nord, on ne peut ignorer le plus grand défi en la matière sans miner sa propre crédibilité.Le Devoir L’OACI s’enferme dans son mutisme L’organisation refuse de commenter les allégations de pratiques douteuses émanant d’un audit accablant de la Cour des comptes française Engoncé dans sa cuirasse de la rue Université, l’OACI observe un silence et fait fi, pour l’instant, des reproches que lui adresse la Cour des comptes française.Elle ne jure que par le rapport final, attendu d’ici quelques semaines.MARCO BÉLAIR CIRINO Organisation de l’aviation civile internationa-' le (OACI) s’est refusé, hier, à tout commentaire sur la vérification de la Cour des comptes française, qui révèle des pratiques douteuses au sein du Bureau de la coopération technique — mais qui éclabousse toute l’organisation —, arguant qu’il s’agit d’un document provisoire.«Nous, on ne peut commenter que le rapport final», fait savoir le porte-parole de l’OACI, Denis Chagnon, qui attend la version définitive de l’audit d’ici le 1er septembre prochain.Dans ce qui est qualifié de «document projet» par l’OACI, les vérificateurs indépendants chargés de faire la lumière sur les facteurs de risques éventuels résultant de l’organisation et du fonctionnement du Bureau de la coopération technique ont notamment fait état de sa gestion défaillante et d’une dégradation préoccupante de sa situation financière.Pourtant, aucune mention «Projet», «version préliminaire», «ébauche» n’apparaît, à un endroit ou à un autre, sur le document de 17 pages obtenu par Le Devoir.«Ce qui a été remis à l’OACI [et dont Le Devoir a obtenu copie], c’est un rapport préliminaire», fait remarquer M.Chagnon.Le secrétaire général de l’OACI, Raymond Benjamin, l’étudiera «de fond en comble [.] pour s’assurer de l'exactitude des déclarations, des chiffres, etc.» et exprimera ses «commentaires» aux auditeurs de la Cour des comptes française affectés au dossier.«C’est vraiment un travail de collaboration», a-t-il ajouté.Puis, sur la base du rapport final de la Cour des comptes, le secrétaire général élaborera un plan d’action visant à «remédier aux carences» soulevées par les vérificateurs.La vérification et les «mesures correctrices» seront finalement soumises aux 36 États membres du Conseil de l’OACI cet automne.«Entre-temps, on ne peut pas commenter», martèle Denis Chagnon.Le vice-président du Barreau des organisations internationales, André Sirois, juge la procédure de vérification privilégiée par l’OACI et la Cour des comptes pour le moins inusitée.«L’OACI va négocier la vérification avec le vérificateur.Ça ne se fait nulle part.Ni le vérificateur général du Canada ni celui du Québec — aucun vérificateur sérieux — ne feraient ça.Il y a seulement les Nations unies qui sont arrivées à créer ce mythe-là, days certains cas», affirme-t-il.A l’OACI, on ne voit aucun problème à ce que la Cour des comptes tienne compte des commentaires du secrétariat général pour rédiger son rapport final.«C’est fort possible que, si votes étudiez quelque chose pour la première fois, il y ait des manques, qu 'il y ait des lacunes.Et c’est tout à fait normal qu’on révise ou qu’on revoie le rapport», laisse tomber le portepa-role de l’agence spécialisée des Nations unies, dont le siège social se trouve à Montréal.Me Sirois, qui a travaillé quelque 35 ans à l’ONU, redoute la publication d’une version édulcorée de la vérification transmise la semaine dernière au secrétariat général.«Le rapport de M.Séguin est clair, quant à moi.Au lieu de perdre les gens dans le décor, on devrait tenter de corriger la situation.Et je pense que c’est ça que M.Benjamin devrait faire», dit André Sirois.Considérant la kyrielle de reproches que la Cour des comptes adresse à l’OACI, le nouveau secrétaire général Raymond Benjamin ou le Conseil récla-meront-t-ils un audit exhaustif sur l’ensemble des activités de l’agence?D est beaucoup trop tôt pour le dire.«Ça fait partie évidemment d’un des dossiers qui sont sur son pupitre, mais il y en a tellement d’autres», conclut M.Chagnon.Le Devoir Ü 11 (fi f WAr * * v# "v g ièJJ g JACQUES GRENIER LE DEVOIR *4 F : m ¦ .ü L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) s’est refusé, hier, à tout commentaire.Sa direction attendra la publication du rapport final, prévue d’ici septembre prochain.>• MARK BUNCH REUTERS Maple Leaf a annoncé hier le retrait du marché de neuf produits.Listeria : Maple Leaf joue la carte préventive La compagnie fait une nouvelle fois face à un important rappel d’aliments FABIEN DEGLISE Près d’un an après l’éclosion de listériose qui a frappé le Canada l’été dernier, en pleine saison des barbecues, Maple Leaf fait une nouvelle fois face à un important rappel d’aliments soupçonnés d’être contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes.Au total, neuf produits, dont la célèbre saucisse Hygrade, sont visés par cette procédure dite «préventive».Ée charcutier industriel souligne toutefois qu’aucun cas d’intoxication lié à ces aliments n’a été signalé.Par voie de communiqué, Maple Leaf a annoncé hier le retrait du marché d’une série d’aliments provenant de son usine d’Hamilton en Ontario.Le code «Est 611», inscrit sur les emballages y est associé.Outre la saucisse Hygrade, les saucisses fumées Maple Leaf original, les Top Dogs tout bœuf et les Frankfurters de marque Shopsy’s sont visés par ce rappel.Les dates de péremption varient entre le 8 et le 17 septembre prochain.Le géant de l'alimentation s’est voulu rassurant hier en soulignant que ce rappel volontaire et préventif était intimement lié au fait qu’il avait resserré l’ensemble des contrôles sanitaires dans toutes ses usines «depuis la tragédie d’août dernier», a indiqué Randall Huffman, chef de la sécurité alimentaire chez Maple Leaf.«L’usine d’Hamilton a un programme de contrôle et d'analyse de la salubrité très performant.Ixi Listeria monocytogenes y a été détectée dans des échantillons aléatoires et à des niveaux très bas», a-t-il précisé.L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a indiqué quelle allait surveiller dans les prochains jours «l'efficacité du rappel» en plus d’amorcer une enquête sur cette nouvelle présence de la bactérie dans des produits du fleuron canadien de la charcuterie industrielle.En février dernier, près de 12 tonnes de saucisses provenant de la même usine avaient déjà été retirées du marché après la découverte de traces de Listeria.Le rappel battu visait également les saucisses fumées Shopsy’s, ainsi que celles de marque Maple Leaf.Comme pour la présente procédure de retrait, l’entreprise l’avait alors justifié par des contrôles plus sévères ainsi que par sa nouvelle politique de transparence en matière de salubrité.Hier, le charcutier a rappelé que la «Listeria est présente dans toutes les usines de transformation agroalimentaire et les réfrigérateurs au pays, a souligné M.Huffman.Elle est commune dans l’environnement et un paquet de produits de viande ou de volaille sur 200 peut en être porteur».Et de poursuivre, en guise de recommandation: «La cuisson à la vapeur est une façon d’éradiquer les pathogènes comme la Listeria» A l’été 2008, Maple Leaf s'est retrouvé sur la sellette après avoir introduit sur le marché des centaines de produits contaminés, issus de son usine de Toronto.L’éclosion de listériose — la maladie induite par cette bactérie — avait alors touché près de 5000 personnes au pays en plus de provoquer le décès de 22 d’entre elles, principalement des personnes âgées dans les 70 ans et ayant un système immunitaire affaibli.Début février, le géant agroalimentaire a d’ailleurs versé 27 millions de dollars aux victimes de cette crise, et ce, au terme d’un recours collectif qui s'est soldé par une entente à l’amiable avec Option consommateurs.Le Devoir « La cuisson à la vapeur est une façon d’éradiquer les pathogènes comme la Listeria» Changements climatiques Le Québec ne partira pas en guerre contre l’Alberta JOCELYNE RICHER Québec — Il n’est pas question que le Québec parte en guerre contre l’Alberta, prévient le ministre des Affaires intergouvemementales, Claude Béchard, malgré sa propension à générer d’énormes quantités de gaz à effet de serre.Lors d’une entrevue à La Presse canadienne, hier, sa première dans ses nouvelles fonctions, le ministre a pris clairement ses distances de plusieurs groupes écologistes qui l’exhortaient récemment à dénoncer publiquement l’exploitation des sables bitumineux en Alberta, cause importante de l’augmentation des gaz à effet de serre (GES) au Canada, avec la complicité d’Ottawa.Ces groupes, dont Greenpeace, Nature Québec, ]a Fondation David Suzuki et Équiterre, disaient souhaiter, dans une lettre ouverte expédiée aux médias en début de semaine, que le Québec profite de la réunion annuelle du Conseil de la fédération, cette semaine à Régina, pour faire adopter par les provinces une position forte en matière de lutte aux changements climatiques, qui incluerait une réduction sensible des GES.Mais le ministre Béchard fait valoir que l’Alberta a fait beaucoup d’efforts et déjà investi beaucoup d’argent pour améliorer son bilan environnemental.Il ne servirait à rien d’isoler une province, selon lui, sous prétexte d’accentuer la pression.«On ne veut pas partir en guerre.Il n’y a pas de frontière en environnement.Cela ne donne rien d’isoler une province», soutient le ministre, convaincu que l'important pour les provinces est de développer l’objectif commun d’améliorer constamment leur bilan environnemental.En prévision de la conférence de Copenhague, en décembre, au cours de laquelle les pays doivent fixer de nouvelles cibles de réduction des gaz à effet de serre, le Québec est cependant soucieux que le Canada sauve la face.«On ne peut pas se permettre comme pays d’être les derniers de classe au niveau des changements climatiques et ainsi prêter flanc à toutes sortes de critiques au niveau international», assure-t-il.Les groupes écologistes souhaitent que les provinces s’engagent, dès cette semaine, à réduire d’au moins 25 % leurs émissions de GES d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990.On espère ainsi accentuer la pression sur Ottawa.Le Québec est à préciser sa position à ce propos, et «on devrait être prêt et assez ambitieux pour Copenhague», promet M.Béchard.Le premier ministre Jean Charest a déjà indiqué qu’il assistera à la conférence pour faire valoir la position du Québec.Dans les prochains mois, le plus important pour le Québec, dit M.Béchard, sera de convaincre le gouvernement fédéral de consulter les provinces sur la position canadienne qui sera défendue à Copenhague.La Presse canadienne Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 ¦¦¦¦¦¦¦¦BMC A 4 DEVOIR, LE MERCREDI 5 A O Û T 2 II O !» ACTUALITES SCIENCES Des gènes derrière le mal de vivre Des chercheurs montréalais isolent une famille de gènes qui peuvent pousser au suicide s’ils déraillent EN BREF La malaria viendrait du chimpanzé Les scientifiques viennent de coincer le responsable de la malaria grâce à des tests d’ADN: un seul et unique moustique.Cet insecte aurait transmis le parasite responsable de la maladie d’un chimpanzé à l’humain, voilà 5000 ans.le parasite Plasmodium infecte un demi-milliard de personnes chaque année et en tue 1,5 million, se propageant par les piqûres d’anophèles.D’autres espèces de Plasmodium touchent les chimpanzés, mais les scientifiques croyaient les deux souches distinctes.Une analyse génétique a révélé qu’une souche de Plasmodium, prélevée chez un chimpanzé d’Afrique équatoriale, a donné naissance à toutes les souches de Plasmodium humaines.Cela amène les biologistes à penser que la morsure d’un seul moustique est responsable de la transmission fatale.La maladie s’est ensuite répandue dans les régions tropicales, lors des balbutiements des civilisations et de l’agriculture.Elle a rapidement gagné en sévérité, et aujourd’hui, plusieurs médicaments, tels que la chloroquine, sont devenus impuissants.Aucun vaccin n’est encore disponible.