Le devoir, 14 novembre 2009, Cahier F
I I-' l> f V »* I H .LES SAMEDI II ET DIM A N l H E 1 5 X (l \ E M H K E > 0 II ïl \ M.\ J Montréal ENTREVUE Tonino Benacquista, homme-orchestre Page F 7 HISTOIRE L’aventure de la caricature au Québec Pages F 8 et F 9 ENTREVUE Monique LaRue au Salon Page F 10 \ ESSAI Jean-Claude Germain raconte Page F 31 LITTÉRATURE Les mots d’Hélène Rioux Page F 14 JEUNESSE Le grand Salon des petits Page F 17 L'msîdntnmne Roland Bourneuf L’ammonite www.instantmeme.conn Arnaud Bermane, la soixantaine, correcteur consciencieux de mornes manuels de droit, entre un jour chez un marchand de brocante.Pris d’une inspiration subite, il achète un coffret rempli de figurines.Noble dame à perruque, grenadier mousquet à l'épaule, paysan coiffé d'un chapeau conique, forçat boulet au pied, fermière jetant du grain à la volaille, galant en redingote, constituent le point de départ d’un voyage dans le temps.En tentant de reconstituer l’histoire de sa famille, de ses ancêtres, Arnaud imagine et recrée une France de contrastes, peuplée de guerriers et de bâtisseurs, de paysans et de bourgeois, d’explorateurs et d'artistes.Venez rencontrer Roland Bourneuf au Salon du Livre de Montréal (Vendredi 20 de 20h à 21 h * * ) -smCi pages, 25 Z DESIGN: TIFFET LE DEVOIR F 2 K I) K V 0 I li .I.K VI K I) I II K T A X X (1 V SALOX DU LIVRE Plus de lecteurs que de joueurs sur le iPhone Prix littéraire des collégiens Les finalistes ISABELLE PARÉ Le iPhone, ce téléphone intelligent qui permet de jouer, écouter de la musique, filmer, surfer sur le Web (et à l’occasion de téléphoner!), est qussi en passe de devenir aux Etats-Unis l’outil de choix pour lire, coupant l’herbe sous le pied des livrels comme le Kindle.En effet, selon une récente étude de Flurry, une firme de recherche qui étudie les fluctuations dans le vaste marché des applications pour téléphone intelligent, au mois de septembre, les utilisateurs de iPhone américains ont acheté plus d’applications destinées à la lecture que pour les jeux.En octobre dernier, une application sur cinq téléchargée sur un iPhone était un livre numérique, et de plus en plus d’éditeurs songent à offrir d’abord leurs catalogues d’œuvres numérisés dans ce format spécifique.«Im montée rapide de l’usage d’e-book sur le iPhone nous indique qu Apple est en train de ravir une part du marché du Kindle, comme il l’a fait avec le Nintendo DS dans le domaine du jeu.Malgré son petit format, nous prédisons que le iPhone sera un joueur significatif dans le marché des applications destinées aux livres numériques dans l'espace médias et loisirs», prédisent les analystes de Flurry.Une première Il s’agit d’une premiere depuis la naissance, en 2008, du App Store d’Apple, une boutique en ligne destinée a la vente d’applications pour les fameux U hone et I-Tou-ch.Depuis 2008, les utilisateurs, ainsi que les créateurs de jeux, se sont massivement tournés vers Apple, entraînant du coup la débandade chez Nintendo, fabriquant de la populaire console DS.Nintendo a ainsi vu ses profits fondre de moitié au dernier trimestre.Or, le même effet de sape pourrait guetter le Kindle d’Amazon, le dispositif de lecture pour livres numériques actuellement le plus vendu aux Etats-Unis.Numériquement parlant, le téléphone intelligent a déjà une longueur d’avance sur le ü-vrel, puisqu’on compte déjà plus de 57 millions d’usagers des iTouch et iPhone dans le monde.Pour les éditeurs, il s’agit d’un gigantesque marché, beaucoup plus vaste que celui des usagers de Kindle américain, dont le nombre maximal pourrait atteindre trois millions à la fin de 2(X)9, estime la firme Flurry.Des inconnus demeurent toutefois, notamment sur le seuil de tolérance des usagers face aux irritants que suppose la lecture sur iPhone, en raison de la petitesse et des reflets propres au qiiniécran de six pouces.Aux Etats-Unis, on compte déjà un demi-million d’adeptes de la lecture sur téléphone intelligent, mais ce mode de lecture est largement adopté en Asie, notamment au Japon où plusieurs best-sellers sont diffusés et lus sur des téléphones cellulaires, avant même d’être publiés sous la forme papier.Le Devoir Les finalistes au Prix littéraire des collégiens, qui est décerné chaque année par les étudiants des cégeps du Québec, ont été dévoilés vendredi au siège social de la Fondation Marc-Bourgie a Montréal.Il s’agit de Joies d'Anne Guilbault (XYZ éditeur), de L’Œil de Marquise de Monique Larue (Boréal), de L’Énigme du retour de Dany La-ferrière (Boréal), du Discours sur la tombe de l’idiot de Julie Mazazieri (José Corti) et de La Foi du braconnier de Marc Séguin (Leméac).Le gagnant dévoilé au Salon du livre de Québec Les finalistes de ce prix sont choisis par un jury de critiques professionnels, qui était composé cette année de Danielle Laurin et de Christian Desmeules, journalistes littéraires au Devoir, de Stanley Péan, écrivain et président de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), et de Yvon Paré, critique littéraire au Quotidien de Chicoutimi et à Lettres québécoises.Cette année encore, ce jury était présidé par Jean-François Na- E N BREF Exposition sur le Livre imaginé à la librairie Monet La librairie Monet accueillera dès le 12 novembre prochain l'exposition Le livre imaginé, regroupant des artistes du Canada, des Etats-Unis, de la France et du Mexique.Mis en image SOURCE JOSE CORTI Julie Mazazieri deau, directeur des pages culturelles du Devoir.Au cours des prochains mois, les étudiants de quarante-cinq cégeps québécois, d'un lycée français et d’un lycée suédois choisiront le lauréat de ce prix.Le nom sera dévoilé au Salon international du livre de Québec, le vendredi 9 avril.La Fondation Marc Bourgie et Le Devoir font partie du comité de coordination du Prix littéraire des collégiens.par les artistes Gabrielle Lafo-rest, Cara Barer, Estela Lôpez Solis, Jean-Claude Codés et Guy Laramée, les livres y seront présentés sous plusieurs jours, réels et irréels.L’exposition Le livre imaginé se poursuivra jusqu’au 3 janvier à la librairie Monet, 2752 de Salaber-ry, aux Galeries Normandie.-Le Devoir GABRIELLE THERRIEN Marc Séguin e PIERRE SKILLING Anne Guilbault Festival littéraire à Québec L’Institut canadien de Québec lance un appel de projets pour son prochain festival littéraire, qui aura lieu du 14 au 24 novembre 2010, avec pour thème l’écrivain Jorge Luis Borges.6 ELEANOR LEGRESL Dany Laferrière e NORBERT ROBITAILLE Monique LaRue Jusqu’au 18 décembre, les artistes d’ici et d’ailleurs peuvent déposer leurs propositions pour alimenter ce prochain festival.Une séance d’information aura lieu le mardi 24 novembre à Québec, à la salle Gérald-Martin de la bibliothèque Gabrielle-Roy, 350 rue Saint-Joseph à Québec.- Le Devoir Pour les éditeurs, il s’agit d’un gigantesque marché, beaucoup plus vaste que celui des usagers de Kindle américain Le Devoir Les meilleures ré S RODERT Ie RobERT ©icro Ie Rodert de en a t PeTÎT RobERT 2010 LE CRAN Legrand RobERT &ColliNs LE I» E V 0 I R .LES SAMEDI 11 ET DIMANCHE l X 0 V E M K R E 1 0 0 !» > Eloigner la mort UTTÉRATl ! RE QUÉBÉCOISE Boussole agitée Personnages typés, hauts en couleur.Traits grossis, rebondissements nombreux.Culture et langage populaires à l'honneur.A près de 85 ans.Janette Bertrand publie son deuxième roman.Une sorte de croisement entre Yves Beauchemin et Michel Tremblay.Mais avec les yeux, les oreilles d'une «Janette veut savoir».Dans l’avant-propos, un petit bijou en soi, l’auteure écrit: «fai vécu dans le Faubourg à m lasse toute na jeunesse.J’ai sillonné ses rues en bottines blanches, en petits bouliers vernis noirs, en patins à roulettes, en reinettes, en talons hauts.» C’est dans le quarter de sa jeunesse quelle situe l’action.Mais l'histoire quelle raconte se passe aujourd’hui.A l’heure xles couples divorcés, des mères monoparentales.Des •adolescentes hypersexualisées, des homosexuelles désireuses de procréer.Et des machos contraints de se convertir en Tommes roses.s Le Cocon nous plonge dans le quotidien d’un groupe de voisins de tous les âges, qui habitent un immeuble converti en coopérative d’habitation.Par le biais de ce microcosme, c’est une fresque sociale qui se dessine.Une fresque sociale, mais où l’approche psychologique s’affirme.Où les drames individuels se multiplient dans leur diversité, comme autant de par-ceUes du grand drame collectif qu’est la lutte pour la survie, pour la dignité humaine, au-delà des tabous.La grande force du Cocon: donner tour à tour la parole à tout un chacun, sans discrimination, sans jugement.Nous donner à voir et à entendre leurs déchirements intérieurs, leurs aspirations.Du Janette Bertrand tout craché, quoi.Qui, comme elle l’avait fait dans son premier roman, Le Bien des miens, a réduit au minimum les descriptions.Mais sans tomber dans l’excès, cette fois.A la parution du Bien des miens, une saga familiale très, très noire, l’auteure disait qu’elle avait voulu qu’on voie «penser ses personnages».Le livre donnait a lire une suite de monologues intérieurs, qui, à la longue, finissait par manquer de surprises, par devenir repetitive, vu l'absence de sauce romanesque pour lier le tout.Le Cocon propose une forme plus achevée.Les dialogues et les monologues intérieurs dominent, mais des repères extérieurs existent, qui rendent moins sèche la trame narrative.Le récit gagne en épaisseur, en pouvoir d’évocation.Mais ce qui frappe surtout, c’est le changement de ton, de registre.Autant le premier roman de Janette Bertrand était désenchanté, désespérant, sans issue, autant son deuxiètpe mise sur l'espoir.Etonnamment.Puisque le sujet central du Cocon est le suicide.Parenthèse: après la lecture en enfilade, ces dernières semâmes, des romans récents de Nelly Arcan et de la jeune Olivia Tapiero qui portent sur le même thème, on se dit que cela commence à ressembler à un phénomène.Toutes ces histoires de suicide dans notre littérature actuelle ne tombent pas des nues.C’est saisissant, ça remue.Outre le style d’écriture, ce qui distingue le roman de Janette Bertrand des deux autres, plus intimistes, c’est qu’ici, le suicide a une cause bien définie, palpable.Le désir d’en finir avec la vie est «explicable», et non pas lié à un mal à l’âme, profond, généralisé, presque intrinsèquement lié à la personnalité de l’individu suicidaire.Autre différence: l’individu qui veut mourir, dans Le Cocon, n’est pas une femme, mais un homme.Un homme qui, lui aussi, va rater son suicide.Un homme dévasté par la mort de sa femme et de ses deux filles.Un an, jour pour jour, après leur disparition dans un raz de marée au Mexique, il erre, sans autre but que de cesser de souffrir.Le roman commence là.Un autobus passe, et voilà: il se jette devant.Mais la conductrice l’évite.Elle le prend sous son aile, l’emmène chez elle.Dans le cocon.Où toutes A v Danielle Laiton LIBRAIRIE BONHEUR D’OCCASION Livres d’occasion de qualité NOUVEAUTÉ Choix de livres en ligne Plus de 200 nouveaux titres à chaque semaine à cette adresse : www.aixbmks.fr/vmdeur/bonhcurdoccasion 514-522-8848 1-888-522-8848 4487, rue de La Roche (angle Mont-Royal) bonheurdoceasion@bellnet.ca o < ui S (U -j Le mannequin enchanté « Anthony Phelps (.) à 81 ans, possédé une vigueur.une verdeur et une fraîcheur d’écriture que bien des = jeunes auteurs pourraient lui envier.(.] Souvent ludiques, quelquefois d'un tragique cruel, les 11 nou ^ velles de son recueil Le mannequin enchanté attestent 1 l'ampleur impressionnante de son registre.» - Martine Desjardins.L actualité {514) 524-5558 lemeac^lemeac.com C!0 t [ty—vr JAC QtlKS MIGNAU1 I Le sujet central du deuxième roman de Janette Bertrand, Le Cocon, porte sur le suicide.sortes d’événements vont se bousculer, où, l’un après l’autre, les voisins vont prendre le suicidaire en affection.Ce qui ne l’empêche pas de vouloir recommencer, pour de bon cette fois.Toute l’histoire tourne autour de cet homme, qui pour toutes sortes de raisons, est empêché de se suicider.Et qui, à force de retarder le moment de sa mort, va reprendre goût à la vie, malgré lui.L’idée est bonne.Le seul problème: on voit les ficelles.On voit venir la fin de ce roman plein de bonnes intentions, présenté d’ailleurs en quatrième de couverture comme un livre qui «raconte une histoire lumineuse qui fait du bien et qui finit bien».On se dit souvent aussi que c’est trop gros.À, la limite de l’invraisemblable.A la limite de la caricature, tellement les personnages en mettent, en beurrent épais.L'impression d’être dans une comédie vaudevil-lesque par moments.Et puis, on se dit que oui, pourquoi pas.Janette Bertrand aura réussi ça: nous faire sourire, et même rire, en parlant du suicide.Nous envelopper dans un cocon réconfortant, grouillant de vie, pour éloigner la mort, comme on prend un petit enfant dans ses bras, la nuit, pour chasser ses cauchemars.LE COCON Janette Bertrand Libre Expression Montréal, 2009,312 pages éditeur Les Éditions XYZ félicitent J.P.April, lauréat du Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL, catégorie « nouvelles » pour Mon père a tué la Terre.www.editionsxyz.com éditions Liber Philosophie • Sciences humaines • Littérature SOUS LA DIRECTION DE Michelle Daveluy et Louis-Jacques Dorais À la périphérie du centre Les limites de l’hégémonie en anthropologie Sas t hcnimi Mjëfiéïir à i’amhfe LES CENT Michel Samson Yves Chevrier w < uj O N CD _i O O oc 2 -> < O O CD Scierie U w' \\ te * grenouille bleue 1030 Cherrier, bureau 205 Montréal (Québec) H2L 1H9 514 598-8547 www.grenouillebleue.ca "y.f La clé de l’abîme “ Rappelant Lovecraft.Borges et Orwell, c'est sans doute le roman le plus abouti et le plus impressionnant de Somoza à ce jour.>» - Mathieu Croisetière, Le libraire " C est une lecture dense mais captivante, au cœur de laquelle il y a la peur [.] Il y a aussi l'émerveillement - - Christophe Bergeron, Voir (514) 524-5558 lemeac^lemeac.com HvAlur Knowles Opale Leméac Editeur) _____ \ " I K .IKS S A M K I» I M \ K M (I (I !» SALON DT LIVRE Tonino Benacquista, auteur caméléon Il traîne une réputation de claustrophobe, s’est longtemps contenté des quatre murs de son appartement parisien.Enfin, le romancier, nouvelliste, dramaturge et scénariste Tonino Benacquista, invité d'honneur du Salon du livre de Montréal, s apprête à débarquer chez nous.pour la première fois.».v> A1!*;, i, V, \ iV Prolifique, Tonino Benacquista dit carburer à l'anxiété.1 SASSII K DANIELLE LAURIN L’ omme de 48 ans se defend [ bien d’avoir peur de l’avion.Il se décrit tout simplement comme un anxieux.Mais attention: «Craignez les anxieux, le jour où ils n'auront plus peur, ils seront les maitres du monde», écrit-il dans son roman Quelqu’un d’autre, vendu à plus de 300 000 exemplaires en français et traduit en dix langues, tout comme le livre qui l’a suivi, Malavita.L'anxiété est un mode de vie pour Tonino Benacquista, très certainement.«Mais bon an, mal an, on finit par faire avec», lâche-t-il au bout du fil.Dans les faits, ça le sert plutôt bien: «C’est le moteur de tout le reste, c’est mon carburant pour fabriquer de la fiction.» Un «fictionneur»: c'est ainsi qu'il se définit, bien modestement «Je travaille mon matériau, qui est la fiction, tous les jours, mais ce n’est pas à moi de m’auto-proclamer écrivain.Il y a tellement de gens qui se prétendent écrivains et qui ne le sont pas.» Pour lui, c’est l’idée d’abord.L’idée détermine quel chemin, quelle forme il va emprunter.Ce peut être une bande dessinée, un scénario de film, une pièce de théâtre, un roman de 400 pages ou une nouvelle de trois pages: «J’ai le souci de proposer des fictions, et ensuite, de trouver les formes qui leur correspondent le mieux.» En bande dessinée, il apprécie le sens de l’ellipse, et la liberté que permet le dessin.«Avec un dessin, on peut être beaucoup plus explicite qu’en 40 ou 50pages de roman.» Il a travaillé comme auteur avec le dessinateur Jacques Fer-randez, entre autres, pour l’Outremangeur.L'histoire d’un flic obèse.«Pour décrire la détresse de cet homme, son drame intérieur, il a suffi d'une seule case où on le voit allongé dans son frigo à 4h du matin, pris d’une crise de boulimie», insiste Benacquista.Bédé et théâtre Il a par ailleurs collabore avec Tardi, pour Le Serrurier volant, sorte de roman graphique.Et avec son ami romancier Daniel Pennac, qu'on verra lui aussi au Salon du livre de Montréal cette semaine, il vient de terminer le scénario d’une bédé.Les deux ont concocté une nouvelle aventure d’une légende du genre: Lucky Luke.«Notre idée, explique Benacquista, c'était de pbnger le personnage dans une situation qu’il ne connaissait pas.qui lui apporterait quelque chose de neuf, mais qui ne lui enlèverait rien de son caractère légendaire.» L’album, dessiné par Achdé, pourrait bien paraître d’ici la fin de 2010, chez Dargaud.Au théâtre, Benacquista a signé Le Contrat.Où se joue une sorte de duel entre un psychanalyste et un chef de la mafia.«Je n’ai pas appuyé sur un bouton en me disant que j’allais écrire une pièce.Simplement, deux individus qui s'affrontent pendant un certain temps dans un espace clos, pour moi, c’était la forme théâtrale qui s’imposait.» Dans la foulée, il a adapté pour le théâtre son roman Saga, Grand Prix des lectrices de Elle en 1998.L’histoire de quatre scénaristes qui rêvent de célé- brité et sont prêts a tout pour l'acquérir.