Le devoir, 23 septembre 2009, Cahier A
H1N1: LES MONTRÉALAIS SONT PLUS VULNÉRABLES Page A 4 ?w w w .I e (I e v o i r.c o m ?— LE DEVOIR I A m .x.MIKE SEGAR REUTERS Les présidents chinois, américain et français, Hu Jintao, Barack Obama et Nicolas Sarkozy, s’exprimant hier aux Nations unies sur la question du climat.Climat : les leaders réunis sans Harper Seuls la Chine et le Japon suscitent l’enthousiasme aux Nations unies LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le président Obama a livré hier à l’assemblée extraordinaire de l’ONU un discours qui a déçu les observateurs avec ses grandes pétitions de principe parce qu’il ne contenait ni objectifs de réductions précis, ni appel à son Sénat réfractaire à adopter le projet de loi Waxman-Mar-L’ancien key, qui auraient pu faire déblo-., quer les négociations internatio- vice-president na]es dans le dossier des changements climatiques.«Nous comprenons la gravité de la menace climatique.Nous sommes déterminés à agir.Et nous allons prendre nos responsabilités à l’égard des prochaines générations.Mais même si plusieurs de nos nations ont entrepris des actions musclées et partagent cette détermination, nous sommes id parce qu’il y a encore beaucoup de travail à faire.Et ce travail ne sera pas fadle.Alors que nous cheminons vers Copenhague, il ne faut se faire aucune illusion: le plus diffidle est encore devant nous», a-t-il dit en reconnaissant que les pays développés doivent amencam Al Gore a salué l’esprit d’initiative de la Chine PATRICK ANDRADE REUTERS 'v.w Pendant ce temps, le premier ministre canadien discutait avec le maire de New York faire davantage puisque leur développement s’est réalisé aux dépens de l’environnement Si la Chine a attiré l’attention de la communauté internationale réunie à New York en prenant l’engagement pour la première fois publiquement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES), le Canada, lui, s’est fait remarquer par l’absence de son premier ministre, Stephen Harper, qui a opté pour une discussion à New York avec le maire de la ville, Michael Bloomberg.VOIR PAGE A 10: CLIMAT ¦ Voir autre texte en page A 6 Tremblay fait tomber deux têtes Le contrat des compteurs d’eau sera annulé.après les élections JEANNE CORRIVEAU Craignant de voir sa campagne électorale noyée par la controverse des compteurs d’eau, le maire Gérald Tremblay a annoncé hier son intention d’annuler le contrat de 356 millions de dollars accordé au consortium Génieau.Au passage, il a limogé deux hauts fonctionnaires de la Ville, qu’il tient responsables de l’ignorance dans laquelle les élus ont été tenus quant aux problèmes liés au contrat Quelques heures après que le vérificateur général eut présenté un rapport embarrassant pour son administration, le maire Tremblay a fait savoir hier après-midi qu’il allait mettre un terme au contrat des compteurs d’eau.Du même souffle, il a annoncé que le directeur général de la Ville, Claude Léger, ainsi que le directeur des affaires corporatives, Robert Cassius de Linval, allaient quitter leurs fonctions.VOIR PAGE A 10: TREMBLAY «A l’évidence, il y a eu des accrocs à des étapes cruciales du processus» ¦ Un compteur d’eau sur deux était inutile, page A 3 ¦ Montréal adopte son code d’éthique, page A 3 ¦ Les éditoriaux de Bernard Descôteaux et de Jean-Robert Sansfaçon, page A 8 SYNDICALISATION ÉSË1 -îf.-i____M Wal-Mart subit un autre revers à Jonquière H À lire en page B 1 AFGHANISTAN TONY MARSH REUTERS La fumée secondaire de la cigarette a très rapidement un effet nocif sur le cœur.Un interdit bon pour le cœur Londres s’apprête à envoyer des renforts ¦ À lire en page B 7 INDEX Actualités .A2 Éditorial A8 Annonces B 8 Idées A9 i A6 Météo A fi i Carrières B 4 Monde B 7 i Culture B 9 Mots croisés B 7 i Décès Économie .B 3 Sudoku Télévision D O B 9 r» L’absence de fumée secondaire dans les lieux publics réduit fortement et rapidement l’incidence de crises cardiaques PAULINE GRAVEL interdiction de fumer dans tous les lieux publics n’aura pas été vaine.Deux études scientifiques publiées ces jours-ci révèlent qu’elles réduisent significativement l’incidence de crises cardiaques.Et cet effet bénéfique apparaît rapidement, après quelques mois à peine, et plus particulièrement chez les non-firmeurs.Pour en arriver à ces conclusions, les auteurs des deux publications parues dans les revues Circulation et The Journal of the American College of Cardiology (JACC) ont analysé les résultats d’une dizaine d’enquêtes effectuées dans différentes localités d’Amérique du Nord, du Canada (Saskatoon) et d’Europe où avaient été instaurée l’interdiction de fumer dans tous les espaces publics, y compris les lieux de travail, de même que les restaurants, les bars et les cafés.Selon les enquêtes, la durée de l’interdiction de fumer allait de trois mois à trois ans.En moyenne, ces études, qui portaient sur 24 millions de personnes, faisaient état d’une diminution de 17 % VOIR PAGE A 10: CŒUR HONDURAvS Zelaya « assiégé » à l’ambassade du Brésil Tegucigalpa — Manuel Zelaya, le président du Honduras chassé par un coup d’Etat fin juin, était «assiégé» hier par l'armée du gouvernement de facto dans l’ambassade du Brésil, qui l’a accueilli au lendemain de son retour-surprise dans son pays.La situation est telle que le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, est intervenu tant auprès de l’ONU qu’auprès des militaires honduriens pour que cesse la tension extrême qui règne dans le pays.«Le pays est en état de siège», a-t-il aJffirmé.Le gouvernement de Roberto Micheletti, l’ex-président du Congrès qui a pris la place de M.Zelaya à la tête de l’Etat, a réagi autoritairement en apprenant son retour, qui l’avait manifesta ment pris de court: il a fermé les aéroports du pays, instauré un couvre-feu national et fait sonner la troupe à l’aube pour chasser les quelque 4000 partisans du président déchu qui avaient passé la nuit devant l’ambassade.L’intervention devant l’ambassade du Brésil n’est pas une attaque, selon M.Micheletti: elle a été décidée parce que les partisans de M.Zelaya «commençaient à incendier des voitures, à détruire des habitations et des commerces».VOIR PAGE A 10: AMBASSADE L’ambassade brésilienne à Tegucigalpa est privée d’eau, d’électricité et de téléphone CHRISTIANE CHARETTE EN SEMAINE 9H Aujourd’hui, Anne Lagacé Dowson, Jean-François Usée et Donald Cuccioletta nous parlent du nouveau Dan Brown, The Lost Symbol.Réal.; Bruno Gugliolmmutti *Sk* mm m PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/christiane i|?Si 77831302382439 I' K l> K v 0 I II .L K M !•: R (: R K I) I 2 :i S E I’ T K M R R K 2 0 (I !) ACTUALITES Les Hells auraient influence des élections à la FTQ-Construction Un vote crucial pour la FTQ-Construction a été manipulé avec l’aide des Hells Angels, selon ce qu’a rapporté Radio-Canada hier.Lors de cette élection, tenue en novembre 2008 à Laval, les 122 délégués des syndicats affiliés à la FTQ-Construction ont alors voté pour choisir les successeurs de leur président.Jean Lavallée, et de leur directeur général, Jocelyn Dupuis.M.Lavallée a pris sa retraite, tandis que Jocelyn Dupuis a été forcé de démissionner en raison d’une controverse sur ses allocations de dépenses.Les deux hommes se sont affrontés par candidats interposés pour le poste de directeur général, espérant conserver leur mainmise sur le plus gros syndicat de la construction au Québec.Le candidat de Jean Lavallée était Bernard Girard.Le favori de Jocelyn Dupuis était Richard Goyette.Mais un troisième candidat au poste de directeur général, Dominic Bérubé, est venu brouiller les cartes.Or, selon Radio-Canada, Joce- lyn Dupuis, qui serait un ami du Hells Angels Normand «Cas-per» Ouimet et du caïd de la mafia Rénald Desjardins, a fait appel à un autre de ses contacts du crime organisé.Il aurait demandé à Jacques Israël Emond, l’un des Hells les plus puissants au pays, de convaincre Dominique Bérubé de retirer sa candidature et de voter pour le can- Céline | ¦ Un an après sa libération, Mme Betancourt accorde une entrevue exclusive à Céline Galipeau.' ' W iff TÉLÉVISION OIR 22H m Lai TELE RDI | AUSSI SUR Ll didat de Jocelyn Dupuis.Le sort de l’élection aurait été scellé lors d’une rencontre au restaurant, six jours avant le vote.M.Bérubé a retiré sa candidature et Richard Goyette, le candidat de Jocelyn Dupuis, a été élu par deux voix de majorité.Selon les sources consultées par Radio-Canada, Jocelyn Du- puis s’est ensuite vanté du fait qu’il pourrait continuer à contrôler la FTQ-Construction.Richard Goyette a refusé d’accorder une entrevue à Radio-Canada, mais a tout de même affirmé qu’il n’était pas au courant de la manipulation derrière son élection.La Presse canadienne Radon: nouvelle norme Genève — L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a divisé par dix le seuil recommandé pour le radon présent dans l’air des maisons et bâtiments.Ce gaz naturel radioactif, sans odeur, couleur ni goût, est considéré comme l’une des principales causes de cancer du poumon après le tabagisme.Le radon, explique l’OMS, est issu du radium qui fait partie de la chaîne de désintégration de l’uranium, élément que l’on trouve en quantités variables dans toutes les roches et les sols de la planète.Les taux de radon dans l’air extérieur sont en général très faibles, en raison de la dilution.La concentration en radon augmente en revanche dans l’air intérieur.Le radon pénètre dans les maisons par des ouvertures telles que des fissures dans le béton à la jonction du sol et des murs, des trous dans le plancher, de petits pores dans les murs en briques creuses, les puisards et les égouts.L’OMS, au vu des dernières données, recommande désormais un niveau de référence de 100 becquerels par mètre cube dans les pièces fermées.Le précédent seuil recommandé, fixé en 1996, était de 1000 becquerels par mètre dube.- Associated Press Michèle Richard coupable Saint-Jérôme — l^i chanteuse Michèle Richard a été déclarée coupable, hier, d’avoir conduit un véhicule avec les facultés affaiblies par l’alcool.Le verdict a été rendu au palais de justice de Saint-Jérôme.L’artiste âgée de 63 ans avait été arrêtée dans les Laurentides sur l’autoroute 15, à Saint-Sauveur-des-Monts, le 23 décembre 2005.Elle avait ensuite échoué l'alcootest deux fois.Mme Richard soutenait que sa conduite louvoyante s’expliquait par ses tentatives de faire cesser une querelle entre son chien et son chat dans le véhicule.Le juge Jean Sirois, de la Cour du Québec, a qualifié la version de l’accusée de farfelue et de rocambo-lesque, et a condamné Michèle Richard à 800 $ d’amende et a ordonné la suspension de son permis de conduire pour un an.La chanteuse, qui avait déjà été acquittée à deux reprises dans le passé d’accusations semblables, n’a eu aucune réaction au prononcé du verdict, et son avocate s’est contentée de dire qu’elle allait étudier le jugement et qu’elle disposait de 30 jours pour porter la décision en appel.- La Presse canadienne La ministre a pêché le mauvais numéro Halifax — Les pêcheurs de homard de l’Atlantique obtiendront 15 millions pour une aide immédiate et ponctuelle.Un autre 50 millions sera destiné à des mesures pour assurer la survie de l’industrie pour les cinq prochaines années.La ministre de Pêches et Océans Canada, Gail Shea, a toutefois commis une bévue en présentant cette annonce en conférence de presse.Le numéro de téléphone qu’elle a donné pour obtenir des informations sur l’aide offerte était en fait celui d’une ligne érotique.Certains pêcheurs de homard ont en effet été accueillis par une voix féminine sensuelle qui leur proposait une tout autre façon d’oublier leurs tracas grâce à la collaboration de «vilaines filles».Le numéro de téléphone, visiblement erroné, a finalement été corrigé sur le site du ministère.- La Presse canadienne François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 H1N1, bioterrorisme Les contradictions \ de l’information Ll 1 ¦ - ACTUALITÉ HIM La pandémie à nos portes " • Conférence de Dominique Leglu Journaliste, scientifique et directrice de la rédaction du magazine Science et Avenir, elle est l'auteure de plusieurs livres dont La menace chimique et biologique et La menace: bioterrorisme, la guerre à venir.En cas de crise, il faut informer.oui, mais comment?Pas assez, vous êtes accusé de “cacher quelque chose» un peu plus et vous «en faites trop»: les informations à caractère anxiogène sont aussi difficiles à manipuler qu'une bombe à retardement Quelques réflexions sur l'information en matière de grippe et de bioterrorisme.