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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-06-25, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 J f I N 2 0 0 5 DE VISU Raymonde April et les photos des autres Page E 4 b;.£ ROMAN Le grand roman de la révolution haïtienne de Marie Vieille-Chauvet Page E 5 [ 1 -J ^ i m S JC: m 30HIM (Ml A.YAU.L.V* jfe.» ï-.¦ Le Festival international de jazz de Montréal (FUM) accueille ce bon vieux grogneur professionnel au Spectrum, le 9 juillet.SERGE TRUFFAUT John Mayall est vaudou.Pas do panique! Il ne coupe pas la tête de la poule ni les pattes du coq or-gueilleux.Chez lui, il y a bien quelques «i is «ris et même des reptiles.Mais ils ont été déposés sur ces rayons qui ont la décoration pour fonction.Il ne préside pas non plus ces cérémonies où les simples mortels sont traversés de transes aiguisées par les esprits.Simples, les esprits?Deux fois plutôt qu’une.Il est vaudou d’abord parce qu’il en a l'âge.Ce vétéran de la guerre de Corée a 72 ans.Posons le sujet en termes mathématiques: considérant que le bonhomme est devenu professionnel à 20 ans, cela fait donc 50 ans d'aventures musicales à coefficient de difficulté très élevé.Pourquoi élevé?Plonger dans la marmite du blues et du vieux jazz en pleine guerre mondiale' lorsqu’on est un p’tit Blanc de la grise Angleterre, celle de Manchester, ce n’était pas évident.Et encore moins facile.Il est vaudou comme Duke Ellington et Jelly Roll Morton l’étaient et comme jamais Pat Metheny ne le sera.Il est vaudou comme JB Irnoir, Willie Dixon, I.ouis Armstrong, Ben Webster, [jester Bowie et Charles Mingus le furent et comme jamais les branchés du jazz de la branchitude ne le seront.11 est ainsi comme Bob Dylan, Levon Helm, Dr John, Randy Weston, J.J.Cale et John Zorn le sont et comme Michael Brecker ambitionne de l’être, mais bon.Pauvre de lui! vaudou! E \ DOHfSI MAYAi-L LilWJZiZÆ'lIUL* wma >4.C’est clair, non?D’accord, on s’explique.Il était une fois des esclaves qui, pour communier avec Dieu, se retrouvaient en pleine forêt, la nuit venue, afin de louanger ses prétendus bienfaits.C’était en plein milieu du XIX' siècle.C’est lors de ce Christian Revival, ce piège de la naïveté tendu aux crédules, que le gospel est né.Ça, le gospel, c’est le côté.comment dire?Fleuret moucheté de la musique noire.Bien.Ensuite, quatre décennies plus tard, le gospel a été déculotté par les oiseaux de nuit de la Nouvelle-Orléans en la place dite du Congo.Ça ne s’invente pas! Le jazz-blues est né sur Congo Square, entre le Mississippi et le golfe du Mexique.Entre les boues d’un fleuve réputé capricieux et une mer polluée par le sang des Cortez et des esclavagistes.Sur ces esprits, ceux qui ont fait le jazz, ceux qui ont fixé le blues, John Mayall veille jalousement II est le Baron Samedi de cette musique.Selon la légende, le Baron en question a ceci de généreux qu’il protège les esprits des morts dans les rimetieres.On aura deviné quel jour le Baron fait des heures supplémentaires.Pour sa part, Mayall en fait quotidiennement, des heures supplémentaires non balisées par les normes syndicales.Sur son deuxième album, celui réalisé avec le guitariste Peter Green, U avait annoncé ses couleurs, dévoilé ses intentions, décliné sa passion dévorante pour le blues.Tout cela est contenu dans un morceau intitulé A Hard Road.Avec une constance, une obstination qui force l’admiration, le vieux bonhomme nous raconte les faits d’arme de Utile Walter, les bienfaits thérapeutiques de la musique de Muddy Waters, les coups d’éclat de Big Maceo, les colères de Howlin Wolf, et ses allers-retours, à lui, vers Chicago.Chez lui, le blues se confond avec sacerdoce.Sur son troisième album, celui avec Mick Taylor, il nous avait prévenu qu’il entamait une crusade.Congo Square?Il en a fait une chanson publiée sur l’album A Sense ()f Rlace, soit dit en passant une petite merveille.Oups! Avant qu’on oublie: Stephen Barry, Normand Guilbeauh, Jean Derome et Perre Tanguay sont vaudous.Ijorraine De'smarais?Non! Diana Krall?Elle excelle dans le jazz Hilton ou Sheraton, c’est au choix.Qui plus est elle est sexy.