Le devoir, 18 juin 2005, Cahier A
LE MONDE Budget: l’Europe s’enfonce dans la crise Page A 8 —?w w w .led e \' o i r.e o m ?POLITIQUE CPE : Québec semble prêt à jeter du lest Page A 5 LE DEVOIR V o L .X C VI N"13 6 ?LES SAMEDI 18 ET D I M A X (’ H E 1 !> .1 T 1 N 2 O O f> 18$+ r a x k s ¦ 2 , 5 O $ Laval : le dossier noir de l’environnement iwf-r rn — " ir îij'it .l» JACQUES NADEAU LE DEVOIR LOUIS-GILLES FRANCŒUR Malgré les règles en vigueur et les avis d’infraction, les milieux humides disparaissent à un rythme alarmant à Laval parce qu’on les remblaye généralement sans conséquences juridiques ou financières importantes.Comme au Far West, les phis rapides imposent leur loi et placent les autorités, timides ou mal équipées, devant le fait accompli, souvent en toute iiiipunité.Les milieux humides sont nombreux à Laval mais peu de gens connaissent leur valeur écologique pour la protection des eaux de surface et des eaux souterraines, voire comme écosystèmes, parmi les plus riches en matière de biodiversité.Partout dans le monde, on essaie d’enrayer leur disparition parce qu’ils sont aussi des maillons fondamentaux de la chaîne alimentaire dont dépend la santé des cours d’eau et, ultimement, la nôtre.Les milieux humides sont aussi des épurateurs généralement plus efficaces que la plupart des technologies d’épuraüon que nous entretenons à grands frais.Ces considérations n’impressionnent pas teDement les spéculateurs et les entrepreneurs qui mettent la main sur ces terrains qu’on peut acquérir à bas prix si on sait s’y prendre pour les remplir de terre ou de matériaux de construction souvent interdits d’enfouissement M' Gaétan Turbide, directeur général adjoint de Laval, reconnaît d’entrée de jeu que «des quartiers entiers ont été construits sur des remblais» qui ont rayé de la carte d’importants milieux humides de laval, une île dont la topographie favorise la rétention d’eau et la formation de marais ou de marécages remplis d’espèces d’arbres capables de survivre les pieds VOIR PAGE A 7: LAVAL ¦ Autres informations en pages A 6 et A 7 Les Innus font plier Kruger La cour suspend l’exploitation forestière de Vile René-Levasseur KARINE FORTIN La compagnie Kruger ne pourra pas couper de bois sur Elle René-Levasseur, sur la Côte-Nord, cet été.la Cour supérieure a acquiescé hier à la demande d’ordonnance de sauvegarde des Innus de Betsiamites, qui souhaitaient assurer la protection de cette immense île ronde située d;uis le réservoir Manie et qu’ils considèrent comme sacrée.Cette décision pourrait mettre en jeu des emplois sur la Côte-Nord et en Mauride et contribuer à envenimer les relations déjà tendues entre Blancs et autochtones de la région.Dans son jugement publié hier, la juge Danielle Grenier, de la Cour supérieure du Québec, ordonne à Kruger et à «ses administrateurs, dirigeants, employés, mandataires et sous-traitants, de cesser immédiatement toute coupe forestière ou autres travaux forestiers accessoires sur l'île Kené-l^vasseur ainsi que toute forme d'aménagement forestier» et de ne pas les reprendre jusqu’à ce qu’un jugement sur le fond de la question ait été rendu.Les audiences sur une injonction interlocutoire et une in jonction permanente doivent commencer en décembre au palais de justice de Montréal.S’appuyant sur une montagne de documents ainsi que sur quatre VOIR PAGE A 10: KRUGER Boisclair prétend être le meilleur rassembleur ROBERT DUTRISAC Québec — André Boisclair s’est officiellement lancé hier dans la course à la direction du Parti québécois en se présentant comme la meilleure personne pour rallier la nouvelle géné-ration et l’ensemble des dtoyens, tant ¦ à l’intérieur qu’à l’extérieur du parti.Kc «Je pense être la meilleure personne pour animer notre parti, je pense être la meilleure personne pour rassembler le plus grand nombre de députés de l’Assemblée nationale mais, surtout, je pense être la meilleure personne pour faire en sorte que de nouvelles personnes joignent nos VOIR PAGE A 10: BOISCLAIR INDEX Actualités.A 2 Annonces.C 6 Avis publics .C 8 Bourse—.C2 Carrières.C 5 Décès_______C6 Dossier.A 6 Économie___C 1 Éditorial .B 4 Idées________B 5 Monde.A8 Mots croisés.C 8 Météo______ CIO Perspectives.B 1 Rencontres.D 2 Sports.C 10 L’ère des nombrils Les médias qui fustigent les «cirques médiatiques», les intellectuels qui reviennent toujours à la question du «rôle de l’intellectuel», les humoristes qui racontent des histoires d’humoristes, les professeurs qui s’intéressent plus à la pédagogie qu’aux contenus à transmettre: mais qu’avons-nous tous à nous regarder le nombril, à parler de nous?Réflexion sur une société aux cloisons de plus en plus étanches.ANTOINE ROBITAILLE La mode, depuis quelques années, aime les nombrils bien visibles, exhibés.Et si cela nous révélait un trait essentiel de l’époque actuelle, où chacun se trouve renvoyé à son propre nombril, où chacun se çomplaît à en parler?Epoque où, par exemple, les médias multiplient les topos sur les divers «cirques médiatiques» (Michael Jackson, Karla HomoL ka, Nathalie Simard, la mort du pape, etc.); la télé qui cite constamment la télé; les journalistes qui se passionnent pour les histoires de journalistes (le Watergate et Florence Aubenas, reporter de Libération libérée cette semaine).Sur l’affaire Aubenas, Christian Rioux confiait hier dans nos pages le «malaise que provoque une situation où la presse est à la fois acteur et spectateur de l’actualité».Depuis une semaine, poursuivait-il, voilà les journalistes chargés «de tirer au clair une affaire qui les touche au plus profond d’eux-mêmes et face à laquelle ils n’ont pas de distance».Ici même, dans ce texte, nous ne tomberons pas dans le piège de ne nous attarder qu’aux médias.En effet, le phénomène se constate ailleurs: voyez ces intellectuels qui se penchent inlassablement, de revue en revue (voir les récentes livraisons de Liberté, Possibles et L’Inconvénient), sur le rôle et la place de rinteDectueL sur l’-engagement-, sur la pensée.Mais il y a bien pire: des humoristes-animateurs qui se plébiscitent entre eux, s’entre-questionnent à Tout le monde en parle et ailleurs, ou qui, comme Mario Jean et les Mecs comiques, se querellent publiquement a propos de la paternité Et les intellectuels?Pourquoi s’auscultent-ils, s’interrogent-ils si souvent sur leur rôle ?VOIR PAGE A 10: NOMBRILS OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR MONTRÉAL DU 13 AU SS JUIN 3005 mm Canada Montréal# Québec S3 rr.Abénakis Samedi 1 à 13h EncasdepMe.ÜE! ^ **£ u: devoir ^ 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET D I M A X C H E 19 JUIN 2 0 0 5 A 2 ?POLITIQUE* COMMISSION GOMERY La firme Kroll a travaillé sans contrat durant sept mois Perquisition de la GRC chez Luc Lemay, dirigeant d’Expour/Polygone Le procureur général absout Chrétien et Martin HOLLANDE PARENT Aux yeux du procureur général du Canada, les Jean Chrétien et Paul Martin doivent être exonérés de tout blâme relativement -aux abus d'une ampleur insoupçonnée mis en lumière par les travaux de la commission Gomery».Les deux hommes étaient alors respectivement premier ministre et ministre des Finances et vice-président du Conseil du trésor.Mais il en va autrement du ministre Alfonso Ga-gliano (des Travaux publics) et de Charles Guité (gestionnaire du programme des commandites).«MM.Chrétien et Martin ont pris des mesures correctrices au fur et à mesure que des problèmes ont été découverts, des problèmes dont ils n’étaient pas au courant avant que cewcé Thibault Hun Fong V MUTÉ RÉGIONALE président I (Québec) l’Ikstitut de ’ Fung Lot McFarlane BA, CCH* FCFP î MÉDICAL Conseil de gestion régionale (Québec) §§» Diane Martel -«fs: Pierre Vincent Dick Lang Géraid Roy « ¦ wm- Hubert Gagnon 'M Serge Férland Stefan Nitoslawski Pierre Délisle Q) CD V6>; 0?de ta\ La Société de tai chi taoïste est active dans 53 villes et arrondissements au Québec, dont : AMOS BARRAUTE LA CORNE VAL D’OR FLEURtMONT LENNOXV1LLE RIVIÈRE-AU-RENARD GASPÉ GRANDE-VALLÉE CAP-AUX-F LONGUEUR.SAlNTd] 1ER • ®) anày 1970-2005 V Les célébrations publiques du 35* anniversaire ont été rendues possibles grâce à l'appui des membres et supporters suivants BoumOal ft, PVmTXfiw Penne» Chen^e»^» taen-Cwy k )ene TSuc-fto.De Srml».BOTOT» L*o •emetcfie» Peul K * Cerm^ T-emWey S^e One» Me-Tem |»»»eM Pte-Te»n Peel FONDEE EN I 970 P^R MAÎTRE MOV LlN-SHIN, UN MOINE TAOÏSTE, LA SOCIETE INTERNATIONALE DE TAI CHI TAOÏSTE EST PRESENTE DANS 28 PAYS.La SOCIETE DE TAI CHI TAOÏSTE DU CANADA EST UN ORGANISME NATIONAL DE BIENFAISANCE (NO I I 9258655RR000 I ) VOUE A LA PROMOTION DE LA SANTE DANS LA COMMUNAUTE PAR LA DIFFUSION DU TAI CHI TAOÏSTE ET DES ARTS TAOÏSTES CONNEXES.Siège régional : 5271, rue St-Hubert Montréal (Québec) H2J 2Y4 Téléphone (514) 272-5271 • montreal@taoist.org • www.taichitaoiste.org charges fiscales imposées aux contribuables.Or le gouvernement du Québec ne l’a jamais fait En décembre 2003, le conseil municipal a toutefois adopté un tel règlement Le requérant un professeur d’économie à la retraite, estime que la Ville a outrepassé ses pouvoirs en procédant de la sorte.C’est en février 2006 que la requête sera présentée au juge, qui devra décider s’il accorde ou non le droit d’intenter le recours collectif.Lors de sa réunion hebdomadaire, mercredi, le comité exécutif de la Ville a autorisé qu’une première somme de 100 000 $ soit réservée pour payer les honoraires des avocats de la firme Fasken Martineau qui représenteront la Ville dans ce dossier.Le Devoir Gil Courtemanche Langue de bois et lunettes Chanel Kigali — Elle est propriétaire d’une boutique de vêtements importés, cette dame BCBG aux lunettes Chanel dorées et au mari secrétaire général de quelque chose.Ce n’est pas une idiote, au contraire, ni quelqu’un qui ne connaît pas le monde puisqu’elle a vécu plus de dix ans en Occident Nous assistions à un dîner tout ce qu’il y a de plus officiel, de ces repas faits de nourriture vaguement africaine, de propos polis, d’échanges civilisés et de sourires appris depuis très, longtemps.Cette femme débordait de cette assurance verbale et bavarde dont les Rwandaises qui n’ont jamais quitté leur pays sont totalement dépourvues.Rwandaise de sang, elle l’est, mais de culture, elle ne l’est pas.Au départ, les propos anodins qu’elle tenait sur le nouveau Rwanda me paraissaient aussi importants que les piaillements des moineaux.Elle s’adressait à un musungu (Blanc) canadien dont c’était la première visite au Rwanda.•Le Rwanda, ce n'est pas l’Afrique, nous ne sommes pas comme les Africains.Ici, tout est différent de l’Afrique.Tout fonctionne, il n'y a pas de corruption et: nous avons la démocratie comme en France ou au Canada.» Elle avait du culot, cette dame.Pour qui a fréquenté assidûment les dictatures, les régimes autoritaires, les démocraties populaires, les démocraties, dirigées, ce sont là des rengaines connues.On est' habitué à cette langue de bois, à cet assemblage surréaliste de mots vidés de tout leur sens comme des cadavres qui ont pissé tout leur sang.Dans ces lieux, c’est pure perte de temps que de vouloir rétablir les; faits, et on court le risque de s’attirer des ennuis.Elle sait très bien, cette femme, ce qu’est la démocratie qu’elle évoque puisqu’elle a déjà voté ailleurs et dû choisir entre plusieurs partis.Elle sait bien quid, les partis d’opposition doivent demander la permission du gouvernement pour exister et doivent accepter de ne pas totaliser plus de 5 % des votes.Elle sait bien qu’id, il suffit d’une phrase pour terroriser un village et le convaincre de voter dans le bon sens.Elle sait parfaitement tout cela, mais elle persiste dans le mensonge.Et elle en a remis.•Depuis le génocide, il n’y a plus de viols au Rwanda comme dans les autres pays d’Afrique.C’est pire en Europe et au Canada.La preuve?La télévision chez vous ne cesse de parler d’agressions sexuelles.Pas ici.» Bien sûr, la télévision id ne parle que des réussites avérées ou rêvées.Et ça tombait mal car dans le journal semi-officiel que j’avais lu quelques heures plus tôt, un gouverneur d’une province rurale s’alarmait d’une croissance fulgurante du nombre de viols.Pas de viols id, c’est comme s’il n’y avait pas de menteurs devant la commission Gomery ou pas de ban-quises au pôle Nord.Alors, je me suis fâché et lui ai demandé de cesser de nous prendre pour des imbéciles.Depuis les trompettes de Jéricho, aucune forteresse érigée sur le mensonge n’a résisté à l’insatiable soif de savoir ?La langue de bois, le mensonge grossier, la propa gande primaire ne sont pas des inventions récentes et ne sont surtout par africaines par nature.Bush < réussi à faire croire à un peuple informé que Saddam Hussein préparait une attaque avec des armes de destruction massive contre les États-Unis.Ce qui ne cesse de me fasciner, c’est qu’on ait encore recours è ces grossiers procédés, comme si ces gens CToyaienl profondément que ces palissades de langue de bois qu ils érigent sont indestructibles et étemelles malgré tout ce que dit l’histoire.Depuis les trompettes de Jéricho, aucune forteresse érigée sur le mensonge n a résisté à l’insatiable soif de savoir.Aucun mm de Berlin n’a survécu à l’érosion lente mais inéluctable des mots qui portent la vérité en leur sein.Le savent-ils, ces gens qui organisent leur pouvoir sur la dissimulation?Je pense au D'Zaboub, du ministère de l’Information à Damas, en 1984, face de lune rayonnante avec sourire collé en pennanence, qui m’expliquait sans ciller que la Syrie est une grande démocratie et que son fédéralisme est largement modelé sur le fédéralisme canadien.Je pense à lang Sary, numéro trois des Khmers rouges, en 1982, qui, avec le même sourire que le D'Zaboub, réduisait à quelques centaines les deux millions de victimes du génocide cambodgien et me chantait lui aussi sa ritournelle sur les vertus de la démocratie et du fédéralisme canadiens.Qu’est-ce qu’ils ont, tous ces gens-là, à adorer le Canada?Bien sûr, U faut travailler, et une grande partie du métier de journaliste consiste à recueillir des mensonges.Sur le plan personnel, ce qui est le plus diffi-cile à supporter, c’est que, pour aligner sans rire de telles énormités, votre interlocuteur doit absolument vous considérer comme un parfait ignare ou un bien triste idiot A moins que ces gens ne croient vraiment a leurs mensonges.Je ne le pense pas.De toute façon, j ai pété les plombs.peut-être seulement pour ne pas passer pour un imbécile, et cette dame a rétorqué que, comme tous les Occidentaux, je méprisais 1 Afrique.Plus profondément un nouveau discours semble prendre forme dans les sphères dirigeantes du pays.Quand cette femme expliquait que le Rwanda n’était pp 1 Afrique, elle articulait une partie de ce que plusieurs ici appellent la philosophie israélienne.Comme Israël, le Rwanda doit être un pays unique pour un peuple unique, béni par Dieu et menacé d’extermination.Le Rwanda doit devenir un pays forteresse imprenable pour tous les Tutsis de la Terre.Bien que petit le nouveau Rwanda doit pouvoir terroriser ses voisins et accumuler une puissance militaire et économique qui en fera une sorte de bunker invin- ,!f ¦ ^ n P3?d aujourd'hui que les Tutsis disent qu us sont les Juifs d Afrique: mes amis morts pendant le génocide me le répétaient sans cesse.D y a dans cette comparaison autant la crainte que l'expression d une sorte de supériorité sur les voisins.D n est donc pas surprenant que la collaboration entre Israël et le Rwanda soit de plus en plus intense.Et Us sont plusieurs ici à se demander si on ne se dirige pas vers une sorte de Palestine africaine. LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 1 » JUIN Grève dans les CPE Québec est disposé à jeter du lest ?LES ACTUALITÉS* Autorisation des services de radio satellite La ministre Beauchamp craint les impacts sur la culture québécoise L’ADISQ songe à porter la décision du CRTC en appel C LAIRAN D RÉ E CAUCHY Lueur d espoir pour les parents qui ont eu recours au système D cette semaine en raison de la grève dans les CPE et qiu angoissent devant les mandats de grève generale illimitée votés par les éducatrices; le gouvernement semble prêt a jeter un peu lest pour conclure une entente avec les 310 CPE syndiqués en leur accordant davantage au chapitre de l’équité salariale.Si la présidente du Conseil du trésor rappelait jeudi que son cadre financier de 12,6 % sur six ans pour les augmentations de salaire et l’équité salariale «tient toujours», on précisait hier au Conseil du trésor qu’il s’agit d’une enveloppe globale et que les éducatrices pourraient aller chercher une part plus importante de l’assiette sur le plan de l’équité salariale.Pour l’heure, 1 offre gouvernementale de 174 millions en cinq ans, cumulée aux offres de hausse salariale, respectait le cadre finanaer de 12,6 %.Un haut placé au ministère a toutefois indiqué au Devoir que les éducatrices pouvaient s’attendre à obtenir davantage puisqu’il s’agit d’un secteur où le «biais sexiste» est plus marqué.Entente avortée Selon nos sources, une entente entre les équipes patronale et syndicale de négociation était à toutes fins utiles conclue lundi après-midi, soit avant les quatre jours de grève, mais les négociateurs patronaux n’ont pas obtenu le feu vert de la présidente du Conseil du trésor pour la signer définitivement Au cabinet de la ministre de la Famille, Carole Phéberge, on refusait hier de conjecturer sur les chiffres, souhaitant profiter de la période de réflexion de dix jours convenue mercredi avec le syndicat.Une chose est certaine, il y aura bel et bien «une nouvelle proposition [patronale] qui va tenir compte de l’avenir du réseau et respecter la capacité de payer des contribuables», a fait valoir l’attachée de presse de la ministre, Louise Bédard.En brandissant les mandats de grève générale illimitée adoptés massivement par presque tous les CPE membres, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, s’est dite «sereine et confiante».