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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-10-10, Collections de BAnQ.

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E V 0 I H .S A M E I) I I) I M A N ( I 0 I T II H II E DANSE Place à la chorégraphe australienne Kate Champion Page E 4 OPERA Le Metropolitan entre ce week-end dans les salles de cinéma Page E 5 THÉÂTRE Histoires de désir Quelque part en Bretagne, Éric Vigner et Ginette Noi-seux écrivent un nouveau chapitre de leur aventure théâtrale commune autour d’un texte de Rémi de Vos ALEXANDRE CADIEUX Dans l’espace matriciel que représente la maison de la mère qui vient de mourir, un jeune homme est confronté à des présences féminines, réelles ou fantasmées, qui le confrontent à son identité, à ses aspirations, à ses désirs.Difficile de résumer avec plus de précision la Culturesfrance soutient beaucoup plus la venue de spectacles québécois en France, que ce que Québec peut investir dans la venue de spectacles étrangers chez nous fable de Sex-tett, tenter de cerner tous les tenants et aboutissants de cette plongée dans l’inconscient nécessiterait une série d’interprétations personnelles qui réduiraient considérablement le nombre de lectures possibles de la pièce du dramaturge Rémi de Vos.La première mondiale a eu lieu lundi soir dernier au Grand Théâtre de Lorient (Bretagne) et, après un passage de plusieurs semaines au Théâtre du Rond-Point à Paris, la coproduction franco-québécoise débarquera à l’Espace Go en janvier.«Ce qui m'intéresse icit raconte le metteur en scène Eric Vigner, n’est pas de tâcher de révéler le sens de l’œuvre, mais bien de créer des images sur lesquelles chaque spectateur peut projeter sa propre sensibilité.» Lors de son dernier passage à Montréal en 2007, le Breton d’origine tenait le même discours au sujet de Savannah Bay, le texte de Marguerite Duras qu’il avait monté à la Comédie-Française et qu’il reprenait chez nous avec deux actrices québécoises, Françoise Faucher et Marie-France Lambert.En 2003, c’est également avec un texte de Duras, soit son adaptation de La Bête dans la jungle d’après Henry James, que Vigner avait effectué sa première visite à l’Espace Go.Échanges En 1996, lorsque Ginette Noi-seux a découvert son travail grâce à sa version du Bajazet de Racine au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris, le metteur en scène et scénographe venait VOIR PAGE E 3: DÉSIR sK * WSL mm mmi Le FNC mise sur demain en osant la mémoire JACQUES GRENIER LE DEVOIR Claude Chamberlan et Nicolas Girard Deltruc parlent du 38' Festival du nouveau cinéma, en selle depuis mercredi soir jusqu’au 18 octobre à Montréal, une tribune d’expérimentation autant qu’un prisme éclaté sur le septième art.ODILE TREMBLAY Deux gars on ne peut plus dissemblables sont les capitaines de cette joyeuse galère gothique et futuriste qui vogue plein cap sur l’avenir.Claude Chamberlan, cofondateur du Festival du nouveau cinéma (FNC), aujourd’hui directeur de la programmation, est cet éternel amoureux du septième art, parfois égaré dans ses rêves mais cherchant des voies, habité, hurlant à la lune.Nicolas Girard Deltruc, rationnel, organisé, jeune loup des plaines, s’arrime aussi à mille projets.Ce tandem s’offre ses frictions rock and roll mais partage une vision éclatée pour leur FNC.Plus complémentaires qu’ils ne le croient eux-mêmes, sans doute.À leurs yeux, qui fait du surplace régresse.Ds sont en marche.Marge et cinéphilie Cette 38'’ édition du FNC offre une programmation fort alléchante.Elle explore aussi les nouvelles plateformes, qui ont droit cette année à un volet professionnel, histoire d’aider les entreprises à étendre leurs tentacules sur tous les écrans imaginables ou encore inédits.Soixante-dix pour cent des films ont leur escorte.Le nombre d’invités est en hausse.Les frères Larrieu accompagneront Les Derniers Jours du monde, le film de clôture.Vincent Perez vient avec le réalisateur Denis Dercourt présenter Demain dès l’aube.Un catalogue et une affiche superbes, plus de primeurs que d’habitude.En contrepoint, moins de mégapointures assurées de sortir en sal-Iç.Antichrist de Lars von Trier et Etreintes brisées d’Almodévar font un peu figure d’exception.