Le devoir, 9 novembre 2009, Cahier A
GRIPPE A(H1N1) Les Montréalais boudent le vaccin Page A 3 ?w w w .1 t‘ (1 e \' oii'.c o ni ?CLIMAT Sheila Watt-Cloutier dénonce le drame de l’Arctique Page A 4 LE DEVOIR Vol.( X 251 ?I K I.I X 1) I D X O V K M li H K 2 O ü !t I .I O $ + T A x R s = 1.25$ Les rejets du «complexe environnemental » Menace sur la rivière Mascouche ?Les audiences du RAPE s’amorcent au sujet du projet d’Écolosol LOUIS-GILLES FRANCŒUR Alors que débutent ce soir les audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet d’Ecolosol de hausser le niveau de contamination des sols enfouis dans sa cellule de Mascouche, des citoyens et des écologistes disent avoir des doutes sérieux sur l’efficacité des mesures de protection de la rivière Mascouche à l’endroit des rejets qui émanent du «complexe environnemental» de cette ville où se situe le projet soumis à un examen public.Le complexe environnemental de Mascouche comprend notamment un dépôt de neiges uséeç et des terrains de la société Ecolosol, propriété de MM.Normand Trudel et Tony Accurso, qui y exploite une cellule d’enfouissement de sols, pour l’instant faiblement contaminés.Ces citoyens ont fourni au Devoir une photographie aérienne qui montre qu’au printemps dernier, en période de crue, l’eau d’un ruisseau et d’un inilieu humide voi,sins pénétrait sur le terrain d’Ecolosol dans un secteur où de la terre a été remaniée et où on semble avoir épandu des sols de nature indéterminée.Interrogé à ce sujet le porte-parole du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Robert a dit qu’il ignorait la nature exacte de ces sols et que le ministère allait le vérifier à partir de la photo que Le Devoir lui a transmise.En entrevue mercredi, M.Robert précisait toutefois au Devoir que tous les sites qui gèrent des sols contaminés doivent faire en sorte, en vertu de la réglementation, que leurs eaux de surface ne puissent «ni sortir ni rentrer» en tout temps.C’est pour cette raison, dit-il, que la réglementation exige de ceinturer ces sites au moyen d’un fossé de drainage afin d’en assurer l’étanchéité totale.M.Robert précise qu’il y a eu trois inspections après la construction du site d’enfouissement, en plus d’un rapport de conformité remis au ministère pour attester du respect des exigences réglementaires.Le site, a-t-il ajouté jeudi, a fait l’objet de 10 inspections depuis 2006 en plus de deux campagnes d’échantillonnage du système de captage des eaux de surface.Le tout a-t-il affirmé, s’est avéré «conforme aux attentes» du ministère.Mais le responsable du dossier ignorait que l’eau de crue provenant du milieu humide voisin ait pu-pa^ser par-dessus le fossé qui ceinture les terrains d’Ecolosol en avril dernier.Il semblait même très VOIR PAGE A 8: MENACE Les sites qui gèrent des sols contaminés doivent faire en sorte que leurs eaux de surface ne puissent «ni sortir ni rentrer» en tout temps, selon le ministère REUTERS IRAK Le Parlement adopte la loi sur la tenue d’élections générales ¦ À lire en page B 1 INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 2 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie .A 5 Éditorial .A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 resj» t ; 'aï?» ___ YUR1 Ci RIRAS REUTERS En conférence de presse hier à la Maison-Blanche, Barack Obama a exhorté le Sénat à adopter à son tour la réforme de l’assurance maladie.Santé : Obama gagne une manche Après le feu vert obtenu de justesse à la Chambre des représentants, l’avenir du projet de réforme se jouera au Sénat ALEXANDRE SHIELDS La partie est loin d’être gagnée pour l’ambitieuse et controversée réforme du système de santé américain portée par Barack Obama, qui a franchi de justesse samedi soir un premier test à la Chambre des représentants.Le projet, le plus im- portant des quarante dernières années, se déplace désormais au Sénat, où le débat s'annonce des plus délicats.Lors d’une courte allocution hier, le président américain Barack Obama a toutefois salué «un vote courageux de la part de nopibreux membres du Congrès» et a estimé que les Etats-Unis étaient «plus proches que jamais de la plus vaste réforme de l’assurance maladie» que le pays ait jamais connue.«H incombe désormais au Sénat de transformer l’essai au nom du peuple américain.Je suis certain que c’est ce qu 'ils [les sénateurs] vont faire», a-t-il ensuite déclaré, VOIR PAGE A 8: OBAMA •f • - $ * 'il tj .jtm r: .AXEL SCHMIDT AGENCE FRANCE-PRESSE Les Berlinois admiraient hier les stèles en polystyrène qui tomberont ce soir comme un jeu de dominos géant, pour marquer le vingtième anniversaire de la chute du Mur.Berlin en liesse, comme il y a vingt ans La réunion des représentants des anciennes forces d’occupation couronnera les célébrations de la chute du Mur.Comme il a vingt ans, les Berlinois s’apprêtent à faire la fête dans les rues.CHRISTIAN RIOUX Berlin — Berlin a revêtu ses habits des grands jours.Dans Unter den Linden et Friedrichstrasse, les touristes sont venus de partout.Depuis des jours, la capitale ne vit plus qu’au rythme de l’anniversaire des vingt ans de la chute du mur de Berlin qui mit un terme à la guerre froide et à la division de l’Europe tout entière.Devant la porte de Brandebourg, où passait autrefois le Mur, les tréteaux sont en place pour accueillir les représentants des quatre anciennes forces d’occupation de Berlin.Dans tous les coins de la ville, des expositions, des affiches et des animations soulignent ces commémorations qui atteindront leur sommet aujourd’hui.Vingt ans après la gigantesque liesse qui s’était emparée de Berlin le 9 novembre 1989, environ 100 000 personnes sont attendues ce soir dans les rues de la ville.Depuis samedi, les Berlinois viennent en famille admirer les 1000 stèles en polystyrene qui ont été plantées sur 1,5 km, du Reichstag a la Potsdamer-platz.Décorées par 15 (XX) jeunes Allemands de motifs évoquant la fin de la guerre froide, elles tomberont ce soir comme un jeu de dominos géant En attendant les marchands de saucisses et de vin chaud VOIR PAGE A 8: BERLIN L’ENTREVUE Du chaos à la guerre froide asiatique Le reporter Robert D.Kaplan se dit moins pessimiste aujourd’hui que dans les années qui ont suivi la chute du mur de Berlin Profondément sceptique devant le triomphalisme qui a gagné l’Occident peu après la chute du mur de Berlin, le grand reporter américain Robert D.Kaplan était l’un des rares à appréhender les pires calamités.Pandémies, catastrophes écologiques, guerres interethniques.l’anarchie s’en venait, comme il intitulait d’ailleurs son article incontournable écrit en 1994, The Coming Anarchy.Quinze ans plus tard, il se dit moins pessimiste, même si le triomphe de la démocratie libérale n’est toujours pas dans ses cartes.On assistera plutôt à un retour des grandes rivalités entre États-nations, non plus en Europe, mais en Asie.JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TRE.MB LAY Sillonnant l’Afrique de l’Ouest pendant les années qui ont suivi la fin de la guerre froide, Robert D.Kaplan voyait le chaos gagner progressivement le Liberia, la Sierra Leone, la Côte d’ivoire et les autres pays de la région.Le premier sombra dans la guerre civile en 1989, suivi deux années plus tard par le second.La Côte d’ivoire, dont le succès économique et la stabilité politique en avaient fait un «miracle» après son indépendance en 1960, devait aussi connaître un jour le même sort, prédisait Kaplan.La guerre civile y éclata en 2002.VOIR PAGE A 8: GUERRE ¦ L’éditorial de Serge Truffaut, page A 6 ¦ La chronique de François Brousseau, page B 1 ¦ Le Mur comme moteur créatif, page B 8 S La révolution volée, page A 7 Robert D.Kaplan 77831302380046 LE DEVOIR.LE L L' X D I D NOVEMBRE 2 0 0 9 A 2 ACTUALITES EN BREF Les proches aidants ne sont pas tfes superhéros le quart des 500 CXXJ Québécois 4ui sont des proches aidants, des personnes non rémunérées prenant soin d’un membre de Wur famille, souffrent de dépression clinique.Cette statistique îdarmante est rendue publique par le Réseau entre-aidants, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation intitulée Pas des superhéros.Le coordonnateur du Réseau, Mark Stolow, presse le gouvernement d’apporter plus d’aide à ces personnes qui sont débordées, souvent isolées et qui souffrent de détresse dans plusieurs cas.D souligne que leurs besoins ne fcont pas seulement physiques et psychologiques, mais aussi financiers.Selon M.Stolow, huit proches aidants sur dix éprouvent des problèmes émotionnels liés à leurs lourdes responsabilités.Selon des évaluations, le stress et la fatigue qu’ils subissent quotidiennement font en sorte qu’ils ont un risque de mortalité 60 % plus élevé que la population en général.Les coûts de l’absentéisme au travail des proches aidants, dû au surmenage, sont estimés entre deux et trois milliards de dollars par année.