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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-11-05, Collections de BAnQ.

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• m» • m *“ • i 1 .* - i f-***' 4\fj GRIPPE A ( H INI) Le pèlerinage à La Mecque pourrait amplifier la pandémie Les millions de pèlerins risquent de répandre la maladie partout sur la planète Page A 8 —+ w w w .led e v o i r.c o m ?DE VOIR V o I .(' \ r* i Fonds de l’infrastructure Deux La facture totale pourrait atteindre 45 millions GUILLAUME B O U R G A U LT-C Ô T É Ottawa — Deux pancartes par projet, et le tout aux frais du «bénéficiaire»: le gouvernement conservateur impose aux municipalités la responsabilité d’installer et de payer pour les pancartes géantes vantant le plan d’action économique du Canada, révèle un document officiel.Les libéraux ont en effet mis en lumière hier le fait que tous les investissements du Fonds de stimu-lation de l’infrastructure (la jdyFvVx pierre angulaire du plan de re-¦ lance) faits en Ontario sont as-* «lï «fe sujettis à des directives de si-gnalisation très précises.^ Selon le site Internet de Fi- nancement de l’infrastructure Canada-Ontario, les municipalités doivent ainsi «produire et installer des panneaux reconnaissant le financement consenti par les gouvernements du Canada et de l’Ontario» pour tout projet financé.Une «stratégie signalétique» établit ensuite que deux grandes pancartes doivent être installées pour signaler chaque projet Des photos des pancartes doivent être envoyées au gouvernement pour prouver le respect des normes, indique-t-on.Les directives sont claires: un panneau fédéral et un autre provincial doivent être produits et installés pour chaque projet, dans un endroit visible (on prévoit même une stratégie si le projet se «déroule essentiellement sous terre»)] si un panneau a déjà été produit, de nouvelles affiches doivent néanmoins être installées; les coûts d’installation sont assumés par la municipalité faisant partie du partenariat, payés à même l’enveloppe octroyée.Finalement, l’affichage doit demeurer en place au moins 90 jours après la fin des travaux.Ailleurs, on peut lire que les coûts estimés de production de chacune des pancartes exigées oscillent entre 2250 $ et 4250 $.Ces chiffres confirment VOIR PAGE A 8: PANCARTES John Baird fü mi EuJK |fcV.> \ E*.» r.» i.««, A t\w JACQUES NADEAU LE DEVOIR GRIPPE AfHINl) La vaccination des bambins est devancée ¦ À lire en page A 3 INDEX Annonces B 3 Idées.A 7 Avis publics .B 4 Météo.B 6 Bourse .B 2 Monde.B 5 Culture.B 7 Mots croisés.B 6 Décès.B 3 Sports .B6 Économie B 3 Sudoku .B 5 Éditorial.A 6 Télévision B 7 1.E .1 E F D I 5 N O V E M B 11 K (I (1 II LE MÉDICIS À DANY LAFERRIÈRE ' fâgiV I •A ^ lîifii AGENCE FRANCE PRESSE «Le Médicis est un prix à part.C’est un prix élégant et discret en dehors du grand bruit qui touche le lecteur qui est à l’affût de la grande littérature.Ça va avec mon livre, qui n’est pas gras, mais fait d’une structure plus maigre», a dit hier Dany Laferrière.« Je n’ai aucun sens de la carrière.J’écris des livres, c’est tout.» ISABELLE PARÉ Avec toute la désinvolture qu’on lui connaît, Dany Laferrière était l’objet de l’attention du Tout-Paris hier, après avoir été sacré lauréat du prix Médicis pour son dernier livre, L'Énigme du retour, devenant ainsi le second écrivain québécois à accéder à ce cercle littéraire restreint.Décrété vainqueur dans la catégorie «roman français» dès le premier tour de scrutin devant Alain Blottière pour Le Tombeau de Tommy, Laferrière s’est dit hier comblé de remporter ce prix qui, a-t-il dit au Devoir, lui sied comme un gant Toujours fanfaron, il s’est empressé d’ajouter que ce prix lui allait d'ailleurs bien mieux que le Concourt, décerné plus tôt cette semaine à l’au-teure sénégalaise Marie NDiaye par les pontes de la littérature française.«Le Médicis est un prix à part.C’est un prix élégant et discret en dehors du grand bruit qui touche le lecteur qui est à l'affût de la grande littérature.Ça va avec mon livre, qui n’est pas gras, mais fait d'une structure plus maigre», a-t-il dit, grasseyant bien ses «r» avec la verve qui le caractérise.Marie-Claire Blais a été la dernière Québécoise à remporter le prix Médicis, en 1966, pour Une saison dans la vie d’Emmanuel Quarante-trois ans après Marie-Claire Blais, lauréate du prix Médicis en 1966 pour Une saison dans la vie d’Emmanuel, Laferrière devient ainsi le se cond écrivain québécois à recevoir cet honneur.Quoique, à Paris, on désignait souvent hier l’écrivain, établi depuis 33 ans au Québec, comme un «enfant de Port-au-Prince».Sous le feu des projecteurs depuis le début de la journée, Laferrière, éternel débonnaire, était visiblement comme un poisson dans l’eau dans ce tourbillon médiatique, enfilant les entrevues à la chaîne et lançant même à la blague aux photographes de la presse française qui lui demandaient de poser avec son roman dans les mains: «C’est mon corps que vous voulez?» Celui qui est toujours en lice pour le prix Femi-na, le prix France Télévision, le prix France culture Télérama et le prix Wepler s’est montré malgré tout humble devant toute cette agitation.«Je n’ai aucun sens de la carrière.J’écris des livres, c’est tout.Ilya 19 ans, mon premier livre a fait beaucoup plus de tapage que ça.On en a même fait un film et je n’ai pas perdu la tête! Il n’y VOIR PAGE A 8: MÉDICIS 1.10$.I AXES i.2 r» $ ^ Le cégep sans diplôme DU SECONDAIRE 55 % des étudiants échouent ou abandonnent A M É LIE DAO U ST - B O I S Y E K T Plus de la moitié îles étudiants qui ont élé admis au cégep l’an dernier sans avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires (DES) ont échoué ou abandonné.C’était la première cohorte à profiter des exigences d’admission réduites.Selon les données compilées par L'Devoir, environ 45 % des jeunes sans DES inscrits au cégep à l’automne 2(X)8 ont poursuivi leurs études à l’hiver 2(X)9.Ces taux varient de 20 à 86%, selon les cégeps.Certains étudiants n’ont pas terminé le cours secondaire manquant tel que requis, l’ont échoué ou ont échoué la majorité de leurs cours collégiaux.Leurs résultats sont nettement en deçà de la moyenne: à la première session, de 80 à 85 % des cégépiens réussissent.Ni le ministère de l’Education, ni les services régionaux d’admission, ni la Fédération des cégeps n’ont pu dresser au Devoir un bilan de la réussite de la cohorte admise au cégep à l’automne 2008 avec six unités manquantes à leur DES.La moitié de 30 cégeps concernés pour cette session ont fourni leurs résultats au Devoir, soit plus de 400 des 800 élèves touchés.Un taux de réussite vraiment «très faible», constatent les collèges.«La tendance est pas mal la même dans tous les cégeps», observe la présidente de l’Association des registraires du Québec, Julie Allard.Jean Trudelle, de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, déplore que le suivi des résultats scolaires de ces élèves, demandé à deux reprises au ministère, puis devant le Conseil supérieur de l’éducation, n’ait jamais été fait.«On ouvre la porte, mais favorise-t-on la réussite?Les cégeps n’ont pas vraiment eu le temps.», analyse le directeur du SRAM, Gaétan Faucher.Lâchés dans la jungle collégiale sans accompagnement, la plupart des nouveaux admis «quasi diplômés» se perdent en cours de route.Les collèges acceptent ces étudiants à la condition qu’ils obtiennent, avant la session suivante, « On les accepte, mais on ne réuni! pas les conditions de leur réussite.Ils coulent au secondaire, ils coulent au cégep.[.] On pourrait les décourager à jamais.» VOIR PAGE A 8: CÉGEP L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard: Nos éloges.page A 6 Nino Ricci Pierre Elliott TRUDEAU Nino Ricci jette un regard neuf sur le personnage et montre comment les contradictions qui semblent le définir sont peut-être la part la plus durable de son héritage.Boréal m www.editionsboreal.qc.ca Essai Traduit de l’anglais (Canada) par \ Alexandre Sanchez 210 pages-17,95 J 77831302383145 Une fois n’est pas coutume : « Moi je trouve qu’il y a un boutte à toute.Moi non plus je suis pas d’accord avec Tariq Ramadan.Vraiment pas.Et j’ai vu comme vous madame ce qu’il a dit à propos de la lapidation des femmes.Je trouve ça scandaleux.Et si ce monsieur revenait à Montréal, je serais la première à le dénoncer ne vous en faites pas.Présence Musulmane a eu le tort de l’inviter, c’est vrai.» Françoise David, le 25 mai 2009 sur les ondes du 98,5 FM, Montréal Salut à toi, ô mon Frère! Salut à toi, Tariq Ramadan! Point de bascule et le Congrès musulman canadien (Muslim Canadian Congress) tiennent à souligner à leur manière la visite en terre québécoise de Tariq Ramadan, un célèbre idéologue islamiste.Véritable professionnel de la langue de bois, le frère Tariq a principalement exercé ses talents en Europe, où il a été largement délégitimé pour avoir, entre autres choses, refusé publiquement de condamner une certaine pratique pas très très citoyenne, soit la lapidation des femmes telle que définie et encadrée par sa doctrine.Le très sympathique Tariq Ramadan donnera en effet, le 6 novembre prochain, une mémorable conférence à f Université de Montréal.Au menu de cette kermesse fin de siècle : intelligentsia inter/multiculturaliste, islamogauchistes, rouges brunissants, progressistes égarés et anomiques inclassables, tous pâmés devant le double discours de celui qui, brillamment, a su concilier les intérêts supérieurs de l’intégrisme islamiste aux pratiques discursives de l’alter-progressisme occidental.La conférence de Tariq Ramadan est organisée par Présence Musulmane Montréal, soit le chapitre local de l’Internationale des disciples de Tariq Ramadan.Aspirant bien évidemment à cultiver « un vivre-ensemble harmonieux dans notre société », Présence Musulmane est heureuse d’avoir, selon son site web, de très nombreux partenaires, dont l’Institut du Nouveau Monde (INM) et le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec (MICC).En exergue de la formidable affiche annonçant la conférence, l’œil attentif aura la chance de découvrir une citation stupéfiante : « Dieu ne modifie l’état d’un peuple avant que celui-ci change ce qui est en lui-même.» TARIQ RAMADAN - Que sais-je?Tariq Ramadan est le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, une organisation panislamiste des plus radicales.