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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-10-01, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 * * ET DIMANCHE 2 OCTOBRE 2 0 0 r> II .LE DEVOIR Edition Journée québécoise des dictionnaires « PETIT ROBERT’ Entre cet ouvrage et le «Larousse», le cœur balance Page 2 MONIQUE CORMIER Par qui la journée de 7 jours arrive.Page 3 LAROUSSE |(D/] ETRENNES lüd 0- ^ mk fr i JE S È .W'¦ s m-r-' KETIT Lw'VROUSSE ILLUSTRÉ .SK • % «i: •r- a -fi X petit Larousse illustré 1981 >Y JE Y M Mise en mots Page 4 Reflet de la science Page 8 / SSBMi PHOTOS: SOURCE LAROUSSE Système visuel Page 10 ouvenez-vous-en! Il était orange.Souvent, il était délavé, quand la copie prenait de l'âge et que «des arts il subissait l'irréparable outrage».Pourtant, il figurait avec honneur dans ces embryons de bibliothèques qui étaient propres à plus d’une maison québécoise.Quant à l'image de sa couverture rigide, cette figure féminine avec une dent-de-lion (qui pour la majorité des Québécoises, et Québécois, n'était rien de plus dans ce dernier cas qu'un vulgaire pissenlit!), cette image, elle faisait partie de l’imaginaire collectif: le «Je sème à tout vent» était un slogan connu.Le Petit Larousse fut pour longtemps, et pour plus d'une et d'un, le premier ouvrage de référence sans doute, mais aussi une première ouverture sur le monde.C’était avant la télévision, bien avant même qu'internet fasse partie des imaginaires possibles.Dans ses pages, il y avait toute la langue du monde, et aussi toute son histoire et plus encore: on y avait accès à des lieux exotiques, à des temps passés ou à des œuvres dont plusieurs semblaient alors à tout jamais inaccessibles.Pour sûr qu’à l’occasion, et c’était là son côté moins sympathique, l’obligation était imposée de le consulter pour vérifier l'orthographe d’un mot ou tenter d’y trouver la façon de construire une phrase, ou, plus complexe encore, régler une fois pour toutes ces accords, toujours déficients, de participes! Une journée de sept jours! Et avec ce Larousse qui prend la vedette, la Journée québécoise des dictionnaires est de retour.Et comme c’est le cas pour cet ouvrage qui toujours se renouvelle, la formule est cette année autre.Le concept de cette journée, français à l’origine, et mis en scène il y a 11 ans à TUniversité de Cergy-Pontoise par un Jean Pru-vost, prend toutefois de l’ampleur en terre montréalaise.En 2003, place était donc faite au Robert pour une première édition.Et, comme le souligne Joseph Hubert, de la faculté des lettres et des sciences de l’Université de Montréal (les «financiers» du projet), «c'était surprenant de voir la popularité de l'événement Uya deux ans.Il y a plus de 300 personnes qui sont venues».Résultat I AROUSSE Une occasion rêvée de faire la fête des mots?la journée est devenue semaine et les débats du premier jour déborderont en 2005 de l’auditorium de la Grande Bibliothèque du Québec pour finalement se répercuter dans les enceintes de sept lieux du réseau des librairies.Et le Ixtrousse sera vu et lu par le recours à plus d'une grille.On parlera donc de système visuel: cela s'impose pour cet ouvrage qui, le premier, accola aux mots des illustrations.On abordera aussi la place des mots de la francophonie dans ces recueils produits en une France européenne.Et il y aura plus: d’une politique éditoriale à l’esquisse du portrait de ce Pierre éponyme, par qui les mots furent un jour mis en définition, tout en démontrant la place qu'occupent ces «briques» dans le paysage québécois.Un tour de pages Dans l'univers des dictionnaires, le Québec ne fait pas partie des parents pauvres: à l’inté- rieur du monde francophone, son statut est même distinct car, à l’égal de la métropole, il produit, avec succès, ses propres ouvrages.On connaît ainsi la réussite du Visuel, qui eut à survivre à plus d'une imitation et à contrer divers piratages, niais on sait moins ce qu'une enquête dé-voilç: au Québec, le Multi de Ma-rit^Eve de Villers a délogé au palmarès des ventes les iMrousse de la première place.Toutes choses n'étant point égales, il faut donc rendre hommage à l’ancêtre, à la première «bible» dont la diffusion fit un ouvrage vraiment populaire.Cela sera donc fait du 5 au 12 octobre prochain.Et les débats alors de déborder au-delà du simple Larousse et de ses multiples formes, qui font que ce dictionnaire devient à l’occasion encyclopédique, et dont la maison d’édition formule le contenu sous plus d’une fonne: on ne compte ainsi plus le nombre d’ouvrages de référence produits, ou les livres de vulgarisation.Et, dans ce monde du dictionnaire, au-delà des éditions successives, avec ces mots nouveaux qui apparaissent annuellement, entraînant à l’occasion la mise au rancart d’autres mots, beaucoup resterait encore à faire, selon certains: l’arrivée du numérique ne permettrait-elle pas en effet, à côté d'une notice et d’une image d’un Mahler, d’inscrire une symphonie?Ou de mettre en mouvement un Chaplin ou une Rita Hayworth?De cela, sans doute, on parlera aussi: une semaine consacrée aux dictionnaires, n’est-ce pas l’occasion rêvée de faire la fête des mots?Normand Thériault LAROUSSE ¦I Cette figure féminine avec une dent-de-lion faisait partie de l’imaginaire collectif Trésor du vocabulaire Page 4 «Robert» CD-ROM Page 11 Université ouverte Page 5 Expérience française Page 9 Usages et œuvres Page 6 Langue Page 10 0tCTtO*N*j«g ou sma^ DICTIONNAIRE DES SYNONYMES ET DES ANTONYMES n-des antonymes Édition entièrement revue et augmentée SA Près d’un million d’exemplaires vendus Le plus précis et le plus fiable ! 7î6 pages *18.95 S F I D E S www.editionsfldes.com 1 v LE l) E V 0 I K .LES SAMEDI 1 ' ' ET DIMANCHE 2 OCTOBRE 2 0 0 5 DICTIONNAIRES Larousse ou Robert Deux « petits » livres devenus des monuments de la culture française « Quiconque gagne sa vie avec la langue ne peut pas se contenter d’un seul des deux ouvrages sur son bureau» Le Petit Larousse et Le Petit Robert sont fort connus et très répandus.L’un est rempli d’images, il foisonne de documents visuels et il est au goût du jour.L’autre regorge de sens, déborde de synonymes et il est parsemé de citations d’auteurs.Ces ouvrages de référence ont leur personnalité propre, qui capte l’attention de leurs usagers.Jean-Claude Boulanger les présente.RÉGINALO HARVEY Bien des questions surgissent au moment de tracer un parallèle entre les deux dictionnaires, de tenter de saisir les différences entre eux et d’en mesurer les forces tout comme les points moins enviables.Pour en arriver à cette fin, un spécialiste de la lexicographie sert de guide.Jean-Claude Boulanger est professeur au département de langues, linguistique et traduction de l’université Laval, et il se livre Les deux d’abord à une présentation sommaire des deux livres en cause: «Ce sont deux monuments pour ce qui est de la description du français.Ils ont été dans le paysage québécois, français et francophone depuis de nombreuses années; en fait, Le Petit Larousse a eu 100 ans l'année dernière et Le Petit Robert a, quant à lui, presque 40 ans.Ce sont les deux dictionnaires qui dominent la description du français au sens général.» LE PETIT LAROUSSE ILLUSTRE Chacun son public Il ne fait aucun doute que les deux sont destinés au grand public.Le professeur tient à se montrer prudent au moment de déterminer les usagers particuliers de chacun, et s’en remet en partie à des données provenant directement des éditeurs de ces dictionnaires: «Les utilisateurs du Petit Robert possèdent un certain degré d’instruction; ce sont des diplômés universitaires, des personnes dites cultivées, des