Le devoir, 11 juillet 2005, Cahier B
FESTIVAL DE JAZZ Mon blues, ton gospel, son techno.notre jazz! Page B 8 LE D E V O L T X l> I JUILLET 2 0 0 5 Rabohank ' 74*1 TOUR DE FRANCE Rasmussen remporte la première étape en montagne Page B 4 LE MONDE François Brousseau Implacables et opportunistes Après l’horreur de Londres, tout le monde veut confirmer ses théories sur les questions du jour.Peut-on stopper le terrorisme?La méthode du «gros bâton» fonctionne-t-elle?Faut-il au contraire s’attaquer aux raisons qui amènent le terrorisme?Y a-t-il un rapport entre l'Irak et ces attentats?La thèse des dirigeants américains et britanniques est connue: les islamistes radicaux ont déclaré la guerre à l’Occident, et c’est bien la guerre qu’il faut leur faire.«Nous sommes implacables [relentless], nous ne dévierons pas», a dit George Bush au sommet du G8.Dans le quotidien El Pats de samedi, l’écrivain mexicain Carlos Fuentes écrivait — c’est l’autre théorie — que Londres nous rappelle la nécessité de s’attaquer aux racines du terrorisme.Il faut, selon Fuentes, aider à l’édification de sociétés démocratiques dans le monde arabo-musulman: «Sans démocratie vraie, cette région continuera d’être un nid de terroristes.Mais c’est aux citoyens de ces nations, et non à Condoleezza Rice, qu’il revient d’expulser du pouvoir les satrapes actuels.Et avec eux, de se débarrasser des terroristes qui profitent de ce mélange explosif de despotisme, de féodalisme et de complicités inavouables.» Un député à la Chambre des communes britannique, George Galloway, élu en mai sous la bannière antiguerre, a causé le scandale à Londres en déclarant: «Si vous bombardez un autre peuple, ils reviendront vous bombarder à leur tour.» A l’autre extrême, toujours sur le registre des manipulations opportunistes du drame, il y a Fox News, la chaîne pro-Bush, qui a tenté de faire dire à l’ex-gé-néral Wesley Clark, candidat à l’investiture démocrate en 2004, que les attentats de Londres «montrent que la guerre en Irak était justifiée».Renseignement pris, Clark a dit exactement le contraire: «On peut se demander si le président n ’a pas créé en Irak un point de ralliement pour les terroristes, comme les Soviétiques l’avaient fait en Afghanistan.» Une déclaration, en passant, mieux enveloppée mais pas si différente, sur le fond, de celle du député Galloway! «Le monde est désormais plus sûr», aimait répéter George Bush dans les mois qui ont suivi l’invasion de l’Irak.Mais après novembre 2004, le slogan a disparu.Pourquoi?Parce qu’en fait le monde est devenu plus dangereux depuis 2003: ce sont les statistiques américaines qui le disent! Selon des chiffres de la CIA qu’il vaut la peine de relire aujourd’hui, il y a eu dans le monde, en 2003,208 attaques terroristes ayant causé 625 morts.Et en 2004,651 attaques pour 1907 morts violentes.Devant ces statistiques, en guise de commentaire, M.Bush avait déclaré le 27 avril: «Nous sommes implacables, nous ne dévierons pas.» ?La semaine dernière, une journaliste du New York Times, Judith Miller, a été jetée en prison pour avoir refusé d’identifier ses sources dans une affaire potentiellement gênante pour l’administration Bush.L’affaire en bref: par vendetta personnelle, un conseiller du président aurait laissé «couler» le nom d’un agent ultrasecret de la CIA, un crime selon la loi fédérale.Et le juge voulait savoir qui a dit ça à la journaliste.Pour la profession journalistique, la protection du secret des sources est un grand principe.Défendu, par exemple, par l’organisation Reporters sans frontières, qui a dénoncé jeudi «un dangereux précédent, un très mauvais signal envoyé par les Etats-Unis».En apprenant la nouvelle, j’ai immédiatement relu un long article du New York Magazine, paru en juin 2004, qui dressait un portrait extrêmement cru de cette journaliste aux dents longues, grande consommatrice de sources anonymes.Avec force citations de concurrents et de collègues, Miller y était décrite comme l’incarnation de la culture du «scoop à tout prix», dans ce qu’eDe a de plus féroce et de phis dangereux.En 2002 et 2003, eDe avait régulièrement occupé la Une du New York Times avec une série de reportages-chocs, très affirmatifs, sur la présence d’armes de destruction massive en Irak.Ces reportages se basaient essentiellement sur une source anonyme, qui s’est avérée être l’Irakien en exil Ahmed Chalabi, un activiste très proche des ultraconservateurs américains.Pendant des années, ce Chalabi a distillé de fausses informations, plus alarmistes les unes que les autres, sur les armements de Saddam Hussein.Avec l’idée unique de provoquer une action militaire contre Bagdad.En utilisant des caisses de résonance comme Judith Miller et la Une du New York Times, cet «informateur» de l’ombre est arrivé à ses fins.Mais aujourd'hui.Ahmed Chalabi est en disgrâce à Washington.Même d'anciens alliés le décrivent comme un manipulateur sans scrupules, voire un bandit pur et simple.Son alliance stratégique avec Judith Miller aura pourtant été l’un des éléments accélérateurs de l'invasion américaine en Irak.A lheure où la journaliste va en prison pour le principe de la protection des sources anonymes, il est intéressant de rappeler que Judith Miller est aussi un bel exemple du vrai danger qu'il peut y avoir à trop se fier à de telles sources.François Brousseau est chroniqueur et affectateur responsable de l’information internationale à la radio de Radio-Canada.D*M1R SAGOIJ REUTERS Au milieu de dizaines de rangées de cercueils, deux Bosniaques musulmanes n’avaient pas oublié, hier, le massacre de Srebrenica.Théâtre de la pire atrocité en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale Tous à Srebrenica Vivants et morts convergent vers la ville martyre MAJA ZUVELA Srebrenica — Des rescapés du massacre de Srebrenica sont revenus hier sur le lieu de la pire atrocité commise