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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-08-10, Collections de BAnQ.

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JARDIN D’ÉDEN Contre toute attente, les marais du sud de l’Irak reprennent vie Page A 4 DISCOVERY La navette rentre à la maison, finalement Page A 2 w w w .ledevoir.co in DEVOIR Vol.X C VI N " 1 7 9 ?L E MERCREDI 1 O A 0V T 2 O O 5 S < C I ' A X K s ¦ I COUPE ROGERS Rafael Nadal, à la peine Dans l’étuve du court central du stade Uni-prix, les deux premières têtes de série de la coupe Rogers 2005 étaient à l’œuvre hier.Ou du moins, dans la moitié des cas, ont-ils essayé de l’être.Et dans l’autre moitié, l’œuvre n’a pas été une mince affaire.Ainsi, pendant que le n 2 Ueyton Hewitt rendait les armes au beau milieu de son premier set contre Florent Serra pour des raisons générales de gastro, le n° 1 Rafael Nadal, lui, s’occupait de son compatriote, ami, partenaire d’entraînement, idole de jeunesse, voisin dans l’île de Majorque et tout ça, Carlos Moya.Mais si le jeune prodige en est bel et bien sorti victorieux, ce fut à la dure, à force de patience et de longueur de temps rendues nécessaires par son incapacité à profiter des chances d’assener le coup de grâce à son rival.Vêtu d’un chandail avec pas de manches — un «i-shirt» que cela s'appelle, selon mes sources vestimentaires — et d’un pantalon descendant en bas du genou qui montrent que tout est permis quand on est jeune et beau et bon, même dans un sport comme le tennis follement soucieux d’étiquette, Nadal a montré qu’il pouvait se débrouiller sur le ciment de type Déco Turf et livré une torride bataille pour finalement l’emporter en trois manches de 6-3,6-7 (0) et 6-3.Serré, spectaculaire, dynamique en dépit de la chaleur, le match n’a été ponctué que de deux bris de service, tous deux au profit de Nadal, mais quand on parle de coup de grâce inaccompli, on se réfère aux 13 points de bris qu’a sauvés Moya, exemplaire de résilience.Devant des gradins remplis aux deux tiers, ce qui est exceptionnellement bon pour un après-midi de début de semaine; l’affrontement s’est étiré sur pas moins de deux heures et trente-huit minutes.Et tout le monde, organisateurs du tournoi y compris, en a été quitte pour une petite frousse lorsque, à 2-2 au set décisif, Nadal a observé une longue pause et appelé son physiothérapeute à examiner son Le prodige bat son idole de jeunesse A Jean Dion avant-bras gauche.VOIR PAGE A 8: NADAL Autres informations en page B 6 PEDRO RUIZ LE DEVOIR L’Espagnol Rafael Nadal, tête de série n° 1, s’est qualifié pour le 2' tour du tournoi de tennis de Montréal, Masters Series de l’ATP, hier, en battant en trois manches son compatriote Carlos Moya.En 2 h 40 de match, Nadal (19 ans), qui s’est fait soigner un doigt de la main gauche lors de l’ultime manche, s’est imposé 6-3, 6-7 (O), 6-3 sur sa deuxième balle de match.Au prochain tour, le n° 2 mondial affronte le Brésilien Ricardo Mello.Comme deux pèlerins au pied des Alpes La Neuvaine de Bernard Emond en compétition au Festival de Locarno ANDRÉ LAVOIE Ce n’est pas l’Italie, mais on y sent son parfum, sa douceur de vivre, en plus de vouloir saisir, mais jamais d’un seul coup d’œil, toute sa beauté méditerranéenne.Dans la petite région du Tessin, en Suisse, ceinturée de montagnes et baignée par le magnifique lac Majeur, la ville de Locarno semble bénie des dieux.Depuis 58 ans, cette petite localité de 14 000 habitants se transforme, chaque été, en haut lieu du cinéma d’auteur, en enclave, dorée et ensoleillée, des jeunes cinéastes, d’âge, d’esprit et de cœur.Dans cet événement prestigieux que l’on surnomme «le plus petit des grands et le plus grand des petits», où le cinéma iranien a pu émerger sur la scène internationale au début des années 1990, alors que sous l’impulsion de la directrice actuelle, Irene Bignardi, le cinéma indien est à l’honneur, voilà que débarque Bernard Emond.La directrice, tout au long de son mandat de cinq ans qui se termine cette année — avec tristesse pour certains, dans l’enthousiasme pour d’autres, la dame au style bouillant et passionné n’ayant pas fait l’unanimité — affirme sélectionner des films •nécessaires et beaux».Présenté en compétition officielle, La Neuvaine s’inscrit parfaitement dans ce sillage, cherchant à conquérir le Léopard d’or tout comme 17 autres longs métrages, dont Familia, de Louise Archambault VOIR PAGE A 8: PÈLERINS Femmes africaines (2) L’étreinte de la polygamie jernard imond INDEX Actualités___A2 Editorial.A6 Annonces.B 4 Idées.A 7 Avis publics.B 6 Météo.B 4 Carrières.B 5 Monde.A 5 Culture.B 8 Mots croisés .B 4 Décès.B 4 Sports.— B 6 Économie_____B1 Télévision-B 7 RADU SIGHETI REUTERS Femmes à l’œuvre de l’aube jusqu’au soir, responsables des repas, de la recherche de bois et d’eau, ensemençant les champs au pic et à la pelle, leur dernier-né noué autour des reins.Femmes qui, la nuit venue, doivent encore se garder disponibles pour les avances de leur mari.Malgré tout, la lutte contre la polygamie ne semble pas être une priorité pour des défenseures africaines de la cause des femmes.Posséder deux, trois, ou même quatre épouses garantit à Vkomme la survie et une main-d'œuvre à bon marché Les femmes africaines sont l’espoir d’un continent qui croule sous les mauvaises nouvelles: guerres, sida, corruption, famines.Partout elles s’engagent pour améliorer le sort des leurs.Notre collaboratrice s’est rendue aux quatre coins du continent africain.Elle nous livre ici le deuxième d’une série de cinq articles.MONIQUE DURAND Dakar, capitale du Sénégal.Diba m’accueille dans son taxi au son d’une chanson que ne renierait pas notre chanteuse country Julie Daraiche.-Je f invite à devenir ma femme / Je serai un bon mari / Je te ferai la femme la plus heureuse du monde.» Diba, grand gaillard dans la fraîche quarantaine, a eu 12 enfants avec deux femmes: Mbougane, 38 ans, et Ndaye, 32 ans.D dort en alternance avec l’une et avec l’autre.«Ka des Jalousies parfois, l'une voudrait me garder plus longtemps Juste à elle.» Nous roulons dans son vieux taxi déglingué sur la côte.Au loin de longues pirogues de pécheurs glissent sur la mer.Des enfants jouent sur les plages, au milieu des gravats, des vieux pneus, des ordures et des troupeaux de chèvres.Pour Diba comme pour une large proportion d’Africains, la polygamie est tout ce qu’Ü y a de plus normal.L'écrivaine sénégalaise Fatou Diome écrit dans Le Ventre de l'Atlantique que, pour un homme africain, avoir plusieurs femmes signifie *un supplément de virilité et la multiplication de sa descendance».Car la descendance est LA valeur fondamentale qui fonde les sociétés africaines.La progéniture est considérée comme la principale richesse humaine.Les hommes ont plusieurs femmes pour avoir de nombreux descendants.