Ça choque?Pourtant c’est vrai.Suffit de demander à SOURCE EAGLE MUSIC VOIR PAGE E 2 MAYALL V > 1 l LE DEVOIR, LES SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 JUIN 2005 E 2 Culture SUITE DE LA PAGE E 1 l’étiquette Impulse et à Chrysler, qui ont misé des millions et des millions sur son allure de preuve de l’existence de Dieu en mouvement Mais bon.pour le vaudou, faudra repasser.Une longue dissertation urbaine Restons avec Diana Krall, ou plutôt avec le syndrome Diana Krall.Chaque année depuis des années, le Festival de jazz de Montréal et d’autres avec lui proposent invariablement une série consacrée aux chanteuses.Puis?C’est toujours tout blanc, tout beau, tout propre.C’est propre (bis) à réconforter la bien-pensance.Ça illustre surtout ce racisme rampant avec lequel jonglent les bonzes new-yorkais de l’industrie.Racisme.Le mot est gros?Comme dirait l’autre, ce n’est pas la faute des mots si certains d’entre eux sont gros.On s’éloigne?Nenni.Dans son tout nouvel album, Mayall passe un producteur — un spake eye — à la râpe à fromage.Ecoutons-le: «[.] You tried to scandalize / With )xntr rumors and your lies [.] What did you gain / From your feeble extortions [.] You are a sad case /1 never respected you / You did your worst [.] Snake eye / You never MAYALL have a hope to win / You take a cheap shot / But look at what you got / You lost your money in the end.» Ça, c’est vaudou! Parce que, comme Charles Mingus dans Fables OfFaubus, MayaS a le courage de ses opinions.Les mots, ses mots, ne sont jamais les mots de la neutralité, du louvoiement et du racolage.Il les conjugue toujours avec franchise, avec.comment dire?Sa vérité.Oui, ça pourrait être cela; sa vérité.On peut ne pas apprécier.Mais au moins on ne pourra jamais le traiter de tricheur ou l’accuser de mollesse.E grogne.C’est bien ainsi Ses mots montrent également qu’il n’est pas homme à se contenter du temps qui passe ou à accepter les choses en l'état.Il y a une trentaine d’années, il s’est mis à accompagner sa défense de la mémoire du blues d’une chronique urbaine.Tout a commencé lors de l’enregistrement de Back To The Roots.Puis, lors de la réalisation de USA Union, avec Don Harris au violon, Harvey Mandel à la guitare et Larry Taylor à la basse, son propos a pris de l’ampleur.Depuis, il n’a jamais cessé d’ajouter des chapitres à cette longue dissertation urbaine.Dans Blues For The Lost Days, il y avait Dead City Dans le tout nouveau, il y a Chaos In The Neighbo- THÉÂTRE H FfsnvAi Internationa! ' - - Domaine DU 25 JUIN AU 28 AOÛT 2005 27$ MERCREDI 29 JUIN Toronto Consort s-i,» Le Consort Les Voix Humaines oalaxie * Les Sonneurs Le Théâtre Lavallière et Jabot Chanteurs, danseurs, musiciens, comédiens vous convient à une fête populaire de la renaissance italienne! VENDREDI Ie" JUILLET Mathieu Dufour, flûte Denise Pépin, piano Ensemble à vent du Domaine Forget La sonorité lumineuse des instruments à vent ! 29$ Financière %».-' Sun Ufe SAMEDI 2 JUILLET 30$ Jean-Philippe Collard, piano Un grand maître du piano! ?e»PAct MUtIQUK MERCREDI 6 JUILLET 28$ Roland Dyens.guitare Quatuor Arthur-LeBlanc Hommage au jazz et autres musiques Soirée les amis du Domaine LES BRUNCHES-MUSIOUE Ï Veuillez noter que la série des brunches-musique est reportée à l’été 2006.Consultez notre programmation pour les autres activités du Festival et de l’Académie.(418) 452-3535 ou 1-888-ÜFORGET (336-7438) Programmation complète : www.domaineforget.com Québec canadten Harttage Charlevoix t t$L ^ LE THÉÂTRE LA ROULOTTE PRÉSENTE LH BARON DE MUNCHAUSEN ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE DE HUGO BÉLANGER * CET ÉTÉ DANS LES PARCS DE MONTRÉAL * ENTRÉE LIBRE ?