Le devoir, 4 juillet 2005, Cahier A
ETATS-UNIS FUTUR CHUM Montréal veut centraliser les décisions Page A 3 w w w .1 e d e v o i r.c o m Foire d’empoigne pour un juge Page B 1 LE DEVOIR Vol.X C V 1 N 147 ?LE LUNDI 4 JUILLET 2 0 0 5 ^ < C + T A X K S =x 1 $ Federer, trois fois champion de Wimbledon ODD ANDERSEN AGENCE FRANCE-PRESSE K\AA LE SUISSE Roger Federer a confirmé hier son statut d’indiscutable numéro un du tennis mondial en battant l'Américain Andy Roddick en finale de Wimbledon.Double tenant du titre 2003 et 2004, Federer devient ainsi à 23 ans le troisième joueur de l’histoire du tennis moderne à remporter trois fois de suite ce tournoi, après le Suédois Bjôm Borg et l’Américain Pete Sampras.«Je suis en bonne compagnie, a-t-il déclaré devant le public du Court central du All England Tennis Club.Sampras est l’un de mes joueurs préférés de tous les temps.Et que dire de Borg, il est simplement fantastique».À lire en page B 4 Les centres d’études canadiennes en France La « diplomatie ouverte » du Canada inquiète les chercheurs français CHRISTIAN RIOUX Paris — Les centres d’études canadiennes en France font dorénavant partie de ce qu’on nomme à Ottawa la «diplomatie ouverte».C’est ce qu’a annoncé le représentant de l’ambassade du Canada en France, Ralph Jansen, lors de la rencontre annuelle des directeurs de centres d’études, réunis à Paris le 16 juin dernier.Financés par le ministère des Affaires étrangères, les 18 centres d’études universitaires français sur le Canada se font donc accorder un rôle officiel dans ce que les diplomates canadiens nomment dorénavant la «diplomatie ouverte».«Vous êtes des ambassadeurs du Canada», a d’ailleurs déclaré l’ambassadeur canadien Claude La-verdure en conclusion de cette rencontre tenue à huis clos.Ces déclarations ont inquiété plusieurs chercheurs soucieux de leur autonomie universitaire.Le président de l’Association française des études canadiennes (AFEC), Jacques Petit, a d’ailleurs rappelé dans son discours la nécessaire autonomie politique des chercheurs.C’est ce que nous ont confirmé plusieurs participants, le président de TAFEC ayant refusé d’être cité dans cet article en prétextant le caractère «privé» de cette rencontre.Version canadienne du concept américain de soft power, la diplomatie ouverte veut faire en douceur la promotion du Canada à l’étranger.Elle concerne tout particulièrement les organisations non politiques et ce qu’on nomme la société civile.Grands thèmes Ralph Jansen n’a pas fait que parler de diplomatie ouverte: il a aussi expliqué les grands thèmes de cette diplomatie, parmi lesquels on trouve la promotion de la Francophonie, de la politique étrangère du Canada, du développement durable et de l’immigration.VOIR PAGE A 8: DIPLOMATIE Shriners: Québec dénonce la stratégie ontarienne Charest somme McGuinty de se dissocier d’une vidéo controversée JOCELYNE RICHER Baltimore — La véritable campagne de dénigrement menée en Ontario en vue de convaincre les Shriners de transférer leur hôpital de Montréal vers London est en train de créer un climat de grande tension entre l’Ontario et le Québec.Hier, au congrès des Shriners, qui se tient au Maryland, le premier ministre Jean Charest n’a pas mis de gants blancs pour sommer son homologue ontarien, Dalton McGuinty, de se dissocier sans équivoque d’une vidéo promotionnelle dénigrant le terrain choisi par le Québec pour le déménagement de l’hôpital pour enfants, qui doit quitter son bâtiment actuel, devenu trop étroit Selon lui, s’il garde le silence, le premier ministre de l’Ontario accréditera l’idée que le Québec met en jeu la santé des enfants, en projetant de construire le nouvel hôpital des Shriners sur un terrain contaminé.«M.McGuinty a le devoir de rectifier les faits.Si M.McGuinty est d’accord avec la vidéo, c’est qu'il remet en questùm l’intégrité des politiques du gouvernement du Québec et notre capacité de certifier le nettoyage d’un terrain.C’est très grave», a dit le premier ministre, lors d’un point de presse.Plus tard, sur le parquet du congrès, les deux hommes se sont croisés, et M.Charest pour la première fois, a interpellé directement M.McGuinty pour lui dire que la vidéo véhiculait des faussetés et qu’il devait la condamner.Mais, tout comme il l’avait fait devant les journalistes un peu plus tôt, M.McGuinty est resté de Jean Charest VOIR PAGE A 8: SHRINERS JOHN D.McHUGH AGENCE FRANCE PRESSE Le chanteur Bono lors du concert Live 8.Live 8 : des actes après les paroles ?Si le phis grand «concert mondialisé» contre la pauvreté a fait danser la planète samedi, les organisateurs de l’opération Live 8 se tournent à présent vers le sorqmet des pays les plus riches qui s’ouvre mercredi en Ecosse pour savoir si les bonnes paroles se traduiront en actes.Plus d’un million de personnes sont venues écouter samedi une centaine d’artistes, de Tokyo à Philadelphie en passant par Johannesburg, Versailles, Hyde Park, Londres, et Barrie, en Ontario, pour exiger du G8 qui! efface la dette de l’Afrique et accroisse son aide au développement Les médias fandoniens ont encensé les promoteurs de l’événement Bob GeL dof et Bono.Mais les anti G-8 ont critiqué les deux rockers irlandais pour leur «proximité trop grande» avec le premier ministre britannique Tony Blair.¦ À lire en page A 4 et B 1 •St INDEX Annonces.B 2 Avis publics.B 5 Convergence.B6 Culture.B 7 Décès.B 2 Économie.A 5 Éditorial -A6 Idées.A7 Météo________B 2 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions____B 5 Sports.B 4 Télévision.B 6 L’ENTREVUE Le DJ change de disque Figure emblématique de la scène techno, D] Tiga estime qu'il est temps de passer à autre chose ISABELLE PORTER SOURCE FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC DJ Tiga: «Je crois personnellement que la scène techno, c’est fini.C’est maintenant juste une musique parmi tant d’autres.» Le rendez-vous téléphonique est fixé à llh, mais DJ Tiga met du temps à répondre.«Normalement, je suis debout à huit heures», assure-t-il.Apparemment, les nuits blanches ne l’intéressent plus.«Quand j’ai terminé mon set, je rentre à la maison», précise celui que d’aucuns considèrent toujours comme le meilleur DJ de la métropole.«Ça fait 14 ans que je sors dans les clubs trois ou quatre soirs par semaine jusqu’à 5h du matin.Pour moi, c'est devenu la chose la plus ordinaire, même si j’aime encore être là.Les raves, les soirées, les after-hours, les drogues, tout ça est un concept âgé maintenant.» Le discours de trentenaire de Tiga est à l’image de l’état d’esprit qui règne sur une scène techno moribonde, scène que le DJ a lui-même contribué à construire au début des années 1990.Le «Tiga» avait à peine 18 ans quand il a organisé avec d’autres ce qui est considéré comme la première soirée rave à Montréal.C’était le 27 mars 1993, dans les anciens locaux du Musée d’art contemporain.«Ça été une très grande étape pour moi.Les premières soirées rave à Montréal, c’était très nouveau, en 1992 et en 1993.» Les bons coups de Tiga ne se sont pas arrêtés là.En 1994, il lançait DNA Records, l’une des premières boutiques de musique techno dans la métropole.Le bar Sona, acquis en 1996, et la compagnie de disques Turbo, cofondée par le DJ VOIR PAGE A 8: DJ TIGA L’équité salariale n’est pas acquise chez les universitaires MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Malgré des progrès notables au cours des dernières années, les femmes qui enseignent à l’université sont encore nettement moins payées que leurs collègues masculins.Une étude tout juste publiée par Statistique Canada dévoile toutefois que, au Québec, l’écart est significativement moins considérable entre les deux groupes qu’ailleurs au Canada.Voilà ce qui ressort notamment de l’analyse Traitements et échelles de traitement du personnel enseignant à temps plein dans les universités canadiennes VOIR PAGE A 8: ÉQUITÉ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Au Québec, les écarts entre professeurs hommes et femmes oscillent presque tous entre 5000 et 7000 $ mais, à l’Université de Montréal, 9000 S de différence subsistent LE DEVOIR.LE LL’ XDI 4 JUILLET 2005 A 2 •LES ACTUALITES- Québec est de plus en plus tenté par un étiquetage obligatoire des OGM Le ministre de l’Agriculture pourrait faire un pas dans cette direction dès l’automne FABIEN DEGLISE /'~'V uébec est de plus en plus ten-vy té par un étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) présents dans l’alimentation.Un pas dans cette direction devrait d’ailleurs être fait par le ministre de l’Agriculture, Yvon Vallières, dans le courant de l’automne, a appris Le Devoir de différentes sources.