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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2005-09-30, Collections de BAnQ.

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\ m LE It E V (I I H .LE Y E V It K E I) I :i 0 S E »* T E M K R E i (I 0 Â CTUALITES TABAC «Les compagnies de tabac sont vues comme les méchants, et probablement avec raison avec toutes ces histoires d'avoir caché des recherches sur les effets de la cigarette.Mais ce qui est un peu choquant dans cette loi, c'est que l'État utilise son pouvoir législatif pour changer les règles du jeu pour une seule cause» CHINE SUITE DE LA PAGE 1 prend vite l'allure d'un vaste casse-tête chinois où les sino-touristes ont l’embarras du choix.Depuis 10 ans, les voyageurs à l’étranger au départ de la Chine ont augmenté d'environ 20 % par année, selon un document que vient de publier Tourisme Montréal, Le marché touristique de la Chine continentale.Pour l'instant, les pays limitrophes ont la cote.Du côté canadien, les destinations sont la Colombie-Britannique (36 %), pour des raisons géographiques et démographiques, et l’Ontario (37 %), pour des raisons.torontoises.Pour Niagara Falls aussi, quand même.Le Québec, lui, récolte 17 %.Mais, dès 2007, •nous pourrions accueillir 100 000 Chinois, par rapport aux 25 000 de l’an passé, estime le président-directeur général de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, aussi président de la CCT.Depuis qu'elle a décroché son SDA, il y a deux ans.l’Australie a multiplié par cinq l’afflux de ses visiteurs chinois.» Si les voyages à l’étranger restent l’apanage d’une minorité de Chinois, moins de 0,1 %, en fait, il faut dire que, sur une population de 1,3 milliard, les plus minuscules pourcentages font rapidement grimper les statistiques en nombres absolus.Comme d’autres, le vice-président distribution du Groupe Transat, Philippe Sureau, joue toutefois de prudence: •Bien sûr, on ne peut pas rester indifférent devant un tel marché potentiel, mais les économistes nous ont appris à nous méfier des multiplicateurs, et ça demeure des chiffres modestes chez nous.» Transat n’hésite pourtant pas à organiser depuis quelques années des missions chinoises pour sa division aérienne et son voyagiste «réceptif» qui accueille des touristes, Jonview Canada.Pourtant reconnus pour être de grands consommateurs érigeant le magasinage au rang de sport national, à peine 6 % des Chinois détiennent une carte de crédit., ce qui représente tout de même prés de deux fois et demie la population du Canada! On dit que voyager seul n’est pas leur tasse de thé, sauf pour ceux qui parlent anglais et les plus riches accompagnés d’un interprète.La langue d’usage fait d’ailleurs partie des lignes directrices auxquelles devront se conformer les voyagistes «qualifiés et autorisés» à accueillir ces touristes chez nous.Des lignes de conduite, devrait-on dire?Outre les services dans la langue de Confucius, notons cellesci, par exemple: •Veiller à ce que les membres du groupe soient supervisés en tout temps et rapporter immédiatement toute fuite.» Dans certaines destinations autorisées, des officiels chinois n’ont pas manqué de regimber, récemment, devant le manque de «contrôle» des troupes lors de voyages de groupe: une désertion est si vite arrivée.Et parmi les conseils à nos agences réceptives qui voudront se frotter à ce marché, le document de Tourisme Montréal reproduit ceci: «Certains sujets, tels les droits de l’homme ou encore les mouvements indépendantistes régionaux, restent délicats.Il faut donc savoir les aborder avec grand soin et diplomatie.» Autrement dit, on demande aux voyagistes d’imiter les politiciens aveuglés par le pouvoir de la marée jaune.Chez les guides touristiques, toutefois, on est bien loin du compte.Actuellement, les Québécois qui parlent le chinois et détiennent le permis de guide obligatoire à Montréal et à Québec se calculent sur les doigts de la main.Pour la présidente de la World Federation of Tourist Guide Associations, la Montréalaise Ruby Roy, «il est très difficile de solliciter les Chinois pour un travail si peu considéré dans leur culture, où on a tendance à confondre serviçe et servitude.Chez eux, ce sont souvent des boursiers de l’Etat que le gouvernement “assigne” à la tâche».Les touristes chinois sont aussi réputés pour leur horaire chargé à destination.