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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-10-17, Collections de BAnQ.

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CAHIER L E I) E V 0 I K .L E S S A M EDI 17 ET I) I M A X < HE I K 0 < T U It R E 2 (I 0 «I LITTÉRATURE Le Archambault nouveau Page F 3 LITTÉRATURE La mémoire de Kim Thûy Page F 6 O X rri ^ .'l ' À.-.'&y le village gaulois à la lEBOlde le-book?Privé du Kindle et de son accès aux milliers de titres numérisés d’Amazon.eom, confiné aux œuvres disponibles dans des sites canadiens et français, le Québec, à l’instar des Gaulois dans l’Empire romain, serait-il le dernier bastion résistant à la déferlante du livre numérique?ISABELLE PARÉ Depuis qu’Amazon a annoncé, il y a deux semaines, le lancement de son fameux rejeton numérique Kindle dans plus de 100 pays à travers le monde, sauf au Canada, les lecteurs d’ici ont vaguement l’impression d’être les derniers des Mohicans technologiques.Les délais entourant les négociations entre Amazon et les opérateurs canadiens de réseaux cellulaires, notamment Rogers, sont à la source de cette mise au ban planétaire.«Le plus absurde, c’est qu’un Américain peut venir au Canada et commander un livre numérisé sur son Kindle.Mais un Canadien qui achèterait son Kindle aux Etats-Unis ne pourrait même pas, une fois ici, télécharger des livres numériques», explique Bruno Guglielminetti, technaute et chroniqueur au Devoir.Bref, pour les accros de nouvelles technologies en quête de prix avantageux et de primeurs littéraires, mieux vaut habiter les îles Cook ou le Zimbabwe, où le liseur d’Amazon.com et sa bibliothèque affiliée sont d’ores et déjà disponibles.Il faut pour l’instant se rabattre sur les autres ersatz de livre, que ce soient les e-Rea-der de Sony ou le Cybook de Keen, pour accéder à la planète du livre numérique.Mais même si on est branché sur les 350 000 livres de la bibliothèque numérique A’Ama-zon.com ou le demi-million de titres offerts par Google aux utilisateurs du e-Reader, cet univers demeure essentiellement anglophone.«Chez Amazon, la langue anglaise demeure la priorité, et cela ne me surprendrait pas qu’ils soient plus pressés d’offrir des titres en chinois qu’en français», relance le chroniqueur.Pour l’instant, au Québec, la réalité littéraire numérique se résume aux sites français, dont celui de la FNAC et de Feed-book, ainsi qu’aux 20 000 ouvrages offerts aux utilisateurs du E-Reader de Sony par le libraire Archambault, par le biais de son site jelis.ca.A des prix qui ne concurrencent toutefois pas ceux e\\x’Amazon.com a déployés pour gonfler à bloc le marché du livre électronique ces derqières années.Aux États-Unis, les ventes de livres numériques frisent les 14 millions de dollars par mois et, selon la firme de consultants Forrester, les ventes de liseuses électroniques, toutes marques confondues, y ont atteint le million d’exemplaires l’an dernier.En septembre, le dernier roman de Dan Brown, l’auteur de Da Vinci Code, s’est davantage vendu en format numérique qu’en format papier le jour du lancement.L’avènement de «li-vrels» encore plus performants fera du livre électronique le I-pod de demain, prédisent les dépisteurs de tendance.Mais l’effervescence entourant l’e-book est observée avec suspicion par plusieurs éditeurs québécois.«On parle de pourcentage, jamais de chiffres de vente absolus.Ceux qui sont à l’avant-garde de ce marché, comme Amazon, font mousser leurs produits, mais ils n'ont encore jamais dévoilé de chiffres précis pour prouver leurs dires», tempère Luc Roberge, directeur chez Québec Amérique.Ce dernier a plus d’un argument pour expliquer la réticence du milieu de l’édition québécois envers la bulle numérique.Très coûteux (de 200 $ à 1000 $), les livres électroniques se révèlent être encore d’un usage peu pratique et peu polyvalent.«Les gens se voient mal avec un Kindle sur leur serviette de plage en vacances.Non seulement ce sont des appareils délicats qui peuvent être volés, mais les gens espèrent des appareils multifonctions», dit-il.Pourquoi se procurer à prix fort un e-book, alors que la plupart des grands libraires versés dans le numérique offrent déjà leurs produits aux propriétaires de I-Phone, Palm Pre et autres téléphones intelligents?A ce chapitre, les transactions faites par la filiale du géant canadien Indigo, Shortco-vers, avec plus de 60 000 titres destinés au seul marché du téléphone intelligent, comptent déjà pour 5 % des ventes.De nombreux sceptiques attendent d’ailleurs la sortie annoncée d’une nouvelle génération d’e-book multifonctions combinant lecture, accès à Internet et vidéo, déjà surnommé le I-Pad, sur lequel planchent les cerveaux d’Apple.La rumeur fixe la sortie dudit appareil en début d’année prochaine.Plus encore, estime Luc Roberge, les milieux de l’édition québécois et français, très différents du marché américain, se soucient davantage des droits d’auteur et n’ont pas obtempéré aux offres monétaires faites par Google pour obtenir les droits des œuvres numérisées illégalement depuis 2004.«On tient à payer les mêmes droits aux auteurs en versions papier et électronique, alors qu’Amazon a conclu une entente avec les éditeurs américains et est prêt à rogner dans sa marge pour faire mousser le marché du livre électronique», soutient-il.Pour le directeur de Québec Amérique, la prudence affichée par le monde de l’édition québécois pourrait s’avérer payante à long terme.Même si de petites maisons ont pris le taureau par les cornes, les gros éditeurs regardent sagement aller nos voisins du Sud.«Je ne crois pas qu’on soit dans le champ.On prend le temps de voir les technologies se peaufiner, ce qui permettra défaire des gestes plus avisés», dit-il.Chose certaine, la mort du livre de papier n’est pas pour demain, dit-il.Il n’y a pas d’avenir dans le monde numérique pour les livres d’art, les livres de recettes (fort populaires), les romans jeunesse et tous les livres-cadeaux qui sont le pain et le beurre de bien des libraires.