humanistes, etc.L’utilisateur type, “au bas de l’échelle", appartiendrait au secteur collégial; il ne s'agit peut-être pas de l'ouvrage idéal pour le secondaire et sa perspective est dite culturelle.» Les choses diffèrent dans le cas du Petit Larousse: «Il vise un peu tout le monde.Le public ciblé est très large et très “englobant”, soit à partir du secondaire jusqu’aux gens retraités qui font des mots croisés ou mystères.Il est beaucoup plus utilisé par tout le monde; je dirais, dans le sens positif du terme, qu’il est davantage “populaire”.» Ces considérations étant posées, il n’en demeure pas moins que les deux s’écoulent comme des petits pains chauds sur le marché québécois.Caractéristiaues générales de chacun • En fait, il s’agit de deux types de dictionnaire.M.Boulanger décrit le Robert «C’est un dictionnaire de langue, qui s’affaire à décrire ce qu’on appelle les mots généraux, techniques ou scientifiques, ayant une résonance pour les utilisateurs; il ne va pas dans les zones très terminologiques du vocabulaire.Il n’a ouvrages contiennent à peu près la même nomenclature de mots sur le plan quantitatif pas de partie consacrée aux noms propres, lesquels figurent dans un ouvrage séparé.» Passons au Larousse: «C’est un dictionnaire encyclopédique et général.Il est encyclopédique de deux façons: il possède une section de noms propres distincte des noms communs, que tout le monde connaît; on y retrouve des informations sur le monde et non pas sur la langue.Des documents encyclopédiques sur des sujets ponctuels sont aussi dispersés dans la partie des noms communs.Ce sont des éléments qui ne sont pas de nature linguistique, mais qui relèvent de l’univers de la chose.» Il formule la distinction entre les deux de façon succincte: «On les distingue parce que l’un est vraiment lié à la description du fonctionnement de ce que sont les mots du point de vue de la linguistique, tandis que l’autre porte à la fois sur la langue et sur l’univers.» Les deux ouvrages contiennent à peu près la même nomenclature de mots sur le plan quantitatif.Le Petit Larousse contient 59 000 noms communs et Le Petit Robert en compte 60 000.Il est cependant intéressant de noter que ce ne sont pas nécessairement les mêmes mots qui figurent dans les deux, fait observer le professeur: «II y a un noyau commun, mais il y a en a qui sont particuliers à chacun d’eux, en raison de leur vocation.Par exemple, le Robert est plus culturel et humaniste; les mots qu’il va ajouter vont relever davantage des sciences humaines.Le Larousse est plus scientifique et technique, et les mots qui le caractérisent sont du même ordre.» Traits particuliers Il est bon de dégager d’autres éléments distinctifs propres aux deux ouvrages.Le Larousse ne contient pas d’étymologie pour tous les mots et il se montre sélectif sous cet aspect: «Il n’a pas non plus de prononciation systématique et, souvent, quand elles sont présentes, on dit qu’elles le sont parce qu’elles causent des difficultés.Reste à savoir ce qu’est une difficulté de prononciation.» Le spécialiste poursuit: «Il existe assez peu d’exemples pour illustrer les sens.Par choix éditorial, il n’y a pas de citations.Le réseau des synonymes est relativement simple et réduit.» Il en vante toutefois la structure: «Elle est simple et il est facile de consultation.On trouve assez rapidement un renseignement, notamment dans un article très long, quand le lecteur est à la recherche d’une expression, d’une locution ou d'un sens.Enfin, sa grande qualité par rapport à l’autre, c’est qu’il est illustré, ce qui est relié à sa diffusion très populaire.» Ce sur quoi Jean-Claude Boulanger passe au Petit Robert, qu’il décrit globalement: «Il contient des articles fort complexes, très structurés, ce qui peut être une qualité dans un sens et un défaut dans l’autre, parce qu’il est difficile de consultation.L’aspect sémantique des définitions est très raffiné et il contient un très grand nombre de synonymes et des rapports analogiques ou des liens entre un objet et ses parties.» Il entre dans les détails: «Tous les mots sont accompagnés de leur étymologie, donc de leur histoire, et de leur prononciation.Les exemples sont très abondants et, selon les derniers chiffres que j’ai vus, les citations sont au nombre de 41 000 dans l’édition de 2006.On y retrouve 300 000 sens, soit une moyenne de cinq par mot.» Il n’est pas illustré LE PETIT ROBERT de la langue française nlht'riaMlleledrvoir.c» 20511.nie ill' Blnirv.I)' rUÇf.Montréal (Québer) HAA AMI).Toi.: (514) 1)85 AAAA rodaoliontfloilevoir.ootu FAIS CE QUE DOIS m.meiue mmm Office québécois de la langue française Mon conseiller ' i efficace, clair et précis! 10 Près de 700000 exemplaires vendus depuis 35 ans dictionnaire Le français au bureau : contenu actualisé et augmenté de 260 pages 15 signets séparateurs pratiques 95$ 154 pages Publications Québec n n Chez votre libraire 1800463-2100 wwwpublicationsduquetMC oouv qc a Toute la réalité rien que la réalité par choix éditorial et, pour cette raison, «je relie ce choix à mes propos précédents, à savoir que c’est un ouvrage culturel et humaniste relevant des sciences humaines».Mises à jour et choix à faire De retour du côté du Petit Larousse, Jean-Claude Boulanger souligne à quel point il s’avère à jour dans sa facture et son contenu: il suit beaucoup l’actualité et l'édition 2006 a même paru sous le chapeau de la protection de la planète.En 2005, la thématique était celle de la mondialisation.«Quant à lui.Le Petit Robert traîne légèrement de la patte: de mon point de vue, dans sa facture générale, il a quelque peu vieilli.Depuis la première parution en 1967, la structure n’a pas été refondue en profondeur à un rythme aussi soutenu que celle du Larousse.» Finalement, à la suite de ses propos et commentaires, M.Boulanger indique de quelle manière il est possible de tirer le meilleur profit possible dë tels ouvrages: «Il faut d’abord lire les introductions pour savoir comment fonctionne le dictionnaire qu’oi\ a en main.On doit aussi comprendre que ce sont de$ dictionnaires français — qui sont faits par des Français — et qu’ils sont destinés d’abord et avant tout aû public français.R est bon de tenir compte de cette réalité malgré les discours commerciaux.» Et le mot de la fin du professeur est le suivant; «Ce sont deux dictionnaires qui s’accompagnent l’un et l'autre et qui sont vraiment complémentaires.Lequel est le meilleur?Je ne peux pas fournir de réponse.Je dirais que quiconque gagne sa vie avec let langue, soit en enseignant, en écrivant, en rédigeant ou en faisant de la traduction, ne peut pas se contenter d’un seul des deux ouvrages sur son bureau.On va constamment de l’un à l’autre.» Collaborateur du Devoir E D 1 T 1 0 N 1 c T I « N » A 1 R E S c e (’ A Il 1 E R S P É (’ 1 A L p r B 1.1 É PA K L B DEVOIR i s a b le: NO iRMA ND THÉRIAULT 350 OOO mots et expressions 600 000 traductions Les évolutions les plus récentes du vocabulaire • Des centaines de mots nouveaux • Une couverture complete du yncalnildire technique et idiomatique De nombreuses aides a la traduction • 4(H) entrées longues introduites put des uterrus pour .Kréder ,i l.i lionne ti.iduclion • Des notes culturelles pour comprendre mots et expressions • ' Une iu.mim.i Li coniugatsoi ¦ e( indexer f < I 697089 LE DEVOIR LES SAMEDI 1 ET DI M A N l' H E 2 O ( T O B R E DICTIONNAIRES La deuxième Journée québécoise des dictionnaires dure sept jours ! Toute une semaine d’activités pour célébrer le centenaire du Petit Larousse illustré Se laissant porter par son enthousiasme débordant, l’organisatrice de la deuxième Journée québécoise du dictionnaire, Monique C.Cormier, professeure au département de linguistique et de traduction de l’Université de Montréal, a décidé de gonfler l’activité d’un jour en une semaine complète de rencontres, débats et autres causeries, organisés de concert avec l’Association des libraires du Québec.En prime, un recueil de textes portant sur la genèse et l’évolution des dictionnaires Larousse sera publié pour ceux qui ne pourront assister aux activités ou qui voudront en savoir encore plus sur l’histoire de la célèbre publication.MARI LYSE HAMELIN Il y a deux ans, la première édition de la Journée québécoise des dictionnaires s'était déroulée sous le thème du Petit Robert et avait eu lieu à l’intérieur des murs de l'Université de Montréal.Cette fois-ci, l’événement est étendu à une semaine d’activités du 6 au 12 octobre, lesquelles se tiendront tant à l’université que dans les écoles et les librairies et viendront se greffer au colloque du 6 octobre, la fameuse Journée des dictionnaires, qui aura lieu à la Grande Bibliothèque nationale du Québec à Montréal.