«Ils peuvent faire le Québec et l’Ontario en trois jours, poursuit Ruby Roy, qui parle elle-même le mandarin.La journée commence très tôt et leur escapade montréalaise peut se résumer à l’église Notre-Dame, avec la photo d’usage, et au Biodôme.Puis ils seront en route vers Québec avant llh.» Un tourisme d’autobus?Actuellement, les touristes chinois proviennent de milieux citadins et seulement un adulte sur dix a voyagé outremer, depuis les trois villes principales, soit Pékin, Shanghai et Guangzhou.Un tourisme d’autobus ou un tourisme haut de gamme, le marché chinois?En tout cas, certains craignent qu’une telle levée soudaine de l’interdit n’entraîne une indésirable ruée sur tout ce qui bouge en clichés éculés, après des années d'efforts pour élever les standards de qualité.Aussi, les inquiétudes sont grandes quant à la pression à la baisse que pourrait exercer une telle demande de masse sur les tarifs en vigueur.Chose certaine, jamais un pays n'aura dicté d’exigences d’accueil aussi pointues.Jusque dans le détail des chambres à coucher, que les hôtels devraient préférablement munir d’une bouilloire, de thé, d’une brosse à dents, de dentifrice et.de pantoufles.Et surtout ne pas attribuer une table, une chambre ou un étage comportant le chiffre 4: cela porterait malchance, tout comme les baguettes déposées sur l’assiette plutôt qu’à droite du couvert Le service?Rapide et efficace il sera, puisque les Chinois auraient l’habitude de se lever de table aussitôt le repas terminé.Aussi, ils auraient vite soupé de la gastronomie française et seraient portés sur les mets.chinois.D est écrit dans le del, et en caractères chinois, tiens, pour suivre le courant que le décollage effréné de ce pays représente un terrain de jeu fantastique pour les entreprises d’id et d'ailleurs.Et que la déferlante vers la consommation y sera non seulement irréversible, mais peut-être l'un des plus importants mouvements de marché depuis la guerre de l'opium.Cela, en dépit des trouble-fête qui rient jaune devant quelques zones grises telles les disparités sociales de ce pays, véritable rouleau compresseur qui change plus vite que son ombre, mais où seulement 1 % de la population détient près de la moitié des richesses et dans lequel 30 millions de personnes sont toujours privées d’électridté.Sur le plan touristique, comment la République populaire de Chine répondra-t-elle à l’appel du large québécois et canadien?Trêve de prévisions ronflantes, il faudra éclairer nos lanternes au-delà des scénarios de fortune cookies parce que, à ce chapitre, c'est encore largement du chinois.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 l’exemple de la Colombie-Britannique sans perdre un instant.Selon ses estimations, les provinces déboursent quatre milliards par annee en soins de santé à cause des méfaits du tabac.De l’argent qu'elles pourraient maintenant réclamer.«C’est une victoire retentissante.Enfin, l’industrie du tabac devra répondre de ses actes devant les tribunaux», a-t-il dit hier.Publicité destinée aux enfants, négations des torts liés au produit, mises en garde inappropriées: «si les cigarettes étaient inventées aujourd’hui, elles seraient interdites», a dit M1 Cunningham.«Aucune industrie n'a fait preuve d'une conduite aussi répréhensible et n’a fait autant de dommages.» Québec y songe L’actuel ministre fédéral de la Santé, Ujjal Dosanjh, agissait à titre de procureur général de la Colombie-Britannique de 1995 à 2000.A ce titre, il a participé à l’élaboration de cette loi unique en son genre.«Je suis très content de voir que les actions entreprises des années plus tôt ont finalement porté leurs fruits.C’est un jour important pour la Colombie-Britannique», a-t-il commenté hier.Le gouvernement n’a jamais nourri l'ambition de mettre les compagnies de tabac en faillite avec cette loi, a dit M.Dosanjh.«Mais les gouvernements peuvent légitimement prétendre, au nom des citoyens, recouvrer les dommages causés par les produits du tabac.» La cigarette est tout aussi singulière que la loi.