Le devoir, 3 septembre 2009, Cahier A
RESULTATS DE GESCA : LA COUR D’APPEL DÉBOUTE POWER Page B 1 w w w .1 e (I e v o i r.c o m LE DEVOIR Vol.C N " 1 9 9 L E .1 E II I) I 3 SE P T E M II II E 2 O O 9 .IO$+ i ,\ x K s = 1,25$ Une mine d’informations cruciales pour l’ennemi Le Devoir obtient les documents oubliés chez Julie Couillard par Maxime Bernier BAHADOR ZABIHIYAN Les documents oubliés par Maxime Bernier chez Julie Couillard en avril 2008, et obtenus en primeur par Le Devoir, sont une véritable mine d’information dont la divulgation risquerait de porter préjudice à la défense et à la politique étrangère du Canada et de ses alliés, et de fournir des renseignements cruciaux à leurs ennemis.De l’élargissement de l’OTAN aux pays des Balkans à la contribution de celui-ci dans la lutte contre le terrorisme, des prisonniers talibans en Afghanistan à la défense antimissile, du contrôle des armements au conflit israélo- palestinien, de la situation en l’Ukraine à la présence d’al-Qaïda au Pakistan en passant par la position du Canada en ce qui concerne le dalaï-lama et le nucléaire iranien, tous les grands sujets de la politique canadienne à l’étranger y sont abordés de manière détaillée.Les documents, totalisant 560 pages que LES MEILLEURES PHOTOS DE L’ANNEE / CALI.II SHF.I.I.AURORA PHOTOS POUR I.K MAGAZINE TIME C’était avant l’obamamanie et des mois avant l’élection du premier président noir de l’histoire des États-Unis.Ce cliché du couple Obama, montrant Barack et Michelle fatigues, capturant un rare moment cTintimite pendant la campagne d’enfer menée pour gagner l’investiture démocrate, a remporté l’un des premiers prix du World Press Photo (WWP) 2009.L’exposition du WPP, qui fait escale à Montréal au Musée Juste nour rire dès remporte i un ues premiers prix au woria cress rnoio (WWf) zuuu.^exposition du WPP, qui tait escale à Montréal au Musée Juste pour rire dès demain et jusqu’au 4 octobre, regroupe le meilleur crû des photoreportages qui ont marqué l’année 2008.Nos informations en page B 8.US OPEN Aleksandra Wozniak déclasse Mauresmo ¦ À lire en page B 6 INDEX Annonces.B 5 Idées.A 7 Avis publics.B 4 Météo.B 6 Bourse.B 2 Monde.A 5 Culture.B 8 Mots croisés.B 6 Décès.B 5 Sports.B 6 Économie.B 1 Sudoku.B 5 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 La géo-ingénierie pour freiner le réchauffement climatique ?PAULINE GRAVEL Alors que le réchauffement du climat semble s’accélérer et que de nombreux pays tardent à adopter les mesures nécessaires pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), des scientifiques ont imaginé des technologies étonnantes dans le but de renverser la vapeur.Injecter de l’eau de mer dans les nuages, introduire de la pollution dans la stratosphère, envoyer d’immenses miroirs dans l’espace, fertiliser les océans, ces stratégies inquiètent la plupart des spécialistes du climat, qui craignent les conséquences imprévues et néfastes qu’elles pourraient engendrer.Pourtant, la Société royale, communément appelée l’Académie nationale des sciences du Royaume-Uni, lançait un pavé dans la mare cette VOIR PAGE A 8: RÉCHAUFFEMENT I M.Bernier avait oubliés chez Julie Couillard et que Le Devoir a obtenus grâce à la Loi sur l’accès à l’information, permettent d’avoir une vue d’ensemble de la façon dont le gouvernement canadien conçoit ses rapports avec le monde.Mais VOIR PAGE A 8: DOCUMENTS Duceppe plonge, haro sur Layton Les conservateurs ne veulent pas de Layton, qui devra décider s’il lance le pays en élections HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le Bloc québécois ne donnera pas son appui au gouvernement conservateur, dont les jours semblent de plus en plus comptés.Gilles Duceppe entend prendre le sentier de la guerre électorale en faisant valoir que le conflit de valeurs droite-gauche que les libéraux de Michael Ignatieff veulent mettre en exergue n’est pas valide au Québec.Parti libéral, Parti conservateur, c’est bonnet blanc, blanc bonnet à son avis.Avec la perte des appuis Gilles Duceppe bloquistes et libéraux, le sort du gouvernement conservateur repose désormais sur les épaules des néodémocrates de Jack Layton.Une quelconque entente entre les deux VOIR PAGE A 8: DUCEPPE S Plus question de reculer, dit Michael Ignatieff, à lire en page A 3 L’éditorial de Josée Boileau: Appel du pied, à lire en page A 6 Unis contre le décrochage Des étudiants universitaires viennent en aide aux élèves du secondaire LISA-MAR1E GE R VAIS Sept universités montréalaises, trois commissions scolaires de l’île de Montréal, le Conseil régional des élus (CRE) et la Ville de Montréal ont annoncé hier qu’ils s’unissaient au sein d’un vaste partenariat au noble dessein: garder les jeunes du secondaire sur les bancs d’école.Signée Fusion jeunesse, un OBNL qui promeut la persévérance scolaire, la recette — miracle! — contre le décrochage est fort simple: rémunérer des étudiants de l’université pour qu’ils aillent développer des activités para-scolaires dans des écoles de milieux défavorisés, généralement à plus faible taux de diplomation.«C’est un engagement de jeunes à jeunes, c’est pour ça que ça marche», a souligné Gabriel Bran Lopez, l’instigateur du programme.La formule avait d’abord été testée dans un projet-pilote, démarré en janvier dernier, entre des étudiants au baccalauréat de l’IIniversité Concordia et les ados des écoles secondaires Pierre-Dupuy et James Lyng.Journal étudiant, îenceFRANCE-PRESSER VOIR PAGE A 8: DÉCROCHAGE « C’est un engagement de jeunes à jeunes, c’est pour ça que ça marche» 1 Peul mUs«e „ nmpre-n - * montréalais de l’imprimerie, en collaboration avec le Centre d’histoire de Montréal.DU AU 27 SEPTEMBRE 20Ô9 H infos | www3.sympatic0.ca/desmmbel | 514 872 3207 v 77831302383136 I.K I) !¦: VOIR.i.K .1 K I! DI :i S K l> T E M B I! K 2 (I 0 !) ' * ACTUALITES i Elections municipales Projet Montréal tente de refaire surface Marginalisé depuis l’arrivée de Louise Harel, Richard Bergeron passe à l’attaque Richard Bergeron l’admet lui-même: l’arrivée de Louise Harel dans l’arène municipale en juin dernier a fait mal à Projet Montréal, le parti qu’il dirige.Le choc passé, M.Bergeron souhaite maintenant que la voix de sa formation politique puisse se faire entendre malgré le duel très médiatisé qui oppose Gérald Tremblay et Louise Harel.JEANNE CORRIVEAU Le chef de Projet Montréal est passé en mode attaque hier, et s’en est pris à ses deux adversaires dans la course à la mairie de Montréal.Richard Bergeron tient Gérald Tremblay et Louise Harel responsables du déclin de la métropole au cours des deux dernières décennies.Tel un professeur devant sa classe d’étudiants, Richard Bergeron a longuement expliqué hier aux médias comment Gérald Tremblay, à titre de maire et d’ex-ministre de l’Industrie et du Commerce, et Louise Harel, ancienne ministre de l’Emploi et des Affaires municipales, n’avaient rien fait pour freiner le déclin de Montréal au cours des 20 dernières années.Tout y est passé: érosion démographique au profit des banlieues, exode des familles, stagnation économique, augmentation du parc automobile et hausse de la pollution.Il a comparé Gérald Trem- « Mme Harel s’est invitée de force dans la campagne 2009» - Richard Bergeron blay au personnage télévisé Homer Simpson qui, après s’être fait reprocher d’avoir brisé la voiture familiale, réplique qu’il vaudrait mieux parler d’avenir que de ressasser le passé.«Complaisance, copinage, collusion et corruption», voilà comment M.Bergeron a résumé le régime instauré par le maire au cours des dernières anpées.A Louise Harel, il a reproché son «obsession» à l’égard des structures.Contrairement à Mme Harel, qui dénonce la décentralisation des pouvoirs, Richard Bergeron croit que le problème de Montréal réside surtout dans les pouvoirs disproportionnés que détient le comité exécutif qui siège à huis clos.M.Bergeron suggère plutôt que l’essentiel des pouvoirs soit confié à des commissions publiques.«Si Louise Harel devenait mairesse de Montréal, il y aurait carrément un bordel durant quatre ans à Montréal et des chicanes à n’en plus finir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Richard Bergeron, le chef de Projet Montréal, ne veut pas passer inaperçu dans la campagne électorale.sur les structures, a-t-il dit.Mme Harel ne comprend rien à la réalité de Montréal.» Retour sur le passé S’il a tiré à boulets rouges sur Mmë Harel, M.Bergeron a dû admettre qu’il avait tenté, en 2004, de convaincre l’an- cienne ministre de prendre la tête de Projet Montréal, le parti qu’il venait de fonder.Et en mai dernier, alors que Mme Harel s’apprêtait à se joindre à Vision Montréal — ce qui constituait pour lui un «scénario catastrophe» —, M.Bergeron avait fait une ul- time tentative pour la dissuader de s’allier au parti «moribond» de Benoit Labonté.Richard Bergeron ne pardonne pas à Mme Harel d’avoir rendu public un courriel confidentiel qu’il lui avait fait parvenir pour lui proposer une alliance.«Mme Harel s’est invitée de force dans la campagne 2009.Dès qu’elle a choisi Vision Montréal, il y a eu rupture du lien de confiance», a-t-il dit Il a avoué que l’arrivée soudaine de Mme Harel dans la course à la mairie avait ébranlé son parti et brisé momentanément l’élan de ses troupes, qui venaient de tenir dans l’enthousiasme leur congrès en mai.«On avait un fort contingent de souverainistes et ils ont été déchirés», a-t-il relaté.Projet Montréal a perdu quelques militants qui sont passés dans le camp adverse et plusieurs personnes pressenties pour être candidats ont préféré rester dans l’ombre, a indiqué M.Bergeron.Richard Bergeron déplore la «politique-spectacle» qui s’est installée dans la campagne, mais ajoute du même souffle: «Nous aussi, on va en faire de la politique-spectacle.On en a fait avec John Gomery [qui préside la campagne de financement de Projet Montréal] il y a un mois, mais il ne faut pas que ce soit que ça.Il faut qu'il y ait du contenu.» Le Devoir forgez votre electionsmontreal2009.com Des élections municipales auront lieu le 1er novembre prochain.Qui sont les candidats et candidates ?Quels sont les enjeux ?Qu’en pensent les citoyens et citoyennes?f ROLEX OYSTER PERPETUAL MILGAUSS EN ACIER Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (5 I4) 866-3876 EN BREF AMT: hausse des tarifs Les usagers des transports en commun de la grande région de Montréal connaîtront une légère augmentation des tarifs de la carte mensuelle.L’Agence métropolitaine de transport (AMT) prévoit des hausses moyennes de 1,75 %, à compter du 1" janvier 2010.Par exemple, la carte mensuelle de la zone 1 passera de 79,50 $ à 81 $, et celle de la zone 3, actuellement vendue 109 $, grimpera à 111 $, selon The Ga- ^ zette.Le conseil d’administration 4 de l’AMT prendra connaissance des commentaires des sociétés de transport et des conseils intermunicipaux de transport sur l’augmentation proposée par la direction avant de prendre sa décision, le 2 octobre prochain.