en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale pour réinhumer une partie des 8000 musulmans tués par des soldats bosno-serbes puis jetés dans des fosses communes, en juillet 1995.Vivants et morts convergent vers cette ville de l'est de la Bosnie où se tiendra aujourd'hui une cérémonie marquant le dixième anniversaire de ce massacre, en présence d’environ 50 000 personnes, dont le président serbe Boris Tadic et Richard Holbrooke.L’ancien émissaire américain dans les Balkans a été l’un des artisans des accords de paix de Dayton, qui avaient mis fin en 1995 à la guerre en Bosnie.Quant à Tadic, des musulmans ont fait savoir qu’il ne serait pas le bienvenu et sa démarche a été critiquée par des extrémistes serbes estimant que sa présence à Srebrenica ne se justifiait pas.Plus de 1500 policiers bosno-serbes appuyés par des soldats déployés par l’Union européenne doivent assurer la sécurité lors de la cérémonie, après la découverte la semaine dernière près du site, de deux gros engins explosifs «prêts à l’emploi».Samedi, des cercueils recouverts d’un drapeau vert — couleur de l'islam — et contenant les corps de 610 musulmans massacrés à Srebrenica ont été portés dans les rues de Sarajevo, sous les yeux d’une foule bosniaque recueillie.Ces victimes doivent être réinhumées aujourd'hui dans des tombes individuelles.Des femmes déversent déjà leurs pleurs sur les tombes du cimetière de Srebrenica, surmontées chacune par une plaque de bois vert frappée d’un numéro.Deux mille victimes dont les corps ont été retrouvés dans des fosses communes ont déjà eu droit à un enterrement en bonne et due forme, mais 7000 sacs contenant des corps doivent encore être analysés et il reste à fouiller une vingtaine de fosses communes.Une fosse récemment découverte doit être présentée au publk aujourd'hui.DAMIR SAGOIJ REUTERS Larmes devant une fosse commune, près du village de Budak, sur la route de Srebrenica.* t - 7 / Autre moment fort de ces commémorations, depuis vendredi, un demi-millier de rescapés du massacre parcourent les collines de l’est de la Bosnie, reproduisant, par une marche commémorative de 73 km, la fuite éperdue qui leur avait permis de survivre aux forces séparatistes serbes.«Ce n’est qu’un chemin de terre.Mais pour moi, c’est la plus belle autoroute du monde, la route de la vie, que j’ai parcourue avec mes amis aujourd’hui disparus», explique Muhamed Omerovic, qui avait 21 ans au moment des faits, et n’était jamais revenu depuis sur les lieux.Le massacre, intervenu dans les deux derniers mois d’une guerre qui en a duré 43, visait à s’assurer, pour les Serbes de Bosnie, qu’il ne resterait plus de musulmans dans cette région pour défendre leurs territoires ou revendiquer ceux passés sous contrôle serbe.En tout, on estime que 200 000 personnes ont péri dans la guerre en Bosnie.Aujourd'hui Srebrenica est une ville à moitié vide de la Republika Srpska, entité serbe de la Bosnie dont les dirigeants ont reconnu l’an dernier — sous la pression internationale — que le massacre avait eu lieu, et en ont assumé la responsabilité.Dix ans après les faits, Radovan Karadzic, ancien président des Serbes de Bosnie, et le chef militaire bos-no-serbe Ratko Mladic, tous deux accusés de génocide par le Tribunal pénal international de La Haye, n’ont toujours pas été retrouvés.Pour cette raison, le procureur en chef du TPIY, Carla del Ponte, ne se rendra pas à Srebrenica.A Belgrade, plusieurs milliers d'ultranationalistes serbes se sont de leur côté, réunis samedi pour honorer la mémoire des victimes serbes des guçrres en ex-Yougoslavie.A TappeJ du Parti radical (SRS) et de hauts dignitaires de l’Eglise orthodoxe, ces nostalgiques du régime de Slobodan Milosevic se sont rassemblés dans un centre de congrès des bords de la Save pour Stuff > Totally lisant JtnntfT Wilbankt Runtw«y Bride Found On My Toast! m «tem nurnDOr; 5577795202 EnnitkiMnd Bidding has ended for this item » you are « winnar, Slpn In lot youf atatus UtltfljlymiitelhJS or buy a similar «am below rf Winning bid US 115,400.00 /7/iÇV^I ^ Ended.May 08 05 07 42 02 POT S!»r1 time May-01-05 07 «2 02 POT Hi*K>iy 109 tuds (US |1 00 starting did) 1 1 2 1 MmWMWM (1! ‘Un location Newton, New Jersey United States ^ Snips to United Stales Ht) LtiaîtPjsuirj Stvpoing costs US S3 85 US Postai Service Priority Mart*’ (within united States) Description Seller information oltfsJhjffriQW ( 1918 £ ) nrt” FecdbttK Store 1919 Posit M* Feedback: M 8% Member since Jan-24-99 in united Stales BmitsjîôJîiLÊSffifnems ^ater8yBDig.$ft!isrg fstsssMcrauasMe View seMer’s other, items S3k8.b»r»a-T.i£a Jennifer Wilbanks found on my morning breakfast toast.I still think her fiance did it Ml This is the one ond only Toast Depicting The Scam Artict of the year Jennifer Wilbanks, took at the eyes its her Dont be fooled by others.Sold to high bidder shipping priorityl3.85 Ebay tossed me off but im backi'i Just like Jen AGENCE FRANCE PRESSE On vend de tout sur eBay, même une tranche de pain grillée montrant vaguement le visage de Jennifer Wilbanks, la fiancée américaine qui a fait les manchettes en prennant la fuite.de fonctionnaire en courant les brocantes pour vendre des antiquités.Tina, mère au foyer, gagne autant que son mari sans quitter sa maison en commercialisant les vêtements usagés des enfants des environs.lan, qui a abandonné sa boutique de disquaire, vend cinq fois plus de CD en ligne.Bill, gérant d’une casse automobile, commercialise ses pièces détachées de voitures anciennes sur eBay pour un prix triple de celui qu'il en tirait auparavant.Des milliers de concessionnaires automobiles, libraires, bijoutiers, vendeurs de jouets et de téléphones se sont ainsi recyclés sur eBay.Certains emploient 50 personnes et réalisent jusqu’à 5 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel via le site.