Le devoir, 27 septembre 2005, Cahier A
TERRORISME LIKOUD Sharon défait Nétanyahou Page A 5 www.lede v o i r Le chef d’al-Qaïda en Espagne est condamné Page A 5 LE DEVOIR V o L.X C V 1 X 2 1 9 ?L E MARDI 27 SEPT E M R R E 2 O O 7* S 7 C + T A X K S I $ Le NPD, poids lourd de la rentrée ALEC CASTONGUAY Ottawa — Conscient de tenir entre ses mains la survie du gouvernement libéral cet automne, le chef du NPD, Jack Layton, a envoyé hier un message sans équivoque au premier ministre Paul Martin en cette rentrée parlementaire à Ottawa: il faut que les dossiers chers aux néo-démocrates progressent tout au long de la session, sans quoi le gouvernement se retrouvera dans une situation précaire.Un signal qui a déjà été reçu cinq sur cinq, puisque les libéraux ont renoncé hier à réintroduire tel que prévu leur projet de loi qui accorde une réduction d'impôt aux grandes entreprises, et ce, justement à cause de l'opposition du NPD et de l’instabilité à la Chambre des communes.La session parlementaire n’avait pas encore 24 heures que, déjà, les stratégies politiques reprenaient le haut du pavé à Ottawa.Une source dans l'entourage de Jack Layton a affirmé au Devoir que le NPD n’aurait pas d’appétit pour aller en élections dès cet automne si la Chambre des communes produisait des résultats satisfaisants suivant les priorités des néo-démocrates.Mais que, à l’inverse, si le gou- vernement faisait du surplace et attendait tranquillement le printemps, tout pourrait arriver.le chef du NPD ne s’en est d’ailleurs pas caché hier.«On doit voir des choses positives, parce que les Canadiens veulent que nous travaillions pour eux.pas pour les objectifs d'un parti ou d'un autre.Ce sera le VOIR PAGE A 8 NPD CINÉMA Les journaux ont nui au FIFM, selon Simard ODILE TREMBLAY Aux lendemains de cette première édition houleuse du Festival international de Films de Montréal (FIFM), Alain Simard, le président du Festival et de l’Équipe Spectra, en a gros sur le cœur çontre les médias montréalais.A ses yeux, la couverture des journaux a tout fait pour dissuader le public d’accourir en foule à ce FIFM.«Nous avions tendu la main à Serge Losique, tout fait pour nous associer au Festival du nouveau cinéma, n’allez pas nous reprocher d’avoir provoqué cette crise des trois festivals, protestait-il hier au Devoir.On a tout mis en œuvre pour que cette situation n’arrive pas.Les institutions aussi, qui se font maintenant accuser de tous les maux.C’est injuste.VOIR PAGE A 8; SIMARD Alain Simard Cérémonie d’installation Luck Mervil décline l’invitation de Michaëlle Jean HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Non contente de s’être attiré les foudres des fédéralistes du Canada pour avoir côtoyé des nationalistes québécois, la gouverneure générale désignée Michaëlle Jean a invité le très souverainiste Luck Mervil à se produire lors de sa cérémonie d’installation, qui a lieu aujourd’hui.Ce dernier, conscient de la controverse que sa présence aurait pu susciter, a décliné l’invitation.Patriote de l’année au Québec, Luck Mervil ne cache pas ses idées politiques.C’est lui qui a été le maître de cérémonie lors du i nrir Mprvîl lancement de la campagne au lea- dership d’André Boisclair, il y a dix jours.Sur la scène fédérale, il a participé activement à la campagne du candidat bloquiste Maka Kotto, faisant du porte-à-porte avec lui.Il avait à ce moment avoué aux médias qu’il avait été sollicité par les deux VOIR PAGE A 8: MERVIL INDEX ->4 Annonces B 4 Idées A7 CM Avis publics B 5 Météo B 5 B 8 A5 W Décès B 4 Mots croisés B 5 O Économie .B 1 Sudoku B4 o> V2 Éditorial .A6 Télévision B 7 00 Arrestation d'un symbole de la lutte contre la guerre en Irak MOI I.Y RILEY REUTERS i ijl' • * • Wmk 0^4.DEUXJOURS après la manifestation qui a rassemblé plus de 100 000personnes dans les rues de Washington, l’Américaine Cindy Sheehan, symbole du mouvement anti-guerre aux États-Unis, a été arrêtée hier au cours d'une manifestation pacifiste devant la Maison-Blanche.Mme Sheehan, mère d’un soldat mort en Irak est devenue cet été une icône du mouvement contre la guerre en campant devant le ranch texan du président George W.Bush.Sous les applaudissements fournis de la foule, qui répétait à l’unisson «Le monde entier nous regarde», Cindy Sheehan a été emmenée dans un fourgon de police avec quelque 150 autres manifestants après avoir refusé de s'éloigner des grilles de la résidence du président américain.Piéger et stocker le carbone Une première solution technologique contre les gaz à effet de serre LOUIS-GILLES FRANCŒUR Jusqu’ici, la seule façon connue de réduire les émissions de dioxyde de carbone consistait à limiter dans la mesure voulue notre utilisation de combustibles fossiles.Mais d’ici une décennie, une technologie mature permettra de récupérer le carbone, au lieu de le lais-; ser filer dans l’atmosphère, et de le I stocker massivement sous terre ou dans les mers avec, dans ce dernier cas, des risques importants qu’il faudra évaluer préalablement Ce miracle technologique, pour être à portée de main, exige cependant un ingrédient rare: une solide volonté politique pour mettre en place des plafonds absolus d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et un véritable marché de cré- dits d’émissions, sans lequel cette technologie ne sera pas vraiment attrayante sur le plan économique pour les industriels.«Le piégeage et le stockage du dioxyde de carbone (CO^ émanant des centrales thermiques et des usines avant qu’il ne pénètre dans l’atmosphère pourrait contribuer dans une large mesure à limiter les changements climatiques».Cette simple affirmation est le résultat de travaux de centaines de chercheurs un peu partout dans le monde qui ont examiné le potentiel du piégeage et du stockage de carbone (PSC) à partir des trois projets-pilotes connus, dont un a Weyburn, en Saskatchewan.Elle constitue la conclusion centrale du rapport entériné hier matin à Montréal par une centaine de chercheurs VOIR PAGE A 8: CARBONE WEYBURN PROJECT Une partie du système d’injection du gaz carbonique dans le champ pétrolifère de Weyburn, en Saskatchewan.Adieu monotonie Classique • Jazz • Chanson • Musique du monde -a* ESPACE 1$!' MUSIQUE 100,7“ 778313000658 LE DEVOIR.LE MARDI 27 SEPTEMBRE 2 0 0 5 LES ACTUALITES Des Albertains brandissent la menace séparatiste pour protéger leur pétrole ANTOINE ROBITAILLE Québec — Pour enlever au fédéral toute tentation de venir puiser dans leurs énormes suiplus budgétaires évalués à sept milliards de dollars pour cette année, des Albertains proposent de menacer d’user du Renvoi relatif à la sécession du Québec.«Vous vous souvenez de la “clause de la clarté”?Nous pouvons, de manière totalement constitutionnelle, sortir du Canada.Si les voleurs à Ottawa voient que nous y songeons, ils reculeront.C'est notre seule façon de les arrêter.» Le chroniqueur Ted By-field s’exprime ainsi dans la dernière livraison du Western Standard (daté du il octobre), un magazine de droite albertain qui se présente comme «la voix de l'ouest nouveau».I^e chroniqueur fait référence à la célèbre décision de la Cour suprême de 1998 qui établissait une «obligation de négocier» pour le fédéral advenant la victoire référendaire des souverainistes québécois par une «majorité claire» à une «question claire».Selon Byfield, le fédéral et les autres provinces seraient tout « L’Ouest aussi contraints de négocier avec la province pétrolière si cherche son une majorité claire d’Albertains , votaient «oui» à une question Kene claire dans un référendum., Quelle serait la question?Levesque» I jnk Byfield, fils de Ted et sénateur albertain élu (mais non nommé) croit qu’on devrait proposer aux Albertains de rapatrier tous leurs impôts.Le paternel, Ted, se veut plus emporté: «Aussitôt que les intentions d'Ottawa deviendront claires — et elles le seront très tôt — nous devrions nous préparer à déclencher un mouvement séparatiste aussi fulgurant qu’un feu de prairie, un mouvement si foudroyant qu’il donnera l’impression que tout ce qui a été fait par le Québec dans les dernières décennies aura l’air d’un jeu d'enfant», écrit-il dans sa chronique.Nervosité Ces idées illustrent bien la nervosité actuelle des Albertains devant la possibilité que le fédéral trouve une maniéré de profiter de leur poule aux oeufs d'or: les revenus provenant des redevances de gaz et de pétrole.(En fait le gaz est beaucoup plus payant pour l’Alberta que le pétrole actuellement).Le dernier numéro du Western Standard est hanté par la possibilité que l'Alberta soit contrainte de partager sa richesse.En éditorial, le directeur de la publication Kevin Libin signale un sondage selon lequel 49 % des Canadiens appuient un projet de nationalisation des pétrolières.«Im moitié du pays et presque 70 % des québécois souhaitent qu’Ottawa s'empare de l'économie albertaine», interprète-t-il.Dans l'article de couverture, The Big Heist [Le grand pillage], Cyril Doll cite l’ancien premier ministre de l'Alberta, Peter Lougheed, qui a vécu les •années désastreuses de la Nouvelle Politique énergétique [NEP|», une offensive du gouvernement Trudeau des années 70 qui avait débouché sur la nationalisation de Pétro-Fina.«Il ne faut pas baisser la garde et nous devrions être conscients qu ’il y en aura toujours plusieurs au gouvernement fédéral qui tenteront d’imaginer ce qu’ils qualifieront de mesures de “rééquilibrage" des richesses du pays.» Aujourd'hui, toutefois, la NEP serait illégale puisque, dans la Constitution de 1982 — après une offensive albertaine — on confirma que les richesses naturelles étaient de responsabilité provinciale.Pour le rédacteur en chef du Western Standard, Ezra lev;uit.ces idées ne sont pour l'instant pas courantes en Alberta.Mais elles pourraient selon lui le devenir bientôt, a-t-il dit au Devoir, hier.D'abord si l'enfant chéri de cette province, le chef conservateur Stephen Harper, est battu de nouveau par les libéraux aux prochaines élections fédérale, la colère grondera."