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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2005-07-18, Collections de BAnQ.

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ACTUALITÉS Mobilisation monstre contre les feux de forêt Page A 3 ?www.ledev o i r.c om 4MBHP GOLF Un 10e tournoi majeur pour Tiger Woods Page B 4 LE DEVOIR V n L.X C V I N " 1 5 9 ?LE LUNDI 18 J U I L L E T 2 O O .ï 8 7 O + T A X E S 1 $ MONTRÉAL 2005 libre comme l’eau Filion et Benfeito offrent le bronze au Canada Quoi de plus approprié pour amorcer des Jeux aquatiques universels qu’un bon déversement de flotte?Après tout, les médailles remises au cours des XI" championnats du monde FINA Montréal 2005 épousent la forme de gouttes d’eau.Hier matin et hier après-midi aussi un peu, il suffisait de regarder le ciel de travers pour s’en prendre une généreuse portion en pleine poire.Mais on ne va pas commencer à chipoter.S’il est ardu de prendre des notes lisibles trois heures plus tard dans un contexte de site avec pas de toit.Fondée présente un avantage: les gradins sont en parfaite symbiose avec les athlètes.Cela crée Jean des liens durables.Le hic, c’est Dion que les nues sont si basses qu'elles habillent la cime des immeubles du centre-vÛle montréalais dont on promettait que la contemplation allait sérieusement enrichir l’expérience FINA Oublions donc, pour cette fois, le projet d’aller vérifier les progrès du water-polo féminin ouzbek, et filons d’un pas leste quoique vaguement boueux vers le bassin de File Notre-Dame, où ont lieu les épreuves de nage en eau libre.Là, rien à redire.Vue imprenable sur l’autoroute et, par-delà, sur les souriants blocs appart rouge brique du grand Longueuil.(D’ailleurs, soit dit au passage puisqu’il est question de construction, les vacances d’icelle ne sont pas encore arrivées partout.Fou ce qu’on pouvait voir de personnel, hier, en train de clouer des clous, de scier du bois, d’agrafer des affiches.Hypothèse provisoire: cinq mois, c’est un peu juste pour se préparer à accueillir la planète.) Le panorama a son importance puisque la natation longue VOIR PAGE A 8: EAU À lire en page B 4 ¦ Premier jour, première médaille i ^ 1 mm , , Vf.-.-' PEDRO RUIZ LE DEVOIR Gonflées à bloc par les quelques milliers de spectateurs dans les gradins à File Sainte-Hélène, les jeunes plongeuses du club CAMO Meaghan Benfeito et Roseline Filion ont procuré au Canada sa première médaille des Championnats du monde de sports aquatiques, hier, en touchant le bronze de l’épreuve synchro à la tour.ACTUALITES JORGE SILVA REUTERS Un drapeau rouge, flottant sur une plage de Canciin, avertit les éventuels baigneurs de l’approche de l’ouragan Emily.Emily avance vers Cancün Après s’être abattu sur la Jamaïque samedi, Emily, le plus violent ouragan jamais observé à cette saison dans l’Atlantique, a contourné les îles Caymans hier pour avancer vers le Mexique, avec des rafales de vent atteignant les 235 km/h.Dotée d’une force de catégorie 4, Emily devait s’abattre hier soir ou tôt ce matin sur la péninsule du Yu-catàn, où les autorités mexicaines ont lancé l’évacuation de 70 000 à 80 000 personnes sur 160 km de côtes.Elles ont également procédé au relogement hier matin à Cancùn, de quelque 30 000 touristes, dont 70 % d’étrangers.¦ À lire en page A 4 INDEX Annonces.B2 Automobile .B 6 Avis publics.B 5 Culture.B 7 Décès .B2 Economie.A5 Éditorial __A6 Idées-A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés .B 5 Religions.B 5 Sports.B 4 Télévision.B 7 L’ENTREVUE Assumer son regard La journaliste Michaëlle Jean veut faire «reculer l’indifférence» Michaëlle Jean n’avait pas 30 ans quand elle est devenue une figure de proue du journalisme télévisé.Auparavant elle s’était consacrée à l’étude des langues, comme si elle avait su d’instinct que cet apprentissage allait devenir un outil précieux pour le travail qu’elle effectue maintenant Selon elle, le journalisme exige davantage qu’un engagement personnel.Car il est instrument de démocratie.SOLANGE LÉVESQUE En 1968, François Duvalier règne en dictateur sur Haiti; Michaëlle Jean est encore une enfant quand sa famille se voit forcée de quitter son pays pour s’installer au Québec.»/« me suis bien intégrée ici depuis, mais j’éprouve encore de la colère quand je pense à Haïti, à l’irresponsabilité des gouvernements qui s’y sont succédé.» Après avoir terminé son secondaire à 15 ans, voyagé et conquis son autonomie, elle complète une maîtrise en langues et littérature comparée tout en travaillant auprès du Regroupement provincial des maisons d’hébergement et de VOIR PAGE A 8: MICHAËLLE JEAN JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michaëlle Jean, photographiée au Centre de l’information de Radio-Canada, son lieu de travail: «Penser, c’est déjà être dans Faction.» ^ «b * Il •* Irak: Londres songe à un retrait un an La Grande-Bretagne ixmrrait commencer à réduire le nombre de ses soldats présents en Irak au cours des 12 prochains mois, a affirmé hier le ministre britannique de la Défense John Reid.Interrogé sur CNN, Iç ministre a ajouté que ni la Grande-Bretagne ni les Etats-Unis n’avaient i\•ambitions impérialistes» en Irak et que les forces irakiennes devaient prendre la responsabilité de la sécurité.«Nous attendons avec impatience le jour où les Irakiens VOIR PAGE A 8: IRAK KAREN HALLARD REUTERS Saddam Hussein en juillet 2004.Un premier procès pour Saddam Bagdad — Saddam Hussein et trois autres anciens dirigeants irakiens seront jugés prochainement pour le massacre de 150 civils perpétré en 1982 dans le village chiite de Dujail, au nord de Bagdad, a annoncé hier le tribunal spécial irakien.S’il était reconnu coupable dans ce premier procès contre lui, Saddam Hussein pourrait être condamné à la peine capitale.Raid Jouhi, le juge responsable du tribunal, a annoncé la fin l’enquête préliminaire sur ce massacre commis le 8 juillet 1982 par les forces de sécurité VOIR PAGE A 8: SADDAM À lire en page B 1 ¦ Combien de civils irakjens ont été tués ?L'UNIVERS SUR UN TEE-SHIRT A la rtcherctK d uiu < Tbejri» 4u ton! * é I 0$ comptant en location 1,9* financement à l’achat Berline ou Coupé Berline ou Coupé Civic DX 2005 Civic SE 2005 En location En location 198s 218s par mois/60 mois par mois/60 mois sécurité Incluant 120000 km Transport et préparation inclus en location seulement Wp* 'v ^ ^ iivŸ'-fe Berline Civic Si illustrée ,i}tgg00$$ DIPLÔMÉS Lc^o- M OUI, ON A FAIT LE PLEIN Tous les véhicules Honda sont livrés avec un réservoir plein.L’Association des concessionnaires Honda du Québec U Pour obtenir l’adresse d’un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-H0NDA-9.