Le devoir, 3 septembre 2005, Cahier A
?w w w .ledevoir.com LE DEVOIR V o L .X C V I N 2 0 0 ?LES SAMEDI 3 ET DI M A N l II E 4 S E I* T E M H H E 2 0 0 3 2.I 8 $ * T a \k s 2,50$ REUTERS ,w » m/rw f IMAGE EN PERIL Le président reconnaît que l’organisation des secours n’était «pas acceptable» et s’engage à ce que la situation soit maîtrisée Sévèrement critiqué pour la lenteur de son administration à secourir les sinistrés de La Nouvelle Orléans, le président américain George W.Bush a voulu se montrer à Ja hauteur de la crise en se rendant dans les trois Etats touchés par la catastrophe naturelle, le Mississippi, l’Alabama et la Louisiane.Sa visite en Louisiane a été précédée de convois transportant des vivres dans les zones éprouvées, cinq jours après la catastrophe.En route pour visiter les citoyens américains affectés, M.Bush a reconnu que les résultats de l’organisation des secours n’étaient «pas acceptables» et assuré que son équipe allait tout mettre en œuvre pour «maîtriser cette situation».Les manches retroussées, le président Bush tentait de projeter l’image d’un homme qui prend les choses en main, lui qui se rendait sur les lieux directement pour la première fois cinq jours après le déluge, n'ayant jusque-là que survolé le territoire.Plus tôt en journée, le maire de La Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, avait vertement critiqué l’inefficacité des mesures d’urgence, décochant quelques flèches à l’administration Bush.Des membres du caucus noir de la Chambre des représentants ont aussi dénoncé sans détour la lenteur des secours, demandant si la couleur de la majorité des sinistrés y était pour quelque chose dans les délais.L'ancien président de la Chambre des représentants, d'allégeance républicaine, y est lui aussi allé d’une virulente critique: «Si nous ne sommes pas capables d’offrir une réponse plus rapide à un événement que nous avons vu venir depuis des jours, comment VOIR PAGE A 10: BUSH ¦ Autres informations, pages A 2 et B 2 ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page B 4 ¦ Michael Moore écrit à Bush, page B 5 SPORTS José Théodore reste avec le Canadien Le gagnant des trophées Hart et Vézina en 2002 est maintenant sous contrat jusqu’à la fin de la campagne 2007-08 ¦ À lire en page CIO Toronto, Ville reine de la culture?Son modèle, c’est.Montréal Après avoir ravi à Montréal, dans les années 70, son statut de métropole économique, Toronto serait-il en train de devenir capitale culturelle du Canada?Faux débat, selon certains.Chose certaine, Toronto investit actuellement de façon massive dans les arts et la culture à travers de grands PPP.ANTOINE ROBITAILLE Toronto — «L'Ontario n’a pas de culture propre»', cette phrase de l’ancienne ministre pé-quiste Diane Lemieux avait déclenché un tollé en 2001.Ces jours-ci, c’est comme si Toronto tentait de faire mentir la politicienne.A coups de chantiers de millions de dollars.Déambuler dans le cœur de Toronto est un bonheur pour tout amoureux de grues et du symbole d’espoir et de révitalisation que celles-ci représentent.D’ici 2008, on aura bâti, dans la métropole du Canada, l'équivalent d'une demi-douzaine de Grandes bibliothèques.Une forêt de clô- tures de construction et de panneaux aux slogans enjoués longent les rues.«Build yourown ROM!», dit l'un d’eux, avenue University, invitant les particuliers à investir un peu de leurs sous dans l’agrandissement du Royal Ontario Museum (ROM).Car il faut beaucoup d’argent pour répondre à cette nouvelle ambition culturelle.Mais de l’argent, Toronto en a.Le p.-d.g.de cette sorte de musée de la civilisation, William Thorsell, souligne que les grands mécènes se sont montrés extrêmement généreux.Le financier Michael Lee-Chin, d’origine jamaïcaine, a donné l’incroyable somme de 30 millions de dollars au ROM VOIR PAGE A 6: TORONTO Le Devoir ne sera pas publié lundi, jour de la fête du Travail.De retour mardi.Bon congé ! INDE X "*4 Actualités A4 Historique B 6 i " Annonces C 8 Idées B5 Avis publics C 6 Monde C 7 Bourse C 2 Mots croisés C 9 Carrières C 5 Météo C 9 O—"" Décès C 9 Perspectives B 1 Économie— Cl Rencontres.D2 » Éditorial B 4 Sports C 10 SOURCE ROYAL ONTARIO MUSEUM A f-rv * Le Royal Ontario Muséum, à Toronto.Remous dans la fonction publique fédérale La mise en place de Service Canada s’accélère, les politiciens peinent à suivre ALEC CASTONGUAY Ottawa — Sans tambour ni trompette, le gouvernement du Canada a déjà bien entamé l'un des plus «importants chambardements» des dernières décennies dans la fonction publique fédérale.Un remue-ménage qui touche plus de la moitié des 41 (XX) fonctionnaires qui œuvrent dans le secteur des services à fa population, avec- à la clé un budget de fonctionnement qui frôle déjà les deux milliards de dollars.Or, malgré l'ampleur de l’opération, l’équipe* en charge de ce nouveau département nommé «Service Canada» n’est pas encore complétée, aucun ministre n'est officiellement à la tête de ce service qui implique actuellement sept ministères, et aucune loi ou décret du gouvernement n’a encore vu le jour pour créer cette mégastructure, a appris Le Devoir.«C’est un chambardement majeur, l'un des plus importants depuis longtemps dans la fonction publique.C’est un concept tout à fait nouveau», a soutenu au Devoir un haut fonctionnaire qui a requis Belinda l’anonymat.Ce changement de Stronach structure touche tout le gouvernement, de 1a tête politique jusqu'au simple fonctionnaire qui répond au téléphone lorsqu'un citoyen aj>-pelle 1a ligne d’information 1 8(X) ( )-Canada.En février dernier, le gouvernement fédéral avait annoncé son intention de mettre en place Service Canada (SC), une nouvelle structure qui vise à donner à 1a population un «guichet unique» lorsqu’un individu ou une entreprise veut s’adresser au gouvernement du Canada.Depuis, 1a machine s’est emballée et 1a mise en place de ce nouveau concept s’est accélérée au point où les politiciens peinent a suivre le rythme imposé par 1a fonction publique.«Le but est d’offrir aux citoyens un seul endroit où VOIR PAGE A 10: REMOUS estival NteRNatioNal oe La itteRatuRe' www.festival-fiL 9C.ca LES ARTISTES INDÉPENDANTS DU QUÉBEC VEULENT LA RADIO PAR SATELLITE Que le spectacle continue.Le 16 juin, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a unanimement donné aux Canadiens le droit de bénéficier d’une technologie de pointe en accordant une licence de radio par satellite à deux compagnies, qui diffuseront une diversité de chaînes de musique, de comédie, de nouvelles et de discussion avec une qualité sonore numérique à travers tout le pays.Interrompue avant même d’être lancée Les opposants à la radio par satellite ont interjeté appel de la décision du CRTC auprès du gouvernement du Canada dans le but d’empêcher les Canadiens d’accéder à cette nouvelle technologie.Le gouvernement fédéral a jusqu’au 14 septembre pour décider de soutenir la décision du CRTC ou de la remettre en question.Les artistes canadiens indépendants, de même que des milliers de passionnés de la musique canadienne à travers le pays soutiennent la radio par satellite et aimeraient en bénéficier maintenant.« La radio par satellite permettra non seulement la diffusion d’une génération entière d’artistes indépendants québécois et canadiens qui seront enfin entendus pour la première fois, mais donnera une voix à la diversité de notre culture qui pour l’instant passe sous silence.» Franz Schuller, membre du groupe Grimskunk, Président d’Indica Records « J’espère que vos nouvelles stations porteront mes chansons et celles des nouveaux artistes d’ici partout en Amérique et plus loin encore.Il faut être de son temps, avoir de l’audace, croire en l’avenir, se faire aventuriers et explorer de nouvelles voies de communication.Oui, il faut aller sur Mars, mais il ne faudra pas oublier d’apporter sa radio par satellite afin de rester branché culturellement sur ce qui se fait chez les francophones d’Amérique.» Stefie Shock, auteur-compositeur-interprète Plus de 20 000 artistes indépendants sont en faveur de la radio par satellite.Voici ce qu’ont dit certains d’entre eux.Gabrielle Destroismaisons, artiste de la chanson : « Je suis très enthousiaste à l’idée qu'il y aura des stations francophones canadiennes dans le plus important réseau de radio satellite en Amérique parce que c’est ce qui nous assurera une place dans la radiodiffusion de demain.C’est également ce qui garantira l’avenir de tous les artistes francophones dans un vaste réseau planétaire de diffusion.» Michel Sabourin, producteur de disques et de spectacles : « Faisons partie des pionniers et entrons en orbite avant la France, par exemple, qui pourrait bien prendre toute la place.La technologie de transmission numérique par satellite fait déjà partie de la réalité d’aujourd’hui, il ne manquait qu'un joueur canadien sérieux comme vous pour l’établir chez nous.» Yann Perreau, Auteur-compositeur-interprète et producteur.« Les radios satellites contribueront au développement de la carrière des artistes et des producteurs, en ce sens qu’elles feront découvrir ce que les radios commerciales n'osent plus faire.De plus, cela sera excellent pour la reconnaissance de la francophonie dans le monde.» Bob Walsh, chanteur de Blues, Jazz : «.je crois beaucoup au projet de Canadian Satellite Radio .permettra la diffusion de mes chansons ainsi m’encourager a composer de nouveau et d’endisquer » Élève la voix, Canada ! Guy Latraverse - président de Sogestalt Télévision Québec : « En tant que président de Sogestalt Télévision Québec inc., je, Guy Latraverse, producteur de télévision au Canada depuis 40 ans, vient apporter mon appui à la demande de Canadian Satellite Radio pour la promotion des nouveaux artistes canadiens et pour favoriser l’émergence de nouveaux talents canadiens.» lan Tremblay, Directeur Général Cirque du Soleil Musique : « - En tant que producteur de disque au contenu non traditionnel, nous considérons que Canadian Satellite Radio est une excellente façon d’obtenir une mise en onde de nos produits.Jamil Azzaoui, Disques Leila (depuis 1986), Promotions Jamil (depuis 1987) : « Il nous apparaît essentielle que l’industrie canadienne soit active dans tous les domaines des nouvelles avenues technologiques afin de créer et de conserver une place privilégiée pour notre industrie culturelle au niveau internationale.Les retombées d’une telle * présence internationale nous apparaît tout à fait complémentaire aux démarches entreprises par notre industrie depuis les dix dernières années qui assurent déjà aujourd’hui à notre peuple un rayonnement sans précédent (Céline, Garou, Isabelle Boulay, Linda Lemay etc.) et des retombées économiques importantes.» aKido, Auteur-compositeur-interprète et producteur : « Un bel espoir pour les artistes originaux et pour le public avide de découvertes.» Pierre Lachance, Président, Métis Musique inc.: « Nous croyons qu’il est préférable et nettement avantageux pour les artistes canadiens que le public intéressé par la radio satellite paie son abonnement au Canada plutôt qu’aux États-Unis.» Pierre Gravel - Imprésario Pierre Gravel International : « Nous vous suggérons de visiter notre site internet.À titre d’agence de spectacle et de management, je suis convaincu que nous avons des artistes de calibre international et que notre culture musicale mérite de rayonner partout en Amérique du Nord.Cette nouvelle technologie de communication qu’est la radio transmise par satellite me paraît être une avenue de l’avenir.Si on peut entendre nos artistes partout en Amérique, je pense que ça se traduira par des retombées positives.» Francis Savignac, 18 ans, étudiant en sciences de la nature au Cégep Régional de Lanaudière à Joliette : « Je suis un grand fan de musique rock alternatif et je trouve que la radio commerciale ne supporte pas assez nos jeunes artistes québécois oeuvrant dans le domaine du rock alternatif.Avec la radio par satellite, ces jeunes artistes pourront dorénavant avoir leur place et pourront ainsi se faire reconnaître par des milliers d'auditeurs .Deuxièmement, la radio par satellite amènerait une diversité musicale qu’on ne retrouve pas sur les stations de radios commerciales du Québec et du Canada.» Nous demandons à tous les Canadiens de soutenir le CRTC sans tarder ! Si sa décision est maintenue, les artistes et auditeurs canadiens pourront profiter de la radio par satellite dès la saison des fêtes.Notre gouvernement pourrait prendre une décision non éclairée sur la base d'informations erronées.Nous ne pouvons laisser une telle chose se produire.Les artistes canadiens ont besoin de cette tribune.Les consommateurs canadiens veulent du choix.Visitez http://www.indiepool.com/comments/pour lire les commentaires d'autres artistes canadiens indépendants.Canadian satellite radio www.cdnsatrad.com 4 4 .^4,4,4,4,. l> E V (l I.E S S A M E l> I ET 1) I M A \ ( H E •> o o r> Gàmbard ROLEX UO-A WJt CATKART CENTRE VRLE MONTRÉAL (5 H) 866-3876 Vente et service CHEVRON Gasoline Self Serve I Oil DKMAITKIS RKim ks L’ex-ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, est scandalisé de voir les grandes pétrolières — celles-là mêmes qui ont convaincu l'administration Bush de ne pas souscrire au protocole de Kyoto — profiter si outrageusement des malheurs des Américains.Katrina prouve la nécessité du protocole de Kyoto L’ex-ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, rage de voir les pétrolières s’en mettre plein les poches HELENE BUZZETTI Ottawa — La dévastation provoquée par l'ouragan Katrina donne l’occasion de revenir à la charge dans le dossier des Changements climatiques pour convaincre les Etats-Unis d'adhérer au protocole de Kyoto.Katn-tia est la preuve, s’il en fallait une, que les changements climatiques sont bien réels tandis que la hausse des prix de l’essence qui s'en est suivie révèle au grand jour l’intérêt pécuniaire qu’avaient les pétrolières à ce que les Etats-Unis ne partent pas en guerre contre les émissions de gaz à effet de serre.C’est du moins ce que pense l'ex-ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, aujourd’hui député libéral en Colombie-Britannique.