Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2009-09-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
TENNIS Del Potro détrône Federer en finale du US Open Page B 6 CULTURE Fabrice Luchini met son ego sur scène à Montréal Page B 7 w w w .I e d e v o i r.c o m ?LE DEVOIR V O L .C N " 2 O 8 ?L E M A RDI I 5 S E I' T E M B R E 2 O O !» .I O $ + T ,\ X K S = I .2 !) $ Assurance-emploi HÉLÈNE BUZZ ETTI Ottawa — Le scénario d’une élection fédérale déclenchée dès vendredi semble de moins en moins probable.Tout indique que le NPD appuiera le gouvernement conservateur cette semaine afin de lui permettre de mettre en place les améliorations au programme d’assurance-emploi proposées hier.Les libéraux ont eu vite fait d’accuser Stephen Harper de sceller une coalition avec les «socialistes» qu’il exècre tant.Les travaux de la Chambre des communes ont repris hier à Ottawa, et la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, en a profité pour annoncer une aide supplémentaire aux chômeurs affectés par la crise économique.Un projet de loi à ce sujet sera déposé demain et débattu jeudi.Les conservateurs font toutefois le choix d’aider les chômeurs d’exception, ceux qui ont contribué beaucoup à la caisse d’assurance-emploi dans le passé sans y avoir eu recours trop souvent.Ceux-là seulement seront admissibles à des prestations VOIR PAGE A 8: LAYTON ¦ Des primes pour les «bons» chômeurs, page A 3 i* Ignatieff critique la politique étrangère de Harper, page A 3 ® Publicis ne veut rien savoir du NPD, page A 2 à£ï -w N D E X Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Décès.B f> Météo.B 6 Mots croisés.B 4 Sudoku.B ti Télévision.B 7 «H AJ F3N OC LARRY DOWNING RKUTERS Parmi la foule de Wall Street attirée par la présence du président Barack Obama, une comptable congédiée hier rappelait la dure réalité de la crise financière.«On n’a pas tiré les leçons de la crise» Barack Obama reste déterminé à serrer la vis au secteur financier ALEXANDRE SHIELDS Il a beau être à l’origine des «excès incontrôlés» qui ont provoqué la pire crise économique depuis la Grande Dépression, îe secteur financier américain en a tiré bien peu de leçons, a déploré hier le président Barack Obama au cours d’un discours prononcé un an jour pour jour après la chute de la banque d’affaires Lehman Brothers.Le chef de la Maison- Blanche a du même coup réitéré sa détermination à imposer des règles plus strictes pour Sept Américains sur dix doutent que les mesures prises par le gouvernement puissent éviter une nouvelle crise éviter la répétition d’un tel scénario catastrophe.«Il y a un an, nous avons constaté de manière très nette à quel point les marchés peuvent se tromper, comment le manque de règles de bon sens peut conduire à des excès et à des abus, à quel point nous sommes capables de nous approcher du précipice», a-t-il d’abord rappelé.«Malheureusement, certains, dans le secteur financier, se trompent dans la lecture du moment présent, a ajouté le président au cours de son allocution, prononcée à deux pas de Wall Street, Mecque du capitalisme.Au lieu de tirer les leçons [de la chute] de Lehman et de la crise dont ils n’ont toujours pas fini de se remettre, ils choisissent de passer outre.Ils le font non seulement à leur propre péril, mais aussi à celui de notre nation.» Insistant sur le fait que Washington et le monde de la finance ont fait preuve d’une VOIR PAGE A 8: LEÇONS Un an après la chute de Lehman, des questions demeurent, page B 1 r M LARRY DOWNING REUTERS Barack Obama a prononcé son discours d’hier au Federal Hall, au cœur de Wall Street.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Eric Caire POLITIQUE Le «vaudeville» se poursuit de plus belle àl’ADQ ¦ À lire en page A 3 Réformer l’OTAN L’organisation doit s’adapter aux défis actuels, a déclaré au Devoir son nouveau secrétaire général ALEC CASTONGUAY Le nouveau secrétaire général de l’OTAN veut transformer l’alliance militaire en une force flexible, rapide, mieux intégrée et capable de faire face aux nouveaux défis de la planète, comme le terrorisme, la piraterie et.les changements climatiques.Le premier test, auquel l’OTAN ne peut se permettre d’échouer, est en Afghanistan, dit-U.Anders Fogh Rasmussen, arrivé en poste le 1" août dernier, a accordé au Devoir sa seule entrevue à un média canadien.Pendant cet entretien, le patron de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) — une alliance militaire de 28 pays dont fait partie le Canada — a abordé plusieurs enjeux importants pour l’avenir de l’organisation.En ce qui concerne la mission en Afghanistan, où l’OTAN a déployé 65 000 soldats, M.Rasmussen estime que les pays européens doivent en faire davantage dans ce pays en guerre pour épauler les Canadiens, les Américains, les Britanniques et les Néerlandais qui combattent l’insurrection dans le sud de l’Afghanistan.«J’encourage mes collègues européens à renforcer leur contribution en Afghanistan», dit Anders Fogh Rasmussen, qui a déjà été premier ministre et mi- YVES HERMAN REUTERS Le nouveau secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen nistre des Affaires étrangères du Danemark.