- Le Devoir Une tornade a fait des dommages à Mont-Laurier Mont-Laurier — Une tornade a frappé Mont-laurier, dans les Laurentides, hier après-midi, causant de lourds dommages à des arbres et des édifices, et privant de nombreux citoyens d’électricité.Environnement Canada a confirmé le phénomène vers 16h40 hier après-midi, après avoir constaté les images envoyées aux différents médias par les résidants de la municipalité.Les dommages toucheraient une superficie importante dans la municipalité, mais les autorités n’ont rapporté aucun blessé.Des arbres ont été déracinés, et plusieurs résidences ont été endommagées dans la zone touchée.Des poteaux électriques ont également été renversés, ce qui a causé plusieurs pannes de courant.Selon Hydro-Québec, quelque 4000 personnes ont été privées d’électricité à la,suite de coupures préventives par la société d’Etat.Des lignes de transport ont également croulé sous la force des vents.Il s’agit de la cinquième tornade confirmée de l’année 2009.- La Presse Canadienne Conducteur de sept ans sur YouTube: le père admet son manque de jugement Le père de famille qui a fait conduire son véhicule à son fils avant de filmer la scène et de la soumettre au site Web YouTube regrette ses gestes et se dit prêt à en subir les conséquences.L’individu âgé dans la mi-trentaine, dont l’identité n’est pas divulguée afin de protéger celle de ses enfants, ajoute que depuis le visionnement de la bande vidéo par un large pubüc, sa famille est traumatisée.L’enregistrement réalisé il y a deux ans, selon le père, montre le petit garçon de sept ans qui conduit un petit véhicule utilitaire sport le long d’une route de l’arrière-pays de la Côte-Nord.la famille qui réside à Saint-Lin, dans Lanaudière, était alors en vacances dans cette région.Le père repentant assure toutefois que l’enfant n’a jamais atteint la vitesse de 70 km/h, comme le laisse entendre la vidéo, et que la voie était complètement libre.Néanmoins, les parents pourraient être accusés.Laisser un enfant conduire une voiture est peut-être considéré comme un rite de passage au sein de plusieurs familles, mais cela demeure inacceptable aux yeux de la SQ, qui a ouvert une enquête après que les policiers ont vu la vidéo.- La Presse canadienne Les remises en argent pour les hybrides ne fonctionnent pas, montre une étude Vancouver—Une étude de l’Université de la Colombie-Britannique avance que les remises offertes par les gouvernements pour l’achat de véhicules hybrides ne produisent pas les résultats escomptés.Les programmes de remises visent à inciter les consommateurs à acheter des voitures à haut rendement énergétique, plutôt que des véhicules utilitaires sport, des camionnettes et des fourgonnettes.Mais selon le coauteur de l’étude, Ambarish Chandra, enseignant à la Sauder School of Business de lUniversité de la Colombie-Britannique, les ventes de véhicules hybrides ont été réalisées aux dépens des véhicules plus petits et moins énergivores.L’étude indique en outre que la plupart des personnes ayant acheté un véhicule hybride n’étaient pas motivées par- les remises en argent offertes par les gouvernements, et qu’elles avaient l’intention de s’acheter ce type d’automobile avec ou sans les remises.En 2005, le gouvernement de la Colombie-Britannique a doublé ses remises, les faisant passer à 2000 §.Le gouvernement de l’Ontario a récemment augmenté ses remises, qui peuvent s’élever jusqu’à 10 000 $ par véhicule hybride.Mais M.Chandra affirme que l’étude démontre que l’inefficacité des programmes de remises augmente lorsque les gouvernements haussent les montants de leurs remises.Selon lui, les gouverne ments pourraient obtenir de meilleurs résultats sur le plan de l’environnement en achetant des compensations en fixation de carbone ou en investissant dans les technologies et les emplois «verts».- Im Presse canadienne SOtlRCK FORD AMÉLIE DAOUST-BOISVERT Des chercheurs de Montréal ont mis en lumière une famille de gènes qui, lorsque leur fonctionnement déraille dans le cerveau, contribueraient à entretenir les pensées suicidaires, et même à pousser à l’acte.Le D' Gustavo Turecki et son étudiant au doctorat Cari Ernst ont étudié la famille d’un homme qui s’est suicidé à 39 ans, après plusieurs tentatives.Un mal de vivre répandu aussi chez ses proches.«Cette famille cumulait plusieurs cas de tentatives de suicide, de comportements impulsifs et agressifs et de dépression», explique le directeur du Groupe McGill sur le suicide.Sur les dix frères et sœurs de cet homme, au moins huit avaient souffert de dépression ou de pensées suicidaires, ou avaient même attenté à leurs jours.La mère de l’homme souffrait également de dépression depuis le début de l’âge adulte et était hospitalisée au moment de l’étude.Les chercheurs ont pu interviewer sept membres de la fratrie, à qui ils ont également Miami — Des météorologues de l’Université du Colorado ont annoncé hier que la saison des ouragans qui a débuté dans l’hémisphère nord serait moins forte que prévu dans l’Atlantique.Les experts, Philip Klotzbach et William Gray, tablent sur la formation de dix tempêtes tropicales (phénomène dont les vents ne dépassent pas les 117 km/h), dont quatre pourraient se transformer en ouragans.Deux de ces ouragans pourraient être «compris entre 3 et 5» sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui compte 5 degrés.En juin, les deux scientifiques avaient prédit la prélevé du sang pour voir comment, génétiquement, cette tendance s’était transmise à presque tous les enfants.Ils ont aussi étudié le cerveau de leur frère décédé.Ils ont découvert qu’un gène particulier n’était pratiquement pas exprimé chez cette famille, comme si on avait fermé l’interrupteur.La séquence du gène différait aussi légèrement de celle rencontrée dans la population en général.Le gène en question produit une protéine qui transporte une molécule importante pour le cerveau et l’humeur.Cette molécule est habituellement transformée en glutamate et en GABA, deux neurotransmetteurs, des messagers du cerveau.«Le glutamate, c’est un neurotransmetteur stimulant par excellence, dans tout le cerveau, et l’expression de ce gène était presque abolie, c'était très sévère», rapporte le Dr Turecki, qui a publié ces recherches dans le plus récent numéro de Neuroscience.Si l'altération de ce gène précis semble unique à ce patient et à sa famille, cela a mis le chercheur sur la piste de ce qui se passe dans le cerveau des dépressifs en général.En étudiant le formation de 11 tempêtes tropicales dans l’Atlantique Nord, dont cinq donnant naissance à des ouragans.MM.Klotzbach et Gray expliquent ces prévisions revues à la baisse |)ar la forte activité du phénomène climatique El Nino relevée cette année.El Nino se caractérise tous les deux à cinq ans par des températures supérieures à la normale des eaux des régions centrale et orientale du Pacifique tropical, et «tend à être associé à une activité cyclonique moindre dans l’Atlantique».Agence France-Presse cerveau de plusieurs personnes décédées par suicide, il a découvert que plusieurs autres gènes impliqués dans la synthèse, le transport ou l’utili-sation du glutamate et du GABA dans le cerveau étaient partiellement mis «hors circuit».La revue PLOS One publiera ces résultats sous peu.Ces découvertes pourraient mener à la mise au point d’une toute nouvelle famille d’antidépresseurs, qui stimuleraient «l’autoroute» du glutamate plutôt que celle de la sérotonine dans le cerveau.En effet, les antidépresseurs visent plutôt ce dernier neurotransmetteur pour remettre l’humeur sur la bonne voie.Il y a toutefois un obstacle majeur, avertit le Dr Terecki: «Les molécules qui stimulent le métabolisme du glutamate dans le cerveau sont souvent toxiques: stimuler ce système, c’est difficile et dangereux.» Il précise qC«on est le résultat de ce qu’on est, de nos gènes et de notre vécu»: dans les cas de dépression et de suicide, tant les origines psychologiques que pharmacologiques doivent être étudiées.Le DEET encore sur la sellette Des recherches sur la toxicité neurologique du répulsif doivent être entreprises, estiment des chercheurs français Paris — Davantage de recherches devraient être menées sur la toxicité neurologique potentielle du diéthyltoluamide (DEET) présent dans de nombreux répulsifs destinés à protéger contre les piqûres d’insectes, en particulier quand il est utilisé en combinaison avec d’autres insecticides, selon des chercheurs français.Leurs travaux sont publiés aujourd’hui dans le journal spécialisé BMC Biology.Découvert en 1953, le DEET est un répulsif efficace contre les moustiques qui peuvent, dans certaines régions du monde, transmettre des maladies comme le chikungunya, la dengue ou le paludisme, mais également contre les tiques.Mais Vincent Corbel, de l’Institut de recherche pour le développement de Montpelher, et Bruno Lapied, de l’Université d’Angers (France), et leurs collègues démontrent que cet insecticide inhibe une enzyme clé du système nerveux central, l’acétylcholinestérase, de la même façon que les insecticides organophosphorés ou carbamates.Ces insecticides neurotoxiques sont souvent utilisés en combinaison avec le DEET, et les chercheurs ont découvert que le DEET interagit avec les insecticides carbamates en augmentant leur toxicité.«Nous ne disons pas que l’usage normal du DEET va tuer les gens.Mais qu’à certaines concentrations et en combinaison avec d’autres substances, il peut être dangereux, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants», indique M.Corbel.Cependant, alors que les insecticides carbamates peuvent agir des heures sur la transmission nerveuse, l’effet du DEET est beaucoup plus bref, de l’ordre de quelques secondes à quelques minutes, selon ce spécialiste.Il est partisan «d’explorer davantage la toxicité de ce composé, notamment son interaction avec d’autres médicaments ou d’autres pesticides qui ont le même mode d’action».Pendant la guerre du Golfe, les soldats américains ont utilisé de hautes doses de pyridostigmine (bromure de pyridostigmine, bP/PB), comme antidote à la neurotoxicité de gaz comme le sarin et de répulsifs.Ce cocktail DEET + pyridostigmine expliquerait le syndrome de la guerre du Golfe, les deux substances agissant sur le système nerveux central, ont avancé des études antérieures qui ont soulevé la polémique.Agence France-Presse Quand fracture rime avec fin de vie Hamilton — Environ un Canadien sur quatre qui subit une fracture de la hanche après l’âge de 50 ans meurt dans l’année ayant suivi l’incident Dans le cas des fractures à la colonne vertébrale, cette proportion est d’un Canadien sur six.Ces constatations étonnantes émanent de l’Étude canadienne multicentrique sur l’ostéoporose qui a été menée pendant cinq ans auprès de 2200 hommes et 5500 femmes.Elle a été publiée hier dans Le.Journal de l’Association médicale canadienne.Le responsable de la recherche, George lonna-dis, de l’Université McMaster, à Hamilton, affirme que des efforts supplémentaires sont requis pour promouvoir la bonne santé des os.Selon ses constatations, une fracture de la hanche chez les gens âgés de 50 ans leur fait courir trois fois plus de risques de mourir dans les cinq années suivantes que ceux qui n’en ont pas subi.Il en est de même pour les victimes d’une fracture à la colonne vertébrale.L’ostéoporose est la maladie la plus fréquente du métabolisme osseux rencontrée chez les aînés, et touche environ 25 % des femmes postménopausées en Amérique du Nord.La Presse canadienne Le Devoir 4 % JACQUES GRENIER LF.DEVOIR Wendy Villanueva, la sœur de Fredy, a invité hier les Montréalais à prendre part à un forum social nommé Hoodstock qui se tiendra ce week-end au parc Aimé-Léonard.MONTRÉAL-NORD Pas de paix sociale sans enquête sur le profilage racial Un an après la mort de Fredy Villanueva, sa famille appelle à la mobilisation populaire MÉLISSA GUILLEMETTE Les groupes qui soutiennent la famille Villanueva exigent d’obtenir l’assurance que l’enquête publique du coroner Robert Sansfaçon abordera la question du profilage racial lorsqu’elle reprendra en octobre.Le coroner affirmait il y a deux semaines que c’était une possibilité, lorsqu’est survenue l’entente entre le bureau du coroner et la famille de Fredy Villanueva, qui a permis la reprise prochaine de l’enquête.