- Im Presse canadienne Une fraude de un million et demi La conseillère en épargne Save-rina Cottone aurait fraudé des clients de la firme Les Services financiers First Canadian Inc.de Montréal i>our un million et demi de dollars, a rapporté Radio-Canada, hier.La représentante en épargnes collectives Sa-verina Cottone, qui vendait des fonds communs de placement et des fonds distincts de Transame-rica, aurait placé les épargnes de ses clients, mais les aurait ensuite retirés en imitant la signature des gens qui lui confiaient son argent.Irs Services financiers First Canadian Inc ont été radiés, rapportait le 17 septembre dernier l’Autorité des marchés financiers qui trouvait l'entreprise trop complaisante dans ce dossier.Les victimes devraient être indemnisées par le fonds des services financiers puisque le cabinet détenait une inscription auprès de l’AMF Le 10 septembre, l’AMF faisait savoir par communiqué qu’elle intentait une poursuite pénale comportant 50 chefs d’accusation contre Saverina Cottone devant la Cour du Québec (chambre criminelle et pénale) du district de Montréal et réclamait une peine d’emprisonnement ainsi que des amendes totalisant 183 500 $.-La Presse canadienne Jeux olympiques de Montréal en 1976 Le secret du succès des athlètes est-allemands s’est retrouvé au fond du Saint-Laurent La Stasi aurait jeté les substances dopantes et les seringues inutilisées dans le fleuve JIM B K O N S K I L L Ottawa — Apres avoir injecté des doses de drogue pour améliorer la performance de leurs athlètes lors des Jeux olympiques de Montréal, les autorités est-allemandes ont jeté les substances et les seringues inutilisées dans le Saint-Iauront, selon des documents récemment découverts.La République démocratique allemande a surpris le monde entier aux Jeux olympiques de 1976 en remportant 40 médailles d’or, terminant ainsi au deuxième rang, tout juste derrière l’Union des républiques socialistes soviétiques.Apres la chute du mur de Berlin, il y a 20 ans ce mois-ci, des révélations de dopage généralisé au sein des athlètes est-allemands sont apparues, ce qui a mené à des procès et a des indemnisations pour les athletes ayant été dopés aux stéroïdes hormonaux a leur insu.Une découverte chanceuse dans les archives de la Stasi, l'agence de renseignements de la République démocratique allemande, a permis à un professeur d’histoire de l’Université de Waterloo, en Ontario, de mettre la main sur un docu- ment de 95 pages portant sur les opérations de la police secrete est-allemande lors des Jeux olympiques de Montréal.Gary Bruce a ainsi trouvé un rapport sur les Jeux indiquant qu’en-viron dix mallettes d’emballages médicaux, d’aiguilles et d’instruments tubulaires, notamment, ont été jetées dans le Saint-Laurent Selon M.Bruce, huit des neuf pages du rapport ont disparu — probablement détruites lors d’une vaste opération de purge menée par la Stasi à la fin de la guerre froide pour élimi- ner des documents secrets.Mais l’historien assure n’avoir aucun doute sur l'objet de la note de service.«Il n'est pas inhabituel de détruire des médicaments, ou de les jeter dans le fond d’une rivière», a-t-il dit.Les documents démontrent clairement que le chef de la Stasi d’alors considérait les Jeux olympiques comme un moyen pour améliorer la place de l’Allemagne de l’Est dans le monde.Erich Mielke voulait s’assurer du bon déroulement des événements sur les terrains de compétition et éviter que des problèmes ne surgissent après les Jeux.M.Mielke avait nommé Markus Wolf, le chef de la branche de l’espionnage à l’étranger de la Stasi, a la tète d'une opération contrôlée de près qui visait a suivre les athlètes est-allemands durant les années précédant la tenue des Jeux olympiques, de même qu’au cours des 16 jours de l’événement sportif.La Stasi craignait particulièrement les défections, et elle tentait de dénicher tout signe de déloyauté de la part des athlètes est-allemands.Selon les documents d’archives, la Stasi disposait de 67 informateurs parmi les 511 sportifs professionnels représentant la République démocratique allemande, soit un ratio de plus d’un agent pour 10 athlètes.La Presse canadienne Huit des neuf pages du rapport ont disparu — probablement détruites lors d’une vaste opération de purge menée par la Stasi à la fin de la guerre froide UNE PLACE SÉCURITAIRE SUR LE PAVÉ i,—» PEDRO RUIZ LE DEVOIR BRANDISSANT UNE étude de la Direction de la santé publique de Montréal qui évalue à 846 le nombre de piétons et de cyclistes qui ont été blessés entre 1999 et 2008 dans l'arrondissement du Sud-Ouest, des centaines de personnes ont réclamé haut et fort du gouvernement de Jean Charest qu ’il révise en profondeur le concept du projet de reconstruction du complexe Turcot déposé par le ministère des Transports du Québec (MTQ).Ij>s dizaines de manifestants estiment que le MTQ contribue à améliorer la situation dans les quartiers limitrophes plutôt qu à l’aggraver.«Pour améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes, il fout, d'une part, s'attaquer à la réduction des volumes de circulation à l’échelle métropolitaine de Montréal et, d’autre part, aménager les rues de manière à protéger les piétons et les cyclistes des risques posés par la circulation automobile», a affirmé le porte-parole de la Coalition pour la réduction et l'apaisement de la circulation.Aliments Maple Leaf dans l’embarras Des inspecteurs ont relevé un manque d’hygiène à Toronto l’an dernier STEVE RENNIE Ottawa — Le nettoyage de fond en comble d’une usine d’Aliments Maple Leaf, à la suite de l’éclosion de listériose de l’an dernier, n’a apparemment pas permis d’effacer toute trace de moisissure, de limon et de restes de viande, selon des documents nouvellement rendus publics.Dans leurs rapports, des inspecteurs ont écrit avoir constaté un manque troublant d’hygiène dans l’usine, située à Toronto, quelques semaines à peine après sa réouverture, l’an dernier.Les installations avaient été temporairement fermées à des fins de désinfection.Maple Leaf affirme que les inspecteurs examinaient les lieux de plus près, à la suite de la crise de la listériose, ce qui explique pourquoi ils ont constaté davantage de problèmes.Le responsable de la salubrité des aliments chez Maple Leaf, le Dr Randy Huffman, a indiqué que plus de 200 nouvelles procédures opérationnelles avaient été mises en place depuis l’éclosion de listériose, mais qu’il avait fallu du temps aux employés pour s’y familiariser.D a néanmoins ajouté que tout au long de ce processus d’apprentissage, l’entreprise avait sans cesse amélioré son approche de la salubrité des aliments.H n’y a jamais eu de raison de s’inquiéter quant à la salubrité des aliments produits à l’usine, a assuré M.Huffman.Cependant, le dirigeant du syndicat des inspecteurs des aliments fédéraux a indiqué que certaines des choses constatées par les inspecteurs devraient préoccuper les gens.Maple Leaf a fermé son usine de Barton Road pendant près d’un mois, l’an dernier, à la suite de l’éclosion de listériose qui a fait 22 morts et de nombreux malades.Durant la fermeture de l’usine, l’entreprise a invité des équipes de télévision pour filmer la désinfection et la stérilisation des équipements et des locaux.De plus, des centaines d’employés ont pris part à des séances de formation portant sur la propreté et la bactérie Listeria monocytogenes.La Presse canadienne CE SOIR 20 H ÉPISODES 1 et 2 EN RAFALE M’OMuPSE La série choc LA 2eME GUERRE MONDIALE LE DEVOIR.LE L I' N D 1 i> \ O V E M B R E 2 O O f> \CTUALITES