Ça fait des années que les Albertains, par le Reform, l'Alliance, et les conservateurs tentent d'avoir de l’influence sur la politique fédérale.Ils commencent à en avoir assez d'échouer et vont explorer d'autres manières de,taire valoir leurs droits», dit Levant en rappelant que cet été, un sondage (qui a toutefois été contesté) a determine que 42 % des Albertains ont répondu par l’affirmative à la question «les ; Canadiens de l'Ouest devraient commencer à explorer l’idée de fonder leur propre pays».Ted Morton, politologue et député conservateur, candidat à la succession de Ralph Klein pour 2007, est un partisan de la ligne dure à l’endroit du federal.«L’Ouest cherche son René Lévesque», dit Levant En trame de fond, ici, il y a Kyoto.Pour les Albertains les plus autonomistes comme ceux du Western Standard, l’application du fameux protocole est une manière détournée, de la part du fédéral, de s'emparer des richesses de la province, de «refaire le coup de la NEP».En plus, souligne Cyril Doll, qui est le coprésident de la campagne au Quebec?Marc Lalonde, le ministre du gouvernement Trudeau qui pilota l'instauration de la NEP! Quant à l'actuel ministre fédéral de l'Environnement, chargé d'appliquer Kyoto, il connaît bien les questions de clarté référendaire, c’est Stéphane Dion.Le Devoir Ottawa consacrera un milliard de plus pour aider les autochtones SUE BAILEY Ottawa — Le gouvernement fédéral a l’intention de dépenser au moins un milliard d’argent neuf pour améliorer la qualité de vie des autochtones, a appris la Presse canadienne.Ce nouveau financement destiné à l’éducation, au logement et à d’autres programmes, sera annoncé le 25 novembre, à moins d’une élection hâtive, ont indiqué des sources hier.L’aspect des conditions de vie des autochtones constituait depuis longtemps une question épineuse pour les libéraux.le premier ministre Paul Martin annoncera ces investissements lors d’une rencontre avec des chefs autochtones et des premiers ministres à Kelowna, en Colombie-Britannique.Mais une campagne électorale qui surviendrait avant le vote attendu au printemps prochain «changerait les priorités pour tout le monde», a affirmé une source au sein de gouvernement, qui a accepté de parler du programme de financement sous le couvert de l’anonymat «Tout le monde est sur le qui-vive», a-t-il dit Des représentants continuent de négocier les dernières modalités qui permettraient à Ottawa de verser la somme prévue sur une période de plusieurs années.A plusieurs reprises, les libéraux ont promis de faire le nécessaire pour éliminer ce qu’ils qualifiaient de qualité de vie «honteuse», dans plusieurs communautés autochtones: des écoles sous les normes, des maisons surpeuplées et de graves problèmes de santé.M.Martin devrait annoncer un programme d’amè lioration de l’éducation, sur les réserves, de la maternelle à la cinquième secondaire, a affirmé la source du gouvernement L’argent sera investi dans la formation des enseignants et pour les conserver sur place.D servira aussi a améliorer les programmes d’enseignement afin qu’ils correspondent aux nonnes des provinces — avec l’aide des autorités provinciales.L'année dernière, la vérificatrice générale Sheila Fraser avait affirmé qu’à moins d’une initiative d'Ottawa, il faudrait 28 ans aux élèves autochtones pour atteindre le niveau de diplômés des élèves non autochtones.A peine un peu plus de 40 % des résidants des réserves détiennent un diplôme d’études secondaires, contre 70 % de la population en général, indique le recensement de 2001.Mme Fraser a critiqué Ottawa, affirmant que le gouvernement s'était peu préoccupé des bas salaires des enseignants et de leur manque de formation professionnelle.Elle a aussi indiqué que les autorités fédérales étaient incapables de dire si le budget actuel d’un milliard, investi chaque année dans le réseau d’éducation autochtone, était suffisant ou insuffisant pour atteindre les normes en vigueur.Selon la Fédération canadienne des contribuables, des modifications systémiques sont plus nécessaires que de nouveaux investissements.«L'argent n'est pas la principale question, a affirmé la porte-parole, Tanis Fiss.Le gouvernement dépense plus d’argent par élève, dans le réseau d’éducation autochtone, que les provinces ne dépensent dans leurs réseaux publics.Malgré cela, le résultat est quand même pitoyable.C’est le système qui doit être complètement revu.» La rencontre du 25 novembre sera aussi l’occasion de dévoiler un programme d’amélioration du logement pour les autochtones.Les investissements qui seront annoncés pourraient aller bien au-delà d’un milliard, mais des discussions sur le sujet n’ont pas encore permis de déterminer combien d’argent neuf serait ajouté.L’Assemblée des Premières Nations souhaite avoir un contrôle plus direct des fonds, par l’intermédiaire de nouvelles autorités responsables du logement, tandis que les Inuits craignent la lourdeur administrative.Presse canadienne Les adieux d’Adrienne Clarkson CHRIS WATTIK REUTERS LES PARLEMENTAIRES ont fait leurs adieux à la Gouvemeure générale, Adrienne Clarkson, lors d’une cérémonie hier au Parlement fédéral.Même si elle a parfois fait l’objet de critiques pour ses dépenses au cours de son mandat, Mme Clarkson, que Ton voit ici avec le premier ministre Paul Martin, n’a eu droit qu’à des éloges hier avant-midi.Le président de la Chambre des communes, Peter Milliken, a déclaré que la Gouvemeure générale et son époux avaient accompli des merveilles au cours de leurs six années en fonction, en parcourant le pays pour renforcer le sentiment d’unité.Il a aussi indiqué qu'au cours de leurs voyages partout dans le monde ils avaient été les meilleurs des ambassadeurs pour le Canada.Adrienne Clarkson a confié qu’elle était très émue de cette cérémonie.Elle a dit regretter que les Canadiens ne comprennent pas toujours le rôle du Gouverneur général.Cocaïne : Duceppe précise son propos au sujet d’André Boisclair ALEC CASTONGUAY KATHLEEN LÉVESQUE Pour choisir leur prochain chef, les péquistes auront à tenir compte de l'ensemble des questions soulevées lors de la course à la direction du Parti québécois, y compris de la consommation de cocaïne d'André Boisclair, estime le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.«C’est à chacun des péquistes de tenir compte de l'ensemble de la situation.Et quand on évalue l’ensemble d'une situation, il faut évaluer l'ensemble des réponses aux questions», a affirme hier M.Duceppe en marge de la reprise des travaux de la Chambre des communes.Invité à commenter le fait que M.Boisclair ait consommé une drogue dure alors qu’il occupait des fonctions ministérielles, M.Duceppe a dit qu'il était temps de passer à autre chose.De passage à Montréal la veille.M.Duceppe avait précisé qu'«on ne peut pas.en politique, exclure des choses comme ça.On doit foire foce à la musique Dés lors qu est posé un geste à connotation criminelle — on ne peut pas acheter ça au dépanneur du coin! —.ça devient d’intérêt public».Est-ce à dire qu’on n'a pas encore fait le tour de la question?«Je n ’ai pas dit ça.Ce que j’ai dit, c’est que c’est du domaine public et qu ’il doit répondre aux questions.C’est tout.Il a répondu aux questions qu’on lui a posées, et c’est correct», a précisé le chef bloquiste.Quant à la possibilité que ce genre de révélation puisse nuire au camp souverainiste lors d'un éventuel référendum, Gilles Duceppe s’est montré plutôt évasif.«On verra ce qui arrivera, mais ce n’est certainement pas la question principale de l’avenir du Québec».a-t-il indiqué.Depuis 10 jours.André Boisclair qui apparaît comme le meneur dans les sondages d’opinion, tente de réduire les dommages sur sa campagne des révélations forcées qu’il a faites concernant sa consommation de cocaïne.Cette question a d'ailleurs dépasse le cercle politique.Lors de l’émission de Star Academie de dimanche dernier, un numéro chanté s’est amusé de la course au leadership pequiste.Pauline Marois a eu droit à une chanson dans laquelle elle poussait Bernard Landry à la porte alors que le jeune chanteur interprétant Andre Boisclair.a notamment présenté la chanson Cocaine popularisée par Eric Clapton.Le Devoir BREF Harper, le meilleur Ottawa — Indisposés par les récentes critiques du leadership de Stephen Harper, les stratèges conservateurs ont contre-attaqué, hier, en qualifiant leur chef de «meilleur leader politique au Canada».Dans une note adressée aux députés, sénateurs, présidents d’association et futurs candidats conservateurs, les deux coprésidents de la prochaine campagne électorale assurent que «le leadership de Stephen Harper n’est pas remis en question».«Ceux qui le critiquent publiquement ne représentent qu’une minuscule proportion des membres de notre parti», écrivent le député John Reynolds et le militant montréalais Michael Fortier dans le texte envoyé dimanche.La semaine dernière, une organisatrice conservatrice de Toronto, Carol Jamieson, a invité M.Harper à démissionner en soutenant qu'il n’avait pas réussi à convaincre les Canadiens de voter pour le parti.Sa sortie était la dernière d’une longue série de commentaires négatifs issus des rangs conservateurs, ces derniers mois.«Mme Jamieson est mécontente en permanence» et «ne représente qu’elle-même», rétorquent MM.Reynolds et Fortier dans leur missive.Les coprésidents de la campagne conservatrice rappellent que le financement du parti va bien et que 60 000 personnes en sont devenues membres au cours des derniers mois.