•£( une nouvelle épouse, c’est moins cher qu’une bonne!», poursuit l’écrivaine.Vers un troisième choc pétrolier Le prix de l’essence pourrait grimper à 1,20 $ cet hiver GÉRARD BÉRUBÉ La tlambée des cours pétroliers inquiète.Le chef de l'équipe des conseillers économiques de la Maison-Blanche n'a pas été sans évoquer, hier, les risques pour l’économie américaine (et mondiale) d'un prix de l'or noir multipliant les records.Même la Réserve fédérale (FED), qui a commandé hier une dixième hausse de suite de son taux d’intérêt directeur, doit avancer avec prudence.Car tous les ingrédients sont désormais réunis pour que cette flambée des cours, quasi ininterrompue depuis l’invasion de l’Irak, ne devienne le troisième choc pétrolier de l’histoire.Hier, sans surprise, la FED a annoncé une hausse de 25 points de son taux interbancaire, à 3,5 %.La banque centrale américaine a toutefois jeté un regard inquisiteur sur l’infla tion, retenant que «/es pressions sur l'inflation demeurent élevées» mais que l’inflation de base (hors composantes volatiles telles l’alimentation et l’énergie) «es/ restée relativement basse ces derniers mois».Ainsi, les entreprises ne parviennent toujours pas à refiler la facture des coûts énergétiques à leurs clients, les dépenses de consommation demeurent soutenues et le coût du travail, sous tension, n’attise toujours pas le jeu des attentes qui pourrait nourrir une spirale inflationniste.Mais pour combien de temps encore?Il y a donc risque, même si le principal moteur de l’économie américaine — la consommation — ne semble toujours pas souffrir de la hausse des prix de l’énergie.VOIR PAGE A 8: CHOC La question n’est plus de savoir si mais quand le baril atteindra les 80 $US ÉCONOMIE Fairweather acquiert Les Ailes de la mode pour 6,2 millions ¦ Nos informations en page B 1 VOIR PAGE A 8: POLYGAMIE ( L'UNIVERS SUR UN TEE-SHIRT X U r«ih«rch« d un« ¦ TMofi* 4u loui * 4 LE D E V 0 1 K .LE MERCREDI 10 .VOIT 2 0 0 3 A 2 • L E S ACTUALITES- Discovery est de retour MARC LA VI N E - Espoirs péquistes dans Outremont Deux candidats sollicitent Vinvestiture CAR!-ATHOMAS (NASA) REUTERS La navette Discovery s'est finalement posée hier sans encombre en Californie.Edwards — Discovery a atterri hier en Californie, au terme d’un voyage de 14 jours et neuf millions de kilomètres dans l’espace, déclenchant une explosion de joie à la NASA pour cette première mission d’une navette depuis la tragédie de Columbia en 2003.«Discovery est a la maison», ont lancé les responsables du vol.•Nous sommes de retour», a répondu la commandante Eileen Collins, déclenchant cris et applaudissements sur la base d’Edwards en Californie, au centre Kennedy en Floride et au centre de contrôle de la mission à Houston.Lors d’une conférence de presse quelques heures plus tard, la commandante de bord a lancé un appel vibrant pour la poursuite de l’exploration spatiale qui, selon elle, améliore la vie de tout le monde sur terre.•Nous améliorons la vie de tout le monde en explorant l’espace.Je vous demande de nous soutenir», a-t-elle lancé, soulignant que les deux précédents accidents — Columbia en 2003 et Challenger en 1986 — ne devaient pas suspendre l’exploration spatiale.La rentrée dans l’atmosphère, phase critique du vol, s’est parfaitement déroulée pour les sept astronautes de Discovery, qui avaient à l’esprit l'issue funeste de leur sept prédécesseurs à bord de Columbia, tués 16 minutes avant l’atterrissage quand leur navette s’était désintégrée.•J’ai pensé à l’équipage de Columbia chaque jour», a reconnu Mme Collins, précisant qu'une photo des sept astronautes de Columbia était à bord de Discovery.«Ce n 'est pas que nous avions vraiment besoin d’une photo pour nous souvenir d’eux, mais c'est ce que nous voulions», a dit Mme Eileen.«Les membres de l’équipage de Columbia croyaient en ce qu’ils faisaient.Ils croyaient dans les missions spatiales et je sais que, s’ils nous écoutent juste maintenant, ils voudraient très certainement que nous terminions leur mission», a-t-elle ajouté.Un grand plongeon Discovery s’est posée à 5h 11 sur la piste de la base aérienne d’Edwards, dans le désert du Mojave, au terme d’un grand plongeon dé- buté une heure plus tôt alors que la navette était lancée à la vitesse de 29 000 km/h en orbite autour de la Terre.La NASA avait dû renoncer à un atterrissage au centre Kennedy, près de Cap Canaveral, comme c’est l’habitude, en raison de mauvaises conditions météorologiques.L’atterrissage, d’abord prévu lundi en Floride, avait dû être reporté pour les mêmes raisons.«C’est le début d’une nouvelle ère», a estimé le patron de la NASA, Michael Griffin, admettant que «certaines choses se sont mal passées» mais que «nous allons essayer aussi fort que possible de retourner dans l’espace avant la fin de l’année».Si elle s'est parfaitement achevée, cette mission a été marquée par nombre d'incidents techniques, dont le plus grave, la perte d’un morceau isolant du réservoir externe pendant le lancement, a convaincu la NASA de suspendre tous les vols tant qu’une solution n’aura pas été trouvée.Cet isolant, dont un morceau avait causé la perte de Columbia en frappant son aile gauche au décollage, a donné des sueurs froides à l’agence spatiale quand des débris se sont détachés au décollage de Discovery le 26 juillet épargnant par chance la navette.Grâce à ce vol, «les ingénieurs ont maintenant les données pour produire un réservoir parfait», a estimé M.Griffin.Mme Collins a indiqué que le plus grand succès de cette mission a été «tout simplement de faire revoler la navette».Depuis la tragédie de Columbia et jusqu'au lancement de Discovery, la NASA avait suspendu les missions spatiales.La prochaine mission est fixée au 22 septembre avec le lancement A’Atlantis si la NASA trouve d’ici là une solution garantissant que l’isolant protégeant le réservoir externe ne se détachera plus durant le décollage.Agence France-Presse CLAIRANDRÉE CAUCHY Outre la course a la chefferie du Parti québécois, l’automne politique sera aussi ponctué par une élection partielle dans la circonscription montréalaise d’Outremont, orpheline depuis la démission d’Yves Séguin en mai.L’investiture péquiste, qui se tiendra le 24 août, donnera lieu a un duel entre deux citoyens issus de l’immigration, soit Farouk Karim.29 ans, né a Madagascar, et Jean-Paul Gilson, 58 ans, originaire de la Belgique.Bien que le premier ministre n’ait pas encore déclenché la partielle — il a jusqu’au 25 novembre pour le faire —, le Parti québécois