Se donner raison Manon CORNELLIER Qu’il s’agisse de la réduction de la TPS.du torpillage du registre des armes a feu ou de l'imposition de peines minimales pour des crimes de tout acabit deux traits communs ressortent de ces décisions.D'abord, le gouvernement Harper les a prises en faisant fi des faits et de l'avis des experts.Ensuite, elles sont partisanes ou idéologiques et.généralement, electoralement rentables.Elles rassurent la base traditionnelle du parti, frustrée de voir «son» gouvernement renouer avec les déficits, ou encore charment une nouvelle clientèle sensible à l’argument sécuritaire.Un autre domaine qui fait l’objet de cette mise en condition est celui de l'immigration, d’autant plus que, cet automne, le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Jason Kenney, prévoit rendre public son projet de réforme du système de détermination du statut de réfugié.Les conservateurs ont toujours trouvé trop lourd, trop ouvert aux abus et souvent trop généreux le système d’immigration et d’attribution du droit d’asile.Leurs critiques n’étaient pas isolées.Ce système souffre depuis au moins vingt ans de problèmes d'arriérés pour les demandes d’immigration et de délais abusifs pour le traitement des demandes d’asile.Tous les gouvernements ont tenté de s’attaquer au problème, mais sans trop de succès.Et les solutions ne font jamais consensus.Celles des conservateurs ont toujours inquiété les partisans d’un système généreux.Sous le couvert de la lutte contre les abus, surtout dans le cas des demandes d’asile, la droite a en effet souvent préconisé l’imposition plus fréquente de visas, un resserrement des critères, des mécanismes d’appel plus limités et ainsi de suite.L’argument massue a toujours été le nombre inadmissible de dossiers en attente attribuable au fait que le gouvernement devait, en vertu de la loi, répondre à toutes les demandes.Elles se sont outrageusement accumulées.«Au 31 décembre 1999, environ 330 000 personnes — travailleurs qualifiés et leur famille — attendaient que leur demande soit traitée \.].Au 31 décembre 2008, plus de 620 000personnes de cette catégorie étaient en attente écrivait la vérificatrice générale Sheila Fraser, la semaine dernière, dans un rapport sur le programme touchant les travailleurs étrangers.Pour éviter que cet arriéré augmente, le gouvernement Harper a profité du budget 2008 pour; adopter une nouvelle mesure.A l’avenir, une demande laissée sans réponse sera retournée au demandeur qui devra alors se reprendre.On ne conservera plus sa demande.Cela ne résout pas le problème des demandes en attente avant 2008, problème qu’une autre décision du gouvernement n’aidera pas à régler.Pour aider les secteurs industriels en pénurie de main- d'œuvre, le gouvernement conservateur a assoupli les règles pour faire venir des travailleurs temporaires.Leur nombre a explosé.En 2008.près de 370 000 permis ont ete délivrés.Or.le gouvernement a aussi décide de permettre à un grand nombre de ces travailleurs de faire une demande de résidence permanente, quand ils sont au pays.Il n’a toutefois pas limité le nombre de demandes pouvant être faites chaque année.Or, les niveaux d'immigration ont à peine augmenté depuis 2004, y compris dans la catégorie des travailleurs étrangers qui regroupent les travailleurs qualifiés et les travailleurs temporaires faisant une demande de résidence permanente.Si plusieurs de ces derniers se manifestent, moins de travailleurs qualifiés dans l’arriéré pourront alors être acceptés.Dans ces conditions, «le niveau d'immigration des travailleurs qualifiés du volet fédéral pourrait descendre aussi bas que 18 000 en 2012, contre un niveau minimum visé de 68 200 en 2009», écrit Mme Fraser.La situation n’est guère mieux pour les réfugiés.Dans leur cas, l’arriéré est passé de près de 20 000 en juin 2006 à plus de 50 000 en septembre 2008.La responsabilité de ce rebond repose entièrement sur les épaules du gouvernement Harper qui a tardé pendant plus de deux ans à pourvoir plusieurs postes de commissaires chargés de traiter ces demandes.Mme Fraser l’a éloquemment démontré dans un autre rapport paru en mars dernier.Pour l’instant, la solution des conservateurs est de fermer les vannes.Dans son dernier rapport annuel rendu public à la fin octobre, le ministre Kenney indique que la fourchette cible pour le nombre total de réfugiés passera de 26 000-31 800, en 2008, à 19 600-26 000 en 2010.Les plus touchés seront ceux qui font leur demande d’asile au Canada et les membres de leur famille à l’étranger.La cible pour ce groupe (demandeur et personnes à charge) sera maintenant de 9000 à 12 000 en 2010, alors qu’elle était de 15 400 à 19 800 en 2008.Depuis son arrivée au pouvoir il y a presque quatre ans, le gouvernement Harper n'a jamais présenté de véritable politique d’ensemble articulée en matière d’immigration.Les mesures qu’il a prises font été à la pièce et certaines, au détriment même de l’efficacité du système.La semaine dernière, Mme Fraser notait que des changements avaient été apportés sans que le ministère ait des évaluations à jour, quand il en avait.Non seulement les conservateurs ont navigué à l’aveuglette, mais ils ont envenimé une situation qu’ils déploraient En somme, ils ont créé les conditions qu’ils invoquent pour justifier leur politique.mcornellierialede voir, corn te N BREF IC Partielles fédérales: iront-ils voter?Ottawa—Des élections partielles fédérales ont lieu dans quatre circonscriptions aujourd'hui, dont deux au Québec, où le principal défi sera de convaincre les électeurs d’aller voter, huit jours seulement après qu’ils se furent rendus aux urnes pour les élections municipales.Le Bloc québécois doit défendre les circonscriptions d’Hochelaga, à Montréal ainsi que celle de Montmagny-LIslet-Kamouras-fca-Rivière-du-Loup.Ailleurs au Canada, le parti de Jack Layton défend son siège de New West-rpin ster-C oquiüam, en Colpmbie-Britannique.En Nouvelle-Ecos-sè, dans Cumberland-Colchester-Musquodoboit Valley, les électeurs votent pour remplacer l'in-idépendant Bill Casey.- La Presse canadienne Flaherty rejette l’imposition d’une taxe «financière» StAndrews, Ecosse — Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, rejette la proposition britannique d'imposer une taxe sur les transactions financières pour «s’assurer» contre une autre crise financière mondiale.Jim Flaherty, qui assistait à une réunion des ministres des Finances du G20 en Ecosse, a déclaré que le gouvernement Harper n'était nullement désireux de hausser ou à imposer de nouvelles taxes, alors que la crise économique se résorbe.Le premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré samedi qu’il était temps de songer à une taxe, qui pourrait soutenir un fonds en vue de futurs «renflouements».- La Presse canadienne x ._ PKDRO KUIZ LK DKVOIR A peine 10 000 personnes à risque se sont prévalues de leur droit d'etre vaccinées en priorité samedi à Montréal.Les Montréalais boudent le vaccin Prises de court, les autorités de la santé publique devancent la vaccination des moins de 65 ans atteints de maladies chroniques Insatisfaite du faible taux de vaccination au cours des derniers jours, l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal devance de plusieurs jours la vaccination de quelque 300 000 personnes.M A R C O B É LAI R -CI R I N O Faisant face à des centres de vaccination pratiquement vides ce week-end, l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal a autorisé hier la vaccination contre la grippe A(H1N1) des personnes de moins de 65 ans atteintes de maladies chroniques.Les personnes qui souffrent d'une maladie cardiaque, d’une maladie pulmonaire chronique, de diabète ou de maladie métabolique, de maladie du foie, de maladie rénale ou de troubles hématologiques sont priées de se faire immuniser contre la grippe dans l’un des 14 centres de vaccination de la métropole.