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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-09-19, Collections de BAnQ.

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I K l> E V (MR, I.E S S A M E I) I Ml E T I) I M A N ( Il E 2 II S E |> I K \| ({ |( k ¦> u o 9 EDDCATIOl ÉCOLES PRIVÉES Et les parents déboursent « Notre dossier prioritaire est celui des élèves en retard scolaire » Le réseau des écoles privées est une composante forte du système scolaire québécois: 10% du nombre total des élèves, soit plus de 100 000 d’entre eux et elles, y sont inscrits.Et pour y voir là leurs enfants, les parents déboursent.Où est l’inégalité ?NORMAND THÉRIAULT La majorité de notre clientèle est constituée de parents qui choisissent de payer pour la qualité qu’on offre, quitte à devoir faire des compromis familiaux, à oublier la deuxième voiture ou les vacances.» Celle qui ici parle est directrice d’une école secondaire, le Collège Saint-Joseph (qui fêtera l’an prochain son MO anniversaire), un établissement résolument catholique basé à Gatineau: Sandra Beauchamp est donc consciente de tels efforts et a à cœur la réussite des jeunes filles qu’on lui confie.Et elles sont plus de 850 à s’y retrouver année après année sous sa gouverne, elles dont les origines sont multiples, soit «de souche», soit libanaises, italiennes ou portugaises, pour ne nommer que celles-là Et partout sur le territoire québécois, dans plus de 180 écoles, chaque rentrée scolaire ramène un contingent d’élèves dont les parents déboursent des milliers de dollars pour voir leurs jeunes inscrits au privé, que ce soit au niveau de la maternelle, du primaire, du secondaire ou du collégial.Investir Si Mme Beauchamp parle de «sacrifi- ce», c’est dans ce sens-là: on paie pour obtenir ce qui est gratuit dans le réseau public, jusqu’au cégep du moins.Si, dans le passé, le geste était plus facile, un répit financier presque pour qui avait déboursé jusqu’à 6000$ par année pour Si, à l’école privée, les parents déboursent, ils ont cependant accès sans problème au personnel de directions fréquenter une garderie, cela n’est maintenant plus le cas après l’instauration de la tarification à 5$ puis à 7$ par jour, ce qui fait que, plus tard, la fréquentation de l’école privée entraîne obligatoirement une dépense supplémentaire.Et encore.Qui paiera près de 4000$ pour voir son enfant fréquenter le pensionnat Saint-Nom-de-Marie à Outremont, par exemple, peut se dire qu’il fait une bonne affaire.En comparaison, du moins.A The Study, à Westmount, aussi une école pour filles faisant partie du réseau anglophone, pour la même période il faudrait débourser jusqu’à 15 990$ quand Selwyn House School, à Westmount toujours, peut demander jusqu’à 19 070$ en frais de fréquentation.Et voudriez-vous que votre jeune, garçon ou fille, soit pensionnaire à Montebello, alors la Sedberg School vous demandera jusqu’à 46 000$ par année pour héberger et former votre progéniture au temps de son secondaire.Elevés, ces montants?Sachez toutefois que, pour une telle somme, votre enfant se retrouvera dans une classe au nombre d’inscrits peu élevé, soit de 12 à 18 à The Study, 15 à 20 à Selwyn, une petite douzaine à Sedberg.Et qui visera le petit,nombre devrait savoir qu’aux Etats-Unis un établissement consacré aux élèves connaissant des difficultés, The Glenholme School, basé à Washington dans le Connecticut, offre jusqu’au tutorat privé: un parent qui optera pour une telle école devra cependant débourser, tant au primaire qu’au secondaire, 109 500$US par année! Si, à l’école privée, les parents déboursent, ils ont cependant accès sans problème au personnel de directions.Qui y enseigne d’ailleurs ne se surprend pas de s’y voir demander une surcharge de temps et de présence.S’engager Et de tels efforts pour les enseignants pourraient bien s’accentuer.Car la Fédération des établissements d’enseignement privés, la FEEP, informe qu’elle s’engagera elle aussi dans le dossier du décrochage scolaire: «Notre dossier LE DEVOIR TRAVAIL SOURCE : THE STUDY Le syndicalisme a finalement pris racine dans le réseau privé Page 4 8 mi ~1 ¦ prioritaire, c’est celui des élèves en retard scolaire, déclare Paul Boisvenu, directeur général de la FEEP.À ce sujet, nous avons déposé un mémoire auprès de la ministre de l’Éducation, dans lequel nous avançons des propositions concrètes.» Une telle position se comprend aussi quand on sait que, dès qu’une école du réseau public affiche une clientèle qui comprend plus de 10% d’élèves connaissant des difficultés d’une quelconque nature, elle reçoit alors du ministère des subsides supplémentaires.Et le réseau privé se dit que partenaire il est et donc bénéficiaire financier il devrait être aussi, car déjà le taux de fréquentation d’une clientèle d’une telle nature est statistiquement de 5% dans ce réseau.Et cela serait une réalité devenu que tomberait aussi l’argument selon lequel au privé on réussirait mieux car, par la formule de la sélection à l’entrée, on choisirait qui l’on veut.Et qu’ainsi on aurait évité jusqu’à ce jour d’accueillir les cas-problèmes, un «luxe» que les écoles du réseau public, elles, ne peuvent se permettre.Mais sur la place publique, comme pour les partis politiques et les successifs gouvernements québécois, que cette proportion de 10% soit ou non atteinte, rien ne changera: l’école privée a été, est et demeurera une composante essentielle du réseau scolaire québécois.Le Devoir RÉUGION Des Haïtiens chrétiens ont choisi l’école musulmane Page 5 COSTUME Les temps changent.l’imiforme aussi Page 7 MIXITÉ Il faut se souvenir des centres d’intérêt de l’enfant Page 8 I.K I) !•: V (t I K .L K S S A M K I) I 10 E T I) I M A N (' Il K 2 O S E l> T E M |{ li E 2 II (I O (i ^ ECOLES PRIVEES Fédération des établissements d’enseignement privés Le décrochage scolaire n’est pas qu’une affaire « publique » « En région, nos écoles se battent pour avoir de la clientèle.» Ce qui préoccupe le plus les écoles privées en ce moment, c’est la façon de participer activement à la lutte contre le décrochage.«Notre dossier prioritaire, c’est celui des élèves en retard scolaire», confirme Paul Boisvenu, directeur général de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP).«À ce sujet, nous avons déposé un mémoire auprès de la ministre de l’Education, dans lequel nous avançons des propositions concrètes.» CLAUDE LAFLEUR Les statistiques québécoises indiquent qu’environ 31 % des jeunes quittent l’école avant d’avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires, ce qui représente 5 % de plus qu’en 2000.«La question de la persévérance scolaire est inquiétante, c’est le moins qu’on puisse dire», commente la FEEP.f Ecoles privées pour éleves en difficulté Contrairement à une croyance répandue, l’école privée ne s’adresse pas qu’aux élèves doués.Au contraire, même, puisque certaines écoles se spécialisent dans l’aide aux élèves qui ont du retard dans leurs études.C’est notamment le cas de l’école secondaire Saint-Joseph, à Saint-Hyacinthe, cite M.Boisvenu, qui fait compléter aux élèves en retard scolaire leurs lre et 2' secondaires sur une période de trois années.De la sorte, 90 % d’entre eux réussissent.A Montréal, on compte une douzaine d’écoles qui s’adressent à des clientèles en difficulté.M.Boisvenu admet néanmoins que la proportion des élèves en retard scolaire est moindre à l’école privée que dans le secteur public.