«Ensuite, je souhaite que les pays lèvent toutes les restrictions à leurs forces en Afghanistan.On peut faire mieux.» Le défi est toutefois immense, puisque la guerre en Afghanistan est très impopulaire en Europe.M.Rasmussen estime que l’OTAN doit trouver VOIR PAGE A 8: OTAN A(H1N1): les médecins négocient des garanties avec Québec Omnipraticiens comme spécialistes se défendent de vouloir faire des gains aux dépens des malades LOUISE-MAUDE RIOUX S OIIC Y Les médecins du Québec sont prêts à monter au front pour faire face à la nouvelle vague de grippe A(H1N1) qui déferlera cet automne.Mais pas à n’importe quel prix.Les omnipraticiens comme les médecins spécialistes réclament en effet des garanties physiques et légales, mais aussi des compensations financières qui pourraient se traduire par l’octroi d’une prime incitative et d’une prime de risque, a appris Ix> Devoir.Dans ce dessein, Québec a récemment formé une table de concertation réunissant la Fédé- ration des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Collège des médecins, le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) et l’Association québécoise des établissements de santé et services sociaux (AQESSS), une information confirmée hier par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).Québec tient toutefois à préciser que cette table, qui s'est réunie encore hier, ne sera pas une occasion pour les médecins de tirer un profit personnel de la pandémie.VOIR RAGE A 8: MÉDECINS RENE HOMIER-ROY EN SEMAINE 5H30 Aujourd'hui entre 8h et 9h, rencontres avec deux grands esprits: Fabrice Luchini et Marc Labrèche.Réalisation.Nadia Peiellon 11195,1 PREMIERE CHAÎNE Radio-Canada, ca/bienmellleur 4 4 » 77831302381738 A 2 I.K I) E VOIR.I.E M A a 1> I l 5 S E P T E M li K E 2 0 0 )l Pédalez pour la planète Après avoir parcouru des milliers de kilomètres à travers le Canada et rencontré citoyens et élus, les convois de cyclistes de Pédalez pour la planète se rejoignent aujourd'hui à Ottawa pour demander à tous les députés fédéraux d'appuyer les objectifs de la coalition KYOTOp/us.KYOTOp/us DEMANDE QUE LE CANADA: • Respecte ses engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto • Agisse pour éviter des changements climatiques dangereux en suivant les constats scientifiques et les recommandations des spécialistes internationaux du climat.Le Canada doit donc se fixer un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 25 % d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990 • Se dote d'un plan d'action crédible permettant d'atteindre ces cibles SACHEZ QUE: Stephen Harper et Michael Ignatieff n'ont PAS signé la lettre d'appui à KYOTOp/us alors que Elizabeth May, Jack Layton et Gilles Duceppe l'ONT signée.LES DÉPUTÉS FÉDÉRAUX QUÉBÉCOIS SUIVANTS APPUIENT KYOTOp/us Guy André, Berthier - Maskinongé, Bloc Québécois Gérard Asselin, Manicouagan, Bloc Québécois Claude Bachand, Saint-Jean, Bloc Québécois Josée Beaudin, Saint-Lambert, Bloc Québécois André Bellavance, Richmond - Arthabaska, Bloc Québécois Bernard Bigras, Rosemont - La Petite-Patrie, Bloc Québécois Raynald Blais, Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine, Bloc Québécois France Bonsant, Compton - Stanstead, Bloc Québécois Robert Bouchard, Chicoutimi - Le Fjord, Bloc Québécois Diane Bourgeois, Terrebonne - Blainville, Bloc Québécois Paule Brunelle, Trois-Rivières, Bloc Québécois Serge Cardin, Sherbrooke, Bloc Québécois Robert Carrier, Alfred-Pellan, Bloc Québécois Denis Coderre, Bourassa, Libéral Irwin Coder, Mont-Royal, Libéral Claude DeBellefeuille, Beauharnois-Salaberry, Bloc Québécois Nicole Demers, Laval, Bloc Québécois Johanne Deschamps, Laurentides - Label le, Bloc Québécois Luc Desnoyers, Rivière-des-Mille-lles, Bloc Québécois Stéphane Dion, Saint-Laurent-Cartierville, Libéral Jean Dorion, Longueuil - Pierre-Boucher, Bloc Québécois Gilles Duceppe, Laurier - Sainte-Marie, Bloc Québécois Nicolas Dufour, Repentigny, Bloc Québécois Meili Faille, Vaudreuil-Soulanges, Bloc Québécois Raymonde Folco, Laval - Les Iles, Libéral Carole Freeman, Châteauguay - Saint-Constant, Bloc Québécois Christiane Gagnon, Québec, Bloc Québécois Marc Garneau, Westmount-Ville-Marie, Libéral Roger Gaudet, Montcalm, Bloc Québécois Monique Guay, Rivière-du-Nord, Bloc Québécois Claude Guimond, Rimouski-Neigette - Témiscouata - Les Basques, Bloc Québécois Michel Guimond, Montmorency - Charlevoix - Haute-Côte-Nord, Bloc Québécois Marlene Jennings, Notre-Dame-de-Grâce - Lachine, Libéral Jean-Yves Laforest, Saint-Maurice-Champlain, Bloc Québécois Mario Laframboise, Argenteuil - Papineau - Mirabel, Bloc Québécois Francine Lalonde, La Pointe-de-l'lle, Bloc Québécois Carole Lavallée, Saint-Bruno - Saint-Hubert, Bloc Québécois MarcLemay, Abitibi-Témiscamingue, Bloc Québécois Yves Lessard, Chambly - Borduas, Bloc Québécois Yvon Lévesque, Abitibi - Baie-James - Nunavik - Eeyou, Bloc Québécois Luc Malo, Verchères - Les Patriotes, Bloc Québécois Serge Ménard, Marc-Aurèle-Fortin, Bloc Québécois Alexandra Mendes, Brossard - La Prairie, Libéral Maria Mourani, Ahuntsic, Bloc Québécois Thomas Mulcair, Outremont, Nouveau parti démocratique Richard Nadeau, Gatineau, Bloc Québécois Christian Ouellet, Brome - Missisquoi, Bloc Québécois Pascal-Pierre Paillé, Louis-Hébert, Bloc Québécois Pierre Paquette, Joliette, Bloc Québécois Bernard Patry, Pierrefonds - Dollard, Libéral Louis Plamondon, Bas-Richelieu - Nicolet - Bécancour, Bloc Québécois Roger Pomerleau, Drummond, Bloc Québécois Marcel Proulx, Hull-Aylmer, Libéral Pablo Rodriguez, Honoré-Mercier, Libéral Jean-Yves Roy, Haute-Gaspésie - La Mitis - Matane - Matapédia, Bloc Québécois Francis Scarpaleggia, Lac-Saint-Louis, Libéral Thierry St-Cyr, Jeanne-Le Ber, Bloc Québécois Ève-Mary Thaï Thi Lac, Saint-Hyacinthe - Bagot, Bloc Québécois Justin Trudeau, Papineau, Libéral Robert Vincent, Shefford, Bloc Québécois LES DÉPUTÉS FÉDÉRAUX QUÉBÉCOIS SUIVANTS N'APPUIENT PAS KYOTOp/us André Arthur, Portneuf - Jacques-Cartier, Indépendant Maxime Bernier, Beauce, Conservateur Jean-Pierre Blackburn, Jonquière - Alma, Conservateur Steven Blaney, Lévis - Bellechasse, Conservateur Sylvie Boucher, Beauport - Limoilou, Conservateur Lawrence Cannon, Pontiac, Conservateur Jacques Gourde, Lotbinière - Chutes-de-la-Chaudière, Conservateur Denis Lebel, Roberval - Lac-Saint-Jean, Conservateur Massimo Pacetti, Saint-Léonard-Saint-Michel, Libéral Christian Paradis, Mégantic-L'Érable, Conservateur Daniel Petit, Charlesbourg - Haute-Saint-Charles, Conservateur Josée Verner, Louis-Saint-Laurent, Conservateur Lise Zarac, LaSalle - Émard, Libéral À VOUS D'AGIR.www.kyotoplus.ca ACTUALITES Cancer: la bourse ou la vie ! Au Canada, des malades renoncent à se faire soigner parce qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter les médicaments Pendant qu’au sud Barack Obama appuie de tout son poids pour faire adopter sa réforme sur la santé qui garantirait à tous les Américains, riches ou pauvres, l’accès aux soins de santé, on oublie qu’ici même, au Canada, des citoyens renoncent à se faire traiter, trop pauvres pour acheter les médicaments que leur a prescrits leur médecin.Et cela, au royaume de l’assurance maladie et de l’assurance médicaments.LOUISE-MAUDE RIOUX SO U CY La moitié des nouveaux médicaments contre le cancer peuvent désormais être pris à la maison.Cette avancée clinique vient toutefois avec son lot d’inquiétudes financières pour nombre de Canadiens.Un document publié hier par la Société canadienne du cancer (SCC) montre en effet qu’une famille sur douze consacre désormais plus de 3 % de son revenu net aux médicaments d’ordonnance.Au Québec, c’est une famille sur neuf.Lorsqu’ils sont administrés à l’hôpital, les médicaments sont payés en entier par le régime public.Lorsqu’ils sont pris à la maison, il revient au malade d’en assumer les frais.La facture est particulièrement élevée pour les nouveaux anticancéreux dont le coût annuel varie grandement d’une province à l’autre: d’une somme de 65 000 $ par année en moyenne au Nouveau-Brunswick et à l’î-le-du-Prince-Edouard, à la gratuité complète en Colombie-Britannique, en Alberta ou en Saskatchewan.Au Québec, le patient à qui Ton prescrit ce genre de molé- cules spécialisées doit assumer une prime annuelle de 954 $ en plus d’un copaiement qui porte sa facture à un maximum de 1908 $ par année selon son revenu.Malgré ce plafond, beaucoup de familles à faible revenu ou de ménages qui vivent sous le seuil de la pauvreté «peinent à assumer un montant pareil», déplore Paul Lapierre, vice-président, Affaires publiques et lutte contre le cancer, à la SCC.Lorsque le gouvernement du Québec a imposé des frais à son régime d’assurance médicaments, des chercheurs de l’Université McGill ont d’ailleurs observé une baisse du recours aux médicaments d’ordonnance de 9,1 % chez les personnes âgées et de 14,4 % chez les bénéficiaires d’aide sociale.C’est encore plus vrai quand il s’agit de médicaments aussi onéreux que les anticancéreux.«Le poids financier est si lourd que certains patients renoncent à se faire traiter», déplore M.Lapierre.L’aspect financier n’est qu’une part des problèmes qui minent l’universalité de la couverture canadienne.Des écarts quant aux médicaments offerts par les provinces sont en effet notés.Sur ce point, le Québec figure parmi les plus frileux à financer les nouveaux anticancéreux apparus récemment sur le marché, avçc l’Ontario et TÎle-du-Prince-Edouard.Résultat: certains patients sont privés d’une médication à laquelle d’autres ont droit, et ce, en toute iniquité.Autant de disparités sont iiu, acceptables dans un pays comme le nôtre, croit Dan Demers, directeur.Questions d’intérêt public, à la SCC.«La Société presse donc le gouvernement fédéral d’instaurer un régime national d’assurance [pour les] médicaments onéreux avant que la situation se détériore.» La publication de ce document intitulé Accès aux médicaments contre le cancer pour les Canadiens sera discutée aujourd’hui à Ottawa lors d’un important symposium sur l’accès aux médicaments contre le cancer.Ses rédacteurs souhaitent qu’il soit repris au bond par les ministres de la Santé provinciaux et territoriaux qui se rencontreront à Winnipeg, jeudi et vendredi.En 2008, les ministres de la Santé avaient enjoint au gouvernement fédéral de faire preuve de leadership pour améliorer l’accès aux médicaments.«Un an plus tard, la situation n’a pas changé au Canada dans le dossier des frais de médicaments onéreux, déplore M.Demers.Il faut agir pour éviter que la confiance des Canadiens envers notre système universel de soins de santé ne s’effrite.» Le Devoir Le secteur de la santé ne s’est jamais aussi bien porté en Outaouais LOUISE-MAUDE RIOUX S O U C Y Boudé massivement par le personnel médical, TOu-taouais commence enfin à se remplumer grâce à son campus clinique qui récolte ces jours-ci les premiers fruits de sa grande séduction.Dans sa besace, plus d’une centaine de diplômés de plus qu’à l’ordinaire mais, surtout, une pléthore de nouveaux programmes de formation desquels émergeront bientôt des cohortes toutes fraîches de médecins, d’infirmières, de techniciens ambulanciers, d’inhalothérapeutes et de préposés.La région est aux prises depuis longtemps avec Texode de ses professionnels de la santé qui succombent massivement aux sirènes ontariennes.Le phénomène est si important que Québec a octroyé un statut particulier à TOutaouais il y a deux ans, statut duquel est né le Campus santé Outaouais, un consortium destiné à former une relève sur place, en français de surcroît.«Quinze mois après son lancement, les résultats dépassent nos prévisions.Ils montrent clairement que la concertation que nous avons mise en place répond directement aux grands besoins du réseau», a annoncé hier le D' Guy Morissette, président-directeur de l’Agence de la san- té et des services sociaux de TOutaouais.Avec ce premier grand campus clinique, TOutaouais fait ainsi le pari de la proximité.«Le plus rentable, le plus utile, le plus porteur, quand on veut attirer des professionnels, c’est de les former à proximité de leurs futurs lieux de pratique», affirme le D1 Morissette, chiffres à l’appui.Dans cette région où les omnipraticiens sont les moins nombreux par habitant, le stage demeure en effet le nerf de la guerre.C’est pourquoi TOutaouais a doublé sa capacité d’accueil et a allongé la durée des stages en collaboration avec l’Université McGill, l’Université du Québec en Outaouais et le CSSS de Gatineau.Résultat: le campus accueillera 288 stagiaires en 2010, soit 126 de plus qu’en 2006 et offrira dès 2010 un externat complet à six étudiants.Ceci explique-t-il cela?Les médecins résidents ont été plus nombreux que jamais à s'installer en Outaouais cette année, ce qui a permis de pourvoir neuf des dix postes disponibles à l’Unité de médecine familiale du CSSS de Gatineau.