‘Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur les véhicules neufs 2005 mentionnés ci-après.Période de location 60 mois.Berline ou Coupé Civic DX 5 vitesses (modèle ES1515PX et EM2115P) et Berline ou Coupé Civic SE 5 vitesses (modèle ES1535PX et EM2125PX).Pour les véhicules, sont identifiési a) ie paiement mensuel, b) le montant initial requis ou échange équivalent, c) le montant total au terme de la location.Berline ou Coupé Civic DX 5 vitesses (modèle ES1515PX el EV2115P) : a) 198$, b) 0$.c) 11880$.Berline ou Coupé Civic SE 5 vitesses (modèle ESI 535PX et EM2125PX) : a) 218$,b)0$.c) 13 080$.Franchise de kilométrage de 120000km: frais de0.12$ le kilomètre excédentaire.Transport et préparahon inclus en location seulement.Frais de publication, taxes.Immatriculation, assurance et frais d'administration en sus.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Photo à titre indicatif.Voyei votre concessionnaire pour plus de détails.**Les récents diplômés universitaires ou collégiaux peuvent être admissibles au programme donnant droit i une allocation allant iusqu'à 750$ sur certains modèles.TTauxde financement à partir de 1,9% J l’achat pour 36 mois. LE DEVOIR.LE LUNDI 18 JUILLET 2 0 0 5 A 3 CTUALITES Alcool, chômage et inflation font grimper la criminalité La délinquance n’est pas que l’affaire des jeunes hommes, montre une étude de Statistique Canada ARCHIVES LE DEVOIR Une augmentation de 1 % de la consommation d’alcool s’accompagne quant à elle d’une hausse de 1,38 % du taux d’homicides, révèle Statistique Canada.NORD DU QUÉBEC Mobilisation monstre pour éteindre les feux de forêt FRÉDÉRIQUE DO VON BRIAN MYLES L* alcool, le chômage et l’infla-r tion forment un cocktail explosif à la source d’une grande partie des problèmes de criminalité au Canada.La recette du crime vient d’ètre percée avec une nouvelle étude de Statistique Canada, qui va au-delà du vieillissement de la population pour expliquer les variations, sur une période de 40 ans, de quatre types d’infraction (homicides, vols qualifiés, introductions par effraction et vols de voiture).En croisant l’évolution de ces crimes avec le taux de chômage, l’inflation et la consommation d’alcool, les chercheurs sont arrivés à d’intéressantes découvertes.Plus il y a de chômage et de consommation d’alcool, plus il y a de meurtres au Canada.Lorsque le chômage grimpe de 1 %, le taux d'homicides fluctue à la hausse d’environ 0,39 %.Une augmentation de 1 % de la consommation d’alcool s’accompagne quant à elle d’une hausse de 1,38 % du taux d’homicides.Dans les périodes de forte inflation, comme à la fin des années 1980, les crimes imputables à des motifs financiers (vols et introductions par effraction) connaissent un soubresaut.Le taux de chômage joue pour peu dans l’évolution des infractions motivées par l’appât du gain.Lorsque l’inflation est élevée, l’augmentation du prix des biens et des taux d’intérêt vient miner le revenu réel disponible.L’écart entre le prix des biens et les salaires peut faire basculer dans le clan des criminels des personnes déjà enclines à violer les lois.L’inflation récompense les auteurs de crimes à motivation financière en raison de l’expansion d’un marché noir caractérisé par une forte den\ande et de gros profits.«A partir des résultats, il est possible de conclure que les années où certains problèmes sociaux sont fréquents tendent aussi à être des années où les taux de criminalité sont élevés», concluent les chercheurs du Centre canadien de la statistique juridique, dans leur étude intitulée L’exploration des tendances de la criminalité au Canada.«Cet- te étude a révélé que les années où les taux d’inflation sont élevés tendent à être des années où les taux de crimes imputables à des motif financiers sont supérieurs, tandis que les années où les taux de consommation d'alcool par habitant et de chômage sont élevés sont généralement des années où les taux d’homicides sont supérieurs.• Plus qu’une question d’âge La criminologie a largement imputé au vieillissement de la population la baisse marquée du crime observée depuis le début des an nées 1990.Dans toutes les nations occidentales, le crime est surtout l'affaire des jeunes hommes.Plus la cohorte des hommes de 15 à 24 ans est importante au sein d’une population, plus la délinquance y est enracinée.A titre indicatif, les 15 à 24 ans représentaient 14 % de tous les Canadiens en 2003, mais ils étaient responsables de prés de la moitié des crimes contre les biens et du tiers des crimes de violence, lorsque le poids de cette cohorte s’effrite dans la pyramide démographique, conpiie c’est le cas au Canada et aux Etats-Unis, les taux de comportements délictuels tendent à s’estomper.Si l’équation reste valide, elle n’explique pas tout.Statistique Canada a remarqué que les taux de crimes avec violence ont progressé jusqu’à 1993 avant d'entamer leur phase de déclin.La proportion des 15 à 24 ans régressait pourtant depuis le début des années 1980, et celle des 25 à 34 ans depuis la mi-80.En fait, le déclin des 15 à 24 ans dans la pyramide des âges s’est fait ressentir seulement au chapitre des introductions par effraction.L’étude confirme qu’il faut creuser plus à fond pour déterrer les racines profondes de la criminalité.En règle générale, les indicateurs économiques ne font pas partie de la boîte à outils des criminologues.Les auteurs suggèrent donc que le chômage et l’inflation soient désormais inclus dans l’analyse macroéconomique de la criminalité.Le Devoir Les ressources humaines et mécaniques engagées dans la lutte contre les feux dims le nord du Quebec- atteignent des proportions inégalées.La fin de semaine a été particuliérement éprouvante pour les forêts québécoises, la chaleur et les vents fouettant l’ardeur des flammes.Quelque 950 sapeurs-pompiers, dont 450 venant.de l’extérieur du Quebec, sont déjà sur le terrain, où quelque 130 feux brillaient encore hier soir.Ces chiffres n’incluent pas le personnel des avions-citernes et de bureau.De plus, 80 hélicoptères et 18 avions-citernes patrouillent et arrosent du haut des airs.Une centaine d'autres sapeurs-pompiers doivent également arriver d'Alberta sous peu.«Je ne me souviens pas d’avoir vu autant de personnes de l’extérieur de la province», indique le porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Gérard Laçasse.«C’est très rare qu'on a pu s'approcher d'un effectif aussi important.» Une centaine de spldats du feu en provenance des Etats du Maine, du New Hampshire et de New York sont à pied d’œuvre sur le territoire québécois.A elle seule, la Colombie-Britannique a dépêché 364 sapeurs, une contribution exceptionnelle.