«Par son mode de fonctionnement, eBay est un facilitateur de création d’entrepri ses, explique Carrie Johnson, analyste du cabinet d’études Forrester.Pour démarrer, pas besoin de se constituer en société, de payer un local, de faire de la publicité.Sur le site, le propriétaire du petit bazar d'électronique du coin de la rue a autant de chances de vendre ses marchandises qu'IBM et Motorola.» Aujourd'hui, près de 95 % des ventes réalisées sur le site proviennent de professionnels.Depuis dix ans, le premier rôle d'eBay est de faciliter les affaires entre vendeurs et acheteurs.Pour renforcer la confiance, le site a ainsi créé un système d’évalua-tion: chacun doit noter, une fois la transaction effectuée, la fiabilité de son partenaire d’affàires.Une aubaine pour les éditeurs Pour sécuriser les transferts d'argent, la société a aussi intégré, en octobre 2002, PayPal, un système de paiement par courriel évitant à l’acheteur de donner en ligne ses coordonnées bancaires et permettant au vendeur d’accepter tous moyens de paiement (carte, chèque, virement).Les trojs quarts des transactions aux Etats-Unis passent désormais par ce système.Enfin, pour faciliter les livraisons, eBay a conclu il y a un an un accord aux Etats-Unis avec le service public US postal: les «eBayistes» peuvent désormais imprimer à domicile des étiquettes d’affranchissement afin que le facteur puisse prendre le paquet lors de sa tournée de courrier.L’expansion du site a également généré la création d’une kyrielle de fournisseurs de services.Ainsi, plus de 16 000 «assistants-vendeurs», agréés par eBay, proposent aux citoyens pressés de vendre pour eux, en ligne, des produits moyennant une commission de 10 % à 40 % sur le prix obtenu.Depuis un an, certains sont devepus des PME florissantes aux Etats-Unis, en lançant des chaînes de magasins franchisés où les gens viennent déposer leurs objets à vendre: il existerait déjà près de 7000 dépôts dans tout le pays.Enfin, le développement d’eBay a été une aubaine pour les éditeurs de logiciels: depuis que le site a donné accès, il y a trois ans, à son code pour permettre le développement d’applications intégrées, plus de 15 000 sociétés et développeurs indépendants pro-posent, tels des sous-traitants, de multiples logiciels pour faciliter la vie des utilisateurs: amélioration de la mise en page des annonces, recherche de ce qui se vend le mieux, édition de statistiques de ventes, facturation.Les plus grosses sociétés de ce type, comme Andale et Marketworks, comptent jusqu’à 150 employés et dépassent les 150 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel.L’Europe dans la mire Au final, en Amérique, le succès d'eBay en a fait un incubateur géant d'entreprises.La firme de San José veut maintenant recréer ce phénomène en Europe, où le site est présent dans une dizaine de pays, dont la Pologne, depuis avril.Elle y a déployé PayPal depuis un an et cherche à négocier des accords avec les Postes locales.Dans des pat's à fort taux de chômage, son message passe: en Allemagne, le site a conclu un accord avec l’Agence pour l’emploi, demandeuse de formations, et en France, Mme Whitman a discuté en septembre avec le ministre délégué aux PME, Christian Jacob, des mérites du cyberentreprenariaL Le Monde ?A LA TELEVISION* [QXSHMi i L union Des vertes de Mario En attendant Ben Bons Baisers de Le Tôléjournal/Le Des kiwis et des hommes / fait la force et des.Jean Laden Fiance / Martin Petit Point Stéphanie Lapointe J ¦PPPBH l e TVA Sucré Juste pour .nos Les Gags | .en qua- Cauchemar d amour Le TVA [juste pour Sucré salé Cinéma / FUGUE (5) salé rire en.idoles'?| rantaine [rire (22:32) (23:02) (23:34) .1 LiWPTtfflH l\l.u .\i Ramdam Ramdam Méchant Téléscience / Cinéma / AU COEUR DE LA VILLE (4) ! L oeil ouvert / Contraste! Univers parallèles avec Kevin Kline.Danny Glover Disc-jockey (23:24) Flash Festival d’humour de Cinéma / RAMBO (5) Le Grand Journal 1 1 00/o Flash Auto ma- 1 Québec / M Barrette avec Sylvester Stallone.Brian Dennehy nia ! ¦KiEOHKt v1 oo' Capital Le Monde [lia Part.aux miracles?Le Tôléjournal/Le Point La Part.| [Le Monde Le Téléjournal/Le Point J Jrnl RDI | ISSII-.i .AvH Cible (17:55) Jrnl FR2 Thalassa / Escale dans le delta du NM |.(20 40) Elephas Maximus (2t os> D’ici et.i [Le Journal Bibliotheca (Les Dossiers d Actuel | Excès do stvii s Biographies M Jagger Étreintes mortelles Défier la mort Justice américaine Célèbres et.coupables?Cinéma h/iii .poau Décore.Métamoi Interventions miracles Jeux de société Décore.d un été de souffle ] .cigogne Greg fÉKSËHÉi iopt* Top5.fait courir M Net Décompte (Top5.com VJ Natù iTopRock Fou raide! Jackass .char | Les Pourris Cholx.com le monde d.Musicographie / E.Piaf Hollywood Fantaisies Benezra le monde Musicographie / É.Piaf | Smack .le trouble Radio Free Degrassi.Edgemont Smallville Degrassi.Parents.MmSImM Atomic.Les Tofou Spurlre .6teen [Simpson (Futurama ( Simpson (Les Griffin ] [ South Park Polyvalente ] Simpson Futurama Simpson MIESlfsports 30 | Sports 30 L’Aventure [Baseball / Compétition de circuits Sports 30 Cross.Sports 30 Baseball 1 Ti onvailles et Tiésois I L Or (5/6) JAG I Cinéma / LE GAUCHER (3) avec Paul Newman Armes ¦HT T Viv^MM de vues 1 Moi et.famille ’ (Grands Spectacles (Franco.Grands Spectacles Le Garage I Visite libre ] Viens voir ./ Y.Jacques .famille! 0,-4 J111 JcCT Amy Newport Beach Amy Les Experts Secrets d’( rtat L’Oeil du crime Doc | des nerdz i .Far scape Star Trek: Enterprise [ Robot Wars La Porte des étoiles Dead Zone Pwrntw de citoyen 1 équitable Israël Palestine Entre I arbre et l école [ Stratégies touristiques [ Les Finances du Québec Récits.¦ r.T^yjtv coil | Pilot Guides .camps .voyage ( La Route de Teau (Bain de soleil l Americas | Repères Casse-cou HHLCGSHl Amandine [ l os Intr us Panorama de gdnes C’est mathématique (Cinéma / LA ROUTE DÉ CORINTHE (4) Panorama de gènes Cinéma I^KSila^H Canada Now R Mercer Coronation (Cinéma / JAWS (2) avec Roy Scheider The National National |.Canada (23 25) Access H.eTalk Daily Corner Gas Medium CSL Miami CTV News News | .