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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-06-08, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE MERCREDI 8 J T 1 N 2 0 0 5 LE DEVOIR Informatique 0 C T A s 2 MARIO GIRARD NStein, qu'il dirige, est l’excellence en 2005 1 H - Histoire de passions PHOTOS FABRIZIO BENSCH REUTERS L ordinateur et la communication sans fil forment à notre époque un couple qui est en voie de révolutionner le mode meme de l’existence.INTRANET L’autre réseau Page 4 LOGICIELS SOCLe Page 4 SERVICE AU PUBLIC Place des Arts Page 4 CSST et gouvernement Page 5 ?/ - ( / I y » ¦ r .WmrFm QUÉBEC Un réseau bien développé Page 3 Le premier engouement fut remarqué chez les «maniaques»: combien de personnes étaient en effet prêtes à débourser plus de 10 000 b pour un système complet?Car un tel déboursé à l'époque permettait de mettre la main sur ime ou deux voitures ou, encore, de devenir propriétaire sur le Plateau Mont-Royal! Mais c’était ce qu'il fallait accepter de dépenser alors pour obtenir tin premier ordinateur.Pour ce qui était de la «puissance», ce n’était pas trop fort, mais on croyait qu’un tel achat était pour toute une vie.On obtenait donc quelques dizaines de mégahertz: ce qui ne se compare en rien à un ordinateur que l’on achète aujourd’hui, alors que, pour 500 $, on vous remet entre les mains une «machine» qui roule avec ses trois gigahertz, soit 10(X) fois plus vite.Un deuxième engouement fut provoqué par l’arrivée des systèmes d’exploitation conçus pour les Macintosh ou, pour les «autres», par le lancement de la plate tonne Office par Microsoft: l’ordinateur était ainsi devenu convivial, car il n’était plus nécessaire, pour l’utiliser, de devoir s'acheter un de ces manuels qui comptait près de 1000 pages où, par le recours à un vocabulaire plus ou moins spécialisé, il était expliqué comment créer un fichier, avoir accès à Internet naissant ou encore multiplier un chiffre simple, disons 36 mois par 122 $, soit les versements exigés pour payer l’achat d'un MAC qui «roulait» à 75 «Meg», le prix de cet autre petite merveille, elle aussi bonne pour toute une vie! Troisième engouement Le troisième engouement eut lieu ailleurs, à l’extérieur des sous-sols ou des chambres-cavernes d’adolescents et de toutes les salles, qu’elles soient de travail ou d’affaires, là où lentement les premiers portables éliminaient les postes consacrés à une fonction pourtant vieille comme le monde: celle de scribe et plus tard de secrétaire.Ce fut donc à la Bourse que des gens qui ne connaissaient rien à l’informatique, mais qui se disaient doués en affaires, se mirent à spéculer dans le dernier secteur chaud: le monde des «e», comme dans e-commerce.C’était la folie et un titre pouvait voir sa valeur décupler en une seule semaine, et ce, à un point tel que, lorsque Time War- ner fusionna avec AOL, une simple entreprise de services qui offrait des abonnements à Internet, on fut incapable de chiffrer la valeur de l’opération: entre 160 et 324 milliards de ex's dollars américains qui valaient encore plus à l'époque.On sait aujourd’hui la suite, la bulle boursière qui enveloppait tout l’univers des Tl, de ces tec hnologies de l'information, éclata.Ce fut la débandade.Comme pour deux célèbres tours, ou un bon nombre de compagnies aériennes, ou certaines firmes de courtage qui créaient des milliards à la vitesse où d’autres écrivent des phrases, il y eut écrasement.Troisième révolution En fait, pendant toutes ces années, on n’en était qu’au balbutiement de la véritable ère informatique.Même que, un quart de siècle plus tard, beaucoup reste encore à venir.Si les maisons dans les pays dé veloppés comptent aujourd’hui autant d’ordinateurs que Le lien téléphones dans leurs intérieurs, si le à haut débit lien à haut débit est devenu un service aussi est devenu «essentiel» que le bran , chement au câble télé- UU service visuel, on commence .seulement à percevoir aussi ce C]ue sera l’avenir.Après la disparition des files d’attente aux caisses et aux banques, qu'arrivera-t-il?Quand il n’est plus nécessaire d’appeler un agent de voyages pour s’envoler vers Ta- « essentiel» que le branchement au câble télévisuel hili, jusqq’où pourra-t-i aller?À < on aller:' A quoi sert-il d’ouvrir des salles de jeux quand il possible de passer de longues journées en dialogue avec un simple écran?Lit pourquoi faire venir les gens au bureau pour travailler quand il est si facile de les rejoindre dans leur résidence?Après l’automobile et le téléphone, l’avion et le téléviseur, l’ordinateur et la communication sans fil forment à notre époque un couple qui est en voie de révolutionner le mode même de l’existence.Il y a dix jours, la Fédération in-formatiquç du Québec a remis ses Octas.A consulter la liste des lauréats, on aperçoit ce que notre monde devient: il est ainsi possible de faire «affaires» ou de faire des affaires sans contact direct.Aujourd’hui, ce qui est de plus en plus la réalité, c’est, dans les échanges, de moins en moins «la personne avant toute chose».Et ce, même au gouvernement! Normand Thériault MALENTENDANTS CRIM et Nordia Page 6 GESTION Union-Vie Page 6 Au succès^x'/ La Fédération de l’informatique du Québec félicite et rend hommage à tous les lauréats des OCTAS 2005.FiQ Le réseau des Tl au Québec LE DEVOIR, LE MERCREDI 8 JUIN 2005 B 2 OCTAS Grand prix d’excellence Remède à « l’infobésité » «Les engins de recherche, dans cinq ans, ne pourront pas être aussi imbéciles que ce qu’on offre aujourd’hui » «¦* SOU RC & N STEIN Mario Girard, le président et chef de la direction de Nstein.