«Actuellement, dit-il, nous comptons environ 5 % d’élèves en retard scolaire dans nos établissements.Mais comme nous rassemblons 10 % de tous les élèves, notre objectif est d’obtenir une moyenne de 10 % pour l’ensemble de nos écoles.C’est d’ailleurs la proposition que nous avons déposée auprès de la ministre de l’Education.» La fédération que dirige Paul Boisvenu regroupe 182 établissements d’enseignement préscolaire, primaire ou secondaire répartis dans l’ensemble du Québec.Ces établissements dispensent des services dans les secteurs de la formation générale, de l’adaptation scolaire et de la formation professionnelle à près de 110 000 élèves.Parmi ses membres, la Fédération compte 11 établissements qui offrent exclusivement des services en adaptation scolaire à des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage.Les trois mythes du secteur privé M.Boisvenu s’insurge contre certains mythes qui affublent l’enseignement privé, dont celui selon lequel ces établissements accaparent les meilleurs élèves.«Nous savons que certaines écoles font effectivement de la sélection, mais cette sélection se fait parce qu’il y a un trop grand nombre de demandes, dit-il.Et je le sais, car je l’ai vécu dans un collège où nous recevions quatre fois plus de demandes qu’il y avait de places, j’avais donc à faire une sélection.Mais c’est la minorité de nos écoles qui sont dans cette situation; à Montréal, on peut les compter sur les doigts d'une main.Et si on va en région, ce n’est pas du tout le cas, puisque nos écoles se battent pour avoir de la clientèle, sinon, elles fermeront leurs portes.» M.Boisvenu souligne d’ailleurs que bon nombre d’écoles privées voient leur clientèle diminuer, étant donné les faibles taux de natalité d’avant 2005.«Je dirais que, de 2003 à 2007, nous observions une augmentation moyenne de 2 à 3 % par année, alors que depuis 2007 on plafonne.» fl est même probable, estime-t-il, que cette année le secteur privé enregistrera une légère SOURCE KEEP Paul Boisvenu, directeur général de la Fédération des établissements d’enseignement privés baisse.«Je dirais que la sélection est un mythe basé sur le fait qu’il y a effectivement certaines écoles qui la.font, mais ce n’est pas généralisé dans l’ensemble des établissements», résume M.Boisvenu.Un autre mythe auquel est confrontée l’école privée, enchaîne-t-il, c’est celui des parents qui pensent que, en plaçant leur enfant dans une «bonne école», celui-ci réussira à coup sûr.«Pour cette raison, les parents courent les bonnes écoles, constate Paul Boisvenu, alors que nous, nous savons que chaque parent aurait plutôt intérêt à rechercher une école dont le projet éducatif correspond à la capacité de son enfant.» Quant à mettre fin au soutien financier que l’Etat accorde à l’école privée «afin d’économiser des fonds publics, dit-on», M.Boisvenu rappelle que quantité d’études montrent le contraire.En fait, dit-il, si le gouvernement cessait de soutenir les écoles privées, «il se retrouverait probablement avec 90 OOO jeunes de plus dans ses écoles publiques.ce qui représenterait pour lui une dépense de 200 millions.» Autrement dit, le fait que les parents financent 40 % de ce réseau représente autant d’économies pour l’État.Leader francophone des écoles privées ?L’autre grande préoccupation de la Fédération des établissements d’enseignement privés est de placer le savoir-faire québécois au premier rang mondial.«Actuellement, nous travaillons à la création d’un réseau international d’écoles privées, rapporte le directeur général de la FEEP.Nous avons d’abord mis sur pied un site Internet où on regroupe les associations d’écoles privées du monde francophone.Notre objectif est de créer un carrefour international de l’enseignement privé où il y aura un partage des ressources et des informations pour savoir ce qui se passe dans chaque pays.» Il s’agit d’un concept inédit, dit-il, puisque le seul lieu international où on discute de l’ep-seignement, c’est lorsque les ministres de l’Éducation se réunissent.«Mais ceux-ci parlent surtout de l’enseignement public, note M.Boisvenu, et ce n’est pas la place pour parler de l’enseignement privé.Nous, nous voulons construire un lieu où l’enseignement privé se regroupe.» En créant un tel réseau, la FEEP aspire à mettre au premier plan le système scolaire du Québec.«Ce que nous voulons, c’est assurer le leadership à ce chapitre», avance avec confiance Paul Boisvenu.Collaborateur du Devoir à COLLEGEAJEAN-EUDES UNE ÉCOLE DE VIE.POUR LA VIE! Cours secondaire pour filles et garçons Établissement d’enseignement privé depuis 1953 risri MEILLEURE MOYENNE AUX EPREUVES DU MINISTERE Le Collège Jean-Eudes offre à ses élèves une expérience éducative exceptionnelle centrée sur l’enrichissement des programmes, un encadrement personnalisé, une vie scolaire stimulante et un programme original de concentrations (arts, globe-trotter, sciences et sports).fxamen d admission EN lre SECONDAIRE les samedi et dimanche 17 et 18 octobre 2009 l’année scolaire 2010-2UU pour Pour s’inscrire à l’une de nos sessions d’examen, on peut consulter le site du Collège (www.cje.qc.ca) ou communiquer avec le Collège au 514 376-5740.Date limite : le 5 octobre 2009 COLLEGE JEAN-EUDES 3535, boul.Rosemont (entre St-Michel et Pie-IXS Montréal, Qc HlX 1K7 ¦r rf-y.[9.*EC0*.y fjt >- Marcellin^hampagnat Portes ouvertes I 27 septembre 2009 de 13 h à ie h COLLÈGE PRIVÉ POUR FILLES ET GARÇONS .VU- 14, chemin des Patriotes Est, Saint-Jean-sur-Richelieu 450 347-5343 • www.esmc.qc.ca OUS REVEZ DU MONDE on vous l'offre %, ,u* Venez découvrir le Collège Sainte-Anne, son volet international unique au Québec et son réseau d'écoles partenaires issues du Japon, de la France, du Sénégal, de la Belgique, de l'Espagne, des États-Unis, du Danemark, de la Nouvelle-Zélande, du Canada et depuis peu, de la Chine.PORTES OUVERTES DIMANCHE 27 SEPTEMBRE DE lOh À 15h EXAMENS D’ADMISSION 3 ET 4 OCTOBRE, 8h Collège Sainte-An ne de Lachine SANS LIMITES, SANS FRONTIÈRES E9MMK cm «c LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPT E M B R E 2 0 0 9 * » ») ECOLES PRIVEES Malgré la réforme en cours Le latin fait de la résistance Dans les quelques établissements scolaires qui l’ont encore au programme, la langue de Cicéron suscite un regain d’intérêt parmi les élèves Dans une société québécoise résolument tournée vers l’avenir, le latin apparaît souvent comme une langue franchement passéiste et rétrograde, qu’il faudrait définitivement enterrer.Dans les années 60, la commission Parent a bien failli y parvenir.Le latin avait alors le tort d’être la langue du clergé et l’un des piliers des études classiques dans la pure tradition jésuite.Il est donc retiré du programme obligatoire.Mais le véritable coup de grâce est arrivé ces dernières années, avec le renouveau pédagogique.¦5 »lflf|$ ^ 1 ?”* / Collègp infer,,„ W>W Mar>e de Fran / .BS#?! JACQUES GRENIER LE DEVOIR Au Collège Marie-de-France, 25 % des élèves de cinquième, niveau qui correspond à la deuxième année du secondaire, sont inscrits en latin.HÉLÈNE GAN ZMAN N A « secondaire, on n’en-^l\seigne plus des savoirs mais des compétences, commente Jean-François Cottier, professeur de latin du Moyen-Âge et de la Renaissance à l’Université de Montréal et auteur de Profession latiniste (PUM, 2009).Dans la plupart des établissements, les matières qui n’apparaissent pas d’une utilité fondamentale pour pénétrer le monde du travail ont été remplacées par d’autres, considérées comme plus immédiates: l’informatique, l’espagnol, le mandarin, etc.» Lieux de résistance Il y a dix ans, une trentaine d’écoles secondaires et de collèges proposaient encore le latin.Aujourd’hui, ils se comptent sur les doigts d’une seule main à Montréal, de deux, tout au plus, dans toute la province.Les autres l’ont aboli pour faire de la place à autre chose.Si une poignée d’établissements publics proposent encore la matière le temps d’une année, c’est surtout du côté des écoles privées, voire du réseau d’enseignement francophone, que les élèves souhaitant véritablement prendre des cours de latin doi-vent se tourner.