(00:05) I 9HLALÜHH News National Collector s ET.Fear Factor Las Vegas One Tree Hill News Sports Judy (00:06) 1 HHUÜZÜHflHAnna of Jackers (Canada: A People s Studio 2 Rosemary and Thyme A History of Britain Imprint Studio 2 ¦KLISHR Simpsons ABC News The Insider Millionaire The Scholar Cinéma / MEET THE PARENTS (4) avec R De Niro King .Hill Nightline IPub I News CBS News ET.Everybody |2 1/2 Men [Rock Star: INXS / Début CSI: Miami News Late Show with .(23 35) 1 News NBC News Jeopardy Wheel.Fear Factor [Las Vegas Medium The Tonight Show (23 35) 1 iflHLizlISH Malcolm That 70s Friends Seinfeld ( Hell s Kitchen 7th Heaven ( Summerland (Celebrity.| BBC News Profile Antiques Roadshow History Detectives Guns.Germs and Business ] Charlie Rose i ¦ , Booc News J Business (The Newshour / St.PauI, Minn.Steel BBC News ^ News eTalk Daily J Jeopardy Corner Gas Medium CSI: Miami CTV News ( News .(00:05) ÜÜ > üHcity Confidential Cold Case Files Teen Thrill Killers Growing up Gotti Airline Crossing Jordan Deception HLIâLjlIÏ^H Videos [ Circus.Street Legal Freedom | Cinéma / 1 ‘OMMV (3) avec Ann-Margret.Oliver Reed Law & Order Sex.City niktmviacva t Iitiro^tw Thrill Rides Daily Planet MythBusters Monster Garage Biker Build-off Daily Planet Monster.BîlKIIMiVH Disasters Master.JAG Tactical to Practical Fly with me Turning Points of History JAG Tactical.IIiyy^VUiAi*! News CBC News CBC News (CBC News Paparazzi: Special The National Greatest Canadian ( Paparazzi: Special National blSLIAVI^Vt» DOC Da VlncTs Inquest Cold Squad Slings and Arrows Queer as Folk CSI (23:02) .(OO 02) ¦mjgdaKii2iH|niefir> Sweep | In a Fix Resident Life .Stories of the E.R.Supersize she Resident Life ER «•i ' 1- oSS Home I Extra Match.Marry me Making it Big Taking it off Project Runway Making it Big Extra the I Sportscent.2004 U S.Poker.Fight Sports Knockouts! [WWE Raw Sportscent re WWE Raw 1 5 Love Fries with.Reboot iBeasties Mystery.( Dark Oracle Inu Vasha [Gundam.Yukon [ My Family .(00:05) dnnz^HHEnrs3HHi BSE33HH! QSQoml Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — f5> Passable — (6) Médiocre — (7) Minable ' POUR UN ÉTÉ DEVANT LA TÉLÉ, CONSULTEZ L’AGENDA LE GUIDE DE LA TÉLÉVISION ET DES SORTIES LE DEVOIR I LE DEVOIR, LE LUNDI II JUILLET 2 0 0 5 B CULITRE Plus d’artistes, peu d’argent.BERNARD LAMARCHE Si l’on tient compte de l’inflation, les dépenses publiques au chapitre de la culture au Canada ont diminué de quelques points de pourcentage.Ce sont les conclusions auxquelles arrive l’étude Dépenses des gouvernements pour la culture au Canada de 1992-1993 et 2002-2003, publiée vendredi dernier.Dans cette montagne de chiffres, on découvre que le nombre d’artistes, lui, a augmenté radicalement Les dépenses publiques pour la culture au pays ont diminué de 0,3 %, après correction pour l’inflation.Ce chiffre est d’autant plus parlant que le milieu a grandi à tous égards: nombre d’artistes, nombre de Le nombre travailleurs culturels, argent dépensé par les Ca- de nadiens au chapitre de la culture.travailleurs Le nombre de travailleurs culturels a aug- culturels menté de 20 % entre 1991 , et 2001 et sur la même pé- a Augmente riode, le nombre d'aï;- oa o/ listes a grimpé de 20 %.À ue /o titre de comparaison, les ontre 1QQ1 dépenses des consommateurs au chapitre de la et 2001 culture ont aussi augmenté à la hauteur de 19%(entre 1997 et 2003).Seulement pour l’exercice 2002-2003, les dépenses publiques en culture, incluant les transferts, ont été de 7,4 milliards.Les consommateurs ont dépensé trois fois plus pour se procurer des produits culturels, soit 22,8 milliards.Selon le rapport, «ces comparaisons démontrent que les dépenses publiques ont échoué à suivre la croissance importante du secteur culturel au cours de la dernière décennie».Elles révèlent aussi «un appui relativement faible aux arts».Ces conclusions ont été mises au jour la semaine dernière dans un rapport commandé par la Conférence canadienne des arts à Hill Stratégies Recherche.Ce rapport examine les dépenses pour la culture des gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux, et cherche à déterminer les changements annuels dans cette branche du financement De cette somme de 7,4 milliard*, le patrimoine et les bibliothèques ont reçu 3,7 milliards (50 %) alors que les industries culturelles ont ol> tenu 2,5 milliards (34 %).Au nom du multiculturalisme et d'autres activités culturelles, les dépenses se chif frent à 690 millions (9 %).Le montant est divisé selon les différents ordres de gouvernement Ainsi, le gouvernement fédéral a déboursé 3,4 milliards, soit 46 % du montant total, l’équivalent de 109 $ par personne.Les gouvernements provinciaux ont pris en charge 28 % de la somme (2,1 milliards, ou 67 $ par personne) alors qu’au niveau municipal 1,9 milliard a été défrayé (25 %, ou 60 $ par personne).Les dépenses culturelles globales ont diminué de 219 $ à 199 $ par personne.La plus petite portion de l’enveloppe totale de 7,4 milliards a été versée pour les arts, soit 550 millions (7 %).Or, ce sont les gouvernements provinciaux qui dépensent le plus dans ce secteur, ayant contribué pour 51 % du montant total, soit 283 $ par tête de pipe.Dans le secteur des industries culturelles, seul le soutien à l'enregistrement sonore a augmenté, atteignant presque trois fois le niveau de financement de 1992-93.Les secteurs de la radiodiffusion, du film et de la vidéo, de l’édition et de la littérature ont reçu moins de subsides gouvernementaux.Dans ce portrait, le Québec s’en tire à bon compte puisqu'il figure au rang des provinces où les dépenses culturelles des gouvernements ont grossi dans l’intervalle couvert par le rapport Avec le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et la Saskatchewan, le Québec fait donc bonne