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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2009-11-28, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES s A M E DI 2 S E L D I M A \ t 11 E 2 !» V (t \' E M RDI 2 O (» !» 1 < .r ° I A THEATRE Philippe Ducros s'attaque à l'occupation de la Palestine Page E 3 m4 jT M m : m * _ A mk DE VISU Bombes culturelles sur fond de questions d’identité au MAI Page E 7 Dix ans après Le Voyage, le grand gaillard de la Minerve revient au disque avec Sur ce côté de la Terre, fort de dix chansons à grandeur d’horizon et à hauteur d’homme, d’abord éprouvées guitare-voix lors de spectacles impromptus dans les cafés et bars d’un bout à l’autre du Québec, puis jouées presque live en studio avec les fidèles et formidables musiciens qui sont à Fiché ce que le H Street Hand est I M V \ ( Il E 2 !» \ O V E M B I! E CULTURE Mal de mère ____________________________ .i J -v UmmtSeimimrm I 1 Orand voyageur, Philippe Ducros voit large et la planète entière est son territoire de prédilection.THÉÂTRE Occupation trouble Brûlant de mettre fin à l’intolérable, Philippe Ducros s’attaque à l’occupation de la Palestine dans L Affiche JACQUKS C.REN1KR LE DEVOIR MICHEL B E LAI R C> est un jeune homme étonnant Comédien, dramaturge, metteur en scène et photographe, il y a déjà une dizaine d’années qu’on le voit sur les scènes montréalaises dans des productions remettant en question tout autant, toujours, le monde que les formes théâtrales.Philippe Ducros est une tête chercheuse: il touche à tout Intensément Tellement que, dépassant à peine le milieu de la trentaine, il a déjà écrit une bonne dizaine de textes pour le théâtre et réalisé deux expositions de ses photos.Depuis 2025, l’année du serpent, un texte qui eut un impact considérable à sa création en 2002, on sait qu’il voit large et que la planète entière est son territoire de prédilection.Grand voÿâgeïTr, il a déjà les yéiïx chargés d’un homme qui en a beaucoup vu.Trop, presque.Ces jours-ci, il met en scène à l’Espace libre son plus récent texte, L'Affiche, une pièce qui dénonce rien de moins que la violence de l’occupation de la Palestine.Un acte violent Cette Affiche a pris naissance à la suite d’un voyage en Syrie en 2004 à l’invitation de l’organisme international d’échanges d’écrivains Ecritures vagabondes.C’est au cours de ce voyage que Ducros a eu son premier contact avec les territoires occupés de la Palestine et qu’il a décidé d’écrire là-dessus.Au fil de ses voyages à travers l’Asie et le Moyen-Orient, il aura séjourné en Palestine à six reprises déjà.Durant tout ce temps, il a rempli des carnets de notes qui seront publiés chez Lansman, début décembre, et amassé des éléments — y compris certaines photos que l’on pourra voir avant le spectacle — pour donner du corps a L'Affiche.«]e parle de choses que je connais à partir des rencontres et des témoignages recueillis des deux côtés: autant chez les soldats “rejusniks” israéliens que chez les victimes arabes, chez ces gens qui vivent, d’un côté et de l’autre, l’occupation au quotidien.Je sais que c’est un sujet extrêmement émotif et que plusieurs se braqueront sur leurs positions, mais il est important de parler de tout cela!» La voix est calme, posée, articulée, sans fioritures, claire.Philippe Ducros dit ne s’être jamais autant documenté pour un spectacle; il a même parfois fait appel à son ami le cinéaste Hugo Latu-lipe — il animera une table ronde sur le spectacle avant la représentation du 4 décembre — pour enrichir sa réflexion et sa banque d’images.«Je ne suis pas journaliste, reprend Ducros, je suis un artiste et c’est comme artiste, à travers une œuvre de fiction, que je veux racontera quel point tout cela est intolérable.Je suis habité par cet acte violent qu’est l’occupation du territoire palestinien.Il se passe là des choses horribles qui sont directement reliées à nous! Il ne faut pas se leurrer davantage, les enjeux qui sont en cause là — les ressources naturelles comme l’eau et le pétrole, la géographie stratégique d’un lieu, la radicalisation des religions, la menace de la terreur.— nous forcent à repenser le monde.Comme artiste, je trouve le défi stimulant et, oui, c’est là-dessus que je veux travailler.Pour moi, le théâtre est un média extraordinaire quand vient le temps de tracer un portrait de la société.» Art et propagande Le dramaturge enchaîne en expliquant que le défi est de ne pas tomber dans la récupération du drame, comme les deux parties ont tendance à le faire; la martyri-sation est une pratique déjà trop courante dans la région.