À pareille date l’année dernière, Î’AMT prévoyait des hausses de 4,3 % pour 2009, ce qui a soulevé de vives protestations de la part des maires de la Communauté métropolitaine de Montréal.L’augmentation avait alors été ramenée à 3,5 %.La Société de transport de Montréal annoncera pour sa part, en novembre, les tarifs qui seront en vigueur à partir de janvier.- Le Devoir STM: des cartes tactiles i L’Institut Nazareth et Louis-Braille (1NLB) et la Société de transport de Montréal (STM) ont dévoilé hier les cartes tactiles des stations du métro de Montréal destinées à la clientèle non voyante.Les 68 stations de métro ont été reproduites sous forme de planches rigides, rassemblées dans des cartables, illustrant le trajet à emprunter pour se rendre jusqu’à la plateforme d’embarquement.Le coût du projet s’élève à 50 000 $.Les cartes tactiles permettront à une part importante des 9000 usagers de l’INLB qui utilisent régulièrement le métro de se faire une représentation géospatiale de l’environnement, des obstacles et des points de repère, et faciliteront grandement leurs déplacements.«Il n’existe nulle part dans le monde un système aussi élaboré pour permettre aux personnes non voyantes de se familiariser avec les différentes stations de métro», a affirmé le président du conseil d’administration de l’INLB, Jean Bouchard.- Le Devoir Mairie abandonnée Le projet de construction d’une nouvelle mairie dans le parc René-Masson, que chérissait le maire d’arrondissement sortant de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-T rembles, Cosmo Maciocia, est mort et enterré.Le conseil d’arrondissement a adopté une résolution visant à modifier le zonage du parc René-Masson afin qu’il retrouve son statut de parc.Afin de loger sous un même toit la mairie et la maison de la culture, l’arrondissement avait planifié, en 2007, de sacrifier un boisé du parc René-Masson pour y ériger un nouvel édifice au coût de 18,4 millions.Aussi, dix hectares de terrain, situés à la tête de la coulée Grou, seront protégés et intégrés au parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, a tranché le conseil d’arrondissement mardi.- Le Devoir Consultez electionsmontreal Inconditionnel du Devoir ou amateur d'histoire : c M janvier 2010 « FAIS CE QUE DOIS » 2009 .corn Jv.célébrera « les 100 ans du journal LE DEVOIR * Devenez concurrent! Relevez un défi passionnant et, qui sait, peut-être.remporterez-vous 10000$ Inscrivez-vous dès maintenant! Pour tous les détails : Radio-Canada.ca/touspourun i ut .«ici ne a L K l> K V OIK., I K .1 K I! Il I ;l S K l> T H M II K K 2 II (I !l Le sens de l’histoire Michel David Avec le recul, les premières minutes du documentaire intitulé Questions nationales, présenté cette semaine au Festival des ülms du monde, sont particulièrement douloureuses pour un souverainiste.D’entrée de jeu, le spectateur se retrouve à l’aube de la campagne électorale du printemps 2007.Sur la scène, André Boisclair réitère l’engagement de tenir un référendum le plus rapidement possible au cours de son premier mandat «Un ré-fé-ren-dum sur le pays, martèle DanielTurp.Au PQ, on n’a pas peur des mots.» Flanquée de Pierre Curzi, Diane Lemieux évoque le «vent de changement et de détermination» qui souffle sur le Québec.Un mois plus tard, le PQ subissait sa pire défaite en 30 ans.Aujourd’hui, le nom d'André Boisclair est devenu synonyme de cauchemar pour les pé-quistes.Daniel Turp, battu dans le comté mythique de Mercier, est retourné à l’université et le mot «référendum» a été littéralement proscrit du vocabulaire péquiste.Le nouveau «Plan pour un Québec souverain» de Pauline Marais ne prévoit plus que la récupération de pouvoirs dans le cadre du fédéralisme canadien.D’ailleurs.Mme Marois, peut-être échaudée par sa participation désastreuse au film de Jean-Claude Labrecque, À hauteur d’homme, a décliné l’invitation des réalisateurs de Questions nationales, laissant toute la place à Bernard Landry.Quant à Diane Lemieux, elle a claqué la porte du PQ sur un coup de tête, parce qu’on l’avait temporairement privée de son poste de leader parlementaire, et elle se présente maintenant comme la dauphine du maire Tremblay, qui combattait — assez mollement, il est vrai — dans le camp du NON en 1995.Certes, chacun a son amour-propre et le pouvoir a d’indéniables attraits, qu’on l’exerce à Québec ou à l'hôtel de ville de Montréal.Tout cela ne donne cependant pas l’impression d’une détermination inébranlable dans la quête du pays.?Malgré d’évidentes différences dues à l’histoire et à la géographie, on a surtout retenu de cet excellent documentaire les similitudes entre les mouve-rpents d’émancipation nationale au Québec, en Ecosse et en Catalogne.Les fédéralistes se sont empressés de constater que les Ecossais ont les mêmes hésitations que nous à opter pour l’indépendance, n’en voyant pas davantage la nécessité, tandis que les souverainistes y ont vu la preuve que leur projet n’est ni anachronique ni à contresens de l’histoire.Pour reprendre le célèbre euphémisme de René Lévesque, le Canada, la Grande-Bretagne et l’Espagne n’ont rien à voir avec le Goulag.De toute évidence, les questions nationales ne s’y posent pas dans les mêmes termes que dans les 111 pays qui ont acquis leur indépendance au cours du dernier demi-siècle.Il n’en demeure pas moins remarquable que, depuis des siècles, trois des pays les plus avancés de la planète se sont révélés incapables de satisfaire les aspirations de nations dont ils prétendent faire des compatriotes.Que les souverainistes québécois n’aient pas encore réussi à rallier la majorité de la population à leur projet n’entache en rien la légitimité ou la pertinence de ce dernier.Gilles Duceppe a raison de dire que les fédéralistes sont tout aussi incapables de réformer une constitution à laquelle aucun des partis représentés à l’Assemblée nationale n’a voulu adhérer depuis 1982.?Pour celui qui milite depuis 40 ans en faveur de la souveraineté du Québec, il est sans doute exaspérant de la voir piétiner, sinon régresser; mais pourquoi serait-ce plus facile ici qu’ailleurs?Depuis son annexion à l’Espagne, en 1469, l’histoire de la Catalogne a été ponctuée de soulèvements qui ont été écrasés dans le sang.Au fil des siècles, ses droits et privilèges ont été abolis, puis rétablis à plusieurs reprises, et ils sont de nouveau menacés.Le traité d’Union entre l’Ecosse et l’Angleterre remonte à 1707 et l’Ecosse n’a retrouvé qu’en 1999 dn Parlement dont les pouvoirs demeurent très limités.Selon les derniers sondages, l’indépendance est encore loin d’avoir l’appui de la majorité et le référendum prévu en 2010 ne tranchera vraisemblablement pas la question de façon définitive.Alors que les militants péquistes s’empressent de critiquer leur chef ou de le mettre carrément à la porte dès que la souveraineté connaît un creux de vague, la longévité politique des leaders catalans et écossais est remarquable.Torturé dans les prisons de Franco dans les années 1960, Jordi Pujol, dont l’entrevue est particulièrement savoureuse, a fondé son parti en 1974, avant d’être réélu sans interruption président de la Généralité de Catalogne de 1980 àj2003.L’actuel premier ministre de l’Ecosse, Alex Sal-itiond, est chef du Scotish National Party depuis 1990, sauf pour une éclipse volontaire de quatre ans pendant laquelle il a néanmoins agi comme leader parlementaire de son parti à Westminster.Durant cjette période, le PQ a eu cinq chefs et il est bien possible qu’il en ait d’autres avant que M.Salmond ne tire sa révérence.L’impatience des souverainistes québécois est compréhensible, mais le sens de l’histoire consiste aussi à reconnaître que Rome n’a pas été bâtie en un jour.mdavid@ledevoir.com A 3 POLITIQUE 5 fréquences.pour un sens à la vie ! Eric Caire veut pousser l’ADQ encore plus à droite Éric Caire veut assainir la démocratie syndicale afin d’empêcher l’accréditation de nouveaux membres par la «contrainte».Il en va de la prospérité du Québec, soutient le plus à droite des candidats à la direction de l’Action démocratique du Québec.ROBERT DUTRISAC Québec — Pour accroître la prospérité du Québec, le candidat à Iq direction de l’Action démocratique du Québec Eric Caire préconise de réformer le Code du travail afin d’empêcher les syndicats d’user de la contrainte «physique ou morale» pour recruter de nouveaux membres.Dans un «document de réflexion» sur «la prospérité et, la gestion de l’État» qu’il a rendu public hier, Eric Caire propose $ «améliorer la démocratie» au sein des syndicats en imposant le vote secret pour l’accréditation syndicale des travailleurs tout comme pour l’acceptation ou le rejet des offres patronales au terme des négociations des conventions collectives.«Ça diminuerait le nombre de grèves.Ça ferait en sorte que des entreprises qui n’ont pas envie de se syndiquer ne le seraient pas», a fait valoir Eric Caire dans une entrevue accordée au Devoir.Actuellement, l’accréditation des nouveaux syn- diqués se fait le plus souvent par la signature de cartes, bien que la tenue d’un vote secret soit une procédure admise.Quant aux offres patronales, elles sont la plupart du temps acceptées ou rejetées à main levée lors d’assemblées syndicales.Le cas du magasin Wal-Mart de Jonquière est «un bon exemple d’une entreprise qui n’avait pas envie de se syndiquer et qui, par un processus hautement discutable, s’est retrouvée à être syndiquée avec le résultat final qu,e le magasin a fermé.Tout simplement», a avancé Éric Caire.Un vote secret avait eu lieu et n’avait pas permis d’obtenir une majorité appuyant la syndicalisation.Ce vote fut suivi par la signature de cartes d’accréditation par une majorité de travailleurs.Ils ont été syndiqués «un peu de force» et se sont retrouvés sans emploi, «victimes de la guerre syndicaliste qui veut aller chercher un marché plus large», affirme le candkjat S’inspirant de l’Institut Fraser, Eric Caire établit un lien entre les lois «accommodantes» pour les syndicats au Québec, d’où découle le taux de syndicalisation le plus élevé en Amérique du Nord, et la prospérité économique.Qu'un affrontement avec les centrales sypdi-cales nuise au climat social n’effraie pas Eric Caire.