Le devoir, 15 juillet 2005, Page(s) complémentaire(s)
ACTUALITES Vache folle / -*- Les Etats-Unis rouvrent leur frontière aux importations de bœuf canadien Washington — Le secrétaire américain à l’Agriculture a annoncé hier soir la réouverture de la frontière américaine au bœuf canadien.La décision entrait en vigueur sur le champ.La voie avait été ouverte un peu plus tôt dans la journée à Seattle, où la Cour d’appel fédérale américaine avait annulé une injonction interdisant la levée de l’embargo sur les importations de bovins de moins de 30 mois du Canada Les autorités américaines étaient déjà en contact avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour préparer la certification du bétail destiné à l’exportation, a dit le secrétaire américain, Michael Johanns.«Parce que la décision du tribunal prend effet immédiatement, nous appliquons tout de suite les mesures pour reprendre les importations de bétail de moins de 30 mois provenant du Canada», a-t-il déclaré.La ministre manitobaine de l’Agriculture, Rosann Wowchuk, a affirmé qu’il y aurait encore quelques modalités à régler.«]e ne crois pas que les camions vont recommencer à circuler dès demain, a-t-elle dit.Mais il s’agit d'une excellente nouvelle pour les producteurs bovins du Canada.» Le président de l’Association des producteurs boivins du Québec, Michel Dessureault, s’est lui aussi réjoui de la décision du ministère de l’Agriculture.«Ce n ’est pas l’ouverture complète de la frontière mais c’est un pas dans la bonne direction», a-t-il sim les ondes de NTR Le juge Richard Cebull, de Billings, au Montana, avait accordé l’injonction au début de mars au groupe de pression américain R-CAI J, qui prétendait que le cheptel canadien représentait un risque de contamination à l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) si on permettait son entrée aux Etats-Unis.Devant les trois juges de la Cour d’appel à Seattle, l’avocat du gouvernement américain a argué que pour obtenir l’injonction, R-CALF avait présenté des arguments scientifiques fallacieux et exagérés.«Leur évaluation du risque a présumé le pire», avait déclaré Mark Stern, l’avocat du ministère américain de l'Agriculture.Selon M' Stern, les experts de R-CALF ont tenu pour acquis que d’autres cas d’animaux atteints d’ESB seront découverts au Canada, qu’ils échapperont aux inspecteurs canadiens, traverseront la frontière sans être détectés, échapperont ensuite aux inspecteurs américains et entreront de façon illégale dans la chaine alimentaire des bovins américains.«Us présument de l'incompétence de toutes les parties impliquées», avait ajouté l’avocat.L’embargo devait être levé au début de mars kirsque le juge Cebull a accordé l’injonction à R-CALE U1 juge Cebull doit encore statuer le 27 juillet sur la demande de R-CALF de rendre cette injonction permanente, voire de l’imposer à d’autres produits de bœuf canadiens qui échappent actuellement à l’embargo.L’organisation R-CALF, qui représente environ le quart des éleveurs de bovins américains, dénonce depuis des années le «monopole» exercé par le département de l’Agriculture et la majorité des intervenants de l’industrie du bœuf sur les prix et les poli- tiques de sécurité.R-CA1F soutient que le département de l’Agriculture, sous la pression des abattoirs américains et de leurs allies, a illégalement modifié ses règlements pour permettre la réouverture de la frontière américaine au bœuf canadien.Les producteurs canadiens n’en ont guère eu à dire jusqu’ici dans le débat en coure aux Etats-Unis.La Cour d'appel a d’ailleurs pris en délibéré mercredi leur demande pour pouvoir présenter des arguments devant le juge Cebull fare de l’audience prévue du 27 juillet.L’industrie canadienne du bœuf estime ces pertes dans cette affaire à environ sept milliards.L’embargo contre les importations de bœuf canadien a été imposé après la découverte d’une première vache atteinte d’ESB, le 20 mai 2003 en Alberta.Depuis, trois autres animaux ont été testés positifs à la maladie au Canada et un autre dims l’Etat de Washington, qui provenait également du Canada.Associated Press et la Presse canadienne Course à la direction du PQ Boisclair restera dans la course même si Landry tente un retour ROBERT DUTRISAC Québec — André Boisclair, que les sondages placent en tête dans la course à la direction du Parti québécois, n’entend pas se retirer pour laisser la voie libre à Bernard Landry si jamais le chef démissionnaire tente un retour.«On est entrés dans la course, on va la faire et on va la gagner», a résumé hier Jean-Louis Laplante, l’attaché de presse d’André Boisclair.Hier, l’ancien député de Gouin et leader parlementaire poursuivait ses activités dans cette campagne informelle qui ne doit commencer officiellement que le 15 septembre, date à laquelle les candidats devront avoir déposé au parti leur bulletin de candidature avec les 1000 signatures requises qui doivent provenir de membres en règle du PQ.Mercredi, M.Boisclair prononçait un discours aux Jardins de Métis, dans le Bas-Saint-Laurent D a rencontré hier matin un groupe de jeunes péquistes en Beauce pour se retrouver en soirée au Festival Juste pour rire.Au même moment des appuis se manifestaient en faveur du retour de Bernard Landry.Mercredi, 40 signataires, dont le député bloquiste Maka Kotto, la présidente régionale du PQ de Montréal-Ville-Marie et candidate du Bloc dans Ahuntsic, Maria Mourani, et plusieurs personnalités de la communauté libanaise de Montréal, ont fait parvenir aux journaux une lettre ouverte affirmant que seul Bernard Landry possède «cette culture de la raison d’Etat» nécessaire à «la construction et à la mise en marche de l’appareil gouvernemental du jeune pays» après une victoire référendaire.Depuis quelques jours, Bernard Landry consulte ses amis et connaissances sur l’opportunité de se lancer dans la course à sa propre succession.D a parlé à Yves Duhaime qui, au moment de la démission de M.Landry après un vote de confiance de 76 % au congrès national du PQ, avait appuyé la décision du chef «Je n’ai pas changé d’avis.Pour moi, c’est une affaire classée», a dit M.Duhaime au Devoir hier.L’ancien ministre pé-quiste ne croit pas que les candidats les plus solides soient disposés à se retirer de la course pour favoriser M.Landry.