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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2005-09-28, Collections de BAnQ.

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DEVOIR L E LE MERCREDI 2 S SEPTEMBRE 200 .ï PORT-AU-PRINCE Condoleezza Rice réclame plus de candidats pour la présidentielle haïtienne Page B 3 LE MONDE La violence se poursuit Dur coup pour al-Qaïda en Irak Les forces américaines et irakiennes annoncent avoir tué un dirigeant du groupe terroriste 3 Bagdad — L’armée américaine espère avoir porté un coup à l'insurrection en Irak avec le décès du bras droit d’Abqu Moussab al Zarkaoui, même si les attaques de la guérilla ne faiblissent pas à l’approche du référendum sur la constitution.Les forces irakiennes et américaines ont annoncé hier avoir tué le haut dirigeant de la branche irakienne d’al-Qaida, mais celle-ci, sans confirmer sa mort a nié qu’il soit le numéro deux du réseau terroriste dans le pays.Parallèlement, la violence a continué dans le pays tuant 15 Irakiens alors que les corps de 22 hommes, abattus par balles, ont été retrouvés mains attachées et yeux bandés dans une zone désertique près de la frontière d'Iran.Les coips de cinq soldats ont été en outre retrouvés au sud de Bagdad.Les autorités irakiennes et américaines ont affirmé qu'Abdallah Najim Abdallah Mohammed al-Joua-ri, alias Abou Azzam, qu’elles présentent comme lé' numéro deux d'al-Qaïda en Irak, avait été tué dimanche lors d’une opération conjointe à Bagdad.Le conseiller à la sécurité nationale irakienne Mouaffak al-Roubaiê a décrit cette opération comme un «coup majeur» pour le gouvernement «Nous avons reçu d’un citoyen irakien un renseignement qui nous a conduits jusqu'à lui», a expliqué le lieutenant-colonel Steve Boylan.«Il s'agissait d’une opération conjointe américano-irakienne.Nous le filions depuis un certain temps.» Le New York Times a rapporté que des agents de la CIA avaient participé à l'opération, information que Boylan n’a pas été en mesure de confirmer.Un porte-parole du gouvernement irakien a précisé qu’Az-zam n’était pas seul au moment où il a été abattu, mais n’a pas indiqué le sort de ses compagnons.Azzam a été tué avant d’être interrogé.Mais, selon les informations de l’armée, il était de nationalité palestinienne et s’occupait du financement des attaques et de l'infiltration des combattants étrangers, impliqués dans la récente flambée de violence dans la capitale.«Au printemps 2005, il a assumé les fonctions d’émir de Bagdad, où il a, semble-t-il, dirigé et contrôlé toutes les opérations terroristes dans et autour de la ville», déclare l’armée américaine dans un communiqué.Le porte-parole en chef des forces américaines en Irak, Rick Lynch, s’est réjoui de ce nouveau coup porté à l’organisation de Zarkaoui.L’activiste jordanien, dont la tète a été mise à prix pour 25 millions $, se cacherait actuellement dans la vallée de l’Euphrate au nord-ouest de Bagdad.«Nous continuons à décimer la direction du réseau terroriste et nous continuerons à perturber leurs opérations», a déclaré le général de division Rick Lynch, ATEF HASSAN REUTERS Les affiches en prévision du référendum sur la constitution ont fait leur apparition à Bassora.rappelant que plusieurs collaborateurs de Zarkaoui avaient été soit tués, soit capturés ces derniers mois.Le raid qui a résulté dans sa mort a eu lieu dans un «grand immeuble d’habitation» de la capitale, a dit une porte-parole de l’armée, la lieuti^ant Michelle Lunato.L’opération était «menée avec nntention de le capturer, il a ouvert le feu et a été tué par des tir^ de riposte», a-t-ellè ajouté.La mort d'Abou Azzam, un Irakien, a été présentée par le gouvernement irakien et l’armée américaine comme un succès majeur dans la lutte contre le terrorisme.Le groupe de Zarqaoui a annoncé ne pas pouvoir confirmer sa mort dans l’immédiat et soutenu qu'il était «le commandant de Tune des unités [d’al-Qaida] opérant à Bagdad», et non le numéro deux du grou- pe, dans un communiqué sur l'internet dont l'authenticité ne peuèètre confirmée.«Nous avons la confirmation qu’une importante force des Croisés, soutenue par des hélicoptères, a encerclé le quartier où habite Abou Azzam et qu un accrochage a opposé le frère combattant aux Croisés [.] mais nous n'avons pas, jusqu'à présent, confirmation de sa mort», selon le communiqué.Ailleurs en Irak, les attaques ont tué 15 personnes, dont dix policiers dans un attentat suicide à Baaqou-ba, ainsi qu’un officier des forces antiterroristes et un policier à Kirkouk, selon des sources policières.A Bagdad, deux prisonniers et un policier irakiens ont péri dans des attaques.Agence France-Presse et Reuters Sharon harcèle les radicaux palestiniens Les groupes armés ont convenu hier de mettre fin aux attaques contre Israël G;iza — Sorti renforcé de son bras de fer politique avec son rival Benjamin Nétanyahou, Ariel Sharon a maintenu hier la pression militaire sur les groupes radicaux palestiniens, qui ont réaffirmé pour leur p;irt vouloir respecter la trêve précaire observée depuis février.L’artillerie israélienne a ainsi tiré en soirée, et pour la première fois depuis des années, plusieurs obus sur le nord de la bande de Gaza, cible également de missiles de l’aviation.Ces attaques ont visé, selon l’armée, des secteurs inhabités d’où une roquette a été tiree auparavant sur la ville de Sdérot, dans le sud d’Israël, sans faire de victime.Ce tir de roquette artisanale et la riposte israélienne interviennent après l’annonce par les groupes armés palestiniens, dont le Hamas et le djihad islamique, de leur engagement envers la trêve dans les attaques contre Israël, proclamée en mars au Caire.En dépit de cet engagement.Israël a réitéré sa détermination à adopter la fermeté avec les groupes armés.Après deux raids de l’aviation israélienne contre la bande*de Gaza dans la nuit de