À Montréal, les collèges Jean-de-Brébeuf, Marie-de-France et Stanislas en sont les véritables têtes de pont.Dans le premier, l’enseignement de cette langue ancienne est SOURCE COLLÈGE MARIE-DE-FRANCE Isabelle Riclet, enseignante en lettres au Collège Marie-de-France SOURCE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Jean-François Cottier, professeur de latin du Moyen-Age et de la Renaissance à l’Université de Montréal même obligatoire durant les trois premières années du secondaire.«Et la majorité des élèves continuent ensuite, assure Russell Flanagan, directeur des ressources humaines et de la communication.L’an dernier, nous avions 750 élèves qui suivaient cette matière.Nous avons même des élèves qui viennent spécifiquement à Jean-de-Brébeuf parce que nous donnons des cours de latin.» Même son de cloche du côté du lycée français Stanislas.Ici, aucune obligation, mais cette année 220 élèves suivent l’option, soit 20 % de l’effectif de l’établissement.«Il y a de plus en plus de demandes, note Laure Béjannin, directrice des études et ancienne professeure de lettres.Habituellement, nous avons une cinquantaine d’élèves qui débutent en cinquième.Cette année, ils sont 99.Nous avons d’ailleurs beaucoup de Québécois qui viennent à Stan pour le latin, parce que c’est devenu difficile d’en trouver ailleurs.» Au Collège Marie-de-France, qui fait lui aussi partie du système français, 25 % des élèves de cinquième, niveau qui correspond à la deuxième année du secondaire, sont inscrits en latin.«Ceux qui commencent s’engagent à continuer jusqu’en troisième [dernière année du secondaire], à moins que ça ne devienne vraiment un fardeau pour l’enfant, explique Isabelle Riclet, enseignante en lettres.Nous proposons maintenant la poursuite de cet enseignement au lycée [ce qui correspond au cégep].Et j’espère que, d’ici quelques années, nous pourrons ajouter du grec ancien.Ce serait vraiment très intéressant!» « La mère de notre langue » Intéressant?Mais à quoi l’apprentissage des langues anciennes en général, et du latin en particulier, peut-il bien servir en ce début de XXIe siècle?Une question à laquelle les latinistes convaincus préfèrent sourire.«Ce qu’il faut que l’on se demande, c’est quelle école le Québec veut pour quel type de société, répond Jean-François Cottier./e lis chaque semaine des articles sur le décrochage scolaire et le peu de maîtrise du français écrit chez nos jeunes.Le latin est la mère de notre langue.C’est un bon moyen d’avoir une réflexion sur le français, sans faire de la grammaire bête et méchante.Et puis, ça permet d’acquérir un esprit de synthèse, d’analyse, qui pourra tout à fait servir aussi bien dans d’autres matières, scientifiques notamment, qu’ensuite, dans la vie de tous les jours.» «En ne misant pas sur le latin, le Québec est complètement à contre-courant de ce qui se passe ailleurs, surenchérit Russell Flanagan.En Irlande, le gaélique revient comme une matière obligatoire.Les plus prestigieuses universités du monde, notamment aux Etats-Unis, privilégient les élèves qui ont fait du latin.Parce que c’est un enrichissement pour beaucoup de matières, comme le droit, la médecine et les sciences en général, la philosophie, l’architecture et les mouvements artistiques, et bien sûr l’histoire et les sciences politiques.» Tous s’accordent cependant sur le fait que le latin n’est pas réservé à une élite, bien au contraire.«C’est vrai qu’il faut être régulier dans son apprentissage, analyse Isabelle Riclet.Rigoureux, discipliné.Mais le latin permet à des élèves qui ont des difficultés en français de mieux l’appréhender.En France, il est d’ailleurs proposé avec succès dans des établissements situés en zone d’éducation prioritaire, auprès d’élèves en difficulté scolaire.» «Au-delà des déclinaisons, il faut bien avouer qu’aujour-d’hui les enseignants axent plus leurs cours sur la civilisation, poursuit Laure Béjannin.Sur tous les élèves qui prennent cette option, combien finiront prof! Il ne s’agit plus d’en faire des spécialistes de la langue latine.Rosa, Rosa, Ro-sam, oui, bien sûr, mais à égalité avec les empereurs, la république, les conquêtes et les grands auteurs.» Quarante ans après la commission Parent, le latin n’est donc pas tout à fait mort au Québec et il aurait même tendance à reprendre son souffle.Pour preuve, une école primaire de Montréal est sur le point d’offrir des cours en parascolaire, comme programme d’aide au français; quant à l’Université de Montréal, elle a encore été obligée de refuser des inscriptions en initiation au latin cette année, faute de place.«Les gens qui font des réformes ne pensent pas à mal, conclut Jean-François Cottier.Mais aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que c’est un échec.Le latin pourrait être un bon outil pour y remédier.Il est encore temps de le remettre au secondaire.» Collaboratrice du Devoir SOURCE COLLEGE STANISLAS Laure Béjannin, directrice des études au Collège Stanislas CE CAHIER SPÉCIAL EST PUBLIÉ PAR LE I) E V (I I R R e s ii o usable NORMAND THERIAULT 2050, rue de Blcury.!)' élage, Montréal (Quebec) 113A 3M9.Tel.: (514) 985-3333 mLict ion@ledevoir.com FAIS (1 E Q U E I) (I I S d’apprendre Dans un monde en constante évolution, il est rassurant de constater que certaines choses ne changent pas.Comme l’éducation offerte à Villa Maria par exemple.Ici, le développement intégral de nos jeunes est une priorité.À l’acquisition de solides compétences s’ajoute l’épanouissement de leur personnalité.Venez les rencontrer, visiter notre campus et découvrir notre nouveau pavillon dédié à la science, aux arts de la scène et au multimédia.Afin de mieux comprendre ce que signifie le bonheur d’apprendre.Portes ouvertes - Secteur français 26 septembre, de midi à 16 h Examens d’admission -Secteur français I " secondaire : 17 octobre I ™ à 5‘ secondaire : 18 octobre Portes ouvertes - Secteur anglais 3 octobre, de 13 h à 16 h Examens d’admission -Secteur anglais I ^ secondaire : 24 octobre et 7 novembre I ™ à 5e secondaire : 7 novembre VILLÂ^WCÎ MARIA COLLÈGE PRIVÉ POUR FILLES DEPUIS 1854 4245, boul.Décarie, Montréal, QC H4A 3K4 (514) 484-4950 www.villamaria.qc.ca r " (i 4 L E I) E V I) 1 1! .L E S S A M E 1) 1 I !) E T 1> I M A N (' Il E 2 0 S E P T E M IJ R E 2 0 0 !) ECOLES PRIVEES Enseignantes et enseignants Le syndicalisme a finalement pris racine dans le résean privé « Quand on veut se syndiquer, il faut être prudent, vigilant et faire cela vite » Il existe maintenant, dans les établissements d’enseignement privés, 30 syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), six syndicats affiliés à la Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ) et un autre au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP); il y a aussi un certain nombre de syndicats indépendants.Plusieurs écoles demeurent farouchement opposées à la syndicalisation, pendant que les organisations poursuivent leurs efforts pour augmenter leurs percées dans le réseau.REGINALD HARVEY Caroline Senneville, secrétaire générale de la FNEEQ, qualifie de prioritaire le recrutement des futurs adhérents.