«C'est au-delà de 300 000 personnes à Montréal qui sont dans ces différents groupes.C’est un nombre très important», a fait remarquer le directeur de la Santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard.Ces personnes s’ajoutent aux groupes prioritaires déjà autorisés à se faire vacciner, c’est-à-dire les parents ainsi que les frères et sœurs des nourrissons de moins de six mois, les enfants âgés de six mois à cinq ans et toutes les femmes enceintes.Quelque 150 000 doses sont actuellement entre les mains de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, hormis ceux sans adjuvant qui sont disponibles depuis hier pour les femmes enceintes de 20 semaines ou plus.«Nous voulons les distribuer rapidement aux groupes le plus à risque», a déclaré le D1 Lessard.Les cliniques de vaccination ont ouvert grandes leurs portes aux personnes souffrant d'une maladie chronique, en raison du faible taux de vacçination des derniers jours.A peine 10 000 personnes à risque se sont prévalues de leur droit d’être vaccinées en priorité samedi à Montréal, alors que les autorités sanitaires en attendaient deux fois plus.Le directeur de la Santé publique de Montréal s’expliquait mal hier les raisons de la baisse d’affluence dans les centres de vaccination.«C’est peut-être la belle température.C’est peut-être aussi parce que les gens craignaient d’attendre», a affirmé le Dr Lessard avant de rappeler l’importance de la vaccination.«C’est une responsabilité personnelle et sociale présentement que de se faire vacciner», a-t-il dit.Les directeurs de santé publique du Québec discuteront ce matin de la possibilité de devancer l’immunisation des enfants de plus de cinq ans et des adultes en bonne santé, prévue à Montréal seulement à partir du 7 décembre.«Tout va dépendre de la disponibilité des vaccins», a martelé Richard Lessard hier.Les personnes âgées qui habitent en résidence et qui ne sont pas en mesure de se déplacer pourront par ailleurs se faire vacciner contre la grippe A(H1N1) à domicile, a confirmé le ministère de la Santé ce week-end.Des équipes volantes de vaccination se déplaceront dans les centres de soins de longue durée (CHSLD) et les résidences privées, et ce, dès que l’ordre de vaccination sera donné par les autorités sanitaires.On dénombre maintenant neuf décès liés au virus A(H1N1) au Québec.Au total, près de 600 personnes ont été hospitalisées en raison du virus depuis le 30 août.De ce nombre, près de 400 l’ont été au cours de la dernière semaine.Malgré tout, la directrice de l’organisation des services médicaux de première ligne au ministère de la Santé, la Dre Yolaine Galarneau, a tenté de se faire rassurante.«On a un virus qui n'a pas changé, qui est toujours fort contagieux, mais qui est peu virulent.Donc, qui atteint beaucoup de gens, avec une intensité très faible», a-t-elle lancé.Les autorités sanitaires exhortent les personnes qui présentent des symptômes grippaux à se rendre aux cliniques réservées à la grippe plutôt qu'aux urgences des hôpitaux.Plus de 25 cliniques supplémentaires seront ouvertes au Québec, dont 15 sur l’île de Montréal.Le virus A(HINI) devrait coûter quelque 200 millions de dollars au gouvernement du Québec, estime le ministre de la Santé, Yves Bolduc.«Le prix n'a pas d’importance.On va donner tous les soins nécessaires pour avoir la meilleure efficacité au niveau de la population, en termes de soins, en termes de vaccination», a-t-il assuré lors d’un point de presse samedi.Le Devoir Avec La Presse canadienne i O I O Résultats des tirages du : 2009-11 -07 12 15 18 25 29 32 Gagnants KdEBi 12 ”r ' 34 Lots 11 668 268,00 $ 311 299,90 $ 2 179,30 $ 65.00 $ 10.00 $ 5,00 $ 15 475 824 $ Gagnants 5/6 4 c 5/6 4 c 139 567 11 216 92 811 10 001 2/6 4 C ventes totales Prochain gros loi (approx.) 3 500 000 S Lots 2 000 000,00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75.00 $ 10.00 $ 5,00$ 706 751,00 $ 4424650 vOfiï Résultats des tirages du : 2009-11 -06 102T07T08 EF® COMPLÉMENTAIRE IC 0648863 GAGNANTS LOTS in i 50 000 000,00 $ 6/7+C 5 133 187,50$ 6/7 118 5 643,50 $ ) 5/7 7 621 109,20$ 4/7 163 251 20,00 $ 3/7+C 151 580 20,00 $ 3/7 1 395 493 Participation gratuite Ventes totales 54 779 660 $ Prochain gros lot (approx.) : 15 000 000 $ ^AXMILLIONS b,s06,m„llont SÉLECTIONS NON DÉCOMPOSABLES 01 03 10 24 31 32 42 05 14 24 35 3Z 38 40 * 24 28 30 32 43 44 47 02 19 30 38 40 46 47 06 08 H £1 23 28 48* QZ U 14 16 34 44 46* 10 13 17 16 26 28 4Q 01 04 10 21 29 36 40 06 09 10 24 29 47 49 02 14 16 18 23 36 44 I y a plus d'un gagnant pour cette sélection, donc ce lot sera partagé.elebration î>01 o) De retour avec plus de 32 MILLIONS $ EN LOTS! | En cas de disparité entre cette liste et la l'ste ofhciede de Loto-Québec, cette de-^ière a priorité ROLEX OYSTER PERPETUAL DATEJUST EN ACIER ET OR EVEROSE 18 CARATS csOMou/eme Gàmbard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 LE DEVOIR.LE L I X D I 9 X O V E M B R E ACTUALITES AFGHANISTAN Un groupe de réflexion réclame 15 800 soldats de plus MURRAY BREWSTER Ottawa — Un groupe de réflexion conservateur aux États-Unis affirme qu’il faudrait 15 800 soldats supplémentaires pour assurer une sécurisation adéquate de Kandahar afin que les efforts de reconstruction et de formation des militaires afghans puissent se poursuivre.Une étude de l’American Enterprise Institute, et qui a largement circulé parmi les alliés occidentaux, dresse un portrait détaillé et sombre des ressources américaines ou de l’OTAN estimées nécessaires par des experts militaires pour remporter la guerre contre les talibans.Ces troupes supplémentaires se joindraient aux quelque 6000 soldats canadiens, américains et afghans déjà déployés dans Kandahar, l’une des provinces les plus dangereuses de l’Afghanistan.Cette évaluation survient au moment même où des stratèges militaires à Ottawa examinent les possibilités en vue du retrait de l’Afghanistan des Forces armées canadjennes, prévu en 2011.Le président des États-Unis, Barack Obama, est sur le point de décider du nombre de soldats supplémentaires à envoyer en Afghanistan, et l’étude, menée par Frederick et Kimberly Kagan, du centre sur la conduite de la guerre de l’institut, suggère de déployer ces troupes dans Kandahar.L’étude exclut la possibilité de déplacer les troupes déjà en place.«Il n'y a pas de troupes pouvant être déployées dans le [Commandement régional Sud], elles sont toutes engagées dans des missions qui ne peuvent pas être abandonnées», font valoir les auteurs de l’étude, qui a été examinée par le ministère canadien de la Défense nationale.L’étude reflète les inquiétudes de commandants de l’armée américaine se trouvant sur le terrain qui, durant tout l’été, ont manifesté de la crainte face à la vigueur de l’insurrection dans Kandahar.Des interrogations ont été soulevées quant à la décision d’envoyer l'essentiel des premiers renforts américains dans la province voisine de Helmand.Selon le nombre de troupes que Washington enverra et la stratégie adoptée par le commandant de l’OTAN, le général américain Stanley McChrystal, l’étude avance que Kandahar a besoin d’au moins 3500 autres soldats.Mais le nombre optimal pour être en mesure de mener à bien la sécurisation de la population est de 15 800.L’étude avance également que les retraits pré vus des troupes canadiennes et néerlandaises au cours des deux prochaines années devraient également être pris en considération.«Les Etats-Unis ou l’OTAN devront par conséquent trouver des contingents supplémentaires pour compenser ces départs au cours des deux prochaines années», arguent les auteurs de l’étude, rédigée à la mi-septembre.La Presse canadienne Entretien avec Sheila Watt-Cloutier Le climat, une affaire de sécurité, de culture et de mode de vie Sans glace ni neige, il est illusoire de défendre la culture inuite LOUIS-GILLES FRANCŒUR Sheila Watt-Cloutier est une Inuite connue partout sur la planete.Mais pas beaucoup au Québec, où elle n’est pas devenue une figure de proue du débat environnemental.Pourtant, la bataille que mene cette femme déterminée et éloquente en faveur de véritables politiques de «justice environnementale» a failli lui valoir le prix Nobel de la paix en 2007 quand Al Gore et le Groupe d’experts intergouvememental sur l’évolution du climat (GIEC-ONU) l’ont finalement obtenu.Pour Sheila Watt-Cloutier, le concept de «justice environnementale» se traduit en termes concrets.