«Le principe [d’un étiquetage obligatoire] a été accepté, a expliqué une personne proche du dossier.C’est maintenant une question de moyens: le gouvernement jongle désormais avec différents scénarios afin de concrétiser rapidement cette politique.» Selon nos informations, le dossier de l’étiquetage obligatoire des OGM, au cœur d’énormes tensions depuis plusieurs mois entre environnementalistes et consommateurs d’un côté, industriels de l’agroalimentaire et politiciens de l’autre, se retrouve donc aujourd’hui en bonne place sur le bureau du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec qui «va donner signe de vie» sur ce sujet dès la rentrée, indique-t-on.Une décision claire devrait alors être annoncée par M.Vallières que l’on dit extrêmement réceptif à l’idée d’un étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM.Cette sensibilité se retrouve également, dit-on dans les coulisses du pouvoir, du côté du LE DEVOIR Le ministre de l'Agriculture du Québec, Yvon Vallières premier ministre Jean Charest dont le parti, en campagne électorale il y a quelques années, avait alors promis aux électeurs l’adoption d'une telle réglementation.Tout en reconnaissant le caractère «délicat» d’une politique d’étiquetage obligatoire des OGM comme il existe actuellement en Europe, Québec serait donc sur le point de passer à la vitesse supérieure après des mois et des mois consacrés à retarder l’échéance.Avec ce changement de cap, le ministre s’apprête donc à répondre favorablement à une recommandation centrale de la Commission parlementaire de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (CAPA) qui dans son rapport final remis au cabinet le 11 juin 2004 demandait au gouvernement d’opter «pour l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés, pouvait-on lire.Dans le cadre des produits dérivés des OGM ou contenant de tels organismes, l’obligation [devrait s’appliquer] à partir d’un seuil minimum, harmonisé avec celui de l’Union européenne.» Ce seuil, en dessous duquel l’étiquetage n’est pas obligatoire, est là-bas de 0,9 %.Évaluation des coûts Toujours à l’état embryonnaire, ce plan d’attaque pour un étiquetage des OGM au Québec est alimenté depuis une semaine, a-t-on appris, par la version préliminaire d’un rapport indépendant commandé contre 40 000 $ par le cabinet du ministre en septembre dernier afin d’évaluer les coûts pour l’industrie d’une telle politique.Ce rapport est pour le moment jalousement protégé par les hauts fonctionnaires du MAPAQ chargés de le disséquer avant de se pencher sur la mécanique d’une possible réglementation.Par ailleurs, dès cette semaine, une rencontre est prévue avec des représentants de l’industrie.D’autres sont également à l'agenda du ministre pour la fin de l’été.Les OGM vont une fois de plus se retrouver au menu.Au cabinet du ministre, ce pas en avant dans la lente marche pour un étiquetage obligatoire a été qualifié la semaine dernière de •rumeur parmi tant d'autres» par l’attaché de presse du ministre André Ménard.Tout au plus, selon lui, Québec devrait poursuivre dans les prochaines semaines, lors de la rencontre des ministres fédéraux de l’Agriculture, sa campagne de lobbying auprès des autres provinces canadiennes afin dTiarmoniserune éventuelle réglementation avec le reste du pays.Rappelons que, à l’échelle fédérale, les OGM se retrouvent au cœur d’une réglementation fondée sur l’étiquetage volontaire de ces organismes.Seuls les produits contenant plus de 5 % de transgènes sont visés par ce règlement qui, en pratique, n’a laissé apparaître à ce jour aucune étiquette spéciale dans les épiceries du Canada.Au Québec, selon une autre source gouvernementale, «l’étape du débat [sur ce étiquetage obligatoire] a bel et bien été dépassée.Le gouvernement est rendu à développer une position», et ce, dans un contexte où la pression populaire se fait de plus en plus sentir pour un étiquetage obligatoire des OGM.Sondages après sondages, la tendance est en effet sans équivoque.En novembre dernier par exemple, un coup de sonde envoyé par Léger Marketing a révélé que 76 % de la population du Québec était en faveur d’une telle réglementation.Ce pouls est d’ailleurs au diapason de ceux pris régulièrement depuis près de deux ans.L’opinion publique souhaite également que Québec aille de l’avant sur cette question sans l’accord du fédéral et sans attendre non plus l’appui des autres provinces canadiennes, comme l’exige pourtant depuis toujours le cabinet du ministre de l’Agriculture.Solution de compromis Par ailleurs, depuis l’apparition de ce débat sur la place publique, l’industrie s’est toujours vertement opposée à une telle politique prétextant des coûts supplémentaires, mais aussi la création d’un déséquilibre sur le marché qui serait néfaste pour les produits québécois forcés d’être étiquetés alors que leurs pendants venant d’autres provinces ne le seraient pas.Le lobby des entreprises en biotechnologies — représentant les fabricants de semences génétiquement modi- fiées — est également, au Québec mais aussi ailleurs au Canada, extrêmement opposé à une réglementation du genre qui.tout en offrant d’un côté de l’information supplémentaire aux consommateurs sur la véritable nature de leur alimentation, risquerait aussi de ternir l'image et d'éloigner ces mêmes consommateurs des fruits des laboratoires de ces firmes.Pris entre l’arbre et l’écorce, le gouvernement tente donc de se faufiler à travers l’ensemble de ces contraintes, à en croire les personnes travaillant à ce dossier.Si aucun plan précis n’a pour le moment été entièrement dessiné, plusieurs pistes sont toutefois explorées.Parmi elle: l’implantation d’un système d’étiquefage obligatoire avec un seuil s'approchant des 5 % qui permettrait alors de ménager la chèvre et le chou.En effet, relativement rares dans l’alimentation humaine, les OGM s’y retrouvent bien souvent à des seuils inférieurs à ce niveau, comme Ta révélé d’ailleurs en février 2004 une étude en laboratoire commandée par Le Devoir.Avec une limite aussi élevée, très peu de produits porteraient alors sur leur emballage l’indication qu’ils ont été conçus avec des matières premières (soya, canola, maïs et papaye, les seuls OGM commercialisés à ce jour) génétiquement modifiées.Le Devoir L’implantation d’un système d’étiquetage obligatoire avec un seuil s’approchant des 5 % permettrait de ménager la chèvre et le chou Droits d’auteur : Ottawa vilipendé par les défenseurs du logiciel libre FRÉDÉRIQUE DOYON Le projet de loi C-60 qu'a présenté Ottawa le 21 juin dernier et qui modifie la Loi sur les droits d’auteur à l’ère du numérique va à l’encontre des fondements mêmes d'Internet.C’est ce que croient plusieurs groupes qui défendent l’informatique libre, réunis hier dans le cadre de la journée «Copyright 2005, le droit d’auteur et vous».Pour le père de l’informatique libre, l’Américain Richard Stall-man de la Fondation pour les logiciels libres, dont la conférence était au cœur de l’événement, la législation canadienne constitue carrément un pas de plus vers la censure, en imitant les «lois injustes» des Etats-Unis.«Les lois sur le droit d’auteur avaient autrefois pour but de restreindre le rôle des éditeurs au nom des auteurs, mais elles ont été détournées et restreignent maintenant le grand public pour le bien des éditeurs au nom des auteurs», explique-t-il en entrevue au Devoir, quelques minutes avant de livrer son allocution intitulée Les droits d’auteur et la communauté à l’ère des réseaux d’ordinateurs.