Le devoir, 1 septembre 2009, Cahier A
LE PIB CANADIEN REPART À LA HAUSSE Page B 1 -* w w w.ledevoir.c o ni ?LE DEVOIR Vol.(', N ” 1 9 7 ?LE MARDI I t" SEPTEMBRE 2 0 0 9 I , I 0 $ + T A X K S = 1.2 5 $ L’UQAM, une université bilingue ?Six cours de gestion seront donnés entièrement en anglais cet automne LISA-MARIE GERVAIS Dans le but de «doubler» le nombre de ses étudiants étrangers, l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM offrira cet automne six cours entièrement en anglais, a appris Le Devoir.Le vice-doyen aux études à l’ESG, qui souhaite étendre davantage l’offre de cours en anglais, a déjà confirmé que certains de ces cours, qui sont ouverts aussi bien aux Québécois qu’aux étudiants étrangers inscrits au baccalauréat, seraient reconduits à la session d’hiver.Ces ajouts au menu ne plaisent pas du tout au Syndicat des professeurs de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ), qui prétend que cette stratégie de «marchandisation du savoir» viole sa convention collective.«Nous, ce qu’on vise à faire collectivement, c’est d’intégrer les immigrants à la culture franco- phone.Alors, si on leur offre des cours anglais par pur clientélisme, on manque à notre mission», a indiqué Michel Laporte, premier vice-président au SPUQ.La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) juge pour sa part «inac- ceptable» cette volonté de «bilin-guisation de l’UQAM».Selon Benoît Bazoge, vice-doyen aux études à l’ESG, cette nouvelle offre de cours en anglais VOIR PAGE A 8: UQAM L’INCENDIE REDOUBLE DE VIGUEUR AU NORD DE LOS ANGELES tétr.v> GEN K BLEVINS REUTERS CINQ PERSONNES ayant fait fi des ordres d’évacuation étaient prisonnières des flammes, hier, dans l’incendie qui fait rage au nord de Los Angeles depuis mercredi dernier et qui continue de se propager à grande vitesse.Le danger extrême empêchait les secours de pénétrer dans la zone et de procéder au sauvetage.L’incendie, qui frappe la forêt nationale d’Angeles, a déjà détruit plus de 42 000 hectares de végétation et a provoqué l’évacuation de 10 000 maisons.Plus de 2500 pompiers sont mobilisés pour combattre les flammes et éviter qu ’elles n ’atteignent les habitations, mais l’incendie n ’était maîtrisé, hier, qu'à 5 %.Un des foyers s’approchait d’ailleurs dangereusement d’un observatoire centenaire et du centre de transmissions du mont Wilson, une infrastructure clé de communications.Deux pompiers ont été tués dimanche alors qu’ils combattaient le feu au sud de la ville d’Adon.Le PLC prépare la guerre médiatique Une vaste campagne publicitaire sera bientôt lancée ALEC CASTONGUAY Sudbury — Le Parti libéral du Canada passe à l’offensive.Le caucus des députés et sénateurs libéraux, qui s’ouvre ce matin à Sudbury, dans le nord de l’Ontario, servira à mettre la touche finale à une stratégie de communication qui prendra son envol après la fête du Travail.Un plan, espèrent les troupes libérales, qui permettra de donner un élan au PLC avant une possible campagne électorale en octobre.La partie la plus visible de la stratégie de communication du Parti libéral sera une vaste campagne de publicité à la télévision et à la radio qui sera lancée après le 8 septembre.Selon les informations obtenues par Le Devoir, VOIR PAGE A 8: PLC ¦ Autre texte en page A 4 Festival des films du monde Prendre la mer sans cargo Roger Cantin et Pierre Lebeau dans le même bateau JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le cinéaste Roger Cantin et le jeune acteur à'Un cargo pour l'Afrique, Julien Adam.REUTERS ÉCONOMIE Disney s’offre le géant Marvel ¦ À lire en page B 1 LE MONDE La Turquie et l’Arménie renouent ¦ À lire en page A 5 I N DE X Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Décès.B 5 Météo.B 6 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 C’était la journée du Québec hier au FFM.Non seulement Un cargo pour l’Afrique de Roger Cantin, l’unique long métrage québécois dans la course au Grand Prix des Amériques, était-il projeté, mais hommage fut rendu hier à Pierre Lebeau, acteur principal du film.ODILE TREMBLAY Pour Roger Cantin, l’aventure d’Un cargo pour l’Afrique, dont le titre changea quatre fois, fut longue et tissée d’embûches.Elle a duré sept ans, avec trois refus des institutions.Ce qui, en principe, signifie la mort d’un projet.Le producteur Rock Demers trouva un financement.La SODEC et Téléfilm l’appuyèrent un peu en fin de course, mais il s’est serré la ceinture.Le cinéaste se sent d’autant plus ravi d’atterrir en compétition au FFM, qu’il a peiné pour mettre son film au monde.