Ça se joue plutôt dans la marge et la cinéphilie, à travers le vertige de Double Take du Belge Johan Grimonprez, docu-fiction qui fait valser l’histoire et le parcours de Hitchcock et de son sosie, Irène d’Alain Cavalier, qui suit le sillage de l’épouse disparue.Aussi, Ne change rien de Pedro Costa, longs plans fixes sur l’actrice Jeanne Ba-libar en processus de création, ou D/S de Jacques Richard et Maîtresse Leïa sur les dominantes cruelles de l’univers sadomaso.Sans compter le reste.Le milieu du cinéma est abonné au FNC, mais aussi les jeunes, que la section Temps 0, déjantée, expérimentale, inspire.Et puis, George A Romero, my- «Tant qu’on n’aura pas un lieu de rassemblement pour les projections grand écran, ce trou pour les films d’auteur en salle demeurera béant» thique cinéaste d’horreur de La Nuit des morts vivants, recevra un hommage en fin de semaine, drainant le jeune public.Ça se joue quand même dans un contexte différent.Crise économique, changements de vocation chez eXcen-tris, un nouveau quartier général au Cœur des sciences de l’UQAM, etc.Ajoutez la commandite de Québécor, nouveau partenaire financier qui a injecté beaucoup d'argent dans le ren- dez-vous.La Louve d'or, grand prix pour le meilleur long métrage de la section compétitive, sera accolée au nom Québécor, et assortie d’une bourse de 15 000 $.Mais l’alliance avec Pierre Karl Péladeau fait grincer des dents à plusieurs.A cause du lock-out au Journal de Montréal, fleuron de l’empire Québécor, et de leur convergence en mode aigu.«Il faut trouver des modes alter-natifs de financement, répond Nicolas Girard Deltruc.Et dans le sur contexte du désistement de plusieurs commanditaires du secteur culturel, on est vraiment chanceux d’être épaulés pas le secteur privé.D’ailleurs, mieux vaut Québécor, une entreprise québécoise qui embauche ici, que Coca Cola.» Des projets Le directeur général rappelle que le projet à long terme du FNC de développer de nouvelles plateformes se colle aux orientations de Québécor.«On réfléchit à un festival virtuel, précise-t-il.Il faut évoluer avec les nouvelles technologies.Quand VOIR PAGE E 2: FNC ¦M -, r Je 1)1) Will IGM) SViT* ^ '•* O- , / “'•Ni sa rj! 17 • ’ < \ ' y * u)terj7Qus£ / t J A.y \-\ j | | o K T II I M A \ ( Il I.| | (| ( r u |-, |( |; ¦> (| n «| n i E THÉÂTRE En avoir ou pas Le Groupe de poésie moderne éclaire la période de Borduas sur fond de légende en brassière.4 ,ÿslt,.j;fe JACQUES GRENIER LE DEVOIR Bernard Dion, coauteur de Léontine., en compagnie de la comédienne Félixe Ross (Léontine elle-même).MICHEL BÉLAIR Déjà, la prémisse de la chose est pour le rpoins loufoque: Borduas, le Paul-Emile Borduas, oui, aurait peint sur la fin de sa vie une toile où l’on verrait une certaine Léontine.En brassière, comme on dit dans les quartiers de l’est de Montréal — Borduas habita un troisième étage à l’angle de Napoléon et Mentana, près du parc Lafontaine.C’est de cette légende pas vraiment urbaine que vient le titre du plus récent spectacle du Groupe de poésie moderne (GPM): De l’impossible retour de Léontine en brassière prend l’affiche mardi dans la petite salle Jean-Claude Germain, du Théâtre d’AujourdTiui.Intelligence et plaisir Cette histoire est évidemment complètement ridicule puisque le signataire de Refus global ne peignait alors — et depuis plusieurs années d’ailleurs! — que des tableaux abstraits, surtout en noirs et en blancs, à la spatule.Pas vraiment de Léontine donc; avec ou sans brassière, faut-il le préciser.N’empêche que, comme l’expliquent Félixe Ross (Léontine elle-même) et Bernard Dion (le coauteur des textes), Borduas — on prononce ici Borduassse — et le contexte sociopolitique de son époque sont au cœur de ce quatrième spectacle du groupe.Il y a presque deux ans que le GPM travaille sur De l’impossible retour.