«Cela débouche rapidement sur la propagande.dont il faut être conscient des moindres rouages.Moi, je fais du théâtre; pas du reportage, mais de la fiction.C’est une forme de théâtre qui incarne des choix politiques, oui, mais pas seulement; on y rencontrera de vrais personnages de théâtre qui vivent de vrais drame}.Il ne faut pas confiner les auteurs à des étiquettes et je n 'aime pas que Ion réduise ce que je fais en disant que c’ëst du théâtre engagf ’ôu politique; je me méfie de l’effet réducteur de ces mots.L’art, c’est beaucoup plus que cela même quand il aborde des thèmes sociaux.» Comment donc «faire de l’art» en parlant de l’occupation de la Palestine?«J’essaie d’éviter les manichéismes en tous genres.De trouver un angle neuf pour poser des questions en soulignant la violence de l’Occupation.Je veux montrer son impact sur tout le monde; son impact répété sur les gens qui la vivent quotidiennement, d’un côté comme de l’autre.Et, bien sûr, aborder des pistes de solution.» Pour le dramaturge, les seuls espoirs possibles résident dans le dialogue et dans la volonté de comprendre l’Autre.«Il faut au plus vite abolir les écarts qui mènent au désespoir en agissant dans les détails du quotidien; ce n’est pas en construisant des murs qu’on y arrivera! Il faut vite lancer des initiatives de paix.» La prise de position est claire, on l’entend bien.Philippe Ducros n’a pas la prétention d’être neutre: comme si c’était ce que l’on demande à l’arL.«Je parle de l'Occupation et ça, déjà, ce n'est pas neutre.Mais L’Affiche n ’est pas un spectacle partisan pour autant.Et j’aimerais qu’il suscite partout des discussions, qu'il fasse réfléchir et qu'on en arrive à entamer un véritable dialogue.» Précisons en terminant que la première version du texte date de 2005; dès l’année suivante, la pièce était créée en Syrie, en arabe.«Mais c’était une version non terminée qui répondait aux critères de l’organisme Ecritures vagabondes; je l’ai retravaillée ensuite pendant plus d’un an et demi.» N’empêche qu’une compagnie française a été séduite par cette version et qu’elle créait le spectacle de Ducros en mars dernier, à Caen, dans la mise en scène de Guy Delamotte.La production qui prendra l’affiche mardi à l’Espace libre est, bien sûr, différente de celle qui circule encore en France.Bon.Laissons maintenant toute la place au dialogue.Le Devoir L’AFFICHE Texte et mise en scène de Philippe Ducros.Avec François Bernier, Sylvie de Morais, Denis Gra-vereaux, Justin Laramée, Michel Mongeau, Marie-Laurence Moreau, Etienne Dion, Dominique Quesnel et Isabelle Vincent Une production Hôtel-Motel en codiffusion avec l’Espace libre à l’affiche jusqu’au 19 décembre.L’IMPOSTIRE Texte d’Evelyne de la Chenelière.Mise en scène d’Alice Routard.Avec David Boutin, Sophie Cadieux.Molette Chauveau, Francis Ducharme Durée: lh50 sans entracte.Au TNM jusqu'au 12 décembre.LI C BOL’LANCER Avez-vous déjà ete invite à un souper où des gens très cultivés avaient le don de vous ennuyer en pontifiant sur les sujets les plus passionnants?Helas, j'ai eu cette impression en assistant à la première de L'Imposture, au TNM.Certes, la nouvelle pièce d’Evelyne de la Chenelière n'est pas denuee d’intérêt ni d’humour.Mais elle est bavarde, et emprunte tant de directions qu'on s’y perd en cours de route.Et ce, malgré une production léchée et des acteurs formidables.Comme si Tauteure n'avait pas trouvé le véritable sujet de sa pièce.Eve (le personnage central interprété avec genie par Violette Chauveau!) est une romancière à succès, mère de deux enfants.Elle souffre de bien des choses, sauf du syndrome de l'imposteur.Monstre d’égocentrisme, Eve a sacrifié sa famille pour son travail.Son fils (Francis Ducharme, convaincant dans un registre romantique, loin de ses chorégraphies «destroy») admire sa mère et souffre d'un complexe d’Œdipe.Il s’appropriera le dernier roman de sa mère (ce roman est d’ailleurs un «personnage»), en lira des passages et en commentera d’autres.Sa fille (ludique et vive Sophie Cadieux) réagit plus difficilement à la froideur maternelle: elle fuguera avec un jeune Noir membre d'un gang de rue.Pour compléter le tableau, son chum et ses amis la délaisseront peu à peu.Pas ladle.la création au féminin.En plus des sujets déjà présents dans ses précédentes pièces (l’identité, l’ecriture, l’introspection), la dramaturge aborde ici des thèmes sociaux: le racisme, la maternité, le complexe d’inferiorite culturel des Québécois.Néanmoins, la prémisse» de» l'œuvre est la difficulté des femmes de choisir entre le travail de création et la vie de famille sans avoir à traîner sur leurs épaules un lourd sentiment de culpabilité.Comme quoi les féministes n’ont pas tout regie dans les années 1970! Malheureusement, le drame de la romancière n’arrive pas à émouvoir.11 est enrobé de plusieurs sous-thèmes, de digressions, de longues diatribes sur, par