«Mais si je souhaite un prix au palmarès, c’est pour l’interprétation de Pierre Lebeau, dit Can- tin: un gars entier, sans détour, doté d’un talent immense et de VOIR PAGE A 8: CARGO Étude internationale menée au Québec Des enfants d’âge préscolaire déprimés et anxieux LOUISE-MAU DE RIOUX SOUCY La petite enfance n’est pas faite que de jeux et d’insouciance.Pour certains bouts de chou, elle est même synonyme de grandes inquiétudes.Une vaste étude internationale réalisée au Québec montre en effet qu’un enfant sur sept souffre de hauts niveaux de dépression et d’anxiété avant même de mettre le pied à la petite école, une fragilité qui va grandissant pour certains.Publiée dans le dernier Journal of Child Psychology and Psychiatry, cette étude a permis de suivre étroitement 1759 petits VOIR PAGE A 8: ENFANTS ¦ Lire aussi en page B 8: Le nouveau french kiss de Kevin Kline RENE HOMIER-ROY EN SEMAINE 5H30 Aujourd’hui à 7h50, rencontre avec facteur américain Kevin Kline.Réalisation: Nadia Peiellon mSks mm m i 185'95,1 PREMIERE CHAÎNE Radio-Canada.ca/blenmellleur v V ( 0 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 1 SEPTEMBRE 2 O O 9 POLITIQUE EN BREF D’autres opposants aux projets de loi sur la gouvernance Les quatre collèges anglophones de la région de Montréal Téclament de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, le retrait du projet de loi 44 sur la gouvernance des cégeps.Ils présenteront aujourd’hui, lors des audiences de la commission parlementaire sur l’éducation, un mémoire exigeant son abandon.En imposant des normes qui accroîtront considérablement le contrôle bureaucratique de leurs opérations, le projet de loi minera, selon eux, leur capacité à réaliser leur mission éducative.Le projet de loi 44 propose un modèle de gouvernance pour les cégeps qui s’inspire largement des dispositions du projet de loi 38, destiné aux universités.La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) s’inquiète d’ailleurs des règles sur la gouvernance des universités québécoises comprises dans celui-ci.Son adoption se traduira par une perte d’autonomie des gestionnaires des universités, craint la FEUQ.- Le Devoir 1840 ««•«in TI PRESSE R : -r J'i i’ ."I - - _ * < Jl - -jf - ~- — i i r A — r: 'X:-?VP * i ¦ • - r.M-s ; ^ rf1 - * ¦r'^ '-/JT v DU U AU 27 SEPTEMBRE 2009 MONTRÉAL D’IDÉES ET D’IMPRESSION Au Centre d’histoire de Montréal Un événement du Petit musée de l’impression sur le patrimoine montréalais de l’imprimerie, en collaboration avec le Centre d’histoire de Montréal.TOUS LES WEEK-ENDS • expositions • circuits commentés • animation de i2h à 13b • activités pour les jeunes INFORMATIONS www3.sympatic0.ca/desmmbel 514 872 3207 RÉSERVATIONS pour les circuits commentés à la billetterie Articulée 514 844 2172 ch m Plac« D’YouvIll» Pe#-iT MuSée de l'impresSion Jim Prentice au Devoir À Copenhague, Québec devra respecter l’autorité d’Ottawa Le plan vert sera pourvu d’un cadre réglementaire d’ici décembre, promet le ministre de l’Environnement Avant d’entamer un automne chargé sur le plan politico-environnemental, le ministre Jim Prentice s’est arrêté hier à Montréal: l’occasion de connaître ses intentions avant l’important sommet de Copenhague.GUILLAUME B O U RG A U LT - C Ô T É Le gouvernement fédéral entend bel et bien adopter le cadre réglementaire de son plan de lutte contre les changements climatiques avant la conférence de Copenhague, Mais ce plan restera flexible selon ce que les États-Unis adopteront eux-mêmes comme cibles, affirme le ministre Jim Prentice.Très attendu, ce cadre réglementaire permettra la mise en application du plan vert fédéral.Il indiquera notamment aux différentes industries combien de tonnes de leurs émissions de gaz à effets de serre (GES) devront disparaître, et selon quels mécanismes.En entrevue avec Le Devoir, le ministre fédéral de l’Environnement a confirmé hier que le gouvernement aura terminé l’écriture de ce cadre avant la très importante Conférence de l’ONU sur les changements climatiques de Copenhague, en décembre.C’est là que Î’après-Kyoto (2012) sera dessiné par quelque 200 pays.Mais ce sera un cadre souple et sujet à modifications.Jim Prentice a ainsi mentionné que «tout cadre adopté devra reconnaître la possibilité de changements aux Etats-Unis, et toute politique adoptée devra s’adapter à ces changements».Selon M.Prentice, il est primordial que le Canada arrime son plan à celui qui est actuellement débattu devant le Sénat américain.«On ne peut avoir deux politiques différentes de chaque côté de la frontière.Sans être identiques, les cibles doivent être cohérentes.» Whissel encore sur-la sellette ALEXANDRE ROBILLARD JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jim Prentice Le Canada devra rajuster le tir pour tenir compte des choix que feront les / Etats-Unis M.Charest avait demandé en juin à ce que les États fédérés (comme le Québec ou la Californie) soient considérés comme des interlocuteurs à part entière lors du sommet de Copenhague.Et cela, notamment parce que la position d’Ottawa sur les changements climatiques est jugée trop timide par plusieurs au Québec.Et pas seulement ici: le gouvernement conservateur essuie des critiques dans le monde pour sa gestion du dossier depuis son arrivée au pouvoir.Quand on lui demande si la réputation du Canada est mise à mal par les décisions de son parti, Jim Prentice repousse les critiques.