«Cette synergie a aussi facilité le recrutement de médecins», soit 12 omnipraticiens et 16 médecins spécialistes de plus, fait valoir le directeur des études médicales du campus et adjoint au doyen de la faculté de médecine de l’Université McGill, le Dr Gilles Brousseau.Mieux, ces mêmes médecins pourront compter sur des équipes de soins mieux fournies que jamais, le Campus santé Outaouais ayant choisi de viser tout à la fois la formation professionnelle, technique et universitaire.Ainsi, trois nouvelles cohortes en soins infirmiers ont été ajoutées au cégep de TOutaouais.Des cohortes de préposés aux bénéficiaires ont été créées en milieu rural comme à Fort-Coulonge ou dans la réserve de Kitigan Zibi.De nouveaux programmes sont aussi nés: inhalothérapie, technique en soins préhospitaliers d’urgence, diplôme d’infirmière praticienne spécialisée.Cela dit, toutes ces initiatives sont encore trop neuves pour que la population en ressente encore les bénéfices.Certains citoyens estiment d’ailleurs que la région a besoin d’une vraie faculté de médecine.Ce n’est pas l’avis de l’Agence.«Nous n’excluons pas une telle possibilité.Mais notre objectif, c’est d’obtenir des résultats à court terme, et cela se fait d’abord en travaillant à l’aspect clinique ce que permet parfaitement le campus», tranche le D1 Morissette.Le Devoir Pubhcis ne veut rien savoir du NPD ALEC CASTONGUAY Le NPD devra se trouver une nouvelle équipe pour concevoir sa campagne publicitaire au Québec lors des prochaines élections.Les troupes de Jack Layton affirmaient vouloir de nouveau utiliser les services de la firme Amen, qui avait conçu la campagne du NPD Tan dernier, mais ce sera impossible.Amen a été achetée par le géant Publicis le printemps dernier, et la direction du groupe affirme que personne ne sera autorisé à travailler pour le NPD cette année.Dans son édition d’hier, Le Devoir révélait les grandes lignes de la stratégie du NPD au Québec.En ce qui a trait à la campagne publicitaire, le NPD devra toutefois ajuster le tir et se trouver une nouvelle agence.«Publicis a acheté Amen, et il n'a jamais été question que Publicis fasse la campagne du NPD, affirme au DcmmV Jean-Louis Dufresne, porte-parole de l’entreprise.Personne ne sera dégagé pour faire cette campagne, il faut que ce soit bien clair.» Le NPD estimait que l’ancienne équipe d’Amen avait assez d’autonomie à l’intérieur du groupe Publicis pour exécuter ce mandat.Mais, visiblement, les troupes de Jack Layton devront revoir leurs plans.Nammi Poorooshasb, directeur des communications du NPD, a indiqué hier que certaines personnes qui étaient chez Amen Tan dernier et qui n’ont pas suivi lors du rachat par Publicis pourraient mettre la main à la pâte.«On ne fera pas affaire avec Publicis.On négocie encore certains contrats avec des gens», a dit M.Pootooshasb.Le Devoir EN BREF Un autre soldat québécois tué en Afghanistan Kandahar, Afghanistan — La dépouille du militaire canadien Patrick Lormand, a entamé, hier, son dernier voyage vers le Canada après une cérémonie ] d’adieu tenue en soirée, à l’aérodrome de Kandahar.C’est dans le silence et la noirceur que plusieurs centaines de soldats canadiens, anglais et néerlandais ont honoré leur confrère lors de cette cérémonie.Le cercueil du soldat Lormand a par la suite été transporté lentement vers l’appareil, un Hercules C-130, qui allait le ramener au pays.Le soldat âgé de 21 ans a été tué dimanche après-midi par l’explosion d’une bombe sur une route de l’Afghanistan.- La Presse canadienne L E I) lî V 0 IK, L E M A II I) I I 5 S E I' T E M B K E 2 I) (t «) A Tandis qu’à Québec.POLITIQIIK fi/m cu/jumlie ! Michel David Avec la conflagration imminente à Ottawa et la guerre de tranchées qui oppose Gérald Tremblay et Louise Harel, la session qui reprend aujourd’hui à l’Assemblée nationale risque de paraître bien terne.Normalement, un gouvernement aux prises avec une récession mondiale connaît une chute brutale dans l’opinion publique.Pourtant, ni les pertes d’emplois, ni les résultats désastreux de la Caisse de dépôt, ni le retour à un budget déficitaire n’ont eu un impact mesurable sur la cote du gouvernement Charest Alors que les problèmes d’éthique à l’Hôtel de Ville pourraient compromettre la réélection du maire Tremblay, les tribulations de Philippe Couillard, de David Whissell et de Jean d’Amour, sans oublier la rémunération secrète de M.Charest lui-même, n’ont pas davantage laissé de traces dans les sondages.Au contraire, la satisfaction à l’endroit du gouvernement et du premier ministre lui-même n’a cessé d’augmenter.Maintenant que l’économie commence à donner des signes plus encourageants et que M.Charest a décidé de resserrer les directives imposées aux membres de son cabinet, on voit mal ce qui pourrait provoquer un revirement significatif de l’opinion au cours de l’automne.Pour le contribuable, il était facile de comprendre que les pertes enregistrées par la Caisse de dépôt risquaient de se traduire par des augmentations de tarifs.Il est plus difficile de se sentir directement concerné par le débat sur le projet de loi 40 visant à suspendre temporairement la loi antidéficiL Même si l’opposition a raison d’y voir un chèque en blanc signé au gouvernement, l’imposition du bâillon pour forcer l’adoption ne créera pas un grand émoi en dehors des murs de l’Assemblée nationale.?La multiplication des manquements à l’éthique aux différents niveaux de gouvernement a sans doute irrité la population, mais qui se soucie de savoir si l’Assemblée devrait adopter un code d’éthique avant la nomination d’un commissaire plutôt que l’inverse?Le PQ enfonce une porte ouverte en réclamant que M.Whissell démissionne aussi comme député.Comme il ne peut pas entretenir le moindre espoir de retourner au Conseil des ministres, il n’a manifestement pas l’intention de s’éterniser bien longtemps sur les