«Ce qui nuit au climat social, c'est l’attentisme, c’est le laisser-aller», estime-t-il, en déplorant le «manque de courage» de Jean Charest qui, dès son premier mandat, «a plié les genoux».Eric Caire se dit très à l’aise avec le fait qu’il soit perçu comme le plus à droite des trois candidats, coiffant Christian Lévesque et Gilles Taillon à ce chapitre.La réforme du Code du travail n’est qu’un des éléments de la plateforme économique d’Éric Caire.Le candidat propose d’abaisser l’impôt sur le revenu pour hausser la taxe de vente du Québec (TVQ) et les tarifs.Les tarifs d’électricité seraient fixés au niveau du marché, ce qui signifie les doubler, voire les tripler.«Un peu comme le pétrole albertain», a-t-il comparé.Les plus démunis auraient toutefois droit à des mesures de compensation.Éric Caire entend réduire les dépenses gouvernementales.Jugeant «très incomplètes» les évaluations de l’Institut de la statistique du Québec, il commandera de nouvelles éyaluations de la rémunération des employés de l’État en tenant compte de la valeur réelle de tous les avantages auxquels ils ont droit.On devra «s’interroger» sur les pensions à prestations déterminées dont jouissent les fonctionnaires, propose-t-il, Enfin, un gouvernement dirigé par Éric Caire s’attaquera aux monopoles d’État en privatisant la Société des alcools du Québec (SAQ) et en permettant aux cotisants de la Caisse de dépôt et placement du Québec de confier une partie de leurs fonds à des gestionnaires privés.Le Devoir F Libéral Liberal Liberal Liberal Plus question de reculer, dit Ignatieff Les libéraux axeront leur campagne électorale sur « l’économie de demain » ALEC CASTONGUAY Sudbury — Le Parti libéral du Canada souhaite que le débat d’une éventuelle campagne électorale porte sur «l’économie de demain», ce qui comprend l’environnement et la création d’emplois en région.Michael Ignatieff a affirmé hier qu’il s’agira du thème central de sa campagne.Hier midi, à la fin du caucus libéral qui se déroulait depuis lundi à Sudbury, Michael Ignatieff a également annoncé qu’il remettait à plus tard son voyage de quatre jours en Chine, prévu la semaine prochaine.Le chef libéral a soutenu que la Chine et l’Inde sont des pays importants pour le Canada, mais que la situation politique le force à rester au pays.«Il va y avoir des décisions politiques à prendre d’ici une semaine, a-t-il dit.Harper, Duceppe et Layton ont des cartes à jouer.C’est plus responsable de rester ici.» Michael Ignatieff a répété que sa décision de s’opposer au gouvernement était irrévocable.«Tout est une question de confiance.On peut travailler avec un gouvernement qui parle le même langage que nous et qui a des objectifs similaires.Mais ce n’est pas le cas.On ne peut plus avoir confiance en ce gouvernement», a-t-il dit en point de presse, laissant le soin au NPD et au Bloc québécois de sauver le gouvernement s’ils le désirent (voir autre texte).L’économie et l’emploi occuperont une grande place dans la plateforme électorale du Parti libéral du Canada (PLC), a déclaré Michael Ignatieff.«La question de cette élection sera: “Qui est le mieux placé pour diriger le pays vers l’économie de demain?” Voilà l’enjeu central», a-t-il dit Selon lui, la concurrence des pays émergents, comme la Chine, l’Inde et le Brésil, contraint l’économie canadienne à se restructurer, notamment dans le secteur manufacturier.Des transformations qui vont se poursuivre après la récession, dit le chef libéral.«Quand on va dans les Maritimes et qu’on parle à un pêcheur qui doit vendre son poisson à Macao, en Chine, pour faire de l’argent, on comprend que les choses changent.Il faut un gouvernement prêt à construire l’économie du futur.Il faut du leadership, et je pense qu’on peut faire mieux que ce gouvernement conservateur.» Michael Ignatieff ajoute que le plan de relance économique du gouvernement n’a rien fait pour «améliorer la productivité des entreprises et rendre l’économie canadienne plus compétitive».«Je veux donner de l’espoir à toutes les régions du pays.Je veux que les gens trouvent des emplois et puissent rester implantés dans leur région», a-t-il dit Le chef libéral a également promis d’éliminer le déficit fédéral de 50 milliards de dollars sans hausser les taxes ou les impôts.«On a hérité d’un déficit de 42 milliards du gouvernement Mulroney en 1993.On l’a éliminé sans toucher am impôts.On fera la même chose», a-t-il lancé, sans expliquer comment il s’y prendra.«Vous allez voir», a-t-il simplement lancé, avant de mettre fin au point de presse.Le chef libéral a aussi légèrement ouvert son jeu en matière de changements climatiques.Refusant d’en dire trop avant le dévoilement de sa plateforme électorale, M.Ignatieff a néanmoins soutenu que le Canada devait mettre en place, en collaboration avec les États-Unis, un systè me continental d’échange de crédits de gaz à effet de serre, communément appelé Bourse du carbone.Il a également soutenu que le Canada devait s’imposer des cibles «absolues» de réduction des gaz à effet de serre, et non pas des cibles «d’intensité», comme le proposent les conservateurs.«On va avoir une plateforme électorale forte en matière d’environnement, a dit le chef libéral.Il faut arrêter de suivre les États-Unis.Il faut mettre en place notre propre plan environnemental et être actifs sur la scène internationale.» Le Devoir Au secours des Canadiens Sudbury — Le Parti libéral du Canada veut que les prochaines élections portent non seulement sur l’économie, mais aussi sur les valeurs canadiennes.Persuadés que les citoyens ne s’identifient pas au Parti conservateur, les stratèges libéraux veulent mettre la question des valeurs et de la Charte canadienne des droits et libertés à l’avant-plan.Dans le but d’enfoncer ce clou, le PLC va proposer un projet de loi qui forcerait un gouvernement canadien, peu importe sa couleur politique, à porter assistance aux Canadiens coincés à l’étranger.Ce projet de loi rendrait illégale la non-assistance à un Canadien hors du pays.Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement conservateur a choisi de ne plus porter assistance à tous les Canadiens hors du pays.Ottawa choisit certaines batailles, ce que lui ont d’ailleurs reproché les tribunaux canadiens à plusieurs reprises.Que ce soit Ronald Allen Smith (condamné à mort au Montana), Omar Khadr (emprisonné à Guantanamo), Suaad Mohamud (retenue au Kenya) ou Abousfian Abdelrazik (Soudan), le gouvernement Harper a refusé d’intervenir en leur faveur auprès des pays concernés.«Le gouvernement choisit qui il veut défendre, mais les droits des citoyens canadiens, ce n’est pas un buffet dans lequel on peut choisir», a dit au Devoir Dominic Leblanc, porte-parole de son parti en matière de justice.«Cette politique incohérente doit cesser», poursuit-il.A.C.Le Devoir Le chef libéral annule le voyage qu’il devait faire en Chine À société distincte, publicité distincte Lies députés et sénateurs libéraux ont pu visionner hier les publicités qui seront lancées après le 8 septembre, comme le révélait Le Devoir mardi.Les élus en ont vu des extraits, puisque le montage des publicités n’est pas complété encore.La campagne en français sera légèrement diffé- rente de celle en anglais, dit-on.Au Québec, les publicités vont être plus dures envers le gouvernement Harper.Le PLC s’attaque notamment au bilan du gouvernement en matière d’économie.Au Canada anglais, le bilan du gouvernement est aussi dans la mire du PLC, mais le ton est plus positif vers la fin des publicités.Le parti tente de projeter l’image d’un Michael Ignatieff homme d’État prêt à devenir premier ministre.A.C.Le Devoir Le gouvernement Charest se jette dans la mêlée ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le gouvernement Charest veut profiter à fond de la campagne électorale fédérale quasi certaine, cet automne, pour se montrer revendicateur auprès d’Ottawa sur plusieurs plans.Mais les résultats de ses demandes en 14 points, lors de la campagne fédérale de 2008, n’ont pas été nombreux.Cette année, c’est Claude Béchard qui a sonné la charge, en avant-midi hier, s’arrêtant longuement pour parler aux journalistes qui faisaient le pied de grue à l’entrée du conseil des ministres.Le nouveau ministre des Affaires intergouveme- mentales a revendiqué de la part des partis fédè raux, et principalement du Parti conservateur, un (fédéralisme de crédibilité».«Avant de promettre quoi que ce soit en campagne électorale, il y a peut-être un certain nombre de gestes à poser [.| pour donner de la crédibilité à leurs promesses qu’ils vont faire en campagne électorale», a-t-il soutenu.M.Béchard croit que le gouvernement Harper pourrait régler des «dossiers qui sont prêts, qui sont assez avancés».Il a donné l’exemple de l’harmonisation de la TPS et de la 1YQ et la cession des terrains devant le parlement de Québec.L’harmonisation des deux taxes de vente représente une revendication de 2,6 milliards du gouvernement du Québec à Ottawa.