Le devoir, 21 septembre 2005, Page(s) complémentaire(s)
TPI Carla del Ponte accuse TEglise catholique de cacher un général croate Page B 1 ECONOMIE Le retour de la politique nationale de l’énergie Pages C 4 et C 5 w w w .1 e d e v o i r.e o m LE DEVOIR V o l.X C V I N " 2 1 4 LE MERCREDI 21 SEPTEMBRE 2005 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le comédien Luc Picard lançait hier en compétition au FIFM son premier long métrage, L'Audition, dont il est l’homme-orchestre.Entre l’enfant et l’acteur Luc Picard scénarise, réalise et interprète L’Audition ODILE TREMBLAY C* est au bien nommé Café Confusion, en cette première édition d’un FIFM voguant dans son brouillard, que les journalistes ont rencontré hier Luc Picard.Le comédien québécois lance son premier long métrage en compétition, désolé que ce festival de cinéma ne soit guère plus fringant, mais bah! Philosophe, il estime que le climat morose ne changera pas grand-chose pour son film, qui sort sur nos écrans deux semaines plus tard.Vrai! L’Audition est très attendu et son visionnement de presse fut plus couru que bien des représentations en salles.Il vous dira que le film a poussé de façon organique, comme une plante.Une lettre écrite pour son fils nouveau-né dans une période de vie professionnellement creuse a germé.Cette missive, l’enfant devait la lire plus tard, mais elle s’est transformée, devenant scénario, puis film, quand le projet a intéressé Cité-Amérique.«Tu plantes une graine et à chaque fois que tu écris une scène, elle pousse, elle se développe.» Devenir père l’a emmené à deve- nir cinéaste.Un enchaînement.Mais y a-t-il de vrais hasards?Dans L’Audition, il sera beaucoup question du métier d'acteur, de l'enfance aussi.Forcément Le comédien à’Octobre et de La Femme qui boit, l’interprète de Michel Chartrand et du méchant gourou Moïse, chouchou du public québécois, s'est aventuré dans VOIR PAGE A 8: PICARD ¦ Autres textes en page B 6 Boisclair se tait et reste ROBERT DUTRISAC KATHLEEN LÉVESQUE André Boisclair a refusé, hier, d’apporter des précisions sur son passé de consommation de cocaine tout en confirmant qu’il restait dans la course à la direction du Parti québécois.Pressé de questions par les journalistes à son entrée au Cégep de Sainte-Foy où il devait prendre la parole, André Boisclair a soutenu qu’il avait répondu à toutes les questions lundi lors de son point de presse au cours duquel il avait avoué qu’il avait, «à quelques reprises», consommé de la cocaïne.«Je veux vous dire que, pour moi, j’ai répondu à l’ensemble des questions qui m’avaient été posées.Je l’ai/dit dans le calme, dans la sérénité», a-t-il lancé d'un air tendu, voire excédé.Se sentant bousculé par les journalistes au cours de ce point de presse d’hier, M.Boisclair a même perdu patience.«Mon niveau de stress est assez élevé.Je n ’ai pas besoin de ces agressions physiques que vous me /dites subir.Je suis à mener une campagne agréable», a-t-il affirmé, les traits crispés.Cette campagne, il a l’intention de la poursuivre dans «la sérénité», réitérant qu’il est en pleine possession de ses moyens, «fai hâte que nous puissions continuer cette campagne sur le fond des choses, sur les idées», a dit le candidat qui voudrait bien que cette histoire de coke soit derrière lui, enterrée, à tout le moins tue.M.Boisclair et les huit autres candidats à la succession de Bernard Landry doivent participer au premier débat officiel de la course qui se déroulera à Sherbrooke ce soir sur le thème de la solidarité et VOIR PAGE A 8: BOISCLAIR INDE X Annonces_______B 4 Éditorial ‘.A 6 Avis publics.C 8 Idées___„.A7 Bourse.C2 Météo.C8 Carrières_______C6 Monde.B1 .B 4 Mots croisés C 8 B4 Sports_________C8 Cl Sudoku_________C8 Économie Le chasseur de nazis Mort de Simon Wiesenthal, «l’homme mémoire» de l’Holocauste Rescapé des camps, il avait passé le reste de sa vie à traquer les criminels nazis.II avait notamment retrouvé Adolf Eichmann.«Son moteur, c’était sa conscience, sa force intérieure et cette incroyable volonté de justice», témoigne un historien ayant travaillé avec lui.U est mort hier dans son domicile viennois à l’âge de 96 ans.Survivre est un privilège qui engendre des obligations», écrivait-il dans ses mémoires.Simon Wiesenthal a passé sa vie à remplir ces obligations-là.Depuis le 5 mai 1945, quand D sort décharné des camps d’extermination, ce Juif né en Ukraine a chassé les criminels nazis «pour la justice, pas la vengeance».Sa mère et des dizaines de membres de sa famille et de celle de sa femme ont péri dans les chambres à gaz.Architecte avant la guerre, Wiesenthal devient chasseur professionnel d'anciens nazis, installé à Vienne où il établit son centre de documentation juive.Grâce à son réseau d’informateurs, il localise Adolf Eichmann avant les services secrets israéliens.Le chef du département des