banquettes arrière.En attendant de connaître les résultats de l’enquête du commissaire au lobbyisme sur les activités de Jean d’Amour, l’opposition devrait peut-être se pencher sur le cas du ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui possède des intérêts dans une polyclinique.M.Charest ne semble y voir aucun problème, mais que dirait-on si la ministre de l’Éducation exploitait une école privée?Qui sait, au train où M.Bolduc multiplie les gaffes, le premier ministre trouvera peut-être opportun de lui offrir le même choix qu’à M.Whissell, en espérant qu’il préfère la clinique à la limousine.Une session pépère à Québec ne serait certainement pas pour déplaire à M.Charest.D’ailleurs, pour la plupart des gouvernements, les débats parlementaires constituent une perte de temps.Pour annoncer un plan de lutte contre le décrochage ou la création de nouvelles escouades policières pour débusquer les criminels en cravate, il est nettement préférable d’être seul sur la scène.Les parlements sont faits d’abord et avant tout-pour permettre à l’opposition de s’exprimer.Encore faut-il savoir en tirer parti.Selon le dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir, 63 % des Québécois sont insatisfaits du travail de Pauline Marois.Même si le poste de chef de l’opposition est particulièrement ingrat, il est anormal qu’elle ne tire pas mieux son épingle du jeu face à un gouvernement qui en est à son troisième mandat.?Encore une fois, Mme Marois devra consacrer une bonne partie de son énergie à la gestion des affaires internes de son parti.Lors de la Conférence des président(e)s de juin dernier, il a été résolu qu’un «plan d’action pour mettre en marche le Plan pour un Québec souverain» soit présenté au conseil national de l’automne.Au PQ, c’est le genre d’exercice qu’il faut préparer avec soin.Un nouveau livre de Jacques Parizeau est attendu en novembre.Cette perspective a de quoi inquiéter n’importe qui.Même involontairement, il a le don de soulever des débats embêtants.Dans son précédent ouvrage, paru en 1997, il avait sérieusement perturbé la campagne du Bloc québécois en laissant entendre qu’une victoire du oui en 1995 aurait pu donner lieu à une déclaration unilatérale d’indépendance.La bonne nouvelle pour Mme Marois est que l’ADQ devrait bientôt achever son autodestruction.Plusieurs doutaient qu’elle puisse survivre bien longtemps au départ de Mario Dumont, mais personne n’avait prévu que la course à sa succession prendrait une tournure aussi loufoque.Peu importe maintenant qui sera élu chef le 18 octobre.Après le débat ridicule de,s derniers jours à propos du curriculum vitæ d’Éric Caire, aucun des trois candidats en lice ne sera en mesure d’assurer la crédibilité et l’unité de ce qui restera de ce parti.La seule question est de savoir comment se fera le partage des dépouilles.Modifications à l’assurance-emploi Des primes pour les « bons » chômeurs Le Conseil national des chômeurs juge la mesure trop restrictive Ottawa a annoncé hier son intention d’aider les travailleurs plus expérimentés en prolongeant de quelques semaines leur période d’admissibilité au régime d’assurance-emploi.Un pas dans la bonne direction pour certains — notamment le NPD —, mais une mauvaise cible pour d’autres.GUILLAUME B O U R G A U LT - C ÔTÉ Ottawa — Le gouvernement conservateur a tendu la main hier aux chômeurs ayant cotisé longtemps au régime d’assurance-emploi sans en avoir beaucoup bénéficié en retour.Ces travailleurs de longue date pourraient recevoir entre 5 et 20 semaines de prestations supplémentaires, selon les termes d’un nouveau projet de loi dont l’adoption demeure incertaine.Thème important de la rentrée parlementaire d’hier, les modifications proposées au régime d’assurance-emploi concernent les travailleurs plus âgés et expérimentés qui ont cotisé au régime d’assurance-emploi pendant au moins sept des dix dernières années, et ce, sans avoir touché de prestations régulières pendant plus de 35 semaines depuis cinq ans (les prestations reçues durant un congé de maternité ne comptent pas).Ceux qui sont admissibles pourraient donc voir prolonger la période de versement de leurs prestations d’assurance-emploi.Entre 5 et 20 semaines de prestations seraient ajoutées, pour un total maximum de 70 semaines dans les régions les plus touchées.Dans son plan d’action économique, Ottawa a prolongé de 45 à 50 semaines la durée maximale des prestations dans certaines régions.Temporaire et rétroactive, la mesure coûtera CHRIS WATTIF, REUTERS Diane Finley, ministre des Ressources humaines et, en arrière-plan, Jean-Pierre Blackburn, ministre du Revenu.935 millions, selon la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, qui a indiqué qu’il n’y aurait pas de hausse des cotisations en 2010 pour financer cette initiative.Le gouvernement estime qu’en-viron 190 000 travailleurs pourraient en bénéficier.Cette bonification ciblée du régime a été accueillie avec retenue par les partis d’opposition.Les libéraux Font immédiatement rejetée, au nom d’une perte de confiance généralisée envers le gouvernement.«Si le gouvernement était sérieux pour l'intérêt des travailleurs, il aurait pu mettre sur pied ses propositions devant les autres membres du groupe de travail sur l'assurance-emploi [créé en juin par Stephen Harper, à la demande de Michael Ignatieffj», a lancé la députée Marlene Jennings.Pour son collègue Denis Coderre, il s’agit d’un «show de boucane» destiné à «gagner du temps».Mais le chef néodémocrate, Jack Layton, s’est montré disposé à l’appuyer.«L’annonce d’aujourd’hui est un pas dans la bonne direction, sauf qu’il en reste beaucoup à faire», a-t-il indiqué à la sortie de la Chambre des communes.En matinée, le député d’Ottawa-Centre, Paul Dewar, avait jugé que c’était «une proposition très sérieuse» qu’il serait «irresponsable de ne pas sérieusement étudier».Du côté bloquiste, le chef Gilles Duceppe a mentionné que la mesure semblait «bonne», mais que les «demandes [de l’opposition] sont beaucoup plus importantes».Trop restreint Au Conseil national des chômeurs, le porte-parole Pierre Céré a pour sa part dénoncé une mesure jugée «restreinte et restrictive».