«Ils ont demandé de la réflexion, il me semble qu’on a tout ce qu’il faut pour les accompagner et les forcer à beaucoup de concentration», a-t-elle déclaré.Mme Carbonneau note que le terrain avait été «plus que déblayé» à la fin de la semaine dernière.«La réponse officielle est rentrée lundi soir, c’était: “On revient à la case départ”», a-t-elle raconté.Elle estime que l’attention de la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, est retenue par les autres négociations avec le secteur public, notamment celles en éducation, entrées hier dans leur dernier droit L’insistance de Mme Jérôme-Forget à mettre en avant son cadre financier global de 12,6 % l’exaspère.«Je me tue à dire qu’un résultat ne peut être un résultat universel [.], qu’il peut être radicalement différent d’un milieu à un autre [.].Je vois mal comment on pourrait évoquer un précédent dans un autre secteur», a plaidé Mme Carbonneau, s’abstenant de préciser à quel moment la CSN mettra en application les mandats de grève générale illimitée votés cette semaine.Le Devoir CLÉMENT ALURD LE DEVOIR La présidente du Conseil du trésor, Monique Jérome-Forget .JACQUES NADEAU LE DEVOIR La ministre Line Beauchamp qualifie la décision du CHIX' d’«inquiétante pour le Québec».tii s « i PAUL CAUCHON La ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, estime que la décision du CRTC d’autoriser des services de radio par satellite «pourrait avoir des impacts négatifs sur la culture québécoise».La ministre presse Industrie Canada de ne pas procéder immédiatement aux changements réglementaires concernant l’utilisation des satellites, afin de permettre à tout le monde «d'effectuer une analyse plus approfondie de la décision du CRTC».Selon nos informations, l’ADlSQ, qui représente l’industrie québécoise du disque et du spectacle, est également en colère et envisagerait de porter la décision en appel, à cause de la place réduite accordée à la musique francophone dans les projets acceptés.Quant au groupe CHUM/Astral, qui a pourtant vu son propre projet autorisé par le CRTC, il se dit «er-trêmement déçu» et entend consulter dans les prochaines semaines «des personnes du monde de la création» afin «d’explorer des pistes de réponse».Levée de boucliers Bref, cette décision du CRTC risque de provoquer une levée de boucliers.Le CRTC a accepté jeudi trois nouveaux projets de radio par abonnement, soit deux projets de radio par satellite proposés respectivement par Canadien Satellite Radio, qui a conclu une entente avec le service américain XM, et Sirius Canada, associé à Radio-Canada, qui a une entente avec Sirius USA Le troisième projet accepté jeudi est celui de CHUM/Astral, qui consiste à diffuser des chaînes de radio numérique par abonnement grâce à des tours de transmission terrestres.Dans son projet, CHUM/Astral propose de fournir aux consommateurs 50 nouvelles chaînes de radio, toutes canadiennes, alors que les deux projets par satellite prévoient offrir chacun huit chaînes canadiennes parmi une centaine de chaînes américaines.«H n’est pas réaliste de s’attendre à ce qu’un service entièrement canadien comme le nôtre puisse concur- rencer des entreprises dont 90 % des canaux proviennent des Etats-Unis, indiquait hier un communiqué conjoint de CHUM et d Astral.Le cadre d’attribution des licences créé par ces décisions est manifestement inéquitable.» Jacques Parisien, le président d’Astral Media Radio, ajoute d’ailleurs que «la portée de la décision que le CRTC vient de rendre dépasse nos propres intérêts» et indique vouloir consulter le milieu pour préparer une riposte.Lors de l’audience publique tenue en novembre 2004 par le CRTC, un porte-parole de CHUM avait d’ailleurs déclaré que son projet ne serait peut-être pas viable si le CRTC décidait d’accepter les trois propositions en même temps.CHUM/Astral soute- nait que son projet était le seul à garantir une programmation et une propriété totalement canadiennes.Quant à la ministre line Beauchamp, elle qualifie la décision d'«inquiétante pour le Québec».«L’importance de l'offre de chaînes de langue anglaise, dit-elle, aura comme efft de réduire celle de langue française.Nos artistes et notre voix pourraient se trouver noyés dans un trop grand ensemble alors que notre culture n'occuperait qu'environ 2.5 % de l’espace satellitaire.» Dans sa décision, le CRTC exige que 10 % des chaînes offertes soient canadiennes et que 25 % des chaînes canadiennes soient de langue française.Le Devoir Tué dans une prise d’otages au Cambodge -^- Le petit Canadien sera enterré en Slovaquie DANIEL LOVERING Siem Reap, Cambodge — Le petit Canadien, tué jeudi par des hommes masqués qui avaient pris en otages des dizaines d’enfants dans une école internationale, au Cambodge, sera enterré en Slovaquie, la terre natale de ses parents.Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Slovaquie, Juraj Tomaga, a fait savoir hier que le bambin de deux ans, Maxim Michalik, sera enterré dans un endroit qui n’a pas été précisé, à la demande de ses parents de nationalité slovaque.La famille du bambin, né au Canada et détenant la nationalité canadienne, s’était installée au Cambodge, il y a quelques mois, en provenance de Victoria Le père, Martin Michalik, âgé de 37 ans, travaillait comme administrateur dans un hôtel cinq étoiles près des célèbres temples d’Angkor Wat D semble que le chef des preneurs d’otages avait réussi à convaincre trois de ses amis de porter des masques et d’envahir l’école sise à Siem Reap, jeudi matin.Ils ont saisi un professeur et quelque 30 enfants, les enfermant dans une classe.La police cambodgienne a déclaré que le chef des ravisseurs avait dit aux enquêteurs qu’il avait tué l’enfant parce qu’il ne voulait pas cesser de pleurer.Le père de l’enfant a contesté ces allégations.M.Michalik, visiblement bouleversé, a déclaré au Toronto Star qu’un professeur de l’école a dit que son fils avait été tué au cours de l’échange de coups de feu entre les autorités et les ravisseurs alors que l’enfant allait chercher un livre.«H n’avait que deux ans, a dit Martin Michalik.Il ne comprenait pas ce qui se passait.Il ne faisait que chercher un livre», a-t-il ajouté.La police a déclaré que l’objectif des ravisseurs était d’extorquer de l’argent aux ressortissants étrangers et aux riches Cambodgiens dont les enfants fréquentent l’école.Les enfants, âgés de deux à six ans, étaient originaires d’au moins 15 pays.Un centre de premiers soins a été aménagé dans un restaurant local pour conseiller les victimes.Des experts en traumatisme européens et des travailleurs de la santé cambodgiens sont sur place.Presse canadienne EN BR E F AQUOPS: suite et fin T^rés avoir cru son dernier moment venu, l’Association québécoise des utilisateurs de l’ordinateur au primaire-secondaire (AQUOPS) a réussi à convaincre créanciers, membres et partenaires de l’importance de sa survie.Elle vivotait encore fa semaine dernière en raison d’un manque à gagner de 65 (XX) $, mais la souplesse et l’ouverture de certains créanciers ainsi que l’adhésion d’une dizaine de commissions scolaires à un nouveau projet de membership ont renversé la tendance.En assemblée générale spéciale ce week-end, les membres de l’AQUOPS ont choisi la sauvegarde de l’institution tout en souhaitant apporter quelques changements dans l’offre de services.«On va se rapprocher de la base», a expliqué le directeur général de l’AQUOPS, Charles Fil-lion.-Le Devoir Dans les deux langues, svp Winnipeg — Un juge du Manitoba a invalidé des constats d’infraction au code de fa route imposées à six résidants du quartier français de Winnipeg parce que les contraventions n’étaient pas rédigées dans les deux langues officielles.Le juge Glen Joyal a conclu que les contraventions violaient la charte de la Ville de Winnipeg.Ix> document exige que les services et la correspondance de la Ville soient faits dans les deux langues pour les résidants du district de Riel, un vaste secteur qui comprend presque tout le sud-est de Winnipeg.- Presse canadienne L'UNIVERSITÉ LAVAL FÉLICITE TOUS SES DIPLÔMÉS Nos diplômés voient loin ! Avec mon diplôme, ce n'est que le début.Madame Julie Bégin, 31 ans Baccalauréat en théologie Pour cette mère de deux enfants, de la nation innue, les études ont été le début de (exploration de sa foi.Un bel exemple de croyance et de persévérance.Bravo! La communauté universitaire applaudit chaudement les 8 260 diplômés de 2004-2005.L'Université Laval souligne fièrement, à l’occasion des cérémonies de collation des grades du 11,12,18 et 19 juin 2005, la réussite de tous ceux et celles qui, par leurs efforts soutenus et leur détermination, ont obtenu leur diplôme.