«Je dirais que c’est notre premier défi syndical, relativement au personnel des écoles privées, que de le syndiquer, que de lui fournir l’appui d’une fédération pour améliorer ses conditions de travail.» Elle trace le profil de la trentaine de syndicats que sa fédération regroupe: «Ça va de Lévis à Chicoutimi en passant par La Pocatière, Québec, Montréal et la Montérégie.Les écoles privées, c’est un phénomène qui est principalement urbain, et on a dans nos rangs toutes sortes d’établissements: il y en a qui sont plus gros que certaines polyvalentes; il y a du primaire et des écoles pour élèves en difficulté.Le réseau privé est quelque chose qui est éclaté, il répond à toutes sortes de besoins, et notre regroupement est fidèle à cette image.» Le gros des membres de la FNEEQ sont des enseignants du secondaire, ce qui traduit également une réalité du secteur privé.La dynamique syndicale La militante syndicale pose cette prémisse au sujet de la résistance du secteur privé à la syndicalisation: «Quand on travaille dans un établissement public, on ne se pose pas de question; on commence à travailler et on est syndiqué.Dans bien d’autres milieux au Québec, quand on veut se syndiquer, bien qu’on soit protégé par l’existence des lois du travail, il faut encore le faire dans un sous-sol avec de préférence la lumière éteinte; il ne faut pas que le patron l’apprenne.Chez nous, au moment où des gens nous contactent, la première chose qu’on leur dit, c’est d’être prudent et de faire attention, car c’est leur emploi qui est en jeu.On leur apprend que, s’ils veulent signer des cartes, il faut agir rapidement; l’objectif, c’est que le tout soit fait en 48 heures.» Il y a des cas plus faciles: «C’est là où il y a déjà un syndicat et qu’on doit l’affilier.On va dans une assemblée généra- Caroline Senneville, secrétaire générale de la FNEEQ SOURCE FNEEQ le, comme on l’a fait à Grasset ou à Brébeuf pour le secondaire, et on livre ce message: vous êtes syndiqués, mais ce serait bien pour vous de passer à une étape supérieure, qui est celle de l’affiliation.» Il n’en demeure pas moins que plusieurs employeurs manifestent de la résistance à la syndicalisation: «C’est rarement une bonne nouvelle pour ceux-ci.Si ces derniers disposent d’une certaine marge de manœuvre pour agir, il y a différentes tactiques qui peuvent être utilisées: ça va de la désapprobation à l’intimidation et jusqu’à des mesures plus musclées de non-renouvellement de contrat.On n’est pas en Colombie, mais quand même.Quand on veut se syndiquer, il faut être prudent, vigilant et il faut faire cela vite.» La fin des privilèges Une fois que le syndicat est entré dans l’école, comment se déroulent les négociations?Elle apporte une réponse à deux volets: «Il est rare qu’un employeur accueille la nouvelle avec enthousiasme quand il apprend que ses employés ou ses professeurs se sont syndi- qués.Nous, on les rencontre et on leur explique que, dans d’autres écoles privées qui sont syndiquées, il a été possible de travailler avec la partie patronale.On essaie, bien sûr, d’améliorer les droits des travailleurs, mais on vise également à ce que cela se fasse le plus possible dans l’harmonie et on tente de faire en sorte que l’école soit un endroit agréable pour travailler.» L’école privée exige un engagement majeur de ses personnels dans sa mission.Caroline Senneville est consciente de cette réalité et de son impact sur les dispositions des ententes à conclure: «Ce qu’on essaie de faire dans les conventions collectives, c’est de permettre aux enseignants de donner de bons services professionnels, en posant quand même quelques balises et sans que des phénomènes d’exploitation se produisent.On peut être un très bon enseignant, très professionnel, on peut donner de bons services, mais ça ne veut pas dire qu’on a envie de signer un chèque en blanc pour notre employeur et qu’on ne veut pas de règles qui soient équitables pour tous.» Les gens dans le secteur privé se syndiquent d’abord et avant tout pour cette raison: «On veut mettre fin à l’arbitraire en fonction duquel, par exemple, tel congé sans solde est accordé de préférence à l’un plutôt qu’à l’autre.» L’autre partie a son mot à dire: «L’employeur peut faire valoir ce qui est im- portant pour lui et pour l’école, comment ensemble on peut trouver des solutions pour rendre ses aspirations possibles.» Les salaires et le normatif Dans la très grande majorité des cas, le secteur public représente la norme pour les conditions salariales: «À moins qu’une école soit en difficultés financières, habituellement, notre demande, c'est que les salaires soient les mêmes.» Elle signale aussi qu’un collège ou une école a intérêt à offrir quelque chose de concurrentiel à un enseignant pour obtenir et retenir ses services, parce qu’on connaît plutôt une pénurie de ce type de personnel à l’heure actuelle.Sur le plan des clauses normatives de la convention, il y a des variables d’un endroit à l’autre, selon les paramètres en cause.«On essaie de répondre aux besoins et à la réalité pédagogique de chacune des écoles.» Mme Senneville fournit un exemple: «Il existe des écoles où les enseignants préfèrent se dévouer complètement à l’enseignement; pour le para-scolaire, on fait appel à des animateurs et, dans ce type d’établissement, la charge d’enseignement pourrait être un peu plus lourde.» A d’autres endroits, c’est le contraire qui se produit: «On essaie de répondre à l’autonomie et à la culture locales de chacun.» Collaborateur du Devoir mm nil Centennial Academy PORTES OUVERTES Mercredi, le 30 septembre de lyhoo à 2ohoo Samedi, le 3 octobre de ioHoo à i4hoo t Süü Portes ouvertes Samedi 3 octobre 2009 de 1 oh à ish Examens d’admission Samedi 7 7 octobre 2009 Les grandô eôpritô pement difjfjéremment Programme de premier cycle secondaire du Baccalauréat International Collège international Marie de France m-Mary - Montréal.Qc H3W-1W3 - (514) 737- www.mariociofrancG.qc.ca collegeidmarledefrance.qc.ca nû3 Établissement privé mixte - de la maternelle au collégial Support pour les étudiants avec difficultés d’apprentissage 3641 Prud'Homme, Montréal, Québec • H4A 3H6 • 514-486-5533 www.centennial.qc.ca V; ! t E1MBHMMNK I) K V 0 ! it I, E S S A M K I) I il I'.T I) I M A N < S K !• T K M 11 II K 2 (M) il ECOLES PRIVEES Le choix du sacré Des Haïtiens chrétiens ont choisi l’école musulmane ! « L’adolescence est un temps crucial pour la formation intégrale du jeune » Au moment de choisir une école privée, la religion est, pour certains parents, une assurance de rigueur et de valeur.Le dossier est chaud: le nouveau cours Éthique et culture religieuse soulève le débat.Comme les écoles juives orthodoxes de Montréal qui dispensaient l’enseignement de la Torah en grugeant d’autres matières.Plusieurs écoles parviennent pourtant à allier religion et exigences d’éducation, qu’elles soient catholiques, musulmanes, arméniennes, juives ou adventistes.Coup d’œil sur le secteur privé religieux.CATHERINE LALONDE \ A l’Académie des petits phénix de Longueuil, il n’y a rien de religieux dans l’éducation, assure-t-on, avant de refuser l’entrevue demandée par Le Devoir.La confusion vient de la méthode Applied Scholastics, conçue par le fondateur de l’Eglise de scientologie, L.Ron Hubbard.Cette méthode, l’établissement primaire l’applique pour aider à définir les barrières à l’étude chez l’enfant et éviter ainsi la prise de Ritalin.Une rapide recherche dans Internet révèle que deux membres du conseil d’adiqinistration sont membres de l’Église de scientologie.Mais l’école se défend de toute allégeance.La tradition catholique Le Collège Saint-Joseph de Hull, fondé par mère Bruyère en 1870, fêtera l’an prochain son 140‘ anniversaire.L’école secondaire pour filles propose, en plus du cours obligatoire Éthique et culture religieuse, un cours d’enseignement religieux.La directrice, Sandra Beau-champ, n’a aucun problème à arrimer les besoins spirituels des familles et les exigences du ministère de l’Éducation.