a clos sa période de mises en candidatures hier.Le Parti libéral et l'ADQ n’ont quant à eux toujours pas arrêté de date pour une investiture.Au Parti québécois, on espère bien rééditer l’exploit accompli dans la circonscription voisine de Lau-rier-Dorion, le fief libéral ravi par Elsie Lefebvre l’automne dernier.Un des employés du bureau de comté de Mme Lefebvre, F arouk Karim, est d'ailleurs sur les rangs dans Outremont Indien né à Madagascar, M.Karim est arrivé au Québec à l’âge de deux ans et a grandi dans cette circonscription pù cohabitent le Outremont «friqué», le Outremont “branché» et le Côte-des-Neiges multiculturel.Diplômé en science politique, il a coordonné la campagne sur les prêts et bourses du printemps dernier de la Fédération étudiante universitaire du Québec et a fait partie de l'équipe du candidat bloquiste François Rebelle, qui avait mené une chaude lutte à Jean Lapierre l’an dernier.le militant, qui se décrit comme un «enfant de la loi 101», estime être bien placé pour mobiliser à la fois les étudiants — qui sont plus de 4000 à habiter le comté —, les Québécois issus de l'immigration et les souverainistes de longue date.«Outremont, c’est un château fort, comme l’était Laurier-Dorion», lance M.Karim, qui aimerait discuter du chômage •ahurissant» des immigrants et de la conciliation travail-fa-mille.Il veut aussi mettre de l’avant les «nouvelles bonnes raisons de faire la souveraineté», telles la possibilité de voir le Québec faire entendre sa voix sur les grands enjeux internationaux et d'aller «plus loin que Kyoto» en environnement M.Karim fera face au psychanalyste de 58 ans Jean-Paul Gilson, qui a quitté sa Belgique natale pour s’installer définitivement au Québec en 1993.Président de comité exécutif local du Bloc québécois, il dit avoir été approché par des membres de l'association de comte péquiste pour briguer l'investiture.«Que des “pure laine” vous demandent de vous présenter, c’est le signe d’une intégration totale», observe M.Gilson, qui se décrit comme un «vrai immigrant», contrairement à son adversaire qui est un «immigrant d’enfance».Il souhaite dire aux Québécois d’origine de ne pas avoir peur de faire le pays et de vanter aux immigrants l’importance de la langue française.«Il faut leur dire: “ce sont des gens qui parlent le français qui vous accueillent, vous hébergent.D’où vient l’ineptie de vouloir leur parler dans une autre langue?”», fait-il valoir.Soulignant la pauvreté qui sévit dans Côte-des-Neiges, il entend mettre de l’avant l’idée d'un «revenu de citoyen», un concept popularisé par Michel Char-trand voulant que tous les citoyens reçoivent une allocation universelle quj remplacerait les autres formes de transferts de l'État.Une assemblée d'investiture du Parti québécois se tiendra également le 29 août prochain dans Ver-chères, la circonscription étant vacante depuis la dé-mission-surprise de Bernard Landry.Dans ce cas-ci, Jean Charest a jusqu’au 6 décembre pour déclencher la partielle.Le Devoir Vol AF358 : la carcasse est démontée Toronto — la carcasse brisée et calcinée de l’Airbus 340 qui s’est écrasé mardi dernier dans un ravin en bout de piste à l’aéroport international Pearson de Toronto ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir.Il faudra des mois au Bureau de la sécurité des transports (BSD pour déterminer pourquoi le vol 358 d’Air France a terminé son atterrissage dans un fossé en bout de piste plutôt qu’à l’aérogare.Mais déjà, les indices s’accumulent.Le dernier de ces indices a été fourni hier par des experts du ministère fédéral de l’Environnement un fort coup de vent aurait traversé la piste au moment où l'avion atterrissait en plein orage, «fl semble qu'une bourrasque de vent à 60 km/h ait traversé la piste 24L à peu près au moment où l’avion atterrissait», a déclaré un porte-parole, Robert Lefebvre, après une analyse détaillée des données radar enregistrées au moment de l’atterrissage.«Quel a pu être l'impact sur la manœuvre d’atterrissage, ce sera au BSTde le déterminer», a-t-il ajouté.Le BST a déjà établi que tous les systèmes de Tavion fonctionnaient normalement au moment de l’accident Mais l’avion était déjà trop avancé sur la piste lorsqu'il s’est posé, de sorte que, compte tenu du mauvais temps, il n'a pu s’immobiliser avant d’atteindre le ravin.Hier, les inspecteurs du BST s'affairaient à récupérer plusieurs débris de l’appareil susceptibles de les aider dans leur enquête.Le reste de la carcasse était chargé sur des camions pour être livré à la compagnie qui assure le transporteur Air France.Un recours collectif de 75 millions de dollars a été intenté contre Air France, les autorités aéroportuaires de Toronto et la société Nav Canada.Air France a indiqué quelle allait indemniser les passagers, mais plusieurs se sont dits insatisfaits des montants déjà offerts.La compagnie a toutefois fait savoir hier que les compensations offertes jusqu’à présent devaient servir à couvrir les dépenses immédiates et ne représentaient pas une offre finale.Presse canadienne 4 NEGOCIATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE , Vouloir préserver notre pouvoir d'achat, c'est légitime et raisonnable! M.Charest, Depuis les années 80, le pouvoir d'achat des fonctionnaires et des ouvriers de la fonction publique n'a cessé de diminuer.Avec un salaire moyen de moins de 34 000 $ par année, les membres du SFPQ sont loin de correspondre à cette image caricaturale de « gras durs » et de « privilégiés ».La dernière étude sur la rémunération menée par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ)indique clairement que la rémunération globale des employés de l'État (incluant les avantages sociaux) accuse un retard de 7,6 % face à celle des autres salariés du Québec.D'ailleurs, cet écart s'agrandit d'année en année.Il semble bien que vous n'ayez pas l'intention de corriger cette situation au cours des prochaines années.En effet, votre dernière offre salariale de 8 % sur six ans et neuf mois ne permet même pas de maintenir notre pouvoir d'achat puisqu'elle ne représente qu'une augmentation moyenne de 1,19 % par année, tandis que l'augmentation du coût de la vie se situe plutôt autour de 2 % par année! M.Charest, nos demandes à l'égard du salaire sont tout à fait légitimes et raisonnables.Elles visent à préserver notre pouvoir d'achat et à amorcer un certain rattrapage afin de diminuer l'écart constaté par l'ISQ.Nous en avons assez de nous appauvrir année après année! Brillons par la solidarité car he eervicee pub lice eont une priorité pour la population du Québec, SFPQ SYNDICAT DK LA PQNCTPN PUBLIQUE DU QUÉBEC 4 à 4 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 