«C’est le moment de pousser, a-t-il confié en entrevue au Devoir.On verra si ce choc va changer l'attitude publique du président [américain] parce que c’est clairement quelque chose qu'il faut réaliser, à savoir que les changements climatiques vont nous donner plusieurs événements désastreux.» Selon M.Anderson, «c’est possible» que les Etats-Unis changent de position sur la question.Ils ont refusé de signer le protocole de Kyoto visant la réduction dans l'atmosphère des émissions de gaz responsables de l’effet de serre.«C'est l’ironie complète qu’Exxon Mobile, qui a persuadé le gouvernement américain avec [la firme pétrolière] Halliburton et [le vice-président Dick! Cheney que les changements climatiques n étaient pas un défi pour les Américains, profite maintenant de la hausse des prix du pétrole [qui découle de Katrina], C’est incroyable!» «Ils [les Américains] payent pour l’essence, le pétrole, un prix beaucoup plus élevé qui va directement dans les poches d’Exxon Mobile et des autres compagnies, et ça, je trouve que c’est épouvantable.Les gens qui ont prêché de mauvaises politiques pour leurs propres intérêts — des compagnies qui sont parmi les plus riches du monde, comme Exxon Mobile — profitent maintenant partout aux Etats-Unis, au Canada et en Europe de leurs mauvaises politiques.C’est ça que je trouve moralement inacceptable.» M.Anderson ne peut pas non plus s’empêcher de sourire en entendant aujourd’hui le président George W.Bush appeler ses citoyens à la modération dans leur consommation d’essence alors qu’il y a à peine quelques années, dans le débat sur les changements climatiques, son équipe gouvernementale damait que cela relevait de choix personnels.«C’est extraordinaire d’entendre le président Hush parler de la nécessité de réduire la consommation d’essence et de n’en acheter que si c'est absolument nécessaire!» Elu pour la première fois à la Chambre des communes en 1993, David Anderson a été ministre de 1,’Environnement de 1999 à 21)04.À ce titre, c'est lui qui avait piloté le dossier du protocole de Kyoto, dont l’aboutissement a été sa ratification par le Canada.Il a été éjecté du cabinet de Paul Martin en juillet 2(K)4, qui lui a préféré Stéphane Dion.Le Devoir Le débat est rouvert Denver — La violence de Toura-gan Katrina, qui a trappe le gobe du Mexique avec des vents de plus de 2S0 km/h avant île s’abattre sur la Louisiane et le Mississippi, a rallumé cette semaine le débat sur la question du réchauffement climatique et son influence éventuelle sur la force dr's cyclones.Selon le climatologue Kerry Emmanuel, qui a publié une étude en août dans la revue Nature, les cyclones qui frappent l’Atlantique et le Pacifique se sont aggravés, à la fois en durée et en intensité, d’environ 50 % depuis les années 1970.Dans le même temps, rappelle-t-il, les températures moyennes de la planète ont augmenté.de même que le niveau de dioxyde de carbone et d’autres polluants dans l’atmosphère.Le secrétaire général des Nations unies, Koli Annan, a pour sa part déclaré hier que les dégâts provoqués par l’ouragan Katrina aux Etats-Unis montrent l’importance de la protection de l'environnement.Ce désastre «montre la fiirce de la nature et l’importance de réfléchir à la protection de l'environnement.je pense qu’il y a une leçon à en tirer» a precise M.Annan.Mais, si d'autres scientifiques de premier plan reconnaissent l’existence d'une phase d’ouragans plus puissants qui pourrait s’étendre encore sur une vingtaine d'.innées, ils affirment qu'un cycle naturel est à l'origine de cette intensification.Ce serait, selon eux, une conséquence de la salinité naturelle des océans et des modifications thermiques de l'Atlantique, des éléments qui évoluent tous les 40 à 60 ans.Roger Heike, qui a étudié les im-l>acts sociaux des catastrophes naturelles et du réchauffement climatique à l’Université du Colorado, souligne que tout lien entre l’intensité de Katrina, les derniers cyclones et les changements climatiques est «prématuré».La plupart des prévisions météorologiques tablent sur une augmentation de la puissance des vents des ouragans d’environ 5 % did la fui du XXI' siècle.«H y a de bonnes raisons de penser que tout lien concluant entre le réchauffement climatique et les ouragans ou leurs impacts ne pourra pas être établi à court terme», souligne Roger Heike, dont les observations seront publiées d'ici la fin de l'année dans le Bulletin de la Société américaine de météorologie.Pour qu’un ouragan puisse se former, la température de la mer doit être supérieure à 26 degrés Celsius sur une épaisseur d’au moins 50 mètres.Cette température élevée favorise l'évaporation dont l’ouragan tire son énergie.Or de nombreux chercheurs affirment que le réchauffement climatique a entraîné une hausse des températures de l’océan, bien que celles-ci varient d’une année sur l'autre.D’après AB et AFB Retour à la normale dans Charlevoix et sur la Côte-Nord La situation est peu à peu revenue à la normale hier sur les routes de E N Charlevoix et de la Côte-Nord.Dans la région de Charlevoix, toutes les routes affectées par les pluies abondantes de cette semaine, y compris la 138, sont rouvertes à la circulation depuis hier midi.Sur la Côte-Nord, une bonne partie de cette même route 138 est maintenant praticable pour tous les véhicules.Quelques tronçons BREF de la 138 demeurent fermés et pourraient le rester pendant encore quelques jours en raison de l’importance des dommages qu’ils ont subis: entre Les Escoumins et Ragueneau, entre Baie-Trinité et Pointe-aux-Anglais, entre Baie-Co-meau et Forestville, et entre Longue-Rive et Les Escoumins.La route 385 entre Forestville et La- brieville est elle aussi fermée, ainsi qu’une portion de la 172 reliant Sacré-Cœur à Sainte-Rose-du-Nord, en direction de Saguenay.Rappelons que des affaissements de terrain sont survenus sur plusieurs routes de l’est du Québec à la suite des très fortes pluies causées par les restes de Katrina, dans la nuit de mercredi à jeudi.- PC El Q LUCI A AUSSI DISPONIBLE : Apanage Ann Ciona Rabe Simon Chang > ¦ 900.Rent?Levesque Quest Montréal (S1?)?861-8138, Meubles tDapuio.1967, un nom aom prétention.Meubles sur mesure.{Reproduction de meufiles d’époque.87X9.HocheUga min i r«n de Loue-H Lafonume 040(4.10*0 * SANS FRAIS I.Soo.*57.10*0 • COURRIEL uihfriacMahochtlaft com Ouvert 7 jours - financement disponible Venez nous visiter au nscubteshocbelaga.com Restauration de porcelaine Lladro, Moorcroft, Limoges, Wedgewood Senw rextauron/i few/.cuw/'/e/i caeuret ôrfjtée/ 4652, boul.Décarie, Montréal 514-484-8312 www.themrfixit.com DEPUIS 1953 tvi xyf i/c/ » (femw -.e Soar te/iafvt en imte/Uaire L'AGENDA MODERNE, ac/u/te/a MIGNON, tUaco/n/j/a, e/c.^ f^mcArr, /uifa/rrarywer, cartes, fi/t/srux e/ a//>wm cfejbfo/or, art/aee c/r ôarecu/ 116, rue < //- iii{fine, jfeu.i- (/ontréa/ .-Te/e/x/iooe : ftlô- fyéèO /fr/tre/i cf’oe/ofrf/tre //e /i//if/, % Fesfival gastronomique du 23 au 25 SEPÎFMBRF ^ wwvj.niaqarafoodfeslival.com ^ liagarafoodfesfival.du 16 ou 25 MPlEMBRf www.grapeondwine,com Composez le 1-866-334-3033 pour recevoir votre magazine francophone Les saisons NIAGARA Canada \ Entreprise Niagara Venture Niagara IraltK«MO*•.«¦J.- ÜM « TOURISM NIAGARA CÉGEP MARIE-VICTORIN 1  Partenaire :OVEJ/SYTO BÉNIN Expérience africaine Vous avez le goût de vous engager dans une communauté africaine selon vos intérêts et ves champs d expérience?Le Centre Éducationnel Inter-Âge et le Bureau de développement international du Cégep Marie-Victorin vous offrent l'opportunité de vivre une expérience unique! Un séjour de 2 mois au Bénin, de la mi-janvier à la mi-mars 2006 Projet de bénévolat offert aux personnes de 50 ans et plus avec hébergement dans une famille béninoise Coût : 4 495 S (tout inclus faxes, activités pré-départ, avion, hébergement, visites touristiques, bref séjour à Pans} ers des compétences RENSEIGNEMENTS : M"»* Jocelyne Dionne (514) 278-3535.poste 232 ou sans frais : 1-800-700-0623 LE D E V 0 I K .LES SAMEDI ET DIMANCHE I SEPTEMBRE 2 0 0 5 I.E S ACT T A 1.1T E S Pierre Pettigrew a beau dire Québec entend renforcer la doctrine Gérin-Lajoie ROBERT DITR1SAC Québec — Loin de la croire dépassée, comme le ministre des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, l'affirmait jeudi, le gouvernement Charest tient mordicus à la doctrine Gérin-Lajoie et entend renforcer son application dans le contexte de la mondialisation.C’est par la voix de la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, que le gouvernement du Québec a réagi aux propos tenus la veille par Pierre Pettigrew.Le ministre des Affaires étrangères a déclaré lors d’un point de presse à Québec que cette doctrine, qui veut que les compétences du Québec se prolongent sur le plan international, datait d’une autre époque et n’avait plus cours.«Non seulement la doctrine Gérin-Lajoie est toujours d'actualité, mais elle doit être renforcée», a indiqué hier au Devoir Mme Gagnon-Tremblay.Enoncée la première fois en 1965 par Paul Gérin-Lajoie, alors ministre dans le cabinet de Jean Lesage, cette doctrine, sur laquelle s’appuient les relations internationales du Québec, stipule que le gouvernement fédéral n’a pas l’exclusivité constitutionnelle des relations internationales.Aussi, le Québec peut signer des ententes internationales avec des pays souverains dans des matières touchant ses champs de compétence.•Le Québec n’a pas de permission à demander à Ottawa pour conclure des ententes internationales dans les domaines de sa juridiction», affirmait à l’époque M.Gérin-Lajoie.Tout en reitérant la position de son gouvernement.Mme Gagnon-Tremblay a tenté de minimiser les divergences de vue entre Ottawa et Québec sur le rôle que peut jouer la province sur la scène internationale.•Je ne suis pas sûr qu’il y ait divergence, a-t-elle dit.Je pense qu 'on veut la même chose mais dans des mots différents.» Ce n’est donc qu’une question de mots?•Non, ce n’est pas juste une question de mots», a-telle dit en se reprenant En juillet dernier, Ottawa avait exigé que le Québec modifie une entente sur l’adoption internationale avec le Vietnam pour en réduire la portée juridique.Le premier ministre Jean Charest avait refusé d’obtemperer et l’entente, qui rendait possible l’adoption d’enfants vietnamiens par des familles québécoises, n’a pas été conclue.•C’étaient des enfantillages», juge Mme Gagnon-Tremblay.L’important à ses yeux, •c’est que les jdmilles commencent à adopter des enfants».Il y a deux semaines, Ottawa et Québec sont parvenus à s’entendre.L’entente doit être ratifiée par le Vietnam sous peu.Le Québec a fait des compromis mineurs «sur la forme», a dit la ministre.«Le mot “article" pour désigner les articles de l'entente — cette désignation Jait trop “traité international" pour Ottawa — a disparu, mais le mot “paragraphe" que voulait imposer le ministère des Affaires étrangères du Canada n’y figure pas.Le compromis: les articles de l'entente ne porteront qu'un titre», a-t-elle relaté.Les négociations sur le rôle du Québec sur la scène internationale débuteront en octobre.Pierre Pettigrew et Lucienne Robillard, la ministre des Affaires intergouvemementales, auront une première rencontre avec Mme Gagnon-Tremblay et Benoît Pelletier, le ministre responsable des Affaires intergouvemementales canadiennes.Le gouvernement Charest réclame que le Québec obtienne un statut à l’UNESCO semblable à celui de gouvernement participant dont il jouit au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie.Pour les autres organisations internationales dont la vocation touche aux compétences du Québec — on pense notamment à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à l’Organisation internationale du travail (OIT), le Québec veut avoir la possibilité d’intervenir au sein de la délégation canadienne.Le Québec veut devenir «un véritable partenaire pour renforcer l'image du Canada», a dit Mme Gagnon-Tremblay.Le Devoir EN BREF Hors de l’église, le salut Sergio Loreto, ce Guatémaltèque d’origine qui avait trouvé refuge, en septembre 2004, dans une église de Toronto pour échapper à son expulsion, pourra rester légalement au pays pendant que Citoyenneté et immigration Canada étudie sa demande de résidence permanente pour motif humanitaire.M.Loreto avait ignoré un ordre d’expulsion lancé l’an dernier par le ministère, qui l’accusait d’avoir fait de fausses déclarations lors de sa demande de résidence permanente en 1993.M.Loreto se réjouissait hier de cette décision, dont il a pris connaissance mercredi.«Même si ce n ’est pas une réponse finale, au moins je peux sortir et voir ma femme et mes enfants», a déclaré M.Loreto, qui espère pouvoir reprendre son emploi à la compagnie Pratt and Whitney, où il a travaillé pendant 16 ans avant ses péripéties avec les services d’immigration.Il attend néanmoins l’avis de son avocat avant de quitter l’église de San Lorenzo, à Toronto, où il se terre depuis près d’un an.-Le Devoir Georges Leroux primé Georges Leroux, professeur au département de philosophie de rUniversité du Québec à Montréal et un des meilleurs hellénistes du monde, a reçu le prix d’excel- lence en enseignement de l’I iniversité du Québec, un réseau qui compte neuf établissements.Ce prix est accompagné d’une bourse de recherche de 25 (XK) $.Collaborateur régulier du cahier des I jures du Devoir, Georges Leroux a reçu cet honneur pour ses qualités de pédagogue et pour son engagement qiuint à la qualité de la fonnation de ses étudiants.