«Nous sommes conscients de la réalité des jeunes.Les filles d’aujourd'hui ne connaissent plus les rituels de l’Église.Avant, elles étaient déjà allées à la messe, connaissaient la confirmation et la première communion.Aujourd’hui, non.Certaines n’ont pas été baptisées.On part de là, désormais, on les guide davantage.» C’est cette formation que les parents veulent.«La majorité de notre clientèle est constituée de parents qui choisissent de payer pour la qualité qu’on offre, quitte à devoir faire des compromis familiaux, à oublier la deuxième voiture ou les vacances.» Libanais, Italiens, Portugais, le milieu est multiculturel, tant chez les étudiantes que chez les enseignants.«C’est certain qu’en sortant d’ici les filles voient une différence.Au collégial, à l’université, dans la vie, certaines choisiront d’autres orientations.Mais on leur offre une belle base.L’adolescence est un temps crucial pour la formation intégrale du jeune», conclut Mme Beauchamp.Une FEEP « ouverte » A la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP), on ne s’«enfarge» pas dans les allégeances religieuses.«Ça ne nous concerne pas, confirme Auguste Servant, directeur des communications.Qu’un établissement privé ait un caractère religieux ou pas n’a aucune influence sur nous.» Les 182 membres de la FEEP doivent détenir le permis d’enseignemeqt officiel du ministère de l’Éducation et entériner la déclaration de valeur de la Fédération.Des écoles adventistes ou scientologistes pourraient donc en faire partie.Et, depuis une dizaine d’années, se sont ajoutées des écoles musulmanes ou grecques orthodoxes.«En fait, 80 % de nos membres sont de JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les écoles musulmanes de Montréal accueillent des enfants de familles non musulmanes.tradition et d’origine catholiques, ce qui ne veut pas pour autant dire que ce sont aujourd’hui des écoles catholiques.Les écoles musulmanes sont musulmanes, les écoles juives sont juives, n’est-ce pas?Alors que, dans une école catholique, vous pouvez trouver des jeunes qui ne sont pas baptisés.On ne peut donc pas dire que les écoles catholiques sont catholiques au même titre que les écoles juives sont juives.Ce n’est pas pareil du tout.» L’islam et Platon Aux Écoles musulmanes de Montréal, le directeur du primaire, Idriss Radjouh, est fier d’accueillir des familles qui n’ont rien à voir avec l’islam.«L’an dernier, j’ai eu des Haïtiens chrétiens et un Jamaïcain qui ont choisi notre école pour le milieu, le climat et les valeurs que l’on transmet.Nous ne faisons pas de distinctions entre les enfants qui viennent d'une famille musulmane et les autres.» La plupart des enfants dans cette école sont des immigrants de deuxième génération: les parents, arrivés ici, cherchent à conserver leur religion et «à préserver les valeurs musulmanes dans ce monde multiculturel.On n’a pas de problème d’intégration.Le cœur est musulman, la personne est intégrée.» A l’école, l’enseignement religieux se fait en trois temps: en classe, avec l’apprentissage du Coran dans une période à part et par une période parascolaire réservée à la mosquée.L’école est mixte et les filles sont voilées dans ses murs.«Si vous feuilletez les grands livres [de l’islam], vous trouverez des réponses à des questions auxquelles on ne peut répondre de façon laïque ou civique.On ne pourra jamais dire d’une religion, qu’elle soit islamique, juive ou chrétienne, qu’elle est dépassée.C’est d’abord une façon d’être, de répondre aux questions auxquelles la science ne peut répondre.Comme la philosophie de Platon ou de Socrate n’est jamais dépassée.Elle demeure quelque part valable, même si une partie peut être désuète.» Collaboratrice du Devoir Renommes pour notre OUVERTURE Au-delà de la performance dttmnde * ¦ i Les portes jamais fermées, le cœur toujours ouvert, la relation maître-élève jalousement préservée : voilà le secret du Saint-Nom-de-Marie qui, génération après génération, forme celles qui demain feront une différence dans leur milieu.Pas étonnant que les filles du Saint-Nom-de-Marie regardent l’avenir avec confiance! Elles auront les compétences de leur audace et la force intérieure pour relever le défi de leur choix.Portes ouvertes Dimanche 4 octobre, de 13 h 30 à 16 h 30 Examens d’admission Samedi 17 et dimanche 18 octobre, de 9 h à 12h Pensionnat Saint-Nom-de-Marie 628.chemin de la Côle-Sainte-Catherine, Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone: 514.735.5261 •Télécopieur:514.735.5266 • www.psnm.qc.ca Cours secondaire complet pour jeunes filles.Externat et-service de résidence scolaire.Profils: Éducation internationale M Vie et monde Partenaire académique de l'École supérieure de ballet contemporain.Partenaire de l’École de musique Vinccnt-d’lndy.Au Collège de Montréal votre enfant trouvera l’équilibre entre sa performance scolaire et son développement personnel.Programme de base enrichi pour tous Programme de concentration artistique Artis Magia : musique, danse, arts visuels ¦ Programme informatique MITIC Programme Danse-Études en collaboration avec l’école Ballet Divertimento Programme Sport-Études reconnu par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport BOURSES D’ETUDES DISPONIBLES JOURNEES PORTES OUVERTES Vendredi 2 octobre 2009 de 16 h à 19 h Dimanche 4 octobre 2009 de 13 h 30 à 16 h EXAMENS D'ADMISSION 1er SEC Samedi et dimanche 17 et 18 octobre 2009 à 8 h 30 Les résultats de nos examen d’admission sont reconnus dans huit autres écoles privées.Collège de Montréal Le premier collège de Montréal www.college-montreal.qc.ca 11931, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E3 ) ) L E I) E V 0 I It .L E S S A M EDI I II E T I) I M A N C II E 2 0 S E 1> T E M B It E 2 0 0 9 (i (i ECOLES PRIVÉES Collèges privés et fondations Le soutien financier est nne affaire de « famille » « Leurs coffres sont garnis principalement par leurs anciens élèves, leurs fournisseurs et leurs fondateurs » Le monde des collèges privés a été secoué dernièrement.Une véritable crise a éclaté à la suite des révélations relatives aux sommes de 250 000 $ et de 200 000 $ qu’Hydro-Québec s’était engagée à donner au Collège Notre-Dame et au Collège Brébeuf, deux établissements qu’a fréquentés Thierry Vandal, PDG de la société d’État.Pour savoir un peu mieux comment fonctionne le financement des collèges privés à travers les fondations, Le Devoir a parlé à quelques acteurs importants du milieu.JACQUES GRENIER LE DEVOIR i - 1 i '—W> mmx wts.v MARTINE L ETA RTE T ° plupart des collèges ^ privés ont des fondations maintenant et leurs coffres sont garnis principalement par leurs anciens élèves, leurs fournisseurs de biens et services et leurs fondateurs, qui, bien souvent, sont des communautés religieuses», indique Auguste Servant, directeur des relations publiques de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP).Tout en indiquant ne pas savoir précisément qui sont les bienfaiteurs des fondations des différents collèges membres de la FEEP, puisque c’est dans le domaine privé, il précise que, de façon générale, le fait qu’un collège est soutenu financièrement par une société d’Etat est assez exceptionnel.Les anciens s’engagent Au Collège Jean-Eudes, par exemple, le,s entreprises et les sociétés d’Etat ne contribuent pas à la fondation.