«Une des solutions qui pourraient mener vers une paix sociale dans Montréal-Nord, c’est qu’on tire des leçons très claires de la mort de Fredy Villanueva, selon Andrée-Ann Cossette, de la Coalition contre la répression et les abus policiers.C’est pour ça qu’il faut qu’on aborde les questions sociales qui entourent cette mort-là: le profilage racial et les tensions [entre les policiers et les jeunes de Montréal-Nord], Le coroner a aussi ce rôle préventif.» C'est le discours qui a été tenu hier lorsque Wendy Villanueva, la sœur du jeune homme abattu il y a bientôt un an lors d’une intervention policière, a convié la population à commémorer la mort de son frère.La jeune femme a cependant refusé de faire tout commentaire au sujet de cette enquête, que sa famille a boycottée jusqu’en juin parce que le coroner Sansfaçon refusait d’ajouter la question du profilage ethnique à son mandat.Les Villanueva estiment quant à eux que c’est ce qui a causé la mort de leur plus jeune enfant Un forum social nommé Hoodstock se tiendra ce weekend au parc Aimé-Léonard, car une meilleure ambiance dans Montréal-Nord passe aussi par la mobilisation populaire, selon les organisateurs de l'événement qui donnaient une conférence de presse hier aux côtés de Wendy Villanueva.Ils assurent que ce sont les jeunes du quartier qui ont organisé cette série de conférences sur des questions sociales et ce spectacle de musique urbaine regroupant une vingtaine d’artistes, dont Luck Mervil- le.«Quand tu impliques les jeunes, ils cherchent des solutions pour eux-mêmes et c’est bien, croit Will Prosper, porte-parole de l’événement C'est la communauté qui doit trouver les solutions à Montréal-Nord.» Hoodstock se terminera à temps dimanche pour une marche familiale prévue à 17h en mémoire du jeune homme, en compagnie de sa famille, qui selon Wendy Villanueva est encore «brisée en mille morceaux».«Cette marche est pour rappeler à tout le monde, surtout aux policiers, qu’il faut faire plus attention au monde, qu’on n’est pas des animaux, qu’on est des personnes», a-t-elle dit Les Villanueva demandent à ce que cette marche se tienne «dans la paix et la tranquillité».Deux événements différents auront donc lieu ce dimanche soir.Une vigie de commémoration sur les lieux du décès de Fredy Villanueva a été annoncée la semaine dernière par la Coalition montréalaise de la non-violence à 15h30.Le Devoir El Nino pacifie l’Atlantique IRAN LE MOND Un Fatah affaibli tient à Bethléem son premier congrès en 20 ans Le Fatah est en perte de vitesse.Il a perdu les élections législatives palestiniennes de 2006 avant d’être chassé de la bande de Gaza par la force.La formation longtemps dirigée par Yasser Arafat n’en est qu’à son sixième congrès depuis sa création dans les années 1950.NASSER ABOU BAKR Bethléem — Le président palestinien Mahmoud Abbas a reconnu hier que son parti, le Fatah, réuni en Congrès pour la première fois en vingt ans, avait commis des «erreurs» s’étant soldées par sa déroute face au Hamas, et l’a exhorté à «en tirer la leçon» pour se relancer.«En raison du blocage du processus de paix, mais aussi à cause de nos erreurs, certains de nos comportements rejetés par le public, notre faible performance, notre éloignement avec le pouls de la rue et notre manque de discipline, nous avons perdu les élections législatives (en 2006) et ensuite, nous avons perdu Gaza», a déclaré M.Abbas devant les délégués du parti à Bethléem, en Cisjordanie.Le Fatah, qui exerçait jusqu’alors un contrôle sans partage sur l’Autorité palestinienne, avait été battu aux élections par le Hamas, avant d'être violemment délogé par le mouvement islamiste 18 mois plus tard par la force de la bande de Gaza.«Ce Congrès doit constituer une plateforme pour un nouveau départ, consolidant notre lutte pour atteindre nos principaux objectifs: la libération et l’indépendance, a affirmé M.Abbas, qui dirige le Fatah depuis le décès de son dirigeant historique Yasser Arafat en 2004.Nous devons tirer la leçon de nos erreurs et chercher en permanence à nous remettre en question et à rectifier notre façon d’agir.» Il s’agit du premier congrès général du mouvement depuis 1989 et seulement du sixième depuis sa création à la fin des années 1950.Dans le projet du programme politique soumis au Congrès, le Fatah souligne la volonté des Palestiniens de «reprendre l’initiative afin de sortir les négociations de paix de l'impasse» tout en réitérant le «droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation conformément à la loi internationale, y compris la lutte armée».«Tout en réitérant notre attachement à l’option de la paix et les négo- NAYEF HASHLAMOUN REUTERS Mahmoud Abbas dations, nous nous réservons le droit de recourir à la résistance légitime, garantie par le droit international», a dit M.Abbas dans son discours de plus de deux heures, louant plus particulièrement «la résistance populaire» pacifique.M.Abbas s’en est en outre pris au premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, l’accusant d’anéantir les chances d’une reprise des négociations de paix en refusant le gel de la colonisation et en excluant une restitution aux Palestiniens de la partie arabe de Jérusalem ou de la Vallée du Jourdain.Il a aussi accusé le gouvernement israélien de se livrer à une campagne de «purification ethnique» à Jérusa- lem-est, en détruisant des maisons arabes et en installant des colons dans des quartiers palestiniens.Le ministre israélien de l’Information Youli Edelstein a qualifié le Congrès de «déclaration de guerre» contre Israël, dans des propos rapportés par le site d’information YNet.«Ils disent explicitement qu’ils soutiennent la poursuite de la lutte armée», a-t-il dit.M.Abbas a en outre violemment critiqué les «putschistes» du Hamas, dénonçant notamment la «répression» qu’ils exercent à l’encontre du Fatah à Gaza et les accusant d’entraver le dialogue avec son parti en vue d’une réconciliation.Le Hamas a empêché quelque 400 autres délégués du Fatah de Gaza de se rendre à Bethléem pour y participer.«C’est un discours rempli de fanfaronnades et d’affabulations contre le Hamas», a réagi le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.Au cours de ce Congrès de trois jours, quelque 1900 délégués doivent renouveler le Comité central (21 membres) et le Conseil révolutionnaire (120 membres), principales instances du Fatah, et adopter un nouveau programme politique.Agence France-Presse MOHAMED NURELD1N ABDALLH REUTERS Lubna Hussein s’est adressée à ses collègues hier à Khartoum.Le «procès du pantalon» est reporté à septembre Une journaliste soudanaise risque 40 coups de fouet Décès de l’enquêteur du FBI qui a inspiré Mississipi Burning Jackson — L’ancien agent du FBI à la retraite, Jim Ingram, qui avait aidé les autorités fédérales et locales à rouvrir les dossiers de crimes enfouis de l’époque des droits civiques dans le Mississippi, est décédé à 77 ans.L’agent avait ouvert avec des collègues un bureau du FBI dans le Mississippi dans les semaines qui suivirent la disparition de trois militants des droits civiques, dans le comté de Neshoba, le 21 juin 1964.L’affaire a été portée à l’écran par le réalisateur Alan Parker sous le titre Mississippi Burning.Les agents fédéraux avaient retrouvé les corps de Michael Schwerner, James Chaney et Andrew Goldman, enterrés sous une digue de terre le 4 août 1964, à plusieurs kilomètres du lieu de leur enlèvement par des hommes du Ku Klux Klan.En 1967, sept hommes avaient été inculpés pour violations des droits civiques des hommes assassinés, un crime fédéral.Mais aucun ne devait faire alors plus de six ans de prison.Le jugement d’Edgar Ray Killen, un dirigeant du Klan et un prêcheur, n’avait pas abouti faute d’unanimité du jury.En 2005, quarante et un ans après le kidnapping, Ingram aidait les enquêteurs du Mississippi à reconstituer les faits, et finalement, le tribunal du comté de Neshoba parvenait à coincer Killen pour agression et pour avoir manigancé les meurtres.L’ancien chef du Klan est depuis en prison dans un pénitencier fédéral pour purger trois peines consécutives de 20 ans.Le ministre de la justice Jim Hood a estimé lundi que la contribution d’Ingram avait été décisive pour la réouverture des dossiers.Il avait frappé aux bonnes portes et persuadé des témoins de l’époque de parler aux autorités.Il avait ensuite repris l’enquête sur l'enlèvement et l’assassinat de deux adolescents noirs, Henry Heze-kiah Dee et Charles Eddie Moore, disparus le 2 mai 1964.Les restes de leurs squelettes étaient sortis du fleuve Mississippi deux mois plus tard, alors que les corps de Schwerner, Chaney et Goodman manquaient encore.Le sujet a été repris par le cinéaste français Bertrand Tavernier dans son dernier film Dans la Brume électrique.Associated Press EN BREF Inculpations au Xinjiang Pékin — Injustice chinoise a annoncé hier avoir inculpé 83 personnes sur les centaines qui ont été arrêtés après les violences meutrières au Xinjiang (nord-ouest) il y a près d’un mois.«Ils seront poursuivis pour meurtres, blessures volontaires, incendies volontaires et vols» a déclaré le procureur d’Urumqi Utiku’er Abudrehman, cité par l’agence Chine Nouvelle.Aucune date n’a encore été fixée pour les procès.Les émeutes ont fait 197 morts.-AFP Base militaire visée Melbourne — I.a police australienne a arrêté hier quatre terroristes présumés, soupçonnés de liens avec un groupe islamiste somalien, pour avoir planifié une attaque suicide contre une base militaire en Australie, qui aurait représenté le pire attentat terroriste contre le pays.Près de 400 policiers ont participé à l'opération, qui a conduit à l’arrestation à Melbourne des quatre hommes d’origines somalienne et libanaise, se Ion une source policière.Les quatre hommes sont accusés d’avoir projeté d'attaquer une caserne à l’arme automatique.