«C’est presque autant qu’on a d'employés à la SOPFEU, s'étonne M.Laçasse.Autant [la province de l’Ouest) a demandé de l’aide en 2003, autant cette année, elle collabore de façon impressionnante.» jusqu’à ce jour, 750 feux ont ravagé près de 400 000 hectares, alors que, dans les cinq dernières années, on enregistrait, en moyenne, à cette date, 380 incendies ayant rasé quelque 50 000 hectares.Les feux encore actifs sont particulièrement concentrés dans le secteur délimité par les ville de Val d’Or, Matagami et Chibougamau.Aucun avis d’évacuation n'a été émis, puisque un seul incendie s’est déployé près d’un village, soit à 20 km de Le- bel-sur-Quevillon.«On regarde ça de près, parce que c'est une municipalité où.dans un horizon de 20 km.le feu faisait des pointes à 2 km h hier [samedi], rapporte le porte-parole de SOPFEU.Mais aujourd'hui, on est en mesure de le contenir dans plusieurs portions de son périmètre.» La menace de la foudre Si la grande majorité des feux était contenue ou maîtrisée hier, une trentaine de foyers récents mobilisaient de nouvelles troupes cette fin de semaine, notamment à l'ouest-nord-ouest du Lac-Saint-Jean, et 16 étaient toujours considérés «hors contrôle» hier.Dans ces dernier cas, la superficie des feux dépasse souvent les 2000 hectares.La SOPFEU est surtout aux prises avec des feux déclenchés par la foudre.«Ce qui est différent cette année, c’est le nombre de feux de fimdre survenus simultanément dans des régions assez concentrées.» Seuls neuf des incendies actifs sont d'origine humaine, ce qui rassure l’organisme du point de vue de la prévention.Mais les feux provoqués par la foudre sont d'autant plus éprouvants que celle-ci frappe de manière erratique.«Les feux allumés par l’homme sont généralement répartis de façon plus égale sur le territoire et assez facile d'accès, tandis que la foudre peut allumer deux, trois, 15, 25 foyers» en même temps dans des endroits plus isolés, explique M.Laçasse.Et déplacer les effectifs d’un endroit à l'autre fait perdre du temps précieux.Les autorités se faisaient toutefois plus rassurantes hier.«Avec l’arrivée du front de pluie, on sent qu’il y a une baisse de l’activité des feux», affirme le porte-parole.Mais les orages annoncés ne laissaient pas présager de meilleurs lendemains.«On espère qu’il y aura assez d’eau pour calmer certains feux parce que la foudre va nous en allumer d’autres, c’est trop sec présentement.» Le Devoir Les caisses du Parti libéral du Canada sont difficiles à renflouer Ottawa — Si la caisse d’un parti constitue un bon indicateur de sa santé, alors le Parti libéral du Canada (PLC) est enrhumé et certains craignent désormais la pneumonie.A la tête du pays durant presque tout le siècle dernier et au pouvoir depuis 1993, le PLC a récolté 5,2 millions de dollars l’an dernier en dons d’entreprises, soit moins de la moitié de la cagnotte de 10,9 millions de son rival le Parti conservateur.Dans la première moitié de 2005, entre janvier et mars, les libéraux ont été plus chanceux en recueillant 2,2 millions, mais la somme reste inférieure aux 2,6 millions des conservateurs pour la même période.Les travaux de la commission Gomery, ses révélations dévastatrices, ont nui aux efforts du PLC.Citons notamment le témoignage du publicitaire Jean Brault, qui a déclaré avoir fourni 1,1 million à la caisse occulte de la section québé-coise du parti en échange de contrats fédéraux.D’autres témoins ont contredit ces propos, mais le mal était fait «Qui voudrait être associé à ce type de financement?, s’est demandé le directeur exécutif des conser- vateurs, lan Brodie./e m’attends à ce qu’ils [les libéraux] aient du mal à récolter des contributions individuelles durant le reste de l’année.» En privé, certains libéraux ont admis qu’ils avaient dû freiner leurs opérations de financement après la sortie de Jean Brault.«Il vient un temps où il faut tout simplement se dire: “ce n’est pas le bon moment pour aller cogner chez quelqu ’un”, a dit un des vieux routiers du PLC sous le couvert de l'anonymat.Vous verrez que le deuxième trimestre n’a pas été aussi bon que le premier, je crois» Le directeur exécutif de la formation, Steve MacKinnon, a dit que les chiffres du trimestre se terminant à la fin de juin n’étaient pas encore prêts.Mais il a minimisé l'effet de ressac causé par le scandale en rappelant que son parti a tourné la page.«Le lendemain de la fin des audiences publiques de la commission Gomery, nous avons organisé un souper-bénéfice très réussi à Montréal, en présence de 1200participants.» Mais même sans le scandale des commandites, le PLC devra trimer dur pour reprendre sa préséance financière traditionnelle, en partie en raison de son ancien chef, Jean Chrétien.L’ex-premier ministre avait en effet fait adopter à la fin de son règne, il y a deux ans, une loi sur le financement des partis qui restreint de façon draconienne les contributions des entreprises et des riches particuliers, en vue d’assainir les mœurs politiques.En vertu des dispositions entrées en vigueur le 1" janvier 2004, les entreprises ne peuvent contribuer à la caisse nationale des partis et peuvent verser au maximum 1000 $ aux associations de circonscriptions.Le plafond a été fixé à 5000 $ pour les particuliers.L’année précédant la nouvelle loi, le PLC avait raflé 24 millions.Selon l’ancien président du parti, Stephen LeDrew, qui avait qualifié la nouvelle loi de «stupide», M.Chrétien voulait redorer son image avant de prendre sa retraite.Nombre de responsables libéraux ont toutefois continué de frire affaire avec les dirigeants de grandes entreprises en leur demandant de verser leur don à titre personnel.Ainsi, dans la listç publiée plus tôt en juillet par Elections Canada, on apprend que huit des membres de la famille McCain, qui contrôle Maple Leaf et McCain, ont totalisé des contributions de plus de 33 000 $ aux libéraux en 2004.De même, les Desmarais de Power Corp.ont été généreux, ainsi que le vice-président de Power John Rae, un proche de M.Chrétien, pour un total de 25 000 $ provenant de membres de Power.Le patron des revenus au PLC, Larry Tannenbaum, a défendu le geste des McCain et des Desmarais, dont les épouses contribuent également en versant les 5000 $ maximaux prévus.Si les libéraux disposaient d’un bassin de donateurs de 17 800 en 2004 et de 5400 au premier trimestre de 2005, les conservateurs ont misé plutôt sur un bassin élargi de 68 300 contributeurs en 2004 et de 28 000 pour les premiers trois mois de 2005, mais qui versent des contributions plus modestes qu’au PLC.Presse canadienne Les travaux de la commission Gomery ont nui aux efforts du PLC E N Trop malade pour subir son procès Toronto — Un médecin qui serait impliqué dans le scandale du sang contaminé serait trop malade pour subir son procès, prétendra son avocat aujourd’hui en cour.Ancien dirigeant de la Société canadienne de la Croix-Rouge, le Dr Roger Perrault souffre de sérieux problèmes cardiaques et pourrait subir des pressions insupportables s’il avait à répondre aux allégations voulant qu’il ait autorisé la distribution de produits sanguins infectés au VIH à des patients hémophiles, a soutenu son avocat Eddie Greenspan.