• 236 récipiendaires de doctorat • 1436 récipiendaires de maîtrise et de diplôme de 2* cycle • 6588 récipiendaires de baccalauréat, de diplôme et de certificat de 1” cycle.(¦¦¦¦¦¦¦Ml UNIVERSITÉ LAVAL LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2 0 0 5 A f> OSSIER Laval : des milieux humides pris d’assaut Des quartiers entiers ont été construits sur des milieux humides à Laval à l’époque où aucune règle ne les protégeait.Mais quelle est la valeur des règles en vigueur et de leur effet dissuasif?Ln survol de quelques dossiers récents donne la mesure Le marais de Saint-Elzéar Ce grand marais de 7,5 hectares est situé sur un terrain privé dans un secteur zoné industriel.Selon Kichard Pelletier, biologiste au Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, ce milieu humide est un des plus importants de Laval.Il a été remblayé et une partie de sa forêt marécageuse a été rasée entre 1997 et 2001, affirme-t-il.Selon le CRIE les remblais illégaux couvrent environ 40 % de sa surface.Le CRE en a informé le ministère de l’Environnement (MENV) à l’hiver 2(X)1.Le ministère affirme qu’il enquêtait sur ce dossier depuis l’automne précédent II a fait arrêter les travaux de remblayage et de déboisement en décembre 2001, déposant au même moment, ainsi qu’en avril 2003, des avis d’infraction auprès des propriétaires de ce projet de 150 millions de dollars piloté par l'homme d'affaires Pierre Grothé.Des édifices ont même été construits depuis lors sur des parties remblayées.La partie intacte du marais ne sera pas développée, du moins «pour l’instant», affirmait le promoteur au Courrier Ut val en janvier 2003.En guise de compensation, le MENV a tenté de négocier la création, plus au nord, d’un nouveau milieu humide d’environ 450 000 pieds carrés.Ces pourparlers amorcés en 2001 avec Laval et le ministère n’ont toujours pas abouti.1>‘ nettoyage d’un ponceau a même provoqué un assèchement important du marais.Celui-ci, autrefois riche en eau et en herbiers, est aujourd’hui en voie d’assèchement même si le ministère a exigé l’aménagement d’un seuil temporaire, à l’évidence insuffisant Selon le biologiste Pelletier, «le milieu a radicalement changé depuis: le plan d’eau a été remplacé par des quenouilles.Le milieu humide perd sa richesse et se dénature progressivement».Les poursuites entreprises par Laval et le MENV devraient aboutir devant un tribunal l’automne prochain.Après cinq ans d’analyse, le ministère dit «songer» à entreprendre une poursuite civile, soit une ordonnance de remise des lieux dans leur état initial.«Si on gagne la cause, on peut demander une restauration», a précisé Jean Rivest, directeur régional du ministère.Rue Magellan En janvier dernier, des inspecteurs de Laval ont découvert un autre cas de remblayage illégal dans un milieu humide de la rue Magellan et ont émis un avis d’infraction.Cet avis n’a pas été pris très au sérieux par l'entrepreneur, qui a récidivé en mai.Des citoyens ont alors alerté le CRE de Laval, qui a prévenu le ministère de l’Environnement Ce dernier n’a émis aucun avis d’infraction, contrairement à Laval, même si, selon Guy Garant directeur du CRE de Laval, ces travaux se situent dans la plaine inondable 0-20 ans, dans une forêt marécageuse considérée comme un milieu humide.Le ministère a fait arrêter les travaux alors que trois sciages avaient été coulés.D a demandé un plan d’aménagement qui devait être présenté hier.Aucun avis d’infraction n’a été émis par le ministère.Ce projet qui a démarré sans permis de construction ou de remblayage, précisait-on du côté de Laval, n’avait pas davantage fait l’objet d'une demande de certificat d'autorisation auprès du nouveau ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).On s’y disait même surpris d'apprendre jeudi qu'il s’agissait d’un milieu humide.Or presque tout ce quartier nouvellement construit avec ses petites maisons en fonne de boîtes de Com Flakes a été érigé sur des remblais.Le ruisseau Barbe, qui égouttait doucement ce qui restait du milieu humide près de la rue Magellan, a été «rectifié» avec une autorisation en règle du ministère.Les deux remblais créés de chaque côté du nouveau fossé rectiligne, qui remplace le ruisseau d’antan, a coupé en deux ce qui restait du milieu humide.Les deux moitiés nouvellement séparées ont commencé à être remblayées et, comme ailleurs, le promoteur Anvain Construction plaidera certainement que ce milieu n’a plus de valeur une fois qu’on l’aura segmenté par une autorisation de «rectification» du ruisseau.Tout le monde s’empressera d’enterrer le problème, a annoncé Richard Pelletier.Certains à Québec prédisaient que ce cas exemplaire pourrait bien devenir la première démolition d’une résidence construite illégalement dans un milieu humide de plaine inondable, comme le permet la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.D’autres affirment que le dossier sera bientôt autorisé et voué à l’oubli.Les paris sont ouverts.doles Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 SUR TOUTE LA MARCHANDISE Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc 277-7558 HtflW I, V-V': WÊÈm , JACQUES NADEAU LE DEVOIR , qui égouttait doucement ce qui restait du milieu humide près de la rue ¦tine» avec une autorisation en règle du ministère.Le ruisseau Barbe, Magellan, a été «reci nrirïSF mm apswmifi’j mms wjfc.Le dépotoir Gagné Situé juste en bordure du boisé Papineau, un des rares boisés protégés de Laval, le dépotoir Gagné est le résultat des activités d’une entreprise de recyclage de matériaux de construction, qui entrepose sur place des tonnes de matériaux divers, empilés en partie dans un milieu humide protégé par la loi et qui longe dangereusement le ruisseau La Pinière, où aboutissent ses eaux de ruissellement après avoir lavé les vieux matériaux.Ce véritable dépotoir à ciel ouvert est exploité depuis près d’une décennie sans le moindre certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement, qui le considère comme un dépôt de matériaux secs (un DSM) illégal.Il a aussi fait l’objet d’avis d'infraction répétés de la part de Laval et du ministère mais ces avis n’ont jamais débouché sur des mesures concrètes de nettoyage ou de restauration.Laval a demandé au propriétaire de relocaliser ce dépôt de matériaux secs dans un autre parc industriel que celui qu’il occupe en ce moment L’Environnement a réclamé par avis d’infraction l’arrêt de tout apport de matériaux de construction supplémentaires, une démarche qui a été sans effet reconnaît Jean Rivest directeur régional du MENV.Plan de relocalisation demandé Laval a demandé au propriétaire du DSM illégal de lui soumettre un plan de relocalisation d’ici la fin de l’été.La Ville estime qu’elle devra peut-être recourir à l’article 227 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme pour déloger le récalcitrant et exiger la restauration du lieu.Le ministère affirmait cette semaine que l’enquête «en cours depuis l’automne dernier» — le site est pourtant connu depuis des années! — permettra de savoir s’il faut utiliser une ordonnance de remise des lieux en l’état Du côté de Laval comme du ministère, on craint qu’une ordonnance trop exigeante ne fasse déguerpir le propriétaire, laissant l'imposante facture de nettoyage aux deux gouvernements.Conclusion: ce magnifique dépotoir continue d'orner l’arrière de l’édifice du Conseil régional de l’environnement de Laval.èî Boutique Courir Ajustement et rendement légendaires Chaussures de course à pied 2A B D po»if femmes D 2E 4E pour hommes new balance LONCUEUIL : 1085, chemin Ch«imbly (à deux pas du Cegepl • (450) 674-4436 MONTREAL : 4452, rue Saint-Denis (près de Mont-RoyaD 4 (514) 499-9600 LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 1 il J I I N >003 A Les infractions sont nombreuses car il semble toujours normal de faire ce qu’on veut V- .