«Je ne suis pas du tout d’accord, dit-il.Au sommet du G8 en Italie, nous avons été parmi les premiers à suggérer un consensus [les Huit ont convenu de limiter la hausse moyenne de la température du globe à deux degrés Celsius par rapport au niveau d’il y a 150 ans — les moyens pour y parvenir diffèrent toutefois d’un pays à l’autre].Nous sommes constructif», estime le ministre.Charest De passage à Montréal, M.Prentice devait rencontrer plus tard dans la journée le premier ministre Jean Charest.M.Prentice a mené tout l’été — en dehors des cours de français qu’il a suivis — une série de consultations avec les homologues provinciaux de M.Charest, afin de prendre le pouls des demandes et attentes de chacun avant Copenhague.Mais il avait aussi un message pour le chef libéral provincial: si Jean Charest est bienvenu à Copenhague, le Canada «n’aura qu’une seule voix», celle du gouvernement fédéral, a-t-il répété.Copenhague Concernant la conférence de Copenhague, le député de Calgary-Centre-Nord indique espérer que la communauté internationale pourra s’entendre sur un accord.«Mais il y a beaucoup de défis et d’enjeux», reconnaît-il.Selon M.Prentice, l’un des principaux défis sera d’arriver à faire accepter aux pays en voie de développement des cibles de réduction précises.«C’est essentiel.Le Canada veut un accord qui va inclure les économies [émergentes].» Québec — Le gouverne!! s’est retrouvé une nouvelle fois dans l’embarras, hier, à cause de contrats d’asphaltage accordés à une entreprise dont le ministre du Travail, David Whis-sell, est copropriétaire.Dans un reportage diffusé hier, Radio-Canada a révélé que le ministère des Transports a attribué, sans appel d’offres, deux contrats totalisant plus de 800 000 $ à ABC Rive-Nord, une entreprise dans laquelle M.Whissell détient une participation de 20 %.< u L’un de ces contrats, d’une valeur de 564 000 $, portait sur la réfection de routes dans la circonscription d’Argenteuil, repré-, sentée par M.Whissell, à environ, 70 km au nord de Montréal.Selon les directives du Conseil du trésor, tous les contrats de plus de 100 000 $ sont soumis au processus d’appel d’offres.Les partis de l’opposition ont dénoncé, hier, les apparences de conflits d’intérêts tandis qu’un syndicat d’employés du ministère des Transports a estimé que ces attributions de, contrats laissaient craindre un cas de favoritisme.Le ministre délégué aux Transports.Norman MacMillan, s’est de son côté retranché derrière un haut fonctionnaire dépêché pour expliquer que toutes les règles avaient été respectées.An cours des derniers mois, le gouvernement s’est déjà retrouvé dans l’embarras à au moins deux reprises relativement aux activités d’asphaltage de M.Whissell, notamment parce que la valeur des contrats publics obtenus par ABC Rive-Nord a doublé depuis que le député d’Argenteuil a accédé au Conseil des ministres, en 2007.Son cas a nourri les attaques du Parti québécois, dont la chef, Pauline Marois, a demandé au ministre de choisir entre ses activités d’asphaltage et son poste de ministre.Le Devoir La Presse canadienne Isabelle Fontaine quitte la présidence des jeunes du PQ ANTOINE ROBITAILLE Québec — La présidente du Comité national des jeunes (CNJ) du Parti québécois, la lobbyiste Isabelle Fontaine, quittera son poste le 12 septembre prochain.Enceinte de six mois et âgée de 28 ans (elle aura 29 ans en novembre), Mme Fontaine estime qu’il est temps pour elle de laisser sa place.C’est ce qu’elle a confirmé au Devoir, qui l’a jointe en France hier.Au PQ, le seuil de la jeunesse a été fixé à 30 ans, et Mme Fontaine l’atteindra avant le prochain congrès du parti qui aura lieu en 2011, a-t-elle souligné.Dans les rangs du PQ toutefois, certains n’ont pas apprécié d’apprendre à la fin juin que Mme Fontaine avait eu le mandat de faire du démarchage pour la minière Osisko, dont le vaste projet d’exploitation à Ma-lartic, en Abitibi-Témisca-mingue, a suscité la controverse ces derniers mois.(Il a été officiellement autorisé cet été par Québec.) Mme Fontaine avait entre autres choses organisé des rencontres entre des élus du parti, comme François Gendron, et la minière Osisko.Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, avait soutenu en juin que le double statut de Mme Fontaine expliquait la «mollesse du PQ» dans le dossier Malartic.L’attaché de presse du Parti québécois, Manuel Dionne, a admis hier que certains au PQ avaient exprimé un malaise par rapport à la double activité de Mme Fontaine, mais il a nié que cela ait quelque chose à voir avec sa démission.Aux yeux du parti, a-t-il expliqué, la présidente du CNJ a «toujours tout fait en pleine transparence».Mme Fontaine soutient qu’au PQ, son autre métier, qu’elle pratiquait avant de prendre la tête du CNJ, n’était un «secret pour personne».Elle souligne que son nom figurait depuis longtemps au registre des lob-byistes.Interrogé le 19 juin, le critique péquiste en matière de mines et de forêts, Denis Trot-tier, avait toutefois affirmé qu’il avait été surpris d’apprendre, le matin même, que Mme Fontaine était lobbyiste, mais il avait ajouté qu’il n’y voyait «aucun problème» puisqu’elle s’était inscrite au registre.Le Devoir Amiante : Ignatieff perd un candidat HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Après les conservateurs, les libéraux.La dissension au sein des grands partis à propos de l’amiante remonte à la surface.Cette fois, c’est Michael Ignatieff qui perd sop candidat dans Mégantic-L’Érable pour s’être prononcé contre les exportations de l’amiante chrysotile.Le Soleil rapportait hier que le candidat Marc Giroux ne se présenterait plus sous la bannière libérale à l’élection parce qu’il n’est pas d’accord avec son chef au sujet de l’amiante.«L’une des premières choses que j’ai dites à mon assemblée d'investiture est que j’étais un fils de mineur, a expliqué M.Giroux.En tant que gars de la place, je suis aussi sensible que tout le monde à cet enjeu et je ne peux pas, dans cette situation, soutenir la position du chef sur la place publique.» La mine Lac d’amiante du Canada de Thetford Mines emploie environ 450 travailleurs dans la région.M.Ignatieff n’a pas fléchi hier à la suite de cette défection.«Je respecte sa position de principe, mais j’ai aussi la mienne,» Il promet d’aider les travailleurs «à se recycler et à se former pour trouver de nouveaux emplois».La semaine dernière, ce gen-> re de dissension a aussi affecté le Parti conservateur.Alors que le chef Stephen Harper milite en faveur de l’industrie québécoise de l’amiante chrysotile et son «utilisation sécuritairevt deux de ses députés sont contre: Pat Davidson et Dpna Cadman.«Je pourrais avoir bien des problèmes parce que j’ose dire cela», a dit Mme Cadman.De l’avis même du gouvernement canadien, «toutes les formes de fibres d’amiante, y compris le chrysotile, sont cancérigènes».La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, a fait cette déclaration dans une réponse officielle à une pétition.«Les principaux risques [.] sont liés à l’inhalation des fibres», continue cet avis de la ministre, et ces risques «peuvent être gérés, si des règlements, des pratiques et des programmes équivalents à ceux du Canada sont en place».Avec la collaboration d’Alec Castonguay Le Devoir, François Gendron avocat LL.L., M.A.Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 EN BREF Souveraineté et indépendance énergétique Des représentants du Parti québécois parcourront les établissements collégiaux et universitaires, au cours des prochains mois, pour parler avec les jeunes d’indépendance énergétique et de souveraineté.Cette tournée des régions qu’effectueront des députés du PQ et des membres de son comité national des jeunes vise autant à transmettre la vision de la formation souve-, ¦ rainiste qu’à entendre ce que les, jeunes ont à dire sur ces que»:,, fions.La chef du PQ, Pauline Marois, a estimé, lors d’une > conférence de presse tenue hier,, qu’après l’hydroélectricité, le Québec peut maintenant exploiter de multiples sources d’énen gie, comme l'éolien, le solairç çt, la géothermie.Elle a aussi son- , haité qu’il se débarrasse de sa dépendance au pétrole.- La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI I SEP T E M R R E ‘> O O oHtk|ue Michel David (chroniqueur), Hélène puszetti et Alec Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisae (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen t-évesque (reporter) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyen (reporter), Caroline Monlpetit (livres), Isabelle Paré (reporter).Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins (reporter), Éric Desrosiers (reporter), Claude Turcotte (reporter).Dominique Reny (pupitre) ; information intcrnntJonnlc : Guy Taillofer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger (responsable du site Internet), Émilie Foüe-Boivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Jean-Jacques Coulombe et Étienne Hamondon Émond (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Olivier Spéciel (Québec), Monique Bhérer (Ottawa).PUBUCITÉ Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette, Jean de Billy, Jennifer Boily Deniers.Jean François Bossé, Manon Boilard, Marlène Côté.Richard Douangmala.Amélie Maltais, Claire Paquet, Flyssa Portier, Chantal Rainville.Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michèl Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Fillon, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION FT TIRAGE Caroline .Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebols ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olenu Bltyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Monique Protean, Danielle Ross. I.K I) E V 0 I R .L E M A R I) I 1 SEPTEMBRE 2 0 0 9 A 8 CTUALITES UQAM SUITE DE LA PAGE 1 a également été élaborée pour que l’Ecole puisse satisfaire aux exigences de l’EQUIS (European Quality Improvement System), un label de qualité qui distingue les meilleures écoles de gestion à vocation internationale dans le monde.D’une durée de trois ans, l’accréditation EQUIS de PESO, qui prendra fin en 2010, sera à renouveler sous peu.«EQUIS nous demande d’augmenter la mobilité étudiante.Les cours qu’on offre désormais sont destinés avant tout à nos partenaires, c’est pour augmenter la venue d’étudiants étrangers.On veut pouvoir recevoir des non-francophones», a dit M.Bazoge.«Bien entendu, si des étudiants d’ici, de l’ESG, veulent les suivre, on ne va pas les en empêcher», a-t-il ajouté.«La langue des affaires» Selon M.Bazoge, le but n’est pas de faire de l’UQAM une université bilingue.«L’idée est plutôt de pouvoir augmenter les échanges dans le domaine du commerce.C’est indispensable», a dit le vice-doyen aux études.Pour lui, il y a une confusion dans les débats.«L’anglais est malheureusement perçu comme la langue du reste du Canada.Mais c’est aussi la langue des affaires dans le monde entier», a-t-il insisté.Ayant l’intention d’en offrir huit au départ, l’ESG ne mettra que six cours pouvant accueillir une vingtaine d’étudiants au banc d’essai, soit Analyse microéconomique, Gestion financière, Fondements technologiques des systèmes d’information, Marketing, Comportement organisationnel et Développement durable et gestion.Ce dernier est l’un des plus populaires avec une cinquantaine d’inscriptions.Un autre cours, «Direction générale», a été annulé parce qu’il n’y avait que des Québécois inscrits, a soutenu M.Bazoge.Selon lui, une poignée sur les 700 à 800 cours dispensés à l’ESG constitue une offre relativement marginale, d’autant que d’autres universités, comme l’Ecole des HEC et l’Université Laval, proposent déjà des cours en anglais.«Les Chinois ne parlent pas le français, les Indiens et les Scandinaves parlent surtout l’anglais.J’y vois une façon de diversifier les apports des étudiants», a-t-il dit.Si certains cours sont déjà offerts en anglais à l’ESG, dans le cadre de programmes d’échanges spécifiques en partenariat avec d’autres pays, la nouveauté est qu’ils sont désormais insérés au cursus du baccalauréat qu’un étudiant peut faire en entier à l’Université du Québec à Montréal.Selon Michel Laporte du SPUQ, c’est là que le bât blesse.«C’est l’École des langues qui a l’expertise de donner des cours de langue.Les langues secondes devraient être parlées dans le cadre des cours de langue seconde et pas ailleurs», a-t-il soutenu.Il rappelle que la convention collective des professeurs est claire: la langue d’enseignement doit être le français.Pour Mario Beaulieu, président de la SSJB, donner en anglais des cours inscrits au programme contredit la politique linguistique de l’UQAM qui «dit accorder la plus haute importance au français, langue officielle et langue d’expression commune».Selon lui, c’est le sous-financement des universités francophones qui est responsable du faible nombre d’étudiants étrangers.Professeur agrégé et enseignant du cours Développement durable et gestion, Georges Tanguay est enthousiaste à l’idée de donner son cours en anglais.«Ça va m'aider parce que je vais pouvoir donner des lectures en anglais, ce qui est très fréquent en développement durable et en gestion, a-t-il (Wi.Je vois plutôt un aspect favorable parce que les gens qui vont suivre mon cours vont être très motivés.» Le Devoir PLC SUITE DE LA PAGE 1 la campagne sera diffusée dans les deux langues et dans toutes les provinces.Une source libérale soutient qu’il s’agit d’une campagne «factuelle» qui ne vise pas à «salir» Stephen Harper.Il n’y aurait aucune attaque personnelle, dit-on, mais le gouvernement serait tout de même sur la sellette.L’objectif consiste à talonner le gouvernement sur certains sujets précis, comme l’économie, tout en mettant le chef, Michael Ignatieff en valeur.Le PLC voudrait montrer qu’il est une solution de remplacement crédible à Stephen Harper en cette période économique difficile.