exemple, la mort de la littérature.La structure du texte est un peu décousue: des répétitions qui n’ajoutent rien; des monologues mal placés; des personnages evanescent s (le couple d’amis); des flash-back inutiles.Dommage, car l’auteure a droit à un traitement haut de» gamme pour sa création.Une scénographie magnifique signée» Gabriel Tsampalieros; une musique originale de Simon Carpentier, de la vidéo réalisée par Yves Labelle et une mise» en scène vivante d’Alice Ronfard.Sans oublier la distribution.Mentionnons l’admirable Violette Chauveau, l’une de nos actrices les plus talentueuses au Québec.Et aussi David Boutin, excellent dans un rôle asse?ingrat.Boutin joue un ami d’Eve, célibataire amer et alcoolique, lors d’un souper arrosé, il lancera un cri du cœur sur la solitude et l’amitié.Du cœur.C’est ce qui manque le plus à cette pièce trop cérébrale.Collaborateur du Devoir tCi , 'MkÈS YVES RENAUD Bien qu’elle ait de l’intérêt et de l’humour, la pièce est bavarde et emprunte tant de directions qu’on s’y perd en cours de route.mÊÊÊm L'AGENDA L’HORAIRE TELE, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES Gratuit dans Le Devoir du samedi Le Devoir ROMANCES ET KARAOKÉ ¦ a-«.TAL GU».LA PRESSE « ROMANCES ET KARAOKÉ FAIT LA DÉMONSTRATION QUE LE RIDICULE NE TUE PAS ET QU’À FORCE D’EN AVOIR PEUR, ON PASSE À CÔTÉ OU PI AISIR OU DE L'AMOUR ET SOUVENT DE SOI-MÊME.» JEAN 6T-HILAIRE.LE SOLEIL « VOICI UN SPECTACLE JOUÉ AVEC ÂME, D'UNE ÉNERGIE INUSITÉ, BEAUCOUP PLUS CONSTRUIT QU’IL PARAÎT ET OUI ME REFUSE PAS POUR CELA LE DÉFI.DE L’ALÉATOIRE.» 4 % MASQUES 2005 + TEXTE ORIGINAL + PRODUCTION JEUNES PUBLICS VT PUBLIC, DÈS 14 ANS TION THÉÂTRE LE CLOU COOIFFUSION THÉÂTRE O'AUJOURD’H ’ -RMEULEN AVEC MARC BEAUPRÉ.SANDRINE BISSON.MAT 'ATHERINE VIDAL - - - COLLABORATEURS RAVMON" RCOTT BENJAMIN LAFIEUR ET MANON hhImiI.In ET l» I M A X ( H E 2 !» X 0 V E M B H E 2 0 fl !» E E I» E V O I B .L E S S A M E II I CULTURE DANSE La compagnie de Pina Bausch.sans Bausch La mort de la chorégraphe Pina Bausch d’un cancer fulgurant, le 30 juin, a lage de 68 ans, a laissé sa compagnie;, le Tanztheater de Wuppertal, devant un gouffre.En tournée en Pologne lors de son décès, la troupe, composée de trente danseurs très soudés, a répondu a cette perte en poursuivant tout simplement le travail.Aucune indication, aucun testament d’aucune sorte n’avait été laissé par l’artiste allemande, peu prolixe en commentaires.Le danseur Dominique Mercy, présent depuis 1973 auprès de Pina Bausch, et Robert Sturm, l’assistant personnel de la chorégraphe depuis dix ans, ont pris les rênes.D’abord officieusement, de façon «organique», selon le mot de Dominique Mercy, avant d’être désignés comme codirecteurs artistiques par la troupe elle-même.Ce choix a été entériné, le 9 octobre, par le conseil d’administration du Tanztheater, ou siègent le maire de Wu|>-pertal, Peter Jung, et un représentant de la région Rhénanie-du-Nord-Westphalie.Agenda déjà rempli Les institutions qui subventionnent la compagnie ont décidé de maintenir leur soutien financier à la même hauteur et sans limite dans le temps.Le budget annuel global du Tanztheater est de cinq millions d’euros.La Ville en donne deux millions; le land, un million.Ijes deux millions restants sont apportés par les tournées (environ 80 dates par an), soit une part d’autoproduction oscillant entre 40 % et 45 %.L'agenda des deux prochaines saisons est déjà rempli — en partie sous la direction de la chorégraphe.2012-2013 se met déjà en place.Avec quelque vingt-cinq pièces au répertoire, le Tanztheater peut amplement répondre à la demande des programmateurs.Le seul rôle encore interprété par Pina elle-même, dans Café Müller (1978), avait déjà été confié par ses soins à la danseuse Helena Pikon.La transmission de certains spectacles a d’autres compagnies, rarement pratiquée du vivant de Pina Bausch, n’est pour le moment pas envisagée.Seul le Ballet de l’Opéra de Paris a le privilege de danser deux ballets historiques, Le Sacre du printemps (1975) et Orphée et Eurydice (1975), confiés aux interprètes par Pina Bausch elle-même, en 1997 pour le premier et en 2005 pour le second.«Il y a une relation très particulière, presque familiale, avec l’Opéra de Paris, dit Dominique Mercy.Par ailleurs, fort peu de pièces, à l’exception peut-être de celles des années 1970-1980, comme Iphigénie en Tauride, peuvent être confiées à d’autres interprètes que ceux du Tanztheater.» La préservation d’une œuvre sans l’artiste qui l’a conçue se révèle toujours une affaire délicate.La responsabilité de Dominique Mercy et Robert Sturm est lourde.