- AFP MOHAMED OSMAN Khartoum — La police soudanaise est intervenue mardi à coups de gaz lacrymogènes et de matraques pour disperser la cinquantaine de Soudanaises, qui manifestaient devant le tribunal de Khartoum où une journaliste encourt 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon en public, en violation de la loi islamique en vigueur dans ce pays.Certaines des manifestantes portaient des pantalons en signe de solidarité avec Lubna Hussein, qui risque la flagellation pour «tenue indécente».Aucun blessé n’était signalé dans l’immédiat, mais des témoins ont dit avoir vu des policiers armés de matraque frapper l'un des avocats de la jeune femme, Manal Awad Khogali, tout en maintenant à l’écart journalistes et caméras.Pendant que la police dispersait la manifestation devant le tribunal de Khartoum, le juge a suspendu le procès de la jeune femme pour un mois, le temps de demander des éclaircissements au ministère soudanais des Affaires étrangères.Le procès, qui s’était ouvert mercredi dernier, avait été immédiatement ajourné pour permettre à la jeune femme de démissionner du service médias de la mission des Nations unies au Soudan (un poste qui lui aurait valu l’immunité).Un avocat de la défense, Jalal al-Sayed, a déclaré devant la presse hier que le juge voulait savoir si elle bénéficiait encore de l’immunité, ses supérieurs n’ayant pas encore accepté sa démission.lAibna Hussein faisait partie d’un groupe de 13 femmes interpellées le 3 juillet dernier lors d’une opération de police dans un célèbre café de la capitale soudanaise.Deux jours plus tard, dix d’entre elles ont été flagellées dans un poste de police et ont écopé d’une amende de 250 livres soudanaises (83 euros).Mais Lubna Hussein et deux autres femmes ont décidé d’aller jusqu'au procès, entendant en faire une tribune contre l’oppression de la femme par le régime islamique soudanais.Les pantalons sont considérés comme indécents dans la stricte interprétation de la charia, la loi islamique adopté par le régime de Khartoum depuis le coup d’Etat militaire conduit par le président Omar el-Béchir en 1989.Mme Hussein dit vouloir défier la loi et le code vestimentaire imposé aux femmes et a invité les travailleurs humanitaires, diplomates étrangers ainsi que ses conifères à venir assister au procès.Devant les journalistes, eÛe a dit espérer un verdict rapide mais a ajouté qu’elle ignorait si elle pourrait faire appel de la sentence.Les procès pour troubles de l’ordre public sont habituellement rapidement menés et les sentences appliquées pratiquement dans la foulée.«Je suis prête quoi qu'il puisse arriver», a dit Lubna Hussein à l’Associated Press, ajoutant que cette manifestation de femmes était la démonstration de ce que «les Soudanaises d’origines sociale ou politique différentes se tiennent à nos côtés».«Je n’ai pas peur de la flagellation [.] H ne s’agit pas de flagellation.Il s’agit de mon innocence.R s’agit de changer la loi», a-t-elle expliqué, précisant qu’elle était prête à porter l’affaire devant la cour constitutionnelle soudanaise si nécessaire.En cas de condamnation, Je suis prête à recevoir 40.000 coups de fouet», a-t-elle déclaré.Loubna Hussein portait mardi les mêmes vêtements que ceux qu’elle avait le jour de son arrestation, y compris son pantalon.Elle a expliqué mettre cette tenue chaque jour pour attirer l’attention sur son affaire.Devant le tribunal, certaines des manifestantes avaient aussi revêtu un pantalon tandis que d’autres portaient un hidjab, le voile islamique traditionnel recouvrant la tête et les épaules.«Nous sommes ici pour protester contre cette loi qui opprime les femmes et les avilit», a déclaré Amal Habani, une éditorialiste du quotidien Ajraa al-Hurria {Les Cbches de la liberté en arabe).La semaine dernière, l’union syndicale du personnel de l'ONU avait exhorté les autorités à ne pas fouetter Lubna Hussein, jugeant cette sanction cruelle, inhumaine et dégradante.Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est dit «profondément inquiet», soulignant que la flagellation constituait une violation des normes internationales en matière de droits de l’Homme.Associated Press L’opposition veut manifester lors de la prestation de serment d’Ahmadinejad Téhéran — Plusieurs blogs et sites Web réformateurs appellent les Iraniens à manifester dans les rues aujourd’hui pendant que le président Mahmoud Ahmadinejad prêtera serment au Parle ment pour un second mandat de quatre ans.Certains des sites et blogs appelant a des rassemblements mercredi sont liés au chef de file des réformateurs, Mir Hossein Moussavi, qui revendique la victoire au scrutin du 12 juin.On ignore si M.Moussavi ou l’autre candidat réformateur malheureux à l’élection, Mehdi Karroubi, participeront.Les protestataires sont invités à se réunir devant le Parlement (Majlis) pendant la cérémonie d’investiture à Téhéran, ainsi que sur des marchés importants dans les autres grandes villes du pays, bien qu'il faille s’attendre à une importante présence des forces de sécurité dans les rues étant donné la volonté du gouvernement de réprimer la contestation.Un repli est prévu sur les grandes places si nécessaire.Au moins 30 personnes sont mortes depuis le début des manifestations contre la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, et des centaines d’autres ont été arrêtées.Les défenseurs des droits de l’Homme citent des chiffres beaucoup plus élevés.Selon des témoins — les médias, surtout étrangers, ne peuvent pas travailler normalement dans le pays depuis le début des troubles, des accrochages se sont produits lundi soir dans le nord de Téhéran.Par ailleurs, un responsable des services de sécurité iranien a confirmé hier que trois Américains avaient été arrêtés près de la frontière avec le Kurdistan irakien pour être entrés illégalement» dans le pays.Des médias américains ont identifié les trois personnes, qui faisaient de la randonnée dans la région du Kurdistan irakien, tout proche de l’Iran, comme étant Shane Bauer, un photo-journaliste, Sara Shourd, une professeur d’anglais et Joshua Fattal, un aventurier passionné de voyages, tous âgés d’une vingtaine d’années.Agence France-Presse Associated Press Violences au cours du référendum au Niger BOUREIMA HA MA Niamey — Les bureaux de vote au Niger ont fermé mardi soir à l’issue du référendum controversé sur une nouvelle Constitution au cours duquel quelques heurts ont éclaté suivis d’arrestations.Le référendum sur une nouvelle Constitution, convoqué par le président Mamadou Tandja déterminé à rester au pouvoir malgré des critiques et un boycottage de l’opposition, a peu mobilisé.Les bureaux de vote ont fermé comme prévu à 19h.Dans le bureau de vote 52 du quartier Lazaret 1, à Niamey, «sur 492 inscrits, 115 électeurs ont voté», a indiqué la présidente du bureau qui a requis l’anonymat.Plusieurs sources policières et d’opposition ont fait état d’affrontements dans plusieurs villes de l’ouest entre opposants au scrutin et forces de l'ordre.Selon un policier interrogé par l'AFR la police a dispersé au gaz lacrymogène des manifestants dans la région de Tahoua (ouest) qui tentaient d’empêcher l’accès à deux bureaux de vote.Des incidents similaires ont eu lieu dans deux autres localités proches, selon un membre de la principale formation d’opposition, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNI)S).Le ministre de l’Intérieur Albadé Abouba a également affirmé à la radio que des individus avaient été arrêtés près de Dosso, à Birni N’Gaouré, «pour avoir violé les lois».A Niamey, les rues étaient quasiment vides et aucune file d'attente devant les urnes n’était visible.D’après la radio privée Anfani, la mobilisation était également faible à Zinder (sud-est), deuxième ville du pays, où quelques pneus avaient été brûlés tôt mardi matin.Quelque six millions de Nigériens devaient adopter ou non le nouveau texte permettant à Tandja — censé se retirer en décembre après deux quinquennats consécutifs — de rester au pouvoir jusqu’en 2012, puis de se représenter autant de fois qu’il le souhaite.L’opposition dénonce un «coup d'État» du président que la communauté internationale a tenté, en vain, de dissuader.Pour arriver à ses fins, Tandja a dissous le parlement le 26 mai, puis fin juin la Cour constitutionnelle qui jugeait ce référendum illégal.Il gouverne seul par décrets et ordonnances grâce aux «pouvoirs exceptionnels» qu’il s’est arrogés.De nombreux observateurs estiment qu’en voulant s’implanter au pouvoir, Tandja a «raté sa sortie» après dix ans de stabilité et un redressement économique dont il peut se flatter.Agence France-Presse LE DEVOIR, LE M E R (' R E I) I 5 A O fj T 2 0 0 9 A 6 EDITORIAL Afghanistan L’été meurtrier La tension monte en Afghanistan à la veille des élections du 20 août.Le nombre de morts s’accroît aussi, tant dans la population civile qu’au sein des forces de la coalition de l’OTAN, dont le mandat principal est d’empêcher l’insurrection talibane de discréditer le processus électoral.Pour la coalition, il s’agit d’un moment de vérité pour le succès de sa mission.: ML- Bernard Descôteaux e nouveau secrétaire général de l’OTAN, l’ex-premier ministre danois Fogh Anders Rasmussen, disait, alors qu’il prenait ses fonctions cette semaine, être convaincu du succès ultime de la coalition.On imagine bien qu’il se devait à son titre de dire une telle chose.On mesure par contre toute l’incertitude de ce succès, qui ne pourra venir qu’avec le transfert progressif de responsabilités aux Afghans en matière de sécurité.Quand?Laconiquement, M.Rasmussen répond: «Nous soutiendrons le peuple afghan aussi longtemps qu’il le faudra.» Il est clair que les Afghans ne pourront assumer cette responsabilité avant de nombreuses années.Sûrement pas avant que le contingent canadien basé à Kandahar rentre au pays en 2011.Dans une entrevue exclusive au Devoir, le bri-m gadier général Jonathan Vance, qui dirige ce contingent, l’avouait sans ambages: on est enco-^ re loin du jour où l’Armée nationale afghane '** ~ sera une armée professionnelle.f| ^ , Entre-temps, la coalition vit un été sanglant.Au cours du seul mois de juillet, elle a perdu 75 soldats, un bilan qui s’alourdira sans doute d’ici le 20 août.L’insurrection talibane est active sur tous les fronts, cherchant à déstabiliser le pays pour que les Afghans ne sortent pas voter.S’ils réussissaient, la crédibilité du prochain gouvernement en serait affectée, tant aux yeux des pays occidentaux que de la population afghane.Un recul que la coalition ne peut se permettre.Depuis qu’elle a pris la direction des opérations, l’OTAN piétine.Un comité parlementaire britannique le constatait il y a quelques jours dans un rapport très critique faisant état de l’impossibilité de mettre en place dans la province de Helmand, qui est sous la responsabilité de la Grande-Bretagne, l’approche intégrée liant sécurité, développement et bonne gouvernance.L’instabilité y est trop grande pour faire autre chose qu’assurer la sécurité de la population.Cela est vrai dans plusieurs autres provinces.Il y a aujourd’hui 64 000 soldats de l’OTAN en Afghanistan, grâce notamment à une augmentation substantielle du contingent américain.Il en faudrait beaucoup plus, plaide le nouveau secrétaire général de l’OTAN, qui veut convaincre les pays de l’Union européenne de s’engager dans cet effort collectif.Or, les opinions publiques sont opposées à un engagement militaire actif.Elles ne sont pas prêtes à en payer le prix en vies humaines qui s’ensuit.Ici, les l29 soldats canadiens tués au combat pèsent lourd.A la veille de possibles élections cet automne, il ne faut pas compter sur la volonté du gouvernement Harper à ouvrir un débat à cet égard.Il maintient avec fermeté la fin des missions de combat pour les troupes canadiennes en Afghanistan en juillet 2011.Pour autant, les pressions pour qu’il en soit autrement ne cesseront pas.Elles viendront tant de Washington que de Bruxelles.Pour y résister, le prochain gouvernement, qu’il soit conservateur ou libéral, devra se sentir lié par l’opinion des Canadiens.Pour qu’il en soit ainsi, il faudra que, si élections il y a, les enjeux de cette guerre soient posés et que les partis politiques se commettent clairement Sécurité routière Connerie au volant a Sûreté du Québec a fait savoir dimanche, non sans s’en réjouir humblement, que le nombre de personnes décédées dans des accidents de la route pendant les vacances de la construction avait sensiblement dimi-J nué par rapport à l’année dernière, passant de 29 à 19.