AO î T > 0 0 5 A A POIJTIQUE ¦ JACQUES NADKAU 1 K DEVOIR Bernard Landry a démissionné de ses postes de chef du parti et de député de Verchères en juin dernier, à la suite d’un vote de confiance décevant.Landry reste indécis Les mises en candidature à l’investiture dans Verchères se terminent dimanche GUILLAUME B O U RG AU LT-C ÔTÉ La valse-hésitation de Bernard Landry n’est finalement visiblement pas terminée: alors que plusieurs sources proches de l’ancien premier ministre indiquaient la semaine dernière que M.Landry avait choisi de ne pas se présenter à sa propre succession et que cette décision serait annoncée cette semaine, le chef démissionnaire du Parti québécois (PQ) a plutôt confirmé hier être toujours en réflexion, indiquant que «jamais [sa] décision n’a été prise».Joint à sa résidence, Bernard Landry semblait un brin amusé de toutes les rumeurs qui entourent sa réflexion.Comme il le fait depuis trois semaines, il a répété ne pas avoir arrêté son choix et affirmé qu’il poursuivait son questionnement «en regardant le fleuve».L’ex-chef du PQ a toutefois précisé qu’au «plus tard le 19 août», sa décision serait annoncée.Il risque néanmoins d’avoir à le faire avant cette date s’il entend revenir comme député de Verchères.Ayant démissionné de cette fonction en même temps qu’il a quitté son poste de chef du parti en juin, M.Landry devra en effet obügatoirement se faire réélire pour réintégrer l’Assemblée nationale, dans l’hypothèse où il tenterait un retour.Et le dépôt des mises en candidature pour l’investiture dans Verchères se termine dimanche.L’investiture aura lieu le 29 août.Le député blo-quiste du coin, Stéphane Bergeron, et deux autres candidats sont déjà sur les rangs.Par contre, rien n'empêcherait M.Landry de se présenter dans une autre circonscription s’il prenait sa décision après cette date.Plusieurs militants ont toutefois déjà sommé Bernard Landry de se prononcer au plus vite.«Je donne le temps à tous les gens qui veulent s'exprimer de s’exprimer, réplique-t-il.Je veux respecter tout le monde et ne pas prendre à la légère ce qui m’est suggéré.» Selon le chef démissionnaire, un seul intérêt guidera le choix final: «Est-ce que mon retour serait bon pour le pays et pour le parti?Voilà ce que j’évalue [.].En quittant, j’ai fait passer la cause avant mon intérêt personnel.Et c’est encore l’intérêt de la cause qui dictera mon attitude pour la suite.» Lundi, une délégation composée notamment de la péquiste Maria Mourani et du député bloquiste Maka Kotto s’est rendue à Verchères pour exprimer son soutien à Bernard Landry.Selon Mme Mourani, il a été «extrêmement réceptif' à sa requête pour un retour, se montrant «très enthousiaste» tout au long de la rencontre.Plus tard, M.Landry a assisté à une réunion privée où partisans et adversaires de son retour étaient présents.C’est après cette rencontre qu’il a décidé de prendre quelques journées supplémentaires de réflexion.Pas de retour?Jusqu’à quel point la décision de M.Landry est-elle effectivement ouverte?Seul le principal intéressé semble le savoir.Dans plusieurs milieux pé-quistes, l’opinion générale qui circule est qu'il ne reviendra pas, mais quelques proches émettent l’opinion contraire.«Je demeure persuadé qu’il ne reviendra pas, confiait hier un ancien collaborateur.Il n ’a pas les appuis nécessaires, et la lenteur de sa décision a fait en sorte que des gens qui auraient pu le soutenir sont passés dans d’autres camps.» Un exemple: Daniel Bussières, le nouveau directeur des communications de la campagne de Pauline Marois, a fait le même boulot en 2001 pour Bernard Landry.«J’ai tenu pour acquis qu’il ne serait pas dans la course, disait-il hier.Mais j'ai surtout choisi Mme Marois parce que nous partageons plu-sieifrs affinités.» A ce jour, aucun député péquiste n'a publiquement exprimé son souhait de voir Bernard Inndry se lancer dans la course qu’il a déclenchée.Par contre, le président du comité national des jeunes du PQ et au moins deux députés (François Gendron et Alexandre Bourdeau) lui ont demandé de rester à la retraite politique.L’effet Duceppe La situation d'attente prévaut donc encore aujourd’hui.Selon le politologue Jean Herman Guay, cela gêne pourtant le bon déroulement de la course à la chefferie.«C’est une course avec des gens réels et deux fantômes», illustre-t-il en parlant de l’ombre de Bernard Landry et de celle de Gilles Duceppe.Celui-ci s’est désisté dès les premiers jours, mais il faisait alors figure de favori dans les sondages.Et d’après M.Guay, la décision du chef bloquiste doit influencer la réflexion de M.I.an-dry.«Quand il a pris sa décision, il y avait dans l'air une certaine rumeur disant que Gilles Duceppe ferait un meilleur chef que lui.C’est quelque chose qui courait.» Dans la situation actuelle, «Landry peut faire le calcul qu'il ferait mieux que.les candidats en lice.» Chose sûre, une victoire de Bernard Inndry aurait «une drôle de saveur» dans l’opinion publique, juge Jean-Herman Guay, qui parle d’un «imbroglio».«U public comprendrait difficilement que M.Landry ait quitté le parti, amer, avec un résultat de 76 % au vote de confiance, et que soudainement il soit heureux avec un résultat qui ne pourrait pas excéder 65 % dans le meilleur des cas.» Le Devoir Les caméras de sécurité pourraient se multiplier LIA LÉVESQUE Les caméras de sécurité pourraient bien pousser un peu partout dans les transports collectifs au Canada, après que leur utilité eut été démontrée dans les attentats de 1 omît es en juillet.Cette question des caméras de sécurité était à l’ordre du jour d'une rencontre qu'a eue hier à Montréal le ministre fédéral des Transports, Jean lapier-re, avec une trentaine d’experts en sécurité de grands transporteurs du Canada, comme le CN et d’autres sociétés de transports en commun.L'utilité de ces caméras pour identifier des individus et retracer le fil des événements a été démontrée lors des attentats de Londres, en juillet, a souligné le ministre Lapierre.Et plusieurs semblent vouloir s’en inspirer au Canada.