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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-08-11, Collections de BAnQ.

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NUCLÉAIRE L’Iran lève les scellés à son usine d’Ispahan Page A 5 ?w w w .1 e il e v o i r.c o m ?V ATHLÉTISME Perdita Felicien éliminée au 100 m haies Page B 6 LE DEVOIR Ça baigne pour Agassi .et beaucoup de pluie pour les autres Si on ne s’était pas retenu, et si cela n’était allé à l’encontre des us du tennis, on aurait .psalmodié des extraits choisis de La Marseillaise, hier, dans les parages bucoliques du parc Jarry.Ou peut-être de Douce France.Ou alors, si on se sentait l’âme rebelle, d'Aux armes et caetera.C’est que, des 32 joueurs toujours en lice en simple à la coupe Rogers, on retrouvait cinq représentants de la France.Et le hasard qui préside au tirage au sort, ce coquin qui n’en rate jamais une, a voulu que quatre d’entre eux s’affrontent directement dès le deuxième tour.Enfin, pas les quatre en même temps, mais deux par deux, c’est-à-dire un contre un, mais deux fois.Et à peu près en même temps, mais pas tout à fait (l’un a commencé cinq minutes avant l’autre).Le tennis peut parfois être très compliqué.Toujours est-il que le duel à deux le plus suivi mettait aux prises Richard Gasquet et Sébas-Jean tien Grosjean, les deux premiers Dion joueurs de l’Hexagone.Une sorte d’illustration de ce que peut représenter un changement de la garde en train de se faire.Depuis le 14 mai 2001, Grosjean trônait sur le tennis français; le 20 juin dernier, après avoir remporté le tournoi de Nottingham sans que voqs ne vous en rendiez compte, Gasquet l’a supplanté.A19 ans, il a atteint le IS rang mondial.Grosjean, à 27 ans, est 34".L'un a donc grandi en admirant l’autre, et ils s’affrontaient pour de vrai pour la première fois, hier.Et c’était tellement intense que le ciel s'est déchaîné, avec .des éclairs et du tonnerre suivis d’une tonne de flotte et tout le bataclan, forçant la suspension du match pendant plusieurs heures au moins alors que Gasquet menait 5-3.De celui-là, et de l’autre, qui réunissait VOIR PAGE A 8: AGASSI ¦ Autres informations en page B 6 SHAUN BEST REUTKRS iiàüP.Ép?w «Je suis le meilleur joueur de plus de 30 ans», dit Andre Agassi.Malaise et déception chez les « purs et durs » Femmes africaines (3) Se prostituer pour survivre Plus de 30 000 enfants sont victimes du commerce du sexe en Tanzanie L’arrivée du nouveau couple vice-royal à Rideau Hall crée des remous ALEC CASTONGUAY Ottawa — L’arrivée à Rideau Hall en septembre prochain de Michaëlle Jean et de son mari, Jean-Daniel Lafond, soulève malaises et déceptions dans les rangs souverainistes, particulièrement au sein de la frange plus «pare et dure» du mouvement Au point où le fervent journal indépendantiste Le Québécois publiera un texte dans son édition de septembre pour évoquer les fréquentations fel-quistes du cinéaste Jean-Daniel Lafond ainsi que son passé «indépendantiste», tout en dénonçant la «récupération» de cette nomina-tioi) par le gouvernement fédéral.A l’aise avec la nomination de Michaëlle Jean au poste de gouverneur général, puisque cette dernière n’a jamais pris de position politique dans le passé, c’est plutôt l’entrée en scène de Jean-Daniel Lafond en tant que prince consort qui irrite certains souverainistes, qui se sentent «trahis» par le cinéaste.L'auteur de l’article, l’écrivain René Boulanger, qui dit connaître personnellement M.Lafond, a donc pris la plume pour le dénoncer dans le reste du pays.Un pari qui semble sur la bonne voie d’èfre gagné, puisque le quotidien torontois The Gobe and Mail devait parier VOIR PAGE A 8: MALAISE Jean-Daniel Lafond ¦ L’éditorial de Josée Boileau , en page A 6 INDEX Annonces — B 4 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Décès.B 4 Économie.B 1 Éditorial.A6 Idées .— A 7 Météo.B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 5 Sports.B 6 Télévision.B 7 AGENCE FRANCE-PRESSE ’* ¦>' \ \\v ///v / / / ?L’histoire de la plupart des filles prostituées se résume ainsi: elles ont été recrutées dans leur campagne pauvre (la population tanzanienne est à 70 % rurale) avec la promesse d’un emploi d’aide domestique et celle d’une vie meilleure.Une vie meilleure?Oui, simplement pouvoir dormir dans un vrai lit et manger tous les jours.Les femmes africaines sont l’espoir d’un continent qui croule sous les mauvaises nouvelles: guerres, sida, corruption, famines.Partout elles s’engagent pour améliorer le sort des leurs.Notre collaboratrice s’est rendue aux quatre coins du continent africain.Elle nous livre ici le troisième d’une série de cinq articles.MONIQUE DURAND Fin de journée à Dar es-Salaam, principale ville de la Tanzanie avec ses deux millions d’habitants.C’est le mois de mars, le plus chaud de l’année dans ce pays de l’Est africain, ancienne colonie britannique, qui compte 36 millions d’habitants.Il fait 35 degrés à l’ombre.Le taxi avance à un rythme de tortue.Comme tous les soirs, invariablement, la ville entière est paralysée dans la fumée bleue des moteurs.Autour de nous, dans le soléil incandescent de fin de journée, une joyeuse pagaille: des taxis collectifs archi-bondés, de jeunes vendeurs de morceaux de canne à sucre, ou de journaux, ou de briquets, ou d’autres colifichets qui cherchent mon regard, des femmes avançant dans la poussière de la ville avec de larges plateaux remplis de bananes et d’ananas sur la tète, des enfants qui courent partout, des cris, des klaxons.Nous voilà à Buguruni, quartier grouillant de «Dar», comme on dit ici.Le taxi s'engouffre dans une rue crevassée, bordée de boutiques aine murs de plywood, portant les noms de Noel Barber, Lulu Fashions, Mars Clinic.Nous VOIR PAGE A 8: FEMMES \ Le pari de Charest n’est pas gagné Le financement accru de l’éducation post-secondaire n ’est pas la priorité de toutes les provinces ANTOINE KOBITAILLE Banff — Y aura-t-il un front ôommun des provinces pour réclamer d'Ottawa un financement accru en matière d’éducation post-secondaire?C’est l’objectif que s’est fixé le premier ministre Jean Charest pour