figure.Les dépenses ont diminué dans les six autres provinces.Finalement, au total, les subventions et contributions provinciales ont chuté de 730 millions alors qu’au fédéral, elles ont grimpé de 230 millions au cours de la même période.Le Devoir CONCERTS CLASSIQUES Aucune Clémence FESTIVAL ORFORD Mozart La Clémence de Titus.John Bacon CTitus).Lauren Segal (Sextus), Julie Daoust (Vtellia), Valerie Arboit (An-nius), Claire Pascot (Servillia), Philippe Martel (Publius).Bernard Fortin (narrateur).Musiciens de l’Orchestre métropolitain du Grand Montreal, Yannick Nézet-Séguin.Mise en scène: François Racine.Centre d'arts Orford, vendredi 8 juillet.20h.Reprise mardi 12 juillet CHRISTOPHE Hl!SS Les années se suivent mais ne se ressemblent pas.Après le coup d’éclat de Fan passé, le Woz-zeck du trio John Rea-Lorraine Pintal-Yannick Nézet-Séguin, justement couronné par un prix Opus, le Centre d'arts Orford nous a, hélas, gratifié vendredi d'un spectacle misérabiliste de po- taches attardes, censé représenter La Gemence de Titus de Mozart.Seule rescapée de ce naufrage, la mezzo Lauren Segal, une physicienne sud-africaine qui étudie le chant à Toronto et intégrera le Centre de formation de La Canadian Opera Company à l'automne.On entendra reparler d'elle, qui est d'ores et déjà un grand Cherubino (Noces de Figaro) en puissance.Dans le lourd et capital rôle de Sextus, elle a dramatiquement et voca-lement éclipsé ses partenaires, chose assez facile D est vrai.Julie Daoust (Vitellia, rôle clé egalement) a une grande voix, parfois inerte et inégale, mais, surtout, fait preuve d'un temperament dramatique médiocre.On ne sent jamais la femme dévorée par l'ambition du pouvoir et certaines mimiques, tel le regard d’effroi jeté sur l’arme dans l’air de Sextus, quelle vient d’enjoindre de tuer Titus, laissent à penser qu'elle n’a rien compris au rôle de Vitellia.Claire Pascot et Valérie Arboit sont deux bonnes musiciennes et d’agreables voix en formation, qui manquent encore d’épanouissement Les deux chanteurs, quant à eux.sont catastrophiques.Htilippe Martel excelle dans les mimiques de vigile imperial, mais dès qu’il commence à chanter, il révélé une voix qui devrait tout juste lui permettre d’envisager une carrière de choriste semi-professionnel.En Titus.John Bacon, outre ime incapacité à vocaliser, témoigne d’im défaut gênant: une nasalisation de l'émission dès qu’il chante fort ou tente de dramatiser son expression.Quand il se friche, celt ressemble plus à La post-synchronisation du personnage de Donald Duck dans un dessin animé qu’à du Mozart.Cette glorieuse brochette a été réunie par Yannick Nézet-Séguin qui a parcouru le pays pour nous dénicher cela et faire ainsi la cruelle preuve qu’on ne s'improvise pas «casting director».11 y a aussi un nx> ment où Yannick Nézet-Séguin devra sérieusement se poser la question de savoir s’il vaut mieux s'agiter sur k' podium pour jouer au chef ins pire ou taire sérieusement travaiBer son orchestre afin que celui-ci joue juste.C’est déjà parfois douteux (Luis k's concerts avec le Métropolitain; vendredi c’était très pénible.l\mr bouder la boucle, il reste k' non-spectacle théâtral d’un opéra massacré par un éclairage afflige; mt.une mise en scène bricolée de Fraie çois Racine et la narration lamentable de Bernard Fortin, «acteur» sinistre, nul, pas préparé, bafouillant et ne comprenant apparemment pas grand-chose à l’intrigue.On pourrait largement développer le pourquoi du comment de l’échec théâtral du spectacle, mais celui-ci en vaut si pou Li peine qu’il vaut mieux oublier ça et penser à 2006.Sur d’autres bast's, complètement Collaborateur du De l'oit CONCERTS CLASSIQUES Les enseignements de Lanaudière FESTIVAL DE LANAUDIERE Bartok: Danses de Transylvanie.Tchaikovski: Concerto pour piano et orchestre n° 1.Liszt: Les Préludes.Mathieu: Concerto de Québec.Nikolai Diganski (piano), Alain Lefèvre (piano).Orchestre du Festival, dir.Gregory Vajda.Amphithéâtre de Lanaudière, samedi 9 juillet.Sur Espace Musique le 13 juillet à 20h.CHRISTOPHE H U SS Les cieux n’ont pas été favorables au Festival de Lanaudière, qui espérait une assistance record au concert d’ouverture de l’édition 2005.La pluie, tombant jusque tard dans l’après-midi, n’a pas empêché les gradins d’être totalement remplis, mais a limité l’assistance sur la pelouse.Les organisateurs pensent avoir perdu ainsi 2500 entrées.C’est bien dommage, car Lanaudière a su servir à ses spectateurs un modèle de «concert populaire», avec le 1" Concerto de Tchaikovski, le Concerto de Québec de Mathieu et Les Préludes de Liszt.On attendait avec intérêt la prestation de l’Orchestre du Festival, palliant la défection de l’OSM.L’ensemble, emmené par Olivier Thouin, premier violon originaire de Joliette, a séduit par son engagement, sa discipline et sa qualité.La présence de TOSM lors des éditions futures n’est pas remise en cause, mais le mythe de son «ir-remplaçabilité» a mis un soir, et notamment une œuvre, Les Préludes de liszt, à être écorné.Menés avec une stupéfiante gestion des dynamiques, en un inéluctable crescendo, par l’excellent Gregory Vajda, Iss Préludes n’ont été entachés d’aucun forte vulgaire, d’aucun cuivre braillard.Riches de fines nuances, ils ont été cimentés par une section de percussions éblouissante.Cette alchimie entre orchestre et chef s’était déjà manifestée dans Bartok, où les instrumentistes, clarinettes notamment, jouaient pleinement le jeu des couleurs d’Europe centrale.Faut-il comparer les pianistes?C’est immanquable, lorsque deux solistes de renom se succèdent ainsi, biganski s’est présenté en aristocrate du clavier, d’une imperturbable assurance, avec un jeu d’une grande clarté et d’une force cérébrale (le contrôle!) rare dans un concerto de feu et de sang.Si, dans le premier volet, on aimerait que le pianiste ne fige pas ainsi les passages notés «doux et expressif», on