Le devoir, 21 novembre 2009, Cahier E
1 K l) E V (i I I! .IKS S A M E l* I 2 1 E T l> I M A N ( H E N 0 V E M B K E 0 0 *» \ K DANSE José Navas, maître de la purete charnelle, s’offre une création à huit danseurs sur grand plateau Page E 3 Deux villes, deux modèles ISABELLE PARÉ Si les salles de concert de Montréal et Toronto seront jumelles dans leur facture, deux voies diamétrale ment opposées ont été choisies par les deux métropoles pour faire lever de terre leur sanctuaire de la musique.Question de coûts ou de culture?Les deux, en fait.Construit en trois ans au coût de 186 millions de dollars, le Four Seasons Center de Toronto, de 2071 places, a été massivement financé par des fonds privés, soit 115 millions issus de dons d’entreprises et d’individus.Du lot, un pactole de 20 millions a été versé par le magnat de l’hôtellerie Isadore Sharp, p.-d.g du Four Seasons Center Hotels and Resorts, qui a du coup donné son nom à la nouvelle salle de concert torontoise.Le gouvernement ontarien a mis 31 millions dans la cagnotte, en donnant un terrain de 4000 nf en plein centre-ville.Ottawa a allongé pour sa part 25 millions par l’entremise d’un superprogramme d’infrastructures culturelles, qui a aussi permis à la Ville reine de rénover de fond en comble l’Art Gallery of Ontario (AGO), le Royal Ontario Museum (ROM) et d’autres musées phares de la métropole.La Compagnie canadienne d’opéra (COC) est dorénavant propriétaire de sa propre salle et en tire des?revenus de location.A Montréal, on a plutôt opté pour la voie du partenariat public-privé (PPP), une première en matière culturelle.Québec versera au consortium privé Ovation 259 millions en 30 ans, dont 75 millions à titre de mise de fonds initiale, pour construire et veiller à l’entretien de la salle, qui redeviendra propriété publique en 2038.Pour Jean Roy, directeur du projet de l’adresse symphonique pour le ministère de la Culture, ce modèle reporte sur le constructeur les risques de dépassement de coûts et de délais dans l’échéancier, et garantit la livraison, dans 30 ans, d’une salle en parfaite condition.«Les bâtiments publics finissent toujours par dépérir parce que les gouvernements ont d’autres priorités.Le PPP permet le maintien des actifs dans un état parfait», dit-il.Une assurance qui coûte cher?A Toronto, sans PPR on a livré la salle dans les délais, en deçà du budget d'abord fixé à 181 millions.«Il n’y a eu aucun imprévu, seulement des changements mineurs.Mais dès le lancement de la campagne de financement, nous avions 76 millions en dons privés en poche», soutient Claudine Do-mingue, responsable des communications au COC.Or, à Montréal, la donne était tout à fait différente.«À part le projet Cadillac Fairview dans les années 80, il n’y a jamais vraiment eu de projets soutenus par de gros donateurs.Montréal n ’a pas la même capacité de collecte que Toronto, où le niveau de vie est de 19 % plus élevé.On a déjà du mal à financer l’orchestre!», affirme Madeleine Careau.La directrice de l’Orchestre symphonique de Montréal n’exclut toutefois pas que la nouvelle salle porte un jour le nom d’un donateur majeur, comme c'est le cas pour la plupart des salles de concert, dont le Carnegie Hall de New York ou le Disney Hall de Los Angeles.«Op verra», dit-elle.A qui l’honneur?Le Devoir L i mm* swim mi* J.-,________ MUNTKbAL il mill Salles de concert ouvertes sur la ville 1) Vue d’ensemble de la nouvelle salle, de l’esplanade el du nouvel accès au Grand Foyer culturel de la Place des Arts.Architectes: Ædifica inc.et Diamond + Schmitt Architects inc.2) Disney Concert Hall de Los Angeles de l’architecte Frank Gehry.3) Salle d’opéra de Toronto.Architectes: Diamond & Schmitt Architects.Au cœur du Quartier des spectacles, entre grues et murs barricadés, émergent du sol ces jours-ci les premières bases visibles de la future salle de concert.Après plusieurs faux départs, l’adresse symphonique démarre en lion et, comme à Toronto, Los Angeles ou Kansas City, souhaite sortir la musique classique de sa tour d’ivoire.ISABELLE PARÉ A l’angle des rues Queen et University à Toronto, c’est soir de première à l’opéra.Comme une lanterne dans la nuit, le Four Seasons Center for Performing Arts dévoile aux badauds une foule grouillante qui transite dans un hall de verre s’élevant sur cinq étages.Ouvert sur la ville, le foyer translucide révèle les visiteurs absorbés par la conférence donnée à l’occasion de la première de Robert Lepage.Ce soir, l’opéra a pignon sur rue, et la ville tout entière est aux premières loges.L’ouverture du rutilant Four Seasons Center en 2006 et de la nouvelle salle dessinée par la firme Diamond and Schmitt Architects Inc.(DSAI) a marqué un tournant pour la Compagnie canadienne d’opéra (COC).Ces trois dernières saisons, la salle a atteint 99,7 % de sa capacité, faisant du COC la seule compagnie d’opéra en Amérique du Nord, après le célèbrissime Met et l’opéra lyrique de Chicago, à offrir autant de représentations d’opéra par année.Dernier coup fumant de l’automne: le doublé Madame Butterfly et Le Rossignol et autres fables de Robert Lepage, qui a attiré 49 000 spectateurs en jouant à guichets fermés 22 soirs sur 24.Esquissé par la même équipe d’architectes, le nouvel écrin de bois et de verre de l’Orchestre symphonique de Montréal aura-t-il le même effet miracle sur le public montréalais?A coup sûr, le concept imaginé pour l’esplanade de la Place des Arts s’inscrit dans le courant qui souffle sur les nouvelles salles de concert récemment construites en Amérique, dont le très médiatisé Disney Concert Hall de Los Angeles (2003), signé par le star-chitecte Frank Gehry, et le futur Metropolitan Kansas City Center for Performing Arts, imaginé par le Canadien Moshe Safdie, l’architecte derrière Habitat 67 et le Musée national des beaux-arts du Canada.Ouvert sur la ville «On a dévié de la forme traditionnelle de salle de concert, où tout était conçu pour qu’il y ait le moins de mélange possible entre les classes de spectateurs.On travaille pour qu’il y ait des ponts et des structures entre les étages.L’entrée principale sera au niveau de la rue, en contraste avec les salles traditionnelles où les gens se retrouvent à l’étage au piano nobi-le», explique Mathieu Leila, architecte associé chez Diamond and Schmitt, coconcepteur de la future adresse symphonique.Partout, les salles de concert obscures, réservées aux seuls élus de la bonne société, cachées derrière des portes triomphales, tombent en désuétude.Les hauts lieux de la musique tendent à s’ouvrir sur la rue, laissent la lumière s’infil- trer.Les frontières tombent entre les bruits de la ville et l’univers feutré de la salle de concert.Livrés au ramdam urbain, ces nouveaux temples de la culture deviennent lieux de passage, de rencontre et d’animation urbaine.