lundi à hier, le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, a «averti que la politique des «éliminations ciblées» d’activistes islamistes continuerait.11 n’a pas exclu une éventuelle o|)ération terrestre d’envergure dans la bande de Gaza et a souligné qu’une batterie de l’artillerie israélienne déployée face à ce territoire «ne se trouve pas là bas à titre décoratif».Sceptique sur les intentions du Hamas, M.Mofaz a jugé insuffisantes les déclarations de M.Zahar dans lesquelles il a annoncé, dimanche, l’arrêt des attaques à la roquette à partir de la bande de Gaza.les groupes armés ont convenu hier de mettre lin depuis la bande de Gaza aux attaques contre Israël, ont indiqué des responsables d’un collectif regroupant leurs représentants.la branche armée du Hamas a cependant revendiqué l’enlèvement près de Jérusalem et le meurtre d’un Israélien, Saspon Nouriel, présenté comme un agent du Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien et dont le coips a été retrouvé lundi près de R«'unallah en Cisjordanie.Israël a arrêté depuis dimanche quelque 580 activistes du Hamas et du Djihad islamique en Cisjordanie.Cette flambée de violence est survenue après une explosion dans une Jeep bourrée de roquettes, lors d’une parade du Hamas dans la bande de Gaza, le 23 septembre, qui a coûté la vie à 15 Palestiniens.VOIR PAGE B 3: ISRAËL L’Algérie se prononcera demain sur la Charte sur la paix et la réconciliation nationale Bouteflika veut faire du référendum un plébiscite personnel #1® -a ZOHRA BENZRMRA REUTERS Le président algérien Abdelaziz Bouteflika en campagne.JOSÉ GARÇON Demain, les Algériens sont appelés aux urnes pour un référendum destiné à avaliser une «Charte sur la paix et la réconciliation nationale».Officiellement il s’agit de consacrer le retour (relatif) à la paix après plus de dix ans d’affrontements avec les islamistes qui ont fait 200 000 morts et de 15 000 à 20 000 disparus.Mais ce référendum, qui 3 tout d’un plébiscite, vise surtout à doter le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika, d’une nouvelle légitimité qui lui permettra de renforcer plus encore ses pouvoirs, d’assurer l’impunité des généraux et de tourner définitivement la page de la guerre civile qui a entaché l’image du régime sur la scène internationale.D’un bout à l’autre du pays, les moyens déployés pour amener les Algériens à voter «oui» sont à la mesure des enjeux; adoptée, la charte consacrera en effet un pouvoir présidentiel absolu puisque l’un de ses articles stipule que «le peuple algérien mandate le président de la République pour prendre toutes les mesures visant à en concrétiser les dispositions».Lundi, le chroniqueur du quotidien Liberté s’en est offusqué: «Le régime a enrôlé l’État algérien tout ent tier pour la défense d'une des options de l’alternative: le oui contre le non.Seul à s’exprimer, le pouvoir se préoccupe peu de sa force de conviction.[.) Le principe est d’être seul à occuper l’enceinte sonore.Ainsi, le 29 septembre.il sera naturel que l’hégémonie se traduise par un de ces parodiques 99 % auquel même la Corée du Sud a fini par renoncer.» La Kabylie «embellie» Sur les écrans de «l’Unique», comme les Algériens appellent la télévision publique, en guise de débat on ne peut voir que des spots, des chants patriotiques, des tables rondes où ne sont admis que les «spécialistes maison».Selon les vieilles méthodes du parti unique, les fonctionnaires sont réquisitionnés pour faire nombre dans les meetings présidentiels.Les autobus aussi, pour amener les «masses» là où leur enthousiasme pourrait laisser à désirer.Il en a été ainsi la semaine dernière dans une Kabylie toujours frondeuse et où les habitants ont mal digéré d’être, il n’y a pas si longtemps, traités de «nains» par le président.Du coup, plus de 600 autobus ont amené la claque à Tizi au cas où.Résultat environ 5000 personnes dans le stade de la principale ville de Kabylie.Auparavant des travaux «d’embellissement» avaient soudainement rendu le paysage aussi fleuri qu’une serre hollan- daise et fait disparaitre tous les graffitis et slogans hostiles au pouvoir, ultimes vestiges du «printemps noir» de 2001, où la répression d’émeutes avait fait 126 morts et des milliers de blessés.Pendant que les habitants de Tizi Ou-zou, «indifférents, vaquaient à leurs occupations», comme le fait remarquer l’AFP, un groupe de jeunes n’a pas cessé de perturber le discours présidentiel dans le sta4e du 1'’-Novembre, avec les célébrés slogans de 2001: «Ulac smah ulac» (Pas de pardon).«Pouvoir assassin».Soucieux de rassurer les défenseurs de la culture berbère, le chef de l’État lançait, lui, plusieurs fois: •Nous sommes tous des amazighs» (berbères).A la sortie du stade, des jeunes ont lancé quelques cailloux en direction des forces de police qui n’ont pas répondu.L’«embellissement» de Tizi sera au moins à l’origine d’une blague qui fait fureur «Si seulement Bouteflika pouvait venir chez moi, on me repeindrait tout.» «Dieu m’a choisi» Le clou de cette campagne menée tambour bat- tant a eu lieu lundi soir lors de sa clôture a la Coupole du 5 juillet, à Alger.Réquisition d’autobus pour acheminer a partir des wilayas (préfectures) environnantes les personnes devant assister au dernier meeting présidentiel, consigne aux travailleurs des administrations et des entreprises publiques de l’Algérois d’y assister: dispositif parfaitement rodé, salle archi-comble et chauffée depuis le début de l’après-midi.Le speech présidentiel pouvait conTmencer devant un parterre taillé sur mesure: les chefs de l’AlS, l’ex-bras armé du Front islamique du salut qui appellent à voter oui, les autres étant interdits de parole, des ministres du FLN et pas mal de hauts gradés.Un poete «chante» les vertus de la réconciliation et plus encore celles de l’homme qui a l’a «initié».Le président peut entamer un long morceau