«Interdire le partage des informations est une attaque au fondement même de la société: l’esprit de la bonne volonté, la solidarité sociale.» Pétition contre C-60 Pourtant, le projet de loi canadien ne doit-il pas justement permettre aux artistes de décider s’ils donneront accès en ligne ou non à leur œuvre?Foutaise, répond Russell McOrmond de la firme consultante Flora, qui a lancé une pétition contre le projet de loi que 2000 Canadiens ont déjà signée.Pour des groupes comme Creative Commons Canada, Savoir-faire Linux et Communautique, qui tenaient tous un stand hier, les réformes proposées favorisent les intennédiaires entre l’artiste et le public au détriment de ces derniers.Elles reposent sur un modè- le économique qui ne sied pas à l’univers du Web.Après tout, les inventeurs de la grande Toile (World Wide Web) voulaient justement aller à contre-courant du système dominant «Ils ont développé des lois qui imposent à Internet les mêmes structures que celle de l'industrie habituelle», déplore M.McOrmond qui participait à la table ronde suivant la conférence.Pour lui, cette loi signifie que, pour accéder à la culture, il faudra acheter certaines marques privilégiées.«Le modèle n 'est pas adapté, renchérit Daniel Pascot, professeur au département l'université Laval et également participant au débat.Il est fait pour les biens rivaux, c’est-à-dire les biens qu'on ne partage pas, et il est basé sur l’idée de rareté.Or, les créateurs de logiciels créent une rareté artificielle [pour entrer dans le jeu du marché], * L’esprit derrière ces propos réside dans cette idée ancienne et universelle selon laquelle on n’invente rien, on crée toujours à partir de quelque chose.Et ce quelque chose de créé appartient à tous, à la communauté, base de toute société.Plus informatif que militant cet événement organisé par FAC1L (pour l’appropriation collective de l'informatique libre), en collaboration avec le groupe de recherche LabCMO de l’UQAM et l'entreprise sociale Koumbit, visait à élargir le débat entourant le projet de loi C-60.Selon M.Stallman, la législation canadienne ne sert plus l’intérêt public.Ottawa devrait plutôt légaliser l’échange non commercial de copies conformes (de documents, de fichiers musicaux, etc.).«Un logiciel ressemble beaucoup à une recette, compare-t-il.Or, /'utilisateur d'une recette a des libertés: préparer la recette qu'il souhaite, l'étudier, la modifier, la transmettre à d'autres.» Une image qui pourrait servir de leçon pour la législation à venir.Le Devoir Homolka sort aujourd’hui K aria Homolka doit être libérée aujourd'hui et fera face aurç médias A moins de 24 heures, vraisemblablement, de sa libération, après 12 ans de prison, Karla Homolka se préparait hier à affronter le cirque médiatique et un avenir incertain.La surveillance sans relâche des médias à l’entrée de la prison de Sainte-Anne-des-Plaines, où ils guettent sa remise en liberté, continuait d’attirer'des curieiLX espérant apercevoir au passage la criminelle la plus connue et l’une des plus honnies au pays.Emprisonnée en 1993 pour son rôle dans les meurtres des adoles- centes ontariennes Kristen French et Leslie Mahaffy, ainsi que le viol et la mort de sa propre sœur Tammy, Karla Homolka était toujours en détention en fin d’après-ntidi, hier, a indiqué la porte-parole du Service correctionnel du Canada, Michèle Pilon-Santili.Les prédskms sur la façon et le moment exact où la détenue devait être libérée demeuraient un secret bien gardé hier.Mme Fflon-Santili, consciente de la facilité avec laquelle Karla Homolka pourrait quitter la prison sans être détectée, s’est engagée à dévoikr son départ avec rapidité.Presse canadienne Lauréat du Festival Montréal en Arts MOLUNGSR iriaîsio* ’T* Daniel Erbw PEDRO RUIZ LE DEVOIR LE GRAND PRIX du 6' Festival Montréal en Arts, qui se tenait cette fin de semaine rue Sainte-Catherine, a été remporté par le dessinateur et graveur Daniel Erban (notre photo).Cet artiste québécois d’origine israélienne compte plus d'une centaine d’expositions au Canada, et ses œuvres ont été présentées en Chine, au Portugal, en France et aux Etats-Unis.Les pièces de Daniel Erban sont reconnues pour dénoncer la misère, la douleur et la violence.L’artiste a déjà dit de ses œuvres qu'elles égratignaient la rétine des spectateurs et qu’elles saignaient à l'intérieur de leur conscience.Le prix est accompagné d’un voyage de développement de carrière à Paris et d'une bourse de 5000 $.L’arroseur fédéral arrosé L’agence qui surveille l’attribution des contrats contrevient aux règles Ottawa — L’organisme fédéral qui veille à ce que le gouvernement fédéral respecte ses règles d’attribution des contrats contrevient lui-même à ces règles.Un rapport tout récent fait ressortir des irrégularités dans la façon dont Conseils et vérification Canada accorde ses propres contrats.Ces révélations laissent croire que Travaux publics et services gouvernementaux Canada a encore du ménage à faire dans ses pratiques, même après le scandale des commandites qui a démontré comment des contrats ont été détournés en faveur d’agences privilégiées par les libéraux.Obtenu en vertu de la Loi-d’accès à l’information, le rapport datant de mai 2005 a été confié à une firme privée, Public Sector Co.Ltd, afin d’assurer l’indépendance de l’examen.Dans les 112 cas scrutés par le rapport, les autorités soupçonnent Conseils et vérification Canada d’avoir délibérément divisé un contrat d’envergure en de multiples petits contrats afin de contourner les dispositions exigeant un appel d’offres au-delà d’un certain seuil, normalement 25 000 $.Cette pratique, appelée «fractionnement d’un marché», est interdite par le Conseil du trésor parce quelle favorise souvent de façon indue une entreprise particulière.Par ailleurs, ce saupoudrage peut coûter assez cher puisque le coût des contrats ne peut être comparé à d’autre soumissions.Or.le rapport relève des preuves de divisions des contrats dans la moitié des cas étudiés.«Dans cinq cas différents touchant 15 contrats, l'apparence de fractionnement d'un marché est manifeste, peut-on lire dans le rapport, qui donne des exemples.Les cinq cas concernent une série de contrats d’une valeur à peine inférieure à 25 OOO $ pour des services similaires et attribués sans appel d’offres.» Le rapport se garde bien toutefois d’accuser les autorités de manipulation délibérée.«La preuve hors de tout doute d’un fractionnement d’un marché serait inusitée puisqu’elle exigerait la compréhension des motifs des autorités contractantes impliquées, et il est peu probable que les autorités aient notifié dans ces dossiers qu’un seuil a été évité.» Conclusions embarrassantes Malgré tout, les conclusions du document demeurent embarrassantes pour l’agence dont l’objectif est d’assurer la «qualité du processus d'approvisionnement» du gouvernement fédéral, selon un rapport récent de Travaux publics au Parlement.Les 391 employés de Conseils et vérification Canada mènent des vérifications et fournissent des services d’une valeur totale de 122 millions de dollars par année pour les ministères et agences du fédéral.L’organisme signe aussi environ 1400 contrats de service par année, dont 60 % valent moins de 25000$.Le ministère des Travaux publics avait d’abord refusé la demande de divulgation de l’ébauche du rapport déposée en vertu de la Loi d’accès à l’information en mars, mais a fourni la version finale à la suite d’une enquête du Commissaire à l’information du Canada.Conseils et vérification Canada a assuré que des changements ont été effectués pour corriger les «déficiences sérieuses» dévoilées par le rapport •Nous avons déjà pris des mesures pour améliorer la gestion des documents, a précisé le vérificateur en chef, Andre Auger, dans une entrevue.Nous avons aussi réactivé la formation en processus d'achats.» Aucune mesure disciplinaire n’a toutefois été prise à l’égard de quelque employé que ce soit, a-t-il ajouté, bien que les problèmes dans le processus d’approvisionnement aient été soulevés au cours des évaluations de rendement individuel.Presse canadienne OTTAWA Les fonctionnaires anglophones sont toujours allergiques au bilinguisme BRUCE CHEADLE Ottawa — Une étude révèle que le bilinguisme officiel ne pose pas d’obstacle particulier aux minorités visibles au sein de la fonction publique fédérale.En revanche, on y apprend que plusieurs anglophones et immigrants travaillant dans la fonction publique détestent la politique des deux langues officielles.Une série de groupes témoins, mis sur pied pour vérifier si la politique des langues officielles crée des obstacles à la carrière des membres de groupes minoritaires au sein de la fonction publique, a permis de constater l’existence de perceptions négatives à l’égard de ce qui est censé être une valeur incontestable pour les employés fédéraux.