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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-08-03, Collections de BAnQ.

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COLONISATION Des milliers d’ultranationalistes juifs convergent vers Gaza Page A 5 ?w w w .1 e d e y o i r.c o ni ?PÉTROLE Le groupe chinois CNOOC renonce à acheter Unocal Page B 1 LE DEVOIR Harper courtise les usagers des transports en commun Les déplacements en autobus, en métro et en train seraient déductibles d'impôt sous un gouvernement conservateur ALEC CASTONGUAY Ottawa — Reprenant l’offensive à moins de deux mois de la rentrée parlementaire prévue le 26 septembre à Ottawa, le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, annoncera demain qu’un éventuel gouvernement aux couleurs du PC rendrait l’utilisation des transports en commun déductible d’impôt Sous un gouvernement conservateur, les utilisateurs actuels et les nouveaux adeptes réguliers des transports en commun seraient récompensés en voyant leurs dépenses de déplacement en métro, en train et en autobus être moins élevées à la fin de l'année, grâce à une déduction d’impôt Selon les informations obtenues par {je Devoir, le PC proposera une déduction d’impôt directement liée au taux d’imposition sur le revenu.Par exemple, si l’utilisateur gagne 40 000 $ par année et doit payer 21 % de son salaire en impôt fédéral, il pourra réduire de 21 % la facture annuelle de ses déplacements en transports en commun.A Montréal, où le prix de la passe mensuelle atteint 61 $ par mois, c’est donc 732 $ par année que l’utilisateur régulier du métro et des autobus doit sortir de sa poche.Avec la formule du Parti conservateur, cette personne économiserait 21 % de 732 $, soit 153 $ par année.«L’annonce sera faite jeudi [demain] et ça va beaucoup aider les utilisateurs des transports en commun», a expliqué au Devoir une source conservatrice.Ce plan pourrait également comprendre quelques mesures supplémentaires, puisqu’une source a précisé que «toute la famille pourrait aussi en profiter».VOIR PAGE A 8: HARPER Stephen Harper wÈÈ Une économie d’au moins 100 millions pour les usagers à l’échelle du pays Grand Nord québécois Les pièges de la justice venue du Sud Notre journaliste effectue un séjour d’une semaine dans le Grand Nord québécois, à Pu-virnituq, petit village de la côte est de la baie d’Hudson, à la hauteur du 60' parallèle, au Nunavik.Elle s’y est rendue à l’invitation du Fonds Claire L’Heureux-Dubé pour y rencontrer 15 femmes inuites, réunies pour témoigner de leur situation.HÉLÈNE BUZZETTI Il n'y a pas que les matériaux de construction, le mazout et les légumes fiais que le Nunavik importe du Sud.Il y a aussi les tribunaux et les juges qui les président Mais ce système de justice itinérante a parfois pour conséquence une-absence de justice, déplorent certaines femmes inuites.La conversation allait rondement au sein du groupe constitué d’une vingtaine de femmes provenant du Grand Nord et du Sud urbain réunies au canjp Béluga à Puvirnituq.Trop rondement peut-être.A tour de rôle, les 15 participantes inuites — chacune représentant un des 14 villages du Nunavik phis la communauté de Chisasibi en territoire cri — dressaient presque à contrecœur la liste des problèmes de leurs communautés respectives, craignant que la journaliste présente ne retienne que ces éléments négatifs.VOIR PAGE A 8: INUITES INDEX Actualités___A2 Annonces_____B4 Avis publics.B 6 Carrières.B 5 Culture.B 8 Décès________B4 Économie____B 1 Éditorial.A6 Idées-A 7 Météo________B 6 Monde.AS Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Télévision.B 7 297 passagers sains et saufs Un Airbus 340 dAir France fait une violente sortie de piste à l’aéroport Pearson et prend feu : vingt-deux blessés légers .-.* •-1T : à.MülBS BOL® :tqb REUTERS/CTV Cette image tirée d’un extrait vidéo montre le Airbus 340 de la compagnie Air France en flammes, au bout du tarmac de l’aéroport Pearson de Toronto, tout près de l’autoroute 401.L’avion a pris feu après avoir raté son atterrissage, pour des raisons encore inconnues mais qui pourraient être reliées aux conditions météorologiques.Deux cent quatre-vingt-dix-sept passagers et 12 membres d’équipage d’un Airbus 340 d’Air France l’ont échappé belle hier, à Toronto, quand l’avion dans lequel ils prenaient place depuis Paris a complètement raté son atterrissage pour aller aboutir dans un fossé en bout de piste, en plein orage, à l’aéroport Pearson.Au moins 22 passagers ont été légèrement blessés, mais on ne déplore aucune perte de vie malgré la violence de l’incendie qui a rapidement ravagé l’appareil au sol.Les causes exactes de l’accident demeuraient encore inconnues au moment de mettre sous presse.Une enquête conjointe a été ouverte par le ministère français des Transports en collaboration avec les autorités aéronautiques canadiennes.Des enquêteurs du Bureau d’enquête et d’analyse des accidents (BEA) français partiront ce matin pour Toronto.Le ministre des Transports français, Dominique Perben, a réglé au téléphone, tard hier, les modalités de l’opération avec son homologue canadien, Jean Lapierre.L’avion a atterri à 16h03 locales.11 est sorti de la piste au bout du tarmac et s’est immobilisé environ 200 mètres plus loin, a-t-il précisé.«Les services de secours ont réagi immédiatement.Les passagers ont été évacués», a dit Steve Shaw, un responsable de l’aéroport de Toronto, précisant que le feu s’était ensuite déclaré et que l’avion avait été très sérieuse- ment endommagé.Plusieurs heures ont été nécessaires avant de maîtriser l’incendie.Deux autobus ont entre-temps transporté des passagers au centre médical de l’aéroport.Selon Air France, «il y a quelques blessés légers qui n’inspirent pas d’inquiétude dans l’immédiat».Le vol AF358 d’Air France, en provenance de l'aéroport Charles de Gaulle, a atterri dans des conditions météorologiques difficiles, alors qu’il y avait un violent orage avec éclairs à Toronto.Les rapports météorologiques indiquaient aussi la présence de fortes rafales de vent et de grêle.VOIR PAGE A 8: AIRBUS Reggaeman, militant, YOURI LENQUETTE Tiken Jah Fakoly est au Spectrum ce soir à 19h.«Je fais simplement du reggae.C’est une musique qui a un message, qui défend les opprimés.Je suis la ligne tracée par Bob Marley et Peter Tosh.» On voit en lui un nouveau Bob Marley; il s'appelle Tiken Jah Fakoly et il est Ivoirien BERNARD LAMARCHE erci à Ludwig Wax, le chanteur de la formation rock montréalaise Le Nombre.Lors d’une entrevue la semaine dernière, il nous a fortement suggéré de causer avec Tiken Jah Fakoly, le reggaeman de la Côte-d’Ivoire.Wax revient d’un séjour de neuf mois passés dans un des pays les plus pauvres de la planète, le Niger, et nous assure que là-bas, Fakoly est vu comme rien de moins qu’un messie.Loin de l’allure menaçante qu’il affiche sur la pochette de son inspirant dernier disque, Coup de fueule, Fakoly est particulièrement aimable à autre bout du fil.Lorsqu’on lui soumet cette idée qu’il puisse être perçu comme un «sauveur» de la même trempe, autrefois, que Bob Marley, Fakoly se fait même humble.Celui dont le reggae est résolument moderne, entre les traditions jamaïcaines et africaines, répond de sa voix chaude et feutrée qu’il ne fait que son travail.«Ce n’est pas à moi de dire si je suis ceci ou si je suis cela.Je fais simplement du reggae.C'est une musique qui a un message, qui défend les opprimés.Je suis dans la ligne tracée par Bob Marley et Peter Tosh.Je joue le vrai rôle qu'un reggaeman doit jouer.Je laisse les gens apprécier le travail que je fais à travers cette musique.» Issu de l’ethnie malinké, Fakoly est le descendant d’un chef guerrier, Fakoly Koumba Fakoly Daaba, et VOIR PAGE A 8: FAKOLY QÊrtlllES DE MONTREAL ¦ Autres informations en page B 8 LES AVENTURES DU FAUX (4) Elmyr de Hory, a le caméléon Daniel Poliquin tObomtvwfn BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE Toute une société contre un artiste ii 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 3 AOÛT 2005 A 2 LES ACTUALITÉS PEDRO RUIZ LE DEVOIR L’avenir du français dans les médias est plutôt rassurant, selon une étude du Conseil supérieur de la langue française.Français dans les médias : il y a place à amélioration NORMAN DELISLE Québec — La qualité du français utilisé dans les médias québécois est acceptable, mais perfectible.C’est ce qui se dégage d’une recension de plusieurs études de spécialistes que vient de publier le Conseil supérieur de la langue française du Québec sous le titre Le français au Québec, les nouveaux défis.•L’avenir du français dans l’information est plutôt rassurant.Au fil des ans, les secteurs de la presse écrite et de l’information radio et télévision ont été moins touchés par les excès de familiarité ou la dégradation relative de certains aspects de la langue», écrit Guy Bertrand, conseiller linguistique à Radio-Canada.M.Bertrand note que les communicateurs de la radio et de la télévision doivent souvent improviser en direct plusieurs des textes qu’ils livrent.•Les bafouillages, les lapsus, les tournures lourdes ou un peu maladroites et les impropriétés sans gravité sont excusables dans une émission ou l'improvisation tient une place importante», dit-il.Dans la plupart des médias, «la simplicité, la convivialité et, dans une certaine mesure, la familiarité sont des qualités médiatiques appréciées et même recherchées par une majorité d’auditeurs et de téléspectateurs».