«Nous ne sommes pas un peuple dont les rejets de gaz à effet de serre [GES] peuvent changer le climat de la planète.Mais ce qui se passe dans le climat est en train de modifier les modes de vie, voire la survie de plusieurs espèces vivantes, voire le sort de communautés humaines autant dans l’Arctique que dans les pays en voie de développement», explique-t-elle en entrevue au Devoir.Pour les Inuits, dit-elle, le dossier du climat est synonyme de «sécurité, de culture, de mode de vie».«Sans la glace et la neige, poursuit-elle, il est illusoire de vouloir défendre notre culture, la sécurité de nos communautés et même notre système d’éducation.L’essentiel de l'enseignement de nos jeunes exige du froid, de la neige et de la glace.Comment, sans la neige, pourrait-on enseigner l’endurance, la patience et le courage, soit les qualités humaines reliées à la chasse?Comment enseigner la manière de se nourrir et de survivre dans un pareil climat?Ou finalement, comment apprendre aux jeunes à acquérir le jugement sans faille qu’exige la survie, d’attendre le bon moment en tout dans un environnement aussi difficile?» Elle s’insurge contre l’apathie de beaucoup de Canadiens devant le drame qui se joue dans l’Arctique.Elle se demande comment ces mêmes personnes réagiraient si soudainement les autoroutes du Sud disparaissaient comme celles de l’Arctique avec la fonte des glaces et le dégel du pergélisol.Que feraient ces mêmes personnes si les écoles étaient fermées du jour au lendemain, ce qui équivaut dans l’Arctique à l’absence de glace durant des mois de plus en plus nombreux?Celle qui a présidé aux destinées de la conférence des pays de la couronne arctique estime que ces communautés sont déstabilisées par les chocs répétés qu’ils subissent depuis des décennies.Plusieurs ont été déplacées.Puis ce fut le boycottage par les Européens des produits de la chasse aux phoques qui a été l’équivalent d’un tremblement de terre économique après les interventions des animalistes à la Brigitte Bardot.Et maintenant, le réchauffement du climat est en train de tout remettre en question, de la solidité des maisons et des pistes d’atterrissage jusqu’aux fondements culturels de ces sociétés qui ceinturent la calotte polaire.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour Sheila Watt-Cloutier, le concept de «justice environnementale» se traduit en termes concrets.«Il faut aussi regarder ce problème sous l’angle des droits de la personne, le droit à la culture et le droit à la sécurité et à la survie, poursuit Sheila Watt-Cloutier.On verrait que chez nous et dans plusieurs pays en développement, ces droits sont bafoués systématiquement.Les plus pauvres d’entre eux ont de fortes chances d’être les plus touchés alors qu’ils n’ont pas participé à l'émergence du problème et que ceux qui en sont responsables, com- Sheila Watt-Cloutier reproche au Canada, au gouvernement Harper, d’avoir « ruiné chances d’atteindre les objectifs de Kyoto > me le Canada, ne font pas ce qu’il faut pour remédier à la situation.» Il est intéressant de noter que, la semaine dernière à Barcelone, où se déroulait la dernière conférence internationale préparatoire à celle de Copenhague, le problème de la «justice environnementale» s’est retrouvé à l’avant-scène quand les pays africains ont refusé de participer aux négociations si les Occidentaux ne précisaient pas l’effort qu’ils sont prêts à faire pour réduire la menace climatique.Elle reproche au Canada, et en particulier au gouvernement Harper, d’avoir «ruiné [ses] dernières chances d’atteindre les objectifs de Kyoto», ce qui va de pair, dit-elle, avec la faiblesse chronique et en particulier [ses] dernières de ce gouvernement dans les autres dossiers de l’environnement.Pour Sheila Watt-Cloutier, il faut corriger Factuelle injustice environnementale, à laqueDe participe le Canada par son inaction, par la création d’une nouvelle Agence canadienne de développement international (ACDI).Celle-ci aurait pour mandat de mettre en place un programme d’investissements majeurs dans les pays en développement pour y réduire nos émissions de GES à moindre coût que sur notre territoire.Cette ACDI réformée pourrait ainsi développer des projets éoliens, solaires, géothermiques, etc., dans des pays qui ont un urgent besoin à la fois de ces investissements et d’une accession aux nouvelles technologies pour qu’ils évitent les erreurs de notre développement passé.«Si le Canada, dit-elle en conclusion, redevenait par ce moyen un véritable leader environnemental sur la scène internationale comme à l’époque des libéraux, il inciterait d’autres pays à passer à l’action, ce qui lui permettrait d’avoir sur l’évolution du climat une influence plus grande que celle, assez marginale, de ses propres émissions.Ce serait la véritable manière d’agir en faveur de ses propres citoyens de la région arctique pour lesquelles il a le devoir de protéger leur climat.» Le Devoir Ida sème la mort au Salvador, puis met le cap sur les États-Unis WILLIAM BONILLA REUTERS Un Salvadorien, adossé ici à une voiture endommagée par le passage d’Ida, mesure du regard l'ampteur de la destruction.San Salvador — L’ouragan Ida, dont les pluies ont fait au moins 91 morts au Salvador et 13 000 sinistrés au Nicaragua, se dirigeait hier vers la côte des États-Unis après avoir frôlé la côte mexicaine très touristique du Yucatan.On comptait en milieu de journée 91 morts, 60 disparus et 7000 sans-abri au Salvador, a annoncé le ministre de l’Intérieur Humberto Centeno lors d’une conférence de presse.Les 60 disparus ont tous été enregistrés dans le département de San Vicente, dans l’est, où des opérations de recherche sont en cours, a précisé le ministre.Ida, de force 2 sur une échelle de 5, avec des rafales à 195 km/h, est passé à 21h GMT à 115 km au nord-nord-est de la station balnéaire de Cancün, à l’extrémité nord de la péninsule du Yucatan, selon le Service météorologique national mexicain (SMN).Quelque 2300 personnes avaient été évacuées de deux petites îles proches de Cancûn, Holbox et Punta Allen.L’ouragan doit poursuivre sa route vers le nord-nord-ouest, à environ 17 km/h, pour se situer ce matin à 300 km au nord-nord-ouest de Cancün, dans le golfe du Mexique, souligne le SMN.Texas ou Louisiane Cette trajectoire conduirait Ida vers la côte américaine du Texas ou de la Louisiane.La ville de La Nouvelle-Orléans, dévastée en 2005 par l’ouragan Katrina, n’est pas menacée par Ida, selon le centre national américain des ouragans (NHC), mais une alerte a été émise dans la zone située à l'est des États américains du Missis- sippi et de l’Alabama jusqu'au nord-ouest de la Floride.Les pluies qui ont déferlé sur le Salvador sont dues «à une zone de basse pression et aux effets de traîne laissés dans la région par Ida, qui, heureusement, a déjà dépassé l’Amérique centrale [.], mais nous affecte encore», a déclaré le directeur de la protection civile du Salvador, Jorge Melendez.Dans le seul département de San Salvador, la capitale, 16 morts ont été dénombrés, a-t-il précisé, ajoutant que dans l’est du pays «il pourrait y avoir plus de morts» en raison de rivières en crues et de glissements de terrain.Des services de secours ont déjà fait état de 20 morts dans les localités de Verapaz et Tepetitan.A Tepetitan, un glissement de terrain a emporté une trentaine d'habitations, selon ces services.Certaines avaient été évacuées par précaution, mais nombre d’habitants «avaient refusé de quitter les lieux», selon le maire, Anajovel.Une autre coulée sur un flanc du volcan Chichontepec, à 60 km au sud-est de la capitale, San Salvador, a emporté «beaucoup de maisons» à Verapaz et dans la ville voisine, Guadalupe, selon les déclarations de son maire à la radio nationale.Le Salvador est en état d’alerte depuis jeudi en raison des pluies provoquées par le passage de l’ouragan.Ida a déjà fait 13 000 sinistrés au Nicaragua, où 930 maisons ont été endommagées et 5591 hectares de culture touchés, selon des chiffres provisoires diffusés samedi par la Défense civile.Agence France-Presse SEMAINE DE SENSIBILISATION AU JEU RESPONSABLE Hasard ou habileté, quel que soit le jeu.XJ 1f> AU ' ¦ - - FONDATION MISE SUR TOI de jouer pour le { PERSPECTIVES Parmi les nombreuses causes de l’effondrement du rideau de fer