Le devoir, 16 août 2005, Cahier A
POLITIQUE L’ex-bloquiste Ghislain Lebel, nouveau candidat à la direction du PQ Page A 3 Parti I1P| gÀ INDONESIE Jakarta et les rebelles d’Aceh font la paix après 30 ans de conflit Page A 5 w w w .1 e d e v o i r.c o ni LE DEVOIR V o L .X C V 1 N " 1 8 4 ?LE MARDI 16 A O U T 2 O O 5 8 ( C + TAXKS* 1$ J.P.MOCZULSKI REUTERS ligne de piquetage devant les bureaux de Radio-Canada/CBC à Toronto.Un „ troisième lock-out en six ans.Le conflit à la SRC s’annonce long et difficile Les syndiqués au Québec redoutent un affrontement similaire à l'échéance de leur contrat en 2006 PAUL CAUCHON Présenté par les syndiqués comme le plus grand arrêt de travail de l’histoire de Radio-Canada/CBC, le lock-out décrété dimanche soir par l’entreprise pourrait aussi se reproduire au Québec l’année prochaine.«Notre contrat se termine en 2006, et si la Guilde canadienne des médias ne résiste pas aux actuelles demandes de Radio-Canada, ces mêmes demandes nous seront imposées l’année prochaine, avec ce que ça implique de grève possible et de lock-out», déclare Robert Fontaine, président du Syndicat des communications qui regroupe les syndiqués du Québec.Le conflit actuel touche les 5500 employés radio-canadiens de la Guilde canadienne des médias du Canada, ce qui exclut les employés du Québec et des Maritimes, qui sont environ 1400 regroupés au sein du Syndicat des communications de Radio-Canada.L’impact du conflit sur la programmation est majeur à l’extérieur du Québec, mais il est visible aussi au Québec.Les correspondants parlementaires à Ottawa sont silencieux depuis hier ainsi que les VOIR PAGE A 8: LOCK-OUT «La politique, ce n’est rien» Lessence du mouvement citoyen, «c'est la ténacité, la persévérance», dit Ralph Nader au Devoir ALEC CASTONGUAY x A l’autre bout du fil, en direct du Connecticut, la voix qui résonne est calme et posée, avec ce timbre grave qui donne à Ralph Nader une prestance à l’allure présidentielle, maintenant bien connue du public américain après trois courses à la Maison-Blanche (1996, 2000, 2004).Mais les paroles, tranchantes, n’ont rien de politiquement correct.Les mots tombent comme une tonne de briques, à cent lieues des discours soignés et préfabriqués des faiseurs d’images utilisés par les politiciens de carrière.Sans détour.Ralph Nader soutient que la politique n’est pas nécessairement le meilleur moyen de changer les choses et de brasser la cage de la société.Venant d'un homme qui a participé à trois élections américaines consécutives, dont deux sous la bannière du Parti vert, cela a de quoi suiprendre.«La politique, ce n’est rien, a-t-il lancé au Devoir de sa résidence du Connecticut, il y a quelques jours.Pour que la politique existe, il faut des gens qui s’impliquent partout dans la société.En tant que citoyen, on peut faire beaucoup plus, notamment en influençant nos élus.En faisant pression sur eux pour que ça bouge.La politique, c’est un instrument.» C'est d’ailleurs une partie du message qu’il vient porter à Montréal, où il sera conférencier demain soir dans le cadre du Festival citoyen de l’Institut du nouveau monde dNM).VOIR PAGE A 8: NADER INDEX Ralph Nader Oî o* o: Annonces.B 4 Avis publics.B 5 Culture.Décès.Économie Éditorial.B 8 .B 4 .B 1 .A6 Idées.A 7 Météo________B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Télévision.B 7 Entre résistance et résignation Le retrait de Gaza: douloureux mais essentiel, dit Sharon aux colons RONEN ZVU1.I1N REUTERS Après 38 ans d’occupation, Israël a entamé hier le processus d’évacuation de la bande de Gaza.Le désengagement historique se heurte À une vive résistance, les soldats israéliens butant sur des chaînes humaines, des portes fermées et des pneus en flammes.Ce résistant juif est assis sur un toit dans la colonie de peuplement de Neve Dekalim, dont les habitants ont fermé les barrières pour tenter d’empêcher les forces israéliennes de venir y distribuer les avis d’expulsion.Le désengagement à peine amorcé dans la bande de Gaza, Israël réitère sa ferme intention de conserver l'essentiel de ses colonies en Cisjordanie Israël a formellement ordonné hier aux colons juifs de quitter la bande de Gaza et a évacué deux colonies isolées en Cisjordanie au premier jour d’application d’un plan de retrait sans précédent depuis l’occupation des territoires palestiniens en 1967.Quelques heures après le