«Ça fait bngtemps qu’on en parle; eh bien, qu’on le règle donc avant [la campagne] au lieu de nous le promettre» pendant la campagne.Tout indique que le gouvernement Charest, qui avait marqué plusieurs points dans les sondages pendant la campagne fédérale de 2008 en se montrant revendicateur, compte reprendre la même stratégie.Au bureau du premier ministre, hier, on a toutefois prétendu attendre que les élections soient effectivement déclenchées avant de préciser sous quelle forme le gouvernement «défendrait les intérêts du Québec».Le Devoir I.K l> K V (MK.L K .1 E U l> I » S E I’ T E M H R E 2 0 0 !» A 4 Un bistouri robotisé pour dompter les tumeurs Le CHUM se dote du premier système de radiochirurgie automatisée au Canada ACTUALITES 1 feu 11 Dominic Béliveau-Nadeau, physicien, manipule le CyberKnife.JACQUES NADEAU LE DEVOIR H1N1: les vaccins seront livrés en novembre, pas avant Les médecins croisent les doigts en espérant que le virus ne fasse pas une apparition trop hâtive LOUISE-MA U DE RIOUX SOUCY Chaque tumeur est unique, mais certaines sont plus complexes que d’autres, voire carrément inopérables.Pour celles-là, le Centre hospitalier de TUniversité de Montréal (CHUM) s’est doté d’une technologie de la dernière chance qui risque de faire l’envie de plusieurs.Baptisé CyberKnife, ce bistouri robotisé est en effet le premier appareil du genre à faire son entrée dans les hôpitaux canadiens.Qu’on ne s’y trompe pas, malgré son nom, ce système dernier cri n’implique aucune incision.Il est donc sans douleur et non invasif.Il permet plutôt d’administrer de hautes doses de rayonnement pour mieux cibler la tumeur.Mais, contrairement aux accélérateurs linéaires de particules traditionnels, il est aussi doté d’un robot qui le rend remarquablement mobile et précis.I^e robot, qui atteint une précision de l’ordre du sous-millimètre, permet en effet de «multiplier les portes d’entrée vers la tumeur», explique la radio-oncologue Edith Filion.Il est également le seul appareil du genre à se plier à la respiration du patient de manière à pouvoir suivre le mouvement de la tumeur.Ces qualités réunies permettent au radiochirurgien de «peindre la tumeur sans toucher aux tissus sains adjacents», poursuit la Dri Filion.Expérience heurese Comme il permet aussi de canaliser de fortes doses de radiation, les traitements sont généralement moins nombreux.Cette perspective a convaincu Suzanne Laforce de tenter le EN BREF Paillé n’est pas le bienvenu dans Hochelaga Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, n’usera pas du pouvoir que lui confèrent les règlements du parti pour parachuter un candidat vedette, tel l’économiste Daniel Paillé, dans la circonscription de Hochelaga.C’est l’assurance qu’a donnée, hier, son cabinet D y aura donc une investiture en bonne et due forme pour désigner le futur candidat du Bloc québécois dans la circonscription que quittera Réal Ménard à k mi-septembre.Le député sortant a déjà jeté son dévolu sur son attaché politique depuis cinq ans, Be- coup.Le 24 juin, on lui retirait une métastase au cerveau.Le mois suivant, elle passait sous le Cyberknife en raison de la complexité de sa condition.«Je savais que les taux de survie sont aussi favorables [qu’avec la technologie traditionnelle]», mais ce qui a fait pencher la balance, «c’est la précision de l’appareil et la courte durée du traitement», raconte celle qui se dit ravie de son expérience.A terme, le CHUM pense pouvoir traiter de 400 à 500 patients par année avec sa nouvelle acquisition.Ce dernier vient compléter une flotte qui compte noît Demuy.La possibilité de la candidature de l’ancien ministre péquiste Daniel Pailé a suscité l’opposition de la direction de k circonscription.«Je ne pense pas que sa place soit dans Hochelaga», juge le président de l’exécutif, Maxime Bellerose.«Si on se fie à son profil de carrière, ce n’est pas quelqu ’un qui se situe du côté de la gauche.» - Le Devoir Chalk River: reprise du service en 2010 Cljalk River, Ontario—Un bilan d’Energie atomique du Canada limitée (EACL) rendu public en début de soirée, hier, laisse planer k possibilité que le réacteur déjà 11 accélérateurs linéaires traditionnels.Ledit appareil provient de la Californie, où il est vendu au coût de quatre à cinq millions.Toutefois, «le CHUM a pu acquérir l’appareil à un prix avantageux qui respectait son enveloppe budgétaire [soit au prix d’un appareil traditionnel]», a précisé hier le chef du département de radio-oncologie, le D'Jean-Paul Bahary.A court et à moyen terme, les appareils traditionnels resteront la norme puisqu’ils peuvent couvrir une surface beaucoup plus étendue.Le Cyberknife sera réservé à des cas com- nucléaire de Chalk River soit remis en activité au cours du premier trimestre de 2010.A k lumière des données recueillies jusqu’à présent, EACL demeure persuadée que les réparations nécessaires du caisson du réacteur NRU peuvent être faites et que le réacteur NRU sera remis en service.EACL fournira des renseignements plus précis sur k date de remise en activité lorsque d’autres données auront été recueillies.- La Presse canadienne Archambault est coupable L’avocat montréalais bien connu plexes qui devront faire l’objet d'une référence.Dans sa mire, on retrouvera des tumeurs intracrâniennes, des tumeurs de la colonne, certains types de cancers pulmonaires, urologiques, gastro-intestinaux, oto-rhinolaryngologiques ainsi que des projets de recherche.Notons que cette technologie entre au Canada non sans avoir fait l’objet d’une pratique soutenue dans le monde.Depuis son introduction en 2001, 150 appareils ont été installés aux Etats-Unis, en Europe et au Japon.Le Devoir Claude E Archambault a été trouvé coupable d’infractions par le conseil de discipline du Barreau du Québec, qui pourrait donc décider de le dépouiller de son droit de pratique.Dans le jugement rendu hier, l’organisme affirme que l’avocat s’est approprié des sommes d’argent et qu’il a contrevenu au Règlement sur la comptabilité et les comptes en fîdéicommis des avocats en faisant défeut de déposer des sommes remises par ses clients dans son compte en fidéicom-mis.Le dossier reviendra devant le conseil de discipline afin de déterminer la sanction qui sera imposée à Claude E Archambault, qui est passible d’une peine allant de la réprimande à la révocation.- La Presse canadienne Le virus A(H1N1) est presque disparu du territoire québécois.Mais le retour du froid déclenchera immanquablement une deuxième vague de grippe.Et comme l’immunité naturelle des Québécois «est plus faible qu’avec les virus saisonniers, il faut se préparer à une arrivée plus hâtive qu’à l’habitude», prévient le directeur national de la santé publique.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Hâtif ou pas, le virus A(H1N1) n’aura pas à se mesurer à un vaccin avant l’Hal-loween, au mieux.La ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq a en effet réitéré hier son intention de livrer les vaccins en novembre en dépit des voix qui réclament une vaccination plus hâtive pour les personnes à risque.Un mouvement dont le Journal de l’Association médicale canadienne s’est fait le porte-voix cette semaine.La ministre Aglukkaq a défendu la décision du Canada de recourir à un vaccin avec adjuvant, qui nécessite une mise au point plus longue, afin de se conformer aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Ce faisant, les Canadiens n’attendront pas plus longtemps que les autres, a-t-elle promis.A Québec, le directeur de la santé publique n’a pas voulu commenter ce délai, précisant simplement qu’il est dicté par le développement normal d’un vaccin qui nécessite six mois de travail.Il a toutefois convenu que le virus pourrait arriver trop tôt, ce qui compliquerait la tâche du personnel médical.«Ce scénario s’apparente à ce qu’on a vécu au printemps en termes d’hospitalisations et de complications, mais avec un volume hivernal beaucoup plus important», a résumé le D' Alain Poirier, qui assure que le Québec est prêt à cette éventualité.Les autorités médicales se croisent donc les doigts et espèrent que le virus suivra la trajectoire habituelle.Les ministres de la Santé ont rendez-vous les 17 et 18 septembre prochains pour déterminer la séquence de vaccination.C'est à ce moment que la liste des personnes à vacciner en priorité sera arrêtée.Les femmes enceintes et les travailleurs de la santé feront vraisemblablement partie de ce groupe.Le Dr Poirier a profité de cette mise au point pour rappeler aux femmes enceintes l’existence du programme Pour une maternité sans danger, qui permet de réaffecter les femmes enceintes à d’autres tâches ou encore de les retirer de manière préventive si leur santé est mise en danger par leur environnement de travail.De façon générale, les femmes enceintes ayant contracté le A(H1N1) ont été hospitalisées plus souvent que les femmes du même âge, ce qui amène Québec à jouer de prudence.Sans réclamer leur retrait des milieux de travail, le Dr Poirier les invite à consulter leur médecin pour juger du risque que présente leur emploi et à s’inscrire au programme si nécessaire.Au final, la vaccination sera offerte à tous, mais «sur une base volontaire» seulement, a enfin insisté le Dr Poirier.Un mois devrait suffire pour que toute la population reçoive une première dose.Une deuxième dose pourrait toutefois être nécessaire et distribuée dans les semaines suivantes.L’OMS a par ailleurs révélé hier le prix d’une dose de vaccin contre la grippe (A)HINT.Il variera entre 2,50 $ et 20 $ en fonction de la richesse du pays acquéreur.Québec s’attend à devoir payer 8 $ la dose.Soixante pour cent de cette somme seront assumés par Ottawa.Le Devoir Il n’y aura pas de retrait préventif généralisé pour les femmes enceintes 3 EXPOSITIONS Ha TOUCHANTES ET ÉMOUVANTES «8$wP WORLD PRESS PHOTO 09 AINSI QUE ANTHROPOCRAPHIA ;ET LA FOIRE DE L’IMAGE 4 septembre au 4 octobre MUSÉE JUSTE POUR RIRE • 2111 boul.St.Laurent Info/billets: 514-845-2322 http://www.hahaha.com/worldpressphoto L/ / ¦/ ' 'J OO® canon mus£e L E I) E V 0 I R .E E .1 E 11 I) I :i S E P T E M 11 R E 2 0 0 il I 0 L’Abkhazie menace de détruire des navires géorgiens Des ONG russes disent que le Caucase russe est en proie à une guerre civile Moscou — Le dirigeant de l’Abkhazie, Sergueï Ba-gapch, a menacé hier de détruire tout navire géorgien qui pénétrerait dans les «eaux territoriales» de la région géorgienne sécessionniste, en raison des «actes de piraterie» géorgiens.La tension entre la Géorgie et l’Abkhazie s’est fortement ac- crue ces dernières semaines en mer Noire, Tbilissi cherchant à imposer un embargo économique et commercial à la région sécessionniste qui a proclamé son indépendance à la suite de la guerre russo-géorgienne d’août 2008.La Géorgie a annoncé avoir arraisonné depuis le début de l’année quatre navires qui allaient livrer des marchandises à l’Abkhazie, dont deux à quelques jours d’intervalle à la fin du mois dernier.Bagapch a précisé que les bâtiments de guerre russe qui protègent l’Abkhazie ne partici-peront à aucune opération contre des navires géorgiens.Le chef de la diplomatie géorgienne, Grigol Vachadze, a réagi en affirmant que Bagapch n’était qu’un «criminel dont la place est dans me prison géorgienne».Sanctions géorgiennes La Géorgie a interdit toute activité économique et commerciale avec l’Abkhazie ainsi qu’avec l’autre région sécessionniste géorgienne, l’Ossétie du Sud, après le conflit qui l’a opposée à la Russie.Le ministère de l’Intérieur géorgien a indiqué que Tbilissi tiendrait la Russie, qui contrôle les frontières de l’Abkhazie et sa côte en vertu d’un accord régional, pour responsable de toute attaque menée contre ses navires.