•Les radiodiffuseurs ne veulent pas retirer à leurs émissions légères cette convivialité tant prisée du public.Ils veulent simplement démontrer qu’on peut présenter des émissions sympathiques et intéressantes dans un français correct et sans prétention», signale M.Bertrand.Variations linguisitiques Pour sa part, le professeur Luc Ostiguy, de l’Université du Québec à Trois-Rivières, relève que «/a radio et la télévision, grand public ou spécialisées, font entendre l’ensemble des variations linguistiques que connaît la communauté québécoise».Pour certains, note M.Ostiguy, il y a «un relâchement de la langue des émissions de variétés, de certaines œuvres de fiction ainsi que de celle des humoristes».•La langue pariée des journalistes, considérée par le public comme une référence, n ’est pas épargnée non plus».Certains spécialistes •disent ne plus compter les foutes attribuables à l’anglais, les emplois syntaxiques fautifs, les erreurs de prononciation et les tics de langage, les mots et les structures de phrases de registre familier émaillant les bulletins d'information».Le professeur trifluvien rapporte par ailleurs le jugement d’une spécialiste allemande, Kristin Rein-ke, qui a étudié la langue des bulletins d’information et des émissions d’affaires publiques des médias québécois, et qui y relève une prononciation généralement «de bonne qualité» par rapport au français standard.Mme Reinke a étudié 38 émissions d'information diffusées à Radio-Canada, à TVA, à TQS et à Télé-Québec entre février 1999 et février 2000.Elle a analysé la prononciation des animateurs.Mais M.Ostiguy met en relief le fait que l'ensemble des observations et des critiques «ne repose pas sur des études vraiment systématiques».Lui aussi note que l’improvisation à laquelle sont contraints les animateurs de radio et de télévision rend plus difficile leur tâche de rendre leur texte en excellent fiançais.Enfin, M.Ostiguy mentionne que «/a qualité de l’expression orale devrait être un critère d’em-bauche déterminant, et que les universités s'attachent à l’amélioration de la formation linguistique des communicateurs».•Beaucoup considèrent que la langue pariée correcte du Québec d'aujourd’hui ne doit pas nécessairement être identique en tous points à celle qui serait entendue ailleurs dans la francophonie», conclut-il.Presse canadienne Andrée Champagne, sénatrice En plus de la comédienne, Paul Martin nomme un ancien bras droit au Sénat SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — Le premier ministre Paul Martin y est allé hier d’un coup d’éclat au Sénat en plus d’y nommer la comédienne Andrée Champagne, il a fait signe à Dennis Dawson, son ancien bras droit au maire de Vancouver, Larry Campbell, et à Hugh Segal, ancien chef de cabinet de Brian Mulroney.M.Martin a aussi appelé l'homme d’affaires et philanthrope mani-tobain Rod Zimmer a la Chambre haute.•C’est quelque chose à quoi je n’avais vraiment pas pensé», a confié Mme Champagne.•J’ai été la fille la plus surprise de la Terre quand on m’a appelée et j'en suis très honorée.Je me prépare à reprendre du service.» Andrée Champagne, qui a été candidate conservatrice lors de la campagne électorale de juin 2004, ambitionne de «rajouter un peu de progressisme au parti» dirigé par Stephen Harper.«C’est de l'intérieur qu’il faut le faire», estime-t-elle.Mme Champagne s’est illustrée par son rôle de Donalda dans la populaire série télévisée Les Belles Histoires des pays d’en haut.En 1984, elle a été élue députée conservatrice et a été, pendant deux ans, ministre d’Etat à la Jeunesse dans le premier cabinet Mulroney.Elle a ensuite été la première femme à occuper le poste de vice-présidente de la Chambre des communes (de 1990 à 1993).Elle siégera au Sénat à titre de membre du Parti conservateur.La nomination de Dennis Dawson a toutes les apparences d’une affaire partisane.Lors de son élection aux Communes en 1977, sous la bannière libérale, M.Daw- son était l’irn des plus jeunes députés fédéraux de l’histoire canadienne.D a représenté la circonscription de Louis-Hébert, dans la région de Québec, jusqu’en 1984.Proche collaborateur de M.Martin depuis l’entrée en politique de ce dernier, en 1988, M.Dawson a été l’un des principaux stratèges de sa campagne pour déloger Jean Chrétien, de 2000 à 2003.D portera les couleurs libérales à la Chambre haute.Pas de réforme En nommant deux conservateurs au Sénat, Paul Martin neutralise, en quelque sorte, d’éventuelles critiques de l’opposition officielle à l’égard de l’accession de Dennis Dawson au Sénat II sera aussi difficile pour le parti de droite de dénoncer le fait que ces nominations sont faites, une fois de plus, en l’absence d’une réforme de la Chambre haute.Andrée Champagne ne s’est d’ailleurs par formalisé de cette lacune.«Ce n’est pas parce qu’on veut changer de voiture qu’on n’utilise plus celle qu’on a», a-t-elle soutenu.Les conservateurs prônent depuis des années la mise en place d’un Sénat élu, efficace et plus représentatif des provinces de l’Ouest.Paul Martin s’est dit d’accord avec de tels changements.Mais comme ils nécessiteraient un amendement constitutionnel, le gouvernement minoritaire de M.Martin ne prévoit aucune réforme pour l’instant Stephen Harper a bien accueilli la nomination de Mme Champagne et de M.Segal.«L’un et l’autre sont des personnes de grande expérience dans le service pu- blic qui apporteront de réelles contributions à la vie politique canadienne», a-t-il déclaré dans un communiqué.«Le Parti conservateur reste convaincu que les sénateurs devraient être élus, et ce sera le cas au sein de tout gouvernement conservateur.» Hugh Segal a œuvré dans les coulisses du pouvoir fédéral pendant les années Mulroney.D était jusqu’à tout récemment président de l’Institut de recherche en politiques publiques, basé à Montréal, et professeur à l'université Queen’s, de Kingston.Il représentera les conservateurs au Sénat Après un mandat à la Ville de Vancouver, Larry W.Campbell a annoncé en juin qu’il ne se représenterait pas lors des élections de novembre prochain.«Je ne suis pas un politicien», avait alors dit l’ancien policier et coroner, fort populaire dans sa ville.Or, il est maintenant sénateur libéral.Quant à Rod Zimmer, il a été directeur du marketing et des communications de la Fondation manito-baine des loteries (1985-93), président du Royal Winnipeg Ballet (1989-91) et vice-président de la Pan American Games Society (1995-98).Il représentera les libéraux.Après des mois de tergiversation, Paul Martin a maintenant pourvu la quasi-totalité des sièges vacants au Sénat II n’en reste plus que deux.Les sénateurs, qui doivent se retirer à l’âge de 75 ans, gagnent 116 000 $ par année, sans compter les avantages sociaux.Presse canadienne Le Grand Nord recevra la plus large part de l’investissement, avec 100 millions qui seront consacrés à 30 sites.ARCHIVES LE DEVOIR Ottawa consacrera 150 millions à la réhabilitation de sites contaminés Yellowknife — Le ministre fédéral de l’Environnement Stéphane Dion, a annoncé hier qu’Ottawa consacrera plus de 150 millions de dollars en 2005-06 à la réhabilitation de près d'une centaine de sites contaminés au Canada.La plupart des fonds seront consacrés aux régions de l’Arctique, qui comptent plusieurs mines abandonnées et anciennes bases militaires.•Nous savons quoi foire.Le temps est venu de passer à l’action», a déclaré M.Dion hier, tout juste avant d’annoncer la nouvelle à Yellowknife.Le ministre a publié une liste de 97 sites toxiques de haute priorité.On en.retrouve parjout au pays, sauf dans la province de rîle-du-Prince-Édouard.La liste comprend notamment la base des Forces canadiennes à Valcartier, au Québec, des réserves en Ontario et trois endroits dans le parc national Pacific Rim, en Colombie-Britannique.Le Grand Nord recevra toutefois la plus large part de l’investissement, avec 100 millions qui seront consacrés à 30 sites.«La décontamination des sites coûte plus cher dans le Nord», a indiqué M.Dion.On prévoit décontaminer au moins 12 mines abandonnées dans les territoires, en plus de continuer à réhabiliter l’ancienne mine Giant, non loin de Yellowknife, où des substances toxiques ont été enterrées par la défunte Royal Oak Mines Inc.On y retrouve notamment 237 000 tonnes de trioxyde de diarsenic.Un autre site de décontamination sera celui de Port Radium, près de Define, dans les Territoires du Nord-Ouest, où des mines de radium et d'uranium ont été exploitées pendant la guerre froide.Dans une autre mine à Colomac, à 210 km au nord de Yellowknife, on retrouve deux bacs de décantation des résidus contaminés au cyanure, un agent chimique très toxique qu’on utilisait pour l’affinage de l’or.La plupart des problèmes qu’on retrouve dans le Nord découlent de l’ancienne réglementation, a souligné M.Dion.Quand les compagnies minières déclaraient faillite, c’était le gouvernement fédéral qui devait composer avec les conséquences environnementales.