«La solidité de la troupe, sa cohésion, l’implication intime de chaque interprète — on travaillait tous en tète à tête avec Pina — me semblent des garanties du respect de l’œuvre, ajoute Dominique Mercy.Par ailleurs, chaque spectacle a son répétiteur spécifique, qui en assure précisément la cohérence.» La question de la vitalité d’une troupe entièrement mobilisée par des reprises ne se pose pas encore.De même, celle du renouvellement des danseurs.«Nous avons le luxe de pouvoir prendre notre temps, et c’est très important, commente Robert Sturm.Il est évidemment vital de rester créatifs, mais nous ne savons pas encore quelle voie nous choisirons.Mettre en scène de nouvelles pièces en invitant des chorégraphes, pourquoi pas?Mais nous n’y pensons pas encore.Tout est ouvert.» Le Monde SASCHA SCHUERMANN AFP La chorégraphe Pina Bausch en octobre 2008, quelques mois avant sa mort.CORPS INTERIEUR' David Pressauît Iroces-chorégraphes IDÉATION ORIGINALE ET CHORÉGRAPHIE David Pressauît AVEC LA PARTICIPATION CHORÉGRAPHIQUE DES INTERPRÈTES Angie Cheng, Anne lebeau, David Flewelling, Karina Iraola, Karsten Kroll, Daniel Soulières COLLABORATEURS Angelo Barsetti COSTUMES, MAQUILLAGE Gareth Bote ARTISTE visuel, scénographie Lucie Bazzo LUMIÈRES Michel F.Côté musique Catherine Viau répétitrice Installation chorégraphique où le public est appelé à circuler.Une production de Oonse-Cité en collaborafion avec David Pressauît Danse ssuehressault | 10 ANS 2 AU 4 DECEMBRE 2009,20H30 5 DÉCEMBRE, 14H30 ET 20H30 Sludio Hydro-Québec du Monument-National 1182, bout SMaurent E3 St-Laurent BILLETTERIE 514 871 2224 Rendez-vous Danse-Cilé : Rencontrez les artistes le 3 décembre 2009 après la représentation.Nous aurons thonneur de recevoir M.Guy Comeau comme animateur.JÎ Angela Laurier dans son dernier spectacle, Déversoir MULTIMÉDIA Le corps tordu comme un fou Angela Laurier présente un spectacle inclassable Angela Laurier revient en ville.La contorsionniste de la famille Laurier présente Déversoir, un spectacle inclassable situé quelque part entre l’autofiction live, les contorsions intimes et le témoignage familial romancé.Laurier y tord son corps et son histoire.CATHERINE LALONDE Des neuf enfants de la famille Laurier, qui compte aussi les actrices Charlotte et Lucie, Angela est celle qui a fait le Cirque du Soleil.Celle qui s’est tordu le corps, des années durant.Celle qui a cherché ensuite une autre façon de se plier: en Puck, pour Le Songe d’une nuit d’été de Robert Lepage, ou en dansant pour le chorégraphe François Verret.Celle, enfin, qui avait abandonné, «écœurée de la contorsion».Jusqu'à l'invitation des Subsistances, lieu lyonnais de recherche en art vivant.Une carte blanche, un spectacle à préparer, et voilà Angela Laurier qui se penche sur le pan noir de l’histoire familiale: la schizophrénie de son frère Dominique, les électrochocs qu’il a reçus, son confinement.Une maladie qui résonne avec celle du père dépressif, qui a lui aussi subi des électrochocs.Angela Laurier cherchait déjà son chemin dans le roman familial.«J'ai commencé la contorsion à 18 ans; ça coïncide avec les premiers internements de mon frère en psychiatrie.» En 1999, dans Mon grand frè- re, mis en scène par Michel Dallaire, elle fait un parallèle entre la folie de son frère et l'aliénation physique qu’elle s’impose.«C’est une forme de folie, répéter tous les jours les mêmes mouvements.Ça devient un enfermement avec les années.J’étais lasse, confie-t-elle de son débit hachuré.De la représentation même, de cette image trafiquée du cirque qui me pesait très lourdement.» Du documentaire à la contorsion L’idée, d’abord, est de tourner un documentaire.Manuel Pasdelou tient la caméra qui permet à sa compagne de retrouver, grâce à l'objectif, père et frère.Et toute la création de Déversoir se fera à travers une réparation familiale: retrouvailles, retour à la Colombie-Britannique de l’enfance, sortie du frère enfermé pendant plus de vingt ans, qui se retrouve maintenant à accompagner la tournée et à travailler sur le prochain spectacle.Pourtant, affirme Laurier dans une entrevue téléphonique de la France, «Déversoir n’est pas psychologique.J’avais besoin de la caméra de Manuel et de ce projet pour parler [de la maladie de mon frère.Au début de la création], je n’arrivais ni à mettre en mots ni à parler sur scène.Finalement, ç’a repassé par le corps, autrement, et ma gestuelle a trouvé un nouveau sens.» Alors qu’elle croyait avoir abandonné pour de bon l'origami articulaire, Déversoir 4 ramène dans ses torsions.A 47 ans.