¦aanta la and la a a al la a a a ’a a a b lanoB L’entreprise montréalaise Nstein Technologies s’est rapidement imposée sur la scène internationale en créant sa plateforme technologique de Gestion intelligente de l’information multilingue, un programme de veille et d’alerte qui a permis l’élaboration du Réseau mondial d’information sur la santé publique.Et c’est ce qu’a voulu souligner la Fédération de l’informatique du Québec en lui décernant l’Octas de l’excellence 2005, un prix qui récompense la contribution remarquable d’une entreprise dans le secteur de l’informatique.ULYSSE BERGERON On ne saurait se tromper en affirmant que Nstein se trouve aujourd’hui au carrefour de la réalité informatique et de la fiction futuriste que celle-ci nous inspire.En mettant sur pied une plateforme de veille permettant de traiter, d'analyser et de traduire des masses d’informations non structurées, l’entreprise montréalaise fait la preuve qu’on ne peut arrêter le progrès et que l’intelligence artificielle, dans le secteur de l’informatique du moins, existe bel et bien.«Environ 98 % des moteurs de recherche d’aujourd’hui fonctionnent par mots-clés.Notre technologie, elle, est capable d’effectuer des recherches sur un sujet donné en replaçant l’analyse d’un terme sélectionné dans le contexte où il est utilisé», affirme le président et chef de la direction de Nstein, Mario Girard.Le Big Brother de la santé publique La technologie développée par Nstein a bénéficié d’une vitrine extraordinaire à l’occasion du lancement de la plateforme Réseau mondial d’information sur la santé publique (RMISP), un support informatique de veille et d’alerte en santé publique mis au point en 1996 par l’Agence de santé publique du Canada en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé.Cet outil de veille parcourt et analyse des bases de données en ligne et des sites web afin d’extirper des renseignements concernant l'apparition de maladies, d’épidémies ou d’alertes médicales.Traditionnellement, avant l’implantation de ce réseau informatique, la cueillette de données relatives à la santé publique se faisait du bas vers le haut, c’est-à-dire que l’information partait du bureau d’un médecin installé dans une municipalité quelconque, remontait jusqu’à une organisation municipale ou régionale, pour plus tard être diffusée plus largement aux niveaux national et international.«Cela prenait beaucoup de temps pour passer les barrières humaines, comme ce fut le cas avec le cas du SRAS, où la Chine avait caché très longtemps des informations à son sujet.Les gens se sont donc dit que ça n’avait pas de bon sens de dépendre des humains comme ça.On s'est donc demandé si ce n’était pas possible de passer à une autre approche.» Et la réponse à cette question fut donnée par le programme de veille, qui permet d’outrepasser les chaînes d’informations traditionnelles grâce à la collecte de l’information à la source même, soit à partir des publications des petites municipalités.La nouvelle plateforme permet d'automatiser l’analyse de toute information susceptible de révéler une menace potentielle dans le secteur de la santé publique.Du même coup, elle permet d’informer la population canadienne et mondiale des anormalier dans ce secteur et de réagir beaucoup plus rapidement en cas d’alerte.Le RMISP permet également de rassembler, de produire et de diffuser des rapports préliminaires en direct, 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Ces rapports permettent de se tenir au courant de ce qui se déroule aux quatre coins de la planète.Dans le cadre de ce projet, le programme analyse des textes produits dans les six langues officielles des Nations unies : l’anglais, l’arabe, le chinois, l'espagnol, le français et le russe.Toutefois, rappelle M.Girard, la technologie de Nstein permettrait d’en analyser davantage.L’acquisition en août dernier d’Alis Technologie — une entreprise montréalaise qui avait développé une expertise dans la gestion de l’information multilingue et qui était sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers depuis 2003 — a permis à Nstein de consolider ses aptitudes dans la gestion de l’information non structurée.Cette acquisition a rendu possible l’intégration de nouvelles connaissances en matière de traitement de l’information multilingue.«On peut maintenant, depuis l’acquisition d’Alis, traduire l’information et la rendre dans la langue de choix de l’utilisateur», précise le p-d.g.Moteur de recherche de l’avenir La technologie de Nstein se différencie des moteurs de recherche et d’analyse habituels, qui, pour leur part, s’appuient généralement sur une recherche par mots-clés.Une technique qui se révèle malheureusement déficiente lorsqu’un terme désigne plusieurs fonctions, car il est alors impossible de situer le concept recherché à l’intérieur du contexte où il se trouve.L’exemple le plus frappant est certainement celui du mot «virus», qui relève aussi bien du sec- teur de la santé que de l'informatique.Nstein règle ce problème en proposant une analyse linguistique du contenu informationnel.Cette technique permet de catégoriser les informations non structurées et de viser avec précision les éléments importants des textes analysés.D'ailleurs, chez Nstein, l’équipe d’élaboration et de consolidation du programme est en grande partie formée d’experts en linguistique.Pour l’instant, l’entreprise montréalaise concentre la majorité de son énergie à concevoir des programmes destinés à de grandes entreprises ou organisations.Toutefois, ses avancées dans le secteur de l’informatique pourraient sous peu être transposées au grand public.Mario Girard prévoit que, «d’ici trois à cinq ans», un programme comme celui de Nstein devrait «se retrouver sur l’ensemble de nos ordinateurs».Un tel programme permettrait d’offrir une représentation informationnelle relative à un sujet qui soustrait les contenus non désirés.