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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-10-21, Collections de BAnQ.

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LE HUARD NUIRA À LA REPRISE, DIT LA BANQUE DU CANADA Page B 1 ?w w w .led (' v o i r.c o m ?- LE DEVOIR V » i.C N " 2 3 8 ?I.E M E R C R E DI 2 1 O C T O B R E 2 () O 9 L OTAN un Afghanistan La mission était vouée à l’échec, dit le général Rick Millier ALEC CASTONGUAY y OTAN est entrée à re- L/ allons en Afghanistan, sans avoir de stratégie, de plan ou d’idée sur la marche à suivre.Une situation qui n’a jamais été corrigée, ce qui mine la mission et la crédibilité de l’alliance militaire.Cette révélation provient du nouveau livre de Rick Hillier, l’ancien chef d’état-major des Forces canadiennes.Dans cette autobiographie, dont Le Devoir a obtenu copie, le grand patron de l’armée, le plus influent de l’histoire canadienne, raconte comment la mis- « L’OTAN n’a jamais vraiment voulu s’impliquer en Afghanistan.La mission a pris son envol contre la volonté de plusieurs pays» sion de l’OTAN en Afghanistan était vouée à l’échec dès le départ Rick Hillier explique aussi com- ment le ministère des Affaires étrangères et l’Agence canadienne de développement international (ACDI) ont empêché leurs fonctionnaires de quitter la base de Kandahar entre 2006 et 2008.Ces restrictions ont fortement ralenti le développement humanitaire et la reconstruction dans cette région du pays, contribuant ainsi à la déstabilisation de Kandahar.CHRIS WATT1E REUTERS L’ancien chef d’état-major (2005-2008) a conservé son style franc et coloré dans son livre de 498 pages, qui raconte sa vie dans l’armée et durant les années charnières où il a côtoyé les hauts fonctionnaires fédéraux, les politiciens à Ottawa et les dirigeants de l’OTAN.Son récit a d’ailleurs pour titre A Soldier First — Bullets, Bureaucrats atul Politics of War (Harpers Collins, seulement en anglais).D sera en vente des vendredi.VOIR PAGE A 10: MISSION ^ Présidentielle: Karzaï cède aux pressions internationales et annonce un deuxième tour, page B 7 D’anciens dirigeants de Vision Montréal auraient tenté d’alerter Harel au sujet de Labonté JEANNE CORRIVEAU D) anciens dirigeants de Vision Montréal affirment qu’ils ont tenté de mettre en garde la nouvelle chef du parti, Louise Harel, des «comportements troubles» de Benoit Labonté pendant sa campagne à la direction en 2008.Des règles strictes avaient été adoptées par le parti pour encadrer le financement de cette course à la chefferie et elles n’ont pas été respectées, soutiennent Robert Laramée et Christine Heynandez.A l’époque où Benoit Labonté lançait sa campagne à la chefferie de Vision Montréal, au printemps 2008, Robert Laramée était directeur général du parti et Christine Hernandez occupait le poste de secrétaire générale à la direction.Ils ont quitté leurs fonctions peu après le congrès de la TOHU qui a consacré Benoit Labonté à la tête du parti.Dans une lettre publiée en page A 9, ils soutiennent que les règles établies n’ont pas été suivies à la lettre.En février 2008, le parti venait de traverser une période trouble avec l’enquête entamée par le Directeur général des élections (DGE) sur les présumées fraudes survenues pendant la campagne électorale de VOIR PAGE A 10: LABONTÉ Autres textes en page A 3 * L’éditorial de Josée Boileau, page A 8 « La lettre des ex-dirigeants de Vision Montréal, page A 9 1.10$+ r a \ k s = I ,2 5 $ Québec ne contrôle pas ses dépenses Le gouvernement a largement dépassé les objectifs fixés dans le budget ROBERT DUTRISAC Québec — Le gouvernement Charest est incapable de contenir ses dépenses, dont la croissance a largement dépassé les objectifs fixés dans le budget Les comptes publics pour l’année 2008-2009, dévoilés hier par le ministre des Finances, Raymond Bachand, révèlent que les dépenses de programmes du gouvernement ont connu une croissance réelle de 6,8 % l’an dernier, alors qu’une hausse de 4,2 % était inscrite dans le budget 20084)9.Il s’agit d’un écart de 1,4 milliard par rapport aux prévisions.Raymond Bachand a toutefois donné l’assurance qu’un tel dépassement ne se reproduira pas pour l’année en cours, alors que la croissance des dépenses prévue est de 4,5 %, ni pour les trois années subséquentes, pendant lesquelles le gouvernement prévoit limiter la hausse à un maigre 3,2 % par année.«Presque trois quarts de l’écart, c’est du non récurrent», a fait valoir Raymond Bachand, qui doit rendre publique la semaine prochaine une mise à jour économique et financière et donner ainsi un aperçu des résultats pour l’année en cours.