- Le Devoir Revoir la péréquation Toronto — Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, souhaite qu’une commission nationale examine la façon dont Ottawa et les provinces s’échangent des fonds, mais il demeure à voir s’il obtiendra suffisamment de soutien.M.McGuinty demande au premier ministre fédéral, Paul Martin, qu’il établisse une commission afin de se pencher sur le système de paieménts de transfert entre le fédéral et les provinces ainsi que sur le régime de péréquation, voyant Ottawa distribuer des fonds afin de financer les services publics des provinces.le premier ministre ontarien formule cette requête alors qu’il réclame depuis des mois que le fédéral réduise ce qu’il présente comme un écart de 23 milliards entre ce que l’Ontario verse à Ottawa et ce que la province reçoit en retour afin de subventionner l’éducation, les infrastructures et les programmes sociaux.- Le Devoir SOLDE D’ETE Tous les meubles à prix réduits Dernière semaine Du 20 août au 10 septembre 100 Laurier Ouest, Montréal Qc H2T 2N7 (514) 273-7088 - www.artselect.ca Fermé les dimanches et lundis IMPORTATEUR DE MEUBLES DE FRANCE ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC L’Ordre des architectes du Québec regroupe quelques 2 770 architectes qui consacrent LEUR EXPERTISE ET LEUR CRÉATIVITÉ À LA CONCEPTION ÉT L’AMÉLIORATION DU CADRE BÂTI, POUR UNE MEILLEURE QUALITÉ DE VIE DES QUÉBÉCOISES ET QUÉBÉCOIS.L’ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC A POUR MANDAT PRINCIPAL DE VEILLER À LA PROTECTION DU PUBLIC EN S’ASSURANT DE LA FORMATION DES ARCHITECTES ET DU CONTRÔLE DE L’EXERCICE DE LA PROFESSION.L’importance de l’architecture, sur le plan social et culturel, est capitale.Elle a une INFLUENCÉ DIRECTE SUR LA QUALITÉ DE VIE DE L’ENSEMBLE DES CITOYENS.DANS CET ESPRIT, L’ORDRE DES ARCHITECTES DU QUÉBEC APPUIE TOUTE INITIATIVE VISANT À FAIRE RECONNAITRE LA CONTRIBUTION DE L’ARCHITECTURE AU BIEN-ÊTRE ET  L’ESSOR DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE.LE COMITÉ ADMINISTRATIF DE L’ORDRE POUR L’EXERCICE 2005-2006 * André Bourassa, président Michel Gervais, représentant du public au Comité administratif Pauié Boutin, vice-présidente Maggy Apollon, vice-présidente Normand Pratte, vice-président Katrina Dans la vie de tous les jours, ce sont toujours les pauvres qui meurent en premier Gil Courtemanche Au moment où j’écris ces lignes, CNN stent d’annoncer que des patients meurent à l’impital Charity, à La Nouvelle-Orléans, faute de nourriture, d'eau et de soins appropries.Cinq jours après le passage de Katrina, des dizaines de milliers de personnes sont encore juchées sur les toits, terrees dans les greniers ou entassées dans des lieux publics comme le Centre des congrès.Ix's premiers secours, les premières bouteilles d’eau, les premiers soldats sont arrivés hier vers midi dans la ville.Comment expliquer une telle désolation dans le pays le plus riche et le plus puissant du monde?Depuis la fin des années 1940, pour faciliter le développement de la production, du raffinage et du transport du pétrole, toutes les administrations américaines ont mené une politique énergique et systématique de transformation du delta du Mississippi.Le Army Corps of Engineers a détourné des cours d’eau, dragué, asséché les milieux humides pour créer un corridor tranquille pour l’industrie privée.C’est par cette immense brèche que la vague de plus de vingt pieds qui a suivi l’ouragan s’est engouffrée, plus rien ne pouvant nuire à son passage.Il y a une vingtaine d’années, les autorités locales, de plus en plus conscientes des dangers que courait la région, ont préparé un plan de protection contre les inondations qui comprenait la restauration partielle des milieux naturels et d’énormes ouvrages de protection.Ce plan était réclamé par tous les spécialistes depuis le début des années soixante.Coût: 20 milliards de dollars, répartis sur plusieurs années, le gouvernement Reagan, qui ne jurait que par le désengagement de l’Etat et par la réduction des dépenses publiques, refusa péremptoirement Il y a cinq ans.l'administration Bush refusa un plan de 30 millions qui aurait servi à renforcer le système de digue le long de la rue Canal.C’est précisément cette digue qui s’est rompue en trois endroits et a laissé les eaux du lac Pontchartrain recouvrir 80 % de la superficie de la ville.Il y a trois ans, dans une série d’articles prophétiques, le Times-Piscayne décrivait avec une précision de voyant les scènes que nous contemplons avec horrepr aujourd’hui.On assiste donc à une faillite de l’Etat.Voilà pour les causes profondes et historiques.Mais l’anarchie, la désolation, l’absence de secours, les morts dans les rues, les gens accrochés à leur balcon?Depuis septembre 2001, le département de la Sécurité intérieure a consacré la plus grande partie de ses efforts et de ses ressources à la prévention du terrorisme, négligeant totalement ses responsabilités en cas de désastres naturels.Cela ex- L’anarchie qui a suivi l'ouragan est due en bonne part à une sorte de fracture sociale plique en partie la désorganisation et la lenteur dans la mise en place des opérations de secours.Mais, plus profondément, l’anarchie qui a suivi l’ouragan est due en bonne part à une sorte de fracture sociale.Quand les eaux ont commencé à monter dans la ville, la gouverneure de la Ixmisia-ne, Mme Branco, se montrait relativement optimiste, rappelant que la très grande majorité des habitants île la ville avaient obéi à l’ordre d’évacuation.Quand on vit apparaître à la télévision des milliers de gens marchant dans les rues inondées, ce fut la surprise dans les médias et on sous-entendait que ces irréductibles étaient des marginaux, des fous ou encore des criminels.Cette caractérisation se solidifia rapidement quand parvinrent aux télévisions les premiers rapports de pillage et de désordre dans la ville.Une décision politique catastrophique fut prise.On demanda à la police de la ville de cesser ses opérations de sauvetage et de se consacrer exclusivement à la lutte contre le pillage et l’insécurité.Plutôt que de tout mettre en œuvre pour sauver les humains, on décida de protéger les biens et de lutter contre les criminels.Les autorités locales avaient tout simplement oublié une chose fondamentale: La Nouvelle-Orléans compte près de 200 000 pauvres, dans leur immense majorité des Noirs, la plupart des gens qui sont demeurés dans la ville n’étaient pas des ignorants ou des tètes brûlées, c’étaient des gens qui ne disposaient pas de véhicules, des gens mal informés, des vieux et des personnes malades, de jeunes mères de famille monoparentale avec des enfants en bas âge et parfois des gens qui depuis longtemps, comme dans tous les quartiers pauvres du monde, vivent en marge de la société, de ses règles et de ses lois.Quand les autorités ont demandé à ceux qui le pouvaient de se rendre au Superdome ou au Centre des congrès, des dizaines de milliers ont obéi, mais ils se sont retrouvés dans un enfer, sans protection policière, sans service d’ordre, bientôt sans eau potable puis sans nourriture.On s’occupait de la sécurité et de l’ordre dans la ville pendant qu’un homme désespéré se lançait dans le vide au Superdome et qu’on violait des femmes dans les toilettes.Dépourvus d’insuline, les diabétiques, qui sont nombreux dans la population pauvre noire, ont fracassé des vitrines de pharmacie, et ce n’était pas pour piquer des parfums, les mères se sont approvisionnées en couches et en formules pour bébé, les fils ont piqué des aliments pour leurs vieux parents enfermés sans nourriture depuis deux jours, les gens détrempés ont fait des provisions de vêtements.Bien sûr, une minorité a volé des télés ou des iPods, de l'alcool ou des bijoux, mais la très grande majorité n'a pris que ce que leur gouvernement avait oublié de leur fournir.Les sociétés riches sont construites en bonne partie sur une illusion fondamentale: en droit, nous sommes tous égaux, mais, dans la réalité, les sociétés prospères, comme les Etats-Unis, se comportent comme les sociétés du Tiers-Monde: dans les guerres, dans les catastrophes humanitaires, dans les désastres naturels mais aussi dans la vie de tous les jours, ce sont toujours les pauvres qui meurent en premier.Katrina vient de le démontrer d’une manière tragique.SUR TOUTE LA MARCHANDISE d o I o Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 HOMO Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 S107.av du Parc 277-7558 I L t I) E V 0 I K .LES SAMEDI :i E T DIMANCHE 4 S E F T E M B K E 2005 A (J ?LES ACTUALITES* ^ m ü SERVICE CULTUREL DE TORONTO Le nouvel édifice qui abritera la Art Gallery of Ontario.‘frr.IHRVV Florida, le gourou de Toronto ANTOINE ROBITAILLE T) ichard Florida, c'est mon gourou, je crois en lui», affirme avec transport John Honderich.Qui est Florida?Un géographe américain qui, avec son livre The Rise of the Creative Class, a promu une idée que «plusieurs tentaient de faire accepter en vain depuis longtemps», dit Rita Davies.Qu’à notre époque la culture et la créativité sont des facteurs de développement crucial des villes.Vous voulez attirer des cerveaux, des investissements?Mettez vos sous dans la culture, dans la créativité, répond Florida.L’universitaire de George Mason University est aussi l'inventeur d’indices comme «l’indice bohémien», qui sert à mesurer la concentration des «professions créatives» dans les régions métropolitaines.«Il a chiffré des choses qui ne peuvent pas vraiment l’être et permis des comparaisons inédites», fait remarquer Ray Conlogue.Florida est cité dans tous les documents officiels reliés à la culture à Toronto.«Il a fait comprendre aux fonctionnaires de la culture et du développement économique qu’ils travaillaient au fimd dans le même domaine», explique Honderich.La «floridamanie», à Toronto, a pour effet de rendre les discours culturels extrêmement économiques.Dans son message d'introduction au feuillet de live with Culture, 200W)6, l’aimée de la créativité, le maire David Miller affirme: «Nous célébrons la créativité parce quelle nous enrichis culturellement.Nous la célébrons aussi parce qu’elle enrichit la ville financièrement.» Tim Jones, directeur d’Artscape, s’occupe de projets culturels intégrés à du logement social et de la revitalisation.Issu du théâtre underground, il déclare que «Florida nous a fait comprendre que la culture était déterminante pour la compétitivité d’une ville.La créativité, 'ça dépasse la culture.Il faut que tous les gens s'efforcent d’être créatifs aujourd'hui, dans leur travail».Selon Ray Conlogue, «en Ontario, on avait besoin d’une théorie comme celle de Florida, même si elle est simpliste et contestée, pour convaincre les hommes d’affaires et les politiciens d’investir dans la culture».William Thorsell explique qu'en 2001, lorsque Toronto n’a pas réussi à obtenir les Olympiques de 2008, il est allé voir le premier ministre Harris avec une argumentation «floridienne»: «Vous avez un plan B: la culture.Ça coûte moins cher que les Olympiques et c’est beaucoup plus durable.» Une anecdote personnelle, en terminant: mercredi soir, près de Queen's Park, un ami universitaire de la faculté de gestion de l’Université de Toronto me ramène à mon hôtel.«Ah oui, et pour ton article sur la culture à Toronto, tu sais, il y a un auteur intéressant que tu dois consulter.Il s’appelle Richard Florida.» Le Devoir Les journées Alternatives 8-9-10 septembre 2005 Cinémathèque québécoise, Maison Théâtre, Cégep du Vieux-Montréal, Bibliothèque Nationale du Québec, ONF et cafés du quartier latin.De/0 Cf/an locale à la citoyenneté mémlale CONFERENCE HAÏTI Dans le cadre des Journées Alternatives : Une démocratie à construire Vendredi 9 septembre de 19 h à 21 h Auditorium de la Bibliothèque nationale du Québec Allant d'une crise à l’autre depuis plus de 20 ans, Haïti survit de peine et de misère.Et le peine et la misère engendrent la violence et le chaos.Ladite communauté internationale regarde, tergiverse, prétend aider, sans grand résultat.Quelles sont les alternatives proposées par les mouvements populaires ?Quelles sont les priorités de la lutte pour la démocratisation ?Quel est le rôle du Canada ?Des États-Unis ?Quelles actions de solidarité doivent être engagées pour aider le peuple haïtien ?Avec Camille Chalmers et Goston Pierre ; Haïti), Franklyn Midy et Jean Claude Icart (UQAM) (en français, interprétation simultanée) 'M Le Visitez notre site Internet, pour consulter la programmation complète des Journées Alternatives, et pour vous inscrire : www.alternatives.ca Information : 514.982.6606 poste 2224 Alternatives .pour un monde différent Une saine émulation entre deux villes STÉPHANE BAILLARGEON Toronto investit massivement dans ses institutions culturelles?La Ville reine veut devenir une métropole internationale de la culture?Une guerre pour le statut de capitale culturelle du pays l’oppose maintenant de front à Montréal?Eh bien tant mieux, répond Liza Frulla, ministre du Patrimoine canadien.Parce que, finalement, la concurrence s’avère un formidable moteur de développement, en cette matière comme en toute autre.«Il n’y a rien de plus merveilleux pour les activités culturelles que la compétition, surtout entre lés grosses villes, affirme la ministre, jointe par téléphone au festival de théâtre de Stratford, en Ontario.Le jour où chaque ville cherchera à se démarquer, à faire mieux, ce sera extraordinaire.C’est sain, stimulant et franchement formidable, ce qui se passe en ce moment.» Mme Frulla connaît et admire le sénateur libéral Serge Joyal, observateur montréalais critique et malheureux de la «guerre» culturelle en cours, selon un article publié récemment «fen ai parlé avec lui, dit la ministre.Il voulait frapper l’imagination et il a réussi avec sa formule-choc affirmant que Montréal choisit les égouts plutôt que le culturel.Sauf qu’on ne peut pas comparer J’ai été sinistrée par une inondation cet été.Montréal a besoin de rénover ses infrastructures municipales.» Comme sa collègue line Beau-champ, ministre de la Culture et des Communications du Québec, Liza Frulla souligne que Toronto effectue en fait un rattrapage en ce moment.