la réunion du Conseil de la fédération, mais il sera difficile à atteindre.Car chacun des 10 premiers ministres provinciaux s’est pointé à Banff avec ses propres priorités, qui vont parfois dans d’autres directions.En point de presse, M.Charest a affirmé hier matin que la majorité des premiers ministres «souscrit à cette volonté, mais pas la totalité».Certains premiers ministres aimeraient faire avancer d’autres dossiers en priorité.Par exemple, même si Québec le considère comme un allié dans le dossier de l’éducation, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, souhaite un consensus des provinces en faveur de l’énergie nucléaire, ce qui va à l’encontre des orientations et priorités du Québec.Le premier ministre albertain, Ralph Klein, veut surtout parier de développement économique, de compétitivité et de renforcement du Conseil de la fédération.Les premiers ministres du Manitoba, Gary Doer, et de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, veulent bien parler de financement de l'éducation, mais dans une perspective beaucoup plus large, qui inclurait toute la question de la formation et du perfectionnement des travailleurs, en vue d’accroître la position concurrentielle du Canada dans le monde.«Franchement, si on fait une conférence fédérale-provinciale uniquement pour parler d’argent, on n’accomplira rien», a tranché M.Campbell, en point de presse, à propos de la proposition du Québec.«Nous devons définir quel est l’ordre du jour du pays.Comment faire pour faire avancer le Canada.Nous avons besoin d’une économie fondée sur une main-d’œuvre qualifiée.Nous avons besoin d’une VOIR PAGE A 8: CHAREST La majorité des premiers ministres «souscrit à cette volonté, mais pas la totalité», dit Jean Charest Voyage en Inde avec un grand détour 4 I LE U E V 0 1 K , LE J E L’ D I 11 A 0 T T 2 0 0 5 ,\ 2 LES ACTUALITES Quatre cents chambres dans l’ancienne Gazette JEANNE CORRIVEAU Les anciens édifices appartenant à The Gazette, rue Saint-Antoine, accueilleront un complexe hôtelier de 400 chambres à l'automne 2007.La Société de développement de Montréal (SDM) a décidé de céder à Atlific Hotels les trois immeubles ainsi qu'un terrain vacant adjacent au site pour la somme de 10 millions de dollars.Atlific, dont le siège social est situé à Montréal, est une filiale d’Ocean Properties, une compagnie américaine de Portsmouth, dans le New Hampshire, qui possède 66 hôtels en Amérique du Nord.Au Canada, l’entreprise compte 30 hôtels, dont quatre à Montréal, parmi lesquels figure le Château Champlain.A la suite du déménagement de The Gazette dans de nouveaux bureaux situés sur la rue Sainte-Catherine, la SDM, une société paramunicipale, s’était portée acquéreur, en novembre 2003, des trois immeubles appartenant au quotidien ainsi que d’un terrain vacant situé à l’angle des rues Saint-Antoine et Saint-Pierre pour la somme de 7,5 millions.Elle avait déjà l’intention de revendre la propriété à un promoteur désireux d’y réa-lisey un projet de développement A la suite d’un appel d’offres, onze propositions lui ont été soumises et c’est ceDe d’Atlific que la SDM a finalement retenue.Lors de leur réunion hebdomadaire tenue hier, les membres du comité executif de la Ville de Montréal ont entériné la transaction.Atlific entend déployer son complexe hôtelier dans les trois immeubles existants et compte construire une tour de 17 étages pour accueillir les chambres régulières alors que les suites seront logées dans les bâtiments historiques de la rue Saint-Jacques.Un étage complet sera réservé à des salles de réunions alors qu’un spa et un centre sportif seront aménagés au 250 Saint-Antoine.Le projet comportera également des bureaux ainsi que des unités d’habitations.Lié par une voie piétonnière au Quartier international, le complexe hôtelier pourra profiter des activités liées au Palais des congrès et servir de quartier général pour les organisateurs de congrès.Si la proposition d’Atlific a été retenue, c’est no-tamment parce que l’entreprise hôtelière a démontré un souci de conservation des éléments patrimoniaux des édifices, souligne-t-on dans les documents soumis au comité exécutif de la Ville.L’entreprise aménagera d'ailleurs l’entrée de son complexe dans la salle où logeaient autrefois les presses du quotidien anglophone.L’ensemble du projet est évalué à 110 millions et les travaux devraient débuter d’ici la fin de l'année et se terminer en 2007.Le Devoir Des pistes de solutions pour rétablir le système de santé L’Alliance sur les temps d’attente publie son rapport final FRÉDÉRIQUE DOYON L> Alliance sur les temps d’attente (ATA) propose 1 maintenant ses solutions au gouvernement, de l’ordre de trois milliards en cinq ans, pour que les patients aient accès aux soins médicaux dans des délais raisonnables.Le regroupement d’associations médicales a dévoilé hier son rapport final sur les temps d’attente, quelques mois après avoir fixé des points de repère dans cinq domaines: les soins cardiaques, l’oncologie, l’imagerie diagnostique, l’arthroplastie et le rétablissement de la vue.Depuis le rapport préliminaire publié en avril dernier, certains de ces points de repère ont d’ailleurs pu être ajustés en fonction des témoignages entendus lors de consultations publiques qui se sont déroulées entretemps.Le temps d’attente pour les perfusions cardiaques a notamment été révisé à la baisse, de 30 à 15 jours, pour les cas prévus non urgents.Mais l’apport le plus important de ce document final consiste en un ensemble de stratégies dont les gouvernements devraient tenir compte dans la mise en œuvre des objectifs de temps d’attente.