••> Pénitencier Leclerc Les autorités pénitentiaires du -«eux peu» ont rasé l'an dernier toute la végétation du marais voisin maigre la politique federale de «perte zéro- en matière de milieux humides.Le ministère de l'Environnement a émis un avis d'infraction a la direction du penitencier, mais Quebec a passe l'éponge après avoir compris que ce nettoyage procédait d’un souci de sécurité «rushnc», a précisé Jean Rivest.Ce boisé humide servait en effet de lieu de lancement de balles de tennis et de ilèches remplies de substances illicites, qui pouvaient ainsi penetrer dans le vieux penitencier par la voie des airs.Mais de l'autre côte de ce milieu humide, le Collège Laval s'est attire un avis de remblayage illegal de la Ville pour avoir déversé des déchets de demolition dans un ynorme remblai de prés de dix mètres de hauteur.A l'Environnement, on affirme que la direction du collège a convenu de tout enlever et même de reutiliser ces matériaux dims une autre construction.Chez Céliiine! Laval, qui n'a aucune réglementation pour protéger ses milieux humides, les rives et les plaines inondables de ses cours d’eau intérieurs, a cependant un règlement qui interdit les interventions en rive sans permis sur les deux principaux cours d’eau qui bordent ses rives, les rivières des Mille-Îles et des lYairies.tieneralement la Ville utilise son réglement antiremblais pour intervenir, mais eDe peut aussi intervenir en vertu du règlement qui exige l’absence d’intervention sur les dix premiers mètres de La rive.Les infractions sont nombreuses car il semble tou-jours normal d'y faire ce qu'on veut.Fout récemment un petit remblai a même été découvert a Hie Gagnon, propriété de la célébré chanteuse Céline Dion.La Ville a aussitôt émis, le 27 mai dernier.un avis d'infraction après avoir été alertée par le CRH, lequel avait reçu des plaintes et des photos de citoyens.E Eenchel, du Service de l'environnement de lav~.il.a reagi en écrivant au CRE que le responsable ties travaux «tiesirr st a informer ?LE MONDE- Vers un second tour Rafsandjani-Moïn Élection présidentielle en Iran PAMIR SAGOU REUTERS Ces Iraniennes ont voulu voir le candidat Hashémi Rafsandiani remplir son bulletin de vote à Téhéran.PAUL HUGHES Téhéran — Le conservateur pragmatique Akbar Hachémi Rafsandjani, ancien président de 1989 à 1997, et le candidat réformateur Mostafa Moïn sont arrives en tète de l'election présidentielle iranienne hier et un second tour devra les départager, ont affirmé les entourages des deux hommes.Leurs collaborateurs ont indiqué qu'aucun d'eux n'avait obtenu les 50 % de suffrages nécessaires pour être élu dès le premier tour.Ces prédictions confirment celles des sondages qui annonçaient avant le scrutin l’éventualité d’un second tour, chose inédite en Iran depuis la révolution islamique de 1979.Les résultats officiels sont attendus aujourd’hui.Un responsable gouvernemental a également dit, sous le sceau de l’anonymat, qu’un second tour opposerait Rafsandjani, âgé de 70 aps, à Moïh, un ancien ministre de l’Education âgé de 54 ans.Les bureaux de vote ont fermé à 23h, heure locale, quatre heures après l’horaire initialement prévu afin de permettre aux derniers électeurs qui faisaient la queue de voter.Quelques instants avant la fin des opérations de vote, le ministre de l’Intérieur, Abdolvahed Moussavi-Lari, avait prédit qu’un face à face entre les deux candidats arrivés en tête hier serait nécessaire, probablement le 24 juin.Les autorités religieuses ont exhorté les électeurs à voter en nombre afin de montrer leur détermination à défendre le système politique hybride de l’Iran face aux pressions américaines.«Quel que soit celui que vous choisirez parmi ces sept candidats, ce sera un vote en sa faveur, en faveur de la République islamique et en faveur de la Constitution», a ainsi déclaré l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la révolution et détenteur de la réalité du pouvoir dans l’architecture politico-religieuse complexe de l’Iran.Signe de la prçssion constante exercée par les Etats-Unis à l'approche (lu scrutin iranien, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a affirmé que la démocratie reculait en Iran et a prévenu que Washington étudierait à l’évolution de ce pays après l’élection serait «plus en conformité avec ce qui se passe dans la région».Les 47 millions d’électeurs, dont une majorité de jeunes, devaient départager sept candidats, parmi lesquels Rafsandjani s’imposait comme le favori.L’ancien président est considéré comme un conservateur pragmatique, capable, aux yeux des observateurs, d’engager des réformes politiques et sociales sans froisser les religieux les plus orthodoxes et d’améliorer les relations avec l’Occident notamment sur la question sensible du nucléaire.«J’ai promis au peuple de poursuivre les réformes et je suis certain de pouvoir respecter mes promesses», at-il assuré à sa sortie du bureau de vote.Parmi ses adversaires, deux hommes se dégageaient outre Moïn: le conservateur Mohammad Baqer Qalibaf, 43 ans, ancien chef de la police iranienne, et dans une moindre mesure, l’ancien maire conservateur de Téhéran Mahmoud Ahmadinejad.La campagne a été plus animée que ne le prédisaient les observateurs, les candidats cherchant à courtiser l'important électorat jeune, dont une grande partie n’a jamais connu que la République islamique.Tabous levés Avides d'ouverture sociale et d’une plus grande liberté de mœurs, les jeunes électeurs paraissent souvent désabusés par le système iranien, dans lequel le pouvoir religieux a entravé les velléités de réformes du président sortant Mohammad Khatami (1997-2005).Ce désir de changement a déteint sur la campagne, au cours de laquelle certains tabous sur le sexe ou la religion ont été levés.«Rafsandjani a été président pen- dant huit ans et il n 'a rien fait.Je ne pense Pas que Moïn ait les capacités de mettre en œuvre son programme», regrette par avance Mostafa Mosta-fayi, un ingénieur aéronautique de 239ns.A sa sortie du bureau de vote.Khatami a une nouvelle fois encouragé les électeurs à se rendre aux urnes, seul moyen selon lui de poursuivre sur le «long chemin de la dérryxratie».A la veille du scrutin, les Etats-Unis ont réitéré leurs critiques à l'encontre du régime iranien.George Bush, qui avait classé l'Iran dans son «axe du Mal» début 2002, a dénoncé un scrutin à l’équité plus qu'incertaine.Le ministre du Renseignement, Ali Yunesi, a répliqué en dénonçant le manque de respect du président américain envers les électeurs iraniens.«Aucun responsable politique ne peut qualifier une électùm de rum démocratique avant même que celle-ci ait eu lieu», a-t-il relevé.Reuters Lula sacrifie son «super-ministre» JEAN-CLAUDE B O KS EN BAU M Rio de Janeiro — Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a sacrifié à chaud jeudi soir son «super-ministre» José Dirceu, mis en cause cette semaine dans le scandale de l’achat de vote de députés, une issue devenue inévitable devant l’ampleur du choc dans l’opinion.Dans sa lettre de démission au président Lula, José Dirceu, ministre en charge du cabinet présidentiel, a indiqué qu’il démissionnait «face aux graves attaques lancées contre notre gouvernement, notre Parti et moi-même».Quarante-huit heures aupara-vant, dans une déposition explosive devant la Commission d’éthique du Sénat, Roberto Jefferson, président du Parti travailliste brésilien (PTB), avait accusé Dirceu d’être au centre du scandale de l’achat de vote de députés par le Parti des travailleurs (PT) au pouvoir.Jefferson, un allié de Lula au sein de la coalition gouvernementale, avait accusé Dirceu d’avoir caché la vérité au président et lancé sur le ton du défi: «José Dirceu, si vous ne sortez pas de là, vous allez faire d’un homme bon [Lula] un accusé.» Le président brésilien a choisi d’appliquer sa promesse, faite au cours des développements du scandale, de «trancher dans le vif».La première victime est de taille: Dirceu, 59 ans, l’homme qui avait été en 2002, à la tête du PT le principal artisan de la victoire électorale de Luiz Inacio Lula da Silva Nommé ministre en charge du cabinet de Lula en janvier 2003, il avait été chargé de vastes responsabilités au sein du gouvernement de la coordination politique à la mise en œuvre des projets stratégiques du gouvernement Dirceu a indiqué jeudi soir qu’il allait retrouver mercredi son siège de député de Sào Paulo pour lutter «contre ceux qui veulent déstabiliser le gouvernement du président Lula» et assuré qu’il quittait le gouvernement «les mains propres».La démission de José Dirceu constitue la première étape du vaste remaniement gouvernemental que le président Lula doit annoncer dans le courant de la semaine prochaine.Parmi les partants, la presse a cité hier des ministres objets d’enquêtes diverses, comme le président de la Banque centrale, Hen-rique Meirelles (qui a rang de ministre), soupçonné d’irrégularités fiscales, ou le ministre de la Protection sociale, Romero Juca, membre du Parti du mouvement démocratique brésilien.Ce parti centriste devrait voir sa place politique élargie au sein du futur gouvernement Quelle que soit la configuration du nouveau gouvernement tous les analystes s’accordent à penser que le départ de Dirceu va donner une place encore plus prépondérante au ministre des Finances, Antonio Pa-locci, le grand ordonnateur de la politique de stricte orthodoxie financière menée