•Nous avons maintenant une réglementation très stricte, a affirmé le ministre.Les règles du jeu ont complètement changé.Maintenant, le principe du pollueur-payeur en est un que le gouvernement du Canada met en pratique dans sa réglementation.» Les compagnies qui exploitent des mines dans le Nord doivent désormais déposer une garantie qui permet de couvrir les coûts des travaux de décontamination.L’annonce d’hier fait partie d’un projet qui avait été dévoilé dans le budget de 2004.Un montant de 3,5 milliards sera investi sur une période de 10 ans.En 2005-06, un montant de près de 139 millions sera consacré aux travaux qu’on effectuera sur les 97 sites.Une autre somme de 14 millions servira à l’évaluation technique de 500 autres sites toxiques.Le gouvernement fédéral a recensé environ 4000 sites contaminés au pays.Presse canadienne Bush félicite les astronautes de Discovery L’équipage se prépare à une réparation en orbite sans précédent JEAN-LOUIS SANTINI Houston — L'équipage de Discovery, qui a reçu hier les félicitations du président Bush, se préparait à une ntission sans précédent et délicate de réparation en orbite du bouclier thermique de la navette par un astronaute pour assurer un retour en sécurité sur Terre.•Je veux seulement vous dire d tous combien le peuple américain est fier de ses astronautes et vous remercie de prendre des risques pour le futur de l'exploration spatiale», a déclaré George W.Bush lors d’un appel téléphonique depuis la Maison-Blanche à la station spatiale internationale (ISS).Les sept astronautes de Discovery étaient réunis dans un laboratoire de l’ISS avec les deux résidants de la station pour écouter l’appel présidentiel selon des images retransmises à la télévision de la NASA La commandante de Discovery, Eileen Collins l’a remercié et lui a dit combien les astronautes croyaient dans l'exploration spatiale.«Ce que nous foisons maintenant en vaut vraiment la peine et nous voulons que tout le monde le sache», a-t-elle ajouté.L'appel du président survenait alors que se prépare une nouvelle mission de sortie dans l'espace dans moins de 24 heures, qui doit être réalisée par l’astro-naqte Stephen Robinson.A partir de 6h30, perché au bout du bras robotisé de 20 mètres de l’ISS manœuvré par James Kelly, le copilote de Discovery, Robinson sera très délicatement amené sous le ventre de la navette pour retirer à la main ou couper avec une petite scie deux morceaux de joints de brique qui dépassent de 2,5 cm.Toutes ces opérations seront suivies à distance par une caméra sur le bras robotisé de la navette.James Kelly et sa collègue Wendy Lawrence pourront alors guider leur collègue Stephen Robinson pour s’assurer qu’il ne heurte pas les tuiles.La NASA a décidé de procéder à cette opération sans précédent et un peu improvisée, après avoir conclu lundi que ces deux protubérances sur le bouclier thermique de la navette présentaient des risques de températures excessives au moment de sa rentrée dans l'atmosphère à phis de 20 000 km/h.Stephen Robinson a jugé hier cette tâche simple mais délicate en raison de la fragilité des tuiles ther-ntiques de l’orbiteur.«Cette réparation est très simple mais les tuiles sont fragiles [.] et je dois donc foire extrêmement attention» de ne pas les heurter, a déclaré l’astronaute lors d'une conférence de presse depuis la sta- tion spatiale internationale, avec tout l’équipage de Discovery et les deux résidants de HSS.«La chose à laquelle je dois foire le plus attention est le haut de mon casque», a-t-il aussi dit «Je pense que retirer ces joints juste avec la main ou avec un forceps est une très bonne solution qui ne devrait pas prendre beaucoup de temps», a ajouté cet astronaute.Robinson a expliqué que l’entraînement et la formation suivis pendant un an s’étaient concentrés sur la réparation des tuiles thermiques dans l’espace.•Cela correspond bien à ce que je dois foire et cela va m’aider» à exécuter cette tâche, a souligné l’astronaute.un ingénieur de formation.Eileen Collins a indiqué lors de cette conférence de presse que •l’équipage était satisfait» de cette option et était confiante que la navette ferait une rentrée réussie dans l’atmosphère.Discovery doit se désarrimer de FI SS samedi et effectuer son retour au centre spatial Kennedy lundi à 3h47 du matin.En cas d’échec aujourd’hui, les astronautes essaieraient de nouveau demain et vendredi, avait dit lundi Wayne Hale, le directeur adjoint du programme des navettes.Agence France-Presse ¦ n H ¦ I ?CAHIER SPÉCIAL LE DEVOIR::: RENTRÉE SCOLAIRE Ri -C Le 5 AOÛT Publié le samedi 1 3 AOÛT I 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 3 AGIT 2 0 0 5 A 3 01JTIQUE Jacques Olivier jette l’éponge Le maire accuse Québec d’avoir causé la débâcle du Grand Longueuil FRÉDÉRIQUE DOYON Dans la foulée de la défection de 19 des 26 conseillers de son équipe, en juin dernier, le maire de Longueuil a finalement baissé les bras.Jacques Olivier a annonce hier qu’il se retirait de la politique municipale et ne participait donc pas à la course à la mairie en novembre prochain.Il terminera toutefois son mandat et restera en poste jusqu’au 31 décembre 2005.«Après mûre réflexion, j'annonce aujourd’hui que je ne solliciterai pas un autre mandat auprès des citoyens de Longueuil», a-t-il déclaré en conférence de presse à l’hôtel de ville de Longueuil.Pour expliquer sa volte-face, puisqu’il devait se présenter aux élections à titre de candidat indépendant M.Olivier a invoqué le manque de motivation à se recréer une équipé.«Pour faire face à la musique, encore faut-il un orchestre», at-il ironisé.La loi ne favorise pxts cela: un indépendant est toujours à la merci de 26 conseillers» Réputé pour son caractère combatif et explosif, Jacques Olivier a montré patte douce et joué la carte de l’intégrité, admettant que le départ de ses 19 conseillers avait «beaucoup, beaucoup» influencé sa décision de se retirer.«C’est une des raisons qui m’amè- JACQUKS GRENIER LE DEVOIR Jacques Olivier a annoncé hier qu’il se retirait de la politique à la fin de son mandat.lonçueuil nent à ne pas me re-présenter.Je ne peux pas aller descendre les gens en qui fai cru.» Souvent accusé par ses ex-collaborateurs d'agir selon ses caprices, le maire a même reconnu, à demi-mot sa part de responsabilité dans la débâcle.«Si l’arrogance c’est être persévérant et arriver à quelque chose, oui, je le suis» Mais il a surtout fait porter l'odieux au gouverne- ment Charest lequel a, selon lui.entraine la débâcle du Grand Longueuil et, dans la suite, celle de son Parti municipal Rive-Sud (PMRS) avec sa loi 9 sur les défusions.«L’avenir s'annonçait très positif pour le nouteau Longueuil jusqu’à ce que le gouvernement du Quebec autorise les référendums sur les defusums.En un instant, les guerres de clochers sont réapparues.» S’ensuivirent les querelles pre-référendaires.le depart de quatre arrondissements, les défections au sein du parti.«Tout cela est venu confirmer le démantèlement de Longueuil.» M.Olivier poursuivra son mandat jusqu’à la fin de l’année; l’interrompre serait irresponsable, selon lui.L’ancien députe fédéral et propriétaire d’un concessionnaire automobile retournera ensuite à la retraite.Bilan positif D tire un bilan positif de ses quatre années de régne.Il a notamment créé l'organisme Développement économique Longueuil et doté longueuil d'un conseiller en éthique.Le projet de redéveloppement de la zone du métro, en collaboration avec l'Université de Sherbrooke, a aussi vu le jour sous sa gouverne.Claude Gladu, qui a déclenché la mutinerie de juin dernier, a accueilli la nouvelle avec un respect poli.par voie de communiqué.«Nous travaillons tous dans le meilleur intérêt de cette ville et continuerons de le faire au cours des prochains mois».Après avoir passe 12 ans en politique fédérale, Jixques Olivier est devenu le premier main' du Grand longueuil fusionné en 2001.Il a mené sa campagne en promettant une forte décentralisation des pouvoirs au sein de la nouvelle grande vifle de Longueuil II a toutefois perdu quatre arrondissements; Boucherville, Saint-Bruno, Brassard et Saint-Lambert défusionnés en 2004.En cours de mandat on lui a reproché d’attribuer de lucratifs contrats, s;uis appel d’offres, notamment au Groupe Everest, très actif dans la campagne électorale du main'.En juin dernier, fatigue du comportement de dictateur de son chef.Claude Gladu annoix-e qu’il forme un nouveau parti avec 14 des conseillera du PMRS, k'jour où M.Olivier devait dévoiler sa nouvelle équipe pour les prochaines élections.Quatre autres conseillers lui ont emboîté k' pus.A la veille d'un vote de confiance, k' maire a quitté le bateau du PMRS, devenant maire indépendant avec une équipé remaniée.Le IX’voir Un nouveau budget minerait la crédibilité du Canada Le Bloc québécois craint que le gouvernement Martin ne mine la crédibilité du Canada face aùx marchés financiers s’il s’avise de déposer un nouveau budget à l’automne.Le Toronto Star rapportait hier matin que le ministre des Finances, Ralph Goodale, est à travailler sur des mesures qui pourraient rehausser la popularité des libéraux à l’approche d’un scrutin promis cet hiver et qui iraient au-delà d’une simple mise à jour.Le critique bloquiste en matière de finances, Yvan Loubier, a qualifié une telle démarche de complètement ridicule.«Ça rend la situation instable.Face aux investisseurs, ce n’est pas une très bonne nouvelle», a-t-il dit à la Presse canadienne.