=LJ1 Preuve, a estimé la SQ, que la répression policière a son efficacité, ce qui n’est évidemment pas faux.Tout le monde sait en revanche parfaitement bien que cette amélioration du bilan routier ne dénote guère dans l’esprit du commun des automobilistes québécois un plus grand souci de la sécurité routière.Le respect des lois sur nos routes et dans nos rues se résume souvent, encore et toujours, au jeu du chat et de la souris: celui ou celle qui se fait prendre s’estime, au fond, plus malchanceux que fautif.Le hasard veut que notre part d’inconscience routière ait été mise en lumière ces derniers jours par deux incidents.Le premier est très triste: il a coûté la vie vendredi dernier à Gabrielle Dionne, cette adolescente de 17 ans tombée d’une voiture en mouvement en s’amusant à faire du «car surfing» à Drummond-ville.On doit la seconde nouvelle à un clip in-nocemment diffusé sur YouTube où l’on voit ^ un gamin de sept ans, filmé par son père, au T**! ^ * volant d’une voiture qui roule à 70 km/h sur * “ une route forestière de la Côte-Nord pendant que sa mère, inquiète, et sa petite sœur sont assises sur la banquette arrière.Les incidents ont immédiatement réveillé le réflexe qui consiste à pointer l’irresponsabilité Gtrv parentale, par-dessus tout.Difficile de ne pas la Taillefer pointer, en effet, dans le cas de papa filmant fiston.Encore qu’il y a des limites à culpabiliser systématiquement les parents.Les responsabilités sont éminemment plus partagées.Nous baignons dans une culture de la vitesse (réelle) et du risque (fictif).L’automobiliste est l’un de ses principaux messagers.Ce qui n’est pas sans paradoxe: l’automobile a créé autour d’elle un sentiment d’invulnérabilité.Pour tout le reste, nous tenons absolument à nous prémunir, et à prémunir nos enfants, contre le plus petit danger.Comment améliorer la sécurité routière au Québec?Par l’éducation, bien entendu.Par une répression accrue qui, loin d’être une panacée, mériterait d’être mieux ciblée.Vrai que le bilan routier a eu tendance à s’améliorer ces dernières années.Mais nous demeurons collectivement coupables d'une série de comportements dangereux, sinon de gestes d’incivilité, qui consistent à conduire en état d’ébriété, à rouler trop vite près d’une école, à ralentir à peine à l’approche d’un chantier de construction, à doubler par la droite, à refuser absurdement de se servir des clignotants.D-s statistiques n’émeuvent jamais personne.Elles le devraient pourtant.Les accidents de la route ont fait 557 décès au Québec l’année dernière.gtaiUeferia ledevoir.com LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE lO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directrice de l’information JOSÉE BOILEAU Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND « CAR uo9'ab-ûÇ ÇCCl&Torf£ ÉWG(u£ LE RttoüP PE tA Fl MOM^EAI t» 2°io V r°rei , f PouK ftf .Dü r VE LETTRES La dernière fois En comparant le récital de Juliette Gréco aux genres littéraires, je dirais qu’il ne s'agit ni d’une suite de poèmes ni d’une nouvelle, mais plutôt d’un essai.Son récital est construit chanson par chanson et constitue une réflexion sur la vie, la mort, l’amour, mais il est aussi une dénonciation de l’horreur, de la guerre, de la haine.C’est un appel à l’espoir sans déclaration, sans commentaire, uniquement par la voix et la gestuelle.Une gestuelle très étudiée, sobre, discrète, pleine de grâce.Son récital est aussi, pourrait-on dire, une anthologie personnelle, sans cesse recomposée, modifiée ou enrichie, dans ses pages et ses chapitres par ses juxtapositions ou ses oppositions.Elle ne donnera pas de rappels.Les applaudissements se prolongent et elle revient saluer discrètement plusieurs fois, non pas au centre de la scène, mais sur le côté, à la sortie des coulisses.Elle salue humblement.Elle s’incline comme pour une révérence.Elle se retire, un peu voûtée, lentement.C’est un adieu.Elle ne reviendra plus.Elle a 82 ans.J’avais 20 ans quand je l’ai entendue pour la première fois.Un jour, il y a près de 30 ans, elle a enregistré une série de mes poèmes pour la radio de Radio-Canada.Hier soir, je l’ai vue pour la dernière fois.Oui, un adieu.Jean-Guy Pilon Le 3 août 2009 Point final sur les PPP Chaque fois que nous tentons de débattre publiquement et rationnellement de Tutilisation des PPP, il s’écrit et se dit beaucoup de choses, certaines souvent plus éclairées que d’autres.Pour clore la discussion, demandons-nous ce qui est le plus avantageux pour la population et les contribuables québécois?La réalisation de projets d’envergure comporte toujours des risques sérieux de dépassement de coûts et de retards.La question de fond est de déterminer qui assumera les risques de dérapage.Force est de constater qu’il y a des projets qui réussissent très bien et d’autres qui se transforment en gouffres financiers.Nul besoin de retourner très loin dans le temps pour trouver des exemples flagrants: pensons simplement aux projets de l’îlot Voyageur et du métro de Laval pour lesquels, justement, on n’a pas utilisé le mode PPP Ce sont les contribuables qui doivent assumer la facture du dérapage de ces deux projets.Et c’est ce qu’il faut éviter pour l’avenir.Voilà justement le grand avantage des PPP, s’il faut en choisir un seul.Ils permettent de partager les risques entre l’Etat et le secteur privé en fonction de celui qui est en meilleure position pour les gérer.Soyons clairs: que la réalisation d’un projet d’infrastructure se fasse en mode conventionnel ou en mode PPP, ce sont des entreprises du secteur privé qui le réaliseront.L’objectif est de faire en sorte que la structure retenue favorisera une responsabilisation des entreprises sélectionnées pour les risques associés au projet.Nous ne le répéterons jamais assez, les PPP ne sont pas une panacée, mais chaque projet nécessite la meilleure analyse possible, une analyse qui tienne compte de toutes les options possibles.Qui sait, en utilisant les PPP à bon escient, peut-être que le Québec pourrait obtenir la cote de crédit AA de l’Ontario et même la cote AAA de l’Alberta ou de la Colombie-Britannique, des provinces qui utilisent avec succès les PPP lorsque la situation s’y prête.Ce qui est certain, c’est qu’en éliminant catégoriquement les PPP du processus décisionnel, nous nous privons collectivement de la chance de bénéficier de projets d’envergure réalisés à moindres risques et à moindres coûts pour la population et les contribuables québécois.Françoise Bertrand Présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) Ij: 31 juillet 2009 Nécessaire nationalisme Dans sa lettre du 30 juillet 2009, Jimmy Lee Gordon nous met en garde contre les dangers du nationalisme.Curieusement, la conclusion de sa lettre nous permet de dire que le nationalisme est nécessaire et utile.En effet, la conclusion de monsieur Gordon se lit comme suit: «Il serait temps que le Québec devienne réellement le bastion d’humanité que son histoire et sa population lui permettent d’être; il est temps que le Québec sorte de sa névrose identitaire».Bravo! Monsieur Gordon invite le Québec à s’affirmer haut et fort comme antidote à une névrose afin qu’il devienne «un bastion d’humanité».Or, pour une nation (ou un peuple), l’affirmation passe par le nationalisme.Il n’y a pas d’autre chemin.Ce que monsieur Gordon appelle de tous ses vœux ne peut s’obtenir que par ce qui lui fait peur.Il y a là une contradiction fondamentale qui doit être expliquée.Certes, le nationalisme comporte des dangers.Traverser la rue ou l’océan Atlantique aussi.Evitons-nous de traverser la rue ou l’océan pour autant?Non! Alors.Sans nationalisme, un peuple ne va nulle part.De la même façon que sans personnalité, un individu ne va nulle part.On peut donc difficilement accepter le discours de monsieur Gordon, à moins que le Québec ne veuille pas (ou plus) s’affirmer.Autant dire que le Québec est un «nobody» (excusez l’anglicisme).laïc I^forest Saint-Jean sur le Richelieu, le 3 août 2009 LIBRE OPINION Une deuxième vie pour Malartic ANDRÉ VEZEAU Maire de Malartic La venue du projet de mine d’or à ciel ouvert de la Corporation minière Osisko a eu l’effet pour la Ville de Malartic de recommencer son développement économique beaucoup plus rapidement qu’on ne pouvait l’imaginer.En effet, la récession économique a durement frappé la communauté, à cause de la fermeture de deux grandes industries, et la population malarticoise vivait une période difficile depuis plusieurs années.En 2005, la Corporation minière Osisko nous faisait miroiter la reprise économique de la ville par leur projet.Aujourd’hui, l’économie dans cette petite ville minière qu’est Malartic connaît une croissance quasi inespérée.I>e rapport du BAPE a confirmé que les différents ministères, organismes gouvernementaux, ainsi que la Corporation minière Osisko ont écouté et entendu tant les demandes de la population que celles du conseil municipal.Et qu'ils ont tenu compte du bien-être des citoyens.Parmi les conditions émises dans le rapport du BAPE, on retrouve tout ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable de la ville de Malartic.En mai 2009, la Ville de Malartic a conclu une entente avec la Corporation afin de s’assurer d’avoir pour sa population l’eau potable de qualité en quantité suffisante pour les années à venir.Nous sommes heureux de la collaboration de la Corporation dans ce dossier.D’ailleurs, les recherches en eau potable sont commencées par nos professionnels.Par ailleurs, afin de s’assurer que la Corporation respecte toutes les règles, un comité de suivi environnemental sera mis sur pied.À la suite du déménagement de plusieurs résidences privées, des travaux ont été entrepris, et certains sont déjà terminés ou presque, tels que la construction de l’école primaire Des Explorateurs, de l’établissement d’éducation aux adultes Le Trait d’Union, du CHSLD Saint-Martin, des HLM Germain Paquette, du CPE Bambin et Câlin, du centre culturel et récréatif avec salle de spectacle multifonctionnelle, et plus de 100 millions dollars ont été investis.Des emplois ont été créés pour les gens, tant sur le plan local et régional qu’à l'échelle provinciale, et on a vu dans la ville de Malartic une augmentation du nombre de commerces et de services.La Corporation minière Osisko fait preuve d’une collaboration et d’une transparence sans précédent au Québec.Le respect envers notre population, nos citoyens et sa collaboration avec la Ville démontrent le savoir-vivre de la Corporation minière Osisko.En agissant ainsi, la Corporation fait preuve d’une volonté qui va au-delà des attentes normales d’une municipalité dans les circonstances.Après le scepticisme d’une partie de la population face à ce projet, on sent vraiment une effervescence dans la communauté: la fierté revient, les gens rénovent, il y a un vent d’optimiste palpable.Maintenant, pour assurer le bien-être à long terme de nos gens, de nos travailleurs, de nos commerçants, de nos visiteurs, nous espérons que le gouvernement du Québec ne tardera pas à émettre les permis et autorisations nécessaires à l’exploitation de cette mine.A vous tous qui êtes plus ou moins engagés chez nous, soyez assurés que les instances concernées, et plus particulièrement la Ville de Malartic, s’assurent de la bonne marche du projet en l’encadrant selon les besoins et les demandes des citoyens de Malartic.• • *, cmwwt: cm c< ' -.r-;, -c c * c.