«Cela représente plus de 300 heures de travail en répétition», souligne l’imprévisible Dion, dont la principale caractéristique semble être de pouvoir prendre tous les visages en disant à peu près n’importe quoi.Avec son complice Benoît Paiement, il a le rare mérite d’avoir peu à peu accouché, depuis 1993, d’une démarche théâtrale tout à fait originale.Du Groupe de poésie moderne, on dit souvent qu’il vient en droite ligne des surréalistes et de l’OuLiPo, de Tardieu aussi, que l’on connaît trop peu ici, et du Théâtre Ubu de Denis Mar-leau dans ses premières incarnations.Flatteur, non?N’empêche qu’il y a de tout cela et bien d’autres choses encore dans le GPM.On y aime beaucoup les mots, le son des mots; le poids et la couleur des phrases aussi.On joue avec eux, on les malmène, les triture, les étire parfois comme de la pâte à modeler, dans tous les sens, précisément, dans toutes les directions possibles, toujours.Tout ça très rythmé, au quart de tour: «un peu comme les Frères Jacques pouvaient le faire à une certaine époque», précise Félixe Ross, qui s’est jointe à la compagnie, elle, il y a déjà dix ans.Avec Le Boson de Higgs d’abord, puis avec Le Voyage d'Amundsen il y a quelques années, le GPM s’est tricoté une niche unique où le jeu, l’intelligence et le plaisir osent se montrer pour ce qu’ils sont.Bon.Mais on est là pour Léontine.En comptant son passage au FAIT l’an dernier, une brève tournée dans les maisons de la culture en février et la série de représentations qui s’annonce rue Saint-Denis, cette fable surréaliste sur fond de sujet impossible aura été jouée 25 ou 26 fois, un record pour la compagnie.Un signal encourageant à travers la clameur de la «distraction massive» que devient aussi l’industrie du spectacle.Tout y tourne en fait autour d’un «théâtre documentaire» (!) sur Borduas et sa relation trouble avec la société canadien-ne-française de l’après-guerre.Sur scène, alors que le Groupe de poésie moderne est à tracer les grandes lignes de l’époque dans laquelle vivait Borduas tout en annonçant, en même temps, à Félixe la comédienne qu’elle est trop vieille pour jouer le rôle de la fameuse Léontine en brassière, celle-ci décide de ne pas se laisser faire.L’esprit du Refus.On en arrivera à d’étonnantes extrémités.«Gentiment, raconte Dion en prenant son air de sombre génie au fond de la lampe, on songera à la façon de se débarrasser d’elle en lui faisant prendre subrepticement de ‘Teuthamsiat” ou même en la suicidant discrètement en impliquant le pot d’échappement de son auto.» Au bout du compte, on n’arrivera toujours qu’à raconter, en parallèle et en morceaux raboutés les uns aux autres, l’histoire de Borduas qui rejette son milieu tput autant qu’il est rejeté par lui.Etonnant, non?«Benoît et moi, reprend Bernard Dion, on écrit des bouts de textes, tout courts; ici, ils se sont cristallisés autour de la figure de Borduas.Une soixantaine de textes pour cette époque fascinante des soixante dernières années.» Une époque qui s’appuie d’un côté sur la puissance terrible de l’Eglise et du clergé et, de l’autre, sur toute une panoplie de nouveaux dieux clinquants et rutilants.Qui va de cette impossible Léontine à celle qui l’incarne aujourd’hui, Félixe; Félixe qui, on le sait, est trop vieille pour.