«On a créé un endroit près du niveau du sol, avec un café dans le lobby, une place où les gens vont et viennent durant la journée, pas juste durant les concerts», expliquait Craig Webb, de Gehry Partners, au magazine Symphony, à propos du flamboyant Disney Hall.Madeleine Careau, directrice générale de l’OSM, abonde dans ce sens.«Il ne faut pas que les gens aient l’impression que la salle appartient à une secte.C'est toute la Place des Arts qui va s’ouvrir sur la ville avec un nouvel escalier monumental qui donne sur la rue.On veut que le public qui n’y vient pas d'habitude soit tenté d’y entrer», sou-ligpe-t-elle.A l’intérieur, la recherche d’une qualité acoustique hors pair a guidé le projet architectural, où tout bruit extérieur sera inaudible à l’oreille humaine.Et cela, grâce à l’isolation complète des fondations à l’aide de gaines de caoutchouc.«À l’intérieur de la salle, au plafond, des réflecteurs mobiles motorisés serviront aussi à modifier au besoin l’acoustique de la salle», a expliqué au Devoir Charles Chèble, directeur du projet pour SNC-Lavalin, affilié au Groupe Ovation, le consortium chargé de la réalisation et de la gestion de salle.De Saint-Pétersbourg à Toronto La firme DSAI, qui a aussi obtenu le contrat de construction de 452 millions du célèbre théâtre Marinski à Saint-Pétersbourg, jure de l’infaillibilité de ces méthodes d’insonorisation.«À Toronto et à Saint-Pétersbourg, le métro passe à 20 pieds du mur extérieur de l’opéra sans qu'aucun bruit ne soit perceptible.On a l’expérience de construire dans des conditions urbaines et bruyantes», assure Mathieu Leila.Plutôt qu’en fer à cheval, comme à Toronto, la salle montréalaise sera conçue sur le modèle «shoebox», une salle de style rectangulaire qui privilégie de longs temps de réverbération, précise l’architecte.«En opéra, on veut entendre le libretto, donc les mots, ce qui demande un son plus sec.En musique symphonique, on recherche un son plus chaleureux et plus ample.D’où le choix de la forme de salle, qui a guidé tout le concept architectural», soutient Leila.Le bois, du hêtre plus précisément, enveloppera l’intérieur du futur joyau symphonique montréalais, mais les architectes gardent le secret sur le choix des matériaux extérieurs, quoique le verre dominera largement en façade.Selon l’OSM, ce nouveau format permettra d’accueillir dans la métropole des orchestres de haut rang et de repositionner Montréal dans le circuit des grandes salles symphoniques.«On était hors circuit depuis longtemps.Avec cette salle, on peut attirer de grands chefs d'orchestre, de grands solistes.Il sera aussi VOIR PAGE E 2: SALLES C’est toute la Place des Arts qui va s’ouvrir sur la ville avec un nouvel escalier monumental qui donne sur la rue K 2 I.K I» K V U I K .I K > A XI K II I ' l ET DI M A X < H E ' ' V D » O PH0T06RAPHIJOHN LONDONO Place des Arts C^jétecs! BMMI C* C ,em- c m 1IMMC MÊÊÊÊÊÊÊÊmmc 1 E 1> f v «M K .LES SAMEDI 21 ET DI M V \ t II E 2 2 \ 0 V E M K K E 2 O (I «t K CULTURE Danse-Cité, d’hier à demain FRÉDÉRIQUE DOYON Quand un livre sur la danse édité au Quebec se pointe à l’horizon, événement plutôt rare, on s y attarde.Et Traces contemporaines (Les Heures bleues), ouvrage à la fois historique et prospectif sur la compagnie de création Danse-Cité (DC), pour marquer ses 25 ans, mérite même de s’y pencher d'une couverture à l’autre.«Pour moi, c'était historiquement important de montrer d où Danse-Cité venait et d’où je venais, moi», dit Daniel Soulières, qui a fondé la compagnie en 1982 et la dirige depuis.Il y signe un texte plus autobiographique, où il raconte non seulement la gestation de DC mais aussi, en filigrane, celle de la discipline de la danse.Son passage dans la compagnie Nouvelle Aire et sa rencontre avec Françoise Sullivan et Jean-Pierre Perreault (JPP) #J 5Ü?cristallisent une vision de la danse contemporaine où la création pure est reine, loin des codes et en constante mutation.M.Sou-lieres et, plus loin dans le livre, Katya Montaignac (critique, danseuse, dramaturge) expliquent comment la forme de DC a évolué avec le milieu.Son esprit collectif et interdisciplinaire, si en vogue aujourd'hui, est inscrit dans son ADN.D’emblée, la compagnie évite de graviter autour d’un seul chorégraphe, comme la plupart des compagnies en germe à l’époque.«C’était un acte politique», rapporte M.Soulières, une manière de dire que la danse contemporaine ne se cantonnait pas dans un style.Convergent chez DC les langages de différents artistes de la relève d’alors, dont Ginette Laurin, Louise Bédard et M.Soulières lui-même, qui dansent le jour pour JPP et se retrouvent le soir pour créer ensemble.Les événements de la pleine lune, soirée d’improvisations collectives entre musiciens et danseurs, et Most Modem, où chorégraphes et danseurs changent tour à tour de chapeau, ouvriront la voie aux Traces chorégraphes et aux Traces interprètes, qui mettent aujourd’hui les ressources de DC au service des artistes émergents.Les deux autres textes autour desquels s’articule le livre sont signés par des sociologues (Jean-François Côté et Clara Khudaverdian) et portent un regard plus large sur la danse contemporaine.«J’avais envie d’avoir une vision différente du milieu de la danse, ni psychologique, ni de gens du milieu», explique celui qui a interprété tous les Joe de JPP La préparation de ce livre lui a fait réitérer la mission de DC, voué à la relève et à la création, mais aussi, avec le recul du temps et de l’expérience, à la transmission d’un savoir-faire.«J’essaie beaucoup de faire des projets intergénérationnels pour passer la matière et la façon de travailler» cultivée chez DC depuis 20 ans.Le Devoir bleues TT.