«Avec la mise à jour, vous verrez que la moyenne des deux années 2008-09 et 2009-10 va revenir [.].C’est un petit scoop», a dit le ministre sans vouloir préciser.Le Québec affiche une croissance moyenne de ses dépenses de programmes de 4,9 % depuis six ans, et de 4,6 % si on exclut la flambée exceptionnelle de l’an dernier.Pour revenir à la moyenne de 4,9 %, comme l’a évoqué M.Bachand, il faudrait que le gouvernement parvienne à dépenser VOIR PAGE A 10: DÉPENSES limiter la croissance des dépenses à 3,2 % dès l’an prochain sera difficile, reconnaît Raymond Bachand MAX ROSSI RKUTKRS LE MONDE Des Italiennes en ont assez du machisme de Berlusconi ! À lire en page B 7 N D E X Actualités.A 2 Annonces.B 8 Avis publics.B 6 Carrières.B 4 Culture.B 10 Décès.B 8 Économie .B 1 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 8 Monde.B 7 Mots croisés B 10 Sudoku.B 7 Télévision.B 9 La génération C contre les dinosaures Une chercheuse américaine est convaincue que les enseignants ont tout intérêt à communiquer avec leurs élèves sur le Web Le milieu de l’enseignement et le secteur privé se demandent comment s’adapter à la génération des 12-24 ans, dite «génération C», qui a grandi avec le Web et qui a développé sa propre culture des communications.Un colloque se penche sur la question à Québec.ISABELLE PORTER Québec — Pour la chercheuse américaine Danah Boyd, les enseignants d’aujourd’hui qui ne se servent pas du Web pour communiquer avec leurs élèves passent à côté d’une belle occasion.«Les professeurs doivent investir cet espace», a plaidé cette éminence grise de la Toile, qui est chercheuse au Microsoft Research New England et membre du Berkman Center for Internet and Society de la Harvard Law School.Mme Boyd présentait hier la conférence inaugurale du colloque du Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) sur la génération C des 12-24 ans, événement qui se termine aujourd’hui au Centre des congrès de Québec.Dans un exposé intitulé «La culture jeune», elle a fait valoir que le Web était pour les professeurs VOIR PAGE A 10: GÉNÉRATION 4 i IHC* MVCHEI K DANIAU AGENCE FRANCK Les jeunes de la «génération C» baignent dans l’univers d’Internet.77831302382443 A 2 K l> K V 0 I U I, E M E li (' K E I) I 0 C T 0 B R E 2 0 0 !) ACTUALITES EN BREF Housakos demande une enquête Ottawa — Le sénateur conservateur du Québec, Léo Housakos, a demandé hier au Bureau du conseiller sénatorial en éthique de lui fournir une opinion sur ses agissements qualifiés de «trafic d’influence» par l’opposition.L’entreprise BPR, pour laquelle travaille M.Housakos, a décroché un contrat de 1,4 million de dollars de la société d’Etat Ponts Jacques-Cartier et Champlain inc.L’appel d’offres de ce contrat avait été lancé le jour même où M.Housakos organisait une importante collecte de fonds conservatrice à Montréal, précédée d’un cocktail privé intime auquel ont assisté deux,administrateurs de la société d’Etat «Le sénateur Housakos n’est aucunement impliqué avec le fait que les gagnants de l’appel d’offres visant à analyser l’avenir du pont Champlain soit un consortium, incluant BPR», est-il écrit dans le communiqué de presse du sénateur.Selon le site du Sénat, M.Housakos faisait du «développement des affaires» pour BPR Le site a été changé jeudi après-midi.-Le Devoir Hausse des droits de scolarité Les étudiants paient en moyenne 3,6 % de plus pour fréquenter l’université au premier cycle cette année, selon les données publiées hier par Statistique Canada.Au Québec, les universitaires ont reçu une facture de 92 $ de plus en moyenne, pour les droits de scolarité seulement Une augmentation de 4,2 %.Les frais afférents, eux, connaissent une hausse de 6,8 % à l’échelle du Canada.Le Québec demeure la province qui impose les droits de scolarité les moins élevés pour les étudiants du premier cycle, avec une moyenne de 2272 $.Les Canadiens ont payé en moyenne 4917 $ en droits de scolarité en 2009-10.Les étudiants ontariens paient les droits les plus élevés au Canada, soit 5951 $.- Le Devoir Le Canada recule Ottawa—Les médias canadiens ont perdu un peu de leur liberté cette année.Le Canada a glissé de la 13' à la 19 place dans le palmarès publié chaque année par l’organisme Reporters sans frontières (RSF).Ce classement reflète l’état de la liberté de la presse dans 175 pays et inclut les mé dias écrits, électroniques et en ligne.L’organisme, établi à Paris, a expliqué hier que le Canada avait reculé de six échelons en raison des contestations judi- ciaires du droit des journalistes à protéger leurs sources.Selon un porte-parole de Reporters sans frontières Canada, Dennis Trudeau, les poursuites-bâillons, qui ont pour but de réduire au silence des plaignants sous la menace d’onéreux frais de défense, ont également pesé dans la balance.«Lorsqu'un journaliste risque une peine d’emprisonnement ou me amende pour avoir refusé de dévoiler l’identité de ses sources, cela est, à notre avis, et d’autant plus lorsqu’il s’agit de questions d’intérêt public, une restriction déraisonnable de la liberté de presse», a-t-il argué.- La Presse canadienne Enquête sur les chèques conservateurs Ottawa — La commissaire à l’éthique du Parlement examine ra officiellement les plaintes de l’opposition concernant les chèques personnalisés exhibés par les députés conservateurs dans le cadre du plan d’action économique du gouvernement «Elle va de l’avant avec l’enquête», a indiqué hier un porte-parole du bureau de la commissaire Mary Dawson.Mais le député libéral David McGuinty veut une enquête plus large.