«IjCS autorités de transports en commun n'ont pas les moyens de s'équiper rapidement d'un système aussi sophistiqué qu'à Londres», a cependant fait savoir le ministre lapierre.la grande question est de savoir qui paiera pour cela et comment Le ministre lapierre ne s’en cache pas: ultimement, ce sera le contribuable, qu’il soit fédéral, provincial ou municipal.1 a rencontre s’est poursuivie entre les experts en sénilité et les fonctionnaires des Transports, après le départ du ministre lapierre, hier matin.Ultimement, ceux-ci formuleront des recommandations sur les manières de combler les besoins en sécurité.M.lapierre souhaite pouvoir formuler des demandes plus precises au conseil des ministres au début de l'automne.11 signifie que, depuis les attentats du 11 septembre 2(X)1 contre les Etats-Unis, le gouvernement fédéral a dé-|x-nsé quelque neuf milliards de dollars en sécurité.Autres thèmes Trois autres sujets étaient au menu en plus de l’équipement, à savoir la formation du personnel, l'échange d’informations et la coordination entre les ordres de gouvernement En matière de formation, il est notamment question d’étendre la formation en sécurité aux employés qui vendent des billets dans les transports en commun, leur permettant ainsi de faire de la prevention.En matière de coordination entre les ordres de gouvernement, «on a beaucoup île travail à faire», a reconnu le ministre fédéral.Voilà pourquoi cette coordination sera «le sujet numéro un» à la réunion des ministres des T ransports qui se tiendra à Calgary, le 22 septembre.Malgré toutes ces précautions, le ministre rappelle que la sécurité ne peut jamais être assurée à 100 %.«Nous n’avons pas de menace immédiate pour le Canada» de la part des terroristes, affirme M.lapierre, mais «on a appris avec le temps que les moyens de transport sont le moyen privilégié par les terroristes», qui peuvent ainsi «faire du dommage en masse».Sur un plan plus philosophique, il admet que, dans un monde idéal, nous n’aurions pas à nous préoccuper de toutes ces questions de surveillance des citoyens par caméra.«C’est toujours délicat de faire la juste part des choses entre la sécurité et la liberté.Personnellement, je suis plus du côté de la liberté, mais il y a un moment où on doit faire la balance des choses et mesurer les risques aussi.» Par ailleurs, le ministre canadien a manifesté sa réticence envers les demandes américaines d’obtenir la liste des passagers canadiens «à risques» qui survoleraient le territoire des Etats-Unis.«Je n'accepte pas le fuit que des vols domestiques |au Canada] soient sujets à une inspection de la liste américaine.Qu'on parte de Halifax pour aller à Toronto, les Américains n’ont pas d’affaire à venir vérifier le monde qu 'on a à bord de l'avion.Pour les vols internationaux qui passent au-dessus de leur territoire, je peux comprendre.Mais les vols sur le côté des frontières, parce qu’il y a un coup de vent.» Le ministère essaie néanmoins de régler ce contentieux avec les Etats-Unis.Presse canadienne Le projet de liste noire aérienne inquiète la commissaire à la vie privée SYLVAIN LAROCQUE Ottawa — La commissaire à la protection de la rie privée, Jennifer Stoddart, émet de sérieuses réserves quant au projet d’Ottawa de dresser une liste noire de passagers indésirables, dès Tan prochain.«La liste d’interdiction aérienne annoncée vendredi dernier représente une grave immixtion entravant les droits des voyageurs au Canada, le droit à la protection de la vie privée et le droit à la liberté de mouvement», a déclaré Mme Stoddart dans un communiqué diffusé hier.Dans un entretien téléphonique, la commissaire reconnaît que les terroristes posent une menace à la sécurité nationale, mais elle soutient qu’Ottawa ne lui a pas encore fait la preuve de la nécessité ni de l’utilité d’une telle mesure.«Je tiens à répéter que la culture accrue de sécurité dans notre pays et à l'étranger me préoccupe énormément, tout comme elle préoccupe une majo-nte de Canadiens», a ajouté Jennifer Stoddart.À partir d'informations fournies par la Gendarmerie royale du Canada et le.Serrice canadien du renseignement de sécurité, le gouvernement fédéral entend constituer une liste qui pourrait contenir jusqu’à 1000 noms, dont de nombreux étrangers.Les personnes risées ne pourraient monter dans aucun avion au pays, ni prendre place à bord d’un aéronef immatriculé au Canada, n'importe où dans le monde.Le Canada imite ainsi les Etats-Unis, qui ont créé une telle liste en réaction aux attentats terroristes de septembre 2001.En établissant sa propre liste, Ottawa cherche vraisemblablement à repousser les presr sions de Washington.L'administration américaine souhaite effectivement que les transporteurs canadiens soient obligés de refuser l'embarquement a tout passager figurant sur sa «no fly list» lors d'un vol passant au-dessus des Etats-Unis, lé Canada espère substituer sa propre liste à Taméricai-ne.qui compte beaucoup plus de 1000 noms.Or l’expérience américaine est loin d’être heureuse, souligne Jennifer Stoddart En fait la fameuse liste a empêché de voyager plusieurs citoyens qui n'avaient rien à se reprocher.Il y a un an et demi, le sénateur démocrate Ted Kennedy s’était retrouvé sur la liste et avait mis plus de trois semaines à faire retirer son nom Le chanteur Cat Stevens a aussi eu maille a partir avec le système.«Il faut qu’on puisse profiter de l'expérience des Américains», a indiqué Mme Stoddart qui, malgré son profond scepticisme, n’exclut pas que le projet canadien de liste noire puisse être éventuellement réalisable.Pas de réponse Mais tout reste à démontrer, selon elle.Il y a près d’un an, la commissaire avait demandé que Transports Canada lui explique les modalités d’une éventuelle liste.Le ministère ne lui avait pas répondu.Le mois dernier, elle est revenue à la charge dans une lettre qui est aussi demeurée sans réponse.Le Commissariat à la protection de la vie privée a rendu publiques, hier, les 24 questions qu'a soumises Jennifer Stoddart à Ottawa.La commissaire veut notamment savoir de quelles données personnelles le gouvernement aura besoin pour inscrire le nom d’une personne sur sa liste et quels critères il respectera.Le ministre des Transports, Jean Lapierre, a déjà refusé de fournir ces précisions publiquement Mme Stoddart craint aussi qu'Ottawa se fonde sur des renseignements provenant des Etats-Unis pour établir sa liste.