et, avec lui, de l’une des deux superpuissances qui gouvernaient alors la planète se trouvait l’échec du modèle économique communiste.Vingt ans plus tard, c’est au tour du capitalisme d’être remis en cause et de devoir trouver une façon de se réformer pour éviter la catastrophe.Toute 1 attention accordée au vingtième ' anniversaire, aujourd'hui, de la chute du mur de Berlin est pleinement méritée.L'événement est devenu le symbole de l’un des grands tournants de l'histoire contemporaine en matière politique, stratégique, sociale, mais aussi économique.A revoir ces images d’Allemands en liesse qui se pinçaient entre chaque coup de pic contre le mur de béton pour être bien sûrs qu'ils ne rêvaient pas, on se rappelle comment l’événement avait surpris tout le monde.Les fondations de l’empire soviétique avaient pourtant déjà commencé à se lézarder ailleurs, notamment en Pologne et en Hongrie.Elles allaient tout de suite après aussi être attaquées en Tchécoslovaquie, en Roumanie et en Yougoslavie.On dénonçait, chaque fois, la dictature, les exactions de la police, la corruption, le climat de peur, de délation et le fait d’être prisonnier de son propre pays, mais aussi l’échec d’un système économique.Les populations n’en pouvaient tout simplement plus de devoir faire la queue pendant des heures devant des magasins vides alors que leurs voisins capitalistes semblaient en mesure de tout s’offrir.On en avait ras le bol de se compter chanceux si l’on arrivait à trouver deux chaussures de la bonne taille, de devoir se tourner vers le marché noir pour avoir des bananes ou du café, et d'attendre des années avant de se voir livrer le citron sur quatre roues que l’on avait payé le prix d’une BMW.L’ampleur et le rythme des changements qui allaient suivre ont été proprement stupéfiants.Même si l’on passe sur des événements comme la redéfinition complète de la carte stratégique mondiale et la disparition de dizaines de régimes odieux, dont celui de l’apartheid en Afrique du Sud, on reste abasourdi par le chemin parcouru notamment par les anciens pays d'Europe de l’Est où l’on s’est converti à l’économie de marché, les entreprises d’Etat ayant été privatisées et le marché de l’emploi libéralisé.Plusieurs de ces pays font aujourd’hui partie de l’Union européenne et se permettent même de donner des leçons de libéralisme économique à l’Europe de l’Ouest Devenus les sous-traitants de l’Europe, grâce aux faibles coûts de leur main-d’œuvre et aux investissements étrangers, ils se sont enrichis rapidement, mais sont encore loin d’avoir rattrapé leur retard.La chute du communisme allait être vue à l’Ouest comme le triomphe du libéralisme économique, et même de sa version plus radicale en vogue depuis une dizaine d’années.Ce sera le début des belles années de la déréglementation, de la mondialisation et de la concurrence fiscale.La Russie décidera pourtant de revenir à un modèle plus autoritaire et le régime communiste chinois écrasera dans le sang sa propre contestation en 1989.Mais cela ne faisait rien.Ces pays ne remettaient pas véritablement en cause le modèle économique en vogue et l’on avait quand même gagné.Au tour du capitalisme La crise financière et économique mondiale est venue ébranler cette belle assurance.Après tout, c’est quand même un peu gênant de donner des leçons à tout le monde depuis vingt ans et d’être responsables de la pire crise à s’être produite depuis la Grande Dépression! Cette situation a amené des remises en cause.Il est question de resserrer certaines règles, de ramener l’Etat dans certains domaines et de donner plus de pouvoirs à des institutions internationales.On a même convenu de faire une place à la table des grands à d’autres pays que les puissances occidentales.Mais jusqu’à présent, on ne semble pas vouloir changer la nature profonde du modèle économique dominant.Le Pew Research Centre rapportait d’ailleurs récemment qu’en dépit de tous les ennuis qu’il a connus récemment, le capitalisme perd des plumes, mais garde toujours la cote dans la plupart des anciens pays de l’Est Ce qui risque de forcer de plus grandes transformations, c’est une autre crise, environnementale celle-là.«Les défis écologiques des changements climatiques et de la surutilisation de la biodiversité font que la planète est comme un Titanic lancé non pas vers un iceberg, mais un mur de glace, rappelait dans Le Devoir samedi Jean-François Lisée, qui vient de publier un livre sur le sujet.On le percutera à moins que des changements importants surviennent durant les 10 ou 20prochaines années.» De tels changements ne signifieraient pas nécessairement la mort du capitalisme.Après tout, des manufactures du XIX' siècle à aujourd’hui, il s’est déjà maintes fois transformé à travers le temps et a toujours eu plusieurs façons d'être interprété selon les circonstances et les pays.Mais encore faut-il reconnoitre l'ampleur du problème et vouloir changer.A voir seulement le peu de succès remporté la semaine dernière par la conférence de Barcelone en préparation de la conférence de Copenhague sur les changements climatiques, on se dit que l’affaire est plutôt mal partie.D’un autre côté, l'exemple des anciens pays de l’Est nous montre comment les changements peuvent aussi aller très vite parfois.ÉRIC Desrosiers COMME PORTRAIT Réinventer la pizza carrée '’Nps ».# mmm JACQUES GRENIER l.li DEVOIR En arrivant à la tête de Piazzetta, Éric Duguay a entrepris une révision complète du concept et de l’ensemble des composantes de l’entreprise, en imposant dès lors un contrôle beaucoup plus rigoureux des coûts.CLAUDE TURCOTTE En 2002.le reseau Piazzetta connaissait une croissance annuelle fulgurante de 30 % qui s’expliquait surtout par l'ouverture de nouveaux points de vente.Il comptait alors 23 restaurants, huit à Montreal, huit à Québec et les autres éparpilles dans diverses regions du Québec.Où en est-il maintenant?Ce reseau a été ramené à 22 restaurants, dont 11 dans la région montréalaise, sept à Québec et les autres à Victoriaville, Magog, Rimouski et Saguenay.Manifestement, la tendance du début de la décennie ne s’est pas maintenue.En 2004, il y eut un changement d’administration et Eric Duguay, qui travaillait pour l’entreprise depuis 1998, est devenu le président.Celui-ci a entrepris une révision complète du concept et de l’ensemble des composantes de Piazzetta, en imposant dès lors un contrôle beaucoup plus rigoureux des coûts.Pendant les deux ou trois années qui ont suivi il n’y a eu aucune expansion, laquelle a été reprise très prudemment en 2007.Cette année, l’accent n’est pas davantage mis sur une croissance tous azimuts.«On n’ira pas à 50 franchises.Quand on en aura 30 ou 35, ce sera notre réseau», affirme M.Duguay.L’objectif est d’ouvrir deux restaurants par année au cours des cinq prochaines années, ce qui en donnera une trentaine en 2014.«Dans le passé, on a oublié le développement interne pour prendre de l’expansion», explique-t-il.Piazzetta n’est évidemment pas dans la même ligue que les grandes chaînes de restauration, mais même de grandes chaînes comme McDonald’s commencent à fermer quelques-uns de leurs restaurants.Dans le domaine de la pizza, la concurrence vient de partout.H y a les chaînes Pizza Hut, Boston Pizza, Mikes, et des centaines de pizzerias indépendantes qui font la livraison à domicile, sans compter les pizzas surgelées offertes dans toutes les chaînes de distribution alimentaire.Une niche très pointue La remise en question n’aura finalement apporté aucun changement majeur au concept initial de Piazzetta, un mot italien qui veut dire «petite place», en quelque sorte un reste de quartier.Et la pizza allait demeurer le plat principal dans l’ensemble du menu, qui a été refait.Depuis 2004, Piazzetta a recours aux services de Philippe de Vienne, importateur d’épices bien connu, qui aide à la mise au point de nouvelles saveurs et produits différents, en allant au-delà des mets italiens.C’est presque par hasard que cette petite chaîne de restaurants a vu le jour.En mai 1989, pour occuper un local qu’on ne voulait pas laisser à quelqu’un autre, sur la rue Saint-Jean à Québec, un tout petit restaurant a été ouvert.Un seul employé y faisait tout.On y a repris une idée européenne d’offrir une petite pizza mince et carrée.Ce fut un succès instantané.Les premiers restaurants offraient six pizzas différentes, une seule marque de bière et du vin rouge servi dans un gobelet Le menu compte maintenant 25 pizzas et la liste d’ingrédients s’allonge, avec des pizzas qui contiennent du homard, du foie gras et du canard confit «Nous avons une niche très pointue», insiste M.Duguay.C’est la façon de Piazzetta de maintenir sa petite place dans ce marché inondé de concurrents.Sa clientele est composée de personnes d’âge moyen, notamment des couples actifs sans enfants ou encore des jeunes couples branchés.