«Ce n’est que le début, a-t-il déclaré.Nous envisageons sérieusement la possibilité de demander que le commissaire de la fonction publique enquête là-dessus, que le vérificateur général enquête là-dessus et qu’Elections Canada enquête là-dessus.» - La Presse canadienne Autisme et mercure De nombreux parents et quelques rares scientifiques soupçonnent le mercure présent dans des vaccins d’induire l’apparition de l’autisme chez certains enfants.Maintes recherches ont tenté en vain de confirmer cette thèse.Une nouvelle étude, la plus rigoureuse réalisée à ce jour sur le sujet, révèle que les taux sanguins de mercure mesurés chez les enfants autistes n’étaient pas plus élevés que chez les enfants dont le développement s’effectuait normalement Les chercheurs de lUniversité de Californie Davis-Institut MIND qui ont mené cette étude, dont les résultats sont publiés dans la revue à comité de lecture Environmental Health Perspectives, ont comparé les niveaux sanguins de mercure chez 249 enfants âgés de 24 à 60 mois et ayant reçu un diagnostic d’autisme à ceux mesurés chez 143 enfants au développement typique et 60 atteints d’une autre forme de retard développemental.- Le Devoir La démocratie distincte Dans Ville-Marie, les électeurs peuvent choisir trois conseillers, mais c’est le maire de la ville centre qui aura la main haute sur l’arrondissement Alors que les projecteurs sont braqués sur la bataille que se livrent les aspirants à la mairie de Montréal, sur le terrain des centaines de candidats multiplient les poignées de main pour tenter de se faire élire aux postes de maire d’arrondissement et de conseillers lors du scrutin du 1" novembre prochain.Aujourd’hui, Le Devoir fait l’état des forces en présence dans l’arrondissement de Ville-Marie.MARCO BÉLAIR CIRINO ÉLECTIONS MUNICIPALES VILLE-MARIE Population: 78 876 Revenu moyen: 28 658 $ t Etudes universitaires: 46 % de la population Alors que Vision Montréal panse ses plaies à la suite du départ fracassant du maire d’arrondissement sortant, Benoit Labonté — et, jusqu’à dimanche dernier, candidat au poste de conseiller municipal dans le district de Sainte-Marie —, Union Montréal et Projet Montréal se permettent tous les espoirs.Mais les candidats de Vjjjipn Montréal, le parti de Louiâé Harel, n’ont pas dit leur dernier mot.A quoi bon voter, s’interrogent les électeurs de Ville-Marie?«J’ai droit à deux petits crochets, et j’y tiens comme à la prunelle de mes deux yeux.Tout ce que je pourrai faire, c’est choisir mon conseiller de ville.Le maire risque de m’être imposé par l’ensemble des Montréalais», lance lise Béland, une habituée des séances du conseil d’arrondissement, où elle y défend becs et ongles son «bout de quartier».«Je suis sûre que je ne suis pas la seule à être confuse», estime la résidante de la rue Alexandre-DeSève.La loi 22, qui entrera en vigueur au lendemain de l’élection du 1er novembre, modifiera la gouvernance de l’arrondissement.Le maire de Montréal sera de fait le maire de l’arrondissement de Ville-Marie.Il devra nommer deux élus de son choix pour siéger au conseil d’arrondissement avec les trois conseillers élus localement et il détiendra un vote prépondérant.«Et pourquoi se casser la tête à aller voter le premier novembre?», s’interroge Mme Béland.«On est aussi bien d’élire M.Accurso, c’est lui qui contrôle la ville depuis des années à travers ses compagnies», Sammy Forcillo Union Montréal Pierre Mainville Projet Montréal Denise Dussault Vision Montréal dit-elle sans ambages.Elle réclame haut et fort des élus irréprochables, ainsi qu’une plus grande propreté et sécurité dans l’arrondissement.«Une meilleure qualité de vie, quoi!» Contrariée par les scandales qui ont secoué les partis Union Montréal et Vision Montréal, Lise Béland se laisse courtiser par Projet Montréal, «porteur de beaucoup d’espoir comme le Parti québécois l’était à ses débuts», selon elle.Champ libre dans Sainte-Marie Pierre Mainville, qui a été élu sous la bannière de Vision Montréal en 2005, mais qui a claqué la porte du parti de Benoit Labonté en décembre 2008, est en tête dans le district de Sainte-Marie.Le conseiller sortant de l’arrondissement Sainte-Marie-Saint-Jacques s’est rallié à Projet Montréal en juin dernier.Il mise sur son enracinement dans le quartier et sur son écoute de la population dans la présente course qui l’oppose notamment au candidat d’Union Montréal, Yves Pelletier.«Je suis un gars de terrain.Je suis le seul qui reste dans le quartier», se targue-t-il.Sammy Forcillo devra quant à lui dire adieu aux électeurs du district de Saint-Jacques, qu’il représente depuis 1978, sauf de 1986 à 1992 et de 2001 à 2005, puisqu’il tentera de se faire élire dans le district voisin.«C’est ça qu’on appelle la fidélité ou la loyauté», a déclaré «Sammy», la larme à l’œil, au terme de la dernière séance du conseil d’arrondissement.Le vétéran de la politique municipale montréalaise, qui souhaite décrocher le 1" novembre le poste de conseiller municipal du district de Peter-McGill, fait face entre autres au directeur exécutif des affaires externes à l’école de gestion John-Molson de l’Université Concordia, Karim Boulos.Ce dernier est actuellement le conseiller de l’arrondissement du district de Peter-McGill.L’avocate spécialisée en droit du divertissement, droit du travail et droit commercial Denise Dussault et David-Roger Gagnon défendront pour leur part respectivement les couleurs de Vision Montréal et de Projet Montréal, alors que le colistier de la candidate à la mairie de Montréal Louise O’Sullivan, Fergus Keyes, s’efforcera de se faire élire.S’il réussit son pari, il devra sans doute remettre son siège à sa chef, Louise O’Sullivan, qui récolterait 2 % des intentions de vote selon un sondage Angus Reid Strategies-/^ Presse.