«Nous pouvons clairement affirmer que la politique des langues officielles demeure mal comprise et est loin d’avoir l’appui général», dit un rapport préparé pour l’Agence de gestion des ressources humaines de la fonction publique du Canada Les auteurs du document attribuent à cette «réaction négative» une «résistance» et une «hostilité» envers «les obstacles réels» imposés par la politique des deux langues officiefles.Les discussions des groupes témoins ont eu lieu en janvier et février de l’an dernier.L’étude a été menée et rédigée par la firme Patterson Langlois Consultants, de Montréal.Ses résultats semblent contredire une enquête antérieure, datant de 2002 et dont se targue encore le gouvernement, selon laquelle les fonctionnaires appuyaient largement le bilinguisme.Or, bien que les employés fédéraux soient presque tous d’accord avec l’idée que les Canadiens devraient pouvoir recevoir les services fédéraux dans la langue de leur choix, une exploration plus en profondeur des attitudes a indiqué que, en pratique, il y a beaucoup plus d’ambivalence à l’égard du bilinguisme officiel.«Pour la plupart des anglophones, il est clair que la politique des langues officielles a un impact sur la vie au travail, c’est quelque chose qui peut leur imposer des restrictions ou des exigences dans leur travail», mentionne le rapport Parmi les anglophones, l’obligation d’apprendre le français est «plus politique que pratique», et ils attribuent cette politique à l’autorité centrale à Ottawa.Les nouveaux venus au Canada qui pariaient des langues autres que le français ou Fangbis estiment aussi que l’obligation de maîtriser deux langues offideDes constitue un fardeau déraisonnable et une entrave à leur carrière.Presse canadienne A 1 LE DEVOIR.LE LUNDI 4 JUILLET 2005 \ 3 POUTIOIffl Montréal veut centraliser les décisions concernant le futur quartier du CHUM L’administration centrale ne veut pas laisser l’arrondissement Ville-Marie piloter seul le projet KATHLEEN LÉVESQUE Le dossier du futur CHUM crée des tiraillements au sein de la machine municipale montréalaise, l’objectif étant de savoir qui, du centre-ville ou des services centraux, orchestrera les grandes manœuvres, a appris Le Devoir de source gouvernementale.De manière pratico-pratique, il s'agit de déterminer la formule encadrant le projet: un changement de zonage local, un programme particulier d’urbanisme (PPU) qui est un outil de planification du développement de l’ensemble du secteur ou la voie d’exception qui consiste à centraliser le dossier en vertu de l’article 89 de la Charte de Montréal.Le CHUM 2010 a récemment informé la Ville de son intention de procéder avec un PPU, a confirmé au Devoir le responsable de l’urbanisme au sein du comité exécutif, Stéphane Harbour qui est loin d'ètre enchanté de ce choix.En clair, ce que cela signifie, c’est que l’arrondissement piloterait l’ensemble du projet Et l’enjeu est Important On ne parle pas seulement de construire un édifice et de modifier en conséquence le plan d’urbanisme.Il est question de faire des choix stratégiques de développement de tout un secteur du centre-ville en matière de circulation, de transports en commun, de types d’infrastructures, de séquence de construction, d’espaces publics, de liens piétonniers, entre autres.L'arrondissement pourrait ainsi prévoir le recouvrement partiel de l’autoroute Ville-Marie.Comme l'indique un document explicatif du ministère des Affaires municipales sim les PPU, un tel projet peut "avoir des incidences sur les finances et l’administration municipales».C’est d’au- tant plus vrai dans le cas du CHUM: les investissements à prévoir émaneront également du gouvernement du Québec et, partiellement, du secteur privé.Mais peu importe le mode de fonctionnement retenu, c’est le conseil municipal qui conserve le pouvoir de dépenser et donc de donner son aval ou de ralentir les élans Jeu politique Derrière ces éléments techniques du dossier, il y a un jeu politique accentué par le contexte pré-électoral.Il y a aussi dans le portrait plus vaste un projet mené par l'Université de Montréal de technopole dans la gare de triage d’Outremont Ce projet aussi nécessitera des investissements importants.Mais M.Harbour ne voit pas de problème de concurrence.Il souhaite toutefois que ce soit le pouvoir central qui mène le bal.D’ailleurs, M.Harbour a d'abord tenté de réduire la décision du CHUM 2010 k •une préférence à ce stade-ci», soulignant que le choix de la procédure à suivre doit être une décision conjointe entre le promoteur et l’administration.•Nous sommes persuadés que la meilleure façon de procéder, c'est en vertu de l’article 89.1 de la Charte, compte tenu qu 'il s’agit d'un projet dont les répercussions concernent tous les Montréalais ne serait-ce que par l'ampleur de l’investissement que cela représente.Ce n’est pas seulement un hôpital, mais un quartier de la santé.Et il y a des synergies à développer avec d’autres pôles où il y a des fonctions reliés au domaine de la santé», a explique Stéphane Harbour.Pour ce dernier, l'envergure du projet dépasse largement l'expe-rience de l’équipe de l’arrondissement Ville-Marie (centre-ville).M.Harbour souligne également que le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) a opté pour la for mule de la centralisation, ce qui entraîne une consultation pu blique menée par l’Office de consultation de Montréal."C'est un aspect fondamental du dossier.Avec l'article 89, on a une consultation publique qui est mcnee dans les règles de l’art, avec transparence, neutralité, objectivité», a fait valoir M.Harbour.Consultation élargie Or, M.Harbour reconnaît que le CHUM 2010 a demandé que la consultation locale prévue avec un PPU soit élargie."C'est un peu contradictoire.La meilleure.façon d'élargir la consultation, c'est via l'article 89 plutôt que de s'en remettre à un arrondissement dont ce n ’est pas l’expertise.1.1 U débat sur la localisation a eu lieu.Il s'agit maintenant de réussir le quartier de la santé et de s’assurer que son intégration soit la plus harmonieuse possible», a soutenu M.Harbour qui st' donne jusqu’à la tin de l’été pour convaincre le CHUM de revenir sur sa position.L’imbroglio bureaucratique n’est qu’un des obstacles que risquent de rencontrer les promoteurs du CHUM.11 n’y a toujours pas d’équipe de gestion en place, ce qui permettrait de lancer les appels d’offres pour embaucher les professionnels qui devront concevoir concrètement ce que sera cet hôpital universitaire et son pourtour.Le Devoir Le CHUM 2010 penche plutôt en faveur de l’arrondissement Hugues Cormier: après le PLQ et avant le PQ, Option citoyenne Paul Martin se rend au sommet f du G8 en Ecosse GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Démission de Bernard Landry ou pas, le psychiatre Hugues Cormier était visiblement déterminé à entrer en politique depuis quelques mois.Car en plus de sa candidature actuelle à la succession de l’ancien chef du Parti québécois (PQ) et de celle, au printemps, pour tenter de remplacer le libéral Yves Séguin dans Outremont, M.Cormier a aussi été membre d’Option citoyenne (OC) dans la dernière année, allant jusqu'à briguer le poste de porte-parole officiel du mouvement qui deviendra en janvier un véritable parti politique.Après avoir révélé vendredi les iptentions récentes de M.Cormier qui désirait être candidat libéral à l’élection partielle de l’automne dans Outremont, La Presse canadienne a dévoilé hier que le psychiatre avait aussi été actif au sein d’OC depuis un an.Cet hiver, le membre en règle avait ainsi souhaité devenir représentant du mouvement auprès des médias, mais les militants lui ont préféré François Saillant Joint hier par Le Devoir, M.Saillant a confirmé ces informations, indiquant que Hugues Cormier souhaitait encore.jusqu’à tout récemment s’impliquer dans les comités de travail (TOC.