par le gouvernement Lula depuis le début de son mandat en janvier 2003.Au cours des derniers mois, José Dirceu avait exprimé de plus en plus ouvertement ses réserves sur la politique menée.Il y a quelques jours encore, il avait critiqué la politique de taux dintérêt élevés menée par l’équipe économique du gouvernement rejoignant des critiques faites par l’aüe gauche du PT La question qui se pose maintenant est de savoir si le départ de Dirceu et la nouvelle configuration gouvernementale, où la place du PT risque de se réduire, ne vont pas créer une tension croissante entre Lula et son propre parti.Une réunion extraordinaire de la Direction nationale du PT est convoquée aujourd’hui pour une réunion cruciale sur la crise en cours et la question délicate de la démission éventuelle de deux des principaux responsables du parti, directement mis en cause dans le scandale des achats de vote: le trésorier De-lubio Soares et le secrétaire général, Silvio Pereira Agence France-Presse 30 millions pour Haïti Pettigrew assailli par un militant pro-Aristide GUY TA1LLEFEK Inquiets de ne pas voir fa situation sécuritaire s'améliorer à Port-au-Prince, les pays donateurs reunis hier à l'occasion de la Conférence internationale de Montréal sur Haïti ont décidé de cibler 30 millions de dollars sur des besoins humanitaires pressants, La conférence de presse que donnait le ministre des Affaires étrangères.Pierre Pettigrew, à l'issue de fa réunion a été marqué par un incident im militant pro-Aristide, estimant que le Canada joue un rôle «assassin » dans Itle, a saute sur le podium et tigresse le ministre en lui versant sur les mains un pot rempli de gouache rouge.le ministre en a été quitte pour une bonne frousse.L'activiste, hurlant des invectives, a été empoigné par des gardes du corps et expulsé manu militari.M.Petjigrew est allé se laver les mains.A fa demande du gouvernement haïtien, représenté à fa conférence, l’aide de 30 millions sera consacrée à une série d’initiatives «nmcrètes»: amélioration de la distribution de l'électricité, accès à l’eau potable, préparation de la prochaine année scolaire, aménagement de terrains de soccer.«Pürce que l'améliomtion de la sécurité ne passe pas que par la lutte contre les bandes armées mais aussi par cede des conditions de vie de tous les jours de la populatitm», a fait valoir Juan Gabriel Valdez, repcésen-tant spécial du secrétaire général de l’ONU pour Haïti et chef de fa Mis sion des Nations unies pour fa stabilisation en Haiti (MINIJSTAH).En revanche, la conférence n’a guère donné de résultats concrets en ce qui concerne la lutte contre les bandes armées qui sèment la terreur à Port-au-Prince.Personne ne le disait ouvertement hier, mais cette insécurité, si elle n’est pas ju gulée, risque d’hypothéquer la tenue ties élections generales et presi dentieOe prévues pour novembre et décembre prochains.Or Herard Abraham, ministre haïtien des Affaires étrangères, a indiqué hier que.dans le meilleur des mondes, U faudrait presque quadrupler (de 5000 qu'ils sont actuellement à 18 000) le nombre de policiers de fa Police nationale tl’N) pour g.inuitir la sécurité des scrutins de l’automne.11 a reconnu que.d'ici fa.seulement 2000 nouveaux policiers auront été formes.«Haiti traverse en effet une situation très difficile», a déclaré M.Valdez.Mais il croit que fa communauté internationale a trouvé cette fois-ci fa «wlonte politique de perset'errr» sur fa question haïtienne.Si resilience il y a cette fois-ci, elle est mise à l'épreuve i>ar les hésitations de l'( )Nl 1 à prolonger durablement le mandat de la MINI 1ST AH et à augmenter ses effectifs, comme l'ont souhaité MM.IVttigrew et Valdez hier, la MINUSTAH est de plus en plus critiquée dans la rue haïtienne pour son incapacité â rétablir Tordre.11 reste en outre que le tiers site lement de l’aide de 1,3 milliard promise par les (rays donateurs a jusqu'à maintenant été décaissée.«C'est bien, mais c'est insuffisant», a déclaré M.IVttigrew, faisant valoir qu'il devenait urgent que fa communauté internationale «délie les cordons de la bourse».Le ministre a balayé du revers de fa nudn les alléga fions d'abus que les organisations de défense des droits humains ont portées contre fa PN.Le Devoir EN BREF Le L.A.Times à l’heure du wild Los Angeles — Le Los Angeles Times a lancé hier un système qui permet à ses lecteurs de modifier à loisir ses éditoriaux au moyen du rite Internet du quotidien.«Vous n ’êtes pas d'accord avec notre éditorial?Réerivez4e», lance en une le grand journal de fa côte Ouest des Etats-Unis, proposant à ses lecteurs de modifier le texte au moyen du système «wiki».Cette technique, qui a déjà fait le succès de l’encyclopédie gratuite en ligne Wikipedia, permei après modification, de comparer les différentes versions avec le texte original.Le quotidien espère ainsi renforcer le lien avec ses lecteurs «dans une recherche commune de la vérité», explique-t-il dans sa page d'opinion.-AFP Transition prolongée en RDC Kinshasa — les deux Chambres du Parlement de la République démocratique du Congo (RDC) ont voté hier à une large inajorité une prolongation de six mois de la tran- sition politique lancée en 2(X)3, après près de cinq ans de guerre, qui devait initialement s’achever le 30 juin prochain.la tnuisition doit prendre fin à l’investiture du président de la République élu à Tissue des élections.la RDC est entrée le 30 juin 2003 — date de (’installation du gouvernement transitoire à Kinshasa — dans une difficile période de transition politique, apres une guerre qui a fait plus de trois millions de morts directs et indirects.la prolongation, demandée le 28 avril par la Commission électorale et indépendante, avait été présentée comme inévitable par le président Joseph Kabila.- AFP Vote anti-ONl) Washington — La Chambre des représentants a décidé hier de priver l’ONU d’une [rartie des subventions américaines si elle ne se réforme pas, une proposition désavouée par l'administration Bush, qui privilégie une approche plus diplomatique.En dépif de l’opposition du départi» ment d’Etat, 221 représentants (contre 184) ont adopté ce tracte qui demande à l’administration de geler 50% de fa quote-part américaine au budget de l’ONU-AFL A f L'UNIVERSITE LAVAL FELICITE TOUS SES DIPLOMES Nos diplômés voient loin ! a Avec mon diplôme, je sais que j'irai loin.Madame Élisabeth Fortier, 22 ans Baccalauréat en agronomie Récipiendaire du prestigieux prix du Lieutenant-gouverneur du Québec pour ses résultats scolaires exceptionnels et son engagement social et communautaire madame Fortier, toujours en quête de savoir, a déjà commencé des études au 2* cycle à l'Université Laval.Bravo! À l’occasion de la collation des grades, l'Université Laval applaudit chaudement les 8 260 diplômés de 2004-2005.Par la même occasion, elle désire rendre hommage à tous ceux qui se sont particulièrement illustrés dans leur domaine d'activité.Les récipiendaires de doctorat honoris causa Samuel Franklin Dworkin Psychologue, orthodontiste et clinicien chercheur t Édouard Brochu Agronome et spécialiste de la microbiologie alimentaire Gérard A.Mourou Physicien et directeur du Center for Ultrafast Optical Science de l’Université du Michigan Gilles Paquet Président de la Société royale du Canada et professeur émérite de l'Université d'Ottawa Arthur Lamothe Cinéaste et producteur Federico Mayor Humaniste et créateur de la Fondation pour une culture de la paix René Dupéré Musicien et compositeur UNIVERSITÉ LAVAL mm \ 10 LE DEVOIR.LE SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN' 2 0 0 5 CTUALITES Les soins pharmaceutiques en danger dans plusieurs établissements de santé ISABELLE MALTAIS Loin de s’atténuer, la pénurie de pharmaciens s’est aggravée, de plus en plus d’établissements étant touchés, selon l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES), qui lançait hier un cri d’alarme.Pour l’ensemble des établissements (hôpitaux, CHSLD, CLSC, centres de réadaptation), la pénurie de pharmaciens, qui s’élevait l'an passé à 10 % des effectifs nécessaires, est grimpée cette année à 17 %.Cependant, certaines régions sont encore plus touchées, à commencer par l’Abitibi-Témiscamingue (35%), suivie de la Mauricie (30 %), de l’Outaouais (28 %) et de la Gaspésie (28 %).Plusieurs mesures ont été mises en place, ces dernières années, pour essayer d'attirer les jeunes pharmaciens dans les établissements de santé, à commencer par une bourse de maîtrise de 30 000 $.