«Je me vois mal annoncer à ma blonde: “Va voir dans tes courriels, je t’ai donné un beau fichier pdf pour Noël”.En 1997, on annonçait la mort du livre à cause du cédérom, on était bien loin de la réalité!» Le Devoir «Chez Québec Amérique, on prend le temps de voir les technologies se peaufiner, ce qui permettra de faire des gestes plus avisés » SOURCE AFP L K l> K V 0 1 R .L E S S M E IM I E T I) I M A N < HE IN (I (' T (I B R E 2 (I 0 II F 2 LIVRES CONTES Des hommes et des péchés On croyait s’en être débarrassés, mais ils sont revenus plus forts que jamais.Les sept péchés capitaux sont d’ailleurs tellement vivants parmi nous que la maison d’édition Planète rebelle vient de leur consacrer un ouvrage.Ua* eipotibon 1M(IM fl ¦«•litf* pu If MÜSfl Di IA UVIUSAIKJM PECHES Quand le Muife pat le auOwbte! CAROLINE MO NT PETIT Pour l’occasion, sept conteurs, et non les moindres — on trouve notamment Michel Faubert et Jocelyn Bérubé —, ont pondu autant de contes sur chacun des péchés capitaux.7 péchés.Quand le Musée parle au Diable! est lancé en collaboration avec le Musée de la civilisation de Québec, qui propose de son côté une exposition d’objets portant sur les sept péchés capitaux.A travers les personnages de Ti-Louis, de Stanislas Gagnon, de Janvier, de Baba Ghannouj, de Thérèse ou du roi des paresseux, on retourne faire un tour au pays des vieux péchés que sont l’avarice, 1’envie, la colère, la gourmandise, la luxure et la paresse, sans oublier l’orgueil.«Les sept péchés capitaux ne se sont jamais aussi bien portés, depuis que nous les avons rangés dans l’armoire aux oublis en croyant dur comme fer que ces mots sont des mots du passé, écrit Serge Bouchard en préface.Le conte ancien est plus moderne qu’on ne pense.Les péchés mortels n’étaient pas mortels finalement, ils ont une amplitude qui vise l’éternité.» Parallèlement, le Musée de la civilisation présente, dans le livre et entre ses murs, quelques objets tirés de ces collections et liés à chacun des péchés capitaux: un collier, par exemple, pour désigner l’avarice, des instruments de cuisine pour la gourmandise, un lit pour la paresse.Ces contes paraissent d’ailleurs au moment où débute le Festival interculturel du conte de Montréal, qui prenait son envol vendredi.Mathieu Lippé Au programme se trouve notamment Mathieu Lippé, ce jeune homme de 32 ans qui remportait récemment la médaille d’or, dans la catégorie des conteurs, aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth, où il représentait le Québec.Il y présentera son spectacle Voyageuses paroles, qui compte le slam qui lui a valu ce prix, une litanie sur le thème des nations qu’il avait d’abord baptisée L’Etat du monde, mais que son public a préféré appeler lui-même Les Pays, ou Les Nations.Lippé y décline de façon magistrale les noms d’une cinquantaine de pays de la planète.Cela donne à peu près ceci en extrait.«Travaillons Singapour de meilleurs islandemendains sans faire des montagnes avec des trucs bénins, gardons le cap vert vers la sénégalité, pour que koweit, pour que kowexistent les pays main dans la main [.]>•> Série de la Place des Arts Us Studio littéraires Un espace pour les mots Lundi 26 octobre • 19 h 30 À la Cinquième Salle de la Place des Arts (ONIIUKS IOUIYN BfRUBl YVAN BKNVIMUi IUCII BISSON MKHH tAUetRT fRANÇOIS lAVAltfl ANNE MAfiK OLIVIER RENU robuaiue Ce slam existe en plusieurs versions, dit Mathieu Lippé, qui ajoute écrire le texte d’un conte seulement après l’avoir décliné oralement plusieurs fois, parfois durant plusieurs années.De très nombreux conteurs du monde entier côtoieront Mathieu Lippé au Festival international du conte de Montréal.Ds viennent du Sénégal, de la Colombie, de l’Italie, de la Belgique, de la Pologne, du Burkina Faso, de l’Algérie, entre autres.Le festival tient aussi plusieurs événements en anglais.Hier, plusieurs d’entre eux devaient se tenir à la Grande Nuit du conte, qui se tenait au Gesù.Une frange à part C’est la 10e édition du Festival interculturel du conte cette année, qui voulait, dès ses débuts, faire d’octobre le mois du conte au Québec.Depuis la première édition du festival, d’autres événements autour du conte ont essaimé partout au Québec, de l’Abitibi à la Côte-Nord en passant par l’Estrie et les îles de la Madeleine.C’est au Festival interculturel du conte de Montréal, en 1997, que s’est déroulée pour la première fois la séance de micro ouvert qui a donné naissance aux Soirées du Sergent Recruteur, puis aux Dimanches du conte, par exemple.Paradoxalement, à l’heure où une quantité astronomique d’informations passe par l’ordinateur ou la télévision, le public comme les conteurs éprouvent un besoin de se regrouper, de se rencontrer, en personne, pour partager un moment, une émotion, avec comme seul outil leur imagination collective.Et au Festival interculturel du conte de Montréal, on retrouve autant un Mathieu Lippé de 32 ans qu’une Kim Yaroshev-skaya octogénaire.«C’est là pour de bon, mais ça va toujours rester marginal, une frange à part», dit Marc Laberge, fondateur et directeur général de l’événement Le conte n’est pas un art de masse, et les conteurs jeunes et anciens continuent de privilégier les petites salles que l’on peut chauffer, où les échanges avec le public sont féconds et créateurs.Un art qui a traversé l’histoire de l’humanité sur la langue des conteurs, et qui reste encore aujourd’hui à l’échelle humaine.Le Festival international du conte se déploie jusqu’au 25 octobre à Montréal.Plus d’info au http://festival-conte.qc.ca.Le Devoir 7 PÉCHÉS Quand le Musée parle au Diable ! Planète rebelle Montréal, Québec, 2009,88 pages LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Nouvelles en noir et blanc lumineux Dans Là (petites détresses géographiques), la véritable existence est toujours remise à plus tard, différée.Dans Là., on ne prend jamais les cris de détresse pour des éclats de rire.SUZANNE GIGUERE Coup de solitude, de tristesse, de mélancolie?Faites-vous partie de ceux qui ont l’impression exaspérante, tenace, d’être déphasés, constamment anachroniques, désynchronisés, toujours en décalage par rapport à ce qui se passe autour de vous, trop en avance, certaines fois, ou alors en retard sur les événements, sur la vie qui a toujours l’air de faire des caprices lorsque vient votre tour?Jamais vous ne vous trouvez à la bonne place, c’est toujours ailleurs que vous devriez être.Ailleurs, n’importe où, mais pas «là».Là, le lieu des trop grandes espérances: une mère n’entend rien aux demandes d’amour répétées de son fils: «c’est rien que du sentiment [.] tu cherches encore des étoiles».Où loger sa soif d’absolu si ce n’est dans l’étoile, dernier espace infranchissable.Car seul le manque permet au désir et au fantasme de se relancer (Le cherche-étoiles).Là, le lieu des angoisses dans lesquelles on tombe comme dans des abîmes: «Les jours où je me retrouve seul face au vide, ces jours-là, je ressens comme m vertige, là — un grand, un immense vertige» (Le pire ou l’histoire d’un homme aux rêves contrariés).Là, le lieu des amertumes (Perdre le crayon), celui de