«Inévitablement, les moteurs de recherche commencent à regarder la possibilité qu’offrent des technologies comme la nôtre.Us ne peuvent pas passer à côté de cela.Les engins de recherche, dans cinq ans, ne pourront pas être aussi imbéciles que ce qu'on offre aujourd’hui, qui n’est rien d’autre, dans le fond, que de la recherche plein texte qui ne tient jamais compte du contexte», note M.Girard.Ce dernier soutient qu’il s’agirait là d’une possibilité de filtrer l’information de plus en plus abondante qu’on retrouve sur le Net, une possibilité de maîtriser ce qu’il qualifie ni plus ni moins «d’in-fobésité».Et ce n’est pas sans une immense fierté que M.Girard affirme «qu’on est actuellement environ deux entreprises au monde à obtenir de tels résultats!» Collaborateur au Devoir les NOUVEAUX lundis du DEVOIR FRANÇOIS BROUSSEAU Tout sur la politique internationale de façon claire, pertinente et intéressante BRUNO GUGUELMINETTI Les nouvelles technologies n'ont jamais été aussi bien expliquées ÉRIC DESROSIERS L'actualité économique à l'aube de la mondialisation ?On n’est jamais trop curieux ?.## I trf ftr e * * * 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 8 JUIN 2 0 0 5 OC TA S B Octas 2005 Dernière cuvée Tous sont rejoints, mais un petit nombre d'entre eux reçoivent les grands honneurs.C’était un samedi soir, le dernier de mai.et la Fédération de l’informatique du Québec a couronné ses lauréats au Palais des congrès de Montréal.Du service au public aux outils pour spécialistes, les voici donc, par catégorie d'inscription, par récipiendaire et par identification du projet ou de la réalisation.r ederation de 1 informatique du Québec Le mode virtuel a son réseau, bien réel «Les informaticiens québécois sont recherchés partout dans le monde» Prix d’exceUence et Innovation technologique Nstein Technologies.Solution multilingue de veille et d'alerte -Affaires électroniques grand public Société de la Place des Arts de Montréal, CGI inc.Boxxo, Agena Informatique inc.Progiciel de billetterie de la Place des Arts de Montréal Affaires électroniques interentreprises CGI et Constructo, division de Médias Transcontinental S.E.N.C.Le système électronique d’appel d’offres E-Formation et gestion des connaissances Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) Implantation de l’apprentissage en ligne à la CSST Français dans les technologies de l’information Groupe Fortune 1000 GRC - Gestion de la relation client (CRM) Gestion de projet en TI Air Transat, Aéroports de Montréal, Direction des systèmes d’information de Transat Tours Canada, Groupe Conseil GSD: Air Transat déménage à l’aéroport Montréal-Trudeau Innovation technologique AudiSoft Technologies Frontline Communicator système et vidéocommunication portable et sans fil Beenox inc.: La conversion de jeux vidéo en simultané Nordia inc.: Système de relais Nordia pour les malentendants Intranet Papier Masson Itée Site Intranet - Guichet central d’information La Regie des rentes du Quebec L’Intranet RRQ: au service du personnel Multimédia - jeux et ludo-éducatif A2M.Scaler Partenariat stratégique -OSBL Le CRIM, Groupe TVA inc.et le RQST STDirect - Sous-titrage en direct des bulletins de nouvelles et reconnaissance vocale Relève collégiale SPCA Laurentides-Labelle: Nancy7 Pelletier, Maude Villemare, Sylvain Michaud, Fleurant Doré - cégep de Saint-Jérôme Système de gestion SPCA Relève universitaire Equipe SOCLe: Damien Azambre, Pascal Bachand, Rave-ca Oarga - département de l’informatique - Ecole polytechnique de Montréal SOCLe: conception intégrée des applications logicielles et de la sécurité Services gouvernementaux en ligne Gouvernement du Québec Le Service québécois de changement d’adresse Solution d’affaires ZEROSPAM Service ZEROSPAM Bureau des infractions et amendes, ministère de la Justice, gouvernement du Québec La CyberPerception: une solution d’affaires intégrée Transformation des processus d’affaires LTJnion-Ve Groupe financier Système intégré d’analyse virtuelle Bombardier Aéronautique Transformation des processus de fabrication d’un avion Le Devoir Il y a belle lurette que le Québec, comme d’autres sociétés modernes, a pris le virage de l’informatique.A preuve: la Fédération de l’informatique du Québec (FIQ) a été fondée il y a maintenant 28 ans.PIERRE VALLÉE t était bien avant que l'on " puisse même imaginer la venue d'Internet, souligne son président, M Michel Ferland.Depuis ce temps, les technologies ont énormément changé.• C’est la raison pour laquelle la Fédération de l’informatique du Québec a choisi de se donner une nouvelle image.