«On a proposé des pistes de solution pour savoir comment rétablir le système», rapporte au Devoir Normand Laberge, coprésident de l’ATA, qui déplore que la question ne soit pas à l’ordre du jour de la rencontre des premiers ministres provinciaux en Alberta.En imagerie diagnostique, par exemple, «il y a 35 millions d'examens par année, c’est plus qu'un examen par Canadien.Le problème, c’est que 10 % de ces tests sont inutiles, ont déjà été faits ou découlent d’une erreur du médecin», qui ne peut pas toujours suivre l’évolution extrêmement rapide des nouvelles technologies dans ce secteur, explique M.Laberge.On propose donc une façon d’éliminer ces tests inutiles, qui équivalent à la charge de travail de 226 radiologistes, ainsi libérés pour les patients en attente./ r RICHARD CHUNG REUTERS Un hôpital de Toronto.L’ATA demande notamment aux gouvernements de devancer de 21 mois fa mise en place des objectifs de temps d’attente, soit pour le 31 mars 2006.Autre exemple, on veut accélérer la digitalisation de la radiologie, qui fonctionne pour l’instant encore «avec un fil», s’exclame M.Laberge.Ce changement de méthode ferait augmenter la productivité de 15 %, selon le rapport.«Avec ses mesures, on a déjà réglé une partie des problèmes sans avoir dépensé un sou.» L’ATA recommande en outre la mise sur pied d'un fonds de deux milliards (en cinq ans) pour faciliter la transférabilité des patients d'un établissement provincial à l’autre pour qu’ils puissent avoir accès aux soins requis.Un plan de gestion devrait aussi être élaboré (un milliard en cinq ans) pour augmenter les possibilités de formation de niveau pré-doctoral et ainsi pallier les manques de ressources humaines de la santé.Enfin, dans la foulée du jugement de la Cour suprê- me, qui établit qu’un retard d'accès aux soins équivaut a un refus d’accès et qui ouvre la porte aux services de santé privés, l’ATA demande aux gouvernements de devancer de 21 mois la mise en place des objectifs de temps d’attente, soit pour le 31 mars 2006.L'ATA regroupe l’Association médicale canadienne et six organismes de spécialité: l’Association canadienne des radiologistes, celles des radio-oncologues, de médecine nucléaire, d’orthopédie, et les Sociétés canadiennes de cardiologie et d’ophtalmologie.Le premier ministre Paul Martin et le ministre de la Santé Ujjal Dosanjh doivent rencontrer aujourd’hui les membres de l’ATA pour réaffirmer leur engagement dans ce dossier.Le Devoir Une marina au Vieux-Port de Montréal JEANNE CORRIVEAU Une marina pouvant accueillir 200 bateaux de plaisance sera aménagée cet automne au quai de l’Horloge, dans le Vieux-Port de Montréal, a annoncé hier la Ville de Montréal, lœ projet piloté par le Yacht Club de Montréal vise à pallier la pénurie d’infrastructures nautiques dans la région métropolitaine.Selon une étude menée en 2002 par la Société du Vieux-Port, la popularité de la navigation de plaisance serait en hausse et la région de Montréal ne disposerait pas d’un nombre suffisant de places à quai pour répondre à la demande.C’est ce constat qui a incité la Société du Vieux-Port à envisager la construction d’une marina sur son site.«Il y a un taux d’occupation de 98 % dans presque toutes les marinas et il y a aussi des listes d’attente, a expliqué hier Marie Tellier, directrice du développement à la Société du Vieux-Port.Dans notre port d’escale, nous disposons de 95 places, poursuit-elle.Mais depuis quelques années, nous recevons de plus en plus de demandes pour des saisonniers, ce qui est contraire à la mission du port d’escale qui accueille plutôt des bateaux pour de courtes durées.» Au coût de 2,2 millions, le Yacht Club souhaite aménager 200 places à quais destinées essentiellement à des bateaux à moteur, dont 20 % seront réservées aux touristes provenant de l’extérieur du Qué- bec.L’organisme à but non lucratif assumera plus de la moitié de la facture.Dans une décision rendue hier par le comité exécutif de la Ville, Montréal versera une contribution de 100 000 $ au projet alors que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) accordera une aide de 500 000 $ dans le cadre du programme du Fonds bleu.De son côté, Québec compte consacrer une somme de 400 000 $ pour la réalisation de la marina.Mais aux dires de Marie Tellier, le projet n’est pas encore ficelé et elle s’étonnait, hier, que la Ville de Montréal en ait divulgué les détails.Le Devoir NEGOCIATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE Vouloir préserver notre pouvoir d'achat, c'est légitime et raisonnable! ( M.Charest Depuis les années 80, le pouvoir d'achat des fonctionnaires et des ouvriers de la fonction publique n'a cessé de diminuer.Avec un salaire moyen de moins de 34 000 $ par année, les membres du SFPQ sont loin de correspondre à cette image caricaturale de « gras durs » et de « privilégiés ».La dernière étude sur la rémunération menée par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) indique clairement que la rémunération globale des employés de l'État (incluant les avantages sociaux) accuse un retard de 7,6 % face à celle des autres salariés du Québec.D'ailleurs, cet écart s'agrandit d'année en année.Il semble bien que vous n'ayez pas l'intention de corriger cette situation au cours des prochaines années.En effet, votre dernière offre salariale de 8 % sur six ans et neuf mois ne permet même pas de maintenir notre pouvoir d'achat puisqu'elle ne représente qu'une augmentation moyenne de 1,19 % par année, tandis que l'augmentation du coût de la vie se situe plutôt autour de 2 % par année! M.Charest, nos demandes à l'égard du salaire sont tout à fait légitimes et raisonnables.Elles visent à préserver notre pouvoir d'achat et à amorcer un certain rattrapage afin de diminuer l'écart constaté par l'ISQ.Nous en avons assez de nous appauvrir année après année! «ÉÉtf T / i w : ?