l’abandon: deux enfants mal-aimés se fabriquent une vraie généalogie, une vraie famille («parce que ça prend ça dans la vie: un bon départ, une venue au monde désirée, célébrée, des gens qui vous ai- Cabaret Césaire En hommage au poète et homme politique Aimé Césaire (1913-2008), l’écrivain et éditeur Rodney Saint-Éloi a conçu un spectacle autour du Cahier d'un retour au pays natal, ouvrage fondateur du mouvement de la négritude.Interprètes: Franz Benjamin, Mireille Métellus, Pascale Montreuil et Michel Vézina.Une production du Festival international de la littérature (FIL) en collaboration avec Mémoire d’encrier et avec l’accord de Présence africaine.laplacedesarts.com 514 842 2112/ 1 866 842 2112 Entrée: 20 $* Étudiants: 15 $ •Taxes incluses.Frais de service en sus.Une coproduction Coups de coeur assurés LES 1001 SITES NATURELS En librairie dès maintenant ment») à partir d’une liste de marques d'autos: oncle Volvo, cousine Mazda, mamie Mercedes (Des voitures automobiles).Là, le lieu des silences butés, celui des paroles qui lacèrent (Sorbier des oiseleurs).Là, le lieu de la trahison, des violences (Le nœud gordien), du crime, de la disgrâce.Là, le lieu du naufrage décrit dans That’s not cricket (la mort irréparable d’un enfant de dix ans) et dans Yaourt une femme qui dit avoir été mère et grand-mère ne se souvient plus du tout de ce que cela signifie; les sensations qu’elle éprouve sont liées au vieillissement: «Elle ne sait plus que cela: à partir d’un certain moment, un corps n’est plus jiable, il se défile.» Perdu petit moleskine marine — un petit bijou où la nouvelliste opère une césure dans le réel, une sorte de mise à distance intérieure — raconte l’histoire d’un homme mortifié par une tache de naissance, épuisé, vidé par la honte, qui tente d’accéder à ce supplément d’identité tant recherché et de relancer son existence sur des rails plus sereins: «c’est elle qui m’a construit, c’est de là que je viens».Dans Là (petites détresses géographiques), pas une nouvelle où le lecteur ne pourra reconnaître le point névralgique de sa propre histoire, ne pourra dire: là, c’est le lieu de ma détresse.Là.regroupe treize nouvelles en noir et blanc lumineux, éclairées par un style tout en finesse.Diane-Monique Daviau, qui baigne dans les lettres québécoises depuis quarante ans, est une suprême fileu-se de mots.Avec ce sixième recueil de nouvelles, elle démontre plus que jamais que les racines des mots vont au cœur des choses et des sentiments.Collaboratrice du Devoir LÀ (PETITES DÉTRESSES GÉOGRAPHIQUES) Diane-Monique Daviau Éditions Québec Amérique Montréal, 2009,160 pages EN BREF Le Salon du livre de l’Estrie bat son plein Le Salon du livre de l’Estrie bat son plein tout le week-end dans l’édifice d’Expo-Sherbrooke, à Sherbrooke.Samedi, c’est Marcel Marlier qui est à l’honneur au Salon.Marcel Marlier est l’auteur des 58 albums de la célèbre Martine, qui fit la joie de bien des petits Québécois.D lance à Sherbrooke son 59 album, intitulé Martine protège la nature.Dimanche, ce sera au tour de Michèle Homer d’être à l’honneur.Une foule d’activités s’y déroulent dont un marathon de slam organisé par trois professeurs du cégep de Sherbrooke.- Le Devoir Les Capteurs de mots .GROUPE LIBREX Une compagnie de Québécor Media GROUPHLIBREX.COM Place des Arts Québec:: GRANDE BIBLIOTHÈQUE Françoise Faucher lit Colette Cette grande comedienne et lectrice passionnée nous propose un voyage au cœur de la prose de Colette figure féminine majeure de la littérature française.Æchako Sous la direction de LOUIS-ANDRE RICHARD ., y uin.lOlON?à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque le mercredi 21 octobre a 19 h 30 Entrée libre; 300 places disponibles Créé au Studio littéraire de la Place des Arts en 2008.GRANDE BIBLIOTHÈQUE 475.bout De Maisonneuve Est, Montréal iS.®® Berri-UQAM 514 873-1100 ou 1800 363-9028 www.banq.qc.ca Bibliothèque et Archives nationales Québec n Cl pu/ les PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL • www.pulaval.com , ; .c dû» .t I.E 1) E V 0 I H , L E S S A M EDI 17 E T I) I M A N (' HE IS I» < T (I I! Il E > (I 0 II LITTERATURE L’amour A \ Danielle Laurin Il faut que je vous dise: je suis tombée amoureuse.Il est vieux, d’accord.Il pourrait être mon père.Il n’est pas vraiment beau, il est mal dans sa peau.Mais il me touche profondément.Ne me demandez pas pourquoi: le cœur a ses raisons.J’aime tout de lui, même ses imperfections.J’aime sa maladresse vis-à-vis des femmes.J’aime sa façon de parler de sa maladresse vis-à-vis des femmes.Et sa façon de parler de la beauté des femmes, même vieilles.Sa façon de parler de la beauté de sa femme, en particulier.Parce que oui, bon, il est marié.Même si sa femme et lui n’habitent plus ensemble.Il tient toujours à elle, il la désire, il l’aime.Il veille sur elle, il en prend soin.Elle se laisse aller, elle ne veut plus rien faire, ne veut plus de relations sexuelles, mais il la prend comme elle est, un point c’est tout.Il a une fille, aussi.Qui est dans la trentaine.Qu’il chérit de tout son être, qu’il voudrait tant voir heureuse.Qu’il a élevée seul en grande partie.Pendant que la mère, sa femme à lui, courait le monde comme journaliste.Et décidait de refaire sa vie.Avec son meilleur ami à lui.Parlons-en, de l’ami en question.Un metteur en scène de théâtre, qui a connu son heure de gloire.Il vient de mourir.C’est le déclencheur.Le déclencheur du roman que je viens de lire.Où je suis tombée amoureuse.Je vous explique: c’est l’histoire d’un homme de 70 ans, qui apprend par la radio la mort de son meilleur ami.Enfin, celui qui était son meilleur ami dans leurs jeunes années à tous les deux.Celui, aussi, qui lui a ravi sa femme avant de la décevoir plus que tout.Une fois la nouvelle tombée à la radio, l’homme sur lequel j’allais bientôt jeter mon dévolu, mais dont j’ignorais encore qu’il me plairait tant, se rend chez sa femme, celle qui l’a trahi mais qu’il aime encore.Vops me suivez?A partir de là, ce seront des allers-retours constants dans le passé.C’est une sorte de bilan, si vous voulez: bilan de leur vie commune à tous les deux, de leur vie chacun de son côté, et de leurs relations compliquées avec celui qui vient de passer l’arme à gauche.Tout ça entrecoupé de petits gestes, de moments de tendresse fugaces.Et de non-dits qui en disent long.C’est tout, ou presque.Disons qu’il y a aussi un autre personnage qui entre dans l’histoire, mis à part la fille: un jeune journaliste, qui veut devenir écrivain.Ah, j’oubliais.C’est fondamental, pourtant.L’élu de mon cœur est