«Chez nous, c’est moins familial que chez St-Hubert.Nous avons des gens qui font une sortie en amoureux, beaucoup de couples.Nous ne sommes pas une place de partys», raconte le président, en insistant sur le fait que ce sont des clientèles très fidèles, notamment l’une plus riche qui vient au restaurant en semaine, peut-être même deux fois par semaine, et une autre, moins riche, qui vient chez Piazzetta pour y faire «sa sortie de la fin de semaine».E v i d e m -ment, pour re-joindre ces clientèles particulières, le choix de l’emplacement des restaurants est important.A Québec, les deux premiers restes du réseau, soit ceux de la rue Saint-Jean et de l’avenue Cartier, en ont fait la démonstration, tout comme celui de la rue Saint-Denis à Montréal depuis 1992.Depuis 2007, deux autres ont été ouverts à Chambly et Candiac, et un troisième le printemps dernier à l’île des Sœurs.Le prochain devrait ouvrir à Lon-gueuil l’hiver prochain, bien que ce soit en été que le réseau fasse ses meilleures affaires.En revanche, M.Duguay souligne que les restaurants du réseau sont peu touchés par la récession.Partenariat stratégique avec les franchisés Un aspect important de la remise en question et de la pause dans le développement a été celui sur les rapports entre franchiseur et franchisés.Les parties se sont entendues sur un partenariat stratégique entre l’un et les autres, en remplacement d’une relation de fournisseur de ser- vices à des «clients», les franchisés.«Pour nous, nos clients ne sont pas les franchisés, mais les clients de ceux-ci.» Pour maintenir ce rapport de partenariat, des comités ont été mis sur pied, l’un pour faciliter l’application de ce partenariat, un autre pour discuter des nouveaux produits, un troisième portant sur le marketing, et finalement un comité des ressources humaines qui s’occupe du recrutement, de la motivation et de la rétention du personnel.En somme, on a convenu que cette relation de confiance ne saurait exister sans la transparence, reconnaît-on à la direction.Cela implique par exemple des informations transmises aux franchisés à propos des ristournes que les fournisseurs accordent à Piazzetta et qui sont réinvesties dans le réseau.Les leçons du passé ont enseigné aux dirigeants de l’entreprise que les franchisés doivent être de véritables restaurateurs, présents dans leur restaurant, et non des investisseurs ou des préretraités qui rêvent de posséder une PME rentable et peu exigeante pour assurer leurs vieux jours.Actuellement, tous les restaurants sont franchisés à l’exception de quatre, dont l’un appartenant à 100 % aux actionnaires et trois autres en partenariat aveç des franchisés.A sa fondation en 1998, la Société de franchises Piazzetta avait quatre partenaires.En 2004, Eric Duguay et Céline Montreuil, laquelle a commencé comme serveuse tout en poursuivant ses études, sont devenus actionnaires.Deux des fondateurs, Yonnel Bonaventure et Jocelyn Va-chon, demeurent propriétaires de la cuisine centrale de Piazzetta, qui est fournisseur de près de 70 % des produits utilisés par les restaurants, soit des soupes, des pâtes, des sauces, tomates séchées, produits qui sont surgelés avant d’être envoyés une fois la semaine aux membres du réseau.Cette cuisine est en somme un fournisseur dont les revenus ne sont pas inclus dans ceux du réseau.Le chiffre d’affaires de Piazzetta en 2008 a été de 18 millions, comparativement à 20 millions en 2002, ce qui comprenait alors les revenus de la cuisine centrale.Par ailleurs, le nombre d’employés est demeuré le même, soit 400.Il pourrait augmenter à 600 en 2014, si la croissance prévue des restaurants et de la clientèle est au rendez-vous.Collaborateur du Devoir François Gendron avocat LL.L, M A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 «Nous avons une niche très pointue», insiste M.Duguay.C’est la façon pour Piazzetta de maintenir sa petite place dans ce marché inondé de concurrents.iMMüMniaMaMMMaaiaiaaaMfi LE DEVOIR.LE L I X l> I 9 X O V E M B R E 2 0 0 9 A nt en fer qui enjambe des voies ferrées au nord de la ville que les premiers habitants de Berlin-Est traversèrent le mur le 9 novembre au soir.Lorsque les contrôles furent levés, 20 000 personnes passé rent en une heure à peine.La chancelière sera accompagnée de l'ex-président soviétique Mikhail Gorbachev, de l’ancien dissident et président polonais Ijech Walesa ainsi que de représentants d’organisations de défense des droits de l’homme.Il y a vingt ans, devant le pont, des milliers de Berlinois de l’Est avaient crié «Nous sommes le peuple!», exigeant GUERRE SUITE DE LA PAGE 1 Pour le collaborateur de The Atlantic et membre du Center for a New American Security, un think tank proche de l'administration Obama, le chaos allait remplaçer le communisme comme défi stratégique des États-Unis et de ses alliés après la guerre froide.L’Afrique de l’Ouest était «une prémonition», «une métaphore peinte avec des couleurs extrêmes de ce qui pourrait se produire ailleurs», explique Kaplan en entrevue au Devoir.Concrètement, la croissance démographique rapide, l'urbanisation anarchique et d’autres phénomènes, conune la raréfaction des ressources naturelles dans les pays du tiers-monde, allaient pousser les tribus, les groupes ethnoreligieux et les nations les uns contre les autres.«Une guerre pourrait éclater entre l'Egypte et l'Ethiopie à propos de Veau du Nil», donnait-il en exemple en 1994.Sans abjurer sa pensée, Robert D.Kaplan, également membre du Defense Policy Board, sorte de cellule-conseil du Pentagone, l'a toutefois revue.«Si vous regardez un peu partout dans le monde, en Afghanistan, en Irak et dans d’autres pays aussi variés que le Bangladesh et la Somalie, plusieurs problèmes que j’ai soulevés au \ cours de la dernière décennie sont toujours d’ac-\ tualité, explique-t-il.Mais pour l'Afrique, les perspectives sont meilleures aujourd’hui.Elle cannait \ des taux de croissance économique bien plus éle-i vés [que dans les années 90], avec des investissements massifs provenant du golfe Persique, de ' l'Inde et de la Chine.» Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com I^i publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Pire, dit-il, on refrouve juste à côté de la cellule d'enfouissement d’Écolosol les autres cellules de déchets dangereux aménagées à coups de millions par le ministère de l’Environnement dans les années 90 pour y enfouir le douteux héritage du Vidangeur de Montréal, dans lequel on retrouve notamment des matériaux contaminés par des B PC.Ce «site fétiche» de la SVR qui le surveille depuis 25 ans, est vérifié systématiquement et ces cellules sont parfaitement étanches, assurait récemment Marie-Josée Gauthier, directrice adjointe du bureau lanaudois du ministère.C’est pourquoi Mme Gauthier ne s’explique pas pourquoi Écolosol propose dans son étude d’impact au ministère de transférer le contenu toxique des cellules du Vidangeur dans sa nouvelle cellule.Elle nie que la question ait même été discutée avec Écolosol.Consultation La consultation du BAPE qui débute ce $oir à Mascouche va se pencher sur la demande d'Écolo-sol d’enfouir des déchets de catégorie «C+» dans sa cellule d’enfouissement, dont la construction a été autorisée en 2005 sur la foi d’une attestation de Mascouche, qui a déclaré le site conforme à sa réglementation.Cette cellule peut recevoir jusqu’à présent seulement des sols moins contaminés, c'est-à-dire des sols qui affichent des niveaux de contamination A ou B, selon la classification réglementaire.l’ouverture