«Ufaut définir Michael Ignatieff nous-mêmes, sinon les conservateurs vont le faire.Il faut remplir l’espace», a soutenu au Devoir vent source libérale.Une rumeur dans les rangs libéraux fait état d’une campagne de publicité d’une valeur de deux millions de dollars, ce qui en ferait une campagne nationale d’envergure.Il n'a pas été possible de faire confirmer ce chiffre.Le PLC voudrait profiter du fait que ses finances sont en meilleure santé pour lancer cette offensive.Autre volet du plan de communication: présenter Michael Ignatieff comme un chef qui a une vision à long terme du pays et qui ne gère pas uniquement «à la petite semaine».Le 150e anniversaire de la Confédération, en 2017, serait utilisé comme horizon par le Parti libéral, qui mettra l’accent sur quatre piliers: l’éducation, la recherche et le développement, la productivité des entreprises et la justice sociale.«Le gouvernement conservateur a laissé de côté les enjeux économ iques de fond, ce qui va compliquer la gestion du pays», a soutenu hier Ralph Goodale, l’un des rares députés déjà arrivés au Holiday Inn de Sudbury, où se déroule le caucus jusqu’à demain.«Il faut planifier maintenant pour l’économie de demain, poursuit l’ancien ministre des Finances du Canada.Il ne faut pas seulement avoir les yeux sur le mois prochain ou l’année prochaine.» ENFANTS SUITE UE LA PAGE 1 Québécois de leur naissance jusqu’à cinq ans.Au final, pas moins de 15 % ont montré des niveaux atypiques de dépression et d’anxiété.Au quotidien, cela se traduit par un enfant «qui se sent triste la plupart du temps», qui est manifestement «tendu, anxieux», souvent même apeuré, et qui «a du mal à ressentir du plaisir avec les autres», explique son auteure principale, la D" Sylvana Côté.La dépression et l’anxiété figurent parmi les dix premières causes d’incapacité dans le monde.Ces maux ont été très bien documentés chez les enfants d’âge scolaire et les adolescents, mais pas du tout chez les tout-petits.Résultat: on en sait très peu sur le phénomène, convient la psychologue.«Plusieurs pensent même que ces problèmes n’existent pas pendant la petite enfance.Or, notre étude montre clairement que ces maux existent aussi chez les enfants d’âge préscolaire.» Cette anxiété, qui sort de la normalité en raison de son extrême intensité, s’exprime en fait dès la première année de vie, poursuit la profes-seure au Département de médecine sociale et préventive de l’Université de Montréal.«Il existe des indications montrant qu’un enfant est plus à risque, et le plus important est certainement son tempérament à l’âge de cinq mois.» Ce nourrisson Pas de décision Les députés et sénateurs libéraux ont commencé à arriver hier à Sudbury avec plusieurs objectifs en tête, dont celui d’utiliser le caucus de deux jours qui commence officiellement aujourd’hui pour se donner un élan en vue de la rentrée parlementaire de la mi-septembre.«H faut retrouver un rythme de croisière et ça prend un peu de temps», a soutenu Ralph Goodale.Les libéraux vont notamment parler d’économie, d’assurance-emploi, de culture et du sort du jeune Omar Khadr, toujours détenu à Guantanamo.Mais la possibilité d’un déclenchement électoral dans la première semaine d’octobre occupera une grande place, autant dans les discussions de corridors que lors des pourparlers officiels au caucus.Des sondages internes seront notamment présentés aux députés, alors que les organisateurs de chaque province feront rapport sur les préparatifs électoraux.Le comité chargé de la plate-forme électorale fera aussi le point, tout comme l’équipe de communications, qui présentera la stratégie à venir dans les prochaines semaines.Le député ontarien Navdeep Bains, qui siège au comité qui élabore la plate-forme électorale, soutient que le travail est bien avancé.Lors d’un point de presse en fin de journée hier, le chef libéral, Michael Ignatieff, a répété que sa décision concernant un déclenchement électoral n’était pas prise.«Je suis ici pour entendre mon caucus, a-t-il dit.On est un parti démocratique.Ensuite, on prendra une décision.» Selon lui, les sondages incertains ne pèsent pas dans la balance.«Les élections, ce n’est pas une question de sondages, mais de principes.» M.Ignatieff a répété ce qu’il avait confié en entrevue au Devoir il y a une semaine, à savoir qu’ü avait déjà été «responsable» en appuyant le gouvernement pendant les dix derniers mois.«Sans mus, le gouvernement Harper n’existe pas.On doit réfléchir s’il faut continuer ça.On doit se demander ce qui est le mieux pour le pays», a-t-il dit, soutenant par la même occasion ne pas aimer la gestion du gouvernement dans plusieurs domaines, notamment l’économie et la pénurie d’isotopes médicaux.Lors d’une entrevue téléphonique, le lieutenant politique de Michael Ignatieff au Québec, Denis se distingue des autres par son comportement «capricieux».