«Nous sommes dirigés par le politicien le plus intelligent du Canada aujourd’hui.Laissons les geignards dans leur obscurité bien méritée», concluent-ils.Mais selon le plus récent sondage Léger Marketing, les conservateurs ne récoltent que 24 % d’appuis, alors que les libéraux en reçoivent 40 %, de quoi former un gouvernement majoritaire.- PC L’air est-il sain ou malsain?Québec — Le Parti québécois a demandé hier au gouvernement Charest de commander une étude sur la qualité de l’air dans les établissements publics, particulièrement dans les hôpitaux et les écoles.Lors d'un point de presse, le porte-parole péquiste en matière de santé, Jean-Pierre Charbonneau, a dit craindre que Québec ne minimise la situation pour éviter de faire face aux coûts de réfection de nombreux systèmes de ventilation désuets.Le député de Borduas déplore que le ministre de la Santé, Philippe Couillard, ne possède aucun état de situation détaillé des besoins.Il indique que le réseau public se trouve en situation de contravention de la Loi sur la santé et sécurité au travail, puisque des inspections annuelles ne sont pas effectuées dans ses établissements.Selon M.Charbonneau, il est clair que le manque d'entretien et la présence de moisissure dans les systèmes de ventilation peuvent provoquer de sérieux problèmes de santé.Il ajoute qu’il est du devoir du mimstre Couillard d'obtenir un portrait de la situation, pour ensuite ordonner les travaux qui s'imposent Interrogé à ce sujet le ministre Philippe Couillard a déclaré que son gouvernement avait déjà débloqué les fonds nécessaire Tan dernier pour effectuer ces travaux.- PC Sherbrooke poursuivie Sherbrooke — La famille de Julie Boisvenu, assassinée en 2002 après avoir été enlevee à la sortie d’un bar du centre-ville, a intenté jeudi dernier une poursuite de 235 000 $ contre la Ville de Sherbrooke.La famille aL légué que les agents du Service de police de Sherbrooke ont mal fait leur travail le soir de l’assassinat de la jeune feinme.le 23 juin 2002.Ce soir-là, les policiers ont interrogé deux fois Hugo Bernier, l'assassin, avant qu’il ne commette son meurtre, sans toutefois Tanéter.La voiture de l’homme avait été interceptee deux fois dans un stationnement du centre-ville.Interrogé à chaque fois sur son identité, Hugo Bemier avait menti en donnant le nom de son frère, mais les policiers l'avaient ensuite laisse partir.Selon la famille, il y a eu manquement professionnel grave de la part des policiers dans cette affaire.Au procès, des policiers ont pourtant révélé que l'individu avait un comportement suspect - PC Tous les soirs 18 h 30 .¦¦¦.1 » LE DEVOIR.LE MARDI S E I* T E M R R E 2 0 0 5 Temps ULn QUALITES FESTIVAL MONTREAL MONDIAL 20 30 SEPT DES ARTS 2005 POUR LA ASS TE* JEUNESSE WWW MONTREAL 2005 COM Michel David Le programme fantôme Durant la campagne référendaire sur l’entente de Charlottetown, à l'automne 1992, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard avaient promené leur indignation aux quatre coins du Québec, accusant le gouvernement Bourassa de retarder délibérément la publication des textes officiels de l’entente parce qu’ils n'étaient pas montrables.Depuis plus de deux mois, les candidats à la succession de Bernard Landry sillonnent à leur tour le Québec en clamant leur enthousiasme pour un programme que personne n’a vu et dont on ne sait pas quand il sera publié.Un programme -bien fait et intelligent», selon André Boisclair, qui dit avoir «hâte de le prendre et de le porter dans l’opinion publique».Le congrès du PQ a eu lieu au début de juin, mais il semble que le texte soit toujours «en révision linguistique».Il s’agit pourtant d'un document de seulement 85 pages.Heureusement que ces gens-là ne travaillent pas pour un quotidien.Il faudra ensuite que le texte soit «refondu» avant d'être soumis à l’examen des membres, puis approuvé par les présidents de circonscriptions.Avec un peu de chance, on pourra peut-être le glisser dans un bas de Noël.En réalité, ce délai fait l’affaire de bien du monde.Le jour où le programme sera rendu public, l’image d’unité qu’on s’efforce de préserver tant bien que mal depuis le début de la course volera en éclats.Les résolutions qui été adoptées en juin étaient simple ment le fruit du compromis qui devait permettre à Bernard Landry de sauver son leadership.Son dé part l’a rendu caduc.Quand le texte de l'entente dé Charlottetown avait finalement été rendu public, soigneusement annoté par le PQ.tout le monde s’était bien rendu compte de son incongruité.Même Robert Bourassa avait du mal à ne pas s’étouffer de rire en évoquant les «31 gains» et les «sut droits de veto» qu’il avait arrachés de haute lutte.Personne au PQ n'a pu se méprendre sur la sortie de Jean-Claude Saint-André, dont Le Devoir rapportait hier les plus récents états d’âme.M.Saint-André fait simplement écho à ce que Jacques Parizeau pense, mais qu’il préfère ne pas dire lui-même, du moins pas tout de suite.Il est tout de même un peu étonnant que ce soit un «pur et dur» comme lui qui s’insurge contre le passage de la version préliminaire du programme qui prévoit qu’un gouvernement péquiste «formera des médias souverainistes» et les financera à même les fonds publics.Contrairement à ce dit M.Saint-André, et que Pauline Marois s’est empressée de reprendre, il ne s’agit pas d’une simple question de formulation, mais de fond.Ce petit bout de phrase, qui apparaît en lettres majuscules, n’est pas apparu à la dernié re minute.La proposition a été débattue dans toutes les instances du parti avant d’atterrir au congrès, où elle a été adoptée aussi bien en atelier qu'en assemblée plénière.Il suffit d’avoir suivi le moindrement les débats au PQ depuis le référendum de 1995, et même avant, pour savoir qu’elle reflète fidèlement la volonté des militants péquistes, qui se plaignent depuis des années du monopole que le camp fédéraliste exerce sur les médias.André Boisclair soutient qu’il s’est opposé à cette proposition lors du congrès, mais il s’était bien gardé de le rappeler depuis.Pauline Marois n'avait rien dit mais elle affirme aujourd'hui qu’elle n’en tiendra aucun compte si elle devient première ministre.Avant de se choisir un nouveau chef, les membres du PQ auraient peut-être intérêt à savoir s’il y a d’autres éléments du programme auxquels s'opposent l’un ou l'autre des candidats, ou qu’Ûs se contenteront tout simplement d’ignorer.Déjà, M.Boisclair et Mme Marois se sont distanciés de la résolution qui prévoit une réduction importante des subventions à l’école privée.Louis Bernard juge irresponsable de déclarer la souveraineté dès le lendemain d'un oui, comme le prévoit le programme, peu importe les conséquences.En leur âme et conscience, M.Boisclair et Mme Marois croient-ils que ce soit bien réaliste?S’il devient chef, M.Saint-André entend réclamer un congrès spécial pour que soit éliminé du programme le passage suivant: «Au lendemain de son élection, le gouvernement du Parti québécois se limitera à poser uniquement les gestes absolument indispensables pour donner suite à son engagement de réaliser la souveraineté.» Bien entendu, M.Saint-André n’a pas la moindre chance de l'emporter, mais on peut tenir pour acquis que M.Parizeau dira la même chose, le jour où il se décidera à parler.Lui aussi trouve certainement qu’il est «insignifiant et ridicule» de restreindre ainsi la liberté d’action d'un éventuel gouvernement péquiste, mais les délégués au congrès ont précisément voulu empêcher les «gestes de rupture» prématurés que préconisaient les disciples du tandem Laplante-Parizeau.Que ce soit avant ou après le 15 novembre, il faut donc s'attendre a ce que le débat reprenne.Il vaudrait cependant mieux vider la question dans le cadre de la course au leadership, plutôt que de recommencer après l’élection du nouveau chef une chicane dont les libéraux de Jean Charest seraient les grands bénéficiaires.Encore faudrait-il pouvoir discuter sur la base d’un programme ayant un caractère officiel.Pour éviter un embarras supplémentaire, je suggérerais que soit corrigé avant publication le passage de la version préliminaire du 23 juin (page 20), ou il est prévu d étendre au niveau collégial les dispositions qui régissent l'accès à l'école anglaise aux niveaux primaire et secondaire.Au cas où cela aurait échappé à ceux qui sont chargés de la redaction du nouveau programme, cette proposition très controversée a été battue sur le plancher du congres après un débat orageux «Bien fait et intelligent».disait M.Boisclair.Il y a vraiment des coups de pied au derrière qui se perdent dans ce parti.J I' MOI /U1.NKI RiaiTKKS Lina Nunez photographie l’intérieur de sa maison de La Nouvelle-Orléans qui a été en partie détruite par l'ouragan Katrina.isîf|3ÉJ isj#' r M, ¦ «S; ¦mi .Après le passage de Katrina et de Rita Les évacués commencent à rentrer chez eux LAURENT THOMET La Nouvelle-Orléans — Les digues de La Nouvelle-Orléans colmatées, la ville a pu reprendre hier ses préparatifs pour le retour de ses habitants, interrompu par le passage du cyclone Rita, moins dévastateur que Katrina qui mobilise le gros des efforts de reconstruction.Le maire de La Nouvelle-Orléans, Ray Nagin, a annoncé son intention de rouvrir graduellement les quartiers secs de la ville en commençant hier par le quartier touristique du Vieux Carré, le quartier des affaires et le quartier résidentiel d’Algiers.