«Pendant des années, le gouvernement conservateur de Mike Harris a constamment sabré les budgets pour la culture, note la ministre fédérale.Le maire David Miller croit au contraire au développement de sa ville par la culture.Le gouvernement provincial croit aussi beaucoup aux investissements dans les infrastructures.Montréal a déjà fait ce travail au cours des quinze dernières années.Plusieurs musées et tous les théâtres ou presque ont été construits ou rénovés.On vient d’inaugurer la Grande Bibliothèque.» Au fait, comment s’évalue la vitalité d’une ville?«On pourrait dresser un tout autre portrait de la vitalité culturelle de Toronto, répond alors Line Beauchamp.Par exemple, si m se rappelle que la majorité des habitants de cette ville ne regardent pratiquement pas d’émissions de tâévision ou de films produits par des créateurs canadiens.» Elle relativise tout autant la question des investissements majeurs dans les institutions torontoises.«Il y a quelques années, on nous reprochait de trop construire à Montréal, trop de salles de spectacles par exemple.Les années passent et l’ancien objet de critique deviendrait une qualité?Il ne faut pas non plus oublier les investissements importants dans le Vieux-Montréal, ce musée à ciel ouvert.Au moins 250 millions ont été investis dans ce quartier en dix ans par la Ville et Québec.» Ce qui, poursuit-elle, ne l’empêchera pas de construire là où le besoin s’en fait sentir, notamment pour l’OSM et les conservatoires d’Etat Bref, les stratégies diffèrent.Montréal a de bons équipements et veut miser sur ses forces créatives, dont les festivals, comme le proclame la Politique du développement culturel adoptée cette semaine par le conseil municipal.«Cest aussi ma stratégie, poursuit la ministre Beau-champ.L’avenir de ta culture québécoise passe par un soutien à la création.H passe aussi par la démocratisation de l’accès à la culture.» Les milieux artistiques souhaitent voir augmenter massivement les budgets annuels des conseils des arts.Celui de Montréal stagne à 10 millions alors que les besoins sont estimés au double environ.L’enveloppe du Conseil des arts et des lettres du Québec a été augmentée à quelque 75 millions, mais le Mouvement pour les arts et les lettres en réclame une quinzaine de plus.Le même groupe de pression demande une culbute de 150 à 300 millions pour le Conseil des arts du Canada (CAC).Liza Frulla ne s’en cache pas: elle veut augmenter l’enveloppe du CAC.«Le Conseil fêtera son cinquantième anniversaire de fondation en 200607 et je souhaite profiter de l’occasion pour lui donner des moyens accrus.À sa première année, il soutenait 25 organismes.On en compte maintenant2700.» Les deux femmes fortes de la culture au Québec et au Canada s’entendent finalement pour reprocher aux milieux des affaires montréalais de ne pas suffisamment soutenir la culture.A Toronto, les mécènes financent plus de la moitié des coûts de certains chantiers culturels.«Le projet de rénovation du Musée des beaux-arts de l’Ontario totalise 200 millions, note Liza Frulla.Le fédéral en fournit 30, le provincial 18.Le reste vient du privé.Les mécènes montréalais fournissent beaucoup pour les deux grands centres hospitaliers et les universités, mais ü ne faudrait pas oublier le secteur culturel.» Le Devoir TORONTO SUITE DE LA PAGE 1 La famille Weston, propriétaire de Loblaws?Vingt millions.«Les vieilles et les nouvelles fortunes s’allient pour construire le nouveau Toronto», souligne Thor-sel| avec fierté.A lui seul, le projet de la «Renaissance du ROM», comme on l’appelle, c’est plus de 200 millions de dollars (dont 60 millions d’argent public seulement) et une architecture rajoutée à couper le souffle, toute en pointes de diamant de verre, signée David li-beskind; le même qui tente à New York de faire repousser des tours singulières, sur le lieu meurtri du ground zero.«Cette structure en acier que vous voyez ici, c’est une première.Nous innovons totalement.On vient de la breveter.Aucune poutre n’est placée à la verticale», explique avec passion, sur le chantier du ROM, Fingénieur en chef Al Shaikoli.«On a fait des tests pendant des mois pour empêcher que la glace sur le verre ne se transforme en lames de guillotine», ajoute-t-il.Ses infrastructures culturelles lourdes, Toronto les fait ou les refait toutes presque en même temps.De l’autre côté de l’avenue University, face au ROM, c’est le Musée de céramique Gardiner qu’on est aussi en train d’agrandir, au coût plus modeste de 18 millions, derrière de grandes affiches bilingues célébrant «le feu sacré!».Un peu plus au sud, angle Queen et University (laquelle sera rebaptisée avenue des Arts), un placard arborant une ballerine et un «Move with US» annonce l’ouverture prochaine de la New Opera House (projet de 181 millions).Angle Dundas et Beverly, l’Art Gallery of Ontario (AGO) proclame, elle, un gigantesque «massive change» et se justifie ainsi «because art matters» («parce que l’art, c’est important»).Un autre investissement de 180 millions.Etc.Autant de rideaux urbains derrière lesquels on prépare d’énormes surprises, notamment aux «touristes culturels» provenant entre autres du heartland (le centre des Etats-Unis).Mais les opérations?«Ce sera un défi de financer ces équipements plus grands et plus coûteux», admet Alexandra Montgomery, directrice du musée Gardiner, tout en indiquant que des «stratégies de commercialisation» (restaurant, boutiques.salles de réception) devraient compenser.Pourquoi maintenant?Mais pourquoi tant de réalisations aujourd’hui à Toronto?D’abord pour des raisons.psychologiques.«Toronto sort tranquillement, depuis 20 ans.de sa culture grise, presbytérienne, victorienne, axée sur le travail et l’argent».explique Piers Handling, directeur du Festival des films de Toronto.Cet événement qu’il a fondé célébrera ses 30 ans ce mois-ci et est devenu l’un des plus grands festivals de cinéma au monde.(C’est Montréal qui en développe des complexes avec sa guerre de festivals.) «Dans les dix prochaines années, je prédis une formidable explosion de créativité à Toronto», lance M.Handling, derrière une maquette de son futur Festival Center, un autre grand projet culturel to-rontois, qui comprendra cinq salles, une cinémathèque et bien d’autres choses (le coût?196 millions).Handling n’est pas le seul à parler en mal de «l’ancienne culture tonmtoise» et à célébrer la nouvelle, en émergence.La directrice du service culturel de la ViDe de Toronto, Rita Davies, fait remarquer que «Toronto a mis du temps à se mettre en pluise avec l’audacieuse architecture de son hôtel de ville».Inauguré en 1965, l’édifice renomme, conçu par le Finlandais Viljo ReveD, est fait de deux tours courbées.Comparant cehn-d avec l’ancien hôtel de ville, son voisin immédiat de style victorien, elle laisse tomber: «L'ancien a l’air d’une forteresse.L’autre exprime l'ouverture sur le monde.Cest le contraste entre deux villes complètement différentes.» Assis au «Café on the Square», devant le fameux édifice.Fex-editeur du Toronto Star.John Honderich, s’exclame: «Toronto est diversifié, tolérant, mais il a besoin de se faire une "mythologie" bien à lui.une histoire.R lui fout apprendre à se vanter un peu», dit l’ancien journaliste maintenant «ambassadeur spécial» de sa ville.«Toronto est une ville qui s’apprête à tomber amoureuse avec elle-même», soutient le poète officiel de la Ville, Pier Giorgio Di Ckxo.«A Toronto, c ’était jadis de la l'antardtse de se dire fier de sa ville.Ailleurs, on appelle cela du marketing.C'est ce qu ’on est en train d’apprendre», note Rita Davies, qui, en 2003, a conçu le «Culture Plan for the Creative City»-Davantage une «road map» (selon ses mots) qu’une politique.«En fait, c’est un plan d’affaires qu’on est en train d’appliquer systématiquement!», dit Simon Brault président de Culture Montréal.C’est aussi Mme Davies qui, avec son équipe, a développé le projet de 20054)6, «année de la créativité»'.Un festival d’un an intitulé «Live with Culture», qui sera lancé le 13 septembre avec une fête pour commémorer le 40* anniversaire de l’inauguration de l’original hôtel de ville.> »i Rattrapage î S’il se réjouit de ces investissements et de ce nou> vel accent mis sur la culture, l’ancien critique de théâtre du Globe and Mail, Ray Conlogue, dit ne pas se faire d’illusions: «Tout ça, c’est du rattrapage.» Jeu* ne retraité en pleine écriture d’un roman jeunesse sur la Chine impériale, Conlogue rappelle, dans un français élégant et précis, que la «renaissance culturelle» de Toronto — terme abusif selon lui — ne fait que corriger les «terribles années» du gouvernement conservateur de Mike Harris.Ce dernier avait sabré jusqu’à 50 % du budget du Conseil des arts de la pro: vince.L’Orchestre symphonique de Toronto a failli fermer.Le Ballet avait dû congédier ses danseurs, «Nos gouvernements provinciaux ont été carrément in; cultes.Même le NPD», affirme-t-il.Pour William Thorsell, ancien directeur du Globe and Mail, Harris a au moins tait un bon coup, à la fin de son règne: mettre sur pied un «superbuild fund»; une cagnotte de 230 millions destinée à promouvoir les partenariats public-privé (PPP) en matière cultul relie.«Il n’y avait qu’une seule échéance pour deman» der des sous et c’est pourquoi ils aboutissent maintenant tous en même temps», explique-t-il.Selon Ray Conlogue, toutes les grosses institutions culturelles sont belles à voir renaître, mais «c’est en partie un “substitut" pour le manque de créativité» de la ville.Il note toutefois un nouvel engouement des Torontois pour la culture.«L’opéra est toujours à guichet fermé.Le répertoire Joué est original.Les metteurs en scène, souvent issus du cinéma, innovent.Et les jeunes! R y a plein de Jeunes dans l’assistance.C’est incroyable.» Mais Toronto manque encore de personnalité, selon lui: «J’y suis né.J’y ai passé toute ma vie à l’exception de sept ans à Montréal, et je peux vous dire: je ne vois pas l’originalité de ma ville.» L’affirmation fait écho à une célèbre boutade du comédien Peter Ustinov: «Toronto, c’est New York géré par des Suisses.» Expression révolue, là aussi?Toronto se démarquerait de plus en plus, soutient John Honderich: «Nous sommes au cœur de ce pays qui a refusé d’aller en Irak, qui légalise le pot et marie les homosexuels.Vous devriez voir la file de gens de même sexe qui vont se marier au troisième étage de ce building.Rya vraiment quelque chose qui se passe dans cette ville.Cest formidable.» Montréal À plusieurs égards, le modèle de Toronto, c’est.Montréal.«Le Québec et la ville de Montréal ont compris depuis trà longtemps l'importance de la culture pour une ville», fait remarquer Tim Jones, de l’organisme culturel Artscape.Dans son plan d’affaires de 2003.Rita Davies déplorait le fait que Toronto dépensait seulement 14.64 $ par habitant en culture, soit presque la moitié de ce que Montréal dépense (26,62 $, selon les chiffres de 2001).«Notre but, c’est de rattraper Montréal dans les cinq prochaines années», dit Davies.Selon plusieurs.Montréal saurait, mieux que Toronto.«vendre» sa culture à l’étranger.John Honderich envie le «buzz» qui entoure Montréal et raconte que, lors d’une récente tournée de «villes créatives»^ telles Berlin et Barcelone, «on n’y pariait que de Montréal.Maintenant qu’on a refait nos institutions culturelles.il faudra nous promouvoir, comme vous».EtTck ronto deviendra la «capitale culturelle du Canada»?Honderich grimace: «Ben voyons, ce pays est si vaste.U peut y avoir plusieurs capitales culturelles: une dl l'Ouest, Vancouver Une du Canada anglais, Toronto, et une du Québec.Montréal.» I Le Devoir 86 LE DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2 O O 5 4 ALPHABETISATION A Niger : des enfants sans avenir Des imams mis au service de la cause Au Québec, on estime qu’environ 15 % de la population éprouve de la difficulté avec la lecture et l’écriture, ce qui n’est en rien comparable avec la situation des pays en voie de développement Au Niger, 80 % de la population est analphabète.PIERRE VALLÉE Un véritable fléau freine le développement des populations des pays en voie de développement rapporte Louise Caméri, responsable des programmes d’alphabétisation au Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI).«La très grande majorité de la population n ’a pas accès à l’éducation et, par conséquent, elle n’a pas accès au pouvoir» Autre donnée qui distingue les pays en voie de développement des pays occidentaux: 1 age de la population Si en Occident on s’inquiète des effets du vieillissement de la population, ce n’est pas le cas dans les pays en émergence où la population est relativement jeune.Et «à risque-, en ce qui a trait à son alphabétisation.«En Afrique de l'Ouest, une clientèle qui nous préoccupe grandement est celle des enfants de 9 à 15 ans.Ce sont les enfants des rues qui ne sont jamais allés à l’école.Et ceux qui ont eu accès au primaire ne l’ont pas complété.Ce sont des enfants qui, pour toutes sortes de raisons, ont été exclus de l’éducation.» Une situation qui devrait sans doute préoccuper les autorités nationales puisque ces enfants représentent l’avenir de leurs pays.Selon Louise Caméri, il semble que cela ne soit pas le cas.Bien sûr, les structures administratives sont en place.Par exemple, il existe au Niger un ministère de l’Éducation de base et de l’Alphabétisation et une direction de l'éducation non formelle.«Mais le gouvernement n’y investit presque rien.» La philosophie du faire-faire En réalité, du moins en Afrique de l’Ouest, ce sont les organisations non gouvernementales (ONG) étrangères, comme le CECI, qui sont les bailleurs de fonds et les superviseurs des programmes d’alphabétisation, les gouvernements nationaux se limitant au rôle de coordonnateur.