«La préparation est très importante.A froid, je n’arrive pas à faire quoi que ce soit!» Deux heures de réchauffement sont nécessaires, et l’adrénaline donne le coup de pouce pour certains mouvements faits en représentations «presque à l'arraché, des mouvements que je ne fais pas en entraînement parce J.VELASCO Déversoir ramène Angela Laurier dans ses torsions.A 47 ans.que ça fait trop mal».La vidéo reste tissée au spectacle, les entrevues du père et du frère se mêlent au visage capté live et en gros plan d’Angela Laurier, corps tordu.Celle qui n’attendait rien de ce spectacle, qui «a commencé, effectivement, comme un règlement de comptes», trouve avec Déversoir un beau petit succès.Laurier a fondé sa compagnie pour répondre à la demande.L’équipe revient de Moscou, de la Croatie et de Bruxelles, et la pièce a été jouée près de 70 fois en deux ans.Le magazine français Télérama lui a accordé quatre étoiles.Mais la texture intime de Déversoir fait que Laurier est nerveuse pour les représentations montréalaises.«C’est chez nous! Et c’est la première fois que mes parents vont voir la pièce.» Elle prépare déjà la suite, Je voudrais pouvoir rire, toujours avec son frère, pour une première à Chaillot en février prochain.Une suite où elle dansera, jouera, retrouvera la parole.«Je vais toujours me cambrer, m’étirer le dos, mais pas jusqu’à la contorsion.Ça fait, la contorsion! Je me suis assez cassée», souffle-t-elle dans un rire.Collaboratrice du Devoir DEVERSOIR Compagnie Angela Laurier.Au Théâtre La Chapelle, du 1er au 6 décembre.DAnSSS £n tAMiLLt JOURNÉE PORTES OUVERTES 121130-17h30 FV N jj'angêntÊrj Billetterie = 514.525.1500 R*«mu Admission > 514 790 1245 840.rue Ctefriar.Montreal www.tangente.qc.ca Quat* sa - Dimanche le 29 novembre Programme Danse-Études en BALLET CLASSIQUE ET DANSE CONTEMPORAINE En codaboraticn avec : Niveau secondaire Niveau collégial École secondaire Collège de College de Montréal Maisonneuve ____ et École secondaire et Dawson College /»¦»/] Édouard-Montpetil ( www.balletdivertimento.com Ballet Divertimento 35Ü5.rue Durocher (angle Milton) 514 285-2157 m Lhmém i : m pwiip^i'iiitiin'wi!'"I , - c- -, ^ 6 /'V'v .'VVV \ ” yf V MAXXfy Ty -VT -'-rr— \% \ \ y /y.ya y / / -, V V^\ v " / S'Z ^ y \ /'r / ' .: yy y .-vv.v .y y - yy y y-.y /y // /.C £ ¦ H JB ¦H e U 61 fü « S* 8 o = ¦ H “ m * ro J2 11 (Z R « 3 ^ ü galt ericdevlin 3550, rue Saint-Jacques, Montréal (coin Rose-de-Lima, deux rues à l’ouest d’Atwater), métro Lionel-Groulx Jeudi au dimanche de 12 h à 17 h et sur rendez-vous www.galeriericdevlin.com 514 885-4238 www.jeanmariemartin.com 718 208-7048 M.A.Fortin, huile S'/?" x 12" PETITS FORMATS DU 28 NOV.AU 24 DÉC.Galerie Valentin 1490 SHERBROOKE 0„ MONTRÉAL (514)939-0500 www.galerievalentin.com Le jardili lleHTiîmîîcacs kxchisivcirjeiH à Montréal Les trois versions de la très célèbre Dame de Sèa/off réunies dans l'exposition ! 2 octobre 2009 - ?février 2010 e.don de S»r Henry Taie, 1f94 Photo P Tele, Londres 2009 M MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Pavillon Jean-Noël Desmarais mbam.qc.ca/waterhouse ¦ CI Cl HH! I.F.I* F V OIH.L F s A M K I) I ' * F I IM M A V i H F !> \ (I V K M B R E ¦' O 0 U CULTURE MEDIAS CINEMA On dirait une pub.La France autorise maintenant l’introduction rémunérée de marques dans les émissions télé.Le Québec utilise cette technique publicitaire depuis longtemps.Et alors, cette union, «qu’ossa donne»?STÉPHANE BAILLARGEON Dans un récent épisode de l’émission La Maison de Jacques Villeneuve diffusée par la chaîne V, le coureur automobile se pointait avec l’animatrice-décoratrice chez un vendeur de portes.Sitôt dans le magasin, la paire se passionnait pour une torpinouche de grosse porte en vrai de vrai bois véritable de style simili médiéval, une entrée parfaite pour le chalet de la star en construction au bord d’un lac-québécois.Toute l’émission répète l’exercice ad nauseam: la visite d’un commerçant ou d’un artisan mène à la sélection d’un bien ou d’un service vite intégré au chantier, images à l’appui, y compris avec les logos des fournisseurs bien en vue.N’empêche, malgré ces indices, le producteur jure qu’il n’y a aucun placement de marques dans son émission et qu’il n’y en avait pas plus dans la précédente, La Maison de Maxim Lapierre.«C’est pas compliqué: on n’en fait pas, de placement de produits, dit Vincent Gourd, vice-président de la maison de production télé B612 Communications.On établit plutôt des partenariats avec différents fournisseurs.» Ah bon.Quelle est la différence?