«Quand un gouvernement veut agir et adopter une mesure provisoire, il n’a pas à déposer un projet de loi, dit-il.Il peut mettre sur pied un projet-pilote pour que.ça devienne effectif dès maintenant.» M.Céré estime qu’il sera fastidieux d’établir la liste des bénéficiaires.«On écarte également ceux que les conservateurs appellent les “mauvais” chômeurs au profit des “bons” chômeurs, analyse-t-il.Ce qu’on nous dit, c’est qu’un jeune, un travailleur saisonnier, un contractuel, les gens du secteur forestier n’auront pas droit à cette modification.Il faut plutôt régler le problème par l’autre bout, en modifiant les règles d’admissibilité.» Le Conseil du patronat du Québec s’est de son côté dit «inquiet» de voir le gouvernement faire la promotion d’une mesure coûtant près d’un milliard, à l’heure où le déficit atteint 56 milliards.Le Devoir Le « vaudeville » se poursuit de plus belle à l’ADQ Éric Caire veut faire la paix avec Gilles Taillon, mais son adversaire l’accuse maintenant d’être un cancre ROBERT DUTRISAC Québec — Le candidat à la direction de l'Action démocratique du Québec Éric Caire a tendu, hier, un rameau d’olivier à Gilles Taillon pour qu’il cesse de l’accuser d’avoir falsifié son curriculum vitæ.Mais Gilles Taillon n’en a cure: il s’est adressé au parti pour forcer Éric Caire à dévoiler les résultats qu’il a obtenus à l’Université Laval.«Ce que je souhaite, c’est que Gilles prenne conscience du tort incroyable qu’il cause au parti», a plaidé Éric Caire au cours d’une conférence de presse.Le candidat s’est dit prêt à passer l’éponge si Gilles Taillon s’excuse auprès du caucus, du personnel et des militants du parti pour avoir tenu des T E M li li E 2 (I 0 !» a r> LE MONDE Le Guantanamo afghan Des droits accordés aux prisonniers de Bagram .-v ' OMAR PARU K REUTERS Des soldats somaliens inspectaient leurs armes hier, avant une patrouille dans les rues de Mogadiscio.Raid des forces spéciales américaines en Somalie Un chef islamiste aurait été tué Les forces spéciales américaines ont effectué un raid héliporté hier et ont attaqué une voiture dans le sud de la Somalie dans laquelle se trouvait l’un des activistes les plus recherchés de la région Les forces françaises avaient auparavant été montrées du doigt comme étant à l’origine de l’opération, mais une source américaine, sous sceau de l’anonymat, a confirmé le raid par les forces spéciales.Saleh Ali Saleh Nabhan, né au Kenya il y a 28 ans, était recherché depuis un attentat au camion piégé contre un hôtel à capitaux israéliens en 2002 sur la côte kényane et une attaque au missile qui avait échoué le même jour contre un avion de ligne israélien décollant de l’aéroport de Mombassa.Il était apparemment le propriétaire du camion lancé contre l’hôtel.L’attentat avait fait 15 morts.Selon la source américaine, les Etats-Unis pensent que Nabhan a été tué dans l’attaque et son corps a été emporté par les Américains.Bryan Whitman, porte-parole du Pentagone, s’est pour sa part refusé à tout commentaire «sur toute opération présumée en Somalie».Le ministre somalien de l’Eau, Mohamed Ab-dulahi Omaar, a déclaré que le chef islamiste avait été tué hier lors d’un raid héliporté mené par des soldats étrangers contre une voiture dans le sud de la Somalie.«Nabhan et quatre autres chejs étrangers de groupes militants ont été tués au cours du raid», a-t-il précisé.«Ces jeunes combattants n ’ont pas les mêmes ressources que leurs collègues d’Afghanistan ou d’ailleurs lorsqu’ils se retrouvent face à une attaque aérienne étrangère.» Des témoins avaient rapporté que les soldats étrangers qui avaient mené ce raid à bord de deux hélicoptères «semblaient porter le drapeau français à l’épaule, sur leur uniforme».Ds ont apparennnent emporté les corps des islamistes tués.A Paris, le porte-parole du ministère de la Défense, Christophe Prazuck, a déclaré qu’aucun militaire français n’avait été engagé dans cette opération.Les forces françaises ont mené par le passé des opérations en Somalie pour secourir des ressortissants français détenus par les rebelles ou les pirates.Reuters Norvège : le gouvernement remporte les législatives CLAUDE LÉVESQUE Les prisonniers incarcérés à la base américaine de Bagram en Afghanistan, qu’on a souvent comparée à celle de Guantanamo, auront dorénavant le droit de contester leur détention.C’est ce qu’a annoncé hier le Pentagone, confirmant des informations qui avaient circulé dans la presse en fin de semaine.Les quelque 600 détenus de Bagram — il n’en reste qu’envi-ron 240 à Guantanamo, sur l’île de Cuba — pourront comparaître tous les six mois devant des conseils militaires chargés de déterminer leur statut.Ils seront aidés dans leurs démarches par des militaires nommés d’office par les autorités carcérales, mais qui ne seront pas nécessairement des avocats.Certains prisonniers croupissent à Bagram depuis au moins six ans.Contrairement à ceux qui ont abouti à Guantanamo, ils n’ont jamais eu accès à des avocats ni eu le droit de connaître les motifs de leur détention et de les contester.Selon le gouvernement américain, il en est ainsi parce qu’ils sont des prisonniers de guerre capturés sur le champ de bataille.Comme en Itak «C’est une pratique que nous avions mise en place en Irak pour nous aider à gérer la population des détenus et au bout du compte la réduire, en nous assurant que nous ne gardions que les personnes les plus dangereuses», a d’ailleurs précisé hier le porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, en présentant les nouvelles règles pour Bagram.Néanmoins, la population de cette prison compte aussi plusieurs personnes qui ont été cap- Genève — Le sort réservé aux droits et libertés fondamentales des femmes, notamment en Afghanistan, dans les Etats du Golfe et au Soudan, sont au cœur des premiers débats du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui entamait hier sa douzième session à Genève.Le début des travaux a été retardé de quelques heures, les pays latino-américains ayant demandé que l’ambassadeur du Honduras quitte la rencontre.Les pays d’Amérique latine ont déclaré que M.Delmer Urbizo représentait le gouvernement de facto de Tegucigalpa après le renversement du président Manuel Zelaya, que ces pays considèrent toujours comme le président légitime.