«La marine d’Abkhazie n’existe pas.Il n’y a pas non plus d’eaux territoriales abkhazes, car ces eaux appartiennent à la Géorgie.Si une attaque vise des navires géorgiens, la Russie en sera responsable et non le gouvernement séparatiste», a dit le porte-parole du ministère, Chota Outiachvili.Le chef des gardes-frontières russes, le général Evguéni Intchine, a assuré vendredi dernier que ses forces garantiraient la sécurité des navires marchands pénétrant dans les eaux abkhazes, mais n’a pas précisé comment Une guerre civile Les principales ONG russes de défense des droits de la personne ont déclaré hier que le Caucase russe, marqué par un fort regain de la guérilla islamiste et des exactions des forces de l’ordre organisées en «escadrons de la mort», est plongé dans une «guerre civile».Selon ces organisations, des «escadrons de la mort» sont responsables en Tchétchénie de 79 enlèvements durant les six premiers mois de 2009, contre un total de 42 l’année précédente.Au Daguestan, république frontalière, 25 enlèvements ont eu lieu entre janvier et août, et 12 des personnes kidnappées ont été retrouvées mortes.«Les forces de l’ordre échappent à tout contrôle», s’est emporté Alexandre Tcherkassov de Memorial.«Les clandestins existent et agissent, mais la politique antiterroriste existante nourrit le terrorisme.» Les responsables d’ONG expliquent que les jeunes Caucasiens sont désormais traités par les autorités comme un «groupe à risque».Visés par la police et les services spéciaux, ils sont les premières victimes des exactions, facilitant ainsi le recrutement des rebelles.Agence France-Presse et Reuters « La marine d’Abkhazie n’existe pas.Il n’y a pas non plus d’eaux territoriales abkhazes, car ces eaux appartiennent à la Géorgie.» Les sous-traitants du Pentagone Une armée de civils CLAUDE LÉVESQUE Le Pentagone compte plus de sous-traitants que de militaires en uniforme en Afghanistan, et presque autant en Irak.Plus précisément, un rapport des Services de recherche du Congrès, publié hier par la Fédération des scientifiques américains (FAS), révèle qu’en mars, le nombre de «contractuels» se chiffrait à 68 197 en Afghanistan, où ils constituaient 57 % de la main d’oeuvre employée par le département américain de la Défense.Le proportion a peut-être diminué quelque peu depuis le printemps puisque des renforts de troupes ont été envoyés en Afghanistan, mais il est presque certain que les sous-traitants y sont encore majoritaires.En Irak, qui demeure le principal théâtre d’opérations de l’armée américaine, le document du Congrès dénombrait un peu plus de soldats en uniforme, soit 141 300, que de contractuels (132 000).En Afghanistan, les trois quarts des sous-traitants sont des citoyens du pays alors qu’en Irak, c’est seulement le quart qui sont des Irakiens.Dans les deux pays, la majorité des sous-traitants s’occupent de diverses tâches telles que traduction, transport, lessive ou cuisine, et ne sont par conséquent pas des mercenaires comme on pourrait le penser.Les Services de recherche du Congrès n’en croient pas moins que «des abus et des crimes commis par des sous-traitants armés peuvent avoir nui aux efforts consentis par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan».La Défense n’est pas le seul ministère américain à recomir à la sous-traitance.Ces jours-ci, ce sont les quelque 450 agents de sécurité de la société Armor-Group, chargés par le département d’Étpt de défendre l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul, qui sont sur la sellette: on les accuse de toutes sortes de débauches, surtout celles qui ont un caractère sexuel ou éthylique.Le Devoir La Grèce aux urnes Athènes — Le premier ministre grec, Costas Cara-manlis, a convoqué hier des élections législatives anticipées dont la (jate a été fixée au 4 octobre.Eclaboussé par des scandales, critiqué pour sa gestion des incendies, le gouvernement conservateur dirigé par le parti de la Nouvelle Démocratie est devancé d’environ six points par l’opposition socialiste (Pasok) dans les sondages.Mais les socialistes, eux-mêmes plombés par une série de scandales pendant leurs décennies à la tête du gouvernement, pourraient ne pas réunir assez de voix pour former seuls un gouvernement - Reuters LE MONDE Les talibans s’en prennent aux services secrets afghans Le numéro 2 de la NDS est tué lors d’un attentat suicide Les talibans ont tué hier le numéro 2 des services secrets dans un attentat suicide qui a fait au moins 24 morts en Afghanistan, une attaque particulièrement meurtrière alors que le pays attend toujours les résultats de l’élection présidentielle.Dans la matinée, un kamikaze a déclenché sa ceinture d’explosifs devant une mosquée de Mehtar Lam, la capitale du Lagh-man, une province de l’est, où venait de se tenir «une réunion consacrée à la lutte contre le trafic de drogue et l’insécurité», a expliqué le porte-parole des autorités provinciales, Sayed Ahmad Salai' Le gouverneur de la province de Laghman, Luftullah Mashal, qui a lui-même échappé à l’attentat, a déclaré que le kamikaze s’était fait exploser alors qu’un groupe de responsables montaient à bord de leurs voitures devant la mosquée de la capitale provinciale, Mehtar Lam.Il a précisé que, outre Abdullah Laghmani, deux responsables de la province figuraient au nombre des victimes, il s’agit de Amadudin Abdulra-himzaï, le chef du conseil provincial (le parlement local), du directeur général du gouverno-rat provincial et d’un représentant local des Affaires religieuses.Le vice-directeur de la Direction nationale de la sécurité (NDS) est l’un des plus hauts responsables du gouvernement du président Hamid Karzaï à périr dans un attentat.L’attentat a été revendiqué par un porte-parole des talibans wm y Vingt-trois personnes ont été tuées dans l’attentat de Mehtar Lam, en Afghanistan.qui a assuré que la cible était Abdullah Laghmani, le chef adjoint de la Direction nationale de la sécurité (NDS).Karzaï en tête Le chef de l’Etat sortant Hamid Karzaï restait hier en tête de l’élection présidentielle en Afghanistan, suivi par son principal adversaire Abdullah Abdullah, selon de nouveaux résultats partiels portant sur un peu plus de 60 % des bureaux de vote.M.Karzaï', donné favori du scrutin, rassemblait 47,3 % des suffrages déclarés valides, contre 32,6 % pour l’ancien ministre des Af- faires étrangères Abdullah Abdullah.Ces chiffres, annoncés au compte-gouttes depuis le 25 août par la Commission électorale indépendante (IEC), portent que sur 60,34 % des bureaux de vote répartis dans tout le pays, soit un peu plus de 3,8 bulletins dépouillés.Les prochains résultats sont attendus samedi.La Commission n’a pas voulu préciser s’ils porteront déjà, ou non, sur la totalité des bureaux de vote.A Paris, les puissances impliquées en Aighanistan se sont engagées hie à ne pas s’ingérer dans le processus électoral dans ce pays, malgré les nombreuses accusations de fraudes, et ont réaffirmé leur engagement à sécuriser la région.Les Etats-Unis ont souligné ne pas avoir de préférence sur l’organisation d’un second tour ou une victoire dès le premier tour, et assuré ne soutenir aucun candidat La réunion des 27 pays et organisations avait pour objectif de définir le futur cadre de l’action internationale après l’annonce des résultats de l’élection, attendus le 17 septembre.Agence France-Presse et Reuters AFRIQUE Le risque de contagion dpastique THOMAS H O EN U N G Premier, deuxième ou troisième?Le résultat d’Ali Bongo, le fils de feu Omar, resté au pouvoir durant 41 ans à Libreville, a focalisé toutes les attentions lors de l’élection présidentielle au Gabon.S’il s’imposait — par les urnes ou par la force — dans cette ancienne colonie française, cet homme trapu et massif viendrait renforcer le camp des successions dynastiques sur le continent noir.S’il perdait — et acceptait sa défaite —, son échec donnerait, à l’inverse, un coup d’arrêt à un phénomène qui apparaît, à certains égards, comme la maladie infantile du multipartisme en Afrique.Après les indépendances, acquises au début des années 60 dans l’ancien «pré carré» colonial français, nombre de pays ont connu soit une période d’instabilité chronique (comme au Niger) soit, au contraire, le long règne d’un seul homme (Hou-phouët-Boigny en Côte d'ivoire, Omar Bongo au Gabon ou Gnassingbé Eyadéma au Togo).Mais, après la chute du mur de Berlin, tous ont dû accepter, bon gré mal gré, l’instauration du multipartisme.«Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle a dû expérimenter des systèmes importés et que, parfois, la greffe n’a pas pris», analyse Jean-Paul Ngoupandé, ancien premier ministre de Centrafrique, faisant allusion à des pays où la compétition, matinée d’ethnicisme, a dégénéré en conflits sanglants, notamment en Afrique de l’Ouest.La fin du parti unique, quand elle se conjugue avec la r$T.;;c.>3 ¦ loacrm mquu * DANIEL MAGNOWSKI REUTERS Au Gabon, le fils Bongo veut succéder à son père.fin du long règne d’un dirigeant apparaît aussi comme un moment des plus périlleux.Le déclin du maréchal Mobutu au Congo-Zaïre a ainsi débouché sur des années de guerre.Le fils Kabila C’est dans ce pays, rebaptisé République démocratique du Congo, que l’Afrique subsaharienne a expérimenté sa première succession dynastique.En 2001, le tombeur de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, est assassiné.Aussitôt, son fils Joseph, un illustre inconnu, est choisi pour assurer l’intérim.Une promotion validée par les urnes que bien plus tard, en 2006, avec la bénédiction d’une communauté internationale.En 2005, le fils d’Eyadéma, Faure Gnassingbé, a été propulsé dans le sang à la tête du Togo par son clan, désireux de préserver ses avantages acquis.Dans d’autres pays, comme en Libye ou au Sénégal, les dirigeants actuels ont mis sur orbite leurs rejetons.A Tripoli, Seif el-Islam (37 ans) et Saacji (36 ans), tiennent la corde.A Dakar, malgré un échec retentissant lors des dernières municipales, Karim Wade s’est vu confier un superministère par son père de président.Nommé à la Défense par son père en 1999, Ali Bongo a eu le temps de se préparer à prendre les rênes du pouvoir.Mais, note Jean-Paul Ngoupandé, «la longévité de son père, synonyme de stabilité, a créé un sentiment national fort, une vraie fierté d’être gabonais.» Paradoxalement, cette fierté pourrait se retourner contre son fils, les Gabonais refusant une dérive monarchique dans leur pays.Libération Des ambassadeurs remplacés Téhéran — Le gouvernement iranien a entrepris de remplacer une quarantaine d’ambassadeurs, dont certains avaient pris parti pour les «émeutiers» lors des troubles qui ont suivi la réélection controversée en juin du président Mahmoud Ahmadinejad, rapportait hier l’agence de presse Fars.Commentant cette information, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a affirmé que le pays disposait de plus de 130 missions diplomatiques à l'étranger et qu’en renouveler une quarantaine à cette période de l’année relevait de la routine, rapportait la radio publique IRIB, sans faire mention d’ambassadeurs dont la loyauté serait mise en doute.Fars, qui cite des sources informées, n’énumère pas les diplomates avisés que leur mission était arrivée à son terme, mais précise que «certaines de ces personnalités ont pris position officiellement durant les récentes émeutes en Iran en faveur des émeutiers».