«C’est comme si peu à peu les blocs de textes en étaient venus à s’assembler dans ce sens-là en formant une sorte de mosaïque.» «Une courtepointe», ajoutera Félixe en racontant comment ensuite «le collage des blocs, le montage», se construit à mesure, en répétition avec Robert Reid qui sigpe la mise en scène.A cela il faut aussi ajouter que le GPM affiche sans se gêner ses affinités profondes avec les gens et l’esprit de Refus global.Avec «ce rejet, ce refus des valeurs morales de l’époque», diront les vieux complices qui semblent prendre un plaisir fou à se «pi-cosser» devant témoin.Félixe Ross et Bernard Dion me décrivent en fait la toile de fond de cette Léontine.Une sorte de voyage dans le temps jusqu’à l’époque de l’émeute du Forum autour de Maurice Richard et qui, en passant par la manif anti-Trudeau de la Saint-Jean-Baptiste, aboutit aux très chaotiques et très épisodiques «sursauts de vague protestation» que l’on rencontre plus souvent aujourd’hui.Tout cela rythmé par le pouvoir des mots, des sons et des syllabes ensemble sollicités.Le GPM n’a rien d’anodin sous ses airs loufoques, on avait peut-être oublié de vous le rappeler.Ceux qui ont vu Le Boson de Higgs ou ù Voyage d’Amundsen auront pu constater à quel point ces gens-là sont sérieux quand il s’agit de prendre son pied! Comme le dit Félixe Ross: «On aime bien donner beaucoup de sens à ce qui n’en a pas vraiment toujours.» Le Devoir DE L’IMPOSSIBLE RETOUR DE 1É0NTINE EN BRASSIÈRE Textes de Benoît Paiement et Bernard Dion mis en scène par Robert Reid.Une production du Groupe de poésie moderne présentée à la salle Jean-ClaudeGer-main du 13 au 31 octobre.DÉSIR SUITE DE LA PAGE E 1 d’être nommé à la tête du CDDB-Théâtre de Lorient un ancien cinéma d’un peu plus de 300 places.Six ans plus tard, le CDDB a obtenu le titre de centre dramatique national, pn statut juridique accordé par l’Etat français depuis 1946 dans le cadre de son entreprise de décentralisation culturelle; depuis lors, l’organisme gère également toute la program-mation théâtrale du Grand Théâtre, un bâtiment de 1050 places construit en 2003.Si le personnage de Simon, figure centrale de Sextett, se voit invité de toutes parts à céder à ses fantasmes, les créateurs du spectacle ont dû, pour leur part, déployer de nombreux efforts afin de mener à terme cette autre histoire de désir qu’est la coproduction elle-même.Si Vigner et Noi-seux n’en sont pas à leur première aventure ensemble, il faut mentionner que l’auteur Rémi de Vos, en résidence à Lorient depuis quelques années, a été convié cette fois-ci à écrire pour une distribution internationale de haut vol: un acteur et une actrice français d’origine juive, Micha Lescot et Johanna Nizard, les Québécoises Marie-France Lambert et Anne-Marie Cadieux, l’Autrichienne Jutta Johanna Weiss et la Portugaise Maria de Mçdeiros, amie de longue date d’Eric Vigner, connue notamment pour ses rôles au grand écran (Henry & June, Pulp Fiction, Le Polygraphe) et pour son engagement politique.«Sextett tourne autour d’un homme de trente ans qui se mesure à une galerie de femmes plus grandes que nature, un cadeau que nous fait Rémi l’année où nous fêtons les trente ans de l’Espace Go; j’aime croire qu’il n’y a pas de hasard», souligne avec un sourire malicieux Ginette Noi-seux qui, après plus de vingt-cinq ans à la tête de l’Espace Go continue de croire en la mission de son théâtre qui s’articule autour de la dramaturgie contemporaine, le travail des femmes et la mise sur pied de partenariats à long terme avec des artistes ou d’autres compagnies.Ainsi, ces dernières années, l’Espace Go a reçu plusieurs troupes françaises novatrices, comme la Compagnie Louis Brouillard de Joël Pommerat (Cet enfant) et le duo auteur-metteur en scène formé d’Olivier Cadiot et de Ludovic Lagarde (Fairy Queen).«Je souhaite créer un attachement du public québécois pour ces artistes-là, une curiosité pour ce qui se fait ailleurs, et c’est une chose qui se construit dans la durée», déclare Noiseux.L’objectif d’inclure chaque année un spectacle étranger relève du pari depuis les compressions fédérales de l’année dernièrequi hypothèquent aussi les échanges internationaux comme la coproduction de Sextett.