à l'heure d'Internet.• • cœur des sciences uqAm Jeudi 24 septembre à 19h Adultes : 6$, étudiants et aînés : 2$ Amphithéâtre du Coeur des sciences (SH-2800) 20Ô, rue Sherbrooke Ouest P Métro Place-des-Arts RÉSERVATIONS : www.coeurdessciences.uqam.ca Li; Devoir [¦¦¦Mm Ignatieff, le libéral a Manon CORNELLIER Après avoir exposé les grandes lignes de sa politique étrangère la semaine dernière, le chef libéral Michael Ignatieff a levé le voile, lundi, sur sa vision économique.Mais, encore une fois, avec beaucoup de pudeur et bien des zones d’ombre.Visiblement, l’homme veut faire taire les critiques qui affirment qu’il n’a rien à dire, mais sans épuiser ses munitions.Michael Ignatieff a quand même établi certaines choses lundi.D’abord, qu’il s’inscrit dans la lignée des Jean Chrétien et Paul Martin avec son message amalgamant la prudence budgétaire et l’interventionnisme d’Etat.Ensuite, qu’il est différent de son adversaire conservateur Stephen Harper.Contrairement à ce dernier, Michael Ignatieff croit que l'État et ses taxes ont un rôle utile à jouer.Pour illustrer cette distinction, il a rappelé une déclaration faite par M.Harper cet été, dans une entrevue au Globe and Mail.M.Harper avait dit: «Je crois que réduire toutes les taxes est une bonne politique.[.] Il y a deux écoles de pensée en économie.L’une dit que certaines taxes sont bonnes.Lautre dit qu’il n’y a pas de bonnes taxes.Je suis de cette dernière.Je ne crois pas qu’aucune taxe soit une bonne taxe.» Le chef libéral s’est dit consterné et, malgré l'impopularité légendaire des taxes, s’est lancé à leur défense.«Nous payons des taxes afin que les enfants prématurés puissent être soignés à leur naissance.Afin que des policiers assurent la sécurité de nos rues.Afin qu’il y ait des professeurs pour donner une bonne éducation à nos enfants.Nous Payons des taxes, M.Harper, parce que nous sommes solidaires.Ça nous coûte quelque chose, mais cela fait que le Canada est ce qu’il est: un endroit où nous nous préoccupons les uns des autres.» ?Une fois sa défense lucide de la taxation passée, Michael Ignatieff s’est arrêté.Il n’a pas osé en tirer la conclusion qui s’impose pour la lutte contre le déficit.Il persiste à dire qu’il le réduira et, éventuellement, l’éliminera sans hausser les taxes ni réduire les transferts aux provinces.M.Ignatieff a pourtant promis lundi une foule de mesures pour soutenir la restructuration de l’économie canadienne: aide à la recherche, développement d’énergies vertes, ouverture de nouveaux marchés, injection de capital de risque et j’en passe.S’il veut réduire le déficit de 56 milliards, il devra bien trouver quelque part l’argent nécessaire à ses ambitions.Sans hausse de taxes ni réduction des transferts, cela veut dire des compressions dans d’autres programmes.Lesquels?D n’en souffle pas mot.Son plan, qu’il promet équilibré, sera connu lorsqu’un gouvernement libéral aura des chiffres dans lesquels il aura confiance.Cela laisse entendre qu’il faudra attendre après les élections.Ce serait trop facile et surtout trop tard.En 1993, les libéraux ne se fiaient pas davantage aux chiffres des conservateurs de Brian Mul-roney.Ils avaient malgré tout élaboré un plan avec les données disponibles, question de montrer qu’ils savaient compter.Leur programme ressemblait à certains égards à celui d’Ignatieff, avec des investissements dans les infrastructures, la recherche et le développement et la conquête de nouveaux marchés.L’équipe Chrétien avait en revanche indiqué certaines dépenses conservatrices qu’elle comptait éliminer.Les choix n’étaient pas tous judicieux, mais on en connaissait au moins quelques-uns.Le premier livre rouge ne révélait évidemment pas les compressions douloureuses qui viendraient avec l’élimination du déficit, un objectif qui s’est imposé une fois que le gouvernement Chrétien a pris connaissance du véritable état des finances publiques.Avant cela, les libéraux visaient simplement la réduction du déficit afin qu’il ne représente plus que 3 % du produit intérieur brut Dans une entrevue accordée à L’Actualité cet été, Michael Ignatieff ne jugeait pas réaliste d’éliminer l’actuel déficit en un seul mandat et disait lui aussi vouloir se fixer une cible sur cinq ans.Le chef libéral n’a toutefois pas osé s’aventurer sur ce terrain dans son discours de lundi.Dommage, car cela aurait obligé les autres partis à se commettre.?Malgré ses silences et ses omissions, Michael Ignatieff a tout de même établi les grandes balises de sa politique budgétaire et de sa vision économique pour l’après-récession.Il s’est aussi franchement distingué de son adversaire.Son exposé souffre toutefois d’un défaut de taille.Comme Stephen Harper, il entretient un peu trop l’illusion d’un retour sans trop de douleur à l’équilibre budgétaire.Le chef conservateur compte sur les revenus que la reprise générera pour y arriver.Michael Ignatieff ajoute la nuance qu’au-delà de la reprise, il faudra une croissance soutenue que le gouvernement aura la responsabilité d’encourager.Dans un cas comme dans l’autre cependant, l’espoir est le même à la veille d’une possible élection: éviter d’avoir à dresser un portrait réaliste de la situation.C’est pourtant Michael Ignatieff qui disait à L’Actualité qu’il voulait «former un gouvernement qui dit la vérité sur le monde dans lequel nous vivons et sur les défis que nous allons devoir affronter».Or la vérité est que l’argent ne pousse pas dans les arbres et qu’un déficit, ça ne s’efface pas tout seul.Ça exige toujours des sacrifices.Une leçon qui vaut aussi pour Stephen Harper.mcornellier@ledevoir.com ACTUALITES 91,3 vmf c/re çulâvw ! F\09 ° .01 «epîiine 9/8* T-10 05 94 ^ nrfiüfü Un compteur d’eau sur deux était inutile ! Les dirigeants n’ont pas écouté les signaux d’alarme que leurs envoyaient les fonctionnaires L’administration du maire Gérald Tremblay n’a pas tenu compte des avis défavorables au projet des compteurs d’eau de sa fonction publique tout au long du processus d’octroi du plus important contrat jamais accordé par Montréal.KATHLEEN LÉVESQUE L> installation d’un compteur d’eau sur deux ' dans les immeubles industriels, commerciaux et institutionnels a été jugée inutile par le service des finances de la Ville de Montréal.L’analyse effectuée sur une base continue dès 2004 concernait la structure de tarification à mettre en place.Or, le service des finances s’est ainsi rendu compte que certaines entreprises, par exemple un magasin de chaussures, consomment très peu d’eau, ce qui ne nécessitait donc pas l’installation d’un compteur d’eau.Cela touchait «environ la moitié des compteurs [15 000] qu’on avait prévu d’installer».Mais les conclusions des fonctionnaires n’ont pas trouvé d’écho auprès des dirigeants du projet.Il s’agit là d’un des éléments pointés hier par le vérificateur général, Jacques Bergeron, qui rencontrait la presse.Lundi soir, son rapport a été déposé au conseil municipal.M.Bergeron a rappelé que le volet de l’optimisation du réseau a été improvisé et qu’il ne permet pas de répondre aux besoins prioritaires de la Ville.«Trop vite, trop gros, trop cher.» C’est en ces termes que M.Bergeron a qualifié le contrat des compteurs d’eau.Outre le nombre de compteurs d’eau inutiles, des critiques ont été lancées par des fonctionnaires qui cherchaient à mettre en relief certains risques liés au projet avant qu’il ne prenne officiellement son envol.Ainsi, en juin 2007, le directeur de l’eau écrit à son supérieur un mémo intitulé «Un cri d’alarme sur le niveau de risque».Ce dernier s’inquiétait notamment du fait que le projet initial, estimé à 50 millions, a bondi à 250 millions, puis à 400 millions.D remettait également en question le processus décisionnel parce que des services clés comme le contentieux et les finances n’ont pas été pris en considération.«Je me sens privé des appuis qui pourraient me donner l’assurance que toutes les facettes importantes du dossier ont été évaluées de façon compétente, que les risques ont adéquatement été mesurés, que les recommandations de ma direction sont bien étayées», souligne le fonctionnaire, qui souhaitait alors que l’appel de propositions soit rouvert.Son collègue, le directeur du bureau des projets, expliquait au même moment qu’il importait d’abord d’investir pour corriger la vétusté du réseau.Il qualifiait le volet d’optimisation du réseau de «hasardeux» et jugeait même qu’il serait «mal avisé, à ce point-ci, d’y détourner les efforts de l’équipe de la gestion de l’eau, laquelle est pour l’instant totalement accaparée par des urgences».Le vérificateur général estime que les «responsables» (sans toutefois les nommer) du dossier auraient dû tenir compte de ces avis et suspendre le processus en cours.C’est d’autant plus vrai que le projet a été «dénaturé» et qu’il aurait coûté 618 millions s’il n’avait pas été annulé hier.Jacques Bergeron a précisé hier que le maire Tremblay n’avait pas toutes les informations.Les différents rapports de vérification ou d’analyse ont été transmis aux hauts fonctionnaires, dont le directeur général, Claude Léger, et le directeur général adjoint, Yves Provost, qui a pris sa retraite par la suite pour être embauché par la firme d’ingénierie BPR, qui pilotait le dossier au nom de la Ville.Si le maire n’était pas au courant de tous les tenants et aboutissants du dossier, rien n’indique toutefois que son bras droit de l’époque, Frank Zampino, ait lui aussi été tenu dans l’ignorance.Il en va de même pour Sammy Forcillo, qui a participé au dossier en tant que responsable politique des infrastructures.D’ailleurs, le vérificateur a dit avoir de «sérieuses inquiétudes» quant à la promiscuité entre Montréal et certains entrepreneurs.Des rencontres étaient planifiées et prévues à l’agenda.Aucune «collusion» n’a été mise au jour, mais le dossier a été transmis à la Sûreté du Québec.Le vérificateur relève de nombreux détails mettant en doute les règles de gouvernance que la Ville de Montréal a appliquées dans ce dossier.Par exemple, l’appel de qualification contenait une clause «Montréal» qui a désavantagé les concurrents qui n’avaient pas pignon sur rue à Montréal.Et surtout, les changements sur la question du financement de ce projet ont été faits en catimini, après que l’étape de qualification fut complétée.De fait, cela a restreint le marché de la concurrence.Globalement, le vérificateur a dit estimer que la décision de la Ville fut «prématurée» et que le projet en était un «expérimental» aux «conséquences incertaines».Le Devoir «Trop vite, trop gros, trop cher», selon le vérificateur général Montréal adopte son code d’éthique MARCO BÉLAIR-CIRINO Dans sa dernière séance ordinaire avant le jour J du 1er novembre, le conseil municipal a approuvé hier après-midi par 48 voix contre 6 le code d’éthique et de conduite des membres du conseil municipal et des conseils d’arrondissement de la ville de Montréal.Le comité exécutif a réagi aux nombreuses critiques formulées à l’égard du projet de code d’éthique déposé à la séance du conseil municipal du mois d’août dernier, et a pris soin vendredi dernier de lui donner plus de mordant, entre autres en chargeant le gouvernement du Québec de doter la ville d’un commissaire à l’éthique indépendant qui sera responsable de l’application du code d’éthique et qui imposera des sanctions aux élus qui y dérogeront.«Le [code d’éthique] de Montréal est parmi ceux qui sont les plus stricts au niveau municipal au Canada.Ça va très très loin [.]», a affirmé le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, avant de faire part de sa déception que le projet soit balayé du revers de la main par Vision Montréal.Les deux conseillères municipales de Vision Montréal Anie Samson et Soraya Martinez, qui avaient pourtant avalisé, à la commission de la présidence du conseil, un projet de code d’éthique qui conférait plus de souplesse aux élus que le document dévoilé vendredi dernier par l’administration Tremblay-Dauphin, se sont rangées, hier, derrière leur chef, Benoit Labonté.«Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras», a lancé le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, avant de voter pour le code d’éthique de l’administration de Gérald Tremblay.M.Bergeron militait pourtant pour la nomination de deux commissaires: un à l’éthique à la Ville, et un autre à l’intégrité politique et administrative au Service de police de la Ville de Montréal.«Il faut redonner confiance à la population en son administration municipale», a-t-il martelé hier au Devoir.Une équipe de trois spécialistes — chacun nommé par un parti — étudieront prochainement les sanctions que pourra imposer le commissaire à l’éthique.Union Montréal, le parti du maire, a suggéré le professeur associé et chercheur à l’École nationale d'administration publique Pierre Bernier.Projet Montréal a pour sa part proposé son agent officiel pour la campagne électorale, le professeur retraité de la faculté de droit de l’Université de Montréal, Jacques Boucher.Vision Montréal n’a proposé personne.Par ailleurs, la ville de Montréal compte mettre en opération, d’ici le jour du scrutin, la ligne téléphonique «de prévention de la fraude et du gaspillage».En réponse à une question d’une citoyenne, le maire de Montréal s’est dit favorable, lundi soir, à • • mKÊÊOÊÊÊK.^ÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊOÊÊiÊaÊÊm JACQUES GRENIER1.E DEVOIR * fi V ce que les citoyens puissent également se prévaloir de ce service pour dénoncer des cas de fraude et de gaspillage à la Ville.Les cols blancs et professionnels de la Ville de Montréal acceptent avec réticence la ligne téléphonique d’éthique.Ils s’inquiètent entre autres que l’initiative de l’administration Tremblay-Dauphin suscite un sentiment de suspicion à l’égard des fonctionnaires plutôt que des élus et des cadres supérieurs.Le Devoir i c bx txwmÊËÊÊmaÊÊmmaÊamcMm Louise Harel confirme son absence aux débats en anglais MARCO BÉLAIR-CIRINO La chef de Vision Montréal et candidate à la mairie, Louise Harel, a mis un terme hier au suspense qui entourait sa participation — ou sa défection — au débat télévisé du réseau CTV.Comme l’écrivait Le Devoir samedi dernier, elle n’y prendra pas part, et ce, comme à tous les débats radiophoniques ou télévisés en anglais, a-t-elle confirmé hier.Louise Harel a fait remarquer que, bien qu’elle puisse «s’exprimer, comprendre et lire l’anglais», la tenue d’un débat dans la langue de Shakespeare exige une très grande maîtrise de la langue qu’elle ne possède pas.«Je souhaite vivement me rapprocher de la communauté anglophone montréalaise au cours de la présente campagne électorale.Cependant, ma participation à un débat en anglais n’est pas, à ce stade, la meilleure façon d’y parvenir», a indiqué Louise Harel par voie de communiqué.Plusieurs accommodements ont pourtant été proposés par le réseau CTV à la candidate à la mairie, notamment la traduction simultanée.Mais Louise Harel souhaitait s’en tenir à présenter la plate-forme de Vision Montréal.Sa demande a été jugée irrecevable.«Au cours des prochaines semaines, je compte, par contre, déployer tous les autres moyens mis à ma disposition, notamment en multipliant les présences et les entrevues dans cette communauté», a promis Mme Harel.CTV a fait savoir plus tôt cette semaine qu’il annulerait le débat si la chef de Vision Montréal refusait d’y participer.Le chef de Projet Montréal et candidat à la mairie, Richard Bergeron, se dit «très déçu» et souhaite que CTV maintienne son débat des chefs, auquel il était aussi invité.«En l’absence de Louise Harel, le public qui aurait assisté à ce débat et à ce débat-là seulement aurait eu comme impression que la seule alternative à Gérald Tremblay, c’est Richard Bergeron, C’est magique», a affirmé M.Bergeron sans détour au Devoir.C’est ce matin, à lOh que ce sera télédiffusé le premier débat des chefs.Gérald Tremblay et 1 nuise Harel y croiseront le fer pendant près de 90 minutes.Mme Harel prendra ensuite le chemin du Y des femmes où se tiendra, en début d’après-midi, le débat du Front d’action populaire en réaménagement urbain, tandis que le maire regagnera l’hôtel de ville.Durant près de deux heures, Emise Harel, Richard Bergeron et Louise O’Sullivan débattront sur l’enjeu de l’habitation.» Le Devoir * t * , wmmmmÊÊmamcmmKicwmÊÊmÊKÊÊÊÊÊÊÊmïmm I.K I) K V 0 I H .I, K M K H < I! K I) I 2 li S K I' T K M li It K 2 0 0 !) A 4 ACTUALITES H INI : les Montréalais sont plus vulnérables Deux foix plus de cas ont été recensés dans la métropole qu’ailleurs au Québec Personne n’est à l’abri de la grippe A(H1N1).Certains groupes sont toutefois plus susceptibles de développer des complications, spécialement les plus de 20 ans, les malades chroniques et les femmes, qui ont été plus nombreux que les autres à se retrouver dans les unités de soins intensifs.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Montréal a des leçons à tirer de la première vague de grippe A(H1N1).Au premier chef, le directeur de la Santé publique de Montréal prend acte de la vulnérabilité accrue de la population montréalaise, qui a été deux fois plus touchée qu’ailleurs au Québec.Cette information est d’autant plus pertinente que les autorités sanitaires se préparent à une deuxième vague de virulence égale à la première, mais avec une force de frappe accrue d’au moins «15 %».Au jeu des probabilités, «personne n’est à l'abri», prévient le D' Richard Lessard, directeur de la Santé publique de Montréal.Contrairement à la grippe saisonnière qui touche spéciale- ment les jeunes enfants et les personnes âgées, le virus H1N1 atteint avant tout des gens dans la force de l’âge.À Montréal, 88 % des cas déclarés appartenaient aux 5 à 59 ans.Plus inquiétant, un Montréalais sur cinq hospitalisés pour des complications liées au H1N1 était en bonne santé et ne présentait donc aucun facteur de risque.Les autres personnes dont l’état de santé a forcé une hospitalisation présentaient au moins un facteur précipitant, que ce soit une maladie chronique, une grossesse, un âge très tendre ou un âge avancé.Ainsi, «la moitié des moins de cinq ans» et «la moitié des plus de 60 ans» ont dû être hospitalisés après avoir contracté le virus, précise le D' Lessard.Ce ne sont toutefois pas ceux-là qu’on a retrouvés le plus souvent aux soins intensifs parmi les personnes hospitalisées.Les cas les plus graves ont plutôt touché les adultes, dans une proportion quatre fois plus importante.Suivent ensuite les malades chroniques (dans une proportion 2,5 fois plus importante) et les femmes, qui courent deux fois plus de risques de développer une forme grave les conduisant aux soins intensifs, ou même à la mort.«Il y a quelque chose d’unique chez les femmes.Sans que l’on sache exactement pourquoi, elles contractent [le virus H1N1] plus souvent» (55,7 % des cas confirmés) et «comptent pour 53 % des hospitalisations recensées», confirme le directeur de la Santé publique.Sans oublier les femmes enceintes, qui présentent un risque supplémentaire de développer des complications en raison de leur immunité réduite et d’une ventilation plus limitée.Au total, les autorités sanitaires ont confirmé 1280 infections à Montréal depuis avril dernier, ce qui représente 48 % des cas recensés au Québec et 18 % des cas comptabilisés au Canada.Ces données font de Montréal l’un des principaux foyers de la grippe A(H1N1) au pays.De ces cas, 232 ont dû être hospitalisés (18 %), 38 ont été admis aux soins intensifs (3 %) et 12 en sont décédés (0,9%).Mais ce ne sont là que les cas officiellement comptabilisés puisque le ministère de la Santé a rapidement mis un terme au dépistage systématique.Un sondage mené par l’Agence de Montréal montre que 4,3 % des Montréalais disent avoir été affectés par un syndrome d’allure grippal entre le 15 juin et le 15 juillet, un ratio qui grimpe à 16 % chez les enfants.Les autorités sanitaires ne peuvent toutefois préciser quelle proportion est attribuable au H1N1.Chose certaine, l’analyse de la première vague montre un virus pandémique classique, avec une activité typique de six à huit semaines.«Les premiers cas sont apparus dans l’Ouest», mais le virus a gagné rapidement le reste de l’île «pour se concentrer dans l’Est», indique le D Lessard.Il semble que le niveau socioéconomique ait eu un impact sur la progression du H1N1.«Les personnes qui ont un niveau socioéconomique moins élevé courent plus de risques de contracter [le virus] et de développer des complications.Cela s’explique principalement par des conditions de logement inférieures, des problèmes de salubrité, d’exiguïté», a précisé le Dr Lessard.L’éclosion a pris fin en juillet, peu de temps après la fin des classes.Hasard ou non, la Direction de la santé publique réexaminera la pertinence de laisser les écoles ouvertes une fois le virus réinstallé.«Notre objectif c’est d’aplatir la courbe [de propagation] pour éviter une surcharge des milieux hospitaliers.Fermer une ou des écoles pourrait ralentir le processus, mais il faut d’abord mesurer la portée d’une telle décision», a dit le Dr Lessard, sans vouloir s’avancer davantage.Le Devoir Les groupes les plus susceptibles de contracter le virus: ¦ les 20 à 39 ans (38 % des cas déclarés): ¦ les 5 à 19 ans (27 % des cas déclarés): ¦ les 40 à 59 ans (23 % des cas déclarés).Les groupes les plus susceptibles d’être hospitalisés: ¦ les moins de cinq ans; ¦ les plus de 60 ans; ¦ les malades chroniques; ¦ les femmes enceintes.Les personnes hospitalisées à risque de complications graves: ¦ les plus de 20 ans; ¦ les malades chroniques; ¦ les femmes.Hausse record du nombre de naissances au Canada Les femmes de 30 à 34 ans sont responsables en bonne partie de l’augmentation de 4 % Ottawa — Les Canadiennes ont donné naissance à quelque 400 000 enfants en 2007, ce qui a constitué une augmentation de près de 4 % par rapport à l’année précédente et la plus forte hausse en un an depuis 1989.L’«indice synthétique de fécondité» — le nombre moyen d’enfants par femme — a aussi augmenté, passant de 1,59 en 2006 à 1,66 en 2007.Il demeure cependant bien en dessous du seuil de 2,1 enfants par femme nécessaire pour remplacer la population en l’absence de migration.«L’amélioration des prestations de maternité et parentales, qui permet aux parents de rester plus longtemps à la maison avec leur nouveau-né, a aidé», indique Jody Dallaire, de l’Association canadienne pour la promotion des services de garde à l’enfance.Toutefois, la plupart des parents veulent ou doivent retourner au travail à temps plein une fois que ces prestations sont terminées.Il leur faut alors composer avec le stress de trouver un service de garde sécuritaire et fiable tout en étant abordable.Or le nombre de nouvelles places en service de garde a chuté depuis que le gouvernement Harper a réduit la contribution qu’il verse aux provinces pour financer les soins aux enfants.Beaucoup de parents se retrouvent sur des listes d’attente ou se voient obligés de débourser des montants plus importants.Selon Mme Dallaire, le Québec et le Manitoba comptent parmi les rares exceptions au pays puisque leur gouvernement provincial s’est au moins engagé à accroître ou à maintenir les services offerts.Statistique Canada précise que le nombre de naissances a progressé dans tous les groupes d’âge, mais surtout chez les mères âgées de 30 à 34 ans, qui ont été responsables de 56 % de la croissance des naissances en 2007.«Nous savons que les gens étudient plus longtemps qu’avant, souligne Jody Dallaire.Ils obtiennent un diplôme ou établissent leur carrière avant de fonder une famille.» Toutes les provinces et territoires ont connu une augmentation de nouveau-nés, à J’excep-tion de l’Ile-du-Prince-Édouard et du Yukon.Quatre provinces ont été principalement à l’origine de la hausse du nombre de naissances.L’Alberta y a le plus contribué; elle a été suivie de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique.L’agence fédérale relève que cette tendance à la hausse n’est pas un phénomène propre au Canada.La Presse canadienne TEMERAIRES ET GENEREUX £$ 0*\S, '< Mm / j / / ri TTri.