«Avec le cyclone Rita derrière nous, le travail qui nous attend est de refaire fonctionner La Nouvelle-Orléans», a déclaré M.Nagin.Les nouvelles inondations causées par Rita dans un quartier défavorisé de la ville devraient être asséchées d’ici à une semaine, selon les militaires.Des hélicoptères de l’armée survolaient hier les régions isolées de Louisiane durement (rappees par Rita à la recherche de survivants isolés ou de cadavres.Le président George W.Bush a déclaré hier que son administration était prête à recourir aux réserves stratégiques de pétrole du pays pour «compenser les difficultés d’approvisionnement» en pétrole brut consécutives aux cyclones Katrina et Rita.Au Texas, les autorités contrôlaient les retours, rouvrant progressivement les villes pour éviter la formation d’embouteillages tels que ceux qui s’étaient fonnés durant l’évacuation la semaine dernière.Plus d’un million de personnes étaient privées d’électricité au Texas, en Ijouisiane et au Mississippi sous l’effet combiné de Rita et de Katrina.La Louisiane a demandé 250 milliards de dollars d’aide fédérale liée aux destructions de Katrina, dont 40 milliards pour financer les travaux du génie militaire sur les digues de La Nouvelle-Orléans afin de la mettre à l’abri de nouvelles inondations.Cette enveloppe ne comprend pas les 31,7 milliards demandés dimanche par le gouverneur de la Louisiane, Kathleen Blanco, pour remédier aux effets de Rita, qui a dévasté des zones rurales de l’ouest de son Etat M.Bush s’est montré le plus présent possible durant le cyclone Rita qui a frappé la côte du golfe du Mexique ce week-end, tentant de corriger l’image d’absence qu’il avait donnée durant le passage de Katrina le 29 août Peu après le passage de Rita, il s’est rendu à San Antonio et Austin et à Baton Rouge.Le bilan de Rita (neuf morts durant son passage, 25 morts durant l’évacuation) est en fort contraste avec les 1075 morts et le million de sans-abri de Katrina.les autorités avaient ordonné l’évacuation d’environ trois millions de personnes sur la trajectoire supposée de Rita, une décision qui explique le faible bilan, mais a mis en lumière la difficulté d’une évacuation de masse.M.Bush en a tiré les premières conclusions dimanche à San Antonio, en estimant que «dans le cas d’une catastrophe naturelle d'une certaine taille, le département de la Défense pourrait prendre lu direction des opérations pour coordonner la réponse», comparant cette mesure au dispositif qui serait mis en place en cas d’attentat Le directeur par intérim de l’Agence fédérale de gestion des crises, David Paulison, a voulu dimanche «féliciter la Louisiane et le Texas pour leur réponse à cette tempête».«Je suis convaincu que les évacuations étaient ce qu il fallait faire pour éviter les pertes en vies humaines», a-t-il dit.Rita a provoqué des dégâts minimaux dans les raffineries du golfe du Mexique.Cependant, la production de ix-trole brut du golfe du Mexique était toujours totalement arrêtée hier afin (k* terminer l’évaluation des dégâts causés par les cyclones Rita et Katrina.Agence France-Presse Pétrole: Bush tente de rassurer les Américains GILDAS LE ROUX Wf ashington — Le président américain V V George W.Bush s’est voulu rassurant hier sur l’approvisionnement en pétrole du pays après le passage des cyclones Katrina et Rita, n’y voyant qu’un «problème temporaire» et profitant de l’occasion pour promouvoir sa politique énergétique.«Nous sommes prêts à recourir aux réserves stratégiques pour compenser les difficultés d’approvisionnement en pétrole brut qui pourront affecter les consommateurs», a déclaré a Washington le président américain, qui n’y voit qu’un «problème temporaire».«Une grande partie de notre production pétrolière vient du golfe du Mexique et il est naturel que deux cyclones tels que Katrina et Rita aient un impact sur notre approvisionnement», a-t-il expliqué.•Notre production a diminué d’environ 5,4 millions de barils par jour en raison de Katrina et Rita Nous en avons déjà récupéré un million, auquel viendra s’ajouter rapidement 1,8 million supplémentaire», s’est-il réjoui Trois des grands oléoducs touchés par les cyclones devraient retrouver 100 % de leur capacité dès la semaine prochaine, at-il ajouté.Contrairement aux craintes exprimées avant le week-end, Rita a relativement épargné les installations pétrolières du golfe du Mexique, faisant pousser un soupir de soulagement aux investisseurs.Le pétrole a d’ailleurs ouvert en nette baisse hier à New York: le baril de -light sweet crude» pour livraison en novembre perdait 0,79 dollar a 63,40 dollars vers 14h07 GMT.Le gaz naturel qui avait battu des records la semaine dernière a mesure qu’approchait Rita, était aussi en fort repli sur le marché new-yorkais, perdant 52.40 cents à 11,80 dollars le pied cube (0,028 rrr).Si de nombreuses raffineries situées dans le golfe du Mexique étaient toujours fermées hier matin, plusieurs compagnies pétrolières ont fait part de dégâts minimes à leurs installations.BP a indiqué que ses raffineries et plateformes offshore situées sur la trajectoire de l’ouragan Rita n’avaient, a priori, subi «aucun dommage significatif».En attendant le retour à la normak-, le président Bush a appelé les Américains à réduire leur consommation.«Nous pouvons tous contribuer à améliorer la situation en économisant l’énergie (.] Nous pouvons réduire les déplacements qui ne sont pas essentiels, encourager les gens a prendre leur voiture à plusieurs ou à utiliser les transports en commun», a-t-il estimé.M.Bush a aussi profité de l’occasion qui lui était offerte pour plaider en faveur d’une augmentation et d’une diversification des ressources énergétiques américaines.•Ces intempéries montrent que l’Amérique a besoin de capacités supplémentaires.Far exemple, nous avons besoin d'augmenter nos capacités de raffinage», at-il affirmé.•Un de nos principaux problèmes est que nous dépendons de pays étrangers pour notre approvisionnement en pétrole brut», at-il également constaté.«Nous avons besoin d’autres sources d’énergie.C’est pourquoi je crois fermement en l’énergie nucléaire», at-il dit Aucune centrale nucléaire n’a été mise en service aux Etats-Unis depuis le milieu des années 70 apres l’accident de celle de Three Mile Island en Pennsylvanie (est).Ces déclarations du président s’inscrivent dans le droit fil de la loi sur l’énergie adoptée sur son initiative fin juillet par le Congres.Cette loi prévoit notamment le développement de nouvelles technologies utilisant le charbon propre et l’énergie nucléaire, ainsi que la réduction de la dépendanc e des Etats-Unis à l'égard des importations d'énergie.Agence France-Presse f ROLEX Day Date Or jaune 1 fl carats 1: U m Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (SH) 866-3876 LE DEVOIR.LE MARDI 27 SEPTEMBRE 201 A 4 ?LES ACTUALITES- CBC-SRC : le ministre du Travail force la reprise des négociations ISABELLE > O D RIG U E EN BREF Bourque perd une autre candidate Une autre candidate a quitté les rangs de l’équipe de Pierre Bourque.Marie-Joëlle Haddad, qui sollicitait un poste de conseillère dans l'arrondissement de Saint-LaurenL aurait invoqué des raisons personnelles pour se retirer de la course.Elle a aussitôt été remplacée par Benoit Goulet qui tentera de se faire élire comme conseiller dans le district Norman-McLaren.Consultant en informatique, M.Goulet siège depuis près de deux ans comme commissaire a la commission scolaire Marguerite-Bourgeois.11 s’agit du deuxième désistement à survenir en quelques jours au sein de l’équipe de Pierre Bourque.Rappelons que la semaine dernière, un candidat dans l’arrondissement de Lachine, Bernard Tisseur, avait fait savoir qu'il retirait sa candidature.A l’occasion du lancement de sa campagne électorale, le 18 septembre dernier, le chef de Vision Montréal avait présenté une équipe complète composée de 104 candidats.Le directeur général du parti, Pierre Riendeau, a banalisé ce second départ «Jusqu’au 14 octobre, il y a toujours de la place à des petits remaniements.[.] Et ça ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas d’autres», dit-il.- Le Devoir McCallum remplace Efford aux Ressources naturelles Ottawa — Le ministre du Revenu John McCallum remplacera temporairement son collègue titulaire du portefeuille des Ressources naturelles, John Efford, qui souffre de problèmes de santé l’empêchant d’occuper ses fonctions.En plus des tâches à accomplir, M.McCallum héritera aussi de deux dossiers délicats, le prix de l’essence et le bois d’œuvre.M.McCallum a affirmé qu’il serait «un ministre par intérim» actif.«Il y a plusieurs questions pressantes et le premier ministre m’a dit que j'ai tout le pouvoir décisionnel et toute la latitude d’un ministre ordinaire et c'est pourquoi le plus tôt possible je visiterai mes homologues provinciaux ainsi que tous les intervenants», a déclaré M.McCallum hier.M.Efford, une personnalité présente depuis plus de 20 ans sur la scène politique de Terre-Neuve, souffre de complications à cause du diabète.Son état de santé limite ses déplacements, ce qui l’a empêché d’assister à une importante rencontre fédérale-provinciale la semaine dernière, suscitant des inquiétudes dans les milieux d’affaires du secteur pétrolier.- PC Hamad étudie la création de la richesse en Chine Shanghai — Le député libéral de Louis-Hébert, l’ancien ministre Sam Hamad, fait partie de la mission que préside le premier ministre Jean Charest en Chine.Il est venu sur place «étudier la création de la richesse».Comme le nom du député Hamad n'apparaissait pas sur la liste officielle de la délégation québécoise qui a été remise à la presse, le premier ministre Charest a dû expliquer hier les motifs qui l’avaient incité à emmener M.Ahmad en Asie dans le cadre de la tournée qu’il y effectue.