«Quatre personnages enfermes dans une pièce pour écrire, je me suis dit que e était du theatre, finalement: la passerelle s'est faite naturellement.» Au cinema.Antoine de Caunes a adapte un autre de ses romans.Les Morsures de l'aube.Mais nacquista.cinéphile compulsif et ex-etudiant dans le domaine, a lui-même travaille a la scénarisation de plusieurs films.Dont Sur mes lèvres (Cesar du meilleur scénario en 2002) et De battre mon cœur s 'est arrêté (gagnant de plusieurs prix, dont pas moins de sept César en 2006).A propos de ces deux longs métrages réalises par Jacques Audiard, notre «fictionneur» confie: «Je suis fier de les revoir.Audiard est allé vers les émotions que nous avions en tète au départ quand mm pensions les scènes.Il a le talent pour qu’on voie à l’écran ce qui est écrit dans les scénarios; ce ne sont pas tous les cinéastes qui sont capables de faire ça.» Voilà en par tie pourquoi, aux yeux de Benacquista il y a tant de scénaristes frustrés qui veulent passer à la réalisation.Ce qui n’est pas du tout son cas, affirme-t-il.«Moi, j’écris des romans où je développe mon propre style, où je mets moi-même en forme mes idées.Mes bébés à moi, ce sont mes romans.» Centrale, fondamentale, l’écriture romanesque dans sa vie.Ses premières fictions, écrites à 17 ans sur la machine à écrire de ses sœurs, étaient des romans.Même si ce fils d’immigrants italiens, qui a grandi dans un milieu modeste à Vitry, en région parisienne, était d’abord influencé par la télé, et le cinéma.Benacquista précise qu’il a écrit avant de lire.«Je ne suis pas parvenu à l’écriture par de grandes émotions venues de mes lectures, c’est venu bien après.» Ses premières lectures seront des polars.Ses premières publi- cations aussi.Mais nourries par les petits métiers qu'il exerce pour gagner sa vie.Son expérience comme surveillant de wagons-lits lui inspire La Maldonne des sleepings, celle d’accrocheur d'œuvres d’art l'amène à écrire Trois carrés rouges sur fond noir.Le premier succès arrive en 1991, avec Im Corn media des ratés, où il met en scène des immigrés italiens, et qui sera récompensé par trois prix de littérature policière.Après avoir délaissé le polar avec Saga, qui le fera connaître du grand public, puis avec Quelqu’un d’autre, qui étendra encore davantage son lectorat, il renoue avec ses premières amours dans ses deux romans les plus récents, Malavita et Malavita encore.Mais d'une façon complètement déjantée, décalée, hilarante.Il y a toujours eu une tonalité comique dans ses livres, un certain optimisme malgré la violence, mais cette fois, il en convient, «les personnages [qu’il met | en scène sont tellement atypiques que ça draine toutes sortes de situations extravagantes».Comment devenir normal?C’est la question que se pose l'antihéros de cette histoire en deux volets, dont l'auteur dit ne pas vouloir écrire de suite, pas pour l’instant du moins, mais dont il est question de faire un film.Déjà, dans Quelqu'un d’autre, les protagonistes se demandaient comment.devenir quelqu'un d'autre, justement.Ils en avaient assez de leur petite vie normale, se demandaient s’ils avaient fait les bons choix.«Les deux schémas fanctionnent à l'in verse, mais les deux m ’interessent.plaide Benacquista: fans les deux cas, celui de Malavita et de Quelqu'un d’autre, il est question du divorce d’avec soi-même, de la metamorphose, de l'identité.Four un romancier, c’est le Pérou.» Comment un mafieux italo-americain exile en Normandie avec sa famille sous une fausse identité et poursuivi par le FBI peut-il parvenir à se fondre dans ki masse?C'est le |x>int de depart du truculent Malavita.«Chassez le naturel, il revient au galop», lance en rigolant Benacquista.A Fred, son mafieux repenti, il a prêté son amour de l'écriture.Et l'ignorance crasse des classiques dont il était lui-même l'ob jet dans sa jeunesse.«Fred avait écrit plus de pages qu’il n'en avait jamais lu et l'heure était mainte nant venue de se tourner vers les classiques pour comprendre coin ment ils l'étaient devenus», peut-on lire dans Malavita encore.Comment un inculte fini de vient-il une machine à best-sellers?La réponse se trouve dans le livre.Ah oui, petite précision: le personnage en question est un anxieux chronique.Et comme dirait l’autre: «Craignez les anxieux, le jour où ils n’auront plus peut; ils seront les maitres du monde.» Collaboratrice du Devoir MALAVITA, ENCORE Tonino Benacquista Gallimard P; tris, 2(X>8,3.r>2 pages Des livres à découvrir AU STAND 300 VENEZ RENCONTRER NOS AUTEURS AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL.STAND 300 L’Abri J’ai eu peur d’un quartier s&ttrefois Hurtubise Hurtubîse Nous étions le nouveau monde Le feuilleton des origines Hurtubise Hiàubnse L V L’ABRI Stéphane Bertrand LE VEILLEUR Naïm Kattan vmi.rçR Hurtubise J’AI EU PEUR D'UN QUARTIER AUTREFOIS Patrick Drolet UNE TOUTE PETITE MORT Michel Leclerc MiÇHU.LECLERC.Hurtubise NOUS ÉTIONS LE NOUVEAU MONDE Jean-Claude Germain PAS DE MAL À UNE MOUCHE Maryse Latendresse PAS DF MAL M XJCHE UPENDRESS| Hurtubta MON VIEUX Pierre Gagnon MÉCHANTS VOISINS Maryse Latendresse ?Hurtubise www.editionshurtubise.com **¦ \ J.P.April • Lise Blouin Serge Bruneau • Daniel Castillo Durante • Anne Élaine Cliche • Pierre Gariépy • Bertrand Gervais • Yann Martel Felicia Mihali • Jean Perron • André Pronovost Hélène Rioux • Bruno Roy EUtimi: éditeur www.editionsxyz.com E*»-:; C c ¦WWHKM I • v • Ci LE D E V 0 I H .LES SAMEDI 1 J £ T F 8 SUON DU LIVIIE 200(1 Extension du domaine de la caricature Bfimt ViSRANTf 'A lA RtÇC9U5JC.?0i>?lA « s js - st._ *.GARNOTTH Dans le tout premier livre du genre, Robert Aird et Mira Falardeau scrutent l’histoire de la caricature au Québec.Ci-dessus, Garnotte, du Devoir, après que Pauline Marois eut voulu raviver la flamme souverainiste en juin dernier avec le Plan pour un Québec souverain.PAUL CAUCHON Je suis toujours émerveillé par les caricaturistes, qui parviennent mieux que bien des longs reportages a stigmatiser nos travers et a épingler le comportement ridicule d’un dirigeant On décerne une flopée de prix aux journalistes chaque année, dont les prix Judith-Jasmin.A quand un prix pour la meilleure caricature?Robert Aird et Mira Falardeau, eux, viennent de combler un vide: ils publient le tout premier livre consacré a l’histoire de la caricature au Québec.En 1979, Peter Desbarats et Terry Mosher avaient publié une brique sur l’histoire de la caricature au Canada.C’est une histoire fort riche, puisque la caricature a toujours représenté un excellent baromètre de l’opinion publique.Et c’est une histoire méconnue.On ignore peut-être que le XIX siècle fut une période très mouvementée pour la presse: de 1850 à 1900, pas moins de 500 journaux et revues naissent au Bas-Canada et au Québec! Toutes ces publications utilisaient le dessin et la caricature à différents degrés.Et certains artistes de l’époque mériteraient d’être redécouverts.Henri Julien, par exemple, illustrateur attitré du Montreal Daily Star au début du XX' siècle, premier caricaturiste canadien engagé a temps plein dans un journal et premier à dépasser les frontières, puisqu’il collaborait régulièrement au Harper’s Weekly américain.Ses dessins sont remarquables.Il était apolitique, mais, par un étrange détour de l’histoire, son dessin le plus célèbre demeure un Patriote de 1837, qui sera utilisé, stylisé par le FLQ comme emblème dans les années 60! Après-guerre Pour les auteurs, l’après-guerre est marqué par deux grandes figures: Robert LaPalme et Normand Hudon, deux tempéraments d’exception, qui ont également mené une carrière de peintre, envahi les ondes télévisuelles et établi des ponts entre le monde de l’art et celui de la caricature.LaPalme, «le père de la caricature moderne», écrivent-ils, est très associé au Devoir pour sa lutte acharnée contre Duplessis dans les années 50, mais il a également travaillé pour La Patrie, Le Canada, Im Presse, Le Nouveau Journal, etc.Plusieurs grands noms ont circulé dans plusieurs journaux concurrents, mais certains caricaturistes se sont distingués par leur fidélité, comme Raoul Hunter, 33 ans au Soleil, et Roland Pier, au Journal de Montréal de 1965 à 2001.Aird et Falardeau dégagent le style respectif de chacun, identifiant deux grandes écoles principales: une plus proche de la tradition anglaise, qui exagère les formes, comme le font Aislin (The Gazette) et Serge Chapleau (La Presse), et une autre de tradition française, plus schématique, plus proche de la ligne claire, comme laPalme, Berthio, Jean-Pierre Girerd et notre Garnotte du Devoir.Les deux auteurs explorent également les préoc-cupations et les obsessions des caricaturistes les plus célèbres, qui peuvent être très variées.Si Raoul Hun- ter était fédéraliste, un Pierre Dupras, indépendantiste de gauche qui a travaillé a Québec-Presse dans les années 70, a vraiment marqué toute une génération d’étudiants avec ses attaques féroces contre Jean Drapeau, Robert Bourassa et Pierre ElliottTrudeau.Les relations entre les caricaturistes et leurs victimes sont abordées, tout comme les tensions occasionnelles entre les dessinateurs et leurs éditeurs.On aimerait toutefois en savoir plus.Mais c’est un excellent travail de défrichage.Qui se termine sur les nouvelles méthodes de tra- vail numériques, dont les personnages de Serge Chapleau à la télévision sont un exemple frappant.Le Devoir HISTOIRE DE LA CARICATURE AU QUÉBEC Robert Aird et Mira Falardeau VLB éditeur Montréal, 2009,250 pages Des auteurs Venez Geneviève LEFEBVRE Je compte les morts Paul OHL Montferrand-Un géant sur le pont Claude FOURNIER Stefano FAITA À force de vivre Entre cuisine et bambini les rencontrer au stand O 160 du Salon du livre de Montréal Francine RUEL ROBITAILLE Guérir à s'en rendre malade Coeur trouvé aux objets perdus Georges-Hébert GERMAIN René Angélil -Le Maître du jeu Ethné DE VIENNE Philippe DE VIENNE Chasseurs d'épices Chasseurs d'épices Carnet de recettes et Carnet de recettes et de voyages de voyages ¦'•âT Guérir à g i»i sen rendre d "LèS* malade ^ """-¦y- dr View* Ch,VS.SF.l'RS D'ÉFICrS Francine Stefano 4 4 ans Fftita VV< 4> ÇRNiVlàvfc JE COMPTE k LES MORTS GUIDE deLAUTOZOIO I.£ labvriblli< Corur Pouvé vivre s-, •C4S**ADWI Manifeste «UUMAUIT EUE Blanche Nouille -U visiteuse enquiquineuse pueerqx jwL ni âitS*» urm Blanche Nouille «^militants .a On a ria o.»uwwve,t.i ¦HK V’îf M ¦ItlMge GÆ&Wr! No* anniverswre*; Au fi! des saisonsI -m raiar-rrr J+rnm Phot.' Q«nis Monette C Guy Beaupré Photo Michel Jean C Robert Etcheverry Photos Richard Béliveau, Janette Bertrand.Ethné et Phiupoe de Vienne, Claud-ne Douvilte, Georges-Hébert Germain.Bruny Sunn et Said Khahi.Geneviève Lefebvre, crancme RueL Kim Thüy ç Jacques Migneault Autres photos: C Groupe Libre* i: nz *«¦¦¦¦ _______________________i M A X CHE I X O V E M B R E 1 0 0 9 SA 1.0.\ 1)1' LIVIIE 100!l K it muoue! —— V 1 ' La caricature au Québec en quelques dates ¦ 1759: Lt1 caricaturiste anglais George Townsend, également officier de James Wolfe, se moque de son général durant le siège de Québec.¦ ISfili: Jean-Baptise Côté est emprisonné pour avoir caricaturé un fonctionnaire dans La Scie., > GWR V J X LE DEVOIR Serge Chapleau se démarque par son humour cynique et son trait de crayon ultra-raffiné, digne de la tradition anglaise.Heil ! Robert LaPalme, dont on voit ici l’« Autoportrait », est, avec Normand Hudon, l'une des deux grandes figures de la caricature d’après-guerre au Québec.Niet ! x - ¦ 1877: Naissance du Canard , d'Hector Berthelet.Parmi les journaux satiriques qui font alors une large place à la caricature, on trouve notamment Le Charivari.Le Farceur, Le Grognard, Le Violon, Les Guêpes, Le Bavard.¦ 1908: Décès d'Henri Julien, qui a collaboré à la plupart des grands journaux canadiens grâce à son exceptionnel coup de crayon.Naissance à Montréal de Robert LaPalme.¦ 1929: La crise favorise la naissance de plusieurs journaux de caricatures, dont les journaux d’extrême droite d'Adrien Arcand et de son comparse Joseph Ménard.¦ 1958: Normand Hudon entre au Devoir.¦ 1908: Jean-Pierre Girerd devient caricaturiste attitré de 1m Bresse.Serge Chapleau lui succédera après un passage au Devoir.S -• ¦ 1970: Un dessin d’Henri Julien, «Un vieux de 1837-1838», est utilisé comme symbole par le Front de libération du Québec.¦ 1979: Naissance de Croc, qui vivra jusqu’en 1995.Le caricaturiste à The Gazette, Aislin, signe avec Peter Desbarats 4e seul livre jamais paru sur le sujet de la caricature au Canada».IV ¦c ¦ 1997: Naissance du Couac, «dernier représentant de l’humour “bête et méchant”».¦ 2005: Lancement du Doigt, tentative infructueuse conduite par Jacques Hurtubise pour relancer un magazine de type Croc.I.K DEVOIR Normand Hudon avait pour bête noire Maurice Duplessis, qu’il n’a pas hésité à associer aux dictateurs Hitler et Staline.livres Denis MONETTE Invité d’honneur Michel JEAN Un monde mort comme la lune Janette BERTRAND Le Cocon Claudine DOUVILLE Le Loup des îles Steve PROULX Le Cratère i y \J 4 j Bruny SURIN Bruny Surin -Le lion tranquille T'"1 Saïd KHALIL Bruny Surin -Le lion tranquille Kim > Æ THÜY Ru Richard BÉLIVEAU La Santé par le plaisir de bien manger C I.*«nwrd Tétrautt Confidences tün’agent 'double i POISON "FAVORJJE’ ; L« bonheur, est assis , sur nn banc et II attend LE GUIDE : BONNE BIERE QUEBEC f U AK Ml R*h»tl Bébw*.PK &.Santé plaisir *bien manger i-, -igM, l'tKïflSA.F T'i pmi [Kl I ROI/VAU IIS MJ Libre Expression | Trécarré | Stanké | Logiques | Publistar X'XX^ Pour connaître l'horaire des séances de signature, veuillez vous référer au programme.groupelibrex.com cam: \ il V K M B K K 2 0 0 !* Entrevue avec Monique LaRue Psychanalyse de l’âme québécoise Au commencement, dans la Bible, étaient deux frères, Caïn et Abel.Le premier jalousant férocement le second au point de lui donner la mort.Dans L’œil de Marquise, le dernier roman de Monique LaKue publié chez Boréal, les deux frères, Doris et Louis, sont québécois.Et, au-delà de l’amour du père, sujet tabou de leur mésentente, c’est le second référendum sur l’indépendance du Québec qui les divise et les oppose, l’un étant un indépendantiste convaincu, l’autre portant le fardeau de la culpabilité chronique d’un racisme peut-être inconscient.Marquise, leur sœur, est aussi la narratrice.C’est le témoin permanent et discret de cette discorde, l’œil qui suit ses frères à travers leur histoire, à partir de l’enfance.CAROLINE MONTPETIT Marquise est discrète, notamment sur ses opinions [xilitiques, mais elle n’en est pas moins pilier du roman, elle qui, dans sa jeunesse, était amoureuse é|)erdue d’un Belge d’origine, ardent militant pour l’indépendance du Québec et qui, ensuite, Monique LaRue L’ŒIL DE MARQUISE .se mariera avec un Juif bilingue qui est ouvertement contre.Dualité québécoise, donc, qui traverse tout ce roman qui plonge hardiment dans les sensibilités vives des Québécois, plus exacerbées que jamais après l’échec du second référendum sur l’avenir du Québec tenu en 1995, et surtout après le discours amer du premier ministre et indépendantiste défait Jacques Parizeau, blâmant «l’argent et les ethnies» pour son échec.Après ce deuxième référendum sur l’avenir du Québec, «mon frère Doris, plus sérieux, plus zélé que jamais, s’est mis à demander à n’importe qui et à tout le monde si on pouvait être raciste à son insu, inconsciemment raciste, à soupçonner notre famille, notre père, notre grand-père Cardinal de racisme, à traiter Louis de raciste.Un mot que nous n'arrivions pas à nous mettre dans la bouche, à prononcer normalement dans des phrases dont l’un de nous était le sujet.Un mot qui n’existait pas dans notre enfance (.)», écrit d’entrée de ?Z7 Venez découvrir les nouveautés d'Écosociété au stand 455 Maude Barlow mauds BAHtow Vor* un pacts da l'eau Vers un pacte de l'eau * Il faut arrêter de croire que l’eau est une ressource renouvelable à l'infini.Il faut y penser comme à un bien commun, un patrimoine à préserver ».Maude Barlow Claire Mûrisserie Deux roues, un avenir Claire Morissette Deux roues, un avenir Le vélo en ville Collection Retrouvailles U vélo tu nUt f* ' " ï DEMO- CRATIE DANSÔUEL ETAT?Collection Théorie G.Agamben, A.Badiou, D.Bensaïd, W.Brown, J.-L.Nancy, J.Rancière, K.’Ross et S.Zizek Démocratie, dans quel état ?Ève Lamoureux Art et politique Nouvelles formes d'engagement artistique au Quebec m « AMOUMtOX ART ET POLITIQUE TMM Les Nouveaux Cahiers du socialisme Leur crise ! Tables rondes Leur crise Jeudi 19 novembre à 19H15, à L'Agora Avec Véronique Brouillette, Françoise David et Josée Lamoureux.La philosophie nous aide-t-elle à penser et comprendre notre monde ?Mercredi 18 novembre à 19h45 à L'Agora Avec Pierre Mouterde et Christian Nadeau.Retrouvez toutes les séances de dédicaces de Pierre Beaudet, Françoise David, Pierre Mouterde et Marcel Sévigny sur www.ecosociete.org '0 JACQUES GRENIER LE DEVOIR d'honneur du Salon du livre de Montréal.' •jfyVVV ¦'>>> fc" - jeu Monique LaRue, une des invités d’honneur du Salon du livre de Montréal.Cette réflexion sur la dualité québécoise, notamment face a l’immigration, n’est pas nouvelle dans l’œuvre de la romancière.Déjà, dit-elle en entrevue, dans Im Démarche du crabe, roman paru en 1995, elle avait abordé le theme par le biais d’un personnage.Mais c’est un essai, une plaquette intitulée L’Arpenteur et le navigateur, publié en 1996, qui l’a véritablement propulsée au cœur du débat «Quand j’ai publié L’Arpenteur et le navigateur, je ne pensais pas que cela jouerait un tel rôle dans mon esprit, j’étais déjà en train de rédiger La Gloire de Cassiadore, donc j’ai pris le temps de le finir.Et après cela je suis revenue à L’Arpenteur et le navigateur», dit-elle.Cet essai, il était le fruit d’une conférence que la romancière avait donnée, après le référendum.Alors que cette fois, on est vraiment en plein roman.