^ Tariq Ramadan a préfacé élogieusement, en 2003, un livre de Yûsuf Al-Qaradâwî, un islamiste radical que certains surnomment le Pape du sunnisme.Al-Qaradâwî soutient l’application intégrale de la Charia, s’étant même porté publiquement à la défense du droit de battre sa femme.Interdit d’entrée aux États-Unis et en Grande-Bretagne, il a déjà déclaré que la Shoah était une punition divine voulue par Allah.Le lieutenant spirituel de Tariq Ramadan au Québec, Salah Basalamah, a traduit au moins un livre et des écrits d’Al-Qaradâwî.Tariq Ramadan a récemment été renvoyé des fonctions qu’il occupait à la ville de Rotterdam ainsi qu’à l’Université Érasme de Rotterdam.Tariq Ramadan anime une émission hebdomadaire à la télévision iranienne PressTV.Il ne s’est jamais dissocié du régime en place, et ce, même durant la répression des manifestants qui s’opposaient à la « réélection » du président Mahmoud Ahmadinejad.Malek Boutih, ancien dirigeant de SOS Racisme (France), a publiquement dit à Tariq Ramadan qu’il était un fasciste.Bertrand Delanoë, le maire socialiste de Paris, a déclaré que les opinions de Tariq Ramadan étaient incompatibles avec sa participation au Forum social européen.Marie-France Bazzo a déjà déclaré, à la radio, que Tariq Ramadan était le diable incarné.Dans son jugement du 22 mai 2003, la cour d’appel de Lyon estime que les discours de prédicateurs comme Tariq Ramadan « peuvent exercer une influence sur les jeunes islamistes et constituer un facteur incitatif pouvant les conduire à rejoindre les partisans d’actions violentes.» Selon Caroline Fourest, auteure de La tentation obscurantiste : « Tariq Ramadan est très clair sur le fait que les musulmans doivent militer pour faire évoluer la laïcité de façon qu’elle coïncide avec leur vision fondamentaliste et politique de l’islam.» « Depuis quinze ans qu’il s’exerce à parler tour à tour devant un public d’islamistes ultraradicaux comme devant un public de militants laïques ultrasceptiques, Tariq Ramadan est devenu un virtuose du désamorçage rhétorique et sémantique.» Selon le journaliste français Mohamed Sifaoui : « Tariq Ramadan est un islamiste.Il est de ceux qui veulent que l’islam politique, la version européenne des Frères musulmans, infiltre les institutions, la société, les associations, les partis, les médias et j’en passe pour pouvoir peser sur ces mêmes sociétés, les « réfonner » de l’intérieur, les islamiser ou les réislamiser, pour mieux les pervertir et les amener progressivement à accepter une vision moyenâgeuse de la religion musulmane.» Tariq Ramadan est reconnu pour déformer ses propres citations.www.pointdebasculecanada.ca Point de BASCULE Muslim Canadian Congress (jfy) ACTUALITES La marque de l’époque m Michel David En septembre 2002, la Gazette avait vertement dénoncé dans sa page éditoriale l'invitation à un tournoi de golf bénéfice que l’Union des citoyens de l’île de Montreal, rebaptisée Union Montréal depuis, avait adressée au nom du maire Gérald Tremblay à des entreprises qui, pour 250 $, se voyaient offrir des «rencontres intéressantes», y compris avec M.Tremblay lui-même.Toujours prêt à s'amender, le maire avait alors expliqué qu’il avait confié à un groupe de travail le mandat d’examiner des formules de financement qui respectaient mieux l’esprit de la Loi sur le financement des partis politiques.De toute évidence, cette initiative n’a pas eu plus de suite que toutes celles que M.Tremblay dit avoir prises pour combattre la corruption depuis huit ans.fl est vrai qu'il avait egalement demandé au ministre des Affaires municipales de l’époque.André Boisclair, de revoir le mode de financement des partis municipaux.Dans la mesure où le PQ avait lui-même recours à la technique du prête-nom pour contourner la loi, M.Boisclair était cependant bien mal placé pour régenter qui que ce soif Pendant des années, le Québec a prétendu se donner en exemple à la planète entière, alors que personne ici n’ignorait que le système instauré par René Lévesque en 1977 était devenu une véritable farce.Quand des voix comme celle de l’ancien directeur général des élections, Pierre F.Côté, s’élevaient pour réclamer qu’on mette fin à cette hypocrisie, elles étaient accueillies par des cris de vierges offensées.En avril 2005, un groupe de réflexion comprenant des personnes choisies par les trois partis politiques représentés à l’Assemblée nationale a été constitué à la demande de l’actuel directeur général des élections, Marcel BlancheL Après que tous les correctifs un peu musclés qu’il leur avait proposés eurent été rejetés par les partis, on pouvait lire en préface du rapport publié en novembre 2007: «Il est important de sauvegarder la confiance des citoyens du Québec dans notre système électoral et dans nos institutions démocratiques.» Un trait d’humour, sans doute.?Infatigable, le DGE a annoncé mardi la constitution, en collaboration avec l’Institut du Nouveau Monde, d’un «jury citoyen» qui, au terme d’audiences publiques, rendra jugement sur le mode de financement actuel et les mesures à prendre.Consulter la population est sans doute une excellente chose.A une certaine époque, le premier ministre Charest s’est lui-même décrit comme «un apôtre de la consultation».Le problème est que les dés ont tout l’air d’être pipés.Alors que les audiences devant le «jury citoyen» n’auront lieu qu’en janvier, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Claude Béchard, a déjà annoncé la présentation d’un projet de loi avant l’ajournement des travaux de l’Assemblée nationale, le 4 décembre.Bien sûr, il ne sera pas encore adopté et pourra toujours être amendé, mais les grandes orientations en seront déjà arrêtées.Il devient réellement fascinant de voir les trésors d’imagination que déploie le gouvernement Charest pour éviter la tenue d’une enquête publique sur la corruption dans l’industrie de la construction qui, au-delà des révélations embarrassantes sur les contributions à la caisse du PLQ, deviendrait inévitablement le procès de nos mœurs politiques, trente ans après le coup de balai donné par René Lévesque.Mardi, la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, a annoncé le plus sérieusement du monde l’adoption d’une nouvelle politique pour «s’assurer que les organismes publics ne contractent qu’avec des entreprises honnêtes», fl suffisait d’y penser.Espérons que cet exemple sera contagieux.Ansi, le ministre du Revenu pourrait édicter que seuls les contribuables honnêtes auront droit à un remboursement d’impôt A l’inverse, sa collègue des Transports devrait réfléchir à la possibilité que les contraventions soient réservées aux automobilistes qui ne respectent pas les limites de vitesse.?Dans un livre paru en 2007, sous le titre Le Parti de René Lévesque.Un retour aux sources, un des principaux concepteurs de la Loi sur le financement des partis politiques de 1977, André Larocque, a écrit qu’elle était «la marque d’une époque».Des lois semblables avaient été adoptées ailleurs dans le monde, mais il s’agissait de «faire en sorte que la nôtre soit la meilleure de toutes».C’était précisément là la marque de l’époque: même si tout n’a pas été un succès, le Québec rêvait de faire mieux et s’en croyait capable: qu’il s’agisse de santé démocratique, de zonage agricole ou encore d’assurance automobile.A tort ou à raison, ceux qui faisaient la promotion du projet souverainiste y voyaient également un saut qualitatif.Peu importe quand le ressort a cassé ou s’il y a eu une série de cassures, le rêve a fait place à fa démission, que symbolise très bien le faible taux de participation à l’élection municipale de lundi à Montréal.Démission devant l’affaiblissement du poids politique du Québec, 1a détérioration de fa situation du français, 1a désintégration du système d’enseignement public, la corruption des mœurs politiques.La nouvelle marque de l’époque semble être de gérer au mieux fa médiocrité.mdavid@ledevoir.com PHOTOS JACOCFS NADKAC 1 T 1M VOIK MONTRÉAL La vaccination des bambins est devancée Les femmes enceintes aussi auront le vaccin plus rapidement en raison des risques que courent ces clientèles Le virus en chiffres Au Québec (depuis le 30 août) ¦ Personnes hospitalisées: 329, dont 88 dans les 24 dernières heures.Age moyen: 26,7 ans.W Personnes admises aux soins intensifs: 43, dont 11 étaient en parfaite santé auparavant.Âge moyen: 43,7 ans.¦ Décès: 3.A Montréal (depuis le l 'r octobre) M Personnes hospitalisées: 36.* Personnes admises aux soins intensifs: 4.¦ Décès: 1.® Éclosions grippales dans les écoles: 38, dont 8 cette semaine.• Eclosions grippales dans les hôpitaux: 2.Comme Québec et Ottawa avant elle, Montréal a dû défendre hier sa stratégie pour combattre la grippe A(H1N1).La machine de la métropole a été longue à mettre en place, «mais une fois bien huilée, elle ira plus vite que les autres», ont promis les autorités de la santé publique, qui affirment pouvoir rattraper le retard pris jusqu’à présent.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY \ A Montréal, le tiers des hospitalisations attribuables à la grippe A (H INI) concernent des enfants de moins de cinq ans.Ces chiffres inquiètent le directeur de la santé publique, le D' Richard Lessard, qui a devancé la vaccination des tout-petits ce matin.Il a fait de même avec les femmes enceintes, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) montrant que le risque de complications est décuplé à partir du deuxième trimestre.Cette décision bousculera l’ordre de priorités fixé par l’Agence.Contrairement à ce qui était annoncé en début de semaine, les familles des enfants d’âge préscolaire et les proches immédiats des personnes immunosupprimées verront donc la date de leur immunisation repoussée.En tout, dix sites de vaccination ouvriront ce matin sur l’île et quatre autres demain.Les détails devaient être rendus disponibles sur le site Pandémie Québec, ce qui n’avait pas été fait hier soir.Ces sites, ouverts sept jours sur sept, de 8h à 20h, accueilleront exclusivement les enfants de six mois à soixante mois, les familles des nourrissons de moins de six mois, les personnes immunosupprimées et les femmes enceintes de plus de 20 semaines, carte d'assurance maladie en main.Lundi, ce sera au tour des femmes enceintes de moins de 20 semaines d’être appelées.