écrivain.Il a peu publié, il est plutôt discret.C’est un écrivain confidentiel, comme on dit.Mais même s’il n’a pas de succès, même si «les livres sont aussi sujets à la mode que les vêtements que nous portons», comme il dit, il a toujours écrit.Pourquoi?Par désir de traduire son inadaptation au monde.C’est ce qu’il dit.Il dit aussi que ses romans évoquent, dans un style dépouillé, le malaise de vivre.Et qu’il ne sait plus §’il va continuer à en écrire.A quoi bon?Il n’a rien publié depuis cinq ans, il a l’impression de se répéter.Selon lui: «Ce qu ’il faut trouver, c’est une façon qui paraît inédite d’exprimer ce désarroi qui vous habite.» Ce désarroi qui l’habite.Et qu’il nous fait entendre.D’une façon qui paraît inédite.Je crois que c’est ça.C’est ce qui m’a séduite chez cet homme-là.Sa voix.Sa voix ne me lâche pas.Sa voix intérieure, je veux dire.Depuis qu’elle m’est rentrée dedans, cette voix, c’est étrange, je regarde devant.Alors que lui, mon amoureux de papier, passe son temps à regarder derrière, à plonger dans ses souvenirs.Nous faisons le chemin inverse, c’est ça que je veux dire.Lui voyage dans le passé, à la lumière de ce qu’il est devenu, comme s’il marchait dans un long tunnel à reculons, pour éviter de songer à la mort, celle de son ami, mais aussi la sienne propre, qui guette.Moi, je ne peux m’empêcher de me projeter dans le futur, à son âge à lui.Je ne peux m’empêcher de voir la vieillesse et la fin de la vie, avec ses yeux à lui.Voilà.Il a réussi ça.Il a réussi à me donner une furieuse envie de vivre.Et d’aimer.Maintenant.J’aurais pu commencer par vous dire que le roman que je viens de lire a pour titre Nous étions jeunes encore, qu’il est signé Gilles Archambault.Qu’il s’agit de son vingt-neuvième livre.Qu’on y retrouve la même petite musique, la sienne, inimitable, reconnaissable entre toutes.Que c’est bien sûr mélancolique, très.Noir.Et ironique.Et tendre, aussi.Tellement.Tout ça, quoi.Tout ce qu’on dit toujours des romans de Gilles Archambault.Bien sûr que nous sommes toujours dans le désenchantement, le désabusement, l’autodérision, l’autodépréciation.Et, oui, dans le désarroi.Nous sommes surtout dans le contraire de la fabrication.Dans le contraire de la mode, de ce qui est en vogue.Nous sommes dans l’œuvre d’un écrivain qui va son chemin.Et qui nous tend la main.Bien sûr qu’il y a des clins Gilles Archambault publie son vingt-neuvième livre, intitulé Nous étions jeunes encore.d’œil à l’œuvre du romancier lui-même.Dont, soit dit en passant.Boréal vient de rééditer le premier livre, Une suprême discrétion, en version compacte.Une suprême discrétion: c’est un roman que l’écrivain dans Nous étions jeunes encore aurait pu écrire.Le titre de son premier livre à lui: Une étonnante discrétion.J’aurais pu commencer par vous dire tout ça.Ou vous dire tout simplement que Nous étions jeunes encore est le meilleur roman de Gilles Archambault que j’ai lu depuis longtemps.Mais je n’arrive toujours pas à m’expliquer pourquoi.L’amour, c’est ça, non?NOUS ÉTIONS JEUNES ENCORE Gilles Archambault Boréal Montréal, 2009,168 pages & Triptyque www.mptyque.qc.ca triptyque@editiontriptyque.com Tel.: (514) 597-1666 Diane Vincent Peaux de ^ chagrins Diane Vincent PEAUX DE CHAGRIN polar, 236 p„ 22 S Une œuvre d’art vivante saccagée, un atelier vandalise, des ados disparus et des lambeaux de peau trouvés ici et là lanceront Marchand et Bastianello sur les traces de coupables insaisissables et cruels.François Leblanc Quinze secondes de célébrité ta François Leblanc QUINZE SECONDES DE CÉLÉBRITÉ roman, 235 p., 23 $ Une savoureuse galerie de portraits croisés, esquissée à partir d'énergum'enes sociaux qui sillonnent la ville et, occasionnellement, nos vies.Sonia Sai tari, Entre les lignes LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d’occasion de qualité NOUVEAUTÉ Choix de livres en ligne Plus de 200 nouveaux titres à chaque semaine à cette adresse : www.abebmks.fr/vmdeiu-/bonheurdoccasion 514-522-8848 1-888-522-8848 4487, rue de La Roche (angle Mont-Royal) bonheurdoccasion@bellnet.ca MUNRO Du côté de Castle Rock Venez rencontrer HÉLÈNE DORION pour le lancement du récit L’ÉTREINTE DES VENTS l/f.TRF.INTK DF.5 VENTS PRIX DE LA REVUE ÉTUDES FRANÇAISES 2009 le mercredi 21 octobre 2009 à 18 h à la librairie Olivieri 5219, chemin Côte-des-Neiges, Montréal (Métro Côtc-dcs-Neigcs).L’autcure fera une lecture accompagnée de musique.Informations : Élise Üachnnt-Lagacé 514 343-6933, poste 127 Les Presses de l'Université de Montréal www.pum.umontreal.ca Université rtti de Montréal «S’il y a un écrivain qui apporte la preuve que la nouvelle Alice Munro DU CÔTÉ DE CASTLE ROCK HH zm ' c.¦ mm .: I V.I) E V OIK.LES S A M EDI 17 E T I) I M A X (' HE 18 O C T O K H E 2 0 0 !l F 4 LITTERATURE Un super-roman Dans le roman de Brock Clarke, certaines phrases sont comme des étagères croulant sous les cannes de binnes Louis Hamelin ans La Femme adultère d’Albert Camus, il y a, sur la banquette d’un autocar, un couple d’un certain âge, un commerçant et sa femme, en tournée.Les mains de l’homme pendent dans le vide au-dessus de sa valise d’échantillons.Sur l’une, une mouche vient se poser.L’homme, vivant pourtant, ne réagit pas.Alors déjà, nous savons.Deux petites phrases à peine pour dire cette mort-là: celle des sens refroidis, des corps en berne, le degré zéro de la passion.Nous sommes prévenus (le titre aide un peu, aussi.): cette femme, d’une manière ou d’une autre, va tromper son mari.Cette simple petite mouche vaut tous ces flash-back explicatifs que vous aurait tartinés, sur le thème du dépérissement du désir et pendant des pages et des pages, n’importe quel écrivain dont la pensée et l’inspiration semblent formatées pour donner ces romans que le marché de la littérature américaine débite par tranches de 430 pages (en moyenne) comme s’ils étaient de la saucisse fraîche, et l’éditeur Albin-Michel, une usine de transformation géante.Une autre leçon de maître me vient à l’esprit: dans L’Heure triomphale de Francis Macomber, lorsque le héros éponyme commence à avoir sérieusement la pétoche et que même ses phrases se mettent à trembler, le guide interrompt briè- vement son petit laïus sur la meilleure manière de débusquer un lion blessé dans les broussailles et lui jette un regard, un seul, avant de continuer.Ah, ce regard.L’écrivain n’a pas besoin d’appuyer, son éloquence ne pardonne pas: on entend penser le Grand Chasseur blanc.Je suis le lecteur, maintenant à l’affût, moi aussi: des signes sur la page, des traces de sang, traces de sens.Et