«Du placement, c'est quand une compagnie paye pour avoir son produit à l’écran, poursuit M.Gourd.Dans un film, le producteur paye tant, mettons 50 000 $, pour que le héros boive telle boisson, mettons du Coke.Nous n’avons jamais reçu d’argent de nos partenaires pour ce genre de travail.Par contre, il y a une ligne grise avec certaines ententes qui permettent au client, Jacques Villeneuve, de payer certains produits moins cher.Et c'est tout.» La pub est partout Bien noté.Les émissions de déco sont pourtant des réceptacles naturels pour le parachutage payant de produits en tous genres, mobiliers ou immobiliers.Ma maison Rona, qui connaîtra sa huitième mouture sur les ondes de TVA cet hiver, a repoussé les limites de l’intégration commerciale.Un exemple?Lorsqu’une peinture est utilisée dans l’émission, la marque appa- SOURCE RADIO-CANADA Maxime Dénommée en uniforme de livreur dans Aveux rail carrément à l’écran et le site Internet relaye l’information, y compris avec le numéro et le nom exact de la couleur, généralement baptisée par un poète de polyvalente sur l’acide qui impose des appellations du genre: «Fleur de petit pois» (c’est blanc) ou «Culotte d’équitation» (chez SiCo, c’est pêche).«Il n’y a pas si bngtemps, le placement aidait à financer la production; maintenant, c’est carrément une tactique dans le plan de communication», explique la spécialiste Ody Giroux, vice-présidente d’Ægis Média, propriétaire de Carat, très active dans le placement médiatique et responsable du stratagème de Ma maison Rona.«On passe à un autre niveau avec cette émission, dit-elle.On voulait aller plus loin que le 30 secondes de pub et plus loin que la commandite d’une émission.» Les pros comme Mme Giroux parlent souvent de «placement de marques» (ce qui est plus juste) ou de publicité alternative.Franchement, la stratégie commerciale semble presque aussi vieille Clavecin en concert 16e SAISON LUC BEAUSÉJOUR.DIRECTEUR ARTISTIQUE ABONNEZ-VOUS ! ACHETEZ DES BILLETS INDIVIDUELS OFFREZ UN CADEAU ! 514-748-8625ouWWW.CLAVECINENC0NCERT.0RG Abonnement 4 concerts : régulier 95 $ ! aine 85 $ Prix des billets : régulier 28 $ / aîné 25 $ / étudiant 10 $ que les écrans.Dans les années 1950, les Plouffe fumaient des Players et le disaient.Le cinéma utilise la technique de marketing réputée plus subtile que la pub traditionnelle, de toute manière impossible sur grand écran.Des petits malins à l’oeil aiguisé ont compté plus de trente marques de nourriture introduites dans le premier film de la série Maman, j’ai raté l'avion.La mécanique est maintenant utilisée en littérature, sur les blogues, dans les jeux vidéo et même au théâtre.Aux Etats-Unis, la valeur de ces placements «alternatifs» pourrait dépasser la barre des 10 milliards de dollars l’an prochain, selon la firme de consultants PQMedia.Il n’y a pas de chiffres semblables pour le Québec.«Il s’en fait de plus en plus au Québec depuis cinq ans», juge Mme Giroux, qui distingue finement le placement de produits (telle bouteille d’eau, sur une table, bien visible dans une scène) de l’intégration au contenu (le personnage saisit la bouteille et en parle).«Cest un moyen pour les producteurs comme les dif fuseurs de.trouver du financement supplémentaire.C'est aussi un moyen de s'assurer de la visibilité de la marque.Les téléspectateurs peuvent sauter par-dessus une publicité, mais ils ne sauteront pas un segment de leur émission.» Ici comme ailleurs Les meilleures comme les pas pires émissions se somnettent à cette logique.L’excellente série Aveux a mis en évidence le ca- mion de livraison de JC Perreault La populaire série Les Boys a tourné des scenes chez Tim Hortons et le producteur de cette série a avoué que ce genre d’alliance l’avait aidé a boucler son financement Les télé-réalités servent surtout à ça Certains messieurs Jourdain de la pub font du placement sans même s’en rendre compte.Une porte-parole de La Presse télé affirme qu’il ne faut pas penser a mal si les personnages de l’émission Les Parent ne lisent que des livres des Editions La Presse et ne lisent que ce journal.«On n’avait que ça pour le décor», dit-elle.De même, Tout le monde en parle ne fait finalement que «ça», ou presque.Dimanche dernier, les artistes et les vedettes ont encore placé leurs disques, leurs shows, voire leurs marchandises, jusqu’aux fruits congelés de l’ancien hockeyeur Claude Lemieux.Et comme si on n’avait pas compris, l’émission se termine invariablement par le rappel des cossins ou des bonnes causes plogués.La France vient d’ouvrir légalement ce jeu commercial.Toléré jusqu’ici, pratiqué en catimini, le placement de marques sera autorisé à partir de janvier.La mesure est perçue comme un ballon d’oxygène par les producteurs et les diffuseurs, qui cherchent là aussi à diversifier leurs sources de financement.Par contre, les plus optimistes observateurs doutent que les revenus de cette pratique rouée dépassent les 5 % du grand total.Reste évidemment la question de l’efficacité de cette publicité déguisée.Selon un sondage réalisé au milieu de la décennie pour le Conseil des directeurs médias du Québec, un Québécois sur cinq (22 %) se souvenait d’avoir été exposé à des placements de produits dans les émissions de télé «au cours des dernières semaines».Le tiers de ceux se rappelant avoir été exposés à la tactique pouvaient nommer une marque en question.Le Conseil concluait donc que «cette stratégie est beaucoup moins visible que la publicité en général».Mme Giroux, qui faisait partie de l’équipe pilotant l’enquête, note que «tout est dans le dosage».L’enquête a montré que les téléspectateurs préfèrent le placement de marques dans les télé-réalités que dans les téléromans.