«On ne fait plus réference à l’informatique aujourd’hui, mais plutôt aux technologies de l’information et des communications.On a tout de même conservé le sigle de l'organisme, FIQ, mais on y a accolé l’expression suivante: le Réseau des Tl au Québec, ce qui reflète davantage la réalité d’aujourd'hui.» La FIQ compte présentement quelque 2500 membres répartis en sept sections qui représentent autant de régions du Québec, soit Montréal, Laval-Laurentides-La-naudière, Québec, Outaouais, Mauricie, Estrie et Saguenay-Lac-Saint-Jean.Les membres de la FIQ ne sont pas des entreprises mais bien des individus qui œuvrent au sein d’entreprises et qui sont en raison de leur travail, associés au domaine des technologies de l’information.«On compte parmi nos membres des analystes, des programmeurs, des développeurs de logiciels, des ingénieurs en génie informatique, des directeurs de technologie.C’est assez varié en matière de qualification.» Chaque section organise ses propres activités à l’intention de ses membres.«Ce sont parfois des activités à caractère social, mais ce sont aussi beaucoup des activités de formation et de réseautage.Un des mandats de la FIQ est de permettre aux membres de se rencontrer et de se connaître.» Les Octas Parmi les activités organisées par la FIQ pour l’ensemble de ses membres, c’est le gala des prix INFO RMA T IQ U E OCTAS 2005 CE CAHIER SPÉCIAL EST P f B L I É PAR LE DEVOIR Responsable NORMAND THÉRIAULT ntheriaull@ledevoir.ca 2050.rue de Bieury, 9' éta£e, Montréal (Québec) H3A 3M9.Tel.: (514) 985 3333 redaction@ledevoir.com FAIS CE QUE DOIS L'i n •fo-r nn-Fm ip u e VOUS -F-H5510NN-E ¦Ffut-es-en une I L'Université de Sherbrooke vous propose cinq baccalauréats, cinq passions, en un seul endroit » informatique » informatique de gestion » imagerie et médias numériques » génie informatique » gestion de l'information et des systèmes (BAA) MetteaBtre passion au service des technologies de l'infomtation, de la science, des organisations, des individus, du multimédia, des communications, de l'image, DE VOTRE IMAGINATION! Renseignez-vous : 1 800 267-UdeS Courriel : information@UShefbmgke.ca www.USherbfooke.ca/jeveux * Le marché de l’informatiqu dernières années, autant en Asie qu’au Québec.PAWEl KOPCZNYSK1 REUTERS ue a complètement explosé ces Octas qui, selon les mots mêmes de Michel Ferland.est le «clou de l’année».Le dernier gala a réuni au Palais des congrès pas moins de 1000 invités.Rendu a sa IP édition, le gala des prix Octas atteint un «bon niveau de maturité».Et le prix Octas est prise du milieu.«H y a dans le milieu une véritable reconnaissance du prix Octas et il est perçu comme le symbole le plus fort dans le domaine des TI.» Michel Ferland croit que le concours pour les prix Octas a une incidence positive sur la communauté.«Les gens veulent gagner un Octas, alors ça devient stimulant pour eux.» De plus, il est fier de la qualité toujours croissante des projets.«D’abord, nous recevons des projets de toutes les facettes du domaine des technologies de l’information.Ensuite, le niveau de créativité ne cesse d'augmenter et nous surprend d’année en année.» Evidemment, comme dans tout concours, il y a des gagnants et des perdants.Mais peu importe, pense Michel Ferland, parce qu’en matière d’Octas, c’est l'adage soulignant que participer est plus important que gagner qui s’impose ici.«Être un finaliste est déjà perçu comme une victoire.» La situation au Québec Selon Michel Ferland, le Qué- bec est un acteur de qualité dans le domaine des technologies de l’information et il connaît du succès.«On n’a qu’à pensera une firme comme CGI, qui est numéro un au Canada et un des joueurs majeurs en Amérique du Nord.» De plus, le Québec a la réputation d’etre plutôt avant-gardiste en matière de technologies de l’information.«Nous sommes reconnus comme étant créatifs dans le domaine des TI, ce qui est conforme avec ce que nous sommes comme société dans d’autres domaines d'activité.Iss informaticiens québécois sont recherchés un peu partout dans le monde » Il demeure convaincu qu'il existe au Québec encore beaucoup de potentiel pour développer davantage cette industrie.«Nous possédons tout ce qu’il nous faut pour tirer notre épingle du jeu et continuera nous distinguer.» Par contre, pour réussir à ce jeu, il croit qu’il faut continuer de progresser.«Comment pouvons-nous concurrencer les Chinois, par exemple?On ne disposera jamais d'une main-d’œuvre aussi peu chère qu'eux.Alors, on n’a qu’un seul choix: il faut développer des technologies plus ingénieuses, comme des outils de robotique, et les utiliser pour augmenter notre efficacité.Alors là, nous serons concurrentiels.» Ia's Tl à l’avenir I es technologies de l'information sont devenus incontournables aujourd'hui, ¦( ht a de la dj/ficulté à imaginer un domaine d'activité où il n y a pas de technologies de l’information •¦ Et cela est appelé à se ré-ixiiulre encore davantage.«Prenons par exemple ce qu’est devenu Internet.Cela a pris une dimension qu on avait peine à imtigi-ner il y a seulement quelques années Ft ce n 'est pas fini.C’est le réseau Internet sans fil qui s installe.Hientôt, on pourra s'asseoir au restaurant et naviguer sur Internet avec son portable.» C'est la raison pour laquelle il croit qu'il faut demeurer vigilant et toujours chercher à bien se positionner.Pour cela, trois ingrédients.selon lui, sont nécessaires: la compétence, le dynamisme et la volonté de réussir.«CY sont des qualités que nous possédons.» Par contre, il craint que les entrepreneurs québécois en technologies de l'information soient encore un peu trop timides.