«On suppose que les nouveaux ambassadeurs seront sélectionnés parmi des spécialistes engagés et loyaux envers les principes de Révolution», ajoute l’agence de presse officieuse.L’Iran avait annoncé une remaniement analogue du corps diplomatique en 2005 à la suite de l’élection initiale d’Ahmadi-nejad.Un ministre pakistanais blessé Islamabad — Des inconnus ont blessé par balle le ministre pakistanais des Affaires religieuses, Hamid Saeed Kaz-mi, hier au cours d'un attentat à Islamabad, dans lequel son chauffeur a été tué.Kazmi, adversaire affiché des taliban pakistanais, appartient à la confrérie des Barelvis, dont les membres, modérés adhèrent au soufisme et vénèrent des saints et leurs sanctuaires.«Des individus armés ont criblé de balles la voiture du ministre», a déclaré un policier.«M.Kazmi est blessé, mais dans un état stationnaire», a déclaré un médecin à l’hôpital des services gouvernementaux, à Islamabad.L'armée pakistanaise a lancé en avril dernier une vaste offensive contre les talibans dans les vallées de Swat et Buner, situées non loin de la capitale.Elle est aux prises maintenant avec le principal bastion des taliban, le Sud-Waziristan.- Reuters F ! l» I'1 H François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montreal 514.845.5545 È É ? L E I) E V OIK.L E .1 E U l> I 3 S E P T E M B K E 2 0 0 9 A APPi»£KA-T-it Harper?r?.I f on A^Aîf £V£ MANGER rtoMVU v PARTi.y coNç^rm NOUVEAU LETTRES Comme un «café instantané»! OK! Les dés semblent jetés: on va y aller, en élections.Élections qui sont devenues au Canada l’équivalent du café «instantané»: on a une bonne idée de quand on va mettre l’eau sur le feu, ce n’est jamais long entre deux tasses et on sait avec certitude ce qu’il va goûter.Les élections, c’est pareil.Ainsi, sans surprise, on va se retrouver avec, peut-être, un gouvernement libéral, probablement un gouvernement conservateur et sûrement avec un gouvernement minoritaire.Ne dérangez pas vos cartes en cas d’erreur! Car aussi vrai que l’été dure deux semaines au Québec, on peut prévoir avec quasi certitude qu’au printemps 2011, quelque 18 mois après le scrutin de novembre 2009, on va, encore, retourner en élections.Et le plus beau là-dedans, c’est que ça ne change absolument rien à la situation politique, économique et sociale du pays.Pire, en fin de compte, le citoyen en ressort toujours bredouille.Et encore plus cynique envers la classe politique.Ce dont les représentants se disent surpris.en préparant la prochaine élection! Daniel Paquet Québec, le 1" septembre 2009 Les pétrodollars chinois de monsieur Harper L’annonce d’un investissement de 1,7 milliard de PetroChina dans l’exploitation des sables bitumineux albertains démontre de manière éloquente que le gouvernement Harper se fout complètement des enjeux environnementaux.Il n’est guère difficile de comprendre les raisons qui poussent cette industrie basée en Alberta à appuyer le gouvernement Harper depuis quelques années.Le Parti conservateur de monsieur Harper peut bien faire le plein de pétrodollars, il n’en reste pas moins que cette attitude contraste avec celle du reste du monde industrialisé, qui est à la recherche de solutions éconergétiques et non de solutions polluantes comme l’exploitation des sables bitumineux par l’entreprise publique PetroChina.Le Canada va littéralement à contre-courant.Par son entêtement, le gouvernement Harper livrera en pâture le pays aux industriels chinois qui se moquent complètement des conséquences environnementales.N’ayant plus une oreille aussi attentive de la part des Américains qui remettent en question l’utilisation du pétrole issue des sables bitumineux, le milieu industriel albertain se tourne dorénavant vers un pays énergivore comme la Chine, qui se moque complètement des enjeux environnementaux en investissant au Canada.La crédibilité du gouvernement Harper en matière d’environnement vient de voler en éclats! Jean-Guy Gagné Rimouski, le 1" septembre 2009 Comment intéresser les gens à la politique?Pour intéresser les gens à la politique, il faut surtout créer un rêve collectif.Proposons un grand débat collectif sur le Canada et le Québec que les générations de moins de 45 ans veulent pour l’avenir et nous aurons des surprises.Ils nous parlerons probablement de l’élimination des dettes collectives, d’environnement, de la transformation de l’armée en police de nos frontières (surtout celles du Nord), de diminution du fardeau fiscal et d’une réforme des institutions démocratiques du pays, voire de l’abolition du Sénat et du modèle canadien tel que nous le connaissons actuellement.Aussi, ils nous parleront de la possible accessibilité à la souveraineté de chaque province canadienne regroupée, par la suite, autour d’un Conseil de la fédération avec une présidence par alternance.Les Canadiens rêvent d’un nouveau Canada.Benoît Voyer Montréal, le 1" septembre 2009 SRC: des commentaires injustes et inexacts Nous ne pouvons laisser sans réponse la lettre de Mme France Marcotte, publiée dans l’édition du 1er septembre, qui discrédite les femmes de l’information télévisée et de Radio-Canada en particulier.D’une part, il n'y a évidemment aucun lien entre la présence accrue des femmes aux nouvelles et le déclin des télévisions généralistes.Bien au contraire, la multiplication de l’offre rend plus que jamais nécessaire la présence de chefs d’antenne qui incarnent le professionnalisme et la rigueur caractérisant le service de l’information de Radio-Canada et qui lui permettent de se distinguer dans cet univers éclaté.Céline Galipeau, Pascale Nadeau et Anne-Marie Dussault n’ont guère besoin de présentations.Elles possèdent des feuilles de route impressionnantes qu’il serait trop long d’évoquer ici.D’autre part, mettre en doute la crédibilité de ces journalistes chevronnées en leur reprochant «le soin qu’elles mettent à rester coquettes» relève du sexisme le plus primaire.Si les femmes occupent plus de place dans l’information à la télévision, comme à RDI et à la Première Chaîne de la radio d’ailleurs, c’est en vertu de leurs compétences, un point c’est tout.Guylaine Bergeron Directrice générale des communications, Radio-Canada Le 2 septembre 2009 LIBRE OPINION L’enseignement privé n’a pas à être démocratisé MAXIME SCHINCK Etudiant au baccalauréat en études politiques appliquées Le 31 août dernier, Le Devoir publiait dans sa section Idées un texte d’opinion du professeur à la retraite Jean-Pierre Prouk intitulé «Démocratiser l'enseignement privé».L’auteur y affirmait qu’on devrait exiger des écoles privées subventionnées qu’elles accueillent des enfants en difficulté ou issus de familles défavorisées, à défaut de quoi on devrait leur retirer leurs subventions.Avant toute chose, je tiens à souligner que je n’ai fréquenté que l’école publique au cours de ma jeune vie et que j’en ai gardé un excellent souvenir.Toutefois, je tiens à remettre en question les propositions émise par M.Prouk puisqu’elles ne feront que nuire au réseau privé sans pour autant aider de façon notable le réseau public.En somme, ce professeur retraité de l’Université de Montréal trouve injuste le fait que seuls les gens normaux puissent accéder à l’école privée, alors que l’école publique doit conserver tous les cas problèmes.N’est-ce pas justement parce que l’école privée est.privée?Un établisse- ment public doit suivre des normes venant d’en haut et visant à défendre le bien commun.Une institution privée à l’inverse doit répondre de ses propres directives, qui sont rédigées dans l’intérêt de ses membres.Demander aux institutions scolaires privées de fonctionner comme les établissements publics, cela revient à tuer dans les faits les institutions privées et par le fait même la liberté de chok des parents.L’une des raisons pour lesquelles les parents envoient leurs enfants à l’école privée est justement qu’ils souhaitent leur éviter d’être exposés à des enfants que l’on croit à tort ou à raison plus turbulents, comme les enfants ayant des troubles de l’apprentissage ou de comportement, ou qui sont issus de milieux défavorisés.Ce phénomène de ségrégation choisie — et non subie — est encore plus marqué sur l’île de Montréal, qui compte de nombreux quartiers ethnoculturels.Les parents craignent trois choses: ¦ que les enfants que l'on juge indésirables monopolisent l’attention des enseignants, diminuant par le fait même la qualité de l’instruction et de l’encadrement fournis au reste de la classe; ¦ que ces mêmes enfants dérangent directement les autres, nuisant à leur écoute et donc à leur apprentissage; ¦ qu’ils en viennent à influencer négativement les autres enfants, au point où ces derniers refuseront aussi d’apprendre normalement A Montréal, les parents «de souche» craignent aussi l’environnement devenu trop pluriethnique et multiculturel des écoles publiques et envoient donc leurs enfants dans les écoles privées, jugées plus homogènes.Que ces raisons soient fondées ou non importe peu; elles existent dans l’esprit des gens lorsque vient le temps de choisir une école pour leurs enfants.La réalité, c’est que bien des parents ont perdu confiance dans l’école publique, qui est en mutation constante — et c’est sans parler de la réforme.Si on appliquait les propositions de M.Prouk, les parents perdraient une grande liberté de chok pour leurs enfants.Il ne resterait plus alors que l’école privée non subventionnée, qui n’est réservée qu’à une minorité bien fortunée.Les classes moyennes n’auraient plus alors qu’à protester en silence.m ' ctiaavi eux 86 I.E I) E V (III!.I.E I E V I) I :( S K |- T K M I! H E 2 (Ml !l A IDEES Toutes les universités méritent le soutien du gouvernement ALLAN ROCK Recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa inq recteurs ont récemment déclenché un débat animé en suggérant que leurs établissements profitent d’un accès privilégié au financement de recherche public en tant que membres d’un groupe d’universités (le G5) qui se concentrerait sur la recherche et l’enseignement aux cycles supérieurs.Dans ce scénario, les autres universités canadiennes, dont l’Université d’Ottawa, formeraient un second groupe