«La course au leadership au PQ, veut, veut pas, elle est solidement engagée.Il n’y aura de retour en arrière pour personne.J’en suis convaincu», estime-t-ü.D est toutefois légitime que M.Landry s’interroge compte tenu des appuis qu’il reçoit, mais il devra prendre sa décision rapidement estime-t-il «Mais pour moi, l’issue, elk est déjà scellée», a àkM.Duhaime.Yves Michaud, que M.Landry a également consulté, est d'un autre avis.De tous les candidats, c’est Bernard Landry qui présente «la feuille de route la plus impressionnante».S’il décide de se porter candidat il va gagner, croit M.Michaud.La pétition Internet lancée la semaine dernière en faveur d’un retour de Bernard Landry (www.retour-bemardlandry.org) avait recueilli près de 3300 signatures au dernier décompte, hier.L'écrivain Yves Beauchemin, l’ancien journaliste et diplomate Jean-Marc Léger et le politologue Denis Monière ont aussi fait parvenir aux journaux des lettres ouvertes pour appuyer M.Landry.En revanche, plusieurs députés péquistes voient d’un mauvais œil le retour du chef démissionnaire, notamment parce que «cela aura pour effet de porter un jugement sur la qualité des candidats à sa succession», a rapporté mercredi la Presse canadienne.Le Devoir AHMAD MASSOUD REUTERS Le danger est beaucoup plus présent à Kandahar, là où s’en vont les militaires canadiens, qu’à Kaboul, où le Canada a tout de même perdu trois soldats.AFGHANISTAN La mort guette les soldats canadiens Les civils ne sont pas prêts à affronter la réalité, dit le chef des forces armées TERRY PEDWELL Ottawa — Les Canadiens doivent se préparer psychologiquement à la grande probabilité qu’un de leur soldat soit tué dans le cadre d’une nouvelle opération militaire qui se déroulera dans le sud de l’Afghanistan, affirme le chef des forces armées.«Existe-t-il une probabilité que nous subissions des pertes?Oui, bien sûr, a dit le général Rick Millier hier.Est-ce que je peux vous donner des chiffres à ce sujet?Absolument pas.» Le Canada envoie, dans une région instable de la province de Kandahar, une équipe d’environ 250 soldats ainsi que des représentants des Affaires étrangères, des travailleurs humanitaires et des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Une petite partie de ce qui est connu sous le nom d’équipe provinciale de reconstruction (EPR) commencera à se déployer au début de la semaine prochaine.La majorité des soldats, principalement d’Edmonton, entrera en service au début de la semaine suivante.Des représentants afghans ont prévenu que le réseau al-Qaïda d’Oussama ben Laden planifiait contre des soldats de la région des attentats du même type que ceux perpétrés en Irak.Le mois dernier, une EPR américaine a été la cible d’un kamikaze à Kandahar — dans le même secteur où l’équipe canadienne sera déployée.Quatre soldats ont été blessés.Les pertes font partie de la réalité militaire, a dit M.Hillier, mais il doute que les Canadiens soient prêts à cette éventualité.«Non, je ne crois pas qu ’ils le soient, a affir- mé le chef d’état-major de la Défense.Mais l’opinion publique doit être éveillée aux dangers auxquels nous sommes exposés.» Certains ont aussi émis des réserves concernant le niveau de préparation des Canadiens face aux effusions de sang que le nouveau rôle du Canada en Afghanistan pourrait causer.«Kandahar sera la mission décisive qui déterminera si nous sommes prêts à payer le prix de notre plus récent engagement, a écrit Nie Boisvert dans un article publié cette semaine par le Conseil pour la sécurité canadienne au XXI' siècle.Il est préférable de savoir maintenant si nous pouvons supporter ce genre de mission.Il faudra du courage et du leadership politique.Sommes-nous à la hauteur?» Malgré le niveau élevé de danger à Kandahar — comparativement au calme relatif de Kaboul, où le Canada a perdu trois soldats, morts en service —, l’armée ne prévoit pas modifier ses façons de faire pour le travail des EPR.«H s’agira de la même stratégie, a dit M.Hillier.Un pâté de maisons à la fois», alors que les soldats se concentreront sur de petites zones au sein des communautés afin d’éviter de se retrouver dans des affrontements plus importants.A Kaboul, le Canada a eu du succès avec une stratégie visant à gagner le cœur de la population en assurant la sécurité et en contribuant à des projets de reconstruction.11 reste à voir dans quelle mesure les Canadiens seront les bienvenus à Kandahar.Presse canadienne La cour ordonne à un hôpital de soigner deux malades Une radio-oncologue et deux de ses patientes ont obtenu hier une injonction provisoire afin de forcer l’hôpital Maisonneuve-Rosemont à lever les quotas qui empêchent le médecin en question de traiter ses patientes.La docteure Monique Lessard avait tenté d’obtenir une place en radiothérapie pour traiter ses deux patientes, Johanne Demers et Lison Bertrand, toutes deux atteintes de cancers du sein.Or, en vertu d’un nouveau système de quotas instauré le 15 juin dernier, la docteure Lessard s’est fait dire qu’elle ne pourrait traiter ces deux patientes parce qu'eDe avait atteint son quota aux dates demandées, et ce, même si les plateaux techniques étaient disponibles Dans leur requête, la docteure Lessard et ses deux patientes font valoir que les règles de quotas entraînent des délais additionnels qui portent atteinte au droit à la > vie, à la sécurité et à l’intégrité des demanderesses.De plus, comme S aurait pu être possible pour les patientes d’obtenir un traitement avec un autre médecin, elles affirment que leur droit à être traité par le médecin de leur choix est également en jeu.Le juge Louis Lacoursière, de la Cour supérieure du Québec, a ordonné à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont de permettre au docteure Lessard de traiter les deux pa- tientes au moment requis.L’injonction n'est cependant que provisoire, en attendant l’audition d’une requête en injonction interlocutoire la semaine prochaine.Cette dernière, si elle était accordée, garantirait aux patientes d’être traitées pendant que les parties débattraient des questions de fond dans le cadre d'une demande d’injonction permanente.Presse canadienne Québec évite un recours collectif intenté par des cancéreuses La Cour suprême refuse d'entendre leur cause ISABELLE RODRIGUE Ottawa — le gouvernement du Québec n’aura pas à se défendre contre un groupe de femmes qui voulait le poursuivre pour des temps d'attente trop longs dans le traitement de leur cancer.Hier, la Cour suprême du Canada a annoncé qu’elle refusait d’entendre une cause où des femmes, réunies en un recours collectif, voulaient obtenir la permission de poursuivre le gouvernement du Québec pour des délais indus dans l’obtention de traitements contre le cancer du sein.En mars 2004, la Cour supérieure du Québec avait conclu qu’il y avait matière à intenter une poursuite contre 12 hôpitaux du Québec et autorisé Anahit Ci-linger, une Québécoise d’origine turque, à représenter les autres femmes qui ont dû subir une attente similaire à la sienne.Les Québécoises atteintes d’un cancer du sein qui, depuis le 13 octobre 1997, ont attendu plus