Hemingway est ce vieux lion embusqué derrière la prochaine phrase avec une balle de .300 Magnum dans les tripes.On ne peut évidemment pas comparer un roman et des nouvelles dont au moins une est un chef-d’œuvre.Je constate simplement que, si Brock Clarke, l’auteur du Guide de l’incendiaire des maisons d’écrivains en Nouvelle-Angleterre, rend, comme l’affirme son éditeur français, «hommage aux plus grands écrivains américains», le vieux Hem n’est pas de la fête et c’est un peu dommage.Même qu’un ou deux petits conseils de Papa, sur les différentes façons de couper le sifflet à un narrateur dont la propension à noyer chaque paragraphe sous des flots d’encre et de salive devient vite exaspérante, n’auraient, ici, pas été de trop.Ce n’est pas le nombre de mots qui me dérange.Joyce en a vomi plusieurs centaines de milliers, toujours en les sculptant selon une vision et une fin supérieure, de la matière organique à la forme organisée.De toute évidence, on est ici dans une autre tradition.Hemingway a dit quelque part que Henry James écrivait «comme une vieille femme».James méritait sans doute mieux, et les vieilles femmes itou.Mais si Brock Clarke n’écrit pas exactement comme une mémé (on boit beaucoup de bière dans ce livre et on n’y baise pas une seule fois), il liNCEHDIÀIRE E««YU[[»KliLEÏÏ.aaE n’est pas faux de dire qu’il radote un peu.Il tenait une bonne histoire: crimes, meurtre, catastrophes, prison, rédemption, plus le vieux truc homme-femme-enfants-parents et cette thématique littéraire en prime.Du bon gros grain américain, bref.Mais à cette histoire menée rondement, la redondance tient lieu de style.Un exemple typique de la prose qu’on y trouve: «“Elle adore cuisiner, mais pas comme ça”, avait dit mon père à la femme, et ils avaient éclaté d’un rire identique [.].Celle qui adorait cuisiner, mais pas comme ça, c’était ma mère.Pas la peine d’être un génie pour savoir ça, non plus.» Le problème, c’est qu’on est rendu à la page 389 et que n’importe quel lecteur le moindrement attentif sait très bien que l’autre femme dont il est question dans ce passage ne peut être que la mère du narrateur.Les deux dernières phrases du paragraphe sont donc inutiles.Bien loin de postuler un minimum de perspicacité chez son lecteur, Clarke verse sans cesse dans la surexplication, sa manie.Par facilité?Insécurité?On dirait l’écriture d’un homme qui, de son poste d’observation d’enseignant universitaire, a décidé une fois pour toutes que le lecteur contemporain est un cancre.Dans une entrevue publiée dans Le Monde (édition internationale) du 10 octobre, Philip Roth (autre bavard notoire, qui mise, lui, sur l’intelligence.) disait: «Certes, il y a encore quelques personnes qui lisent vraiment, mais elles sont rares.Lire ce n’est pas acheter des livres et tourner les pages.» Je n’ai pas acheté le Guide de l’incendiaire., mais après une couple de centaines de pages, je tournais celles-ci à toute vitesse et me contentais de photographier les phrases, unique- ment désireux de me rendre au bout et de remettre enfin le couvercle sur tout ce verbiage, et accessoirement connaître le dénouement d’une intrigue passablement entortillée.Le décor était pourtant bien planté.«Comme, écrit Clarke, si on avait construit la banlieue avant d’avoir construit la ville.» J’avais rarement vu décrite, avec tant de tranquille férocité, la Grande Banlieue américaine, avec ses boulevards Taschereau et ses développements domiciliaires sécuritaire-ment coupés du monde vivant et de ses possibles contaminations, avec leurs forteresses dix fois trop grandes à un demi-million.Pas de trottoir, parce que là-bas, monsieur, on ne marche pas, on roule.Les seules formes humaines qu’on voit bouger sont occupées à livrer une guerre totalitaire à l’herbe qui pousse.Clarke a cette phrase mémorable: «De nos jours, on peut habiter quelque part sans vraiment y vivre.» Et le «Think big» comme seul horizon: «la rivière des grandes surfaces: les super-jardineries, les super-magasins de jouets, les super-».ci et super-ça.On est à Laval, à Joliette.Mais aussi dans le roman de Brock Clarke, dont le principal défaut est en fait de reproduire cette idéologie du «super-supermarché» avec son «Too much is beautiful».Certaines phrases sont comme des étagères croulant sous les cannes de binnes.Le nombre excède la demande.GUIDE DE L’INCENDIAIRE DES MAISONS D’ÉCRIVAINS EN NOUVELLE-ANGLETERRE Brock Clarke Traduit de l’américain par Renaud Morin Albin Michel Paris, 2009,429 pages ivieri librairie» bistr Olivieri Au cœur de la société Jeudi 22 octobre 2009 1 9h00 Avec le soutien de la Sodée RSVP : 514 739-3639 Bistro : 514 739-3303 5219 Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Causerie Démocratiser et repenser la ville En ces temps d’élections municipales, comment faire en sorte que les citoyens se réapproprient la politique de leur ville pour la penser à leur image et la construire de façon démocratique?Luc Rabouin {Démocratiser la ville, Lux Éditeur, 2009) et Marcel Sévigny {Et nous serions paresseux?Écosociété, 2009) partageront leur vision d’une ville socialement et écologiquement viable, ainsi que leurs projets pour Montréal.Animatrice Caroline Patsias Professeure à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.POESIE Maison à prières HUGUES CORRIVEAU Michael Delisle prouve encore une fois qu’il est un excellent poète avec sa Prière à blanc.Poésie du moindre mot, du moindre effet, scalpel d’une parole qui tranche dans l’épaisseur du sens.Voici le travail tranquille d’un homme qui, des «Blasons» (titre de la première partie qui cache mal le sens de «blasé» qu’il recouvre) h\’«Élan» qui suit, traduit la passion de l’écriture, tension qui sous-tend le besoin de vivre.