«Nous avons un excellent dialogue avec les gens de Culturesfran-ce, qui doivent eux aussi composer avec des règles qui changent constamment, analyse Ginette Noiseux.Culturesfrance soutient beaucoup plus la venue de spectacles québécois en France, notamment dans le domaine du théâtre jeunes publics, que ce que Québec peut investir dans la venue de spectacles étrangers chez nous.Si Wajdi Mouawad est désormais un artiste aussi connu en Europe, c’est entre autres parce que des gens ont cru en son travail et l’ont invité à venir se produire en France.» Le public montréalais pourra découvrir Sextett, à partir du 12 janvier 2010, à l’Espace Go.Nous aurons alors l’occasion de reparler de cette déroutante comédie aux accents à la fois sulfureux et absurdes.Collaborateur du Devoir Le séjour de notre collaborateur à Ijorient a été rendu possible grâce au soutien d’Espace Go et du CDDB - Théâtre de Lorient.LE SROUPi DE POÉSIE MODERNE PRÉSENTE DEl'iMPOSSiBLE RETOURde LéONTiNEsBRASSiÉRE (Bxles BENOÎT PAIEMENT * BERNARD 0I0N mise mi scène ROBERT REID avec BENOÎT PAIEMENT - CHRISTOPHE RAPIN - CHRISTIAN E.ROY • FÉLIXE ROSS AU THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI 113 OCTOBRE AU 31 OCTOBRE + RÉSERVATIONS 514-282-3900 ^ t wm , % **Quét>ecEK “r Isims HiMtre d’aujourd Mise en scène GREGORY HLADY IBveiilee 24 octobre & Mikhaïl Boulgakov avec PAUL AHMARANI PETER BATAKLIEV ANNIE BERTHIAUME DENIS GRAVEREAUX FRÉDÉRIC LAVALLÉE SERGIY MARCHENKO NADIA VISLYKH « Cœur de chien demeure une proposition réjouissante d'invention, une pièce à voir ne serait-ce que pour l’éclatante performance des comédiens.» Tristan Malavoy-Racine, Voir, janvier 2009 on joue au [pROSPERÔ] ! du mardi au samedi à 20 h, mercredi à 19 h Jeudi : 2 pour 1 Réservation 514 526-6582 ^ Réseau Admission 514 790-1245 www.laveillee.qc.ca I.E IH VOII! SACRE CŒUR de Alexis Martin et Alain Vadeboncoeur production du Nouveau Théâtre Expérimental EN REPRISE DÈS LE 20 OCTOBRE • 'nmrJL jgF < «KrWE .v VCTvj avec Stéphane Demers / Muriel Outil / Hélène Florent ou Édith Paquet / Jacques L'Heureux / Alexis Martin collaborateurs Colette Drouin / Réal Dorval Francis Farley-Lemieux / Catherine Gauthier / Yves Labelle Jean-François Landry / André Rioux / Nancy Tobin Uéiky 1.1 T £ DU 20 OCTOBRE AU 21 NOVEMBRE 2009 www.nte.qc.ca À ESPACE LIBRE 1945 FULLUM MÉTRO FRONTENAC i ',e RÉSERVATIONS 514-521-4191 RÉSERVEZ MAINTENANT! LE DEVOIR 1994 I- K I) K V OIK.I.K S SA M K I) I | V/ tzAi 'h *« GRANDE BIBLIOTHÈQUE Réflexions sur.le territoire montréalais avant 1930 i « c Conférenciers : Dany Fougères et Normand Perron, § du Centre Urbanisation Culture Société f de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS-UCS) | Animateur : Gilles Sénécal (INRS-UCS) | >> Présentée dans le cadre du projet Histoire de la région montréalaise des origines à nos jours, en collaboration avec l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque I le mardi 13 octobre de 12 h 15 à 13 h 15 & Entrée libre s Z?GRANDE BIBLIOTHÈQUE 475.bout De Maisonneuve Est.Montréal è.®® Berri-UQAM 514 873-1100 ou 1800 363-9028 www.banq.qc.ca Bibliothèque et Archives nationales Québec n n 14 AU 17 OCTOBRE / 20 AU 24 OCTOBRE, 20H ET 25 OCTOBRE, 16H THE AGE I'M IN PAR FORCE MAJEURE JEUNE COLLECTIF AUSTRALIEN CHORÉGRAPHE : KATE CHAMPION Des œuvres qui fusionnent danse, théâtre et multimédia.TARIF RÉGULIER 35$ HE ^ SALI CINQUIEME SALLE 30 ANS m MOINS i% 30 )UK P| US D'INFORMATIONS VISITEZ CINQUIEMESALLE.COM ©laplacedesarts.coin 514 842 2112 M 966 842 l’112 MP MUSIQUE CLASSIQUE I K I» E V 0 I It .I.K S S A M K 1) I I 0 K T I) I M A N < Il K II 0 ( T 0 H It K 2 (I (I !» CULTURE E 5 La saison du Met au cinéma débute aujourd’hui JAZZ Le classique Monsieur Hicks Le lancement de la campagne 2009-10 des diffusions en direct du Metropolitan Opera dans les cinémas se fait aujourd’hui à 13h avec un spectacle très controversé chez nos voisins, Tosca, de Puccini.CHRISTOPHE HUSS La saison 2009-10 du Metropolitan Opera a été lancée le lundi 21 septembre dernier avec