de huit semaines pour commencer leur traitement sont admissibles à faire partie du recours collectif.On estime leur nombre entre 8000 et 10 000.11 est difficile d’évaluer le montant total des dommages qui pourraient être accordés, mais la somme de 250 millions de dollars a été évoquée.En plus de poursuivre les 12 hôpitaux, les femmes auraient aussi voulu inclure le gouvernement dp Québec dans leur recours.A leur avis, le gouvernement provincial est au cœur même de l’affaire puisque c’est lui qui subventionne les hôpitaux.Par conséquent, Québec serait tout autant responsable que les hôpitaux visés par la poursuite.La Cour supérieure avait cependant statué que ces femmes ne pouvaient pas se lancer aux trousses du gouvernement du Québec.De l'avis du juge John Bishop, de la Cour supérieure, la preuve n’avait pas établi que les décisions politiques avaient été prises de mauvaise foi ou qu’elles étaient manifestement déraisonnables, deux raisons qui auraient permis d’attaquer le gouvernement La Cour d’appel du Québec avait soutenu cette décision en novembre 2004.Hier, l’avocat qui représente les femmes réunies dans ce recours collectif, Michel Savonitto, s’est dit déçu de cette décision.«Nous sommes désappointés et quelque peu surpris, a déclaré l'avocat.On se serait attendu à autre chose avec la décision Chaoulli.» L’avocat et ses clientes fondaient bien des espoirs à la suite de l’important jugement rendu il y a un mois par la Cour suprême dans la cause menée par le médecin Jacques Chaoulli.la haute cour avait alors statué que les Québécois étaient en droit de souscrire une assurance médicale privée pour tous les soins dont ils ont besoin, y compris ceux de base.Dans sa décision partagée, la cour s’était montrée convaincue par la preuve démontrant que, «pour certaines chirurgies, les délais inhérents aux listes d'attente augmentent le risque de mortalité du patient ou d’irrémédiabilité de ses blessures».Les temps d'attente portent donc atteinte au droit à la vie et à l’intégrité de la personne garanti par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, avait conclu la cour.«Dans (le jugement] Chaoulli, on a déclaré inconstitutionnels certains articles, on faisait référence aux listes d'attente, on faisait référence aux chartes, a poursuivi M' Savonitto.On aurait pu croire que la décision aurait été différente, mais il semble bien qu’on ait mal interprété le tout.» Presse canadienne â m m s §§ R Profitez des admissions tardives du 4 juillet au 15 août 2005, en allant au www.ulaval.ca UNIVERSITÉ LAVAL A 10 LE DEVOIR.LE VEN DREDI 15 J L ILLET 2005 ACTUALITES HÔTELS SUITE DE LA PAGE 1 chambres du Grand Montréal — soit 3500 sur environ 15 400 — seraient touchées par ce débrayage sans précédent, ce qui forcerait les cadres à retrousser leurs manches pour assurer le nettoyage et l’entretien.Mais il restait tout à fait possible que de ce moyen de pression adopté à l’approche des Championnats de sports aquatiques naisse un climat d’entente si propice à des règlements que le projet de grève soit révisé à tout moment *Om n’a toujours pas annoncé à quelle heure on déclencherait la grève, histoire de voir un maximum de tables se déployer.On fera l'évaluation ce soir ou demain matin (ce matin] quant à son déclenchement éventuel», a indiqué hier le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, qui osait tout au plus prédire «peut-être deux règlements» tout en convenant que c’est vers 5h ou 6h qu’il «risque d’y avoir beaucoup de fébrilité».Combien d'ententes faudrait-il obtenir pour mettre au rancart, même à la dernière minute, ce projet de débrayage?«Ce n’est pas le nombre d’ententes mais plutôt la volonté des hôteliers de nous donner les éléments des ententes de principe déjà convenues ailleurs.» Les quatre ententes conclues jusqu’à maintenant — y compris les deux premières, au Centre Sheraton et au Hilton Laval — portent sur des augmentations salariales de 11 % en trois ans, sur un régime de retraite simplifié avec contribution de 5 % du salaire de la part de l’employeur (contre 4 % auparavant) et sur une amélioration des régimes de vacances et de congés de maladie.Toute lenteur dans les négociations pouvait souvent s’expliquer par un blocage sur ces points, a précisé M.Lortie.Un préposé aux chambres au Reine Elisabeth, par exemple, gagne 15,78 $ l’heure, comparativement à 12,60 $ au Comfort Inn de Dorval.Les tables de négociation en activité étaient notamment celles du Ruby Foo’s, du Ritz-Carlton, de l’hôtel Gouverneurs Place Dupuis, du Hyatt Regency et du Holiday Inn Sélect Sinomonde.Certains hôtels estimaient l’entente «trop chère», a dit M.Lortie.Pendant ce temps, le Holiday Inn Sélect, à Québec, parvenait à une entente même s’il ne comptait pas parmi les 13 hôtels menacés par la grève.L’entente conclue au Delta centre-ville n’est peut-être pas étrangère au fait qu’environ 400 chambres à occupation quadruple, sur un total de 700, auraient été réservées en vue des Championnats de sports aquatiques.Mais certains des 13 hôtels abritaient eux aussi des athlètes et des journalistes étrangers, notamment l’Omni Mont-RoyaL le Crowne Plaza Métro-Centre et le Gouverneurs Place Dupuis, disait-on.«Ça m’étonnerait que les athlètes se mettent à changer d’hôtel à cause de la grève, à moins que les services des hôtels soient totalement désorganisés et ne puissent pas assurer leur alimentation, a toutefois affirmé Jean Lortie.Mais si c’est seulement les chambres, ils vont se débrouiller avec les cadres.» L’Association des hôtels du Grand Montréal, qui ne commente généralement pas le progrès des pourparlers, a affirmé toute la semaine que les cadres assureraient le suivi des services et que la grève ne paralyserait pas l’industrie.Le Crowne Plaza Métro-Centre fonctionne déjà sous respirateur artificiel, les 110 employés ayant voté la grève générale illimitée dimanche, après que la direction eut décrété un lock-out la veille.Une séance de conciliation est prévue aujourd’hui, a indiqué la CSN.Quant aux employés du Hilton Laval, ils ont entériné à 100 % l’entente de principe, geste imité a 99 % au Centre Sheraton.Les travailleurs du Reine Elizabeth et du Delta centre-ville voteront sous peu.A la grandeur du Québec, ce sont pas moins de 40 syndicats hôteliers affiliés à la CSN qui doivent renouveler leur contrat de travail cette année.Entre-temps, la rivalité intersyndicale parfois perçue entre la CSN et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) s’est manifestée hier, celle-ci annonçant la signature à'«un des meilleurs contrats de travail dans l’industrie de l’hôtellerie au Québec».Le règlement au Château Bonne Entente, à Québec, procure aux 150 employés une augmentation salariale de 19 % sur cinq ans, dont 9 % la première année.Aussi, la charge de travail des préposés aux chambres passe de 14 chambres par jour, soit la norme dans l’industrie, à 12.