«Moi, j’ai une foule d’idées pour la rue Sherbrooke», explique au Devoir Sammy Forcillo.Parachuté dans le district de Peter-McGill, il entend notamment donner un second souffle à la rue Sherbrooke, mais aussi au square Dorchester et à la portion de la rue Sainte-Catherine située près de l’ancien Forum.Si elle est élue conseillère municipale du district de Saint-Jacques, Catherine Sévigny travaillera pour sa part d’arrache-pied à la revitalisation de la rue Sainte-Catherine, à l’embellissement du centre-ville et à sa sécurité.«C’est le développement économique qui assurera le reste», estimât-elle.Elle fait face à l’ancien président de l’Association des résidants des Faubourgs de Montréal François Robillard, de Vision Montréal, et à Siou Fan Houang de Projet Montréal.Le Devoir La grippe se propage facilenenL Pour être prêt à faire face à la grippe A(H 1N1 ), vous recevrez par la poste daus les prochains jours, le Guide autosoins.Consultez et conservez votre Guide autosoins.Il vous aidera à prendre les meilleures décisions possible pour votre santé et celle de vos proches.Pour plus de renseignements concernant la grippe A(H1 NI ), visitez le www.pandemiequebec.gouv.qc.co.Québec ¦MRHI I) E V 0 I H E M E H ( li E I) I H ( T 0 li li E 2 O (I il A A POLITIQUE Des chiffres qui ne mentent pas Manon ' CORNELLIER Vendredi dernier, le ministère fédéral des Finances a rendu public le rapport financier annuel du gouvernement canadien pour l’année financière 2008-09, celle qui a pris fin le 31 mars dernier.Le message était simple.La récession avait frappé plus vite que prévu, entraînant un déficit de 5,8 milliards pour l’année financière 2008-09.Dire que le budget de 2008 prévoyait un surplus de 2,3 milliards et celui de janvier dernier, un déficit d’à peine 1,1 milliard.Selon le ministère, la récession est la grande coupable.«Le début de la récession mondiale en 2008 a entraîné [ce] déficit» et «le versement d'une aide accrue aux Canadiens [.] sous forme de prestations d’assurance-emploi bonifiées et de réductions d’impôt sur Je revenu des particuliers.» A première vue, cette explication se tient, mais elle résiste mal à l’analyse.Ce déficit, le premier depuis 11 ans, n’est pas uniquement le fruit de la récession.Les conservateurs y ont aussi contribué avec certaines décisions fiscales, en particulier la réduction de la TPS d’un point supplémentaire en janvier 2008.Cette mesure a coûté à elle seule 4,2 milliards, au dire même du gouvernement Le rapport financier ne le cache pas, mais il l’enrobe bien.Le document a une forte saveur politique avec ses références au rapport d’étape du gouvernement de juin dernier, plutôt qu’avec le budget de 2008, comme le voudrait la pratique.Mais quand on prend soin de faire cette dernière comparaison, on fait un constat intéressant Le gouvernement a réussi à maintenir le cap en matière de dépenses.Les dépenses réelles en 2008-09 ont à peine augmenté par rapport à ce que le budget 2008 prévoyait.Les frais de la dette ont diminué, tout comme les dépenses de programmes (ministères et programmes, à l’exclusion de la Défense).La facture de l’assurance-emploi s’est effectivement alourdie, mais ce que le gouvernement ne souligne pas, c’est que salariés et employeurs ont cotisé plus qu’il n’en a coûté pour faire face à cette recrudescence de prestations.En 2008-09, le compte de l’assuran-ce-emploi a, comme à l'accoutumée, affiché un surplus de 500 millions.malgré la récession.?On comprend vite que le gros du manque à gagner fédéral, en 2008-09, ne découle pas seulement d’un début de récession ou d’une flambée de dépenses inattendues.Il y a un problème du côté des revenus.En plus de cette baisse de TPS, des réductions d’impôt ont été accordées aux particuliers et aux entreprises.Elles ont entraîné des pertes de revenus qui ne sont pas totalement chiffrées.On sait seulement que les particuliers ont épargné un milliard.Les réductions d’impôt ne suscitent pas vraiment la controverse, mais elles se sont ajoutées quand même à la baisse de la TPS.Toutes ces réductions mises bout à bout, ce sont au moins 5,2 milliards de perdus pour Ottawa, récession ou non.Tous les économistes et experts avaient dénoncé cette baisse de TPS lorsqu’elle fut annoncée à l’automne 2007.fis prédisaient qu’elle ne ferait rien pour aider l’économie, mais fragiliserait la position fiscale du gouvernement Le rapport de la semaine dernière vient leur donner raison.L’impact de ces changements fiscaux fait craindre l’émergence d’un déficit structurel, c’est-à-dire qui n’est pas seulement attribuable à la conjoncture.Ces déficits structurels font frémir les gouvernements, car ils sont le fruit d’une architecture budgétaire déséquilibrée qui, pour être mise à niveau, peut exiger des décisions difficiles.Comme hausser les taxes ou réduire les dépenses.Le premier ministre Harper a maintes fois répété qu’il s’opposait à une hausse du fardeau fiscal et à une réduction des transferts aux provinces et aux particuliers.Son gouvernement misera, d’une part, sur la reprise et les revenus qu’elle générera et, d’autre part, sur un contrôle serré des dépenses.Mais lesquelles?Les principaux transferts aux provinces et aux particuliers