- M Brillons par la solidarité car les services publics sont une priorité pour la population du Québec.SFPQ SYNDICAT DE LA FONCTION PUBLIQUE DU QUÉBEC « i LE DEVOIR.LE JEUDI 11 AOUT 2 0 0 5 A 3 ICTUALITES Pinte de Laissée à l’abandon depuis des décennies, la pinte de lait géante qui surplombe l’ancienne laiterie Guaranteed Pure Milk au centre-ville de Montréal pourrait connaître des jours meilleurs.L’appel lancé en avril dernier par Héritage Montréal, qui l’identifiait comme l’un des dix emblèmes du patrimoine montréalais menacés de disparition, a trouvé écho auprès d’un groupe qui souhaite contribuer à sa conservation.JEANNE CORRIVEAU La Fédération des producteurs de lait du Québec a entrepris des discussions avec Héritage Montréal dans le but d’assurer la protection à long terme de la pinte de lait qui, depuis les années 30, trône sur le toit d’un édifice de la rue Lucien-L'AUier, au sud du boulevard René-Lévesque.La Fédération serait disposée à assumer les bais liés à la restauration et au déménagement de la pinte de lait rongée par la rouille, mais elle ignore encore où la fameuse bouteille pourrait être relogée.Au mois d’avril dernier, Héritage Montréal avait lancé un cri d’alarme et dressé la liste de dix sites et emblèmes du patrimoine montréalais dont l’avenir était menacé.Parmi eux figurait la pinte de lait un vestige de Tére industrielle qui a souffert d’un manque chronique d’entretien au cours des dernières décennies.L’imposante bouteille d’acier haute de 9,1 méfies visait, lors de son érection dans les années 30, à rassurer les consommateurs encore ébranlés par une épidémie de mortalité infantile liée aux piètres conditions de conservation du lait de l’époque.L’appel d’Héritage Montréal a été entendu puisque la Fédération des producteurs de lait n’a pas mis de temps à manifester son intérêt afin de participer à la sauvegarde de ce vestige montréalais laissé à l’abandon.«Cette pinte de lait fait partie de notre histoire et c’est important pour nous, mais il reste beaucoup d'éléments à discuter», explique Nicole Dubé, directrice du marketing à la Fédération.Le mois dernier, Mme Dubé a donc rencontré la directrice générale d’Héritage Montréal, Nathalie Zinger, afin de discuter d’une éventueUe collaboration.Le projet est encore au stade préliminaire, indique Nicole Dubé, mais une autre rencontre est prévue en septembre.La Fédération n’en est pas à sa première tentative pour sauver la pinte de lait.Au cours des trois dernières années, Nicole Dubé a tenté en vain de s’entendre avec la Société de la Cité du commerce électronique, alors gestionnaire de l’édifice.«Pour la rénovation et le transport de la pinte, on nous avait donné des coûts astronomiques, relate-t-elle.Mais je sais combien ça coûte et je veux que ce soit l’entreprise qu’on aura choisie qui fasse la rénovation.» Aujourd’hui inoccupé, l’immeuble sur lequel est posée la bouteille devait loger la phase III de la Cité du commerce électronique, mais comme le projet a été abandonné, le Mouvement Desjardins, propriétaire à lait géante cherche propriétaire 50 % de l’édifice, lui cherche une nouvelle vocation.Et quoi qu’il arrive, il est déjà acquis que la pinte de lait devra fiouver une autre terre d’accueil.La Fédération ne souhaite pas acquérir la bouteille, mais elle est prête à financer sa restauration et son transfert sur un autre site.Elle envisage donc de s’associer à Héritage Montreal, qui pourrait alors devenir propriétaire de la fameuse pinte, afin de soumettre une proposition à Desjardins.Aucun site n'a encore été trouvé pour accueillir la bouteille, mais la Fédération compte sur l'organisme de défense du patrimoine montréalais pour lui en proposer.Chez Desjardins, on signale qu’aucune offre concrète n’a été déposée, mais on se dit tout disposé à céder la pinte à qui la voudra sous certaines conditions, notamment que l’institution financière riait pas à verser un sou pour son déménagement «Si quelqu'un se présente demain matin et dit: “Moi, je veux la pinte de lait", eh bien, il pourra la prendre et partir avec, explique Christian Pouliot, vice-président régional de Desjardins gestion d'actifs.Les seules questions qu 'on va poser, c’est comment va-t-on la descendre?où va-t-on l'amener?qu’est MtedR WPiFRFt, ères'Vws iNTfRfs# 'A iNSCRifêvoSfiUAÇ 'A mon .Y ffSTiVAu?J Uj 'tlffîr'i /ffftrlAi I L’élitisme de Jean Charest est encore à l’honneur! Une fois de plus, dans les discours du premier ministre, on multiplie les bris de promesses et les volte-face.Après le rapport Ménard sur la santé qui vise encore à faire payer les gens ordinaires, Jean Charest n’exclue pas la possibilité du dégel dit «responsable» des frais de scolarité.Et dire que le Costa Rica et Cuba ont depuis longtemps la gratuité scolaire jusqu’à l’université.Parlons-en de responsabilité.Depuis la fin des années 90, les organisme ultra-capitalistes que sont l’Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, Moody’s ainsi que certaines grandes firmes comptables dénoncent (timidement, bien sûr!) les politiques fiscales délinquantes du Canada, phis particulièrement celles du Québec, et ce, au risque de faire couler l’économie entière du pays.Il en coûte moins cher pour les compagnies de gérer une entreprise dans la Belle Province que partout ailleurs en Occident La totalité des compagnies inscrites au Québec ne rapportent que 2,3 milliards $ aux coffres de TÉtat mais bénéficient de 5 milliards $ en subventions chaque année.Pas mal, n’est-ce pas?On nous refile une facture fiscal de 2,7 milliards $ annuellement pour entretenir les nantis et Charest nous chante qu’il n’a pas d’argent Son ancien ministre des Finances dénonçait cette pratique, et l’on connaît la suite.Oui, parlons-en de responsabilité! M.Séguin dénonçait aussi le déséquilibre fiscal qui nous coûte toujours et depuis plusieurs années 52 millions par semaine.Quelle arrogance que celle de Jean Charest de parler de dégel des frais de scolarité et de demander aux fonctionnaires d’être raisonnables en leur offrant une augmentation annuelle de 2,1 %, ce qui ne couvre même pas l’inflation et la hausse du coût de la vie! Qu’il fasse payer la juste part des nantis et qu’il aille chercher nos milliards dans les poches de Paul Martin.Après tout, la péréquation, c’est notre argent' Comme dit si bien l’expression courante, «on a déjà donné».Marc Beauregard Montréal, le 9 août 2005 LETTRES -?