affaires juives de la Gestapo et grand ordonnateur de la «solution finale» se cache sous un faux nom a Buenos Aires.Quelques années plus tard, Eichmann est enlevé par un commando israélien et jugé à Jérusalem, puis condamné à mort pour crimes contre l’humanité.Le tableau de chasse de l'ancien prisonnier de Mathausen compte d’autres célébrités: Karl Silber-bauer, l’officier allemand qui arrêta la jeune Anne Frank, Frank Stangl, le commandant des camps de concentration de Treblinka et Sobibor, et Hermine Brausteiner, responsable de l'assassinat de centaines d'enfants à Majdanek.Et quelque 1100 criminels anonymes, arrêtés puis jugés grâce à son travail de fourmi.Des années à accumuler des preuves, à vérifier des informations et à monter des dossiers judiciaires avec trois collaborateurs et une pugnacité à toute î m JP M '0*3 Él HEINZ-PETER-BADER REUTERS Simon Wiesenthal, l’ancien prisonnier des camps d’extermination devenu chasseur de nazis.Il avait, à la fin de sa vie, la conscience du devoir accompli.épreuve pour retrouver des dignitaires du III' Reich confortablement rangés dans les dictatures d’Amérique latine ou d’ailleurs.Il se définissait lui-même d’abord comme «un survivant».Le plus célébré des chasseurs de nazis a toujours rappelé que «le privilège d’avoir réchappé des camps d’extermination impliquait un devoir» envers toutes les victimes de la Shoah et en ce qui concerne les autres crimes du III' Reich.«Je suis un croyant et je m'imagine dans l’autre monde face à tous les Juifs morts dans les camps et je pourrai leur dire que je ne les ai pas oubliés», a-t-il confié autrefois dans une entrevue donnée au New York Times Magazine C’était en 1964, deux ans apres le procès et l’exécution en Israël d’Adolf Eichmann.Jusqu’à la capture d'Eichmann, Simon Wiesenthal travaillait presque seul, considéré comme un peu fou pour s’acharner à traquer les criminels nazis qui avaient réussi à s'enfuir après la chute d’Hitler (parfois avec l’aide de réseaux du Vatican) et qui vivaient cachés sous de fausses identités.Quand le monde, après les procès de Nuremberg, renonçait à juger les anciens nazis et préférait oublier, Wiesenthal n'abandonnait pas sa quête.•Dans les années 50, il incarna la chasse aux criminels de guerre nazis à une époque où personne ne s’y intéressait», rappelle Serge KlarsfekL qui, lui aussi, a poursuivi VOIR PAGE A 8 WIESENTHAL S 7 C » I A X K s = 1 $ Les garderies, « symbole canadien» La vision de Paul Martin ne plaît pas du tout au Québec ALEC CASTONGUAY Ottawa — Le premier ministre Paul Martin a affirmé hier que son idée de financer un service de garderie à la grandeur du pays allait constituer le prochain symbole de «l’édification de la nation canadienne», au même titre que le système de santé universel.Une déclaration «insultante» et «prétentieuse», ont aussitôt répliqué les partis d’opposition à la Chambre des communes, alors qu’à Québec, Je gouvernement Charest a avalé de h avers cette tirade, lui qui attend justement avec impatience des progrès dans le dossier du financement des garderies.Le premier ministre s’est adressé hier matin à ses hauts fonctionnaires réunis pour l’occasion au théâtre du Musée canadien des civilisations, à Gatineau.Au milieu d’un long discours d’environ 45 minutes, Paul Martin a démontré pour la première fois à quel point il tient à un service de garde pour enfants qui soit universel et de bonne qualité.De l’aveu même de son entourage, jamais le premier ministre n’était allé aussi loin.«Lorsque les prochaines générations se tourneront vers le passé, elles reconnaîtront, dans notre approche pancanadienne d’apprentissage en bas âge, un projet d’édification de la nation aussi important que l’universalité des soins de santé, j’en suis convaincu», a soutenu le premier ministre.Paul Martin avance même que ce système de garderie, financé par le fédéral à hauteur de cinq milliards de dollars sur cinq ans, est plus important que VOIR PAGE A 8: GARDERIES ÉCONOMIE Vidéotron se lancera dans le sans-iil en 2006 ¦ À lire en page C 1 Paul Martin estival NteRNatioNal De La i ittéRatuRe 16 Ui 24 unu oç www.fest1vaLf1L.9c.ca 4 f LE DEV OIK, LE MERCREDI 21 SEPTEMBRE 2 0 0 5 A 2 •LES ACTUALITES- REUTERS Des vagues géantes, poussées par l’ouragan Rita, vont s’échouer en bordure du boulevard El Malecon à I,a Havane.' McGill Centre* de terherrhe en droit prive et comparé du Québec Conférence Professeur Christian Atias Université Phu! Cézanne Aix-Marseille III, France «La doctrine civiliste : bilan et perspectives» Le vendredi 23 septembre 2005, 16 h à 17 h Faculté de droit Salle du tribunal-école Pavillon Chant ellor Day 3644, rue Pro) (entrée au 3660, rue Poe!) Entrée libre Senseicjnements Maae i,ù-Sm,xra V'vh'U lu,-: : ipiruva CVtUrr vit' :i'< ;Tr t .’H* en tTi .) v
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