représentent respectivement 19,5 % et 25,8 % des dépenses fédérales et il n’est pas question d’y toucher.Les frais de la dette représentent le quatrième poste budgétaire (13 %), mais le gouvernement ne le contrôle pas.Le gouvernement pourrait être tenté de sabrer le fonctionnement des ministères et programmes fédéraux qui, à l’exclusion de la Défense, accaparent 17,9 % des dépenses, mais cela pourrait faire mal, car ces dépenses ont déjà diminué de 1,8 % entre 2007-08 et 2008-09.La Défense a vu ses dépenses croître de 8,3 % ou de 1,4 milliard en 2008-09.Il est difficile de croire cependant que les conservateurs envisagent de freiner cette progression.Les sociétés d’Etat, elles, ont beau avoir augmenté leurs dépenses, elles ont aussi généré des revenus de 1,3 milliard de plus.Il reste des subventions et d’autres transferts pour l’aide internationale, l’aide à la formation de la main-d'œuvre çt des transferts à Terre-Neuve et à la Nouvelle-Ecosse dans le cadre des accords sur les ressources extracôtières.Rétablir l’équilibre budgétaire ne peut être aussi facile que le disent les conservateurs.Les choix seront douloureux.Ce qui fait réaliser encore plus combien est lourd le tribut qu’imposent les réductions de TPS.Le gouvernement a été forcé de frire face à la récession sans la moindre marge de manœuvre et il se retrouvera demain menotté pour s’attaquer au déficit mcomellier@ledevoir.com Construction, politique et parfum de scandale Enquête publique : Marois ratisser * Xi Le gouvernement résiste toujours aux demandes qui se font de plus en plus pressantes À deux semaines du scrutin municipal, les révélations embarrassantes se multiplient et l’idée d’une enquête publique se raffermit.KATHLEEN LEVESQUE MARCO B É LA I R- C I RI N O Une enquête publique sur l’industrie de la construction ne devrait pas s’intéresser qu’aux seuls entrepreneurs, mais s’attarder aussi au volet des services professionnels, croit Pauline ,Marois.À la sortie de sa rencontre hier avec le conseil général de la FTQ, à Montréal, la chef du Parti québécois a réitéré sa volonté que le gouvernement institue une commission d’enquête «bien encadrée» qui entendrait toutes les parties concernées.«Quand on parle de la construction, on parle aussi en amont et en aval.On parle de services professionnels également.On ne peut pas dire que ce n’est que quelques entreprises», a soutenu Pauline Marois.A la Ville de Montréal tout comme au ministère des Transports du Québec, l’implication du secteur privé ne se limite plus aux travaux de construction d’aqueduc ou d’asphaltage des routes.Les firmes d’ingénierie sont devenues des partenaires de premier plan des donneurs d’ouvrage.Comme le révélait Le Devoir le printemps dernier, l’administration de Gérald Tremblay s’en remet de plus en plus aux firmes d’ingénieurs pour rédiger les appels d’offres, établir les besoins de la Ville de Montréal et participer activement à l’analyse des soumissions et au choix final de l’entreprise qui réalisera le chantier annoncé.Le même phénomène se produit du côté du ministère des Transports.Depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Charest, en 2003, le contrôle du processus d’appel d’offres est de plus en plus partagé avec les ingénieurs du secteur privé.Ce marché des services professionnels est évalué à plusieurs dizaines de millions de dollars par année.C’est un pactole dont profitent les firmes comme Dessau, Groupe SM, BPR, SNC-Lavalin et autres Génivar, Tecsult et Roche.Ces firmes ont toutes un ou des représentants qui font du développement des affaires, de la prospection commerciale ou qui investissent dans les réseaux de connaissances et d’amis poli- tiques.Elles sont devenues influentes tout comme le sont les cabinets d’avocats, qui sont des partenaires d’affaires des ingénieurs.Les compressions des machines administratives municipale et provinciale ont fait en sorte qu’il n’est plus possible d’absorber le flot de projets d’infrastructures qui sont lancés.Le recours aux services professionnels d’experts privés est donc devenu incontournable.Or, la tourmente des derniers mois dans le secteur de la construction a principalement touché les entrepreneurs et le milieu syndical, en particulier la FTQ.Des allégations de collusion et d’appels d’offres trafiqués ont été révélées.Le possible financement occulte du monde politique a également fait surface avec la multiplication d’affirmations faites sous le couvert de l’anonymat.Au Parti québécois, il est clair que seule une commission d’enquête peut faire la lumière sur la situation.Une motion de l’opposition sera débattue aujourd’hui à l’Assemblée nationale afin d’exiger «une commission d’enquête publique portant sur l’ensemble de l’industrie de la construction au Québec».Lessard s’en prend aux villes Le gouvernement Charest est demeuré réticent à cette idée jusqu’à présent.Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a annoncé hier qu’il avait demandé à ses fonctionnaires de lui présenter rapidement des recommandations afin que soit établie une procédure plus contraignante pour le monde municipal.Il s’est dit insatisfait de la réponse des élus lors de vérifications effectuées par ses fonctionnaires à la suite de plaintes.M.Lessard a révélé que certaines municipalités refusent sans détour de donner suite aux demandes d’investigation du ministère ou qu’elles négligent de fournir les documents pertinents au traitement des plaintes.