«Et c'est mieux ainsi.Par le passé, les gouvernements ont voulu opérer les programmes.et cela a donné peu de résultats.» Fonde en 1958.le CECI est une société privée à but non lucratif dont la mission est de combattre l’exclusion et la pauvreté dans les pays en voie de développement Au fil des ans, le CECI a mis en place plusieurs projets d'alphabétisation.Mais le CECI intervient aussi dans d’autres domaines, telle l'agriculture, et toutes ses interventions comportent un volet d’alphabétisation.«La première chose que les gens nous demandent au début d'un projet, c’est de leur apprendre à lire et à compter.» Mais peu importe le type d'intervention ou de projet la philosophie en matière d'alphabétisation demeure la même: celle du faire-faire.«Nous signons des contrats avec des ONG locales qui œuvrent en alphabétisation et qu’on appelle les opérateurs en éducation.Ce sont ces derniers qui opèrent les programmes d’alphabétisation et le CECI agit comme pilote et évaluateur.» De plus, ces operateurs en éducation peuvent profiter de l’expertise de coopérants en ce qui concerne la formation des fonnateurs et le renforcement de leurs opérations.Inutile par contre d'y envoyer un coopérant en tant que formateur puisque l'alphabétisation se fait toujours dans les Langues nationales, comme en houas-sa au Niger.«Eventuellement, au Niger par exemple, on aimerait bien mettre en place un programme d’alphabétisation en français puisqu’il s’agit de la langue administrative et du développement économique, » Education non formelle Parmi les projets d'alphabétisation mis en place au Niger par le CECI, notons le Programme d'appui au développement de l’éducation non fonnelle (PADENF), financé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI).«C’est notre suc-cess-story.Entre 2001 et 2005, grâce à ce program- r I INBAR O REILI.Y REUTERS Un jeune garyon travaille dans un champ, au Niger.me, il a été possible d'alphabétiser 45 (Xk) personnes dans trois des régions administratives du Niger.» Cette approche a connu un tel succès qu'elle sera reconduite dans le nouveau Programme de développement de l’éducation non formelle (PRODENF), cette fois-ci finance par la Banque mondiale.Ce programme s'étendra aux quatre autres régions administratives du Niger avec l’objectif d’alphabétiser ti5 (XK) personnes d'ici 2(X)8.«Nous serons alors présents dans toutes les régions du Niger» Un autre programme cügne de mention est celui que le CECI a mis en place à l’intention des femmes produc- trices de beurre de karité.«Il comprend aussi un wlet al-pluibetisatitm qui est axe sur leurs activités economiques.» .Approche pragmatique Cette façon de procéder témoigne d’une approche plus pragmatique qu'ont les ONG en alphabétisation, les dasses magistrales, quelles soient tenues à I'tvolc ou Sous l’arbre du village, ne représentent plus la méthode favorisée [vu les ONG.On cherche plutôt à into grer l'alphabétisation aux preoccupations quotidiennes de ki clientele, «.-^prendre à lire pour lire n est plus notre approche.On essaie plutôt de hire de l’alphabétisation fonctionnelle baser sur les activités de la clientèle.Far exemple, s’il s’agit de,femmes impliquées dans la culture maraîchère, l’alphabétisation se fera autour des techniques de pnxiuctum agricole.- On cherche aussi à mettre en place les projets d’alphabétisation ki ou se trouve ki clientèle.«On commet! ce à_fdire des programmes d'alphabétisation professionnelle, comme par exemple un projet d'alphabétisation dans un atelier de menuiserie.» Afin de rejoindre la clientèle des 9 à 15 .ms, le CECI a mis en place au Niger un projet-pilote qui fait ap|x>l à l’école coranique.«Si ces jeu ms sont exclus de I éducation, par contre, la plupart d'entre eux .fréquentent l'école coranique.Nous avons approche quelques jeunes imams à l'esprit ouvert qui ont accepte que l’alphabétisation se fisse à l’interieur de l'école coranique.» le projet se limite pre sentement à environ huit écoles, mais Mme Caméri ai nierait bien le voir étendu aux quelque 5(XX) écoles coraniques du pays.L'alphabétisation dans les pays en voie de develop peinent ne profite jxis uniquement à la clientèle qui lx-neticie des programmes d’alphabétisation.les retombées sont plus larges et rejoignent l'ensemble de la communauté.«On a remarqué que les personnes alpha betisees surveillent mieux la santé et lèdueation de Inos enfants.De plus, ces personnes alphabétisées s'impliquent davantage dans la vie communautaire de leur village.» Collaborateur du Devoir Journée mondiale de l’alphabétisation Briser la chaîne de la pauvreté Les adultes québécois peu scolarisés intéressés à entreprendre un retour aux études en vue de l’obtention d’un diplôme postsecondaire auront accès à un nouveau service de référence et d’orientation: la ligne Info Apprendre, pilotée par la Fondation pour l’alphabétisation.MARILYSE HAMELIN Au Québec, 21,1 % de la population âgée de 16 à 65 ans a une capacité de lecture très limitée.En fait, il y aurait entre 468 000 et un million de Québécois de 15 à 65 ans faiblement alphabétisés, selon le recensement canadien de 2001.Si les statistiques sont vagues, c’est que l’analphabétisme est difficile à détecter.Mais il est faux de penser qu’il s’agit d’un concept flou.En termes clairs, une personne est considérée analphabète lorsqu’elle a échoué la formation scolaire de base, soit le cheminement scolaire régulier (primaire et secondaire).Ainsi, seule une personne de 16 ans et phis peut être qualifiée d’analphabète.Avant cet âge, elle est plutôt considérée comme étant en situation de difficulté d'apprentissage.«L’analphabétisme est un constat d’échec de la première scolarité.L’alphabétisation des adultes permet de rendre ces personnes en difficulté actives dans la société.Cela constitue une des solutions à la pénurie de main-d'œuvre.La population ignore à quel point plusieurs personnes ont des besoins importants», explique Sophie Labrecque, présidente-directrice générale de la Fondation pour l’alphabétisation.Info-Alpha Fondée en 1989, la Fondation pour l’alphabétisation a pour mission de rendre accessible à tous la formation de base en lecture et en écriture.Depuis 16 ans elle y arrive, entre autres moyens, grâce à la ligne de référence Info-Alpha, un service sans frais et confidentiel à l’échelle provinciale.Le service permet d’orienter les usagers vers les ressources en alphabétisation de leur région.Phénomène unique au Canada, Info-Alpha répond à environ 100 personnes par jour et a procédé à 57 000 interventions depuis son lancement.«Notre organisme est reconnu sur le terrain; nous avons de nombreux partenaires issus des milieux communautaires public et privé.Nous aimerions faire plus d’interventions, mais la clientèle est difficile à rejoindre.C’est rare qu'une personne analphabète se dise: 'j'ai un problème, je vais m ’inscrire à l'école”.Imaginez ce que ça représente de retourner à l'école quand on ne sait ni lire ni écrire!», illustre Mme Labrecque.Chaque appel reçu par Info-Alpha dure en moyenne 20 minutes et est géré selon une approche individuelle, chaque personne ayant sa propre liistoire.Les usagers rappellent environ sept fois au cours de leur démarche.De plus, la ligne offre im service d'accompagnement téléphonique unique au monde, le service «Limousine».«La “Limousine", c’est l’accompagnement de l’usager de AàZ dans sa recherche auprès des organismes en alphabétisation, lorsque le responsable de l’organisme choisi est joint, l’intervenant d’Info-Alpha demeure en ligne tout au long de l'échange téléphonique afin de s’assurer que l’usager soit satisfait du contact établi et qu’il ait saisi tous les paramètres de sa détnarche.Une fois l'échange avec l’organisme complété, l’intervenant de la ligne Info-Alpha demeure en ligne avec l’usager afin de répondre aux questions qui le préoccupent et de le rassurer sur la suite de sa démarche», explique la présidente, pour qui le niveau élevé d’appels reçus s'explique par les changements en matière d’exigences du marché du travail.«lœs critères de la société ont augmenté aujourd'hui.Avant, une personne plutôt manuelle pouvait se débrouiller; aujourd’hui, même pour travailler sur un chantier, ça prend des cartes de compétence.» Info Apprendre Décrétée par l’UNESCO en 1966, la Journée mondiale de l'alphabétisation aura cette année une résonance toute particulière pour l’organisme québécois car il lancera une deuxième ligne d'aide téléphonique, Info .Apprendre, foi nouvelle ligne orientera les adultes désireux de retourner aux études en vue d'obtenir un diplôme d’études collégiales ou universitaires.Le projet Info Apprendre remonte à 2002, alors que le gouvernement du Québec, dans le cadre de sa politique d'éducation des adultes et de formation continue, confiait à la Fondation le mandat de créer une ligne de référence s’adressant aux personnes ayant une fonnation de base et désirant obtenir un diplôme d’études supérieures.«A la Fondation, on reçoit souvent des appels de gens qui ont pour base une 3 secondaire seulement, qui ont arrêté les études, travaillé pendant 10 ans en usine, et qui désirent maintenant retourner aux études.C’est à ces personnes que s’adresse Injii Apprendre», illustre la présidente.Jusqu’ici, la ligne Info Apprendre demeurait un projet-pilote, dans l'ombre d'Info-Alpha.«Nous n’avons pas fait de publicité et déjà nos lignes débordent.L'an dernier, nous avons constaté une augmentation de 170 % de notre volume d'appels.Ce que l’on souhaite en lançant officiellement Info Apprendre à l’occasion du H septembre, c’est de faire connaître le service au grand public», expose la présidente, fo' service au centre de référence est assuré par cinq intervenants, dont trois sont capables de répondre à tous les types d’appel en français, anglais et espagnol.«On a même un intervenant qui répond en japonais!», lance Mme Labrecque.Ad-venant une surcharge d’appels, le personnel de la Fondation esl aussi habilité à répondre aux appels qui convergent vers leurs deux lignes.En plus des services de référence venant en aide aux adultes, la Fondation pratique la prévention auprès des jeunes grâce à la campagne «La lecture en cadeau», qui vise les entants dits «à risque», issus de famille peu fortunées où les pa- renls sont parfois analphabètes.Jusqu'ici, pas moins de 90 (XX) livres ont été distribués à des entants âgés deOà 12 ans.L'astuce?A l’automne, le grand public esl invité à se rendre au Salon du livre de Montréal ou dans Tune des librairies partie! panics pour faire l’achat d’un livre jeunesse neuf, fo' printemps venu, la Journée de la lecture, le 3 mai, marque le coup d’envoi de ki distribution des livres aux entants.la Fondation reçoit en moyenne 3(K)(XX) demandes de livre par an, mais n’est en mesure de répondre qu’à 20 ()()().«On a besoin de gens qui se présentent en librairie ret automne.On manque de ressources; cette année, on ajoute même la cam pagne ‘lirrlire" pour des dons en argent.lœs professeurs, les CFE, les groupes communautaire et les comptoirs familiaux qui font la distribution des livres participent de plus en plus au projet; on a besoin de sous pour répondre a la demande», avoue Sophie Labrecque.Collaboratrice du Devoir La ligne Info-Alpha: n 1 800 361-9142 Ligne Info Apprendre: n 1 888 488-3888 www.fqa.qc.ca M 111 l it FCAF Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français Un réseau d'organismes d'alphabétisation et d'éducation des adultes en français TERRITOIRES DU NORD-OUESt Fédération Franco-TéNOise « Les ateliers d'alphabétisation me donnent la chance d'obtenir un jour mon diplôme.Aussi, ça motive mes enfants de ne pas lâcher l'école s'ils ne veulent pas être à l'école à trente ans.» Grand-Sault, Nouveau-Brunswick « Je trouve que c'est important de savoir lire et écrire pour remplir correctement des formulaires officiels.Aussi, pour moi, c'est très important de savoir lire tes journaux pour savoir la vérité et être bien informée sur beaucoup de sujets de l'actualité.» Gatineau, Québec « Je suis venue ici pour apprendre.dans le but de pouvoir répondre et aider mes enfants quand ils me posent des questions sur leurs devoirs.» East Angus,Québec (Ces témoignages d’adultes inscrits dans des programmes d’alphabétisation et de formation des adultes sont tirés du recueil des lettres qui ont été adressées à l’auteur-compositeur-interprète Daniel Lavoie dans le cadre d’un programme de la FCAF.Ces lettres ont été publiées dans un recueil, Le Printemps des lettres 2005) Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français (FCAF) 235 Chemin Montréal, bureau 205, Ottawa ON KlL 6C7 (613)749-5333 1888 906 5666 www.fcaf.net JL YUKON Association Franco- Yukonnaise COLOMBIE-BRITANNIQUE Éducacentre ALBERTA Éduk SASKATCHEWAN Service fransaskois de formation aux adultes MANITOBA Pluri-elles Inc.(Manitoba) ONTARIO Coalition francophone pour l’alphabétisation et la formation de base en Ontario QUéBEC Table des responsables de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle des commissions scolaires du Québec NOUVEAU-BRUNSWICK Fédération d’alphabétisation du Nouveau-Brunswick Inc.NOUVELLE-ÉCOSSE Équipe d’alphabétisation Nouvelle-Éco.ILE-DU-PRINCE-EDOUARD Société éducative de Vtle-du-Prince-Édouard TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR Association régionale de la côte ouest Inc./ » L t DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 SEPTEMBRE ALPHABETISATION Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec Contrer enfin l'analphabétisme Les différentes approches de prévention ne font pas l’unanimité au sein des groupes populaires en alphabétisation.Certains offrent différentes activités visant à modifier le rapport entre les familles et l’école pour diminuer le décrochage scolaire et ainsi réduire le nombre de personnes analphabètes.Pour d’autres groupes, le seul moyen de prévenir l’analphabétisme est de revoir complètement le système d’éducation québécois, voire même le modèle social.MARTINE LETAKTE En marge du système d’éducation traditionnel, les groupes d’alphabétisation populaire font de l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul un outil d’expression sociale, de prise de parole ainsi que de pouvoir sur sa vie, son milieu et son environnement.