«wo CHRISTIAN BiRll * MOTMACHOKR! • H ARTIST HARIE LAIASDC * THOMAS PERRE Al'LT < CRICROBIDOEE a « «fumsotmocAJClx».OHM IELT01M BEUASSI .MAR1LÛT CASTOROl'AT * TRASCIS EARLET LEMIEÜI A AUDE OAOHOH RATMOHD A ADÈLE SAIST AMABD [b - ^ I PROCHAINES REPRÉSENTATIONS :27IUIN !9h Habitations Jeanne-Mance * 28 JUIN lOhJO Parc Howard w 28 JUIN 19ti Parc La Fontaine * 30 JUIN 19h Parc Notre-Oame-de-Gréce * 8 IUIUET 1QH30 Parc larry * 5 IUIUET 13h30 Place du Marche Maisonneuve * S IUIUET 19lt Parc Charleroi *8 IUIUET 10h30 Parc François-Perrault * 9 IUIUET 1 lh30 Parc Arthut-Tlrernen ¦* 11 IUIUET 19h Parc Beaubien ¦* 12 IUIUET 19h Parc Sir-George-Elenne-Cartret * IJIUIUET 19hParcWilfnd Bastien * 14JUIUET ICWOet 19tr Parc Sir-Wiltnd-Launer * 15 IUIUET lOh Parc Gabriel-lalemant * 18 IUIUET 19h Parc du Pélican * 18 tuiun 19h Parc Saint-Gabriel * 20 IUIUET I9h Parc te Cangnan * 22 IUIUET 19h Promenade Bellerive www.ville.montreal.qc.ca/culture tss=: Montréal @ SS rhood: «[.] Sound of assault weapons every single night and day / New generations growing old before their time / Down in the ghetto kids are dying in their prime /1 see it's chaos / Chaos in the neighborhood [.] Where is the daughter you'll probably never see again / She’s living with a pimp and strung out on crack cocaine».Il y a enfin, il y a surtout cette histoire de Road Dogs.Dans le monde de la musique, deux courants ou plutôt deux façons d’être, d’envisager le métier de musicien, se côtoient ou s’affrontent.Pour certains, dont Mayall, le devoir — oui! le devoir — de tout sculpteur des gammes est d’être sur la route.De jouer en ville et en rase campagne.D’aller au devant des gens.De jouer partout où l’on peut.Il est comme Art Blakey et Dizzy Gillespie étaient D est comme Charlie Musselwhite est Un routier vaudou.D est un road dog.Lui, ainsi que le batteur Joe Yuele, avec lui depuis une vingtaine d’années, le guitariste Buddy Whittington et le bassiste Hank Van Sickle.Pour être prêts à jouer nimporte où, ils voyagent légers.Pas de roadie, pas de directeur de tournée.As s’en tiennent à l’essentiel, voire le cultivent Ce qui permet au vieux de passer encore une fois la râpe à fromage sur un type de musiciens; «We are the road dogs destination everywhere / Smooth as a groove with the travelin'blues [.] If you listen to the bitchin’ of the rock stars / We get sick of that stuff/ Too many roadies and fancy private airplanes / Never ever good enough / Take a lesson front the road dogs / Keep it simple every day» C’est clair?Mayall est vaudou parce qu’il a dépassé les genres.On ne peut pas se contenter de dire simplement de lui qu’il est un guitariste de blues, un pianiste de jazz, un harmoniciste country.Il a mélangé le tout l’a malaxé, l’a laissé reposé.Une fois qu’il ne sera plus là, il y aura un vide, comme il y a un vide depuis que Zoot Sims et Rashan Roland Kfrk, le premier Baron Samedi du jazz, ne sont plus là.Bref, il est vaudou parce qu’U est unique.Point! R-S.- John Mayall se produira le 9 juillet au Spectrum de Montréal.Le Devoir Savoureuse comédie au Théâtre des Grands Chênes LES AMAZONES Comédie de Jean-Marie Chevret adaptée par Michel Tremblay.Mise en scène: Monique Ducep-pe.Décor Olivier Landreville., Costumes: Valérie Lévesque.Eclairages: Karen Houde.Bande sonore: Dave Lapierre.Avec cinq intetprètes.Une production de Jean-Bernard Hébert présentée au Théâtre des Grands éhênes, à Kingsey Falls, du 17 juin au Z7 août 2005.SOLANGE LÉVESQUE Le Théâtre des Grands Chênes vient d’être vendu au producteur Jean-Bernard Hébert, qui a également fait l’acquisition du Théâtre de Rougemont dans les derniers mois.Normand Choui-nard et Marcel Lebceuf, fondateurs des Grands Chênes il y a quinze ans, continueront néanmoins d’être actifs à ce théâtre situé à Kingsey Falls en tant que