>/'-rij m'i JACQUES NADEAU LE DEVOIR SOUS UN CRACHIN d’automne, des jeunes comme Jonathan Plante ont descendu hier en rappel la façade d’un édifice de plus de 25 étages du centre-ville de Montréal afin d’amasser des fonds pour la Société pour les enfants handicapés du Québec.Particularité s’il en est, ils descendaient.dans un fauteuil roulant! La femme libre.La légende.Le film avec Sylvie Testud, époustouflante.TV5 VOYEZ LA VIE D’UN AUTRE ŒIL SAGAN SOIRÉE CINÉMA CE SOIR 20H EN BREF Un vaccin contre le zona Il sera désormais possible de se protéger efficacement contre le zona.La Clinique Santé-Voyage de la Fondation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) est en effet devenue hier la première clinique du Québec à offrir un vaccin contre cette maladie douloureuse qui peut aussi entraîner des complications sérieuses.Conçu par la compagnie Merck Frosst, ce vaccin s’ajoute à une large gamme de vaccins offerts par la clinique, dont tous les profits sont versés à la Fondation du CHUM.- Le Devoir Nouveau pavillon à Concordia L’Université Concordia a inauguré hier, en grande pompe, son pouveau pavillon qui abrite ra l’École de gestion John-Mol-son, qui accueille environ 8000 étudiants inscrits à l’un des 17 programmes des 1', 2' et 3' cycles de l’école.Le pavillon, construit au coût de 118,5 millions de dollars — inférieur au budget projeté de 120 millions —, est notamment doté de salles de classe et de matériel pédagogique à la fine pointe de la technologie.- Le Devoir Ingrid Betancourt au Québec La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt recevra la médaille de l’Assemblée nationale aujourd’hui à Québec.Cette distinction lui est attribuée pour son engagement à défendre la démocratie, les droits de la personne et la liberté d’expression.Ingrid Betancourt a été gardée en otage pendant six ans par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (PARC).Depuis sa libération, en juillet 2008, elle a entrepris de lutter contre les violations des droits de la personne.Elle multiplie les entrevues et les séjours à l’étranger et s’active principalement à trouver des mécanismes pour faciliter le dialogue et la réconciliation dans les zones de conflits, sur fond de solidarité internationale.Sa venue au Québec a été rendue possible grâce à l’initiative de l’organisme Reporters sans frontières et de l’Institut du Nouveau Monde.Son passage prend les airs d’une tournée sous une pluie d’honneurs.En plus de la médaille de l’Assemblée nationale, on lui remettra, de- .main, le prix Reporters sans frontières-Radio-Canada du courage au féminin 2009.Samedi, l’Université de Montréal lui décernera un doctorat honorifique en reconnaissance de sa lutte contre la violence * et la corruption en Colombie.- La Presse canadienne .« V !________________________________________________________________________________________H_____________________________________________________________________________ C1MMC MHMHBMMM CMMK I.K I) E V (I I li , I.E M E U (' H E 1)1 2 :S S K l> T E M li i! E 2 0 0 il ACTUALITES a r> MOMENT DE DÉTENTE AU CENTRE-VILLE PLUSIEURS activités interactives, dont cet atelier de tai-chi, ont été organisées dans le cadre de la 7 édition de la journée «En ville sans ma voiture», hier à Montréal.Une diminution d’environ 70 % des polluants de l’air a été mesurée dans la ville sans voitures comparativement aux mesures effectuées le jour même en dehors du périmètre fermé à la circulation.Plusieurs autres villes québécoises ont aussi contribué aux efforts de réduction d’émissions de gaz, dont Québec, Gatineau, Trois-Rivières et Sherbrooke.\ JACQUES NADEAU LE DEVOIR STAR ALLIANCE ^ BR figfc mrnm LE MONDE EST PETIT.QU'ATTENDEZ-VOUS?i Notre solde mondial est en cours.AEROPLAN Accumulez des milles AéroplanMD pour chaque vol, avec le meilleur programme pour grands voyageurs au Canada.AUCUNS FRAIS DE RESERVATION Effectuez votre réservation par téléphone ou en ligne.Nos agents seront heureux de vous aider, et ce, sans frais supplémentaires.RESEAU Notre réseau nord-américain et mondial vous donne accès à plus de vols quotidiens que n'importe quelle autre compagnie aérienne au Canada.DIVERTISSEMENT Émissions de télévision, musique et films gratuits sur demande à chaque siège.CANADA *.TARIFS TANGO ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL LES VOYAGES DOIVENT PRENDRE FIN LE 31 JANVIER 2010.ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT.HALIFAX WINNIPEG ST.JOHN'S (T.-N.-L) CALGARY REGINA SASKATOON EDMONTON VANCOUVER 59$ 129$ 155$ 165$ 165$ 169$ 185$ 189$ ÉTATS-UNIS : TARIFS TANGO PLUS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT PRENDRE FIN LE 16 DÉCEMBRE 2009, À MOINS D’AVIS CONTRAIRE.ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT.ORLANDO FORT LAUDERDALE INDIANAPOLIS SAN FRANCISCO RAlfIGH-DURHAM/MILWAUKEE LOS ANGELES DENVER 129$ 129$ 149$ 167$ 195$ 215$ 215$ 294$ DESTINATIONS SOLEIL ; TARIFS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL LES VOYAGES DOIVENT ÊTRE EFFECTUÉS DURANT LES PÉRIODES INDIQUÉES CI-DESSOUS.LES TARIFS INDIQUÉS N'INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT (LÀ OÙ IL S'APPLIQUE), QUI PEUT ALLER JUSQU'À 45 $ PAR ALLER SIMPLE.ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES.BERMUDES 23 SEPT-10 DÉC.2009 11 JANV.-25 FÉVR.2010 MEXICO 23 SEPT -16 DÉC.2009 11 JANV.-25 FÉVR.2010 NASSAU 23 SEPT - 31 OCT 2009 MONTEGO BAY 23 SEPT-31 OCT.2009 BARBADE 2 NOV.-11 DÉC.2009 11-31 JANV.2010 LA HAVANE 23 SEPT.-10 DÉC.2009 11 JANV.-25 FÉVR.2010 POINTE-À-PITRE 23 SEPT -12 DÉC.2009 9 JANV.-13FÉVR.2010 PORT-AU-PRINCE 23 SEPT.-8 DÉC.2009 172$ 199$ 225$ 249$ 265$ 313$ 405$ 405$ DESTINATIONS INTERNATIONALES : LES TARIFS SONT BASÉS SUR UN ALLER SIMPLE ET SONT ASSUJETTIS À L'ACHAT D'UN BILLET ALLER-RETOUR AU DÉPART DE MONTRÉAL.DERNIÈRES DATES DE DÉPART TEL QU'INDIQUÉ CI-DESSOUS.LES TARIFS INDIQUÉS N'INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT, QUI PEUT ALLER JUSQU'À 165 $ PAR ALLER SIMPLE.ENREGISTREMENT GRATUIT DE DEUX BAGAGES.LONDRES 22 OCT.-12 DÉC.2009 7 JANV.-26 FÉVR.2010 PARIS 3 oa.-10 DÉC.2009 7 JANV-26 FÉVR.2010 FRANCFORT1 MUNICH1 13 OCT.-10 DÉC.2009 7JANV-26 FÉVR.2010 SANTIAGO 23 5EPT.-9 DÉC.2009 11 JANV.-8JUILL2010 TOKYO 24 OCT.-12 DÉC.2009 9JANV.-28 FÉVR.2010 BEIJING* SHANGHAI* l" OCT.2009-28 FÉVR.2010 TEL-AVIV 25 OCT.-16 DÉC, 2009 25 DÉC.2009-16 MARS 2010 SÀO PAULO 23 SEPT.-4 DÉC.2009 13 JANV-19 JUIN 2010 183$ 237$ 314$ 360$ 374$ 375$ 375$ 400$ Voilà un aperçu de nos destinations en solde.Pour effectuer une réservation sans frais, rendez-vous sur aircanada.com ou appelez-nous au 1 888 247-2262.Ou encore, appelez votre agent de voyages.L'offre prend fin le 24 septembre 2009, à moins d'avis contraire.Le plaisir en primes DEPUIS 25 ANS aircanada.com® Servies aux perionnei malentendants! (ATS ) : 1 800 361-8071.Les billets doivent être achetés au plus tard le 24 septembre 2009, h moins d’avis contraire.Destinations canadiennes : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 31 janvier 2010.Les tarifs indiqués ne sont pas valables pour voyager du 17 décembre 2009 au 5 Janvier 2010.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer lâchât cinq jours à l'avance est requis.Destinations américaines : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 16 décembre 2009.Exceptions : pour las Vegas et la plupart des destinations en Floride et en Californie, les voyages doivent prendre fin au plus tard le 31 janvier 2010.les tarifs indiqués ne sont pas valables pour voyager du 17 décembre 2009 au 5 janvier 2010.Des restrictions quant aux Jours et aux heures peuvent s appliquer l'achat à l'avance peut être requis.A moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d’Air Canada, de Jazz, de United Airlines, membre du réseau Star AlllanceMt’, ou des transporteurs aériens United Express (SkyWest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America.Trans States Airlines, Cojet Airlines ou Mesa Airlines) Destinations soleil : les billets doivent être achetés au plus tard le !• octobre 2009 Des restrictions quant aux Jours et aux heures peuvent s'appliquer, les voyages doivent être effectués durant les périodes indiquées ci -dessu», le supplément des frais de carburant varie selon le trajet effectué, les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Destinations Internationales ; dernières dates de départ tel qu'indiqué ci -dessus, le supplément des frais de carburant varie selon le trajet effectué Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Asie : les billets doivent être achetés au plus tard le 30 septembre 2009.*Des périodes d’interdiction s'appliquent ; du Canada vers la Chine, aucun voyage n'est permis du 10 au 2S décembre 2009, de la Chine vers le Canada, aucun voyage n'est permis du 26 décembre 2009 au 10 Janvier 2010 Tkrift Indiqués : les taxes, les redevances et les autres frais et suppléments ne sont pas inclus.Les billets sont non remboursables les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement, le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour Un séjour minimal ou maximal peut être requis et d'autres conditions peuvent s'appliquer.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'Air Canada ou de Jazz, l'achat à l'avance peut être requis Divertissement: les écrans vidéo individuels à commande tactile sont disponibles à bord de tous tes appareils d’Air Canada, è l'exception de certains Boeing 767, et de certains appareils de Jazz Politique de bagages: enregistrement gratuit de deux bagages A bord des vols exploités par Air Canada et Jazz, dans les limites de taille et de poids permises.Des frais allant Jusqu'A SOS s'appliquent aux bagages enregistrés pour les vols A code partagé exploités par United Airlines et par les transporteurs aériens United Express entre le Canada et les États-Unis.’En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star Alliance-1 ‘ Aéroplan est une marque déposée d'Aéroplan Canada Inc ¦*'Jazz est une marque déposée d'Air Canada.MI'Star Alliance est une marque déposée d’Air Canada au Canada I K I) !¦: V (t I 11 .I.K M E 11 I 11 E I) I 2 II S E I’ T E M B il E 2 » (I !) A (> ACTUALITES Mulcair attend son adversaire libéral de pied ferme, quel qu’il soit ALEC CASTONGUAY Le député néo-démocrate d’Outremont, Thomas Mulcair, s’amuse des déboires du Parti libéral du Canada (PLC), qui se chamaille sur l’identité de son éventuel candidat dans Outremont.Que ce soit Nathalie Le Prohon, Martin Cauchon ou une autre candidature vedette, Thomas Mulcair estime qu’il gardera cette circonscription.«Comme d’habitude avec les libéraux, c’est de la chicane», a-t-il dit, hier, lors d’un passage à l’Université de Montréal où il rencontrait des étudiants avec son chef, Jack Layton.«C’est intéressant de les voir aller.J’ai appris en politique que quand tes adversaires sont en train de se taper dessus, tu les laisses faire.C’est certain que ce n'est pas à leur avantage.» Selon M.Muclair, élu deux fois dans Outremont, cette circonscription ne doit plus être considérée comme un bastion rouge.Malgré les sondages plus favorables aux libéraux depuis l’arrivée de Michael Igna-tieff, le député du NPD n’anticipe pas une lutte plus serrée.«J’ai vraiment eu le temps de consolider mes appuis.Ça fait deux fois que le.’ibéraux prétendent avoir une vedette contre moi et ça fait deux fois que je gagne.Avec l'extraordinaire équipe que j’ai dans le comté et le travail que j’ai fait, je suis sûr que je vais être capable de gagner de nouveau», dit-il.Il semble que la femme d’affaires Nathalie Le Prohon sera candidate pour le PLC, puisque JACQUES NADEAU LE DEVOIR Thomas Mulcair Michael Ignatieff a endossé le choix de son lieutenant, Denis Coderre.M.Mulcair se demande si la candidate vedette sait dans quel bateau elle s’embarque.Il rappelle sa victoire par plus de 2000 voix en 2008.«Je remarque que la candidate pressentie a des connaissances en finances, alors elle doit savoir compter.Je pense que ça pourrait la refroidir parce que c’est une bonne avance», dit-il.Bagarreur de nature, le chef adjoint du NPD affirme qu’il aurait bien aimé affronter Martin Cauchon, qui a une bonne notoriété dans la circonscription d’Outremont, y ayant été élu pendant 11 ans.