•Nous insisterons sur l'obtention de mesures robustes de protection de la vie privée des personnes, a assuré Jennifer Stoddart Nous voulons que ces mesures de protection soient mises en place avant même la mise en œuvre de ce programme, y compris le droit à l'accès et a la correction des renseignements [que contiendrait TéventueDe liste].» Presse canadienne Heffel vous invite Maurice (lalhrailh ( ullcn ( apc Diamond Qucbn 1st une S 100.000 - S) >0 000 Vendu pour: S287,300 MBP Nous acceptons des maintenant les oeuvres destinées a notre vente d automne d Art Canadien, Pour une évalution gratuite par l'un de nos experts, veuillez appeler le 514»dîû~6505.La Maison Heffel ~ Encanteurs et Évaluateurs Vancouver • Toronto • Ottawa • Montréal 13 Ifazelton Avenue IH40 rue Sherbrooke Ouest Toronto, Ontario M5R 21 I Montréal.Québec,"HîH II -4 Telephone: 416 901 0305 mBIIbSS Telephone 514 939 6505 Toll Free 1 K66 961 6505 Sans frais: 1 HK8 939 6505 Site web: www hcffel.com Courriel: mail@hclTel.com A 4 LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 AOÛT 200 5 # LES ACTUALITES E N BREF Ottawa entend combattre les paradis fiscaux Ottawa part en guerre contre les paradis fiscaux.Ix ministre du Revenu national, John Mc-Callum, a annoncé hier la création de 11 centres d’expertise à travers le pays pour assurer aux Canadiens des règles équitables en matière fiscale.Cette initiative est possible grâce à un investissement annuel de 30 millions de dollars visant l'amélioration des activités d’observation de l'Agence de Revenu du Canada, annoncé dans le budget fédéral de 2005.Les centres seront situés dans les Bureaux des services fiscaux de Laval, Halifax, Saint-John, Montréal, Toronto, Ottawa, Winnipeg, Calgary, Vancouver et Burnaby.Les équipes d’experts regrouperont des professionnels de la vérification provenant des secteurs de l’impôt international, des vérifications spéciales et de l’évitement fiscal et assureront ainsi une approche plus coordonnée du traitement de la planification fiscale internationale abusive et de l’utilisation abusive des paradis fiscaux.- Le Devoir Pluie de perséïdes en vue Faites vos vœux, on annonce que la pluie annuelle d’étoiles filantes atteindra son paroxysme vendredi vers 13h.Mais les conditions d’observation seront les meilleures demain vers 22h4(), ainsi qu’à partir de 23h vendredi.Comme chaque année à pareilles dates, la Terre traversera la traînée de poussières que la comète Swift-Tuttle a laissée dans son sillage après avoir croisé le Soleil.Pénétrant dans l’atmosphère terrestre à la vitesse fulgurante de 200 000 km/h, ces poussières de la taille de grains de sable s’échaufferont au contact de l'air, dont les molécules s'ioniseront et émettront l’énergie qu'elles auront acquise sous forme de lumière.Appelées météores, ces petites fusées blanches surgiront de la constellation de Persée, d'où le nom de perséïdes qu’on a donné à cette pluie très particulière du mois d’août.- Le Devoir Pénurie d’eau sur la rive nord de Montréal Le temps chaud qui sévit depuis plusieurs jours a considérablement affecté le niveau d’eau de la rivière des Mille-Iles, ce qui a obligé hier plusieurs municipalités à diffuser des avis obligeant les citoyens à réduire leur consommation d’eau.Ainsi, les villes de Laval, Rosemère, Lorraine et Bois-des-Fillion demandent aux citoyens de n'utiliser l'eau que pour les besoins essentiels et d’éviter tout arrosage de pelouse ou lavage de voiture.Des amendes seront données aux fautifs.La situation pourrait toutefois bientôt s’améliorer, puisque le Centre d’expertise hydrique du Québec a récemment décidé d’augmenter le débit de la rivière des Outaouais, ce qui devrait à terme augmenter le niveau d'eau de la rivière des Mille-Iles.- Le Devoir La GRC s’intéressait à un collègue de Maher Arar Ottawa — L’ingénieur Abdullah Almalki, d’Ottawa, était la «principale cible» de l'enquête qui a mené à l’expulsion et à l'emprisonnement de Maher Arar.qui connaissait Almalki.C'est ce qu'a confirmé hier un haut gradé de la Gendarmerie royale du Canada.Le surintendant Mike Cabana a dit à la commission d’enquête sur l'affaire .Arar qu'Abdullah Almalki et le chauffeur de camion torontois Ahmad Abou el-Maati ont également suscité l'intérêt de la GRC à la suite des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.Abdullah Almalki.comme M.Arar, était un Canadien d'origine syrienne travaillant dans l'industrie de la haute technologie à Ottawa.et les deux hommes ont noué des liens d’amitié.En 2002.M.Cabana dirigeait une enquête antiterroriste sur des suspects à Ottawa, enquête déclenchée à la suite des attentats contre New York et Washington.M.Arar a attiré l'attention de son équipe à cause de ses liens avec Almalki.qui a lui aussi passé du temps derrière les barreaux en Syrie comme suspect de terrorisme et qui soutient avoir également été torturé.- PC Faire renaître le jardin d’Éden Les Irakiens redonnent vie aux marais du sud de leur pays LO LISE -MAUDE RIOUX SOUCY En 2003, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) prédisait la mort des marais de Mésopotamie.Appelés a leur chevet, les experts internationaux avaient donné moins de cinq ans à ce haut lieu de la biodiversité au Moyen-Orient, considéré par certains exégètes comme l’emplacement du jardin d’Eden.Mais c’était sous-estimer la volonté des Irakiens qui, libérés du joug de Saddam Hussein, ont aujourd’hui entrepris de redonner vie à cet écosystème unique.Quatorze mois après les premiers travaux d'inondation réalisés çn partenariat avec le Canada, les Etats-Unis et l’Italie, les résultats sur le terrain confondent même les plus sceptiques.«Il est encore tôt pour crier victoire, mais nous voyons bien que les marais qui ont été réinondés fonctionnent normalement et que les écosystèmes reprennent leur droit», déclare avec fierté Barry Warner, du Wetlands Reasearch Centre en Ontario.Signe de ce succès, pas moins de treize scientifiques irakiens ont débarqué à Montréal cette semaine afin de prendre part à la conférence annuelle de l’Ecological Society of America (ESA), une première dans les annales de l’organisme.Leur objectif est double: d’abord, mettre à jour leurs connaissances, mais, surtout, remettre les pendules à l’heure et tirer l’alarme: 90 % de leurs marais réclament aujourd’hui désespérément à boire.Des richesses tombées dans l’oubli C’est que la guerre et les attentats terroristes accaparent tout l’espace médiatique, reléguant aux calendes grecques les reportages sur les initiatives du peuple irakien pour reconstruire leur pays.«Vous n'entendrez jamais parler de cette bonne nouvelle car il n’y en a que pour la guerre et le terrorisme.Pourtant, des changements importants se dessinent chez nous», déplore l’ingénieur et écologiste Azzam Alwash.Effet pervers de cette couverture, les richesses millénaires du sud de l'Irak sont en effet largement tombées dans l’oubli.«U ne faudrait pas croire que le désert irakien que vous voyez à la télévision a toujours été là.Pendant des millénaires, le Sud a été fait de marais, de forêts et de terres cultivables», rappelle l’écologiste, qui milite au sein d’Eden Again, une fondation qui espère y\ M?- SL f) mt.r '* ‘'S» ¦ IT a u , .