«Cette entente trace la voie pour les négociations qui commencent bientôt aux hôtels Delta, Le Classique et au Manoir Victoria à Québec», a indiqué dans un communiqué Guy Gendron, représentant du syndicat local affilié aux Métallos (FTQ).Le Devoir EN BREF Une centaine de feux de forêts au Québec La foudre a causé de nombreux feux de forêts au Québec ces derniers jours, dont plus de 70 hier.Au total, on compte une centaine d’incendies qui ont ravagé près de 3200 hectares de forêts.Selon la Société de protection des forêts contre le feu, 375 000 hectares ont brûlé depuis le début de la saison 2005, une situation exceptionnelle en comparaison avec les années précédentes.Il semble toutefois que la sensibilisation de la population porte fruit puisque le nombre de feux de forêts causé par l’humain a diminué presque de moitié depuis 10 ans.- PC Les muscles de Schwarzenegger Los Angeles — Le gouverneur républicain de Californie et ancien «Monsieur Univers», Arnold Schwarzenegger, a signé un contrat lui assurant au moins un million de dollars par an avec une revue de culturisme, selon des documents publiés hier.Ce contrat, portant sur cinq ans, avait été signé quelques jours seulement avant que l’ex-acteur prête serment comme gouverneur de Californie.Officiellement, ce contrat stipule que Schwarzenegger est «consultant» du magazine Flex and Muscle and Fitness depuis novembre 2003.11 a le titre de directeur de la rédaction du magazine mais sans obligation de fournir un quelconque travail.Le temps qu’il consacre au magazine est laissé à «sa seule discrétion».Plusieurs organisations de consommateurs ont dénoncé ce contrat.La Fondation pour la défense des droits des consommateurs et des contribuables a estimé que le rôle de M.Schwarzenegger au sein de la revue culturiste a pu motiver le veto qu’il a mis à une loi adoptée par le Congrès à majorité démocrate de Californie visant à mieux contrôler l'industrie des additifs alimentaires.-AFP Sudoku 0006 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9 Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Info® les-mordus.com www.ludlpresse.com Solution du damier numéro 4 3 2 8 5 9 7 ; 1 I 6 T-K 3 ; 6 4 2.9.8 6 2 5 9,6 7 ! 1 [—• 4 3 1 ; 6 8 2 7 ' 4 3 9 j 5 9 4 ( 5 18 3 6*2*7 3 9 1 2 7 6 5 - 4 8 4 6 4 1 9 8 3 5*2:7 8.3 2 Tple 4 ; i 9 V.2 6 3 8 0005 LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec).H3A3M9 Placedes-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com LService à la clientèle et abonnements 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Corporation Sun Media.900.boulevard Saint Martin Ouest.Uval.Envoi de publication — t Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale ri^Juébec SILENCE SUITE DE LA PAGE 1 de quelques milliers d’habitations.«C’est ridicule», s’est énervé un vieil homme chargé de ses courses quand la police britannique a fermé hier l’accès d’une nouvelle rue, Lodge lane, puis d’une deuxième, Tempest Road, puis d’une troisième, Seston Road, et encore d’une quatrième.par des cordons empêchant la circulation.Dans cette zone de petites maisons de briques rouges, ils cherchent à comprendre quelles étaient les relations des membres du commando, leurs habitudes, leurs rencontres, et qui peut les avoir manipulés, utilisés, qui peut avoir eu suffisamment de connaissances pour fabriquer les bombes.Ils cherchent qui sont les cerveaux.Hasib Hussain, 18 ans, et Shehzad Tanween, 22 ans, étaient presque voisins.Le premier habitait à l’écart dans le quartier de Holbeck.Le second gérait le fish and chips de son père à Tempest Road.Le troisième poseur de bombe, Mohammed Sidique Khan, clairement identifié, n’avait qu’un peu plus de 300 mètres à parcourir pour rejoindre Shehzad au sortir de son travail.Agé de 30 ans, il était assistant d’éducation, «patient», loué par les élèves de la Hillside Primary School, chargé d’aider les familles en difficulté.Dans ce vaste bâtiment de briques aux toitures en pente et en ardoises où, hier midi, les enfants jouaient au cricket dans la cour, Mohammed Sidique Khan était perçu comme un très bon animateur.Sur les photos publiées hier par la presse britannique, il a une bonne bouille.D s’était marié, avait un bébé de près d’un an, en attendait un deuxième.Le quartier de Thornville Avenue, où il vivait à Dewsbury, agréable petite ville de province à dix minutes en train de Leeds, est également cerné par la police.Sa belle-mère, pakistanaise, défendait le droit des femmes à travailler, s’était impliquée dans l’aide sociale et les activités sportives.Sa femme travaille également dans le secteur éducatif.Khan est le kamikaze de la station d’Edgware Road.Comment est-il devenu fanatique, prêt au suicide?La police cherche la réponse dans les collines de Beeston.Les enquêteurs sont sur la piste d’un Égyptien qui était encore enseignant en chinjie à l’université de Leeds il y a quelques semaines.Agé de 33 ans, il aurait passé du temps dans une maison proche de la mosquée aux fenêtres vertes où les trois poseurs de bombes se retrouvaient.Il pourrait avoir été le technicien de l’opération manipulant les explosifs.Relevés d’empreintes à son domicile et dans la cache d’explosifs retrouvée dans une autre partie de la ville, sur Alexander Road, recoupements sur les liens des uns avec les autres, traques sur les allées et venues: l’enquête sera forcément complexe.Hier, les policiers fouillaient deux autres maisons.Dans la première, sur Stratford Terrace, vit Naveed Fiaz.«Tracey, sa femme, était à l’école avec moi.Elle avait des problèmes de boisson à l’école.Puis, elle s’est mariée», explique Louisa, une voisine.Cette Anglaise a lâché l’alcool pour prendre le voile.