• -.T ¦ * - • B Quelques mises au sur les crimes dits IDERS point s’imposent d’honneur YANNIS BKHRj\KIS REUTERS Une jeune Afghane montre son «sage en public.Dans un univers normatif qui définit l’honneur à partir de la pureté sexuelle des femmes de la famille, le «comportement immoral» de l’une des parentes jette le déshonneur sur toute la famille et la fait chuter dans un «coma social».SIRMA BILGE Professeure Département de sociologie Université de Montréal es déclarations de la police ontarienne insinuant que le quadruple meurtre de Kingston puisse être un «crime d’honneur» ont connu un important retentissement médiatique, déclenchant un débat sur ce terme.Si d’aucuns ne semblent pas avoir besoin d’enquête policière pour connaître les mobiles du crime, je propose de scruter ce concept loin des spéculations.Le terme «crime d’honneur» couvre un ensemble de violences intrafamiliales infligées aux femmes par leurs proches parents masculins pour cause de «comportement immoral» réel ou putatif.Si l’exemple type d’un crime d’honneur est le meurtre d’une femme par son père ou son frère pour avoir eu, ou être soupçonnée d’avoir eu, des relations sexuelles prémaritales ou extraconjugales, d’autres violences (séquestration, enlèvement, mariage forcé, agression.) entrent aussi dans cette catégorie.Parfois, les hommes avec qui ces femmes auraient «fauté» sont également victimes de crimes d’honneur.Un meurtre d’honneur est souvent prémédité, et ceci joue un rôle déterminant sur les moyens de défense disponibles aux accusés.Si, au Canada, les tentatives d’utiliser la «défense de provocation» (laquelle permet d’obtenir une réduction de peine en transformant l’accusation de meurtre au premier degré à homicide involontaire coupable) dans les cas de meurtre d’honneur échouent, c’est parce que le Code criminel canadien exclut les meurtres prémédités de la défense de provocation.Aussi, l’auteur d’un meurtre d’honneur agit rarement seul.Il trouve dans son cercle de re- lations sociales immédiates, au sein de sa famille et de sa communauté (clan, village.), des personnes appuyant son acte, qui sont prêtes à l’ostraciser s’il s’abstient de punir la femme «fautive» et de laver le déshonneur par le sang.Il faut savoir que dans un univers normatif régi par ce type de code qui définit l’honneur à partir de la pureté sexuelle des femmes de la famille, le «comportement immoral» de l’une des parentes jette le déshonneur sur toute la famille et la fait chuter dans un «coma social».Les relations d’amitié, de voisinage, voire commerciales, se trouvent affectées; les hommes de la famille devenant moins que des hommes, à qui personne ne voudra marier ses filles, les femmes de la famille étant perçues comme prêtes à suivre les pas de leur parente immorale.Bref, derrière les crimes d’honneur se profile une toile complexe et extrêmement contraignante de relations et de devoirs; les «confidences» de meurtriers en disent long sur leur obligation morale de tuer leur parente qui a dégradé l’honneur familial, sur la forte pression sociale et psychologique exercée par leurs familles et communautés sous laquelle ils ont commis leur crime.Cette complicité de la collectivité, qui caractérise la plupart des crimes d’honneur, est malheureusement rarement prise en considération.Complaisance de l’État Au-delà de la complicité de la collectivité, pour plusieurs pays du Moyen-Orient, de l’Asie du Sud, mais aussi de l’Amérique latine (comme au Brésil et en Uruguay) on peut, parler d’une complaisance de l’Etat qui se manifeste entre autres dans les codes pénaux octroyant exemptions ou réductions de peines aux crimes d’honneur.La situation est différente en Occident, où ce type de crime a rarement bénéficié d’un traitement d’exception; les cas de meurtres où la «culture», dont le sens d’honneur spécifique de l’accusé, a permis de réduire la peine se comptent sur les doigts d’une main.Ces dérives judi- ciaires ont attiré à juste titre de vives critiques, rendant les magistrats plus attentifs au détournement de la défense de provocation de son objectif.Dans une affaire de meurtre prémédité en 2006, la Cour d’appel d’Ontario a rejeté l’utilisation de la défense de provocation (et des arguments culturels qui s’y insèrent), confirmant la condamnation du ipari canadien originaire des Emirats arabes unis à 25 ans de réclusion pour le meurtre au premier degré de sa femme, qu’il disait soupçonner d’adultère.La Cour a déclaré que le droit criminel canadien ne pouvait accepter qu’un système de croyances contraire aux valeurs canadiennes fondamentales, dont l’égalité des sexes, puisse constituer le fondement d’une défense de provocation contre une accusation de meurtre.Dans un cas de double meurtre commis à Ottawa en 2006, les avocats de l’accusé ont aussi échoué à faire valoir une défense de provocation, précisément la notion d’«atteinte à l'honneur familial» comme source de provocation.Le jugement rendu en mai 2009 déclare coupable le jeune Canadien d’origine afghane, accusé d’avoir tué sa sœur et son fiancé, parce que son père n’approuvait pas leurs fiançailles et que sa sœur avait déménagé chez sa future belle-famille, de meurtre au premier degré, ce qui entraîne une peine automatique de perpétuité sans possibilité de libération avant 25 ans.On ne peut donc pas dire que les crimes d’honneur bénéficient d’un traitement d’exception ou d’une quelconque réduction de peine dans les tribunaux occidentaux.Les magistratures refusent de considérer le sens d’honneur spécifique d’un accusé du fait de sa culture comme circonstance atténuante, et les auteurs de ces crimes prémédités écopent souvent des peines maximales prévues par la loi.Pourtant, la question de l’interprétation du crime d’honneur demeure entière.Une culture de groupe Si on se fie aux expériences d’autres pays occidentaux confrontés à ce problème avant le Canada, deux écueils d’interprétation sont à éviter: l’un consiste à individualiser à outrance la question, à tel point que chaque fois il s’agira de la «folie» d’un individu, à la rigueur d’une famille: on parlera d’une déviance, d’une pathologie individuelle.L’autre consiste au contraire à généraliser à outrance la question, à tel point qu’il s’agira d’un problème universel qui n’a aucune spécificité et qui relève d’une domination masculine sans frontières, de l’oppression patriarcale univer- selle.Certes, les dimensions individuelles et universelles ne sont pas insignifiantes dans la problématique des violences faites aux femmes, mais le grand absent des interprétations axées sur l’une ou l’autre optique est la dimension «groupale».Force est d’admettre que les victimes de meurtres d’honneur ne sont pas tuées uniquement parce qu’elles sont des femmes (la «femme universelle»), mais parce qu’elles sont des femmes appartenant à certains groupes constituant des communautés morales précises, ayant un système de valeurs, disons-le une culture, communs.Ces femmes sont tuées en tant que membres féminins de ces groupes ayant transgressé le code d’honneur.Cette réticence à parler des crimes d’honneur autrement que comme pathologies individuelles ou exemple supplémentaire de la structure patriarcale universelle cache deux choses.D’une part, on craint que considérer les crimes d’honneur comme des manifestations historiquement et culturellement spécifiques de la violence faite aux femmes ouvre la voie à un relativisme pouvant conduire à leur accommodement (comme des réductions de peines).D’autre part, on redoute de se faire accuser de racisme, plus précisément d’essentialisme culturel, qui consiste à généraliser ces pratiques à un groupe entier et à occulter la diversité et la dissidence à l’intérieur du groupe.Or, si la spécificité culturelle du groupe est approchée d’une manière non essentialiste, les principes moraux mobilisés par les femmes et les hommes luttant contre les crimes d’honneur et issus des communautés touchées par ces pratiques doivent être vus comme faisant autant partie de la culture de ces groupes que le sont les principes utilisés pour les légitimer.Bien entendu, tenir compte de la dimension culturelle des crimes d’honneur ne revient pas à occulter les autres dynamiques (économiques, politiques.) qui s’y déploient.In fine, la manière juste de parler de ces crimes reste à inventer; l’efficacité des luttes à venir en dépend.À la recherche d’une façon plus rapide, plus flexible et mieux adaptée de produire du logement social FRANÇOIS DES ROSIERS, PH.D.Faculté des sciences de l’administration Université Laval lr==j ans son dernier budget, rendu public en D janvier dernier, le gouvernement fédéral annonçait un programme d’aide au logement social de quelque deux milliards, dont près du quart (475 millions) pour —.-I la production de nouvelles unités desti- nées aux aînés à faible revenu et aux personnes handicapées.Toute la question est de savoir si les fonds consacrés aux nouveaux projet^ seront distribués rapidement et équitablement.A la suite de cette annonce, le gouvernement du Québec, par la SHQ, engageait des pourparlers avec Ottawa pour obtenir sa part du gâteau, mais l’entente n’est pas encore ficelée et les premières pelletées de terre ne sont donc pas pour demain.Le problème est le même en Ontario, où les projets que la Ville de Toronto a devancés de plusieurs mois attendent toujours l’aval de la province.A quoi doit-on attribuer une telle lenteur des mises en chantier au pays?Chez nos voisins du sud, dont le nouveau président Obama n’est pourtant entré en fonction qu’à la mi-janvier, on a adopté un plan similairç en un mois seulement, et dès le début d'avril l’État de New York rendait publiques les sommes réservées aux projets déjà planifiés.Il y a deux mois, la Californie fixait pour sa part à juin la date limite de soumission pour les nouveaux projets.Si les choses avancent plus vite aux États-Unis, c’est qu’il y existe un programme d’incitation fiscale à la construction de logement social très efficace, le Low-lncome Housing Tax Credit (LIHTC), en vertu duquel les ordres de gouvernement inférieurs accordent aux promoteurs retenus des crédits d'impôt fédé- raux pour la construction de logements sociaux.Or, il n’y a rien de tel au Canada.Il est tout à fait justifiable de financer la production d’unités locatives destinées aux ménages à revenus faibles ou modestes via le système fiscal, et ce, pour plusieurs raisons.Par souci d’équité d’abord, puisque les propriétaires d’une résidence principale sont implicitement largement subventionnés du fait de la non-imposition du gain en capital au moment de la disposition.Un pro- gramme de crédits d’impôt destiné au marché locatif permettrait donc de réduire l’écart sur ce plan.Un second avantage découlant de l’implantation d’un tel programme au Canada tient à ce qu’il place les organismes sans but lucratif sur le même pied que les promoteurs classiques en leur donnant accès à l’amortissement fiscal (ACC).Cette mesure, dont l’efficacité en tant qu’incitatif a fait ses preuves, aurait pour effet de hausser la rentabilité de l'investisseur détenteur des crédits de taxes.Troisièmement, le programme LIHTC américain a fait preuve d’une remarquable robustesse sur le plan politique: introduit sous l’administration Reagan, bonifié par la suite, il est aujourd'hui utilisé par l’administration Obama comme l’un des leviers du plan de relance économique.Quatriè-mement, un progranune de crédits d’impôt réduirait les délais de production des unités dans la me- sure où les provinces, aux prises avec des contractions budgétaires, ne seraient pas soumises à une contrepartie financière obligatoire, éliminant du même coup les lenteurs administratives occasionnées par les négociations fédérales-provinciales.Enfin, en se dotant d’un tel progranune, le Canada permettrait aux provinces d’aiderfensemble des locataires aux prises avec un problème