début des opérations de retrait de la bande de Gaza, Israël a cependant clairement signifié son intention de conserver six blocs de colonisation en Cisjordanie quelle que soit l’issue de négociations avec les Palestiniens.Dans un discours à la nation, le premier ministre israélien Ariel Sharon a appelé les Palestiniens «à combattre le terrorisme» pour permettre la tenue de négociations de paix après le retrait de la bande de Gaza, qualifié d’important et his- Ariel Sharon torique par le leader palestinien Mahmoud Abbas.Selon le ministre de la Défense, Shaul Mofaz, environ 300 des 1500 familles de colons ont évacué la bande de Gaza après avoir reçu les avis d’expulsion.Mais ses conseillers pensent que la moitié des 9000 colons n’auront pas bougé d’ici à demain.D’après d’autres responsables israéliens, 66 % des familles israéliennes de la bande de Gaza ont d’ores et déjà accepté les compensations financières prévues en échange de l’évacuation.Les colons qui refusent d’évacuer pourraient perdre un tiers de ces indemnités, qui vont de 150 000 à 400 000 dollars par famille.Dans son discours, Ariel Sharon a déclaré que «les Palestiniens doivent lutter contre les organisations ter- Mahmoud Abbas roristes, les démanteler et les désarmer afin de permettre la tenue de négociations de paix, après l'application du plan de désengagement», a affirmé M.Sharon dans ce discours radiotélévisé.•Le monde attend la réponse des Palestiniens, une main offerte à la paix ou le feu du terrorisme.A une main offrant la paix, nous répondrons avec une branche d'olivier.Mais s'ils choisissent le feu, nous répondrons par le feu, plus sévèrement que jamais», a ajouté M.Sharon.M.Abbas a pour sa part affirmé à Gaza que le retrait israélien constituait un pas important et historique.«Les retraits ne doivent pas avoir lieu à Gaza seulement, mais aussi en Cisjordanie.VOIR PAGE A 8: GAZA ¦ Lire aussi l’éditorial de Serge Truffaut en page A 6: Le maître de Gaz.La CHINE EN TRAIN (1) Chez les indépendantistes ouïgours Parti de l’ouest extrême du pays, aux confins des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, le correspondant du Monde a traversé la Chine à rebours, 5000 kilomètres de train jusqu’à la mer.Première étape: le Xinjiang.BRUNO PHILIP Pour une fois, abordons la Chine par l’envers de son décor; par ce qui ne lui ressemble guère et vous prend par surprise un soir d’été, quand la tempête de sable efface ciel et désert dans le fondu déchaîné dhn film en gris et blanc.Voici que s’approche l’occident extrême de l’empire: juste avant d’atterrir sur la piste aux contours vagues de l’aéroport de Kachgar, les repères se sont brouillés, comme si l’arrivée dans un monde flou anticipait la différence.Près de sue heures d’avion avec escale depuis Pékin: le survol de l’immensité a servi de mise en jambes aérienne à un périple que l’on a décidé de commencer à rebours pour rejoindre Shanghai en train.Xinjiang ou la «nouvelle frontière».La province où débute ce voyage avait été ainsi baptisée par les empereurs mandchous de la dynastie Qing (1644-1911), la dernière à avoir régné sur la Chine.Techniquement, on ne peut que leur donner raison: on est ici au bord de l’empire du Milieu.VOIR PAGE A 8: OUlGOURS ROBERT J.SAIGET AGENCE FRANCE PRESSE Tranche de vie dans la vieille ville de Kachgar, capitale du Xinjiang.YVES BEAUC] CHARLES LC 1 0 r«»c I LE DEVOIR.LE MARDI 16 AOÛT 200 5 LES ACTUALITES Dons retenus à la source : les fonctionnaires voteront LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Incapable de trancher entre les arguments de Cen-traide, qui désire le maintien de son droit exclusif à la retenue à la source auprès des employés de l’Etat, et ceux de la Croix-Kouge et de Partenaire santé, qui demandent la fin de ce monopole, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale entreprendra dès demain une consultation en ligne afin de tâter le pouls des donateurs concernés a appris Le Devoir.Ce coup de sonde n’empêchera pas le statu quo d’être maintenu pour la campagne automnale de 2005, a toutefois décrété la ministre Michelle Courchesne, une décision qui va à l’encontre des recommandations émises en juin dernier par le comité ministériel chargé d’étudier ce dossier.Dans un rapport préliminaire, ce-hùci en effet avait plutôt suggéré d’accorder la retenue à la source aux quelque 16 000 organismes de bienfaisance