«Des témoins interrogés ont indiqué qu ’il pourrait mourir si le procès se prolongeait, c’est là la question», a dit M' Greenspan.- PC BREF Hypertension : un traitement plus prometteur Québec — Une nouvelle classe de médicaments contre l’hypertension, qui font effet pendant 24 heures, s’avère prometteuse pour en diminuer les complications, qui surviennent très souvent le matin entre 4 h et 11 h.Une étude menée récemment par l’Unité de recherche sur l’hypertension au Centre hospitalier de l’université Laval (CHUL) montre que ces nouveaux médicaments pourraient éventuellement remplacer la pharmacopée actuelle à portée plus limitée (de cinq à huit heures).Pas moins de 800 personnes en Amérique et en Europe ont participé aux essais cliniques.- PC ‘} ^ S O Restauration de crystal è i Spécialisé dans le taillage de crystal traditionnel ^ Soas.reritajironx tout.ruut/'/e* cœarvt />ré*té/tJ 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8132 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 Panne de deux heures pour 400 000 foyers québécois Près de 400 000 foyers québécois ont été privés d’électricité hier entre 13h30 et 15h30.La majorité des résidants impliqués (153 000) habitent la région de Montréal.La panne a aussi touché 89 000 résidences des Lauren-tides et de l’Qutaouais, 65 000 de la vallée du Richelieu et 49 000 de la région de Québec.Hydro-Québec a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l’interruption.«Ce qu'on sait, c’est que trois lignes de transport de la région de la Baie-James ont arrêté de fonctionner, a expliqué au Devoir Isabelle Phoenix, porte-parole d’Hydro-Québec, tout en soulignant la rapidité avec laquelle le courant avait été rétabli.On sait aussi que cela n’a pas de lien avec les feux de forêt, mais on est toujours à enquêter sur la raison exacte.» Les résultats devraient être connus aujourd’hui.Au début du mois de juin, les incendies faisant rage dans le Nord québécois ont provoqué des pannes d’électricité dans 350 000 foyers de la province à l’heure de pointe.La chaleur extrême avait déclenché les systèmes d’autoprotection des trois lignes de transport de la Baie-James, entraînant des délestages dans le réseau de distribution qui alimente le Sud québécois.Le Devoir 1.0 ! O II Kl < «71 Tirage du 2005-07-15 02 04 12 12 21 22 4Q Complémentaife 01 Ventes totales .18 085 618 $ Prochain gros lot 12 000 000 $ Résultats GAONAMTS 7/7 0 6/7+ 3 6/7 124 5/7 7 010 4/7 148 108 3/7+ 139 697 3/7 1 245 919 LOTS 10 000 000.00$ 110 377,30$ 2 336,60 $ 147,60$ 10.00$ 10,00$ Participation gratuite Tirage du 2005-07-16 14 22 22 22 43 49 Complémentaire 34 Ventes totales 13932 402 t Prochain gros lot (appr.) 8 000 000 $ GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 3 5/6 96 4/6 5 675 3/6 108 278 2/6+ 76 738 LOTS 4 090 816.00 $ 97 400,30 $ 2 514,40 $ 80.60 $ 10,00 $ 5.00 $ Tirage du 2005-07-16 05 23 25 21 22 44 Complémentaire 42 GAGNANTS LOTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 1 000 000,00$ 0 50 000.00$ 13 500.00 $ 970 50,00 $ 17 542 5.00$ Ventes totales 471 176,50 $ EfStra Tia9e du lH 2005-07-15 NUMÉRO LOT 123326 100 000$ NUMÉRO 387912 Tirage du 2005-07-16 LOT 100 000$ Mi mamolj t z pu Rom m Foptuni LU LUMOVS, MAMMS, MlPCRBDtt __________A TOI t 18x28______________________ Les moôawés d encaissement des tykot* gagnant* paraisaent ou verso des txkets En cas oe dispose entre certe i.sie ei ia de L-O.cette demise a pnorfté * A 4 LE DEVOIR.LE LUNDI 18 JUILLET 2005 LES ACTUALITES Emily prend de la vigueur Si ses vents atteignent la vitesse de 250km/h, l’ouragan sera classé en catégorie 5, la plus haute sur l’échelle de Saffir-Simpson MARK STEVENSON Cancün, Mexique — Après s’ètre abattu sur la Jamaïque samedi, Emily, le plus violent ouragan jamais observé en cette saison dans l’Atlantique, a contourné les îles Caïmans hier pour avancer vers le Mexique, avec des rafales de vent atteignant les 235 km/h.Le passage de l’ouragan en Jamaïque a causé la mort de quatre personnes samedi soir.Si les vents atteignent la vitesse de 250 km/h, Emily sera classé dans la catégorie 5, la plus haute sur l’échelle de Saffir-Simpson, a déclaré un représentant du Centre national américain des ouragans de Miami.Samedi soir, ses vents se sont renforcés à près de 250 km/h, avant de retomber à 240 km/h.Selon le météorologue Dave Roberts, c’est Touragan le plus important à s’être jamais formé, aussi tôt dans la saison, sur l’océan Atlantique depuis 1860, date à laquelle le niveau de force des ouragans a commencé à être enregistré.Samedi, Emily est passé au sud de la Jamaïque, où un véhicule roulant sur une route inondée a été projeté au bas d’une falaise, avec à son bord un homme, une femme, une petite fille de cinq ans et un bébé, a déclaré la police, qui recherchait hier les corps des passagers.L’ouragan s’est ensuite dirigé vers le sud en évitant les îles Caïmans.Deux personnes ont été tuées lorsqu'un hélicoptère s’est écrasé dans le golfe du Mexique.Doté d’une force de catégorie 4, Emily devait s’abattre hier soir ou >1 %, I :V ««Itei r OMAR TORRES REUTERS Des enfants attendent patiemment l’arrivée A'Emily dans la chaleur suffocante du gymnase de la Casa de la Cultura de la Lasalle University de Cancün.Quelque 30 000 touristes ont été relogés par les autorités dans des gymnases et des écoles publiques.tôt ce matin sur la péninsule du Yucatan, où les autorités mexicaines ont lancé l’évacuation de 70 000 à 80 000 personnes sur 160 km de côtes.Les autorités ont également procédé au relogement, hier matin à Cancün, de quelque 30 000 touristes, dont 70 % d’étrangers.Même si ces autorités avaient Retour à la normale dans les hôtels montréalais Avec des accords conclus dans plus de la moitié des 22 hôtels de la grande région montréalaise, l’activité touristique ne sera finalement pas trop perturbée cet été.Les hôtels intermédiaires et de plus petite taille emboîtent maintenant le pas aux