«Ce n’est pas dans notre mentalité ou dans notre culture et, de toute façon, nous n’avons pas les contacts pour ça, indique Nancy Desbiens, directrice générale.Notre fondation, c’est plutôt une histoire de famille.Ce sont des parents d’élèves et d’anciens élèves, ainsi que des amis et des connaissances des familles qui contribuent.» Du côté du Collège Saint-Charles-Garnier, à Québec, Mario Gagnon, directeur général, affirme pour sa part qu’il n’arrive jamais que des entreprises donnent à la fondation.«En fait, la seule contribution que le collège reçoit qui, dans un sens, est liée à une entreprise, c'est l'importante contribution que nous donne la famille de Jean-Paul Tardif, un ancien du collège.Cet argent sert à entretenir notre salle de spectacle, qui s’appelle d’ailleurs la Salle Jean-Paul-Tardif», précise-t-il.Au Collège Brébeuf, on semble être encore échaudé par les événements des der- nières semaines.«Hydro-Qué-bec, c’est un chapitre fermé.L’essentiel de nos dons vient de nos anciens, et pour ce qui est de financer notre centre sportif, s’il y a une entente avec un partenaire qui se concrétise, ce sera avec le secteur privé et nous garderons ça privé», indique Russell Flanagan, directeur des ressources humaines.Bourses et projets spéciaux Mais si les écoles privées subventionnée^ à 60 % par le ministère de l’Education, du Loisir et du Sport demandent aux parents d’assumer le reste des droits de scolarité de leurs enfants, où va l’argent amassé par les fondations?«Ces fonds servent à rendre accessibles les collèges privés aux familles moins favorisées, grâce à des bourses d’étude.L’argent des fondations sert aussi à maintenir et à soutenir les installations des collèges, parce que cela n’est pas subventionné par le gouvernement», explique Auguste Servant.Au Collège Saint-Charles-Garnier, la majorité des fonds amassés sont effectivement remis sous forme de bourses aux familles moins favorisées qui souhaitent envoyer leurs enfants étudier au prestigieux établissement.«Depuis une vingtaine d’années, nous avons remis environ deux millions en bourses.Le reste sert à financer Le Collège Brébeuf différents projets, de l’équipement, des activités parascolaires et des voyages de sensibilisation à la coopération internationale», indique M.Gagnon, qui précise que les activités de la fondation du collège sont somme toute assez modestes.Au Collège Jean-Eudes, la fondation assume les mêmes genres de dépenses: activités spéciales, équipement, bourses, etc.«Mais nous ne faisons pas de campagnes de financement faramineuses.Notre principale activité, c’est notre souper annuel de homards», affirme Mme Desbiens.D’après Auguste Servant, les activités de financement des fondations des collèges privés se limitent souvent à une activité importante par année.«Mais il arrive que certains établissements fassent des campagnes de financement importantes, de quelques millions de dollars, pour réaliser un investissement majeur, comme le font d’ailleurs les universités et les hôpitaux.» Les bienfaiteurs, plus réticents à l’avenir?Les remous causés par les dons d’Hydro-'Québec aux établissements privés qu’a fré- quentés le PDG, Thierry Vandal, risquent-ils d’accroître les difficultés qu’ont les fondations des collèges pour garnir leurs coffres?La FEEP ne s’en fait pas trop pour ses membres.«Comme les bienfaiteurs habituels des fondations des collèges privés ne sont généralement pas des sociétés d’Etat, je ne crois pas que les controverses nuiront au financement futur des établissements», croit M., Servant.A Jean-Eudes, la directrice générale n’est pas plus inquiète.«Comme c’est plutôt la famille élargie et les amis des gens qui fréquentent notre collège qui contribuent à notre fondation, je ne crois pas que cela aura un impact», indique Mipe Desbiens.À la suite de la controverse, les collèges Notre-Dame et Brébeuf ont renoncé aux importantes contributions d’JJy-dro-Québec.La société d’Etat a dû, à la demande de Nathalie Normandeau, ministre des Ressources naturelles et de la Faune, revoir sa façon de faire en matière de commandites.Dorénavant, en vertu de sa politique d’octroi des dons et des commandites, Hy-dro-Québec s’engage à n’accepter aucune demande provenant d’établissements d’enseignement privés.Collaboratrice du Devoir Le monde a besoin de Ecole privée pour filles offrant un enseignement bilingue de la maternelle à la fin du secondaire.DECLARATION D’ADMISSIBILITE A L’ENSEIGNEMENT EN ANGLAIS NON REQUISE DE LA MATERNELLE À LA 6e ANNÉE Journée portes ouvertes le 1er octobre prochain de 8h30 à llh30 et de 17 h 30 à 19h30 3233 The Boulevard, Westmount Admissions: 514.935.9352 poste 229 thestudy.qc.ca La solidarité enseignante en mouvement AjptiTi ; xam 1969-2009 fneeq& Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec www.fneeq.qc.ca L E I) E V 0 I R , LES S A M EDI I !) E T I) I M A N ( Il E 2 I) S Ë I' T E M li |< E 2 II H II ECOLES PRIVEES Le port d’un costume s’impose Les temps changent.runiforme aussi « Ces temps-ci, les jeunes filles roulent leur jupe.» Depuis quelques années, bon nombre de directeurs d’école publique se questionnent quant à la possibilité d’adopter l’uniforme scolaire pour résoudre certains problèmes liés à la tenue vestimentaire.Au sein des écoles privées du Québec, particulièrement au niveau secondaire, la question ne semble plus se poser, puisque le port du costume est majoritairement répandu.Aujourd’hui disponible en une variété incalculable de styles, de couleurs et de matériels, l’uniforme gagne en popularité.EMILIE CORRIVEAU Am Collège Jean-Eudes, le ''l\port de l’uniforme a été instauré il y a plus de 30 ans.J’y travaille depuis maintenant 16 ans et jamais on n’a remis en question le port du costume.C’est un choix avec lequel nos parents d’élève sont heureux et que la plupart des élèves apprécient aussi», affirme Abraham Medeiros, directeur des services aux élèves et de la vie scolaire au Collège Jean-Eudes.Chez les apologistes du port du costume, peu importe les collèges, les arguments avancés sont pratiquement toujours les mêmes.Le costume facilite le choix des vêtements le matin, évite aux parents de devoir juger la respectabilité de la tenue de leur jeune, permet de renforcer le sentiment d’appartenance des élèves envers leur école et évite certaines discriminations liées à l’habillement.Pour Valérie Emond, mère d’une jeune fille fréquentant le Collège Mont-Saint-Louis, il ne fait aucun doute que le port du costume est une bonne chose: «Ma fille n’a pas eu d’uniforme lors de son passage au primaire, mais maintenant qu’elle commence le secondaire, je suis contente qu’elle en porte un.On peut bien dire le contraire, mais, à cet âge-là, l’habit fait le moine et les jeunes portent leurs vêtements pour plaire et se distinguer des autres.L'uniforme permet aux élèves d'acquérir un sentiment d’appartenance envers le collège et facilite le rapport à l’autre sans le jugement du look.» Pour Catherine Cloutier, psychologue, le port de l’uniforme évite que certains jeunes ne soient catégorisés selon leur apparence vestimentaire: «L’adolescence étant une période où l’apparence est importante pour la formation de l’identité du jeune, les