d’accessibilité financière au logement, et pas seulement les quelques privilégiés qui ont accès au logement social.En effet, le programme de crédits d’impôt présente l’avantage de servir de complément aux programmes existants, tels que {’Allocation-logement et le Supplément au loyer, qu’il contribue à renforcer.Bien que l’Allocation-loge-ment, qui vient en aide à quelque 125 000 locataires au Québec, demeure l’une des meilleures façons d’aider les ménages dans le besoin, ses critères d’admissibilité le rendent peu généreux et de moins en moins accessible.Face à la nécessité de développer de nouveaux outils pour la production d’unités locatives destinées aux ménages à revenus faibles et modestes, un programme de crédits d’impôt pour le logement social s’avère la solution la plus appropriée.Un tel programme présente le double avantage d'être à la fois transparent et flexible.Dans son adaptation canadienne, l’exigence fondamentale pourrait se réduire à ceci: l'aide devrait aller aux projets locatifs offrant des unités à loyer abordable et desservant des clientèles à revenus faibles et modestes.Tant les promoteurs à but lucratif qu’à but non lucratif pourraient participer, les provinces allouant les res- sources sur la base de critères détaillés rendus publics.C’est grâce à l’existence d’un plan d’al-îocation mis au point avant Je déclenchement de la crise financière que les États de New York et de la Californie ont été en mesure de réagir si rapidement et d’allouer les fonds là où les besoins étaient les plus criants.Ainsi, tandis que la Colombie-Britannique devait quémander auprès d’Ottawa la permission de détourner vers les sans-abri les sommes destinées aux personnes âgées et aux personnes handicapées, la Californie avait les mains libres de toute contrainte.On serait évidemment en droit de douter de l’efficacité du programme LIHTC américain dans le contexte économique qui prévaut actuellement, les firmes de promotion qui se sont vues allouer des crédits ne pouvant aller de l'avant que si elles trouvent des investisseurs pour les acheter.C'est à la fois une force et une faiblesse de cette formule qui, d’une part, assure un suivi de la part des investisseurs, mais d’autre part, s’avère vulnérable lorsque les marchés paralysent.Et pourtant, grâce au plan de relance Obama, les 50 plus importants promoteurs impliqués dans la production de logements sociaux rapportaient en mai une hausse de 12 % dans la production d’unités par rapport à la même période l’an dernier.Il est plus que temps que le gouvernement du Canada mette sur pied un programme de crédits d’impôt pour le logement social à l’instar de ce qui se fait depuis une vingtaine d’années chez nos voisins du sud.Un tel programme fournirait de l’emploi en quelques mois par le recyclage des projets de condos, les investisseurs pouvant bénéficier des crédits d’impôt dès 2010.La solidité de notrç système financier, plus robuste que celui des États-Unis, constitue une garantie de succès pour une telle formule.Il est plus que temps que le gouvernement du Canada mette sur pied un programme de crédits d’impôt pour le logement social, à l’instar de ce qui se fait depuis une vingtaine d’années chez nos voisins du sud L’ÉQUIPK DU DEVOIR RÉDACTION Infor ni h lion générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Marie'-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Stéphane Baillargeon (general), Clairanclrée Cauchy (éducation), Jeanne Caniveau (affaires municipales), Fabien I Jcglise (consommation), Jean Dion (sports), louis-Gilles Krancœur (environnement), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et/hits de soeiété), I/ntise-Maude Rioux Soucy (santé), Alexandre Shields (général), Htilipix* l’apineau (pupitre) ; information |N)lili«|ue : Michel David (chroniqueur), Hélène Ruzzetti et Alee Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Kobitaille et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires h Québec), Kathleen I-évesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres).Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end).Julie Carpentier (pupitre) : information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), François Desjardina (reporter), Fric Desrosiers (reporter), Claude Turcotte (reporter), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste), Claude I-évesque (reporter), Jean-Pierre D'gault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoit Munger (responsable du site Internet), Fmilie Folie-Boivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction): Jean-Jacques Coulonibe et F tienne Plnmondon F.moml (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier Spéeiel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBLICITÉ Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette, Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers.Jean-François Bosse.Manon Bollard, Marlène Cété.Richard Douangmaia, Amélie Maltais, Claire Paquet.Klyssa Porlier, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebnï (publicitaires), Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Oliviei Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantata.Richard Des Cormiers, Donald Fllion, Yannick Morin.Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Ynnick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTR1BITION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Maric-l-unc Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olenn Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine iafleur, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross. L K I) E V 0 I K .I.E M E K C K E I) I 5 A 0 f T 2 0 0 9 ACTUALITES MEDECINS SUITE DE LA PAGE 1 ontariens ont des incitatijs pour venir pratiquer au Québec.Le Québec est perdant sur toute la ligne», a-t-il dit, ajoutant que l’Ontario a quant à elle tout ce qu’il faut pour «vider l’Outaouais de son personnel médical».Si le Québec tarde à ouvrir toutes grandes ses portes aux médecins ontariens, c’est que l’Office des professions travaille encore sur la réglementation d’un tel accord.«Est-ce que c’est conforme aux normes, est-ce que le Collège devra retravailler un petit peu son règlement avant qu’il soit apte à être adopté?C’est la-dessus qu’on travaille», a indiqué Jean-Paul Dutrisac, président de l’Office des professions du Québec.Devant le dépôt d’une série d’ententes-cadres avec les différents ordres du Québec et ceux de provinces canadiennes et de France, M.Dutrisac reconnaît toutefois être quelque peu débordé.«Pas dans le sens qu’on ne peut pas suffire à la tâche, mais c’est vrai qu’il y a une inflation de dépôts de réglementations.On doit les traiter une à une», a-t-il ajouté.Selon lui, les barrières québécoises seront complètement levées d’ici quelques mois.Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Deux jeunes lecteurs avidçs de science-fiction, Anaïs et Laurent Bouchard, fouillaient hier parmi les œuvres proposées à L’Echange, avenue Mont-Royal, à l’avant-veille du 67*' Congrès mondial de science-fiction qui démarre demain à Montréal.SCIENCE-FICTION SUITE DE LA PAGE 1 monde du Logan’s Run imaginé par William E Nolan et George Clayton Johnson.Elle va malgré tout animer les discussions, dès demain, à l’occasion du 67' Congrès mondial de science-fiction, fl ouvre ses portes à Montréal pour cinq jours, le temps d’une incursion dans les aspects romanesque, cinématographique, bédéesque, graphique ou encore costumier de la science-fiction, un univers que le monde de l’éducation, au Québec comme ailleurs sur la planète — et même plus loin —, gagnerait, selon plusieurs, à explorer.Pour mieux en tirer profit.«La science-fiction, c’est un outil pédagogique d’une incroyable efficacité», lance à l’autre bout du fil la romancière Elisabeth Vonarburg, invitée d’honneur de cette rencontre internationale et figure de proue de la littérature spéculative façonnée ici.«C’est m genre qui permet d’éveiller les jeunes esprits au monde qui les entoure sans les placer dans leur ici maintenant, et qui offre également la possibilité de les sensibiliser à la science, à la littérature, à la logique, à l’éthique, à la sociologie, tout en les entraînant à utiliser leur imagination pour voir les choses autrement.» La diversité du programme d’Anticipation — c’est le nom donné à ce congrès tenu pour la première fois de son histoire dans une ville francophone —tend d’ailleurs à le démontrer.Après Denver, l’an dernier, et avant Melbourne, l’an prochain, les 4000 amateurs et constructeurs de science-fiction attendus vont jusqu’à lundi, au Palais des Congrès, échanger sur la disparition possible des hommes-soldats dans les guerres, le développement technologique en matière de lieux d’aisances, les liens entre passé et science-fiction, le relativisme, le paysage comme personnage, les nouveautés en matière d’astronomie, la baladodiffusion, la technologie comme vecteur d’abolition des genres, la pathologie des changements climatiques ou encore la ville, habitat préféré de la science-fiction.Entre autres.Le maelstrom est évident Et contrairement aux renaissances de Jeff dans le Replay de Ken Grim-wood, il est aussi très facile à comprendre.«La science-fiction, c'est une littérature d’idées», résume Jean Pettigrew, éditeur chez A Lire et spécialiste de la science-fiction francophone d’Amérique.L’homme doit prendre part demain à une table ronde, dans le cadre du Congrès, sur «la plus grande place qui pourrait être attribuée à la science-fiction dans les écoles au Québec».Des fusées pour faire lire Le questionnement n’est pas nouveau.Mais à une époque où la désaffection des bancs d’école par des vagues croissantes de jeunes hommes fait sensation, dans le monde réel, ce questionnement mérite selon lui d’être ramené sur le dessus de la pile.«Dans les écoles, on a de la difficulté à faire lire les garçons, poursuit-il.Or, ce genre littéraire en est un de vraisemblance, mais aussi d’anticipation et de raisonnement, qui va plus facilement toucher cette clientèle.L’exploration des idées intéresse les garçons, et quand, en plus, ça se passe dans l’espace, c’est encore mieux.» 1759 Le marathon littéraire de Québec pose un grand défi logistique en raison de sa durée CLINTON La Maison-Blanche aurait avalisé la mission de Bill Clinton, planifiée secrètement depuis quelques semaines SUITE DE LA PAGE 1 communiqué, avant la rencontre entre les deux hommes, que la Maison-Blanche ne ferait pas de commentaires sur l’initiative «purement privée» de M.Clinton.Elle a plutôt insisté sur le fait que la visite de Bill Clinton était une mission humanitaire destinée seulement à garantir la libération de Laura ling et Euna Lee.La Maison-Blanche avait avalisé la mission, planifiée secrètement depuis quelques semaines, selon le site Internet d’analyse politique politi-co.com, citant une source non identifiée.Les familles des deux reporters auraient pris contact avec l’ancien président après avoir appris du gouvernement nord-coréen qu’il libérerait les deux femmes si Bill Clinton se rendait sur place, toujours selon politico.com.Condamnées à la prison à vie Les deux journalistes de la chaîne de télévision Currently, Laura Ling et Euna Lee, ont été arrêtées le 17 mars alors qu’elles venaient d’entrer — illégalement — en territoire nord-coréen à partir de la Chine.Moins de trois mois plus tard, elles ont été condamnées à 12 ans de travaux forcés pour avoir franchi la frontière sans autorisation, pour «dénigrement» du régime, et pour un «crime grave» dont les juges n’ont pas précisé la teneur.Alors que les deux Etats sont à couteaux tirés, le mari de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a été accueilli à l’aéroport Sunan de Pyongyang par le vice-président du présidium de l’Assemblée suprême du peuple, Yang Hyong Sop, et le vice-ministre des Affaires étrangères, Kim Kye-Gwan, selon KCNA.Des images télévisées ont montré Bill Clinton en costume noir salué à sa descente d’avion par de hauts responsables nord-coréens et serrant la main d’une petite fille qui lui avait remis un bouquet de fleurs.