hôtels de luxe.Les directions du Holiday Inn dans le quartier chinois, du Quality Suites de Pointe-Claire et du Quality de l’avenue du Parc se sont entendues avec leurs employés samedi, portant à 14 le nombre total d’établissements munis de nouveaux contrats de travail.Ces derniers règlements concernent 150 syndiqués représentant près de 500 chambres.Seuls le Crowne Plaza Métro et l’Omni, tous deux sis rue Sherbrooke, exercent le droit de grève que 13 autres hôtels avaient aussi voté le 1" juillet.Aucun incident n’a été relevé à l’Omni, où loge la délégation officielle des Mondiaux des sports aquatiques.Une séance de conciliation est d'ailleurs prévue mercredi.Les six hôtels toujours sans contrat de travail reprennent les négociations cette semaine ou les entreprendront cet automne, pour ceux qui n’ont pas le droit légal de grève.L’entente signée il y a une dizaine de jours au Centre Sheraton, puis au Hilton de Laval, qui a lancé le bal des ententes dans la région métropolitaine, sert aussi de modèle aux 18 établissements du reste du Québec.Ainsi, des négociations sont en cours dans cinq hôtels de l’Estrie et de Saint-Jean-sur-Richelieu, et dans huit établissements de la capitale.C’est à l’automne que s'engageront les pourparlers à la station Mont-Tremblant et au Château Cartier de Gatineau.L'entente modèle prévoit notamment des augmentations de salaires de 11 % en trois ans; quatre semaines de vacances après sept ans de service; un régime de retraite simplifié avec des allocations de départ pour les employé (e) s de 55 ans et plus; le partage des primes d’assurance entre employeurs et em-ployé(e)s; une disposition qui encadre le recours à la sous-traitance.Les accords sont négociés de manière coordonnée par les différents syndicats des hôtels, sur la base d’une plateforme commune aux 40 établissements du Québec dont le personnel est syndiqué à la CSN.Le Devoir Grand Nord : le Canada tarde à protéger ses intérêts Edmonton (JY?) — Si le fédéral ne prend pas d’engagement financier avant l’échéance d'un vaste programme international de recherche polaire, les intérêts canadiens dans l'Arctique pourraient être relégués loin derrière ceux d’autres pays.Le pays est déjà en retard dans l'annonce de ses intentions pour l’Année polaire internationale en 2007, une des deux années consacrées à la science qui devraient faire quadrupler le nombre de chercheurs internationaux dans le Grand Nord du Canada.Mais la date limite, en septembre.approche.Les responsables tentent de glaner tout le financement possible, mais il sera selon toute vraisemblance bien inférieur aux attentes.Ils ont déjà fait savoir que le retard du Canada diminue ses chances d'obtenir jusqu a un milliard de dollars en financement conjoint provenant de source internationale.«Si nous attendons trop longtemps, nous serons guidés par les priorités du reste du monde, a dit le directeur intérimaire des sciences nordiques au ministère des Affaires indiennes et du Nord.Russell Shearer.C’est une grande occasion manquée en raison de l’activité sans précédent dans le Grand Nord» Aucun fonds n'a été attribué à l’Année polaire internationale dans le dernier budget fédéral.Voilà le problème, a déploré M.Shearer, les agences scientifiques doivent donc à tout prix gratter les fonds de tiroir ici et là.Par conséquent, jamais le Canada n’accordera les 350 millions de dollars que les chercheurs espéraient pour les recherches et les infrastructures, a ajouté M.Shearer.L'enveloppe devrait donc se chiffrer entre M millions de dollars, au minimum, et 100 millions, au maximum.Une annonce préliminaire de financement aurait permis aux chercheurs canadiens de fixer des priorités en récoltant du financement d'autres pays, mais il sera bientôt trop tard, a commenté le directeur intérimaire.L’échéance du 30 juin est déjà passée, et les chercheurs d’ici ne connaissent toujours pas l’ampleur du budget qui leur sera réservé.La date limite finale pour toutes les propositions est le 30 septembre.Presse canadienne promis de reloger les gens dans des salles de réception d’hôtels plus grands et mieux abrités, les premières vagues de touristes ont été installés dans des gymnases et des écoles publiques.Melinda Williams est arrivée à Cancün samedi vers 23h.Moins de 12 heures plus tard, elle faisait la queue pour accéder au centre cul- turel en compagnie de cinq membres de sa famille, venus comme elle de Huntsville et Barrie, au Canada.La célébration des 50 ans de sa belle-sœur tourne au vinaigre et elle dénonce l’attitude de l’agence de voyage qui ne les a pas prévenus de l’arrivée du cyclone.On lui donne un oreiller, une couverture, un drap et de l’eau pour tout récon- fort.La chaleur est telle que tous les «réfugiés» sont en maillot de bain, couverts de sueur.La tension est palpable.Les touristes, excédés et paniqués, se plaignent des conditions d’hébergement La compagnie pétrolière d’Etat Petroleos Mexicanos a également ordonné l’évacuation de plus de 15 000 personnes employées sur ses plateformes offshore du golfe du Mexique.Soixante-trois puits de forage ont été fermés, réduisant la production de 480 000 barils par jour, a annoncé la compagnie dans un communiqué.Hier après-midi, l’œil de l’ouragan se trouvait à environ 315 km à l'est/sud-est de l’île mexicaine de Cozumel s’approchant de la péninsule du Yucatan à la vitesse de 32 km/h.Ses vents, de force d’ou-ragan, soufflaient jusqu’à 95 km de l’œil, et étaient prolongés par des vents de tempête tropicale sur un rayon supplémentaire de 240 km.La dernière fois que la ville de Cancün a dû procéder à une évacuation de masse était en 1988: à l’époque, la région ne disposait que de 8000 chambres d’hôtel, alors que ce chiffre s’élève aujourd’hui à plus de 50 000.Les habitants du Yucatan redoutent des dégâts comparables à ceux occasionnés par l’ouragan Gilbert, responsable en 1988 de la mort de centaines de personnes, et par le cyclone Isidore, qui avait dévasté des huttes, provoqué des coupures d’électricité et ravagé des pans entiers de la jungle mexicaine en 2002.Emily survient juste après le passage de l'ouragan Dennis, qui a fait au moins 25 morts à Haïti et 16 à Cuba la semaine dernière.Les météorologues ont prédit jusqu’à 15 tempêtes tropicales cette année dans l’Atlantique, dont trois à cinq ouragans.La saison débute le 1er juin pour s’achever le 30 novembre.Associated Press avec l’AFP Des tenanciers de bar veulent faire renverser des lois antitabac Winnipeg — Des tribunaux du Manitoba et de la Saskatchewan devront décider cette semaine si les lois antitabac adoptées par ces provinces enfreignent