«Son mari, il était distant, toujours au centre musulman pour les jeunes.» D a été arrêté mardi Avec son frère Ejaz Fiaz, dit Jacksy, il aurait souvent accueilli des jeunes devenus fervents religieux dans une autre maison, où vivaient leurs parents auparavant Là, jusque tard dans la nuit le groupe aurait concocté ses projets.Ejaz Fiaz avait quitté Leeds pour venir habiter à Luton, d’où les quatre terroristes se sont embarqués pour arriver dans la gare de King’s Cross vers 8h30 du matin.Jusqu’à hier midi la presse britannique présentait encore Ejaz, fou d’islam et dThis Presley, comme le quatrième terroriste, celui qui aurait été dans le wagon de la Piccadilly Line, entre King’s Cross et Russell Square.Mais hier, Sky News reprenait l’information publiée par Libération et affirmait que le quatrième martyr est d’origine jamaïcaine, converti, et qu’il s’agit de Lindsay Jermain, un homme apparemment inconnu dans les faubourgs de Beeston.Scotland Yard serait également sur la piste du cerveau, un Pakistanais qui aurait franchi les frontières britanniques il y a environ un mois.Agé de 33 ans, il aurait quitté le territoire britannique la veille des attentats.Et il y a les «peut-être»: un possible cinquième terroriste, en liberté, doté d’explosifs, qui pourrait rapidement lancer une autre offensive et qui a été repéré par les caméras de surveillance sur le quai de la gare de Luton.D’autres membres du réseau n’auraient pas été repérés.Hier, dans les rues de Beeston, un courageux représentant de la municipalité tentait de gagner l’attention des journalistes en distribuant un dossier sur ce quartier.Un quartier, parait-il, en pleine «régénération».Libération LOI 101 SUITE DE LA PAGE 1 Trente ans plus tard, le Québec peut se targuer d'avoir fait des avancées majeures sur ce plan.Toutefois, afin de poursuivre son développement linguistique, il conviendrait de compléter les objectifs initiaux par une stratégie de développement du multilinguisme des Québécois», écrit Christine Fréchette, directrice du Forum sur l'intégration nord-américaine (FINA), dans le chapitre quelle signe.«Les bilingues sont les acteurs majeurs de l’avenir du français et le modèle du Québécois francophone de l’avenir va être créé par eux», écrit de son côté Michel Page, de l’Université de Montréal, aussi chercheur au Centre d’études ethniques des universités, dans le chapitre qu’il consacre à la francisation des immigrants au Québec en 2005 et après.Au cours d’un entretien, MM.Stefànescu et Geor-geault ont précisé qu’aucun des 17 auteurs de l’ouvrage et des participants aux tables rondes qui ont conduit à la rédaction du livre n’a préconisé l’abolition de la loi 101.Mais il s’agit d’aller plus loin et de revoir la situation linguistique au Québec.Si, en 1977, la loi 101 visait clairement la francisation du Québec, les auteurs proposent aujourd’hui de reconnaître l’importance du bilinguisme, voire du plurilinguisme, une réalité québécoise et un atout sur la scène internationale.«J’ai le sentiment que le constat qu'on fait et les quelques pistes qu’on présente pourraient cristalliser un certain nombre, de consensus au Québec, notamment dans les générations plus jeunes», croit M.Stefànescu.«Le monde a changé depuis les années 70.Les principales menaces pour le français viennent de l’international.de la mondialisation», estime-t-iL «En même temps, si on veut rester compétitifs, si on veut que les Québécois trouvent leur place dans ce nouveau monde, il faut forcément reconnaître que l’anglais est devenu la langue de communication internationale.» Pour M.Stefànescu, il faut en finir avec «la vision passéiste» d’un Yves Michaud, par exemple, «où le Québec est un espace clos».D s’en prend aussi à l’interprétation alarmiste de la situation du français à Montréal, basée sur la langue d’usage à la maison, que fait le statisticien Claude Castonguay.Les deux tiers des allophones n’utilisent ni l’anglais ni le français à la maison; ils parient leur langue maternelle.C’est un phénomène plus marqué au Québec que dans le reste du Canada.Ce qu’il faut examiner, c’est plutôt la langue d’usage public bien qu’il continue de parler sa langue chez lui, l’immigrant choisit une langue d’usage public—au travail, chez les commerçants, dans ses relations avec les gouvernements.«Qui doit-on considérer comme francophones au Québec?Est-ce que la langue pariée à la maison est vraiment un critère?Nous, on dit non: c’est la langue publique», dit M.Stefànescu.Lorsqu’il y a transfert linguistique — et c’est une question de temps, une ou deux générations, pour qu’il se produise —, Û se fait en faveur de la langue d’usage public, souligne M.Georgeault Parmi le tiers des allophones qui ont fait un transfert linguistique vers le français ou l’anglais, 75 % des immigrants arrivés au Québec après l’adoption de la loi 101 optent pour le français.Avant les années 70, cette proportion était inverse, rappelle M.Georgeault Il existe toutefois une forte différence entre les immigrants d’origine latine, beaucoup plus francophiles, et les autres immigrants, dits anglotropes.Or, dans les années 70, les immigrants de pays latins représentaient 71 % des immigrants montréalais: depuis 1996, ils ne sont phis que 52 %, fait voir une étude de Paul Béland, duCSLF Par ailleurs, il est plus que probable que de plus en plus de Québécois deviennent bilingues, fait observer Michel Pagé.Les données du recensement de 2001 indiquent que 36,6 % des Québécois francophones sont bilingues, et cette proportion grimpe à 53 % chez les jeunes francophones de 20 à 29 ans.Chez les jeunes Anglo-Québécois, cette proportion s’élève à 80 %.La francisation des immigrants se réalise dans un contexte de dualité linguistique où les deux groupes linguistiques — anglais et français — montrent une grande vitalité, souligne le chercheur.«Cette situation conduit inévitablement à la progression accélérée du bilinguisme dans toutes les composantes de la société», écrit-il, ajoutant que «l’apprentissage de l’anglais ne se fait pas nécessairement aux dépens du français».On peut même parler d’un phénomène de trilin-guisme à Montréal, surtout chez les allophones, fait remarquer Christine Fréchette.Dans la grande région de Montréal, 52 % des allophones se disent trilingues, contre 14 % d’anglophones et 5,5 % de francophones.«Mais le Québec est-il prêt à appuyer le principe de promotion de la diversité linguistique dans sa stratégie linguistique nationale?», se deman-de-t-elle.L’école québécoise, quant à elle, «tarde à développer le multilinguisme des jeunes Québécois», déplore l’auteure.Un autre constat que font les auteurs, «c’est la nécessité de développer des stratégies pour le français au niveau supranational en favorisant le plurilinguisme, la diversité linguistique, de façon à renforcer l’usage du français sur les territoires nationaux francophones», souligne M.Georgeault Pour le sociologue Guy Rocher, qui préface l’ouvrage, «la nouvelle politique linguistique doit être repensée dans des termes différents de ceux de 1977.Elle doit être québécoise, bien sûr, mais avec une large ouverture sur la problématique de la langue française sur la scène internationale et dans le nouvel espace de la mondialisation.Ilfaut maintenant en être conscient l’avenir de la langue française ne se joue plus que sur le territoire québécois».Le Devoir BERNARD Charest SUITE DE LA PAGE 1 U n’y aura pas de surprise», a lancé M.Bernard sous les applaudissements.