immédiate après l’annonce officielle un peu plus tôt par le secrétaire Gunter Schabowski que l’Allemagne de l’Est permettrait dorénavant la libre circulation de ses citoyens à l’Ouest En début de soirée, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Gordon Brown, Hillary Clinton et Dimitri Medvedev prononceront des discours devant la porte de Brandebourg.Puis, l’ancien syndicaliste Lech Walesa fera tomber un premier groupe de dominos afin de rappeler que c’est en Pologne que les dissidents remportèrent leurs premières victoires dans les pays communistes.La chute du dernier domino déclenchera un feu d’artifice et une série de spectacles regroupant des yedettes internationales.Les présidents et chefs d’État assisteront ensuite à un concert dirigé par le chef israélo-argentin, et Berlinois d’adoption, Daniel Barenboim.Même si la journée n’est pas fériée, dans tous les coins de la ville, les Berlinois feront la fête.Une chaîne humaine devrait se former sur l’ancien tracé du mur.Comme dans Les Ailes du désir, le film de Wim Wenders, des anges s’élèveront le long de l’Ebertstrasse qui relie la porte de Brandebourg à la Postdamerplatz.MacKay représentera le Canada L’édition du dimanche du quotidien Die Welt n’en rappelait pas moins que la réunification avait coûté à l’Allemagne 1300 milliards d’euros.Les Le siècle de l’Asie La provenance de ces investissements n’est pas anecdotique, car, selon Kaplan, la (grande région de l’océan Indien» est en voie de devenir le centre de gravité stratégique mondial du XXI siècle.«La grande région de l’océan Indien comprend tout l’arc de l’Islam, du désert du Sahara jusqu’à l'archipel indonésien, explique-t-il.Il inclut surtout la rivalité économique et militaire croissante entre l’Inde et la Chine, mais il s’agit aussi d'une voie stratégique pour le commerce et les ressources énergétiques entre le golfe Persique et l’Asie de l'Est.» Dans un récent article paru dans Foreign Affairs, Kaplan rappelle que 70 % des produits pétroliers et environ la moitié des conteneurs convoyés par mer — qui comptent pour 90 % du commerce mondial — passent par l’océan Indien.L’importance stratégique de cette zone maritime est appelée à croître bien davantage, puisque la demande pour les hydrocarbures augmentera de 45 % d’ici 2030, et la moitié de cette hausse viendra de la demande chinoise et indienne.La Chine et l’Inde Font compris.A preuve, elles ont entamé une course aux alliances dans la région afin de s'assurer un accès à la mer.Pendant que la Chine construit bases navales, ports et canaux au Pakistan, au Bangladesh, au Sri Lanka, en Birmanie et en Thaïlande.l'Inde, qui craint l’encerclement, fait de même et consolide ses liens avec l’Afghanistan, l'Iran et aussi la Birmanie.Au large, elles gonflent leurs marines de guerre respectives à vitesse grand V.au point que.indique Kaplan, elles formeront au cours de la prochaine décennie, avec les États-Unis, les trois Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-9853340 Cependant, la réglementation de Mascouche n'autorise pas l’enfouissement de sols contaminés, a confirmé un avis juridique de Me Michel Yergeau, un spécialiste en droit environnemental de l'étude Lavery.Elle permet toutefois le stockage temporaire et le traitement de sols contaminés.Personne n'a pu expliquer comment le ministère a pu délivrer un certificat d’autorisation pour de l’enfouissement à partir d’une attestation confirmant la légalité d’un stockage temporaire de sols contaminés.Vendredi, le Comité environnement Des Moulins et Serge Hamelin, deux des requérants de l’audience publique de ce soir, ont formellement demandé par lettre à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, de reporter cette audience jusqu’à ce que la ministre ait statué sur la légalité du certificat d’autorisation accordée au site Ecolosol et qu’elle l’ait révoqué, le cas échéant, Les deux propriétaires d'Écolosol sont des amis et des alliés connus du maire Richard Marcotte de Mascouche.Récemment ce dernier n’a pas nié au Devoir qu’il avait séjourné sur le yacht désormais célèbre de M.Accurso après son mariage en 2007.Pour le premier magistrat de Mascouche, il s’agit là cependant d’une affaire «personnelle» sans lien avec le dossier d’Écolosol.Le Devoir 28 pays membres de l’Union européenne ont tous délégué des représentants aux cérémonies.Le Canada sera représenté par le ministre de la Défense, Peter MacKay.Pour l’occasion, l’ambassade canadienne présente une exposition de photos de la célèbre agence Black Star conservées à l’Université Ryerson de Toronto.Hier, sur la Potsdamerplatz, de jeunes Berlinois faisaient la moue en découvrant que les vieux rockers du groupe du New Jersey Bon Jovi chanteraient ce soir.Quelques légers incidents ont marqué cette semaine des événements entourant l’anniversaire.Le concert gratuit donné jeudi par le groupe irlandais U2 devant la porte de Brandebourg a soulevé la colère de plusieurs Berlinois lorsque ceux qui n’avaient pas de billets se sont heurtés à un mur en grillage recouvert de toiles qui les empêchait de voir le spectacle.L’événement était organisé par la chaîne MTV à l’occasion de la remise des Europe Music Awards.Plus tard, lors de la cérémonie de remise des prix qui se déroulait dans l’aréna 02 World à Berlin, les membres du groupe allemand Tokio Hotel ont été hués quand ils se sont exprimés en anglais uniquement au moment d’aller chercher leur prix.Selon de nombreux analystes, avec la réunification, l’Allemagne a retrouvé une certaine fierté nationale.Bref, on n'aurait pas vu ça il y a vingt ans.Correspondant du Devoir à Paris plus grandes forces navales au monde.La marine chinoise devrait même surpasser l’américaine au cours de la prochaine décennie! Contenir la Chine Pour la première puissance mondiale, qui amorce un «élégant déclin» à l’instar des Britanniques à la fin du XK siècle, il faudra s’en remettre à un système d’alliances, estime le grand reporter.Les Américains auraient intérêt à consolider leurs relations avec l’Inde et avec d’autres puissances «amies», comme le Japon, pense-t-il, pour contrebalancer une Chine qui, avec la longueur d’avance qu’elle possède déjà sur ses rivaux, cherchera à contrôler davantage la région et à y réduire la présence américaine.«Nous vivrons dans un monde de.plus en plus multipolaire, résume Kaplan.[Et] l'idée que nous ne jouerons plus la joute “cynique” de la politique de la puissance est illusoire.» Déjà, les Chinois disputent à leur façon cette joute avec les Américains.En Afghanistan même, le voisin du nord suit froidement ses intérêts en exploitant l'une des plus riches mines de cuivre au monde, à Aynak, au sud de Kaboul, tout en laissant les Américains payer le prix élevé de la sécurité.«Le problème est que, pendant que les Etats-Unis sacrifient leur sang et leurs fonds publics, les Chinois encaissent les profits», écrivait récemment Kaplan dans le New York Times.Comme toute puissance émergente, la Chine se fera agressive dans la poursuite de ses intérêts, prévient-il.Le défi pour les États-Unis et leurs alliés sera de la contenir dans ce qui pourrait prendre l’allure d'une longue guerre froide.Collaboration spéciale Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-9855967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-4657559 L'agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-9853390 U Deimr peut, a l'invasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientele U Devoir est publie du lundi au samedi par 1 e Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050.rue IV Bleui v.î> etage.Montreal (Quebec).H3A 5M9 11 est imprime par Imprimerie Mirabel Inc .12 NX) rue Brault.St-Janvier de Mirabel.Quebec, division de Québécor Media.612 rue Saint-Jacques.Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l'imprimerie du Journal de Quebec.450 avenue Hechard, Quebec qui est la propriété de Corporation Sun Media.612 rue Saint-Jacques, Montreal — Enregistrement n .éUS IVpot legal Bibliothèque et ArohiNes nationales du Quebec.~__________________________________________________________________________________________________________
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