enregistrés au Québec.Adopté discrètement le 23 juin dernier par le conseil des ministres, le présent décret permet au gouvernement Charest de se retirer en douce d’un dossier devenu passablement explosif.Bénévole depuis sept ans à la Croix-Rouge, l’épouse du premier ministre, Michelle Dionne, avait en effet été accusée d’avoir exercé des pressions afin de mettre fin au monopole de Centraide, allégations qui avaient alors été niées vigoureusement tant par Jean Charest que par la Croix-Rouge.Invoquant un souci de «transparence» et «d’équité», la ministre Courchesne a plutôt opté pour une consultation en ligne, s’épargnant la responsabilité d’une décision appelée à être longuement débattue.Dès demain, les employés de secteurs public et para-public auront jusqu’au 2 septembre pour se prononcer sur l’ouverture ou non de l’accès à la retenue à la source à plus d’un organisme de bienfaisance au www.retenuesource.gouv.qc.ca.l’as question toutefois pour le ministère de prendre position dans ce délicat dossier, a précisé hier son responsable des relations aux médias, Claude Morin.«Nous avons installé 2500 affiches informant les gens des enjeux et nous allons également joindre un papillon informatif au chèque de paie de jeudi invitant les gens à se prononcer.» Le finit de cette enquête sera analysé de pair avec les conclusions d’un sondage téléphonique mené entré le 28 juillet et le 7 août Hier, il a été impossible d’obtenir des détails sur la teneur des résultats obtenus lors de ce sondage.Ces différents coups de sonde alimenteront la ré-llexion du gouvernement et la ministre Courchesne devrait être en mesure de trancher un peu plus tard cet automne, a-t-on indiqué hier.Suivant le désir de celle-ci, la consultation se fera «tant en milieu urbain qu'en région afin de prendre en compte les réalités de chacune d’elles dans le processus décisionnel».Un pas dans la bonne direction L’annonce de la consultation a été accueillie d’un bon œil par la Croix-Rouge qui y voit «un pas dans la bonne direction».Il faut dire que l’organisme a déjà un pied dans la place depuis dix ans, fait valoir sa directrice des communications, Myriam Marotte.«C’est avant tout une question de “technicalités”, les employés des secteurs public et parapublic donnent déjà à la Croix-Rouge, on veut simplement leur offrir de le faire via la retenue à la source s'ils le désirent.» C’est que ce détail technique peut rapporter gros.Les donateurs donnent plus quand ils peuvent le faire par paiement préautorisé.«On sait que les donateurs nous donnent le double de ce qu'ils donnent habituellement s’ils peuvent le faire par paiement préautorisé sur leur paie», avait expliqué le directeur général de la Croix-Rouge au Québec, Conrad Sauvé, alors que la crise battait son plein en juin dernier.Les fonctionnaires ne font pas exception à la règle et pourraient s’avérer une appréciable source de financement pour les organismes de bienfaisance.En effet, un travailleur sur deux dans le secteur public et trois travailleurs sur quatre dans le secteur parapublic ne donnent pas à Centraide, un marché que la Croix-Rouge et Partenaire santé estiment être en droit de courtiser.Tous ces arguments en faveur d’une ouverture n’ont toutefois pas su écarter les craintes de la présidente-directrice générale de Centraide, Michèle Thibodeau-DeGuire, qui estime que son organisme pourrait perdre jusqu’à quatre millions de dollars avec la fin de cette exclusivité.Hier, personne à Centraide n’a été en mesure de commenter la décision du gouvernement de se prêter à une consultation publique pour décider du sort de son monopole qui tient depuis maintenant 30 ans.On a toutefois précisé que l'organisme n’allait pas s’immiscer dans ce processus.Rappelons que le comité interministériel avait balayé les craintes de Mme Thibodeau-DeGuire en citant l’exemple de la fonction publique au fédéral, qui, en 1997, avait mis fin à son exclusivité avec Centraide.Contrairement à ce que prétend Mme De Guise, les sommes totales amassées au fédéral depuis l’inclusion de Partenaire santé auraient augmenté de 85 % et le don moyen se serait accru de 42 $.Le Devoir f///if verratyr mm*- À DES VIRAGES AUSSI SERRÉS QU’UN DOUBLE ESPRESSO.MAXIMA • Moteur V6 primé 3.5 litres 24 soupapes à DACT de 265 chevaux • Sièges et volant chauffants • 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