«Nous avons organisé les activités pour rejoindre les gens là où ils se trouvent.Notre événement s’adresse au grand public; il ne s’agit pas d’un colloque pointu pour universitaires seulement, explique Monique C.Cormier.Les présentations auront lieu dans une langue accessible, d’où le choix d’un lieu public comme la GBNQ.Après tout, la mission que s’était donnée Pierre Larousse n’était-elle pas d’“instruire tout le monde sur toutes choses”?Je pense qu’il y a un lien direct entre cette mission et celle de la Grande Bibliothèque.» ( Des activités pour tous , Plusieurs activités, s’adressant à un public de 7 à 77 ans, et plus, auront lieu tout au long de la semaine, certaines plus ludiques, notamment celles destinées aux jeunes publics, et d'autres plus polémiques, tels les débats dont les sujets risquent de soulever les passions.Soulignons à ce chapitre celui à venir sur la nécessité d’un dictionnaire du français au Québec, sujet qui avait alimente la polémiqué médiatique jusque dans nos pages l’hiver dernier, ou encore ceux portant sur l’utilisation de la nouvelle orthographe.Des échanges épiques sont à prévoir! En dehors de Montréal, des causeries auront liçu à Rivière-du-Loup, Granby et Saint-Lambert.Rivière-du-Loup, la Semaine des dictionnaires s'ajoute à la Dictée du centenaire de la paroisse Saint-François-Xavier.Ainsi, elle est accessible à la clientèle, toujours dans notre souci de rejoindre les gens là où ils se trouvent», rappelle Mme Cormier.«Dans le cadre du débat sur la nouvelle orthographe, nous avons sollicité l'avis d'experts québécois ainsi que le regard de spécialistes de l’extérieur du Québec.Les Français n’appliquent pas la nouvelle orthographe, sauf dans certains milieux.La question est de savoir si le Québec sera avant-gardiste, comme pour la féminisation des titres.L’Office de la langue française recommande son usage; est-ce que cela va se concrétiser?En fait, tout le monde parie de la nouvelle orthographe, mais savent-ils seulement ce que c’est?On va le définir! Même chose pour le débat sur l’importance d’un dictionnaire québécois.Ce sont des questions qui intéressent les gens, on doit les informer en présentant tous les points de vue sur le sujet», explique l’organisatrice.Une autre activité qui risque de piquer les curieux porte sur le choix des «francophonismes», comprenant les québécismes qui s’ajoutent chaque année aux définitions du Larousse.Le processus de sélection sera expliqué par le rédacteur en chef de la publication, Yves Garnier.Pour les jeunes Du côté des jeunes, la programmation comprend des activités organisées dans les librairies et les écoles participantes.Par exemple, l’activité «Qu’est-ce que cache mon dictionnaire?» est destinée aux élèves du primaire et leur permettra de découvrir le contenu d’un article de dictionnaire, qui a beaucoup plus à offrir que la simple orthographe des mots.Sous l’égide de Pascale Lefrançois et Ophélie Tremblay du département de linguistique de l’Université de Montréal, l’activité se tiendra à la librairie Monet, spécialisée dans la littérature jeunesse.•Nous avons des ententes avec des écoles primaires et secondaires.En principe, nous ne sommes pas touchés par le boycott des enseignants.Notre souci est l’amélioration de la qualité de la langue au Québec, et le dictionnaire constitue un outil essentiel.Plus on va intéresser les gens de tous les âges, incluant les SOURCK UWVKRSrre OE MONTREAL Monique C.Cormier, professeure au département de linguistique et de traduction de l’Université de Montréal.élèves, plus ils auront le goût de le consulter», avance la professeure.Un Larousse pédagogue Monique Cormier explique son coup de cœur pour Pierre Larousse par le fait qu’il était avant lout un pédagogue.Ainsi, le Larousse permet d’accéder à la connaissance tout en stimulant l’imagination de ses lecteurs.«Le Larousse, c’est la science et la teeh-nique, mais c'est aussi prétexte à la rêverie, au voyage, au jeu.C’est à ça aussi que sert la journée, à démontrer toutes ces facettes.On a tendance à penser que les dictionnaires intéressent seulement les linguistes, mais les activités du colloque apportent d’autres regards: scientifiques, littéraires, artistiques.», insiste Mme Cormier.Par exemple, Johanne Lamoureux, historienne de l’art, analysera les illustrations du Ixirousse tandis que François Wesemael, astrophysicien, évaluera l’évolution de la représentation des sciences en comparant les éditions de 1955 et de 2005.Deux sociologues, Marcel Fournier et Guy Gauthier, Faculté des arts et des sciences Département de linguistique et de traduction prendront aussi la parole au cours de levenement pour décrire l’usage du Petit Imrousse dans les familles québécoises.«Il y a une forte tendance à travailler par secteur Notre idee, c'était plutôt de décloisonner le savoir qui existe dans les universités et d'effectuer son transjirrt vers le grand public.Ceux qui ne peuvent se rendre sur place pourront consulter l’ouvrage collectif Ix-s dictionnaires Larousse: genèse et evolution, qui reprend les thèmes du colloque et est rédigé dans une langue accessible qui peut être lue par l'ensemble de la population.» Du côté des librairies Sept librairies en tout participent à la Semaine québécoise du dictionnaire.Elles sont principalement situées à Montréal et dans ses environs.•Notre participation à la Semaine fait partie de notre projet dé faire reconnoitre les librairies comme des lieux de culture, pas juste de vente au detail, et ce, surtout à l’cxterieur du marché de Montreal.En plus du simple achat de livres, la librairie permet par exemple de rencontrer des auteurs», explique Michel Montagne, directeur général de l’Association des libraires du Québec.«Au-delà de la vente, notre mandat consiste aussi en la promotion de la lecture, et le dictionnaire est un outil essentiel que les jeunes consultent à côté de leur livre; il joue un rôle essentiel dans leur apprentissage.» Chez Olivieri, la librairie phare en matière d’organisation de causeries située à deux pas de l’Université de Montréal, la participation aux activités de la Semaine des dictionnaires était toute naturelle.üi librairie Monet pour enfants organise souvent elle aussi des animations, mais ce n’est pas le cas de toutes les librairies participantes.«Pour certaines.c'est nouveau d'organiser des débats et des causeries.Et puis, une activité qui implique toute l'Association [des libraires du Québec).