«Tout soubresaut ou tout semblant de perte de contrôle peut affecter tous les agents économiques et les marchés financiers», a-t-il ajouté.Il a rappelé que les libéraux ont présenté un budget en mai, un autre budget modifié selon la volonté du NPD un mois plus tard, dont les provisions n’entreront pas en vigueur avant un ou deux ans et qui a été adopté il y a deux semaines seulement par le Sénat.Selon M.Loubier, un troisième budget en quelques mois serait un signe flagrant de déroute qui ne saurait passer inaperçu sur les marchés financiers.Il ajoute que les libéraux seraient irresponsables d’agir ainsi avec les finances pubfiques.Cependant, il a accusé les libéraux d’être prêts à toutes les manigances partisanes pour tenter de détourner l’attention du scandale des commandites à l'approche du dépôt du rapport Gomery à ce sujet Presse canadienne Le Sinn Féin lance son opération charme Le député Shawn Crowe au Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR iigi Le député du Sinn Féin Shawn Crowe, de la République d’Irlande, a amorcé hier à Montréal une tournée canadienne.CLAIRANDRÉE CAUCHY Moins d’une semaine après que TIRA eut abandonné la lutte armée, la diplomatie officieuse de sa branche politique, le Sinn Féin, est déjà à l’œuvre aux quatre coins de la planète pour inciter le gouvernement britannique et les unionistes protestants à reprendre le dialogue.C’est dans ce contexte que le député du Sinn Féin Shawn Crowe, de la République d’Irlande, a amorcé hier à Montréal une tournée canadienne.Des émissaires du Sinn Féin (SF) ont aussi été dépêchés du côté de l’Union européenne et de l’Australie, où la diaspora irlandaise est également très présente.Acteur imporfant de la dynamique nord-irlandaise, les Etats-Unis ne sont pas en reste puisque le numéro deux du parti, Martin McGuinness, était sur place lors de l’annonce de TIRA jeudi dernier.«Les Canadiens et les Québécois peuvent avoir un rôle très positif à jouer pour mettre en oeuvre les accords du Vendredi saint [conclus en 1998] qui constituent la marche à suivre pour la paix», a plaidé le député de Dublin-Ouest, de passage à Montréal hier.Le politicien nationaliste profitera de son séjour de cinq jours en sol canadien pour rencontrer des députés de tous les partis fédéraux afin de les inciter à «adopter des résolutions qui mettent de la pression sur le gouvernement britannique».On espère, dans le camp républicain, que la décision de ITRA permettra d’aller de l’avant avec les accords du Vendredi saint de 1998, dont la mise en œuvre avait été suspendue en 2002, précisément en raison du refus de ITRA de désarmer.Ces accords prévoient notamment la mise en place d’un Parlement nord-irlandais dont les décisions seraient prises à double majorité des catholiques et des protestants.Le gouvernement nord-irlandais — dont les postes de ministres seraient alloués en fonction des suffrages — exercerait les pouvoirs dévolus par Londres, notamment en matière de finances, d’éducation, de santé et d’agriculture.Un conseil formé de représentants de l’Irlande du Nord et du Sud pourrait également être institué pour développer la coopération entre les deux Mande.«Les armes, qui ont été utilisées comme un mécanisme de blocage en Irlande ne feront désormais plus partie de l’équation.L’excuse de TIRA qui bloque le processus de paix ne tient plus.Le gouvernement doit maintenant prendre ses responsabilités», fait valoir M.Crowe, qui a représenté le SF lors des négociations ayant mené aux accords du Vendredi saint Réfutant les analyses voulant que les attentats d’al-Qaida à Londres aient forcé la main à TIRA, M.Crowe insiste pour dire que le désarmement «émane d’une position de force et non de faiblesse», le courant nationaliste ayant le vent dans les voiles sur la scène politique.«Ils ont répondu à l’appel de Gerry Adams lancé le 6 avril.Il disait que, pour la première fois, il est possible d’atteindre les objectifs de TIRA à travers des moyens politiques: qu’il y a un potentiel d’arriver à la liberté de l’Irlande et de réaliser la paix», affirme M.Crowe, confiant que le mot d’ordre sera respecté au sein de l’IRA et qu’un «groupuscule» comme Y«IRA véritable» — dissidente de TIRA — n’aura pas beaucoup d’appuis s’il poursuit dans la lutte année.Bâtir la paix La reprise des pourparlers pour restaurer les institutions politiques nord-irlandaises — que le gouvernement britannique promet pour septembre — risque d’être ardue.Le paysage politique de l’Irlande du Nord a changé considérablement depuis 1998.Ire parti unioniste modéré Ulster Unionist Dirty, qui avait conclu les accords, a depuis été supplanté pin le Democratic Unionist Party du révérend lan Paisley, tenant de la ligne dure face aux républicains.Ire Sinn Féin a aussi pris du galon, supplantant le Social and Democratic Labour Party (SD LP) du côté des nationalistes.«/re révérend Paisley et son parti, qui font leurs élections en cassant du sucre sur le dos du Sinn Féin, ont une responsabilité envers leurs commettants de s'engager dans la voie de la paix.On espère qu’ils tourneront la page sur le passé et deviendront des bâtisseurs de paix», fait valoir M.Crowe, qui voit dans cette nouvelle donne «une fenêtre d’opportunité politique qui ne s’était jamais ouverte auparavant».Déjà, le chef du DUP, lan Paisley, a vilipere dé la décision annoncée lundi par le gouvernement britannique de réduire considérablement ses effectifs en Irlande du Nord et mis en garde Londres contre la tentation de prendre pour acquis que son parti discuterait avec le Sinn Féin et cohabiterait éventuellement avec lui au sein d’un gouvernement.Pour Shawn Crowe, cette démilitarisation de l’Irlande du Nord fait ligure de symbole.«Ailleurs dans le monde, m a vu des symboles démantelés, comme des statues déboulonnées.En Irlande, les symboles qu ’on voit démantelés, ce sont les bases militaires, la police armée et les soldats dans la rue.Il y a plus de soldats britanniques en Irlande du Nord qu’en Afghanistan et en Irak réunis», lance-t-il en soulignant que l’économie des six comtés dUlster repose essentiellement sur le conflit Il espère qu’une plus grande collaboration entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord donnera un coup de pouce à cette économie pour l’instant dépendante des dépenses militaires.«Il faut permettre au succès de l’économie irlandaise de rejaillir sur le Nord», plaide-t-il.Ire Sinn E'éin n’abandonne pas pour autant son rêve d’une Irlande unie, mais concentre pour l’instant ses énergies sur l’instauration d’un gouvernement nord-irlandais.«Nous voyons cela comme une période de transition qui, nous l’espérons, va mener à une Irlande unie.Ce serait une décision prise par le peuple lui-même», fait valoir M.Crowe, qui juge pour l’instant plus urgent de «faire reculer le sectarisme, de mettre fin à l’apartheid social et à la discriminaticm».Le Devoir île René-Levasseur : les Innus acceptent de discuter avec Québec et Kruger Une rencontre tripartite aura lieu demain JOCELYNE RICHER Québec — Les Innus de Bet-siamites ont finalement accepté.hier, de participer demain à une rencontre tripartite avec le gouvernement Charest et la compagnie Kruger en vue de discuter de la récupération du bois brûlé sur file René-Levasseur (Côte-Nord).Hier matin, à Montréal, devait avoir lieu une première rencontre tripartite sur ce dossier, mais les Irmus ont refusé d’y participer si les représentants de Kruger étaient présents.Ces derniers ont donc dû s’abstenir et la rencontre n’a réuni que le ministre des Ressources naturelles, Herre CorbeU, et les représentants de la communauté innue.La direction de Kruger a jugé l’attitude des Innus incompatible avec l’ouverture au dialogue demandée par le juge Pierre Dal-phond la semaine dernière.•Nous ne pouvons que déplorer la décision du chef de la communauté innue de Betsiamites, Ra- phael Picard, qui refuse de donner suite à une demande de la Cour d’appel du Québec qui ouvrait la voie au dialogue», a indiqué hier par communiqué le vice-président aux affaires publiques de la pape-tière, Jean Majeau.Pour éviter la multiplication des recours judiciaires, le juge avait demandé aux parties de prendre quelques jours pour voir si un terrain d’entente était possible.Les parties ont jusqu’à vendredi pour rendre compte au juge de l’état d’avancement de leurs travaux.S aucune entente n’est intervenue d’ici là, le juge imposera une décision le 10 août Optimisme Au ministère des Ressources naturelles, on se montrait optimiste, après la rencontre d’hier, d’en arriver prochainement à un accord qui définirait les modalités de récupération du bois brûlé à la suite des incendies de forêt de juin, sur cette île de la Côte-Nord, territoire situé au milieu du réservoir de la Mankouagan.De son côté, la direction de Kruger a adressé hier au chef Picard une nouvelle invitation à reprendre le dialogue.Pour leur part, les Innus n’ont pas voulu faire de commentaires sur l’évolution du dossier.Un porte-parole du conseil de Pessamit (Betsiamites) a indiqué que le chef Picard ferait le point demain avec les médias, à Québec.Au cours de cette conférence de presse, convoquée conjointement avec Greenpeace, le chef Picard et Steven Guilbault, porte-parole de Greenpeace, doivent révéler les résultats d’un sondage Lé-ger-Marketing portant sur fa perception des Québécois envers 1a cause des Innus en matière de gestion forestière.Pour être jugé utilisable par l’industrie, le bois brûlé doit être récupéré sans tarder, dans les mois qui viennent, d’où l’urgence de trouver un terrain d’entente.Le 6 juillet, parce qu’il voyait l’urgence d’agir, le juge André Rochon, de la Cour d’appel du Québec, avait autorisé fa compa- gnie Kruger à récolter d’ici novembre 190 000 mètres cubes de bois qui ont brûlé en juin dernier, mais depuis les Innus tentent d’obtenir un sursis d’application de cette décision.La perte de cette matière ligneuse signifierait de nombreuses pertes d’emploi pour Kruger.Les autochtones reprochent au gouvernement du Québec d’avoir octroyé un contrat d’approvisionnement à 1a papetière sans les avoir d’abord consultés.Ils veulent idéalement que les travaux forestiers soient suspendus sur ce territoire tant que 1a Cour suprême n’aura pas tranché, sur le fond, la plus vaste question de leurs droits ancestraux.Les audiences doivent débuter en décembre.En juin, 1a juge Danielle Grenier, de 1a Cour supérieure, avait ordonné l’arrêt immédiat de toute activité forestière sur l’île René-Levasseur.Presse canadienne E N Clandestin entre Montréal et Paris Paris — Le corps sans vie d’un passager clandestin a été retrouvé hier à l’aéroport parisien de Roissy dans le train d’atterrissage d’un avion de ligne d’Air France en pro B K E F venance de Montréal a-t-on appris auprès de la compagnie.