la Charte des droits et libertés.Des tenanciers de bar des deux provinces ont entrepris, chacun de leur côté, une bataille juridique pour faire renverser les lois, adoptées de fraîche date.Es soutiennent quelles ont fait fuir leur clientèle.Selon Gary Desrosiers, un propriétaire de bar de Brunkild, au Manitoba, opposé à l’interdiction du tabac, entre 200 et 300 emplois ont disparu à cause de la loi antitabac.Lui-même et d’autres propriétaires de débits de boisson du Manitoba ont recueilli 30 000 $ pour aider Robert Jenkinson, un tenancier qui doit subir son procès aujourd'hui sous l’accusation d’avoir laissé des clients fumer dans son éta bfissement L’avocat de M.Jenkinson, Art Stacey, a l'intention de faire valoir que l’interdiction provinciale REUTERS Selon Gary Desrosiers, un propriétaire de bar du Manitoba, entre 200 et 300 emplois ont disparu à cause de la loi antitabac.va à l’encontre de la Charte parce quelle ne s'applique pas aux réserves autochtones.Les dispositions de la Charte sur le droit à l'égalité mentionnent que tous ont le droit d’être traités également en vertu de la loi et sans discrimination, a-t-il souligné.La province affirme ne pas avoir la compétence juridique pour faire appliquer la loi sur les réserves, dont certaines ont ouvert des établissements de jeu où les fumeurs sont admis pour attirer davantage de clients.Mais Me Stacey n’est pas d’ac- cord.La province fait déjà respecter plusieurs lois sur les réserves, dont les limites de vitesse sur la route, dit-il.Une cause semblable sera entendue dans un tribunal de Regina jeudi.L’Association des hôtels de Saskatchewan doit demander à la Cour du banc de la reine de déclarer la loi antitabac anticonstitutionnelle.Le Manitoba et le Nouveau-Brunswick ont été les premières provinces à interdire le tabac dans pratiquement tous les lieux pu-bEcs fermés, y compris les bars et les restaurants, en octobre dernier.La Saskatchewan leur a emboîté le pas en janvier, et d’autres provinces dont le Québec s’apprêtent à faire de même.Le gouvernement manitobain se dit confiant de faire reconnaître la validité de sa loi, et affirme que la plupart des gens appuient la loi et la respectent Presse canadienne PEDRO RITZ LE DEVOIR DIMANCHE MATIN, circuit Gilles-Villeneuve.Insensibles au petit crachin matinal qui chagrine Montréal et ses environs, des patineurs fendent la piste, sourire aux lèvres.Débuté dans l’allégresse la veille, à 13h, le -24h Roller de Montréal» réunit des patineurs sur roues alignées désireux de joindre l'utile (une levée de fonds pour l 'Association pulmonaire du Québec) à l'agréable (un défi sportif sur un site sécuritaire encore tout chaud du passage des vedettes de la Fl).Experts comme amateurs sont appelés à se dépasser en complétant, en équipe et en relais, autant de tours que possible du parcours (4,3 km) en 24 heures, top chrono.Les Canadiens ne sont pas prêts à faire face au terrorisme SANDRA CORDON Ottawa — Les Canadiens sont si peu préparés à l’éventualité d’un attentat perpétré par des terroristes d’ici qu’ils risquent d’en devenir les prochaines victimes, soutient le président du Comité du Sénat sur la sécurité nationale et la défense.Ni les fonds alloués par les gouvernements ni l’appui public ne sont suffisants pour soutenir les efforts du Canada en vue de retracer et de mettre la main sur des extrémistes de l'intérieur capables de «convertir» rapidement leurs fidèles prêts à mourir pour la cause, a déclaré Colin Kenny au cours d’une interview à Londres.Ce n'est qu’une question de temps — de peu de temps — avant que le Canada devienne une victime, croit le sénateur libéral.•Nos services de renseignement nous ont prévenus depuis déjà un certain temps que c’est une certitude — pas si, mais quand, comment et où», ajoutait M.Kenny, qui a été envoyé à Londres par le Sénat pour tirer des leçons des attentats du 7 juillet qui ont fait au moins 54 morts et plus de 700 blessés.•Faut-il que quelque chose comme cela se produise au Canada pour convaincre les Canadiens d'inciter leurs gouvernements à prendre des mesures supplémentaires pour tenter d'éviter cela, ou d'en atténuer la gravité?», a-t-D demandé.Or.plusieurs Canadiens semblent convaincus que leur pays est à l’abri des attaques, a poursuivi M.Kenny.La ministre de la Sécurité publique, Ann McLellan, a insisté à nouveau, hier, sur la nécessité qu’ont les Canadiens de se préparer psychologiquement à un attentat terroriste.•!! n’y a pas de raison de croire que nous ne devions pas être prêts à toute éventualité ici au pays, a-t-elle affirmé sur les ondes de CTV.Nous devons constamment vérifier nos systèmes, faire des exercices et des répétitions.» Pour autant, cela ne signifie pas que la ministre accroîtra le fardeau des contribuables pour hausser les dépenses de sécurité.Ottawa a consacré neuf milliards de dollars à des mesures protectrices depuis 2001, a-t-elle dit Mais pour le sénateur Kenny, ce n’est pas assez.Il se préoccupe aussi vivement de la face changeante du terrorisme.Le fait que ce soit quatre jeunes Britanniques qui aient fait sauter leurs engins explosifs à Londres révèle un nouveau type de terroriste — pas un agent extérieur mais un résidant local qui, malgré ses racines dans la société, s’est radicalisé.Le grand nombre de caméras de surveillance installées dans les lieux publics a aidé les enquêteurs britanniques à identifier rapidement les terroristes de Londres.Mme McLellan affirme que son collègue, le ministre des Transports Jean Lapierre, discutera bientôt avec des responsables des transports en commun de la possibilité de prendre des mesures similaires.Presse canadienne LE DEVOIR.LE L l’ X D 1 18 JUILLET 2 0 0 5 A 5 ECONOMIE PERSPECTIVES Volkswagen blues Volkswagen traverse des jours sombres.L’entreprise phare de l’économie allemande est secouée par les scandales alors même que ses ventes accusent durement les coups de la concurrence étrangère.Il ne pouvait pas y avoir de meilleur moment pour qui veut régler ses comptes avec cette encombrante anomalie du capitalisme appelée la cogestion.Tout cela a commencé, le mois dernier, par le dévoilement d’un scandale bien modeste en comparaison avec les histoires de Enron, WorldCom ou Parmalat.Il était question de voyages somptueux au Brésil offerts par la compagnie aux membres du comité des employés et agrémentés des services de call-girls de luxe.Il était aussi question d’un réseau de sociétés fantômes créées par des gestionnaires pour en tirer des avantages personnels.Les congédiements de cadres relativement anonymes ont récemment fait place à des démissions beaucoup