«Il suffit de dire ‘René Lévesque" pour se remettre, tout le monde, à espérer», a dit M.Bernard, qui a collaboré avec le fondateur du PQ pendant une vingtaine d’années, «fai vu son authenticité, son amour des petits, son aisance avec les grands, fai vu sa ferveur, sa passion pour le Québec.Pour moi.René Lévesque, c’est un modèle, c’est une inspiration», a-t-il confié.«Mon seul espoir, c'est de marcher dans les traces de René Lévesque et de terminer son œuvre», a-t-il ajouté en présence de Robert Bums, Michel Carpentier, Richard Guay, JeanGuy Rodrigue et Jean-Roch Boivin, tous des vétérans de cette époque révolue, venus appuyer M.Bernard.Louis Bernard a exprimé l’intention de faire de l’indépendance un enjeu central de la prochaine campagne électorale et d’organiser un référendum dès le premier mandat du PQ.Une majorité de 50 % plus une voix lui suffirait pour introduire le Québec au concert des nations.«Notre objectif politique, c’est d'avoir la majorité la plus haute possible», a-t-il précisé.Solide et solidaire M.Bernard a reproché au gouvernement Charest de «gaspiller» l’héritage progressiste de la Révolution tranquille «en essayant de revenir en arrière».D mène sa course à la direction du PQ avec un slogan accrocheur, «Un homme solide, un Québec solidaire».M.Bernard a fait de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté et le décrochage scolaire des thèmes privilégiés, ce qui lui a valu l’appui du député «gaspille» l’héritage de la Camil Bouchard, identifié à l’aile progressiste du Parti québécois.«La richesse, c’est une œuvre collective.B n’y aurait pas de patrons s’il n’y avait pas d’ouvriers.Par conséquent, il faut que le fruit de ce travail collectif soit réparti équitablement», a expliqué M.Bernard.D rêve d'une société qui se préoccupera du sort des démunis et de l'égalité des chances.Selon Camil Bouchard, Louis Bernard se démarque des autres candidats à la succession de Bernard Landry.«La qualité de la candidature nécessitait un appui immédiat, a dit M.Bouchard hier.Cest un homme clair, limpide, simple, honnête, authentique.» Autant de qualités qu'il recherche dans un chef dÉtat A l’exception de Camil Bouchard, aucun député péquiste ne s’est rangé derrière Louis Bernard.«Très franchement, les réactions que j’ai de mes collègues au caucus sont toutes très sympathiques.Les gens m’ont dit: "Cest une candidature extrêmement intéressante’», a toutefois affirmé le député de Vachon.Cinq députés du Bloc québécois ont aussi appuyé M.Bernard, dont Yvan Loubier.Celuki a croisé M.Bernard au comité du NON lors du référendum de Charlottetown et a aussi fait appel à son expertise en matière de revendications autochtones, «fai vu comment cet hommedà opérait Cest un gars solide.B n’y a personne qui connaît autant et aussi bien la machine gouvernementale à Québec.B ne parie pas avec une langue de bois, il est très simple, et je le crois capable de rassembler toutes les générations», a dit M.Loubier.Loujs Bernard est entré dans la fonction publique en 1964.A titre de grand commis de l’État et ensuite comme chef de cabinet de M.Lévesque, il a participé à tous les débats et toutes les décisions importantes au Québec, notamment en ce qui a trait à la réforme électorale et le financement des partis.Après 23 années au Révolution tranquille service de l’État, il s’est joint à la haute direction de la Banque Laurentienne de 1987 à 1998.Lors de sa retraite, le gouvernement a fait appel à son expertise pour les négociations avec les autochtones, les fusions municipales dans nie de Montréal et le financement des transports en commun.Malgré son parcours relativement anonyme dans l’œil public, il va vite gagner en popularité.prévoit M.Loubier.«On va reconnaître quel-qu un de solide, franc et social-démocrate.» Louis Bernard a recueilli environ le tiers des 1000 signatures nécessaires pour être admis dans la course qui culminera avec l’élection d’un nouveau chef le 15 novembre.Seul Richard Legendre s’est acquitté de ce devoir pour le moment M.Bernard espère y parvenir «d’ici quelques semaines».La course à la direction du PQ compte sept autres candidats: Pauline Marois, André Boisclair, Jean Ouimet, Jean-Claude St-André, Ghislain Lebel, Hugues Cormier et Gilles Hébert.De sourdes mais persistantes rumeurs envoient dans la mêlée le chef sortant Bernard Landry.M.Landry se laisse tenter par les appels nombreux et pressants en faveur de son retour.D a même consulté deux vieux routiers du parti, les anciens ministres Denis Lazure et Yves Mkhaud, qui l’ont incité à reprendre du service.Bernard Landry a claqué la porte du PQ lors du congrès du 4 juin après avoir obtenu un vote de confiance de 76,2 % des délégués.Louis Bernard n’a pas voulu commenter ce revirement inattendu.Yvan Loubier presse cependant l’ex-premier ministre de clarifier sa position.«Ça brouille pas mal les cartes et ça dessert cette course au leadership.Au plus vite, qu’on se branche dans le camp Landry» Le Devoir B 2 LE DEVOIR.LE VENDREDI 15 JUILLET 2005 CULTURE Bibliothèques : Montréal amorce son plan de relance La Ville se donne dix ans pour rejoindre la moyenne canadienne CAROLINE MONTPETIT Après avoir établi un sombre état des lieux de son réseau de bibliothèques, la Ville de Montréal amorce un plan de relance de ce réseau, qui doit s’échelonner sur dix ans et qui devrait mettre Montréal au même niveau que la moyenne des villes canadiennes de phis de 500 000 habitants.Le plan de relance implique des coûts de quelque 200 millions, et la Ville de Montréal espère obtenir l’aide de Québec pour arriver à ses fins.Aucune entente n’est cependant encore établie à cet égard.•Nous, on va de l’avant avec le plan de relance», a cependant promis la vice-présidente du comité exécutif de la Ville, Francine Senécal.Une nouvelle bibliothèque devrait notamment être construite sous peu au 6767 de la Côte-des-Neiges.En ce qui concerne l'utilisation du réseau, il est désolant de constater qu'avec un taux d'abonnement de seulement 38 % de sa population, Montréal arrive au dernier rang de l’ensemble des villes canadiennes de sa dimension.Au premier chef, ce sont des bibliothécaires qu’il faut embaucher, pour offrir un service de qualité aux Montréalais.Déjà, la Politique du livre et de la lecture mise en place par Québec a établi que.