«Actuellement, dans certaines municipalités, il n’y a pas de collaboration, alors les enquêtes sont longues, inefficaces, les citoyens sont frustrés et le ministre aussi», a-t-il déclaré hier.Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux, a accusé le ministre de chercher à faire diversion, tandis que le gouvernement devrait selon lui instituer une enquête publique le plus rapidement possible.L’ex-juge John Gomery a joint sa voix hier à JACQUES GRENIER LE DEVOIR celle du candidat à la mairie Richard Bergeron pour réclamer une commission d’enquête publique sur l'industrie de la construction et sur le financement des partis politiques municipaux.«Une chose que nous avons découverte durant la commission d’enquête [sur le programme de commandites], c’est que la nécessité de financer les campagnes électorales était à la base de toute la corruption qu’on a découverte», a déclaré M.Gomery hier.«Seulement une commission d’enquête va permettre aux citoyens de cette ville de savoir ce qui s’est passé.La population est affamée de connaître la vérité», a-t-il ajouté.Le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Claude Béchard, a indiqué hier qu’il veut empêcher le financement occulte lors de courses à la direction de partis politiques et a annoncé que son gouvernement déposera prochainement un projet de loi qui resserrera les règles régissant les contributions faites aux aspirants-chefs.John Gomery estime qu’une modification de la Loi électorale afin d’y assujettir notamment les courses à la direction des partis politiques serait «insuffisante».«Lorsqu’un patient est malade, on ne commence pas à lui donner des traitements sans connaître la nature de sa maladie.Ici, je ne pense pas que nous savons réellement l’étendue de la maladie qui affecte nos institutions politiques», a affirmé l’ex-juge à la Cour supérieure du Québec.Le président de la campagne de financement d§ Projet Montréal a taxé le gouvernement de Jean Charest de manquer de courage politique.Il accorde peu d’importance au ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, qui a martelé hier que «le gouvernement ne protège personne [et] qu’il veut aller au fond des choses», mais qu’il comptait sur les enquêtes policières en cours.«Ça peut prendre des années et des années.Je ne crois pas que c’est logique d’attendre si longtemps dans une affaire qui affecte nos institutions démocratiques», a indiqué M.Gomery.«La décision de tenir ou de ne pas tenir une enquête publique est une décision politique.Je pense que la pression monte.Je suppose que M.Charest écoute toutes ces voix [qui réclament une commission d’enquête]», a affirmé M.Gomery.Le Devoir Avec La Presse canadienne Financement des courses à la chefferie Béchard veut agir, mais pour en faire trop, craint le PQ ANTOINE ROBITAILLE Québec — Québec souhaite que la Loi électorale soit modifiée avant Noël afin de colmater une brèche dans le financement des courses à la direction des partis politiques.Mais en raison d’autres de conditions particulières que le ministre Claude Béchard veut ajouter, tout indiquait hier que les partis d’opposition ne suivraient pas.Or, la convention veut que toute modification à la Dii électorale soit adoptée à l'unanimité.M.Béchard, ministre de la Réforme des institutions démocratiques, a soutenu qu’un tel projet de loi était nécessaire pour rétablir le «lien de confiance entre les citoyens et leurs institutions», brisé par les révélations des dernières semaines, notamment celles par laquelle l’ex-numéro 2 de Vision Montréal, Benoit Labonté, aurait obtenu en toute légalité d’importantes sommes pour financer sa campagne à la direction.Actuellement, les règles de financement des partis, définies par la Loi électorale, ne s’appliquent pas à ces périodes extraordinaires que sont les courses à la chefferie, au provincial comme au municipal.Et en temps normal, la Loi élec- torale prescrit que seules les personnes physiques (et non les entreprises) peuvent financer les partis politiques; et elles sont limitées à 3000 $ au provincial et à 1000 $ au municipal.M.Béchard a soutenu hier qu’il était temps «d’éclaircir tout ce qui concerne les courses au leadership».11 a souligné que d’autres partis — le PQ et l’ADQ — avaient choisi librement de s’imposer, pour la période des dernières courses à la direction, les règles normales.«Cette mesure-là, qui est optionnelle présentement, moi je suis prêt à la rendre obligatoire et que ce soit ça la règle», a indiqué M.Béchard.Carte électorale Mais ce dernier veut profiter de la modification des règles adoptées en 1977 pour procéder à un autre changement d’importance, sans lien apparent avec l’autre modification: la manière dont on définit la carte électorale.Depuis 2007, le directeur général des élections, Marcel Blanchet, a déposé après une importante consultation un projet de nouvelle carte redécoupée qui tient compte de l'évolution démographique du Québec.Dans la carte actuelle, 20 circonscriptions sur 125 violent la règle inscrite dans la loi selon laquelle le nombre d’électeurs dans une circonscription ne doit pas être inférieur ou supérieur à 25 % de la moyenne