«Le corps a été découvert à l’occasion d’une visite dans le logement du train d’atterrissage d’un A irbus A330 qui venait d’assurer la liaison Montréal-Paris», a-t-on précisé.Air France n’a pas pu apporter de précisions sur l’identité de fa victime.-AP Restauration de tableaux CÉUvrêi andtnntt contttnponintt ,Ao/m rectfauron* tout.¦uifi/'/e* coeur* ârètés/ 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8312 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 A 4 LE DEVOIR, LE MERCREDI 3 AOÛT 2005 ES AVENTURES DD FADI Elmyr de Hory, le caméléon v'«» «su L.K ~Jæ‘ MICHEL BRAUDEAU Un jour de l’été 1961, on vit débarquer dans l’île d’Ibiza un quinquagénaire élégant aux cheveux teints, portant monocle, un expatrié hongrois répondant au nom d’Elmyr Dory-Boutin.Il s'installa d'abord dans une maison simple.Avec ses chandails en cachemire, sa courtoisie désuète très «Mitteleuropa», son aisance à parler cou-ramment cinq langues en les estropiant toutes, on le prit pour un rejeton disgracié de la famille royale de Hongrie en exil, ou du moins un baron de sang bleu.La tribu cosmopolite de l’île en avait vu d’autres et l’adopta.Trois ans plus tard, le noble Hongrois se fit construire une villa, «La Falaise», avec piscine, terrasses fleuries, à-pic au-dessus de la mer.Cet affable épicurien, soi-disant amateur de peinture, ne travaillait jamais, voyageant à l’étranger en hiver et séjournant en été dans sa somptueuse résidence où U recevait la société mondaine et désargentée de l’île.Nul ne refusait les invitations, niais dans le microcosme cancanier d’Ibiza, on s’interrogeait sur les ressources d’un tel oisif, auquel le barbier de l’île apportait ses soins, chaque dimanche, à pied.Il fallait croire qu'il avait hérité d’une fortune en œuvres d’art, d’autant qu’il recevait parfois la visite de deux marchands parisiens, Fernand Legros et son jeune camarade Réal Lessard.Le Hongrois ne faisait jamais de confidences, éludait d’un sourire aimable toute question sur son passé.Une fois, il murmura à l’une de ses intimes: «Si j’allais assez mal pour te dire mon secret, tu serais aussi choquée que si je t’avouais être Martin Bormann.Ce qui n’est pas le cas.» Et il reprit aussitôt le cours de son name-dropping, la litanie habituelle de ses relations invérifiables avec Tennessee Williams, Salvador Dali, le prince Youssoupov et autres «vieux amis», à Paris, Rome ou New York.Il n’était pas Martin Bormann, le dauphin d’Hitler, certes, mais pas non plus un touriste hongrois en vacances.Sous des noms d'emprunt — baron Elmyr von Houry, Elmyr Herzog, Louis Cassou, baron Elmyr Hoffman, Josef Dory, E.Raynal, Joseph Dory-Boutin, entre autres —, le suave Elmyr de Hory était un des meilleurs faussaires de son temps.Le brouillard dont il s'entourait se dissipa en 1967, quand éclata le procès Meadows, où furent impliqués ses deux marchands, Legros et lessard, les mêmes qui étaient censés gérer sa collection invisible.Elmyr, le plus âgé des trois, né en 1905, avait grandi au sein d'une riche famille de Budapest jusqu’au divorce de ses parents.A 18 ans, attiré par l’art et désireux de cacher son homosexualité, il avait étudié à Munich puis à Paris, auprès de Fernand Léger, de 1926 à 1932.sans toutefois s’y faire un nom dans le Montparnasse effervescent qu'Hemingway décrivit comme une fête.Après la guerre, les biens de sa famille furent confisqués.lorsqu'il revint en France en 1945, la fête était terminée, et ses parents n’étaient plus en vie pour financer sa bohème.Il découvrit, presque par hasard, qu’un seul dessin exécuté en un quart d’heure à la manière de Picasso pouvait subvenir à ses besoins pour deux mois.Après tout, ses professeurs et amis, Léger, Vlaminck.avant d'accéder à la gloire, n'avaient-ils pas fait de faux Corot ou de faux Cézanne pour traverser une mauvaise passe?Elmyr dut se rendre à l’évidence: si sa propre peinture ne se vendait pas, il avait malgré cela de l'or dans les mains, un or dangereux mais tangible.Il était capable d'imiter Picasso.Van Gogh.Matisse, Modigliani, et d’autres artistes récemment décédés ou bien vivants, dont l’œuvre prolifique n’était pas répertoriée conune celle d’un Vermeer.Pour ce jeune Hongrois élevé dans le luxe et brusquement démuni, sans option alternative immédiate, la tentation fut irrésistible d'échapper à la misère, qu’il abhorrait, en utilisant ses vertus de caméléon.Il lui suffirait d'adopter la devise de James Joyce, «Exil, silence et ruse», et de ne pas exagérer.Il voyagea donc, au Brésil, aux Etats-Unis, en Italie, partout où se trouvaient des acheteurs potentiels.Longtemps, il ne fut pas inquiété.On ne saura jamais la quantité exacte de faux qu’Elmyr par- ¦*» ¦#-ÿ1- ¦ ¦ .:\- ‘ïV & •: x- '¦r'^fàÉt LCMMES.* ' JE W’BP?* • ' -h.Des soldats réunifier et ZOHRA HKNSKMRA RHITKRs de l’Armée de libération populaire du Soudan (SPLA).John Garang, le leader de la SPLA, aura mené son mouvement d’une main de fer, sans toutefois être capable de encore moins de démocratiser le Soudan.Le Soudan après John Garang PIERRE BEAUDET Directeur général d’Alternatives ohn Garang était le leader incontesté de l’Armée de libération populaire du Soudan (SPLA) et son décès prématuré laisse planer bien des inquiétudes sur un pays ravagé par plus de 40 ans de guerre.Depuis 1978, Garang avait réussi à imposer la SPLA comme porte-parole des populations du sud du Soudan, marginalisées pendant si longtemps par le gouvernement central.Au départ une simple mutinerie de soldats mécontents, la SPLA était au fil des années, devenue une formidable force militaire contrôlant effectivement une grande partie du sud du pays.Durant les dernières années, la SPLA disposait de plus de 40 000 hommes en armes.Les populations du Sud s’étaient en bonne partie rat liées à la SPLA qui, sous l’impulsion de Garang, avait choisi de se battre pour démocratiser et «fédéraliser» le pays plutôt que de prôner la sécession comme certains groupes actifs au Soudan — un pays immense et complexe abritant une myriades de groupes ethnolinguistiques, de cultures et de religions.Garang, avec d’autres organisations de l’opposi- tion soudanaise, avait presque atteint son but en 1986 lors d’une intifada populaire qui porta au pouvoir une coalition déterminée à négocier la paix pt à restructurer le pays.Mais en 1989, un coup d’Etat était organisé par des militaires et des intégristes, relançant la guerre civile.La SPLA devint alors partie prenante d’une vaste coalition d’opposition, l’Alliance démocratique nationale (ADN), réunissant des groupes du sud et du nord du Soudan.La dictature n’hésita pas à lancer de violentes offensives contre l’opposition et surtout contre les populations civiles, faisant plus de deux millions de morts.Des négociations sous influence Pendant longtemps, les militaires au pouvoir, sous la direction du président Omar al-Beshir, furent confortés par les faiblesses et les divisions de l’opposition.La SPLA notamment devint, dans cette évolution militariste, autoritaire et centralisée autour de la personnalité de Garang.Des groupes ethnolinguistiques du Sud (les Nuers notamment) entrèrent en dissidence dans les zones contrôlées par la SPLA La dictature put également profiter de la dernière période de la Guerre froide en se présentant comme le rempart contre le «communisme» (le parti communiste faisait partie de l’ADN et était allié à la SPLA, avec l’appui de TUnion soviétique).Comme au Pakistan et en Afghanistan, des forces réactionnaires devinrent les «meilleurs alliés» des États-Unis pendant un certain temps.A la fin des années 1990, toutefois, le vent tournait et le régime soudanais devenait la cible de Washington, surtout lorsqu’il fut révélé qu’Oussama ben Laden avait établi des basçs militaires au Soudan.Les pressions contre le régime s’accentuèrent et des né gociations furent enclenchées sous la médiation des pays de la région — qui sont regroupés dans le cadre de l’Autorité intergouvemementale pour le développement (IGAD) — et des États-Unis.Garang sut bien manœuvrer et s’imposer comme principal porte-parole de l’opposition, au détriment des autres membres de l’ADN, et en janvier 2005, finalement, un accord de paix était signé.Paix ou pacification L’accord devait conduire à l’arrêt des combats et à la formation d’un gouvernement d’unité nationale dont le vice-président devait être nul autre que John Garang (le président Omar al-Beshir restant à son poste).Plus encore, l’accord concédait à la SPLA le contrôle quasi total des régions du Sud, ainsi qu’une partie des revenus extraits des exportations de pétrole, qui sont la principale ressource du pays.En échange de quoi, l’alliance militaire-intégriste du Nord gardait le contrôle sur le reste du pays, en imposant même la charia comme la «loi fondamentale» du pays.Bien que très majoritairement musulmine, la popu- lation du nord du pays ne se reconnaît pas dans ce projet intégriste qui, lors des dernières élections démocratiques (1989), avait obtenu moins de 15 % des suf-frages.Pour ces critiques donc, l’accord de paix prenait davantage failure d’un partage du pouvoir et d’une pacification temporaire aux dépens des populations, au nord comme au sud.Entre-temps, la rébellion au Darfour est venue rappeler que le conflit soudanais ne peut être compris simplement comme une confrontation entre le «Nord musulman» et le «Sud chrétien».Après John Garang Le leader de la SP1A n’aura finalement été vice-président que durant trois semaines.Agronome de formation mais militaire de profession, il aura mené son mouvement d’une main de fer, sans toutefois être capable de réunifier et encore moins de démocratiser le Soudan.La tâche est compliquée car le pays, qui regorge de pétrole, attire les convoitises, la «bonne gouvernance» qu’on estime nécessaire à Washington, Londres et Paris, est celle qui garantit les approvisionnements de pétrole, pas celle qui permet aux populations de vivre dignement Il n’est pas du tout clair que l’accord de janvier dernier survivra longtemps à John Garang, bien que le président Beshir ait affirmé qu’il voulait continuer avec la SPLA Reste à voir comment l’opposition dém(x:ra-tique réussira ou non à profiter de cette nouvelle crise pour imposer un véritable processus de ixiix.Le Québec à l’ère du développement durable CORINNE GENDRON Titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable, Ecole des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal Premier de deux textes ne quinzaine d’années après le lancement du plan vert canadien par le gouvernement fédéral conservateur en 1990, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Thomas Mulcair, vient de soumettre un plan de dé- veloppement durable à la consultation publique.Ce plan a été salué avec beaucoup d’enthousiasme par les groupes environnementaux au moment où D a été rendu public, en novembre 2004.La tournée de consultation du ministre fut néanmoins l’occasion pour certains groupes environnementaux et sociaux de questionner cette nouvelle politique à la lumière d’une compréhension approfondie du concept de développement durable et de ses principes.On l’a souvent dit, le développement durable est un concept flou dont la mise en application est difficile.Il traduit un changement de cap revendiqué par des acteurs, puis par des institutions, qui ont souhaité rompre avec le modèle de développement industriel productiviste.[.] Le caractère flou du concept de développement durable n’est pas étranger-à son succès et à sa large diffusion.L’adhésion généralisée dont il est l’objet traduit la rupture qui s’opère actuellement au niveau de la conception du développement et du bien-être dans nos sociétés: l’idéal industriel est en train de basculer vers une autre conception du développement et du progrès qui inclut la préservation de l’en-vironnement Définitions de référence Au-delà des débats d’interprétation, deux définitions du développement durable sont reconnues comme étant les définitions de référence: celle proposée par l’Union mondiale pour la conservation de la nature (1980), pour laquelle 4e développement durable est un développement qui tient compte de l’environnement, de l’économie et du social», et celle popularisée par le rapport Brundtland (1987) qui énonce que 4e développement durable est un développement qui permet de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs».[.] Ces définitions et les textes qui les commentent érigent généralement le développement durable en nouveau paradigme de développement Or les discussions entourant le concept de développement durable réfèrent rarement à l’imposant corpus théorique du développement, comme si elles s’en étaient tenues à sa marge.Situer l’émergence du développement durable dans les débats qui ont cours aujourd’hui au sujet du développement apporte sans contredit un éclairage indispensable à la compréhension de la signification et de la portée de ce concept Qu’est-ce que le développement?Rappelons tout d’abord que, même si on l’emploie souvent, le terme développement au sens où on l’entend aujourd’hui est assez récent Polysémique, sa signification a changé au cours de l’histoire.[.] L’invention du développement au sens social date de la période de reconstruction de l'apres-gyerre.Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont acquis un poids politique qui leur permet de s’imposer face aux anciennes puissances coloniales.Us mettent de l’avant un nouvel ordre mondial dans lequel la dichotomie colonisateur-colonisé cède le pas à un discours d’entraide en vue du développement de tous.[.] Cette vision du développement comme processus culmine dans l’ère de la consommation de masse, stade ultime de développement des sociétés.[.J A la même époque et en réponse aux thèses de la modernisation s’est développé le courant des depen-dentistas porté par Raul Prebish du CEPAL (Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes).En opposition quasi symétrique avec les thèses de la modernisation, les théories issues de ce courant réaffirment le caractère conflictuel des rapports Nord-Sud et avancent que le sous-développe-ment s'explique d'abord et avant tout par les liens historiques et le colonialisme subis par les pays du tiers-monde.D est donc attribuable aux rapports de domination et aux échanges inégaux entre les pays.[.] Au milieu des années 1970, une nouvelle génération de théories prend forme autour de l’idée d’un «système monde» proposée par Emmanuel WaDerstein.Selon ce courant, le développement et le sousdévebppe-ment s’inscrivent tous deux dans la dynamique d’ex- .« 'M FRÉDÉRIC DK LA MURE M A E L’idéal industriel est en train de basculer vers une autre conception du développement et du progrès qui inclut la préservation de l’environnement.pansion et d’intensification du capitalisme à l’échelle mondiale.Le monde est sounds à un processus auquel sont assujettis tous les pays, et se subdivise en trois zones: centrale, semi-périphérique et périphérique, alors que les échanges entre ces pays sont inégaux.Mais c’est l’avènement de la crise économique amorcée par le choc pétrolier des années 1970 et le processus de mondialisation qui s’en est suivi pendant les décennies 1980-1990 qui marqueront une rupture fondamentale dans la conception du développement Alors que les économies du Nord sont déstabilisées et que la crise sonne le glas des Trente Glorieuses, le tiers-monde éclate en trois blocs: les pays pétroliers, les nouveaux pays industrialisés et les pays moins avancés.Les années 1980 sont qualifiées de décennie perdue pour le développement alors que les pays du Nord tentent de sauver les meubles et que les pays du Sud se voient imposer des politiques d’ajustement structurel draconiennes.Réinterprétation du concept Le processus de mondialisation économique et financière vient transformer l’ordre international et bousculer les modes de régulation.Au cœur de cette mondialisation s’affrontent deux visions antinomiques du développement et de ses modalités.Héritière de la modernisation, la première prône un développement porté par l’intensification des échanges qui nie la thèse des échanges inégaux et repose sur des politiques de libre-échange, de privatisation et de déréglementation.la seconde est portée par l’idée d’une autre mondialisation reposant sur des contre-pouvoirs issus d’une société civile de mieux en mieux organisée et à la source de partenariats Nord-Sud inédits.Cette seconde vision s’inscrit dans la mouvance d’une réinterprétation du développement désormais dissocié de la croissance économique, de l’industrialisation et de la consommation, mouvance à laquelle participent la littérature et les discours sur le développement durable.[.] Les débats entourant le développement durable s’articulent généralement autour de trois définitions que, par commodité, on peut qualifier de conservatrice, modérée et progressiste.La première définition, conservatrice, est courante dans les discours des gens d'affaires mais aussi chez certains responsables gouverna mentaux.On y assimile croissance et développement en utilisant notamment les expressions «croissance durable», «rentabilité durable», etc.Cette représentation du développement durable s’appuie sur l’idée que «rentabilité et envinmnement vont de pair» et nie la contradiction possible entre rintensification de l'activité économique et la préservation de la biosphère.La deuxième définition puise sa source dans les Ira vaux de plus en plus nombreux de l’économie environnementale et de l'économie écologique, pour lesquelles le développement durable nécessite un nouvel arrimage entre l'économie et l’écologie.