«M.Hamad préside un comité ministériel sur la création de richesse.Il le préside à ma demande.Il a pour mission de coordonner les actions du gouvernement pour ce qui est des investissements étrangers que nous voulons attirer au Québec», a expliqué le premier ministre aux journalistes.C’est une des toutes premières fois qu’un comité ministériel est préside par quelqu'un qui n’est pas ministre.«C'est rare, a reconnu M.Charest mais c’est une fonnule nouvelle et originale, fans le but de concerter les actions du gouvernement.» Etrangement, l’organigramme du gouverna ment, publié sur le site Internet du premier ministre, ne fait pas mention de ce comité ministériel sur la création de la richesse.L’organigramme precise que «la coordination de l’État se jhit par des comités formés de ministres».Or M.Hamad n'est plus ministre depuis qu’il a été remplacé au poste de ministre des Ressources naturelles le 18 février dernier.- PC La Libye veut accroître ses échanges avec le Canada Saïf al-lslam Kadhafi, un des fils du leader libyen, Mouammar Kadhafi, a dit hier qu’il avait signé des ententes qui accorderaient à son pays un statut préférentiel pour le commerce avec le Canada.De passage à Montréal, dans le cadre d’une tournée qu’il et-fectue au Canada, M.Kadhafi a dit avoir rencontré le premier ministre Paul Martin et d'autres hauts responsables gouvernementaux.Il a précisé qu'avec les mémorandums d’accord qu'il a signés son pays pourrait obtenir du Canada un statut de nation la plus favorisée, de façon à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays.«Ce voyage a été un succès parce que nous avons pu définir l’ensemble des relations canadodibyrnncs des prochaines années; nous avons jete les fimdations», a dit au cours d’une entrevue le fils du leader libyen figé de 33 ans.11 a souligné que sa visite serait suivie de celle d’experts en commerce le mois prochain pour peaufiner des accords devant être signés dans un avenir prochain.11 est aussi question d'assouplir les règles d’obtention de visas des demandeurs libyens, a dit M.Kadhafi, qui, lui-même, s’était vu refuser un visa pour venir étudier au Canada il y a une dizaine d'années alors que le dossier de l’attentat du vol 103 de la Pan Am — qui avait fait 270 victimes, dont deux Canadiens — n'était pas encore réglé.- PC Le trésor de Robinson Crusoé découvert?Valparaiso — Des chercheurs chiliens affirment avoir découvert un trésor importait sur Tile de Robinson — qui a donné son nom au héros du célèbre roman de Daniel Defoe, Robinson Crustié, a-t-on appris hier auprès d’un des avocats de l’entreprise Wagner chargée de l'expédition.Rixhigo Irrazabal, un des avocats de l'entreprise chilienne Wagner qui affirme avoir découvert ce trésor de «dix milliards de dollars» explique que leur robot, détecteur de métaux, a localise au nord-ouest de ITle «plusieurs tonnes de joyaux et d'or».Située en face des côtes chiliennes, à 700 km à l'ouest du grand port de Valparaiso, Hie de Robinson Crusoé tut le refitge des corsaires et des pirates qui opéraient au dix-septième siècle dans le Pacifique sud.Selon la lo gende.le navigateur espagnol Juan Esteban ITilla y aurait enterre en 1715 un tubuleux trésor composé principalement de joyaux et d’or.«Ccst le plus grand trésor de l’histoire» estime Fernando Uribe Eeheverria, un porte-parole de l'expédition, les chercheurs vont commencer à creuser quand ils auront revu les autorisations nécessaires.Régulièrement les habitants de llle de Robinson, appartenant au petit archipel de Juan Fernandez, assistent à des chasses au trésor, motivées par fa fabuleuse legertde mais plusieurs expeditions n’ont rien trouvé sur l'ile.-,\FP Ottawa — «Je les ai enfermés dans mon bureau!» Voilà comment le ministre fédéral du Travail, Joe Fontana, a forcé le dialogue, hier, entre l’équipe de négociateurs de la CBC/Société Radio-Canada (SRC) et ceux du syndicat des employés mis en lock-out depuis six semaines.Le ministre avait convoqué les équipes de négociation a le rencontrer à son bureau d’Ottawa, en compagnie de médiateurs, afin de les inciter a reprendre les discussions.Au terme de la rencontre, les deux parties ont accepté de poursuivre les négociations sur-le-dump.Bien entendu, la porte du bureau du ministre n était pas vraiment fermée à clé et les représentants des deux clans étaient d’accord pour se prêter à l’exercice, mais le ministre Fontana, bien connu pour son franc-parler, a dit n’avoir l’intention de les laisser sortir que si le conflit était résolu.«Disons que cela peut être difficile de sortir de mon bureau si je m’y oppose, ce que j’entends faire», a fait valoir M.Fontana, à sa sortie des Communes.Les 5500 employés de la SRC et de CBC à l’extérieur du Québec et de Moncton ont entamé, hier, leur septième semaine de lock-out.Si, jusqu'à pré- Dans l'isoloir comme sur le plancher des bars, beauté et jeunesse ne font pas le poids contre la logique commerciale adoptée par les danseuses érotiques les plus expérimentées.Derrière le sourire avenant de celles-là se cachent en effet de vraies gestionnaires pour qui les rudiments de la fidélisation de la clientèle ou les avantages concurrentiels enseignés dans les meilleures écoles de gestion n’ont plus aucun secret.L'organisme Stella ne cesse de le clamer haut et fort: les travailleuses du sexe ne sont pas des tra-vailleuses opprimées, encore moins des victimes.En ce qui a trait aux danseuses, le groupe formé «par des travailleuses du sexe pour des travailleuses du sexe» a parfaitement raison, estime une sociologue montréalaise, Shirley Laçasse, qui.pendant un an, a passé toutes ses soirées à observer le travail d'une trentaine de strip-teaseuses de deux bars de la region de Montréal, l'un au centre-ville, l'autre en banlieue.«On a beaucoup déploré le statut de victime ces filles-là.mais je crois que nous faisons fausse route.Mon analyse montre que.dans les faits, ce sont elles qui fixent les conditions de leur travail et que ce sont les meilleures gestionnaires qui réussissent le mieux», explique la chercheuse qui a fait de cette piste la conclusion principale de sa thèse de doctorat.Le travail des danseuses nues: au-delà du stigmate, une relation de service marchand, présentée avec succès à l’Université de Montréal.Sans stratégies commerciales dignes de ce nom, les tilles ne rapportent pas gros sur les planchers des bars qui sont devenus de vraies jungles commerciales, note Mme Laçasse.«La plupart des danseuses sont des travailleuses autonomes qui ne vivent que grâce à leurs pourboires, celles qui sont encore des salariées ne reçoivent même plus le salaire minimum, elles ont donc intérêt à se doter de strategies pour attirer le \ client et en tirer le meilleur parti.» les premiers mois, Shirley Laçasse a d’abord ete étonnée de constater que les effeuilleuses qui avaient le plus de succès n'étaient pas celles qui étaient nécessairement les plus sollicitées.Là-bas.ce ne sont |\ts les jeunes qui cartonnent, ce sont les meilleures gestionnaires.«Bien sûr.les jeunes sont interpellées s plus souvent, mais elles ne savent pas tirer parti de cette visibilité, souvent, elles vont gagner bien moins que leurs collègues plus ligces.» Dans le volumineux carnet de bord quelle noir-cissait tous les soirs.Mme Laçasse note que ce qui marche le mieux, c'est le marketing dans sa forme la plus pure.«Je me suis rapidement aperçue que celles qui utilisaient la manière directe — mettre un pied dans la porte, interpeller le client, faire valoir ses charmes physiques — avaient peu de succès.Celles qui s'en tiraient le mieux laissaient le client arriver, siroter son verre, discutaient et négociaient senti le public québécois n'a pas constaté vraiment les effets de ce conflit de travail, l’impact du lock-out devrait commencer a se fera sentir plus fortement cette semaine.Au moment même ou députés et ministres reprennent le travail aux Communes et que la nouvelle gou-verneure générale, Michaëlle Jean, entre en fonction, le public sera privé de reportages en provenance des correspondants parlementaires à Ottawa, et ce, à la radio comme à la télé.Les parlementaires ont d’ailleurs eu droit à un accueil loin de passer inaperçu en cette journée de reprise parlementaire, hier.Dès 8 heures du matin, des centaines d’employés en lock-out de la société d’état déambulaient sous une pluie battante sur le piquet de grève érigé pour la journée sur le trottoir longeant les édifices du Parlement.Pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Bloc québécois, ce conflit de travail a assez duré et il est temps qu’Ottawa agisse.La ministre du Patrimoine, Liza Frulla, s’est retrouvée dans la mire des néodémocrates, qui ont questionné son leadership.Mme Frulla n’a pas du tout apprécié, leur renvoyant la balle et les accusant de n’avoir pas fait de avec lui jusqu’à ce qu’il fasse le premier pas.» Qu'elles fassent de la danse à dix dollars ou non, la formule reste la même, départageant les minces recettes (une cinquantaine de dollars) des revenus princiers pouvant atteindre les 500 $ en quelques heures de travail seulement «Je me suis rendu compte que la fidélisation de la clientèle était capitale, car elle constitue le gros de leurs revenus.Celles qui gagnent le plus personnalisent leur approche.Elles s'intéressent à l’homme plutôt qu’à son porte-monnaie, lui offrent des privilèges, ce que font en somme tous les bons vendeurs.» Au fil des soirs, la chercheuse a réussi à établir une relation de confiance avec plusieurs des danseuses qui se sont habituées à sa présence discrète.Par ricochet, cela lui a permis de déboulonner quelques mythes tenaces.D’abord, celui de la jeunesse triomphante alors que la moyenne d’àge des effeuilleuses était de 28 ans au bar montréalais et de 35 en banlieue.Idem avec celui de la fenune peu scolarisée, le tiers des danseuses ayant étudié au cégep ou à l’université.Dans sa thèse comme en entrevue.Shirley Lacas- | se insiste, les femmes qu'elle a rencontrées ne sont pas des victimes, ce sont des femmes en pleine possession de leurs moyens.Et dans le feu de l'action, ce sont elles qui tirent les ficelles, juge la sociologue.