«Mon art est l’art du roman, mais j’ai pensé qu’il n’y avait pas que moi, mais toute la société qui était interpellée par cette question, et j’ai décidé de la traiter à ma manière, donc à travers des personnages, et une conscience qui est celle de Marquise, qui n’est pas la mienne», dit-elle.Questionnement sur le racisme Allant au plus profond des interrogations québécoises fouettées par les propos de Parizeau en 1995, Monique l>aRue prête à son personnage de Doris ce questionnement sur le racisme québécois.Les trois frères et soeur ont d’ailleurs une photo de leur ancêtre posant devant une affiche à l’entrée de son village qui proclame «I^es juifs ne Monique LiRue est une des invités sont pas les bienvenus dans notre municipalité».Cette photo existe, explique Monique LaRue en entrevue, elle est au musée de l’Holocauste de Montréal.Pour elle, la question du rapport à l’altérité est au cœur de la société québécoise, constamment préoccupée de sa survie.«Le racisme inconscient est quelque chose qui a souvent été évoquée.C’est une hypothèse: est-ce qu’on peut être inconsciemment raciste.La question se pose réelle- ment à mon personnage.C’est plus profond qu’une petite dispute sociale, c’est le rapport à l’altérité.Ce rapport à l’altérité est-il seulement conscient?».Elle pose la question sans y répondre.L’altérité, c’est le thème qui traverse tout le roman de Monique LaRue.Dans la vie collective, mais aussi dans la vie intime.Elle passe par ses frères, qui partagent le même sang mais qui sont si différents.Elle passe aussi par cette femme, Marquise, partagée entre eux deux, alors qu’elle-même vit avec un homme d’une autre culture que la sienne.Le roman est tout à fait actuel en ce sens qu’il nous invite à apprendre à vivre avec qui est différent de soi: peut-être le plus grand défi de la société d’aujourd’hui.Le Devoir L’ŒIL DE MARQUISE Monique LaRue Boréal Montréal, 2009,378 pages Linsîant même www.instantmeme.com 18-23 NOVEMBRE Salon du Livre de Montréal Venez rencontrer nos auteurs Sylvie nriflssicoTŒ Partir de là Signatures: jeudi et dimanche Table ronde: jeudi Rencontre publique: samedi Signatures: vendredi, samedi Table ronde:vendredi Roland Bourneuf L’ammonite Louise COTNOIR Le cahier des villes Signatures: vendredi, samedi et dimanche Signatures: samedi et dimanche François Blais Vie d’finne-Sophie Bonenfant (Tliguel PLiïlEVDfl (TlORRLES Le barrio Signatures: vendredi et samedi Signatures: jeudi et dimanche La Nuit des fTlalaxeurs: Vendredi Stéphanie Kaufitiann Ici et là Lyse Chpruest (Tlarcher sur l'eau Signatures-, vendredi et samedi Entretien publia vendredi Signatures: samedi et dimanche Carole Bessette Le Grand Duo .Louis JOUCOEUR Le masque étrusque et Nouvelles du Chili (trad) Signatures: samedi et dimanche Signatures: samedi et dimanche Hans-Jürgen Greif Le chat proverbial France Ducpsse Valdera Signatures: samedi Signatures: samedi Tonino Benaquisto Tout à l'ego Horaires sur wwwinstantnneme.com Série de la Place des Arts L& Studio littéraire' Un espace pour les mots SUPPLÉMENTAIRE mardi 24 novembre • 19 h 30 Lundi 23 novembre • 19 h 30 complet Au Studio-théâtre de la Place des Arts e Françoise Faucher lit Marguerite Yourcenar Quelques pages d'A/ex/s ou le Traité du vain combat, premier livre de Marguerite Yourcenar (1903-1987), première femme académicienne et pure création de l’Europe du XXe siècle, seront lues par Françoise Faucher, qui a eu le privilège d'interviewer l'écrivaine en 1975.Lundi 30 novembre • 19 h 30 Au Studio-théâtre de la Place des Arts Stéphane Lépine lit le Journal de Victor Klemperer Stéphane Lépine partage avec nous quelques pages du vibrant journal de l'écrivain allemand Victor Klemperer (1881-1960), un témoignage bouleversant sur la montée du national-socialisme et la persécution des Juifs dans la ville de Dresde.Lundi 7 décembre • 19 h 30 À la Cinquième Salle de la Place des Arts - Robert Lalonde lit Flannery O'Connor L'écrivain Robert Lalonde, qui a si bien parlé de cette grande écrivaine du Sud des États-Unis, lit une nouvelle et quelques lettres signées Flannery O'Connor (1925-1964), qui dévoilent l'essentiel de son art poétique et de ses parentés littéraires.Iaplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 Entrée: 15 $* Étudiants: 10 $* ‘Taxes incluses Frais de service en sus Une coproduction Les Capteurs rH/'N de mots Piace dos Arts t £¦¦¦¦ Venez nous rencontrer au Salon du livre de Montréal •-V rv *K- * v • ¦:/ « S , i: , JS- • *.J-t •» mssm ' mmM ïp® 3 ¦.f*v*lpk f., .*3»- V ‘ «ï»/ xï> ,jt- i JS"#* * Les Presses de l'Université du Québec Science» religion» éducation COMMENT RÉPONbSE AUX QUESTIONS OES ENFANTS 1 LV* VIVRE en fc* FAMILLE ^ D’ACCUEIL IUSQUÀMESI8ANS Voir ou ne pas voir nrres parents ?Quelle communication pour quel changement?US OtSNOtlS DU ntAMU MI-NT StXIAI ¦¦¦ Géographie île l'Amérique latine HnUi DIVERSITÉ SEXUELLE «i constructions de genre SUKHUM iwktl-ÎTOOt /Vf & Médias, médicaments et espace public iNTtRVfcNTION WfF£RtNCl£t kO PRIMAIftE £N C0NT£XT£ D'ifmwriON scoiaim RtMfiK/WirmF Enjeux et défis associés à ta qualification U pu«t« d'un premier diplôme detudes secondares t éducation motrice et I éducation psychomotrice au préscolaire et au primaire imm ETAT STRATEGE PARTICIPATION CITOYENNE L’émancipation, hier et aujourd'hui Perspectives françaises et québécoises Vivre ensemble dans l'espace public Générations ei cycles de vie d évaluation de la capacité fonctionnelle Chez l adulte 'jânfc.WÊË île 55 ans et mieux fFÿtjS^ Au carrefour Des temps bioiiBioiieset lisychosociaiix mm — r.ow.T rtel Ontv la révolution Internet HJtln'*!: se JBM-Frartcfiis Payette 17e la ville au patrimoine urain HISTOIRES DE EORME ET DF SENS introduction critiaue aux relations internationales “Québec MONDE desAA Alcooliques, gamblers.narcomanes HNKmi I Les jésuites et I esclavage Loyola '¦prii-i'H-ici.-1 ¦T-i—« 1 .1 1 I fascination Nouveau désir d éternité uaDKMaaEn j - V'.T ( -L1.-.J STRESS ESTIME DE SOI SANTÉ TRAVAIL Une seule terre à cultiver l.es défis agricoles et alimentaires mondiaux fÈm&àià PUBLIER te1 REVUE SAVANTE t 'RÈGLES 1 do chercheur f xorrvoirKOT»» fi •t UürfMit l.apirme __ Pierre ¦ Jeanmot AUX COMMANDES DU CRU.pwwm.fw&w.mmm L TTlpniq , : ii iliiiOü ai ¦XMBRNtiÉiMMaMHÉ Presses de l'Université du Québec O GO « S LU (/) tZ e _ P GO 2 ^ ^ C GO K- GO £ Ml'SKH DI S HI At \ AR Ri DI MONTRIIAI Le peintre Marc-Aurèle Fortin (à l’arrière, au centre) entouré de ses amis comédiens, à L’Arche, en 1910 PAUL BENNETT Qui pourrait soupçonner que l’édifice à façade de pierres anonyme du 26-28, rue Notre-Dame Est, dans le Vieux-Montréal, a abrité au début du XX' siècle l une des communautés artistiques les plus dynamiques et les plus audacieuses de lépoque?Entre 1904 et 1929.des dizaines de peintres, d’écrivains, de musiciens et d’intellectuels trouvèrent refuge sous les combles de ce qui était alors le 22, rue Notre-Dame Est pour y travailler, discuter, assister à des conférences ou participer à des «galas» de poésie et de musique — pour échapper en somme à la grisaille culturelle ambiante.Transformé en atelier par le peintre Emile Vézina, ce grenier, aujourd’hui disparu pour faire place à un loft, prit très tôt le nom de L’Arche.Depuis une dizaine d’années, un groupe de passionnés de cette période négligée de l’histoire culturelle de Montréal, persuadés que cet atelier d’artistes méritait beaucoup plus d’attention qu’on ne lui en avait accordé jusqu’à maintenant, ont fouillé toutes les archives disponibles, retrouvé une foule de documents.Le fruit (remarquable) de leur travail, sous la direction du chercheur Richard Foisy, est un très bel album qui offre non seulement un survol passionnant des tribulations des occupants successifs des lieux, mais surtout des dizaines de reproductions de photographies.de tableaux, de gravures, de manuscrits ou d’objets illustrant l’histoire de L’Arche.Lhe monographie détaillée et plus complete est en chantier.Si les noms de beaucoup de ceux qui fréquentèrent ce lieu mythique sont tombés dans l’oubli.la Este de ceux qui ont laissé leur marque dans la petite histoire culturelle du Québec est impressionnante: les peintres Marc-Aurèle Fortin, Adrien Hébert, Edwin Holgate, Robert Pilot, ainsi que les peintres de la Montée Saint-Michel; les gale-ristes Louis et Odilon Morency; les poètes, écrivains et journalistes Victor Barbeau, Philippe Panneton (mieux connu sous son nom de plume de Ringuet), Marcel Dugas, René Chopin, Robert de Roquebrune, Olivar As-selin, Jules Fournier, Léo-Paul Desrosi,ers, Louis Francœur, Jean et Edouard Chauvin; l'édi- teur Dnüs Carrier; les musiciens Leo-Pol Morin et Rodolphe Mathieu; les cqmediens Paul Cout-lee et Paul-Emile Senay.L'Arche devint rapidement pour ces jeunes bohèmes, fils de bourgeois mais qui se targuaient de mépriser la richesse, une véritable oasis, un point de ralliement qui leur permettait d'échapper aux conventions et aux préjugés tenaces de l'époque contre les intellectuels.«Sous eûmes le désir de nous réunir, raconte Ringuet dans ses Confidences.En Europe, c'eût été dans un café.Mais en Amérique du Nord, où aller?[.] Pour l’instant, à nous qui voulions nous élever au-dessus du vulgaire, un grenier s'imposait.» Trois périodes L'histoire de L’Arche est complexe, puisqu’elle se déploie sur 25 ans environ.,Dès son installation en 1904, Emile Vézina, le premier occupant des lieux, recevait sans façon dans son atelier éclairé par deux lucarnes et un puits de lumière ses amis peintres, entre autres Marc-Aurèle Fortin, et ses voisins d’immeuble, le poète Albert Ferland et l’illustrateur Edmond-J.Massi-cotte, qui partageaient l’étage au-dessous, et les artistes graveurs Joseph Tison et Louis-Adolphe Morissette, qui occupaient les deux premiers paliers.Vers 1911, Emile Vézina, tout en continuant de fréquenter l’atelier, céda la place à quatre étudiants épris de poésie et de musique, qui cherchaient un endroit où se retrouver et laisser libre cours à leur fantaisie: Victor Barbeau, Roger Maillet, Ubald Faquin et Philippe La Ferrière.Ces quatre larrons fondèrent bientôt la Tribu des Casoars (devenu plus tard le Casoar-Club), un groupe littéraire qui rassembla rapidement une douzaine de journalistes et d’écrivains anticonformistes et férocement opposés à la littérature régionaliste dominante.Barbeau surtout, qui avait une plume acérée et s’initia au journalisme au Devoir puis au Nationaliste, devint un défenseur acharné des écrivains «exo-tistes», secondé par le poète et critique Marcel Dugas.C’est Roger Maillet, journaliste et plus tard fondateur du Petit Journal et du Photo Journal, qui donna le nom de L’Arche à l’atelier et y organisa les premières soirées du groupe des Casoars: concerts, récitals de poésie, causeries.Artistes mais aussi avocats, médecins, collectionneurs d’art, tous ceux qui se piquaient de culture et que n’effrayait pas la réputation sultureuse de L’Arche (en raison des modèles féminins qui posaient parfois nus pour les peintres de l’atelier) raffolaient de l’atmosphère qui régnait lors de ces soirées bien arrosées.Parmi les habitués, signalons les journalistes Edouard Mont-petit, Letellier de Saint-Just, Olivar Asselin et Jules Fournier, les futurs diplomates Pierre Dupuy (plus tard commissaire de l'Exposition universelle de Montréal) et Jean Désy, le poète «exo-tiste» René Chopin, Corinne Dupuis, la fille d'un des propriétaires du grand magasin Dupuis Frères, et Louis Carrier, fondateur des prestigieuses éditions du Mercure qui accueillirent plusieurs amis de L’Arche comme auteurs ou illustrateurs.I-a fin de l’aventure En 1922, un autre groupe prend le relais à L’Arche.Ernest Aubin et Elisée Martin, qui font tous deux partie des peintres de la Montée Saint-Michel, deviennent locataires des lieux.Ce re- groupement informel de huit peintres, plutôt discrets et méconnus, tient son nom du coin de nature où ils se rendent peindre sur le motif: le domaine des Sulpi-ciens, au nord de l’île de Montréal, qui s’étendait jusqu'à la rivière des Prairies et qui était compris entre la rue Saint-Hubert à l’ouest et la Montée Saint-Michel (aujourd’hui le boulevard Saint-Michel) à l’est.Fidèles à la tradition de L’Arche, ils continuèrent à recevoir et à animer les lieux, mais avec moins d’éclat que l'ancienne bande des Casoars.Puis la morale de l’époque rattrapa nos artistes: le propriétaire de l’édifice refusa de renouveler leur bail en 1929, à la suite de ragots de voisins qui se plaignaient des allées et venues de modèles féminins à l’atelier.Si l’aventure de L’Arche prit f in cette année-là, l’esprit qui avait animé les lieux se perpétua chez beaucoup de ceux qui l’avaient fréquenté: les amitiés et les solidarités nouées sous les combles du 22 rue Notre-Dame Est incitèrent ces écrivains et ces artistes à prolonger leur action en mettant sur pied de nouveaux regroupements pour défendre la seule cause qui leur tenait à cœur, et que Ringuet résume de façon lapidaire: «un souci, scandaleux à cette époque, de culture intellectuelle».Ainsi, plusieurs des anciens Casoars, dont Victor Barbeau et Ringuet, sont à l’origine de la Société des écrivains canadiens, puis de l’Académie canadienne-française (aujourd’hui l’Académie des lettres du Québec).Dans une société québécoise alors hostile à toute vie intellectuelle affranchie des carcans religieux et des canons esthétiques traditionnels, L'Arche a joué durant 25 ans un rôle moteur et ras-sembleur.On peut même attribuer à l’esprit frondeur et ludique des habitués de L’Arche et aux œuvres à contre-courant qu’il généra un rôle précurseur: n’est-ce pas le même esprit qu'on retrouvera au milieu des années 1940 chez Borduas et les automalistes?L'aventure de L’Arche fut dans une certaine mesure, comme le démontre éloquemment le livre de Richard Foisy, la matrice et le creuset d’une culture québécoise en devenir.Le Devoir L’ARCHE Un atelier d’artistes dans ie Vieux-Montréal Richard Foisy VLB éditeur Montréal, 2009,208 pages ri m1 !.! h.X* ALBUM DE RUES E.-Z.MASSICOTTE / BNQ Le 22, rue Notre-Dame Est en 1910 (deuxième édifice à partir de la gauche).Tout en haut, on aperçoit les deux lucarnes du grenier où Emile Vézina aménagea son atelier en 1904.Portant aujourd’hui les numéros civils 26-28, l'édifice est situé en face du Palais de justice de Montréal.FAIRE VIVRE LES MOTS D’ICI PANEL au service des éditeurs et du livre Promotion Information Formation et perfectionnement Défense du droit d’auteur Représentation 2514, bout Rosemont Montréal (Québec) H1Y1K4 Tél.: 514 273-8130 Télec.: 514 273-9657 info@anel.qc.ca www.anel.qc.ca GaW (Y.ww La'Ae> 0\ dev^e s° Les livres qui ne circulent pas meurent L’tCHANGi 707 El 713 MONI-RO/AL ESÎ ©MONf-ROyAL, 514-523-6389 Pleurer comme dans les films La fantaisie est au rendez-vous.[.C]e roman est cérébral et en même temps très habité parce que tous ces personnages sont faits très concrètement et l’on a ^ plaisir a les suivre » - Jean Fugère.SRC « Pourquoi pas dimanche * (514) 524-5558 lemeac®!emeac.com c c F I I L h II E V (I I II .It > S A M EDI II K T II I M A \ (Ht I V n V t M B II E l II II H SALOX III' LIVRE EN BREF ENTREVUE Réjean Ducharme vu par ses lecteurs Les éditions Nota Bene ont lait paraître dernièrement deux livres sur l’écrivain québécois Ré jean Ducharme.Le premier est une monographie signée Élisabeth Haghebaert, et s’intitule Réjean Ihickanne, une marginalité paradoxale.Il propose une -critique d’accompagnemenU de l’œuvre de l'écrivain.Le second.Présences de Ducharme, est un collectif dirigé par Marie-André Beaudet, la meme Élisabeth Ha ghebaert et Élisabeth Nardout-Lafargc.Des textes rapprochent ici Ducharme et Vian, et Ducharme et Le Clézio.- Le Devoir Variations sur la mort Les Éditions du Passage viennent de lancer le recueil de poésie /’partirai, cent poèmes québécois sur la mort, choisis et présentés par François Hébert.D- titre du recueil porte le même nom qu’un poème d’Alexis Leffançois, paru au Noroît en 1977 dans le recueil intitulé Im belle été.( )n y lit entre autres ces mots: « /'partirai dispersé en pépère épars /et mangé par les vers rongé/ par le remords de n’avoir pas assez dansé baisé m bu/de n 'avoir pas assez vécu/de n’avoir pas Unit essayé /partirai /qu’obligé que si l’on m’fimt dehors/à grands coups de pieds dans l'cul.- Chacun y lance sa petite idée sur la mort Jacques Brault s’imagine en piquet de cloture, faisant de l’ombre aux fougères, Jean-Paul Daoust enlace déjà en pensée un autre squelette que le sien.Que de deuils mais que de repos aussi dans ces lignes, que d’autodérision aussi dans la possibilité d'envisager sa propre finitu-de, le lent déclin du corps au milieu de la vie.- Le Devoir Gabrielle Roy coulée dans le bronze L’écrivaine d’origine manitobai-ne Gabrielle Roy sera honorée par Parcs Canada, qui installera en lin de semaine une plaque de bronze en son honneur dans le quartier Saint-Henri de Montréal, site de son célèbre roman Bonheur d’occasion.La cérémonie aura lieu ce samedi 14 novembre à 14 heures au Centre culturel Georges-Vanier de Saint-Henri.