«M José Navas dans le solo Villanelle, qui ouvre le spectacle de Danse Danse.Variation sur l’espace habité du mouvement \ Al KRIK SIMMONs FRÉDÉRIQUE DOYON Apres les formes brèves de Portable Dances et de Miniatures, José Navas, chorégraphe chéri des Montréalais, accède à la grande scène (la salle Pierre-Mercure) avec une distribution de huit danseurs dans sa nouvelle création, S, qui revient tout juste d’une tournée européenne.Villanelle, un minisolo de six minutes interprété par Navas, ouvre le bal du spectacle de la série Danse Danse, cette semaine.«Enfin!», pourrait s’exclamer José Navas, artiste quarantenaire d’origine vénézuélienne, bien établi à Montréal, qui n’avait encore jamais eu le bonheur de créer une pièce avec un (relativement) grand groupe de danseurs.D’autant plus que toute la recherche de S s’était faite avec des classes complètes d’étudiants, en Europe et ici, et qu’il souhaitait l’exprimer sur scène.Adda mi amor en 2003, époque où il flirtait encore avec une certaine dramaturgie, comptait six danseuses.Portables Dances, cinq.Si créer pour huit danseurs représente une «étape importante» dans sa carrière, c’est parce qu’une compagnie de danse ne peut malheureusement pas se permettre ce luxe très souvent «C’est wow!», lance-t-il avec un brin d’ironie dans le rire, puisqu’il aurait souhaité compter sur 11 à 15 danseurs.Mais le directeur artistique de la compagnie Flak reste philosophe.«Ça été un beau défi: comment garder l’essentiel, la même illusion de masse, dit-il.Et je pense que S, avec huit danseurs, c’est la pièce que j’avais en tête.» Alejandro De Leon, Sarah Fregeau, Hanako Hoshimi-Caines, Leon Kupferschmid, Jordan McHenry, Lindsey Parker, Eldon Pulak, lauren Semeschuk.autant d’interprètes qui ont participé à créer le matériel gestuel de S, un «système» adopté par le chorégraphe depuis la création CAnatomie en 2005.Silence et Satie Il hésite à parler de l’intention profonde derrière S, dont la première a eu lieu en Belgique, fin 2008.Depuis 2005, le chorégraphe et danseur a renoué avec son style originel: l’abstraction pure qui montre le côté organique, vivant, du geste, la beauté du mouvement pour lui-même, avec cette petite touche charnelle qui est la sienne.Loin de lui l’idée de dicter une lecture de l’œuvre au public, même s’il évoque une «célébration de la danse et des danseurs».«Je ne tiens pas à ce que les gens voient ce que je vois», confie-t-il.Déjà, le titre en dit long sur l’esprit de l'œuvre.Titre de travail, S faisait d’abord référence au silence dans lequel la pièce a été élaborée et à l’espace habité du mouvement.l\tis est arrivée la musique d’Erik Satie, ses Gymnopédies et Gnossiennes, qui sont interprétées sur scène par Claire Chevalier.«Satie décline le même thème avec toutes sortes de variations.C’est simple, clair, totalement abstrait, mais aussi très poétique et touchant.Sa manière de créer fait écho à ma façon de composer mes pièces à partir d’une phrase-thème qui donne naissance à toutes les autres», a écrit le chorégraphe à propos de ces œuvres musicales.Si on pousse le sens encore plus loin, José Navas parle de son propre voyage initiatique dans le monde de l'interprétation.Comment, avec l’âge, l’interprète apprend à lâcher prise sur la technicité du mouvement, à retrouver son intuition originelle.«Il y a une évolution dans la pièce qui va du corps centré à quelque chose de plus intuitif Dans le dernier tableau, c’est le moment de détachement de l’esprit d’avec le corps.J’aimerais que les gens sentent quelque chose de spirituel.» C’est d’ailleurs ce qu’offre, en concentré, le petit solo Villanelle, servi en avant-propos du spectacle.Une villanelle de Dylan Thomas — N’entre pas dans la violence de cette bonne nuit — en a inspiré la forme mot par mot, mouvement par mouvement «Ça parle du moment où on décède, du laisser-aller de l’esprit qui se détache du corps», résume le chorégraphe-interprète.La courte pièce est tirée d’uôe suite de sept solos que dansera José Navas en 2011, Love Songs, la prochaine production de la compagnie Flak.Décidément, le soliste des premières années s’est retrouvé et s’assume plus que jamais.Le solo, «c’est comme une dépendance, c’est dur de Mum I SLOBOOIAN La pièce S a été créée pour huit danseurs.s'arrêter», confie-t-il.«Il n’y a pas beaucoup d’hommes solistes qui consacrent leur carrière au solo, à part peut-être Kazuo Ono.Mon rêve, c’est de danser très vieux, à 80 ou 90 ans.» Le Devoir ¦ Villanelle et S de José Navas, du 25 au 28 novembre à la salle Pierre-Mercure.AUVEAU Avec VIOL DAVID BOUTIN / ERWIN WECHE Des l’excellente premiere phrase on est happé par le ludisme, l’humour intelligent d’une écriture plutôt littéraire.Le Devoir Les monologues donnent lieux à des émotions puissantes.m on théâtre, qc.ca Eclate comme une tragicomédie symbolique, absurde et rocambolesque il offre pourtant de nombreux superbes moments selon une esthétique globale audacieuse.Le Quatrième UNE PRÉSENTATION Une belle reflexion sur la vie.Desaultels, Radio-Canada Financière W-f Sun Life Un spectacle inspirant dont on sort gavanisé Voir T##, Télé-Québec Tout est encore or N DU 3 AU 21 NOVEMBRE 2009 AU THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI de LISE VAILLANCOURT mise en scEne DANIEL MEILLEUR conception visuelle GUY FORTIN, DANIEL MEILLEUR et YVES DUBÉ costumes MICHÈLE HAMEL Eclmrmes LUCIE BAZZO MUSIQUE OBK1INALE ET ENVIRONNEMENT SONORE MICHEL ROBIDOUX PRODUCTION LES DEUX MONDES I JVEC LOUISE BOMBARDIER WIDEMIR NORMIL, ÉMILE PROULX-CLOUTIER et LISE VAILLANCOURT.PRÉSENTÉ PUR LES DEUX MONDES ET LE THÉÂTRE D-MUOURD'HUI INFORMATIONS ET RÉSERVATIONS : 514 282-3900 13900, rue Saint-Denis, Montréal SS THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI création Evelyne de la Chenelière / Mise en scène Alice Ronfard L’IMPOSTURE ' * v./: .