«Kim Jong-Il a souhaité la bienvenue à Clinton en République populaire démocratique de Corée et a eu un échange exhaustif avec lui.Il y a eu un large tour d’horizon sur les questions d’intérêt commun», a fait savoir l’agence officielle nord-coréenne.La conversation s’est déroulée «dans une atmosphère cordiale», lors d’un dîner donné en l’honneur de l’ancien président américain dans une résidence officielle des hôtes étrangers, a-t-elle ajouté.Situation délicate la visite de l’ancien président des Etats-Unis pourrait permettre de faire baisser d’un cran la tension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, en plus d’offrir un rare aperçu de l’état d’esprit et de la santé de son dirigeant, Kim Jong-fl, qui ont fait l’objet de nombreuses spéculations.Elle met néanmoins la Maison-Blanche dans une situation délicate, dans la mesure où elle tente de concilier la volonté de Barack Obama d’ouvrir un dialogue productif avec Pyongyang avec une réplique dure aux derniers tests nucléaires et tirs de missiles.«Nous n’allons pas récompenser les provocations et les comportements belliqueux, comme cela a été fait dans le passé», avait déclaré M.Obama en juin.Mais pour l’ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, John Bolton, «faucon» de l’administration Bush, c’est exactement le résultat atteint par la visite de M.Clinton.«Cela s’apparente dangereusement à une négociation avec des terroristes», a affirmé M.Bolton au sujet de cette visite.Même s’ils insistent sur Je fait que la mission du mari de la secrétaire d’Etat n’a rien d’officiel, l’administration Obama se dit consciente que le leader nord-coréen va se servir de cette visite pour en faire un signe de légitimation diplomatique.«Notre intérêt est l’issue heureuse de ce dossier et de confirmer le retour des deux journalistes saines et sauves», a déclaré ,un membre de la délégation de la secrétaire d’Etat, lors d’une escale dans le sud de l’Espagne, dans le cadre de sa tournée en Afrique.La visite de M.Clinton, la première visite d’une figure importante de la politique américaine en Cqrée du Nord depuis celle de la secrétaire d’Etat Madeleine Albright en 2000, offre aussi à l’administration Obama la perspective d’obtenir des renseignements de première main sur la santé de Kim Jong-Il, ses intentions et la situation politique à Pyongyang.Celle-ci intervient mojns de deux semaines après que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré que Pyongyang n’avait «plus d’amis» pour la protéger de sanctions internationales.En guise de réponse, Pyongyang avait décrit Mme Clinton comme une écolière «inintelligente» et avait annoncé la fin de toute discussion sur son désarmement.Le dossier de dénucléarisation du régime nord-coréen semble être paralysé, après l’essai nucléaire de Pyongyang du 25 mai et le tir de deux nouveaux à courte portée, le 4 juillet, jour de la fête de l’Indépendance américaine.Le Devoir Avec l’AFP et Le Monde SUITE DE LA PAGE 1 12 et 13 septembre, pour souligner la Conquête de 1759.Outre Régis Labeaume, Julie Snyder et Luc Picard, dont les noms ont été dévoilés à cette occasion, l’événement pourra compter sur la présence de Raoul Duguay, Monique Mercure, Roy Dupuis, Emise Beaudoin et Gilles Pelletier, a appris Le Devoir.L’un des deux chefs de Québec Solidaire, Amir Kadir ou Françoise David, en sera également.On nous dit également qu’un humoriste très connu lira un texte du poète Gaston Miron.Au total, au moins 80 personnalités se succéderont au micro.Lors de ce happening, ils défileront en continu pendant 24 heures, sur la petite scène du kiosque Edwin- L’entente France-Québec Au lendemain de la signature de l’entente-cadre sur la mobilité des médecins entre le Québec et l’Ontario, le ministre de la Santé s’était voulu rassurant en soutenant que le problème du départ de certains médecins vers l’Ontario pourrait être résolu par l’arrivée de médecins immigrants, notamment des Français.Le député Bernard Drainville demeure toujours sceptique.«Avant d’ouvrir les vannes vers l’Ontario, assurons-nous d'abord que l’arrivée de ces fameux médecins français qu’on nous promet se matérialise», a-t-il insisté.Or, vérification faite, Le Devoir a appris que l’entente sur la mobilité des médecins entre la France et le Québec tarde à se conclure puis-qu’en plus de fignoler certains détails juridiques, elle devra ultimement être approuvée par les plus hautes autorités françaises.Un texte de loi modifié devait d’abord être promulgué, ce qui a été fait le 21 juillet dernier.Mais l’Ordre national des médecins de France étant sous la tutelle directe du ministère de la Santé, l’accord, qui comprend des autorisations d’exercice, doit nécessairement être entériné par cette instance.Au Québec, l’Office des professions s’est vu confier ce pouvoir, ce qui allège le processus puisqu’on évite ainsi à l’accord de passer à nouveau par le Conseil des ministres.Le remède semble être efficace.mais il est aussi sous-estimé en raison des nombreux préjugés qui colleraient à la peau de ces mondes où la génomique installe des dictatures, où l’exploration minio re se fait sur des planètes bleues à l’air irrespirable et où la quête de liberté passe par les armes et les sous-sols de villes sous dômes.«Dans les écoles, il y a des idées préconçues défavorables à l’endroit de ce genre littéraire», lance Georges-Henri Cloutier, ex-enseignant au cégep de Baietomeau et qui s’y est battu — sans violence, s’entend —, pour faire entrer dans ses classes le Shambleau de Catherine L.Moore.L’assemblage de nouvelles sert des voyages interplanétaires, des armes de pointe et des colonies d’extra-terrestres.«Bien souvent, on ne veut pas s’en approcher de peur d’enseigner de la littérature trop légère, ajoute-t-il.La science-fiction, c’est considéré comme de la culture populaire.Et dans le milieu de l’éducation, ça peut faire peur.» C’est que sous l’effet, bien souvent lénifiant et divertissant, des versions cinématographiques des Star Wars, Galactica, Total Recall ou encore de séries télé comme Star Trek, la science-fiction, comme art, perdrait régulièrement du lustre, au point de «devenir hérésie» dans certains milieux scolaires, dit Jean Pettigrew.«Mais tout ça commence un peu à changer», ajoute l’éditeur, sous l’effet de jeunes professeurs «pour qui Internet n’est pas de la science-fiction» et qui seraient davantage ouverts à la fiction prospective, pour y avoir baigné très jeune.Une question d’habileté «La science-fiction à l’école, c’est une question d’habileté à manier ce genre littéraire», résume l’auteure Bélanger, pour lire des textes marquants de l’histoire du Québec.Les organisateurs comptent lancer un appel à tous les députés de l’Assemblée nationale afin qu’ils puisent dans leur budget discrétionnaire pour les soutenir financièrement.Quoique très modeste dans la forme, l’événement pose néanmoins un grand défi logistique en raison de sa durée.II faudra notamment aménager des tentes où les récitants pourront se reposer.La Commission des champs de bataille (CCN), l’organisme fédéral qui gère le site, a donné son plein soutien à l’événement en autorisant le public à planter des tentes dans une zone réservée, à l’arrière du Musée national des beaux-arts de Québec.Hier, Mme Haentjens et les deux membres de «D’un point de vue politique, c'est un peu plus compliqué de notre côté», a reconnu Jackie Ahr, le président de l’Ordre national des médecins de France.Pour l’instant, difficile d’avancer une date, estime le Dr Ahr.«Ça va être un peu comme la première signature, il faudra une rencontre entre MM.Charest et Sarkozy pour la signature finale», croit M.Ahr.Si le président de l’Ordre des médecins français reconnaît que la nouvelle s’est moins répandue en France, il croit néanmoins que plusieurs Français souhaiteront aller pratiquer au Québec, et ce, même s’ils devront obligatoirement faire un stage d’évaluation à l’hôpital et suivre la voie du permis restrictif, qui ne leur permettra pas de choisir leur lieu de pratique.«H y en aura autant que des médecins québécois qui iront en France.On a convenu qu’on essaierait d’équilibrer les choses», a assuré M.Ahr.N’empêche, hormis la paperasse administrative, un médecin québécois qui souhaitera s’installer en France aura la vie plus facile, note-t-il.«Il enverra son dossier et après avis du Conseil de l’Ordre et l’obtention de son autorisation d’exercice, il pourra s’installer pour travailler aussi bien en libéral [privé] qu’au public», a expliqué le médecin français.canadienne Julie Czerneda dans un échange très virtuel, par courriel, alimenté ces derniers jours à l’invitation du Devoir.«C’est un peu comtne pour les ordinateurs et Internet.Il y a eu des faux départs, parce que tout le monde n’était pas expert en la matière ou n’était pas à l’aise avec ces technologies.Aujour-dhui, une école sans ces outils, ce serait impensable», et la science-fiction pourrait bien un jour, selon elle, être logée à la même enseigne dans les maisons d’enseignement.«On peut l’espérer», dit Elisabeth Vonarburg, dont Le Silence de la cité, son premier roman, circule facilement et depuis des années dans les cégeps de la province.«La profondeur et la largeur de ce champ littéraire ont tout pour sortir les étudiants des ornières habituelles.Il peut être formateur, mais aussi libérateur.C’est important.» Oui, mais, tout comme la culpabilité dans le Minority Report de Phillip K Dick, cette importance est relative.«Il faut le reconnaître, c’est un style en marge, qui est également condamné à le rester, ajoute-t-elle.La science-fiction amène, à travers des déguisements et des chemins détournés, à penser et à réfléchir sur des problèmes très contemporains.Et ça, ça prend une tournure d’esprit particulière pour l'apprécier.» Une tournure, dit l’auteur, en rupture avec une époque où le progrès galopant et incontrôlable fait naître chez les humains une peur et un besoin viscéral de divertissement, sans trop de questions.Et ce, en attendant, comme le veut la tradition, qu’une rupture dans le continuum espace-temps vienne radicalement bouleverser la suite des choses.Loco Locass ont lu des extraits de textes de To-queville, de Louis Fréchette et de Dédé Fortin qui seront lus lors de l’événement.Sébastien Ricard a en outre signalé que son père, le poète de Québec André Ricard, allait écrire un texte spécialement pour l’occasion.Les organisateurs pensent pouvoir attirer au cours de la fin de semaine des dizaines de milliers de personnes.I.a tenue du Moulin à paroles coïncidera par ailleurs avec une manifestation des Sociétés historiques du Québec visant à rendre hommage aux miliciens de 1759.Cette marche présidée par l’historien Jacques Lacoursière aura pour point de départ le parc Saint-Roch et pour point d’arrivée l’Hôpital général.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Es bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 U] Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@lcdcvoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 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orporation Sun Média, 612 rue Saint-Jacques, Montréal.Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec.2007
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