de bravoure, fait de phrases courtes martelées souvent deux ou trois fois, parfois plus.Versets coraniques a l’appui, Abdelaziz Bouteflika «raconte» l’histoire de l’Algérie: les origines de ses ressortissants, la crise, la paix, l’islam, le terrorisme — «certains, du jour au lendemain sont devenus zinzins (taktak en arabe] et ont rejoint les montagnes» —, la fuite des cerveaux, le pardon, avant de souligner au passage qu’il ne doit «sa place» a personne car «Dieu m’a choisi pour cette responsabilité [.]».Une allusion aux conditions — que le chef de l’État voudrait voir oubliées une fois pour toutes — de son arrivée au pouvoir en 1999, quand l’armée l’y installa après que tous les autres candidats s’étaient retirés de la course [>our «ne pas cautionner une élection jouée d’avance».Les belles d’Algérie «Aujourd’hui, je demande aux veuves, aux mères de victimes et de terroristes, aux orphelins de m’ordonner de voter oui!» Abdelaziz Bouteflika, qui se dit «médecin de l’Algérie», se fait charmeur pour dire son admiration pour «les belles d’Algérie», qu’il invite à aller voter oui et a amener «leur mari, frère et fils» à en faire autant.Objectif: tirer enfin un trait sur ces 10 ans de guerre civile devenue, par la grâce du 11 septembre, le premier combat à grande échelle contre le terrorisme.«Ce qu ’a fait le terrorisme, même le colonialisme n’a pas osé le faire: éventrer des femmes et égorger des enfants et des vieillards», lancera celui qui a provoqué une grande perplexité à Paris en faisant le lien «entre les fours crématoires et la répression coloniale» pour obtenir une repentance de la France à l’occasion du traité d’amitié qu’Alger et Paris doivent signer avant la fin de l’année.Pendant le discours, quelques femmes qui brandissent des portraits de disparus sont évacuées discrètement mais très fermement.Abdelaziz Bouteflika tente une nouvelle synthèse acrobatique sur le problème identitaire de l’Algérie.«Le peuple algérien séculaire est amazigh, arabisé par l’islam qui a de tout temps fait notre véritable force dans les grandes épopées qui ont jalonné notre histoire.L’apres-référendum?«Seul Dieu décidera.» Le président remarque des mouvements dans la salle qui s’est vidée au fur et à mesure qu’avançait le discours.«Je ne voulais pas être radoteur devant vous.Le 29, nous aurons une nouvelle histoire», s’interrompt-il en mettant un point final a son intervention.Acclamations de ses partisans.Tout au fond, une femme à la voix a peine audible lance: «El ho-gra! Les plus puissants mangent les plus faibles.» Libération «Le vrai ciment de ce peuple n’est ni l’amazighité ni l’arabité mais l’islam » I LE DEVOIR.LE MERCREDI 28 SEPTEMBRE 2005 B 2 ?LE MONDE* Irak : le scénario rêvé de Washington est mis à mal L’adoption d’une constitution rejetée par les sunnites, et l’élection d’un gouvernement dominé par les chiites et les Kurdes pourraient accélérer la désintégration de l’Irak AU JASIM REUTERS Un écolier irakien regardait un véhicule qui a explosé à Bagdad hier.SSJU'u’WPii'*- .•¦•ZL.¦9 ¦mi • ,'e***- AftlBlXTS*' ALISTAIR LYON Londres — Des communautés rivales rassemblées autour d’une constitution démocratique; une insurrection matée par des forces de sécurité irakiennes prenant peu à peu le relais des soldats américains et britanniques: voilà le scénario rêvé échafaudé en Irak par les Américains.Stratégie réaliste ou fantasme?Tout dépend du calendrier envisagé, pourrait-on répondre, mais les plus sceptiques craignent que le temps ne fasse qu’pggraver la situation.A Washington et à Londres, les autorités claironnent que leurs troupes resteront en Irak aussi longtemps qu’il le faudra pour stabiliser la situation, en dépit d’une insatisfaction grandissante de leurs opinions publiques choquées par les violences quotidiennes dans ce pays.Or, selon un responsable britannique du Foreign Office qui souhaite rester anonyme, «le passage de témoin entre les forces américano-britanniques et les forces de sécurité irakiennes sera un processus à long terme».Les fondements de la politique américano-britannique en Irak, tant en matière politique que dans le domaine de la sécurité, peuvent apparaître fragiles face au défi posé par une sanglante insurrection qui a fait des milliers de morts parmi les civils irakiens.Plus de 2000 soldats américains et britanniques ont eux aussi péri en Irak depuis l’invasion du pays en mars 2003.Plus préoccupante, la confrontation survenue ce mois-ci à Bassora entre les forces britanniques et des policiers irakiens dont ils assuraient la formation a suscité de sérieux doutes quant à la compétence et à la loyauté des forces irakiennes.«C’est un problème très grave», estirne-t-on au Foreign Office.Le conseiller irakien à la Sécurité nationale a reconnu lui-même que des insurgés s’étaient infiltrés au sein des forces de sécurité.Des milices liées, pour certaines, à des partis représentés au gouverne-ment, étendent leur influence dans les rangs de la police, de l’armée et au sein de l’administration, a déploré lundi l’ancien premier ministre chiite lyad Allaoui.«Nous voyons bien que les milices prennent le dessus maintenant, que l’attribution de postes dans les différents ministères se fait le plus souvent sur la base de l’appartenance à telle ou telle faction.Elles commencent aussi à s'infiltrer dans l’appareil de sécurité», a dé- claré Allaoui.Une tendance cadrant mal avec l’instauration en Irak d’un état de droit «Qui va appliquer les jolis principes de la constitution?», s’interroge Charles Tripp, historien à l’école des études africaines et orientales de Londres (SOAS).«Le clientélisme, le favoritisme et la force sont en train de reprendre le dessus au niveau régional.» Les sunnites, privés de dirigeant depuis le renversement de Saddam Hussein, sont rongés quant à eux par un ressentiment qui va au-dela des arguties sur le contenu de la constitution.