* # *1 • ' , FRANCIS DUCHARME/ SOPHIE CADIEUX/ JACINTHE LAGUË / HUBERT PROUU YVES SOUTIÈRE / Conseillère dramaturgique DIANE PAVLOVIC / Assistance à la mise en scène et régie BETHZAi’DA THOMAS / Concepteurs GABRIEL TSAMPAUEROS / GINETTE NOISEUX / ÉRIC CHAMPOUX^ SIMON CARPENTIER / ! YVES LABELLE JACQUES-LEE PELLETIER RACHEL TREMBLAY (Théâtre du Nouveau NIonof ÀLAFFICHE! / TNM.QC.CA / 514.866.8668 « iPPMMM «âMK 'MfMBSe «B CMMCMM I.K I) K V O I R .I.K S S A M K I) I 'I K I It I M A \ < H K ¦> •> V O-V ( M B R E > (l 0 !t CULTURE THÉÂTRE L’illusion sécuritaire Pour sa première visite professionnelle à Montréal, le Belge Olivier Coyette réunit des artistes québécois et belges autour d’un percutant texte russe ALEXANDRE CAÜIEL'X Si les actes violents revendiqués par des groupuscules armés occupent bien souvent l’espace-média, il existe des formes plus insidieuses de terrorisme vécues au jour le jour par le citoyen ordinaire.Comment rester aux aguets devant la sourde violence du monde tout en ne se laissant pas enfermer dans une existence en apparence sécuritaire?Voilà la question que soulèvent les jeunes dramaturges Oleg et Vladimir Presnyakov.Grâce au Théâtre du Grand Jour (Cette fille-là, Moi, chien créole) et à ses partenaires belges du Théâtre de Poche, nous aurons la rare occasion d’entendre à Montréal un texte russe contemporain, traduit en français par Anne-Catherine Lebeau.«Je reste convaincu que le théâtre doit davantage poser des questions qu'apporter des réponses, et on peut susciter ce questionnement-là aussi bien québécois, dont Monique Miller et Jacques Laroche, et belges.Ils incarnent les personnages de Terrorisme, texte dramatique articulé en six séquences illustrant chacune une situation de la vie quotidienne où la peur de l’Autre et le malaise identitai- « J’adore travailler en équipe et développer un langage commun; c’est difficile, mais aussi très beau, surtout quand ça rejoint le spectateur » par le fond que par la forme, par la provocation, la surprise ou le dérèglement du réel», déclare le metteur en scène Olivier Coyette, qui dirige pour l’occasion une équipe d’acteurs JË* „ jr "jB ¦ l ’ ; SH WÈfm fuLf Y ^fgit * Hfl * , ¥ -Jr MM ‘Jjfr f A Déjà 5 représentations complètes! | Assistant» A la misa an scèna JULIE-ANGE BRETON Chorégraphe DEEPALI LIND8LOM Avec STEPHANIE DAVIAU.LOUIS-PHILIPPE LABRÈCHE, KENA MOLINA.ANDRÉ PERRON.FRÉDÉRIC SASSEVILLE ET CHANTAL THERRIEN Concepteurs GABRIELLE DUMONT DUFRESNE GORDON NEIL ALLEN.SABRINA PAQUETTE-GODIN.CAMILLE RICHER ET CHRISTINE PLOUFFE Du 17 novembre au 5 décembre 2009 du mardi au samedi à 20li sauf le mercredi à 19 h ON JOUE AU [PROSPERO] ! 1371 rue Ontario Est, Montréal, Québec, H2L1S2 Billetterie 514.526.6582 Admission 514.790,1245 Avec ht participation «nerdèr» de Emploi ^ M , I C113 Quebec nn ¦H ; ; UQÀM Ecole supérieure de theatre 26 novembre après la représentation Discussion animée oar Marie-Louise Arsenault Chambre (s)_ ’écriture SCÉNIQUE DRAMATURGIE ETTEXTE ERIC JEAN ET PASCAL CHEVARIE "" il EN COLLABORATION AVEC LES COMÉDIENS ET LES CONCEPTEURS mise en scène ERIC JEAN 1,VH Evelyne brochu.maxime david Sébastien david Sylvie I ORAPEAU MATTHIEU G1RARCI ALEXANDRE LANDRY SACHA SAMAR cooceptnm Angrlo 3di Annie Beaudoin.Olivier Saudet-Savard, Vincent LetelHer Pierre-Étienne Locas Martin Siroi* Cynthia St-Geiais 16 NOVEMBRE AU 10 DECEMBRE 2B0 845-7277 T™”"’ re engendrent tension, haine et parfois violence.«Je crois que ce que les Presnyakov tentent de nous dire, poursuit Coyette, c'est qu’on est susceptibles de s’endormir dans une sorte de rêve sécuritaire, une illusion de stabilité qui fait qu 'on ne traverse même plus la rue.Il ne faut pas seulement être vigilant politiquement et savoir exercer son sens critique, il y a aussi un message dans la pièce qui nous exhorte à vivre notre vie, à ne pas rester prisonniers de notre peur.» En équipe Peu connu du public québécois, Olivier Coyette affiche pourtant à 34 ans une feuille de route assez impressionnante.Formé au Conservatoire d’art dramatique de Bruxelles, il est également acteur, auteur dramatique, diplômé en philologie romane et poète publié.«Plus jeune, se souvient-il, la poésie m'a permis d’expérimenter avec les formes, mais j'ai rapidement découvert le bonheur de travailler avec les autres.L’écriture fait toujours partie de ma vie, j’écris tous les jours, mais je suis devenu un homme de théâtre parce que j’adore travailler en équipe et développer un langage commun; c’est difficile, mais aussi très beau, surtout quand ça rejoint le spectateur.» Dans Terrorisme, nous rencontrons notamment des collègues de travail seooués par le suicide d’une employée, un couple qui arrive difficilement à s’exciter et des militaires qui ont choisi l’un des leurs comme souffre-douleur.Dans ces histoires qui finissent par s’entrecroiser règne toujours un malaise identitaire que les personnages peinent à identifier mais qui les poussent à se confesser.«On vit selon des codes, des schémas comportementaux qui nous empêchent de nous affirmer, et c’est cette méconnaissance de nous-mêmes qui nous empêche bien souvent d'aller vers l'autre, croit l’artiste, qui travaille souvent en résidence au Théâtre de Poche de Bruxelles.Dans notre société, les repères sont de plus en plus flous, les gens sont en quelque sorte laissés à eux-mêmes.» Les auteurs se permettent une liberté dans le ton et juxtaposent les genres, ce que PRODUCTION Peu connu du public québécois, Olivier Coyette affiche pourtant à 34 ans une feuille de route assez impressionnante.Formé au Conservatoire d’art dramatique de Bruxelles, il est également acteur, auteur dramatique, diplômé en philologie romane et poète publié Coyette identifie comme des bascules dans le texte: «On passe de la comédie au drame, d’une satire excessive, voire caricaturale, à la sobriété, de la joie au glauque.» Les Presnyakov introduisent même quelques touches de surréalisme dans cet univers somme toute assez réaliste, comme cet enfant-robot qui se balance sous les yeux de sa grand-mère.«Nous avons travaillé sur ces éléments d’anormalité qui passent inaperçus am yeux des personnages ainsi que sur la gémellité qui unit certains d’entre eux, qui apparaissent comme des doubles, des déclinaisons de la même figure», raconte Olivier Coyette.Selon lui, cette dimension d’étrangeté a permis de révéler la cohérence du texte jusque dans ses zones les plus éclatées.Mélange des cultures Le metteur en scène est ravi d'avoir pu travailler avec une équipe où les cultures se mélangent.Lors du processus de création de cette coproduction, les acteurs ont d’abord répété à Bruxelles quelques semaines à la fin du printemps, puis à Montréal depuis le début du mois.