«Les Américains sont plus agressifs.Ils lancent sur le marche des produits qui ne sont pas tout à fait prêts, qu'on nomme des vaporwares.quitte à apporter les corrections après la sortie.Ici, on aime bien fignoler le projet et parfois on arrive un peu tardivement sur le marché.» II soulève aussi une autre question: celle de la gestion des entreprises en Tl.«Iss propriétaires de PME en II ont souvent un tempérament créateur et artistique, ce qui est bien.Mais il fout aussi de bons développeurs de projet.Mettre sur le marche avec succès un nouveau produit est une tâche précise qui exige de bonnes qualités de gestionnaire.» Voilà pourquoi il accorde autant d’importance à lu notion de coa-, ehing |H)ii: les PME.«Avec le coa-: ching, on a plus de chances de mener à terme le projet.» Sans compter qu'il soutient que le milieu a in-, térêt à travailler ensemble encore plus étroitement «Il foui faire travailler les gens ensemble, et c'est pourquoi, à la FIQ, nous croyons en l’importance du réseautage.» Collaborateur du Devoir 11 \ \ m UNIVERSITE DE SHERBROOKE' 1!t Lin lien rapide pour informer en quelques minutes et de façon sécurisée les principaux ministères et organismes avec lesquels vous faites affaire : • Directeur général des élections du Québec • Ministère de IT.tnploi et de la Solidarité • Ministère du Revenu du Québec • Régie de l'assurance maladie du Québec • Régie des rentes du Québec • Société de l'assurance automobile du Québec là Un guide en ligne complet pour vos autres démarches www.gouv.qc.ca/dtoyens Rapide, clair et Net! 2 0 0 5 multimédia > innovation technologique > informatique industrielle > télématique et réseautique Cycles supérieurs (recherche) ¦ Baccalauréat-maîtrise intégré ¦ Maîtrise recherche ¦ Maîtrise cours ¦ Maîtrise cours modulaires (options : systèmes informatiques ou réseautique) ¦ Doctorat POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Affiliée à l'Université de Montréal Renseignements : Recrutement étudiants, Bureau des affaires étudiantes, (514) 340-4929, poste 1 www.polymtl.ca -'*î=3ï ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL RECHERCHE DE POINTE DANS DIVERS DOMAINES L’équipe de SOCLe, gagnante du prix OCTAS, a réalisé son travail au sein du Laboratoire de conception et réalisation des applications complexes (CRAC), sous la direction du Pr John Mullins.Domaines de recherche : > conception de systèmes embarqués sur puce; > génie biomédical; > gestion de projet de développement; > nanotechnologies; > réalité virtuelle; > réseaux informatiques; > sécurité informatique; > etc.LE DÉPARTEMENT DE GÉNIE INFORMATIQUE A REVU SES PROGRAMMES AU BACCALAURÉAT : ¦ Cours de spécialités dès la 1re année.¦ Projets intégrateurs et en équipes.¦ Stage obligatoire de 4 mois minimum pour chacun des programmes.¦ Possibilités d’échanges et de stages a l’étranger.¦ Installations du Département dans les nouveaux pavillons Lassonde.i LE DEVOIR.LE MERCREDI 8 JUIN 2005 B 6 ?OCTAS Air Transat Déménagement réussi Atterrissage en douceur au nouvel aéroport international de Montréal JACQUES GRENIER LE DEVOIR Air Transat a réussi à transférer ses vols de Mirabel à Dorval sans interrompre le service.CT iâBr3 S3® 911 Le déménagement d’Air Transat de Mirabel à l’aéroport international Montréal-Trudeau a nécessité pas moins d’un an de planification, dont huit mois intensifs.Avec ses quelque 300 chargements de semi-remorques, ce fut l’un des plus gros déménagements des trois dernières années au pays.Véritable tour de force, le projet, qui s’est déroulé du 27 janvier au 31 décembre 2004, a été un succès complet et il n’a entraîné aucune interruption des activités aériennes ni des services essentiels.À un point tel que l’entreprise vient tout juste de remporter un prix Octas en gestion de projet TI.MAKILYSE HAMEL1N Fondée en 1987, Air Transat transporte 2,8 millions de passagers par année vers quelque 90 destinations dans 25 pays.Des 2500 employés que compte l’entreprise, 1250 sont basés à Montréal, soit quelque 200 pilotes, 400 agents de bord, 250 mécaniciens et 400 techniciens et employés de bureau.«Le déménagement des opérations aériennes, des activités d'entretien, du hangar et du siège social de Mirabel à Dorval représentait en soi une tâche énorme.Mais, en l’occurrence, il était hors de question pour Air Transat d’in- terrompre ses activités», de dire Allen B.Graham, président-directeur général de la ligne aérienne.La mise en place d’un système de gestion de projet structuré et efficace s’est avérée incontournable.Ce système devait au premier chef tenir compte des contraintes de calendrier liées à la construction et à l’aménagement du nouvel immeuble, de même que des conséquences et des risques potentiels associés au déménagement de tous les systèmes informatiques (voix, données, télécommunication et radio).Ainsi, le budget consacré à la seule partie informatique du projet de déménagement dépassait 2,5 millions de dollars.De plus, la nature des opérations aériennes exigeait le maintien en tout temps de tous les systèmes critiques, 24 heures sur 24, sept jours sur sept Sans interruption Dans un premier temps, l’entreprise a réussi le tour de force d’assurer le déplacement des vols.Alors que des départs avaient encore lieu à Mirabel le 30 octobre en soirée, une partie des vols d’Air Transat décollaient de Montréal-Trudeau dès le 1er novembre.«Il nous fallait être prêts.Nous n’avions pas le choix, sinon il nous aurait fallu, par exemple, contacter tous les passagers.Ce qui était pratiquement impossible», explique Jean-Marc Belisle, vice-président et chef de la direction des systèmes d’information chez Transat.