«S’il est consommé comme les instructions le recommandent, ce produit va vous tuer.Ça fait une grande différence», a lancé le ministre Dosanjh.A Québec, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a indiqué que le jugement fait l’objet d’un examen par le ministère de la Justice.«Tout ce qui permet de récupérer des sous pour la santé, c’est alléchant.Mais il faut voir l’aspect pratique de la chose», a-t-il dit Selon le ministre Couillard, il y aurait «plusieurs centaines de millions de dollars sinon des milliards» à recouvrer.La tâche s'annonce cependant plus difficile qu’elle n’y paraît.«La preu ve à monter pour une cause semblable, d’après nos experts légistes, n’est pas aisée.C’est une chose d'avoir la capacité constitutionnelle de lancer une poursuite, c’en est une autre de le faire avec une chance raisonnable de succès», a-t-il expliqué.Un fardeau allégé La décision de la Cour suprême bouleverse non seulement les rapports entre l’industrie du tabac et l’Etat.Elle jette aussi un pavé dans la mare juridique.La loi dont s’est dotée la Colombie-Britannique assouplit de façon considérable le fardeau de la preuve que devra présenter le procureur gé- SUITE DE LA PAGE 1 à tuer, à commettre des atrocités et à obéir à des sergent ou des commandants qui commenceront un peu plus tard à abuser d’elle sexuellement Quand China finit par s’enfuir de l'armée natio-1 nale de libération (devenue entre-temps armée régulière après la victoire de son chef Yoveri Museveni) en 1995, elle a déjà donné naissance à deux enfants de pères différents, qu’elle doit abandonner.Elle a récupéré l’an dernier son fils de 15 ans et elle entreprend les démarches nécessaires pour retrouver sa fille de douze ans.«Je suis reconnaissante envers mon fils, qui m’a aidée à rester en vie», confiait-elle hier en conférence de presse.Aujourd’hui réfugiée au Danemark grâce à l’intervention du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU, China Keitetsi est devenue la principale porte-parole des quelque 300 000 enfants qui ont été recrutés comme soldats dans le monde.Environ 40 % de ces enfants sont des filles, en faveur desquelles la section canadienne francophone d’Amnistie Internationale et l’organisation Droits et Démocratie lançaient hier une campagne à Montréal, sous le thème «Filles soldats, filles soldées».«Les enfants soldats ne sont pas des monstres, plaide China.Ils peuvent devenir des personnes normales s’ils parviennent à exprimer leurs émotions.On peut encore les sauver.» China a trouvé au Danemark le soutien professionnel et affectif qui lui a permis «de recoller les morceaux» de sa vie.Le fait de raconter son expérience dans un livre intitulé La Petite Fille à la Kalashnikov lui a permis d'exorciser quelques démons, ce qui a contribué au succès de sa thérapie.Elle se trouve chanceuse de s'en être sortie, contrairement à tant d’autres victimes.Et pourtant, quand elle se remémore l’enfer qu’eDe a vécu, eUe a toujours «l’impression que c’était hier».Dans son cas, parler d'enfance volée ne relève pas du simple cliché.China ne possédé aucune photo d’elle-même avant l’âge de 13 ans.Elle dit ne pas se reconnaître sur celles qui la montrent en uniforme, une arme à la main.«Au début, on voulait que les commandants soient nos pères.Nous nous trahissions entre enfants pour attirer leur attention», raconte-t-elle.Quand vient le temps des | agressions sexuelles, il ne s'agit pas toujours à proprement parler de viols.«On se sentait en par-; tie fautive, mais on ne pouvait en parler à personne.néral dans sa réclamation au civil.Le gouvernement n’est pas forcé d'identifier les citoyens au nom desquels il intente un recours.11 n'a pas à établir que la maladie de chacun a été causée par la cigarette.11 n'est pas tenu de faire la preuve des dépenses qu’il a engagées à l’égard de chacune des victimes du tabac.L’Etat pourra tout simplement recourir à des éléments de preuve statistiques, épidémiologiques et sociologiques pour établir le bien-fondé de sa demande.Devant une réclamation du gouvernement, la loi oblige même le tribunal à présumer que les citoyens n'auraient jamais été exposés aux torts de la cigarette n’eut été des mensonges et omissions volontaia's véhiculés par l'industrie du tabac.Le fardeau de la preuve s’en trouve donc inversé.11 revient aux compagnies poursuivies de démontrer que leur comportement n’a pas incité les personnes à fumer et n'a pas contribué à les rendre malades.Une batterie d'avocats représentant les géants du tabac ont fait valoir en Cour suprême que la loi viole l’indépendance des tribunaux, mais sans succès.