ça c’est nouveau! Le seul frein à la participation, c ’est que ce ne sont pas toutes les librairies qui ont l’espace pour tenir de tels événements.Certaines ont des modules amovibles, d’autres non.Avec la modernisation des magasins, il y aura de plus en plus d’activités de ce genre.Si la collaboration se poursuit entre l’Université de Montréal et les libraires pour les prochaines éditions, la participation pourrait s’étendre de Joliet-te à Chicoutimi», avance le président de l’Al-Q.Semaine des dictionnaires: www.ling.umontreal.ca/dictionnaireH Collaboratrice du Devoir 2e Journée québécoise des dictionnaires COLLOQUE INTERNATIONAL Pierre Larousse et les dictionnaires Larousse : tout le savoir du monde JEUDI 6 OCTOBRE 2005 À la Grande Bibliothèque, 475, boulevard De Maisonneuve Est, Montréal Programme 8h45 Ouverture du colloque Monique C.Cormier, Université de Montréal 8 h 50 Mots de bienvenue Lise Bisson nette, Bibliothèque nationale du Québec Joseph Hubert, Université de Montréal 9h Traditionalisme et anticonformisme dans le Grand Dictionnaire universel du xix» siècle Henri MJtterand, Université de la Sorbonne Nouvelle et Columbia University 10b Pierre Larousse, lexicographe-éditeur hors du commun Jean Pnivoat.Université de Cergy-Pontoise 11 h Pierre Larousse enseigne aux enfants, aux maîtres et aux femmes Monica Bani, Université degli Studi di Milano 11 h 30 La conception éditoriale d’un dictionnaire pédagogique Chantal Lambrechts.Larousse Le «jeudico»: le Petit Larousse 2006 ravira-t-il la vedette à nos invités ?Louise Beaudoin, Université du Québec a Montréal Guy Bertrand, Radio-Canada Denise Bombardier Edgar Fruitier 1955-2005: cinquante ans de progrès scientifiques reflétés dans le Petit Larousse François Wesemael, Université de Montréal Médium, référent et fonction dans les illustrations du Petit Larousse illustré (ohanne Lamoureux, Université de Montréal Du bon usage du Petit Larousse dans les familles québécoises.Étude sociologique Marcel Fournier, Université de Montréal Guy Gauthier La politique éditoriale des dictionnaires Larousse en matière d’inclusion des francophonismes dans le Petit Larousse Yves Garnier.Larousse Présentation des actes Benoit Melançon, Presses de l'Université de Montréal France Boucher, Office québécois de la langue française Les dictionnaires Larousse Les dictionnaires Larousse GENÈSE ET ÉVOLUTION Sous la direction de Monique C.Cormier et Aline Francœur ISBN 2-7606 1991 S 326p*9« • 74.95 S Les Presses de l’Université de Montréal RENSEIGNEMENTS: (514) 343-6111 poste 3843 www.ling.umontreal.ca/dictionnaires Université de Montréal LE DEVOIR.LES SAMEDI I ET DIMANCHE 2 OCTOBRE 2 0 0 5 DICTIONNAIRES Entrevue avec Yves Garnier Les Larousse, entre tradition et modernité À l’affiche de cette deuxième Journée québécoise des dictionnaires: «Pierre Larousse et les dictionnaires Larousse-, tout le savoir du monde».Pour nous y introduire, Yves Garnier, un directeur de la grande maison parisienne.ROBERT CHARTRAND Yves Garnier, directeur du département «Petit Ixtrousse et Encyclopédies», prononcera donc à Montréal une conférence sur la politique d'inclusion des -franco-phonismes» dans Le Petit Larousse.Mais, comme il me l’a précisé depuis Paris, il viendra également à Montréal «pour parler de Larousse qui, en matière de dictionnaires, a une longévité et une expérience remarquables».Une mission Yves Garnier a un poste important chez Larousse, une mission, comme il le dit lui-même, qui «consiste à animer ce département, à impulser de nouveaux projets, en ce qui concerne la sous-division des encyclopédies.Et pour celle du Petit Inrousse, à travailler avec les éditeurs qui en sont responsables.» L’élaboration et la mise à jour de tels ouvrages requièrent, on s’en doute, des effectifs considérables.•Pour le Petit I-arousse seul, nous avons une équipe d'encyclopédistes et de terminologues.Et une autre, de lexicographes de langue française, qui s’occupe du vocabulaire général, de la marche générale de l'ouvrage, donc de problèmes proprement grammaticaux et lexicographiques.» le résultat du travail de tout ce beau monde, c’est, d’une année à l’autre, le Petit de la maison, dont l’édition 2(X)6 a tière allure.«Il est très beau, c’est vrai.Pour la couverture, il est dans la lignée du Petit Le rousse — la continuité est respectée — mais la célèbre semeuse, dessinée au départ par Eugène Grasset, a été stylisée, modernisée.» ( )n y trouve des innovations récentes: deux cahiers — repérables sur la tranche ikit leurs couleurs — insérés depuis l’édition 2004.De quoi s’agit-il?«Chaque année, nous essayons de trouver, pour un de ces cahiers, une thématique générale qui concerne la vie des mots.Nous avons commencé par montrer les mots nouveaux qui étaient introduits.Puis, nous évoluons un peu en allant voir la vie des mots.Et nous cherchons, pour l’autre cahier, un thème d’ordre plus général ou encyclopédique, propice à une illustration.Cette année, nous avons choisi: ‘La terre, une planète vivante”.Les raisons du choix de ce cahier, réalisé en collaboration avec la Fondation Nicolas Hulot, sont évidentes: elles signalent un certain engagement de Larousse, qui veut par là faire comprendre que nous sommes tous citoyens de la terre, que cet écosystème est fragile.Et expliquer sommairement comment il fonctionne.Puis, de là, suggérer ce qu’il faut faire et ne pas faire.» Regards francophones Le cahier plus proprement linguistique de cette année, «Regards sur la francophonie», porte sur la langue de la francophonie; il souligne la présence et la vigueur du français dans le monde: au Québec, en Acadie, en Louisiane ou outremer (dans les départements, ou Dom-Tom), en Afrique, en Belgique, en Suisse, de même que dans des régions de France.On y remarquera notamment des québécismes — adonner, ballonne, enlarger, épluchette, pilonner, pantoute, poutine, tente-roulotte, de même que d’autres, illustrés par le dessinateur et caricaturiste André-Philippe Côté, le père du personnage de Baptiste: l’omniprésent croche, dans son emploi adverbial, dépanneur et le très beau tricoter, de nos amis acadiens.Illustré, Le Petit Ixtrousse l’a été dès sa naissance, en 1905.Déjà, on y trouvait des images de personnages célèbres, mais aussi des cartes, des tableaux, tel celui, incontournable, de la classification périodique des éléments chimiques, de Mendeléiev.«Ces illustrations font partie, quelque part, du discours encyclopédique, et en même temps, elles peuvent avoir une fonc- SOURCE LAROUSSE Yves Garnier, directeur du département «Petit Larousse et Encyclopédies», viendra parler à Montréal des «francophonismes».tion amusante, tout en nous parlant du monde tel qu’il est.On peut y trouver une fonction ludique de la découverte.Car Le Petit Larousse, c’est aussi un grand imagier pour grandes personnes.» Nouveau, mis au goût du jour, te dernier Petit Ixtrousse ne déroutera pas ses habitués: tes célébrissimes pages roses y sont toujours, ainsi que tes tableaux, tes cartes géographiques et la chronologie universelle.«Nous avons cependant rajeuni cette chronologie pour la rendre plus attrayante, à la demande de nos lecteurs.» Celle-ci.abondanunent illustrée, indique les événements marquants de notre monde, du big-bang d’il y a 15 milliards d’années au tsunami de %m.De l’un et de l’autre.dictionnaires Le Larousse porte donc allègre ment ses 100 ans.Il se porte fort bien, merci.Reste qu’est apparue, depuis 1967, une autre maison — celte de Paul Robert — qui aurait pu piétiner sérieusement ses plate bandes.Qu’en penset-on, chez Larousse?Y a-t-il coexistence pacifique, concurrence ou saine émulation entre tes deux entreprises?Et chez Larousse, cette situation influence-t-elle les choix éditoriaux ou de facture?