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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-09-28, Collections de BAnQ.

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* fM- :.*?• I ^•4 • f' ÉLECTIONS EN ALLEMAGNE Angela Merkel remporte son pari Page B 1 vv w w .1 e d e v 0 i r.c 0 m DEVOIR V » L .C N “219 ?Pierre Falardeau (1946-2009) Mort d’un libre-penseur fort en gueule CAROLINE MONTPETIT Gueulard impénitent, militant obstiné pour l’indépendance du Québec, cinéaste et écrivain sensible, Pierre Falardeau faisait encore couler beaucoup d’encre hier, 36 heures après avoir rendu l’âme, vaincu par un cancer du poumon, à 62 ans, au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.Ceux qui ont connu l’homme privé insistaient beaucoup pour parler de sa gentillesse méconnue, de son écoute, voire de sa timidité.D’autres soulignaient les excès de l’homme public, qui comparait l’action politique des Québécois à la lutte sportive.Il avait par exemple conclu un texte en écrivant «Salut pourriture!» à la mort de Claude Ryan, et il avait voulu réserver un avion portant une bannière où était inscrit «Mange de la marde», lors de la mort de Pierre Elliott Trudeau, faisant référence à des propos que le premier ministre canadien avait tenus plus tôt à des grévistes.Les militants pour l’indépendance du Québec mesuraient encore l’étendue de la perte pour leurs troupes.Plusieurs de ses adversaires politiques déploraient le départ de l’artiste.Tous saluaient l’indispensable liberté de cet homme érudit plein de paradoxes, aimant Bach, Nietzsche et Goya.Liberté, valeur par-dessus tout chérie par cet homme qui avait signé les livres La liberté n’est pas une marque de yogourt, Québec libre et, plus récemment encore, Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance.Dans une lettre qu’il avait écrite à son fils Jérémie, « Il avait le courage de ses opinions et de ses émotions.Alors, d’accord, pas d’accord, cela sonnait vrai», dit Luc Picard VOIR PAGE A 8: FALARDEAU Des écrivains témoignent, page A 7 v-.V -5* OLIVIER LANG AFP SUISSE Roman Polanski est arrêté et menacé d’extradition vers les États-Unis ¦ À lire en page B 1 N D E X Annonces.B 4 Idées .A 7 Avis publics.B 6 Météo.B 5 Convergence.B 7 Monde.B 1 Culture.B 8 Mots croisés.B 5 Décès.B 4 Religions.B 6 Économie.B 3 Sudoku.B 6 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 LE LUNDI 28 S E P T E M B R E 2 0 (I 9 1,10$+T,\XKS = 1.25$ :Af:$ m à/.,- jftft immm -¦ JEAN-FRANÇOIS LEBLANC AGENCE STOCK PHOTO Tarifs: Charest modère ses troupes ROBERT DUTRISAC Drummondville — Réunis en conseil général en fin de semaine, les militants libéraux ont laissé libre cours à leur engouement pour l’imposition de tarifs — péage sur les autoroutes, hausse substantielle des tarifs d’électricité, nouveaux droits de scolarité pour le cégep —, mais le premier ministre Jean Charest ne partage pas leur fixation.«On ne peut pas aborder la question des finances publiques en parlant juste des tarifs.Ce n’est pas vrai», a déclaré Jean Charest dans une conférence de presse tenue au terme du conseil général du Parti libéral du Québec.«Il y a l’autre colonne, il y a les dépenses du gouvernement.» Dans son discours de clôture, Jean Charest a mis l’accent sur l’importance pour l’État de contrôler ses dépenses et sur le rôle du développement économique pour sortir le Québec de sa situation déficitaire.«Nous devrons tous mettre l’épaule à la roue.Le gouvernement devra, quant à lui, se serrer la ceinture.Nous allons resserrer nos dépenses.Nous allons le faire en protégeant les services publics», a-t-il livré devant quelque 500 militants.