«Nous demandons à la population de respecter ces priorités».a demandé le Dr Lessard.Comme ailleurs au Québec, un système de coupons permettra de contrôler l’accès au vaccin et de mieux planifier 1a vaccination en donnant une heure de rendez-vous à tout le monde.«Notre objectif est que personne n’ait à attendre plus d’une heure avant de recevoir son injection», précise le président-directeur généra] de l’Agence, David Levine.Cette réorganisation de der- nière minute s’explique par le nombre limité de vaccins livrés jusqu’à présent «Si nous avions toutes les doses en notre possession, nous pourrions vacciner toute la population montréalaise en cinq jours», estime M.Levine.Mais Montréal n’en a reçu que 311000 jusqu’à présent.De ce nombre, 180 000 doses ont déjà été livrées aux établissements pour fa vaccination des grands malades et du personnel de fa santé.Les doses restantes serviront aux vaccinations de masse qui débutent ce matin.À noter que les tout-petits ne recevront finalement qu’une demi-dose et n’auront donc pas à revenir 21 jours plus tard pour une deuxième injection.Si la vaccination va bon train et que les doses sont livrées a temps, l’Agence pourrait réviser sa séquence et inviter 1a population à se présenter plus tôt que la date prévue, soit le 7 décembre.«Cela pourrait être devancé au 30 novembre ou même au 25», a laissé entendre M.Levine.Au printemps dernier, Montréal avait été particulièrement touchée par le H INI.Pas cette fois, où la progression du virus est réelle mais reste dans la moyenne québécoise.La pression sur les établissements devrait toutefois s’accentuer dans les prochaines semaines, prévient Louise Ayotte, directrice des affaires médicales et universitaires à l’Agence.Des cliniques dédiées uniquement aux syndromes d’allure grippale (SAG) seront ouvertes à partir de lundi pour désengorger les urgences.Les hôpitaux ont également commencé à déployer leur plan de délestage pour faire face au flot grandissant de patients qui se présentent pour un SAG.Ainsi, des consultations externes et des chirurgies non urgentes ont été annulées pour déployer ce personnel là où la pression est la plus grande, dans les urgences et les soins intensifs, qui fonctionnent déjà à 150 % de leur capacité.A Québec, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a par ailleurs jugé «inacceptable» la décision du CSSS du Suroît d’administrer une cinquantaine de doses du vaccin aux détenus de 1a prison provinciale de Sala-berry-de-Valleyfield.L’ordre de priorité devra être respecté par tous, a dit le ministre, qui assure qu’aucun passe-droit ne serait accordé à quiconque.En Alberta, un fonctionnaire ayant permis aux joueurs des Flames de Calgary d’être vaccinés en priorité avec leur famille a été licencié.À Montréal, l’Agence a déploré que des employés aient profité de leur accès aux vaccins pour immuniser leurs proches au mépris des priorités fixées par Québec.Des mesures ont été prises pour mettre un terme à cette pratique qui a cours aussi dans d’autres régions.II a été impossible de savoir comment.Enfin, à Ottawa, 1a porte-parole du Parti libéral du Canada (PLC) en matière de santé, Carolyn Bennett, a déposé une motion, appelant le gouvernement a offrir davantage d’argent aux provinces et territoires afin de les aider à répondre à la deuxième vague de grippe AflfilNl).Le Devoir A :> Le Registre des armes à feu un peu plus menacé Des libéraux et des néo-démocrates ont vote pour le projet de loi privé L> Registre des armes à feu changera ou mour ra.Los conservateurs ont finalement réussi à faire adopter hier soir la loi amorçant son démantèlement grâce à l'appui de 20 deputes de l’opposition, dont le tiers provenant du caucus du NPI).1a' chef libéral Michael Ignaticff promet maintenant de réformer le Registre.HÉLÈNE BHZZKTTI Ottawa — In Chambre des communes a adopté hier soir le projet de loi C 391 évacuant l’obligation d’enregistrer h-s carabines et fusils de chasse.Le projet de loi continuera donc son cheminement parlementaire, et le cheflibéral entend profiter de cette occasion pour modifier le régime de manière à en rétablir la «légitimité» dans les zones rurales du pays.Le vote n a pas été serré: 164 députés se sont prononcés pour le projet de loi, et 137 contre Les conservateurs prétendaient voter selon leur conscience, mais leur attitude n’avait rien du vote libre.Tous les députés étaient présents et ont voté [xutr le projet de loi, y compris le premier ministre Stephen Harper, qui s’était déplacé pour l'occasion.Les 10 députés conservateurs du Québec ont tous endossé la fin du Registre, malgré la motion unanime de l'Assemblée nationale adoptée plus tôt dans la journée et la lettre du ministre québécois de la Sécurité publique, Jacques I )upuis, en voyée à tous les élus fédéraux de la province de mandant le maintien du Registre.D- député de Lévis-Bellechasse, Steven Blaney, a soutenu que «chaque parlementaire est libre de voter selon ses convictions, [.l/e m’en prends à rapproche doctri naire du Bloc québécois.Ce qui est important, c’est de voter selon ce que les commettants veulent».Comme prévu, l'animateur-annonceur-chauffeur-député indépendant André Arthur a appuyé les conservateurs sur cette question.Libéraux et néo-démocrates se sont retrouvés en situation inconfortable: puisqu'il s’agissait d’un projet de loi privé, leurs chefs n’ont pas voulu imposer de ligne de parti.Des députés des deux partis se sont joints aux conservateurs.La proportion était toutefois beaucoup plus élevée du côté du NPD, qui se prétend le plus à gauche des partis fédéraux.«Certains de nos députés voteront [pour], de manière à envoyer ce projet de loi en comité», a expli qué le chef du NPD, Jack Liyton.Le vote d’hier portait sur la seconde — et non la dernière — lecture du projet de loi.Décriminalisation La surprise est venue du cheflibéral, qui a reconnu que le Registre des armes à feu devait changer afin d'assurer l’unité de tous les Canadiens.«Nous sommes, comme Parti libéral, fermement convaincus de la nécessité d’un Registre des armes à feu qui inclut toutes les armes au Canada, a expliqué M.Ignatieff, mais il faut avouer que nous avons des problèmes dans les zones rurales, dans les régions du Canada, et il faut améliorer le système pour qu'on ait une légitimité du système à travers le pays.» Il propose de «décriminaliser» le Registre tout (m le maintenant obligatoire.NPD divisé La carte de 1a division entre régions urbaines et rurales a été jouée à souhait dans ce débat.Les conservateurs de Stephen Harper avaient ciblé 17 circonscriptions de l’opposition où les députés étaient susceptibles d’être influencés par l’opinion publique locale et y ont fait jouer des publicités.le coup a porté.Des 17 visés, 14 se sont rangés du côté conservateur.Au total, 12 néo-démocrates se sont ralliés aux conservateurs, soit exactement le tiers du caucus de Jack Layton.Huit libéraux ont fait de même (sur 76).Tous les bloquistes étaient présents et ont voté contre.Il n’y a eu que deux absences libérales.Dans les fails, le Registre des armes à feu n’est plus appliqué.Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement conservateur décrète des amnisties.Les propriétaires ne sont plus obligés d’enregistrer leurs armes d’épaule et n’ont [tas à payer s’ils le font quand même.«Ne vous y trompez pas.Cette amnistie a réellement pour but d’accroître la sécurité publique», faisait savoir le ministre de 1a Sécurité publique, Peter Van loan, en mai dernier.En date de mars 2009, les armes d’épaule représentaient 91 % de toutes les armes enregistrées.II y a 7,36 millions d’armes à feu enregistrées au Canada, dont 1,58 million au Québec.Le Devoir ARfTUVFS REUTERS tKWWiPCHHt L E i) E V O I R .L E .1 E T I* I V O V E M B t! E ?O 0 ii A 1 Le grand ménage à l’Hôtel de Ville Louise Harel cite Toronto en exemple La chef de l’opposition demande au maire de soumettre les contrats à l’examen d’une commission du conseil ACTUALITES JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Entourée des élus de son équipe, Louise Harel est apparue souriante et détendue devant les représentants des médias hier en conférence de presse.La chef de Vision Montréal a affirmé être prête à assumer les fonctions de chef de l’opposition à l'Hôtel de Ville pour les quatre prochaines années, malgré les doutes exprimés par plusieurs observateurs.Trois jours après sa défaite électorale, Louise Harel a tenu hier sa première conférence de presse à titre de chef de l’opposition.L’ancienne ministre péquiste, qui se dit prête à occuper ces fonctions pour les quatre prochaines années, a pressé le maire Tremblay de revoir le processus d’octroi des contrats.JEANNE CO K K I V E A l Louise Harel a réclamé hier du maire Gérald Tremblay qu'il s’inspire de Toronto pour déterminer de nouvelles règles d’attribution des contrats.La nouvelle chef de l’opposition suggéré que tous les contrats de la Ville soient examinés par les commissions du conseil avant d’être approuvés par le comité exécutif, question d’éviter les dérapages qui ont conduit a l’octroi du contrat des compteurs d’eau.Entourée des 19 élus de Vision Montréal, Mme Harel a expliqué hier en conférence de presse les raisons qui l’ont incitée à prendre les rênes de l’opposition.«J'assume cette responsabilité avec un certain sens du devoir.Je le fuis avec plaisir; je ne suis pas masochiste», a-t-elle indiqué.Restera-t-elle vraiment pendant quatre ans à ce poste?Il a fallu que la question lui soit posée à deux reprises avant qu'elle finisse par répondre par l’affirmation, après une certaine hésitation.Mme Harel s’est livrée à un examen critique des décisions prises lundi par le maire Tremblay pour assainir les mœurs politiques à la Ville.Rappelons que Gérald Tremblay a suspendu l’octroi des contrats jusqu’à ce que la lumière soit faite sur les allégations de corruption dans le milieu de la construction.En attendant l’élaboration de nouvelles règles pour encadrer l’attribution des contrats, le maire a également décrété un gel de la taxe d’eau et la suspension de la taxe de la voirie, des mesures qui priveront la Ville de revenus de 36 millions de dollars en 2010.Louise Harel juge que les intentions du maire sont trop vagues.