„ .AHMAD AMIUBAYE AGENCE FRANCE-PRESSE r a l ui1 *C Hamrnar.Quatorze mois après les premiers travaux de ré-inondation des marais réalisés en partenariat avec le Canada, les Etats-Unis et 1 Italie, les résultats sur le terrain confondent même les plus sceptiques.renverser le processus de désertification en cours.Encore sous perfusion, les marais du sud de l’Irak gardent les profondes cicatrices du règne de Saddam Hussein, qui a bombardé, déporté, gazé, napalmé et affamé les Madanes, ces héritiers d’une culture vieille de 5000 ans qui ont payé chèrement leur insurrection larvée de 1991.Dans les années 60, le peuple des roseaux comptait plus de 400 000 personnes.Ils ne seraient plus que 50 000 aujourd'hui en raison de la répression sanglante, mais aussi de la désertification qui les a considérablement appauvris.«Nous voulons ramener les marais à la vie, d’abord parce que ce stmt des territoires où foisonne la biodiversité, mais aussi parce que c'est le lieu de résidence d’un peuple millénaire qui peut encore tirer parti de cette terre pour prospérer», raconte Azzam Alwash.Le problème, c’est que les années de terreur du régime Hus- sein ont réussi à occulter le potentiel de ces marais issus du Tigre et de l’Euphrate, une richesse que se partagent l'Iran, l’Irak, la Syrie et la Turquie.«Le gouvernement n’a rien fait pour protéger ces marais.Aujourd’hui, nous croyons qu’il faut tout faire pour les récupérer car ce sont des ressources économiques potentiellement très intéressantes.Il n’y a pas que le pétrole en Irak et nous voulons le démontrer», poursuit l’ingénieur irakien.Des les années 40 Les premières tentatives d’assèchement du jardin d’Eden remontent aux années 40, alors que les Britanniques dessinent leurs premiers plans pour augmenter la part des terres cultivables.Leurs travaux débutent dans les années 70, mais ce n’est que dans les années 80 que les marais commencent à véritablement se désagréger, pris entre les deux feux du conflit Iran-Irak.Les choses s’accélèrent avec la répression de 1991 et la construction, en 1992, du canal Saddam.Au début des années 90, les marais divisés en trois régions (Kour-nah, Hammar et al-Haweizeh) couvraient encore près de 20 000 km'.En 2003, le PNUE a estimé quïl n’en restait plus que 10 %.La région la moins touchée est celle d’al-Hawei-zeh, que se partagent l’Irak et l’Iran.Là, on trouve encore quelques lacs et un peu de végétation, si bien que les travaux de ré-inondation ont fait mouche rapidement.On estime même que la moitié des marais desséchés depuis 1990 sont de retour ou en voie de l’être là-bas.«Nous constatons que nos efforts de reconstruction portent leurs fruits, mais parfois dans des voies imprévues.Certaines espèces sont plus présentes que d’autres, par exemple», explique Curtis Richardson, un scientifique attaché à la Duke University et membre de l’équipe américaine en Irak.Il faudra attendre encore quelques années avant de tirer des conclusions sur l’efficacité de ces travaux, qui auront également un impact sur la santé du golfe Arabo-Persique.Les scientifiques ont en effet découvert que les marais de la Mésopotamie agissent comme des reins pour le golfe qui, aujourd’hui, souffre de leur mauvais état: des bancs entiers de coraux ont disparu, les stocks de poissons ont diminué de moitié et la température de l’eau a grimpé.Mais les succès de l’équipe internationale dans le sud de l’Irak laissent présager le meilleur, croit Azzam Alwash.«Des villages entiers renaissent!» Mieux, la revitalisation des marais devrait figurer dans la future Constitution irakienne, assure-t-il, en croisant les doigts.Comme quoi la PNUE a peut-être été inutilement alarmiste en annonçant la mort du jardin d’Eden.Le Devoir Un temple hindou à l’architecture millénaire.à Dollard-des-Ormeaux FREDERIQUE DOYON La ville aux cent clochers devra peut-être repenser 1 image selon laquelle elle se définit.Car deux étranges tours dépourvues de cloches viennent désormais garnir le paysage montréalais et grossir les rangs de ses maisons de dieu(x).La communauté tamoule de la métropole vient en effet de se doter d’un splendide temple hindou, le seul au pays qui soit conçu selon les règles de l’art architectural millénaire de cette religion fondatrice de toutes les religions.«C’est l’architecture la plus ancienne, elle remonte à 5000 ans avant notre ère», fait valoir Thiruna-darajah, président sortant du conseil d’administration du temple dont il est membre actif depuis 21 ans.Les traces écrites de ce code architectural remonterait au VIIT siècle après Jésus-Christ.«Douze ouvriers sont venus de l’Inde pour le bâtir; neuf sont encore ici pour terminer les travaux.» On compte peut-être cinq ou six de ces temples en Amérique du Nord.D'temple de Murugan existait déjà, juste à côté du nouvel édifice, mais sous des dehors beaucoup plus modestes, comme les cinq autres temples hindous que compte Montréal.Depuis 20 ans, la communauté tamoule, majoritairement constituée de réfugiés sri-lankais de la guerre civile, accumule les économies sous formes de dons et de commandites, pour donner à ses innombrables divinités un palais digne de ce nom.«On a acheté le terrain en 1992», raconte dans un anglais ardu Thirunadarajah, dont la famille vit à Toronto.oii réside d’ailleurs la vaste majorité de la communauté hindoue.Une première construction conçue temporairement voit le jour en 1995.Mais déjà, les plans du futur temple sont sur papier et n’attendent plus que les fonds pour prendre corps.6000 pieds carrés Jusqu’ici, la communauté a investi 3,5 millions de dollars pour le terrain et ses deux bâtisses dé sonnais annexées, lu structure nouvellement érigée s’étend sur 6(XX) pieds carrés, ponctués de six colonnes à quatre faces chacune sur lesquelles sont délicatement sculptées différentes statues des dieux.Sept autels sont disposés selon un ordre précis, qui peut varier selon le courant de rhindouisme — ici le shivaisme.Le principal autel abrite l’icône du dieu Murugan, qui incarne la force et la justice.Il est flanqué de Ganesha à la tète d’éléphant, probablement le plus connu des dieux hindous, et de Vishnu, le dieu de l’amour.Sur la droite, on peut rendre hommage à Durga.la déesse suprême.S’ensuivent l’autel du dieu de la danse Natarajah, maître du temps et du changement, celui des neuf icônes célestes — l’astrologie joue un rôle important dans l’hindouisme — et l'autel des célébrations.«Dieu est un mais prend différentes formes», lance en souriant Thirunadarajah, plus philosophe que Une nouvelle arme pour combattre le cancer du sein JACQUES GRENIER LE DEVOIR Bombay?Madurai?Calcula?Dollard-des-Ormeaux.Ce curieux monument carré aux fioritures exotiques planté dans un décor familier est le seul temple hindou du Canada conçu selon des règles architecturales plus que millénaires.prêcheur, pour expliquer cette drôle de grande famille divine.Ni monothéiste ni polythéiste, rhindouisme répond visiblement davantage à une façon de vivre et de penser qu’à un système de croyances religieuses.