«Ça veut dire que lorsque nous cherchons des moyens de résorber ce déficit, il faut éviter les approches idéologiques», a-t-il souligné.VOIR PAGE A 8: TARIFS «Lorsque nous cherchons des moyens de résorber ce déficit, il faut éviter les approches idéologiques» Le milieu collégial s’insurge, page A 5 Des étoiles en formation dans le Grand Nuage de Magellan, une image captée par le télescope spatial Hubble.AGENCE KRANCE-PRESSE/NASA L’ENTREVUE Le nébuleux destin de Funivers «On en sait moins que ce qu’on croyait savoir», constate l’astrophysicien français Jean-Pierre Luminet * PAULINE GRAVEL Notre univers est vraisemblablement fini, mais sans frontières et chiffonné, croit l’astrophysicien français Jean-Pierre Luminet qui est de passage au Québec.Et à la lumière des dernières découvertes, son destin nous apparaît moins clair que jamais.Directeur de recherches au Centre national de recherche scientifique (CNRS) à l’Observatoire de Paris-Meudon, Jean-Pierre Luminet a élaboré un modèle de la forme de l’ùnivers qui a soulevé un tollé lors de sa publication en manchette de la revue Nature en 2003.Mais ce modèle pourrait bien être confirmé par les observations astronomiques qu’effectuera le télescope Planck lancé par l’Agence spatiale européenne (ESA) en avril dernier.En parallèle à sa recherche en astrophysique théorique, il a écrit et publié une quinzaine de livres de vulgarisation scientifique, dont le der-nier-né s’intitule Les Bonnes Nouvelles des étoiles.En 1998, des observations astronomiques ont montré que l’expansion de l’univers s’accélère, vraisemblablement sous l’influence de cette fameuse énergie noire qui compose 73 % de l’univers, souligne l’astrophysicien avant de rappeler que l’univers ne comprend que 3 % de matière VOIR PAGE A 8: UNIVERS JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’astrophysicien français Jean-Pierre Luminet 100,7 * 4 < i * A 2 I.E l> E V 0 I I! .I E I.II X I) 1 2 S SEP T E M B H E ACTUALITES 2 0 0 ît Reprise des travaux aux Communes Harper fera rapport aujourd’hui sur l’état de l’économie à l’abri des questions de l’opposition JOHN WARD ET FANNIE OLIVIER Ottawa — Alors que les députés fédéraux seront de re- tour aux Communes, aujourd’hui, le premier ministre Stephen Harper présentera un rapport sur le plan de relance économique de son gouvernement, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, loin de l’opposition.Ce compte rendu est attendu par les libéraux, qui se disent prêts à renverser le gouverne- ment à la première occasion, peut-être dès cette semaine.Le porte-parole du Parti libéral en matière de finances, John McCallum, a indiqué que la te- A EN EXCLUSIVITE Le plus célèbre des Tibétains est en visite au Canada et accorde une entrevue exclusive à Céline Galipeau.«•» «wr TÉLÉVISION CE SOIR 22H E TELEJOURNAL 21 H SUR RDI ML.AUSSI SUR LE WEB neur de la déclaration du premier ministre importait peu.«Nous, libéraux, avons pris notre décision.Nous votons contre ce gouvernement», a-t-il déclaré.Lors d’une entrevue à l’émission de télévision Question Period, sur les ondes du réseau CTV, hier, le ministre fédéral des Transports, John Baird, a affirmé que M.Harper donnerait un compte rendu positif de l’état de l’économie.«Il sera en mesure de dire aux Canadiens où nous en sommes avec l’économie, où nous en sommes avec les dépenses d’infrastructures, a-t-il dit.Il sera en mesure de dire aux gens ce que nous faisons pour que notre système bancaire demeure solide, et de parler du réel succès que nous avons obtenu en travaillant avec les provinces et les municipalités partout au pays au chapitre des infrastructures», a ajouté le ministre.Le gouvernement minoritaire a réussi à faire approuver son plan de relance économique à la Chambre des communes, le printemps dernier, en promettant de donner une série de bulletins de rendement des mesures adoptées.M.Baird n’a pas voulu donner de détails quant au contenu du compte rendu d’hier.Par ailleurs, le ministre Baird a expliqué que M.Harper avait choisi de présenter son rapport à Saint-Jean plutôt qu’aux Communes parce qu’il souhaitait s’adresser aux Canadiens ordinaires.«Il ne veut pas vivre dans une bidle à Ottawa.Il veut sortir de la capitale, parler aux vraies gens à travers le pays», a indiqué M.Baird.La menace d’élections est moins persistante Après une semaine de trêve, la colline parlementaire fourmillera à nouveau de députés fédéraux aujourd’hui, mais l’atmosphèré aux Communes risque d’être moins fébrile que lors de la rentrée parlementaire puisque la menace d’élections cet automne se fait bien moins persistante.Car si les libéraux semblent plus déterminés que jamais à faire tomber le gouvernement de Stephen Harper, les néodémocrates en revanche cherchent le moins possible la bagarre.Le chef néodémocrate, Jack Layton, persiste en effet à dire qu’il cherche avant tout à faire fonctionner le Parlement, et ce, pour permettre à une législation sur l’assurance-emploi d’aller de l’avant.La ministre des Ressources humaines, Diane Finley, a promis une aide atteignant près d’un milliard de dollars pour les chômeurs de longue durée, ce qui selon elle pourrait aider pas moins de 190 000 personnes' M.Layton prétend que c’est grâce aux pressions exercées par son parti que les conservateurs ont finalement accepté de revoir le régime d’assurance-emploi.