«Cest un flou qui sied mal à un grand ménage.On ne sait pas qui est chargé de faire la lumière sur ces contrats.On ne sait pas quelle durée aura cet examen ni selon quels critères il se fera.C’est bien évident que, pour restaurer la confiance de la population, il en faudra davantage», a-t-elle dit en insistant sur la nécessité de tenir une enquête publique sur le milieu de la construction.Elle a suggéré que tous les contrats soient passés au crible par les commissions permanentes du conseil municipal avant d’être relayés au comité executif pour que les élus puissent prendre des decisions éclairées.C'est la procedure qu'ont adoptée la Ville de Toronto et les gouvernements provincial et fédéral, a-t-elle signalé.L’opposition entend d’ailleurs déposer une motion a cet effet a la seance du conseil municipal qui se tiendra le 30 novembre prochain.Vision Montréal comptera 16 élus au conseil municipal contre 39 pour Union Montreal, le parti du maire Tremblay, et 10 pour Projet Montréal, dirige par Richard Bergeron.Mme Harel a dit souhaiter une collaboration entre les deux partis d’opposition, même si elle maintient qu’il s’agira toujours de deux partis distincts.La question sera discutée demain lors de la premiere reunion du caucus des élus de Vision Montréal, a-t-elle précisé.Richard Bergeron n’a pas montre beaucoup d’enthousiasme à l'égard de la motion proposée par Louise Harel.«L’élection a eu lieu il y a deux jours et demi.Pour l’instant, le maître du jeu, ce n’est ni Louise Harel ni Richard Bergeron, c’est Gérald Tremblay.A-t-il entendu le message de la population?C’est à lui de nous dire dans quelle direction il va aller», a-t-il expliqué hier.«L’opposition a le droit de déposer des motions.En temps et lieu, nous ferons connaître notre position», a pour sa part rétorqué Martin Tremblay, l’attaché de presse de Gérald Tremblay.Il a précisé que la directrice générale de la Ville, Rachel Laperriere, allait présenter aujourd’hui au comité de direction de la Ville ses recommandations concernant la révision du processus d’appel d’offres.Il a par ailleurs indiqué que le maire n’avait aucune intention d’intégrer des membres de l’opposition dans le comité exécutif qu’il formera sous peu.Le Devoir Investissements dans les infrastructures Ottawa n’a pas l’intention d’accommoder Montréal Un message très clair a été envoyé aux dirigeants de la Ville de Montréal hier: rien ne sert d’espérer des faveurs de la part du gouvernement fédéral pendant qu’ils tenteront d’éliminer les odeurs de corruption qui se sont prétendument infiltrées dans les murs de l’Hôtel de Ville.Le gouvernement fédéral a accordé un délai de deux ans aux villes pour dépenser l’argent du plan de relance destiné à des projets d’infrastructures, et il n’a pas l’intention de faire exception pour Montréal.Les autorités de la métropole cherchent à mettre de l’ordre à l’Hôtel de Ville après les allégations de collusion dans l’octroi de contrats dans le secteur de la construction et qui ont monopolisé les manchettes pendant la récente campagne électorale.Montréal pourrait ainsi être désavantagée par rapport aux autres villes canadiennes.Pendant que Montréal s’emploie à rendre le processus plus transparent, plusieurs grandes mu- nicipalités signeront des contrats pour la construction de nouvelles routes, d’égouts et de centres communautaires.Mais Ottawa demeure inflexible.«Les règles sont les règles, et elles ne changeront pour personne», a rappelé Chris Day, porte-parole du ministre des Transports, John Baird.«Les municipalités ont toujours été pleinement conscientes de la date butoir de mars 2011.Elles ont soumissionné pour des projets qui pourraient respecter ce délai et ont signé des attestations à cet effet», a ajouté M.Day.Selon lui, le délai est strict et a été établi dans le but de relancer l'activité économique et de créer des emplois lorsque ceux-ci sont le plus nécessaires, c’est-à-dire lors de la récession.Montréal affirme de son côté qu’il est trop tôt pour dire quel sera l’impact du scandale sur les transferts fédéraux.La Presse canadienne La Fondation de la recherche sur le diabète juvénile vous invite à participer au gala Une guérison, c’est pour la vie.Les sommes amassées dans le cadre de cet événement contribueront à améliorer la vie de ceux et celles qui souffrent du diabète de type i et à accélérer le rythme de la recherche.FRDJ Info : 5JV74V5537 Jeudi 19 novembre 2009 Le Windsor -1170, rue Peel Cocktails à 18 h - Tenue de soirée Coût des billets: 500$ La FRDJ remettra un reçu d’impôt pour don de bienfaisance équivalant à une partie du prix du billet.Animé par SONIA BENEZRA MERCI A NOS COMMANDITAIRES _______ _____ _ Roche Diagnostics - Sanofi Aventis - Brockhouse Capital Inc.- Futurion - Redbourne Group - Medtronic - Marjorie and Gerald Bronfman Foundation - TELUS - SAQ - Java U - Global Entertainment - Groupe Gala - Amir Restaurants - Banque Nationale -Commonwealth Home Fashions - Datawind - Davies Ward Phillips 8.Vineberg - Gordon L Echenberg - Gillett Entertainment Group - |AM Industries Ltd.- Kozloff/Feldman - Levy Pilotte - Metro -TD Waterhouse - RBC Banque Royale - BatchFilms -Louise Savoie Photographe - Louis-François Marcotte - Chic Type Création - Galerie au chocolat Itinérance Les groupes communautaires ont besoin d’un meilleur soutien financier BAHADOR Z A B 1 H I Y A N Davantage de logements sociaux et un financement plus facile à obtenir seraient les moyens les plus efficaces pour venir en aide aux itinérants du Québec, selon le rapport sur l’itinérance de la Commission de la santé et des services sociaux rendu public hier.Le vice-président de la Commission, le député péquiste de Vachon, Camil Bouchard, a cependant expliqué que les organismes doivent recevoir plus d’argent pour mieux aider les itinérants.«Nous nous sommes rendu compte et nous convenons que le financement est insuffisant [.] et il est extrêmement compliqué pour les organismes communautaires d’accéder au financement, si bien qu’une grande partie de l’énergie des intervenants et des organismes communautaires est consacrée à la recherche de sous, aux demandes de subventions, qui sont souvent octroyées sur une base extrêmement courte», a expliqué M.Bouchard lors d’une conférence de presse hier à Montréal.Néanmoins, le contexte de crise économique risque de ne pas inciter le gouvernement à mettre en place les recommandations du rapport.«Pour répondre très franchement, non, ce n’est pas un contexte propice.Cependant, il y a une nécessité urgente de le faire», a prévenu M.Bouchard.Lors des audiences qu’elle a tenues, la Commission s’est fait dire par plusieurs participants qu’ils étaient inquiets devant la diminution du nombre de maisons de chambres, particulièrement à Montréal.Selon eux, il s’agit là de la seule forme de logement abordable pour les personnes à très faible revenu comme les itinérants.En entrevue avec Le Devoir, le coordonnateur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal estime que «17 millions de dollars» vont chaque année à l’ensemble des organismes montréalais qui viennent en aide aux itinérants.Il demande à l’Etat de débloquer «6 millions» supplémentaires.Néanmoins, il s’est dit satisfait des recommandations du rapport et attend que le gouvernement les applique rapidement.«C’est beaucoup d’argent, mais c’est de l’argent qui réduirait d’autres coûts», fait-il valoir, faisant référence aux coûts de judiciarisation, aux coûts d’hospitalisation et autres.Le Devoir Avec La Presse canadienne EN BREF Longueuil: hausse de la valeur foncière La valeur moyenne des propriétés de l’agglomération de Longueuil a bondi de 27,6 % à la suite du dépôt de nouveau rôle d'évaluation foncière pour les années 2010 à 2012.Pour le secteur résidentiel, la hausse est évaluée à 30,8 %.C’est à Longueuil que l'augmentation est la plus importante avec un taux de 32,4 %, alors qu’elle est de 31,2 % à Boucherville, de 29,7 % à Brossard, de 26,8 % à Des guerres et des hommes : la masculinité à l’épreuve du feu Colloque bilingue, avec des chercheurs européens, américains et canadiens traitant de l’impact des conflits sur la masculinité : rapports aux femmes, homosexualité, virilité, etc.Saint-Bruno-de-Montarville et de 24,2 % à Saint-Lambert.La valeur des immeubles comportant des commerces et des bureaux a par ailleurs augmenté de 16,2 %.Le nouveau rôle ne se traduira pas nécessairement par des hausses de taxes équivalentes puisque les villes peuvent ajuster leurs taux de taxation afin d’atténuer l’effet de ces augmentations.- Le Devoir Lawrence Hanigan est décédé Saint-Jérôme — Lawrence Hanigan.qui a dirigé des sociétés de transport public pendant de nombreuses années, est décédé samedi dernier, à Saint-Jérôme.Il était âgé de 84 ans.M.Hanigan, né à Notre-Dame-de-Stanbridge, en Montérégie, a fait carrière en politique dès 1960, ayant été élu cinq fois conseiller municipal à Montréal.On l'a notamment connu à titre de président du conseil exécutif de l’ancienne Communauté urbaine de Montréal (CUM), en 1970, à l'époque de l'administration du maire Jean Drapeau.De 1974 à 1985, il a été président et directeur général de l’ex-Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal, devenue la Société de transport de Montréal (STM).Il a ensuite présidé le conseil d'administration de Via Rail Canada.M.Hanigan laisse dans le deuil son épouse, cinq enfants, neuf petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants.Ses funérailles seront célébrées samedi matin en l’église de Saint-Sauveur-des-Monts, dans les Laurentides.- La Presse canadienne i i .¦* fit F.•• m T «r?