«Les droits des femmes sont toujours limités dans de trop nombreux pays», a déploré Navi Pillay, haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, invitant les membres du Conseil à faire le nécessaire pour y remédier.Dans son discours inaugural, la diplomate sud-africaine qui a connu l’apartheid a en outre évoqué «le sévère recul des droits des femmes» subi à l’occasion de l’élection présidentielle contestée en Afghanistan et a invité Kaboul à tout mettre en œuvre pour faire cesser les violences liées au scrutin.Lors de cette session de trois semaines, la première en présence d’une délégation américaine, les représentants des 47 Etats membres de l’organisation se pencheront également sur l’offensive israélienne menée en décembre-janvier dans la bande de Gaza.Le cas Loubna En dépit de quelques points positifs .comme l’élection de turées bien loin de l’Afghanistan, en Thaïlande et aux Emirats arabes unis, notamment C’est en tenant compte de ce genre d’arguments qu’une cour fédérale avait jugé, en avril, qu’au moins une partie des détenus de Bagram devraient pouvoir contester leur incarcération.Nouvelle politique Les changements annoncés s’inscrivent dans la politique du nouveau gouvernement américain en ce qui concerne le traitement des prisonniers faits depuis le 11 septembre 2001.Ironiquement, alors qu’on veut réduire sa population, l’actuelle prison à Bagram doit être démolie et remplacée par un établissement plus grand.L’American Civil Liberties Union, une importante organisation de défense des droits de la personne, s’est dite «encouragée» par les changements annoncés, tout en déplorant le secret qui continue d’entourer Bagram.L’ACLU a demandé en vain, à plusieurs reprises, au gouvernement américain de publier les noms des personnes qui y sont emprisonnées, les circonstances de leur arrestation et les motifs de leur détention, ainsi que les rapports militaires sur le traitement des prisonniers.En 2002, deux détenus y avaient été battus à mort par des militaires américains.Depuis lors, des allégations de mauvais traitement sont régulièrement formulées par des organisations comme la Commission afghane des droits humains, qui s’est réjouie des mesures annoncées hier.En juillet, plusieurs prisonniers ont lancé un mouvement de protestation, exprimant leur crainte d’être incarcérés indéfiniment.quatre candidates au Parlement koweïtien et la nomination sans précédent d’une femme au sein du gouvernement saoudien, «la situation globale des femmes reste loin des exigences internationales» dans les pays du golfe arabo-persique, a poursuivi Navi Pillay.La commissaire a invité les autorités à renoncer aux particularismes qu’elles invoquent lorsqu’il s’agit de ratifier les traités internationaux ayant trait aux droits de la personne.Les femmes soudanaises, a-t-elle poursuivi, font toujours l’objet de discriminations, alors que Khartoum a ratifié de nombreux accords internationaux en la matière.Loubna Hussein, une Soudanaise qui travaillait pour les Nations unies au moment de son arrestation, a ainsi été condamnée la semaine dernière à une peine de prison ferme pour s’être montrée en public vêtue d’un pantalon qui aurait pu lui valoir 40 coups de fouet.Elle a finalement été remise en liberté sous caution, ce dont la commissaire aux droits de l’homme s’est félicitée, tout en invitant le gouvernement soudanais «à faire le nécessaire pour l’équité des droits».La diplomate devait en outre attirer l’attention du Conseil sur le sort des clandestins qui paient des passeurs à prix d’or pour traverser la Méditerranée, l’océan Indien ou le golfe d’Aden au péril de leur vie.«Aujourd’hui, craignant que les bateaux en détresse ne transportent des émigrants, les navires ignorent leurs appels à l’aide en violation du droit international», dit-elle dans un document rédigé pour la 12‘ session.Agence France-Presse et Reuters Oslo — La coalition de gauche sortante a conservé une très courte majorité au Parlement à l’issue des élections législatives hier en Norvège, selon deux sondages à la sortie des urnes des chaînes de télévision.Les partis de gauche emmenés par le premier ministre travailliste, Jens Stoltenberg, devraient remporter 85 sièges sur 169 au Storting contre 83 mandats aux partis de droite et un autre à l’extrême gauche, ressort-il d’un premier sondage rendu public par la télévision publique NRK.Un autre sondage dont les résultats ont été diffusés par la chaîne commerciale TV2 crédite la coalition sortante de 87 sièges Téhéran — L’Iran et les grandes puissances se retrouveront le 1" octobre pour discuter des propositions iraniennes destinées, selon Téhéran, à «calmer les inquiétudes internationales» sur son programme nucléaire controversé.«Lors d’un entretien téléphonique ce midi [lundi],/aider contre 82 à l’opposition.Il faut 85 sièges pour obtenir la majorité absolue.Un troisième sondage, publié par le journal populaire à grand tirage Verdens Gang (VG) sur son site Internet, annonce un résultat encore plus serré, créditant la gauche et la droite de 84 sièges chacune, le dernier siège revenant à l’extrême gauche.Au pouvoir depuis 2005, le gouvernement qui regroupe les travaillistes, principale force politique du pays, et leurs petits alliés socialistes et cen-triste§, s’est engagé à renforcer l’État-providence et à défendre l’emploi.En face, l’opposition de droite, dominée par les populistes, a Sola na, le diplomate en chef de l'Union européenne, et Saïd Ja-lili, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, ont décidé que les représentants de l’Iran et du groupe 5+1 se rencontreront le 1” octobre pour discuter du paquet iranien de propositions», a rapporté l’agence Isna.