«Je n’ai absolument pas peur d’affronter un Martin Cauchon.Rappelons que M.Cauchon s’est éclipsé au moment où ça faisait son affaire, quand le parti n’allait pas bien.Maintenant que c’est dans son intérêt personnel, il se dit prêt à revenir.Je pense que les gens l’auraient jugé sévèrement», dit Thomas Mulcair.Le Devoir Réchauffement du climat Layton est plus tiède à l’idée d’appuyer les politiques de Harper C’est une chose que de maintenir les conservateurs au pouvoir afin de faire profiter un certain nombre de chômeurs d’une réforme partielle de l’assurance-emploi, mais c’en est une autre que de soutenir un gouvernement qui va à contre-courant de la communauté internationale, qui a engagé une lutte contre les changements climatiques.Les conservateurs ne doivent pas tenir les néo-démocrates pour acquis, parole de Jack Layton.archives reuters ALEC CASTONGUAY Le chef du NPD, Jack Lay-ton, ne garantit pas qu’il va assurer la survie du gouvernement Harper jusqu’à la conférence de l’ONU sur les changements climatiques, qui se tiendra en décembre à Copenhague.L’enjeu du réchauffement de la planète, un créneau important pour le NPD, pourrait inciter Jack Layton à retirer son appui aux conservateurs à la fin de l’automne, puisque le PC et le NPD ne sont pas sur la même longueur d’onde dans ce domaine.De passage hier à l’Université de Montréal, où il rencontrait des étudiants, Jack Layton a soutenu que son appui aux conservateurs n’est pas éternel et qu’il y a des sujets sur lesquels le NPD est moins flexible.Les changements climatiques en font partie, alors que les néodémocrates critiquent sévèrement les conservateurs depuis trois ans sur ce frojit A la question «Allez-vous appuyer le gouvernement Harper jusqu’à la conférence de Copenhague?», le chef du NPD a répondu qu’il serait erroné de faire une telle prédiction.«On n’a pas décidé ça.Il n’y a pas d’échéancier là-dessus.On va juger au cas par cas», a-t-il dit.Visiblement, le NPD est mal à l’aise à l’idée d’appuyer un gouvernement qui pourrait aller à contre-courant de la communauté internationale lors du grand rendez-vous de Copenhague.«Je pense que les Canadiens sont inquiets des positions que prend le gouvernement Harper en matière de changements climatiques, a dit Jack Layton en point de presse.C’est le plus important enjeu de la planète et le gouvernement Harper est très décevant devant cette menace du réchauffement de la planète.Le Canada doit devenir un chef de file dans le monde et arrêter d’être en queue de peloton.» Est-ce que le réchauffement de la planète pourrait être un enjeu suffisant pour renverser un gouvernement?M.Layton n’a pas voulu aller jusque-là.Il affirme que sa priorité est de faire passer le projet de loi sur la réforme partielle de l’assurance-emploi et qu’il verra ensuite.«On cherche de l’action pour les citoyens concernant plusieurs enjeux», a-t-il simplement dit.Le NPD souhaite que son projet de loi sur les changements climatiques, actuelle- ment devant la Chambre des communes, soit adopté avant le sommet de Copenhague, qui vise à signer un nouveau traité pour remplacer celui de Kyoto.«Le meilleur moyen de lancer un message à Copenhague serait que le Canada adopte une loi qui reprend les objectifs de lq communauté internationale», dit-il.Le projet de loi d’initiative privée — ce qui ralentit sa progression dans la machine parlementaire puisque le gouvernement s’y oppose — vise une réduction des émissions de GÈS du Canada de 80 % d’ici 2050, par rapport au niveau de 1990.«Ce sont les cibles de l’ONU», précise Jack Layton.Le Canada vise plutôt une réduction de 60 à 80 %, mais par rapport à 2006.Le Devoir EN BREF Le Bloc recrute Michel Létourneau, à Québec Personnalité bien connue du milieu culturel de la capitale, Michel Létourneau sera le candidat du Bloc dans Beauport-li- moilou lors du prochain scrutin fédéral.M.Létourneau, qui a été directeur du Festival d’été de 1992 à 2000, a aussi dirigé l’Orchestre symphonique de 2002 à 2006.En 2007, il avait manifesté de l’intérêt pour l’élection à la mairie avant de se désister.M.Létourneau affrontera la conservatrice Sylvie Boucher qui, l’an dernier, l’a emporté par un peu plus (je 1000 voix contre la bloquiste Eléonore Mainguy.Le Bloc avait aussi échoué en 2008 à reprendre le comté de Charlesbourg aux mains du conservateur Daniel Petit, qui avait détrôné, deux ans plus tôt le député bloquiste Richard Marceau.De passage à Québec, le chef Gilles Duceppe a aussi dévoilé hier les candidatures de Félix Grenier (Charlesbourg), de Richard Côté (Portneuf-Jacques-Cartier) et de France Gagné (Louis-Saint-Laurent).- Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té!.: 514-985-3344 FâX 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/avis.html www.ledevoir.com/oHres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE UVAL CAUSE NO : 540-17-003599-098 COUR SUPÉRIEURE SARKIS TATAGIAN Demanderesse c.DIMITRIOS KLADOS ET DIMITRIOS TSERMBIS ET STAMATIOS KLOUTIS Défendeurs ASSIGNATION AVIS est donné à STAMATIOS KLOUTIS qu’un PRÉAVIS D’EXERCICE DU RECOURS HYPOTHÉCAIRE DE LA PRISE EN PAIEMENT, DÉCLARATION SOLENNELLE et ATTESTATION a été déposée au greffe de la cour Supérieure du district de Laval.Une copie du présent PRÉAVIS D’EXERCICE DU RECOURS HYPOTHÉCAIRE DE LA PRISE EN PAIEMENT, DÉCLARATION SOLENNELLE et ATTESTATION a été laissée à l’intention de STAMATIOS KLOUTIS, au greffe de cette cour situé au 2800, boulevard Saint-Martin Ouest à Laval, Québec.Soyez avisé que vous-même ou un tiers avec 60 jours de l’inscription du présent PRÉAVIS D’EXERCICE DU RECOURS HYPOTHÉCAIRE DE U\ PRISE EN PAIEMENT, DÉCLARATION SOLENNELLE et ATTESTATION au Bureau de la pubiicrté des droits de la circonscription foncière de Laval pour remédiez aux défauts.Laval, le 18 septembre 2009 DIANE LANIEL GREFFIER ADJOINT Un don de réconfort Don in memoriam Un don de réconfort et d’espoir 514 527-2194 1 877 336-4443 www.Iqc.qc.ca québécoise g i cancer PAMÛHA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-17-053002-096 COUR SUPÉRIEURE (Chambre civile) ANTONIO GOMES, Et ESMERALDA DIAS BARROSO Demandeurs VINCENZO NICOLETTA Défendeur Et L’OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE MONTRÉAL Mis-en-cause ASSIGNATION (139jC.RCJ PAR ORDRE DU TRIBUNAL : Avis est donné à la partie défenderesse que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal une requête introductive d’instance Une copie de cette requête et de l’avis au défendeur ont été laissés à l’intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de Montréal, situé au 1, rue Notre-Dame Est à Montréal.Il est ordonné à la partie défenderesse de comparaître dans un délai de 30 jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l’expiration de ce délai.Soyez aussi avisé que la requête introductive d’instance sera présentée pour décision devant le tribunal le 26 octobre 2009 à 9 heures en la salle 2.06 du palais de justice de Montréal.À Montréal, le 17 septembre 2009 MARIE-FRANCE DEVLIN GREFFIER ADJOINT m Association quêbfcolse des iroublfs (Tapprentlssattc J apprends différemment pan e qui j’ai de la difficulté.» www.aqeta.qc.ca AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No: 500-04-050907-097 COUR SUPÉRIEURE A.W., Demanderesse c.CHOL PAUL CUIT, Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à Chol Paul Cuit de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, Québec, salle 1.120 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.La requête introductive d'instance, Motion lor Deprivation of Parental Authority et la requête Motion by Petitioner to Remain Anonymous and to be Relieved ol the Obligation to give Notice, seront présentées devant le tribunal le 27 octobre 2009, à Montréal, en salie 14:62 au Palais de justice de Montréal à 14h00.Une copie de la chaque requête a été remise au greffe à l'intention du détendeur.Lieu: Montréal le 21 septembre 2009 (s) Le Grellier adjoint AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS QUE DUBÉ 8, DUBÉ INC,, une compagnie constituée en vertu de la Partie 1A de la Lo/ sur les compagnies (Québec) et ayant son siège social à Granby, demandera au Registraire des Entreprises, la permission de se dissoudre en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies, et, à cet ef-let, dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, l'avis requis en vertu des dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.DATÉ à Montréal, ce 21 septembre 2009 LEVINE FRISHMAN, LANCRY, s.e.n.c.Procureurs de la compagnie Prenez avis que Azzeddine Sou-laïmani, en sa qualité de père, dont l'adresse du domicile est le 5314, avenue O'Bryan, Montréal, présentera au Directeur de l'étal civil une demande pour changer le nom de Mohamed Badre Sou-laïmani en celui de Badre Sou-laïmani.AVIS AUX CRÉANCIERS DE U PREMIERE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que le 10 septembre 2009, ENTRETIEN MÉNAGER VISUAUSATION PLUS INC., a fait cession de ses biens, corps politique légalement constitué, situé au 1230, rue Champagneur, Repentigny, Québec et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 30 septembre 2009 à 10h00, au bureau du syndic, 8585 boul, St-Laurent, Suite 210, Montréal, Québec.G.BILL HAFNER, CIRP Syndic 8585, boul.St-Laurent Bureau 210 Montréal (Québec) H2P 2M9 Tél.: (514) 382-6722 Téléc.: (514) 382-9328 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉ!- AVIS est par les présentes donné que le 16 septembre 2009, 9179-3257 QUEBEC INC., a fait cession de ses biens, corps politique légalement constitué, situé au 8721 boul.des Sciences, Montréal, Québec et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 2 octobre 2009 à 10HOO au bureau du syndic, 8585 boul.St-Laurent, Suite 210, Montréal, Québec.G.BILL HAFNER, CIRP Syndic 8585, boul, St-Laurent Bureau 210 Montréal (Québec) H2P 2M9 Tél.: (514) 382-6722 Téléc, ; (514) 382-9328 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Les Constructions Serge Yockell inc.AVIS est par la présente donné, que la compagnie Les Constructions Serge Yockell Inc., incorporée en vertu de la Partie 1A de la Loi sur les compagnies du Québec el ayant son siège social dans la ville de Saint-Ma-thias-sur-Richelieu, demandera au Registraire des entreprises de la Province de Québec, la permission d'obtenir sa dissolution conformément à l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés el des personnes morales et aux dispositions de la Loi sur les compagnies du Québec.Longueuil, ce 16 septembre 2009 Morin Daoud, Avocats procureurs de Les Constructions Serge Yockell inc.AVIS DE PRENEZ AVIS que la compagnie 'GESTIONS MICHEL BESSETTE INC.", ayant son siège social au 5088, Hertel, Pierre-fonds, Québec, H8Z 2S1, demandera au Registraire des entreprises du Québec (REQ) la permission de se dissoudre.Pierrelonds, ce 11 septembre 2009, Michel Bessette, président Dais s l'affairk de la FAILLITE DE ! ROGER BÉLANGER 51, rue Sainte-Marie St-Constant (QC) J5A 1C2 AVIS est par les présentes donné que ROGER BÉLANGER a fait cession de ses biens le 11 septembre 2009, et que la première assemblée aura lieu le 1 octobre 2000, à 11 h OO.au 7100, me Jean-Tàlon Est.bureau 600, Anjou (QC) HIM 3S3.Daté le 16 septembre 2009.Johanne Serpone, CIRP LE GROUPE SERPONE, Syndic de Failute Inc.7100, rue Jean-Talon Eat Bureau 800, Anjou (Québec) HIM 3S3 Tél.: (514) 355-6553 Téléc.: (514) 355-8423 Val d Or 16/6 Sept-lles 15/! Baie-Comeau 16/7, Saguenay 16/6 Québec Trois-Rivières 2a?22/9^/ (Lever du soleil: 6h43 Coucher du soleil: 18h50b Gatineau t Montréal rbrooke /13 jrA ©MétéoMédia 2009 Canada Auj.Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Sol 30/9 Sol 24/6 Londres Ave 17/13 Var 19/10 Moncton Ave 23/10 Plu 15/7 Los Angeles Sol 30/17 Var 26/17 Saint-Jean Var 19/12 Ave 17/10 Mexico Plu 17/12 Plu 19/11 Toronto Ora 25/16 Var 22/14 New Mark Ora 26/19 Ora 27/17 Vancouver Sol 22/12 Sol 18/12 Paris Sol 23/10 Var 21/12 Winnipeg Sol 24/12 Sol 26/13 Tokyo Var 25/22 Sol 25/22 Montréal Aujourd-hui 25 Averses isolées, pdp 40%.Ce soir 12 Averses isolées, pdp 40%.Demain 20/11 Averses isolées, pdp 40%.Vendredi 17/9 Ensoleillé.Samedi 20/11 Ciel variable Québec Aujourd-hui 22 Quelques averses, pdp 70%.Ce soir a.7 Averses isolées, pdp 70%.Demain 17/6 Averses isolées, pdp 40%.Vendredi 15/4 Averses isolées, pdp 40%.Samedi 17/8 Passages nuageux Gatineau Aujourd-hui.25 Averses isolées, pdp 70%.Ce soir g 12 Averses isolées, pdp 70%.Demain 20/11 Averses isolées, pdp 40%.Vendredi 18/11 Ensoleillé.Samedi 18/12 Nuageux avec percées de soleil CHERCHER SUR INTERNET.ON S'EN CHARGE ! MÉTÉOÉCLAIR : La météo en temps réel.Prévisions à court et à long terme.Le tout accessible à même votre bureau.Visitez meteomedia.com/bureau pour télécharger gratuitement MétéoÉdair.