québécoise.Mais la carte redécoupée du DGEQ ajoute des circonscriptions à l’ouest et en refranche à l'est, ce qui déplaît à plusieurs élus, au premier chef Claude Béchard, dont les frontières de la circonscription serment bouleversées.Dans le camp péquiste aussi, le projet de «carte Blanchet» n’est pas très bien accepté, si bien que le DGEQ attend depuis près de deux ans que les élus le convoquent pour adopter sa nouvelle carte.Il a rappelé récemment que si rien n’était fait avant Noël, il devrait recommencer l'exercice de révision.Au PQ, on redoute que le gouvernement se serve de la réouverture de la loi pour contraindre les partis d’opposition à accepter un bouleversement de la carte électorale.Du côté de Québec solidaire, Amir Khadir souhaite que l’on profite d’une réouverture de la loi pour modifier le mode de scrutin, ce que le ministre Béchard a rejeté d’emblée hier.Le Devoir £¦¦¦1 4MMHÊII MMCI ¦¦¦¦& UC i h ^ 'V Association pour tes droits des norHUneure Alliance pour la lutte au tabagisme Region d« Quftsec et fle Chauflitre Aopalacnes AMQ Médecins IféASPQ Coalition Priorité Cancer au Quebec www.coalitioncancer com COALITION QUÉBÉCOISE POUR LE CONTRÔLE OU TABAC COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC l.oliegr qufhii.ois Jrs médnins de /«mill* 1*1» 4r> mtJmti, Ji f Qurerc College of Family I'hynnont i*p>»-/ tke 3 A f» L E I) E V 0 I H 1.E M E K < li E I) 2 I 0 (' T 0 B H E 2 (» I) !) ACTUALITES H1N1 : Bolduc met les médecins en garde Le ministre enjoint à ses condisciples de ne pas décourager leurs patients de se faire vacciner LOUISE-MAUDE R1 O U X S O U C Y Faut-il se faire vacciner ou pas contre la grippe A(HINI)?Même les médecins ne s’entendent pas, au grand dam du ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Yves Bolduc, qui a rappelé ces derniers à l’ordre hier.Selon lui, ceux qui laissent entendre au public ou à leurs patients que la vaccination n’est pas utile manquent à leur code de déontologie.Le ministre Bolduc accorde aux médecins qu’ils ont droit à leur opinion.Mais cela ne doit pas les amener à recommander à leurs patients de rejeter le vaccin.«Il y a un article dans le code de déontologie qui dit qu’on doit exercer la pratique médicale en fonction des données scientifiques actuelles.Les données scientifiques actuellement sont très claires: le meilleur moyen de prévention de la grippe H INI est la vaccination», a-t-il rappelé.Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, qui d’ordinaire condarpne haut et fort le copinage Etat-pharmaceutiques, partage cet avis.«Je suis microbiologiste.Je travaille avec ça.Ça fait 20 ans que je suis dans le domaine de la médecine et 10 ans que je pratique avec les maladies infectieuses.C’est mon domaine.[.] Il faut aller se faire vacciner», a-t-il déclaré en entrevue à RadioCanada.Le D Khadir dit toutefois bien comprendre la méfiance des Québécois envers le vaccin et les pharmaceutiques.«Les gens ne sont pas fous, ils se rendent compte de l’influence indue des grandes multinationales sur plusieurs des décisions politiques.Alors, c’est sûr qu’ils sont animés d’une saine méfiance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique qui va s’en mettre plein les poches.» Ce questionnement est sain, mais il ne doit pas occulter la nécessité pour chacun de rece- voir le vaccin pour se protéger du virus pandémique, croit le Dr Khadir.Son avis n’est pas partagé par beaucoup de Québécois.Un sondage Léger Marketing-Agence Québécor Media publié hier indique que seuls 32 % ont l’intention de recevoir le vaccin, contre 43 % qui s’y refusent.Ces chiffres sont loin des 80 % souhaités par Québec.Ils n’inquiètent pas trop le ministre Bolduc, qui croit que les gens finiront par prendre la «bonne décision».Ce dernier s’attend d’ailleurs à ce qu’une «voix forte» en faveur de la vaccination émerge lorsque la deuxième vague commencera, explique son attachée de presse, Marie-Eve Bédard.Par ailleurs, les autorités sanitaires de l’Ontario ont annoncé hier qu’un élevage de dindes avait été contaminé par le virus de la grippe H1N1, vraisemblablement par l’homme.Aucun oiseau ou œuf contaminés n’ont été commercialisés.Il s’agit du deuxième foyer détecté dans un élevage de dindes dans le monde.Enfin, une recension de 4958 hospitalisations dues à une infection par le virus H1N1 aux Etats-Unis, du 1" septembre au 10 octobre dernier, est venue confirmer la vulnérabilité des plus jeunes hier.Les centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indiquent que 53 % des hospitalisations concernaient des personnes de moins de 25 ans, 39 % concernaient des personnes de 25 à 64 ans et seulement 7 % des personnes de 65 ans et plus.Sur les 292 décès confirmés, 23,6 % se sont produits chez des moins de 25 ans, 65 % dans le groupe des 25-64 ans et seulement 11,6 % chez les 65 ans et plus.Le Devoir Avec La Presse canadienne et l’AFP FRANÇOIS GUILLOT AFP La ministre française de la Santé a tenté de lever les réticences des Français en lançant hier la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1).La première étape de ce marathon contre l’épidémie a débuté avec le personnel hospitalier, la seconde s’enclenchera après les vacances de la Toussaint avec le reste de la population.Avis de la Commission de l’éthique, de la science et