«Nous ne nous sentons pas concurrents parce qu’en fait, nous ne remplissons pas tout à fait la même fonction auprès du public.Le Petit Robert des noms communs est un dictionnaire de langue en un volume, avec des citations: il est plutôt destiné aux professionnels de l’écriture, mais n ’a pas de dimension encyclopédique.Nous, en revanche, nous positionnons comme un dictionnaire de langue de base, destiné à un public plus large: d’écoliers et d’étudiants, certes, et de manière plus générale, de gens qui, quelle que soit leur fonction, ont à comprendre des textes et à les décoder.En plus, notre partie langue” compte beaucoup de vocabulaire spécialisé, de ces termes des technologies qui arrivent aux oreilles du public et qu il faut lui donner à comprendre et à déchiffrer.Et puis, nous avons aussi un discours encyclopédique, qui offre certains développements dans la partie “langue” de même que d’autres, dans la partie “noms propres”, derrière les pages roses.» Ceci dit on se surveille tbut de même du coin de l'œil, non?«Il est évident que tous les lexicographes sont curieux de ce que font leurs confrères; nous nous lisons très attentivement — sans que quiconque copie l’autre, bien entendu.Les deux maisons ont leurs équipes respectives.Otez nous comme chez eux.des gens scrutent tous les jours la presse, les magazines, les médias audiovisuels pour recueillir des nouveautés, à l’affût de ce qui se dit et s’écrit.Mais bien entendu, nous ne nous communiquons pas les résultats de nos travaux, d'autant moins que nous faisons partie de groupes commerciaux concurrents.» Et des autres aussi L’espace francophone — y compris celui des dictionnaires — est vaste: il y a donc de la place pour tout le monde.Vaste également, et différent, le créneau des encyclopédies, dont Yves Garnier a également la charge chez Larousse.On connaît la Nomade, la The-ma, Y Universelle.On découvrira, en novembre prochain, une nouveauté dont Yves Garnier est déjà fier: un Grand Larousse général, illustré, en trois volumes.«Il y a longtemps qu’un éditeur n’avait pas publié un ouvrage de cet encombrement dans un marché qui a été sinistré, où les grandes encyclopédies en 10, 15 volumes sont devenues très rares.Pour les dictionnaires généraux, on n’en trouvait plus qu’en deux volumes.Le nôtre aura une substance encyclopédique importante: il va compter 25 millions de signes, une illustration très abon- dante et, dans une de ses versions, un dispositif qui bermettra d’avoir une complémentarité avec des animations et des cartes interactives sur l’ordinateur ainsi que d’effectuer des recherches dans Internet.On pourra, grâce à un complément électronique qu’on appelle un stylo multimédia, (Hisser du papier à Internet d’un simple clic, et accéder ainsi à des sites sur l’article qu’on est en train de lire.» Ce tout nouveau Grand Larousse illustré sera par ailleurs un très bel objet, assure Yves Garnier.«Pour l’habiller, nous avons fait appel à Philippe Starck, l’architecte-designer bien connu.Vous verrez que les volumes sont en rupture avec les codes habituels de l’encyclopédie, tout en demeurant fidèles à ceux de la maison Larousse et même à la semeuse de la couverture d’origine.Le résultat, à mon avis, est étonnant et en même temps très beau.» Le Petit Larousse et ses grands frères font partie des mœurs dete francophones: Yves Garnier te sait pertinemment «Depuis des générations, on consulte Le Petit Laroussè dans tous les territoires de la francophonie.J’oserais dire que c’est un objet patrimonial, puisqu'on le trouvait dans des foyers où il n’y avait pourtant que très peu de livres, et que des milliers de francophones ont été élevés avec lui: ils ont un peu découvert le monde grâce à ses mots èt à ses images.» La semeuse d’Eugène Grasset n’a pas fini de disperser ses graines de dent-de-lion dans la francophonie.I Collaborateur du Devoir LA POLITIQUE ÉDITORIALE DES DICTIONNAIRES : LAROUSSE EN MATIÈRE D’INCLUSION DES FRANCOPHONISMES DANS * LE PETIT LAROUSSE Le jeudi 6 octobre à 16h30 r Grande Bibliothèque du Québec 475, boul.de Maisonneuve Est Un dictionnaire, Éfeoû cdOdoSoc Antidote, c’est cinq boutons verts qui s’ajoutent à votre ordinateur.Que vous rédigiez une lettre ou un courrier électronique, cliquez sur un bouton, et voyez s'ouvnr un des cinq grands ouvrages pour écrire en français : un correcteur grammatical, un dictionnaire multifonction un dictionnaire de synonymes un conjugueur de verbes et une grammaire des difficultés Vous écrivez, un doute vous assaille, vous cliquez.Antidote vous éclaire.Tous les détails sur : www.antidote.info Lauréat de l’Octas de l’innovation technologique 0(TAJ 115000 entrées — 360 000 définitions - 800000 analogies - 70000 liens onomastiques -50000 expiessions et régionalismes — 15000 familles — 10000 noms propres définis — 6000 illustrations tiiées du Nouveau Dictionnaire Visuel — 1 000000 de synonymes — 100000 antonymes — 8 000 verbes conjugués — 375 articles de grammaire —Myponvmes et hyper onymes — Locutions - Marques d’usage - Ponctuation et typographie - Anglicismes et faux amis - Niveaux de langue - Homonymes et paronymes - Verbes défectifs Les gardiens de la langue Les dictionnaires modernes sont attentifs à révolution du langage» En 1934, dans la préface de son Dictionnaire encyclopédique, Aristide Quillet écrivait: «La Bible d’aujourd’hui, c’est le dictionnaire.» Plus de 70 ans plus tard, qu’en est-il?Henri Mitterand, professeur à l’université de la Sorbonne nouvelle et à l’université Columbia, propose une lecture de ce qu’il qualifie de «trésor du vocabulaire».ULYSSE BERGERON Comment cerner l’objet?Quelle place occupe le dictionnaire dans une société?Celui qui a collaboré, il y a 40 ans, à la confection du Dictionnaire étymologique de Larousse, récemment réédité, soutient que «le dictionnaire est le livre qui contient tout le contenu d’une langue.C’est la réserve des mots.C’est l’instrument de référence essentiel pour quiconque a affaire avec la langue.Il est la référence en ce qui concerne l’usage des mots, leur sens, et le choix des mots exacts correspondant à la pensée qu 'on souhaite exprimer».Mais, au-delà des questions sémantiques, morphologiques.orthographiques et phonétiques, te dictionnaire, ce «trésor du vocabulaire», offre des informations culturelles et historiques importantes pour l’utilisation de la langue.Il permet à ses utilisateurs, note te spécialiste, de «ne pas la violenter».D est, en quelque sorte, 1e gardien de te langue.Evidemment «cela dépend des dictionnaires» et de l'objectif que ses auteurs se sont fixé.Les ouvrages ayant pour but de soutenir l’apprentissage de la langue comptent entre 5000 et 10 000 mots.D’autres, tels tes dictionnaires encyclopédiques, scientifiques ou techniques, peuvent aller jusqu a environ 200 000 mots.Codifier ou témoigner ?Toutefois, la principale interrogation quant au rôle du dictionnaire reste: doit-il être te codificateur d’une langue ou au contraire le miroir de celle-ci?Selon M.Mitterand, «la plupart des grands dictionnaires modernes sont très attentijs à l’évolution du langage.Pour autant que les mots soient répandus, et non l'apanage d’un milieu extrêmement restreint, ils sont inventoriés et ils ont leur place à l'intérieur de leurs ouvrages».Ceux-ci doivent donc contextualiser les termes en informant tes utilisateurs sur 1e niveau de langage auquel ils correspondent.Or.tes dictionnaires de langue française, majoritairement issus de te France, affrontent aujourd'hui un défi de taille, soit de représenter te francophonie élargie.