«Je constate que les filles ont plus de jeu qu'on le dit.Elles ont le choix entre miser sur une approche plus \ personnelle, dans la relation au client, ou de tout miser sur le geste sexuel, chacune trouve son rythme.» Le travail en lui-mème n'est pas reposant pour autant.Les danseuses sont parfois exposees à la violence physique, elles doivent aussi essuyer des humiliations ou des transgressions de la part de certains clients qui rechignent à suivre les règles.«Nos données laissent toutefois entendre que ces situations, exi- ; géantes sur le plan de la gestion des emotions, sont peu représentatives du travail quotidien des danseuses», tempère la sociologue.Encore là.l’approche client fait toute la différence.«C'est en entrant individuellement en relation avec les clients que les danseuses ont davantage l’occasion d’échapper à la mauvaise réputation qui touche la danseuse typique, peut-on lire dans la thèse.Par la personnalisation des services, les danseuses réussissent à se distinguer des autres et à s 'éloigner des présuppositions communes qui touchent leur métier» Mais si ces femmes tiennent généralement les rênes de leur relation avec le client, elles restent encore à 1a merci de leur employeur pour le reste, admet Mme Laçasse.«Sur le plan du marche, c'est vrai que les danseuses ont perdu beaucoup de pouvoir, surtout avec l’arrivée des danses à dix.Elles ne peuvent pas à elles seules orienter le marche, ce sont les propriétaires qui décident de ce qui se fora dans leur bar et elles doivent s'y plier.» Et ça, même les meilleures stratèges n’y peuvent rien.Le Devoir place à la culture dans le budget special (C-48) qu 3s ont imposé aux libéraux, au printemps, en échange de leur appui.«Je leur demande où ils étaient, eux, lorsque le projet de loi C-48 a été adopté?Esteul, dans certains cas, aggraver le déséquilibre fiscal.Par exemple, Ottawa jx-ut octroyer des fonds innir finan cer la moitié d’un investissement, à condition que les provinces financent l'autre moitié.D-s conditions liées au financement contraignenl les provinces à consacrer une part toujours croissante de leurs revenus autonomes à des dépenses déterminées en fonction des priorités fédérales plutôt que des leurs, réduisant ainsi leur autonomie dans leurs propres champs de compétence.De plus, dans le cas des programmes à frais partagés, les provinces ne sont pas a l'abri d’un retrait inopiné d’Ottawa.Cela s’est déjà produit dans le passé.En outre, il faut défaire ici l'idée qu'il peut être souhaitable que le fédéral utilise son «pouvoir de dépenser» parce qu’il serait un meilleur gestionnaire que les provinces.Cela ne peut qu’être porteur d’une mauvaise gouvernance du secteur public canadien.L’envahissement d'Ottawa ne peut que mener à une déresponsabilisation des gouvernements provinciaux.Enfin, n’oublions pas que d’ici son règlement, le déséquilibre fiscal fait ombrage aux autres enjeux cruciaux pour le Québec, tels le vieillissement de sa population et le niveau élevé de sa dette publique.Un reglement satisfaisant pour les deux parties est nécessaire pour que chacun puisse gérer efficacement ce qui releve de leurs compétences respectives.Sans un tel règlement, il est difficile, voire impossible, pour les contribuables d’évaluer avec justesse la qualité de la gestion de chaque ordre de gouvernement pour assurer leurs responsabilités constitutionnelles en fonction des impôts qu’ils per çoivent pour les financer.Pour y arriver, les provinces ne doivent pas être dépendantes d’un financement fédéral conditionnel et imprévisible dans les matières ou elles sont souveraines.C’est une condition nécessaire pour que les provinces puissent établir leurs propres priorités et faire les choix, parfois difficiles, qui s'imposent pour contrôler le coût de leurs programmes.Il faut donc revenir au principe fédératif.Car que voulons-nous: une fédération avec des provinces autonomes dans leurs champs de compétence ou tendre vers un gouvernement central supervisant des bureaux régionaux?L’ÉQUIPE DU DEVOIR 9 LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine Gerald Dallaire {adjoint au directeur de l information), Jeanne Corriveau (affaira municipales).Fabien Dfglite.Marie Andrée Chouinard (eduratv/n) .Josée Boileau /éditorialiste responsable de la paj(e Idées) Brian MyU-s (justice et faits de société), Clairandree Cauchy {Général).Jean Dion.Louis-Gilles F rancœur ( environnement >.Benoit Munger (responsable du site Internet).Laurence Clavel.Jean-Guillaume Dumont (commis Internet) Isabelle Pare (santé), Louise Maude Rioux-Soucy (surnuméraire) Pauline Gravel (sciences) : Michel Garneau (caricaturiste) Diane Precourt (responsable des pages thématiques) .Martin Duclos.Michele Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs) Renee Léo Guimont.et Serge Paquin (relecteurs surnuméraires) Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes ( h l'informa bon culturelle Michel Belair (theatre et cahier Culture).Julie Carpentier (pupitre), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end Stéphane Baülargeon (repetrter).Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma).Bernard Umarche arts visuels et musique).Frédérique Doyon (surnuméraire) h l’information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l'information).Dominique Reny (pupitre, Philippe Papineau (surnuméraire), trie Desrosier», Claude Turcott*- François Desjardins (surnuméraire) h I information internationale Jean-Pierre Legault (pupitre international et page editonalo, Claude Levesque Guy TaiHefer adjoint au directeur de lin forma lion i.Serge Truffaut (éditorialiste) à l’information politique Helene Bu/etti Manon Cornellier et AJec Castonguay (correspondanti parUmentains à Ottawa).Antoine Robitailk* et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec Kathleen Levesque Mane-Helene Alane (secrétaire a la rédaction) Manly se Hamelin.Alexandre Shields (comma) la documentation Gilles Pare (directeur) ; Manon Duron*.Serge Lapiantr ((/uéber, Rachel Roche fort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril.Jean de Billy.Jean-François Bosse Marlene Côte.Dave Cameron.Yan Hamel.Christiane Legault.Amelie Mettais.Jacques A Nadeau Claire Paquet.Micheline Ruelland.Nadia Sebau Mélisand# Simard (publicitaires) laurence ThériauH (directrice adjointe).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Berube (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production).Michel Bernat chez.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard lies Cormier»* Donald Fîlion.Yannick Morin.Nathalie Zemaitis.Olivier Zuida INFORMATIQUE Yanick Marte! \ responsable) PROMOTION, DISTRI BIT! O N ET TIRAGE Linda Thenault (responsable service a la clientele distribution et tirage).Alexandre Gaudreau (coordonnateur a la promotion et a la sollicitation).Monique L'Heureux Ra< belle Leclerc.Caroline Simard L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables f Céline Furov Ghislaine Lafleur Claudette Belrveau 'adxnnte administrative .Claudine Chevrier.Monioue Proteau Danielle Ross LE DEVOIR.LE MARDI 27 SEPTEMBRE 2005 ACTUALITES SIMARD SUITE DE LA PAGE 1 Nous avons changé nos dates qui étaient en même temps que celles du Nouveau Cinéma pour ne pas entrer en concurrence avec lui, alors que c’est Claude Chamberlan qui nous avait lâchés.» Il estime aujourd’hui que ce fut une erreur d’abandonner ces dates pour septembre.Alain Simard reconnaît qu’il y a eu des ratés et une assistance dégarnie, mais refuse d'accréditer l’ampleur du naufrage véhiculé par les médias.«Personne n’a écrit que, le dernier week-end, l'assistance avait beaucoup augmenté.Il n’était question que d’une représentation au Saint-Denis du film russe d'un réalisateur inconnu devant 19 spectateurs et non des premières devant des salles de 1000 personnes.Tout le monde nous a cherché des poux.» Alain Simard assure que 27 000 billets ont été vendus, y compris les commandites et les accrédités.«On a vendu plus de billets que les Festivals de Cannes, de Berlin et de Toronto à leur première édition.» A son avis, l’effet psychologique a joué.«Nos salles étaient trop grandes.Celle du Saint-Denis peut contenir mille cinq cents personnes.Quand 150 spectateurs s’y retrouvent, ça a l’air vide.» Dans un communiqué dimanche, l'Équipe Spectra avait avoué que le Festival devrait revoir sa stratégie de promotion et de programmation et offrir une billetterie plus accessible et mieux adaptée aux besoins des cinéphiles et de la presse.Elle avait admis également que cette première édition n’était pas à la hauteur de ses objectifs.«Pour l’assistance, on ne pensait pas que ce serait aussi mauvais, précise Alain Simard.Mais l’édition fut descendue en flammes par les journalistes.Il n’était question que de catastrophe, de naufrage.alors que ce fut aussi un festival avec de bons films, une organisation professionnelle ,1100 professionnels accrédités, 300 journalistes, un jury crédible.Les médias ont dit que nos prix étaient chers, mais personne n’a fait remarquer que notre catalogue n’était vendu que 10 $.» «Les journaux prétendent que je veux faire une tombola avec ce festival, mais le projet du FIFM a toujours été de présenter des films de qualité.C’est le mandat que j’ai donné à Moritz de Hadeln en l’engageant.» Malgré les prises de bec qui ont opposé Moritz de Hadeln et Alain Simard au cours de l’édition, et malgré les sources internes assurant que le délégué général aux sorties intempestives ne fera plus partie du décor l’an prochain, Alain Simard refuse d’annoncer le départ prochain de l’ours suisse.