comédiens.L’intérêt de la production à l’affiche cet été réside dans la force du jeu, le dynamisme de la mise en scène et la maîtrise du dramaturge.Tout à fait d’actualité, cette comédie de l’auteur français Jean-Marie Chevret, finement adaptée par Michel Tremblay, réunit trois amies d’enfance; toutes trois ont eu maille à partir avec l’amour et remettent en question la façon dont elles ont vécu leurs relations amoureuses.Elles ont maintenant quarante ans, l’âge où les valeurs et les principes se réorganisent en même temps que les vies.Michou (Sylvie-Catherine Beaudoin) et Anne (Ma-rie-Lise Pilote) viennent momentanément partager les jours de Martine (Chantal Baril), éplorée parce que son mari a quitté la maison pour rejoindre une jeune femme.Ensemble, elles retrouvent la joie de vivre, le plaisir d’être ensemble sans contraintes.Martine a un colocataire appelé Steph (Guillaume Champoux), un jeune homme qui adore les trois copines mais dont le désir festival» classiqfÿ TT S -L • _ H auf es-Laurentid es l’resHlunl E V S A M E I) 5 ET DIMANCHE 2 6 J 1' I N 2 0 0 S R .Façonner l’espace du « cube blanc » SOURI K CJAI ERIK LEONARD ET RINA I ! UN Trois peintures monochromes de grand format de Claude Tousignant, présentées à la galerie Leonard et Bina Ellen de Tuniversité Concordia.TROIS PEINTURES.UNE SCULPTT'RE.TROIS ESPACES.CLAUDE TOUSIGNANT.NOIR.GRIS.BLANC.Du 26 mai au 9 juillet Galerie Leonard et Bina Ellen Université Concordia 1400.boulevard de Maisonneuve Ouest MICHEL HELLMAN Dans quelle mesure les pratiques artistiques multidisciplinaires contemporaines ont-elles transformé notre perception de la galerie ou du musée?Cette question est au cœur de l’exposition Trois peintures.Une sculpture.Trois espaces présentée à la galerie Leonard et Bina Ellen de l’université Concordia.A partir d’œuvres récentes de Claude Tou-signant, la commissaire Michèle Thériault nous propose une réflexion intrigante sur la relation entre l’œuvre d’art le spectateur et les espaces d’exposition traditionnels, qu’on appelle communément «cubes blancs».Reconnu principalement pour son rôle au sein du mouvement plasticien dans les années 60, l’activité artistique de Claude Tousi-gnant aujourd'hui âgé de 75 ans, est toujours demeurée attachée à la pratique rigoureuse de l’abstraction géométrique.Cette exposition donne l’occasion d’apprécier la production récente de cet artiste et permet de comprendre à quel point ses recherches demeurent encore très actuelles.Comme le titre l’indique, l’exposition présente simplement quatre œuvres: une série de peintures monochromes blanches ou noires de grand format et une sculpture en aluminium peint.Quand on entre dans la salle, on est d’abord frappé par la sensation épurée qui s’en dégage.Les œuvres sont soigneuse- ment délimitées et présentées dans des sections différentes de la galerie.Cette présentation rappelle Tex-position 3X3 qu’on a pu voir au même endroit en janvier dernier et qui montrait le travail de Donald Judd, Carl Andre et Dan Flavin.En effet, les grands tableaux monochromes de Tousignant possèdent une qualité sculpturale minimaliste qui se rapproche beaucoup du travail de ces artistes.Cette impression est renforcée par la manière dont ils sont placés, au ras du sol et légèrement décalés du mur.Symbiose Ce qui intéresse la commissaire, c’est la qualité profondément «spatiale» du travail de Tousignant.Face à ces œuvres, le spectateur est invité à réfléchir sur sa relation avec l’espace d’exposition: les grandes abstractions monochromes font écho aux grands panneaux blancs qui divisent la galerie alors que leurs formes géométriques renvoient également à la fenêtre, au plafond et même au bureau au fond de la salle.Le regard n’est donc pas seulement attiré par l’œuvre exposée mais aussi par son contexte et son environnement.On se rend compte que l’espace entier de la galerie