«Fourtant, sur 70 bourses disponibles, seulement une cinquantaine sont distribuées chaque année», déplore Francine Lussier-Labelle, présidente de TAPES, ht maîtrise permet de se familiariser avec la pharmacopée qu’on retrouve en établissement et était une exigence avant la pénurie.A l’heure actuelle, 20 % des pharmaciens d’établissement n’ont complété que leur baccalauréat.Une solution simple Pour Mme Lussier-Labelle, la solution est simple.41 faut absolument qu 'on établisse un équilibre entre la rémunération et les conditions de travail de nos membres et celles des pharmaciens œuvrant en pratique privée.» Présentement, un pharmacien d’établissement reçoit un salaire de 30 à 40 % moins élevé que son homologue travaillant au privé et travaille avec des outils désuets et parfois même inexistants.Le manque de pharmacien en établissement a des conséquences sur la qualité des traitements, puisque plus de la moitié des départements de pharmacie ont été obligés de réduire leurs soins, diminuant ainsi l’encadrement et le suivi, et donc l'assurance que les patients prennent bien, tout au long de leur maladie, les médicaments qui leur conviennent.«Cela a également pour effet de faire augmenter la consommation de médicaments», a affirmé la présidente de TAPES.La pénurie est aussi la cause de coûts beaucoup plus élevés dans certains hôpitaux, puisque 25 % des départements de pharmacie n’ont pas le choix de recourir aux services de pharmaciens dépanneurs pour assurer les soins de base, pharmaciens qui entraînent des frais trois ou quatre fois plus élevés que leur confrères à demeure.«Les pharmaciens d’établissement sont une mesure de sécurité pour les patients.On doit nous donner les moyens de les recruter et de les retenir», plaide Mme Lussier-Labelle.Le Devoir LE DEVOIR Ijes bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 leü Flaee-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.Iedevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514)985-3333 Par télécopieur .(514)985-3360 Par courriel redaction @ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par coiuriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montreal 1-800-463-7559 (sans frais) L* Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d’adresses de ses abonnes à la disposition (forganitttions reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance tie ces otyanisatkms, vvuiQez en avertir notre service à la cbentét Le Devoir est publié du lundi au samedi par l.e Devoir Inc dont h- siège social est situé au 2050.rue IV Bleury.^ otage.Montréal.(Québec).HUA 3M9.H est imprime par Imprimerie Québécor Worid.St Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Rk helHui.division de ln\primeries Québécor Inc.612.rue Saint Jacques Ouest.Montreal, l’agence Presse Canadienne est autoriser à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir 1* Devoir est distribue par Messageries l>ynantiques, division de Corporation Sun Media.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.IVpAt legal Bibliothèque nationale du Quebec KRUGER SUITE DE LA PAGE 1 CLEMENT ALLARD LE DEVOIR «Je pense être la meilleure personne pour animer notre parti, je pense être la meilleure personne pour rassembler le plus grand nombre de députés de l’Assemblée nationale mais, surtout, je pense être la meilleure personne pour faire en sorte que de nouvelles personnes joignent nos rangs», a dit André Boisclair hier.BOISCLAIR SUITE DE LA PAGE 1 rangs», a dit André Boisclair lors de la conférence de presse qui a suivi son allocution.C’est «par milliers» que les nouveaux membres péquistes afflueront, a-t-il prédit.«Le test de ma candidature se situe essentiellement dans ma capacité de rassembler le plus grand nombre.» Âgé de 39 ans, l'ancien ministre et député de Gouin avait choisi d’annoncer sa candidature dans une salle du centre culturel Méduse, accompagné d’une trentaine de ses sympathisants, dont certains députés péquistes qui avaient déjà manifesté leur appui, comme la députée de Matapédia, Danielle Doyer, le député de Charlevoix, Rosaire Bertrand, et l'actuel député de Gouin, Nicolas Girard, ainsi que deux anciens ministres délégués péquistes, Roger Bertrand et Jean-François Simard.Le député du Bloc québécois Bernard Bigras était aussi présent M.Boisclair est donc devenu le troisième candidat déclaré après Pauline Marois et Louis Bernard.Un quatrième candidat, le député de Blainville, Richard Legendre, doit confirmer mardi dans sa circonscription qu'il se lance lui aussi dans la course.Dans son allocution, André Boisclair a fait siens le programme du PQ adopté lors du congrès national et le «projet de pays» qu’il décrit D s’est engagé à tenir un référendum le plus rapidement possible au cours du premier mandat, mantra de Bernard Landry et consensus couché dans le document péquiste.«La prochaine campagne électorale devra porter sur le projet de pays.Elle ne se fera pas sur un projet de gouvernance de province, Im souveraineté sera au cœur de la prochaine campagne électorale», a-t-il dit à des journalistes.«Je suis un souverainiste fort.Je suis un souverainiste fier», a-t-il dit Pas d’amertume, pas d’esprit de revanche chez lui.a-t-il insisté.«Ce que je voudrais vous communiquer, c’est ce sentiment de confiance qui m’anime», cette confiance qui anime cette «génération qui monte, si talentueuse».La souveraineté se fera comme les réformes de la Révolution tranquille.«Les choses se sont faites naturellement.Je pense que la souveraineté peut se faire dans les mêmes conditions», a soutenu le candidat Avant de présenter sa candidature, M.Boisclair a consulté tous les anciens premiers ministres péquistes rivants, a-t-il confirmé: Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Bernard Landry et même Pierre Marc Johnson.Dans une lettre aux lecteurs publiée hier dans La Presse, un de ses anciens attachés politiques, Philippe Navarro, Ta d’ailleurs comparé à M.Johnson pour sa tiédeur face à la souveraineté.M.Boisclair s’est défendu hier d'être un nouveau Pierre Marc Johnson en affirmant ses fortes conrictions souverainistes.«Je ne suis pas m sauveur, je ne suis pas un superhéros, a prévenu M.Boisclair.Les Québécois ne sont pas des moutons, ils n’ont pas besoin de berger.» Il croit que la jeune génération n’a que faire des chefs charismatiques et veqt avoir un rapport différent avec la politique.À propos de son homosexualité, qu’il a publiquement déclarée dans un hebdomadaire culturel il y a quelques années, M.Boisclair estime que sa «différence» n’aura pas d'impact significatif dans l'électorat «f ai eu le grand privilège de grandir dans une société d’ouverture, de tolérance, et je suis fier de ce que je suis», a-t-il dit Le Devoir jours d’audience tenus en mai, la magistrale a conclu que le gouvernement du Québec avait «violé son obligation constitutionnelle» de consulter les Innus et de les accommoder avant d’octroyer des contrats d’exploitation des ressources de leur territoire.En réponse à la requête des procureurs des Innus.elle ordonne maintenant au gouvernement et à la compagnie montréalaise de fournir aux Innus tous les documents relatifs a l’exploitation de lHe, dont le permis annuel d’intervention 200506, le plan d’aménagement forestier et les calculs de possibilité forestière.•La juge Danielle Grenier a reconnu ce que nous disons depuis le début, à savoir que le gouvernement du Québec n’a pas fait honneur à la Couronne en refusant de négocier de bonne foi et en accordant des permis de coupe sur un territoire faisant l’objet de revendication sans consulter notre nation au préalable», a indiqué dans un communiqué le chef de la communauté, Raphaël Picard.En entrevue à RDI, le chef a ajouté que la décision constituait à son avis «une première étape» dans la lutte des Premières Nations pour faire reconnaître leurs droits sur la forêt «Je pense que Québec est appelé à un profond examen de conscience de sa façon de faire, de développer les ressources naturelles sans tenir compte de la place des Premières Nations et des Innus, surtout dans le développement des ressources naturelles», a-t-il déclaré.Les Innus, qui ont obtenu l’appui de plusieurs groupes écologistes ainsi que celui du syndicaliste Michel Chartrand, §e disent prêts à reprendre les discussions avec l’État.Le chef Picard a indiqué qu’il souhaitait que Tîle soit entièrement transformée en aire protégée.Environ le quart du territoire bénéficie actuellement de ce statut Puisque l’ordonnance prononcée hier ne vise que Tîle, Kruger pourra continuer à couper du bois sur le reste du territoire qui lui a été octroyé sur la Côte-Nord.L’entreprise y détient deux contrats d’approvisionnement et d’aménagement forestier (CAAF).L’arrêt de l’exploitation sur Tîle René-Levasseur privera l’entreprise de 260 000 mètres cubes de bois, soit environ 2,2 millions d’arbres, ce qui représente le tiers de sa capacité sur la Côte-Nord.Ce bois servait à approvisionner trois scieries, un atelier de séchage de même que l’usine à papier Wayagamack, de Trois-Rivières.D'après Jean Majean, vice-président aux affaires publiques de Kruger, l’ordonnance affectera directement le fonctionnement de ces établissements.La compagnie a déjà parlé de 1000 postes menacés, mais ce nombre prenait pour hypothèse un arrêt complet des activités dans le plus gros de ses deux CAAF dans la région.