* t \ , UNIVERSITE McGILL Mercredi 11 novembre 9h-17h Salle 232, Leacock Building (2e étage) 855, Sherbrooke Ouest (Métro McGill) Entrée gratuite Pour plus d'information : mourad.djebablatamail.mcgill.ca Avec le soutien d'Anciens Combattants Canada et de l'Université McGill François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 KBEMKHHnHM NMæMKa «¦K MM KMMMMMMMCI I E I» E VOIR.L E .1 K I I) I \d \ I M |i I! E 2 O O !* A .» ACT I'A LUES .Assurance-emploi Les Québécois y perdent au change, dit le Bloc HÉLÈNE BIZZETTI Ottawa — Les travailleurs autonomes québécois auront-ils vraiment accès comme les autres Canadiens aux prestations d’assurance-emploi lorsqu’eux ou un de leurs proches tomberont malades?Le Bloc québécois croit que non, parce que le régime leur coûtera tout simplement trop cher.Le gouvernement conservateur a déposé cette semaine son projet de loi donnant aux travailleurs autonomes la possibilité de cotiser au programme d'assurance-emploi et ainsi se qualifier pour des prestations de maladie (15 semaines maximum) ou de compassion (aider un proche malade pendant six semaines).Le hic, c’est que la cotisation volontaire pour se qualifier sera très élevée: 1,36 $ pour chaque tranche de 100 $ de revenus assurables.Le Bloc calcule qu’elle devrait se situer à 0,32 $ ou moins.Le Bloc se base sur le fait que les prestations de maladie ou de compassion ne représentent qu’une petite partie (8 %) de toutes les prestations versées par Ottawa.La part du lion est versée aux chômeurs et aux nouveaux parents.La cotisation devrait donc être réduite à l’avenant.«Est-ce que ça ne reviendra pas moins cher de prendre une assurance privée?», se demande le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.Les travailleurs autonomes n’auraient alors pas accès aux congés de compassion.Si la situation est différente au Québec, c’est qu’Ottawa a déjà concédé dans le passé aux travailleurs québécois un «rabais» de cotisation pour compenser le fait que Québec mettait sur pied son propre régime de congés parentaux (avec des cotisations distinctes).Conséquence: alors que dans le reste du pays la cotisation des travailleurs autonomes servira à les assurer en cas de naissance ou de maladie, avec une sorte d’interfinancement entre ces différents scénarios, au Québec, les travailleurs autonomes se retrouvent à payer de grosses cotisations pour seulement une catégorie très pointue de situation.Le ministre du Revenu, Jean-Pierre Blackburn, assure qu’il n’en est rien.«Nous, c’est l’équilibre.On ne fait pas d’argent, on fait juste couvrir nos coûts.On a estimé qu’autour de 1,36 $, c’était correct pour couvrir nos coûts.» Le Devoir Enfouissement de sols contaminés à Mascouche E N BREF Les libéraux à flot Ottawa — Le temps n’est peut-être pas à la lune de miel pour le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, mais le financement de sa formation politique ne va pas trop mal.Les dernières données financières d’Elections Canada montrent que le PLC a réussi à maintenir ses revenus par rapport au même trimestre l’an dernier.Le parti a récolté 2 millions de dollars auprès de 17 810 donateurs de juillet à septembre 2009.À pareille date l’an dernier, il avait récolté 2,1 millions auprès de moins de donateurs.Cette stabilité tranche avec les diminutions marquées de revenus chez les autres partis, diminutions qui s'expliquent par le fait que le troisième trimestre de 2008 était une période préélectorale.Le Bloc québécois, par exemple, a récolté cinq fois moins d’argent cet été.Il n’en reste pas moins que les libéraux sont encore moins bien nantis que les conservateurs.La formation de Stephen Harper a amassé 4.6 millions de dollars auprès de 39 785 donateurs de juillet à septembre 2009 (contre 6,4 millions en 2008).- Le Devoir Les requérants réclament l’annulation de l’audience du BAPE Le gouvernement Charest doit-il remettre en question sa décision d’autoriser en 2005 l’enfouissement à Mascouche de sols contaminés par Ecolosol, une entreprise d«.Tony Accur-so et de son partenaire Normand Trudel, avant d'amorcer une audience sur la possibilité d'enfouir des sols encore plus contaminés au même endroit?Depuis les révélations du Devoir la semaine dernière, les requérants de l'audience posent la question.LOUIS-GILLES FRANCŒUR La ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, doit reporter la consultation que s'apprête à lancer le Bureau d'audiences publiques sur l’environnement (BAPE) à compter de lundi prochain jusqu’à ce que soit établi s'il est légal d’enfouir depuis 2006 des sols coptaminés sur les terrains d’Ecolosol à Mascouche.C’est ce qu’ont soutenu en entrevue les trois requérants de l’audienye imminente sur le projet d’Ecolosol d’enfouir des sols fortement contaminés (C+) dans la cellule d’enfouissement que le ministère avait autorisée en 2005 pour des sols plus faiblement contamines (C—).C'est la première fois que les requérants d'une audience demandent son report publiquement.La semaine dernière, Mme Beauchamp semblait plutôt privilégier à l’Assemblée nationale un examen de la légalité de l'enfouissement dans le secteur d’Ecolosol par la commission du BAPE.Ce scénario reporterait cependant à la fin du processus de consultation une décision définitive sur la légalité des autorisations accordées jusqu’ici par Mascouche et le gouvernement Charest à l’entreprise de Tony Accurso et de son partenaire.Cette hypothèse permettrait aussi au gouver- nement d'eviter de débattre de la légalité de son autorisation à l'Assemblée nationale en disant qu’il attend le rapport des commissaires.Réglementation Le Devoir révélait la semaine derniere que la réglementation de Mascouche ne permet pas l'enfouissement de déchets sur les lots d'Ecolo-sol, mais seulement le stockage temporaire et le traitement.Selon la réglementation, le stockage peut durer tout au plus un an.Personne n'a pu élucider jusqu’ici comment Mascouche a pu permettre à cette entreprise, propriété de l’homme d'affaires Tony Accurso et de son associé Normand Trudel, d’obtenir une attestation de conformité à la réglementation municipale, pourtant explicite.Le maire de Mascouche, Richard Marcotte, n’a pas nie avoir fait en 2007 un séjour sur le yacht de Tony Accurso, mais il s’agit là, a-t-il dit au Devoir, d’une affaire «personnelle» sans rapport avec le dossier Ecolosol.Pierre Lachance, le prési- dent du Conseil des entreprises en services environnementaux (CESE), estime que Quebec «doit éclaircir d'abord la question de la légalité de l’enfouissement à cet endroit.Il serait aberrant de dépenser de l'argent et de prendre le temps de tout le monde pour aboutir en bout de ligne à la conclusion que la réglementation municipale n 'autorise pas cette activité et qu elle a même été autorisée contrairement aux dispositions de la loi».la?CESE s'est porte reque rant dans ce dossier parce que, précise Pierre Lachance, «la politique de Quebec, c'est de privilégier le traitement des sols contamines afin d'eviter aux,futures generations un héritage douteux.Or le projet d'E-colosol va à l’encontre de cette politique en favorisant l'enfouissement, ce qui coupe les jambes économiquement aux entreprises qui traitent ces sols».Héritage toxique Serge Hamelin, qui vient de perdre l’élection contre le maire Richard Marcotte par seulement 900 voix, s’est por- te requérant contre le projet Ecolosol parce qu'il rejette l’idee qu’on laisse un pareil héritage toxique a la population.Il reclame lui aussi de la ministre Beauchamp un report de l’audience.«Pourquoi risquer de faire des audiences pour rien?Et si on devait en arriver là.faudra-t-il envisager de modifier le schema d'aménagement et la réglementation municipale, y compris de mobiliser la population autour d'un référendum sur la question?Mieux vaut poser ces questions maintenant.» Absurdité lam ent Lévesque, le president du Comité environnement Des Moulins, dit avoir été «clur qué et estomaque» par les révélations du Devoir de la semaine dernière.Il serait «absurde», dit-il, que la ministre dépense près de 200 (KH) $ pour une audience «et constate en bout de ligne qu’il n ’est pas legal d’enfouir [des sols contaminés] à Mascouche» et qu’elle devra peut-être révoquer l’autorisation accordée à Ecolosol.Le Devoir Le BIOPÔLE de Laval, ce n’est pas une vue de l’esprit.c’est une réalité oui porte plusieurs noms.L'INRS campus Armand-Frappier L'Hôpital juif de réadaptation et son centre de recherche, Feil-Oberfeld Le Centre national de biologie expérimentale Le Centre québécois d'innovation en biotechnologie Le Centre de développement des biotechnologies Servier Canada Roche Diagnostics GSK Biologicals Sanofi-aventis Boehringer Ingelheim Actelion Cirion BioPharma Recherche Warnex Ethypharm Validapro Algorithme Pharma Labopharm ViroChem Bio-K+ International Bellus Santé Neptune Technologies & Bioressources LAB Recherche Ce sont quelques-unes des 85 entreprises et institutions qui font de Laval un pôle majeur de la biotechnologie québécoise.Le BIOPÔLE de Laval n’arrête pas de grandir.biotech LA CITÉ DE LA BIOTECHNOLOGIE ET DE LA SANTÉ HUMAINE DU MONTRÉAL MÉTROPOLITAIN LAVAL TECHNOPOLE DES EXPERTS AU SERVICE DES ENTREPRISES DE LAVAL 1555, boul.Chomedey, bureau 100, Laval (Québec) H7V 3Z1 Téléphone : 450 978-5959 I K I» K \ O I H .I h .1 K I 1) I V O V t M B R E ' H 0 !» A (i EDITORIAL Élection d’Obama L’apaisement \1 DKVOIK Élu il y a un an, président depuis neuf mois seulement, Barack Obama affiche un bilan plus appréciable qu’on pourrait le croire de prime abord.En cette époque où l’instantanéité a été érigée en dieu des dieux alors qu’elle ampute la mémoire, on a oublié combien l’héritage laissé par Bush était lourd de conséquences.Certaines menaçantes, d’autres nébuleuses.L orsqu’Obama s’est installé dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, l’image des Etats-Unis à travers le monde se confondait avec déliquescence.Rappelons qu’avec la Russie et la Chine, les relations étaient tendues.Avec le monde arabe, elles étaient exécrables.Avec l’Europe, elles étaient empreintes d’un scepticisme appuyé.Avec le Japon, allié aussi fidèle qu’obéissant, une certaine aigreur s’installait.Avec l’Amérique du Sud, la