•Ça avait surpris bien du monde qu’il veuille devenir porte-parole, parce qu’il sortait de nulle part, soutient M.Saillant, qui trouve •curieux de voir quelqu’un courtiser tous les partis à la fois.Il veut se présenter comme chef du PQ, comme candidat libéral dans Outremont et il veut être le porte-parole d’Option citoyenne.Il me semble qu’il y a quand même des différences dans chacune de ces organisations-là.» OC a donc signifié à M.Cormier qu’il ne pourrait participer aux comités de travail (où il serait allé comme expert universitaire), étant donné ses visées pé-quistes et la confusion que cela pourrait engendrer au sein d’Option citoyenne.La logique derrière tout ça En entrevue téléphonique, le psychiatre affirmait hier que ce E N Le maire de Québec hospitalisé Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, est hospitalisé depuis vendredi à la suite d’un malaise que son médecin a attribué à de l’épuisement Agé de 66 ans et souffrant de diabète, M.L'Allier devait passer la semaine à l’hôpital pour y subir des examens.Il ne pourra donc assister demain à la cérémonie de clôture des Jeux mondiaux des policiers et pompiers.A la tète de Québec depuis 1989, le maire a annoncé récemment qu’il quitterait la vie politique en novembre, au moment des prochaines élections municipales.- Le Devoir Sût-' s ' v lÉiÉf Slifü •iMiS - Ottawa — Le premier ministre Paul Martin s’est envolé hier pour l’Irlande où il effectuera une visite officielle, après quoi il se rendra en Ecosse pour assister au sommet des pays du G8, du 6 au 8 juillet Deux sujets domineront la rencontre du G8: l’aide à l’Afrique et les changements climatiques.Le premier ministre Martin a déclaré que dans les deux cas, le Canada avait l’intention de faire sa marque.Au sujet de l’environnement, M.Martin a dit souhaiter que la réunion du G8 serve de tremplin pour la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui aura lieu cet automne à Montréal et où seront présents les pays qui pont pas signé le protocole de Kyoto, comme les Etats-Unis et la Chine.En ce qui concerne l’Afrique, le premier ministre maintient l’objectif de doubler l’aide d’ici à 2(X)8.11 assure également que le Canada sera encore un chef de file pour l’élimination de la dette des pays les plus pauvres dont la plupart sont en Afrique.M.Martin résiste toutefois aux pressions qui s’in tensifient à l’approche du sommet du G8 pour que le Canada s'engage à verser d'ici 2015, l’équivalent de 0,7 % de son PIB à l’aide au développement, le pn-mier ministre a déclaré qu’il ne pouvait faire une promesse sans avoir la certitude qu’il pourra la tenir.Paul Martin s’est même (XTinis une leçon de morale en affirmant que trop souvent des dirigeants prennent des engagements de 10 ans pour être acclamés et faire les manchettes des journaux, tout en sachant qu’ils ne seront plus là quand viendra le temps de rendre des comptes.Le premier ministre canadien a déclaré qu’il ne voulait à aucun prix faire une telle chose, même à l’approche d’élections.Presse canadienne Après trois mois à Paris, le Cirque du soleil plie bagage SO U RC R PO Candidat péquiste défait dans Crémazie aux élections de 2003, le psychiatre Hugues Cormier a brigué récemment le poste de porte-parole d’Option citoyenne avant de présenter sa candidature à la successsion de Bernard Landry à la tête du PQ.Au printemps dernier, il a aussi tenté de remplacer le libéral Yves Séguin dans Outremont.Saltimbanco aura attiré plus de 200 000 spectateurs parcours pour le moins atypique était en fait mû par une seule logique: il cherchait à trouver le meilleur véhicule politique pour partager sa vision du Québec et du Canada.Essentiellement, M.Cormier prône une "métamorphose» politique du Canada, qui deviendrait une forme d'Union européenne contenant au moins deux pays, le Canada et le Québec.D relate qu'après sa défaite électorale aux élections provinciales de 2003 (il était candidat pour le PQ dans Crémazie), Bernard Landry lui aurait fait comprendre que son idée d’un "fédéralisme à l’européenne» n’était pas à l’ordre du jour."J’ai réfléchi, dit M.Cormier, je me sentais en toute liberté.C’est ainsi que j’étudié ce que faisaient les autres, le parti Vert, les libéraux, Option citoyenne.» Selon lui, ce sont des militants libéraux qui l’ont sollicité pour qu’il tente l’investiture dans Outremont Questionné à propos de l’incohérence apparente de ce parcours, M.Cormier croit que la population y verra plutôt l’image d’un homme qui veut défendre ses idées, peu importe le parti."Je BREF Le FRAPRU satisfait Avec une crise du logement de mieux en mieux contrôlée, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a dressé hier un bilan provisoire positif de la situation, au sortir de la phis grosse période de déménagement de l'année.Selon François Saillant porte-parole de l’organisme, les mesures d’urgence mises en place parla Ville de Montréal et le gouvernement du Québec pour empêcher que des familles se retrouvent à la rue sans logis ont encore une fois bien fonctionné cette année."Il ne reste que dix ménages dans le centre d’hébergement de la Ville, dit M.Saillant c’est mieux que l’an dernier.» -LeDevoir pense que le grand public va se dire: voilà quelqu’un qui ose dire ce que nous pensons [.).La course au PQ est l’occasion de débattre de l'idée d’un Canada métamorphosé, une idée qui ne pouvait être exprimée au sein de la Saison des idées.» En attendant le débat M.Cormier poursuit sa quête visant à recueillir les 1000 signatures d’appui obligatoires pour devenir candidat officiel dans la course à la direction du PQ.D’ailleurs, c’est aujourd’hui que Maxime Barakat militant identifié aux purs et durs du parti, doit annoncer par communiqué s’il tente ou non lui aussi sa chance.En fin de journée, le club politique SPQ Libre tiendra pour sa part sa première rencontre depuis l’annonce de la démission de Bernard Landry.Le SPQ a déjà fait part de son intention de présenter un candidat en son nom, sans savoir qui serait intéressé.Hier, le responsable du club, Marc Laviolette, ne pouvait confirmer que le projet allait se matérialiser.Le Devoir Avec la Presse canadienne MICHEL DOLBEC Paris —Après y avoir attiré plus de 200 000 spectateurs, selon ses responsables, le Cirque du soleil a fait ses adieux à Paris, où il espère revenir dans deux ans.Hier, le spectacle Saltimbanco a définitivement quitté l’affiche, trois mois après son installation sur les terrains des anciennes usines Renault à Boulogne-Billancourt, dans l’immédiate banlieue ouest Du même coup, le Cirque du Soleil a tourné la page, pour de bon, sur la carrière européenne de Saltimbanco, qui a sillonné le continent dans tous les sens depuis ses débuts à Amsterdam en 1995.Le mois prochain, la troupe entreprendra une tournée au Mexique, mais elle ne reviendra phis en Europe, a-t-on confirmé.An cours des prochaines heures, l’immense chapiteau blanc de Saltimbanco, inauguré aux Pays-Bas, il y a dix ans, et passablement usé, sera d’ailleurs définitivement démonté et sa vaste toile découpée.Depuis 1995, le Cirque du Soleil a utilisé Saltimbanco, son plus vieux spectacle encore à l’affiche, pour •ouvrir de nouveaux marchés», que cela soit à Berlin, Londres, Zurich et maintenant Paris.Mais comme son chapiteau, le spectacle est arrivé en bout de course.La critique parisienne n’avait d’ailleurs pas manqué de le souligner, elle qui avait sévèrement jugé l’»es-thétique années 80» et les "costumes aux couleurs criardes» de Saltimbanco.Pour le public pari-sien, qui ne connaissait le Cirque du Soleil ni d’Eve ni d'Adam, Saltimbanco constituait néanmoins une nouveauté.Résultat: Paris, ou phis précisément Boulogne-Billancourt, a rejoint "le club des neuf villes du monde, comme New York, Los Angeles ou Tokyo, où les spectacles du Cirque font plus de 200 OOO entrées», a souligné Andrée Deissenberg, la responsable des Relations publiques de la multinationale en Europe.Le géant québécois du divertissement, qui a attendu 15 ans avant de se lancer à la conquête de Paris, n’entend pas, désormais, laisser ce marché en friche.»Ce n’est pas une aventure d’une nuit, dit à la blague Andrée Deissenberg.C’est une vraie histoire d’amour.On se quitte, on s’absente, mais on se retrouve toujours.» Cela veut dire que le Cirque du soleil devrait "normalement» être de retour dans la capitale française dans deux ans.Il y présentera vraisemblablement Alegria, créé en 1998.