ne peut qu’admirer les second et troisième mouvements, avec notamment un passage «ie-gerissimo» sidérant de maîtrise dans le mouvement lent, pour une fois vraiment «semplice» (simple) d;ms l’expression.Alain lœfèvre, au contraire, s’est rué comme un lion sur son clavier, un enthousiasme qui nous a valu quelques minimes accrocs, mais aussi des poussées d’une adrénaline qui était restée en mode «veille» avec Luganski.Cet abord à la hussarde du Concerto de Québec.suivi par un orchestre gérant bien les revirements permanents de l’inspiration foison nante mais déstructurée d’André Mathieu, a pour mérite de gommer un peu l’éclatement de l’œuvre et sert admirablement le sublime second mouvement.On reste évidemment toujours aussi intéressé par le brassage du son, la marque du style d’Alain le lèvre.C’est une qualité rare et précieuse, une autre fierté nationale, comme ce compositeur que les spectateurs ont acclamé en accueillant chaleureusement Mmi' Mathieu, sa veuve, présente au concert Collaborateur du Devoir CURIEUX UN JOUR.CURIEUX TOUS LES JOURS ABONNEZ-VOUS Téléphone : 514-985-3355 Extérieur de Montréal : 1800 463-7559 (sans frais) Par courriel : abonnements@ledevoir.com ; w ?On n’est jamais trop curieux ?i % LE DEVOIR, LE LUNDI II JUILLET 2005 B 8 ULTURE Festival d’été de Québec Le cousin suisse Festival international de jazz de Montréal ISABELLE PORTER Québec — Si j’avais les ailes d’un ange, je partirai pour.Nyon! Québec recevait cette semaine la visite de Daniel Rossel-lat, le directeur d’un des plus prestigieux festivals d’été au monde.Son Paléo Festival poursuit les mêmes objectifs que le Festival d’été, mais s’y prend de façon fort différente.D’où un petit jeu des comparaisons fort instructif.Installé en pleine campagne, à une vingtaine de kilomètres de Genève, l’événement, qui fête ses 30 ans cette année, est le chouchou tant du public que des artistes.Du 19 au 24 juillet prochain, il recevra entre autres Jamiroquai, Lenny Kravitz et Sigur Ros.Peter Gabriel y était en 2004, REM en 2003.Tout ça sans subventions et avec un budget de 18 millions.C’est le double du budget du Festival d’été.D faut dire que ce n’est pas donné.Le billet d’accès pour une seule journée vaut 50 $.Mais les gens payent.Certains réservent avant même que la programmer tion ne soit dévoilée et cette année, les 210 000 billets se sont vendus en à peine onze jours.Ce qui fascine dans le Paléo, c’est qu’il est parvenu à devenir un grand festival tout en conservant son côté «baba cool».On a su tenir les vedettes quétaines à distance et ne pas trop laisser de place aux commanditaires.Les visiteurs ne se font pas imposer de la mauvaise bière et, contrairement à ce qu’on voit chez nous, on les laisse emporter leurs propres bouteilles d’eau.A l’heure où le Festival d’été s’interroge sur son approche, les différences frappent plus que les points communs.Pour M.Rossellat, le fait de ne pas recevoir de subventions donne à son festival une plus grande liberté d’action.Nul besoin de garantir des retombées économiques à la région ou encore une politique de gratuité aux citoyens.C’est évidemment un peu trop simple et on ne peut pas réellement comparer la situation d’un festival situé en plein centre-ville à son cousin tenu dans un champ de patates.La culture des festivals européens À 20 $ pour un laissez-passer, le mode de financement du Festival d’été cette année a de quoi laisser perplexe est en outre très différente de la nôtre.Or, ce qui frappe dans tout cela, c’est que le Paléo a choisi une approche et la maintient.De son côté, le public suit et paye.À l’inverse, le mode de financement du Festival d’été cette, année a de quoi laisser perplexe.A 20 $, le laissez-passer est de moins en moins bon marché.Surtout quand on songe au fait qu’il faut payer son billet pour Pierre Lapointe, Desjardins symphonique ou encore DJ Tiga.Et pour la première fois cette année, le spectacle de clôture sur les Plaines aussi est payant Pendant ce temps, le Festival Off nous offre des spectacles gratuits de Buck 65, DJ Champion et Nicolas Repac.Spectacles vus, manqués et promis On reste néanmoins bien attachés à notre Festival d’été qui continue de nous combler à bien des égards.Ces derniers jours, le drame aura été de ne pas pouvoir tout voir.Tel Daniel Lanois, abandonné à mi-chemin jeudi soir pour Ojos de Brujo.Alors qu’on dansait le flamenco techno, Lanois produisait, nous a-t-on dit de pures merveilles.On n’aura pas tout vu au Off non plus.Conquis par le sympathique indie-rock des Torontois de Old Soul, on n’a pas pu voir le cla-viériste des Goules pianoter.avec ses bijoux de famille! Quand même, on était au Drague vendredi soir très tard pour voir les Lesbians on Ecstasy.Tout était là: une performance complètement déchaînée, un public plein de danse et de moiteur, un show sans balises ni prétention.Et ça continue cef après-midi et toute la soirée.A voir, si ce n’est pas encore fait, Pierre La-pointe et le Consort contemporain.Ceux qui ont manqué Albin de la Simone hier peuvent se reprendre ce soir à Place d’Youville.Et, bonne nouvelle pour les fans de Desjardins, c'est à lui qu’on confie la scène du Pigeonnier demain pour le dernier concert de la tournée Kanasuta.Collaboratrice du Devoir CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Il faisait chaud, très chaud hier après-midi au pied de la porte Saint-Jean, à Québec.Déjà immobiles, les cens transpiraient à grosses gouttes.Or, avec le spectacle de Mahala Raï Banda, c’était encore pire parce qu'il fallait danser.Jeunes ou vieux, passants ou mélomanes invétérés, tous se faisaient aller les pieds et le popotin pour ces irrésistibles tziganes, rappelant les bons moments de Taraf de Haïdouks.Mon blues, son techno.Tracés à partir des quelque 500 spectacles proposés dans les salles et sur les scènes extérieures, les parcours du festivalier furent infiniment variés et ne se sont croisés qu’au petit bonheur des allées et venues sur le site.