«Il y a toute la question des différents usages qu ’on fait du français à travers le monde.Longtemps, les dictionnaires,français ne se sont intéresses qu au français hexagonal.La tâche est maintenant de donner des informations sur les mots français qui sont utilises ailleurs.» S'entremêlent alors, au fil des pages, belgetismes.québécismes, helvétismes, senegalismes ou autres expressions et locutions locales.Au moment même où te dictionnaire de langue française se soucie davantage des réalités propres à chaque region de la francophonie, il s’adapte a une mutation encore plus marquante, celte qu'engendre te penetration des technologies numériques et du réseau Internet Des dictionnaires en ligne, sur CD-ROM ou incorporés à même te traitement de texte ont fait leur apparition.Ils ont du même coup ouvert la voie à de nouveaux types d'utilisation.Problématique, 1a prolifération du numérique?Henri Mitterand refuse de soutenir les thèses qui annonçaient, U y a quelques années, la mort du support papier «On imprime autant de dictionnaires, sinon plus, qu ’auparavant», soulignant l’avantage qu'offre te papier sur plusieurs plans.Selon te professeur, celui-ci permet «de pénétrer encore plus dans le tissu de.la langue, d’en avoir une vision globale».Néanmoins, il admet que te numérique, à sa façon, a fait évoluer l’univers des dictionnaires.Ceux-ci «sont devenus des “totalités", parce qu'ils assument, dès lors, plusieurs jonctions».Pour ne citer qu'un exempte.1e dictionnaire québécois Antidote rassemble à l’intérieur d'un seul programme des fonctions aussi diverses que celles de correcteur, conjugueur, dictionnaire, grammaire.et dictionnaire de synonymes et d’antonymes.Impossible objectivité ?A l'occasion de la Semaine des dictionnaires, qui se déroulera à Montréal du 6 au 12 octobre prochain, Henri Mitterand présentera une conférence sur le Grand Dictionnaire universel du XIX' siècle (1865-1876,15 volumes).Une occasion d'en savoir davantage sur l’œuvre majeure de Pierre Larousse, fier héritier des ambitions qu'entretenaient un siècle plus tôt tes encyclopédistes.Afin de représenter l'immensité du travail accompli dans le GDU.M.Mitterand fait remarquer à titre d'exemple que te terme «théâtre» y détient approximativement le même nombre de signes qu'un livre de 125 pages dans te collection «Que sais-je?» (PUF).L’analyse qu’il en fera, certifie-t-il, permettra d’en connaître davantage sur tes idées de l'époque.Car «il fout bien se rendre compte que cet ouvrage, qui avait la prétention de donner la totalité des connaissances de l’époque sur le monde, est un monument de la langue, mais egalement des idées et des fantasmes de la société française et européenne du XDC siède».Pour ce faire, il s’est penché spécifiquement sur trois termes provenant de domaines distincts: la «Terreur» (période de te Révolution française), «ouvrier» et «sublinje».On y constate les différences parmi les auteurs ainsi que leurs influences respectives.Chacun d eux «donne son sentiment et expose sa conception.Il s’agit donc d’exposés personnalisés, sans signature».La Terreur y est peinte sous une perspective «fidèle à celle de Michelet et Hugo.Une perspective républicaine, moderniste pour l’époque».Alors, quand on te questionne sur l'objectivité des dictionnaires actuels, M.Mitterand repond sagement que cela depend de bien des facteurs, mais que ries dictionnaires de langue, pour l ’essentiel, sont objectiff.Il est difficile d’être subjectif lorsqu’il s'agit d'un mot comme "électro-cardwgramme " Mais on n'est jamais totalement objectif.U peut en être ainsi de l’ordre des définitions proposées».Collaborateur du Devoir LE BON USAGE DES DICTIONNAIRES Vendredi te 7 octobre à 19h Librairie Olivieri 5219.chemin de la Côte-des-Neiges « LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 ET DI M A X C H E 2 OCTOBRE 2 O O 5 (i 5 DICTIONNAIRES Université de Montréal Ouverture vers le grand public Pour ceux qui «aiment la langue et veulent mieux la connaître» «Le dictionnaire est une source de richesse incroyable.U ouvre la porte sur tous les domaines en plus d’être un objet de diffusion de la langue.Je pense qu’il est important de montrer que le dictionnaire est central à la société.Qu’il n’est pas utile qu’aux seuls intellectuels, mais qu’il a son importance dans la vie quotidienne.» C’est ainsi en invoquant la promotion du savoir que Joseph Hubert, doyen de la faculté des arts et sciences de l’Université de Montréal, explique la raison d’être de la Semaine des dictionnaires, organisée par la faculté en partenariat avec l’Association des libraires du Québec, et qui se tiendra du 6 au 12 octobre prochain.V i ISABELLE MALTAIS s L T ’ université a d’abord pour J—/ mission de former des étudiants.Mais elle doit également travailler avec la société», souligne Joseph Hubert, doyen de la faculté des arts et sciences de TUniversité de Montréal.L’organisation d’événements tels que la Semaine du dictionnaire serait donc l’occasion pour les universitaires de descendre de leur «tour d’ivoire».«Je crois qu’il est important que le public voie différentes facettes de ce que Von fait.Qu ’il prenne conscience que ce sont des choses intéressantes et qui ont un lien avec la communauté.» Partenariats Pour le doyen de la faculté des arts et sciences, qui regroupe 26 départements allant des sciences pures aux sciences sociales et aux lettres, cette semaine est particulièrement appropriée puisqu’on se sert du dictionnaire dans tous les secteurs.«Par exemple, si l’on regarde le programme de cette année, on peut voir qu’un de mes collègues de physique fera une conférence sur les progrès scientifiques qui se reflètent dans le dictionnaire depuis 50 ans.» Toutefois, qui dit dictionnaire dit linguistique.M.Hubert affirme que la Semaine du dictionnaire n’est pas une façon de faire mousser l’intérêt pour ce département «Lorganisation de cet événe- ment n'est pas une opération commerciale.Je mentirais si je vous disais que nous n 'espérons pas de bé-néfices marginaux.Mais à la base, l’idée provient du projet d’un professeur qui voulait souligner le travail fait au département de linguistique ainsi que les partenariats qu’exige ce genre de travail, par exemple avec des éditeurs ou avec des bibliothèques.Lebut est de montrer qu’il y a un groupe à l’université qui s’intéresse à la langue, à son assemblage et à sa préservation.» Situation québécoise La pertinence de mettre la recherche sur la langue à l'avant-plan est des plus évidente selon M.Hubert, dans le contexte anglophone nord-américain où le français du Québec est particulièrement isolé.«Toute la question de la langue est quelque chose d’excessivement important et critique au Québec.Cela entraîne tout naturellement différents travaux et recherches sur la langue.Il y a ici une activité très forte autour de la linguistique, et pas seulement à TUniversité de Montréal.Je crois que le fait d’utiliser le dictionnaire pour diffuser les résultats de ces recherches est un moyen très intéressant.C'est une façon de contribuer à préserver la langue.» Utilisant il y a deux ans le prétexte de l’hommage aux créateurs du Petit Robert pour mettre sur pied une Journée du dictionnaire, la faculté a décidé de recon- , m m '•r.H?mm ÉÜÉ ‘¦¦i;’;.SO U RC K UNIVKKSin: DK MONTH liAi Joseph Hubert, doyen de la faculté des arts et sciences de l’Université de Montréal.duire l'événement cette année, en formule plus longue, du fait du grand intérêt qu’il a soulevé.«C’était surprenant de voir la popularité de l’événement il y a deux ans.Il y a plus de 300 personnes qui sont venues.On a donc décidé de recommencer cette année parce que, de toute évidence, il y a une demande.» Mais l’organisation d’un événement comme celui-ci, durant le- quel on invite différentes personnes du milieu à faire part de leurs recherches ou de leurs réflexions, permet à l'institution qui l’organise de recevoir autant que de donner.