l’une des soirées d’ouverture les plus houleuses de mémoire de critique américain.Des huées ont «salué» l'équipe de production, rien de moins, pourtant, que le metteur en scène Luc Bondy et le décorateur-vedette Richard Peduzzi! En faisant venir l’une des vedettes de la mise en scène en Europe, Peter Gelb, le directeur du Met avait pris un risque calculé, pensait-on.Le problème est aussi qu’à New York, cela fait 25 ans que le public voit Tosco dans la scénographie chargée de bondieuseries de Franco Zeffirelli.Il y a peut-être incommunicabilité.C’est en tout cas la thèse de l’envoyé du journal Le Monde, qui titrait «L’exemplaire Tosca de Luc Bondy, soirée d’opéra parfaite, huée à New York».Après l’accueil réservé à Tosca, on souhaite bien du plaisir à Richard Eyre, le concepteur de la nouvelle Carmen dirigée par Yannick Nézet-Séguin, qui sera sur les écrans le 16 janvier 2010.Car, là aussi, la mémoire du Met se résume à Zeffirelli et à ses chevaux sur scène.Ne pas oublier les applaudissements de rigueur à l’entrée des équidés: le lyricomane new-yorkais a le sens des vraies valeurs! Pour le public hors du microcosme new-yorkais, il sera intéressant de se faire une idée au cinéma, forcément subjective, car une habile mise en image, en resserrant le cadre, peut très bien cacher les failles éventuelles d’un spectacle.L’exemple typique de ce phénomène est la Traviata du Festival d’Aix-en-Provence, mise en scène par Peter Mussbach, spectacle flottant dans le vide sur scène, mais produit vidéo fascinant De la scène à l’écran Cette saison de diffusions sera cruciale pour le Met: le phénomène prendra-t-il de l’ampleur ou se tassera-t-il?Sur le plan du produit fini, il est évident que le plus grand soin devra être apporté, justement, à la transposition du spectacle de la scène à l’écran.Nous avons maintes fois exprimé des réserves sur ce sujet.En effet, le réalisateur, responsable de la transposition à l’écran, est véritablement notre «œil» sur le spectacle.Et il est souhaitable que cet œil soit aussi neutre, aussi objectif que possible, ce qui est trop rarement le cas.Lors de la première saison, le Met avait fait appel, pour la moi- RON HOWARD / METROPOLITAN OPERA George Gagnidze et Karita Mattila dans Tosca, mis en scène par Luc Bondy fié des spectacles, au vieux routier Brian Large, le plus grand spécialiste en la matière depuis plus de trente ans.L’expérience fut très concluante, au contraire des réalisations nerveuses, trop découpées, de Gary Halvorson.Ces derniers temps, Brian Large se faisait rare, alors que la recherche de plus en plus envahissante de «virtuosité visuelle» de la part de Gary Halvorson ou, en d’autres termes, d’un spectacle artificiellement collé sur le spectacle lui-même nous a valu plusieurs déconvenues.Pis: les autres réalisateurs appelés sur certaines productions se sont montrés encore plus dénués de talent et de savoir-faire.Tristan et Isolde tout comme La Damnation de Faust de Robert Lepage ont été massacrés à jamais.Le Met devra nous proposer de nouveaux regards s’il ne veut pas perdre le nôtre, ou faire un sérieux examen de conscience sur la finalité d’une captation scénique pour le cinéma Les grands moyens En tout cas, commercialement, le succès est à la clé.Aujourd’hui, les diffusions touchent 92 cinémas au Canada, dont 13 au Québec.Les ajouts de salles ont été effectués principalement en Ontario cette saison, alors que le Québec, marché très porteur, avait été bien sera l’an passé.Deux nouveautés cette saison: l’ajout de 21 cinémas indépendants, dont six au Québec (le Met s’installe ainsi à Drum-mondville ou à Sainte-Adèle.) et l’instauration de places numérotées dans huit des treize Cine-plex du Québec, ce qui fera gagner beaucoup de temps à bien du monde, las de devoir venir plus d’une heure à l’avance pour avoir une place décente.Au chapitre de la fréquentation, la saison 200809 a connu au Canada une