«On va au temple pour se faire voir des dieux et pour les observer, raconte Mark Bradley, fidèle du temple de Murugan depuis des années et amoureux de la culture de ce continent indien qu'il a visité plus souvent que le reste du monde.On appelle ça “darshan”, c’est l'essence même de la démarche au temple.On sonne les cloches, on brûle de l'encens, on amène des fleurs, des fruits, on fait tout pour que les dieux nous voient.» Les deux tours du temple, nommées gopuran (à l’entrée du temple) et vinaman (au-dessus de l'autel), sont la marque des palais des dieux hindous.Les plus hautes s'élèvent parfois à plus de 150 m à Madurai ou Bombay.Celles-ci font 30 m.C'est au sommet de vinaman que les brahmanes (prêtres) déposeront de petits pots en métal ronds, remplis de métaux et de riz.quelques jours avant l'inauguration du lieu, le 5 septembre prochain.«C'est la connexion qui permet aux divinités, au pouvoir de Dieu de rentrer dans le temple, directement au-dessus des idoles», explique M.Bradley, aussi étudiant à la maitrise en religion à l'UQAM.Mais avant l’inauguration, s'ouvre dès demain le festival annuel dédié au temple, dont le point culminant, le 20 août, consiste en une grande procession.Entre-temps, il y aura la fête de la mangue et plusieurs banquets auxquels on viendra sûrement nombreux, car le temple de Murugan est aussi réputé pour sa gastronomie généreuse.Le Devoir PAULINE GRAVEL Une nouvelle cible à abattre dans la lutte contre le cancer du sein vient d’être identifiée grâce à une technologie de criblage du génome humain.Dans leur chasse aux coupables, des chercheurs montréalais ont en effet repéré un gène qui intervient spécifiquement sur la croissance des cellules du cancer du sein.Cette découverte pourrait conduire dans un avenir prochain à la préparation de médicaments susceptibles de freiner, voire prévenir ce cancer tout en évitant les multiples effets secondaires occasionnés par les traitements actuels.Depuis plus de vingt ans, les scientifiques s'appliquent à démasquer dans les cellules cancéreuses les gènes sur lesquels agit l'œstrogène.cette hormone féminine qui favorise la multiplication des cellules cancéreuses du sein.«Connaître l'identité de ces gènes nous permettrait de mettre au point des traitements beaucoup mieux ciblés que ceux que nous employons actuellement, qui provoquent des effets indésirables sur les os [ostéoporose], le cerveau, le foie et le système cardiovasculaire», explique Vincent Giguère, biologiste moléculaire au sein du Groupe d'oncologie moléculaire de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).Mais jusqu a maintenant, la chasse aux gènes demeurait un processus extrêmement lent, on découvrait à peine un gène par année.Grâce à la nouveUe technique des puces à ADN et aux connaissances obtenues dans le cadre du Projet du génome humain, les équipés de Vincent Giguère et de François Robert de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, ont pu passer au crible plus de la moitié des gènes (19 000 gènes) du patrimoine génétique humain.De cette battue, les scientifiques ont repéré 153 gènes qui étaient en relation avec le récepteur sur lequel se lie l’œs- trogène dans les cellules du cancer du sein.Parmi ces 153 suspects, il est apparu aux chercheurs que le gène FOXA1 était celui qui intervenait le plus directement dans la croissance des cellules cancéreuses du sein.«Le gène FOXA1 est stimulé par le récepteur auquel se lie l’œstrogène dans les cellules cancéreuses du sein et rétroactivement aide ce même récepteur à exercer son action sur des gènes qui eux sont directement responsables de la croissance cellulaire», précise Vincent Giguère.Action spécifique En neutralisant ce gène ou l’activité de la protéine qu'il synthétise, on pourrait ainsi agir spécifiquement sur le cancer du sein et épargner les autres organes qui sont affectés par les anti-œstrogènes que l’on administre actuellement et qui ont une action très globale, ajoute le biologiste moléculaire.Optimiste.le chercheur, dont la découverte était publiée hier dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), affirme que le processus allant de la découverte au niveau moléculaire à la mise en marché de médicaments est beaucoup plus court qu’auparavant Les femmes prédisposées au cancer du sein ou qui en souffrent peuvent donc espérer avoir accès à des traitements issus de cette découverte dans cinq ans.Cette technologie de pointe que les chercheurs montréalais ont employé pour scruter les racines du cancer du sein pourrait également servir à contrer plusieurs autres cancers hormonodépendants, tels que le cancer des ovaires et de l'utérus ainsi que le cancer de la prostate, lequel est tributaire des androgènes qui stimulent la croissance des cellules cancéreuses.L’équipe de Vincent Giguère s’attaquera sous peu à ces autres cancers très fréquents.Le Devoir LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 A 0 f T 2 0 0 5 a r> LE MONDE Activités nucléaires Les Européens ne proposent pas de sanctionner l’Iran dans l’immédiat WILLIAM KO LE Vienne - Le conseil des gouverneurs de 1 Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) réuni hier en urgence, devrait demander à l'Iran de suspendre à nouveau ses activités nucléaires sans en référer au Conseil de sécurité des Nations unies, dans l'espoir de favoriser une reprise des négociations.Au terme de la première journée de travaux, le projet de résolution rédigé par la troika européenne (Grande-Bretagne, France et Allemagne) ne mentionne pas de recours devant le Conseil de sécurité de l’ONU, capable d imposer des sanctions économiques ou politiques contre l’Iran.Dans une copie du document obtenue par l'agence Associated Press, l'AIEA fait part de sa «sérieuse inquiétude» au sujet de la reprise de la conversion d’uranium et demande à 1 Iran de coopérer en «rétablisscmt une suspension complète des activités liées à l'enrichissement».«Le conseil [des gouverneurs] demandera à l’Iran de revoir sa position de renoncer à une partie de la suspension, a déclaré le directeur général de l’AIEA Mohamed el-Baradei.L’important pour moi est qu’à la fin de la journée, il y ait un retour au processus de négociations pour éviter toute escalade.» Il «est encore possible de négocier», a ajouté depuis Biarritz le ministre français des Affaires étrangères Rii-lippe Douste-Blazy, pour qui le Conseil de sécurité de l’ONU «n’a pas aujourd'hui à se saisir de ce problème».«Le but suprême doit être de résoudre pacifiquement ce conflit difficile et très inquiétant, a ajouté le chancelier allemand Gerhard Schroder./
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