plus dramatiques comme celle du fameux directeur des ressources humaines de la compagnie mère, Peter Hartz, proche conseiller et ami personnel du chancelier allemand Gerhard Schrôder.C’est le moment qu’a choisi le nouveau président de la marque Volkswagen, Wolfgang Bernhard, pour dresser l'un des portraits les plus accablants entendu depuis longtemps de la situation de l’entreprise de 343 000 employés et de 107 milliards au chiffre d’affaires, qui comprend aussi les marques Skoda, Bentley et Bugatti, mais qui est gérée séparément des autres marques Audi, Lamborghini et Seat «U n’y a rien de bon qui s'en vient», a-t-il déclaré.Déficit d’opération de 64 millions au premier tri-ipestre, pertes en un an de parts de marché aux Etats-Unis (de 6 96 à 5,6 %) et en Chine (de 26 % à 18 %), échec pitoyable d’un virage haut de gamme, essoufflement des modèles qui faisaient le succès de l’entreprise (Golf et Passat), résultat gênant (34r sur 37) dans les plus récentes enquête sur la fiabilité.la situation est devenue «inacceptable», a déclaré le chef d’entreprise de 44 ans avant de promettre d’augmenter les revenus annuels de cinq milliards d’ici 2008 en vendant plus de voitures et en en comprimant les coûts de fabrication.«H n’y aura pas de vache sacrée», a-t-il averti, sans directement faire référence aux scandales des dernières semaines, mais tout le monde voyant bien dans quelle direction il regarde.De l’avis de plusieurs, le fabricant de la «voiture du peuple» (Volkswagen en allemand) est victime de la loi allemande sur la cogestion des entreprises et du pouvoir excessif qu’elle confère aux travailleurs.Selon cette loi, toutes les entreprises de 500 employés et plus doivent avoir un comité de travailleurs qui doit être consulté lorsque des questions comme le nombre d’emplois ou les conditions de travail sont en cause.Le tiers des sièges au conseil d’administration doit également leur être réservé dans les entreprises de 500 à 2000 employés.Cette proportion grimpe à 50 % des sièges dans les entreprises plus grandes.Comme le gouvernement du lander de Basse-Saxe, où se trouvent les usines allemandes de Volkswagen, détient aussi 18 % des actions de la compagnie, et qu’il a longtemps été contrôlé par le SPD de Gerhard Schrôder, proche des syndicats, les représentants des travailleurs et leurs alliés avaient jusqu’à tout récemment, 13 des 21 sièges du conseil d’administration de l’entreprise.Pas étonnant, disent les critiques, qui ont récemment pris le pouvoir dans le lander de Basse-Saxe, que les syndicats aient commencé à se mêler des stratèges d’affaires, du choix des futurs modèles de voiture et même de l’embauche des membres de la direction.Pas étonnant non plus que la compagnie ait payé sans broncher les escapades brésiliennes de son comité de travailleurs, que son conseil d’administration se soit généralement montré tellement timoré lorsque des emplois étaient en jeu, ou que les coûts de la main-d’œuvre y soient 40 % plus élevés que chez la concurrence et 20 % supérieurs à la moyenne allemande.Pas si seuls Il n’y a pas si longtemps encore, on célébrait les mérites de la cogestion et de Peter Hartz pour avoir su préservé la paix sociale en instituant chez Volkswagen, en 1993, la semaine de quatre jours qui allait sauver 30 000 emplois, et en ratifiant, l'automne dernier, une convention collective dans laquelle les 103 000 employés de l’entreprise en Allemangne acceptaient une réduction salariale de 30 % en échange de la promesse qu’aucune mise à pied ne serait faite did 2012.Aujourd’hui, on dit que la compagnie peut produire six millions de voitures alors qu’elle n’en vend que cinq, et qu’il faudrait qu’elle mette justement à pied 30 000 employés pour corriger la situation.Le hasard veut que son jeune président Wolfgang Bernhard, se soit justement fait un nom, dans l’industrie de l’auto, en congédiant 30 000 personnes et en relevant la qualité des produits alors qu’il était n“ 2 chez Chrysler.La droite allemande et certains milieux d’affaires voudraient que l’on se débarasse de cette loi de la cogestion «si douloureusement démocratique», écrivait un commentateur du Financial Times, et espèrent que «l’affaire Volkswagen» les y aidera.Le problème, pour eux, est que la population se montre malgré tout fortement attachée à cet aspect de leur modèle économique.D se trouve, également que les Allemands ne sont pas aussi seuls qu'on le dit dans le monde capitaliste, à croire en ce genre de principes, 18 des 25 pays de l’Union européenne appliquant une forme ou une autre de cogestion.On retrouve, parmi eux, des modèles de productivité comme les économies d’Europe du Nord.Aussi, la Confédération des employeurs allemands s’est-elle retenue, l’an dernier, d’exiger l’abolition pure et simple de la cogestion et a réclamé, à la place, une simple réduction du nombre de sièges réservés aux syndicats au sein des conseils d’administration, afin d'y donner la prédominance aux actionnaires.De telles réformes aideraient probablement Volkswagen à retrouver le chemin des profits.Elles pourraient aussi, permettre de découvrir de nouveDes façons plus productives d’impliquer les travailleurs dans la gestion de leurs entreprises.EDes comporteraient toutefois, également le risque de voir la compagnie se rapprocher simplement des méthodes de gestion employées par la concurrence en même temps qu'elle s’éloigne de son ancien idéal d’entreprise du peuple.Desrosiers PASCAL PAVANI AFP Des techniciens d’EADS Astrium travaillent à la conception du satellite Eutelsat W3A, le 3 février 2004, dans la salle blanche d'Intelsat à Toulouse.Les fonds américains irriguent l’industrie de défense européenne YVES MAMOU es puissants fonds d’investissement américains — les Blackstone, KKR, Carlyle, One Equity Partner.— sont-ils un bras armé du gouvernement américain?Depuis 1999, des prises de contrôle en cascade dans les secteurs de l’industrie européenne liés à la défense (QinetiQ, Bofors Weapons, Gemplus.) ont amené un certain nombre d’observateurs et même d’officiels à se poser la question.Le ministère français de la Défense est allé plus loin, en commandant une étude à sa délégation aux affaires stratégiques (DAS) — remise début juin —, sur «La stratégie des fonds d’investissement américains en Europe».Cette enquête a passé en revue un certain nombre d’opérations, et cherché à déterminer les critères de décision des fonds d’investissement, afin de savoir si, oui ou non, ils sont «les instruments de la politique géostratégique des États-Unis».