«Le processus de répétition est important pour moi, j’aime ce qui s’y développe.Quand j’écris mes propres textes, je pense aussi aux acteurs, c’est un plaisir de les voir s’emparer de la matière.» Très au fait de l’évolution de la dramaturgie québécoise depuis les années 60, Olivier Coyette se réjouit de voir le milieu théâtral d’ici s’ouvrir et échanger avec des artistes originaires d’ailleurs.«Avec Syl- vain Bélanger, du Théâtre du Grand Jour, et tous les acteurs et concepteurs du spectacle, on répond en quelque sorte à l’invitation des frères Presnyakov d’aller vers l’autre, de s’affirmer, de ne pas avoir peur de se tromper, de prendre un risque.» Osons voir ici le signe d’un mouvement qui ne fera que prendre de l’ampleur.Collaborateur du Devoir TERRORISME Un texte d'Oleg et Vladimir Presnyakov mis en scène par Olivier Coyette.Une coproduction du Théâtre du Grand Jour et du Théâtre de Poche (Bruxelles) présentée aux Ecuries (7285, rue Chabot) du 24 novembre au 12 décembre' ^Lmaison Pr°Pre ëWUs Mise en scène Martin Faucher I Traduction Fanny Britt Avec Émilie Bibeau, Hélène Mercier, Patricia Nolin, Denis Roy et Monique Spaziani Éclairages Jocelyn Proulx Du 19 novembre au © *"Ws 19 décembre 2009 ou au 514 522-9393 “sLcSs ou au 514 522-9393 SexyM Wstk mu La corruption, la collusion .et la construction.Une pièce bilingue: français et anglais Au Centre Segal des .Arts de la scène BILLETS: 514-739-7944 “D'une rare pertinence.” Alexandre Cadieux.Le Devoir “Une histoire à suivre.” Philippe Couture, VOIR “.vivant et vibrant de vérité.” Mélanie Thibault, MonThéâtre.qc.ca Texte d'Annabel Soutar.Mise en scène par André Perrier Avec Stéphane Blanchette, Maude Laurendeau-Mondoux, Alex Ivanovici, Paul Stewart.France Rolland, et Brett Watson Pour en savoir plus: www.porteparole.org Une production de Porte Parole CARTE PREMIÈRES CMMMl 4M Alto Canada Coiaidi E Cl f MÉDIAS L t DEVOIR.LES SA M E DI > I ET DI M A \ t H E \ O V E M K K I CULTURE Dominique Payette au chevet de l’information À la demande de la ministre Christine St-Pierre, la professeure étudiera l’état et l’avenir de Finformation au Québec Dominique Payette STEPHANE BAILLARGEON Une célébré formule dit que le Canada est le Woody Allen des nations, en ce sens que son identité tient à sa perpétuelle crise d'identité.Cette perpétuelle perturbation a engendre une industrie des débats constitutionnels.L’état d’insécurité existentielle de ce vaste pays en manque de «nation building» a peut-être aussi stimulé la nuée d’études et d’enquêtes sur les communications qui remplissent maintenant une très longue tablette.La professeure de l’Université Laval Dominique Payette va y ajouter quelques centaines de pages à la demande du ministère de la Culture et des Communications du Québec.Très franchement, elle n’est pas dupe.Elle cite elle-même d’entrée de jeu le rapport de sa collègue Ar-mande St-Jean, de l’Université de Sherbrooke, passé à la trappe sitôt déposé il y a sk ans.«Je ne suis pas naïve, dit Mme Payette, interviewée par téléphone cette semaine./e sais très bien, puisque je l’enseigne, que l’industrie des médias et des communications a probablement été la plus scrutée dans l’histoire canadienne.Je sais aussi que très peu de recommandations ont été mises en avant par les gouvernements.Mon défi principal, c’est donc d’arriver à être: 1) suffisamment intéressante; 2) originale; 3) pragmatique; et 4) convaincante pour arriver à susciter un élan suffisant pour que mes propres recommandations soient éventuellement entérinées et mises en avant.» Scepticisme Les manifestations de scepticisme se pointent déjà et là encore la mandataire reste stoïque.«Je comprends une certaine réaction des gens qui disent: “Encore une étude, encore un an!”, ajoute-t-elle.Par ailleurs, j’ai le sentiment que les choses ont beaucoup évolué ces dernières années.Les journalistes n’étaient pas prêts jusqu'à récemment, mais là, il y a un sentiment d’urgence.La ministre l’a entendu et je l’ai entendu.C’est même d’abord ce cri qui m'a donné le goût d’embarquer dans ce projet.» Dominique Payette, ex- journaliste de Radio-Canada, devenue professeure de communications, a été officiellement désignée la semaine derniere pour étudier l’état et l’avenir de l’information au Quebec par Christine St-Pierre, ex-journaliste de Radio-Canada devenue ministre de la Culture et des Communications.Le rapport est attendu dans un an.«Je pense que le travail sera loin d’être inutile.Il faut développer une vision d’ensemble sur le journalisme alors que dans ce .milieu chacun a tendance à défendre son média, sa pertinence.C’est comme si chacun défendait sa crémerie en oubliant l’industrie globale du lait.Il faut par exemple se questionner sur la perte de sens, le glissement professionnel, le fait que les journalistes se sentent menacés par le soi-disant journalisme citoyen, Internet ou les blogues.» Défendre le journalisme La diversité des sources ou l’accessibilité à une information locale, nationale et internationale font partie intégrante du mandat.Seulement, toutes les questions seront soulevées à l’aide d’un même levier: le journalisme.«On l’appellera peut-être journalisme professionnel, peu importe, poursuit l’ex-membre de la coterie.Moi, je pense que le principal problème actuellement c’est qu’il n’y a personne pour défendre cette profession, y compris les journalistes.Chacun est dans son entreprise plus que dans sa profession.» La professeure Payette situe le débat au plus fondamental.Pour elle, il faut défendre le journalisme parce qu’il constitue encore un formidable moyen d’assurer le débat nécessaire dans une société libre et ouverte.«Je suis allée dans des pays où l’information est contrôlée.Cette expérience m’a convaincue de l’extraordinaire richesse du libre débat des idées pour le progrès social.C’est plus qu 'un rouage de la démocratie: c’est un gage de l’essor des sociétés.» Pour elle, le journalisme crédible, professionnel, sert aussi à malmener la rumeur, cette plaie sociale qui pousse le plus souvent sur les plus vilains terreaux idéologiques.Seulement, il faut des moyens pour activer la bonne vieille mécanique du doute et de l’incertitude, de la recherche et de la critique.Il faut des moyens pour dénoncer le coquin.