et toutes ses composantes participent, dans une symbiose, à la création d’une «installation artistique» plus large.On lit dans le texte du catalogue: «On sait qu’une galerie possède le pouvoir de transformer une œuvre et inversement.Elle est donc une matière qui se façonne et façonne.» On prend ainsi conscience de l’impor tance du rôle de la commissaire et du fait que notre expérience de l’art est directement influencée par le lieu d’exposition qui «façonne» notre point de vue.En effet, on peut se demander si les œuvres de Tousignant auraient eu le même impact si elles avaient été placées d’une autre manière ou montrées dans un espace plus «public» qui ne serait pas empreint de la même aura que celle de cette galerie.Inversement on peut se demander si la prolifération des pratiques artistiques contemporaines, ancrées sur le son, l’audiovisuel ou Y «esthétique relationnelle», n’a pas transformé notre perception de ces mêmes locaux.La question est donc de savoir si nous assistons de nos joins à une redéfinition de ces centres de diffusions «traditionnels» de l’art qqe sont les galeries et les musées.À ce sujet, Michèle Thériault affirme ceci: «On est d’accord que l'art se manifeste aujourd’hui dans une diversité de lieux.Il serait faux, cependant, de nier le rôle encore important que joue l’espace blanc institutionnel dans les enjeux du marché de l'art et la consécration de l’artiste.» C’est donc toute la dimension complexe liée à cet «espace blanc» quelle réussit habilement à faire ressortir ici.Ce thème de réflexion est apporté de maniè- re efficace et nous permet d’approcher l’œuvre de Claude Tousignant d’up point de vue original.A souligner également, en coin plément intéressant de cette ex|x>-sition, l’inauguration de deux non veaux programmes qui seront présentés par la galerie et qui s'articulent autour de la collection permanente.Le premier, intitulé «Collée tion», rassemble en ce moment des tableaux de fa série des Danses car rées réalisée en 1964 et 1965 par Yves Gaucher.Le deuxième, intitulé «Capsule», nous propose une réflexion de l’écrivain Scott Toguri MeFarlane autour de deux œuvres abstraites de l’artiste Roy Kiyooka.Collaborateur du Devoir OC DASSION 23 i 26 JUIN FESTIVAL „ niontrea! baroque VIEUX MONTRE Al If musicHe 6c che food of (ovc.-¦* JOUR *4 : ÛlCDANCbe Le 26 ](J1N croissant: OORICNuil 17h SplCNOCURS OU VAC1CAN ^ LIEU : chapelle du Sacré-Cœur Constantinople de la basilique Notre-Dame ARlIStÉS : Studio de musique f< )!R< ; (OONT RCaI ancinnnu (In Montreal.DAROQUC Christophe! Jackson, direction fRuirs oc La passion Madrigaux et Commedia dell'nrte UEU : salle de bal du marché Bonsecotirs ARUSTfS : Toronto Consort, Theatre Lavallière et Jabot, Les Voix Humaines et Les Sonores www.montrealbaroque.com ¦ 514.845.7171 ?ESPACE MUSIQUE 100.7~ -©alaxie $ l*l flb Corwafl tel A HMV t,t méçftwt e soc ssm Montréal® Canaan «m •rtt - fm Québec SS Gowungs Le Devoir ! jrÇÇfÇ’OMfE festival ^ORFORD Kuerti, couleurs et contrastes SUPPLEMENTAIRE 1 Samedi 25 juin, 20 h Anton Kuerti, piano Programme d'œuvres de Beethoven Morart et Lortie- de concert James Ehnes l’art du violon Jeudi 30juin, 20 h James Ehnes, violon Eduard Laurel, piano Du 23 juin au 13 août Hommage aux disparus d’Auschwitz Samedi 2 juillet, 20 h James Campbell, clarinette Mayumi Seiler, violon Brian Manker, violoncelle Jimmy Brière, piano 3 U Plus de 40 concerts! Forfeits souper-concert 40 $* * s'appliquent à la plupart des concerts Forfaits hébergement-concert à partir de 78 $ p.p.occ.dbl.Abonnez-vous et profitez de rabais et privilèges.1800 567-6155 www.arts-orford.org bllletterie9ertt-orford.org 3165, chemin du Parc, Orford & centre d’arts ORFORD LE DEVOIR cet été, jouez hfelMsiii! 1^1 Gouvernement Government ¦ ” ¦ du Canada of Canada Québec SS • M>nrst*r» 0# U Cufluft b
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