«Ils éprouvent une peur viscérale de ce que sera l’équilibre des pouvoirs dans l’Irak d’après-guerre», estime Tripp.Les Irakiens voteront en octobre à participer au référendum sur la constitution qui sera suivi en décembre, par des élections.Ce processus est censé contribuer à stabiliser un Irak sur les rails de la démocratie.Si l’on en croit l’International Crisis Group, un institut de réflexion spécialisé dans les zones de conflit l’adoption d’un projet de constitution vivement rejeté par les sunnites et l’élection d’un gouvernement dominé par leurs rivaux chiites et kurdes pourraient accélérer la désintégration de l’Irak.Dans un rapport publié lundi, ICG prédit que «la descente tant redoutée de l’Irak vers la guerre civile et la désintégration, accompagnée d’expulsions dans les secteurs à population mixte [dont ceux de Bagdad, Bassora, Mossoul et Kirkouk] pourrait devenir une réalité».Ce pessimisme n’est pas de mise — officiellement — à Washington et à Londres.Mais pour Toby Dodge, analyste au Queen Mary College de l’Université de Londres, le projet de constitution vise avant tout à rassurer l’opinion publique américaine.«Les Américains ont été à l’origine d’une série de gestes théâtraux tels que la création d’un conseil de gouvernement irakien, les élections de janvier et, maintenant, la constitution», estime-t-il.«Aucun d'entre eux n’a amélioré la situation en Irak.La plupart l’ont aggravée.» Non sans ironie, Dodge juge positive la mobilisation des sunnites pour empêcher l’adoption de la constitution — ce qui pourrait se produire si deux tiers des électeurs dans au moins trois provinces la rejettent «Cest la première fois que des communautés auparavant coupées du processus démocratique se sont montrées prêtes à y prendre part», soulignet-il.«C’est la preuve d’une participation des sunnites extérieurs au jeu politique officiel et opposés depuis le début à l’occupation.Reuters LES PETITES ANNONCES AVIS DE DECES loi PtOPRlftft À VENDRE VILLAGE MONKLAND Residence unique en plein cœur du Village Monkland Celle remarquable propnélé de N.DG , photographiée dans des magazines de décor, a été Iota-lemenl rénovée et convertie en une résidence de luxe exceptionnelle.Cette maison de rêve est vendue meublée Environ 5500 pi2 répartis sur 3 étages incluanl un demi sous-sol.Terrasse d'environ 750 pi?sur le toit Peut aussi être utilisée en duplex ou convertie en 3 condominiums d’environ 1840 pF chacun Prix 1 150000$ 450-538-3499 Faites une visite virtuelle à www.residencemonkland.com L0NGUEUIL Cottage détaché 3 c.c.s.s.fini avec foyer au gaz, cuisine en chêne, piscine 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convictions politiques, la langue, l'ongine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap LAURIER HUTCHISON 4 1 2 rénové, 5 electros stat mdus 1 mois gratuit avec bail 1 an.2 mois gratuits avec bail 2 ans.Libre.1 395$ 514 924-4383 514-844 '275 Moreau Sherbrooke • 1500 p.c.R -de-ch aspect loft, rénové, bois franc, alarme, stat.lardm, 2 mm.métro (514) 848-9770 206-9770 NDG h ge Monkland.2 mm metro, rénove, bo*$enes.semi-meuWé.buandene pnvees-soi, stat t 800$m 514-483-3004, 514-762-2324 OUTREMONT - 512 Enlace theétreOutremont Lavsech fngo.poêle lav-vas Pi bois franc Tout rénové 1300$ 514-824-2827 OUTREMONT - Cottage rénové contemoora-n meuble, jardm.stationnement 3 000$mois (Chauffage éèctncite compas» Mm 3 mo-Ÿs - -,C\’ V?-.o wm ¦ ^ ,,s.• ¦ jAW:;.ï*3fv 1 de génération ?Les baby-boomers voulaient changer le monde.Cest à votre tour.müà , fii - ^ | ¦Ris" ¦ « ^ss*l© Ce texte a été écrit en réaction à l’article saæaaiia «C'est ma génération que vous attaquez!» de Louise Caroline Bergeron (Le Devoir, 22 septembre 2005).HÉLÈNE GLAY Eastman adame Bergeron, Je dois vous avouer que votre longue lettre de hargne à l'égard de ma génération m’a donné froid dans le dos et, pour tout dire, m'a fait peur.Votre génération est-elle donc si remplie de haine à l’égard de la génération de vos parents?Si vous exprimez réellement le sentiment de toute votre génération, quel sort réservez-vous aux personnes âgées que nous deviendrons?Il est heureux que la génération qui monte souhaite faire les choses différemment de ce qu'a tait la génération qui précède, et c’est exactement ce qu’a fait la génération des baby-boomers.Rappelez-vous que lorsque les baby-boomers sont nés, le monde occidental sortait d’une horrible guerre, les villes européennes étaient littéralement à reconstruire, les prisonniers juifs tout juste libérés des camps de concentration nazis erraient alors que l’Amérique leur fermait les portes, mue par un abominable antisémitisme.Ici, au Québec, c’était l’époque duplessiste, l’époque où la société bien pensante était cléricale, où les pauvres restaient à leur place — inférieure — et les femmes restaient à la maison — soumises à leur mari.I^es grandes puissances avaient leurs colonies de «Nègres» et de «Chintoks».Vous nous accusez d'avoir été «occupés à divorcer, à exploiter les richesses naturelles au Québec et à se bronzer au soleil», il y a du vrai dans tout cela.Mais nous avons également créé les Nations unies, fait adopter dans plusieurs pays des chartes de droits et libertés qui ont fait reculer le racisme — sans le faire disparaître, malheureusement —, mais il y a eu une prise de conscience importante, les pays colonisés se sont libérés du joug colonial.Nous avons entrepris une formidable révolution féministe dont votre génération bénéficie.Nous avons mis sur pied des syndicats et des groupes sociaux qui ont fait reculer la pauvreté et ont instauré une meilleure égalité entre les citoyens.Nous avons mis en place un système d’éducation qui fait en sorte que vous êtes beaucoup plus instruits que nous ne l’étions.Nous avons mis sur pied un système de santé.Aujourd’hui, tous peuvent se faire soigner, peu importe l'état