•sans intermédiaire humain, quelle que soit la qualité de l'offre documentaire, les ressources de la bibliothèque demeurent sous-utilisées».Or 21 des 27 arrondissements de 111e de Montreal se situent en dessous de la moyenne canadienne en cette matière, qui est de 0,76 bibliothécaire par 6000 habitants et de 1,24 employé par 2000 habitants.En tout, il manque 72 bibliothécaires pour l’ensemble du reseau, même si Montréal dépasse le reste du Québec à ce chapitre.La Ville de Montréal a également l’intention de fixer une norme de 62 heures non doublées d’ouverture de bibliothèques par arrondissement, ainsi qu’une norme de superficie de bibliothèque de 57 mètres carrés par tranche de 1000 habitants.Le nombre de livres devrait être fixé à trois par habitant respectant la norme jadis établie par la Politique du livre et de la lecture de Québec.Dix-huit arrondissements de Montréal ne répondent pas à cette norme, même si, depuis 1999, le nombre de livres par habitant à Montréal est supérieur à celui de l'ensemble du Québec.Un système informatique organisant en réseau l’ensemble des ressources documentaires de l’ile est pour sa part déjà acheté et sera mis en place au cours de la prochaine année.On s'en doutait l’état des lieux des bibliothèques municipales de l’île de Montreal affiche une désolante disparité en matière de services et de clientèles.La bibliothèque de Sainte-Anne-de-Bellevue, par exemple, dessert 2460 personnes dans un rayon de 1,5 kilomètre, tandis que celle de Le Prévost en dessert, dans le même rayon, 79 700.La Ville entend donc modifier cette norme d'un rayon de 1,5 kilomètre par bibliothèque en fonction de la densité de la population.Cette disparité entre les arrondissements vaut aussi au chapitre des espaces consacrés à la bibliothèque, à celui du nombre de bibliothécaires et du personnel en général, des ressources documentaires, et des heures d’ouverture.Certains arrondissements présentent des carences considérables sur tous les fronts et seront la cible d'actions prioritaires de la part de la Ville.C'est le cas de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Uràce, de Rosemont-La Petite Patrie, d'Ahunstic-Cartierville, de Mile-Marie, de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, de Verdun, de Ml-leray-Saint-Michel-Parc Extension, de LaSalle et du Sud-Ouest.Ces arrondissements se trouvent dans des secteurs de défavorisation déjà identifiés.On sait déjà que d’autres bibliothèques, notamment celles de Westmount et de Côte-Saint-Luc, of- frent quant à elles des services bien supérieurs à la moyenne.Compte tenu des défrisions des arrondissements à venir, il se pourrait que certaines bibliothèques bien nanties, dont celles de Côte-Saint-Luc et de Westmount.décident de se dissocier du réseau montréalais.La vice-présidente du comité executif de la Mlle.Francine Senécal, a cependant affirmé qu'elle espérait que ces bibliothèques continuent de partager leurs ressources après la defusion.Ce diagnostic de la santé du réseau des bibliothèques municipales vient après que le gouvernement du Québec eut change les normes de financement des achats de livres en fonction des évaluations foncières des arrondissements.Cette norme, soutiennent les représentants de la Mlle, a beaucoup affecté Montréal, qui compte une forte densité de population et un grand nombre de locataires.Enfin, Mme Senécal a relevé que les Montréalais étaient très contents de la toute nouvelle Grande Bibliothèque du Québec, mais que l'érection de ce nouveau monument ne devrait pas se faire au détriment du financement des petites bibliothèques municipales, que l'on fréquente à deux pas de chez soi.Le Devoir THÉÂTRE Idole canadienne BIGGER THAN JESUS De Daniel Brooks et Rick Miller.Au Centaur (en anglais) dans le cadre du Just for Laughs Festival jusqu’au 24 juîileL HERVÉ GUAY Le sentiment religieux qui anime tant d’êtres humains demeure un mystère.Il en va de même du succès de prophètes, tel Jesus, dont l’enseignement mène à la création d’une religion.Le théâtre a beau s’être souvent emparé de figures charismatiques, peu de spectacles ont, comme Bigger than Jesus, cherché à comprendre sur quoi se fonde l’engouement des hommes et des femmes pour un dieu.Le mieux était d’en prendre un, le Christ et de faire des recherches à son sujet ce qu’ont fait avec fantaisie et rigueur, le metteur en scène to-rontois Daniel Brooks et l’interprète d’origine montréalaise Rick Miller, afin de saisir comment se construit une idole.Bigger than Jesus se ressent d’ailleurs de toute cette recherche.Celle-ci transparaît en particulier au début du solo.Prenant vaguement la forme d’une messe, celui-ci met bout à bout des épisodes disparates.Le christianisme s’y voit décortiqué par un Rick Miller ' à la fois conférencier, preacher, marionnettiste et chanteur.D se drape aussi quelques minutes dans le rôle même du Christ.Le comédien paraît aussi particulièrement à l’aise avec une gamme de technologies inventives l’aidant à transmettre son message.Car tout autant qu’il révèle les diverses facettes du christianisme et de Jésus, le spectacle met en valeur les talents variés de l’idole canadienne, autour de laquelle il s’articule et s’appuie sur un éventail stimulant de techniques médiatiques, simples mais efficaces.SOURCE JUST FOR LAUGHS FESTIVAL En tant qu’interprète, Rick Miller a de quoi épater.D'ailleurs, en tant qu’interprète, Rick Miller a de quoi épater.Il n’est peut-être pas meilleur que Jésus, mais il a plusieurs cordes à son arc.D’abord, il est beau garçon, il bouge bien, il se sert de sa voix tel un imitateur, il chante très honorablement, il a une énergie du tonnerre et il sait interagir avec le public.Au reste, il ne s’en prive pas.Ce qui compense grandement pour le côté échevelé d’une réflexion — car c’en est une — qui laisse un peu sur sa faim.Non que Miller ne donne beaucoup à boire et à manger, mais étant donné l’ampleur du sujet, pour ne pas mentionner le sérieux, on a l’impression que les deux collaborateurs n’ont pas voulu trancher relativement à un phénomène qui les dépasse.Notons que c’est peut-être la solution la plus prudente lorsqu’on aborde une figure aussi controversée.De plus, Bigger than Jesus ne figure pas au nombre des spectacles où on s’esclaffe toutes les deux secondes.On y sourit davantage qu’on n’y rie aux éclats.Pour- tant, certains épisodes sont très réussis.En fait, c’est lorsque Miller superpose les idoles en comparant les évangélistes aux Beatles et en faisant apparaître les disciples de Jésus sous les traits d’icônes populaires venues de tous les horizons qu’il emporte davantage l’adhésion.L’autre qualité de l’aventure, c’est de se vouloir aussi intellectuelle que fantaisiste.D’où peut-être le sentiment de déséquilibre qu’a suscité en moi cette forme hybride qui tient du stand-up comique, des sketchs à l’américaine, du théâtre d’avant-garde, axé sur le multimédia, et de l’émission de vulgarisation scientifique.Du même coup, ce spectacle ratisse vraiment large.Cela va de l’amateur, qui cherche avant tout à voir évoluer un interprète de première force, au spectateur qui aime bien les gadgets technologiques au théâtre, en passant par celui ou celle que le religieux fascine ou inquiète.Un petit miracle, si vous voulez.Collaborateur du Devoir E N BREF ;l! 250 000 $ pour Nuits d’Afrique Le ministre fédéral du Développement économique et respon- sable de la francophonie Jacques Saada a annoncé cette semaine une aide financière de 250 000 $ pour soutenir les versions 2005,2006 et 2007 du festival international Nuits d’Afrique.Le festival Nuits d’Afrique a des retombées annuelles de dix millions de dollars, selon le bureau du ministre.Il contribue à faire de Montréal une destination touristique prisée.