- AFP promis baisses d’impôts et privatisations daps une social-dé-mocratie où l’État est très présent et la fiscalité très élevée.EN BREF Les médias inspirent peu la confiance Washington — Les Américains font de moins en moins confiance aux médias et ils sont de plus en plus nombreux à considérer que les informations qu’ils publient sont inexactes ou manquent d’objectivité, relève une étude publiée hier.Seuls 29 % des personnes interrogées par le Centre de recherche indépendant Pew estiment que les médias diffusent en règle générale des informations sérieuses et 63 % pensent quelles sont souvent imprécises.De la même manière, 60 % des sondés estiment que les médias américains manquent d’objectivité.Seuls 20 % des sondés considèrent que les médias sont indépendants du pouvoir et 21 % qu’ils sont prêts à reconnaître leurs erreurs.Le sondage révèle par ailleurs que la télévision reste le moyen d’information dominant chez les Américains (71 %), contre 42% pour Internet et 33 % grâce à la presse écrite.-AFP GB : les syndicats autour de Brown Liverpool —La centrale syndicale britannique TUC s’est resserrée hier autour du premier ministre Gordon Brown sur la question de la baisse du déficit public, attaquant les conservateurs sur ce sujet crucial de la campagne électorale à venir.Le TUC, qui réunit 61 syndicats britanniques, tient cette semaine sa 14b assemblée annuelle à Liverpool.Fort de 6,2 millions de membres, le Trades Union Congress (TUC) a critiqué ces derniers jours les projets des partis de réduire par une baisse des dépenses publiques un déficit public qui tourne aujourd’hui autour de 12 % du PIB.- Reuters La présidence à vie au Kazakhstan ?Astana — Le parti du président kazakh Nursultan Nazarbajiev a laissé entendre hier que ce dernier pourrait devenir président à vie.La législation autorise déjà Nazarbajiev à briguer un nombre illimité de mandats.«Nous suggérons un débat, avec un certain nombre d’experts, sur l’adoption d’une loi sur le guide de la nation où toutes les questions concernant le chef de l’Etat devraient être abordées», a dit le parti Nur OTAN.«Cela pourrait inclure la présidence à vie.» È \ $ PHP11 ¦ m„.François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 mm 11 Agence France-Presse - Reuters \ Sock m déve corn» TT Vie AVIS DE CONVOCATION Société développement commercial Vieux-Montréal À tous les contibuables qui tiennent un commerce et/ou un établissement d'affaire sur le territoire du Vieux-Montréal, délimité par les rues Des Soeurs-Grises, Saint-Antoine, de la Commune et Saint-Hubert, veuillez prendre note que conformément à l'article 458 de la Loi sur les cités et villes du Gouvernement du Québec, vous êtes invités à participer à l'assemblée générale du budget de la Société de développement commercial (SDC) Vieux-Montréal -Quartier historique.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE Le mardi 29 septembre 2009 à 19h à la Basilique Notre-Dame, 426, rue Saint-Sulplœ ORDRE DU JOUR 1.Ouverture de l'assemblée 2.Élection du président et du secrétaire d'assemblée 3.Conformité de l'assemblée (avis de convocation et quorum) 4.Adoption de l'ordre du jour 5.Adoption du dernier procès-verbal 6.Rapport du conseil d'administration 7.Dépôt des états financiers tels que présentés le (résumé) ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU BUDGET Le mardi 29 septembre 2009 à 20h30 à la Basilique Notre-Dame, 426, rue Saint-Sulpice ORDRE DU JOUR 1.Ouverture de l'assemblée 2.Élection du président et du secrétaire d'assemblée 3.Conformité de l'assemblée (avis de convocation et quorum) 4.Adoption de l'ordre du jour 5.Adoption du dernier procès-verbal 6.Présentation du plan d'action 2010 7.Présentation et adoption du budget 2010 31 mars 2009 8.Nomination d'un vérificateur 9.Élection du président d’élection, d'un secrétaire 8.Levée de l'assemblée d'élection et de deux scrutateurs 10.Élection des administrateurs 11.Levée de l'assemblée Revenus Cotisations 1 011 000$ Aides financières 40 000$ Autres revenus 30 000 $ Total des revenus 1 081 000 $ Dépenses Administration et secrétariat corporatif (ressources humaines, avantages sociaux, conseils et comités, assurances, loyer, taxes diverses, équipements, fournisseurs, informatique, télécommunication, poste et messagerie, documents recherche, transport et représentation) 229 500 $ Comptabilité, finances et affaires juridiques 8 500$ Programmation (animation et événements) 369 750 $ Opérations (accueil et information, embellissement et aménagent, entretien et propreté, accès, circulation et stationnement, sécurité) 186 800 $ Communication et marketing (site internet, communications internes et externes, relations publiques et de presse, publicité et promotion, licensing) 286 450 $ Total des dépenses 1 081 000 $ Important Veuillez noter que seuls les membres en règle pourront se prévaloir de leur droit de vote.Selon le règlement (CA-24-026) sur les Sociétés de développement commercial, modifié à la séance du conseil d'Arrondissement Ville-Marie du 4 septembre 2007, chaque membre doit se faire représenter par une personne physique, par voie de procuration.Chaque personne physique ne peut représenter qu'un seul membre, et les bulletins de vote seront remis sur représentation de la procuration dûment signée.En résumé : un membre - une procuration » une personne physique « un vote.Certains prisonniers croupissent à Bagram depuis au moins six ans Le Devoir Avec l’AFP CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME Les femmes sont au centre des débats Téhéran et les grandes puissances se retrouveront le 1" octobre L K I) K V II I H .I.K M A li I) I I 5 S E I' T E M B U E 2 (I (I i) A
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.