méfiance se creusait.En clair, Bush, en se posant comme un fervent partisan de la présidence impériale et de tous les vices qui lui sont inhérents, s’était aliéné les trois quarts de la planète.Depuis lors, un apaisement sur beaucoup de fronts a été observé.En abandonnant le bouclier antimissile de Bush, le dialogue avec le Kremlin est devenu plus serein.Idem avec la Chine, le Japon et surtout le monde arabe, quelque peu séduit par la volonté d'Obama d’ouvrir «une nouvelle ère» où «la méfiance et la discorde» feraient place au «respect».Quoi d’autre?Son ambition de voir un monde dénucléarisé s’est traduite immédiatement après son dévoilement, par l’amorce de pourparlers avec Moscou consacrés à la réduction du nombre de têtes nucléaires ainsi que par le coup d’envoi des préparatifs à l’organisation d’un sommet au printemps prochain.En Irak, il a tenu sa promesse de retirer les troupes en 2010.A l’égard de l’Iran, sa politique «de la main tendue» a décrispé quelque peu les liens et favorisé du coup la reprise des discussions sur le nucléaire.L’Afghanistan?11 reste indécis.Il donne l’impression, la mauvaise impression, de vouloir tant ménager la chèvre et le chou que le risque d'un enlisement ressemblant à celui du Vietnam est plus élevé actuellement qu’il y a quelques mois.On peut également lui reprocher de ne pas être parvenu à faire entendre raison au gouvernement israélien pour tout ce qui a trait à la construction de colonies en territoire palestinien.L’autre reproche, et non des moindres, concerne les affaires de l’argent.Après que la planète eut frôlé la catastrophe financière il y a un an tout juste, voilà qu’on apprend que le commerce des subprimes, que la vente de ces hypothèques exotiques vient d’atteindre un niveau analogue au sommet enregistré en 2006.On a appris également que les salaires et primes accordés en fin d’exercice annuel seront encore une fois stratosphériques.S’il en est encore et toujours ainsi, c’est parce que le chef de l'exécutif, tout occupé à canaliser le maximum d’énergies sur sa réforme de la santé, a eu la naïveté de croire que deux bonnes engueulades avec les patrons des banques de Wall Street suffiraient à leur faire entendre raison.C’est tout le contraire qui s’est passé.A preuve, ces spéculateurs dénués de tout scrupule qui rachètent des polices d'assurance contractées par de vieilles personnes aujourd’hui malades pour mieux les revendre sur le modèle des subprimes.Sur ce flan, il faut espérer qu’Obama soit la main de fer sans le gant de velours.Cela étant, la somme des faits accomplis, observables, quantifiables, surtout sur la scène internationale, contraste tellement avec les deux mandats de son prédécesseur que le monde aujourd’hui est tout de même plus apaisé.Après tout, l’inflexion multipolaire a remplacé le manichéisme le plus plat qui soit.Serge Truffaut Prix Médicis 2009 Nos éloges.Dans l’univers foisonnant des prix littéraires, le Médicis jouit d'un titre à la fois séduisant et noble: c’est une distinction «pas comme les autres», légèrement en marge d’autres prix, parfois pompeux.Il sied à merveille à l’écrivain Dany L^ferrière, cet original .touchant de désinvolture, au récit tantôt grave, tantôt délicieusement humoristique.Chapeau bas.A la manière Laferrière, cef honneur, qui lui a été décerné hier à Paris pour son roman L'Enigme du retour, tombe joliment.Assurément, une partie de la francophonie découvrira l’auteur grâce à la résonance du prix.Mais pour tant d'autres, abonnés aux confidences de l'homme mi-star mi-ingénu, il couronne une œuvre composée de 19 titres.Né à Port-au-Prince, exilé au Québec, Dany Laferrière est un éternel nomade.Un vent d’internationalisation rafraîchissant souffle d'ailleurs sur les prix littéraires.Le Médicis salue un talent et un style, mais aussi le récit touchant et lucide d’un retour à Port-au-Prince après le décès du paternel, exilé d'un pays sous dictature.Invité un peu partout hier à livrer ses premières impressions, Dany Laferrière se confiait avec l’abandon et la franchise qui lui sont propres: ce prix singulier, à la fois moins clinquant mais plus prestigieux que d’autres, lui convient tout à fait.«J’ai déjà ma manière de faire qui est indépendante des grands boulevards.J'ai mon sentier personnel.» La récompense est d’autant plus pertinente quelle se marie à un récit différent de ce que l’auteur avait écrit auparavant.«Un livre grave.Un livre de la maturité.Un livre-bilan», a écrit Danielle Laurin en nos pages.«Un roman magistral que l’on placera au côté du Cahier d’un retour au pays natal, d Aime Césaire, dont l’ombre plane sur toutes ces pages», soulignait hier Le Monde.Quelle ironie! Apparemment allergique aux étiquettes identitaires, Dany laferrière était célébré hier de Port-au-Prince à Montréal, suivant son parcours d’exilé qui revendique pourtant l'humble titre d’écrivain tout court.N'est-ce pas lui.après tout, qui a signé en guise de pied de nez Je suis un écrivain japonais?Au Québec, on bombait hier fièrement le torse pour ce deuxième Québécois Médicis, 43 ans après le triomphe de Marie-Claire Blais.Dans un documentaire portant sur l’auteur — La Dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve, qui sera présenté aux Rencontres internationales du documentaire à Montréal —, le réalisateur Pedro Ruiz a suivi Laferrière dans une dizaine de villes, illustrant le par-cours de cet écrivain en voyage.«J’ai toujours bougé, même à l'intérieur d'Haïf», raconte-t-il, se reconnaissant, comme aux lecteurs qui le fréquentent, un seul port d’attache: la littérature.«Un écrivain, son pays c'est d’abord sa bibliothèque.» machouinardf tcdevoir.com FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE lO JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directt-ur BERNARD DESCOTEAUX Rédactric e en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de rinformation RO LAND-YVES CARJGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARG LA TRouvAîbiÉ Pw MiwifTRC fcoLpuC.- Marie-Andrée Chouinard 03/ \ 0 PICUUVAÊl Tfîois SlHiNGuCS D£ VA ni T TouT If tfôNpÉ iflrt-tl-pç La corruption rampe Nos dirigeants tentent de nous faire croire qu’en instituant de nouvelles mesures dans l’attribution des contrats dans le domaine de la construction, tout rentrera dans l’ordre.Ces gens se sont faits des spécialistes du contournement des règles, et la seule contrainte qu’on leur imposera sera de s’accommoder de nouvelles normes de fonctionnement! Tous les politiciens et les entrepreneurs qui ont «volé» le peuple depuis des années, voire des décennies, n’auront désormais qu’à suivre les nouvelles mesures.Jusqu’à ce qu’ils trouvent une autre façon de procéder.Les lois ne peuvent rien là où l’argent est roi.La solution est donc ailleurs, et nos gouvernements refusent obstinément de mettre sur pied une enquête publique.Pendant ce temps, comme nulle part ailleurs dans le monde, nos médias nous vendent une pandémie et nos politiciens de toutes les couleurs se font vacciner, mais le jupon dépasse! Yves St-Laurent Stoneham, le 3 novembre 2009 Confusion et cafouillages Tous les professionnels de la santé et les travailleurs du réseau le savent: le ministère de la Santé et des Services sociaux se prépare à la pandémie depuis au moins 2005.Durant toutes ces années, le leitmotiv inlassablement répété était: la question n’est pas de savoir s’il y aura une pandémie, mais quand il y aura une pandémie.LETTRES Bien, elle est là, la pandémie.On devrait être prêt.Et que voit-on?Confusion, contradictions, cafouillages innombrables.Le pire exemple: on incite les citoyens à se faire vacciner, puis on les fait attendre dehors sous la pluie avant de les renvoyer chez eux sans les vacciner, faute de vaccins.Est-ce que quelqu’un de ce ministère et de ce gouvernement a les mains sur le volant?Tout ça augure mal pour le jour où surviendra un problème de santé non prévu! This Is It Pierre Ducharmc Laval, le 3 novembre 2009 du peuple québécois pour son indépendance nationale.Car, comme sa pensée nous le rappelle, il ne pourra exister de véritable pensée internationaliste que lorsque les différentes cultures de la mosaïque humaine pourront enfin coexister dans la paix et le respect.Christian Harvey La Malbaie, le 4 novembre 2009 Hommage à Claude Lévi-Strauss On entendra sans doute dans le concert d’éloges, mérité, à Claude Lévi-Strauss souvent le mot «diversité», et ce, avec raison.N’a-t-il pas tout au long de son œuvre fait réfléchir sur les notions d’évolutionnisme et de racisme?Par delà les différences, l’humanité partage un certain nombre de structures inconscientes et aucune culture, même celle d’une peuplade inconnue de l’Amazonie, ne mérite d’être reléguée au rang de culture arriérée, à dépasser.Mais pour qu’il y ait diversité, il faut aussi des cultures nationales et des peuples minoritaires qui, aux quatre coins du monde, résistent devant le rouleau compresseur des cultures dominantes du moment.Ainsi a-t-il été, comme nous le rappellent ses nombreuses et pertinentes entrevues dans les pages du Devoir, de cœur avec la lutte En fin de semaine dernière, alors que ça ramait fort pour la mairie, d’autres ramaient au magnifique bassin olympique de l’île Notre-Dame, où se déroulaient sous un soleil radieux les Championnats canadiens universitaires d’aviron.Belle ambiance.Voir glisser sur l’eau ces longilignes embarcations est un spectacle en soi.Alors que je m’approchais de la ligne d’arrivée où étaient massés les spectateurs, quelle ne fût pas ma surprise d’entendre les résultats être divulgués uniquement en anglais! Pendant la quarantaine de minutes passées sur place, je n’ai pas entendu un seul mot de français.Quelque peu secoué, je me suis demandé quelle aurait été la réaction si le même événement avait été tenu à Toronto et uniquement en français.Je n’ose imaginer la scène.Et voilà une preuve parmi d’autres qui contribue à la méfiance de plusieurs quant à l’avenir de la langue française dans la plus grande ville francophone des Amériques.Gaétan Fontaine Montréal, le 3 novembre 2009 LIBRE OPINION Voter : un droit et un devoir MIC H E L Montréal RIOUX L’ éditorial de Josée