«Il est difficile à consoler» et il peine à s’adapter aux situations changeantes qu’il redoute, explique la Dr‘ Côté.La dépression de la mère est aussi un élément prédictif décisif, ajoute la psychologue.«Notre étude est la première à montrer que le tempérament du jeune enfant et la dépression maternelle peuvent mener à une trajectoire élevée de problèmes de dépression et d’anxiété avant l’entrée à l’école.» D’où l’importance de soutenir non seulement l’enfant, mais aussi sa mère, recommande l’équipe internationale qui regroupe des chercheurs tant québécois que français, américains et irlandais.A cet égard, le Canada a toutefois peu à offrir, déplore la Da Côté.«Il n’y a pas assez de services à la petite enfance ici.En fait, nous sommes si mal servis que nous nous classons derrière les États-Unis en la matière.» Cela est encore plus vrai pour les enfants qui auraient besoin de soins plus spécifiques dans un réseau qui n’a ni les moyens ni les ressources pour les leur donner.Les enfants qui souffrent de problèmes dits «internalisés» sont de surcroît très difficiles à dépister.Ils sont discrets, repliés sur eux-mêmes et passent trop souvent inaperçus dans un groupe d’enfants où les plus turbulents monopolisent une bonne part de l’attention des éducateurs.D’où l’importance de cibler ces enfants tôt, dès la première année de vie, alors qu’ils n’ont pas encore intégré le réseau, suggèrent les chercheurs.Pour ce faire, une intervention du Coderre, s’est dit prêt à se lancer sur le sentier électoral.Selon lui, l’économie est toujours mal en point, et le gouvernement conservateur ne représente pas les valeurs des Canadiens.«La grande question de l’automne, c’est: “est-ce qu’on peut encore avoir confiance en ce gouvernement?” Pour ma part, je ne m’identifie pas à ce gouvernement.» Le président du caucus libéral, Anthony Rota, a toutefois soutenu hier que les députés ne sont pas tous sur la même longueur d’onde concernant les élections.«On est ici pour en discuter.Il n’y a pas vraiment d’umnimité», a-t-il dit Pendant ce temps à Ottawa, le ministre des Transports, John Baird, a été envoyé au front pour réitérer le message conservateur, à savoir qu’une élection cet automne créerait de l’instabilité et nuirait aux investissements en infrastructures.«Bien que mus voyions de la lumière au bout du tunnel, nous sommes encore au milieu d’une récession mondiale.[.] Ce n’est pas le temps de baisser la garde», a-t-il dit dans un français pénible.Le ministre a été incapable par ailleurs d’évaluer le nombre d’emplois créés par le plan de relance de son gouvernement jusqu’à présent.Michael Ignatieff a rejeté cet argument «Ça n ’a pas de sens, surtout venant d’un gouvernement qui est incapable de débloquer rapidement l’argent pour les travaux d’infrastructures», a-t-il dit Un nouveau sondage pancanadien d’envergure vient confirmer que la lutte serait très serrée si des élections avaient lieu cet automne.Le coup de sonde Ekos-CBC, fait du 19 au 25 août auprès de 2153 personnes — marge d’erreur de 2,1 %, 19 fois sur 20 — place le Parti conservateur en tête des intentions de vote, avec 32,6 %.Le Parti libéral du Canada suit, avec 30,9 %.Le NPD récolte 15,7 % et le Parti vert, 11,3%.Au Québec, le Bloc québécois demeure en tête, avec 37 %, suivi du PIT (26 %), du PC (15 %) et du NPD (11 %).La marge d’erreur pour la province est de 4,7 %.En Ontario, l’épicentre de la prochaine bagarre électorale, les deux grands partis sont à égalité, avec chacun 37 % des intentions de vote.Le NPD récolte 14 % et le Parti vert, 11 %.La marge d’erreur dans cette province est de 3,6 %.Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti Le Devoir personnel de la santé devra être mise à contribution.La prévention reste en effet le meilleur allié dans ce genre de problème, croit la psychologue.«A cet âge, la résilience est la règle plus que l’exception.» Cela fait, l’accès à un milieu de garde de qualité paraît incontournable aux chercheurs.L’enfant à risque qui reste à la maison avec une mère dépressive a en effet tout à gagner à aller en garderie, croit la D" Côté.