«La société rencontrera les représentants des travailleurs de la Côte-Nord et de la Mauricie au cours des prochains jours afin de leur communiquer l'impact de la décision de la cour», écrit l’entreprise dans un communiqué.Kruger laisse par ailleurs entendre qu’elle pourrait entamer des procédures judiciaires contre le gouvernement, qui lui a octroyé les droits de récolte aujourd’hui contestés.«Nous étudions tous nos recours», a reconnu M.Majeau.C’est que la société s’estime victime d’un conflit qui ne la concerne pas.«Nous souhaitons tout mettre en œuvre pour faire respecter nos droits et pour préserver les emplois des travailleurs de Kruger de même que les importants investissements effectués par notre entreprise au cours des dernières années», a déclaré le porte-parole.Le chef Rcard a pour sa part minimisé les conséquences potentielles de la décision.«La juge pense que Kruger a suffisamment de stocks de bois four continuer ses activités sans qu ’elle en soit affectée sur le plan économique», a-t-il affirmé.Le président du syndicat de la scierie Manie, Robert Dugas, s’est dit déçu de la décision de la juge.«Les gouvernements ont mal manœuvré là-dedans.J’espère qu’ils vont pouvoir dédommager les travailleurs qui vont perdre leur emploi», a-t-il confié.À Québec, le gouvernement a laissé savoir qu’il prenait acte du jugement et qu’il évaluait ses recours.t Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 d'une histoire d’humoriste (voir La Vie rêvée de Mario Jean).«C't’une fois un humoriste, comprends-tu.» Que se passe-t-il pour que les «mises en abyme» (procédé artistique qui consiste à placer le tableau dans un tableau) se multiplient?Pourquoi se scrute-t-on dans ces métiers, comme ceux du journalisme, de Terigagement intellectuel ou de l'humour, qui ont pourtant vocation de regarder ailleurs, d'être généralistes?Réflexivité «Attention, il ne faut pas tout mêler», clame le professeur de communications Florian Sauvageau, de l'Université Laval, qui tient à défendre les médias.S'ils se regardent aujourd’hui davantage qu'avant, c'est rassurant, selon lui: «Cela prouve qu'ils s'observent, qu’ils s’autocritiquent.Et c’est très bien.» Qu’on le veuille ou non, les médias font aujourd'hui de plus en plus partie des événements.Ils n’en sont plus uniquement extérieurs et ne peuvent pas le nier lorsqu'ils relatent la réalité.Mais pour Jean-Rerre Desaulniecs, professeur de communications à TUQAM, cette pratique de l’observation de soi ne sert pas toujours les buts nobles du perfectionnement professionnel.4üks vous pensez plus intelligents et plus importants que les autres».dit-il aux journalistes.«Et vous parlez de vous constamment, pesté-t-iL Le moindre changement de direction à la télévision publique ou privée, le moindre vice-président qui prend un congé de maladie, vous faites un article, une nouvelle.Cette semaine, c’est en page couverture de La Presse qu on a traité le changement d’horaire d’un téléjournal de début de soirée.Quand même!» L'animateur Jeff Pillion, du temps où il sévissait encore à la radio de CHOI-FM à Québec, est peut-être celui qui a poussé le plus loin le principe de la «mise en abyme».Jean-Pierre Desaul-niers explique que.dès qu'on parlait de Fillion quelque part, «ce dernier en profitait, en ondes, pour le souligner et clamer qu’il était sur la sellette», saisissant souvent du coup l’occasion de jeter de l’huile sur le feu afin qu'on parle encore de lui le lendemain.Et ainsi de suite flans une spirale infernale qui l'aura finalement éjecté.C'est une logique narcissique, dit M.Desaulniers, qui s’apparente au fond à celle de la télé-réalité, dont le propre est de créer et de mettre en scène des NOMBRILS événements auxquels elle s’attardera par la suite.Autoréférentialité Pour le politologue et juriste Marc Chevrier, de 11IQAM, le procédé de T«autoréférentialité» — c’est-à-dire le fait, pour un artiste, de faire référence à son art — n’a rien de nouveau.Shakespeare, dans Le Songe d'une nuit d’été, le fait magnifiquement.Aussi, les peintres font référence à la peinture depuis longtemps dans leurs œuvres, et peut-être même phis aujourd'hui qu’auparavant «L'autoréfèrentialité, ce n'est pas un mal en soi et ça peut être un jeu de l’esprit très fécond.» Marc Chevrier donne l’exemple d'André Gide, dans Les Faux Monnayeurs, qui s’arrête à un moment pour se questionner ouvertement sur ce qu’il fera avec ses personnages.«Le problème, c’est quand ça devient un système, un réflœe dont on n’est à peu près plus conscient.» Le risque, ici?L'enfermement sur soi, sur sa «corporation», sur son «champ» d’intérêt ou de recherche.Bref, sur son «domaine», comme dans l’expression «je travaille dans mon domaine».Or c’est à l’université et dans les écoles spécialisées qu’on se donne un «domaine» aujourd’hui.Qu’on le cultive, voire qu’on y voue un culte.Hors de ce «domaine», pas de temps à perdre.Marc Chevrier fait remarquer que nous formons aujourd’hui nos enseignants en sciences de l'éducation et nos journalistes en journalisme.Et nous pourrions, ajouter ceci: nous formons nos humoristes à l’École nationale de l'humour.«Ça semble logique, mais une fois que les journalistes entrent sur le marché du travail, ne nous surprenons pas s'ils accordent une attention toute particulière aux phénomènes médiatiques.* Il en va de même de la formation des enseignants, centrée aujourd’hui sur la pédagogie «et non précisément sur les savoirs et les contenus à transmettre».Dans ces deux domaines, le message est donc le suivant: il n’est plus tellement grave de ne pas connaifre à fond ce dont on parle; l’important c’est de maîtriser la technique pour bien le communiquer.«On pourrait en dire autant des formations en "création littéraire’’, dit-il, qui favorisent l’émergence d’écrivains s’intéressant aux techniques de création littéraire.• Pour ce qui est des journalistes.Florian Sauvageau et Jean-Rerre Desaulniers, qui enseignent tous deux les communications, rejettent vigoureusement la critique.«C’esf un vieux débat, clos depuis longtemps», dit le second.M.Sauvageau, lui, souligne qu’à l’Université Laval, pour être accepté dans les filières en journalisme, on exige des études préalables dans d’autres domaines.Bref, les futurs journalistes ne seraient pas «enfermés» dans leur formation.Intellectuels Et les intellectuels?Pourquoi, si souvent de nos jours, s’auscultent-üs, s'interrogent-ils sur leur rôle?Selon le sociologue Joseph-Yvon Thériault de l'Université d’Ottawa, cela tient entre autres au fait qu’au-jourdTiui, on souhaite précisément entendre, en tout domaine, des «experts».Ce sont les seuls qui semblent légitimes aux yeux de nos contemporains.Or, comme Jean-Paul Sartre le faisait remarquer, un «intellectuel.c’est celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas».«Sa légitimité venait d'ailleurs», fait remarquer Thériault Mais aujourd’hui, c'est la spécialité qui confère la légitimité.Les disciplines universitaires elles-mêmes éclatent en mille sous-disciplines, voire en fiefe.Les universitaires se retrouvent aussi dans un système où, comme l’explique le sociologue Michel Freitag, ils ne sont phis embauchés parce qu’ils sont capables de faire des synthèses de leur disciphne «mais parce qu’ils sont efficaces à aller chercher des subventions de recherches».Résultat chaque spécialiste tend à se surspécialiser toujours davantage.Si bien que, pour Joseph-Yvon Thériault, les spécialistes ne peuvent discuter, de nos jours, qu’avec la petite communauté des chercheurs qui partagent la même spécialité.Là aussi, donc, il y a un effet d’«au-toréférentialité», un domaine qui se referme sur lui-même.«C’est une perte pour ce qu’on appelle l'espace public», dit M.Thériault Bref, on croyait notre époque sans frontières.Mais l’espace public semble de plus en plus divisé par des cloisons qui se multiplient entre les systèmes, les domaines, les champs d’étude, chacun étant occupé à scruter leur nombril.«Il ne reste au fond qu ’un domaine totalement généraliste», fait remarquer le politologue Marc Chevrier, et c'est le politique.«En politique, on ne peut pas se confiner d un domaine, on doit se mêler de tout.Mais le politique est très menacé par l’éclatement de l'espace public et par les sous-systèmes, comme l'administration et la technocratie, qui voudraient s’en emparer.» M.Chevrier éclate de rire: «Me voilà défafêmt le politique! Évidemment, je protège mon K arobitaiUe@sympatico.ca
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