Boileau en date du 3 novembre soulève une question à laquelle il vaudrait la peine de réfléchir collectivement Le vote devrait-il être obligatoire?Le citoyen qui veut changer ses armoires de cuisine doit se munir d’un permis municipal.Le citoyen qui veut conduire un véhicule automobile doit posséder un permis de conduire.lœ çitoyen qui ne veut pas être poursuivi par l’Etat doit produire une declaration de revenus chaque année.Le citoyen qui veut exercer le métier de menuisier doit détenir une carte de compétence en la matière.lœ citoyen qui veut se faire soigner doit être en possession de sa carte d’assurance maladie.Le citoyen qui ne veut pas payer une amende doit respecter les feux rouges et arrêter sa voiture aux coins des rues où se trouvent des pancartes Arrèt/Stop.Le citoyen qui veut promener son chien sans s'attirer les foudres de la municipalité doit posséder un permis.Arrêtons là cette liste qui pourrait s’allonger et contentons-nous de constater que la vie en société, si elle nous a apporté une foule de droits — dont le droit de vote, pour lequel des milliers de personnes ont donne leur vie — que l’on doit absolument défendre, elle nous impose aussi un certain nombre de devoirs que l'on doit abso- lument assumer, sous peine de tomber dans la cacophonie la plus totale.Ainsi donc, ce qui est obligatoire pour le chien, la cuisine, l’automobile, les feux rouges, la carte soleil et le reste ne le serait plus quand il s’agit de choisir les personnes qui, en notre nom, seront appelées à prendre des décisions qui nous engageront au plus haut point, individuellement et collectivement?Des personnes qui détermineront le niveau des taxes municipales, d’autres qui seront appelées à décider si le pays entre en guerre, si la peine de mort doit être rétablie, s’il vaut la peine d'augmenter les budgets en santé et en éducation, s’il faut imposer par loi spéciale les conditions de travail et de salaire de centaines de milliers de travailleurs.On pourra rétorquer que le vote obligatoire ne peut être la seule réponse à la grave crise du système de représentation qui va s'accentuant.Il serait par contre intolérable et surtout dangereux que le cynisme ambiant soit érigé en système et qu'il s'installe à demeure.Car la démocratie.contrairement à ce que d’aucuns pourraient croire, n'est pas une garantie perpétuelle.Cela s'est vu dans l'histoire, même récente.Mais quand l'histoire nationale n’est pas enseignee et que l’éducation civique, loin d'être d'inspiration marxiste, est plutôt un OVNI d’inspiration martienne, faut-il s’étonner de ce que la jeune caissière dont parle Josée Boileau ignore que dimanche, à Montréal et partout au Québec, se tenaient des élections?Et ailleurs?Ce vote érigé en droit est aussi considéré dans un grand nombre de pays comme un devoir dont il est obligatoire de s’acquitter.Des pays dont il serait risqué de remettre en doute le caractère démocratique.En Belgique, ce devoir a été introduit en 1893.En Australie, c’est depuis 1924 que les citoyens doivent l’exercer.Idem pour le Luxembourg, depuis 1924.Même chose pour la Grèce, la Turquie, le Costa Rica et le Brésil.Les sanctions attachées à l’absence d’exercice de ce droit/devoir varient considérablement d’un pays à l’autre, mais force est de constater qu’aiîleurs dans le monde, il se trouve des pays pour estimer que le vote a une certaine importance et que l’État, comme il le fait en d’autres circonstances, doit prendre des mesures pour que les citoyens se donnent la peine de se déplacer pour l'exercer.Y compris pour annuler leur vote, car il s'agit là de l’expression d’une opinion sur le choix qui leur est offerL «Où étiez-vous?», demandait Josée Boileau aux quelque 62,3 % de citoyens qui, à Montréal, ne se sont pas déplacés pour exercer leur droit de vote.Occupés ailleurs sans doute, qui à promener son chien, qui à refaire ses armoires, qui à préparer ses papiers pour l’impôt, qui à regarder le football.qui à se rincer l’œil à Occupation double.Et pendant ce temps.Le directeur général des élections croit qu'une telle obligation pourrait ne pas résister aux prescriptions de la Charte canadienne des droits?J’affirme humblement que le cas échéant, c’est dans la Charte elle-même que se trouverait le problème.MCI t—— KM K* !C ' ¦illL—.il— TMMNC - I E 11 E V U I t: E .1 E r U \ O V E M H K E 2 0 0 :* A DEES -_r 1 f Ï-.Hf1 Wsi>, XT.mfL ir r .« «*5?¦ *W 4V a >3 îlti v'*'- J '• ^ JACOl’KS NADl Al l \ M- VOIK Firmes privées et gouvernements : du local à l’international CATHERINE CARON Rédactrice en chef adjointe, revue Relations lors que le maire Gérald Tremblay et son parti viennent d’être réélus à Montréal par une minorité d’électeurs, une majorité de la population veut une enquête publique sur la corruption et des changements majeurs à la suite du rapport remis par la directrice générale par intérim de la Ville de Montréal, Rachel La-perrière, à la fin octobre.Elle y affirmait que l’administration municipale était dans une situation de «perdition des compétences, ce qui n’a pas permis aux ressources internes [les professionnels de la Ville] d’assurer un encadrement adéquat, d’assumer le rôle de gardien des actifs et de donneur d’ordres, imputable et responsable, et finalement d’assurer le contrôle de la Ville sur ses projets».Des élus d’autres municipalités le confirment, précisant qu’ils ne comprennent souvent rien à ce que les firmes leur soumettent C’est ainsi que ces firmes privées, offrant des services professionnels, contrôlent des pans entiers de vastes projets financés par nos fonds publics, sans encadrement public adéquat.Elles s’enrichissent dans le processus et contribuent à maintenir au pouvoir ceux qui leur permettent de continuer.Croisade Tout cela plombe les prétentions de nos élus à défendre une direction et une gestion saines et démocratiques des affaires publiques et des services publics dignes de ce nom.Sans parler de la mafia.Mais ce qui doit nous alarmer aussi, c’est que les premiers ministres Jean Charest et Stephen Harper sont en croisade pour faire en sorte que les municipalités et les provinces ouvrent davantage leurs contrats publics aux compagnies canadiennes et étrangères fournissant des services dans plusieurs domaines.Lutte contre le protectionnisme oblige, ils se servent de la crise économique pour forcer un approfondissement du système du libre-échange, tant dans l’ALENA que dans l’accord entre le Canada et l’Union européenne actuellement en négociation.Pourtant, déjà «les ententes auxquelles le Québec a adhéré contraignent sa marge de manœuvre.Elles limitent le gouvernement dans ses choix quant à l’utilisation des marchés publics à l’avantage des entreprises d’ici», peut-on lire avec un regard ironique dans un rapport de CIRANO {Marchés publics et développement économique au Québec, mai 2009).Mais rien n'y fait, on veut aller plus loin, dans,une perspective où l’on destine villes, provinces et Etats à travailler en partenariat avec les entreprises pour percer des marchés étrangers, y compris les marchés publics d’autres pays.Libre-échange Or, comment des administrations municipales, qui ne sont plus ou pas outillées pour concurrencer des firmes d’ici peuvent-elles concurrencer celles hors Québec?Et comment vont-elles pouvoir analyser les dispositions juridiques complexes d’un nouvel accord de libre-échange avec l'Europe qui fera typiquement plusieurs centaines de pages?Les tenants du libre-échange ne vont pas manquer de bien leur vendre le tout comme une occasion d'affaires, mais sans insister sur la perte de capacité d’exercer le pouvoir public de manière démocratique qui vient avec.Actuellement, la population québécoise est consternée de voir tant d'argent public sous contrôle privé?Qu’est-ce que ce sera lorsqu'on verra, encore plus que maintenant, «de l’argent public aller au développement d’entreprises et d'expertises à l’extérieur de nos frontières» (Ij; Devoir, 1” octobre 2009), comme l'a dit le président de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux?C’est pourtant ce qui va se passer si les municipalités et les provinces acceptent d’ouvrir leurs marchés publics dans le cadre d’ententes commerciales, perdant du coup de rares et précieux outils de développement économique pouvant favoriser l’emploi, l’investissement, la recherche et le développement locaux.Il est temps que toute cette dérive cesse, qu’une refondation et une revalorisation de l’ensemble de la sphère publique au Québec soient lancées et que nos villes redeviennent de véritables cités où la démocratie et la qualité de vie des populations sont la priorité.Pourquoi Groupe Archambault a quitté l’ADISQ PIERRE MARCHAND Président secteur musique du Groupe Archambault inc.J.SERGE SASSEVILLE Vice-président affaires corporatives et institutionnelles de Québécor Media inc.et administrateur de Groupe Archambault inc.est avec le plus grand intérêt que nous avons pris connaissance, jour après jour, depuis près d’une semaine, des articles, chroniques et reportages publiés dans les médias sur le sujet du gala de l’ADISQ et des raisons qui ont motivé Groupe Archambault à se retirer de l’ADISQ en mai dernier.La rigueur journalistique la plus élémentaire aurait à tout le moins exigé qu’on se documente et se renseigne sur la position de Québécor si l’intention réelle était de posséder l’ensemble des faits pour se forger une opinion éclairée et complète.C’est en effet déplorable que des professionnels aient cédé à l’adage du monde journalistique «don ’t let the facts kill a good story».Nous pouvons vous assurer que notre retrait de l’ADISQ n’a aucunement été motivé par le nombre de Félix qu’ont pu remporter Groupe Archambault ou les artistes de sa maison de disques Musicor.Au cours des 25 dernières années, distribution Select a remporté 20 fois le Félix attribué au distributeur de l'année et depuis sa fondation en 2003, Musicor et ses artistes ont remporté de très nombreux Félix, donc cinq cette année.Militantisme Nous avons dû nous résigner à quitter cette association au sein de laquelle nous nous sommes impliqués activement depuis ses tout débuts parce que nous avons