«Chaque groupe d’alphabétisation trouve su manière de fonctionner selon les besoins et les intérêts de ses participants.Notre objectif n'est pas de donner des diplômes.Notre approche est citoyenne puisque nous considérons que, p/mr Umt citoyen, la lecture et l'écriture sont des outils prioritaires», explique la responsable des dossiers politiques du Rts groupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), Caroline Meunier.Selon l’Enquête sur la «littératie» et les compétences des adultes de 2003, seulement 58 % des adultes canadiens âgés de 16 à 65 ans se retrouvent dans les trois niveaux supérieurs de «littératie» pour ce qui est de l’échelle des textes suivis, ce qui signifie qu’ils sont en mesure de satisfaire à la plupart des exigences courantes en lecture.«Contrairement à la croyance générale, les gens faiblement alphabétisés ne sont pas nécessairement des immigrants ou des personnes très âgées pour qui l'école n 'était pas obligatoire.Il y a aussi des jeunes décrocheurs et des personnes qui ont réussi à avoir leur diplôme sans toutefois pouvoir compter sur des acquis très solides.Toutefois, on peut affirmer que les personnes faiblement alphabétisées proviennent généralement de milieux défavorisés», constate Mme Meunier.Plusieurs groupes d’alphabétisation populaire membres du RGPAQ font de la prévention en menant des actions auprès des familles.Parmi les plus répandues, on retrouve l’aide aux devoirs, les activités parents-enfants d’éveil à l’écrit, les activités d’animation autour du livre, les ateliers pour les jeunes «à risque» de décrochage scolaire et l’accompagnement individuel des parents dans le suivi scolaire.«Les écoles et les commissions scolaires doivent s’ouvrir à la réalité des parents peu alphabétisés qui n’arrivent pas à lire les mémos des professeurs ou n 'arrivent plus à aider leurs enfants, dans certains cas, après la 2 année du primaire», explique Mme Meunier.Certains acteurs du milieu de l’éducation populaire se questionnent sur ce type d’actions puisqu’elles sont menées sans égard au contexte socioéconomique des personnes analphabètes.«On rend les parents coupables de ne pas avoir su transmettre à leurs enfants les habiletés leur permettant de fonction ner cm huons US/U’HiLNAMTS ADum-yj La Commission canadienne pour P UNESCO rend hommage au dévouement des groupes et des individus qui oeuvrent à la promotion de l’alphabétisation dans leurs communautés.Le 8 septembre.Journée internationale pour l'alphabétisation, coïncide également avec le lancement de la Semaine internationale des apprenants adultes (8-14 septembre 2005).Bâtir des communautés viables, le thème de la Semaine au Canada, nous rappelle l’importance de l’alphabétisation et de l’apprentissage tout au long de la vie dans le développement de milieux équitables, accueillants et salutaires.Pour des informations additionnelles sur la Semaine internationale des apprenants adultes au Canada : www.unesco.ca COMMISSION CANADIENNE POUR CUNtSCO CANADIAN COMMISSION FOR UNFSCO icea Institut de coopération pour l’éducation des adultes CInstitut de coopération pour l’éducation des adultes salue les personnes et les organismes qui unissent leur voix et partagent leur vision pour souligner la Journée internationale de l’alphabétisation.Continuons à lever ensemble les obstacles.Rendez-vous les 25 et 26 octobre à Québec au Rassemblement.www.icea.qc.ca (514) 948-2044 L€S AAOfS A/VE AAANO.(;£Hr mz-moi Parrainer un enfant défavorisé, c’est l’accompagner sur les chemins de àj l'école et lui offrir une _ meilleure éducation.mj.1800 ENFANTS fondationpgl.ca ûi ÆjlpJj *’ Parrainage cT écoliers dans une société qui, par ailleurs, les stigmatise et les marginalise constamment.On veut donc enseigner des “pratiques parentales positives" aux familles, ce qui laisse entendre que celles qu'elles utilisent sont inadéquates et inefficaces, voire négatives et néfastes», écrit le formateur travaillant pour le groupe Ludolettre, Yanick Descheneaux, dans le dernier numéro de la revue du RGPAQ.Le système d’éducation Plus de 60 ans après la première loi sur l’instruction publique, il y a toujours un pourcentage important d’analphabètes au Québec.Année après année, les élèves issus de milieux aisés réussissent généralement mieux que les élèves appartenant aux classes défavorisées ou aux cultures minoritaires.Certains groupes d’alphabétisation populaire et penseurs remettent donc en question le système d’éducation actuel conçu par des gens de milieux nantis pour des gens de milieux nantis.Les interactions des enseignants avec les enfants traduisent une certaine conception du monde, croit le professeur à la faculté d’éducation de l’université McGill, David Dillon.«Pour les enfants qui proviennent de milieux favorisés, l’école correspond habituellement à un environnement familier, et la transition de l’école à la maison demeure plus facile.En revanche, pour les enfants issus de milieux défavorisés ou d’autres cultures minoritaires, l’école peut représenter une culture étrangère, très différente du contexte culturel et linguistique auquel ils sont habitués à la maison et dans leur communauté», écrit-il dans le dernier numéro de la revue du RGPAQ.Cette réalité explique, selon lui, les problèmes d’apprentissage précoce.Modifier le modèle social D’autres acteurs du milieu de l'alphabétisation vont encore plus loin en réclamant une modification significative du système économique et politique actuel pour réduire l’écart entre les riches et les pauvres.Prévenir l’analphabétisme consisterait avant tout à assurer un niveau de vie décent à tous les citoyens, tout en leur pennettant d’avoir en main les outils nécessaires pour participer à la vie démocratique.Au RGPAQ, on dénonce le manque de volonté politique en matière de lutte contre l’analphabétisme et la pauvreté, particulièrement avec le gouvernement actuel.Les adultes qui entreprennent une démarche d’alphabétisation populaire ont besoin de soutien financier même si, à la base, le service est gratuit.«Les participants doivent couvrir différents frais tels que le transport et la garderie.Plusieurs solutions sont possibles.A Montréal, certains ont pensé que le tarif étudiant pour le transport en commun pourrait ère offert aux personnes qui entreprennent une démarche d’alphabétisation.Dans les régions éloignées, il fout trouver d’autres solutions pour les gens qui n ont pas de voiture.Ça paraît bien simple, mais ces petites mesures peuvent foire toute la différence pour les gens dans le besoin qui en ont déjà beaucoup sur les épaules», conclut Mme Meunier.Collaboratrice du Devoir Quand Québec gère l’argent d’Ottawa La Gaspésie et les îles ont une population à 30 % analphabète Le gouvernement du Québec et les instances fédérales ont négocié une entente toute particulière concernant le secteur de l’alphabétisation, soit l’IFPCA.Cette initiative intergouvemementale semble prendre la mesure des besoins sur le terrain.Toutefois, quelques bémols se font entendre en région.Explications.THIERRY HAROUN En 1988, le gouvernement fédéral a mis sur pied le Programme national d’alphabétisation, qui est administré par le Secrétariat national à l’alphabétisation (SNA), dans le but de soutenir financièrement les efforts déployés d’un bout à l’autre du pays visant à lutter contre l’analphabétisme.Dans le cas du Québec, une entente commune a été négociée avec Ottawa, ce qui a donné naissance aux Initiatives fédérales-pro vinciales conjointes en matière d’alphabétisation (IFPCA).En vertu de cet apcord, le ministère québécois de l’Éducation, par le biais de la Direction de la formation générale des adultes (DFGA), coordonne les projets qui lui sont soumis et administre le budget annuel que lui consent le gouvernement fédéral.Les IFPCA, telles que définies dans le protocole d’entente, visent uniquement des projets de développement de l’alphabétisation, tels l’information, la coordination de projets d’animation de toutes sortes, la sensibilisation du public, la recherche, les projets novateurs d’action communautaire et la production de documents didactiques.«Au Québec, ce programme fédéral a pris une forme toute particulière, c'est-à-dire que nous avons conclu une entente avec le gouvernement fédéral qui décrit les responsabilités de chacune des parties en établissant clairement que ce programme ne peut servir à dispenser de l’enseignement», histoire de respecter la juridiction québécoise en matière d’éducation, tient à dire Andrée Racine, responsable du secteur de l’alphabétisation à la DFGA.«L’entente que nous, au niveau fédéral, avons avec le gouvernement du Québec, explique de son côté Lynne Lalonde, gestionnaire de programmes au SNA, est particulière car c’est une entente formelle et signée, contrairement aux ententes informelles que nous avons à l'échelle canadienne.» Mise en place Depuis l’instauration du Programme national d’alphabétisation, le SNA, dont le budget annuel se chiffre à 30 millions de dollars, a financé quelque 8000 SOURCE IFPCA Marie-Claude Brière projets en alphabétisation à l’échelle canadienne.Chaque année, la DFGA produit un cahier des modalités de mise en œuvre du programme IFPCA avant que les organismes intéressés soumettent leurs projets, lesquels projets sont par la suite analysés individuellement Plus d’une centaine de projets obtiennent annuellement le feu vert de la DFGA.Sont considérés comme admissibles aux IFPCA les organismes d’action communautaire autonome en alphabétisation (OACAA) qui sont accrédités au Programme d’action communautaire autonome sur le terrain de l’éducation — ils sont au nombre de 132 — ainsi que les 72 commissions scolaires du Québec.L’enveloppe budgétaire disponible pour cette année est de quelque 3,9 millions de dollars.Cet argent est réparti comme suit: 1,5 million pour les commissions scolaires, 1,3 million pour les organismes communautaires, et le reste est rerqis à la discrétion du ministère de l’Éducation pour des projets particuliers et autres partenariats.Par exemple, cette enveloppe discrétionnaire a notamment permis au Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine de produire des trousses de documents IFPCA destinées aux formateurs en alphabétisation.Cette année, 16 trousses générales et 19 trousses thématiques (santé, éveil à la lecture, bilan des acquis, jeux, alimentation, mathématiques, alphabétisation fonctionnelle, etc.) sont mises à leur disposition.Actions Au cours des quatre dernières minées, la tendance des projets de développement en matière d’alphabétisation soumis à la DFGA est à la «sensibilisation et au recrutement de l’effectif étudiant», souligne Mme Racine en notant qu’il «faut aller chercher les gens là où ils sont».Ces efforts de recrutement ont porté leurs fruits si l’on s’en Dans le cadre de la JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’ALPHABÉTISATION LE REGROI PIMENT DES GROUPES POPULAIRES EN ALPHABÉTISAT ION du Quebec (RGPAQ) vous invite à une : CONFERENCE-DEBAT : LTMPACT DES POLITIQUES NÉOLIBÉRALES.JEUDI le 8 SEPTEMBRE 2005 de 13 h 30 à 17 h A L AUDITORIUM DE LA GRANDE BIBLIOTHÈQUE 475, boni.De Maisonneuve Est, Montréal Métro Berri-UQÀM .EN ÉDUCATION Centrale des syndicats di Qi ébec (CSQ) EN ÉDUCATION DES ADULTES Daniel Baril Institut de coopération pour l'éducation des adultes (ICEA) EN ALPHABÉTISATION POPULAIRE La Maison d'Haïti, l.rol pe d'alphabétisation POPULAIRE DANS LE QUARTIER SAINT-MICHEL À Montréal MODÉRATRICE : Nicole Lacelle ENTRÉE GRATUITE UllU ‘•i-liUifUt REGROUPEMENT DES GROUPES POPULAIRES EN ALPHABÉTISATION DU QUÉBEC 2120.rue Sherbrooke Est.bumu 502.Montrfal (Québec) H2K 1C3 Téî.: OH) 523-7762 Téléc.: (514) 523-7741 Courriel : aJphatPrgpoq.qco Site Internet www.rgpaq.qc ca tient aux chiffres disponibles: les inscriptions dans les services d’alphabétisation dispensés par les commissions scolaires sont passées de 10 026 en 1999-2000 à 14 610 en 2003-2004.On note également une hausse d’inscriptions dans les OACAA, lesquelles sont passées de 6133 en 1999-2000 à 7731 en 2002-2003.«On sent également, dans les projets de développement qui nous sont présentés, la volonté d’innover.On sent un dynamisme à cet égard», poursuit Mme Racine.Il y a aussi, dit-elle, toute la question de la prévention auprès des parents d’enfants âgés de zéro à 12 ans vivant dans les milieux défevorisés, qui semble de plus en phis préoccuper les acteurs intéressés par l’alphabétisation.En outre, le programme de l’IFPCA compte «rejoindre les adultes peu scolarisés des régions éloignées», selon la documentation officielle.Allons-y voir.Le cas gaspésien Près de 30 % de la population vivant dans la région Gaspésie-Des-de-la-Madeleine est considérée comme analphabète (possédant donc moins d’une 9' année ou.' 2r secondaire), selon les données disponibles.Dans cette perspective, l’IFPCA répond en quelque sorte à un besoin criant «puisque ce programme cible les actions qui sont menées dans le milieu», laisse, tomber Marie-Claude BrièreV agente d’information et de promotion auprès de la Table multipartè-naire en éducation, formation et emploi Gaspésie-les-Ees, un organisme qui regroupe notamment les commissions scolaires, les groupes populaires en alphabétisation, la Conférence régionale' des élus, Emploi-Québec et le ministère de l’Éducation.Si «quatre des six projets de notre région qui ont été soumis dans U cadre de l’IFPCA ont été acceptés Tannée dernière», beaucoup reste à faire afin de mieux adapter ce programme à la réalité régionale, estime Mme Brière.