«Je suis content qu’on ait maintenant une conversation concernant comment on peut faire fonctionner le Parlement», a souligné M.Layton en entrevue à La Presse canadienne.«C’est clair qu’on a besoin de plus que ça, et on va continuer de militer pour d’autres changements dans le système d’assurance-emploi», a-t-il admis.Le Bloc québécois de Gilles Duceppe a déjà fait savoir qu’il allait voter en faveur de la motion de censure libérale, laissant sur les épaules de Jack Layton le poids d’une décision qui pourrait avoir de lourdes conséquences.Lu Presse canadienne ALBERTA Ottawa songe à donner le feu vert à la culture du pavot ! STEVE RENNIE Ottawa — Un document du gouvernement fédéral nouvellement rendu public permet d’apprendre que du pavot pourrait être planté dans les plaines de l’Alberta.Ottawa songe à donner le feu vert à la production commerciale du pavot et les Prairies, desséchées, sont idéales pour faire pousser cette plante, selon une note d’information adressée au ministre fédéral de l’Agriculture, Gerry Ritz.«Des parties du Canada, en particulier le sud de l’Alberta, conviennent parfaitement à la production du pavot», est-il écrit dans ce document.Le gouvernement a en tête une variété du pavot somnifère comportant de la thébaïne.Alcaloïde similaire à la morphine et la codéine, la thébaïne est utili- sée pour produire des analgésiques tels que la buprénorphine, l’oxycodone, la naloxone et le naltrexone.La culture du pavot pourrait être rentable pour les agriculteurs de l’ouest du pays, durement touchés par le temps sec cette année.Le gouvernement estime que les agriculteurs pourraient gagner de 3000 $ à 6000 $ par hectare de pavot, comparativement aux 800 $ que leur rapporte chaque hectare de blé.Daté du 10 février, le document, obtenu par La Presse canadienne en vertu des dispositions de la Loi sur l’accès à l’information, ne contient aucune recommandation et comporte la mention «uniquement pour information».Im Presse canadienne forgez votre IpPpllSl electionsmontreal2009.com Débats entre les candidats aux postes de maire d'arrondissement.Dès midi, venez forger votre opinion sur les ondes de CIBL101,5 Radio-Montréal! Lundi 28 septembre : Rosemont/La Petite-Patrie Mercredi 30 septembre : Montréal-Nord Mercredi 7 octobre : Outremont Mercredi 14 octobre : Plateau Mont-Royal Mercredi 21 octobre : Villeray/St-Michel/Parc-Extension Consultez electionsmontreal2009.com L'ITINÜRAIRE arrond}.»m.nt;eon, LE DEVOIR ^ £ Montréal w CIBL101B.com L K I) fi V I) I I! .L fi L I' \ It I 2 S s fi I' T fi M B It K 2 (I 0 I ACTUALITES e n cu Ûu/W / L’invité Même si Stephen Harper ne le souhaitait pas il y a peu, le club des huit pays les plus industrialisés — le G8 — cédera le pas à un groupe incluant les nouvelles puissances économiques émergentes, le G20.Le sort veut même que ce soit le Canada qui préside à la cérémonie de changement de la garde en juin 2010.Le Canada accueillera alors non seulement le sommet du G8, mais aussi celui du G20.Voilà qui est ironique, car, il y a un peu plus d’un an, au Sommet du G8 au Japon, le premier ministre Harper refusait d’élargir le G8 pour inclure de nouvelles puissances économiques émergentes.H avait fermement dit non à l’époque au président français Nicolas Sarkozy qui proposait, avec l’appui du premier ministre britannique, Gordon Brown, un G13 incluant la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud.M.Harper s’était expliqué en disant que le G8 répondait à deux objectifs.Le premier était la concertation entre les grandes économies du monde, ce qui pourrait effectivement jouer en faveur de son expansion.Par contre, avait-il