de leur portefeuille.Sans modèle Vous dites que «forts de nos crises et de s’être bâti nos propres repères, nous sommes collectivement plus responsables».C’est vrai que tous ces bouleversements ont ébranlé vos repères.Ma génération a souvent dû assumer des rôles nouveaux et sans modèle.La première femme ministre, avocate ou chirurgienne était pionnière, et ce n’était pas facile.Le premier tils d’ouvrier devenu notaire ou ingénieur a dû évoluer dans un milieu social qui ne lui était pas familier et s’adapter parfois avec bonheur, parfois à la dure.Maintenant, c'est à votre tour.Vous dites avoir «de l'ambition, des rêves différents des nôtres et adéquats pour votre réalité actuelle et l’avenir que vous voulez paisible, ouvert et affectueux pour vos enfiints».C'est très bien.Nous voulions changer le inonde que nos parents nous avaient légué et nous y avons mis du cœur.1 je inonde est imparfait et si vous avez le goût, à votre tour, de mettre l’épaule à la roue pour l'embellir, vous m’en voyez ravie.Il me plaît grandement que la génération que nous avons élevée affirme que «le monde est peut-être à pleurer, mais ça ne nous fait pas peur nous sommes déterminés et compétents, nous sommes ouverts d'esprit et acceptants.nous n 'avons pas peur d'essayer et nous préférons comprendre que juger».Il me semble que, finalement, nous n’avons pas si mal réussi notre tâche éducative.Personnellement, je n’aime pas ce que représente l'image que projette André Boisclair et cela n’a rien à voir avec- sa consommation de cocaine.Je n’aime pas cette expression de mépris que son discours distille envers ses aînés.Je ne demande pas qu’on admire nos frasques mais il me semble que notre passage dans l’histoire a quand même laissé des avancées positives pour l’humanité.Je crois que s'il nous reste un pays à bâtir, c’est ensemble que nous y parviendrons, dans le respect de nos différences.Confusion autour de la coke CLAUDE PARADIS Professeur de français, Cégep de Sainte-Foy Dans tout ce qui se dit au sujet d’André Boisclair et de sa consommation de cocaïne, il me semble qu’il y a une certaine dérive.Quelques défenseurs d’André Boisclair s’emportent parce qu’on s’attaquerait à la vie privée de ce dernier et dans un sens, je serais porté à leur donner raison.Que nous importe qu’un politicien, qu’un probable premier ministre du Québec ait consommé de l’alcool ou de la drogue, que nous importe même qu’il puisse continuer d’en consommer?D'autres avant lui en ont sûrement fait autant.Comme le souligne fiévreusement Louise Caroline Bergeron dans Le Devoir du 22 septembre dernier, presque tous les membres de la fameuse génération du baby-boom ont sans doute autant dérapé qu’André Boisclair, sinon plus.Cependant, je suis de ceux qui pensent qu’André Boisclair devrait se montrer encore plus transparent qu’il ne le fait présentement sur cette époque pas si lointaine de sa vie pendant laquelle il a consommé de la cocaïne.Contrairement à ce que prétend Mme Bergeron, consommer de la drogue, et en particulier de la coke, n’est pas nécessairement synonyme de plaisir mais aussi, et surtout de valeurs particulières.Parce que le problème avec la coke, contrairement à l'alcool, ce n'est pas uniquement la consommation qu’on en fait mais davantage les relations qu’on est alors obligé d’entretenir avec les pires réseaux de criminels.Quelle était la relation d’André Boisclair avec le monde des trafiquants ?La criminalité qui contrôle les faibles Le trafic de la drogue conduit directement au réseau de criminels le plus sévère, c’est-à-dire ceux qui cherchent à contrôler, à enrégimenter, à asservir les milieux les plus faibles d’une société.C’est par le trafic de la drogue que s’exerce le contrôle de la prostitution: dans ce domaine, on n’éprouve aucune gêne à détourner une jeune victime mineure si son corps peut apporter profits et plaisirs.C’est encore le trafic de la drogue qui est responsable des pires injustices et des pires actes de violence qui se déroulent parfois dans les régions les plus démunies du globe et même dans les quartiers plus défavorisés d’ici.Comment André Boisclair vivait son rapport à la consommation de cocaine?Comment se la procurait-il?En a-t-il suffisamment consommée pour être obligé d’entretenir des contacts réguliers avec un groupe criminel?Est-il assez détaché de ce réseau criminel pour occuper une fonction de défenseur des lois sociales?Comment justifie-t-il aujourd’hui le fait qu’il contribuait, par sa consommation, à un des plus importants problèmes criminels de notre époque?Parce qu'il veut exercer une haute fonction politique, André Boisclair doit nous rassurer.Y a-t-il un quelconque danger pour que des éléments de son passé de consommateur reviennent hanter le politicien?Quelqu’un du milieu criminel pourrait-il faire pression sur celui qui se retrouvera sans doute en situation de haut pouvoir?C’est cela qu'André Boisclair doit éclaircir, et rien d’autre.Et si certains individus voient dans la consommation de cocaine d’un probable premier ministre une raison de se réjouir sous prétexte que ce serait là le signe d’une vie équilibrée axée sur le plaisir, j’avoue en être sidéré: ce n’est rien d’autre qu'un geste irresponsable, voire dangereusement égoïste, et je ne saisis pas en quoi il serait souhaitable qu’un politicien possède ces qualités, surtout s’il aspire au poste de chef d'un parti appelé à prendre le pouvoir.Une question morale, uniquement DANIEL COUTURE Lac-Etchemin T * observe et j’analyse, pas intégralement mais fi-J nement, le discours d’André Boisclair depuis le début de la course au leadership du PQ.Cet homme possède à un niveau inégalé en politique active québécoise une intelligence vive et une éloquence tranchante, structurées et fondées sur la civilisation technicienne et la société de droit.Il a un discours sans vie, il s'agit d’un technicien