«Moritz de Hadeln dit ce qu’il pense à n’importe qui, mais nous avons travaillé ensemble tous les jours.Il y a du respect entre nous.Et on ne lui montre pas la porte.Nous sommes aussi très loin de lui chercher un successeur» Sur la concurrence en août du FFM de Serge Losique, Alain Simard n’a pas vraiment de réponses a offrir.«Mais nous souhaitons le bien de Montréal, pas sa déroute.» Le point de presse prévu aujourd'hui par Spectra a été annulé.Toutefois, le président du FIFM assure qu’en octobre, en dévoilant les dates de la prochaine édition, il fera le bilan, avec toutes les données en main.«Les salles vides étaient circonstancielles, à cause des mauvaises dates.Nous avons manqué de temps, mais appris de nos erreurs au cours de cette semaine.Il reste toute une année pour nous préparer.» Le Devoir MERVIL NPD SUITE DE LA PAGE 1 formations politiques pour se porter candidat, offres qu’il avait toutes deux déclinées.Au téléphone, l’artiste, qui se dit un très bon ami de Mme Jean, a précisé qu’il ne pourrait finalement pas être présent à la cérémonie à Ottawa.«Si je pouvais, j’irais.Je n’aurais pas performé», explique-t-il au Devoir.la cérémonie d’installation de la nouvelle gouverneure générale comprend huit présentations artistiques, y compris l’hymne national chanté par Sylvie Desgroseillers.C'était pour un de ces numéros que M.Mervil avait été sollicité.«Eux voulaient que je performe aussi.Je leur ai dit “Je peux être là, mais je ne veux pas nécessairement performer.”» Finalement, il ne pourra pas y être du tout.M.Mervil raconte que Michaëlle Jean était tout à fait au courant de la polémique que sa présence aurait pu causer.«J’ai parlé avec mon amie et elle m’a dit: “Je me sens absolument à l’aise.” C’est quelqu’un qui a œuvré dans le domaine des médias, elle sait à quoi s'attendre.Ce n’est pas une folle! Elle sait ce qu’elle fait.Mais elle m’a dit: “Luck, je te veux là parce que tu es mon ami, je te veux là parce que ça me fera plaisir.C’est tout!”» Selon lui, il ne fait aucun doute qu'Ottawa n’aurait pas aimé le voir là.«Im question ne se pose même pas!» Il affirme qu’il aurait été tout à fait à l’aise d'assister à la cérémonie.«Je ne crois pas en D\eu moi, je ne crois pas en l’Église, mais si mon ami se marie à l’église, je vais y aller», explique-t-il.Française, tu ne seras pas Michaëlle Jean, sur qui le sort semblait s’acharner, a au moins fait plaisir à la Légion royale canadienne en renonçant à sa citoyenneté fitinçaise, dimanche.Un ancien article du Code civil français stipule qu’un citoyen français n’a pas le droit d’assumer des charges publiques’ou militaires dans un pays étranger.La France avait indiqué quelle ne se rajf-pelait pas avoir jamais invoqué cet article, mais qu'importe.Dans le reste du Canada, la chose avait fait du bruit, la ligue monarchiste du Canada et la Légion, entre autres, réclamant d’elle une déclaration sans ambiguïté sur ses allégeances envers la patrie canadienne.«La préoccupation que cette double citoyenneté a soulevée chez plusieurs vétérans nous avait amenés à nous opposer à cette nomination parce qu'on y percevait une loyauté divisée», explique la Légion dans son communiqué de presse d'hier.La Légion avait même songé à ne pas demander que Mme Jean soit sa protectrice.La gouverneure générale est en théorie le commandant en chef des armées au Canada.L’abandon de sa nationalité française a tout changé.*[Nosl leaders ont décidé de maintenir la loyauté envers la reine du Canada et demanderont à Mme Jean d'occuper son rôle traditionnel.» De son côte, le Bloc québécois a décidé de boycotter la cérémonie d’installation comme il l’a fait par le passé.Seuls le chef Gilles Duceppe et le whip Michel Guimond feront acte de présence à la cérémonie.11 en va du «respect des institutions» même si M.Duceppe juge celle-là totalement «dépassée».Il ne faut pas voir là un compromis parce que Mme Jean est québécoise, a-t-il assuré.«On envoie, deux personnes, le chef et le whip, comme on Ta fait avec madame [Adrienne] Clarkson, indépendamment du fait qu elle soit Québécoise ou pas.Ça ne se joue pas sur cette question.Ça n'a rien à voir.» Cette décision a quand même fait bondir le ministre des Affaires étrangères.Pierre Pettigrew, qui a récemment décidé de faire flèche de tout bois pour attaquer les souverainistes québécois.11 a parlé d’un geste «honteux».«Le Bloc manque de classe complètement», a-t-il dit.M.Pettigrew se defend bien de s’en prendre plus souvent qu’avant à la formation politique.«Ce genre d'attitude que j'ai adoptée à Tendrait du Bloc, c’est la même que j'ai eue depuis le debut: des gens qui préfèrent l’opposition éternelle, des gens qui sont ici parce qu 'ils veulent ma peau, mais ils ne veulent pas mon job.» Avec la collaboration d'Alcc Castonguay Le Devoir et la Presse canadienne SUITE DE LA PAGE 1 principe pour nous.Semaine après semaine, on va réexaminer la situation pour déterminer s’il y a vraiment du progrès sur les dossiers importants pour monsieur et madame Tout-le-monde», a-t-il dit à sa sortie de la période de questions.Et s’il n’y a pas de progrès?«On espère qu'il y aura du progrès», a-t-il lancé sur un ton sec.Depuis l'adoption du budget et de l’entente supplémentaire de 4,5 milliards de dollars conclue entre le NPD et le Parti libéral en mai dernier, Jack Layton a clairement fait savoir que le gouvernement ne pouvait plus compter sur son appui systématique pour remporter les votes importants à la Chambre des communes.Or, il y a quelques semaines, le chef conservateur, Stephen Harper, a soutenu au Devoir qu’il avait absolument besoin de l’appui du NPD pour défaire le gouvernement, puisqu’il ne veut pas repartir dans la course fivec comme seul allié un parti séparatiste mal perçu dans le reste du pays.De plus, M.Harper ne souhaite plus de vote serré aux Communes comme celui du 19 mai dernier, alors que le gouvernement avait survécu par une seule voix, grâce à l’appui du président de la Chambre qui a rompu l’égalité.Stephen Harper a répété cette position jeudi dernier.«Nous sommes prêts pour une élection n'importe quand, et cette question de la date de l’élection, il faut la poser à Jack Layton.Nous aurons une élection le jour où le NPD décidera d’arrêter d’appuyer la corruption libérale à la Chambre des communes!», a-t-il alors lancé.Le NPD a donc encore un énorme mot à dire sur le calendrier électoral, et il en est bien conscient.Jack Layton a d’ailleurs dressé hier une liste rapide des dossiers importants à ses yeux qu’il voudrait voir évoluer durant la session.«Je pense que c’est aux libéraux d’amener çertains sujets et de proposer des actions, a-t-il dit.À travers le pays, c’est vraiment clair que les gens veulent de l’action en ce qui concerne le commerce, notamment le bois d’œuvre.Ils veulent des actions à propos du lock-out de CBC/Radio-Canada.Ils veulent que quelque chose se passe au sujet de la privatisation des soins de santé depuis le jugement de la Cour suprême dans l’affaire Chaoulli.Et ils veulent désespérément une stratégie énergétique avec les prix de l’essence actuels.Il faut que les libéraux agissent et cessent d’utiliser des paroles creuses.» I^s libéraux ont d'ailleurs reculé hier dans un dos- SUITE DE LA PAGE 1 qui ont produit un rapport sur la question dans le cadre des travaux du Groupe intergouvememental d'experts sur le climat (GIEC), l’organe scientifique de l'ONU en matière de changements climatiques.Ce verdict dit en somme aux différents gouvernements qu’ils peuvent désormais ajouter cette solution dans leur arsenal contre les émissions de GES tout en mesurant les difficultés et en décrivant les conditions de son efficacité éventuelle.11 ne s’agit pas d’une solution marginale.Elle permettrait d'éviter entre 80 et 90 % des émissions des 4942 centrales themüques dans le monde, lesquelles émettent ensemble 10,5 milliards de tonnes de CO, sur les 13,6 milliards émises annuellement dans les divers procédés industriels.Pour le grand patron du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Klaus Tôpfer, qui était à Montréal pour l’occasion, «si l’efficacité énergétique et des sources d'énergie plus propres demeurent la solution la plus adéquate au problème des changements climatiques, ce nouveau rapport démontre que le piégeage et le stockage du carbone peuvent constituer une mesure complémentaire.» Les autres solutions disponibles sont, selon le rapport approuvé ligne par ligne hier matin, le recours au nucléaire, les énergies renouvelables propres, l'utilisation intensive des «puits» biologiques de carbone et la réduction de nombreux GES autre que le CO;, comme plusieurs molécules destructrices de la couche d’ozone.Globalement, affirme le rapport onusien, le recours au PSC pourrait assurer 30 % de la lutte contre les changements climatiques, ce qui a fort réjoui le ministre fédéral de l'Environnement.Stéphane Dion qui s'adressait hier matin aux chercheurs réunis à Montréal.A terme, conclut le GIEC, cette technologie pourrait permettre d'emprisonner dans des formations géologiques souterraines — vidées de leurs gaz.combustibles ou minerai — entre 15 et 55 % de toutes les réductions de GES que la communauté internationale doit réussir d’ici à la fin du siècle si Ton veut arriver à stabiliser le climat.L’essentiel des réductions pourrait être assumé par les producteurs d’électricité en tout premier lieu, suivis des cimentiers.des raffineurs, des fonderies de métaux, de Tin- CHRIS WATTIF.REUTERS •F-yf Paul Martin répondant à une question de l’opposition au sujet du prix de l’essence, hier, aux Communes.sier où le NPD s’était clairement affiché contre le gouvernement Le ministre des Finances, Ralph Goo-dale, après avoir soutenu il y a trois semaines qu’il allait remettre sur les rails son projet de loi sur la réduction des impôts destinés aux grandes entreprises, a fait volte-face.