augmentation de 32 % par rapport à la saison 2007-08, ce qui ne veut rien dire puis- qu’il y avait 11 spectacles en 2008-09 contre huit l’année précédente et que des salles ont été ajoutées.Au Québec, par contre, cette augmentation est de 60 % en 20084® par rapport à 20074)8.Autre chiffre significatif: le premier week-end de prévente de la saison 2009-10 a connu une augmentation de 118 % par rapport à l’année précédente.On estime que près de 10 000 spectateurs québécois ont pu voir, la saison dernière, La Damnation de Faust mise en scène par Robert Lepage à New York, pour le prix d’un ticket de cinéma.Cela résume bien le phénomène.A l’échelle internationale, la diffusion s’étend à présent à 900 salles dans 42 pays.La Bulgarie, le Chili, la Lituanie, Malte, la Slovaquie, la Slovénie, la Corée du Sud et l’Uruguay se sont ajoutés à la liste des pays adeptes.Le Met a vendu 1,8 million de billets au cinéma en 20084)9.Au programme La Damnation de Faust de Robert Lepage fut le succès québécois de la saison écoulée.Cette saison on peut envisager le même phénomène à l’occasion de l’apparition de Yannick Nézet-Séguin sur les écrans de cinéma du monde entier dans la nouvelle production de Carmen de Bizet, le 16 janvier.Angela Gheor-ghiu, qui devait chanter Carmen, s’est décommandée.La nouvelle, surprenante, n’est pas forcément mauvaise, car c’est la belle et électrisante Elina Garanca qui la remplacera.La saison 2009-10 a deux facettes.D’un côté, le Met mise sur le grand spectacle en programmant successivement Tosca de Puccini, Aida de Verdi et Turandot de Puccini.Mais, à l’inverse, la saison se terminera avec des raretés: Simon Boccane-gra de Verdi, Hamlet d’Ambroise Thomas et Armida de Rossini.Entre les deux, Le Chevalier à la rose de Strauss, Les Contes d’Hoff- Jl/NMk LCS AVENTl/Rtt PE SAMUEL PE (HAMFLAIN Dimanche 18 octobre -11 h 6à 12 CONTE ET MUSIQUE Chansons sur des musiques du temps de Champlain, accompagnées par des instruments d’époque.AU PIANO NOBILE DE LA SALLE WILFRID-PELLETIER mann d’Offenbach et Carmen porteront à neuf le nombre de retransmissions dans les cinémas.Un nombre raisonnable.Toutes les stars seront au rendez-vous: Placido Domingo, devenu baryton, chantera Simon Boccanegra face à la Canadienne Adrianne Pieczonka; Karita Mattila sera Tosca cet après-midi; la tonitruante Maria Gule-ghina incarnera Turandot dans la spectaculaire production de Franco Zeffirelli; Renée Fleming chantera Armida et Natalie Des-say, en Ophélie, brillera sans doute dans la grandiose scène de la folie d’Hamlet.Mention spéciale pour un trio de dames de grand luxe — Renée Fleming, Susan Graham et Christine Schafer — dans Le Chevalier à la rose, dirigé par James Levine.On en salive d’avance.Le Devoir LE METROPOLITAN OPERA AU CINÉMA Aujourd’hui à 13h: Tosca, dirigé par James Levine.Mise en scène: Luc Bondy.Avec Karita Mattila, Marce-lo Alvarez, George Gagnidze et Paul Plislika.Renseignements: wwmmetopem/â-millycom et www.rineplex.com SERGE TRUFFAUT John Hicks était un grand monsieur.Un classique qui n’a jamais eu la reconnaissance qu’il méritait.Peut-être que ce vice est affaire de générations.En deux mots, avec Cedar Walton, Junior Mance et Don Pullen, il fait partie de cette cohorte née après celle des pianistes qui ont conçu et fixé le style de l’élégance, si on peut dire les choses ainsi.Il y eut tout d'abord Hank Jones, Tommy Flanagan, Roland Hanna, Barry Harris et Bill Evans.Puis il y eut sa cohorte, coincée entre ces derniers et celle de Keith Jarrett.Toujours est-il qu’aujourdTiui, l’excellente étiquette HighNote propose un enregistrement réalisé peu avant qu’il nous quitte.Intitulée I Remember You, cet album, c’est Hicks en solo.Seul à seul.Dans ce genre, le solo s’entend, Hicks excellai On oserait dire qu’il était imbattable.Il y a dix ou douze ans, on ne sait plus, dans le cadre du Festival de jazz, il avait signé une prestation dont on