et un clinicien de la politique du jour.Je n’ai pas le loisir de faire la démonstration complète de la justesse des conclusions de mon analyse, je ne donnerai qu’un seul exemple tiré de l’émission II va y avoir du sport présentée sur les ondes de Télé-Québec.A la question: «Aimez-vous le pouvoir?», Boisclair a répondu en substance: «Le pouvoir ne m'intéresse pas, ce qui m’intéresse ce sont les résultats obtenus en collaboration avec mes collègues.» A quoi Louis Bernard a très justement répondu en intimant à Boisclair.de façon répétée, l'ordre de le laisser parler «Vous ne connaissez pas ce que c'est qu’un poste de direction, vous n’obtiendrez pas de résultat sans exercer une direction ferme, forte, inspirante et compétente.» La réponse de Boisclair en dit très long^ 1 exercice du pouvoir implique la détention de 1 autorité qui, elle, implique nécessairement un engagement consistant et permanent envers le bien commun et ce qui est juste.Il ne s'agit pas d’une querelle de mots.L’exercice du pouvoir et de l’autorité implique un engagement intégral de la personne, et exige donc une intégrité morale de la personne par l’intégration effective de valeurs universelles.¦La perspective selon laquelle «les résultats» comptent d’abord implique et exige seulement une «efficacité technique».C’est Y homo faber dolë du «coffre a outils» — expression chère à Boisclair — de la raison instrumentale dans l'oubli de la sagesse de Yhomo sapiens.Agir plutôt que subir Le fondement de la morale n’est pas la détermination d’un ensemble de prescriptions impératives.La morale nous dit comment parvenir au bonheur.Le bonheur n’est pas une hallucination d’illusions agréables, éprouvées, perçues, senties, imaginées, pensées.Non, le bonheur est un état consistant «à être en acte», le bonheur réel résidant dans I’-agir-et non le «subir».M.Boisclair fournit lui-même une belle preuve de ce que je viens de dire en déclarant aux journalistes qui le talonnaient au Cégep de Lévis qu’il avait désormais trouvé le bonheur dans son engagement et son action politiques, tout en ajoutant qu’il ne voulait pas réduire sa vie à celle d'une bête politique unidimensionnelle.M.Boisclair, je ne souhaite rien de mieux au Québec qu’un leader qui aurait trouvé le bonheur! Mais si cela est si vous ne dites pas n’importe quoi, vous aurez l’obligeance de nous apprendre intégralement •la spirale», selon votre expression, qui vous a conduit à être heureux.Tout le monde sait que c'est surtout de nos erreurs qu’on apprend l'implacable réel.Mais si vous n'avez pas la décence de l’honnêteté minimale qui consiste en un minimum d’intégrité morale, si vous ne nous prouvez que vous êtes un homme capable d'engagement personnel authentique, et non une bête politique acéphale quoique bien munie d'un bon •coffre à outils», vous ne nous montrerez pas qu’on peut compter sur vous.J'exige de vous, M.Boisclair, que vous nous prouviez que vous savez vraiment ce que vous faites.Ce n’est pas pour rien que les mots essentiels de la philosophie de Socrate — une sagesse sans laquelle on dit n’importe quoi sauf ce qui importe vraiment — sont «connais-toi toi-même».Parce qu’il veut exercer une haute fonction politique, André Boisclair doit nous rassurer Du simple réalisme politique PHILIPPE NAVARRO Québec Louise Caroline Bergeron se désole d’être considérée comme adolescente par les «rédacteurs de journaux» (sic).Or sa prose trahit bien la révolte puérile inhérente à cet âge ingrat.«C'est ma génération que vous attaquez»: la voilà lancée, sabre au clair, a notre défense.Toute seule.Car sa philip-pique est basée sur un immense malentendu.Le minable jaunisme politique dont est victime André Boisclair n’a rien de générationnel.Ce ne sont pas des baby-boomers qui attaquent un X mais bien un clan qui en démolit un autre.Ça s’appelle P-O-L-I-T-I-Q-U-E.C'est un sport de combat.Et les journalistes adorent ça fait vendre de la copie.J’ai quitté le Plateau en 1998; la go-gauche conspirationniste, bien davantage que la drogue, y altérait déjà les intellects, mais alors là, chapeau.On y est sans doute toujours aussi branché, mais c’est a se demander sur quoi.Soixante millions pour le CHUM l’an dernier?Hello! Ça fait depuis les années 1920 qu'on en parle.Et de quels «procès secrets au Canada» s’agit-il, au juste?Quant à la pointe, elle tombe à plat: les trente-naires ont aussi des VUS, des seins refaits, des cuisines shinées.Pas loin.A Longueuil, c’est plein.Et que Mme Bergeron dorme tranquille: la méchante ZLEA n’est plus sur le radar.Fini.Depuis le 11 septembre 2001, à 8h46 du matin.C’est qu'il s’en passe des choses, au sud de la rue Sherbrooke.Et même à l’est de Papineau.On croit rêver lorsque Mme Bergeron — après un procès pour puritanisme allégué — reproche aux boomers de ne pas avoir été, en somme, assez conservateurs.C’est qu’ils divorçaient au lieu de raconter contes et légendes à leurs petits X II faut relire trois fois.Et c’est pas fini: un conseil des ministres composé de Joseph Facal et Françoise David?Avec Janette Bertrand et Amir Khadir?Et les Cowboys Fringants au complet?Et un frosté dur pour PM?C'est qu’il faut en prendre, du stock, juste pour «essayer les drogues de partout dans le monde*.Mais peut-être ai-je l'esprit trop étroit: je n’ai pas saisi l’ironie.11 faudrait que je change de pusher.Le Club Compassion peut-il traiter mon cas désespéré de réalisme politique?S’il faut absolument entrer dans cette fausse dichotomie générationnelle, j’affirme sans nuance que les boomers — et les Y — sont moins puritains que les X Et je n’en ai jamais vu un seul «refuser du plaisir» à un trentenaire (celle-là, je la pige toujours pas), ou «remettre en cause ses ompétences».A moins qu’il fut incompétent Ça arrive.Sur ma planète, on a davantage de trips personnels intenses et de lourdes responsabilités professionneUes avant 30 ans que bien de nos aïeux réunis.C’est pas qu’on est plus fins.C’est juste l’époque.