Le devoir, 15 août 2009, Cahier E
I' K ^ K V 0 I h , L K S S A M K I) I I 5 E T I) I M A N C II E 1 (i A ü (I T 2 (I (I !l cc"| 1 Conseil des Arts du Canada Canada Council for the Arts Montréal© S O F I T E L . pp Paragraph iNovmij CONSEIL DES ARTS DE MONTREAL y LE DEVOIR B B D O Patrimoine Canadian Bw H canadien Heritage Place des Arts Qjébec:: l’affaire: vendre des partitions.C’est un grand avantage des éditeurs de partitions sur les éditeurs de disques.Alors que les disques tombent inéluctablement dans le domaine public, les partitions font l’objet de révisions incessantes, «d’éditions originales» (Urtext) qui, chaque fois, remettent les compteurs à zéro et permettent de vendre du vieux au prix du neuf Par exemple, dans le cas de Beethoven, un matériel dans le domaine public depuis un siècle, la nouvelle édition Bàrenreiter vend aux orchestres et chefs la partition de la fameuse 5' Symphonie à 55 $.Mais ce n’est pas tout il faut débourser 60 $ pour acquérir le «commentaire critique» expliquant les tenants et aboutissants de la révision!.Multipliez ceci par le nombre de symphonies et le nombre d’orchestres qui veulent tous être à jour et vous avez une idée du magot à se faire.Et toutes les révisions ne sont pas aussi importantes et aussi bien conduites que celle de Jonathan del Mar pour Beethoven.L’industrie de l’édition musicale a été plus efficace que les industries du disque et du cinéma réunies dans l’annihilation de velléités de partage sur Internet Menée par Universal Editions à Vienne et Boosey&Hawkes à Londres, c’est un rouleau compresseur redoutable.Il y a une dizaine d’années, les éditeurs de disques classiques ont tenté de négocier — au MIDEM, ou Marché international du disque et de l’édition musicale, tenu à Cannes —, dans le cas d’enregistrements d’œuvres récentes et contemporaines, des aménagements sur le coût de location des partitions qui minait leurs profits dans un marché déclinant, arguant logiquement du fait qu’ils faisaient la promotion sonore des œuvres.Dialogue de sourds et impasse.Le marché de la redécouverte est porteur, même dans le disque.Le label Sony publie cet automne un CD Bach: Rediscovered Wind Concertos, qui ne sont en rien des redécouvertes mais des arrangements, par l’interprète Sergio Azzolini, en forme de concertos d’œuvres éparses largement connues.Pourtant, les vraies redécouvertes existent.Elles ne se nichent pas dans d’inessentiels «areuh-areuh» musicaux de Mozart, mais dans la révélation d’œuvres oubliées de compositeurs sous-estimés.L’étiquette CPO s’est faite la championne de cette discipline.On lui doit la redécouverte des symphonies de Kurt Atterberg, des œuvres du Turc Ahmat Say-gun ou du straussien frustré Nikolaus von Reznicek Sont en instance de parution, le 25 août prochain, une grande symphonie de l’Italien Casella et des œuvres pour piano d’Ignaz Brüll, un ami de Brahms, des œuvres si belles qu’on se demande comment elles ont pu tomber dans l’oubli.Il est là, le vrai et fructueux travail de mémoire.Le Devoir L E I) E V OIK.L E S S A M EDI 1 5 E T I) I A! A \ < Il K I
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