«Surtout, la population a dit que ça ne pouvait pas nuire à l’image d’une compagnie», observe la spécialiste.Elle croit aussi que les nouveaux médias vont permettre d’aller encore plus loin.Elle donne l’exemple concret de la web-série Comment survivre au weekend, produite par le magazine Clin d’œil.Carat a fait en sorte que les trois héroïnes Anaïs, Marie et Sofie ne portent que la marque espagnole Mango.«On n 'a encore rien vu, conclut Ody Giroux.On peut faire de l’intégration au contenu en radio.On en a fait dans les magazines.Il n'y a pas de limites.» Le Devoir Un tableau en mouvement THE FANTASTIC MR.FOX (FANTASTIQUE MAÎTRE RENARD) De Wes Anderson.Avec les voix de George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman, Bill Murray, Wally Wolodarsky, Eric .Anderson.Scénario: Wes Anderson, Noah Baumbach, d’après le livre de Roald DahL Photographie: Tristan Oliver.Montage: Andrew Weisblum.Musique: Alexandre Desplat.Etats-Unis, 2009,87 minutes.MARTIN BILODEAU Chaque film de Wes Anderson (The Life Aquatic, The Darjeeling Limited) est un objet de beauté, qu’on admire sous toutes ses coutures, dont on s’étonne de l’invention formelle et des tonalités inattendues de sa palette.The Fantastic Mr.Fox, son sixième long métrage, s’inscrit dans la continuité d’une œuvre riche sur les familles dysfonctionnelles, dont les parties les plus saillantes toutefois demeurent Rushmore et The Royal Tanenbaums.Aux côtés desquels The Fantastic Mr.Fox, film d’animation d’une stupéfiante beauté formelle inspiré du conte de Roald Dahl paru en 1970, ne fait pas mauvaise figure.La technique privilégiée par Tim Burton, le «stop-motion», à douze images par seconde pour l’aspect rétro, est ici mise en valeur par un tournage en numérique de définition supérieure à la HD, pour l’aspect moderne.Résultat: une œuvre singulière et hors du temps, à admirer tel un tableau en mouvement.D’autant que le scénario, écrit par Anderson en collaboration avec Noah Baumbach (The Squid and the Whale), piétine ici et là et plafonne à mi-par- cours.A 87 minutes, le temps par moments parait long.La matière première, il est vrai, n’a pas cent pages, et son intrigue tient en quelques lignes, que voici: un renard (voix de George Clooney) ayant promis à son épouse (voix de Meryl Streep) de ne plus dévaliser les poulaillers succombe à l’appel du crime après avoir déménagé sa famille à proximité de trois fermes industrielles de volaille.L'animal et son complice castor subissent en retour la colère des fermiers, qui assiègent la colline où sont situés leurs terriers, les forçant à creuser des galeries souterraines jusqu'en lieu sûr: la cave d’un des fermiers, où M.Renard et son épouse organisent un grand banquet pour tous les animaux de la prairie expropriés par leur faute.Le complexe d’infériorité du fils adolescent de Renard (voix de Jason Schwartzman, complice de la première heure d’Anderson), exacerbé par la visite prolongée chez lui de son cousin plus fort que lui à tous points de vue, donne un second moteur à l’intrigue et, dans une perspective plus rationnelle, donne aux enfants une meilleure prise sur le récit, résolument conçu et structuré pour la pensée adulte.Car à l’instar de Spike Jon-ze, autre iconoclaste qui vient de prendre le virage jeunesse avec son admirable Where the Wild Things Are (film supérieur à celui-ci), Anderson tient sur la famille et l’enfance un langage limpide, universel et sans condescendance.Le fait qu’il érige en modèle un «héros» à la moralité discutable n’y est pas étranger.Et puis, ça nous change de Disney.Collaborateur du Devoir SOURCE FOX SEARCHLIGHT The Fantastic Mr.Fox: une œuvre singulière et hors du temps, à admirer tel un tableau en mouvement.GRANDE BIBLIOTHÈQUE Vendredi 11 décembre 2009,20 h RÉCITAL de CLAVECIN de KENNETH WEISS MARCHAND.COUPERIN.RAMEAU Vendredi 12 février 2010,20 h le CLAVECIN A PÉDALIER BUXTEHUDE.PACHELBEL.BACH LUC BEAUSEJOUR.CLAVECIN A PEDALIER FAIT PAR YVES BEAUPRE Vendredi 19 mars 2010,20 h DOMENICO SCARLATTI, STABAT MATER ENSEMBLES VOCAL ET INSTRUMENTAL CLAVECIN EN CONCERT LUC BEAUSEJOUR.DIRECTION 'to M ?m BIBLIOTHEQUE ET ARCHIVES NATIONALES DU QUÉBEC et le CENTRE DES AUTEURS DRAMATIQUES (CEAD) vous invitent à assister à la soirée-spectacle En compagnie de Daniel Dani Vendredi 14 mai 2010,20 h ESPRIT des LUMIÈRES