(.) Mais en prônant la croissance zéro, cette seconde proposition n’emporte pas une large adhésion (.).I-a troisième définition, dite progressiste, inclut la dimension du social comme élément incontournable du développement durable et se traduit par une conception tri polaire où le social acquiert une importance égale à l’environnement et à l’économie.Popularisée par l’Union mondiale pour la conservation de la nature et explicitée par plusieurs chercheurs, la conception tripolaire du développement durable s’est aujourd'hui institutionnalisée au point d’être reprise par la plupart des textes officiels et de servir de définition de référence, comme l’illustre bien le Plan de développement durable du Québec.(.) Le texte intégral de cet article se trouve dans le numéro juillet-août 2005 de la revue Options politiques, disponible sur www.IRPP.org.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Gérald Dallaire (ad/otnt au dirrcleur d* Ciu/drmatwu), Jeanne Corriveau (affaires muHtnpalai Fabien Degliar, Marie Andrée Chouinard (rdueatum) ; Joaée Boileau (édilonolute, mpontable de la page /dta).Brian Myles (fiutici et faits de société).Clairandrée Cauchy (Général) Jean Dion.Louis-Gilles F rancœur r environnement).Benoit Munger (responsable du site Intemef), Laurence Clavel.Jean-Guillaume Dumont (commis internet) Isabelle Paré (santé), Louise Maude Kioux Soucy (surnuméraire J .Pauline Gravel (sciences) ; Guillaume Bourgault-Côté (surnuméraire).Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (responsable des pages thématiques) : Martin Duclos, Michele Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs), Renée Léo Guimont et Serge Paquin (relecteun surnuméraires) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à F information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier culture).Julie Carpentier (pupitre).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end J.Stéphane Baillargeon (reporter), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels et musique), Frédérique Doyon (surnuméraire) : à l'information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre).Philippe Papineau (surnuméraire), Éric Desrosiers, Alec Castonguay.Claude Turcotte.François Desjardins (surnuméraire); à l'information internationale : Jean-Pierre Legault (pupitre international et page éditoriale), Claude Lévesque.Guy Taillefer (adjoint au directeur de l’information).Serge Truffaut (éditorialiste) .à l’information politique Hélène Buzetti et Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa).Tommy Chouinard et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire a la rédaction) ; Mari lyse Hamelin.Alexandre Shields (commis) La documentation Gilles Paré (directeur) .Manon Derovne.Serge Laplantr (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBUCITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril.Jean de Billy.Marlene Côté.Dave Cameron.Yan Hamel.Christiane Legault.Amélie Maltais.Jacques A Nadeau.Claire Paquet.Micheline Ruelland.Nadia Sebai.Mélisande Simard (publicitaires), laurence Thériault (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Bérube (secrétaire) \A PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production/.Michel Bernatcbez.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Yannick Morin.Nathalie Zemaitii.Olivier Zuida INFORMATIQUE Yankk Martel (responsable) PROMOTION.DISTRIBITION ET TIRAGE Linda Theriauh (responsable service à la clientele, distribution et tirage), Loli SénéchaEBerthiaume.Monique L’Heureux, Rachelle Leclerc.Caroline Simard L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy.Germain Haeck (contrôleur/.Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (admnlt administrative).Claudine Chevrier.Monknie Proteau.Danielle Ross LE DEVOIR.LE MERCREDI 3 AOUT 2005 A 8 QUALITES AIRBUS HARPER SUITE DE LA PAGE 1 Après son dérapage, l’avion a pris feu au bord de l’autoroute 401, le plus important axe routier du pays.4Jne immense colonne de fumée noire s’est rapidement élevée de la zone boisée où l'avion a terminé sa course.Une partie de l’aile de l’appareil pouvait être vue à travers les attires, alors que la fumée et les flammes s’élevaient du centre du fuselage de l’avion.Après l’accident, certains passagers ont gagné l’autoroute voisine, d’où Qs ont été conduits à l’hôpital.Le trafic s’est vite engorgé sur la 401.Plusieurs voitures et camions roulant sur l’autoroute se sont arrêtés après l’accident pour secourir les passagers sortis de la carcasse.Témoignages Interviewé par la CBC, un passager, Roel Bramar, a déclaré avoir vu la foudre toucher l’appareil.«J'ai vu la foudre, peut-être l’avion avait déjà été frappé par la foudre, c’est Pourquoi juste au moment où nous avons atterri, les lumières se sont éteintes», a-t-il dit.«J’ai eu l’impression que le pilote voulait faire descendre l’avion au plus vite parce qu’il y avait un tel orage.» Selon un autre rescapé, Olivier Dubois, «tout a été très, très rapide.Dès que l'avion s’est arrêté, [le personnel de cabine] a immédiatement ouvert le côté de l'avion où ils ne pouvaient apercevoir de flammes et ils nous ont dit de sauter et nous avons tous commencé à sauter et à courir [.] Les gens criaient et paniquaient.Tout le monde était très stressé, mais ce qui est bien c’est que tout le monde a couru vers les sorties de secours.Tout le monde sautait aussi vite que possible et courait dans tous les sens parce qu’on avait peur que l’avion explose à tout moment.» Trafic détourné Dans la foulée de l’incident, les avions qui faisaient route pour l’aéroport de Toronto ont été détournés vers Ottawa et d’autres destinations voisines.Montréal a d’ailleurs reçu une dizaine de vols déroutés.Air Canada prévoyait aussi des délais pour certains vols depuis Montréal, puisque des équipages devaient venir de Toronto pour prendre part à des vols en partance de Montréal Douze autres vols, internationaux et domestiques, ont aussi été déroutés vers l’aéroport d’Ottawa.Plus de 28 millions de passagers transitent annuellement par l’aéroport Pearson, situé dans la banlieue de Mississauga.C’est la première fois depuis plus de 35 ans qu’un incident sérieux survient à cet aéroport, le plus achalandé des aéroports canadiens.En 1970, un jet DC-8 d’Air Canada, parti de Montréal et en route vers Los Angeles, s’était écrasé en tuant 109 passagers.En Amérique du Nord, le dernier grand crash d’avion s’est produit le 12 novembre 2001: 265 personnes sont alors mortes dans l’écrasement du vol 587 d’Ameri-can Airlines.L’Airbus A340, un quadriréacteur considéré comme l’un des plus sûrs au monde, a été lancé en 1993 et a été fabriqué depuis à près de 500 exemplaires.La compagnie Air France en possède 23.D’après Associated Press, Reuters, Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 Officiellement, le parti refuse de confirmer les détails et ferme la porte à double tour lorsqu'il est question de chiffres précis, se contentant de dire qu’une annonce sera faite demain à Toronto par Stephen Harper, réuni avec ses troupes pour un court caucus d’une journée dans la Ville reine.La discrétion est aussi totale en ce qui a trait au coût d’une telle mesure appliquée à l’ensemble du pays.Même auprès du gouvernement fédéral, les estimations pour tout le Canada sont difficiles à obtenir.C’est qu’il y a mésentente sur la méthode de calcul.Alors que les défenseurs de cette idée de déduction d’impôt pour les transports en commun avancent une facture d’environ 100 millions de doUars par année, les fonctionnaires du ministère fédéral des R-nances avaient plutôt évalué cette mesure à 265 millions par année.C’était en février 2002, alors que Serge Nadeau, directeur de la division de l’impôt des particuliers au ministère, comparaissait devant le comité permanent des Finances de la Chambre des communes à l’occasion de l’étude d’un projet de loi sur le sujet présenté par le Bloc québécois.Ce projet de loi n’a finalement jamais été adopté.Le Parti conservateur fera part de ses estimations de coût demain après-midi.Mais dans les rangs conservateurs, l’évaluation du projet est plus près des 100 millions que des 265 millions.Tout dépend des variables incluses dans le calcul, mais le ministère des Finances n’a pas été en mesure de préciser au Devoir sa méthode de calcul hier, ni de fournir des chiffres plus récents.Bon pour les transports en commun, estime Transport 2000 La mesure envisagée par le PC serait toutefois loin de profiter à l’ensemble des utilisateurs des transports en commun.En 2002, l’Association canadienne du transport urbain estimait à 3,1 millions le nombre d’utilisateurs réguliers des métro-autobus-train au Canada.Mais de ce nombre, tous ne sont pas des payeurs d’impôt, puisqu’il y a des étudiants, des personnes âgées et des travailleurs à faible revenu qui prennent le chemin de l’autobus et du métro chaque jour.C’est déjà un bon début, estiment toutefois les conservateurs.«Ce sera bon pour les grandes villes et les municipalités qui offrent des transports en commun.Un gouvernement conservateur veut favoriser l’utilisation du métro, du train et des autobus.Ça enlève de la congestion sur les routes, c'est bon pour l’environnement, pour la longévité des infrastructures routières qui sont moins achalandées, pour l’économie.bref, c’est une mesure avec plein d’avantages», a soutenu au Devoir l’attaché de presse de Stephen Harper, Dimitri Soudas.Le gouvernement du Parti québécois de Bernard Landry avait proposé la même mesure dans son budget du printemps 2003, environ un mois avant d’être défait par le Parti libéral de Jean Charest La facture annuelle assu- mée par le gouvernement du Québec, si la mesure avait vu le jour, aurait alors été de 29 millions de dollars.Pour Jean LéveiDé, président de Transport 2000 Québec, un organisme versé dans la promotion des transports en commun, le plan envisagé par les conservateurs va dans le bon sens.