$ I Profitez des admissions tardives du 4 juillet au 15 août 2005, en allant au www.ulaval.ca UNIVERSITÉ LAVAL Presse canadienne I O I O < jt h m « £1 2Q 21 22 25 23 34 23 22 Résultats Tirage du 2005-07-01 Complémentaire Ventes totales Prochain gros lot 12 362 076 $ 5 000 000 $ Tirage du 2005-07-02 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 GAGNANTS 0 5 77 4 677 99 039 90 780 835 069 02 12 22 2Ü 22 44 10 Complémentaire Ventes totales Prochain gros lot (appr ) 14 038 746 $ 8 000 000 $ 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 2/6+ 0 2 113' 5 798 108 080’ 83 852 2 500 000.00 $ 46 614.50$ 2 648,50 $ 155,70$ 10,00 $ 10,00$ Participation gratuite LOTS 4 104 012,00 $ 146 571,80 $ 2 143,00 $ 79,10 $ 10,00 $ 5,00 $ 649 w 13 2S 35 4Q 42 DES GROS LOTS PLUS GROS, PLUS SOUVENT Tirage du 2005-07-02 Complémentaire 4Z 42 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 1 8 694 13 570 Ventes totales Qtra NUMÉRO 201100 Tirage du 2005-07-01 LOT 100 000$ Tri EQtr NUMÉRO 448199 LOTS 1 000 000.00 $ 50 000,00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ 474 925,60 t Tirage du 2005-07-02 LOT 100 000$ Lm modaM&i a encauwnent d«s Mtets gagnant» parawaeni au verso Dm txHots En cas de disparité entre - en» bate et le liste cAioefte de L C celte dermere a priorité Le Cirque du soleil devrait «normalement» être de retour dans la capitale française dans deux ans LE DEVOIR.LE LUNDI 4 J LILLET 200 5 A 4 Étude de Statistique Canada Le sort des autochtones en milieu urbain s’est amélioré BRIAN MYLES Le sort des autochtones en milieu urbain s’est amélioré au cours des 20 dernières années, même s’il reste beaucoup de chemin à parcourir, surtout dans les villes de l’ouest du pays, révèle une récente étude de Statistique Canada.Au chapitre de la scolarisation, la proportion de jeunes autochtones sans diplôme d’études secondaires a chuté entre 1981 et 2001.A Montréal, elle est passée de 36 à 20 % chez les hommes et de 33 à 13 % chez les femmes.D’un océan à l’autre, la proportion d’hommes autochtones sans diplôme d’études secondaires a varié de 46 à 31 % en 20 ans.Chez les femmes, elle est passée de 46 à 23 %.Cette mesure de la sous-scolari-sation a cependant chuté de façon encore plus significative chez les Blancs, ce qui a pour effet de creuser l’écart entre eux et les autochtones, surtout du côté des garçons.La proportion d’autochtones ayant un diplôme d’études postsecondaires a légèrement progressé, passant de 22 à 27 % chez les hommes, sauf à Montréal, Regina et Edmonton, où un déclin est observé.Les taux d’emploi ont aussi connu un essor considérable, surtout à Edmonton, Winnipeg et Sudbury.Toutefois, les revenus empochés sont encore modestes.En 2000, le revenu annuel médian des 20 à 44 ans a oscillé autour de 20 000 $ ou plus à Montréal, Ottawa-Gatineau, Toronto, Sudbury, Calgary et Edmonton.Ailleurs, il est tombé dans la fpurchette des 16 000 à 19 000 $.A ce chapitre, l’écart entre Amérindiens et Blancs s’est toutefois rétréci au cours des deux dernières années.Apparition ?classe moy d’une classe moyenne .Statistique Canada note l’apparition d’une «classe moyenne» au sein des autochtones vivant dans les grandes villes.La proportion de travailleurs autochtones gagnant plus de 40 000 $ par an a bondi de 281 % en 20 ans, comparativement à 85 % dans le reste de la population.D rien demeure pas moins que la proportion d’autochtones gagnant moins de 15 000$ par an a augmenté encore plus vite.Environ 42 % des membres des Premières Nations vivent avec un revenu faible, comparativement à 17 % chez les Blancs.L’étude porte sur les 11 régions métropolitaines qui comptaient au moins 7000 autochtones en 2001 ou dans lesquelles la population amérindienne représentait au moins 5 % du total D s’agit de Montréal, Ottawa-Gatineau, Toronto, Sudbury, Thunder Bay, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton et Vancouver.Dans toutes ces villes, la population autochtone a connu une croissance «spectaculaire», observe Statistique Canada.Elle a plus que doublé en 20 ans, voire quadruplé dans le cas de Saskatoon.En 2001, près de trois autochtones sur dix vivaient dans les grandes villes du Canada A Montréal, la croissance en 20 ans se chiffre à 42 %, comparativement à 238 % pour Ottawa-Gatineau et 56 % pour Toronto.Winnipeg est la ville qui compte la plus importante population autochtone en nombre (56 000 personnes), comparativement à un peu plus de 11 000 personnes pour Montréal.D s’agit d’une population très jeune, le tiers étant âgé de moins de 14 ans.D’ici une décennie, ces jeunes entreront sur le marché du travail et pourront soutenir la concurrence dans une économie métropolitaine diversifiée en raison de la hausse généralisée de la scolarisation.Le vieillissement s’observe néanmoins chez les autochtones puisque l’espérance de vie augmente et que le taux de natalité est à la baisse.L’accroissement de la population est en grande partie attribuable aux migrations internes ainsi qu’à une augmentation du nombre d’autochtones s’affichant comme tels dans les recensements.Le Devoir Sécurité publique La prison est toujours « populaire » au Canada BRIAN MYLES Le Canada est l’un des pays occidentaux qui emprisonne le plus ses citoyens, arrivant au 5r rang après les Etats-Ums.Selon des données récentes du ministère fédéral de la Sécurité publique, le Canada comptait 116 détenus par tranche de 100 000 habitants en 2002.C’est sept fois moins que les Etats-Unis, champions de la prison avec un taux de 702 prisonniers adultes pour 100 000 habitants.la Nouvelle-Zélande arrive au deuxième rang (155 prisonniers pour 100 000 habitants), suivie de (’Angleterre et pays de Galles et l’Ecosse.En bas de liste figurent les pays Scandinaves, la Norvège se démarquant comme le pays où il y a le moins de prisonniers (59 pour 100 000 habitants).Le Danemark suit avec 64, puis la Suisse (68).la Finlande (70) et la Suède (73).Le taux d'incarcération du Canada s'est mis à diminuer au milieu des aimées 90, mais il demeure au beau fixe depuis l’an 2000.En parallèle, le taux d’adultes mis en accusation a connu une tendance à la baisse depuis 1980.Des phénomènes inédits émergent de ce portrait statistique portant sur près d’un quart de siècle.Alors que le taux dTiommes accusés de crimes de violence diminue bon an mal an après avoir atteint un sommet en 1993, celui des femmes est en hausse constante.D reste que les hommes sont plus nombreux que les femmes à sombrer dans la criminalité.C'est aus-si une affaire de jeunes.Plus de la moitié des victimes de crimes de violence déclarés en 2003 avaient moins de 30 ans.Contrairement aux croyances populaires, les personnes âgées ne sont pas les principales cibles des crimes de violence.Les 65 ans et plus représentent 1.8 % des victimes de crimes de violence, tandis que les sans-voix, les enfants de moins de 14 ans, forment 16 % du lot.Un autre mythe vole en éclats, celui que la nouvelle loi sur les jeunes contrevenants entraînerait à coup sûr une répression accrue à l'égard des mineurs.En 2003, avec l’entrée en vigueur de la loi, tous les crimes commis par les adolescents ont connu une baisse qui pourrait être attribuable en partie à cette réforme, estime la Sécurité publique fédérale.Le vol est la cause la phis souvent enten- due par des tribunaux de la jeunesse.Chez plus de la moitié des adolescents inculpés d’un crime de violence, l’infraction qui leur était reprochée était des voies de faits simples.Des peines courtes La plupart des peines de détention imposées par les tribunaux sont par ailleurs très courtes.Plus de la moitié (55,6 %) durent moins d'un mois.A peine 3,7 % des déclarations de culpabilité mènent à des peines de deux ans ou plus, c’est-à-dire dans un pénitencier.Ainsi, sur 2,8 millions d’infractions signalées à la police en 2003, 310 000 condamnations ont été prononcées, mais seulement 83 885 personnes ont abouti en prison (juridiction provinciale), et 4281 dans un pénitencier fédéral.Les délinquants purgent en moyenne 40 % de leur peine avant leur libération conditionnelle totale.Les autochtones sont plus nombreux que jamais à se retrouver dans un pénitencier, où sont concentrés la plus grande part des criminels violents.Au cours des sept dernières années, la population autochtone sous responsabilité du système fédéral s’est accrue de 21.7 %.Au total, 2301 membres des Premières Nations sont sous les verrous pour des peines de deux ans et plus.L’incarcération a un coût.Les dépenses du gouvernement fédéral dans les services correctionnels s'élevaient à 1,57 milliard de dollars en 2002-03, ce qui représente moins de 1 % du budget de l'Etat.Les débours des provinces et territoires