«Sans exclure a priori cette hypothèse, conclut l’étude, mais en soulignant que, faute de preuves avérées, die est de l’ordre de la conjecture, on soulignera qu’une logique strictement économique de maximisation du profit peut suffire à justifier ces mouvements (des fonds) vers des activités de défense.» En clair, reconnaît Christophe-Alexandre Paillard, chef du bureau prospective technologique et industrielle au sein de la DAS, l’étude «n’a pu conclure sur l’existence d’une menace vis-à-vis de nos intérêts de défense».Les motivations américaines Reste l’analyse, fort intéressante, des motivations de ces investisseurs américains, dont l’attrait pour les firmes européennes travaillant pour la défense est quoi qu’il en soit «indiscutablement stratégique pour TÈurope, qui y perd les moyens militaires de sa souveraineté et les capacités connexes de recherche et développement», prévient l’étude.Son auteur, Thomas Guenole, a identifié cinq critères qui semblent guider les dérisions des fonds américains.Deux de ces critères sont assez classiques, concernant des investisseurs.Les fonds jouent ainsi le rôle de société de capital-risque vis-à-vis de «jeunes pousses» à fort potentiel dans des secteurs de pointe (nanotubes de carbo- ne, gels de décontamination radioactive, acier à faible émission de COj.).Ils convoitent aussi des entreprises mal gérées ou sous-valorisées dans le but de dégager une plus-value après restructuration.Ce fut le cas du car-tonnier Otor, repris par Carlyle.Plus stratégique apparaît le critère ^«anticipation de la demande américaine» distingué par l’étude.«Le partenariat public-privé est au cœur du dispositif d’intelligence économique des États-Unis», rappelle M.Paillard.Par leurs liens avec les élites politiques, administratives et financières américaines — voire, parfois, avec les services de renseignement —, les fonds d’investissement peuvent avoir une vision à long terme des besoins en équipement du Department of Defense, le ministère de la défense.«Lorsque, sur un secteur donné du marché américain, ils estiment que la hausse de la demande va surpasser les capacités de l’offre, ils se repositionnent en conséquence, écrit M.Guenole.On peut donc logiquement déduire qu'il est possible d’anticiper les prochaines cibles des fonds d’investissement américains en Europe par un travail de veille quant aux évolutions majeures du marché américain.» Les prises de participation dans les chantiers navals allemands (HDW) par One Equity Partner, le contrôle du motoriste italien Finmeccanica par Carlyle, l’approche de Rheinmetall (systèmes de défense terrestres et aériens) par Carlyle, appartiennent à cette logique.«Le marché de la sécurité intérieure connaissant une très forte dynamique de hausse aux États-Unis, [.] on peut s’attendre à des prises de contrôle sur ce secteur en Europe», prédit aujourd'hui l’auteur de l’étude.Pôles sectoriels La constitution de véritables pôles sectoriels à partir d’une «entreprise plate-forme» et l’acquisition de «banques de données et de vecteurs de communication» sont les deux derniers critères d’investissement identifiés par M.Guenole.Il cite «la prise de contrôle de l’entreprise [de réservation de voyages] Amadeus, pour laquelle sont cités notamment les fonds Carlyle et Blackstone», mais qui a finalement été reprise par les fonds britanniques BC Partners et Cinven, associés à trois compagnies Des secteurs sensibles en première ligne ¦ Aéronautique.En juillet 2003, Carlyle et Finmeccanica rachètent respectivement 70 % et 30 % de FiatAvio, l’avionneur italien.En 2003 toujours, le fonds KKR prend un tiers du capital du motoriste militaire Eurojet puis, à la fin de l'année, rachète MTU, le premier motoriste allemand, pour 1,5 milliard d'euros.¦ Electronique de défense.En 2000, Texas Pacific Group (TPG) prend 25 % de Gemplus.En février 2003, Carlyle prend 33,8 % de QinetiQ.En mai 2005, Fidelity passe de 2 % à 4 % dans Indra.¦ Armement terrestre, munitions.United Defence Industries, dont Carlyle détient 54 %, prend, en septembre 2000,100 % du capital du suédois Bofors Weapons.Ce dernier sera ensuite racheté par British Aerospace en 2005.¦ Spatial.TPG et Spectrum rachètent 10 % d'Eutelsat en mars 2004.Apax et TPG prennent, en 2005, 80 % du capital de Tim Hellas Telecommunications.¦ Chantiers navals.ThyssenKrupp et One Equity Partner fusionnent leurs chantiers navals.¦ Chimie.Blackstone rachète le chimiste Celanese à la fin de l'année 2003.Le Monde aériennes (dont Air France).Ou «l’affaire Eutelsat», du nom de l’opérateur européen de satellites convoité par les fonds américains Texas Pacific Group (TPG) et Spectrum, finalement neutralisés dans le capital grâce aux européens Eurazeo et Cinven.Soupçons et fantasmes L'étude du ministère de la Défense ne lèvera pas complètement les soupçons et les fantasmes.En mars, un rapport de deux députés français, Bernard Deflesselles (UMP, Bouches-du-Rhône) et Jean Michel (PS, Puy-de-Dôme), sur «La participation de capitaux étrangers aux industries européennes d’armement», pointait du doigt le parcours de certains cadres issus des services de renseignement américains.Un constat qui «laisse à penser que ces derniers entretiennent des liens étroits avec la communauté du renseignement et l’administration américaines», notent les députés.Carlyle a ainsi été dirigé, entre 1989 et 2003, par Franck Carlucci, ancien directeur adjoint de la CIA pendant le mandat de Jimmy Carter à la tête des Etats-Unis et secrétaire à la Défense sous la présidence de Ronald Reagan.Le rapport parlementaire cite aussi «le cas du Paladin Capital Group, société de capital-investissement dont l'équipe dirigeante comprend James Woosley, ancien directeur de la CIA et membre du Defense Policy Board du Pentagone, ou encore Kenneth Minihan, ancien directeur de la National Security Agency (NSA)».Autre cas plus connu en France: le directeur général de Gemplus, Alex Mandl, nommé après l’arrivée dans le capital du fonds TPG, «a été un temps administrateur d’In-Q-Tel, société de capital-risque créée parla CIA», affirment les députés.Plus pragmatique, M.Paillard souligne que les fonds d’investissement américains contribuent largement, par leurs capitaux et leur action, à la modernisation de l'industrie de défense en Europe.«L’Union européenne n'a pas le capital pour financer le développement de l’industrie civile et militaire; il y a pénurie de capitaux, absence de fonds de pension, souligne-t-il.1m vraie urgence serait de remodeler les marchés européens de capitaux.» Le Monde De&tinaticm mmmmmÊmmmmmmmmmmmmmmmÊÊmmmm RUAIS & HOT U RISfAURAM ** ‘ ‘ ' ' < HA 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