élèves peuvent en venir à se percevoir en grande partie en fonction de leur look.Parfois, ils se font attribuer des étiquettes telles que nerd, quétaine, etc.Sur le plan psychologique, cela peut avoir un impact négatif sur leur estime de soi et nuire à leur expérience scolaire, celle-ci étant associée à un rejet.A contrario, l’uniforme permet au jeune d’interagir en fonction de sa personnalité, de ses qualités, et de se protéger d’une perception plus superficielle de la part des autres.» Au goût du jour L’uniforme, malgré qu’il soit généralement plutôt classique, n’est plus du tout ce qu’il a été dans les années 1950 et 1960, bien que certains aient toujours cette perception populaire en tête.La blouse à collerette, la jupe longue et le pantalon à plis multiples ne sont plus de mise.Dans bon nombre de collèges, l’ajout d’accessoires à l’uniforme, même s’il n’est pas encouragé, est toléré.C’est notamment le cas à Jean-Eudes, où on permet aux jeunes de porter leur propre ceinture, même si la collection de vêtements en comprend une aux couleurs du collège.Les colliers, boucles d’oreilles et bracelets sont aussi acceptés.Seuls les perçages et les bijoux trop extravagants ne sont pas tolérés.«L’uniforme de Mont-Saint-Louis est plufôt sympa, souligne Mme Emond en songeant à l’uniforme de sa fille.Il y a un bon choix de modèles, mais même les chaussures doivent être acceptées par la direction.Comme je suis une fanatique de chaussures et que ma fille retient de moi, on aurait aimé pouvoir se laisser aller sur ce point-là.Elle a par contre le droit de porter des accessoires tels que colliers, bracelets, etc.Ça amène une petite touche d’originalité dans la conformité.» Mode et confort Selon M.Medeiros, il est primordial que les directions scolaires portent une attention toute particulière aux besoins R H V Si ?* -¦ "^x?{ «U» Au Collège Jean-Eudes, à Montréal, le port du costume n’a jamais été remis en question.des jeunes, à ceux de leurs parents ainsi qu’aux grandes tendances vestimentaires, afin que les élèves se sentent bien en portant l’uniforme.«Un des problèmes que l’on voit souvent, ce sont les collections de vêtements qui ne sont pas améliorées d’année en année.Je crois que c’est quelque chose de très important.Les modes changent, et je pense que c’est nécessaire, en tant que responsable de l’école, d’être à l’affût de ça et de s’assurer que notre tenue évolue avec ces courants.Disons qu’on veut éviter que nos élèves portent les mêmes pantalons que nous portions dans les années 60», précise le directeur.Autre point important: le confort! De plus en plus, les collections de vêtements se veulent diversifiées et permettent à tous de choisir ce qui leur convient le mieux.Les matériels choisis, les coupes pré- conisées et la variété des couleurs disponibles permettent à tous les élèves de trouver leur compte, peu importe leurs goûts ou leur silhouette.«Au collège, nous avons une collection de vêtements variée parce que nous voulons donner la liberté aux jeunes de choisir un morceau de vêtement qui leur convient, qui est confortable et qui ressemble à leur personnalité.Par exemple, si on prend les chemises pour les garçons, on en a quatre sortes.Il y a des manches longues et courtes et des matériels différents.Pour les chandails, c’est la même chose.On a des vestes, des cardigans, des chandails avec fermeture éclair, etc.», commente M.Medeiros.Un uniforme bien porté Seule ombre au tableau: la gestion du port de l’uniforme.Qu’il s’agisse de rouler la jupe pour la raccourcir, de sortir la chemise du pantalon pour un look plus décontracté ou encore de remonter les manches du polo pour exposer les épaules, selon les modes du moment, certains jeunes ont tendance à transgresser les règles du port de l’uniforme! JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Ces temps-ci, les jeunes filles roulent leur jupe, confirme M.Medeiros.D’autres années, ce sont les manches relevées et roulées.C’est vraiment cyclique, ça revient.Quand c’est le cas, on doit s’entretenir avec les jeunes pour qu ’ils portent leur uniforme de façon adéquate.Par contre, c’est une minorité d’étudiants qui refusent de se conformer aux règles.Sur 1700 élèves, il y en a peut-être une trentaine ou une quarantaine qui sont plus difficiles.Le reste des élèves savent comment porter l’uniforme.» Collaboratrice du Devoir 140 ANS D’ÉDUCATION ANCIENS ET ANCIENNES! Le CND désire garder contact avec vous.Écrivez-nous à : InfoIScollegenotre-dame.qc.ca FORMER L’ESPRIT, LE CŒUR ET LE CORPS École secondaire privée pour les filles et les garçons de 1™ à 5' secondaire Donnez à votre enfant toutes les chances de réussir! Le Collège Notre-Dame c’est : > une formation intellectuelle de très haut niveau > un personnel compétent, disponible et attentionné > un encadrement de qualité > un milieu de vie enrichissant et stimulant > des activités étudiantes à profusion ADMISSION POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 2010-2011 Pour les candidats de 1n secondaire Samedi 17 octobre 8 h 30 Samedi 17 octobre 14 h Dimanche 18 octobre 8 h 30 Dimanche 18 octobre 14 h Veuillez noter que l’étude des dossiers d’admission pour les candidats de 2e à 5e secondaire se fera à compter du mois de mars 2010.Pour information, composez le 514-739-1739.L’INSCRIPTION A L’UNE DES SÉANCES D’EXAMENS SE FAIT EN LIGNE SEULEMENT AU WWW.C0LLEGEN0TRE-DAME.QC.CA PORTES OUVERTES SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2009 DE 10H À 15H À Montréal depuis 1938 De la maternelle 4 ans jusqu’à la fin du collégial 780, boulevard Dollard, Outremont H2V3G5 tél.:514-273-9521 À Québec depuis 1989 De la maternelle 3 ans jusqu’à la fin du secondaire 1605, chemin Sainte-Foy, Québec G1S2P1 tél.:418-527-9998 S COLLÈGE TANISLA S Collège privé à pédagogie et programmes français adaptés aux exigences du Québec PORTES OUVERTES le samedi 3 octobre 2009 de K Examen d’entrée en lre secondaire le samedi 17 octobre 2009 un cursus complet dans le même établissement avec de véritables apprentissages dès la maternelle une démarche intellectuelle différente grâce à des méthodes pédagogiques qui privilégient la réflexion et l'analyse la garantie d'une culture générale solide à travers une tradition humaniste assurée par la maîtrise du français et des langues vivantes un avenir avec chaque année près de 100% de réussite j au baccalauréat français et d'admission ma universités une vie étudiante riche et variée | qui permet à chacun d’exprimer ses talents et ses passions une reconnaissance internationale des études effectuées dans un collège membre du réseau moruiial des écoles françaises et surtout, un enseignement performant et attrayant dispensé par un personnel français et québécois hc www.stanislas.qc.ca ÜÊHÊUÊÊÊHKÊtiÊÊÊKBÈK.WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊtt ¦KHMHMi (i 8 !• K l> K V 0 I R.LES SA M EDI I !) ET I) I M A N (' Il E 2 0 S E P T E M I?R E 2 I) (I !l ECOLES PRIVEES Pour filles, pour garçons ou mixte?Les centres d’intérêt le premier critère de de l’enfant devraient être choix « C’est plus facile de gérer une classe mixte, parce que les filles augmentent le niveau de maturité » Avec l’automne arrive le temps des journées portes ouvertes, des examens d’entrée et du choix d’une école pour les parents et leurs enfants qui optent pour le secteur privé.En 2009, l’école pour filles ou pour garçons seulement, une option judicieuse?Archives le devoir -A Votre enfant est-il passionné par les sciences?Alors, choisissez une école qui lui permettra de développer ses centres d’intérêt.AMÉLIE DAOUST BOISVERT Pour ou contre?Les résultats des recherches scientifiques alimentent plus qu’ils n’apaisent le débat.