«Ce n’est pas si dispendieux comme mesure et ce serait très bien accueilli dans le public, soutient-il.On revient chaque année avec cette demande, mais c’est la première fins que j’entends parler de cette idée au niveau fédéral.» Selon lui, il faudrait faire attention aux champs de compétence des provinces, de qui relèvent les transports en commun, mais Jean Léveillé rappelle que le gouvernement fédéral est déjà partie prenante dans les investissements qui visent à retaper quelque peu le métro de Montréal.«Peu importe d'où ça vient, du fédéral ou du provincial, je ne connais pas un citoyen qui va se plaindre, dit-il.Ce n’est pas très cher pour attirer des électeurs.L’environnement, c’est populaire.Et il ne faut pas être un génie pour comprendre que favoriser les transports en commun, c’est retirer des véhicules de la route et, donc, diminuer la pollution.» Selon l’Agence métropolitaine de transport (AMT), le transport dans les centres urbains est à lui seul responsable de 78 % de la pollution de l’air, de 30 % à 40 % des émissions de gaz à effet de serre et de 10 % des maladies respiratoires.Le Devoir Un militant pro-marijuana risque Textradition AMY CARMICHAEL Vancouver — La justice canadienne ne doit pas extrader le militant, pro-marijuana Marc Emery aux Etats-Unis, où il est passible d’une peine d’emprisonnement à vie, après l’avoir laissé vendre ouvertement des semences de marijuana au Canada pendant près de dix ans sans rien faire contre hii, a affirmé son avocat, hier.Les autorités savaient ce qu’il en était, les autorités locales n’ont rien fait, a dit John Conroy en conférence de presse hier, après que son client eut obtenu une libération sous caution.Marc Emery est accusé d’avoir vendu des graines de cannabis dans sa librairie de Vancouver et sur Internet II est le chef du Parti marijuana de Colombie-Britannique et dirige le magazine Cannabis Culture.Selon son avocat Marc Emery a longtemps eu la permission tacite des autorités canadiennes de vendre des graines.Le ministère fédéral de la Santé a même conseillé à des personnes autorisées à posséder du pot pour des raisons médicales de se rendre sur Internet pour acheter des graines.M.Emery, qui a été libéré contre une caution de 50 000 $, est passible d’une peine allant de 10 ans à la prison à yie s’il est reconnu coupable aux Etats-Unis.Presse canadienne Un nouveau correspondant parlementaire e Devoir est heureux d’annoncer l’embauche d’Antoine Robitaille au sein de son équipe de journalistes.M.Robitaille, qui est entré en poste cette semaine, est affecté à la couverture de l’actualité parlementaire à Québec.Journaliste expérimenté, M.Robitaille collaborait déjà à divers titres au Devoir depuis plusieurs années.Il a également été chroniqueur et journaliste-recher-chiste à Radio-Canada en plus de collaborer à de nombreuses publications universitaires.Antoine Robitaille Sudoku 0023 Solution du damtar numéro Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque botte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre spparatt donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une botte 3x3.lnfOClee-mordus.com www.lae-mordus.com 9 1 7 6 4*2 3 8 5 3 4 8 | 7 1 2 6 5 9 5;8 2 9* 1 *3 4 ; 7 6 12 4 9 5 8 3! 6 7 8 5 9 7 6 3 2 4 1 7 3 6 4 1 2 8 5 9 5 7 1 ?9 4 e! 3 8 4:98 6 J 1 7 12 5 j 2 6 3 5 8 7 1 9 4 0022 LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury.9" étage.Montréal (Québec).H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du hindi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Lt Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d’adresses de ses abonnes à la disposition d’oofanisatx'ns reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitei pas recevoir de correspondance de ces orsanisations.veuilles en avertir notre service à la clientèle it Dmir est publié du hindi au samedi par Le IVvoir Inc.dont k* siéRe social est «tué au 2050.rue IV Bleury.91 etajre.Montreal.(Quebec), H3A 3M9.fl est imprime par Imprimerie Québécor World.St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean-sur-Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer à diffuser les informations publiées dans U /Vtoir Lt Devoir est distribué par Messageries IVnamiques.division de Corporation Sun Media.900.boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0658.IVpdt légal: Bibliothèque nationale du Québec.* SUITE DE LA PAGE 1 Puis, c’est Lizzie Tukai, une jeune femme de 29 ans ayant travaillé pour le tribunal itinérant avant de devenir agente de probation dans trois villages de l’ouest du Nunavik, qui lance le bal.«R n’y a absolument pas de conséquence [pour les viols et les abus sexuels]/» La raison, selon elle, se résume à la longueur des procédures.«Lorsque le tribunal arrive dans le village, il y reste au mieux trois jours.Il y a plusieurs cas de mineurs et c’est ceux-là que la cour traite en premier.Cela dure entre un et deux jours.S’il reste du temps, on s’attaque aux dossiers des adultes, mais la plupart du temps, il faut reporter les causes à une autre fois.» La prochaine visite du tribunal ne peut être que six mois plus tard, ajoute-t-elle.Alors, des causes vont d’ajournement en ajournement, jusqu’à ce qu’un avocat réclame l’arrêt des procédures.«Il s’écoule tellement de temps entre le crime reproché et le procès que cela n’en vaut plus la chandelle», résume-t-elle.L’ex-juge de la Cour suprême du Canada Claire L’Heureux-Dubé, elle aussi présente au camp Béluga, en rajoute.L’absence de prison en territoire nordique aurait pour effet de réduire le nombre de condamnations pour ce genre de crime.Lorsqu’un jury est constitué, les membres hésitent à condamner un des leurs en sachant que la conséquence sera son «expatriation» vers le Sud, donc un éloignement de sa famille et de sa culture.Les condamnés au provincial sont dirigés vers Saint-Jérôme, à 1600 kilomètres de chez eux, ou alors à La Macaza, dans les Laurentides, pour ceux condamnés au fédéral.Mme L’Heureux-Dubé raconte avoir rencontré des procureurs de la Couronne à Yellowknife et à Whitehorse, d’autres villes du Nord vivant des situations similaires, qui se disaient découragés.«On m'a dit que cela faisait 36 causes de viol en ligne qu’elles perdaient.J’ai parlé aux juges pour savoir ce qui se passait et ils m'ont dit: "Moi, je les aurais condamnés, mais le jury les a acquittés.” Cela ne Peut qu ’avoir l’effet d’une douche SUITE DE LA PAGE 1 membre d’une famille de griots.Son premier titre célèbre est Mangercratie, sorti en 1996.où il évoque la revendication des Africains de vouloir en finir avec les «craties» politiques en tous genres, pour laisser toute la place au «droit de tous à la soupe».Les deux derniers albums de Fakoly — Françajrique, enregistré en Jamaïque, chanté en français, en anglais et en dioula, et Coup de gueule — confirment le succès international de l’homme.Françajrique critique la politique française en Afrique, Coup de gueule appelle au rassemblement des forces pour contribuer à la lutte pour le continent africain, pour la cause altermondia-liste, contre la corruption et les religions dénaturées.Exil Depuis douze ans que sa musique est diffusée ouvertement.Fakoly fait un malheur.Lorsqu’il a sorti Coup de gueule, le 2 octobre 2004,20 000 personnes se sont donné rendez-vous au stade Modiko Kérta de Bamako, la capitale du Mali.Le chanteur ivoirien avait l’espoir de lancer son album dans son pays natal.il avait même, parait-il, imaginé louer un petit avion pour faire l’aller-retour dans la journée entre la capitale malienne et Abidjan, mais il a dù abandonner le projet, jugé trop risqué pour sa sécurité et celle de son public.Lors d’une entrevue, il a déclaré que des individus ne voyaient pas sa venue d’un bon œil.et que «ça risquait de mal se passer».Depuis trois ans, Fakoly est exilé au Mali et vit entre Paris et Bamako.Son nom se trouverait sur une liste des hommes à éliminer.A l’été 2002, alors qu’on lui interdisait de retourner à la maison, il a dû annuler la tournée qu’il avait programmée pour décembre.Pour rester en Côte-d’Ivoire, dit-il, il lui aurait fallu se taire.Il s’en dit incapable.Son exil foiré ne l’a pas réduit au silence, loin de là Les pressions politiques, l’exil de force comme la censure sont les prix à payer pour continuer à militer.INUUES froide», ajoute Mme L’Heureux-Dubé en parlant des autres femmes qui voudraient déposer une plainte.Mary Thomassie, qui travaille à Kangirsuk dans une maison de transition pour les hommes en période de probation, avoue ne pas être chaude à l’idée d’envoyer des Inuits, tout criminels soient-ils, dans une prison du Sud.«Ils n’apprennent rien là-bas en prison, sauf à être encore plus violents.Et puis, il y a le temps qui est trop chaud et la culture qu’ils perdent.» Plus tard, au cours d’une conversation à propos de la culture inuite, Liza Koperqualuk, une autre participante, critiquera aussi la trop grande miséricorde des Inuits, qu’elle explique par l’arrivée du christianisme dans la communauté, vers la fin du XK' siècle.
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