«On parle beaucoup de modèles d'affaires et des moyens qu'il fournit au journalisme.commente alors la professeure./c voudrais inverser la perspective et parler du journalisme à travers ses supports.Il faut revenir au fondement de l'entreprise.Il faut parler d’un métier qui défend les intérêts du public, qui débusque la vérité, ou en tout cas qui la cherche, sans passer son temps à dire: “Moi, je pense que.”» Une de ses premières tâches consistera à dresser l’état des lieux des habitudes d’information au Québec.«On dit que les jeunes sont sur Internet et que les vieux s'alimentent aux vieux médias.Je ne suis pas certaine de ça.Je crois qu’il y a une fracture entre le consommateur d'infos sur toutes sortes de supports et les autres.Il faut aussi comprendre la fracture numérique entre les régions sans accès à Internet haute vitesse et les grands centres.» «Le média, c’est le message», a J.V DU S NADI AU l,K DFVOIR Pour Dominique Payette, il faut défendre le journalisme parce qu’il constitue encore un formidable moyen d’assurer le débat nécessaire dans une société libre et ouverte.résumé Marshall McLuhan, le plus grand théoricien des communications de ce pays obsédé par le sujet.Encore faut-il avoir accès au média pour bénéficier du message et d'un messager crédible pour le mettre en branle ailleurs comme dans ce pays à l’identité incertaine, en perpétuel questionnement.Le Devoir L'inVASiOn DU ViD£ CAThERiflE GAUDET 26, 27 et 28 novembre 2009 à 19H30 29 novembre à 16h jjTang®ntë| Billetterie = 514.525.1500 Réseau Admission » 514.790,1245 840.rue Charrier, Montréal (métro Sherbrooke) JOURNÉE PORTES OUVERTES 12il30-17h30 N Dimanche le 29 novembre Programme Danse-Études en BALLET CLASSIQUE ET DANSE COMTEMPORAINE En collaboration avec : Niveau secondaire Niveau collégial École secondaire Collège de College de Montréal Maisonneuve et École secondaire et Dawson College Édouard-Montpetit www.balletdivertimento.com Ballet Divertimento 3505, rue Durocher (angle Milton) 514 285-2157 DIME Dflp Partenaire présentateur QUEBECOR JOSÉ NAVAS / COMPAGNIE FLAK 26, 25, 27, 2009 ©laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 Centre Pierre-Péladeau Salle Billetterie : 514 987.6919 Pl®U,e:,f!1Tr,C.U,r® ADMISSION : 514 790.1245 Billets à partir de 25 $ DANSEDANSE.NET Video promo disponible pour visionnement m CORPS David Pressault Iroces-chorégraph IDÉATION ORIGINALE ET CHORÉGRAPHIE David Pressault AVEC LA PARTICIPATION CHORÉGRAPHIQUE DES INTERPRÈTES Angie Cheng, Anne Lebeau, David Flewefling, Karina Iraola, Karsten Kroll, Daniel Soulières COLLABORATEURS Angelo Barsetti COSTUMES, MAQUILLAGE Gareth Bate ARTISTE VISUEL, SCÉNOGRAPHIE Lucie Bazzo LUMIÈRES Michel F.Côté MUSIQUE Catherine Viau répétitrice Installation chorégraphique où le public est appelé à circuler.Une production de Danse-Cité en collaboration avec David Pressault Danse asuehressault r !.ans 2 AU 4 DECEMBRE 2009, 20H30 5 DÉCEMBRE, 14H30 ET 20H30 Studio Hydro-Québec du Monument-National 1182, boul.St-Laurent (ÊD SMaurent BILLETTERIE 514 871 2224 Rendez-vous Danse-Cité Rencontrez les artistes le 3 décembre 2009 après la représentation.Nous aurons l'honneur de recevoir M.Guy Comeau comme animateur.c Cj c 4 I K 1) F.V dll!.I.K El It I M A X < H E X (I V E XI li R E 1 0 II il E « A M E I) I 2 CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE L’opéra sacré de Bach BAPTISTE GRISON Mardi, Kent Nagano ouvre le Festival Bach avec la Passion selon CHRISTOPHE H U S S C> est un monument de l’histoire, de la musique que dirigera Kent Nagano mardi en ouverture du Festival Bach: la Passion selon saint Matthieu.Aucune source de l’époque ne nous informe sur la création de la Passion selon saint Matthieu.Les spécialistes ne s’entendent même pas sur la date.Celle de 1729 a été souvent citée, mais beaucoup pensent aujourd’hui que l’œuvre a été jouée le Vendredi saint de l’année 1727.Toutefois, le fait le plus important est bien que cette partition de trois heures est sans équivalent dans l’œuvre de Jean-Sébastien Bach, non seulement par sa durée, mais aussi par son ampleur sonore et des procédés d’écriture.Un seul exemple: les paroles prononcées par Jésus sont traitées en un récit instrumenté, avec des instruments à cordes, alors que le récit de l’évangéliste est soutenu par la traditionnelle basse continue.Le musicologue Jacques Chailley effectue ici très judicieusement le rapprochement avec le traitement des personnages sacrés à l’opéra.Chailley s’est par ailleurs attaché à rechercher une symbolique des nombres dans cette œuvre, avançant que «Bach enrichit ses ariosos d’une signification symbolique en comptant soigneusement pour chacun le nombre de notes de leurs basses continues, et fait systématiquement en sorte que ce nombre corresponde exactement à la référence d’un psaume approprié au texte».Une telle analyse, intellectuellement fascinante mais sans conséquence sur la perception musicale, dépasse évidemment le cadre de cette présentation.Un récit dramatique et poétique Si la Passion selon saint Matthieu est plus longue que la Passion selon saint Jean, c’est aussi parce que le texte de Matthieu est plus développé que celui de l’évangile de Jean.saint Matthieu.Au texte évangélique s’ajoute un texte écrit par un librettiste nommé Picander.Ce procédé se rattache à la tradition du traitement poétique du sujet de la Passion du Christ, dont le plus connu, avant Bach, est celui de Barthold Heinrich Brockes, mis en musique par Haendel, Telemann et Keiser et utilisé par Bach lui-même dans la Passion selon saint Jean.I>e texte de la Passion selon saint Matthieu est donc particulier, alternant ces textes poétiques créés par Picander, les passages évangéliques et des chorals.La fonction des chorals est de donner le commentaire de l’humanité chrétienne sur l’action en train de se dérouler (C’est moi qui devrait expier.Homme, pleure sur ton péché-.Que ce châtiment est étrange, etc.) La particularité de la Passion selon saint Matthieu est le double chœur.Chaque chœur est associé à un orgue, ce qui correspond à la configuration de l’église Saint-Thomas de Leipzig, avec deux instruments placés à droite et à gauche des fidèles.L’effet stéréophonique est donc aussi important dans la Passion selon saint Matthieu que l’effet quadriphonique des groupes de cuivres dans le Requiem de Berlioz, joué en septembre dernier.On notera que ce jeu spatial est plus marqué dans cette Passion que dans les œuvres sacrée composées par des compositeurs italiens pour la basilique