«Plusieurs recherches indiquent que la non-mixité a peu d’effets sur la motivation, l’engagement et les résultats», résume Roch Choui-nard, chercheur à Université de Montréal.Avant de choisir un établissement pour le sexe de ses élèves, il faut l’adopter pour son programme.Celui qui a étudié le phénomène au Québec souligne qu’«i7 y a bien d’autres éléments à considérer pour choisir une école.Une école n’est pas universellement bonne.Elle est bonne si elle répond aux besoins de votre enfant», ce qu’il nomme V«effet école».La tendance vient de notre voisin du Sud.Depuis leur légalisation il y a deux ans, les écoles publiques non njixtes ont bourgeonné aux Etats-Unis, passant de quelques-unes à plusieurs centaines.Au Québec, le phénomène est surtout circonscrit au secteur privé.Les filles.Peu d’effets, peut-être, mais les filles y trouvent un certain avantage en mathématiques, par exemple.Une étude récente de l’Université de la Californie à Los Angeles (UCLA), commandée par la National Coalition of Girls’ Schools, conclut que, entre elles, les écolières ont des résultats légèrement meilleurs et expriment davantage de confiance en mathématiques et en informatique.Linda Sax, chercheure en éducation, a comparé 6500 adolescentes d’écoles privées non mixtes avec 14 500 adolescentes d’écoles privées mixtes.«Ça s’explique par le fait que, moins compétitives, elles s’effacent un peu devant des collègues masculins forts en maths.Entre filles, elles sont moins anxieuses face aux maths», dit Roch Chouinard.Sans les garçons, les demoiselles se concentrent mieux, observe Elizabeth Falco, directrice de l’école pour filles The Study, à Montréal.«Quand je parle avec des anciennes, elles me disent qu’elles ont développé beaucoup de confiance en elles, surtout en sciences et en mathématiques», constate celle qui a également œuvré dans des établissements mixtes.«C’est un choix très personnel, le parent doit se demander où sa fille sera-t-elle la plus à l’aise, la plus heureuse», dit-elle.et les garçons Les avantages de l’école non mixte sont beaucoup moins tranchés pour les garçons.D’ailleurs, le nombre d’établissements pour filles dépasse nettement en nombre son pendant masculin.Si les filles préfèrent les mathématiques en l’absence de compétition masculine, les garçons s’intéressent à des matières plus «féminines» en l’absence du sexe opposé.En 2002, Abigail Norfleet James, chercheure, a observé que les élèves venanf d’écoles pour garçons des Etats-Unis sont plus nombreux à choisir les sciences sociales au collège.«Je ne crois pas que ce soit mieux d’être dans une école non mixte, mais je vois certainement des avantages, dit Hall Hannsord, directeur de Selwyn House, une école pour garçons de Westmount.Le plus grand bénéfice, selon moi, c’est au niveau relationnel.Ils développent des amitiés entre eux et des relations très significatives avec leurs professeurs.Ces amis, ils les gardent souvent pour la vie.» «En classe, les filles ont tendance à monopoliser la conversation.Ici, les gars doivent parler», observe celui qui travaille avec les garçons depuis plus de 20 ans.Les élèves développent donc des capacités communicationnelles supérieures.Qui motive qui ?Devant les échecs plus fréquents de ces derniers, est-ce une solution de séparer les gars des filles?«Non», tranche Jean-Claude Saint-Amant, chercheur retraité de l’Université Laval et auteur du livre Les garçons et l’école.«Au contraire, dit-il, les garçons vont mieux dans une classe plus forte, et les filles augmentent généralement le niveau de la classe.» Il croit que les écoles de garçons posent un problème et un risque supplémentaires.«Le type masculin développé dans ces écoles est souvent plus stéréotypé, axé sur les sports plutôt que sur la lecture, par exemple.Ça véhicule une conception faussée de ce que devrait être un garçon.» En milieu défavorisé, les garçons ne devraient pas se retrouver dans des classes non mixtes, ont averti plusieurs chercheurs américains dans une étude parue en juin 2008.Adrian Moller et ses collègues ont constaté que, alors que les filles ne subissaient aucun effet, les écoliers issus d’un milieu défavorisé étaient désavantagés dans des classes non mixtes, au début du primaire.À contre-courant?La tendance est plutôt que les écoles pour garçons ou pour filles s’ouvrent à l’autre sexe.Le Collège Laval a pris ce virage en 1996.Une décision dont son directeur, Michel Baillargeon, se félicite aujourd’hui.Pourquoi?«La tradition de séparer les garçons et les filles était une tradition confessionnelle, car les écoles étaient dirigées par des communautés religieuses.L’école doit être un reflet de la société et les deux sexes doivent se côtoyer», explique-t-il.Envoyer frères et sœurs à la même école facilite aussi la vie des parents.En 1996, le Collège Laval a connu un doublement de ses demandes d’admission.Dès les premières semaines de la présence des filles en lri secondaire, les craintes des professeurs se sont évanouies, selon le directeur.«C’est plus facile de gérer une classe mixte, parce que les filles augmentent le niveau de maturité général de la classe.» Pendant que les filles prenaient leur place dans les sports, leur arrivée a aussi permis de développer d’autres créneaux, comme l’art dramatique, la danse et la musique, lesquels soulèvent les passions chez les deux sexes.Même les notes se sont améliorées.«Les filles sont en moyenne un peu meilleures que les gars, dit M.Baillargeon.Les gars compétitifs redoublent d’ardeur pour être meilleurs qu’elles.Il y a un effet d'entraînement des filles.Elles n’écrasent pas les gars, au contraire.» Avant de choisir une école en fonction du sexe de votre enfant, sachez que tous ceux que Le Devoir a interrogés s’entendent: son intérêt pour le sport, la musique ou les sciences et ses besoins d’encadrement priment.Collaboratrice du Devoir Rassembler les jeunes du monde INDEPENDANT PRIVE ANGLAIS Primaire et secondaire de la 5e du primaire au secondaire 5 Classes de jour - septembre à juin École d'été - juillet 514 489-7287 Visitez-nous au www.prepinternational.com DES GARÇONS prêts pour LE MONDE qui s ouvre a eux Tous les niveaux Lundi 5 octobre Visite de l'école : 17h à 20h Séance d'informations pour sec.I 18h à 19h L avantage d'une culture bilingue Maternelle Vendredi 13 novembre Visite de l'école : 8h30 à 10b Séance d'informations : loh à 11h École Selwyn House 95, chemin Côte St-Antoine Westmount (Québec) H3Y 2H8 514.931.2775 admission@selwyn.ca Textez SELWYN à 32075 www.selwyn.ca Voyez I école en action! Veuillez nous joindre à 8h30 pour une visite de l'école 15, 21 et 27 octobre 2 novembre • 1 décembre janvier • 10 février Veuillez nous contacter pour prendre un rendez-vous S E I W Y N S E AU COLLÈGE LAVAL, NOUS AVONS UNE CONCEPTION TOUTE PARTICULIÈRE DE L’ÉDUCATION, ÉQUILIBRE PARFAIT ENTRE CONNAISSANCES ACADÉMIQUES, APPRENTISSAGE DE SOI ET DES AUTRES, ET DÉCOUVERTE D’UNE PASSION.PROGRAMMES SPORT+ ET MUSIQUE* TRANSPORT SCOLAIRE DISPONIBLE INSCRIPTION 2010-2011 JOURNÉE PORTES OUVERTES : Le samedi 3 octobre 2009 entre 13 h et 18 h EXAMENS D'ADMISSION : Les 17 et 18 octobre 2009 à 9 h (accueil dès 8 h 30) INSCRIPTION EN LIGNE : www.collegelaval.ca POUR NOUS JOINDRE : 450-661-7714 secretariat@collegelaval.ca X Collège Laval www.collegelaval.ca
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