qui se spécialiserait dans l’enseignement au premier cycle.Les universités du G5 (McGill, Montréal, Toronto, Alberta et Colombie-Britannique) se partagent déjà une grande partie des fonds publics disponibles.Leurs niveaux respectifs de financement par professeur les classent généralement parmi les cinq universités les plus actives en recherche au pays (même si l’Université de Montréal arrive à la sixième place du classement de 2007).Il est évident que le Canada a besoin d’une stratégie nationale pour permettre à ses universités de recherche de remplir leur rôle vital en matière de découverte et d’innovation.En développant la connaissance, ces établissements stimulent la croissance économique, favorisent la prospérité, encouragent l’innovation, augmentent notre niveau de vie et protègent notre qualité de vie.De plus, leurs programmes d’études supérieures forment les professionnels qui aideront le Canada à se démarquer dans un monde très compétitif.Coûts indirects Le G5 fait lui-même partie du G13, groupe qui comprend l’Université d’Ottawa et qui cherche notamment à obtenir, au nom de toutes les universités de recherche canadiennes, le financement complet des coûts de recherche indirects et l’accroissement des investissements dans les conseils subventionnaires.Le G13 est d’avis que le Canada devrait offrir des niveaux de financement de recherche comparables à ceux qu’on voit sur la scène mondiale, et que toutes les universités de recherche du pays devraient continuer à compétMonner entre elles pour les subventions octroyées selon le mérite des pro- SOURCE UNIVERSITE D'OTTAWA Allan Rock, recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa, en discussion avec des étudiants.positions et l’évaluation par les pairs.Mais serait-il judicieux de donner un statut particulier à une poignée d’universités, comme le suggère le G5, tout en fermant la porte à d’autres, qui mènent aussi des recherches de calibre mondial?Je crois que non, et ce, pour différentes raisons.Classement éphémère Tout d’abord, il est difficile de déterminer qui devrait faire partie du G5 quand on sait que le classement des universités peut changer chaque année.Par exemple, entre 2006 et 2007, i’Université d’Ottawa est passée de la cinquième à la septième place au classement des 50 plus grandes universités canadiennes de recherche.Ce léger recul est dû au fait que nous avons embauché un grand nombre de professeurs pour répondre à l’augmentation rapide de notre population étudiante.Notre position dans ce palmarès remontera au fur et à mesure que ces nouveaux professeurs développeront leurs programmes de recherche.Mais voulons-nous vraiment fonder l’appartenance à un groupe privilégié, et donc l’accès à un financement accru, sur un classement éphémère?Nous pouvons sûrement trouver des bases plus solides pour appuyer une politique nationale en matière d’innovation.Innovation En deuxième lieu, les universités du G5 séparent la recherche de l’enseignement dans leurs arguments.Elles voudraient mettre l’accent sur la recherche et les études supérieures, tandis que les autres universités se concentreraient sur l’enseignement au premier cycle.Cette idée ne tient pas compte du fait que les meilleurs professeurs se servent de leurs recherches pour enrichir et orienter l'enseignement au premier cycle.De plus, nombre d’entre eux sollicitent la participation d’étudiants de premier cycle à leurs travaux, rehaussant du même coup l’expérience universitaire de ces étudiants.En définitive, l’enseignement et la recherche sont complémentaires et sont partie intégrante du travail professoral; les deux activités sont essentielles au succès de la mission de nos universités.En troisième lieu, la proposition des universités du G5 sous-estime les immenses contributions à l’innovation de nombreux campus exclus de leur cercle.En effet, la recherche canadienne présente une diversité souvent orientée par la géographie.Par exemple, alors que des scientifiques des régions côtières se spécialisent en biologie marine, d’autres se concentrent sur l’agriculture ou les céréales dans les Prairies.C’est d’ailleurs à ce type d’effort qu’on doit le canola, aujourd’hui l’une des plus importantes cultures commerciales en Amérique du Nord.Système de concours De plus, des grappes de recherche situées dans certaines universités canadiennes ont accéléré l’exploration de domaines précis.Pensons aux technologies biomédicales à Winnipeg, aux sciences de la vie à Halifax, au cinéma et au multimédia à Montréal, aux politiques publiques à Ottawa et à l’économie environnementale à Saskatoon.Une stratégie d’innovation nationale devrait encourager cette diversité des sources de savoir, et non l’éliminer.Je n’essaie pas de défendre une approche politique qui répartirait le financement egalement dans tout le pays sans tenir compte de la valeur des projets.Je crois en un système de concours qui récompense l’originalité et la qualité des idées.Et justement, le système actuel est fondé sur la concurrence; il octroie des subventions à des projets qui, de l’avis de juges spécialistes du domaine, se démarquent parmi les propositions reçues.En limitant le financement de recherche à une poignée d’universités, on diminuerait l’intensité de cette concurrence, et le Canada en souffrirait sûrement En résumé, un système universitaire à deux niveaux au Canada s’éloignerait des principes et des pratiques qui, en ce moment, soutiennent la diversité de nos forces en recherche sans brimer la quête de reconnaissance mondiale de l’élite.Le Canada devrait avoir comme priorité d’encourager et d’élargir notre participation à la course à l’innovation, et non de la restreindre.Des débats à lancer pour renouveler la social-démocratie MICHEL DORÉ, MARILYSE LA PIERRE, BENOÎT LÉVESQUE ET YVES VAILLANCOURT Chercheurs et professeurs Dernier de deux textes -u terme d’une vingtaine d’années qui A ont vu l’échec du communisme et le déclin du néolibéralisme, une fenêtre s’est ouverte pour qu’une réflexion en profondeur soit menée sur les condi-tions du renouvellement de la pensée et de l’action sociales-démocrates au Québec.Il faudra réfléchir à la composition de la base sociale sur laquelle cette social-démocratie renouvelée pourra se construire.De même, pour ne pas avoir suffisamment pris en considération la question nationale québécoise, la social-démocratie n’y a jamais connu une pénétration notable.La base sociale Au départ, une formation sociale-démocrate repose sur une base sociale large et disposée à soutenir des réformes progressistes.Quelle sera la composition d’une telle base dans nos sociétés diversifiées et fragmentées?Les partis sociaux-démocrates ont été plus ou moins partagés entre leurs relations avec les syndicats et leurs efforts pour s’arrimer aux nouveaux mouvements sociaux et aux classes moyennes salariées.Font aujourd’hui partie du décor non seulement la diversité des communautés d’appartenance, mais aussi celle impulsée par les nouveaux arrivants et les nouvelles générations, à quoi s’ajoute un vieillissement marqué de la population.La question du type de rapports que la social-démocratie doit ou peut entretenir avec les syndicats, les mouvements sociaux, dont le féminisme, et avec les groupes faiblement organisés est donc posée.Les valeurs Les valeurs traditionnelles de la social-démocratie — l’égalité, l’attachement aux libertés, la solidarité et la démocratie — doivent continuer de l’inspirer.Mais pour correspondre aux sensibilités actuelles, elles ont besoin d’être renouvelées dans leur contenu et dans leur rapport aux autres valeurs.Ainsi, il y a un équilibre à trouver entre les valeurs d’égalité et d’équité, d’autant qu'il faut désormais composer avec la reconnaissance des différences.La pratique de la solidarité demeure l’ingrédient indispensable pour créer des liens sociaux, permettre le «vivre-ensemble» et relever de nouveaux défis en ce qui concerne la cohésion sociale.Or, de nouvelles valeurs sont apparues: qualité de vie, conciliation du travail et de la vie familiale, environnement, tolérance, créativité, convivialité, résolution pacifique des conflits, individualisme vu comme outil de réalisation personnelle.Les valeurs sociales-démocrates peuvent-elles cohabiter et se métisser avec ces nouvelles valeurs?Et quelle place faut-il accorder à celles plutôt traditionnelles comme la sécurité, la tradition, la responsabilité et la compassion?Comment aussi tenir compte des valeurs libérales de liberté individuelle, de compétence, d'efficacité, d’esprit d’entreprise?Au moins deux grandes questions peuvent être retenues comme point de départ pour cette réflexion: comment renouveler les valeurs à la base de l’expérience sociale-démocrate et comment y intégrer les nouvelles valeurs qui soutiennent des aspirations légitimes?La société et le rôle de l’État La crise actuelle appelle à réaliser un saut qualitatif comme dans les années 1930, avec l’Etat-providence, la reconnaissance des syndicats, la mise en place d’une économie mixte et la réduction des inégalités.Devant une telle urgence, il s’agit de mettre en place des mesures rapides pour soulager les victimes et de penser des réformes et un nouvel encadrement du capitalisme.La démocratie représentative traverse une crise grave, comme le révèle le niveau croissant d’abstention.Le cynisme ambiant et la dévalorisation de la fonction politique ne sont certes pas un signe de santé démocratique.Il faudrait donc faire une place plus grande à la démocratie participative.Il est urgent de poser, mais en des termes nouveaux, la question nationale dans son rapport au renouvellement de la social-démocratie.La régulation des conflits Les compromis sociaux sont plus difficiles à obtenir Ils s’imposent néanmoins puisque sans eux, l’État et la société seraient voués à des affrontements violents ou à des blocages.Le multipartisme fait entrer les différentes composantes de la société civile comme parties prenantes de la résolution de conflits et donc dans la construction de compromis institutionnalisés qui seraient le résultat de négociations.Comment en arriver à de nouveaux compromis sociaux sans un renforcement de la démocratie délibérative, sans l’établissement d’un diagnostic sociétal largement partagé, sans la recherche d’une sorte de contrat social, sans le développement de la solidarité et d’engagements altruistes et sans l’accroissement des responsabilités individuelles et collectives?Si l’État est seul à assumer la fonction de régulation de manière efficace avec son pouvoir de