«L’amour des hommes est une énigme», dit-il, comme pour mieux atteindre celui qu’il appelle le frère, l’autre, le désiré.Puisque «c’est une joie de rester en équilibre sur la lettre», le poète tend la main, de syllabe en syllabe, pour accéder au secret qui fait s’ouvrir l’étrangeté.Dans la troisième partie intitulée «Des montagnes qu’on voit dedans», il affirme: «La vie heureuse: l’eau, le feu, la soupe.Les descentes exquises de la lecture.Pas d’autre règle que l’écriture.Et pas de fin à la houle du fleuve.» L’aveu d’une telle simplicité réconcilie boires et déboires, inquiétudes et abandons.Rien n’est pour autant définitif, sinon ce serait fatalement le silence.Il avoue, non moins radical: «J’emporte un marais dans ma bouche.» Là, dans la dernière partie au titre plus noir, «Ruine en temps réel», le désir de transcender les contraires s’affirme encore: «ma tête excitée par les sommes / aime / le roman d’écrire [.] écrire, dis-je, abolit/le reste».Et le poète de faire ainsi œuvre, obstinément.Liban, ma douleur Nada Sattouf, née à Tripoli au Uban en 1966, vit au Québec depuis 2002.Elle nous offre, avec Bayt, un second recueil en français aussi intense et nécessaire que son précédent, Mémoires et un sommeil.Bayt signifie maison en arabe, la maison qui n’est pas toujours la protectrice, la gardienne salvatrice qu’on voudrait quand la guerre fait rage, aveuglément: «il y a des ruines à méditer / en profondeur/ des ruines d’où naissent / les pierres / et des ruines où se calcinent/ les âmes à force de naître».Le livre s’ouvre sur un dialogue théâtralisé entre une mère «le corps desséché réduit à ses particules les plus fines», une jeune fille, Dounya, «qui réclame son corps», et Zad, retrouvé JACQUES GRENIER LE DEVOIR Michael Delisle vivant dans les décombres de sa maison.Dounya dit à sa mère: «il fait corbeau sur mes plaies / il fait un loup», et la poésie fait ainsi images, fortement, comme un coup de poing.Et c’est sans concession, l’auteure ne cherchant jamais la facilité, mais une intensité dramatique des mots qui se précipitent pour dire l’insensé comme le sens de survivre.Zad dit à Dounya: «Tu marchais sur les chênes il y a loin / sentais l’ampleur natale couleur / et un verger il fait papier dans le vent / un vœu feutré au clair des doigts».De même en seconde partie, «Spécimen», la mise en mots tient du cinéma avec une mère et un enfant, ou deux enfants, pris en gros plan ou en plan d’ensemble.Le texte tient encore une fois sa voix haute et dit la précarité: «Le vent me convient le sens / vers toi trois plaies / trois mille sangs dans le thé».Il faut lire Nada Sattouf pour cette façon toute particulière qu’elle a d’imposer des images puissantes qui savent à la fois souligner le drame et le rire, la force de survivre et l’appel à un avenir impérieux.Il faut s’attarder, entre autres, à la troisième partie de ce recueil qui nous interpelle, intitulée «Journal intime d'un libéré de Guantânamo».Collaborateur du Devoir PRIÈRE À BLANC Michael Delisle Editions du Noroît Montréal, 2009,72 pages BAYT Nada Sattouf Éditions Poètes de Brousse Montréal, 2009,88 pages Monloumal santé ieux-Mre » Mise en forme * Nutrition IPwiâl Conçu pour vous aidor à acquérir de saines habitudes de vie, votre journal santé combine les conseils et les exercices pratiques de Mélissa Lemieux, coach de vie, de Nathalie Lambert, athlète et d’Isabelle Charest, nutritionniste.Après 45 ans, découvrez comment.• protéger et entretenir les muscles, les tendons et les ligaments • prévenir les tendinites et autres blessures • profiter des activités quotidiennes pour vous entraîner • choisir et pratiquer une activité physique qui vous convient ^LES EDITIONS DE L’HOMME Une compagnie de Québécor Media www.edltions-homrriQ.com Un récit touchant dans une prose magnifique 4 Kim THUY K.I M THUY lim IFxm'wi) En librairie dès maintenant [mmlrntm BHMUHTOKm PHOTO © BENOÎT LEVAC iMi GROUPE LIBRBX Üno compagnie de Quatwcor Mwila GROUPELIBREX.COM : en c c I.K I) K V 0 I R , I.K S S A M EDI 17 K T I) I M A \ < Il K I « (I < T (I II lî E 2 (I (I !» LITTERATURE LITTÉRATURE FRANÇAISE Des romans pour fantasmer POLAR Cette cause qui est la leur.GUYLAINE MASSOUTRE Géométrie d’un rêve, de Hubert Haddad, sera-t-il sélectionné pour un prix?Tout peut arriver, même si rien ne le dit.Ce romancier français, d’origine judéo-berbère et né à Tunis, qui recevait pour Palestine le Prix des cinq continents de la Francophonie 2008, est-il si bien connu?S’il constitue un livre original ou, comme il se plaît à le dire, une «nouvelle fiction» qui détonne, c’est bien ce roman qu’il faut lire.Qu’est-ce que cette fiction a de neuf?A en croire le petit groupe de romanciers qui l’ont affirmé, il y a une quinzaine d’années, ce serait Coleridge, poète anglais du XIXe siècle, qui, en prônant «la suspension consentie de l’incrédulité» (willing suspension of disbelief), leur aurait permis de réinventer la fantasmagorie, l’irrationalité littéraire et l’abandon poétique, propres à l’imaginaire.Haddad partage avec Georges-Olivier Châteaureynaud, Frédé-rick Tristan ou Francis Berthe-lot, auteur de science-fiction, une indéfectible attirance pour les mondes radicalement étranges.Il ne cache pas son ancienne fascination pour Artaud, Gracq et Borges, maîtres de son initiation sauvage à une écriture surréelle, qu’il a, avec le temps, nourri d’une réelle culture.Comment ne pas préférer ces élans symboliques dans le rêve et l’irréel, pleins de soubresauts et de coupures, même à 62 ans, quand on a eu un père forain et une mère algérienne, dont il dit qu’elle avait une personnalité troublée?Quand on a connu la vie d’immigré de banlieue et qu’on a dirigé tant d’ateliers d’écriture avec les plus mal lotis de la société, peut-on ignorer l’étoile de Rimbaud?Combat avec l’ange Dans Géométrie d’un rêve, Fedora, le personnage emblématique, emprunte son nom et sa fonction d’inspiratrice à l’héroïne balzacienne, puissante et mortifère, de La Peau de chagrin.Toutes les femmes fatales sont des Fedora pour les hommes fragiles qui les divinisent.On la retrouve ici, réinventée par Haddad dans le rôle d’une cantatrice, dont un jeune homme au passé compliqué et au présent fantasque tombe amoureux fou.Cette histoire sentimentale et rêveuse se double d’une déambulation le long des boucles paresseuses de la Marne et dans des songes nostalgiques, que le romancier entrelace de réflexions sur la littérature, l’écriture, l’histoire, les auteurs aimés.Dans le registre de sa vaste culture, il propose des sauts métaphoriques, des rapprochements inattendus, des courts-circuits de l’inconscient en dérive confiante.Géométrie d’un rêve est un bel objet composite, utile à la réflexion sur l’existence, les nécessaires sublimations, les réalisations désirées.Haddad est doué d’un talent littéraire sophistiqué, poli par quarante années de publication.Aussi ce roman est-il une nouvelle fiction aux pages enchante- PATR1CK KOVARIK AFP Véronique Ovaldé resses, dont l’écho littéraire va du romantisme à la postmodernité, en musardant dans ses inflexions décadentes.Tout y est aventure d’un langage fortement sensoriel, d’images aussi complaisantes que singulières et réinvention d’un présent qui se dérobe au grand jour.Autre et toujours le même: «La tête vide, les tempes encore vibrantes du pathétique final e luci-vante le stele, j’irai à coup sûr au Café de la Paix boire une