- Kamouraska ou Iberville?Comme toujours, j’ai lu avec grand intérêt l’édition du week-end dernier du Devoir.A la page B6, j’ai fait une petite tournée de l’année 1934 avec vous.J’ai lu, dans un articu-let du coin gauche en bas, la nouvelle parue le 3 août 1934 du décès de la sœur Bonneau.Je ne sais si l’article d’origine comportait la même erreur, mais il y a sûrement confusion, car on y dit que la sœur en question est née à Saint-Athanase de Kamouraska (aujourd’hui dans la MRC de Témiscouata).Or, il se trouve que je suis né dans ce coin de pays et que, connaissant son histoire, je sais pertinemment qu’il n’y avait aucune habitation ni même appellation chrétienne dans ce lieu en 1859.Les premiers habitants y sont arrivés au tout début des années 1920 (on donnait une vache aux colons qui s’y installaient) et l’appellation chrétienne Saint-Athanase a été donnée en 1922 en l’honneur du donateur d’un harmonium dont le prénom était Athanase.La sœur Bonneau est fort probablement née à Saint-Athanase d’Iberville dans la belle région du Richelieu.La confusion entre les deux localités est assez fréquente.Je me souviens d’un ca- • mionneur qui, dans les années 60, avait parcouru tout le chemin de Montréal à Saint-Athanase de Kamouraska pour livrer une pleine benne de boulons et d'écrous destinés à un pont qui n’existait qu’à Saint-Athanase d'Iberville.J’ai d’ailleurs fait une adaptation très libre de cette histoire dans la nouvelle Livraison particulière, parue dans Possibles (no 2, vol.22) au printemps 1998 et dans Moebius (no 80) en 1999.Recevez, Mesdames, Messieurs, mes salutations distinguées.Francis Lagacé Montréal, le 9 août 2005 Et Nagasaki?Les États-Unis avaient plusieurs raisons pour bombarder Hiroshima.Celle le plus souvent mise de l’avant (sauver des centaines de milliers de vies en évitant l'invasion de l'archipel nippon) ne tient pas la route.Les archives américaines et russes révèlent que les Japonais cher- chaient, bien avant le début de l’été 1945, à se rendre.Ils étaient exsangues, leurs industries d’armement réduites à une peau de chagrin.La seule condition qu’ils demandaient l’assurance que l’empereur ne serait pas inquiété ou démis.Les États-Unis refusèrent.Comme on sait, ceux-ci laissèrent néanmoins Hirohito sur le trône après leur victoire.Plus solide est l’argument anticommuniste.Il est double.Obtenir la reddition du Japon avant l'entrée en guerre de la Russie contre celui-ci (prévue par les accords de Potsdam pour le 8 août) et empêcher ainsi que les troupes russes pénètrent en Chine avec le risque d’une expansion communiste en Asie.L’autre objectif était d’intimider la colossale puissance militaire russe avec l'arme atomique afin de lui enlever toute velléité d'envahir l’Europe de l’Ouest Une démonstration en plein désert n’aurait pas eu, dit-on, le même impact U fallait démontrer la volonté politique de se servir de cette arme terrible contre des civils.Soit.Tous ces arguments sont recevables.On peut en débattre.Mais Nagasaki?Alors que les Japonais, trois jours plus tard, n’auront pas encore eu le temps de prendre la mesure de ce qui venait de leur arriver?Il n’y a aucune justification pour Nagasaki! Et le fait que cette question soit occultée à chaque commémoration me glace le sang.Gaétan Le boeuf Le 8 août 2005 Atrocités japonaises Si je crois qu’il est nécessaire de souligner le 60 anniversaire d’Hiroshima et de continuer à se poser des questions quant aux motifs qui ont encouragé le recours à la bombe A, j’estime que c’est aussi l’occasion de rappeler les atrocités commises par le Japon au cours de la Seconde Guerre mondiale et de mettre en lumière la responsabilité du gouvernement japonais d'alors.J'aimerais rappeler le fait que les prisonniers canadiens et alliés détenus au Japon ont été sauvés par cette arme terrifiante puisque l'ordre de les exécuter advenant un débarquement allié avait été donné.Fabrice Mosseray Gatineau, le 8 août 2005 LIBRE OPINION L’argent flambé de la CIBC EAN CLAUDE LAPIERRE Verdun La CIBC aurait intérêt à privilégier davantage ses fidèles clients, qui l’ont hissé au troisième rang des banques canadiennes, plutôt que de flamber l’argent qu'on lui confie dans des opérations bancaires complexes et douteuses à l'échelle mondiale.Les CPG (Certificats de placements garantis) CIBC sont assurés jusqu’à 60 000 $ par le gouvernement du Canada, donc par les contribuables canadiens, alors que les actions CIBC sont un risque uniquement pour les actionnaires.John Hunkin, l'ex-président et chef de la direction de la CIBC, a pris sa retraite, millionnaire, le vendredi le 29 juillet, avec une rente annuelle à vie dans les six chiffres et des rémunérations globales totalisant 16 millions $ pour ses deux dernières années à la tète de la banque.Quatre jours plus tard, le mercredi 3 août la CIBC annonce son accord pour octroyer 2,4 milliards $ US aux investisseurs floues dans le scandale financier du courtier américain en énergie Enron, survenu en 2001, en guise de règlement du litige en recours col- lectif mené par le fonds de retraite de l’Université de Californie.Fermetures et profits Sous la direction de John Hunkin, la CIBC a mis en branle un vaste programme de fermeture de succursales bancaires à travers Canada afin de maximiser les profits et la valeur boursière, entraînant le mécontentement des clients et une diminution du nombre d'employés.Client régulier du centre bancaire CIBC de Verdun durant 20 ans, j'ai été choqué d'apprendre sa fermeture en 2004, à la suite d'une ordonnance irrévocable du bureau chef de Toronto, qui a mis fin à la présence de la CIBC dans la communauté verdunoise, après un demi-siècle.Une petition signée par la majorité des clients de la succursale de Verdun demandant aux autorités de la CIBC de surseoir à la fermeture et de maintenir ouvert son centre bancaire situé au cœur du sud-ouest de Montréal, où résident 125 000 personnes, resta lettre morte.Dorénavant, les irréductibles doivent parcourir 10 kilomètres supplémentaires, aller-retour, pour se rendre à LaSalle afin de rencontrer un employé en chair et en os de la CIBC plutôt qu'un robot automatise, tout ça soi-disant pour un «meilleur» service.Les profits réalisés par la CIBC, l’an dernier, avec ses opérations bancaires canadiennes traditionnelles viennent de s'envoler en fumée à la suite du règlement hors cours pour allégations de fraude voulant quelle ait aidé la corporation de Huston Enron à gonfler ses revenus en cachant des dettes.La CIBC a grandi grâce au parrainage de ses clients canadiens.Est-il concevable qu’une institution bancaire de l'ampleur de la CIBC, avec un si noble passé corporatif, ait permis, en 2004, à un guichet automatique de sa succursale de Moncton de distribuer des billets Canadian Tire plutôt que de l’argent véritable?Le nouveau p.