«Je ne veux pas contribuer à déstabiliser la Chambre des communes et causer une élection prématurée», a-t-il dit pour justifier son geste.«Les partis d’opposition ne sont pas dans un état d’esprit constructif» pour appuyer un tel projet de loi, a-t-il dit Mais visiblement, ce changement de position ne réjouit pas le ministre.«Que retirerions-nous en allant de l’avant dans un contexte politique qui assure que cette mesure serait battue?», a-t-il questionné, avant de s’enflammer.«Leur feriez-vous confiance [à l’opposition] ?Après ce qu’ils ont fait ce printemps?Ils ne sont rien d’autre qu’un troupeau d’idiots.» Ralph Goodale soutient qu’il a amplement le temps de revenir avec une telle mesure fiscale, puisque les réductions d’impôt ne doivent prendre effet qu’en 2008.Retirer de la table cette mesure sous l’influence du NPD — puisque les conservateurs y sont favorables et que le Bloc ne s’est pas prononcé — confirme ce que le premier ministre Paul Martin a annoncé dimanche lors d’un discours à Charlottetown, à savoir que le gouvernement ne ferait aucun geste délicat qui puisse servir de prétexte à le faire tomber.«Sous aucune prétexte et d’aucune manière mon gouvernement ne tentera cet automne de précipiter sa propre chute pour aller en élection hâtivement, a-t-il dit.[.] CARBONE dustrie pétrochimique, etc.Cette solution s’adresse principalement à de grands équipements industriels en raison de ses coûts.Méthodes de stockage Plusieurs méthodes de piégeage et de stockage connues ont été expérimentées avec succès par d'autres industries jusqu’ici.Et il existe de vastes réservoirs naturels que Ton peut utiliser pour stocker sous terre ce carbone qui réchauffe trop la planète.On peut en effet utiliser les formations géologiques dont on a extrait le pétrole.On pourrait même, note le rapport, utiliser le CO, gazeux pour pousser le pétrole vers la surface, ce que Ton fait en plusieurs endroits en épuisant les réserves d’eau douce, comme dans l’Ouest canadien.On pourrait aussi utiliser certaines veines de charbon, voire d’anciennes mines, ainsi que des formations salines souterraines qui contiennent des eaux non utilisables.Si ces techniques de stockage sont connues et utilisées depuis longtemps par les compagnies pétrolières, on a beaucoup moins d’expérience en matière de stockage en mer et, surtout, on est loin d'avoir mesuré les impacts environnementaux qui pourraient en résulter, comme la possibilité d’acidifier massivement les mers du globe, une perspective qu'on n’envisageait jusqu'ici que pour des lacs d’eau douce.Plusieurs techniques permettent d’injecter du CO, en mer.Une installation permanente sur la côté ou des navires peut le faire en utilisant un long tuyau qui transporterait le CO, en phase gazeuse en profondeur, minimalement à 800 mètres.Des plateformes marines pourraient aussi être dotées d'un tuyau permettant de créer de véritables lacs de CO .solidifié sur le fond de Tocéan à des profondeurs allant jusqu’à 3000 mètres.Ces méthodes permettraient de stocker le carbone pour au moins une centaine d'annees avec très peu d’émissions.Mais on pense que des émissions à long terme, sur un horizon de 1000 ans, pourrait être possibles quoique marginales.On peut techniquement récupérer le carbone après la combustion de gaz.de pétrole ou de charbon.Les techniques connues et utilisées présentement permettent de récupérer entre 85 et 95 % du carbone, qu'on compresse ensuite et qu'on peut Nous ne jouerons pas de jeux.Si l'opposition veut forcer une élection, elle en a la capacité, mais je ne crois pas que ce soit ce que les Canadiens veulent.» Débat d’urgence sur le prix de l’essence Mais hier, tous les partis d’opposition avaient le même sujet à la bouche: le prix de l’essence.Le gouvernement a été bombardé de questions et pressé d’agir au plus vite pour faire diminuer l’impact des prix à la pompe pour les citoyens et les entreprises.Or, même s’il s’agit du sujet de l’heure au pays, les ministres et le premier ministre ont répondu des généralités et n’ont offert aucun plan concret L’opposition n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que les réponses étaient vagues et confuses, parlant à un moment d’un possible fonds pour les appareils médicaux, tantôt de la possibilité d’émettre un chèque pour aider les familles à faible revenu à payer leur chauffage, etc.«C’est complètement loufoque», a déclare le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.«Ils n ont pas de plan d’action.Nous, on a une proposition concrète, c’est de créer l’Office de surveillance des pétrolières, ce n ’est pas compliqué ça.» Les conservateurs veulent quant à eux une réduction de la taxe fédérale sur l'essence, alors que le NPD souhaite que l’accent soit mis sur des mesures qui encouragent l’efficacité énergétique au pays, comme une meilleure isolation des maisons.Le nouveau ministre des Ressources naturelles, John McCallum, qui remplace son collègue John Ef-ford, qui souffre sévèrement du diabète depuis quelques mois, a accepté de se pencher sur un projet de surveillance des prix à la pompe avec ses collègues de l’Industrie (David Emerson) et des Finances (Ralph Goodale).L'idée est pour l’instant embryonnaire, tout comme celle d’envoyer un chèque aux familles à revenus modestes pour les aider à assumer une partie de leur facture de chauffage cet hiver.«Nous regardons nos options et nous cherchons la manière la plus efficace d’aider», a dit Ralph Goodale.Tous les députés auront eu l’occasion de s’exprimer sur le sujet hier, puisque l’opposition a réussi à forcer la tenue d’un débat d’urgence sur la question du prix de l’essence.Discours et questions devaient donc se poursuivre jusqu’à minuit hier.Le Devoir Avec la collaboration d’Hélène Buzzetti transporter préférablement par pipeline jusqu’à un site de stockage dans les entrailles de la terre.Cette filière exige un apport d’énergie supplémentaire allant de 10 à 40 %, selon les procédés industriels en cause.Mais, compte tenu du taux de récupération, on obtient globalement une réduction de 80 à 90 % des émissions initiales.D’autres procédés permettent d’extraire le carbone en amont de la combustion, notamment un procédé bien connu des fabricants d'engrais chimique et des producteurs d’hydrogène à partir de combustibles fossiles.Le rapport du GIEC précise que d’ici à 2050 entre 20 et 40 % de toutes les émissions de CO, liées aux combustibles fossiles, dont 30 à 60 % provenant des centrales thermiques et 30 à 40 % de l’industrie lourde, pourraient ainsi être récupérées et stockées sécu-ritairement.Mais ce n'est pas avant une dizaine d'années qu'on verra apparaître les premières usines de piégeage industriel, mises au point à partir des trois projets-pilotes connus et des technologies cousines, expérimentées par d'autres secteurs industriels.U pourrait en coûter entre 1 et 5 cents du kilowattheure, en argent américain, pour piéger et stocker en profondeur le CO, des centrales thermiques de ce pays, estime le GIEC.Dans certains cas, note son rapport les gains pourraient être si substantiels que les producteurs pourraient même revendre des crédits de GES.Mais, de façon générale, c'est seulement là où les gouvernements auront imposé un plafond absolu aux émissions de GES et forcé les acteurs économiques à s'échanger les permis d’émissions sur un marché libre que les industriels vont avoir un intérêt pécuniaire réel à adopter ces technologies pour s’éviter des coûts encore plus importants à long terme, une stratégie globale que le Canada a repoussée sauf marginalement pour ses grands émetteurs.Des solutions de ce genre deviendront rentables, estiment les experts du GIEC, lorsque la tonne de carbone se négociera entre 25 et 30$ sur le marché.En Europe, ce prix oscille présentement autour de 10$ la tonne parce que le marché est trop limité et que les grands demandeurs, comme les États-Unis, sont absents du paysage, ou que d’importants secteurs industriels bénéficient d'exemptions.Le Devoir Michaëlle Jean a fait plaisir à la Légion royale canadienne en renonçant à sa citoyenneté française LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9" etage, Montréal (Québec), H3A 3M9 EU Ptace-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 514-985-3333 Par télécopieur 514-9853360 Par courrier redaction® ledevoir corn La publicité Au téléphoné 514-9853399 Par télécopieur 514-9853390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-9853344 Par télécopieur 514-9853340 Par courrier avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-9853322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-9853355 du hindi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-8004637559 L’agenda culturel Au téléphone 514-9853346 Par télécopieur 514-985-3390 U Otvoir M publie du lundi au «>«11 i«r I ,• IV>w Inu dont Ir «e«e *v*l « «ue au XSO.rue IV Bleun.* eiase.Montreal.(Que*-,' K3A 3M9 n « .mprime p« Imprimene Ouetevxjr »Jgn.STO.boulewd InA^neLSml-J«n «trie fchei^ dWno.de Imçn^Q^rlnc I werHT IVesa- Canadienne t-a autnrwee a empkner fl a dittvnrr le» mK'rmaoon» pubbee» dan* It Onxt» U fVm> r*i cbütnbue par Messagerie» IVnamique*.dlwsMi du Ornupr Qurbfoor Inc.«T.boulevard baml-Maran Ouest.Lavai Enroi de pubncuyo — Emegmieinem n Xbe Pep
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