- Le Devoir Fresque de rue pour une bonne cause BERNARD LAMARCHE Demain, des Montréalais vont tenter de battre le record Gui-ness de la plus grande fresque de rue jamais réalisée.A partir de 14h, le boulevard De Maisonneuve, entre la rue Sanguinet et le boulevard Saint-Laurent, ne sera accessible qu’à ceux qui débourse ront un peu d’argent pour se procurer une craie qui servira à dessiner sur le bitume, dans le cadre de l’événement CraieAction.L’initiative épouse une bonne cause et l’argent — l’objectif est d’amasser 10 000 $ — sera remis entièrement à des œuvres de charité gérées par et pour des enfants.L’événement a lieu dans le cadre de l’événement BD Montréal, lui-même enchâssé dans le Festival Juste pour rire.Sept ou huit bédéistes seront sur place.Michel Rabagliati, Tristan De-mers, Raymond Parent et Michel Grant participeront à la fresque.L’organisme montréalais Ovum -Les femmes et les enfants d’abord est derrière le projet humanitaire.Il a été mis sur pied par Lionel Se-rik.Les sommes amassées demain seront remises à des organismes agissant sur le terrain, •des organismes, explique Serik, qui s'adressent d des enfants et qui ont été suffisamment analysés pour s’assurer de la bonne utilisation des sommes dont ils bénéficient, c’est-à-dire qui remettent au moins 80 ( dans la pièce.» Le Club des petits-déjeuners recevra de l'argent, et des fondations conune Ryjm’s Well et Free the Children.A six ans, Ryan Hreljac a décidé qu’il aiderait l'Afrique à se procurer de l’eau.H est aujourd’hui âgé de 13 ans et sa fondation, Ryan's Well, a amassé jusqu’à maintenant 1,2 million de dollars, dont plus de 90 % ont été utilisés à bon escient.Free the Children a été fondé par Craig Kielburger en 1995, alors qu’il était âgé de 12 ans.L’an dernier, de l’argent a été remis par Ovum au Centre canadien d’étude et de coopération internationale, dont le porte-parole est Luck Mervil.Lors de la rentrée scolaire, Ovum cherchera à grandir et à se doter d’un conseil d’administration entièrement composé d’enfants.«// sera administré par des enfants, pour des enfants, soutient Serik C’est le seul moyen de s'assurer qu’il n'y ait aucune corruption et d’avoir toute la spontanéité, l’intégrité et l’enthousiasme que ce genre d’organisme se doit d'avoir.» Tous les événements d’Ovum seront reliés à l’art et à la culture, pour «éduquer les enfants en question, histoire non pas de transformer le monde d'aujourd'hui mais de former celui de demain».L’organisateur peut remettre 100 % de la somme recueillie, en partie parce que Orner DeSerres fournit le matériel d'artiste, mais aussi parce que Serik a une entente avec sa banque |x>ur qu’aucuns frais bancaires ne lui soient exigés.Ijc public pourra acheter les craies pour ensuite s’exprimer.D’autres opérations suivront.En cas de pluie, l'activité de demain sera remise à dimanche.Le Devoir Étonnante Marie Laforêt MARIE CHANTE LAFORÊT AU CABARET MUSIC-HALL Présenté au Cabaret Music-Hall les 14,15 et 16 juillet à 20 h dans le cadre du Festival Juste pour rire.SOLANGE LÉVESQUE En écoutant les entrevues qu’elle a accordées, on a découvert que Marie Laforêt possédait un sens de l’humour à tout casser.Dans le tour de chant qu’elle donnera encore deux soirs, elle ne se prend pas trop au sérieux non plus, en chanteuse; aussi est-on disposé à lui pardonner les petits pépins et la nervosité d’un soir de première.Au delà de ces yeux ravageurs, il y a un regard narquois et l’aisance d’une femme qui n’essaie pas de se montrer autre que ce qu’elle est Confortablement vêtue d’une robe ample et coiffée d’un turban, elle s'avance, cherche ses marques, blague un peu pour mettre son trac à plat puis ose.C’est parti! Elle s’aventure d’abord sur un terrain connu du public avec L’ami Pierrot, Viens, viens, Mon amour, mon ami.Soudain, elle se laisse prendre au jeu d’une plongée dans Une petite ville, ou dans La tendresse.Alors, son talent d’interprète et de comédienne ressort et met en valeur sa belle voix à laquelle les années ont donné une agréable raucité.La combinaison inattendue d’une maîtresse de l’ironie, d’une femme à l’image de star et d’une chanteuse qui affirme n’être ni une chanteuse, ni une star, s’amalgame de façon harmonieuse dans le spectacle de Marie Laforêt La plupart des chansons qu'on l’a convaincue de chanter dans ce tour de chant n'ont pas une profondeur terrible —elle-même hésitait à reprendre Que color la vida ou te vendanges de l’amour— mais qui s’en plaindrait?«Une chanson, c’est peu de chose», mais ça s’accroche à l’oreille et il suffit de quelques notes pour que ça s’inscrive dans la mémoire et que ça nous suive partout la plupart des titres (plus d’une vingtaine) qui composent le spectacle rappelleront des souvenirs à ceux qui ont connu les années 1960-70, alors que Ivan, Boris et moi tournait sur toutes les platines.Et puis quel bien cela fait de voir une femme mûre, profondément elle-même, continuer à chanter avec sa voix de soixante ans, refuser la retraite précoce et accepter de partager avec nous une sérénité probablement conquise de haute lutte, et qui cartwre à l’humour! Chapeau, pour l'audace et pour le bonheur de cette soirée.Collaboratrice du Devoir A LA TELEVISION :.f.iBssm ij iTr iMWBI ÜT.liT-MMBi r iir^TT7mi^B muSSiulÊÊÊItiÊSSSSEÊÊÊÊÊIÊSiSBSÆKÊÊi^ESSmiiMlÊÊÊÊESàSSSSMKBÊ T éléjour-nal (17:30) L'union fait la force Cinema / DECALAGE HORAIRE (4) Bons Baiser de France avec Juliette Binoche, Jean Reno / Annie Villeneuve Le Téléjournal/Le Des kiwis et des hommes / Point Josée dl Stasio, Julie Caron Le TVA 18 heures Sucre salé Juste pour rire en.Bec et Museau [Cinéma / MILLIARDAIRE MALGRÉ LUI (5) {avec Nicolas Cage.Bridget Fonda Le TVA Sucré Juste pour Cinéma / AU REVOIR salé (22:32) rire (23.02) MON AMOUR (5) (23.35) Macaroni tout garni Ramdam Ramdam Banzai! | A la di Stasio / (Poulet 1D1 Cinéma / SEXE.MENSf VIDÉO (4) avec Andie f DNGES ET cinéma / PSAUME ROUGE (3) wlacDowell avec Andrea Drakota, Lajos Balazsovlts (22:43) Gr.Journal (16:58) Flash / 1.Boulay Rire et D6lire DANGER: AVALANCHE!
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