-d.g.de la CIBC, Gerard Mc-Caughey, un Montréalais diplômé de l’Université Concordia.espère sûrement l’approbation du gouvernement fédéral autorisant la fusion des banques afin de fermer une multitude de succursales bancaires.En attendant, il doit se préoccuper du fait que les clients des centres bancaires CIBC et des marchés mondiaux CIBC aient été au cours des deux dernieres années parmi ceux qui ont formulé le plus grand nombre de plaintes au bureau Otta0m°U°Sman ^eS t)anques canadiennes à LE DEVOIR.LE .1 E l D I II AO 1 I' O O 5 A DEES WÊ lü - ^•- CHK1S WATTIK Kl im-RS Jean-Daniel Lafond, Michaëlle Jean et leur fillette Marie-Éden réagissent au discours de Paul Martin lors de Pannonce de la nomination de la nouvelle gouverneure générale.Le mari de la gouverneure générale est un pur indépendantiste qu’une enquête de sécurité n’a pu ignorer.Paul Martin, sachant la chose, a cru jouer un coup de maître en le ralliant, le temps d’un mandat protocolaire.Michaëlle Jean et les felquistes RENE BOULANGER Ecrivain ans les milieux indépendan- D Listes, on a manifesté plusieurs réactions, à la fois de lassitude et d’admiration, à la suite du «bon coup» de Paul Martin, qui a sollicité Michaëlle Jean pour le poste de gouverneur général.Paul Martin ne cache pas qu’il veut ainsi faire progresser le camp fédéraliste au Québec, prenant le risque, comme avec =^==^=J le revirement de Jean l-apierre, de s’aliéner une partie de l’électorat anglophone.Michaëlle Jean est un simple pion dans un jeu d’échecs mais Paul Martin doit miser là-dessus parce qu’il n’a plus grand-chose à offrir au peuple québécois.La promesse d’un nouveau style, voire d’un nouveau fédéralisme, ne s’est jamais concrétisée et pour peu que le mouvement indépendantiste retrouve un peu d’élan, l’édifice bureaucratique canadien risque bien de s’effondrer d’un seul coup.Mais il reste la campagne d’images, il peut encore repeindre la façade lézardée.A cause de la faiblesse des indépendantistes au niveau du contrôle des organes d’information, il peut encore retarder l’échéance.Déculottés Incapables de riposte, les indépendantistes se contentent d’encaisser le coup.Il faut bien admettre que Michaëlle Jean, à la figure angélique, au charme enjôleur est une figure inattaquable.D’abord, elle n’a jamais fait de politique, peut-on lui reprocher d’avoir changé de camp, d’avoir tourné le dos aux siens?D’autant plus que le prestige de la fonction a permis de domestiquer toute la mouvance intellectuelle québécoise autour des prix du gouverneur général.Quel récipiendaire de ce prix, tout indépendantiste soit-il, peut reprocher à cette amante des arts d’occuper le poste qui permet d’attribuer ce prix si convoité?Bref, face à cette nouvelle représentante de la monarchie, du colonialisme archaïque, les intellectuels québécois sont déculottés.S’ils s’étaient tenus debout dans les dernières années face à cette politique de domestication, Paul Martin ne pavoiserait pas autant 11 reste que Michaëlle Jean a fait un choix en toute connaissance de cause.Elle a beau être animatrice de Radio-Canada, elle baigne depuis des lustres dans l'atmosphère indépendantiste qui caractérise le milieu intellectuel qu’elle fréquente.Elle sait ce qu’elle fait et contre qui elle le fait Elle n’est pas apolitique, elle sait qu’elle est au cœur d’une lutte politique cruciale et historique et que le camp qu’eüe favorise désormais n’aura de cesse d’affaiblir, voire de détruire, le mouvement indépendantiste dans une stratégie de mise au pas de la nation québécoise.L’image tiendra-t-elle ?Ceux qui aimaient Michaëlle Jean ont bien raison d’être déçus.Et je suis un de ceux-là.Mais je me console vite parce que je sais que l’image de ce nouveau couple royal qu’elle forme avec le cinéaste Jean-Daniel Lafond sera bientôt écorchée au Canada anglais et que nous risquons d’assister à une superbe dégringolade qui risque d’être étonnante dans ses conséquences politiques.Déjà Odile Tremblay, la chroniqueuse cinéma du Devoir, qui connaît bien Michaëlle et Jean-Daniel, décrit bien l’impossible situation qu’ils risquent de vivre: «Or Jean-Daniel Lafond est ce documentariste qui a consacré un film à Pierre Perreault, un autre à Jacques Perron, un autre encore aux felquistes Pierres Vallières et Charles Gagnon: des êtres purs attelés à un rêve d’indépendance.Son nationalisme, Jean-Daniel l’a exprimé à la radio, à travers ses films, ses écrits.Difficile de l’imaginer dans le rôle du prince consort fédéraliste qui retiendra sa langue.Il aime tant parler et le fait si bien.» Bref, le mari de la gouverneure générale est un pur indépendantiste qu’une enquête de sécurité n’a pu ignorer.Paul Martin, sachant la chose, a cru jouer un coup de maître en le ralliant, le temps d’un mandat protocolaire.Sauf que Jean-Daniel Lafond n’est pas une Belinda Stronach ou un Jean Inpierre.Il ne frayait pas avec des politiciens de pacotille mais avec de purs révolutionnaires.Ceux-là même qui ont provoqué le pouvoir d’Ottawa jusqu’à instaurer la loi martiale et l’occupation militaire du Québec.Le Canada anglais ne semble pas avoir remarqué encore qu’il a fait un film sur le FLQ, avec comme scénariste Francis Simard, l’un des membres les plus en vue de la cellule qui a enlevé le ministre Pierre Importe lors de la célèbre Crise d’octobre.Jean-Daniel Lafond l’a probablement connu lors d’un lancement des éditions VLB qui appartenaient dans les années 90 à Jacques Lanctôt, autre membre très connu du FLQ qui avait enlevé le consul britannique James Richard Cross, déclenchant ainsi l’engrenage des événements d’octobre.Jacques Rose à la maison C’est à l’un de ces lancements que j’ai connu Jean-Daniel Lafond.Je ne doutais pas qu’il fût indépendantiste, tous les intellectuels québécois le sont à différents degrés.Après la parution de mon premier roman, sachant