À votre portée, en tout temps.MAISONS Le samedi 3 octobre 2009 Venez voir ce que nous avons prepare pour vous au WWW.I’ITljC|.Orçj Un événement initié par le Regroupement des maisons de jeunes du Québec Cet emplacement publicitaire est offert par Le Devoir, QC Hydro Québec LE DEVOIR Québec"» Desjardins ?FUTURE SHOP C v*‘ WÊÊmmmÊÊmmmm 1- E I) E V OIK, L E M E R (' Il E I) I 2 :S S E 1* T E M K II E 2 O II !l ACTUALITES Loi 40: Claudette Carbonneau s’en prend au PQ REMI NADEAU Québec — La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, accuse le Parti québécois d’avoir exposé la population à de graves compressions dans les services publics en s’opposant à la loi 40.Dans une rare charge contre le PQ, Mme Carbonneau lui a reproché hier d’avoir cherché à contrecarrer la législation, adoptée sous bâillon, permettant au gouvernement du Québec d’enregistrer des déficits de 11,6 milliards d’ici 2013-14 afin de faire face à la crise économique.En marge du discours d’ouverture du conseil confédéral de la centrale syndicale à Québec, la présidente a dénoncé l’obsession de l’équilibre budgétaire affichée tant par le PQ que par l’Action démocratique du Québec.«A les entendre, la plus grande œuvre de la société québécoise, c’était la Loi sur le déficit zéro, et s’il y avait un acquis à préserver, c’est celui-là, plus que tous les services et tous les autres choix de société à travers l’histoire.Disons qu’il faut avoir l’esprit ratatiné pour voir les choses de cette façon-là», a lancé Mme Carbonneau.Reprenant le discours du ministre des Finances, Raymond Bachand, elle a signalé que, sans la loi 40, le gouvernement du Québec aurait eu l’obligation de sabrer les services publics et les programmes sociaux afin de respecter la Loi sur l’équilibre budgétaire.«Je n’apprécie pas le bâillon, mais ça me convainc que l’opposition doit être ailleurs parce que, s’il fallait s’en remettre à ce genre d’opposition là pour défendre les intérêts du Québec, on serait dans le gros trouble», a-t-elle ajouté.Selon elle, l’amorce du débat sur les finances publiques à l’Assemblée nationale n’avait rien de rassurant la semaine dernière.Elle estime que les deux partis d’opposition cachaient mal qu’ils faisaient du retour au déficit zéro «une véritable religion, quelles qu’en soient les conséquences».Puis, même si elle souligne que la position des libéraux était «plus avantageuse», Claudette Carbonneau reproche au gouvernement Charest de prévoir pour les prochaines années un taux de croissance des dépenses insuffisant, qui laisse présager «un retour aux compressions de la fin des an- La prévention des génocides doit devenir une priorité nationale, disent des experts GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — Dire «jamaisplus» est une chose, agir réellement en est une autre.Selon un comité d’experts présidé par le sénateur Roméo Dallaire, le Canada doit élever au rang de priorité nationale la prévention des génocides et nommer un ministre de la Sécurité internationale pour veiller au grain.Gros comité pour un gros changement de mentalité souhaité, hier matin, à Ottawa: l’ancien chef néodémocrate Ed Broad-bent, le diplomate canadien Robert Fowler (enlevé au Niger en 2008) et l’ex-lieutenant-général Roméo Dallaire — entre autres — étaient réunis pour dévoiler un rapport demandant au gouvernement de redéfinir sa conception de la notion «d’intérêt national», de manière à ce qu’elle fasse désormais une place à la prévention du génocide.Intérêt national, un génocide à l’autre bout du monde?Oui, répondent sans détour les nombreux auteurs (au total, une centaine d’experts ont participé au projet, dont Michael Ignatieff) du document de 160 pages publié par l’Institut montréalais d’étude sur le génocide et les droits de la personne (IMEGDP).Ne pas se soucier de leur prévention fait selon eux courir des risques aux Canadiens en matière de santé fies maladies infectieuses apportées par les réfugiés déplacés) et de sécurité, affirment-ils.Le document—soutenu par le Parti libéral et le NPD — recommande au gouvernement de nommer un ministre de la Sécurité internationale, présent au cabinet, pour éviter le syndrome du «si tout le monde est responsable, c’est que personne ne l’est vraiment».A l’écoute du moindre signe avant-coureur d’un risque de génocide, ce ministre aurait la responsabilité de forcer le gou- vernement à intervenir rapidement (en gelant les avoirs financiers des dirigeants concernés ou en menaçant de renvoyer les étudiants originaires de ce pays, par exemple).Le comité recommande aussi qu’une force civile canadienne de prévention des génocides soit créée et que le gouvernement augmente sa présence diplomatique dans les pays fragiles.Il s’adresse également aux médias, coupables de désintérêt à l’égard de ces crises démesurées mais souvent lointaines.Rwanda Des mesures, donc, pour éviter d’autres Rwanda ou Kosovo.Ed Broadbent a rappelé hier qu’il avait averti dès mars 1993 le gouvernement canadien et les médias du risque imminent d’un génocide au Rwanda.Il était alors président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique: ses mises en garde n’ont pas été entendues.Même chose pour Robert Fowler, qui avait remis un rapport alarmant au gouvernement en 1994.«Notre étude sur la réaction des gouvernements canadien et américain au génocide de 1994 montre clairement qu’il y avait me volonté de ne pas intervenir», a lancé l’historien Frank Chalk, directeur de l’IMEGDP.«Nous avions les outils pour peut-être éviter ce massacre», estime M.Broadbent Pour Roméo Dallaire, témoin impuissant du génocide, il est aujourd’hui temps de changer de mentalité, de faire en sorte que le gouvernement soit proactif en matière de prévention.«Nos intérêts personnels doivent être élargis», dit-il.«Ça prend m changement d’orientation», estime l’ancien militaire, qui aimerait voir la notion d’intérêt national redéfinie sans vision partisane.Le Devoir À RÉSULTATS REMARQUABLES, RÉCOMPENSE REMARQUÉE Posez votre candidature aux Grands Prix québécois de la qualité 2010 Les Grands Prix québécois de la qualité constituent la plus haute distinction remise par le premier ministre du Québec aux entreprises privées et aux organismes publics les plus performants.Objectifs Les Grands Prix québécois de la qualité visent à reconnaître publiquement les organisations qui ont réussi à appliquer les meilleures pratiques de gestion à tous les aspects de leurs activités et qui ont obtenu des résultats remarquables.Avantages de participer Participer aux Grands Prix québécois de la qualité, c’est offrir à son organisation : • un diagnostic de sa compétitivité, comparable par sa rigueur à celui du Malcolm Baldrige National Quality Award ; • un instrument de mobilisation de son personnel ; • une évaluation de sa gestion par des spécialistes qualifiés.En plus, les lauréats d’un Grand Prix reçoivent un prestigieux trophée et font l’objet d’une campagne de promotion au Québec ainsi qu’à l’étranger par les délégations du Québec.Critères d’admissibilité Toute organisation, qu’elle soit manufacturière, de services, publique ou privée, à but lucratif ou sans but lucratif, et qui a un établissement au Québec, est admissible aux Grands Prix québécois de la qualité.La seule exigence est que les principales décisions concernant la gestion de la qualité ou l’application de la stratégie, émanant du siège social, soient prises directement par l’organisation (unité autonome de production ou de services).Frais de participation Il n’y a aucuns frais de participation (visite de l’entreprise, s’il y a lieu, et rapport d’évaluation compris).Période d’inscription Vous avez jusqu’au 3 mars 2010 pour soumettre votre dossier complet.Renseignements Mélissa St-Pierre Mouvement québécois de la qualité 514 874-9933, poste 222 www.qualite.qc.ca Sonia Leclerc Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation 514 499-6531 www.mdeie.gouv.qc.ca/gpqq MOUVEMENT QUÉBÉCOIS DE LA QUALITÉ Développement économique.Innovation et Exportation Québec «h nées 1990».Dans son discours, elle a affirmé que le Québec ne s’est toujours pas remis des départs à la retraite massifs de médecins et d’infirmières, ajoutant «que sabrer à nouveau dans la colonne des dépenses serait tout à fait catastrophique».La syndicaliste a aussi prévenu le gouvernement qu’il ne pouvait se contenter de hausser strictement la tarification des services sans revoir l’ensemble du régime fiscal.Par ailleurs, à l’approche des négociations entourant le renouvellement du contrat de travail des employés du secteur public, la présidente de la CSN soutient que les syndiqués doivent recevoir des augmentations de salaire malgré le contexte de crise budgétaire.«Les travailleurs du secteur public ne pourront porter, à eux seuls, le poids du retour à l’équilibre budgétaire, ce serait odieux», a-t-elle déclaré.Alors que les conventions collectives des employés du secteur public viennent à échéance le 31 mars prochain, le front commun présentera ses demandes au gouvernement le 30 octobre.La Presse canadienne BOUTIQUE LE PRÉSIDENT ÉVÉNEMENT UNIQUE AU MASCULIN Le jeudi 24 septembre 2009 Vous êtes invités à participer à une expérience de magasinage unique à la boutique Le Président de la Baie.COPPLEY, GIANNI FILACCI, BEN SHERMAN, STRELLSON, TOSCANO, ANDREW MARC, KOLTE, TED BAKER, SANYO, IKE BEHLER, T.LIPSON, JHANE BARNES, AGAVE DENIM, EARNEST SEWN DENIM, THOMAS DEAN, KLAUSS BOEHLER, SAMUELSOHN, ZANETTI, Z ZEGNA, KENNETH COLE NY ET DAVANTAGE! 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^- d’affaires au bras long Tony Accurso.L’idée de confier la distribution de l’eau potable à l’entreprise privée ne date pas d’hier.Déjà, en 1996, le maire Pierre Bourque, chef du parti Vision Montréal que dirige aujourd’hui le tandem Harel-Labonté, avait envisagé de confier cette responsabilité au privé.A cette époque, plusieurs groupes, dont Le Devoir, avaient mis le maire en garde contre les dangers d’abandonner un service aussi essentiel à des intérêts privés: risque financier pour les contribuables, risque de perte d’expertise pour la Ville et même risque de corruption comme c’était le ças en Europe.A l’arrivée de l’équipe Tremblay-Zampino, rien n’avait été fait pour régler les problèmes de vétusté du réseau d’aqueduc.C’est pourquoi l’ambitieux programme de modernisation du réseau d’aqueduc financé à même une taxe spécifique a été assez bien accueilli.Initialement, le projet des compteurs d’eau devait coûter une cinquantaine de millions.Mais voilà qu’en cours de préparation, l’opération a déraillé.Au volet initial, la firme d’experts PBR embauchée par la Ville pour la conseiller lui a proposé d’ajouter un second volet très sophistiqué de contrôle en temps réel au coût de centaines de millions supplémentaires.Les autorités ont été informées du changement, mais aucune évaluation d’un tel système n’a été effectuée.Or compte tenu des coûts, l’argent aurait dû servir en priorité au remplacement de la tuyauterie qui fuyait de partout, souligne le vérificateur.Sur le plan légal, jamais le contentieux de la Ville n’a eu son mot à dire sur le contenu du contrat, dont la rédaction avait aussi été confiée à un cabinet externe, Dunton Rainville, dont on a appris plus tard qu’il partageait une loge du Centre Bell avec Dessau.Subrepticement, l’administration Tremblay-Zampino venait d’abandonner le contrôle de la distribution de l’eau à l’entreprise privée, qui s’est servie à deux mains.Sur le plan financier, le vérificateur dénonce le fait que la Ville exigeait des candidats qu’ils financent eux-mêmes le projet lors de l’appel de qualification initial, éliminant du coup des joueurs de plus petite taille.Pourtant, au moment de signer le contrat, la Ville a accepté de prendre le financement à sa charge, ce qui aurait dû conduire à un nouvel appel de qualification.Quant à la présence de Frank Zampino sur le bateau de Tony Accurso en janvier 2007, le vérificateur n’en parle pas, mais il précise avoir informé la Sûreté du Québec de rencontres pour le moins inopportunes qui auraient pu avoir lieu pendant le processus d’appel d’offres.Le dernier rapport du vérificateur général est si accablant qu’il est impossible pour un esprit libre de croire que tout cela ait pu se produire sans la complicité d’individus en haut