«C’est une opération à double sens Ça permet de montrer ce que Ton fiait, mais aussi d’attirer des gens qui vont nous apporter des idées; ça nous ouvre les yeux sur d'autres possibilités.D'ailleurs, il y a parfois des collaborations qui naissent de ces échangés», déclare M.Hubert.Portes ouvertes S’en tenant à la mission générale de vulgarisation des recherches universitaires et d'ouverture vers la communauté.M.Hubert se refuse à admettre que la Semaine des dictionnaires s'adresse à un public restreint.«Nous ciblons évidemment le milieu intellectuel, celui de la création, les écrivains.Mais, on a pu le constater il y a deux ans.il existe des gens qui, sans appartenir à ces catégories, stmt curieux, aiment la langue et veulent mieux la connaître, savoir comment un dictionnaire se construit, comment il évolue.» 11 est toutefois conscient du fait que le dictionnaire ne passionne pas nécessairement monsieur et madame Tout-le-monde.«C’est certain qu'il n'y a pas des foules incroyables qui s'intéressent à ce sujet.Il est vrai également que certaines conférences porteront sur des notions assez pointues.L’activité universitaire qui a cours dans le domaine linguistique est liée à un certain milieu et, bien entendu, c'est lui qui sera le premier intéressé.» Objet de diffusion du savoir privilégié, le dictionnaire est donc un outil dont on doit parler.En fait, pour le doyen de la faculté des arts et sciences, le dictionnaire est d’une certaine façon une métaphore de l'université.«Le dictionnaire est un lieu où Ton consigne énormément d'informations, des informations qui évoluent sans cesse.Chaque année il y a des changements, des révisions, l’ajout d'un nouveau vocabulaire.C’est quelque chose d’extrêmement dynamique et de toujours branché sur notre société.» Collaboratrice du Devoir LA SEMAINE DES DICTIONNAIRES Du 6 au 12 octobre 2005 Organisée par l’Université de Montréal en partenariat avec l’Association des libraires du Québec (ALQ) ACTIVITÉS EN LIBRAIRIES CAUSERIES Le bon usage des dictionnaires : de la communication quotidienne à la création littéraire Animateur : Benoît Melançon, Département d'études françaises.Université de Montréal Conférencier : Henri Mitterand, professeur émérite, Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ni), Paris, et Columbia University, New York - Vendredi 7 octobre 2005,19 h Librairie Olivieri, 5219, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal Renseignements : Yvon Lachance (514) 739-3639 Le dictionnaire, une île aux trésors Conférencier : Jean Pruvost, professeur et directeur du Centre de recherche métalexicographique et dictionnairique francophone, Université de Cergy-Pontoise.- Samedi 8 octobre 2005, llh 30 École secondaire Notre-Dame, 56, rue Saint-Henri, Rivière-du-Loup En collaboration avec la Librairie JA.Boucher Renseignements : Gaétan Saint-Pierre (418) 862-7730 Du Nouveau dictionnaire de la langue française (1856) au Petit Larousse illustré (2005) Animateur : Richard Patry, professeur et directeur du Département de linguistique et de traduction.Université de Montréal Conférencier : Jean Pruvost • Lundi 10 octobre 2005,15 h Librairie Alire, 825, rue Saint-Laurent Ouest, Longueuil Renseignements : Robert Leroux (450) 679-8211 Nouveau Littré 2005-200t : du lexiqua oublié aux néologismes Animateur : Richard Patry Conférencier : Jean Pruvost - Lundi 10 octobre 2005,19 h Librairie Michel fortin, 3714, rue Samt-Denis, Montréal Renseignements : Ronald Thibault (514) 849-5719 DÉBATS Un dictionnaire du français au Québec : quelles nécessités?Présentatrice : Monique C.Cormier, professeure titulaire, Département de linguistique et de traduction, Université de Montréal Animateur : Gérald Larose, professeur invité, École de travail social, Université du Québec à Montréal Participants : Gilles Bibeau, professeur honoraire, Département de didactique, Université de Montréal Hélène Cajolet-Laganière, professeure titulaire, Département de lettres et communications, Université de Sherbrooke Marie-Éva de Villers, directrice de la qualité de la communication, HEC Montréal - Samedi 8 octobre 2005,14 h Librairie Monet, Galeries de Normandie, 2752, rue de Salaberry, Montréal Renseignements : Anne-Pascale Lizotte (514) 337-4083 - Mercredi 12 octobre 2005,19 h Librairie Olivieri, 5219, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal Renseignements : Yvon Lachance (514) 739-3639 Les dictionnaires doivent-ils tenir compte de la nouvelle orthographe?Animatrice : Monique C.Cormier Participants : Yves Garnier, directeur du département Petit Larousse et Encyclopédies Larousse, Larousse, Paris Louise Guénette, terminologue, Office québécois de la langue française Marie-Éva de Villers - Samedi 8 octobre 2005,10 h 30 Librairie Le Fureteur, 25, rue Webster, Saint-Lambert Renseignements : Yves Guillet (450) 465-5597 - Dimanche 9 octobre 2005,13 h 30 Librairie Raffin, 6330, rue Saint-Hubert, Montréal Renseignements : Suzanne Fauvel (514) 274-2870 Jusqu'où doit-on aller avec la nouvelle orthographe?Animateur : Nathan Ménard, professeur titulaire, Département de linguistique et de traduction, Université de Montréal Participants : Annie Desnoyers, responsable du soutien en français, Faculté des sciences de l’éducation, Centre de formation initiale des maîtres, Université de Montréal Yves Garnier, directeur du département Petit Larousse et Encyclopédies Larousse, Larousse, Pans Noëlle Guilloton, conseillère en communication, Office québécois de la langue française Marie-Éva de Villers - Vendredi 7 octobre 2005,12 h 30 Université de Montréal Pavillon Roger-Gaudry Salle M-425 TABLES RONDES Entre le Petit Larousse et le Petit Robert, mon cœur balance.Animatrice : Monique C.Cormier, professeure titulaire, Département de linguistique et de traduction, Université de Montréal Participants : Jean-Claude Boulanger, professeur titulaire, Département de langues, linguistique et traduction, Université Laval Aline Francœur, professeure agrégée, École de traduction et d'interprétation, Université d’Ottawa - Vendredi 7 octobre 2005,19 h Librairie Galeries de Granby, 40, rue Évangelme, Granby Renseignements : Bernard Provencher (450) 378-9953 - Lundi 10 octobre 2005,19 h Librairie Raffin, 6330, rue Saint-Hubert, Montréal Renseignements : Suzanne Fauvel (514) 274-2870 Trésors méconnus de l'univers des dictionnaires Animateur : Benoît Melançon, professeur titulaire, Département d’études françaises, Université de Montréal Participants : Guy Bertrand, premier conseiller linguistique, Société Radio-Canada, Montréal Noëlle Guilloton, conseillère en communication et en rédaction, Office québécois de la langue française Jacques Laurin, linguiste - Samedi 8 octobre 2005,13 h Librairie Le Fureteur, 25, rue Webster, Saint-Lambert Renseignements : Yves Guillet (450) 465-5597 ANIMATIONS POUR JEUNES PUBLICS Qu’est-ce qui se cache dans mon dictionnaire?Animatrices : Pascale Lefrançois, professeure agrégée, Département de didactique, Université de Montréal Ophélie Tremblay, doctorante.Département de didactique, Université de Montréal - Vendredi 7 octobre 2005, 9 h 30 Librairie Alire, 825, rue Saint-Laurent Ouest, Longueuil Renseignements : Robert Leroux (450) 679-8211 - Vendredi 7 octobre 2005,12 h 45 Librairie Monet, Galeries de Normandie, 2752, rue de Salaberry, Montréal Renseignements : Anne-Pascale Lizotte (514) 337-4083 Des dlcos pour tous les goûts Animatrices : Pascale Lefrançois