«Je ne dirais pas que tout s'est passé exactement comme prévu, il y a évidemment toujours des imprévus qui nécessitent qu’on se tourne vers un plan B.Mais nous avons at- teint notre objectif principal, à savoir qu’il n’y ait aucune interruption de service et qu’aucun désagrément ne soit ressenti par les passagers.Aucun vol n’a été retardé et tous les comptoirs de service ont ouvert à la date prévue.On a réussi à maintenir le service 24 heures sur 24, sept jours sur sept.» François Normand, directeur du projet de déménagement, voit une autre belle réussite dans le déplacement du centre de contrôle des opérations — sorte de «tour de contrôle interne» qui a pour mandat de surveiller chacun des 14 appareils d’Air Transat à la minute près.La solution qui a été imaginée pour assurer un transfert sans interruption de fonctionnement: scinder le personnel en deux et créer un second centre à Dorval.«Au fur et à mesure, l'équipe basée à Mirabel ’’cédait” les avions un par un à celle de Dorval.Certains membres de l’équipe informatique ont travaillé 24 heures d’affilée.Cela a été dur pour les gens», explique M.Normand.«L’équipe informatique avec laquelle on a travaillé sur ce projet, il n’y a pas à dire, c’est l’équipe pour “gagner la coupe Stanley”, le niveau de compétence était très élevé.Le travail d’équipe qu’il y a eu là, c’est incroyable.» Stricte gestion En plus d’une équipe triée sur le volet et ultracompétente, c’est la rigueur de la planification et l’exécution du déménagement qui ont ouvert la voie à un processus ordonné.Tout le inonde était sur la même longueur d’onde.«Nous avons isolé l’équipe de projet du reste du service informatique de la compagnie.Les gens devaient être libérés à 100 %.Comme gestionnaire, on accepte de retirer ces gens-là des opérations courantes et on érige un mur étanche entre eux et le reste de la compagnie.Les gens venaient à ma porte en disant: “J’ai besoin de parler à un tel”, mais je me suis fait un devoir de refuser systématiquement».relate Jean-Marc Belisle.Le secret du succès du déménagement d'Air Transat a donc réside dans une vision claire, un plan de travail précis et détaille, un encadrement constant du chef de projet et une équipé du tonnerre.«Les clients d’Air Transat sont très exigeants et c’est très bien; ils nous ont appris, au fil des ans, l’importance de la rigueur.Ce faisant, ils nous ont en quelque sorte préparés pour ce projet en nous forçant à devenir plus performants», renchérit François Normand.Etape par étape ¦ Tr novembre : opérations (transfert des vols à Montréal-Trudeau).¦ 28 novembre : centre d’entretien dans le nouveau hangar.¦ 7 décembre : centre de contrôle des opérations.¦ 11 décembre : centre d’appel de présélection de sièges et du service à la clientèle.¦ 10-20 décembre : siège social en trois vagues successives.Les chiffres ¦ 127 000 pieds carrés d’espace de hangar pour l’entretien des aéronefs.¦ 48 000 pieds carrés d’espace à bureaux.¦ 17 000 heures de travail uniquement pour les ressources informatiques.¦ 5000 tonnes de matériel déplacé.¦ 300 chargements de semi-remorques.¦ 550 ordinateurs personnels.¦ 75 serveurs.Collaboratrice du Devoir Union-Vie CRIM et Nordia Le passage au télétravail Transformation radicale pour cette entreprise basée à Drummondville Lors du gala annuel de la FIQ, le Réseau des technologies de l'information, le prix pour la catégorie Transformation des processus d’affaires pour organisations de 500 employés ou moins a été décerné à l'Union-Vie Groupe financier.Un trophée que l’entreprise centenaire convoitait depuis plus de deux ans.Pour le remporter, elle a cependant dû transformer en profondeur ses modes de fonctionnement.Des changements qui s’avèrent maintenant profitables pour tous.CHRISTIAN LÉVESQUE Cy est un véritable cri de victoire qu’est fier de lancer le vice-président d’Union-Vie Groupe financier, Jean Audet: «On y a mis temps et énergie pour y parvenir et cela a rapt>orté!» Membre de la FIQ depuis 1978, il a eu le temps d'analyser à maintes reprises les projets soumis: «Je me disais qu ’un jour Union-Vie présenterait un projet, mais je voulais un projet de marque afin de gagner», dit-il sans gène.Mais implanter un tel projet novateur a laissé sa marque: l'entreprise est maintenant totalement transformée.Un tournant marquant La catégorie Transformation des processus d'affaires pour organisations de 500 employés ou moins récompense «une réalisation qui, grâce à l’apport des technologies de Tinfi>rmation, a permis à une organisation de renouveler de façon exceptionnelle ses processus d’affaires, et ce, en tenant compte des besoins des clients, des citoyens ou des entreprises.» Spécialisée dans les assurances depuis plus de 115 ans, l’Union-Vie Groupe financier a établi son siège social à Drummondville, mais oeuvre de Toronto jusqu’au Nouveau-Brunswick.Sous sa gouverne, l’Union-Vie Groupe financier réunit plusieurs domaines d'expertise grâce à ses diverses filiales: l’Union-Vie (assurance-vie individuelle, investissement et retraite), l’Internationale (assurance collective et assurance créancière).les Fonds FISQ (Fonds d'investissements spécialisés du Québec — fonds mutuels) et la Financière l'Union-Vie (société de portefeuille).