«C’est un programme qui est exigeant en matière de-conditions, de rapports et de suivi en, regard des petites sommes qui sont, accordées.C’est un constat unanime que.font nos partenaires.» Et le problème ne s’arrête pas laj puisque «certains projets, dit Mme Brière, sont refusés pour des raisonÇ obscures malgré la cohérence et l’excellente concertation démontrées dans les projets soumis».Ailleurs Dans le cadre de son entente avec le Québec, le gouvernement fédéral finance des projets présent tés par des organismes autres que ceux qui composent les deux réseaux d’alphabétisation financés par le programme IFPCA Ces pro; jets, soumis directement au SNA aux fins de financement sont dési»; gnés sous l'appellation «Volet autres organismes».Plusieurs types d’organisme’ peuvent requérir de l’aide financiè; re dans le cadre de ce programme! des organismes sans but lucratif â l’échefie provinciale, régionale ou communautaire; des institutions non gouvernementales, soit des syndicats, des associations professionnelles ou commerciales; des établissements d’enseignement postsecondaire ou encore de$ écoles de formation professionnelle.Le SNA consacre en moyenne, 1,3 million de dollars par année à cé volet bien singulier.«Il reste beaucoup de travail à foire au plan de l’alphabétisation car c’est un sujet tabou dans la population, qui n’arrive pas à comprendre qu'un tel problème puisse exister dans un pays développé comme le Canada», constate Mme Lalonde.' Collaborateur du Devoir ALPHABE- TISATION DOSSIER CE CARIER SPÉCIAL EST P C B LI É PAR LE R E VOIR Responsable: NORMAND THÉRIA1TT ¦ilkermillalf-ifovoir.ra 2050.rue de Blmry.!)' ëuçe.Munlrénl (Québcr) HAA R,VI!I.Tel.: (.il 4) 885 SA:)» rrdarlionBlrdrvftir.rnm F A I S ( ’ e y r e i) o i s LE DEVOIR.LES SA Al EDI 3 ET DI Al A N OHE 1 SEPTEMBRE 2 O O S A !> ALPHABETISATION SYNDICALISME Formation d’abord «Il est catastrophique pour nos sociétés de laisser les seules entreprises prendre les décisions» Les entreprises n ont d’autre choix que de se tourner vers la formation de la main-d'œuvre pour faire face à une concurrence de plus en plus féroce dans le cadre de l’élargissement des marchés.Celles-ci doivent en parallèle intégrer les technologies de pointe dans divers aspects de leurs opérations et former leurs employés en conséquence.Toutes sont loin d’en etre convaincues et manifestent des résistances à l’endroit du discours syndicaliste qui prêche en faveur de cette approche.RÉGINALD HARVEY Président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), François Vaudreuil se remémore que cette organisation a développé une bonne expertise en formation de base en milieu de travail, dans le milieu des années 1980, à l’occasion des changements en profondeur survenus à la boulangerie Weston.11 était à ce moment conseiller syndical à la négociation: «Cest la première place où on a bougé.Le projet de la multinationc’e de 25 000 employés consistait alors à bâtir la boulangerie la plus moderne au monde et, pour ce faire, on avait recours aux technologies les plus modernes existant un peu partout.Les fournisseurs d’équipement allemands recommandaient tous l’équivalent d’un diplôme d’études collégiales [DEC] pour être capables de travailler sur la chaîne de production.» En assemblée générale, il se rappelle qu’un membre avait bien résumé sa pensée par rapport aux chambardements en cours: «Quand ils m’ont embauché ici il y a 30 ans, ils me demandaient de travailler avec tout ce que j’ai en bas des épaules.Aujourd’hui, ils me demandent la même chose, mais aussi de travailler avec ce que j’ai en haut des épaules.» «Il avait alors sacré en disant que c’était dur en “tabarnac” pour un vieux comme lui.On s’est alors aperçu que les gens avaient perdu l’habitude de lire, d’écrire et de foire appel à leurs connaissances en mathématiques au fil de leurs années de travail.» Pour les besoins de la cau- se, la cafétéria de l'usine a alors été transformée en salle de cours: «On ne parfait pas d’alphabétisation aux travailleurs.On leur disait qu’on allait les aider à rafraîchir leurs connaissances en français et en mathématiques; en même temps, on les initiait à l’informatique.» Finalement, le transfert s’est effectué sans difficultés majeures et les règles de l’ancienneté ont été respectées.Le chef syndical tire la conclusion suivante de cette experience: «Les gens ont été capables d’intervenir pour la résolution des problèmes et pour le travail en équipe.Ce sont des changements culturels importants dans un établissement.» La CSD a même réalisé un logiciel d’alphabétisation à cette occasion, qui s’est davantage et beaucoup vendu du côté du Canada anglais et dés Etats-Unis; elle projette d’en préparer une nouvelle version pour la placer en ligne dans Internet Moins de formation et plus de productivité Toutes les centrales syndicales se sont fermement opposées au virage du gouvernement Charest en matière d’investissements dans la formation.Depuis quelques mois, les entreprises de plus petite taille, dont la masse salariale n’atteint pas un million de dollars, ne sont plus obligées d’investir 1 % de cette masse dans la formation de leur personnel.François Vaudreuil désapprouve ce geste: «On était complètement opposé à l’abolition du 1%.On prétendait que la culture de la formation n’était vraiment pas implantée ÉiieS EL1ANAAP0NTE REUTERS 11 existe plusieurs moyens pour augmenter la productivité afin de faire face à l’intensification de la compétitivité.au Québec où elle n'en était qu’à ses premiers balbutiements.On n'était qu’au début d’un virage absolument nécessaire.» D pose ce constat: «Cest un des principaux défis qui existent présentement et le malheur, c’est que le gouvernement ne semble pas sensibilisé à l’importance de la formation dans les milieux de travail.H est catastrophique pour nos sociétés de laisser les seules entreprises prendre les décisions à ce sujet.On fait un très mauvais choix.» Il existe, à son avis, plusieurs moyens pour augmenter la productivité afin de faire face à l’intensification de la compétitivité: «On peut accroître celle-ci en intensifiant la charge de travail, ce qui est la façon la plus mauvaise de le foire.On peut aussi mettre en place des changements technologiques, ce qui est bon en soi.Mais pour maximiser ce genre d’interventions, il fout organiser le travail.» Le virage technologique et la réorganisation du travail lui semblent être les véritables solutions pour répondre aux exigences des marchés actuels.D va plus loin: «Ça 31 ans : analphabète 43 ans : président « J'ai eu droit à une seconde chance.» Alain Denis, ambassadeur de l'alphabétisation, horticulteur et président, Les plantes d'intérieur Alain Denis inc.A Fondation pour ('alphabétisation Comblez le vide Info-Alpha 1 800 361-9142 www.fqa.qcca O implique une formation qui est importante, et je dirais que les grands gains de productivité vont se produire souvent sur le plan des rapports sociaux.En ce sens, la formation sociale devient aussi cruciale que la formation technique.» La FTQ se mouille Du côté de la Fédération des travailleurs du Québec (FFQ), la conseillère syndicale et responsable du dossier de la formation, Louise Miller, explique l’implication et les interventions de la centrale dans cet aspect du travail: «Les deux tiers des membres de la Fédération se trouvent dans le secteur privé, dont une bonne part dans le secteur manufacturier.À cet endroit, on est très conscient qu’il y a encore un pourcentage éleve de nos membres qui sont entrés fans le milieu de travail à l'époque où l’on demandait une 8 ou une 9 année.Ils ont eu à foire face à bon nombre de changements.» Elle présenté la situation sous tut autre angle: «On est aussi fans des domaines où les emplois sont menacés par la mondialisation.On est conscient que.pour protéger ces derniers, il faut que les entreprises soient compétitives; pour ce foire, elles doivent avoir une main-d'aruire de qualité et bien formée.On se rend compte aussi que les changements sont de plus en plus rapides fans les milieux de travail.Auparavant, ceux-ci survenaient tous les 10 ou 20 ans et maintenant, des virages importants se produisent tous les 19 mois.» Dans un tel environnement, la dynamique de la formation continue s’impose.Une centrale en action Appelée à préciser les projets en cours.Mme Miller resume la situation: «Il yen a de plus en plus.On connaît des secteurs où il se faisait très peu de formation de base à l’époque et qui ont véritablement commencé à s’investir là-dedans.Ça se passe principalement fans notre syndicat des communications, de l’énergie et du papier.De ce côté, il y a eu une prise en charge et beaucoup de sensibilisation sur cette question au cours de la dernière année.On a également assisté à un mouvement d'actiim ngùmal Iss régions imt fait émerger des projets touchant les competences de base.» Le train de la formation ne s'arrête pas là: «C’est évident que tout le temps consacré à la realisation des projets de base représente très souvent un préalable à d’autres .formations.On essaie, fans la négociation avec l’employeur, d’integrrr les dimensums de mise à jour et de compétences de base en tant que prérequis à des connaissances techniques ou professionnelles plus avancées.» Elle en explique la raison: «Dans plusieurs entreprises, on s’est aperçu qu’on offrait des formations aux travailleurs et que les résultats n étaient pas néees-sairement positifs.Le transfert des connaissances ne se produisait pas très bien parce qu ’il y avait des lacunes à la base.Il fout remettre à jour certaines compétences, les actualiser avec les nouveau.*: vocabulaires pour arriver d mieux former les personnes.» Tout ce processus d'actualisation est lié au mouvement d'organisation du travail et aux nouvelles technologies, inique I nuise Miller «Par exemple, j’observe du côté du manu facturier qu'im a, en matière d'organisation, des programmes de gestion d’inventaire qui impliquent, fans le fond, toutes les autres opérations fans l’entreprise.Or, on doit former les gens pour qu’ils soient capables d'utiliser ces systèmes informatiques-là, qui sont de plus en plus populaires.» le tout génère inévitablement de la formation auprès tit's travailleurs.Collaborateur du Devoir U/ ¦fC, ¦* O unteria Une initiative du CECI et de l’EUMC Construire un monde solidaire Postes de volontaires internationaux Des citoyens et des organisations qui agissent ensemble pour réduire la pauvreté dans le monde.Une contribution canadienne à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.Uniterra recrute présentement des volontaires internationaux spécialistes de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle.Uniterra est une Initiative conjointe du Centre canadien d'étude et de coopération Internationale (CECI) et de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) En collaboration avec l’ACOI Pour plus d’information, visitez : WWW.Uniterra.org Assistez au forum « Pour des communications plus claires » mm i Des études de cas et des exercices pratiques pour apprendre : Comment communiquer avec des adultes peu alphabétisés Comment créer des formulaires plus accessibles Conférencier principal : Michel Gauthier, ministère des Ressources humaines et Développement des compétences Canada.Récipiendaire d'un prix du Gouverneur général pour son expertise en communications claires.Inscrivez-vous au http://www.communicationsplusclalres.ca Vous trouverez sur le site Internet l’ordre du jour et les objectifs des forums.Dates et lieux des forums Montréal (colloque en français) le jeudi 3 novembre 2005 Montréal (colloque en anglais) le vendredi 4 novembre 2005 Forum pancanadien à Ottawa le jeudi 1 décembre 2005 Pour plus d'information, communiquez avec Tobias Keogh : Tél.(613) 749-5333 poste 225 ou sans frais au 1-888-906-5666 ou tkeoghfcaf.net A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 SEPTEMBRE 2 0 0 5 CTUALITES Les experts Pavaient prédit Washington — Presque tout ce qui est arrivé à La Nouvelle-Orléans depuis que l’a frappée l’ouragan Katrina avait été prédit par des experts et des simulations par ordinateur, aussi les spécialistes des situations d’urgence s’interrogent-ils sur l'état d’impréparation des autorités.«Le scénario d’un grand ouragan arrivant sur La Nouvelle-Orléans était prévu, prédit et bien rodé», déclare Clare Rubin, un consultant en gestion des situations d’urgence qui enseigne aussi à l’université George Washington.Des simulations informatiques élaborées à l’université d’Etat de la Louisiane et dans d’autres institutions ont produit des projections détaillées de ce qui surviendrait si l’eau franchissait les levées et les digues protégeant la ville ou si ces dernières cédaient En juillet 2004, plus de 40 organisations fédérales, régionales, locales et bénévoles avaient appliqué ce scénario précis lors d’une simulation sur cinq jours, baptisée «Ouragan Pam», dans le cadre de laqueUe il leur fallait faire face à une tempête imaginaire qui détruisait plus de la moitié des bâtiments de La Nouvelle-Orléans et entraînait l’évacuation d'un milon d’habitants.Au terrqe de cet exercice, Ron Castleman, directeur régional de l’Agence fédérale de gestion des urgences, avait déclaré: «Nous avons beaucoup progressé cette semaine dans nos efforts de préparation.Les équipes chargées de réagir aux catastrophes ont mis au point des plans d’action dans des domaines cruciaux comme la recherche et les secours, les soins médicaux, les abris, le logement temporaire, la réhabilitation d'écoles et le traitement des débris.» - Reuters Sudoku L’été s’achève et avec lui la publication quotidienne du Sudoku.