s'élevaient quant à eux à 1,28 milliard.En dollars constants, le financement du système carcéral fédéral a connu une augmentation de 11 % de 1998-99 à 2002-03.Le coût moyen pour une journée de détention, une mesure de référence, est passé de 185 $ en 1999-00 à 222 $ en 2002-03.Un délinquant Laissé dans la collectivité coûte bien moins cher, soit 56 $ par jour.C’est pourtant dans les pénitenciers que sqnt concentrés 80 % des effectifs.A peine 700 agents de libération conditionnelle, soit 4,4 % du personnel, s’occupent de la surveillance en milieu ouvert Et les condamnations avec sursis ne cessent d’augmenter.Le Devoir ?LES ACTUALITES* Première scientifique La sonde de Deep Impact devait percuter une comète ce matin NASA / REUTERS Sur cette illustration de la main d’un artiste, on peut distinguer l’engin spatial Deep Impact au moment où le projectile qu’il a lancé percute la comète Tempel 1.ALICIA CHANG Pasadena — Six mois après avoir été lancé par la NASA, l’engin spatial Deep Impact a largué avec succès hier matin un «impacteur», projectile de cuivre de 370 kg qui devait percuter ce matin la comète Tempel, afin d’étudier son cœur de glace.Le but de ce feu d’artifice cosmique, qui doit se produire le jour de la fête nationale américaine, est de voir — pour la première fois — le cœur glacé d’une comète.Les scientifiques espèrent ainsi recueillir des données permettant de mieux comprendre la formation du système solaire.La comète Tempel 1, qui se trouve actuellement à environ 130 millions de kilomètres de la Terre, évolue sur une orbite elliptique entre Mars et Jupiter.Le choc avec la sonde de cuivre ne devrait pas altérer de façon significative son trajet autour du soleil, a assuré la NASA.D'après l’agence spatiale américaine, cette mission, d’un coût de 333 millions de dollars, ne présente aucun danger pour la Terre.Depuis le «Jet Propulsion Laboratory» de la NASA à Pasadena, en Californie, les responsables de la mission ont applaudi juste après la séparation.«Le larguage s’est passé très bien», a déclaré le responsable de la mission, Rick Grammier.«Lm moitié des obstacles ont été franchis.» Collision La collision à grande vitesse (37 000 km/h) entre la comète et la sonde devait être visible au télescope depuis certaines régions du continent américain.Elle devrait creuser dans Tempel 1 un cratère de la taille d’une maison ou d’un stade.Elle devrait également proje- ter de la glace, des poussières et des gaz, révélant la matière vierge jusqu’alors sous la surface du noyau de Tempel 1.A condition bien sûr que la sonde maintienne sa trajectoire.Après son larguage, «impactor» devait en effet parcourir encore 800 000 km pour atteindre la comète.L’impact produira un effet similaire à l’explosion de près de cinq tonnes d’explosif TNT.Pendant ce temps, l’engin spatial Deep Impact (titre d’un film de science-fiction sorti en 1998) doit se repositionner et prendre place à environ 8000 km de là — aux premières loges — pour photo- graphier la rencontre explosive et envoyer à la Terre les images haute résolution et infrarouge.L’impact, prévu aujourd’hui à lh52 du matin, sera également suivi par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer.L’Agence spatiale européenne (ESA) fera appel à son chasseur de comète Rosetta et à son observatoire XMM-New-ton.Au total, des scientifiques d’une vingtaine de pays observeront la collision.Les comètes se sont formées il y a environ 4,5 milliards d’années, à peu près en même temps que le système solaire lui-même.Lorsqu’un nuage de gaz et de poussière s’est condensé pour créer le Soleil et les planètes, les comètes se sont formées à partir des ingrédients qu’il restait.Leur étude devrait donc fournir de précieuses informations.Jusqu’à présent, seules les particules contenues dans la queue des comètes ont pu être prélevées et examinées.La mission Deep Impact doit permettre pour la première fois de regarder ce que renferme la croûte du noyau.Lancé de Cap Canaveral, en Floride, Deep Impact a entamé le 12 janvier un voyage de six mois et 431 millions de kilomètres.Associated Press live 8 Geldof et Bono sont vertement critiqués par les anti-G8 réunis à Edimbourg CHRISTOPHE SCHMIDT r Edimbourg — Bob Geldof et Bono, artisans du succès planétaire du Live 8, ont été vertement critiqués hier lors d’un forum anti-G8 réuni à Edimbourg quelques jours av^nt le sommet de Gle-neagles (Ecosse).Au lendemain des dix concerts contre la pauvreté, le député George Galloway, figure de proue des antiGS au Royaume-Uni, a critiqué une proximité trop grande, selon lui, entre les deux rockers iriandais et le premier ministre britannique Tony Blair et son ministre des Finances Gordon Brown.Quelque 5000 délégués, selon les organisateurs, représentaient hier l'altermondialisme écologiste, pacifiste, anticapitaliste, tiers-mondiste et libertaire au «sommet alternatif» d’Edimbourg.Les dirigeant?du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) sont attendus de mercredi à vendredi à Gleneagles,,à 70 km au nord de la capitale de l’Ecosse.Le forum était organisé au lende-main d’une manifestation contre la pauvreté, ayant réuni 225 000 personnes à Edimbourg samedi à l’appel du comité Make Poverty History (Abolissons la pauvreté).Huit séances plénières et une soixantaine d’atefiers étaient programmés dans trois sites.«Sir Bob, qui devrait bientôt devenir Lord Bob, et Sir Bono pensent que Tony Blair et Gordon Brown sont les Lennon et McCartney» de la lutte contre la pauvreté, alors que ces deux dirigeants «dansent sur les tombes des pauvres», a affirmé George Galloway dans un discours acclamé par 300 à 400 personnes, «Je suis pour les concerts», a-t-il ensuite dit à la presse, ajoutant aussitôt que Bob Geldof, Bono et «certaines des ONG telle qu'Osfam ris- % ::ë, STEPHEN HIRD REUTERS À l'occasion du concert Live 8 présenté samedi dans Hyde Park, à Londres, la rockstar Bob Geldof a reçu plusieurs témoignages de gratitude pour son action en faveur de l’Afrique, dont celui de Birhan Voldu, une Ethiopienne sauvée de la famine dans les années 80.quent de devenir des filiales détenues à 100 % par Tony Blair et Gordon Brown» et d'être «cyniquement utilisés par les hommes politiques».M.Galloway a encore reproché à Bob Geldof d'avoir demandé aux spectateurs du live 8 de ne pas critiquer les dirigeants du G8.«Ne pas choisir son camp dans une bataille politique comme celle-là, a-t-il jugé, revient à choisir le camp des puissants.» George Galloway, un ancien député du Labour de Tony Blair, est le seul élu à Westminster du parti de gauche Respect «Un peu comme Cherie» Avant lui, Lindsay German, une dirigeante de la coalition pacifiste Stop the War, avait dénoncé la proximité entre Bob Geldof et Tony Blair.Cette semaine, les deux hommes, apparemment très complices, étaient même apparus ensemble dans une émission sur le G8 de la chaîne musicale MTV.L’inspirateur du Live 8 est devenu, selon elle, «un peu comme Cherie», l’épouse du dirigeant britannique.Les délégués d’Édimbourg ont aussi multiplié les appels à «chasser Blair» et à «refonder la gauche» sur des bases radicales.Le sujet est épineux au Royaume-Uni, où l’extrême gauche est très faible sur le plan électoral et ne gêne donc pas la sociaklémocratie du Labour.Fausto Bertinotli, le dirigeant du parti communiste «orthodoxe» italien Refondation communiste, a invoqué les mânes de Rosa Luxemburg, une figure ancienne du marxisme, rappelant le choix unique qu’elle offrait entre «le socialisme ou la barbarie».Hier soir, la coalition pacifiste Stop the War prévoyait une marche dans Edimbourg au cours de laquelle seraient cités les noms de personnes tuées dans la guerre en Irak.Aujourd’hui, les militants se sont donné rendez-vous à l'aube à Fasla-ne, sur la côte ouest de l’Ecosse, où ils espèrent bloquer les accès de la base des sous-marins nucléaires britanniques.De nouvelles marches sont .aussi programmées aujourd’hui à Édim-bouig, ainsi que demain.La contestation doit culminer mercredi, jour d’arrivée des chefs d’Etat et de gouvernement, avec une manifestation programmée à quelques centaines de mètres de l’hôtel accueillant le sommet Au même moment devrait avoir Ijeu une nouvelle manifestation à Edimbourg, à l’appel de Bob Geldof, avant un ultime concert du Live 8 au stade de Murrayfield.Agence France-Presse Steve