«Comme nous sommes installés en région et que recruter du personnel compétent est plus difficile que dans les grands centres, nous avons mis sur pied un système qui élimine le papier et permet à nos employés de travailler à distance», explique Jean Audet.L'implantation de ce nouveau mode de travail, baptisé Système intégré d’analyse virtuel (SLAV), a permis à l’entreprise de remporter les honneurs de la FIQ.mais elle a aussi bouleversé en profondeur le fonctionnement de l'entreprise.Pour être de taille à rivaliser avec ses concurrentes.l'Union-Vie a innove: dossiers numérisés, système central, mécanismes de suivi dans les processus exécutoires et télétravail pour les employés.Mise en place en 2002, la véritable transformation de l'entreprise causée par le S1AV ne s’est réellement effectuée qu'en 2004, une fois la période de rodage terminée.Si tout s'est relativement bien déroulé, les embûches ont néanmoins été présentes: pas facile de changer une culture d’entreprise établie depuis autant d’années «On peut se targuer d'avoir une direction à l’esprit ouvert et d’avoir des gens qui simt capables de s’adapter aux changements plutôt que d'être constamment à la remorque du progrès», dit Jean Audet Maintenant les méthodes de travail de l’entreprise sont complètement à l’opposé de ce qu’elles étaient beaucoup moins de paperasse à gérer et des employés qui sont répartis un peu partout.Certains ne viennent même plus au bureau! ANDY CLARK REUTERS Établi à Drummondville, Union-Vie Groupe financier œuvre toutefois de Toronto (photo) jusqu’au Nouveau-Brunswick.Télétravail C'est parce que l'implantation du nouveau système informatique permet au quart de la centaine d’employés de l’Union-Vie de travailler directement depuis leur domicile.Ce qui leur pennet de concilier plus facilement travail et vie de famille.Selon Jean Audet cet aspect de la transformation de l’entreprise est celui qui a nécessité la plus grande ouverture de la part de la direction, puisqu’il est beaucoup moins facile de vérifier et de mesurer la productivité des salariés lorsqu’ils sont loin du bureau.Mais cette ouverture rapporte, affirme-t-il: «Selon un soruiage que l’on a fait l’été dernier, 100 % des employés étaient satisfaits de leur nouvelle situation.En même temps, leur productivité a augmenté de 66 % et \ il se réalise 15 % d'heures de travail de plus.» Moins de ! temps nécessaire pour se préparer le matin, trajet ré- j duit pour se rendre au travail, heures flexibles: «Certains nous disent même que.si jamais on leur enlevait ces avantages, ils démissionneraient!», relate le vice- | président Selon lui, c'est la liberté acquise qui expliquerait ces résultats: «Les employés apprécient les efforts qui sont faits pour eux et ils le redonnent bien à la compagnie».Le taux d'absentéisme est aussi fortement à la baisse, ce qui permet à l'entreprise de mieux servir ses clients.Outre les avantages pour les travailleurs, l’entreprise bénéficie aussi d’une situation qui lui permet d'augmenter ses services sans investir dans des infrastructures ni procéder à d’autres dépenses d'installation.Si toute la partie administrative se déroulé toujours à Drummondville.ses clients et employés s'étendent maintenant dans le reste du pays grâce au Système intégré d'analyse virtuel, uniquement implante pour les assurances de personnes, mais l’entreprise prévoit maintenant élargir son système et ses activités de télé travail aux autres secteurs de l'entreprise tels que la vente, le marketing et le service à la clientèle.Déjà des résultats À la suite de ces chambardements, les résultats positifs se sont vite fait sentir et la situation financière de l'entreprise est plus qu’enviable: en 2004, son bé néfice net a progresse de prés de 20 % pour se situer à 7,5 millions de dollars et.depuis quatre années, son indice de so habilité a été multiplié par quatre.L'entreprise s'est même fixé comme objectif d'atteiqdre la barre des 10 millions de dollars avant 2009.A ce rythme, la chose semble plus que réaliste.Ce qui constitue aussi une bonne nouvelle pour les employés, auxquels on a promis des bonis lorsque cet objectif sera atteint.Une autre façon pour l'entreprise de faire les choses différemment et de se démarquer.Collaborateur du Devoir Pour que tous enfin entendent Des avancées technologiques pour les sourds et les malentendants Cette année encore, le gala des Octas a su brillamment récompenser les avancées technologiques des créateurs du Québec.Lors de la remise des prix, deux entreprises d’aide aux malentendants se sont dignement élevées au Panthéon des récipiendaires de la Fédération de l’informatique du Québec, à savoir le CRIM, en partenariat avec le Groupe TVA, et le Regroupement des personnes sourdes et malentendantes, pour son projet de sous-ti-trage en direct des bulletins de nouvelles et de reconnaissance vocale, et Nordia inc., pour son système de relais Nordia pour les malentendants.Petit parcours dans le monde particulier de la communication silencieuse.MAR I E - EVE G RANIE R O Imaginez un monde où vous n’avez pas accès aux nouvelles ni aux émissions en direct, ou uniquement par des bribes d’information.Voilà la situation dans laquelle vivaient les francophones malentendants du Québec.En effet seule Radio-Canada disposait d'un système technologique basé sur la phonétique.Désuet, ce procédé pouvait recopier une phrase toute simple en un vrai charabia de mots.Qui plus est, quelques introductions faites par des lecteurs de nouvelles étaient retranscrites sans qu’il n’y ait de sous-titrage accompagnant le reportage.Ce qui donnait «Voici un reportage de tel journaliste :.», mais la suite n'avait pas lieu et la situation devenait pénible pour les personnes souffrant de troubles auditifs.