«Quoiqu’il en soit, les fabricants de tabac poursuivis [.] subiront un procès équitable au civil: ils ont droit à une audition publique, devant un tribunal indépendant et impartial, et ils peuvent contester les réclamations de la demanderesse et produire des éléments de preuve en défense», tranche la Cour suprême.Certes, les règles de procédures sont inédites, mais elles ne sont pas nécessairement injustes, estime la Cour.Sébastien Grammond, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, trouve la décision singulière.«Les compagnies de tabac sont vues comme les méchants, et probablement avec raison avec toutes ces histoires d’avoir caché des recherches sur les effets de la cigarette.NJais ce qui est un peu choquant dans cette loi, c’est que l’État utilise son pouvoir législatif pour changer les règles du jeu pour une seule cause», estime-t-il.l>e porteparole d’imperia] Tobacco, Yves-Thomas Dorval, a trouvé du réconfort dans le fait que les compagnies de tabac pourront faire valoir leur point de vue dans le cadre d'un procès.«Les intentions du gouvernement, c'est essentiellement de siphonner davantage d’argent des compagnies de tabac», a-t-il déploré.L’industrie a été confrontée à des poursuites similaires aux Etats-Unis.Après avoir promis de livrer une rude bataille légale, les compagnies ont conclu des ententes à l’amiable de dernière minute, en 1997 et en 1998, en acceptant de verser 245 milliards $US sur 25 ans à 46 Etats américains.Avec la collaboration de Robert Dutrisac et Alec Castonguay On se consolait en se disant que c'était normal.» «Et pour tuer, il fallait changer son cœur, on voulait prouver aux garçons qu'on pouvait aussi faire ces choses», ajoute China Keitetsi.AI et Droits et Démocratie dénoncent les pays où des enfants ont été enrôlés et, au premier chef, la République démocratique du Congo.Dans le cadre de leur campagne, les deux organismes invitent la population à écrire au président Joseph Kabila afin qu’il mette fin à cette pratique et mene à bien le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) déjà entrepris dans le pays.Ariane Brunet, coordonnatrice du programme sur les droits des femmes à Droits et Démocratie, déplore le fait que les filles soldats ne bénéficient pas aussi facilement des activités de DDR que les garçons.11 y a à cela plusieurs raisons, dont le fait que les filles ne sortent pas souvent du maquis en possession de leurs armes, ce qui les disqualifie.Quand elles ont accès aux programmes de DDR, ceux-ci ne prendraient pas toujours en compte leurs besoins particuliers, que ce soit en matière de santé reproductive ou pour les aider à récupérer les enfants qu’elles ont laissés derrière elles.Sans compter qu'en raison des préjugés, il est plus difficile pour les filles de se réinsérer dans la société à la fin des hostilités.Le résultat est que plusieurs d’entre elles hésitent plus longtemps à quitter leur environnement militaire.AI et Droits et Démocratie demandent également au public d'écrire des messages d’encouragement aux enfants soldats.Lors de son témoignage, hier, China Keitetsi affirmait qu'elle a trouvé beaucoup de réconfort en prenant connaissance de l’implication de jeunes militants du monde entier en faveur de ces enfants.On peut s’informer sur la campagne d’Amnistie en consultant son site Internet: www.amnistie.qc ca/filles_soldats.La campagne s’appuiera sur des affiches sans photos, parce que les filles soldats seraient la plupart du temps des «combattantes invisibles».On y verra simplement des formules-chocs, qui ressemblent aux ordres et aux commentaires aboyés par les chefs de guerre, telles que: «Tes une vraie bombe, petite», •Laisse-toi faire, petite, c’est la guerre» ou «Fais un homme de toi, ma jolie».Dimanche prochain, on pourra entendre le témoignage de China Keitetsi a la populaire (et