lieu.C’est pourquoi l’entrée en scène de la .Sûreté du Québec est importante.Malheureusement, les enquêtes de la SQ ne changeront rien à l’état lamentable dans lequel se retrouve aujourd’hui l’administration montréalaise.j- rsansfaconfaledevoi r.corn i < i ( * Jean-Robert Sansfaçon LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires MANON BÉLAND -/i£V AolvV CcUNAijftï- Voitf \ y^/7, m TRcP * L U «fcÿb °, ^ LETTRES Analyser les résultats Si nous voulons tenter de tirer des conclusions de l’élection partielle de lundi dernier dans la forteresse péquiste de Rousseau, nous ne pouvons pas nous contenter de regarder qui a gagné l’élection.Il faut plutôt analyser les résultats.Or, force est de constater que depuis la dernière élection générale, les péquistes font du surplace et n’arrivent même pas à profiter de l’agonie de l’ADQ.Le candidat péquiste a récolté 57 % des votes par rapport à.57 % lors de l’élection générale de décembre dernier.Quant aux libéraux de Jean Charest, leur pourcentage du vote est passé de 22 % à 31 %.En effet, ils ont récolté 82 % de la baisse du vote adéquiste.Transposés à l’échelle de la province, ces résultats indiquent clairement que si nous avions eu une élection générale lundi dernier, les libéraux l’auraient facilement emportée.Pauline Marois peut certainement se féliciter de l’arrivée d’un économiste compétent, Nicolas Marceau, dans son équipe, mais il n’en demeure pas moins qu’elle a encore beaucoup de travail à faire pour convaincre une majorité d’électeurs qu’elle et son équipe constituent une option valable pour remplacer le gouvernement actuel.Les militants péquistes auront-ils la patience nécessaire?Cela reste à voir.Pierre Tremblay Montréal, le 21 septembre 2009 Merci! Merci, Gérald Tremblay, d’avoir retiré à la population de Ville-Marie, avec la complicité de Québec, le droit d’élire un maire d’arrondissement! Ce sera désormais le maire de Montréal, choisi par tous les autres Mont- L réalais, qu’on nous imposera comme maire d’arrondissement C’est qu’il sera accessible notre représentant vous croyez?Et on n’aura plus qu’un seul conseiller dans ce que le maire actuel appelle l’arrondissement le plus important (et le moins important, M.Tremblay, c’est lequel?) Belle démocratie, que nous avons dans cette ville! Merci! Michel Labbé Montréal, le 22 septembre 2009 La place du français à Montréal Pourquoi nos politiciens québécois sont-ils à ce point mal à l’aise de dévoiler le fait qu’ils ne parlent pas l’anglais couramment?Est-ce une honte d’être unilingue français pu de ne pas être parfaitement bilingue?Etre unilingue me semble la normalité dans la plupart des pays, entre autres au Canada et aux Etats-Unis.Pourquoi est-ce une tare ici?Le maire d’Ottawa, ville où habitent de nombreux francophones, est unilingue anglais.En a-t-il honte?Le lui reproche-t-on?En fait-on les grands titres des journaux?Participe-t-il à des débats en français?Je suis sûr que ça ne viendrait même pas à l’esprit des francophones d’Ottawa de l’inviter à participer à un débat en français: ils savent qu’en Ontario, tout se passe en anglais, même si Ottawa est la capitale d’un pays qui se dit bilingue.Il faut de la même façon imposer le français à Montréal.Si c’est normal à Ottawa, pourquoi ne serait-ce pas normal à Montréal?Pourquoi ne pas utiliser le français et seulement le français quand on est maire de Montréal ou quand on se présente à la mairie?Montréal n’est-elle pas la métropole du Québec, dont la seule langue officielle est le IBRE OPINIO français?Nos élites politiques devraient se tenir debout et donner l’exemple.Comment nos politiciens peuvent-ils demander aux citoyens d’insister pour se faire servir en français dans les commerces de Montréal si eux-mêmes n’imposent pas leur langue dans les débats auxquels ils participent?Madame Louise Harel et Madame Pauline Marois, le jour où vous prendrez la décision de n’utiliser que le français dans toutes vos activités officielles, vous n’aurez fait que prendre votre place, vous ferez un geste normal d’affirmation, vous serez beaucoup plus à l’aise et vous aurez fait avancer la cause du français à Montréal.Et c’est à Montréal que se joue l’avenir du français au Québec.Claude Bachand Laval, le 21 septembre 2009 Un bon choix des verts Samedi, Elizabeth May, la chef du Parti vert (PV) du Canada, a remporté l’investiture dans sa nouvelle circonscription de Saani-ch-Gulf-Islands, en Colombie-Britannique.Aux dernières élections fédérales, elle était candidate, pour une circonscription de la Nouvelle-Ecosse.Elle a fait un sage choix.En se présentant dans cette circonscription, elle augmente considérablement ses chances d’être élue à la Chambre des communes aux prochaines élections fédérales, qui finiront bien par être déclenchées.Le programme du PV et la direction de Mme May pourraienf continuer de nous surprendre à l’avenir.A la longue, le PV deviendra une voix forte au Parlement canadien, car les Canadiens espèrent du changement à Ottawa.Benoît Voyer Montréal, le 21 septembre 2009 N Rapport du vérificateur pour les nuis GUILLAUME MERCIER Spécialiste en passation des marchés publics Première étape: vous embauchez une firme d’experts qui gérera le projet pour vous au nom de la Ville et qui défendra vos positions ardemment.Vous créez ensuite un bureau de projet à la Ville où quelques fonctionnaires seront nommés afin de simuler l’implication de l’administration municipale.Vous nommez ce bureau sur le tard et en mobilisez les participants au même moment que les experts consultants; veillez à ce que ces fonctionnaires ne soient guère préparés, qu’ils n’aient aucune autorité et qu’ils ne se mettent surtout pas sur votre chemin.Vous écoutez ensuite tout au long de la mise en œuvre du projet les recommandations de la firme d’experts et faites la sourde oreille aux recommandations des fonctionnaires qui leur font concurrence.Entretemps, n’oubliez pas de barrer la route aux juristes et de ne pas les impliquer; il ne faudrait pas que les avocats de la Ville responsables des contentieux participent à ce projet.Puisqu’ils sont trop informés, et donc dangereux, vous ferez mieux de les écarter dès le départ.Même si ce n’est pas vraiment ce qui est prévu, vous demandez à la firme d’experts de mettre plusieurs confrats différents dans un seul et énorme contrat, question d’éliminer le plus de soumissionnaires potentiels; de cette façon, il ne restera que les gros joueurs.Le contrat de fourniture des compteurs d’eau, de gestion du réseau des compteurs, l’entretien du réseau, en fait tout le projet d’une durée de 25 ans en un seul gros bloc monolithique et le tour est joué.Le consultant vous soumet ensuite votre propre idée lors d’une réunion publique.Vous l’acceptez et vous fusionnez tout le projet dans un énorme contrat: services professionnels, services d’ingénierie, de gestion de projet, acquisition des compteurs et exécution de travaux d’installation des compteurs et de réparation de conduites d’eau.Vous éliminez presque tous les soumissionnaires potentiels, il ne reste que les gros.Pendant ce temps, et à votre grande surprise, un important soumissionnaire d’outre-mer, un Français, se montre intéressé.Ce dernier risque de gâcher vos plans et de compliquer votre stratagème collusoire; vous ne le connaissez pas.Ce n’est pas grave, vous avez plus d’un tour dans votre sac, vous ajoutez finalement des critères de qualification afin de l’empêcher de prendre part à la compétition.Vous l’accusez d’être une coquille vide financière au Québec, vous faites fi des états financiers du siège social qui se dit garant de sa succursale au Québec et pour être sûr de votre coup, vous ajoutez aussi un critère de qualification qui vaut 10 % à l’examen.Dix points pour connaissance du milieu montréalais et de la Ville de Montréal.Drôle de critère quand on sait que l’eau po- table et les tuyaux sont pourtant les mêmes partout dans le monde! Cet illogisme n’est pas grave, c’est le résultat qui compte.Ils viennent de France, ils ont compris ce qui se passe et les voilà aussitôt repartis.Vous l’avez échappé belle.Il en reste trois, tous de Montréal: vos deux amis de Saint-Léonard et un autre consortium.Que faire de l’autre consortium?Vous ne savez pas, c’est difficile, il y a déjà eu plusieurs entorses dans ce projet et vous ne voulez pas pousser trop loin, histoire de ne pas paraître ridicule.Heureusement, par grande chance, lors de l’appel d’offres, ce dernier vous demande un délai supplémentaire de quelques jours avant de remettre son offre, les hauts administrateurs du consortium ont besoin de se rencontrer pour prendre certaines décisions.De la vraie magie: vous refusez net de prolonger le délai, vous vous privez d’un concurrent clé, mais se n’est pas grave car vous savez qu’en refusant ce prolongement, il ne pourra remettre son offre à temps.Conséquence, il est éliminé.Vous vous retrouvez entre amis.Il ne reste que Mario et Luigi, vous êtes enfin en famille connue.Le premier vous promet un poste de vice-président finances chez lui, un énorme salaire et de nombreux avantages.Vous acceptez l’offre, il gagne le contrat.A l’autre, en guise de prix de consolation, vous promettez d'autres contrats qui sauront bien arriver à qui sait attendre. K l> E V 0 I H .L K M K H (' li K I) I 2 U S K l> T K M I! |{ K 2 0 (I i» A 9 IDEES Pour mettre tin aux génocides ROMÉO A.DALLAI RE Ancien commandant de la Force de la mission d’assistance des Nations unies au Rwanda et codirecteur du Projet sur la volonté d’intervenir FRANK CHALK Directeur et cofondateur de l’Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits de la personne et codirecteur du Projet sur la volonté d’intervenir epuis plus de 50 ans, le Canada est signataire de traités internationaux qui l’obligent à participer aux interventions visant à prévenir et à arrêter les génocides et autres atrocités de masse.Cependant, ces obligations et l’impératif moral d’agir n’ont pas suffi à arrêter le massacre systématique de civils innocents en Indonésie, au Burundi, au Bangladesh, au Cambodge, au Timor oriental, au Rwanda, au Soudan et en République démocratique du Congo.En fait, il apparaît évident que l’on ne souhaite pas intervenir.Avant et pendant le génocide de 1994 au Rwanda, les hautes sphères des gouvernements du Canada et des États-Unis ont ignoré des informations cruciales sur l’ampleur du danger et des massacres, pour ensuite bloquer et rejeter les mesures préventives judicieusement proposées.Certains affirmeraient que c’est compréhensible.Les chefs politiques canadiens ont comme mandat de protéger les intérêts du Canada et des Canadiens.Les atrocités de masse sont un problème complexe; en outre, les interventions, dont l’issue est toujours incertaine, coûtent cher en argent et peut-être même en vies.Devant les défis à relever au pays et à l’étranger, pourquoi les chefs politiques canadiens devraient-ils déployer nos rares ressources à des idéaux aussi difficiles?Raisons cruciales Le rapport du Projet sur la volonté d’intervenir (Will to Intervene, W2I), que nous avons codiri-gé, traite de cette question et fait état de nouvelles raisons cruciales de prévenir les génocides et les atrocités de masse et, dans les pires cas, d’intervenir en pareille situation.Intitulé Mobiliser la volonté d’intervenir: leadership et action pour la prévention des atrocités de masse, ce rapport, publié lundi, comprend une étude approfondie de la réaction des gouvernements canadien et américain au génocide de 1994 au Rwanda et à la crise de 1999 au Kosovo.Selon le document, les génocides et les atrocités de masse non seulement choquent la conscience des Canadiens, mais, dans le village mondial d’aujourd’hui, menacent indirectement notre sécurité et nos intérêts nationaux.On peut d’ailleurs le constater clairement dans le domaine de la santé publique: à partir du moment où il ' 1 v ' i ?.: Çéf „ A NIKOLA SOL1C REUTERS Une femme ayant perdu son mari et plusieurs parents lors du massacre de Srebrenica est photographiée devant un mur consacré aux victimes.a été détecté, le virus de la grippe A(H1N1) a provoqué une pandémie mondiale en moins de six semaines, frappant chaque province et territoire du Canada.Dans des régions touchées par des génocides et des atrocités de masse, le fragile régime public de santé et les