Fossett atterrit en Irlande après avoir recréé le premier vol transatlantique Clifden — Le milliardaire américain Steve Fossett et son copilote ont posé hier une réplique d’un vieux biplan sur un parcours de golf avoir relié le Canada à l’Irlande dans les conditions du premier vol transatlantique sans escale il y a 86 ans.Quelque 2000 personnes attendaient l’aventurier et son copilote Mark Rebholz.amateur de vieux avions, qui ont piloté une réplique du Vickers Vimy, pour rendre hommage aux pilotes britanniques John Alcock et Arthur Whitten-Brown, qui avaient réalisé l’exploit le 14 juin 1919.Les deux équipages ont relié Terre-Neuve à Clifden dans l’ouest de l’Irlande, en utilisant boussole et sextant pour la navigation.Mais les deux Américains ont mis environ 45 minutes de plus que les pionniers britanniques qui avaient réalisé leur traversée en 16 heures et 20 mi- nutes.Mais ils se sont posés en douceur sur le gazon d’un golf local.alors que leurs prédécesseurs s’étaient écrasés lourdement dans une tourbière.Avec ses ailes doubles de 21 mètres d'envergure, son fuselage d’insecte et son moteur bourdonnant.le biplan Vickers Vimy ressemble plus à une libellule géante qu’à un avion.Mais à la différence de l’originaL l’avion de Steve Fossett et son copilote possédait des roues plus grandes, un moteur et des freins modernisés.«C’était un test d endurance», a expliqué Steve Fossett 60 ans.«Cet avion est très primitif.ü faut garder les mains sur les manettes tout le temps; si on lâche, l’avion va partir dans la nature.» Les deux hommes étaient vêtus d une combinaison spéciale de survie, au cas où ils devraient s’abîmer dans l’Atlantique.Associated Press LE DEVOIR.LE LUNDI 4 JUILLET 2005 ECONOMIE •4 —eTÎc Desrosiers PERSPECTIVES Aider l’Afrique Le club sélect des pays les plus développés a decide de faire un geste en faveur du groupe beaucoup plus nombreux des pays les plus pauvres de la planete.Aussi bonne que soit la nouvelle de l’effacement de la dette d’une vingtaine de pays, elle ne s’avère qu'un petit pas dans une longue et difficile marche qui demandera de grands efforts de part et d’autre.Les artistes du «Live 8» de ce week-end cédait la scène aux politiciens du G8 en réunion, de mercredi à vendredi, à Gleneagles, en Ecosse.Les dirigeants des sept pays les phis développés, a leur confrère russe, voudront montrer qu’eux aussi ont du cœur et savent reconnaître l’urgence de venir en aide à ce continent africain qui ne cesse de dériver de phis en plus loin du reste du monde.Comme chaque fois, ils ne seront pas à court de grandes déclarations généreuses.Qs ne manqueront pas non plus de faire grand cas de leur accord, intervenu le 11 juin, sur l'annulation de la dette de 18 pays parmi les plus pauvres, dont 14 d'Afrique, et de la possibilité d’étendre la mesure à 20 autres pays à condition que ceux-ci améliorent leur façon de se gouverner.Le geste peut sembler modeste quand on sait que les 40 milliards $US effacés des ardoises de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international ne coûtaient, en intérêt, qu’un total de 1,5 milliard par année aux 18 pays concernés réunis, soit presque quatre fois moins que le service annuel de la dette du Québec.La somme ne représentait pas moins la majorité de la dette contractée par ces pays et, chaque année, un fardeau financier souvent plus lourd que l’éducation ou la santé.Aussi a-t-elle été saluée, par plusieurs, comme une avancée «historique».«Demain, 280 millions d’Africains se réveilleront sans me devoir, sans vous devoir un cent du fardeau de la dette qui handicape leurs pays depuis si longtemps», a déclaré l’un des organisateurs du «Live, 8», Bob Geldof.On se réjouit d’autant plus que les Etats-Unis ont finalement accepté que la facture du cadeau ne soit pas transférée aux institutions multilatérales en cause.Cela reste, toutefois, une petite victoire.L’Afrique subsaharienne, et ses 700 millions d’habitants, présente un concentré de toutes les misères du monde et n’a cessé, contrairement au reste de la planète, de s’y enfoncer plus profondément au cours des dernières aimées.«Jamais, peut-être, quelques semaines n’ont autant compté pour les pauvres du monde que les quelques semaines à venir», a déclaré la semaine dernière le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, à propos de la réunion du G8, à Gleneagles, et de la conférence des Nations unies à New York, en septembre, qui tentera de sauver du naufrage des objectifs de développement du millénaire.Les défis à relever, en la matière, sont à la mesure des calamités qui affligent le continent africain.Il semble désormais entendu que le sous-développement chronique de ces économies, l’absence ou le délabrement des infrastructures publiques, ainsi que les ravages causés par le sida ou la malaria ne connaîtront pas de solution sans une augmentation importante de l’aide étrangère.Hôte, cette semaine, du Sommet du G8, le premier ministre britannique, Tony Blair, voudrait que les pays riches s’engagent à doubler leurs budgets d’aide au développement et les portent à un total de 100 milliards par année.Le président français, Jacques Chirac, propose que ce montant soit financé en partie par un «premier prélèvement international de solidarité», qui prendrait la forme d’une modeste taxe sur les billets d’avion.L’idée est bien reçue au sein de l’Union européenne, ainsi qu’au Brésil et au Chili.Elle ne l’a pas été aux Etats-Unis et au Japon.Pour le moment seulement une dizaine de pays européens semblent en voie dhonorer leur engagement de consacrer l’équivalent de 0,7 % de leurs PIB à l’aide internationale.On en est bien loin aux Etats-Unis (0,14 %), au Japon (0,20 %) et au Canada (0,26 %).Laide à l’Afrique a toutefois substantiellement augmenté dans ces trois cas.Faire mieux Encore faut-il s’assurer que l’argent soit bien dépensé.Le passé a montré comment des gouvernements incompétents ou corrompus pouvaient gaspiller l’aide destinée à leurs populations.Aussi s'ac-compagne-t-elle généralement, aujourd’hui, d’une obligation de transparence financière, de rigueur budgétaire et d’ordre démocratique.Le problème est que la misère que l’on cherche ultimement à combattre se trouve rarement dans des pays gouvernés comme on le voudrait L’autre problème est que l’expérience a aussi montré que les pays riches manquent eux-mêmes, à l’occasion, de transparence et de rigueur lorsque vient le temps de donna.Sans parler des réformes politiques et économiques dites structurelles qu’ils ont imposées, là encore au nom de la saine gestion, et qui ont parfois tourné au fiasco.Laide internationale au développement ne vise, de toute manière, au mieux, qu’à permettre aux pays les plus en difficulté de se remettre en selle.Comme n’importe où ailleurs, le véritable développement économique ne pourra venir que de la création de marchés intérieurs vigoureux, de l’arrivée d'investissements privés étrangers et de la participation au commerce international.De ce point de vue, il relève sans doute de la responsabilité des pays africains eux-mêmes de trouver la meilleure façon de tirer profit des règles économiques en vigueur dans notre monde.Les pays riches peuvent toutefois les aider, en commençant par cesser de faussa à leur avantage le commerce intemationaL particulièrement dans les secteurs où les pays pauvres auraient des chances de se tailla une place.On pense, évidemment, aux subventions européennes et américaines en agriculture, mais aussi à toutes ces normes sanitaires et techniques qui pourraient sans aucun doute, être appliquées de manière à ne pas empêcher, comme maintenant le Sud d’exporter des produits transformés à plus grande valeur ajoutée, ne serait-ce que du café moulu.Les pays développés pourraient aussi se rappeler comment ils ont bâti leurs propres économies et cesser de réclama le laisser-faire économique en toute chose pour permettre, plutôt, aux gouvernements des pays pauvres d’intervenir directement dans leurs économies, et même de lever unilatéralement des barrières commerciales temporaires.Tout cela demande beaucoup d'efforts et de sacrifices de part et d’autre.Mais ceux-ci en valent la peine lorsque le sort de 700 millions d’humains est en jeu ¦B VOCtYAN S.ftT.lifcj '-¦nsç; ¦ W \ ,i& » .—2e !’
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