Saint-Marc de Venise, car, ici, l’auditoire était littéralement pris en sandwich entre les sources sonores.On notera également que Bach avait rassemblé tous les musiciens qu’il avait pu trouver à Leipzig, comme Haydn le fit plus tard à Londres.Cette considération permet de mettre un sérieux bémol sur les tentatives d’exécutions «minimalistes» de la partition.La Passion selon saint Matthieu de Bach est à la fois un sommet et un aboutissement du genre, puisque l’usage liturgique de passions en musique est tombé en désuétude peu après.L'œuvre de Bach elle-même fut oubliée, jusqu'à sa résurrection, un siècle plus tard, sous la direction de Félix Mendelssohn.La vraie popularisa- tion au XX siècle est le fait des grands chefs, tels Wilhelm Men-gelberg a Amsterdam (qui la programmait chaque année) et Wilhelm Furtwangler à Berlin.Un festival Les concerts de mardi et mercredi ouvrent le troisième Festival Bach de Montréal, qui se tiendra du 24 novembre au 5 décembre.Cette édition se signale par la présence du prestigieux porte-parole et parrain de l’événement.Ton Koopman.On l’entendra jouer L’Art de la fugue au clavecin avec sa femme, Tini Mathot, dimanche 29 novembre, et donner un récital d’orgue le lendemain.Koopman et Mathot se produiront en soliste à l’OSM, dans le Concerto pour deux clavecins de Cari Philip Emanuel Bach, mardi et mercredi de la semaine prochaine.Parmi les autres événements du festival, nous avons déjà souligné la venue du pianiste Evgueni Koroliov dans les Variations Goldberg, celle de l’Akade-mie fur alte Musik Berlin en clôture de la manifestation, le 5 décembre, ainsi que la présentation de la Messe en si par l’ensemble Caprice dans un endroit pour le moins inattendu: la fonderie Darling.Cela se passera le 3 décembre.Lors de la présente semaine, après les deux concerts de l’OSM, mardi et mercredi, nous pourrons entendre les six Concertos brandebourgeois par l’Orchestre de chambre McGill jeudi et un concert Haendel des Idées heureuses vendredi.Attention: les concerts de la Passion selon saint Matthieu débutent à 19h30.Le Devoir LA PASSION SELON SAINT MATTHIEU Avec Mojca Erdmann (soprano), Ingeborg Danz (mezzo), Christoph Prégardien (ténor), Tyler Duncan (baryton) et Reinhard Hagen (basse), le Chœur de l’OSM, le Chœur des enfants de Montréal, l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Kent Nagano.Salle Wilfrid-Pelletier, mardi 24 et mercredi 25 novembre à 19h30.À écouter ¦ Sur instruments anciens: Gustav Leonhardt, Deutsche Harmonia Mundi; Ton Koopman, Erato (Warner) et Nikolaus Harnoncourt (version 2001), Warner.¦ Sur instruments modernes: Peter Schreier et la Staatskapel-le de Dresde, Philips.ESCALE À VERSAILLES CONCERT AU CHÂTEAU DUFRESNE DEBUSSY HANDEL LULLY «l.ENSEMBLE APPASSiONATA EST IMPECCABLE À TOUS LES EGARDS» CLAUDE GINGRAS DANIEL MYSSYK, CHEF 28 novembre 200930$ sur admission com VALÉRIE MILOT.HARPE WWW.APPASSIONATA.CA TÉL: 514-388-5876 LES IDÉES HEUREUSES -ccnfviEvt smv- G€NIVllVE SOtY ORGUE ET DIRECTION SHANNON WERCER SOPRANO $ ComeRdM Artt du Canada Canada CouMtl for tha Arw Québec* CONCEPTION H JD COMMUNICATION • 514 8^6-ISU • NJOWPBEIL.NET v S ARTS MONTREAL a* Hydro K Québec présente a .Pro Musica 2009-2010 Lundi, 23 novembre 2009,19h30 Théâtre Maisonneuve, Place des Arts ¦ ‘Hommage atv^ Cories • ùt tyiâtw fk jrti Haydn Quatuor en si b rnaj.op.7IJn récit d’une palpitante authenticité.Un film historique mais aussi du vrai cinéma populaire.» - Ouest France Une superbe distribution! Un film enthousiasmant!» - Le Journal du Dimanche I L’ARMÉE DU CRIME fflfMllolieilGllélliguian -rétropole M A L’AFFICHE! JFRMCMM MCC MW-TTTNH M CONSULTEZ LES GUIDE S-HORAIRES a fU.?.I- c**ma**»»c -1 GUIDÉS-HORAJRt 1 QUARTIER LATIN | [LE FORUM 221 des cinémas PALMARÈS DVD Résultats des ventes : du 10 au 16 novembre 2009 DE PÈRE EN FLIC UP JEAN-MARC PARENT Urgence de vivre PI IL ÉTflfr UNE FOIS GUY LAFLEUR CAR DK) BOOMER Nathalie Lambert MILIÉNIUM : LE FILM ËV TUDORS [f Season 2 ICE AGE 3: DAWN OF THE DINOSAUR M MICNEL TREMBLAY Coffret collection hommage THE UGLY TRUTH TWILIGHT LA GUERRE DES TUQUES ARTHUR L’AVENTURIER La course au trésor ai.JOE : THE RISE OF COBRA MMACLE ON 34,a STREET TRANSFORMERS 2 : REVENGE OF THE FAUEN FABRICE LUCHINI Le point sur Robert YVON 0ESCHAMPS Intégrale 1958-2008 PLANÈTE TERRE Série complète PW GREY’S ANATOMY Season 5 : * MHKMMKI i e*: ¦¦ LE DEVOIR E 10 I.F.!> K VOIR.L E S SAMEDI 'I ET DI M A X (HE 22 X U V K NI B It E 2 0 0 !( MERCREDIS DU DOC 3/1 sur tous les documentaires BOITE NOIRE Li^ii Les périls de l’amour extraconjugal FAIS-MOI PLAISIR! Réalisation et scénario: Emmanuel Mouret Avec Emmanuel Mouret, Judith Godreche, Débo-rah François, Frédérique Bel.Image: Laurent Desmet.Montage: Martial Salomon.France, 2009,90 min.ANDRÉ LAVOIE Fais-moi plaisir! est un bon exemple de ce concept paradoxal du «changement dans la continuité», surtout en ce qui concerne la démarche d'Emmanuel Mouret.Avec cette délicieuse comédie romantique, on pourra continuer d’accoler au cinéaste les mêmes références, à Eric Rohmer ou à Woody Allen, mais de nouvelles se dessinent.En effet, les déboires du personnage interprété par Mouret, un peu toujours le même lorsqu’il se met en scène (Changement d’adresse, Un baiser s’il vous plaît), évoque autant la dextérité d’un Tati version M.Mulot que la propension aux culbutes dignes de Peter Sellers, celui du désopilant The Party, de Blake Edwards.Ce qui demeure, et qui enchante ses admirateurs d’un fdm à l’autre, c’est cette élégance des dialogues, portés par des personnages en perpétuelle réflexion dans un domaine très précis: la sphère amoureuse.Dans Fais-moi plaisir!, elle occupe encore toute la place, cette fois au sein d’un couple affligé d’un mal étrange: la modernité.Et pour être moderne, l’exclusivité sexuelle n’a pas sa place, voilà pourquoi Ariane (Frédérique Bel, plus blonde que jamais, et c’est un compli- ment) accepte que son amant Jean-Jacques (Mouret tel qu’en lui-méme) se jette dans les bras d’une femme (Judith Godrèche, affichant une sottise trop appuyée) qu’il a a peine croisée.Que celle-ci soit la fille du président de la République (Jacques Weber, un choix évident) relève quasiment du conte, un genre que Mouret affectionne, prêtant a ses héros des talents de raconteur pour