que je travaillais aussi comme scénariste, il m’a proposé de travailler avec lui sur un film.Je ne suis allé qu’une fois à son appartement de la Petite-Bourgogne mais la visite fut mémorable.Michaëlle Jean travaillait dans le salon-bureau, elle avait ce sourire si avenant qui la caractérise et, ce jour-là, elle révélait une grâce que l’écran télé ne peut rendre.Bref, elle est encore mieux dans la vie, comme dirait la tribune populaire.Elle se retire pour nous laisser travailler et Jean-Daniel, avant d’attaquer le sujet me fait visiter les lieux.Il est très fier de sa nouvelle bibliothèque.Il me confie que c’est Jacques Rose qui a fait les dernières rénovations chez lui.Jacques Rose, le deuxième felquiste sur les lieux du drame qui a entraîné la mort du ministre Pierre Im- porte.Comme quoi Jean-Daniel Lafond ne se tient pas avec n’importe qui! Qui aurait cru que la future gouverneure générale du Canada avait accueilli dans ses murs l’un des révolutionnaires les plus recherchés, avec son frère Paul, par toutes les forces policières canadiennes.je ne suis pas certain qu’elle se sentait à l’aise avec toutes les fréquentations de son mari, mais en même temps je présume quelle a assez de grandeur pour ne pas désavouer cette période de leur vie commune.Toujours est-il que c’est Jacques Rose, l’habile menuisier qui avait conçu la cache du chemin Queen Mary, qui lui a refait son bureau avec sa précieuse bibliothèque.Jean-Daniel Infond en était si lier qu’il m’a confié que Jacques Rose, qui n’avait pas perdu la main pour les cachettes mystérieuses, avait fait un double-fond qu cas où Jean-Daniel voudrait y cacher des armes.Evidemment, Jean-Daniel en était ravi même s’il doutait d’avoir un jour à se servir de ce double-fond.Mais enfin, ça met tout de même du piquant dans la vie.Pourquoi je dis tout ça, en sachant que toute la presse anglophone va s’emparer de cette histoire et se mettre à charcuter le couple princier?Parce qu’il le faut, simplement.Paul Martin avait besoin de la pureté et de la naïveté pour l’immoler sur l’autel de l’unité canadienne.Un bel ange nous a été enlevé et sera demain livré aux vautours.Nous devons démasquer la combine de Paul Martin et, pour ce faire, nous servir de la vérité qui est parfois si cruelle.Mais elle n’était pas cruelle avant ce jour, elle était même sympathique.Nous savions que là-haut, dans la tour de Radio-Canada, derrière son interdit de parole, une superbe conscience, héritière des grandes littératures de son pays, voyait notre combat et attendait son heure pour venir nous rejoindre.Au lieu de cela, elle se retrouvera seule à lutter contre une mer démontée et nous ne pourrons rien pour elle, sauf attendre que la vague la repousse sur nos rivages.Je pense qu’il faudra alors la recueillir et lui ouvrir à nouveau les bras.Car la haine de notre liberté que révélera la campagne anti-québécoise qu’el-le aura suscitée suffira peut-être autant que tous les lacs Meech à nous souder ensemble dans un même et seul destin, nous les Québécois de la séculaire résistance.Mais peut-être que je me trompe, que Paul Martin, dans l’espoir d’arrêter la marche de l’indépendance, réussira à imposer son choix de Michaëlle Jean comme gouverneure générale et commandant en chef des forces armées canadiennes.Alors, c’est bien vrai qu’il aura réussi un «bon coup».Mais j’ai comme un doute.J’ai l’impression que dans cette histoire, à double-fond, le dernier mot appartiendra aux illustres revenants politiques que sont les militants du FLQ.Je suis sûr que Paul Martin ne l’attendait pas celle-là.Texte à paraître dans le journal Le Québécois, vol.5 no 4 (septembre-octobre 2005) Au service des immigrants LISE THERIAULT Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec la suite de ce que vous avez lu et entendu ces jours derniers, il me paraissait important de faire une mise au point.Je serai claire et directe; le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles n’a aucunement l’intention de constituer une liste nominative des nouveaux arrivants qui fréquentent les organismes communautaires.Toutefois, le ministère est présentement en discussion avec ses partenaires, les organismes communautaires qui sont financés pour offrir les services aux nouveaux immigrants qui s’établissent au Québec grâce à son nouveau Programme d’accompagnement des nouveaux arrivants.Ces discussions portent sur la mécanique à mettre en place afin d’assurer la collecte de données fiables et précises qui permettront par la suite de mieux suivre et de comprendre le parcours d’intégration des nouveaux arrivants.Je peux vous assurer que ces données seront sécurisées et dénominalisées dès quelles sortiront électroniquement des organismes et ne seront recueillies que pour des fins de statistiques et de recherches.Elles ne concernent que la clientèle rejointe par le Programme d’accompagnement des nouveaux arrivants, c’est-à-dire les nouveaux arrivants légalement établis à titre de résidents permanents et elles ne visent d’aucune façon à suivre des cas individuels.Aussi, précisons que ces nouveaux citoyens sont en majorité de jeunes personnes dynamiques, hautement scolarisées et exigeantes en terme d’attentes quant aux services offerts par les programmes gouvernementaux.De plus, rappelons qu’un lien de confiance entre le gouvernement du Québec et les nouveaux arrivants existe déjà puisqu’ils ont été rencontrés en entrevue de sélection ou encore accueillis à l’aéroport J’aimerais rappeler qu’ils ont déjà donné plusieurs de ces renseignements à partir de leur pays d’origine.Il est donc déraisonnable de prétendre qu’ils refuseraient de s’identifier.Finalement, il est faux de prétendre que les de- Norman Spector mandeurs d’asile hésiteront a consulter les organismes communautaires avec la nouvelle façon de faire, car ils ne sont pas visés par cet exercice.Précisons tout de suite que cette façon de faire a pour but d’évaluer la portée et les résultats de programmes gouvernementaux et qu’une approche similaire a déjà été mise en place graduellement, de 2001 à 2004, par le gouvernement du Canada.Ainsi, partout