conserve le souvenir ébloui.Comme ce qui précède est une opinion parmi des milliers d’autres, on tient à partager un fait le concernant en espérant vous convaincre d’acheter cet / Remember You.Très souvent, Hicks jouait dans une boîte new-yorkaise qui s’appelait Bradley’s.Vers les deux heures du matin, lorsque ses confrères et amis musiciens avaient terminé leurs shows aux Village Vanguard, Blue Note, Sweet Basil, Small’s et compagnie, ils prenaient le chemin du Bradley’s.Pour le voir, l’entendre, goûter son art, apprécier sa science pianistique et s’inspirer de lui.Car, entre autres singularités, Hicks avait la passion de ses sujets.De ses sujets qui sont les compositions écrites par Monk, Ellington, Miles Davis ou Cole Porter.Lorsqu’il joue Reflections, I Remember You, Solar, Nutty, I Want to Talk about You, All of You, A Nightingale Sang in Berkeley Square, il ne se départ jamais de sa passion.Afin de mettre en relief les beautés originales de chaque morceau, il les prolonge dans le temps.Autrement dit, il ajoute «sa» valeur.Il fait davantage que s’approprier telle ou telle pièce.Il la décortique, la reconstruit et nous la refile comme une œuvre d’art Cet album, qui soit dit en passant s’écoute seul à seul, est incontournable.?Le 14 octobre prochain à eXentris, la pianiste Marianne Trudel et l’harmoniciste Lévy Bourbonnais vont lancer officiellement leur album baptisé L’Embarquée, que l’on a vu dans les bacs d’Archambault mais pas dans ceux de HMV.Le prix: 14,99 $.Voilà pour les infos factuelles.Passons à la musique.Ce que ce duo nous propose, c’est d’abord et avant tout des compositions originales.La plupart ont été écrites par Trudel.Trois autres ont été conçues avec Bourbonnais.Le résultat, ou plutôt l’esthétique, n’est pas sans rappeler celle exposée et défendue par certains artistes proches de John Zorn, certains artistes enregistrant pourTzadik.À Iharmonica, Bourbonnais a une approche qui nous a rappelé celle de l’accordéoniste Guy Klu-vecek.De cet instrument physiquement petit, Bourbonnais extrait des sonorités prodigieuses, très étonnantes, ou plutôt très surprenantes.C’est le cas de le dire, c’est du jamais entendu.Et ça, c’est déjà beaucoup.Au piano, Trudel affiche une sensibilité qui la distingue de beaucoup de pianistes locaux.De-que-cé?Son jeu n’a rien de scolaire.De statique.Bref, on ne s’ennuie pas même si la palette rythmique n’est pas archi-riche.Mais bon.Ils sont deux et seulement deux à faire un disque qui fait davantage écho à certains albums de Tzadik ou d’ECM qu’à ceux de Blue Note ou de Verve.En clair, L’Embarquée tient davantage de 4 musique actuelle que du jazz.A voir le 14 octobre.?La semaine de jazz que la maison de la culture Frontenac organise annuellement débutera le 14 octobre et se poursuivra jusqu’au 23 octobre.Au programme: le Big Band Tour de Bras, le Sylvain Provost Trio, le Nouvel Orchestra de François Richard, l’Yves Léveillé Sextet.Pour plus de renseignements: 514872-7882.Le Devoir PROGRAMMATION COMPLÈTE jeunesse.laplacedesarts.com laplacedesarts.com 514 842 2112 / 1 866 342 2112 Partenaires MÉDIA LE DEVOIE EH COLLABORATION AVEC A I A RUSSE CHEF LEO HUSSAIN SOLISTE YOSSIF IVANOV, VIOLON RIMSKI-KORSAKOV LA GRANDE PÂQUE RUSSE TCHAIKOVSKI CONCERTO POUR VIOLON MOUSSORGSKI LA KHOVANTCHINA, PRÉLUDE BORODINE SYMPHONIE N° 2.« ÉPIQUE» LUND119 OCTOBRE 2009.19 H 30 THÉÂTRE MAISONNEUVE.PDA coNFfiRnsfom pré: concert oratuith A isrso ABONNEMENT 514 598 0870 ORCHESTREMETROPOLITAIN.COM Constll des arts •t de, lettre, Québec EÏS Conseil des Arts du Canada Canada Council for the Arts CONSEIL DTS ARTS DI MONTHtAL Montréal© s o F I T E L .& Paragraph Le Devoir N B I D » O ¦ ?I PN0T0MAPNI JOHN tOWONO Patrimoine Canadian canadien Heritage Place des Arts Qjébet il CMMBC C UC MU I E |) E V 0 I K .I.E S S A M E I) I 10 ET I) I M A N (' Il E II 0 ( T 0 K It E 2 0 0 !) 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