- Le Devoir O Q D < LU m oc >* 5 u < UJ S U a 33, Chemin de la baleine “ 33.Chemin de la baleine remue beaucoup de choses.Beaucoup d emotions.El beaucoup de réflexions.[.| Très forte, décidément.Myriam Beaudoin.» - Danielle Laurin.Le Devoir » Avec son troisième roman.33.Chemin de la baleine.Mynam Beaudoin revient à ses amours, l'amour tout court, en fait, qut la sert si bien.¦ - Le libraire (514)524-5558 lemeac@lemeac.com C£> Hélène Rioux, femme de lettres et de mots Elle est prodigue, Hélene Rioux.Enthousiaste et prodigue.Dans le petit café où je la rencontre, rue Saint-Zotique, elle donne une entrevue à bâtons rompus, parle de l’écriture de son dernier roman, Ames en peine au paradis perdu, le deuxième tome d’une tétralogie publiée chez XYZ.Cette tétralogie, dit-elle, elle l’écrit sans plan, se laissant aller au fil de ses idées, récrivant parfois plusieurs fois les mêmes passages, les mêmes chapitres.CAROLINE M 0 N T P ET IT Le premier chapitre d’Âmes en peine au paradis perdu est, quant a lui, un pur enchantement C’est une tirade sur le theme du paradis perdu, une espece de somme de tout ce qu’Hélène Rioux, avide lectrice, a lu avant de se lancer dans ce roman dont elle a d’abord trouvé le titre.Pour écrire ce livre, elle a donc entre autres lu La Divine comédie, de Dante, et l’auteur italien revient d’ailleurs périodiquement dans le texte.Dans un chapitre intitulé Sur un trottoir glacé en sortant du métro, elle met en scène un homme qui décide de réécrire L’Enfer, de Dante, pour y ajouter les drames du monde contemporain.«]e n’avais jamais lu La Divine Comédie, et il était temps que je m’y mette», dit l’auteure.Le premier tome de cette tétralogie, Mercredi soir au bout du monde, s’amusait aussi a planer au-dessus des gouffres.Mais le Bout du monde y est en fait le nom d’un restaurant de la rue Saint-Zotique, ouvert vingt-quatre heures par jour, où des chauffeurs de taxi se retrouvent pour jouer aux cartes avec des femmes endimanchées.-Il s’y passait des événements triviaux, des chansons qui passaient à la radio, un chauffeur de taxi russe, un cuisinier maghrébin.Puis, je me suis dit que c’était vraiment le bout du monde, en fait, que c’était le monde.Que le monde est là, peu importe où on est», dit-elle.Dans le deuxième tome de cette tétralogie, le lecteur se promène entre Sofia, Pi se et New York, en passant par la petite Italie de Montréal, la Nouvelle-Angleterre ou Outremont.On y visite beaucoup Proust et Dante, mais aussi des menus de restaurants qui font saliver.A New York, à table avec sa mère ¦ -Les heures bleues jeunesse Abécédaire des anibêtes Robert Soulières et Marjolaine Bonenfant L'abécédaire • Jcs .i A La Grande Tricoteuse Agnès Grimaud et Marion Arbona Ma petite perle Marie-Claude Demers et Alain M.Bergeron La Grande Tricoteuse /Agnès Grimaud.\ Marion Attîoria ' /S- bleuet www.heuresbleues.com JACQUES GRENIER LE DEVOIR Hélène Rioux au restaurant chez Marcel, un critique de theatre commande un filet d’autruche transsibérienne, une recette que l’écrivaine a complètement inventée en cours d’écriture, dans sa retraite des Laurentides.Le musicien Ernesto Liri, autre personnage du livre, a d’ailleurs à ce sujet une réflexion amusante: «entendre nommer les plats est un plaisir qui désormais surpasse presque celui de les manger».Et Hélène Rioux raconte que L’histoire naturelle et morale de la nourriture, de Maguelonne Toussaint-Samat, a longtemps été son livre de chevet «L’histoire du monde est l’histoire de sa faim», résume-t-elle.Elle est aussi l’histoire de sa gourmandise.La lecture et la nourriture seraient-elles une version terrestre du paradis?«Non, répond-elle.Parce que le paradis est bel et bien perdu.Et la nourriture et les livres nous consolent d’avoir perdu ce paradis».La notion de paradis perdu, rappelle-t-elle, hante l’humanité depuis que l’humanité pense.«L’humanité a toujours eu l’impression qu’il y a eu un paradis et qu’il y a une faute, celle de manger la pomme.Quand j’étais enfant, fêtais éberluée d'entendre cette histoire selon laquelle manger une pomme pouvait avoir eu des conséquences aussi terribles sur tout le reste de notre histoire», dit-elle.Pour illustrer son livre, elle a d’ailleurs choisi un détail d’un tableau de Jérôme Bosch intitulé Le chariot à foin.On y voit Adam et Ève chassés du paradis par l'Ange.En attendant de retrouver cet état de grâce, l’humain s’ingénie à tenter d’embellir sa vie terrestre, et c’est ce qu’Hélène Rioux nous raconte dans ses histoires entrelacées.Pour les amateurs, il y a la nourriture et les mots, pour d’autres il y a le gros lot promis dans un concours de téléréalité, par exemple.Ce livre, reconnaît l’auteur, est particulièrement traversé par l’histoire de la littérature.Êlle s’en est étonnée une fois le livre terminé.En fait, elle avait déjà rêvé d’écrire un livre qui s’appellerait L’amour des tnots.Elle n’en a jamais écrit le premier mot dit-elle.Mais plusieurs des idées qu’elle avait développées à l’époque se sont retrouvées dans Ames en peine au paradis perdu.Le Devoir ÂMES EN PEINE AU PARADIS PERDU Hélène Rioux Éditions XYZ Montréal, 2009,282 pages Robert Dion Le moment critique de la fiction Les interprétations de la littérature que proposent les fictions québécoises contemporaines Maintenant en format poche, cet essai de Robert Dion s’impose comme un nouveau « classique » de la critique littéraire.Il donne une lecture éclairante d’œuvres de Jacques Brault, Monique LaRue, Nicole Brassard, Normand Chaurette, Victor-Lévy Beaulieu, Gérard Bessette et Rober Racine.Le moment critique de la fiction Éditions Nota bene Des livres pour savoir Robert Dion l e* interpretation» «le la littérature que proposent les fictions québécoise» contemporaine» LS SERONT AU STAND GALLIMARD DU SALON DU LIVRE DE MONTREAL CHRISTOPHE ANDRE Les États d’âme, Odile Jacob le mercredi 18 novembre de 18 h à 20 h y LUC BARANGER Au pas des raquettes, éditions la branche le samedi 21 novembre de 14 h 30 à 15 h 30 JOEL BASTARD Casai u na, Gallimard le samedi 21 novembre de 14 h à 15 h - ^ *.# %, n V M h l 'If Ufa, -««Mill ?I -J ilg CLAUDE PONTI Bih-Bih et le Bouffron-Gouffron, L’école des loisirs le jeudi 19 novembre de 14 h à 15 h 30 le samedi 21 novembre de 15 h à 16 h 30 le dimanche 22 novembre de 11 h à 12 h GRÉGOIRE POLET Chucho, Gallimard le samedi 21 novembre de 14 h 30 à 15 h 30 TONINO BENACQUISTA Malavita encore, Gallimard le jeudi 19 novembre de 17 h 30 à 18 h 30 le samedi 21 novembre de 15 h 30 à 16 h 30 le dimanche 22 novembre de 13 h 30 à 14 h 30 DANIEL PENNAC Chagrin d’école, Gallimard le jeudi 19 novembre de 18 h à 19 h le samedi 21 novembre de 13 h à 14 h le dimanche 22 novembre de 13 h 30 à 14 h 30 MARTIN WINCKLER Le Choeur des femmes, P.O.L le vendredi 20 novembre de 17 h à 18 h le samedi 21 novembre de 12 h à 13 h le dimanche 22 novembre de 15 h à 16 h LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET II I M A \ ( Il E I .1 \ 0 V E M R I! E SALON DU LIVRE Nadejda Mandelstam ROMAN ÉTRANGER Depuis des mois, je lis Contre tout espoir, de Nadejda Mandelstam.Quand j'ai fini, je recommence.Un seul livre suffit si chaque parole y reflete la différence d’un être irréductible.C’est un monde où défilent cent et mille personnages, mais il n’y en a qu’un, la poésie du mari de l’au-teure: «en cette nuit de mai, un but s’imposa, et c’est pour lui que j'ai vécu: une partie des manuscrits de Mandelstam était demeurée, beaucoup de choses étaient fixées dans ma mémoire, moi seule pouvait sauver cela».Moscou, 1934.La Tcheka travaille jour et nuit.Surtout la nuit, où il y a tant de gens à sortir de leur lit, à interroger, à battre, à fusiller ou à expédjer dans les camps.Ecrivains, savants, concierges, vagabonds, policiers, dirigeants, tous sont fous de peur.«L’épreuve de la peur, on ne s’en remet jamais.Qui a respiré cette atmosphère est perdu, même s’il a conservé la vie.» Tous ne sont pas tués, mais tous sont supprimés en ce qu’ils ont d’irréductible au social.L’état nouveau commence à tuer dès 1918, à l’ouverture du premier camp où l’on isole ceux qui ne sont pas des nôtres.En 1934, la catégorie pas-des-nôtres a beaucoup grossi.«Quoi?Encore! Qui a-t-on arrêté?Mais pourquoi?» Tel, qui n’a cessé d’injurier dans la Pravda les ennemis du peuple, disparu lui aussi! On s’ingénie à trouver des raisons pour chaque arrestation.«Il se Staline n’a pu effacer le poète Ossip Mandelstam de la mémoire humaine permettait de dire des choses.».ou «Il a si mauvais caractère.» Les Mandelstam, eux, ont compris l'inconcevable: on arrête les gens pour rien.Il suffit d’être quelqu'un.Ne pas sourire.par exemple.Qui ne sourit pas, il avoue sa peur, c’est quelqu'un.Il partira plus vite.Le plus sage, est de dormir avec son sac tout prêt, pour quand ils viendront.Ils viennent pour Mandelstam, une nuit de mai 1934.«Un vrai poète est immédiatement reconnu.Dès qu'il apparaissait, tout se mettait en mouvement et les gens comprenaient qu’il était condamné».Il le sait aussi.Il a connu l’Europe, mais choisi l’Union Soviétique, par fidélité à cette terre qui fait l’histoire.Il aime encore la révolution comme si c’était une religion, mais il a compris qu’il sera toujours un pas-des-nôtres.Il a écrit un poème sur Staline, sa moustache de cafard, ses doigts graisseux.Il le récite à des amis.Un suicide.Mais, miracle, Staline ordonne que le poète Mandelstam soit «isolé mais préservé».Peine bénigne, trois ans d’exil dans un trou de province.On découvre avec les exilés que des milliers, des dizaines de milliers de condamnés partout dans la glauque Union Soviétique se cherchent un logis, des ressources, un bout de pain.Partout s’entassent, se battent, font la queue, deviennent fou, meurent les paysans dépouillés, les anciens aristocrates qu’on vient d’expulser de Saint-Petersbourg, les ca- ARCHIYES LE DEVOIR Nadejda Mandelstam en 1920 dres du Parti, les écrivains, les savants, et les ouvriers.Après trois ans, avoir été interdit à Mandelstam de vivre à Moscou, lui est interdit le travail rémunéré.Rien que de lui serrer la main peut conduire en prison.Il erre encore une année, mendiant inconce-vablement heureux de vivre, irréductiblement quelqu'un.Ces pages où Nadejda décrit la joie du poète d’être en vie sont les plus incompréhensibles pour nous.La nuit, devant la fenêtre ouverte: sautons, cette fois, jetons-nous ensemble dans le vide ! Mais non, attendons, pour voir la suite de la nouvelle humanité.La poésie va me préserver, Staline n’osera pas.Ah, le prestige de la poésie en Russie! Pas un ministre, pas un policier qui ne la révère, et même Staline, pour la craindre tellement! On comprend: la poésie, c’est par excellence la parole de quelqu’un.N’est-ce pas troublant que nous, aujourd’hui, ne comprenions plus cela?Ossip est arrêté, un jour de joie qui était un piège.Il n’a même pas son Dante de poche, pour le camp.On le met dans un train, pour la mort.Staline, faisant effacer des livres toute mention de ses compagnons à mesure qu’il les liquidait, réalisait une haine que le meurtre n’etanchait pas, qui avait la rage de tuer jusqu'au souvenir.Mais Staline n’a pu effacer Ossip Mandelstam de la mémoire humaine.«La plus grande part des poèmes a été préservée contre tout ce qui a essayé de me balayer.et avec moi.les pauvres lambeaux de papier que je conservais précieusement.» Son mari mort, pendant vingt-cinq ans, contre tout espoir (c’est le titre du livre, contre son nom, espoir en russe) Nadejda fuit, se cache, travaille, d’une petite ville à l'autre, avec la complicité des ouvriers, d'une logeuse qui va parfois la dénoncer, qui lui demande pardon en pleurant.Elle ne sortira les poèmes de ses cachettes qu’après Staline.Certains amis en ont retenu par cœur.Tout ce monde, même les bourreaux, sait par cœur un nombre prodigieux de poèmes! «Combien étions-nous à nous répéter ainsi, la nuit, les paroles de nos maris exterminés?» Est-ce pour cela que je ne peux pas lâcher ce livre.Je ne peux pas faire ça à Nadejda.Chaque souvenir qu’elle a gardé me crève le cœur.Leur festin d'un œuf dur ou d’une boîte de conserve, le thé, les cigarettes et, ah! le pauvre manteau d'errance et de misère, en cuir jaune, qu'on peut encore voir sur la photo de Mandelstam au Goulag.CONTRE TOUT ESPOIR Nadejda Mandelstam Gallimard, «Témoins» Paris, 1975, tome III Le totalitarisme stalinien vu par un romancier anglais NAIM KATTAN Le romancier britannique Martin Amis est le fils de Kingsley Amis, un romancier aussi célébré que son fils.Amis père faisait partie de ce qu'on a appelé «Les jeunes gens en colère» et fut le chouchou des communistes soviétiques.Il lit plusieurs visik's en URSS, en chanta les mérites, ne se rendant que t;u-divement compte de l'horreur de la dictature stalinienne.Dans ce livre, Martin Amis s’adresse à son père, évoque l’attitude de son entourage intellectuel et rappelle les opinions et les prises de position de ses amis journalistes et écrivains sur le communisme et plus particulièrement sur Staline.Il s’emploie ensuite à dresser le bilan de la terreur vécue par la population soviétique.L’auteur a lu des témoignages sur l'époque et il dessine un portrait complexe, contradictoire, le plus véridique possible.11 n’est pas question d'un homme mais d’un pays, de millions de personnes subissant la fertile implacable d’une autorité qui ne lait l’économie d’aucun arbitraire.Lénine installe le régime.Habité [xu- une soif de pouvoir, redoutant constamment de le perdre, il a conçu le mécanisme de soumission par la terreur.Il l’appliquait successivement à tous les opposants.Lénine avait constaté que les paysans constituaient la majorité de la population.Or le nouveau régime entendait effectuer l'industrialisation du pays quel qu’en fût le prix.Du coup, les proprietaires terriens qui refusaient la collectivisation étaient sévèrement combattus.L’arme du régime était la famine.Amis affirme que l'on compte quinze à vingt millions de victimes de la famine.D‘ régime fai- sait en même temps taire toute expression de différence culturelle ou ethnique, notamment de la part des Ukrainiens.L’exil dans une nature glaciale, le goulag, fut une autre arme de la terreur.On éloignait les opposants, les reléguant à la mort dans l’oubli.D’autres millions de victimes.•Amis présente Staline comme un personnage intellectuellement médiocre, dépourvu de tout sentiment, qui se regardait froidement agir.Chaque homme pose pour lui un problème et.en l’éliminant, il élimine le problème.La terreur pestüt tout autant sur les bourreaux, les exécutants, fusilles les uns après les autres.La guerre contre les nazis, avec lesquels il avait conclu un accord, a obligé Staline à avoir recours au sentiment patriotique.Cela a permis à des millions de Soviétiques de se battre en recouvrant leur identité.La paix revenue, des millions disparus dans la tourmente, le pays exsangue, Staline cherchait un autre ennemi.les juifs étaient désignés.Amis affirme que Staline admirait l’efficacité de Hitler dans son acharnement contre les juifs.On commençait à condamner les «cosmopolites», puis les assassins en blouses blanches.A peine la nouvelle terreur amorcée, Staline meurt.Même si Martin Amis lie le bt^ soin de faire étal de cette tragédie à son rapport avec son père, il fait rapidement le parcours du passé.Collalwmteur du Devoir KOBA LA TERREUR Martin Ai iis Traduit de l'anglais par Frédéric Maurin Editions de l’( )euvre Paris 2009,375 pages Libraire agréée • * Toujours de meilleurs prixi Entre cuisine et bambini Stefano Faita Mais que lit Stephen Harper?Yann Martel Agenda 2010 Illustrateurs et illustratrices du Québec YANN MARTEL R\ Toute la richesse de J (a tangue, française VUIS y I K UT STKPIir.V U VHPUI PfTiTRobcRT 2010 60 ()()() mots et toutes les évolutions les plus récentes de la langue française À l'achat de 3 livres, obtenez .de rabais sur le premier livre Les plus beaux Sites du Patrimoine mondial de ('UNESCO Marco Cattaneo lasminaTrifoni Les cent plus belles chansons du Québec Bruno Roy 20 de rabais sur le deuxième livre * DlVfH 58 000 mots et l'analyse de leurs différents sens, l'orthographe et la conjugaison, les étymologies et les synonymes, Une histoire des hommes québécois Hélène-Andrée Bizier LES CENT les exemples d'emploi les expressions et locutions.de rabais sur le troisième livre * Les plus beaux sues DU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO Pensez cadeaux / | Sur présentation de cette annonce seulement Offre en vigueur jusqu’au 6 décembre 2009.600 000 traductions anglais-français / français-anglais avec mise en contexte pour chaque mot &ColliiNS La grande librairie du Quartier Latin le Parchemin 49,95 La référence sur CD-ROM pour ceux qui souhaitent mieux écrire et s'exprimer en français.,99 84.95 WÊÊKBffSt Plus d'un million de traductions, 1 (X) 000 prononciations, un conjugateur complet et tous les avantages du multimédia.,99 119.95 Montréal à l'encre de tes lieux Florence Meney Luc Lavigne Sexy Cuisiner pour deux Louis-François Marcotte Metro Berri-UQAM, 505 rue Sainte-Catherine Est, (514) 845-5243 librairie@parchemin.ca www.parchemin.ca PuilRODERT 2010 Agenda d'art 2010 nqcmnyArt "Ow le Parchemin Mcorea’ (Ou*Uc M2X ¦7t.T# Le cadeau idéal.Chèque-cadeau Signature autorisée puisqu'il laisse le choix! Métro Berri-UQÀM 505, rue Sainte-Catherine Est (514) 845-5243 WWW.PARCHEMIN.CA Prix en vigueur jusqu'au 3 janvier 2009 irflHKS « MCM i 2009 au Groupe Ville-Marie Littérature ™ Une compagnie de Québécor Media Tlb éditeur www.edvlb.com •raser; «j ! < ¦o I Hi >- Prix Robert-Cliche 2009 L'échappée des dieux Adieu, vert paradis Deux cercles La conscience d’Éliah Les murs il m-.O ! S o Z Lntrç toute: les femme: Lili Klondike.Tomes II et ni Frères ennemis Entre toutes les femmes Le camée et le bustier Le masque du gerfaut Ce sera formidable! LHPtlIEM.T.SYMltUU moutec UBIlLf: ET CAMILLIFN £ t *' » > » > > •• > »: » v1 .t i f t.» '< v 11 i » 11 Vf » i » ,t Ï-X11 i‘ft ii t f, t v j ;< i v » i » '¦'Mot:';;::; ;M r O « i il ?