«Le projet STDirect, explique Marie-Noël Pichelin, directrice-communications au CRIM, est un système automatique de reconnaissance de la parole qui permet aux personnes sourdes et malentendantes du Québec d’obtenir le sous-titrage en direct des bulletins de nouvelles et des émissions diffusées en direct, grâce à la technologie de reconnaissance vocale développée par le CRIM.» Le procédé est simple et unique dans le monde de la francophonie, fl permet de traduire et de transcrire la parole à l’écran en temps réel.Ce qui diffère de la technologie archaïque qui était utilisée.Ici, l'approche se fait par l'intermédiaire d’un humain appelé le locuteur.Celui-ci répète les mots énoncés par le présentateur média, ce qui permet d'atteindre un taux de reconnaissance et de transcription de la parole plus efficace.Le locuteur est donc un interprète qui traduit le style oral brut en un style plus proche de l'écrit De plus, cette personne traduit principalement le parier québécois avec ses expressions, une première dans ce domaine.Formation rapide La décision d'introduire ce système plutôt que celui qui est utilisé en milieu anglophone partout dans le reste du Canada a été d'ordre pratique et monétaire.Selon Jacques Ouellet, vice-président du CRIM, les systèmes de sous-titrage traditionnels sont basés sur la sténotypie, une machine comportant un clavier phonétique qui sert à transcrire des paroles à la même vitesse qu'elles sont prononcées.«Les sténotypistes sont maintenant très rares et impliquent une rémunération élevée ainsi que trois années de formation.Par contre, le système proposé par le CRIM remplace les sténotypistes par un locuteur qui répète les dialogues.Il suffit de quelques heures Pour former un locuteur», explique-t-il.«Ce système novateur permet maintenant à la population sourde et malentendante d’avoir accès aux émissions diffusées en direct, telles que les soirées électorales, les catastrophes environnementales, les événements politiques et les spectacles, ce qui nous était refusé par le passé», explique Richard McNi-coll, directeur général du Regroupement des personnes sourdes et malentendantes du Québec.«Imaginez les événements du 11 septembre sans son, ni sous-titres, renchérit-il.Nous pouvions voir un avion s’écraser sans explication aucune.» Grâce à la technologie STDirect, le Groupe TVA va pouvoir remédier à la situation et contribuer à informer 750 000 personnes sourdes et malentendantes au Québec.Le CRTC a même emboîté le pas.Il exige désormais que 90 % des émissions soient sous-titrées d'ici 2008.Centre de transfert de technologies et de connaissances, le CRIM s’impose donc comme un intervenant majeur en technologies de l’information (IT).Il offre des services de pointe en recherche et développement, en formation, en veille, en sécurité, ainsi qu’en bonnes pratiques et tests de logiciels.Clavardage Nordia inc.est aussi un gagnant: il a reçu l’Octas de l’innovation technologique pour avoir développé un nouveau palliatif aux appels téléphoniques, appelée Centre de relais multimédias (CRMM).Cette nouvelle plate-forme lui permet d’offrir des services de relais à ses clients américains à partir de son tout nouveau centre de contact avec la clientèle, situé à Montréal.Cette innovation en matière de communication pour personnes sourdes et malentendantes vient offrir une solution de rechange aux bons vieux téléphones à textes.Le principe est simple: le Centre de relais multimédias est un système de relais double qui permet aux personnes sourdes, malentendantes ou ayant des troubles de la parole de communiquer avec des personnes possédant une audition normale.Une des facettes du CRMM est le clavardage.La personne ayant des troubles auditifs ou de la parole n’a qu’à se connecter au wunc.myrelaycom.Puis, elle inscrit dans la case appropriée à cette fin les renseignements relatifs à l’appel désiré.L'agent spécialisé Nordia communique vocalement avec la personne demandée.D'autres services sont aussi offerts, tels que la conférence à trois, la conférence téléphonique et les services de relais vidéo.Comme le souligne Pierre Grimard, vice-président technologie de l'information, chez Nordia, «l’intégration entre les anciens protocoles ASCII, TTY et le protocole Internet, ainsi que la connectivité entre les systèmes de télécommunications canadien et américain ont constitué des défis complexes de taille que nous avons relevés.Nous sommes particulièrement fiers d'avoir remporté ce prix.Il vient conforter notre position en tant que fournisseur de classe mondiale en centre contact clientèle, en proposant à nos clients des services de première qualité, et ce, grâce à un environnement à la fine pointe de la technologie.• L'intégration de produits de centres d'appels et de systèmes spéciaux de télécommunications facilite actuellement l'offre des services à relais en plusieurs langues chez le client américain, soit le français, l'anglais et l'espagnol.Nordia inc.veut être un chef de file d'envergure internationale en matière de gestion de la qualité de la relation avec le client et affiche près de 100 millions de confactsclients par année.Nordia propose à ces derniers des solutions novatrices sur mesure qui optimisent leur façon de conclure des affaires sur le terrain.Collaboratrice du Devoir
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