ajouté, «U G8 a aussi un autre but, celui de réunir les pays avancés partageant des valeurs communes [.], les grands pays de démocratie et de liberté».Il n’avait rien dit sur la présence de la Russie au sein du G8, ni relevé que quatre des cinq pays tenus à l’écart étaient des démocraties, dont la plus populeuse au monde, l’Inde.?Depuis, la crise économique a forcé le jeu.Incapables d’y faire face seuls, les pays les plus industrialisés ont dû accepter de partager leur pouvoir avec leurs nouveaux partenaires économiques.Aussi, quand le président américain George W.Bush a convoqué la première rencontre du G20, l’automne dernier, le Canada ne pouvait refuser l’invitation.Et dire que, quelques années auparavant, c’était le Canada, sous la direction de Paul Martin, qui militait en faveur de la çréation d’un G20.dont les Etats-Unis ne voulaient pas entendre parler.L’émergence du G20 et la place prépondérante qu’il occupera par rapport au G8 étaient pratiquement inévitables, et pas seulement pour des raisons économiques.Comment, en effet, demander à ces pays émergents d’en faire davantage dans la lutte contre les changements climatiques et autres enjeux sociaux si l’on persiste à les traiter en simples invités à la table économique?L’ancien premier ministre Paul Martin l’avait compris après son expérience au sein du Ç20 des ministres des Finances.A la fin des années 1990, la crise financière en Asie menaçait sérieusement les économies des pays industrialisés, mais lorsque les argentiers du G8 ont suggéré des solutions aux pays asiatiques, ces derniers n’en ont pas tenu compte.Pourquoi?Parce qu'on ne les avait pas associés à la prise de décision.La leçon a porté, et ce premier G20 a vu le jour, mais M.Martin est resté persuadé que les leaders devraient en faire autant un jour.M.Martin tenait aussi à ce que le Canada prenne l’initiative du projet.Pourquoi?Pour s’y assurer une place.Dans le nouvel environnement mondial actuel, la taille de l’économie canadienne est en effet proportionnellement toujours plus modeste et il pourrait arriver, un jour, qu’il ne soit plus perçu comme un joueur y méritant un siège.M.Martin voulait prévenir les coups en prenant les devants.Malheureusement pour lui, Stephen Harper a toujours refusé de prendre le témoin une fois au pouvoir.?Ce ne sont donc pas les efforts de Stephen Harper, mais bien les hasards du calendrier, qui font que le Canada se prépare à recevoir la visite.Hôte du G8 en 2010, il recevra maintenant le G20.Et c’est sa bonne performance face à la crise économique qui fait en sorte que Ton sollicite encore son opinion.Pour que cela dure cependant, il faudra compter sur autre chose que le hasard et, à cet égard, la décision de M.Harper, cette semaine, de ne pas assister à la conférence des Nations unies sur les changements climatiques et de préférer une visite chez Tun Hortons à la première journée de l’Assemblée générale des Nations Unies n’est pas de nature à changer la réputation d’absent dont le Canada a hérité depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir.Cette décision s’explique d’autant moins que le Canada dit solliciter un siege au Conseil de sécurité des Nations unies en 2011-2012.Un petit coup de pouce du premier ministre n'aurait pas nui, d’autant moins que la diplomatie canadienne est aujourd’hui diminuée et corsetée.Elle est dirigée, depuis près de quatre ans, par des néophytes.Mais voilà, le premier ministre porte un intérêt mitigé aux discussions multilatérales.Sa visite chez Tim Hortons répondait peut-être aux intérêts électoraux à court terme de son parti, mais Stephen Harper n’est pas que chef du Parti conservateur.H est aussi premier ministre d’un pays dont les intérêts économiques et politiques exigent une diplomatie active qui ne tient rien pour acquis.Le G8 ne disparaîtra pas nécessairement.Les pays industrialisés voudront peut-être encore se concerter sur des sujets d’intérêt commun, mais la véritable influence économique, à l’avenir, s’exercera au G20.Pour le Canada, cela veut dire une voix diluée, celle d’une puissance économique de taille moyenne coincée entre l’Australie et l’Indonésie.Dans ces circonstances, il faudra, pour avoir de l’influence, y travailler.Pas seulement attendre ou lancer les invitations.mcornellier(àledevoir.com Manon CORNELUER Industrie aéronautique : la Rive-Sud se mobilise LISE WILLETTE Longueuil — La Rive-Sud souhaite devenir le nouveau pôle aéronautique du Québec.Des leaders politiques et économiques ont choisi de se concerter en ce sens, pour éviter de voir cette niche florissante battre de l’aile.Le député de Vachon, Camil Bouchard, croit que le départ d’une partie de la production de Pratt & Whitney vers Mirabel a bel et bien miné le développement de ce secteur sur la Rive-Sud.