•Assez d’automates à la langue de bois à Québec.* Bravo! J’en suis.Hélas, c’est précisément ce qui est reproché — avec raison — à la génération de politiciens professionnels que Mme Bergeron prétend défendre. B (î LE D E V 0 I K .LE MERCREDI 2 K SEPTEMBRE 2 0 0 5 ES SPORTS LE CANADIEN Mark Streit est passé du statut de vedette à l’anonymat complet FRANÇOIS LEMENU En venant tenter sa chance en Amérique du Nord pour la deuxième fois de sa carrière, Mark Streit a un double défi à relever.Il doit s’imposer sur la patinoire dans un contexte sportif qui lui est étranger.Il doit également s’adapter à un nouvel environne-mefit à l’extérieur de la patinoire.En Suisse, Streit est un joueur connu, voire admiré.Capitaine de l’équipe nationale, il a participé à toutes les grandes compétitions.Dans la rue, on le reconnaît facilement.En un mot, c’est une vedette.Mais à Montréal, Streit vit dans l’anonymat le plus complet.Il peut déambuler rue Sainte-Catherine sans que personne ne se retourne sur son passage.«En Suisse, je suis amsidéré comme un des meilleurs joueurs du pays, dit le sympathique défenseur âgé de 27 ans.7?suis capitaine de l’équipe nationale.Mais ici, personne ne sait qui je suis.Pour moi, cette adaptation représente un grand défi.» Streit meuble ses temps libres en envoyant des courriels et en téléphonant en Suisse à ses parents et à sa sœur.Il passe aussi beaucoup de temps avec le Tchèque Tomas Plekanec, son cochambreur.«Nous allons manger ensemble.On aime bien aussi le cinéma et la télé.Surtout les émissions de sport.» Streit est venu une première fois ep Amérique du Nord en 1999.A 21 ans, il a trouvé l'expérience difficile.Qui pourrait le blâmer puisqu'en une saison, il a joué dans trois ligues et fait partie de trois équipes différentes — les Falcons de Springfield (Ligue américaine), les Tiger Sharks de Tallahassee (ECHL), et les Grizzlies de Utah (IHL).De retour en Suisse, il a joué les cinq dernières saisons à Zurich.En 2004-05, il a marqué 14 buts et récolté 29 passes pour 43 points en 44 matchs.Défense de zone Streit participait hier soir à son quatrième match préparatoire alors qu’il lutte avec Ron Hainsey pour le poste de septième défenseur.«Je pense jouer un peu mieux chaque jour, dit-il.Mais je dois m'habituer à la dimension des patinoires ainsi qu'à un autre systè- me de jeu.En Suisse, nous jouons toujours le système d'homme contre homme.J'ai été dans ce système pendant dix ans.Ici, c’est une défense de zone.C’est très différent, c’est un autre monde, un autre niveau.Mais c'est un système que j'apprécie.Pour moi, c’est beaucoup mieux.» A titre de recrue, Streit a accepté cet été un contrat à deux volets comme le veut la nouvelle convention collective.«J’aurais préféré un contrat de la Ligue nationale mais ce n était pas possible.Le choix était finalement assez simple.Je signais ou j’oubliais mon rêve de jouer dans la LNH.J’ai signé car il s’agit d’une possibilité unique dans ma carrière.Je suis certain que j’aurais regretté ma décision si j'étais demeuré en Suisse.» Streit risque de se retrouver à Hamilton à la fin du camp d’entraînement à un salaire de 75 000 $.Si c’est le cas, il travaillera encore plus fort afin d’être le premier défenseur rappelé en cas de blessure ou de transaction.Presse canadienne HOCKEY Les premiers mois de la saison vont influencer les choix des J0 de Turin PIERRE LEBRUN Toronto — C’est une année olympique, une raison de plus donc pour connaître un bon départ dans la LNH si on veut être choisi pour représenter son pays à Turin.Et ça vaut encore davantage pour les hockeyeurs canadiens qui sont nombreux à se faire la lutte.«Iljiiut connaître une bonne première moitié de saison si vous voulez qu ’on vous remarque», a constaté le jeune marqueur des Bluejackets de Columbus Rick Nash.Il y a bien eu un camp d’orientation à Kelowna en août, mais ce sont les performances d'ici la date limite du 22 décembre qui vont coqipter.I-e directeur administratif d'Equipe Canada Wayne Gretzky en a déjà plein les bras avec sa nouvelle tâche d’entraîneur des Coyotes de Phoenix, mais il continue de suivi e la situation avec tout son personnel.1rs dirigeants se sont déjà parles à quelques reluises depuis le camp tenu en Colmbie-Britannique et Gretzky va continuer de convoquer des conférences téléphoniques sur une base plus régulière encore.« Wayne a tout dit quand il a déclaré qu’il choisira les meilleurs joueurs disponibles au bon moment, ceux qui jouent leur meilleur hockey, a rappelé le défeifieur Rob Blake de l’Avalanche du Colorado.Ça ouvre la porte à de vrais bons joueurs qui n’apparaissaient peut-être pas sur les premières listes.» Paul Kariya, qui a représenté le pays en 1994 et 2002, est un de ceux qui n’ont pas été invités à Kelowna, mais espère être choisi compte tenu de ses performances lors des premiers mois de la saison.«ftai eu la chance de participer aux Jeux à deux reprises et faimerais certainement y retourner de nouveau», a commenté la nouvelle acquisition des FVedators de Nashville.D'autres, assurés d’aller à Turin, n’en sont pas moins excités.C’est le cas de Martin Brodeur, qui a raconté que ses enfants ont déjà réclamé leur passeport et sont prêts à partir.«Je ne peux pas me permettre de les décevoir», a-t-il ajouté.Presse canadienne F O O T HALL m CHIP EAST REUTERS dans la défaite de (.had Pennington s’est blessé de nouveau à l'épaule droite au troisième quart 26-20 en prolongation des Jets de New York contre les Jaguars de Jacksonville, dimanche.Un autre coup dur pour le quart-arrière Chad Pennington Hempstead, New York — Les Jets de New York, en désespoir de cause, ont fait appel à Vin-ny Testaverde, âge de 41 ans, hier, pour combler les pertes du quart partant Chad Pennington et de son substitut Jay Fielder.Les deux joueurs ont subi des blessures à l’épaule et ne reviendront pas au jeu cette saison.En se tournant vers Testaverde, qui a joué avec les Jets de 1998 à 2tX>3, l'équipe espère qu’il pourra seconder l'inexpérimenté Brooks Bollinger, qui doit entreprendre le match de dimanche contre les Ravens de Baltimore.