de la technologie Le Québec prescrit trop de psychotropes Autrefois réservé pour soigner les troubles mentaux, le puissant médicament est maintenant employé pour soulager des maux banals ou encore pour améliorer les performances intellectuelles La petite pilule pour doper la mémoire, stimuler l’attention ou aplanir l’humeur de monsieur et madame Tout-le-Monde existe.Cette pilule porte un nom, celui de psychotrope, une catégorie de médicaments puissants qui ne sont plus réservés aux maladies mentales et neurologiques.LOUISE-MAUDE RIOUX SOU CY e psychotrope sort de plus en plus souvent de sa zone de j confort.Il est désor-M Æ mais prescrit pour surmonter un deuil, contrer une grande timidité ou même stimuler la mémoire ou la per-formdhce des bien portants.Un glissement dangereux, selon la Commission de l’éthique, de la science et de la technologie, qui, dans un avis fouillé dont Le Devoir a obtenu copie, réclame un débat public sur cet usage élargi qui va croissant au Québec.Le psychotrope est un médicament d’ordonnance qui agit sur le système nerveux central et sur le psychisme.Il est utilisé pour traiter des maux comme la dépression, la schizophrénie ou la maladie de Parkinson.Au Québec et ailleurs dans le monde, on note une hausse des diagnostics de troubles mentaux et, par voie de conséquence, de la consommation des psychotropes qui a atteint des sommets inégalés ces dernières années.Mais ce facteur ne suffit pas à lui seul à expliquer l’explosion de ce secteur, qui arrive deuxième quant au nombre d’ordonnances exécutées dans une année, derrière les agents cardiovasculaires.Au banc des accusés: un nouvel usage dit «élargi» du psychotrope.Le ARCHIVES REUTERS premier glissement relevé par le comité de travail, présidé par M' Édith Deleury et le bioéthicien Hubert Doucet, est infime.Il touche en fait à la médicalisation d’événements (un deuil, un échec) et d’émotions dérangeantes (tristesse, colère ou agitation) «qui ne relèvent pas nécessairement du domaine médical».Or, lorsqu’un expert établit qu’un état de santé mentale est problématique, il soutient l’idée qu’il s’agit d’une maladie.Et lorsqu’il suggère à ce patient de prendre des médicaments, il en légitimise le traitement, lit-on dans cet avis intitulé Médicaments, psychotropes et usages élargis: un regard éthique, qui sera rendu public plus tard cette semaine.«De là découle un certain risque de voir diminuer l’importance du rôle que chacun peut exercer sur sa propre vie», s’inquiète le comité.Ce glissement n’est pas sans conséquence.Le psychotrope apparaît ici comme une solution de convenance en ce sens qu’il est peu coûteux en argent, mais aussi en efforts personnels et en temps.Il contribue aussi à Y«abaissement des seuils diagnostiques de ces maladies», ce qui peut faire en sorte que certaines conditions dites «normales» deviennent des conditions désormais clairement «médicales».L’élargissement du champ d’action des psychotropes ne s’arrête pas là.L’usage élargi des psychotropes regroupe aussi ce qu’on appelle désormais les «lifesyle drugs».Ces psychotropes de type «mode de vie» sont utilisés pour ré- pondre à des attentes liées à la productivité, à la performance ou à la jeunesse.En somme, «il est question ici de mélioris-me, de conformisme ou de récréation», écrit le comité, qui parle à’«un mouvement de fond» au Québec et non d’un phénomène anecdotique.La thérapie est ici évacuée au profit de l’amélioration des fonctions cognitives de personnes qui n’ont pourtant aucun problème mental ou neurologique.Le principe est simple.Il s’agit de rehausser ce qui est déjà fonctionnel.Comment?Par l’usage d’un psychotrope qui vient énergiser la mémoire, renforcer la vigilance ou réduire la sensation de fatigue, par exemple.Ce faisant, on normalise les comportements et les humeurs, réduisant du coup les bornes d’acceptabilité vis-à-vis des individus qui s’en écartent, s’inquiète le comité.Cette «homogénéisation sociale» transforme non seulement la définition de la normalité, mais elle pose de surcroît la question de la banalisation du psychotrope, qui devient ici un simple «instrument de socialisation, voire de mise en conformité».Les psychotropes sont pourtant des médicaments puissants, aux effets secondaires indésirables parfois importants et dont la portée à long terme est encore mal connue, rappelle la Commission.Selon elle, il faut impérativement approfondir nos connaissances de ces médicaments.Il faut également que les autorités concernées diffusent des informations «claires, équilibrées et complètes» pour dissiper les idées reçues et les fausses impressions au sein des réseaux de santé et dans la population.Québec et tous les acteurs concernés par la prescription de psychotropes doivent aussi se pencher plus spécifiquement sur les usages élargis de cette catégorie de médicaments.Le comité les invite enfin à réduire ces mêmes pratiques en assurant une meilleure continuité dans les soins et les services, cela en misant notamment sur la mise en avant de thérapies non médicamenteuses — psychothérapie, alimentation saine, exercice physique —, qui donnent de meilleurs résultats dans plusieurs cas.Le Devoir As-tu l'oreille à Montréal?CIBL 101,5 Radio-Montréal «jfp' LciN LKc ,u ||ol
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