controversée) émission de Radio-Canada, Tout le monde en parle.Le Devoir VOL SUITE DE LA PAGE 1 et Services gouvernementaux semblent eux aussi avoir de la difficulté à protéger leurs ordinateurs.Ils en ont perdu 57 de bureau et 14 portatifs, pour une valeur représentant 180 000 $.Ces perles ne sont pas les seules à attirer l'attention dans les livres des Comptes publics dévoilés hier.Ainsi, à Travaux publics, on a découvert cinq cas d’ex-travailleurs ou de leurs survivants recevant encore leur chèque de pension même s'ils étaient decedes.Des amis ou membres de la famille les encaissaient impunément.Ces cinq cas ont coûté en moyenne 80 000 $ chacun au gouvernement.De ce chiffre, Ottawa a renonce à recouvrer les deux tiers ou 240 (XXI $.Comment cela a-t-il pu se produire?«Des verifications sont en cours présentement», explique le porte-parole du ministère, Mario Baril.Lan dernier.Travaux publics a vérifié tous ses pensionnés de 100 ans et plus.Cette année, il s’intéresse à ceux de 90 à 100 ans.«Il y a des pourparlers actuellement avec d’autres ministères pour permettre des échangés d'information personnelle afin que des cas comme ceux-là ne se reproduisent pas.» A l'Agence canadienne de développement international, plusieurs fonctionnaires se fa sont coulée dote ce.En effet, 178 d’entre eux ont falsifié leurs réclamations de temps supplémentaire, dérobant ainsi au gouvernement 67 136 $.A cela s'additionnent les 4555 $ découlant de l’utilisation non autorisée de cartes de crédit du gouvernement, les 1740 $ en billets de taxi et les 220 $ recenses d'utilisation à des fins personnelles d’un téléphone cellulaire.•L’ACDI prend très au sérieux la perte de fonds publics et nous avons ouvert une enquête dans le but de récupérer ces sommes», a déclare hier le porte-parole Clément Bélanger.Pour l’instant, ces montants figurent dans 1a colonne des sommes dont la récupération n’est pas prevue.Le programme d’assurance-emploi, quant à lui, a remboursé des réclamations frauduleuses totalisant pas moins de 68 millions de dollars l’année dernière.De ce chiffre, près du quart a déjà été récupéré et le reste suivra.Seule une tranche de 1,6 million est considérée comme une perte sèche.la lecture des Comptes publics révèle par ailleurs bien des travers de la population canadienne, qui n’hésite pas à se servir à même les biens publics.Ainsi Parcs Canada s’est fait chiper un tuyau d’incendie (200 $), une marche d’escalier en aluminium (300 $) et Pèches et Océans, un lampadaire de quai (800 $)! Ali oui! On signale aussi 1a perte, à Affaires indiennes, d’un.taille-crayon d’une valeur de 10$.L’avis de recherche est lancé.Le Devoir Norbourg: Lacroix aurait personnellement détourné environ 28 millions $ Le PDG de 1a société d’investissement Norbourg, Vincent Incroix, aurait personnellement détourné environ 28 millions $, a rapporté hier Radio-Canada.La société télévisée d’Etat a obtenu les mandats de perquisition déposés en cour par les enquêteurs dans le cadre de cette affaire.Ces documents décrivent les stratagèmes utilisés pour camoufler les détournements de fonds, dont la création de faux documents et des falsifications comptables.In perquisition effectuée chez Norbourg et ses filiales, le,25 août, repose sur les témoignages volontaires d’Eric Asselin et de Jean Hébert, deux anciens vice-présidents finances de Norbourg, et sur les documents qu’ils ont fournis aux enquêteurs.Selon ces documents, au moment de la perquisition, le montant de 1a fraude présumée s’élevait à 93 millions $ chez la firme de gestion de fonds communs.In somme que le FD.G.de Norbourg, Vincent Incrobc, est soupçonné d’avoir détourné à son bénéfice exclusif s’élèverait à au moins 28,1 millions $.Selon les informations fournies par Eric Asselin, deux stratagèmes de falsification ont été mis en place pour masquer les pertes de Norbourg dans les rapports remis à FAME D’abord, de faux documents: par exemple, pour l’année financière 2(X)1-2(X)2, M.Incroix aurait demandé à M.Asselin de faire une failure de 325 (XX) $ au nom de Tersio Trust, une entreprise qui appartenait a M.In-croix.Le deuxième stratagème toucherait essentiellement les deux familles de fonds d’investissements, Norbourg