RIGEL.BENOA, HAYDN.MOZART QUATUOR A CORDES FRANZ JOSEPH MARK SIMONS, CLARINETTE LUC BEAUSÉJOUR, CLAVECIN -2i.X)S vient tout juste de sortir des presses des editions GID.avec plus de 300 illustrations, ressuscitant les salles de jadis.Veritable ouvrage de moine, il est divise par régions et suit le (il des décennies.Il offre des chapitres sur les salles parallèles, focalise sur l’événement marquant l’incendie du Laurier Palace, à Montreal, le F janvier 1927, qui entraîna l’interdiction d’entrée aux moins de seize ans.La préhistoire du cinéma forain dès 1845 est également abordée.Les salles de Montréal avaient déjà été en partie couvertes, par l’ouvrage de Dane Lanken qui abordait l’époque des gnuids palaces et par une thèse et une plaquette de Jocelyne Martineau sur le même sujet, mais d’autres aspects restaient à déblayer.«// n’y avait rien sur les salles des régions», précise Pierre Pageau, qui dut compulser des monographies de paroisses, des documents, comme l’américain Film Year Book, publié à partir de 1935, qui incluait le Québec.Il rencontra un tas de personnes, des aînés surtout, recueillit les souvenirs.Quatre années de recherche pour glaner ses informations, traitant les salles comme le média, le temple convivial, avec ses rituels, par-delà les fibns présentés.«L’expérience de voir un film en salle demeure unique.» Au centre de tout Il voulait faire deux livres: l’un sur Montréal, l’autre sur le reste du Québec, mais son éditeur l’en a dissuadé, et l’auteur dut sacrifier quelques salles de la métropole.A Montréal, rappelons que les Ouimetoscope d’Ernest Ouimet, le premier en 1906, le second l’année suivante, marquent la naissance d’une véritable exploitation cinématographique.Côté cinéma d’art et d’essai, Pierre Pageau salue bien entendu le travail de titan accompli par Roland Smith, longtemps à la tête de l’Outremont, notamment.«Entre 1945 et 1952, et même jusqu'en 1960 en région, H y eut un boom de construction de salles avant l’ère de la télévision, un phénomène très peu noté jusqu’ici, explique Fauteur.Il a constaté aussi qu’un grand nombre de cinémas furent des entreprises familiales: le mari était projectionniste, l’épouse se tenait au guichet, etc., jusqu’au début des années 80.¦ tii.YIIIit i consultez notre site internet 3e FESTIVAL DU FILM BRÉSILIEN NERB&DOROTHYi^-WOLOGY ANTICHRIST • SOIF DE PUB Métro Place des arts [CINÉMA DU PARC IÎ2J Autobus 80/129 | 3575 Du Parc 514-281-1900 X2Z2ZE ‘«ms*- « Une satire drôle et absurde de l’univers muséal (.).Et la galerie d’acteurs est épatante ! » * Télérama ^ lûü» ^ iêEm m^ua pcnn Æ» »88&.BS il IV _ L’AFFICHE g fl L’AFFICHE DES LE 4 DECEItlBRE IAm .CONSULTEZ LES GUIDES) 1 QUARTIER LATIN horaires tæs cinémas le* S\|ll> «le ••Dans pratiquement tous les villages, la première salle de cinéma était au centre de tout, près de l'cglisc.du magasin general, dams les villes sur l’artère principale.Aujourd'hui, elles se construisent en périphérie.» A Québec, l’auteur a été frappe par la stabilité des salles de cinéma, qui sont restées en place sans changer de nom, l’impérial, le Capitole, le Cinéma de Paris, le Laurier, etc., de 1920 aux années 80, avant de s’effondrer au profit des multiplexes hors du centre-ville.Rouyn-No-randa fut l’endroit qui comptait le plus do sièges de cinéma par rapport à sa population, soit 2664 fauteuils en 1957.Dans les Cantons-deTEst, la communauté anglophone multipliait les salles do cinéma, davantage que chez les francophones.Pierre Pageau avance en entrevue quelques dates: l’avènement des scopes entre 1905 et 1915, le règne des palaces entre 1915 (“t 1940, le dernier grand boom de construction entre 1945 et 1965, puis le lent dépérissement jusqu’à l'arrivée des multiplexes au cours des années 80.«Au fond, les multiplexes sont un peu le retour ata palaces d’antan, constate en riant Pierre Pageau, avec leur architecture boueuse.Retour aussi aux premières années, alors que le cinéma était intégré à une multiplicité de spectacles.Im boucle est boudée.» Le Devoir ARCHAMBAULT?! tint* compagnie de QuefaactV MeOl.i PALMARÈS DVD Résultats des ventes : du 17 au 23 novembre 2009 STAR TREK DE PÈRE EN FUC JEAN-MARC PARENT Urgence de vivre VI il Etau une fois GUY LAFLEUR TWIUGHT MARIE-ÉLAINE TMIBERT Un jour Noel J AV0SMARQUES.PARni2 UP VM LES CANADIENS: 100 ANS Le coffret MICHEL TREMBLAY Coffret collection hommage ICE AGE 3: DAWN OF THE DINOSAUR MILLENIUM: U HIM CARON) BOOMER Nathalie Lambert DOMINIC ET MARTIN : INSÉPARABLES LA GUERRE DES TUQtKS GREY’S ANATOMY Season 5 MIRACLE ON Mn STREET FABRICE LUCHINI Le point sur Robert MY SISTER’S KEEPER I LA GALERE Saison 1 E 10 I.F.I) F V O I K .LFS S \ M F IM 2 K FT IM M \ V ( Il F ?‘.I S
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