dans le reste du pays, les organismes communautaires offrant des services d’intégration dans le cadre du programme canadien colligent des données qui sont par la suite sécurisées et dénominalisées pour être utilisées a des fins de recherches et de statistiques.De plus, aucune baisse de clientèle n’a été constatée dans les organismes communautaires.Alors que nous augmentons le nombre d’immigrants qui viennent s’établir au Québec, nous avons le devoir et l’obligation de faciliter leur intégration.Le gouvernement du Québec entend donc poursuivre, avec ses partenaires, la recherche de moyens qui favorisent la pleine contribution des nouveaux arrivants au développement du Québec.I Un dictateur en mal d’amis Avec un gouvernement minoritaire, il est facile d’oublier que le Canada était décrit il y a encore peu de temps, comme une dictature amicale par certains analystes.Mais, comme Paul Martin nous l’a si bien rappelé la semaine dernière, le premier ministre du Canada reste l’un des chefs les plus puissants du monde occidental., Essayez d’expliquer, à l’étranger, que d;uis un Etat fédéral et démocratique uqe seule personne a le ixw voir de nommer le chef d’Etat — de facto —, une des deux chambres législatives et les neuf juges de la Cour suprême.A en juger p;u' les reactions suscitées par les dernières nominations de M.Martin, les critiques de notre système sont pou susceptibles d'ètre satisfaits du remplacement de notre dictateur amical, Jean Chrétien, par un dictateur en mal de nouveaux amis comme Paul Martin.Certains aimeraient que les membres de la Chambre des communes élisent le chef d'Etat, comme ils élisent maintenant leur président Cela se fait déjà en Israël, une pratique qui mène inévitablement au marchandage politique.D’autres proposent que ce soient des membres de l’Ordre du Canada qui choisissent le gouverneur général.11 faut toutefois avouer que la nomination de Michaëlle Je;m a été si sage que de telles idées semblent aujourd’hui superflues.Quand le premier ministre Martin a précisé qu’aucune considération partisane ne l’avait conduit à choisir Mme Jean, je n'ai toutefois pas pu m’empêcher de penser à Pinocchio.Je ne prétends pas que it nomination de Mme Jean soit la norme dans l’histoire du Canada.Mais convenons que lit personne la mieux placée pour peser les facteurs complexes qui entrent dans la définition de l’intérêt supérieur des Canadiens est certainement le premier ministre.Au Canada angiitis, si certains ont été heureux de voir que le chef bloquiste, Gilles Duceppe, n’était pas enchanté de cette nomination, les critiques à l’égard de la nomination de Mme Jean n’ont lias manqué non plus.Certains se sont plaints de la nomination d’une «autre» Québécoise, oubliant que le dernier Québécois à occuper ce poste a été Jules léger, nommé en 1974.D’autres ont déploré le fait que Michaëlle Jean ne soit pas mieux connue à l’extérieur du Québec, oubliant manifestement que la plupart des Québécois n’avaient jamais entendu parler d'Ed Schreyer ou de Ray Hnatyshyn quand ils ont été nommés gouverneur général du Canada.Ni l’un ni l’autre ne pourraient aujourd’hui rivaliser avec Mme Jean quant à la capacité de jeter des jxmts entre les deux soljtudes canadiennes.A l’annonce de sa nomination, Paul Martin a pris soin de souligner l’histoire personnelle de Mme Jean.Cependant, il n’a jamais pris la peine d’expliquer aux Canadiens que sa nomination reflète aussi les profonds changements survenus dans la société québécoise depuis vingt ans.Malheureusement, beaucoup de Canadiens à l'extérieur du Québec véhiculent toujours les vieux stéréotypes d'une société «pure laine».Ils ne reconnaissent pas le fait que les Québécois ont eux aussi accueilli des immigrants, pourvu que le français soit leur langue commune.L’histoire remarquable de Mme Jean aidera à atténuer le genre d’inquiétudes qui sont exprimées ces jourvei en Europe après les attaques à Inndres quant aux limites du multiculturalisme.Notons, par contre, que les nominations de nouveaux sénateurs, plus tôt dans la même semaine, ont été très décevantes.Malgré l’engagement de Paul Martin à «condamner la pratique et la politique du copinage», les nominations tirées de l'assortiment habituel de partisans et de bailleurs de fond — chacun masquant un peu la nomination de l'autre — sont conformes aux pratiques des premiers ministres depuis toujours., Heureusement, à la différence d’un chef d’Etat, le Canada n'a aucunement besoin d’un Sénat.Freiner le fonctionnement des députés élus n’est plus acceptable dans une démocratie.Et le manque de légitimité du Sénat en tant qu’assemblée non élue fait obstacle à la représentation des provinces.Ironiquement, les diverses propositions pour reformer le Sénat renforcent cette tendance.Se dire en faveur d’un Sénat élu permettrait à une personne respectable d’accepter un poste grâce à des relations que la plupart seraient embarrassées de considérer.Les conservateurs de l’Ouest canadien devraient faire face à la réalité: 35 ans d’agitation politique n'auront abouti à rien et les possibilités de réaliser un Sénat élu en toute égalité sont pratiquement nulles.Ceux qui sont véritablement offensés par le processus de nomination devraient plutôt unir leurs forces à celles des néo-démocrates pour exiger l'abolition immédiate d’une institution qui, à quelques exceptions près, est à peine plus qu’un marécage de patronage.Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail.nspectorCUiglobeandmail.ca www.mem bers.shaw.ca/nspector4 Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page Ips commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à WXX) caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redactwn®iledevoirccm) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d'indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gerald Dallaire iadiomt an dincUnr it hnformatwn).Jeanne Corriveau (o/fcirrs munmpaltsi Fabien Deglise.Marie Andrée Chouinard Oiucatum) ; Josée Boileau fiittmaliitr, rnponsablt de la paft ld*es).Brian Myles '/Milift ft faits
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