et Evolution, dont les actifs étaient gardés à Toronto par fa firme Northern Trust Company.Tous les jours, un employé de Norbourg International aurait falsifié des rapports de Northern Trust pour masquer des détournements de fonds au bénéfice de Vincent Lacroix ou de ses entreprises.En plus des révélations de MM.Asselin et Hébert fa dénonciation repose aussi sur des documents préparés par le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE).Dés le 10 février 2005, bien avant la perquisition, fa CAN ATT a remis aux enquêteurs des documents relatifs a des filiales de Norbourg et à Vincent Lacroix.Ces documents, selon fa dénonciation, contiennent notamment les détails d’opérations bancaires, de virements et de dépôts en espèce.A la suite d’une enquête de plusieurs mois, l’AMF a gelé les comptes bancaires de Norbourg, le 25 août en plus d’ordonner le blocage, l’interdiction d’opérations sur les valeurs et la suspension des droits de l'entreprise, la firme gérait environ 2(X) millions $ provenant de 5000 petits investisseurs dans des fonds communs de placement et des portefeuilles institutionnels Jusqu’ici, aucune accusation n’a été déposée contre Vincent Lacroix Presse canadienne Le Devoir SOLDAT LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 E3 Plaee-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courrier redaction81edevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courrier avisdev@ledevoir.coin Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985,3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30al6h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 L* Devoir r* pubbe du hindi au samedi par 1* Devoir Inc dont le siege social est smie au 2050.rue De Bleury etage, Montreal (Quebec).H3A 3M9 D est imprime par Imprimerie Québécor St Jean.800.boulevard industrrLSaHH Jean mtr le Rirhebeu.drvnèon de knpnmenes Québécor Inr .512.rue Saint Jacques Quest.Montréal.l'agence Presse Canadienne e* autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dais Lt Devoir Ijt Devoir est distribue par Mesnagenes Dynamiques, division du Groupe Québécor Int .900.boulevard Saan Martm Ouest.lavai Envoi de publication — Knregntfrrmmt n 0858 lièpét legal Htbiartheque nationale du Quebrr.\ ? LE DEVOIR.LE VENDREDI 30 SEPTEMBRE 2 0 05 B 4 ?WEUi-EXI) CULTURE* THÉÂTRE jeunes publics Aller loin SOURCE MELANIE RUTTEN ‘ W4c* Agnès Limbos s’est posée à la Maison Théâtre, rue Ontario, pour nous raconter une histoire très dure: celle du vilain petit canard, dans la pièce Dégage, petit! DÉGAGE, PETIT! De et avec Agnes Limbos.Une production de la Compagnie Gare centrale de Bruxelles destinée aux enfants de 7 à 12 ans, présentée à la Maison Théâtre jusqu’au 9 octobre.MICHEL B É LAI K Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Agnès Limbos est en ville! Yeah! Cette fois-ci, la grande comédienne belge a traversé les grandes eaux et s'est posée à la Maison Théâtre, rue Ontario, pour nous raconter une histoire très dure: celle du vilain petit canard.Agnès Limbos, c'est une actrice exceptionnelle, toutes catégories confondues.Elle se présente sur une scène vide, éclairée par une rangée de projecteurs; au fond, un grand rideau rouge; à sa gauche, un petit tableau noir marqué d’un X.Rien d’autre.Elle s’avance avec ses airs de clown émancipé depuis peu, un peu pataude, gauche, tout ce qu’il faut pour qu’on sente qu’elle investit aussi sa fragilité dans l’aventure; et elle nous regarde.C'est comme cela que tout va se passer: dans ce contact direct, intense, vrai, toujours à la fois drôle et dérangeant Elle raconte alors une histoire presque sordide.Celle d’un tout petit être rejeté, mis de côté, agressé, délaissé, abandonné, le plus loin possible, à ses tout petits moyens à cause de sa seule différence.Elle le fait sans s’apitoyer, bien au contraire: les mots sont crus, tout autant que la difficile réalité que doit affronter «le petit».Elle aussi, elle va loin: dès la première phrase, elle nous dit qu’«il» va mourir.Et que ça va se passer devant nous, précisément (X).Alors que le petit a grandi, qu’il s’est fait un ami puis qu'il l’a perdu, qu’il est tombé amoureux et que c’est l’hiver déjà et qu’il est en train de mourir en