fortune à la santé de Tosca en maudissant Puccini et tous les librettistes qui peuvent se permettre les plus abusifs mélos tandis que les romanciers méconnus se collètent incognito avec l’ange de la vraisemblance».Hypnose et connivence littéraires.Ovaldé invente Ce que je sais de Vera Candida a, quant à lui, été plus vite re- marqué par les vénérables jurés.C’est en effet un roman jubilatoi-re, dont les effets de baroquisme échevelé tranchent sur les redites.Dans cette fiction située nulle part (sur l’île de Vatapuna), Véronique Ovaldé réussit à créer des personnages forts, crapules et filles perdues aux touches sud-américaines, dont on suit galopades et escapades avec curiosité.Ce roman tient par la force de son style impertinent, drôle, entêté, qu’elle apparente à celui de Richard Brautigan.L’humour y fait des cabrioles langagières séduisantes et habiles.Irréel, exotique sans forcer, il rappeüe que cette romancière âgée de 37 ans est d’origine espagnole, si tant est que la sensibilité de cette Française trempe sa plume dans le sang des aïeux.Ce sixième roman d’une directrice littéraire chez Albin Michel promet une carrière autre à celle qui signe son réel penchant pour les choses imaginaires.D reste toutefois à nous convaincre que les artifices verbaux qui tonnent font plus que des fusées dans un ciel d’été.Collaboratrice du Devoir GÉOMÉTRIE D’UN RÊVE Hubert Haddad Zulma Paiis, 2009,408 pages CE QUE JE SAIS DE VE RA CANDIDA Véronique Ovaldé L'Olivier Paris, 2009,296 pages MICHEL HÉLAI R Avec son premier roman publié en français chez Sonatine, Seul le silence (voir Le Devoir du 11 octobre 2008, page F 2), Roger Jon Ellory a tout de suite attiré l’attention des amateurs du genre.et gagné du même coup le prix du roman noir du Nouvel Observateur.Cette sombre histoire d’un tueur en série découpant les petites filles en morceaux dans une Géorgie rappelant le Sud de John Steinbeck et de Tennessee Williams avait même amené Michael Connelly à crier au génie! Vendetta, qui sort tout juste chez le même éditeur, devrait convaincre les plus exigeants de l’immense talent du romancier américain au passé trouble — il a fait de la prison avant de jouer de la guitare dans un groupe rock et de devenir photographe.Ici, la trame est toute simple: la fille du gouverneur de la Louisiane est enlevée et Ernesto Perez, l’homme qui la détient après avoir dépecé son garde du corps, promet au FBI de la libérer à condition que l’on fasse venir à La Nouvelle-Orléans un avocat new-yorkais, Ray Hartman, pour écouter sa confession.Le Bureau n’a pas vraiment le choix et se voit forcé d’obtempérer.Perez racontera alors avec force détails — devant un Hartman qui mettra beaucoup de temps à comprendre ce qu’il fait là — l’histoire des grandes familles de la mafia américaine des 50 dernières années.L’ouvrage est fascinant.Au départ, on accrochera peut-être sur la langue fleurie avec laquelle s’exprime le vieux mafioso autodidacte.Mais le lecteur sera vite séduit par l’ampleur, la «ferveur philosophique» que Perez met à enfiler les horreurs tout en dissertant sur le bien et le mal ou sur les conflits moraux qui hantent l’homme d’aujourd’hui confronté aux valeurs pourrissantes d’une société décadente.Comme chez James Lee Burke, la ville de La Nouvelle-Orléans joue encore une fois un rôle très concret dans cette histoire de pouvoirs, de trahisons diverses et de violences assumées; comme par hasard.Le tout ficelé dans une écriture de haut vol et dans un style qui ne vous laissera aucun répit.En prime, à la toute fin, on vous prévient, l’histoire vous éclatera au visage.Pas de panique toutefois puisque vous ne verrez jamais venir la finale en feu d’artifice qui vous fera saisir la dimension du talent de J.R.Ellory.En une phrase ou deux, cet homme peut vous amener au plus profond des ténèbres comme au sommet de l’extase.On vous l’aura dit.Le Devoir VENDETTA R J.Ellory Traduit de l’américain par Fabrice Pointeau Editions Sonatines Paris, 2009,652 pages Aux chercheurs (professeurs et étudiants) qui s’intéressent à l’œuvre de VLB Bienvenue à l'assemblée de fondation de la Société d’études beaulieusiennes qui aura lieu au local J-4225, pavillon Judith Jasmin de rUQAM, le vendredi 23 octobre, à 13h30.Initiative patronnée par Jacques Pelletier, Jean-François Chassay, Anne-Élaine Cliche.VANN MARTEL wiqjtaui1 ‘•l Yann Martel Mais que lit éditeur Stephen Harper ?264 p., 25 $ C’est devant l’indifférence totale de Stephen Harper, alors qu’on soulignait le cinquantième anniversaire du Conseil des Arts du Canada à la Chambre des communes, que Yann Martel a décidé de lui envoyer des livres accompagnés d’une lettre pour qu’il puisse meubler ses moments de quiétude.Ces lettres, sur des auteurs de la littérature mondiale, sont remarquables d’intelligence, de profondeur et de sagesse.ARCHAMBAULT Une compagnie de Québécor Media PALMARÈS LIVRES ROMAN CŒUR TROUVÉ AUX OBJETS PERDUS Francine Ruel (Libre expression) LES OS OU DIABLE Kathy Reichs (Robert Laffont) HEIL.COM Patrick Senécal (Alire) LE JEU DE L'ANGE Carlos Ruiz Zafôn (Robert Laffont) L'ÉNIGME DU RETOUR Dany Laferrière (Boréal) MON VIEUX Pierre Gagnon (Hurtubise HMH) CAPITAINE WILDER I Anne Robillard (de Mortagne) 5150, RUE DES ORMES Patrick Senécal (Alire) IDOCTEURE IRMA T.3 Pauline Gill (Québec Amérique) LA TRILOGIE BERLINOISE Philip Kerr (du Masque) JEUNESSE LES NOMBRILS T.4 : DUEL DE BELLES Delaf/Oubuc (Dupuis) JOURNAL D'UN VAMPIRE T.Z Lisa Jane Smith (Hachette Jeunesse) LES SORCIÈRES DE SALEM T.1 Millie Sydenier (Éditeurs Réunis) FASCINATION T.4 : RÉVÉLATION Stephenie Meyer (Hachette Jeunesse) MAX LA LOUPE ENQUÊTE T.1 Stéphane Bourget (ADA) LES SECRETS DU DIVAN ROSE T.1 Nadine Descheneaux (Boomerang) VISIONS T.1: NE MEURS PAS UBELLULE ^1 Linda Joy Singleton (ADA) K » 1 À FAIRE FRÉMIR D.W.Cropper (ADA) ¦Ti 0(1 EST CHARUE T LE CARNET SECRET Martin Handford (Gründ) LES SANG D'ARGENT Melissa De La Cruz (Albin Michel) OUVRAGE GENERAL FRÈRES DE SANG : LES FILS DE MOfSE R.S.Thériault/F, Thériautt (La Semaine) LE WHY CAFÉ John P.Strelecky (Dauphin Blanc) LE GUIDE DE L'AUTO 2010 Denis Duquel (Trécarré) IV LES MEILLEURES RECETTES DE.KJ Carole Heding Munson (ADA) LE PETIT LAROUSSE ILLUSTRÉ 2010 Collectif (Larousse) § SEXY L.