Ophélie Tremblay - Vendredi 7 octobre 2005,10 h 45 Librairie Alire, 825, rue Saint-Laurent Ouest, Longueuil Renseignements : Robert Leroux (450) 679-8211 * Vendredi 7 octobre 2005,14 h Librame Monet, Galeries de Normandie, 2752, rue de Salaberry, Montréal Renseignements : Anne-Pascale Lizotte (514) 337-4083 Anoomtor drt «kAurri du Qvèàfc falire Raffin LIBRAIRI URETEUR A I* Mm mm i# dm r, miette* d* erfiby Mm Université de Montréal LE DEVOIR.LE SAMEDI 1 ET DI M A N C H E ) (' T O B R E 2 0 0 5 Ci (i •DICTIONNAIRES- SOCIOLOGIE QUÉBEC Entre l’avoir et l’ouvrir Le Multi déloge le Larousse au palmarès SOURCE UNIVERSITE DE MONTRÉAL Marcel Fournier, professeur de sociologie à TUniversité de Montréal.Quelle place occupe le dictionnaire dans la vie des Québécois?Ceux-ci en sont-ils de grands utilisateurs?A quelle fréquence les consultent-ils?Et surtout pour quelles raisons y jettent-ils un coup d’œil?Voilà quelques-unes des nombreuses questions auxquelles ont tenté de répondre le professeur de sociologie de l’Université de Montréal Marcel Fournier et le sociologue et chercheur indépendant Guy Gauthier, lors d’une étude sur l’usage des dictionnaires dans la province.ULYSSE BERGERON Le premier constat que pose Marcel Fournier est le suivant «Près de 95 % des gens détiennent un dictionnaire à la maison.» Une statistique impressionnante, mais qui en réalité ne reflète pas l’usage qui en est fait.«On a donc, alors, cherché à savoir quelle était la relation des Québécois avec leur dictionnaire: “est Montréal (Québec) H2T lt*1 ^14) 842-3481 • Télécopieur’.tfW ,0-*diteur.qc.ca * Site Internet: httptH^*^ *^ DICTIONNAIRE GUÉRIN DES POÈTES D'ICI DE 1606 À NOS JOURS- édition revue, corrigée et augmentée TYlMAc-Ûim ÿuéAin, Jléqinald diamsl Chaque poète a une page entière à lui seul, composée d informations biographiques.ISBN 2-7601-6746-1 1376 pages - 46,75 $^ DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE ET HISTORIQUE DES PATRIOTES 1837-1838 Ûlain TYIqaawi Pour faire connaître les patriotes méconnus mais surtout ceux qui sont demeurés inconnus.ISBN 2-7601-6345-8 608 pages — 29,95 $ DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE ET HISTORIQUE DES COUREURS DES BOIS Ûlain WkAAWi H L’histoire de la rencontre de deux civilisations et de la naissance de la race du Métis canadien.ISBN 2-7601-6740-2 512 pages — 21,95 $ DICTIONNAIRE DUMAS fiéqinald Tùurutl, (pisiAA&lle TïlAiM Index analytique et critique des personnages et des situations dans l’oeuvre d’Alexandre Dumas.ISBN 2-7601-2364-2 1040 pages - 95 $ DICTIONNAIRE DUMAS DU BICENTENAIRE supplément de -4f mise à jour Aé/finald diamsd, flinASiattn WiAiké Supplément où l’on retrouve des mises à jour et des corrections nécessaires au Dictionnaire Du mao.ISBN 2-7601-6650-3 240 pages - 30 $ DICTIONNAIRE ACTUEL DE L'ÉDUCATION - 3e édition tfknaid Jjupinjcùut Dictionnaire autodidactique le plus complet de l’éducation ; actuelle.ISBN 2-7601-6851-4 t' - ' 1584 pages — 69,95 $ DICTIONNAIRE DE VERBES FRANÇAIS-ANGLAIS LIDEC ÿill&à JhUbaidt De A à Z, du verbe le plus courant jusqu’au verbe le plus rare.ISBN 2-7608-5548-1 430 pages - 31,50$ DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE GUÉRIN Québec-Canada/2000 Çlaujtk JtamaAchsi, QatqmA JtamaAcJui Biographie concise de toutes les personnes (décédées) qui ont marqué l’histoire du Canada.ISBN 2-7601-4759-2 376 pages - 30 $ 1 DICTIONNAIRE DES NOMS PROPRES I GÉOGRAPHIQUES DU QUÉBEC Ronald Jhomblay avac la CûllaboAalwn do (piaAAc - 9Aide Ac 'ÿihahd Un dictionnaire qui répond aux questions, indique dans quelle région du Québec on peut retrouver un lieu à repérer et qui renseigne sur la façon de nommer les habitants d’une région.ISBN 2-7601-2443-6 384 pages - 32 $ DICTIONNAIRE DES SYMPTÔMES (DocIcua ÿjoan ÿome$ MACBEC Pour bien analyser ses propres sensations et éviter toute angoisse inutile.Code n° 1116 602 pages — 36,40 $ DICTIONNAIRE DES TERMES GÉOGRAPHIQUES CONTEMPORAINS Raoul fclonqué lîlaycA, r!jann Roche, (Dieudonné TUoua^o Ce dictionnaire regroupe l’ensemble des termes et concepts utilisés en géographie.ISBN 2-7601-6149-8 352 pages - 49,50$ ors de la Semaine des dictionnaires de 2003, M.Wesemael av;üt déjà ausculté l’espace dévolu à la science dans le Robert.Le Larousse, quant à lui, est le dictionnaire scientifique par excellence, tant pour les néophytes que pour les spécialistes.François et Roland Wesemaël ont comparé le Nouveau Petit Im-rousse illustré de 1955 au Petit Larousse illustré de 2005 (NPLI et PLI, pour plus de commodité) en regard des définitions nouvelles ou améliorées, des changements dans les registres des noms propres et des illustrations.Prenant en considération les trois travaux d'Einstein — le mouvement brownien, la photoélectricité et la re lativité —, Wesemael note que les définitions ont été étoffées par des m Micro Application ÎÜlilill ^•cr° mots! 1 seul CD ROM dotiwromri seulement -il www.microapplication.ca rajouts dans l’étymologie et la description des applications.«Ces bonifications ne sont pas toujours le fait d'une plus grande connaissance des phénomènes, précise M.Wesemael.Dans le cas de la photoélectricité, par exemple, l’effet était bien connu dès 1955.Mais la définition du Pli s’est nettement améliorée grâce à un plus grand souci de justesse, une volonté de mieux cerner le phénomène.» Ailleurs, bien sûr, le PLI profite des avancées scientifiques contemporaines.Grâce à la sonde spatiale Vega 2, par exemple, l’ouvrage peut donner un aperçu de l’élaboration du modèle d’un noyau d’une comète.Révélatrice de l’explosion des connaissances est la pléthore des néologismes qui, de boson à thermonucléaire, ont trouvé leur niche dans le PLI alors qu'ils étaient absents du NPLI.Des mots comme ozone et noyau se sont enrichis d’une multiplicité de sens et de nuances autrefois inconnues.De manière générale, le PLI est plus technique que son ancêtre, recentrage éditorial se répercutant également dans la partie des noms propres.«Dans la rubrique “Archimède", remarque M.Wesemael, l’helléniste de la première édition semble avoir laissé sa place à un mathématicien.On a évacué les anecdotes sur la bataille de Syracuse et sur le fameux Eurêka, dont l’historicité est loin d’être prouvée, pour se concentrer les contributions d’Archimède dans les domaines de la physique et des mathématiques.» Dans le même ordre d’idées, la nouvelle rubrique Isaac Newton évacue l’anecdote de la pomme, immortalisée par le bé-déiste Gotlib, qui aurait inspiré au savant la loi de la gravitation universelle.«C’est une légende que Newton, dans un but obscur, a peut-être lui-même colportée.Quand j’ai visité le Trinity College à Cambridge, où Newton a enseigné et étudié, le guide nous montrait le pommier.C’est très folklorique!» Le PU s’est plutôt recentré sur les nombreuses et stupéfiantes recherches et découvertes de Newton: lois de la gravitation universelle et de la décomposition de la SOURCE UNIVERSITE DE MONTREAL Professeur titulaire au département de physique de l’Université de Montréal, François Wesemael est un spécialiste des étoiles naines blanches.lumière, développement du calcul différentiel et intégral, etc.Reconnaissance et disparition Puisqu'il est question de ceux et celles qui font la science, François et Roland Wesemaël ne pouvaient faire autrement qu’examiner l'espace que le NPLI et le PLI accordent aux prix Nobel de physique.Les auteurs y dénotent une structure incohérente.Cent-neuf scientifiques ont remporté cette distinction depuis 1955.Or, le PLI ne mentionne que LE VIF DESIR DE DURER Lesdlc sd' r de Bernard Pivot les
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