«Si on ne travaille pas tous ensemble pour garder ce pôle, il va nous échapper.C’est bien qu’une autre région puisse se développer, mais ayant une expertise et étant reconnu, ce serait dommage que personne ne réagisse dès les premiers signes d’effritement», soutient M.Bouchard.Un appel à la solidarité régionale a été lancé aux dirigeants et acteurs de la Rive-Sud pour dynamiser le développement aérotechnique et aéronautique et attirer des capitaux dans la zone aéroportuaire de l’arrondissement de Saint-Hubert.Cette volonté manifeste survient deux semaines après l’inauguration officielle des installations de Pratt & Whitney à Mirabel, où sera fabriquée la nouvelle gamme d’avions de la CSeries, Le président de Développement aéroport Saint-Hubert de Longueuil (DASH-L), Jean-Jacques Rainville, partage ce désir d’une plus grande concertation régionale.De son côté, la députée blo-quiste de Saint-Bruno-Saint-Hubert, Carole lava liée, juge que la personnalité aérospatiale et aéronautique de la Rive-Sud ne peut être niée.La Presse canadienne cwÊmmÊÊmtÊÊcmmK^WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊièmcmmK.CAMPAGNE ÉLECTORALE Tremblay se fait l’apôtre du péage pour financer les transports en commun L’opposition officielle qualifie les propositions d’Union Montréal de « réchauffé » Gérald Tremblay a fait connaître les quatre grands thèmes autour desquels s’articulera la plate-forme électorale d’Union Montréal: la qualité de vie, le développement économique, le savoir et la culture, les transports en com-mun ainsi que l’environnement Flanqué de ses 102 candidats, le maire de Montréal a donné hier le coup d’envoi de la saison des promesses électorales en dévoilant les engagements de sa formation politique en matière de transports en commun.La chef de Vision Montréal, Louise Harel.emboîtera le pas en ce début de semaine.-V JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef d’Union Montréal et maire de Montréal, Gérald Tremblay, a rappelé hier que 400 autobus «qui vont respecter de nouvelles normes environnementales» et plus de 200 autobus articulés s’ajouteront progressivement à la flotte de la Société de transport de Montréal d’ici à 2012.ÉLECTIONS MUNICIPALES MARCO BÉLAIR CIRINO Gérald Tremblay a fait connaître, hier, les engagements électoraux d’Union Montréal, en matière de transports en commun.Des promesses qu’il voudrait notamment financer par des péages situés de part et d’autre de T’île 3e Montreal Le chef d’Union Montréal veut freiner de 15 % l’utilisation de l’automobile solo au cours des dix prochaines années et souhaite que l’achalandage des transports en commun augmente de 8 % d’ici à 2012.Pour y arriver, Gérald Tremblay promet de prolonger la ligne bleue du métro jusqu’à Anjou et la ligne orange jusqu’à Saint-Laurent II entend aussi aller de l’avant avec le projet de navette ferroviaire express entre l'aéroport Montréal-Trudeau et le centre-ville de Montréal et celui du tram-train entre Lachine et le cœur de la métropole.«C’est fini les études, on doit décider et mettre en place cette navette ferroviaire le plus rapidement possible», a déclaré M.Tremblay.Quelque 400 autobus «qui vont respecter de nouvelles normes environnementales» et plus de 200 autobus articulés s’ajouteront progressivement à la flotte de la Société de transport de Montréal d’ici à 2012, et la Ville — sous une administra- tion Tremblay-Lemieux — hâtera la mise en service de nouvelles rames de métro, a promis Gérald Tremblay, hier.Le chef d’Union Montréal a également rappelé que, dès janvier, les usagers des arrondissements Montréal-Nord, Saint-Léonard et Mercier-Hochela-ga-Maisonneuve de la STM profiteront d’un service «rapide» d’autobus sur le boulevard Pie-DC La concrétisation de la première ligne de tramway est quant à elle attendue au plus tard en 2013.Par ailleurs, le parti du maire a pris soin de justifier l’augmentation de la CAM puis de la carte OPUS au fil des dernières années.