-F Marcotte (Flammarion Québec) PLAIDOYER POUR LE BONHEUR Matthieu Ricard (Pocket) TROIS FILS ET UN ANGE Christian Tétreault (de l'Homme) Mj ENTRE CUISINE ET BAMBINI Stefano Faita (Trécarré) CAHIER DE GRIBOUILLAGES POUR.Claire Faÿ (Marcel Didier) ANGLOPHONE THE LOST SYMBOL Dan Brown (Doubleday) NEW MOON : MOVIE COMPANION Mark Cotta Vaz ( Little, Brown S Co) AN ECHO IN THE BONE Diana Gabaldon (Doubleday Canada) PI VAMPIRE DIARIES V.f : THE AWAKENING Lisa Jane Smith (Harper Collins) THE ASSOCIATE John Grisham (Dell) ECLIPSE Stephenie Meyer (Little, Brown & Co) Hj BLEACHERS John Giisham (Dell) THE TIME TRAVELER'S WIFE Audrey Niffenegger (Vintage Canada) THE BRASS VERDICT Micheal Connelly (Warner Books) DEAD UNTIL DARK Charlalne Harris (Ace Books) — Jouez la carte de la culture! cadeau A'«IMMaujir„ wwvv.cditionsxy7.cmn CONFERENCES Gabriel RINGLET Professeur émérite de PUniversité catholique de Louvain (Belgique) Journaliste et ethnologue Théologien et poète e Auteur de L’Evangile d’un libre penseur.Ceci est ton corps Mardi 20 octobre 19h30 Librairie Paulines, Montréal Réservation : (514) 849-3585 Mercredi 21 octobre 19h30 Centre communautaire Jean XXI11, Trois-Rivières Renseignements : (819) 374-2722 www.paulines.qc.ca lAlbin Michel lü^u,;nes LIBRAIRIE Photo : Martine Doyon Photo : Martine Doyon LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE IS OCTOBRE 2 0 0!) LA FEMME FRAGMENT Danielle Dumais DANiELtF ÇÜMAIS Ul FEMME FRAGMENT La vie de Caroline bascule lorsqu'elle découvre la vérité sur sa mère et les raisons qui l'ont poussée à l'abandonner à sa naissance.VOYEURS, S'ABSTENIR François Gravel François Grave! Voyeurs, s’abstenir • W- QUfMt «MfJltqtlt Il paraît que c'est l'histoire d'un auteur qui a écrit une fiction romancée à partir de la vie de l'un des hommes d'affaires les plus en vue du Québec.F 6 LIVRES LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE La mémoire vivante de Kim Thuy ii , 0^, m t BENOÎT LEVAC Forcée de fuir Saigon, Kim Thüy s’installe à la fin des années 1970, avec sa famille, dans une petite ville des Cantons-de-l’Est.CHRISTIAN DESMEULES Elle est arrivée au Québec à l’âge de dix ans avec la première vague de «boat people» vietnamiens.D’abord «sourde et muette», puis de plus en plus perméable aux sons, aux mots et aux choses de son pays d’accueil.Sans jamais oublier.Trente ans plus tard, Kim Thüy, tour à tour couturière, interprète, avocate et chef-propriétaire d’un restaurant, met au jour des souvenirs qui ne s’oublient pas et un réel talent d’écrivaine avec Ru, un pénétrant récit d’exil et d’enracinement.Forcée de fuir Saigon devant l’avancée des forces communistes venues du Nord, elle s’installe à la fin des années 1970 avec sa famille, après une escale dans un camp de réfugiés en Malaisie, dans une petite ville des Can-tons-de-l’Est.La qualité de l’accueil et la générosité de quelques «anges gardiens» la marqueront à jamais: «Je sentais souvent, écrit-elle, qu’il n’y avait pas assez d’espace en nous pour recevoir tout ce qui nous était offert.» Ru, qui signifie en français «petit ruisseau» ou «écoulement (de larmes, de sang, d’argent)» devient, en vietnamien, une «berceuse».Et les trois sens du mot se fondent dans le récit de Kim Thüy.Récit émouvant livré à cœur ouvert.Ru remonte en profondeur le cours de la mémoire d’une fillette, d’une famille, de leurs voisins de hasard.Toute une mémoire vivante irriguée de larmes et de sang, d’espoirs déçus et de surprises incalculables.Une mémoire traversée de vies quelquefois détraquées, dépossédées, humiliées.Mais des vies où le courage, la bonté vraie et la force de rester debout ne sont jamais absents.Ses parents ont su lui léguer, tout comme à ses frères, toute la richesse de leur mémoire.Une mémoire «qui nous permet, écrit-elle, de saisir la beauté d’une grappe de glycine, la fragilité d’un mot, la force de l’émerveillement».«Plus encore, ajoute-t-elle, ils nous ont offert des pieds pour marcher jusqu’à nos rêves, jusqu’à l’infini.» Et cet infini d’êtres et de possibles, Kim Thüy nous le donne à voir.C’est le souvenir d’une fillette et de sa famille paralysées de peur au fond d’une cale de bateau au large des côtes de la Malaisie.Une vieille femme au dos exagérément courbé aperçue dans le delta du Mékong.Un ancien magistrat, voisin de palier à Granby, brisé par la peur, les épreuves, l’humiliation.Des milliers de femmes.Oncles, tantes, cousins et cousines: une communauté de destins encore debout et vivant aujourd’hui à travers ces pages poétiques et intenses.«Je me suis avancée dans la trace de leurs pas comme dans un rêve éveillé où le parfum d’une pivoine éclose n’est plus une odeur, mais un épanouissement; où le rouge profond d’une feuille d’érable à l’automne n’est plus une couleur, mais une grâce; où un pays n’est plus un lieu, mais une berceuse.» Un témoignage fort d’amour et de liberté au féminin.Collaborateur du Devoir RU Kim Thüy libre Expression Montréal, 2009,146 pages MON NORD MAGNÉTIQUE Yves Vaillancourt Yves Vaillancourt Mon Nord magnétique Déchiré entre ses deux passions, la musique et l'informatique, Evgeni Lazareff cherche sa véritable voie avec l'aide des différents mentors qui croisent sa route.Académie des lettres du Québec Le 27e Colloque des écrivains, sur le thème « Les métropoles culturelles dans l’espace francophone » En partenariat avec l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique Organisé par Lise Gauvin et Georges Leroux Le vendredi 23 octobre 2009 DÈS 9H15 Auditorium de la Grande Bibliothèque 475 boulevard De Maisonneuve Est Conférence inaugurale : JAQUES de DECKER, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de la langue et de littérature française de Belgique Participants : JEAN-BAPTISTE BARONIAN 1ACQUES GODBOUT SUZANNE JACOB MADELEINE MONETTE PIERRE NEPVEU STANLEY PÉAN SHERRY SIMON SPECTACLE : Ma terre happy, de Bruno Coppens Entrée libre QUÉBEC AMÉRIQUE www.quebec-amerique.com Ce colloque est soutenu par le Conseil des Arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts de Montréal, le Conseil des arts du Canada et le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises ""“Québec "S CONSEIL OS ARTS DI MONTRÉAL .Québec Consvll d«« Art* du Omudii Canada Council for tha Am flux CrçlLCp 801 Les livres qui ne circulent pas meurent L ECHANGE 707 fl 713 MONT-ROYAL ES! ©MONI-ROYAL, 514-523-6389 I Que sont les baby-boomers devenus?sous la direction de Ignace Olazabal j 3 Un essai attendu et percutant sur les aspects sociaux d’une génération préoccupée par son désir de ne jamais vieillir.# Éditions Ma bene - 3 «1.SPP* Atpecli sotidoi d'une gitnftration vlaillkianta i ; MM I tiliikmltailiflif esaJ 296 pages 28,95$ Des livres pour savoir • • ¦ ¦ c c *'• c : c nr c E I) K V 0 I Ji .L E S S A M E I) I 17 E T I) 1 M A N ( Il E S (I (’ T 0 15 II E 2
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