À plus forte raison pour les chroniqueurs assignés, qui ont fait exprès d’aller là où l’autre n’allait pas.Sauf pour Dr John, bien sûr, c’était chacun son truc, et c’est donc chacun son bilan.Bonté d’âmes! M> abreuver, me nourrir, je n’ai fait que ça.M’irriguer l’âme, à toutes les sources.Ça a commencé à la bonne place: les blues d'Eric Bibb étaient sans doute un peu proprets, mais ils remontaient le bon delta, celui du Mississippi.Et puis il y a eu Mavis Staples qui exsudait l’âme comme un arrosoir dans le jardin du paradis, et tout le Méfropolis en était éclaboussé: j’ai moi-même versé une petite mare de larmes de joie quand elle a chanté The Weight, comme dans le film The Last Waltz.Et puis il y a eu Clarence Fountain, le patriarche des Blind Boys of Alabama, qui est descendu au parterre du même Mé-tropolis pour nous chanter le gospel dans le blanc des yeux.Osez ne pas croire! A Wilfrid-Pelletier le lendemain, le gentleman-picker Mark Knopfler avait de la grandeur d’âme plein les doigts, assez généreux pour redonner les pièces de résistance de ses années Dire Straits tout en laissant la part belle aux musiques de ra-cines qu’il aime tant.Au même endroit 24 heures plus tard, c’était les Neville Brothers qui transcendaient l’occasion ( Voices Of Soul, un show collectif pour la télé) et chantaient magnifiquement A Change Is Gonna Corne de feu Sam Cooke, rappelant que le chanteur des Soul Stirrers avait été le premier à porter le gospel aux masses populaires.Et puis, point d’orgue idéal malgré un lieu inapproprié (Maisonneuve) et une heure indûment hâtive (18h pour le Night Tripper!), il y a eu le bon D’John, qui a jeté toutes ces musiques dans sa marmite à gumbo: blues, boogie, ragtime, gospel, funk, soul et rhythm’nblues, il a cuisiné tout ce que l’on sait cuisiner à la Nouvelle-Orléans et c’était si nourrissant qu’après, je n'avais plus faim de rien.Jolie Holland, avec son country-folk texan dénudé en Californie, aura tout juste servi de cure-dents.Sylvain Cormier Prix des crédules Tiens, cela fait un bail que l’on n’a pas accordé les Prix des crédules.Et alors?Le crédule du souvenir, soit ce trophée qu’on remet à celui qui produit ces notes qui laissent leur empreinte au-delà de 24 heures, va cette année à Randy Weston.Le pianiste du jazz africanisé a sans conteste livré une performance aussi magistrale que séduisante.Son parti pris pour le jeu «percussif», sa maîtrise instrumentale, nous consolaient du magma sonore entendu ici et là.Bref, Weston était plein là où beaucoup sont vides.Le crédule de l’histoire va naturellement à Sonny Rollins.Il fut égal à lui-même.Plus exacte ment, égal à ce qu’il est depuis une vingtaine d’années, et non à ce qu’il fut à l’époque de East Brodway Rim Down.C’est-à-dire?D aligne note après note.Le son a toujours cette âpreté qui a fait sa réputation.Mais bon.comment dire?Il est dans l’histoire, il ne la fait plus.Cela dit, on fut ébloui par la précision du batteur Steve Jordan.Il a ceci de convaincant qu’il frappe là où beaucoup feraient des roulements pour camoufler leur déficit rythmique.Le crédule de la surprise divine va à Odean Pope.A la tête d’un contingent regroupant huit saxophonistes augmenté d’une formation rythmique, Pope a joué ses compositions entremêlées de celles écrites par d'autres, dont le splendide Giant Steps de John Coltrane.Chef d’orchestre ardent, saxophoniste singulier, Pope mériterait une attention au moins égale à ton gospel, .notre jazz ! EN BREF Décès de l’écrivain Claude Simon Paris — L’écrivain français Claude Simon, Prix Nobel de littérature 1985 et figure du nouveau roman, considéré comme l’un des plus grands écrivains de la mémoire, est décédé mercredi dernier à Paris à l’âge de 91 ans, q annoncé samedi son éditeur, les Editions de Minuit.Né le 10 octobre 1913 à Tananarive (Madagascar), il a été inhumé à Paris samedi, a-t-on précisé de même source.Claude Smon a publié une vingtaine d'ouvrages, dont La Route des Flandres.Lœ.Géotgiques ou LAcacia.-AFP Réalisateur américain libéré Bagdad — L’année américaine a libéré hier un réalisateur de documentaire américain et son cameraman iranien qu elle détenait depuis 54 jours, a indiqué un communiqué militaire.Cyrus Kar, 44 ans, né en Iran mais citoyen américain, s’était rendu en Irak à partir de l'Iran le 17 mai pour filmer sur le site de Babylone un docu mentaire sur l'empereur Cyrus le Grand (576-529 avant JC), fondateur de l’empire perse.-AFP Festival international du film de Karlovy Vary La Vie avec mon père remporte le prix du public Le film québécois Le film québécois La Vie avec mon père, réalisé par Sébastien Rose, a remporté le Prix du public lors de la 40' édition du Festival international du film de Karlovy Vary, en République tchèque, a indiqué Téléfilm Canada vendredi.C’est la première fois qu’un film canadien remporte cet honneur à Karlovy Vary, un festival de catégorie «A» de la Fédération internationale des associations de producteurs de films qui reçoit 125 000 visiteurs, indique Téléfilm.La Vie avec mon père, qui met en vedette Raymond Bouchard, Paul Ahmarani et David La Haye, était aussi en compétition dans la Sélection officielle.«Le Canada a occupé une place de choix dans l’édition 2005 du Festival de Karlovy Vary, puisqu 'on a pu y voir un nombre record de 16films canadiens, dont bon nombre ont été présentes à guichets fermés*, indique Téléfilm dans un communiqué.«Soulignons également que le film d'Atom Egoyan, Where the Truth Lies, a été présente dans le volet Horizons du Festival; la réalisatrice Ruba Nadda (Sabah) a siégé au sein du jury international; le cinéaste Gary Bums a eu droit à une rétrospective dans le Forum of Independents; et, pour la première fois, le Festival a tenu un -Focus on Canadian Films» qui a présenté neufæuires.