coercition, il ne peut plus, désormais, définir l'intérêt général de manière isolée.Le travail des autorités publiques devient ainsi plus important, plus exigeant et plus périlleux.Si l’intérêt général ne peut être imposé d’en haut par l’État seul, ne peut-il pas émerger à la manière d’une construction collective dans laquelle l’État travaillerait en collaboration avec les acteurs de la société civile et du monde du travail?Les mécanismes institutionnels La théorie keynésienne a légitimé une certaine conciliation du social et de l’économique qui a favorisé l’existence d’un cercle vertueux où les dépenses sociales, la redistribution et les augmentations de salaire alimentaient la croissance et la création d’emplois.Cela est aujourd’hui remis en question.La recherche, l’environnement social et culturel, l’éducation et le maintien de la cohésion sociale représentent désormais des investissements sociaux générateurs de fortes retombées économiques.Les politiques sociales visent à réparer les dégâts du passé, mais surtout à préparer les citoyens aux défis de demain.Les organisations patronales et syndicales peuvent nouer de nouveaux rapports, adopter de nouvelles formes d’organisation du travail, assumer la prise en charge collective des questions de productivité et de qualité des biens et services.Un compromis social impliquant une grande diversité d’acteurs à travers une démocratie et une économie plurielles devient alors nécessaire.Ce modèle repose non seulement sur les entreprises privées et les entreprises publiques, mais aussi sur des entreprises et des organisations relevant de l’économie sociale et, plus largement, de la société civile.Notre proposition met en avant des mesures et des politiques qui permettraient à une formation sociale-démocrate, ou à des groupes s'inspirant de cette pensée, d’enclencher des changements en direction d’une social-démocratie renouvelée.Pensons à la question de l’emploi et de l’employa- bilité, aux services collectifs de type universel et à la manière dont ils pourraient tenir compte des différences de besoins, du partage de la richesse pour réduire les inégalités, des mécanismes institutionnels pour la régulation de l’économie de marché, d’un code du travail favorable à la syndicalisation, de la protection des consommateurs et de l’environnement, des dépenses publiques pour stimuler l’économie, du soutien de l’économie plurielle.Une autre mondialisation Il serait difficile aujourd’hui de maintenir l’É-tat-providence dans un seul pays.Il apparaît donc impératif d’établir des alliances avec les régimes politiques désireux de s’inscrire également dans des politiques relevant de la social-démocratie renouvelée, et cela, sans oublier les pays du Sud.Dans cette perspective, la social-démocratie renouvelée ne doit-elle pas s’inscrire dans une autre mondialisation, de manière à transformer celle qui s’est — ou qui nous a été — imposée jusqu’ici?Ne s’agirait-il pas d’être moins contre la mondialisation que d’être pour une autre mondialisation?Le modèle de développement Si la social-démocratie renouvelée compte relever le défi de la crise écologique, ne doit-elle pas s’inscrire dans une approche marquée au coin du développement durable en opérant une rupture avec une idéologie productiviste et en adoptant une vision qui tiendra compte du long terme et des générations futures?Il s’imposerait aussi de développer des solidarités avec les plus démunis d’ici et d’ailleurs.Cette approche du développement soutenable et plus équitable exigera de revoir en profondeur nos modes de consommation et de production.Les idées, les principes et les valeurs qui fondent la social-démocratie devront nécessairement, avant de se traduire en politiques concrètes, faire l’objet dans la société québécoise d'un large débat auquel sont conviées toutes les forces vives qui croient que le progrès social est possible, qu’il est aussi possible de faire autrement que de suivre la pente funeste du néolibéralisme.De là la nécessité d’ouvrir ce vaste chantier pour que prenne forme au Québec une social-démocratie ajustée aux temps présents.Ce texte est un condensé du document de travail qu’on trouve à l’adresse suivante: http://www.oi-kosblogue.coop/?p=332.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information c< métropolitaine : Orrald Dallaire (adjoint nu directeur de l’infttrmation), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées).Stéphane BaillarKeon (général), Clairandrée Cauchy (éducation).Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Degliae (consommation), ]em Mon (sports), louiseOillea Krancœur (environnement), Pauline CiraveJ (sciences), Brian Myles (justice et faits de sm-iété), louiae-Maude Rioux Soucy (santé).Alexandre Shields (général), PhiHppe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel David (chroniqueur).Hélène Buzzetti et Alee Castonguay (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires â Québec), Kathleen Lévesque (reporter) ; information culturelle Michel Hélait (théâtre et cahier Culture).Guillaume Bourgault-Côté (reporter), Paul Cauchon (médias), Frédérique Doyen (reporter), Caroline Montpet» (livres), Isabelle l’art- (reparler).Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux cl culturels du week-end).Julie Carpentier (pupitre) .Information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).François Desjardins (reporter).Eric Desrosiers (reporter).Claude Turcotte (reporter).Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Guy Taillefer (adjoint au directeur de l'infirmation).Serge Truffaut (éditorialiste), Claude lévesque freporter;, Jean-Pierre legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Herspcctives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) \ Michèle Malenfant et Christine Dumazel (correctrices) ; Benoit Monger (responsable du site Internet), Emilie EoiltvBoivin et Vincent Cauchy (commis Internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Jean-Jacques Coulombe et Étienne Ilamomlon-Émond (commis ri la réiiaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Deromo (Montréal), Olivier Spéciel (Québec).Monique Bhérer (Ottawa).PUB1JCITÉ Julie Chrétien (directrice adjointe), Amélie Bessette, Jean de Billy, Jennifer Boily-Demcrs, lean-Erançois Bossé.Manon Bollard.Marlène C6tè.Richard Douangmala, Amélie Maltais, Claire Paquet.Elyssa Portier.Chantal Rainville.Isabelle Sanchez.Nadia Sebaï (publicitaires).Sylvie Importe.Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Olivier Zuiria {directeur aiÿnint), Michel Bernatehez.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Eilion, Yannick Morin.Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Marlcl (administrateur Web).Hansel Matthews (technicien informatiquet.PROMOTION.DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle).Nancy Beaulieu.Manon Blanchette.Nathalie Eilion.Marie-lame Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Oionu Bilyakova (responsable des services comptables).Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Infleur.Claudine Chevrier, Monique Proteau, Danielle Ross.¦M PÉIB T TÛT I) V.V 0 K I! I) I A 8 1.E I) E V (MR.L E .1 :$ S E l> T E M B R E 2 0 (I !l ACTUALITES DUCEPPE SUITE DE LA PAGE 1 partis semble toutefois bien improbable.Un ministre chevronné du gouvernement, Jason Kenney, a écarté cette possibilité hier sur les ondes d’une radio de Calgary.«Nous ne nous mettons pas en vente au plus offrant, encore moins s’il s’agit du NPD, a lancé l’influent ministre de l’Immigration.Il s’agit d’un parti d’idéologues de gauche purs et durs.Ce n’est pas un parti modéré de centre gauche.Je veux dire: ces gens-là boivent leur propre Kool-Aid, n'est-ce pas?Aims, je ne crois pas qu’une entente avec le NPD soit réaliste.» Notons que ce n’est qu’aujourd’hui, à 13h, que Jack Layton prendra la parole.Lui et son épouse, la députée Olivia Chow, avaient planifiq quelques jours d’escapade en canot en Nouvelle-Ecosse.Les événements les obligent à écourter leur séjour.Une chose est maintenant certaine: c’est par la bonne vieille méthode que le gouvernement conservateur, s’il doit tomber, tombera.«Toutes ces conjectures à propos d’une prorogation ne sont pas fondées», indique une source conservatrice très bien informée.Il n’est pas non plus dans les plans de Stephen Harper de déclencher lui-même, avant le retour du Parlement, une élection qui paraît inévitable.«Nous avons du travail à faire qui ne peut qu’être fait à la Chambre des communes.» Un vote à caractère budgétaire, donc engageant la confiance de la Chambre, sera tenu dès le mardi 15 septembre.Il s’agira de faire adopter le crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire.Si l’opposition remporte ce vote, alors l’élection aura lieu le 26 octobre.Sinon, les libéraux ont promis de déposer une motion de défiance pour une élection le 9 ou le 16 novembre.En septembre 2008, M.Harper avait déclenché lui-même des élections lorsqu’il a constaté que les partis d’opposition ne l’appuieraient plus.En décembre, il a prorogé le Parlement pour s’éviter une motion de censure qui aurait peut-être permis l’arrivée d’une coalition libérale-néo-démocrate au pouvoir.Rentrée décisive Pour le chef bloquiste, Gilles Duceppe, si rien ne change dans l’attitude du gouvernement et son approche face à la crise économique, «il y aura des élections».«Malheureusement, explique-t-il, Stephen Harper refuse de bouger et d’aider les gens, tandis que Michael Ignatieff, qui a appuyé Stephen Harper sur tous les sujets importants depuis qu’il est chef du PLC, ne propose aucune alternative.» Si jamais M.Harper taisait un compromis en répondant aux demandes du Bloc québécois, M.Duceppe se dit prêt à reconsidérer sa position, mais il doute de cette possibilité.Le chef bloquiste a profité de son passage à Bois-des-Filion, où il dévoilait son programme de lutte contre les criminels à col blanc, pour tester ses thèmes de campagne.Ainsi, alors que le Parti libéral a recommencé à être son principal rival, Gilles Duceppe tente de mettre Michael Ignatieff dans le même panier que Stephen Harper.Comme le gouvernement de M.Harper, dit-il, les libéraux de Michael Ignatieff se disent pour la création d’une commission des valeurs mobilières panca-nadienne, probablement basée à Toronto.Ils appuient l’injection de milliards de dollars dans l’industrie automobile, mais pas dans l’industrie forestière.Et comme les conservateurs, Michael Ignatieff s’est porté à la défense des sables bitumineux albertains.
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