«Il faut soutenir la mère comme l’enfant et les sortir tous les deux de leur isolement en leur donnant l’occasion de créer de nouveaux liens et de socialiser.» Cela dit, en dépit du chemin parcouru par cette vaste étude, il reste encore bien des variables à examiner pour comprendre l’étendue et la nature du phénomène, de l’aveu même de l’équipe de recherche.Au nombre des lacunes à combler figurent une évaluation des facteurs génétiques pouvant prédisposer à ce genre de trouble et une analyse plus fine des états dépressifs de la mère.Précisons que cette étude a été réalisée par une équipe réunissant des chercheurs du Laboratoire international sur la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent qui réunit ici des chercheurs de l’Université de Montréal, de l’Université Laval, de l’Université McGill, de l’unité Inserm en France et de l’Université College Dublin en Irlande, avec une coptribution de l’Université Carnegie Mellon aux Etats-Unis.Le Devoir SOUKCK: JEAN DEMERS Pierre Lebeau dans une scène du film de Roger Cantin, Un cargo pour l’Afrique, présenté hier au Festival des films du monde.CARGO SUITE DE LA PAGE 1 beaucoup d’initiative.Dans mon film, je lui ai demandé de faire quelque chose de différen t, de montrer d’autres facettes de lui-même.Son personnage aurait pu être un bandit, mais il avait le goût d’aider les autres.» Lebeau est entré dans la peau d’un aventurier au service de causes humanitaires, renvoyé au pays à son grand dam.Le film se centre sur la rencontre de cet homme malade, brûlant de retourner en Afrique, et d’un jeune garçon endeuillé, dont les quêtes respectives vont converger.«Remarquez: il n’y a ni cargo ni Afrique, dans ce film, mais des rendez-vous manqués qui mènent à des rendez-vous réussis.» À l’heure de recevoir ses honneurs, Pierre Lebeau, homme de théâtre et d’écran, lève son chapeau à ceux qui l’ont précédé, les acteurs québécois des années 50.«Mes pas suivent leurs empreintes», dit il.L’interprète de Séraphin dans le film de Binamé, qui nous a servi sur les planches des textes d'Homère comme de Tennessee Williams, fait l’éloge de la liberté, seule voie possible de création.Il précise que Roger Cantin lui a offert cette essentielle marge de manoeuvre, sans laquelle il peine à respirer.«Enfant, je manquais l’école pour aller au cinéma, évoque-t-il.Puis j’ai eu envie de vivre comme dans les films, car les scénarios me semblaient plus intéressants que la réalité.Mais tout dépend finalement du trai- tement qu’on réserve à nos vies.» Cantin est le maître d’œuvre à’Un cargo pour l’Afrique, puisqu’il l’a scénarisé, réalisé, monté, en plus d’insérer lui-même des effets spéciaux, collant une église sur un paysage dénudé, usant de rotoscopie, faisant apparaître ou disparaître un personnage, ici la mort au beau visage.«Le petit budget [ 1,4 million] ne me permettait pas de tourner en 35 mm, mais avec les caméras HD on peut obten ir des images aussi belles que sur pellicule.Et puis j’ai pu utiliser deux caméras, travailler mes effets spéciaux sur mon portable dans les cafés.» Dans sa carrière, le cinéaste a l’impression d’être arrivé à la croisée des chemins.«Il faut se renouveler, estime-t-il, sinon chacun pense pouvoir vous décoder.» A ce scénariste de la cultissi-me Guerre des tuques, adaptée de ses jeux de jeunesse, on doit plusieurs productions pour toute la famille, dont La Forteresse suspendue, Matusalem, Simon les nuages, mais aussi des productions plus éclatées, comme L’assassin jouait du trombone et La Vengeance de la dame en noir.Sortant de ses chemins habituels, il réalisait en 2006 un court métrage puissant, Hero by Nature, abordant le drame du racisme.Versant long métrage, il voulait explorer des thèmes plus engagés.«Je cherchais un sujet qui ne soit pas destiné à toute la famille, explique Roger Cantin.Dans Un Cargo, il y a un enfant et un animal, mais les personnages sont confrontés à des deuils, à des épreuves.La mort est au rendez-vous, également la solidarité, les disparités Nord-Sud.Je commence à vieillir, mon père se mourait pendant le tournage, ma fille de sept ans me pose souvent des questions sur la mort.Mes préoccupations sont plus sérieuses qu’avant.J’éprouve une envie de dire des choses.» Le grand défi d’Un cargo pour l’Afrique, après l’épreuve du financement, fut le travail avec un singe capucin brillant, mais capricieux, compagnon du héros.«Il fallait ruser avec lui, pour tourner des scènes non programmées.» Roger Cantin a l’habitude de tourner avec des animaux.«J’ai eu un ours dans La Forteresse suspendue, un crapaud dans Simon les nuages, mais le singe fut le plus difficile à gérer.» Le cinéaste québécois a surtout l’habitude des enfants qu’il a mis en scène au long de sa carrière.«Dans ce film-là, je cherchais un garçon qui ne cabotinerait pas.Julien Adam possédait l’intériorité du rôle.» Roger Cantin a d'autres projets dans son sac, sans enfants, sans animaux, cette fois.Le prochain sera sans doute tourné à Cuba et s’offrira une portée politique.Il a vraiment envie de prendre le large, de laisser tomber ses étiquettes.Nouveau départ, donc.Le Devoir LE DEVOIR www.Iedevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 D3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h:i() à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com l.a publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 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