acquis la conviction que l'ADISQ n’était plus en mesure de nous représenter adéquatement, d'autant plus que des divergences entre des membres du conseil d'administration et la permanence de l’organisme étaient de plus en plus manifestes.Au cours des dernières années, tout comme nous, plusieurs partenaires importants de l’industrie de la musique au Québec se sont interrogés sur leur appartenance à l’ADISQ parce qu’ils ne se reconnaissent plus dans les décisions et les prises de position de cet organisme, plus proches du militantisme que de la défense des intérêts de ses membres: des entreprises et une industrie qui traversent depuis plusieurs années une crise grave.Pour ces raisons, d’autres acteurs de l’industrie ont aussi choisi de se retirer de l’organisme, voire de ne jamais y adhérer.En effet, les divergences d’intérêts se sont multipliées à propos des façons de faire face aux défis posés par la révolution numérique en cours entre, d'une part, des joueurs qui ont choisi de saisir les occasions qui s’offrent à eux dans la nouvelle économie et qui refusent de reproduire dans ce nouvel univers les règles passéistes et les vieux réflexes, et d’autre part, ceux qui, aux prises avec le changement, préfèrent le protectionnisme qui résulte en des mesures mises en place dans un univers protégé qui n’existe plus.Faire autrement Notre foi en la capacité de notre musique et de nos créateurs à exploser leurs talents ne s’est jamais démentie.Nous sommes un des plus importants partenaires de l’industrie de la musique au Québec.Nous investissons massivement dans la production, la diffusion et la promotion de notre culture musicale, ce qui n’est sans doute pas étranger aux succès des artistes d’ici.De leur succès dépend le nôtre, et cette symbiose se reflète évidemment dans nos décisions d’affaires.Les élans créatifs les plus brillants sauront encore davantage rejoindre leurs publics s’ils ont de solides partenaires qui peuvent prendre des risques à leurs côtés.Devant les défis de l’ère numérique, nous croyons fermement à la nécessité de faire les choses autrement.Il est faux de prétendre que Groupe Archambault a quitté l'ADISQ parce que Québécor ne veut pas payer sa part pour contrer la chute des ventes de disques.Vidéotron a été le premier fournisseur d’accès Internet canadien à déclarer publiquement que les fournisseurs d’accès Internet doivent s’asseoir avec les producteurs, les créateurs et les détenteurs de droits afin de discuter des modalités des modèles d’affaires qui leur permettraient tous de connaître le succès qu’ils méritent dans l’univers numérique.Encore un sauf-conduit au biais.Essor de la culture Nous avons été les premiers à croire aux possibilités offertes par cette révolution, à une époque où l’exploration de ce nouvel univers était tout sauf rentable.Nous avons mis sur pied des interfaces de commerce électronique et de téléchargement à saveur résolument québécoise {ar-chambault.ca etzik.ca).Nous avons redonné leurs lettres de noblesse aux grands spectacles de variétés et aux grands événements rassem-bleurs.Nous avons offert aux amateurs de musique d’ici des œuvres et des spectacles d’une qualité inouïe pour un marché de la taille du Québec, et ce, sur une multitude de fenêtres de diffusion, multipliant d’autant la présence de notre culture musicale dans la vie des Québécois.N’en déplaise à certains, Québécor est l’une des entreprises qui investissent le plus dans la culture québécoise et nous en sommes extrêmement fiers, tout comme nous sommes fiers de la faveur que le public accorde aux artistes que nous encourageons.Présenter Québécor comme une entreprise égoïste qui se préoccupe davantage de trophées que de la santé et de l’essor de la culture d’ici procède bien plus de l’aveuglement idéologique que de la réalité.Il en est de même pour ceux probablement plus préoccupés par le sensationnalisme ou encore qui sont teintés de préjugés envers ce qui constitue leur concurrent le plus redoutable.Nous osons croire que ces quelques lignes auront suffi à vous convaincre que la quête de trophées est totalement étrangère aux décisions que nous avons prises dans l’intérêt tant de nos artistes que de notre entreprise.Prisonniers de la monarchie i Norman Spector i* ardi, à la une du Globe and Mail de Toronto, on a servi aux lecteurs une ixùile photo du prince Charles, flanqué du premier ministre Stephen H;irper et de la duchesse de Cornouailles, le même jour, à la une du Daily Telegraph de Londres, on publiait une énorme photo du prince William.Force est de conclure que le palais de Buckingham a sciemment choisi d'annoncer que le prince William se rendra en Australie et en Nouvelle-Zélande Humée prochaine, à la demande de la reine Elizabeth, le jour même où le prince Charles débarquait au Canada.Après avoir passé la majeure partie de ma carrière dans la fonction publique, j’avoue que je ne suis pas un adepte des conspirations lorsque l'incompétence peut expliquer une bourde.Néanmoins, il faut st' demander pourquoi le palais de Buckingham a choisi ce moment precis pour en faire l'annonce.Dans les pages intérieures du Telegraph, le journaliste Andrew Pierce expliquait que cette annonce montre que Sa Majesté mise désormais sur le prince William — un jeune homme qui ressemble fort à sa mère, feue la princesse I )iana — pour assurer l’avenir de la monarchie.De plus.M.Pierce y remarquait le contraste entre la popularité du fils et l'impopularité du père.Le fait que M.Pierce écrive à ses lecteurs que la visite du prince Charles au Canada se déroulera la semaine prochaine, alors qu’elle débutait en fait cette semaine, n’est qu’un exemple de plus de l’impopularité du prince Charles.Notre visiteur est le premier prince de Galles dans l'histoire de la monarchie britannique à atteindre l’âge de 60 ans sans être devenu monarque.Pendant un certain temps, beaucoup ont cru qu’il ne le deviendrait jamais.Et, il faut admettre en toute honnêteté qu’une majorité de Canadiens préféreraient que ce soit William plutôt que Charles qui succède à la reine.Or, je ne vois pas comment cela pourrait arriver, à moins que la reine (dont la mère a vécu jusqu'à l’âge de 101 ans) ne survive à son fils.Dans le cas inverse, il faudrait que le Parlement de Westminster et les Parlements des 15 autres monarchies du Commonwealth, y compris celui du Canada, légifèrent pour modifier l’ordre de succession.Dans les jours précédant l’arrivée du prince Charles, plusieurs commentateurs du Canada anglais ont carrément prêché pour l'abolition de la monarchie au Canada.Même le chef libéral Michael Ignatieff est d’avis que cette institution est dépassée, comme en fait foi un article qu’il a écrit lors d’un séjour en Angleterre, en 1992.Cela semble pourtant tout aussi impossible, n’en déplaise à une majorité de Canadiens qui indiquent dans les sondages qu’ils préféreraient couper les liens avec la monarchie après la mort de la reine Elizabeth, des résultats évidemment fortement influencés par l’opinion des Québécois.Conformément à la Loi de 1867 sur l’Amérique du Nord britannique (appelé aussi Acte de l’Amérique du Nord britannique): «A la reine continueront d’être et sont par la présente attribués le gouvernement et le.pouvoir exécutif du Canada.» la rçine (ou le futur roi) demeure donc notre chef d’Etat, comme le premier ministre Stephen Harper l’a récemment rappelé à la gouverneure générale.loin de modifier ces dispositions lors du rapatriement de notre Constitution, le premier ministre Pierre Trudeau a endossé la formule de modification proposée par les premiers ministres provinciaux.Aujourd’hui, conformément à l’article 41 de la loi constitutionnelle de 1982, il faudrait l’accord unanime d’Ottawa et des provinces pour couper nos liens avec la monarchie.Après l’échec de l’accord du lac Meech, aucun gouvernement, y compris celui du Québec, ne souhaite entreprendre des négociations constitutionnelles.L’échec de l’accord de Charlottetown nous a appris que ce processus est interprété par tout le monde comme une invitation à présenter sa liste d'épicerie.Pendant sa campagne contre l’accord du lac Meech, M.Trudeau avait dit qu’il nous léguait une Constitution qui devait durer mille ans.Un jour, les Canadiens comprendront la signification de cette déclaration.Aujourd’hui, soyons francs, la monarchie est là pour de bon.nspcctoridglobeandmail.ca Norman Spector est chroniqueur politique au Globe and Mail.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution a 8(XX) caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons a utiliser le courriel {redactimMedevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes.L’ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : (iéralri Dallairc (adjoint au directeur de l’information >.Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair C irino (général), ]< nnne Corriveau (affaires municipales), I nGim Dédise O ironnement), Li sa-Marie Gervais (education).Pauline Gravel (sciences).Brian Myles (justice et faits de société), 1-ouise-Maude Rioux Soucy (santé), Fbilipjx* Papineau (pupitre) .information politique : Michel David (ehnmi queurj, lh b nr Buzzetti Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francneur (environnement).Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine Rnbitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec).Alec Caatonguay et Kathleen I>vesque (reporter) t médias).Frédérique Doyon (reporter).Caroline Montpetit (livres), Isabelle Pare (reporter).Odile Tremblay (cinéma).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels l'information).François Desjardins (reporter).Fric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter).Dominique Reny (pupitre) ; information internationale cahier du site - .-*tti et Guillaume information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeo n du week-end).Julie Carpentier (pupitre) ; information économique Gérard Bern he (adjoint au directeur d e Serge I ruffaut (éditorialiste).Claude D-vesque (reporter).Jean-Pierre I/ gault (pupitre international page éditoriale e I l —.l_i._i.w.i.__, .
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