^ À iïlî^Wl t ;V » ! * « » f v >: t < < i r i ii t s s j » > i \ ; < I | ‘ t ' > f ¦ *;i ! fi .tVCJ .» Oi ll) • !.»f i » WkMÊplMfMM l Vfi I.V>.T» »lf », ‘Art [i H Tl îfort s Lljw KÎH'xrtrtArtiMKi r.ïfj “rvAaaRv i (xi S t s s.t s » TXâ' Ï >, » s «.t i / .» i Ai ttO.f » •,Y< >.t i *.! ! I t; r II V » Y i' > 11 » » y » t l ! y) > ' f t « X trt S 11 ‘ rt 4>,» » ' ¦ *.» a « à î r i i K » 1.1.» Of( < M > S Y *• i ï;t t t y ij.»1 i.tj, t.o.i » * i s t y 11 / < ».» f Tl Vi.» s T .S Yf < r* Et ! > » T Y T f f »»!!(' l'V'/t t < »vt xx i XTX Ï-SmM ftpix ( Y ( V .< Vf * îTo)‘-p X i' v A* f Ÿ t >;‘v' X.’tt’X > t>.) tÏMÏ X.u.s s YÀ X t yi.) V; TiX-A Âprso « t t .f •,!; > L • ICf ÿ 11 V ï M’fT'vi I - ¦ Le grand Salon des petits Les premières fois, ils arrivent en poussette ou en tenant par la main leurs petits copains de la garderie.En grandissant, ils reviennent généralement avec leurs camarades d’école, très excités par cette rupture dans la routine scolaire.Pour eux, comme pour leurs aînés, les salons du livre sont l’occasion de rencontrer en chair et en os les écrivains qui nourrissent leur imagination et de leur poser mille et une questions.ANNE MICHAUD Quand paraîtra le pro-chain tome?», «Pourquoi tu n’écris pas plus vite?», «Est-ce que tel personnage va revenir?», «Comment on devient écrivain?» etc.Il faut les voir faire la file pour obtenir une dédicace de leurs auteurs préférés: leur pa- tience et leur passion sont des preuves indéniables de l’importance de la littérature jeunesse d’ici pour les jeunes lecteurs d’ici! Qui seront les auteurs et les livres en vedette cette année?Qui attirera les plus longues files d’attente durant les heures de visites scolaires?Sans avoir besoin d’une boule de cristal, on peut deviner que Bryan Per-ro, qui sera au Salon du livre de Montréal pour y présenter le second tome de sa série Wari-wulf (Les Enfants de Porte Tchino, Les Intouchables) sera encore très populaire.Idem pour India Desjardins dont la série Le Journal d’Aurélie La-flamme (Les Intouchables) s’est beaucoup vendue.Il faudra sûrement s’armer de patience pour accéder à ces deux auteurs-là! Encore cette année, les fans de Gilles Tibo pourront se livrer au jeu «Devinez où est votre auteur préféré», puisqu’il présente au moins cinq nouveaux livres chez quatre éditeurs différents.Indices: allez donc faire un tour au kiosque de Dominique et compagnie (Il était une fois, Dimedia), chez Soulières éditeur (pour Le Dico de Tibo), chez Québec Amérique (pour Noémiefait son cinéma et Moi, Noémie et les autres) ou au stand de Scholastic (pour Nicolas, roi du filet!).Vous avez de bonnes chances de le trouver à l’un ou l’autre de ces endroits! Et en chemin, il se pourrait que vous croisiez Dominique De-mers, qui partagera son temps entre les éditions Dominique et compagnie (Lustucru le loup qui pue, Dimedia), Les 400 coups (Les Flipattes conteurs, Dimedia) et Québec Amérique (Macaroni en folie - Alexis 7 et La Grande Quête de Jacob Jobin - tome 2, Les Trois Vœux).Retour en force Puisqu’il est question de jeux et de devinettes, devinez qui revient en force à la Cour- te Échelle cette année?Un, deux, trois.Vous donnez votre langue au chat?La réponse est: tous les grands noms des collections «Premier Roman» et Roman Jeunesse», de Rosalie à Marilou Polaire en passant par Sophie, Not-dog, les jumeaux Bulle et même Ani Croche! Quelle bonne idée que d’avoir sorti des boules à mites ces excellents romans qui ont fait leurs preuves auprès de millions de lecteurs dans 18 langues.Pm les regroupant sous forme de recueils de trois ou quatre titres, avec de nouvelles pages couvertures plus actuelles, la Courte Échelle leur donne un nouveau souffle et leur ouvre un tout nouveau public.D’autant qu’à moins de 15 $ par livre, c’est toute une aubaine! Par ailleurs, si vous passez par le kiosque de la Courte Échelle et que vous avez des enfants de moins de 6 ans, jetez un coup d’œil à la collection Charlie et L>la.Vous allez assurément craquer pour ces albums relatant les aventures de la petite Lola, qui veut faire comme les grands mais qui ne veut pas trop grandir, et de son grand-frère Charlie, qui est là pour la guider a travers les grands défis de l’enfance tels que goûter de nouveaux aliments, perdre sa première dent etc.Craquants! Et en plus, chaque album contient une page d’autocollants, alors c’est le grand bonheur! VOIR PAGE F 18: PETITS VIENS RENCONTRER TES AUTEURS JEUNESSE AU SALON DU LIVRE DE MONTREAL (du 18 au 23 Novembre 2009) India Desjardins • Sylvie-Catherine De Vailly • Michel J.Lévesque • Sylvain Hotte • Bryan Perro • Alix Renaud • André Richard, et bien d'autres encore.le chat boiteux ^ .Anér* 'Hjthmrd BRÛLÉ (kiosque 557) t CORNAC] (kiosque 557) LESWNTOUCHABLES (kiosque 546) « *®C I H F IK S A M K l> I 11 E I 1) I M A V l II E V (i V m b i; i tl 0 il I.E I) E \ 1) I K SALON DU LIVRE JEUNESSE LITTERATURE JEUNESSE La réjouissante exception à la règle de Ponti Danser dans la poussière CAROLE TREMBLAY L’auteur-illustrateur Claude Ponti est une exception aux regies qui régissent d’ordinaire la littérature jeunesse.Tout ce que le bon sens dicte aux créateurs d’éviter quand ils s’adressent aux petits, il le fait: des livres trop petits, trop grands, trop longs, un nombre ahurissant de personnages aux noms improbables, un vocabulaire connu de lui seul intégré dans des phrases joliment tarabiscotées, des détours narratifs aux quatre coins d’univers complexes, des références à des concepts abstraits, le tout traversé, jonché, parfumé et encombré de poussins masqués.Et pourtant, ça marche.Ça marche avec les petits comme avec les grands, ça marche de jour, de soir, de long en large, la main dans la main et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.Tout ça sans infantiliser bébé ni gnangnantiser mémé.Si on ne savait pas que le père de Schmélele et du Martabaff est né dans une famille française somme toute assez normale, on pourrait croire qu’il vient d’une autre planète ou que ses biberons étaient aromatisés au IÜI) tant son imaginaire est déjanté et luxuriant.Ouvrir n’importe quel album de Ponti, c'est entrer dans la chair même de l’enfance, un monde enchanté qui fourmille de créatures imaginaires, où la logique cède galamment la place à tous les possibles.C'est pénétrer dans un labyrinthe étrange, accompagné de personnages si bienveillants qu’on a envie de s’y perdre avec eux.C’est plonger dans un monde inconnu, ouvert sur la 12' dimension, d’où les méchants ne sont pas exclus, mais ou il existe toujours une issue pour échapper au péril Avec Claude Ponti, on ne se demande pas qui, de la poule ou de l’œuf, est arrivé en premier, l’affaire est toute réglée: c’est le poussin.Biaise, pour les intimes.Celui qui a été dessine près d’un million de fois a fait sa premiere apparition publique dans L’Album d’Adèle, le premier livre écrit et illustré par Ponti, en 1986.Ce qui devait être le simple cadeau de naissance d’un peintre à sa fille Adèle a été le déclencheur d’un tourbillon qui ne s’est jamais arrêté depuis.Plus d’une cinquantaine d’albums offrent maintenant aux jeunes lecteurs une vue imprenable sur l’imaginaire de ce créateur jouissif et inclassable.Les titres forment à eux seuls tout un programme: L'Écoute-aux-portes, Pétronille et ses 120 petits, Biaise et la tempêteuse bouchée, Le Jour du Mange-Poussin, Le Nakakoué, la série pour tout-petits Tromboline et Fmlbazar.Dans un de ses plus récents albums, Catalogue de parents pour les enfants qui veulent en changer, on a droit à un véritable inventaire, images et descriptions à l’appui, de plusieurs dizaines de couples parentaux disponibles dans l’exubérant cerveau de Ponti.Ça va des Cinq mamans au Toucartons, des Enveloppants aux Triiiistes, en passant par Le(s) parent(s) d’enfant (s) orphelin (s).En fin d’ouvrage, on trouve une liste des accessoires qu’on peut se procurer en complément au modèle choisi, mais aussi et surtout, un véritable bon de commande, avec l’adresse de la maison d’édition.Eh oui, on court toujours un Catalogue de parents risque quand on lit un livre de Claude Ponti à ses enfants.Dans le dernier opus delirium, Bih-Bih marche sur un chemin qui se trouve à être, sans qu’elle le sache, la langue d’un monstre.Ça semble déjà une mauvaise nouvelle en soi.Mais il y a pire, ce chemin était le dernier morceau intact du monde et il vient d’être englouti! Aie! L’ébouriffant auteur-illustrateur sera présent au Salon du Livre de Montréal.CATALOGUE DE PARENTS POUR LES ENFANTS QUI VEULENT EN CHANGER Claude Ponti L’École des loisirs Paris, 2009,45 pages BIH-BIH ET LE BOUFFRON-GOUFFRON Claude Ponti L’École des loisirs Paris, 2009,48 pages ANNE MICHAUD Elles ont déjà conquis des milliers de lectrices à travers quatre romans distincts et voila que leur histoire est publiée dans un même volume.En réunissant les quatre titres de la série Gara et Julie, les éditions Québec Amérique vont sûrement faire plaisir aux adolescentes qui les connaissent déjà tout en permettant à celles qui ne les connaissent pas enco- re de s'immerger sans réserve dans leur univers.Et l’univers de Clara et Julie, c’est celui de deux adolescentes d’aujourd’hui.Devenues amies à la fin de leurs études secondaires, elles sont passionnées, l’une par le théâtre et l’autre par la danse.Comme toutes les adolescentes, Clara et Julie font face à des choix et des épreuves dans leurs amours, dans leurs amitiés et dans la vie en général.A travers ces difficultés, elles tentent de demeurer fideles a elles-mêmes et a leurs rêves.Fidèles à leurs lectrices aussi.Collaboratrice du Devoir DANSER DANS LA POUSSIÈRE Tania Boulet Editions Québec Amérique Montréal 2009 (13 ans et plus) PETITS SUITE DE LA PAGE 17 ôle de papa Un autre kiosque qui mérite le détour, celui des éditions Planète Rebelle, logées sous l’enseigne du distributeur Prologue.Leurs albums-CD sont hors du commun! Imaginez: des poèmes et des contes destinés aux enfants de trois ans et plus, dits par des conteurs de la trempe de Renée Robitaille sur des musiques originales qui sont justement pleines d’originalité! Les résultats sont aussi agréables à écouter pour les grands que pour les petits, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on est appelé à les entendre encore, et encore, et encore.Du côté de la cigogne Enfin, une dernière suggestion destinée à toutes celles qui viennent de recevoir la visite de la cigogne ou qui l’attendent pour très bientôt: il faut absolument vous procurer l’album Les Joies de la maternité (poil au nez) d’Élise Gravel (Les 400 Coups, au stand Dimedia).Cette collection de rubriques hilarantes (Docteur Fears, Wonder Maman, Bébé Boutique, été), agrémentées des conseils de Mère Indigne (Caroline Allard) et de bandes dessinées est un incontournable pour toutes les nouvelles mamans et particulièrement celles qui rêvaient d’un bébé parfait et d’un véritable «congé» de maternité, et qui devront plutôt composer avec un bébé qui fait des coliques, le manque de sommeil et la libido à zéro.Après tout, il faut bien rire un peu.Et dites-vous que l’année prochaine, ou la suivante, ce sera au tour de votre bébé d’aller faire sa première visite au Salon du livre! Collaboratrice du Devoir Je ne mangerai JAMAIS de tombes 4e toute ma- les aventures de Charlie « Lola é memmtmtm nMHHHHI HUNGER GAMES ' „ ¦ \^ES éosNvO sur iipparnm » Ni vie HAWKING scqil GUES HUNGER GAMES Un sujet moderne (la télé-réalité), une tension omniprésente (qui survivra?), des personnages attachants.Vivez un rythme endiablé, un livre captivant! GEORGES ET LES SECRETS DE L’UNIVERS GEORGES ET LES TRÉSORS DU COSMOS Partez sur les pistes de la vie dans l’Univers avec Lucy et STEPHEN HAWKING ! Mtouri Grant Un mmwfcwr axwtnSre nomniiMttaswtiiTO! Q*n* * -m - Je de : eiarè*w a*#r « iüt crte- w-nau* w* SCOTT WESTERFELD LIGUES Dans le monde de l’extrême beauté, les gens normaux sont en danger.LA CITÉ DES TÉNÈBRES Tome 1 La coupe mortelle Tome 2 L'épée mortelle Clary et Jace se lancent dans une lutte sans merci, qui oppose les défenseurs du bien aux forces du mal.Passionnant ! LE PRINCE DES NUAGES Un récit d’aventure pour comprendre notre planète et son climat! Un monde sans adultes: le rêve! Et si c'était le début du cauchemar?EXTRAS iS ic il L K It E V Oil!.LES S A M K l> I II K T It I M I \ i || E I V O V I \l I! I! I o it o S.U0.\ or LIVRE JEITES8E Entrevue avec India Desjardins L’adolescente qui a bien tourné Elle a 33 ans mais dit n’en porter que 14.Elle aime pardessus tout des adolescents cette intensité brute, ces émotions à fleur de peau, qui se livrent sans retenue.Depuis qu’elle a entamé le cycle du Journal d'Aurélie Laflamme, dont elle a livré au printemps dernier le sixième tome.India Desjardins n’a pas démordu de ce point de vue d’une jeune fille de 14 ans sur le monde.Elle n’exclut même pas la possibilité d’ajouter quelques tomes au cycle, qui doit initialement en compter huit! CAROLINE MONTPETIT Si elle affirme avoir 14 ans dans sa tète, 15 tout au plus, India Desjardins a aussi une gravité totalement dépourvue de cynisme.«J’ai un souvenir très vif de l’adolescence, je me souviens exactement c’est quoi», dit au téléphone India Desjardins, une invitée d’honneur du Salon du livre de Montréal.Elle se préoccupe par exemple au plus haut point du taux de suicide chez les adolescents.«J’ai fait beaucoup de recherche là-des-sus», dit-elle.Elle a notamment compare les émissions de télévision d’aujourd’hui à celles qu’elle •l .iSKs* :lfjgWM \ écoutait à sa propre adolescence.«Ils sont souvent en contact avec des œuvres qui finissetü bien.Ça va tout le temps bien, favais envie de leur créer une héroïne qui traverse des épreuves de la vie.Mes livres ne finissent pas toujours bien», dit-elle.Dans le dernier tome paru de son journal, Aurélie déménagé, chose qui lui déplaît au plus haut point Ce qui frappe, en lisant ce journal, qui pourrait en effet être écrit par une adolescente de 14 ans, c'est à quel point chaque petite chose prend une importance capitale.Un bas qui traîne là où on ne l’attendait pas, un exposé oral, une insulte mal placée.L’adolescente griffonne frénétiquement son journal comme on consulterait un miroir pour mieux se comprendre.Pourtant, nulle trace ici de drogue ou d’alcool ou de la sexualité débridée, problèmes auxquels on associe souvent les adolescents d'aujourd’hui.Et le journal d’Aurélie Laflamme est le genre de livre que n'importe quelle mère inquiète confierait les yeux fermés à ses adolescents en herbe.«Ils ont souvent mauvaise presse», constate India Desjardins.«Moi, j’essaie au contraire de montrer comme ils sont beaux et bien formés.» «C’est dommage ce stéréotype-là, parce qu’il concerne seulement un faible pourcentage, poursuit- LAWKKNCK ARC OUK ITK India Desjardins en est déjà à son septième livre pour la jeunesse.elle.Je ne dis pas qu ’Aurélie est anti-tout, mais elle ne va pas en parler dans son journal.Je me suis donné le défi d’écrire quelque chose sur l’adolescence sans aller dans ces lieux communs-là, qui sont souvent exploités.Je me suis demandé: est-ce que c’est possible d’écrire huit tomes sans parler de drogue, de violence, de sexe.Ce n’est pas sans sexe, mais le sexe n’est pas décrit de façon explicite.Aurélie a les jambes molles, R y a du désir.» Des allusions évasives Prudente, India Desjardins se contente d’allusions fort évasives.Quand elle parle de la slush, par exemple, elle évoque une substance qui dégêne.«Lesgens peuvent imaginer ce qu’ils veulent.Je n’ai pas le goût d’entrer là-dedans», dit-elle.En fait, India Desjardins a commencé à écrire pour les adolescents alors qu’elle avait 19 ans et qu'elle écrivait pour le magazine Cool.C’est là qu’elle a d’abord créé la chronique de Marie-Cool.Elle écrit ensuite une comédie romantique.Les aventures d’india Joncs.Son heroine a .dors 28 ans.C'est lorsqu’India Desjar dins subit une embolie pulmonaire et que sa chatte, qui l'accompagnait depuis 19 ans décédé, qu'elle crée le personnage d’Aurélie Laflamme.«Je me suis demande comment les ados d’aujourd’hui viraient leur questionnement existentiel, sans les repères spirituels qui existaient à une autre époque.Je trouve que les adolescents ont un beau cheminement.Ils sont très autonomes.Us essaient de trouver leurs propres réponses.C’est comme ça qu Aurélie est venue: fille de 14 ans dont le père est décédé quand elle avait neuf ans.et dont la mère n ’a pas été capable de lui donner une belle image de la mort.Elle doit traverser tous ces questionnements d’ado en trouvant les réponses elle-même.C’est un cheminement beaucoup plus cahoteux mais je trouve que ça en fait des libres-penseurs».Encore aujourd’hui, India Desjardins dit bien s'entendre avec les adolescents, plus encore' qu’avec les adultes.