entraîner le spectateur dans de sinueuses aventures jamais banales.Celles que vivra Jean-Jacques auront parfois les allures du burlesque puisque, lors d’une sauterie branchée, les bavardages seront réduits au minimum pour laisser place à un antihéros effectuant de multiples contorsions, pour tromper son ennui ou extirper un rideau de sa fermeture éclair, rien de moins.D’autres numéros de haute voltige, comme celui dans un appartement parisien modeste.et surpeuplé, affichent la propension nouvelle de Mouret à susciter le rire autrement que par le verbe.Et il faut reconnaître que, malgré la paternité évidente des influences, elles n’ont rien d’incongrues, portées par cet amour du cinéma, celui aussi des femmes et de la séduction qui ne peut jamais se déployer dans la simplicité.Chez Mouret, tout cela est devenu un art, jamais révolutionnaire, certes, mais jamais lassant.En cela aussi, il ressemble à ses premiers maîtres, eux dont nous espérons les nouveaux films avec le même mot d’ordre: «Fais-moi plaisir!» Collaborateur du Devoir K-FÎLMS AMÉRIQUE Fais-moi plaisir! met en scène un couple affligé d’un mal étrange: la modernité.if MEILLEUR f FILM CANADIEN i ai (ANi » PHix i- > u us L FESTIVAL DU Ni n IVI m .«COUP DE COEUR POUR CE FILM HAUTEMENT ORIGINAL.REMPLI DE MOMENTS POUR LE MOINS COCASSES ** ET DE DIALOGUES DÉLICIEUX.HILARANT!» NATALIA WYSOCKA.ICI - JL JEAN PIERRE ROBERT ' TEO ¦"¦ik ni^EBVRE MORIN SPYCHALSKI ÉCRI1 ET R! 'MISÉ PAR SIMON GALIERO - métropole I E3 DES LE VENDREDI 27NOVEMBRE! B JB M9 Êk y idfcBBB" i-CINEPLEX DIVERTISSEMENT^ A I ArNbllE Iquartierlatini CONSULTEZ LES OUIDES-HORAJRES DES CINÉMAS : i.p H ikll lilaurtt« Intcmattonal www.ni*seehauHefilin.com Qtktciigfl LES FILMS SEVILLE Welcome repose essentiellement sur l’excellente chimie entre les deux acteurs masculins, crédibles de bout en bout.-U'-T mm IMS mm Triangle dramatique en eaux troubles WELCOME Réalisation: Philippe Lioret Scénario: Philippe Lioret, Emmanuel Courcol et Olivier Adam.Avec Vincent Lindon, Firat Ayverdi, Audrey Dana Image: Laurent Dailand.Musique: Nicola Piovani, Wojciech Kilar, Armand Amar.Montage: Andréa Sedlackova ODILE TREMBLAY Après Mademoiselle et le très fin Je vais bien, ne t’en fais pas, le cinéaste français Philippe Lioret s’aventure en des terres encore plus subtiles à travers Welcome, qui manie le non-dit et l’euphémisme avec une maîtrise admirable.Un triangle de personnages, peu de lieux d’action, entre appartement, piscine et plage, une densité des regards et des attitudes valant mille mots.Même si la question de l’immigration clandestine en France a déjà été traitée sur tous les tons, cette fois le constat sombre d'une société dépassée frappe davantage qu’une charge pétrie d’explications.La proposition est simple et en forme de triangle.Au Pas-de-Calais, un maître nageur (Vincent Lindon), désirant recon- quérir le cœur de son ex-épou-se, s’attache à un jeune sans-papiers irakien (Firat Ayverdi) et l’entraîne pour qu’il puisse traverser la Manche à la nagç afin de rejoindre sa fiancée.A travers la démarche du Français moyen, incarné avec un désarroi profond par Lindon — qui n’en finit plus de prendre du coffre en vieillissant et marche désormais sur les traces de Cabin —, la prise de conscience gagne le spectateur.Toute une société, des policiers aux agents d’immigration en passant par les voisins soupçonneux, nie ou rejette la horde de ces sans-papiers qui veulent traverser illégalement en Angleterre, mais dont plusieurs sont de pures victimes de guerre, donc impossibles à renvoyer dans leur pays.Le trou noir de leur destin se creuse devant nos yeux.Le drame repose essentiellement sur l’excellente chimie entre les deux acteurs masculins, crédibles de bout en bout.Ces personnages sont déchirés par des tourments intimes, le plus âgé est délaissé par une épouse qu’il adore, le plus jeune (Firat Ayverdi, excellent) brûle de revoir sa dulcinée, réfûgiée à Londres.Les blessures d’amour se nourrissent de tragédies poli- tiques et vice-versa.Ce film-manifeste, qui use de métaphores — le parcours d’une bague, la mer cruelle et généreuse — pour aborder rédemptions et défaites, carbure à l’approche sensible où l’humanité et la déshumanisation se font écho.Audrey Dana parvient à glisser sur cette corde raide dressée par les deux hommes, se transformant en miroir des événements.Les politiques d’immi- gration françaises, viciées, vicieuses, s’ouvrent béantes, sans que le cinéaste ait besoin de les appuyer.Welcome constitue une réflexion sur pellicule, où la caméra souple, intime, à l’écoute des signes, joue comme une partition dans cette histoire bouleversante et tragique, où l’espoir cherche à poindre et y parvient parfois.Le Devoir VINCENT LINDON NORD-OUEST PRESENTE FIRAT AYVBIDI AUDREY DANA WELCOME UN FILM DE PHILIPPE LIORH ?« UN FILM INDISPENSABLE, POIGNANT, QUI EST AUSSI UNE GRANDE HISTOIRE D’AMOUR.» STUDIO MAGAZINE « MAGNIFIQUE ! » MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE « ADMIRABLE ! » PREMIÈRE « BOULEVERSANT : C’EST LE PLUS BEAU FILM DE PHILIPPE LIORET ! » LE NOUVEL OBSERVATEUR « CE FILM AUSSI BEAU QU’INTENSE DONNE DES FRISSONS : LINDON Y EST GÉNIAL ! » TÊLÉRAMA « UN DOCUMENTAIRE FORT, ÉMOUVANT ET D’UNE HONNÊTETÉ TOTALE, QUI DONNE ENVIE DE CROIRE EN DES LENDEMAINS QUI CHANTENT.» -h^rac»^ X g PRÉSENTEMENT À L’AFFICHE LES SÉANCES DU 21 ET DU 22 AURONT LIEU EN PRÉSENCE DES RÉALISATEURS DU FILM EX-CENTRIS wwt*".tr>*) UMK* PA svlïIt*.CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! VERSION ORIGINALE [CINÉMA FRANÇAISE I 2396, Beaubien E.721-6060 | E- CINÉMAS AMC ——1 E FORUM 221 VERSION ORIGINALE FRANÇAISE AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS M€0M m;w LE FILM LE PLUS CONTROVERSÉ DE L’ANNÉE ?« FASCINANT ! UNE ŒUVRE AUSSI BRILLANTE QUE DÉRANGEANTE.» MARC ANDRÉ LUSSIER.U PRESSE VHSION OWGlNAlf AVIC KXS-TTTPES FRANÇAIS IÀ L'AFFICHE! t VERSION ORIGINAL! ANGLAIS! MA &4«&**1 rasffis»rCINÉMA DU PARC 1 wtt-rr-«owc j 1 SHERBROOKE I IsmiiXisi4-ai ire 1 CONSULTEZ LES G U I D E S - HO F) A I R E S DES CINÉMAS NOMMÉ AUX OSCARS WILLEM DAFOE CHARLOTTE GAINSBOURG VN- m m m LARS VON TRIER IFCFilms I H ¦MMHMC] SH ¦MMttttCWWHKMttHWttBMHBttttttttCttBHkwttWBWMMIttHttKI El EMWBEttWWBttHMttMWnBBKl ttaWBKM.1 :
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