À partir de la semaine prochaine, les amateurs retrouveront leur jeu favori dans le cahier Samedi de l’édition du week-end du Devoir.Sudoku 4 — 8 6 7 3 2 1 4 6 j 2 3 1 8 7 9 6 4 | j 00 6 4 7 4 5 5 3 2 0050 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque botte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent Solution du domlor numéro chiffres de 1 à 9.8 9 6 2 7 3 1 4 5 Chaque chiffre 4 3 1 5 8 9 2 7 6 apparaît donc une 5 7 2 4 6 1 9 3 8 seule lois dans une 6 2 5 3 9 7 8 1 4 ligne, dans une colonne et dans 3 1 7 8 4 2 5 6 9 une botte 3x3.9 4 8 1 5 6 3 2 7 7 5 3 6 2 8 4 9 1 lnto@les-mordua.com 2 8 9 7 1 4 6 5 3 www.lM-mordus.com 1 6 4 9 3 5 7 8 2 0049 LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9r étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Pur télécopieur Par courriel re L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal 1 (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les avis de décès (Le Mémoriel) Au téléphone (514) 525-1149 Par courriel info@lememoriel.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Service à la clientèle et abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) l* Devoir peut, à l'occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition d'orsanisattons reconnues dont la cause, les produits vxi les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaite/ pas recevoir de eomrspondance de ces orputisations.veuOec en avertir notre serwe a ta clientele U Dtwir est publie du lundi au samedi par l e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2060.rue IV Bleury, étagé.Montreal.(Quebec), HAA 3M9 11 est imprime par Imprimerie Québécor World.St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jeaivsur Richelieu, division tie Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser Urs informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division de Corporation Sun Media., fKH>, boulevard Saint Martin Ouest.Laval.Envol de publication — Enregistrement n' 0658.IVpèl legal: Bibliothèque nationale du Quebec.REUTERS Affamé, un résidant de La Nouvelle-Orléans s’en prend à des membres de la Garde nationale qu’il accuse d’être arrivés avec trop de retard.ULATE’S * ®r»a£ BUSH SUITE DE LA PAGE 1 penser que nous sommes prêts à faire face à une attaque nucléaire ou biologique?» La Chambre des représentants a par ailleurs voté hier un budget spécial de 10,5 milliards de dollars pour venir en aide aux régions sinistrées, ce qui n’est qu’un premier aperçu des sommes qui seront débloquées, a assuré le président Bush.Celui-ci a d’ailleurs rejeté du, revers de la main les critiques selon lesquelles les Etats-Unis ne peuvent pas à la fois faire la guerre en Irak et accorder l’aide nécessaire pour que les zones dévastées se remettent sur pied.«Nous pouvons faire les deux.Nous avons amplement de ressources pour faire les deux», a-t-il lancé.L’aide en route Environ 10 (MX) personnes ont été évacuées hier et on estime que plus de 50 000 personnes demandent encore à être secourues.Quelque 100 000 personnes ont trouvé refuge d;yis les 284 abris de la Croix-Rouge répartis dans neuf Etats’, où des dortoirs de collèges, des églises et des écoles ont été convertis en abris.D’autres réfugiés de l’ouragan sont aussi cantonnés dans des hôtels ou chez des amis ou des parents.Il faut ajouter à cet important bilan les quelque 25 000 personnes qui avaient trouvé refuge dans le Superdome, où les conditions sanitaires se détério-raient d’heure en heure.Ces sinistrés ont finalement été transférés hier vers l’Astrodome de Houston, où les conditions commençaient également à se détériorer.Un accident d’autobus a d’ailleurs fait une dizaine de blessés et im mort lors du transfert.Les autorités américaines ont fait savoir que près de 7000 gardes nationaux seront arrivés sur le terrain d’id ce soir.Déjà, près de 3000 gardes étaient arrivés sur place Itier.Des effectifs ont d’ailleurs quitté l’Irak pour voler au secours des habitant s des Etats américains du Sud.les derniers gardes nationaux ont apporté de la nourriture et de l’eau pour les victimes ainsi que des armes pour lutter contre les pillards et les criminels qui sévissent dans la ville en proie au chaos.Le président Bush a tenté de se faire rassurant alors qu’il visitait des quartiers dévastés de Mobile, en Alabama: «Une aide importante est en route vers ceux qui ont été touchés, plusieurs millions de litres d’eau, plusieurs millions de tonnes de nourriture.» Il a cependant souligné en fin de journée qu’il n’y avait «pas encore assez de sécurité à La Nouvelle-Orléans».Face à ces pillards, qu’elle a qualifiés de «truands», la gouverneur de la Louisiane, Kathleen Blanco, a averti que les gardes nationaux ne feraient pas de quartier.«Ils ont des M-16 chargés», a-t-elle prévenu.«Ces soldats savent comment tirer et tuer, ils sont plus que prêts à le faire, et j’attends qu'ils le fassent.» Cuba veut aider Au momept où le président américain menait sa tournée des Etats touchés de plein fouet par l’ouragan Katrina, les offres de différents pays affluaient pour venir en aide à la première puissance économique mondiale, de l’Union européenne en passant par le Japon, le Canada et même le tout petit Sri Lanka, éprouvé l’hiver, dernier par le tsunami.La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a remercié hier les quelque 60 pays et organisations in-ternatiopales qui ont proposé leur aide et souligné que les Etats-Unis n’avaient rejeté aucune offre, malgré les rumeurs voulant que le pays ait décliné les offres russe et française.«Le département d’Etat relaie les offres d’assistance venues de l’étranger à l’agence responsable des situations d’urgence, la FEMA [Federal Emergency Management Agency], qui détermine les besoins», a expliqué la secrétaire d’Etat américaine.«Dans certains cas, dans des endroits comme La Nouvelle-Orléans, c’est une question d’accès.Certaines offres peuvent être acceptées immédiatement, d’autres peuvent être acceptées un peu plus tard», a-t-elle ajouté.Il y a cependant certaines offres qui risquent bien de ne jamais connaître de suite.Le président cubain Fidel Castro a en effet proposé hier aux Etats-Unis l’envoi de 1100 médecins avec 26,4 tonnes de médicaments pour venir en aide aux victimes de l’ouragan Katrina «Cuba est prêt à aider immédiatement.Nous offrons des choses concrètes, des médecins sur le lieu de la tragédie, ce qui est précisément ce qui manque actuellement», a déclaré le président cubain.L’Agence internationale de l’énergie (AIE), une or- ganisation rassemblant des pays importateurs de pétrole, a de son côté proposé de «/dire appel aux stocks stratégiques» de ses Etats membres à hauteur de deux millions de barils par jour pendant un, mois afin de faire face à la pénurie provoquée aux Etats-Unis par l’ouragan Katrina, des installations pétrolières ayant été touchées au large des côtes américaines.Le Canada poussera lui aussi à la roue.L’armée dépêchera la semaine prochaine quatre navires et trois hélicoptères Sea King le long de la côte du golfe du Mexique, secteur dévasté par l’ouragan Katrina, afin d’y prendre part aux opérations de secours et de reconstruction.Des équipes étaient occupées à embarquer du matériel à bord de trois navires de guerre et d’un bateau de la garde côtière hier alors que 1000 militaires se préparaient à prendre la mer en direction de La Nouvelle-Orléans mardi, une semaine après que Katrina eut semé la dévastation dans la région.Le commodore Dean McFadden, qui prendra le commandement du déploiement, a indiqué que les responsables canadiens consultaient actuellement leurs homologues américains afin de déterminer la nature de la contribution des troupes canadiennes durant leur mission, qui devrait durer un mois.Le premier ministre fédéral Paul Martin a par ailleurs indiqué que le .Canada pourrait fournir davantage d’énergie aux Etats-Unis.Notant que le Canada ne disposait pas de réserves importantes de pétrole, le premier ministre a néanmoins fait valoir que le Canada «jouera son rôle».«La question est donc de savoir si nous allons être en position de fournir des approvisionnements additionnels.[.] Nous avons vérifié auprès des sociétés [pétrolières] et des provinces [.] et nous allons pouvoir le faire», a-t-il affirmé.Le premier ministre canadien a en outre assuré que son gouvernement faisait le maximum afin de trouver et d’aider les Canadiens qui pourraient être incapables de quitter La Nouvelle-Orléans et les autres secteurs dévastés.Le Devoir Avec Associated Press, la Presse canadienne, Reuters et l’Agence France-Presse REMOUS SUITE DE LA PAGE 1 s 'adresser.Qu ’une personne ait besoin d’un formulaire précis ou encore d'information sur l'assurance-emploi ou sur sa pension de vieillesse, ce sera Sendee Canada qui répondra aux requêtes.Actuellement, il n’y a rien de simple au gouvernement.Une personne peut avoir besoin de contacter trois ou quatre ministères pour tout trouver ce qu elle cherche.Ce temps est révolu.Désormais, c’est la machine qui se mettra au sendee du citoyen pour lui faciliter la vie», explique un haut fonctionnaire.Un beau projet.mais aussi un gros projet.Et même si Service Canada n’atteindra pas sa vitesse de croisière avant le début de l’année 2008, le rythme d’intégration va déjà bon train.Actuellement, 21 500 employés œuvrent pour ce nouveau service, à peine cinq mois après sa création.C’est plus de la moitié des 41 000 fonctionnaires attitrés aux services à la population dans les différents ministères fédéraux.Il est impossible de savoir à terme combien d’employés tonneront SC.mais le chiffre de 25 000 à 30 000 est évoqué.Le budget de fonctionnement de Service Canada est actuellement de 1,7 milliard de dollars par année et ira en grandissant.C’est ce département qui distribue déjà les chèques de pension et ceux de l’assuran-ce-emploi, et ce.depuis quelques semaines.Service Canada assure aussi la distribution des passeports dans certaines régions et a déjà absorbé sous son commandement la ligne téléphonique de Travaux publics, mieux connue sous le nom de 1800 O-Canada.Depuis avril 2005.sans le savoir, plus de 200 000 citoyens et clients ont fait affaire avec Service Canada.Bref, avec ses responsabilités actuelles, SC distribue des chèques et subventions d’une valeur de 65 milliards de dollars par année, rien de moins.Y aura-t-il des pertes d’emploi qui découleront de cette restructuration majeure?«Ce serait réaliste de dire oui», souligne une source gouvernementale.Toutefois, la plupart des départs se feraient par attrition.notamment à cause des retraites anticipées dans la fonction publique.Ottawa estime pouvoir réaliser près de 200 initiions de dollars d’économie dès cette année avec SC.Et une fois l’opération bien ficelée, en 2009-10.le fédéral pense économiser près de 2,5 milliards par année grâce à cette nouvelle synergie.Le politique à la remorque Pendant que la fonction publique met activement la main à la pâte, les politiciens semblent difficilement suivre le rythme, même si cette idée de Service Canada est dans l’air depuis un bon moment à Ottawa.«On n’existe pas officiellement encore, explique un fonctionnaire de haut rang.Le gouvernement est un peu en retard.» C’est que î’équipe qui chapeaute ces milliers de fonctionnaires n’est même pas encore complètement en place.Une sous-ministre et un sous-ministre adjoint sont bel et bien en poste mais, sur la dizaine de hauts fonctionnaires qui doivent les épauler, seulement la moitié a été embauchée et plusieurs en toute hâte en juillet et août.L’affichage externe pour les postes à combler n’a toujours pas eu lieu.Les liens avec les politiciens sont aussi assez difficiles, selon les informations obtenues.C’est que SC n’a actuellement aucun ministre en titre, malgré l’immensité de sa structure et son importance stratégique envers les citoyens.La toute nouvelle ministre des Ressources humaines, Belinda Stronach, a pour l’instant la responsabilité de la mise en place de SC.Mais, comme ce nouveau departement touche également beaucoup d’employés dans les ministères du Développement social du Travail, des Affaires étrangères, de {’Immigration, des Travaux publics et du Développement des ressources humaines, les hauts fonctionnaires sont forcés de multiplier les rencontres et les documents en haut lieu.Sept ministères en tout sont impliqués dans cette transformation.«Eventuellement, il devra y avoir un seul ministre vraiment en charge, explique une source.Ça complique les choses actuellement et, si ça continue, ça va devenir problématique.» De plus, la ministre Stronach n’a toujours pas présenté de mémoire au cabinet pour faire le point sur l’évolution rapide du dossier, selon ce qu’a appris Le Devoir.SC n’existe toujours pas officiellement puisque le gouvernement doit absolument créer une loi ou adopter un décret qui explique sa mission et ses objectifs.«On n ’est pas rendu là, on est encore dans la mécanique», souligne Stéphanie Leblanc, porte-parole de Belinda Stronach.Le gouvernement joue par contre avec le feu puisque, dans un Parlement minoritaire, toutes les lois peuvent être défaites lors du vote en Chambre.Plus il attend, plus la surprise pourrait être mauvaise.C’est ce qui s’est notamment produit le 16 février dernier, quand l’opposition s’est alliée pour défaire une loi qui prévoyait une division complète des ministères du Commerce international et des Affaires étrangère.Un projet en marche depuis longtemps qui a alors dû prendre fin abruptement Mais Service Canada pourrait ne pas rester sans ministre officiel très longtemps, puisque les rumeurs de remaniement ministériel s’intensifient à Ottawa.Selon ce qu’a appris Le Devoir, plusieurs bureaux de ministres ont reçu l’ordre de ne rien prévoir à long terme, soit au-delà de deux à trois semaines, de peur de ne pas pouvoir respecter les engagements.Une source libérale a confié qu’il était «hautement probable» que le premier ministre procède à une légère séance de chaise musicale avec son cabinet dès la semaine prochaine ou au maximum d’ici 15 jours.Une occasion en or pour mettre sur l’écran radar du citoyen la structure Service Canada et assurer une meilleure cohésion dans son développement Le Devoir 9685
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.