«On parle le même langage, dit-elle.Quand j’étais ado, j’avais l’impression que personne ne me comprenait.» Tout adolescente qu’elle se sente dans l’âme, India Desjardins n’en est pas moins a son septième livre, et s’apprête à voir le premier tome du journal d’Aurélie Laflamme transposé en film.Une éternelle adolescente qui a bien tourné.Le Devoir LE JOURNAL D’AURÉLIE LAFLAMME India Desjardins Les Intouchables Montréal, 2009,336 pages Charlie et Lola ANNE MICHAUD Après nous avoir présente Clarice Bean l’an dernier, voici que La Courte Echelle nous offre d’autres personnages de l’auteure et illustratrice britannique Lauren Child.Dans Les Aventures de Charlie et Lda, le grand frère, Charlie, et sa ix'tite sœur, Lola, af frontent It's grands perils de la vie: manger des tomates.se préparer pour le dodo, aller à l’ecole, etc.En fait, c’est plutôt Lola qui affronte ces perils avec l’appui de son grand frère Charlie.Où sont les parents?Ils existent, mais on ne les voit pas d;ms les livres, qui sont centres sur les relations entre le grand frère et la petite sœur.Ainsi, quand 1 nia affirme quelle est absolument trop ixàite {xnir aller à 1’ecole, Charlie s’a|>-plique à lui démontrer le contraire.Et lorsqu’elle décrète qu’elle ne veut manger ni carottes, ni petits ]xiis, ni croquettes de |x>isson, Charlie vient à bout de sa résistance en transformant les carottes en rayons de Jupiter, It's pt^ tifs pois en gouttelettes du Cap-Vert et les croquettes en grigno-tiiu's sous-marines.Autant Charlie fait preuve d’imagination avec sa petite sœur, autant Lauren Child s’amuse en illustrant ses albums, lœs mots dansent sur les pages remplies de photos, de découpages, de collages et de dessins colorés et rigolos.El, joie ultime, certains albums contiennent même des autocollants! C’est trop cool'.Collaboratrice du Devoir COLLECTION CHARLIE ET LOLA Textes de Liuren Child traduits par Fanny Britt 1a Courte Echelle Montréal, 2009 (3 à 5 ans) Illustration Polygone Studio Ils seront là ! STAND 116 MERCREDI 18 NOVEMBRE A.M.: Edith Bourget, Gaël Corboz, Robert Soulières P.M.: Gaël Corboz, Robert Soulières JEUDI 19 NOVEMBRE A.M.: Alain M.Bergeron, Edith Bourget, Gaël Corboz, Robert Soulières P.M.: Philippe Béha, Gaël Corboz, Robert Soulières, Gilles Tibo VENDREDI 20 NOVEMBRE A.M.: Édith Bourget, Yvan deMuy, Robert Soulières P.M.: Phillipe Béha, Geneviève Lemieux, Robert Soulières, Gilles Tibo, Alain Ulysse Tremblay SOULIÈRES ÉDITEUR www.soulieresediteur.com SAMEDI 21 NOVEMBRE A.M.: Guy Marchamps, Robert Soulières, Denis Vézina P.M.: Mélissa Anctil, Alain M.Bergeron, Marie-Andrée Boucher, Édith Bourget, Jacques Lazure, Geneviève Lemieux, Guy Marchamps, Robert Soulières DIMANCHE 22 NOVEMBRE A.M, : Guy Marchamps, Robert Soulières, Denis Vézina P.M.: Alain M.Bergeron, Yvan deMuy, Jacques Lazure, Guy Marchamps, Robert Soulières, Denis Vézina LUNDI 23 NOVEMBRE A.M.: Mélissa Anctil, Guy Marchamps, Robert Soulières P.M.: Philippe Béha, Robert Soulières, Gilles Tibo Pour connaître l’horaire précis, consultez le programme du Salon du livre de Montréal WÇPoetiqlf En librairie le 17 novembre Lecture d’extraits d nouveau livre d]-lise Turcotte haniei Sylvestre, |ise, derrière rideau de la folie, d’extrafts des recueils de poésie de Roger Des Roches et Louise Desjardins Le jeudi 19 novembre dès 16 h Au Salon du livre de Montréal • Place Bonaventure tous les détails sur www.courteechelle.com Stand nc mSi Découvrez la passionnante et vampirique saga de Melissa de la Cruz! Entre devoir et romance, amour et liberté Il y a des milliers d'annees, Lucifer et ses disciples furent bannis des Cieux, condamnés par Dieu à vivre leur vie immortelle sur Terre comme vampires.Certains ont fait le choix de se nourrir de sang humain et de mener une vie exemplaire en espérant un jour retourner au Paradis.D'autres sont restés fidèles à Lucifer et boivent le sang de vampires.Aujourd'hui, à Manhattan, s'engage ta bataille pour le pouvoir entre les Sang-Bleu et les Sang-d'Argent.Mefe£w de b Cruz C C «HMD F 20 LE D E V 0 I K , LES s M EDI 11 ET l> I M A \ (HE 1 V (I V' E M B R E 1 U 0 » SALON DU LIVRE JEUNESSE BÉDÉ L’enfer c’est les autres BÉDÉ Lucky Luke, une célébration du justicier de l’Ouest I - " JACQUES GRENIER LE DEVOIR Quelques-uns des meilleurs albums réédités à la veille de la sortie d’un film consacré au cow-boy qui s’annonce, selon la critique européenne, bien mauvais.FABIEN DEGLISE AT a Dalton, reste mon al-''1VJ.bum préféré», dit Mme Morris.«Pourquoi il ne fait jamais la fête avec les autres?», se demande l’auteure Anna Galvada.«Luke a un aspect rock'n'roll, on dirait un peu Elvis ou un chanteur de rockabilly», ajoute Thomas Dutronc, le fils de l’autre.Le héros va devoir réécrire les paroles de sa chanson préférée.Après avoir conclu ses 75 aventures en carrière, en murmurant sa triste solitude au soleil couchant, Lucky Luke, personnage mythique du UT art, a finalement trouvé des amis: 10, pour être précis, et des connus, venus en chœur célébrer la vie et l’œuvre du justicier pas masqué.Comment?En préfaçant, ensemble, les 10 albums qu’ils ont aimés.Et ce, beaucoup pour le plaisir et un peu pour souligner la sortie au cinéma du Lucky Luke de James Huth.Le film, qui met en vedette un Jean Dujardin taillé sur mesure pour ce rôle, a pris l’affiche il y a quelques semaines dans les vieux pays francophones.Pour les plus jeunes pays, comme le nôtre, c’est le 29 janvier prochain que la chose va se produire.Coup de marketing évident — seul Rantanplan ne devrait pas le comprendre —, ce vaste projet de réédition rassemble donc, outre la femme de Mme Morris, Mme Galvada et le jeune Dutronc, les bédéistes Zep O.e géniteur de Titeuf) et Marcel Gotlib, les acteurs Antoine de Caunes et Jean Dujardin — lui-même — mais aussi l’animateur de télé Patrick Poivre d’Ar- vor, l’ex-judoka David Douillet et Cecile de France (une actrice) invités à mettre des mots sur ces images qui les ont tant fait vibrer dans leurs jeunesses.Oui, le personnage sifflote depuis longtemps dans l’imaginaire collectif.Le cow-boy a vu le jour en 1946 dans l’esprit du Belge Maurice de Bevere — alias Morris — puis dans le journal Spirou.Mais revenons à l’hommage.Le père de la Kubrique-à-brac, lui, a choisi Chasseur de primes (1972), la 39' aventure de Dicky Luke, pour ses «mouvements sans la moindre ligne courbe» et sa caricature de «Lee Van Cleef plus vrai que nature».On s’en souvient: le duo Morris-Gosciny était aux commandes.C’est «l’album qui me suffit pour considérer Morris comme l’un des plus grands de la bédé, écrit-il, et pour lui vouer une jalousie haineuse, moi qui suis incapable de faire une caricature ressemblante.» Des Rivaux de Painful Gulch (1962) à La Fiancée de Lucky Luke (1985) en passant par Le Pied-tendre (1968) et L’Héritage de Rantanplan (1973), le même plat d’éloges, ou presque, est servi.«Le dessin de Morris est d’une efficacité redoutable», résume Zep en parlant de Tortillas pour les Daltons (1967), l’album qu’il «lorgnait fébrilement dans la vitrine du libraire de [son] enfance».avoue-t-il dans sa préface.Alors qu’en se plaçant Sous le ciel de l’Ouest (1952), Thomas Dutronc, quant à lui, salue les «premiers pas» de ce cow-boy, «plein de sève, d’astuces et de malice!» C’est vrai, depuis la Mine d’or de Dick Digger (1949), les traits, la psychologie, la cigarette même du héros universel ont bien changé.Et cette nouvelle mise en marché — opportuniste, diront plusieurs — permet d’en prendre toute la mesure avec, en prime, un triste constat depuis quelques années ce Luke semble se perdre de plus en plus dans son propre univers comme en témoignent trois titres, heureusement exclus de l’hommage: La Belle Province, L’Homme de Washington ou La Corde au cou.La liste des erreurs n’est pas exhaustive.Mais elles sont aussi rapidement excusées au moment de célébrer ce «héros de contes de fées», comme le définit avec panache et un sens inné de la formule Jean Dujardin en ouverture du Juge (1959), le titre qu’il a choisi pour lustrer l’image de ce héros qui invite forcément au respect, selon lui.Il «se bat tout seul contre l’injustice, ce qui lui donne une certaine démesure mais aussi une réelle séduction [.] S’il vivait pour de bon, je suis sûr qu’il ferait un acteur épatant!», conclut l’acteur.Le Devoir FABIEN DEGLISE Imaginez le pire: une création hybride a cheval entre la Ru-brique-à-brac du grand Gotlib et la nécessaire Carmen Cru de Lelong, mais avec moins de finesse, plus de lourdeur et surtout un registre de blagues qui.en cherchant sa place dans les mondes de l’absurde, s’écrase souvent, avec tristesse, sur le bitume défraîchi d’une cour de récréation.Multipliez par deux.Mettez de la couleur, étendez sur 46 pages et.tadam, vous obtenez L’Encyclopédie Dekessé (Les 400 Coups), qui vient de faire son apparition dans les bacs des bons libraires.Partout au Québec.Avec Denis Rodier aux commandes visuelles et les mains d’une certaine Rose Beef sur le volant textuel, ce livre de connaissances a de grandes ambitions et se présente du coup comme un «acharnement thérapeutique pour guérir l’ignorance».Dans les faits, il propose plutôt de suivre la sévère et enragée «Philomène Bêta-Kappu, doctoresse en épistémologie» dans sa quête de sens, dans l’enfer du quotidien.lœ programme est chargé.11 met également sur le gril les chauffeurs de taxi, l’art actuel, le monde de la télévision ou encore celui de la médecine, de la finance et du sport dans des histoires en deux ou trois planches ouvertement placées sous le signe de la provocation.Mais malheureusement, un lustre scolaire et un fini simpliste trop évident sont venus tout faire basculer.« Préhistoriser » le présent Ce point de bascule, le bé-déiste Jul, lui, n’a finalement pas cherché à l’éviter en recadrant les grands enjeux de notre temps a l'époque de la préhistoire.Pour mieux en rire, évidemment D faut ouvrir Silex and the City (Dargaud) — c’est le titre de cette comédie loufoque — pour prendre toute la mesure de cette délicieuse aventure littéraire qui met en scène les petits tracas de notre grande époque en nous emmenant a la table de la famille Dotcom, un sympathique groupe de troglodytes pas vraiment de leur temps.Franchement altermondia-listes et chasseurs humanistes, versés dans la chose artistique et la quête viscérale de justice sociale, ces Homo comicus pourfendent les grands patrons, veulent rallier les cannibales à leur cause et rêvent surtout d’inventer la roue, puis la voiture, pour enfin avoir le plaisir de dégonfler les pneus de celles qui polluent trop.On résume.Avec en toile de fond une campagne électorale et un fils qui est contre le feu, l’aventure est forcément prétexte à tous les excès critiques, par l’absurde, et ce, dans une formule que ce Jul (que l’état civil ne connaît que sous le nom de Julien Berjeaut) avait déjà exploitée avec II faut tuer José Bové, f son précédent méfait et œuvre à charge contre les mouve-?ments écologiques.Sans surprise, les mêmes; lignes parodiques viennent tracer les contours de cette incur- i sion dans ce paléolithique où le.maître de la parodie semble aussi à l’aise qu'une «australopétas- 1 se» dans une galerie.d’art préhistorique contemporain.Car après tout, il faut vivre avec son temps et, puisque c’est la crise, il était contraint A’«investir dans l’âge de pierre».Le Devoir off tez à vof eNfciNt/ La Littérature jeuNe/Je d’ici! Retrouvez dans le magazine Enfants-Québec la sélection Mes lectures: un choix parmi les meilleurs titres de notre production éditoriale nationale.liectufe/ VW*».enfants - © Marie-Louise Gay 2007- Détail d'une illustration tirée du livre Arrête tes bêtises.Louise ! publié chez Dominique et Compagnie Mes lectures-édition familiale, est issue d'une collaboration entre la Librairie Monet et le magazine Enfants-Québec.Entièrement conçue et réalisée par l'équipe jeunesse de la Librairie Monet, la revue est diffusée dans te magazine Enfants-Québec.Lecture/ jeuNe//e ^ Édition familiale - automne 2009 Réalisée par la Librairie Mz^p0ur enfants PROCUREZ-VOUS LE MAGAZINE ENFANTS-QUÉBEC et venez consulter la sélection à la Librairie Monet! La Librairie Monet est une référence incontournable pour la littérature jeunesse.Avec l'offre éditoriale la plus importante et la plus diversifiée au Québec, elle met au service de ses clientèles un inventaire de plus de 26 000 titres, constitué de la quasi-totalité du fonds québécois et d'une imposante sélection des meilleurs titres des éditeurs étrangers francophones.' ^ M Librairie .* ' Galeries Normandie ¦ 2752, de Salaberry, Montréal (Québec) H3M1L3 ¦ 514.337 4083 • www.librairiemonet.com L'auteure Dominique Deniers sera en séance de signatures au Salon du livre de Montréal au stand Québec Amérique (# 132) DE RETOUR! JACOB JOBIN EST Dominique Demers Prix Raymond-Plante 2009 12,95 $ Prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature de jeunesse 2009 Prix des lecteurs 15-18 ans Radio-Canada et Centre FORA 2009 Finaliste au Prix jeunesse des univers parallèles 2010 le samedi 21 novembre 2009 de 12 II à 11 h Le dimanche 22 novembre 2009 de 1S h 10 à 16 h 10 le lundi 23 novembre 2009 de 11 h à 14 h QUÉBEC AMÉRIQUE www.quebec-amerique.com MrlPiâî r Tlne grande quête à travers l’histoire ?Hurtubise www.editionshurtubise.com H E K V f: Ci AG K O N HERVÉ GAGNON HERVÉ GAGNON H T K Vf.GAGNON HERVÉ- GAGNON .*7 Am tSR M* mT-ryv T>- mTT!» 'AT VjjT' T fcV/' \rrri ' .i* fl7 p *- Hurtubn* Hurtubiw LE DEVOIR.LES SA M EDI II E 1 D I M A \ ( Il E I .’i \ O Y E M H I! E » 0 O ! F 21 SALOX DU LIVRE J \ Les sondes spatiales racontées PAUL CAUCHON Beaucoup de livres ont ete publies cette année sur le 40 anniversaire d'A polio XI.Les ouvrages relatant l'exploration spatiale du point de vue des hommes qui sont allés dans l'espace sont toujours plus attirants, bien sûr, que ceux qui ne parieraient que des sondes inhabitées.Mais celui-ci, s'il semblait de prime abord moins intéressant, trace un portrait très complet de l’exploration spatiale, en racontant non pas l'histoire des vols habités, mais bien l’histoire des différents objets lancés dans l’espace et des hommes qui les ont conçus.L’auteur, Philippe Séguéla, est directeur de recherche et professeur de neuroscience à LUniversité McGill.Les explications scientifiques sont particulièrement fouillées.Si la conquête de la Lune a frappé l’imagination, et si l’éventuelle colonisation de Mars peut représenter un rêve porteur, ce sont les sondes inhabitées qui ont tracé la voie.D’ailleurs, à la NASA et dans les autres agences spatiales, le débat n’est jamais définitivement tranché entre les vaisseaux qui em- Philippe Séguéla HISTOIRE VISUELLE DES SONDES SPATIALES SO ANS D'EXPLORATION • DE LUNA 1 A NEW HORIZONS i ; portent des humains et les voyages spatiaux diriges par des robots.La Lune fut la destination la plus évidente pour les humains.Il est donc normal que les premières sondes spatiales s’y soient interessees.Mais très rapidement.dès 1962 et 1964, des sondes partirent explorer Venus et Mars.Les vaisseaux Pioneer et Voyager, lances dans les années 70, ont permis pour la première fois de voir de près les planètes géantes comme Saturne et Jupiter, découvrant au fur et à mesure de nombreuses lunes.En 1973, Mariner 10 survolait Mercure.Bref, dans l’actualité, on a tendance à oublier l’existence de ces vaisseaux importants pour ne parler que des vols habités.et de Guy Laliberté! L’ouvrage donne à voir des photos remarquables, bien sûr, les plus récentes sur les différents objets de notre système solaire.Et le dernier chapitre, consacré aux «missions programmées», a aussi de quoi faire rêver puisqu’il recense le programme des années à venir.A titre d’exemple, le Japon lancera l’année prochaine une mission d’observation de deux ans autour de Vénus, et la NASA prévoit placer un vaisseau en orbite en 2016 autour de Jupiter, afin d’explorer les pôles de cette planète pour la première fois.Et dans dix ans, la NASA pilotera une mission internationale qui explorera les différentes lunes de Jupiter, dont au premier chef Europe et Ganymède, qui semblent contenir des océans.Et donc, potentiellement, de la vie.On a hâte, non?Le Devoir HISTOIRE VISUELLE DES SONDES SPATIALES 50 ANS D’EXPLORATION DE LllNA 1 À New Horizons Philippe Séguéla Editions Fïdes, 376 pages S' O Psy malgré moi S' ; I Marie-Sissi Labrèche Jouer les psys à la poly l n premier roman jeunesse en treize volets pour Marie-Sissi Labrèche Marie-Sissi Labrèche fait son immersion dans le roman jeunesse à La Courte Echelle avec Psy maigre moi, le premier de treize ro-mans-feuiiletons à être publies dans la collection «Epizzod».Illustré par la bedeiste Sarah Chamaillard.le premier de ces 12 romans, publiés à un intervalle de deux semaines, mettra en scène Ariane, 14 ans, qui vit la pire année de sa vie.Entre le décès d’une sœur et le déménagement de la famille en ville, Ariane tente de s'intégrer dans une polyvalente où elle s'improvisera psy pour gagner la sympathie de ses collègues de classe.L'auteure de Borderline et de La Brèche signe ainsi son premier roman jeunesse, dans une collection concoctée par la Courte Echelle pour allier littérature et divertissement, fortement inspirée de l'univers télé.Dans chaque épisode, présenté sous la forme d'un dossier médical, l’héroïne se penchera sur un nouveau cas, abordant tour à tour la grossesse, la dépression, l’intimidation et les premières amours, qui sont le lot de ses camarades de classe.La collection «Epizzod» en sera ainsi à sa cinquième fournée, après les succès remportés par Pavel, Rock&Rose, (k) et Les Allergiks.Le Devoir EN BREF Le Dico Tibo Tout le monde a parlé de ce charmant petit livre brillant, illustré par Philippe Béha, avec des textes de Gilles Tibo.Le Dico de Tibo (Sou-lières éditeur) amuse petits et grands sous le signe de l’intelligence.Faut-il le répéter encore à la veille du Salon du livre?Cela dépend des opinions.Et comme une opinion, selon Tibo, est le «genre de chose qu'il vaut mieux, quelquefois, garder pour soi», on n’en parlera pas trop! - Le Devoir DICO p S i/ G Noël aux 400 Coups les éditions les 4(X) Coups lancent une série de livres pour enfants lies à la célébration de la fête de Noël et à l’hiver.C'est ainsi qu’on pourra suivi e les Noels du poney Tidou, dans le Noël de Tidou, de Geneviève L “courtier et Bruno Saint-Aubin, I/’s Voleurs de Noël, de Marie-France Lindon, ou encore L’Anniversaire du père Noël, de Nathalie Saillera et Lydie Baron.les 4 K V O I H .L K '> S \ M K U I II K I I) I M A \ (HE I 5 V O \ E M H K E > (t U !