plein milieu d’un lac gelé, à minuit moins le quart.Tout cela, Agnès Limbos le raconte d'abord avec ces mots qu'el-le nous lance à la figure en nous regardant dans les yeux et en nous montrant clairement qu’elle joue.Mais elle réussit à provoquer d’intenses émotions chez les spectateurs en utilisant aussi une hallucinante série d’objets hétéroclites.Le lac dans lequel le petit est train de mourir, par exemple, est un grand bol à salade rempli d’eau.Elle utilise aussi des casta- gnettes et des chiffons de toutes les couleurs, des gants de plastique, des pétards, des plumes, bien sûr, et des abat-jour.On est au théâtre, non?Mais soyez prévenu que «le message» passe.J’ai vu à la première, l’autre soir, beaucoup d’yeux rougis et de «mettons dans la gorge».C’est ce qui arrive quand on ose aller loin.Le Devoir Colloque sur Fart canadien au MBAM Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) accueille aujourd’hui deux colloques sur l’art canadien.Des éminents historiens de l’art, conservateurs et chercheurs dans le domaine de l’art canadien se donnent rendez-vous pour aborder les questions de la collection, de la préservation et de la présentation de l’art canadien.Dès 8h30 ce EN BREF matin, les conférenciers réfléchiront sur les transformations et les remises en question touchant les collections d'art historique canadien.Les présentations des conférenciers invités seront orientées sur trois axes: la collection et l'exposition de l'art historique canadien par rapport aux problématiques contemporaines, la valorisation future du patrimoine des arts sacrés du Québec dans les musées, et les nationalismes et régionalismes dims les récits des collections d'art canadien.L’entrée est libre pour les Amis du musée et les étu- diants.Les droits d’entrée sont de 25 $ pour le grand public.- Le Devoir Concert-bénéfice de FOSQ Rappel: c’est ce 1" octobre que s’ouvre à Québec la billetterie pour le concert de gala de l'Orchestre symphonique de Québec qui, le 19 avril 2006, présentera la Rhapsodie romantique d'André Mathieu par Alain Lefèvre et Yoav Talmi dans le cadre d’un programme «Québec-Amérique».- Le Devoir DANSE La vie devant soi TROIS GÉNÉRATIONS de Jean-Claude Gallotta (Groupe Émile-Dubois) Jusqu'au 2 octobre au Théâtre Maisonneuve FRÉDÉRIQUE DOYON Un ange est passé hier.Un pur moment de grâce comme seule la danse sait en produire.Trois Générations opère ni plus ni moins la genèse de la vie humaine dans toute sa force et sa fragilité.C’est une ode à l’existence autant qu’une jolie démonstration du pouvoir d’évocation de la danse contemporaine.Entendez bien: la pièce du Groupe Émile-Dubois, la compagnie du Français Jean-Claude Gallotta, ne compte aucun décor flamboyant, aucun effet technique explosif.Au contraire, la pièce se réduit à l’essentiel: les corps, l’espace, le temps, un peu de musique, quelques images et si peu de mots.Trois groupes d’interprètes d’âges différents — des enfants de huit-douze ans, les danseurs professionnels de la troupe et d’anciens danseurs qui frôlent la cinquantaine — interprètent successivement la même chorégraphie sur une scène totalement dépouillée, neutre comme les costumes, et éclairée sobrement Seuls des extraits judicieusement choisis du film Miracle à Milan (1951) de Vittorio de Sica introduisent chaque danse, ponctuée aussi de quelques phrases éloquentes qui évoquent le temps, la mémoire.A la parfaite simplicité de la proposition scénique répond pourtant une œuvre chargée d’humanité, belle, ludique, touchante, parfois drôle, tantôt légère, tantôt troublante.Chaque génération a son énergie, son bagage existentiel, ses espoirs ou ses attentes, son intensité propre.Si bien qu’on a véritablement l'impression de voir passer la vie devant soi.La danse belle de candeur et de naturel, puise d’ailleurs ses mouvements dans le quotidien de nos existences.Les jeunes, si petits dans l’immensité de la scène, sont étonnants d’agilité et de fantaisie ludique.Ils jouent la danse, leur souci de bien faire n’allant jamais au-delà du plaisir éprouvé à le faire.En voix off, les questions se bousculent "Comment die s'appelait?Pourquoi c’était si important?Qu’est
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