«Je suis excité, heureux, nerveux, impatient.J’éprouve tous ces sentiments à l’idee de jouer de nouveau avec les Jets, a confié Testaverde.Si je n’avais pas de grandes attentes, je ne serais pas revenu ici.* Pennington et Fiedler ont pris le même vol en direction de T Alabama, hier afin d'aller consulter le Dr.James Andrews, le réputé or- thopédiste qui a opéré Pennington à la coiffe du rotateur de l’épaule en février.«Je prewis que ni l’un ni l 'autre ne reviendra au jeu cette année», a révê-k' l’entraîneur Hennan Edwards.Pennington s’est blessé de nouveau à l’épaule droite au troisième quart dans la défaite de 26-20 en prolongation contre les Jaguars de Jacksonville, dimanche.Fiedler a remplace Pennington et a été terrassé à son tour au début du quatrième quart.Edwards a mis en évidence que la déchirure de Pennington, diagnostiquée tors d'un examen d’imagerie par résonance magnétique lundi, avait endommagé une autre partie de son epauto cette fois.«C’est un coup dur.J’envisage qu 'il sera indisponible pour toute la saison, a poursuivi Edwards.Je ne me suis jamais retrouve dans cette situation de perdre mes deux quarts en l ’espace de sept jeux.• Edwards est d'autant plus triste pour Pennington qu’il sait tout ce que le quart-arrière a enduré au début de cette année après avoir joué en dépit d’une blessure pendant la majeure partie de 2004.«C’est difficile à accepter pour moi car nous savons tout le travail qu ’il a investi, a dit Edwards.Les médecins ont fiait en sorte qu’il puisse revenir au jeu cette saison.Que peutim dire à un gars dans cette situatùm?H.liera tout ce qu ’il peut pour revenir.Mais c’est dur.Il est décourage.» Testaverde a mene les Jets au match de championnat de l'Association américaine en 1998 et il agissait comme quart partant avant d'ètre remplacé par Pennington en 2002.D s’est retrouve à Dallas f année dernière mais il ne portait les couleurs d'aucune équipé de la NFL en 2005 — jusqu'au moment où il a reçu l’appel de Edwards, hindi.Il s'est entraîné hier et a signé un contrat pour le reste de la saison.Associated Press De retour devant le sénat BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est CHIP EAST REUTERS CETTE FOIS , les dirigeants de la Ligue nationale de hockey et de l’Association des joueurs seront munis d’une politique antidopage lorsqu’ils se présenteront de nouveau aujourd’hui devant le comité du sénat américain.Le commissaire de la LNH Gary Bettman et le directeur exécutif de l’AJLNH Ted Saskin témoigneront sous serment devant le comité du sénat sur le commerce, les sciences et les transports — l’un des quatre comités du congrès qui se penchent sur l’utilisation des stéroïdes dans les sports aux États-Unis et sur la possible nécessité de lois fédérales qui fixeraient des normes.Les dirigeants du hockey seront accompagnés du commissaire du baseball majeur Bud Selig, du responsable de l'association Donald Fehr, du commissaire de la NFL Paul Tagliabue et de son homologue de l'association Gene Upshaw, du commissaire de la NBA David Stern et du président de l’association Antonio Davis.Les meneurs des ligues et des associations seront invités à commenter l’avant-projet tel que proposé par le comité.G P Moy.Dift Atlanta 89 68 567 — Philadelphie 84 73 535 5 Floride 80 77 510 9 New York 79 77 506 91/2 Washington 79 78 503 10 Section Centrale G P Moy.Diff x-St.Louis 97 60 618 —t Houston 85 71 ,545 11 1/2 Milwaukee 78 78 .500 181/2 Chicago 77 79 494 191/2 Cincinnati 72 84 .462 241/2 Pittsburgh 63 94 401 34 Section Ouest G p Moy.Diff San Diego 77 79 494 San Francisco 74 82 474 3 Arizona 72 84 462 5 Los Angeles 70 86 449 7 Colorado 65 91 417 12 x - champion de section Hier N.Y.Mets à Philadelphie Washington en Floride Colorado à Atlanta Cincinnati à Milwaukee Pittsburgh à Chicago Cubs Houston à St.Louis San Francisco à San Diego Arizona à Los Angeles Aujourd'hui N.Y Mets à Philadelphie.19h05 Colorado à Atlanta.19h05 Washington en Floride, 19h05 Cincinnati à Milwaukee.19h35 Pittsburgh à Chicago Cubs, 20h05 Houston à St.Louis, 20h10 San Francisco à San Diego, 22h05 Arizona à Los Angeles, 22h10 HOCKEY MATCHS HORS CONCOURS DE LA LNH Hier N.Y.Islanders à Philadelphie Boston à Montréal Buffalo à Toronto N.Y.Rangers au New Jersey Columbus à Pittsburgh Dallas à St.Louis Detroit au Colorado Calgary à Edmonton San José à Los Angeles Aujourd’hui Ottawa à Buffalo, 19h Columbus à Detroit, 19h30 Boston c.Montréal, 20h (à Moncton) St.Louis à Dallas, 20h30 Edmonton à Calgary, 21h00 San José à Phoenix, 22h00 Vancouver à Anaheim, 22h30 « HW .M Normand Brathwaite et Kevin Harrison Michael Ross, vice-president administration et chef de la direction financière au Groupe Bell Nordiq Inc Normand Brathwaite, animateur de la soirée et porte-parole de DMC/Ûuébec et Kevin Harrison, initiateur de l'événement,vous invitent cordialement à la 8e édition du Gala Kevin Harrison Le mardi 4 octobre 2005 à 18 h 00 Hôtel Hilton Montréal Bonaventure Cocktail, encan silencieux, encan crié et souper-spectacle Une belle soirée en perspective dans une atmosphère conviviale et humoristique! M,cl Billet 275 S/ personne Pour réservations et informations (514) 393-3522 poste 232 ou 1 800 567-2236 poste 232 AM Dystrophie musculaireCanada une action musclée Merci aux commanditaires ^Québec li.I)E\0IH Audi CGI AIR CANADA % BMO Groupe financier HSBC Votre banque oarrovrr dans le nxtnde SAO BANQUE NATIONALE Deloitte.Satmee WrTMwtte I Wn solotech B G II Nordiq •oaotw _ uo,lt D'ABORD, cmwm* LK SKRVICi.Vinullil é
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