* F 21 SALOX DU LIVRE SPORT Quand la ville était baseball JEAN DION La ville est hockey?Le slogan, pondu par la très efficace escouade de marketing des Glorieux, était ingénieux et, bien sûr, rigoureusement exact.Mais cela ne saurait faire oublier que pendant un bon bout de temps, Montréal fut aussi terriblement baseball.On pourrait même avancer sans trop de crainte de se tromper qu’aux alentours du début des années 1980, les Expos, aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, étaient plus populaires que le Canadien.Ils ne se sont pas couverts de championnats, mais de l’affection, ils n’en manquaient pas.Il y avait donc un récit riche qui n’attendait qu’on l’écrive.Un vaste programme duquel Jacques Douce! et Marc Kobi-taille se sont parlés pour la première fois il y a trois ans.Doucet avait été approché par l’éditeur André Gagnon pour qu’il produise un livre sur les Expos, mais il sentait qu’il n’avait pas le souffle nécessaire pour un long ouvrage.En faisant équipe avec Robitaille, il allait créer le tandem idéal: d’une part, le témoin privilégié des 36 ans d’existence de l’équipe montréalaise, l’un des Il était une foi- 1 EXPOS rares sinon le seul à l’avoir suivie, journaliste puis descripteur des matchs à la radio, de ses tout débuts jusqu’à la toute fin; de l’autre, un raconteur de première catégorie — Des histoires d’hiver avec des rues, des écoles et du hockey, Un été sans point ni coup sûr, tous deux portés au cinéma — doublé d’un fervent amateur de balle.Deux hommes qui tenaient mordicus à ce que «leurs» Expos ne sombrent pas dans l’oubli, et qui avaient des tonnes de choses à dire à leur sujet.«Le premier était installé sur la passerelle, l’autre dans les estrades du champ gauche», écrit UN ivieri Mbrairle>blstro Lectures Olivieri - Le NoroIt John Asfour Nisan, traduit par Nadine Ltaif Gary Geddes L'armée de terre cuite, traduit par BRUNO SlBONA Antonio Porta Yellow, traduit par Francis Catalano Diane Régimbald Pas Hossein Sharang Livre sauvage, traduit par Houman Zolfaghari Dimanche 15 novembre À15 heures 5219 Côtes-des-Neiges Métro Côte des Neiges RSVP: 514.739.3639 Brunch au bistro : 739.3303 Robitaille en introduction.• Vous connaissez de meilleurs sièges?» On pourrait ajouter que le duo s’est d’autant mieux soudé que le premier avoue ne rien collectionner mais garde d’innombrables souvenirs, alors que le second, s’il a aussi ses propres réminiscences de son jeune temps, est un ra-masseux total, qui a bien pris soin de consigner toutes les coupures de journaux, tous les magazines et tous les bouquins relatifs aux Expos dans des boîtes au fond de son sous-sol.Avec des dizaines et des dizaines d’heures de conversation, avec des entrevues en compagnie d’autres personnes liées au baseball, avec ces archives à disposition, ils s’assuraient d’aller au combat adéquatement armés.Au jour le jour Le résultat?Il était une fois les Expos, une brique de plus de 640 pages qui narre pratiquement au jour le jour le parcours tumultueux qui fut celui du club de balle montréalais.Tout y passe, depuis l’improbable octroi par la Ligue nationale d’une franchise à une ville située hors des Etats-Unis jusqu'aux pitreries de Bill Lee, des tribulations d’Ellis Valentine aux sautes d’humeur de Dick Williams, du retour de Rusty Staub aux exploits de Gary Carter.Les noms ressurgissent du passé pour re- prendre vie sous nos yeux.Coco Laboy, Pepe Mangual, Don Hahn, Santo Alcala, Wayne Twitchell, Rowland Office.On retourne au parc Jarry comme si on ne l’avait jamais quitté.C’était le bon temps.Tout y passe?A vrai dire, non.Car ce bouquin s’arrête a 1984 et n’est que le premier de deux tomes.«Au début, on pensait faire 400 pages.Mais on avait tellement de matériel qu’on est passés à 500.Puis à 600.À la fin, on s’est entendus pour deux fois 600.Il était impossible qu'on résume le Blue Monday en une page», disait cette semaine Marc Robitaille à propos du cinquième et décisif match de la série de championnat de la Ligue nationale de 1981, lors duquel le voltigeur Rick Monday, des Dodgers de Los Angeles, a frappé un circuit en 9 manche pour donner une victoire de 2-1 aux siens et éliminer les Expos à leur seule participation aux éliminatoires de leur histoire.Il y aura donc un deuxième épisode.Et sans doute un troisième, puisqu’il est projeté de rédiger un recueil d’anecdotes vécues par Jacques Doucet au fil de ses années à côtoyer l’équipe.La structure du présent livre ne permettait en effet pas d’y faire une place suffisante.Les grandes années L’histoire démarre donc en mai 1968 à Chicago, où les di- La foi du braconnier « Un roman absolument pas banal, qui a le mérite de nous absorber entièrement et qui pose d’existentielles questions.Tout comme dans ses tableaux, Séguin affirme ici un style percutant et très personnel.» - Yves Guillet.Le libraire « [.Rjoman charnel et grave tout à ja fois, tracé en finesse d’une main remarquablement sûre.» ¦ Christian Desmeules.Le Devoir » Ce livre-la est surtout l’histoire étonnante d’un peintre très très doué pour écrire.>* - Pierre Foglia, La Presse (514) 524-5558 lemeac@lemeac.com ARCHIVES LE DEVOIR Ken LeFlore, Ellis Valentine et Gary Carter des Expos en 1980 rigeants de la LN s’apprêtent à annoncer que deux nouvelles équipes se joindropt au circuit l’année suivante.A Montréal, si peu de gens croient que la candidature pilotée par le maire Jean Drapeau et son bras droit Gerry Snyder sera retenue que seulement deux journalistes se rendent sur place.Elle prend fin temporairement avec l’échange qui envoie Carter aux Mets de New York, un moment charnière dans l'histoire du club selon les auteurs.Entre-temps, les Expos auront passé par les affres de l’expansion, par la croissance avec les jeunes joueurs qu’ils ont repêchés et ont fait grandir dans les ligues mineures, puis par les grandes années, 1979 à 1982, pendant lesquelles ils attiraient régulièrement plus de 50 000 spectateurs au Stade olympique et ont maintenu le meilleur dossier des ligues majeures en saison régulière.sans jamais se rendre jusqu’au bout.Bien entendu, nous savons tous comment cela va finir: en sérieuse queue de poisson.Mais comme le disent Robitaille et Doucet, le voyage est plus important que la destination.Et se plonger dans II était une fois les Expos permet d’en faire un grand, à la fois doux comme un match sans point ni coup sûr de Bill Stoneman et amer comme un circuit de Willie Stargell dans la piscine.Le Devoir IL ÉTAIT UNE FOIS LES EXPOS Tome 1: Les années 1969-1984 Jacques Doucet et Marc Robitaille Hurtubise Montréal, 2009,647 pages Olivieri librairietbistro Olivieri Au cœur de la société Lundi 16 novembre 2009 18 h 30 Avec le soutien de la Sodée RSVP: 514.739.3639 Bistro : 514.739.3303 5219 Côte-des-Neiges Métro Côte-des-Neiges Le défi des passions Causerie Longtemps ignorées, les passions sont de retour, de plus en plus bruyamment, pour décrire et interpréter événements, motivations et formes d’action, dans la vie politique de la planète.Discussions autour de «Passions politiques» (rev.Anthropo et sociétés, 2008) et Sex and Sensuality in the Ancient World de Giulia Sissa (YUP, 2008).En présence des auteurs Laurence McFalls UdeM, dép.sc.politiques; Mariella Pandolfi UdeM, dép.anthropologie; Giulia Sissa U.de Calif, à Los Angeles, études classiques et sc.po.Et avec Ellen Corin McGill, psychiatrie et anthropo.Dominique Scarfone Psychanalyste; UdeM Les auteurs du Boréal signent au Salon du livre de Montréal Gilles ARCHAMBAULT Edem AWUMEY Éric BÉDARD Nadine BISMUTH Serge CHAPLEAU NOUS ÉTIONS (EUNES ENCORE LES PIEDS SALES LES RÉFORMISTES vendredi 20 nov.14 h 30 à 15 h 30 vendredi 20 nov.18 h à 19 h jeudi 19 nov.x8 h 30 à 19 h 30 ÊTES-VOUS MARIÉE A UN PSYCHOPATHE?L’ANNÉE CHAPLEAU 2009 samedi 21 nov.13 h à 14 h samedi 21 nov.I4h30ài5h30 samedi 21 nov.15 h à 16 h samedi 21 nov.13 h 30 à 15 h dimanche 22 nov.dimanche 22 nov.13 h 30 à 15 h 14 h à 15 h Nicolas CHARETTE Gil COURTEMANCHE JOUR DE CHANCE LE MONDE, LE LÉZARD ET MOI vendredi 20 nov.18 h 30 à 19 h 30 vendredi 20 nov.18 h à 19 h samedi 21 nov.14 h à 15 h dimanche 22 nov.12 h à 13 h Francine D'AMOUR Steven GUILBEAULT Manuel Kak'wa KURTNESS POUR DE VRAI, POUR DE FAUX samedi 21 nov.16 h à 17 h ALERTE ! LE QUÉBEC A L’HEURE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES PACHAMAMA, CUISINE DES PREMIÈRES NATIONS dimanche 22 nov.14 h à 15 h vendredi 20 nov.19 h à 20 h samedi 21 nov.14 h à 15 h 30 dimanche 22 nov.14 h 30 à 15 h 30 vendredi 20 nov.18 h à 19 h samedi 21 nov.13 h à 14 h I dimanche 22 nov.12 h 30 à 13 h 30 Ü .1 f 11 Y àt'l K 1) K V U I K .LES S .\ M K I) E T I» I M A V ( Il E \ 0 V E M B li E SA 1.0.\ 1)1' LIVRE HISTOIRE Norman Bethune, l’égoïste rouge Dans sa courte biographie du médecin et militant Norman Bethune.l’ancienne vice-reine du Canada.Adrienne Clarkson.raconte que cet homme hors du commun souhaitait débarrasser le pays de son manteau colonial! MICHEL LAPIERRE On n'en revient pas de lire sous la plume d'Adrienne Clarkson, çx-représentante à Ottawa d’Elisabeth II, reine de la Grande-Bretagne et de la Confédération canadienne: «Bethune a contribué à débarrasser le Canada du manteau colonial.» La biographe ose rappeler qu’il s'indignait de voir l’Angleterre refuser, en 1937, «de soutenir le gouvernement démocratiquement élu de la république espagnole» pour lequel il risquait sa vie.C’est que, dans son livre fervent et fouillé sur Norman Bethune (1890-1939), la journaliste canadienne, née à Hong Kong, se laisse subjuguer par la personnalité anticonformiste, si différente de la sienne, du médecin qui, du 24 novembre 2009 au 29 août 2010, fera l’objet Clarkson se laisse subjuguer par la personnalité anticonformiste du médecin d’une exposition au Centre d'histoire de Montréal.Le communiste singulier, qui soigna les blesses pendant la resistance antifasciste en Espagne et la guerre que Mao mena en Chine contre les envahisseurs japonais, la fascine tellement qu’elle innove.Adrienne Clarkson se sert des journaux intimes de la peintre Marian Dale, la femme de Frank R.Scott, juriste montréalais, poète et militant de gauche, pour faire le portrait psychologique de Bethune, qui eut un lien sentimental avec celle-ci entre juillet 1935 et octobre 1936.Selon Marian, le médecin canadien «pense que l’excès, que la violence sont la seule façon d'échapper à l’insignifiance, q la monotonie du quotidien».Eloignée d’une telle attitude, son amoureuse n’en aime pas moins, chez lui, le «tigre de douceur, de férocité».A la lumière de ces reflexions, on saisit mieux pourquoi Bethune écrit à Marian: «Au nom de l’amour et de la vie, je te charge de chaînes au lieu de te parer de bijoux.» La phrase suggère le poids terrible de ce que le défenseur paradoxal d'une médecine sociale et gratuite appelle son «profond sentiment individualiste», son «allergie aux foules et à l’enrégimentement».Voilà qui explique sa «méfiance PROFONDE» à l’egard de la Co-operative Commonwealth Federation (ancêtre du NPD), comme à l'endroit du Parti communiste du Canada.auquel il finit par adherer, plus à cause des exigences concrètes de la solidarité internationale que parce qu’il croit à une doctrine.Etrangement, être solidaire ne signifie pas tant pour lui s’ouvrir aux autres que se perdre dans l'abîme de soi.En 1935, une lettre de Bethune est très révélatrice.Adrienne Clarkson lui accorde l’importance capitale qu'elle mérite.«Je suis le seul être vivant au monde, écrit-il à Marian.Les autres, hommes ou femmes, ne sont pour moi qu'un canevas [.] Je t’aime comme -m?SOURCE CFNTRI D IIISI'OIRI 1)1 MDNTRFA1 Cette œuvre fait partie d’une exposition sur Norman Bethune qui se tiendra au Centre d’histoire de Montréal du 24 novembre prochain au 29 août 2010 je m 'aime moi-même [.] Je suis simplement ta traduction masculine.» Cette déconcertante franchise rappelle l’œuvre visionnaire du poète anglais William Blake (1757-1827), que le médecin citera d’ailleurs à la jeune femme.Comme pour Blake, l’égoïsme de l’individu et GRANDE BIBLIOTHEQUE us ÉDITEURS MIÉbÉCOiS u L’EFFORT DE GUORRE Une exposition présentée du 22 septembre 2009 au 28 mars 2010 À la Grande Bibliothèque | Entrée libre 475, bout De Maisonneuve Est, Montréal &®® Métro Berri-UQAM 514 873-1100 ou 1800 363-9028 www.banq.qc.ca Illustration : version modifiée de l’affiche Attaque sur tous les fronts (1943).Source : BAC/Crédit : R.Rogers /1980-26-20.Bibliothèque et Archives nationales ¦JR Québec S S La renarde et le mal peigné « Les lettres de La renarde et le mal peigné offrent le plaisir lointain de se rappeler l’ébullition de l'époque, et celui, surtout, de se plonger dans la vie, au jour le jour et tout en rebondissements, d'un immense attachement.» - Catherine Lalonde.Le Devoir « [.L]a lecture de cette correspondance incomplète (,.e]st à la fois étrange et fascinante.« - Marie-Christine Blais.La Presse (514)524-5558 lemeac@lemeac.com la vanité de la société se heurtent, pour Bethune, au souffle prophétique de la revolution.Collaborateur du Devoir NORMAN BETHI NK Adrienne Clarkson Boréal Montreal, 2009,180 pages FELICITAI 10N aux/aUréats 2009 Remise du prix le 23 novembre, 11 heures Grande Place du Salon du livre de Montréal Hall d'exposition de la Place Bonaventure 11*1 «MB jmüMw fee- Québec Dominique Demers L'Elu : la grande quête de Jacob Jobin Editions Québec Amérique Prix Québec/Wallonie-Bruxelles de liftèrafore de jeunesse Wallonie-Bruxelles Jean-Marie Defossez Envol pour le paradis Editions Bayard Jeunesse Québec E3EÏ Stand Boréal n° 213 Bïa KRIEGER Dany LAFERRIÈRE LALONDE Monique LARUE Jean-François Éric M0NTPETIT Hélène M0NETTE MONTPETIT Les révolutions DE MARINA samedi 21 nov.ishàiôh dimanche 22 nov.15 h à 16 h SANS RIEN NI PERSONNE vendredi 20 nov.16 h 30 à 18 h samedi 21 nov.12 h à 13 h 30 dimanche 22 nov.11 h 30 à 13 h l’énigme DU RETOUR mercredi 18 nov.20 h à 21 h 18 h à 19 h vendredi 20 nov.19 h à 20 h samedi 21 nov.15 h 30 à 17 h dimanche 22 nov.13 h 30 à 14 h 30 UN CŒUR ROUGE DANS LA GLACE jeudi 19 nov.18 h 30 à 19 h 30 vendredi 20 nov.19 h à 20 h samedi 21 nov.15 h 30 à 16 h 30 l’œil de MARQUISE jeudi 19 nov.i8h3oài9h30 samedi 21 nov.17 h à 18 h dimanche 22 nov.13 h à 14 h IMAGINER L’APRÊS-CRISE vendredi 20 nov.17 h 30 à 18 h 30 samedi 21 nov.12 h 30 à 13 h 30 THÉRÈSE POUR JOIE ET ORCHESTRE dimanche 22 nov.15 h à 16 h Retrouvez-noussur twitter et facebook L’ENFANT dimanche 22 nov.13 h à 14 h LES CHILIENS AU QUÉBEC samedi 21 nov 13 h 30 à 14 h Boréal www.editionsboreal.qc.ca F 2(» I.K I) K V O I H .I, K A M El»l I < E T I) I M A X < Il E I 5 \ ci \ E M SALON DU LIVRE Biographie de Friedrich Engels beau-pere du marxisme Un homme et ses péchés mignons L’historien Tristam Hunt publie la première biographie du grand complice intellectuel de Karl Marx.Friedrich Engels s’y révèle comme la contradiction faite homme: patron exploiteur d’usine du coton et membre de la Bourse royale de jour, socialiste révolutionnaire et théroricien de l’avenir radieux la nuit.STEPHANE BAILLARGEON Quand il s’agissait de trouver des informations pour gérer son capital, comme son ami et compagnon de lutte Karl Marx, Friedrich Engels préférait toujours interroger The Economist plutôt que Der Sozialdemokrut.