* Presse canadienne SOURCE CHRISTAL FILM La vie avec mon père, avec Raymond Bouchard et Paul Ahmarani.' ' ¦ ÜCTÜiP PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les fils sont enroulés, les spots sont éteints, les instruments n’attendent que de rejoindre leur étui.C’est bel et bien la fin du festival.celle qu’on accorde aux.escrocs: là où ces derniers racolent lui joue du jazz.C’est bête à dire, mais il joue cette musique qu’on voudrait.interdire! Le crédule mi-figue mi-raisin va aux Blues-breakers de John Mayall.Tout d’abord, il y a eu ces défaillances attribuables à une mise en place bancale du son.A l’ère du tout technologique, on pestait contre ces nouvelles technologies — le sans-fil et tout son bazar «flash and cash» — auxquelles on adhère béatement.Ensuite?Le batteur Joe Yuele n’était pas de la partie.Et cela a eu évidemment son effet Le groupe n’était pas aussi tight qu’il ne l’est habituellement Heureusement, le tout fut sauvé par l’inteiprétation de Have You Ever Heard du vieux bonhomme en quasi-solitaire.Quoi d’autre?Rien.Serge Truffaut Fourre-tout Submergé par une vague de musiques en tout genre, le 26e Festival international de jazz aura confirmé son passage vers une existence généraliste.Dilué par une pop souvent incolore, le jazz en est là, et le FUM n’entend pas se braquer pour aller contre les forces du marché.Dans ce fourre-tout, la proportion des musiciens à réellement se distinguer n’est pas plus élevée qu’ailleurs, ce qui fait que les occasions de se récréer à l’écoute d’une musique passe-partout sont plus grandes que celles où l’écoute, justement, est gâtée.11 y aura évidemment eu quelques bijoux dans ce festival, à commencer par Feist, qui en concert sait procurer quelques grands frissons.Dans l’ensemble, la série Groove, gratuite, aura été de grand calibre, Par contre, tHE aRTIST oF tHE yEAR n’a pas été à la hauteur, choisissant une manière plus lounge, pas assez «up tempo», pas assez fùnk, non appropriée pour un concert extérieur.Le potentiel est fort cependant de ce côté.Côté folk, Ray La-Montagne, la figure montante, ermite sur les bords, a prouvé que sa sensibilité, très palpable en musique, le gène sur scène.Dave Holland a démontré qu’il vieillit bien, et puisque le F1JM l’invite désormais presque systématiquement il est possible d’en rendre compte.Fredrik Lundin a eu une idée de génie en s’appropriant Leadbelly, mais une section de trombones molle aura joué contre lui, surtout en comparaison avec les cuivres de Femi Kuti, incendiaires le même soir en salle.Chaud, chaud, Ojos de Brujo marquera mes souvenirs, mais moins Marie Knopfler, que je tenais à voir à tout prix, qui semble difficilement se détacher des Dire Straits, où son public l’attend de toutes manières.Génial guitariste, intime sur ses derniers albums, il est débarqué à la Place des Arts comme dans l’aréna du coin.Regrets pour Champion, qui n’a su donner sa pleine mesure sous la pluie, et pour Kaki King, annulée pour les mêmes raisons.Malgré tout fa Stella Artois à 6 $ (!!!) aura manqué ce soir-là sur le site (re-!ü).Les frères Diouf auront fourni un beau moment avec Bobby McFerrin, fidèle à lui-même, alors que le trio d’accordéonistes polonais, Motion Trio, aussi de cette soirée, est une curiosité à suivre.Paul Anka, finalement flamboyant a démontré un professionnalisme à couper le souffle et un malin plaisir à rappeler qui il est Dommage que des éclairages tournés vers le public — captation pour la télé oblige — en auront aveuglé plus d’un ce soir-fa.Bernard Lamarche Un peu de bleu Et quoi donc pour cette édition?De tout et de rien, à l’image d’une programmation hétéroclite.C’est parti timidement, avec le concert-lancement des Provost, Lachapelle et Brochu rassemblés en un trio électrique qui n’en a pas généré beaucoup, d’électricité.Un peu figé dans 1a forme, en ce qui nous concerne.Et de forme, celle dans laquelle s’est exprimé Bill Fri-sell lundi nous aura laissé dans une indifférence totale et glaciale, alors qu’on cherchait à savoir où le guitariste s’en allait et pourquoi il y allait.Mais ç’a été autrement plus heureux en d’autres endroits: Enrico Rava a proposé dimanche dernier quelque chose qui manquait peut-être de direction, mais pas d’inspiration.Et le sympathique Bill Charlap, le même soir, fut à 1a hauteur de sa réputation de styliste élégant dont le jeu délicat sied bien au répertoire choisi, du Gershwin à fa bonne sauce.On monte d’une coche, pour le folk-blues d’Harry Manx.Solidement envoyé, bellement nourri à 1a sauce indienne.L’homme dégage une impression d’authenticité dont devrait s’inspirer Xavier Rudd, qui a livré ce soir-là une deuxième partie on ne peut plus Ben Harper, à la limite de 1a copie.Ramachandra Borcar.lui, a surpris et ravi.Son disque était bien, son spectacle fut beaucoup plus que ça.Une énergie décuplée, des grooves organiques plus puissants, une structure jazz mieux intégrée, des textures plus épaisses.Cela nous mène à 1a crème de notre semaine; d’abord 1a prestation du saxophoniste David Sanchez, qui met ses lunettes, sort ses partitions et invite le Alexander String Quartet à une relecture impeccable de l’œuvre phare et rare d’Eddie Sauter, Focus, immortalisée par Stan Getz.Et puis finalement Uri Caine et Paolo Fresu, qui, dans un set piano-trompette décliné à l’intime autour de minuit, ont déployé 1a chose avec sensibilité et dans un cadre résolument bleu qui faisait du bien.Guillaume Bourgault-Côté Qu'est-ce que le néo-traslr post-expressionnisme-techno-opéra-politico-classique-émergent ?101,5fm CIBL À vous de nous le dire ! Présentez-nous un projet d’émission avant le 5 août prochain.Cliquez sur le www.cibl.cam.org et téléchargez le formulaire de projet d’émission.Remplissez-le et retournez-le à : CIBL FM, 1691 Pie-IX, Montréal, H1V2C3 # CIBL FM 101,5 www.dbl.cam.org 4 4
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