infrastructures essentielles à la vie s’écroulent et les camps de réfugiés où s’entassent les populations déplacées deviennent des terrains propices à l’éclosion de futures pandémies et maladies infectieuses résistantes aux médicaments.Notre intérêt en matière de sécurité internationale est plus que jamais lié à nos principes humanitaires.En admettant que les génocides et les autres atrocités de masse menacent indirectement mais certainement la santé publique, la sécurité — ébranlée par le terrorisme et le piratage — et la prospérité économique des Canadiens, les politiciens canadiens n’ont d’autre choix que de faire de la prévention des atrocités de masse une question d’intérêt national.Importance de la prévention Pour être un leader responsable dans la décennie à venir, il faut mettre de l’avant des politiques et des programmes qui vont en ce sens.Le rapport du Projet sur la volonté d’intervenir propose des recommandations pratiques et concrètes sur la manière d’organiser le Parlement, le cabinet et la fonction publique du Canada pour atteindre cet objectif.Enfin, le président Obama a signifié, au cours de sa campagne, sa volonté de faire de la prévention des atrocités de masse un aspect clé de l’intérêt national des Américains; après avoir été élu, il a nommé Samantha Power, spécialiste des questions de génocide, au Conseil national de sécurité.Le projet W2I donne au gouvernement du Canada une occasion en or d’agir non seulement pour l’intérêt national et de faire preuve de leadership à l’échelle internationale, mais également de nouer des liens stratégiques avec l’administration du président Obama.De nouvelles indications montrent qu’il est dans l’intérêt du Canada de prévenir et d’arrêter les atrocités de masse commises à l’étranger.La récession a démontré que le bien-être des Canadiens est lié aux événements qui se produisent hors de nos frontières; de même, il est essentiel de sauver la vie de civils innocents dans de futurs Rwanda et Kosovo pour protéger des vies au Canada.Des interventions qui paraissaient autrefois altruistes assurent maintenant la santé, la prospérité et la sécurité des Canadiens.Cette constatation devrait suffire à convaincre nos politiciens d’examiner ces questions dans le cadre des efforts qu’ils déploient pour gagner la confiance des Canadiens.Deuxième Forum social québécois Construisons ensemble le Québec de demain RAPHAËL CANET Professeur à la faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa - ésintérêt pour la politique et perte Dde confiance des électeurs envers leurs représentants, déclin des grands projets collectifs, montée de l’individualisme, du repli sur soi et —^.-1 délitement du tissu social.autant de thèmes qui viennent à l’esprit lorsqu’on s’interroge sur le dynamisme de la vie politique dans nos sociétés.Pourtant, dans nos villes et nos campagnes, nous vivons en démocratie.Cela signifie que, en théorie du moins, chacun d’entre nous, en sa qualité de citoyen, est la source du pouvoir politique (qu’il délègue à ses «représentants» quand il vote), et que le gouvernement, municipal, provincial ou fédéral est essentiellement un outil de développement collectif.De la théorie à la pratique Le problème, c’est que la théorie est bien loin de la pratique.Dans les faits, la démocratie a été monopolisée par une élite politico-économique qui utilise le pouvoir à son profit.Dans les faits, le citoyen s’est fait déposséder de son pouvoir de définir la société dans laquelle il veut vivre.Le citoyen est devenu un consommateur.Un consommateur de biens et de services pour soutenir la croissance et relancer l’économie, même si ce modèle de développement nous plonge collectivement dans l’impasse écologique.Un consommateur de discours politique lors des diverses échéances électorales, bombardé par le marketing politique des partis en compétition pour le monopole du pouvoir.Comment, dans un tel contexte, pouvons-nous encore faire société?Comment prendre conscience que nous faisons partie d’un ensemble social, que nous avons des intérêts communs?Comment renouer le dialogue et stimuler l’échange pour enfin partager nos rêves?Espace de dialogue Il nous faut croire collectivement en chacun d’entre nous.Nous faire confiance en tant que nation, nous redonner le droit à l’expression et à la créativité.Il faut parier sur le fait que c’est une réelle participation politique qui va permettre de renforcer notre lien social.Pour cela, il est essentiel de replacer les citoyens au centre du politique et d’ouvrir des espaces de dialogue, de discussion, d’échange et de construction collective des projets de société pour le Québec de demain, tel le deuxième Forum social québécois.Redonner la parole aux citoyens, réinvestir l’espace public, les lieux de savoir et de culture, prendre conscience que nous avons tous notre place, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, premières nations, Montréalais et régionaux, Québécois d’origine ou issus de l’immigration.dans la société québécoise d’aujourd’hui et de demain.Prendre conscience que nous sommes tous dépositaires d’une partie du pouvoir collectif, c’est aussi accepter une responsabilité.Celle du monde dans lequel nous vivons.Que nous y prenions part ou non, que nous nous exprimions ou non, la Terre, les Amériques, le Québec sont à nous.C’est notre écosystème tout comme notre société.Nous devons prendre conscience que nous sommes aussi responsables de notre inaction, de notre passivité.On ne peut vivre en dehors du monde, en spectateur, et les changements climatiques ou la crise économique sont là pour nous le rappeler.Des idées pour commencer Un autre monde est possible! Cela fait déjà plusieurs années que ce slogan se propage partout sur la planète, en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique latine.Pour changer le monde, il faut commencer par changer notre vision du monde, notre vision de nous-mêmes.Changer le monde commence par se changer soi-même.L’action collective de transformation sociale naîtra de la convergence des multiples actions individuelles.Un autre monde est possible.Certes.Mais la meilleure manière de construire cet autre monde, c’est de commencer à croire qu’un autre Québec est possible et de prendre part à sa construction.Vous ne savez pas par quel bout commencer?Pourtant, les chantiers sont nombreux.Doit-on continuer à envoyer nos jeunes se faire tuer en Afghanistan?Doit-on vendre notre eau aux Américains?Doit-on délocaliser notre industrie textile en Asie et notre technologie en Europe?Mégaporcheries, OGM et pesticides sont-ils des modèles de développement durable pour nos régions?Pourquoi ne pas imposer le transport en commun gratuit partout où il existe au Québec?Quel nouveau souffle donner aux services publics?Vaut-il mieux subventionner les banques et les entreprises multinationales ou développer des programmes sociaux?Est-il normal que dans notre pays, des enfants souffrent d’analphabétisme et de malnutrition?De quelle façon voulez-vous que nous utilisions l’argent de vos impôts?Changement social Les questions sont nombreuses, mais les réponses aussi.Ce qu’il faut, c’est se rassembler pour échanger pour construire ensemble de nouvelles options.C’est pour cette raison que les forums sociaux ont fait leur apparition au début des années 2000, un peu partout sur la planète.Pour donner la parole aux gens qui ne l’ont pas, pour redonner leur pouvoir aux citoyens, pour susciter les interactions et renforcer les initiatives novatrices visant à construire un monde plus juste, solidaire, émancipé de toute forme d’exploitation et respectueux des différences.Du 8 au 12 octobre prochain aura lieu la deuxième édition du Forum social québécois (www.fsq2009.org).C’est une occasion unique pour rencontrer des milliers de personnes qui partagent les mêmes rêves, ainsi que des centaines d’organisations de la société civile qui œuvrent à traduire ces aspirations en expériences concrètes.Le Forum social québécois est un outil collectif de changement social.Il nous faut l’utiliser pour nous réapproprier notre pouvoir citoyen.À propos des hausses salariales LOUISE ROY Chancelière de l'Université de Montréal e Devoir a donné une large place, dans ses éditions du samedi 19 septembre et du lundi 21 septembre, à des allégations [du Syndicat général des professeurs de l’Université de Montréal] portant sur les salaires de la haute direction de l’Université de Montréal.A titre de chancelière, il me paraît important de corriger les faits rapportés.Tout d’abord, il importe de préciser que l’augmentation de la masse salariale des dirigeants de l’université n’a pas grevé le budget de fonctionnement de l’année en cours de 2,5 millions.De 2007 à 2009, la masse salariale pour le groupe formé du recteur, des vice-recteurs et de la secrétaire générale est demeurée constante.De plus, la masse salariale pour l’ensemble des officiers fa-cultaires (doyens et vice-doyens) a augmenté de 1,7 % par année pendant la même période.Au total, et en incluant le traitement des directeurs généraux de services, la masse salariale de la haute direction s’est accrue de moins de 325 000 $ depuis 2007.Impact sur la masse salariale Les hausses consenties l’ont été dans le^ cadre d’une révision complète par le conseil de la politique de rémunération de l’université et n’ont eu aucun impact significatif sur la masse salariale.De plus, en raison des difficultés financières de notre établissement, les salaires des dirigeants ne seront pas indexés pour l’année financière en cours, contrairement aux salaires du personnel enseignant et du personnel non enseignant.L’UdeM a complété, avec la révision des principes de rémunération de ses dirigeants, la modernisation des structures salariales de l’ensemble de son personnel.Cette politique est basée sur les principes d’équité, de comparabilité et de compétitivité par rapport au marché de l’emploi de chacune des catégories de personnel de l’université.Dans le cas des dirigeants, la politique de rémunération de l’UdeM accorde 95 % de la médiane du marché de référence afin de tenir compte de la capacité de payer de l’université.D’autre part, les paiements rétroactifs aux cadres et aux officiers généraux s’expliquent simplement par le fait que le comité exécutif a choisi d’attendre l’adoption des nouvelles politiques de rémunération, en décembre 2008, pour consentir les augmentations annuelles prévues pour les années 2007-08 et 2008-09.Par ailleurs, ces taux d’augmentations annuelles ne sont pas supérieurs aux taux d’augmentations consentis tout aussi bien au personnel enseignant qu’au personnel non enseignant.Des économies Le salaire du recteur, enfin, a fait l’objet d’une hausse rétroactive parce qu’il était en décalage complet par rapport à celui de ses pairs, et ce, depuis son entrée en fonction en 2005.En révisant le salaire du recteur selon la nouvelle politique de rémunération, plutôt qu’à ce qui était conforme à son contrat d’embauche, l’université a économisé 325 000 $.Son traitement demeure malgré cela un des plus bas du groupe de référence du G13, soit au 12l rang des plus grandes universités canadiennes.Toutes les politiques salariales de l’Université de Montréal sont établies et adoptées en suivant les meilleures pratiques en la matière.Ainsi, le conseil de l’UdeM s’est doté dès 2007 d’un comité des ressources humaines, tel que le propose le projet de loi sur la gouvernance des universités.Ce comité se porte garant du caractère raisonnable des hausses consenties ces dernières années à des hommes et des femmes qui consacrent le meilleur d’eux-mêmes à faire fonctionner notre établissement et qui le font avec intégrité, rigueur et dévouement.Ces dernières années, l’UdeM a fait une entrée remarquée dans le cercle des 100 premières universités du monde.Pour demeurer en tête de peloton, l’UdeM s’efforce de rémunérer adéquate ment tous les membres du personnel enseignant et du personnel administratif et de soutien afin de reconnaîfre la valeur de leur travail, tout en te nant compte de sa capacité de payer.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous de mandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (re-daction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.RÉDACTION Informutinn H^nénili1
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