-Je ne suis pas naïf au point de consulter la presse socialiste quand je cherche des conseils sur les opérations financières, a écrit le second au premier.Celui qui se fie à elle s’en mordra les doigts, et il ne l'aura pas volé.» Les sages recommandations de la presse capitaliste ont porte fruits.A sa mort, à Londres, en 1895, l’examen des papiers d'Engels révéla un portefeuille' juteux totalisant alors 22 600 livres, soit plus de 4 millions de dollars d’aujourd’hui.En voilà donc un autre que la Caisse de dépôt aurait pu recruter comme gestionnaire de comptes.Le marxisme, ce bâtard théorique de l’hégélianisme, repose sur une obsessive croyance en la contradiction.la fameuse «hausse tendancielle du taux de profit», une incompatibilité réputée structurelle du capitalisme, a par exemple permis aux économistes de la mouvance de prophétiser périodiquement l’autodestruction du système, les maoïstes aussi croyaient que l'unité de toute chose repose sur l’opposition des contraires.D y avait certainement un peu de philosophie orientale ladedans.Les contradictions primaires ou secondaires d’Engels, son biographe Tristam Hunt les débusque a la tonne dans son jouis-sif travail d’ailleurs sous-titré Le gentleman révolutionnaire.L’oxymore résume le beau sujet complexe, ce yin et yang fait homme, héritier d’une riche famille d’industriels calvinistes de Barmen (maintenant intégrée à Wuppertal) devenu lui-même patron d’usine tout en écrivant le manifeste du Parti communiste et en finançant la production de Dos Kapital.Une petite Aujhebung avec ça?Une blague dit que Karl Marx aurait mieux fait d’accumuler dp capital plutôt que de l’écrire.A vrai dire, il en amassait pas mal, jusqu’à dégager des revenus équi-valant ceux de la classe moyenne.Seulement, le bon bourgeois de Trêves avait des goûts de luxe (les cigares, le whisky, une bonne.) et il voulait que sa baronne de femme comme leurs filles profitent du meilleur du monde.Engels casquait donc constamment pour éponger les comptes, acheter des robes à la mode et payer les grandes écoles, doublant les revenus des Marx les plus généreuses années.En secret, ceux-ci désignaient celui-là comme M.Quittance.«Ils mettaient en commun tout ce qu’ils avaient: leur bourse et leur savoir», raconta Paul Le ournalisme maginé Cel ouvrage raconte un projet professionnel atypique, une joute entre des discours prolessionnels et politiques qui tente, pas à pas, de structurer le métier et de donner aux journalistes un role dans la société québécoise.(514) 524-5558 lemeac@lemeac.com l(S (CMS la ttoienaa ait muas ititériirei au auiDac Fondée en 1954 par Jean-Louis Gagnon, la revue Les écrits connue auparavant sous le titre Écrits du Canada français publie des textes inédits de nombreux écrivains du Québec et de la francophonie.Jean-Jacques Nattiez DÉCEMBRE 2009 Estelle Papillon Christina Montescu André Berthiaume Jean Désy-Rita Mestokosho Fabienne Clitt France Ducasse Eisa Lessoninl En vente dans toutes tes librairies • Le numéro: 10 $.- ABONNEMENT D’UN AN (TROIS NUMÉROS): ?Résidents ou Canada g Institutions a Résidents de L'Etranger TÉLÉPHONE COURRIEL Ci-ioint un choque à Tordre de U$ tXrits.À retourner à l'adresse suivante : les écrlis Case postale 87 Succursale Place du Parc Montréal (Québec! H2X 4A3 Téléphone: (514) 499-2838 • Télécopieur: ,514) 499-9954 leseaits@4ntemet.uqam.ca [.alargue, gendre de Marx, auteur du Dnnt a la paresse, qui siphonna lui aussi Friedrich Engels, notamment pour se lancer en affaires.Son biographe parie du révolutionnaire en redingote comme d’un docteur Jekyll et Mr.Hyde.D’un côté, il construisait le «socialisme scientifique» De l’autre, les revenus qu’il tirait de l’exploitation de la classe ouvrière lui permettaient d’assouvir sa passion pour le Château-Margaux et les vêtements haut de gamme bien coupés.Il recherchait constamment la compagnie des femmes, en entretenait deux et fréquentait les bordels.Il pratiquait aussi beaucoup la chasse, tous les dimanches, en compagnie de la haute noblesse britannique inscrite à l’Equipage du Cheshire.D’ailleurs, quand le gouvernement travailliste mit en place, il y a quelques années, des dispositions législatives pour interdire le sport d’aristos ringards, les partisans de la chasse au renard ne manquèrent pas de rappeler l’appartenance d’Engels à cet illustre club de traqueurs de goupils.Toutes ces histoires racontées clairon sonnant amusent beaucoup.Tristam Hunt est un narrateur formidable qui captive l’attention avec son portrait fin et informé.C’est aussi un grand spécialiste de l’époque victorienne et des idées du XK siècle en général, qui réussit au total à faire comprendre son sujet en le replongeant dans les débats et les enjeux de l’époque.Jamais dogmatique, toujours didactique, son portrait finit par embrasser le siècle qu’a traversé au pas de charge le patricien des prolétaires.Avec lui s’éclairent les débats pointus entre jeunes et vieux hégéliens, socialistes utopiques ou scientifiques, anarchistes ou communistes.Le chapitre sur la decouverte de la misere a Manchester et l’écriture du grand classique de la sociologie La Situation de la classe laborieuse en Angleterre (1845) s’avèrent particulièrement admirables.Au bout de l’exercice, le biographe finit par laver la réputation de son immense personnage comme gardien de l’orthodoxie marxiste, après la mort du maître.Oui, il a synthétisé, simplifié, vulgarisé la doctrine, mais il n’a pas été le léniniste machiavélique que l’on décrit trop souvent «Depuis son adolescence privilégiée à Barmen, au contact de la détresse et de la déchéance des ouvriers, il était convaincu que l’époque moderne pouvait et devait offrir à l’humanité les conditions d’une existence plus digne, écrit Hunt en fin de parcours.Selon Marx et lui, le capitalisme crée une abondance appréciable, qu'il s’agit de redistribuer par l’intermédiaire d’un système plus équitable.Pour des millions de personnes à travers le monde, cette revendication est toujours à l’ordre du jour.» Dit simplement il aimait Marx et ne voulait surtout pas lui nuire.Tristam Hunt montre en fait qu’Engels admirait tant son ami qu’il lui passa les pires caprices.Ainsi, quand Marx a engrossé la bonne, c’est lui qui a adopté le fruit du péché, sans pourtant jamais vraiment s’occuper de cet encombrant rejeton, laissé à lui-même, ou presque, par le millionnaire révolutionnaire.Une contradiction non résolue de plus.Le Devoir ENGELS, LE GENTLEMEN RÉVOLUTIONNAIRE Tristram Hunt Flammarion Paris, 2009 ACCENTS DE LA LITTÉRATURE FRANCOPHONE DE L’OUEST CANADIEN, DE L’ONTARIO ET DE L’ACADIE Le Regroupement des éditeurs canadiens-français fête ses 20 ans au Salon du livre de Montréal! STAND 301 16 MAISONS D'ÉDITION PLUS DE 80 NOUVEAUTÉS PLUS DE 50 AUTEURS EN SIGNATURE UN FONDS LITTÉRAIRE DE PRÈS DE 2 000 TITRES 20 GENRES LITTÉRAIRES Louis-Philippe Ouimet Éditions du Blé CHAMBRE 503 Hélène Harbec Éditions David LE JOUR QUI TOMBE Maurice Henrie Éditions L'Interligne I !t icorxlr «rus iioe.BMska Saîim Dry I ip$ devrait déménager à Kapuskxvng DRY UPS DEVRAIT déménagera KAPUSKASING Tomson Highway Éditions Prise de parole Crecf www.recf.ca 1-888-320-8070 Patrimoine Canadtar JÊLIiE TOUT LE MONDE VOUS AIME, MONSIEUR SALIM Jean-Louis Grosmaire Éditions du Vermillon ANTHOLOGIE DE LA POÉSIE ACADIENNE Serge Patrice Thibodeau Éditions Perce-Neige RagroapMiMrt des edUms coaodwis-fraiKais Apownlissoge lllimrte • Bouton d'or Arotfiu • Cintri FORA (entre IraiKCHHrtnrwn de ressources pedagogiques • Fdtttom David ÉAtiom de k nouvelle plume • Editions des Moines • Editions du Blé Editions du Chardon Bleu • Editions du 6ref • Editions du tordit Editions de Vermillon • Éditions l'Interligne • EtStions to Gronde Itoree Editions Percetoige • Éditions Prise de parole Québec S S Guide pratique pour les élus municipaux Aux quatre coins du Québec, des mafres et des conseillers municipaux viennent d’être élus (ou réélus) a la faveur des élections du 1er novembre.L'ancien conseiller municipal montréalais Pierre-Yves Melançon a concocté pour eux un manuel d'instructions afin de les guider dans leurs fonctions.La Politique municipale pour tous, publié par Groupédi-tions, s'adresse aussi aux citoyens que la chose municipale intéresse et qui souhaiteraient comprendre pourquoi certains dossiers peinent à cheminer dans les méandres de leur administration.L’ouvrage passe en revue les enjeux auxquels sont confrontés les élus municipaux, brosse un portrait du fonctionnement de l’appareil municipal et propose quelques lignes de conduite aux élus dans leurs rela- tions avec les citoyens, les groupes de pression et les médias.Pour illustrer ses propos, l'auteur évoque le style de gestion des maires qui se sont succédé a l’Hôtel de Ville de Montréal au cours des dernières décennies: Jean Drapeau, Jean Doré, Pierre Bourque et Gerald Tremblay.Compte tenu de l’actualité des derniers mois, l'auteur aurait peut-être eu avantage à consacrer un chapitre à l’éthique, aux enveloppes brunes et aux pièges liés à la collusion et à la corruption dans le monde municipal, des sujets qu'il aborde trop sommairement - Le Devoir LA POLITIQUE MUNICIPALE POUR TOUS Groupéditions 168 pages Pourquoi tant de haine ?La haine, soutiennent Anne Boquel et Etienne Kern, les auteurs d’une amusante Histoire des haines d’écrivains (Flammarion), est au fondement même de la création littéraire.Qui sait, par exemple, que c’est à la vigueur de l’aversion de Balzac pour Sainte Beuve que l’on doit Le Lys dans la vallée?«Je lui passerai ma plume en travers du corps», aurait dit Balzac après avoir lu Volupté, roman de «Sainte-Bave» publié en 1834 et dont il a repris le thème à sa façon deux ans plus tard.Merveilleuse leçon de littérature.De Chateaubriand à Proust, le livre couvre ainsi la plus grande partie d’un XIX' siècle qui n’a pas été avare, du côté du petit monde littéraire français, de rebondissements, de triangles amoureux, de mirobolants succès commerciaux et de comédies sociales.«Cest une loi intangible, les écrivains se construisent les uns contre les autres, et ce, depuis que l’auteur de l'Odyssée, quel que soit son nom, a voulu mieuxfaire que.celui de flliade,» D parât d’ailleurs que la gloire d’un écrivain se mesure au nombre de ses ennemis.«J’ai l’honneur d’être un homme haï», confiait Victor Hugo, lucide et pragmatique, dans l’une de ses lettres.Pour Jules Renard, plus caustique, la cause était entendue: «Le succès des autres me gêne, mais beaucoup moins que s’il était mérité.»-Le Devoir Votre découverte au Salon du livre de Montréal ! FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DU LOISIR LITTÉRAIRE www.litteraire.ca info@litteraire.ca (514) 252-3033 — 1 (866)533-3755 """Québec SK Kiosque 306 I Jeux d’écriture, prix de présence, animation, vers à volonté.Rencontrez des auteurs publiés en dehors des grands circuits.SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Venez saluer les auteurs! Herménégilde Chiasson Solstices SS.Jean Marc Dalpé (traducteur) Dry Lip’s devrait déménager à Kapuskasing Sylvie Maria Fillon m ^ Mary-Jane i ™ la tueuse Mélanie Léger Ro&rR°&r Maurice Henrie Esprit de sel Marcel-Romain Thériault Le filet parole 1 http://pdp.wcf.ca David Lonergan Tintamarre.Chroniques de littérature dans l'Acadie d'aujourd’hui Tables rondes Le samedi 21 novembre, 14 h IS D’Est en Ouest: l'affirmation d'une littérature francophone autre que québécoise.Avec Use Gaboury-Diallo et Agnès Whitfield : Animation David Lonergan Lieu:Agora Le dimanche 22 novembre, IJ h 05 Echos de /'expérience.Avec Herménégilde Chiasson, Mauncc Henne et Laurent Laplante.Animation David Lonergan.Lieu:Agora Renseignements: 705.675.6491 ri [i—»n, inmwii pic Y- I* E VOIR, I K S A NI E DI II E Il I M A \ t II E \ (I V E M li I! E L* U H !• SALOX 1)1' LIVRE HH\IX LIVRES Les maisons du passé créateur La pornographie et les jeunes Quinze demeures patrimoniales du Québec déjà présentées à l’émission Passion Maisons MICHEL LAP1ERRE Il existe une maison ou les premiers propriétaires furent, lorsqu'ils étaient encore enfants au Massachusetts, kidnappés par des Amérindiens, puis élevés à l'iroquoise pour enfin adopter la langue française et devenir ce que nous appelons maintenant des Québécois.Elle atteste que ces Anglais emmenés en Nouvelle-France ont contribué à former la nation unilingue conquise en 1760 par d’autres Britanniques.Cette maison, dont la plus vieille partie remonte à 1721, se trouve à Oka.On comprend qu’Alain Choquette, si magicien soit-il, n’a pu résister à l'ensorcellement créé par la fusion des trois univers qui se dégagent des murs: la culture iroquoise, celle des puritains de la Nouvelle-Angleterre et celle des Canadiens de la Nouvelle-France.Animateur de l’émission télévisée Passion Maisons sur la chaîne Historia, Choquette devient, sous la plume d’André Morin, un personnage du livre du même titre (tome 2) qui, grâce au texte captivant du narrateur et aux superbes photos de Christian Lamontagne, décrit 15 demeures patrimoniales du Québec, déjà présentées au petit écran.Morin personnalise chacune d’entre elles en mettant en scène les propriétaires actuels qui ont, avec science et amour, veillé à leur restauration.La maison d’Oka, celle de Jo-siah Rising (devenu Ignace Rai-zenne) et de sa femme Abigail Nims (devenue Marie-Elisabeth Nims-Raizenne), enlevés à Deerfield en 1704 lors d’une in- PASSION MAISONS: mrsion franco-amerindienne au Massachusetts, côtoie la maison Morisset (1678) de Sainte-Famille de l’île d’Orléans et la maison Racine (1780) de Sain-te-Anne-de-Beaupré.Comme tant d'autres demeures répertoriées dans l’ouvrage, elles regorgent d'antiquités réunies avec un brin de folie.Il faut en effet être atteint d’une douce démence pour succomber au charme des vieilles poutres, en particulier de celles de la maison Raizenne d’Oka.La demeure ne rappelle-t-elle pas que les nombreux descendants d’Abigail Nims, et par ricochet l’ensemble des Québécois, sont les héritiers d’un métissage culturel nord-américain ouvert à tous les rêves?Abigail était apparentée à William Stoughton, lieutenant-gouverneur de la colonie du Massachusetts, celui qui présida le procès des sorcières de Salem.Elle avait comme trisaïeul le théologien puritain Thomas Stoughton, de qui des- cendent, selon la prestigieuse New England Historic Genealogical, Society, deux presidents des États-Unis (U.S.Grant et Franklin D.Roosevelt), un vice roi des Indes (Dufferin) et le poète américain Hart Crane.Le Québec, paradoxalement à cause de la Nouvelle-France, a dans sa chair un morceau de l’inconscient anglo-saxon, tache de naissance capable de derouter certains anglophones partout sur la planète.Symbolisé par la plus vieille maison d’Oka, ce fragment de l’imaginaire continue de créer des mondes, mais il parle et rêve en français avec une touche iroquoise.Collaborateur du Devoir PASSION MAISONS Tome 2 André Morin et Christian Lamontagne Éditions Trois-Pistoles Notre-Dame-des-Neiges, 2009, 208 pages LOI IS CORN EL LIE R La pornographie n'est plus ce quelle était, c'est-à-dire un phénomène plus ou moins condamnable, reserve aux adultes consentants.Désormais omniprésente sur la Toile et accessible à tous en un clic de souris, elle outrepasse, de plus, toutes les limites.Dans Buffet à volonté sur le Web.Enquête sur les ravages du XXX chez nos enfants.Martin Bisaillon et Isabelle Maher, deux journalistes en lock-out du Journal de Montréal.proposent «««c reflexion sur les effets de la pornographie gratuite sur le Web auprès des mineurs».Antithèse d'une sexualité riche et saine, la pornographie n'est certes pas un modèle d’éducation sexuelle.Or, d'après une étude américaine citée dans ce livre, « 79 % des jeunes ont été exposés accidentellement à de la pornographie alors qu’ils naviguaient sur le Web chez eux».Avec raison, les experts consultés par Bisaillon et Maher s’inquiètent des effets de ce phénomène sur la psyché des jeunes.«A l'heure actuelle, écrivent les journalistes en proposant une forte analogie, c’est un peu comme si on permettait aux enfants d’aller à la taverne du coin pour goûter des centaines d’échantillons d’alcool ou d’essayer gratuitement les différentes marques de cigarettes, à l’insu de leurs proches.» En plus de tracer un portrait de la «culture porno» et des tendances qu’elle promeut (épilation généralisée, chirurgies génitales et tyrannie du plaisir mécanique), les auteurs font témoigner quelques accros qui racontent Mutin Biuülon fcabclte Mahci KKY leur misère.Par moments, l’ouvrage laisse entendre que ces ravages sont répandus, sans vraiment pouvoir dire à quel degré, mais il cite aussi, au passage, des études qui relativisent la catastrophe.Ainsi.on apprend que, malgré tout, l’âge de la première relation sexuelle (15-16 ans) n'aurait pas changé depuis dix ans et que les adolescents, selon une étude américaine réalisée en 2008, «ne sont pas si obsédés par le sexe».L’ouvrage oscille donc entre un certain sensationnalisme et la sobriété.Il reste que la pornographie est là, tapageuse et quasi incontournable.Que faire, dans les circonstances, pour éviter qu’elle ne devienne la seule école de sexualité de nos enfants?Les solutions légales et techniques (filtres informatiques) étant limitées, les experts recommandent donc (Y«initier un dialogue avec nos jeunes pour les informer du mieux possible de la sexualité réelle et les amener à prendre avec des pineettes ce qu 'ils peuvent voir sur le ».Prévenons nos enfants, concluent Bisaillon et Maher, que la pornographie les soumet à la tentation, occupons-nous de ce qu’ils font sur Internet, sortons les ordinateurs des chambres à coucher et limitons les heures d’utilisation.La decouverte de la sexualité est un passage trop important pour être laisse aux mains des marchands du temple du XXX.Collaborateur du Devoir BUFFET À VOLONTÉ SI R LE WEB ENQl ETE SI K Ils RAVALES PI XXX CHEZ NOS ENFANTS Martin Bisaillon et Isalielle Maher Préface de Jocelyne Robert les Intouchables Montreal, 2009,136 pages l'UURO KUIZ I.K DEVOIR La pornographie sur le Web fait des ravages chez les jeunes.LE SEPTENTRION VOUS INVITE A PASSER AU SALON 25 DE NOS AUTEURS VOUS DONNENT RENDEZ-VOUS AU STAND 112 Caroline fltlord Les Chroniques d une mère indigne T Yvon Desloçes !• «.ll.WMi.n i, Miikct f.i, A table en Nouvelle-France Septentrion! Dédicaces Caroline ntlard Les Chroniques d'une mère indigne^ , Les livres qui ont libéré les parents
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