«Dans l’augmentation des tarifs que nous faisons, nous la faisons à l’intérieur d’une fourchette qui ne déstabilise pas l’achalandage.On a une croissance d’achalandage et on a une croissance des recettes provenant de la billetterie», a déclaré le président de la STM et candidat à la mairie de l’arrondissement Plateau-Montréal, Michel Labrecque.Réaction de l’opposition S’il est réélu, Gérald Tremblay promet d’injecter 40 millions de dollars afin de faire passer de 560 à 800 kilomètres le réseau de pistes cyclables à Montréal, à raison de 60 km par année, et ce, en plus d’étendre le système de vélos en libre-service Bixi à d’autres arrondissements.Aussi, l’équivalent de 240 kilomètres d’artères principales de la ville se verront soumis à une réglementation favorisant le covoiturage, d’ici à la fin d'un EN BREF Egoyan remplacée L'ancien président de l’Ordre des ingénieurs du Québec Zaki Gha-vitian remplace au pied levé Nou-shig Eloyan et briguera le poste de maire de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.«Avec la candidature de M.Ghavitian et sa présence dans l’équipe de la prochaine administration à l’Hôtel de Ville, les bonnes questions seront posées, notamment en matière de contrôle des coûts.M.Ghavitian a l’expertise et cette connaissance importante des grands projets pour s’assurer que toutes les règles d’éthique sont respectées», a déclaré, hier, la chef de Vision Montréal et candidate à la mairie, Louise Harel.Aspirant au poste de député fédéral de la circonscription d’Ahuntsic, la conseillère sortante de Bordeaux-Cartierville, Nou-shig Eloyan, avait causé la surprise en retirant sa candidature à la maitie d’Ahimtsic-Cartierville.-Le Devoir François Gendron avocat LL.L, M.A., Ph.l).Vieux Montréal 514.845.5545 éventuel troisième mandat.«C’est du réchauffé», a lancé le chef de l’opposition officielle de la ville de Montréal, Benoit La-bonté, hier, rappelant que ces projets étaient déjà connus.«Ce qui a manqué: c’est du leadership et un sens des priorités.Comment M.Tremblay peut[-i\] réussir à faire ce qu’ils n'ont jamais réussi à entreprendre durant ses deux premiers mandats?», a-t-il déclaré.In chef de Vision Montréal et candidate à la mairie, Louise Harel, dévoilera ses engagements en matière de transport cette semaine.Tremblay se fait Tapôtre du péage Gérald Tremblay s’est aussi dit favorable, hier, à l’installation de postes de péage pour financer, entre autres choses, son plan de transport.Situés en périphérie de la ville de Montréal, les postes de péage collecteraient entre 350 et 400 millions de dollars annuellement, selon le maire de la ville de Montréal.La somme amassée servirait à financer les différents programmes de transport en commun des 82 municipali- tés de la région métropolitaine de Montréal.«Les statistiques sont impressionnantes au niveau des gens qui sont d’accord [avec un péage régional]», a fait remarquer le maire de Montréal et candidat à sa propre succession.«Ce que nos partenaires réalisent de plus en plus, c’est que si on veut financer le plan de transport, pas juste celui de Montréal, mais de la communauté métropolitaine de Montréal, ça va prendre de nouvelles sources de revenus», a-t-il ajouté.Mais la forme que prendront ces «péages régionaux» ainsi que leur emplacement sont toujours vagues.«Nous sommes en train de faire ces études», a indiqué Gérald Tremblay.Le chef de l’opposition officielle de la ville de Montréal estime cette profession de foi du maire Gérald Tremblay en faveur du péage pour le moins inusitée.«De ramener ça aujourd’hui, c’est un peu ironique alors que, pendant deux ans, il n’a strictement rien fait pour amorcer le processus», a déclaré Benoit Labonté.Le Devoir f ROLEX OYSTER PERPETUAL GMT-MASTER II EN ACIER fceMsG Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 ticnci HCÊ I.K I) K 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