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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2009-12-05, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI ET D I M A N ( Il E ^THEATRE , Comme si Kirikou se pointait / / à la Maison Theatre- Page E 5 D E ( E M B R E 2 (• O !» CINEMA John Woo propose une fresque spectaculaire.et pompière Page E 11 CULTURE SOURCE NKWSCOM xSSk mm NÈ0ÊM Gilles Carie 1928- 2009 i IK U h \ O I H > A M K l> K T DI M A X < Ht ti D É ( E M B R E 1 » '» ^ GILLES GAULE I Carie en plusieurs temps ¦ 1928: Naissance de Gilles Carie à Maniwaki le 31 juillet.¦ 1935: Déménagement a Rouyn-N'oranda, ou Carie vivra jusqu’à lage de 16 ans.¦ 1945: Installe a Montreal, Carie s’inscrit a l’École des iv-artc ¦ 1950: Carie étudie a l’Uni versité de Montréal en littérature et a l’Université McGill en sciences sociales.¦ 1950: Carie signe des ar tides pour Le Devoir sous le pseudonyme de GyL ¦ 1953: Fondation de l’Hexagone avec un groupe formé autour de Gaston Miron.¦ 1955: Carie est engagé à la Société Radio-Canada comme graphiste.¦ 1960: Réalisation pour l’Office national du film (ONF) du premier court métrage scientifique Le Prix de la science puis de Tout l’or du monde, un court métrage sur la vie des mineurs en Abitibi.¦ 1961: Embauché à l’ONF, Gilles Carie filme un premier documentaire, Dimanche d’Amérique ¦ 1964 Écriture des scena rios et realisation de Percé on the Rocks et d une piennere courte fiction, Solange dans nos campagnes ¦ 1965 l>e premier long métrage de fiction de Carie.La Vie heureuse de Léopold Z, fait un tabac et remporte le Grand Prix du cinema canadien.¦ 1966 Carie quitte l’ONF apres des démêlés au sujet de La Vie heureuse.avec la direction de l’organisme fédéral.¦ 1966: Le cinéaste se joint à Onyx film, la premiere maison de production de films indépendante du Québec.¦ 1968: Le Viol d’une jeune fille douce (1968) est sélectionné a la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.¦ 1972: Grâce à La Vraie Nature de Bernadette, retenu pour la Sélection officielle à Cannes, Carie se fait connaître à l’étranger.¦ 1973: Avec La Mort d'un bûcheron, Carie amorce une colla- Gilles Carie 1928-2009 borauon de dix ans avec sa muse de l'epoque.Carole Laure ¦ 1975 Lu Tête de Normande Saint Onge est choisi pour la Quinzaine des réalisateurs a C annes, ou la notoriété internationale de Carie s’accroit ¦ 1980 La comédie musicale hantustua ouvre le Festival de Cannes, mais elle s'avère un échec commercial.¦ 1981 Les Plouffe une adaptation de la série televisee creée en 1953 pai Roger Lemelin, remporte un immense succès public et critique.¦ 1983: Dans Maria Chapde-laine, Gilles Carie revisite le classique de Uiuis Hémon, avec Carole I.aure et Claude Rich.¦ 1985: Carie réalise Cinéma, cinéma, un documentaire sur l’histoire de la production fran-çaise a l’ONF, et 0 Picasso, sur l’exposition du peintre présentée au Musée national des beaux-arts du Québec.¦ 1986: Im Guêpe met en vedette la nouvelle muse de Gilles Carie, Chloé Sainte-Marie, qui jouera aussi dans La Postière (1992) et Pudding chômeur (1996).¦ 1989: Son film ONF 50 ans remporte la Palme d’or du court métrage à Cannes.¦ 1990: Carie reçoit le prix Alfred-Tessier, la plus haute récompense accordée par le Québec à un artisan du milieu du cinéma.¦ 1991: On diagnostique le parkinson à Gilles Carie, une maladie dégénérative et paralysante qui altère les fonctions motrices et la parole.¦ 1995: La France décore L’Hexagone salue la mémoire d’un de ses membres fondateurs.Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal j (RIDM) saluent la contribution -ÿ unique de Gilles Carie au cinéma documentaire Un cmema ludique, jubilatoire, Iconoclaste, et impertinent mais aussi pertinemment interrogateur.François Niney Merci Gilles, pour tes questions et tes réponses.R I DH www.ridm.qc.ca Gilles Carie sur le tournage de Maria Chapdelaine.À droite, Philippe Martel.PHOTO GUY BORREMANS Gilles Carie de la Légion d’honneur.¦ 1998: Le Canada décerne au cinéaste le titre d’officier de l’Ordre du Canada.B 1998: Première rétrospective de Gilles Carie à la Cinémathèque québécoise, regroupant l’intégrale de son œuvre.B 1998: Carie réalise son «auto-filmo-biographie» intitulée Moi j’me fais mon cinéma.B 2001: Gilles Carie reçoit un Jutra-hommage de l’Académie des Jutra pour l’ensemble de sa carrière.B 2004: Le Musée de la civilisation de Québec présente la rétrospective Gilles Carie ou l’indomptable imaginaire.B 2007: Carie reçoit l’Ordre national du Québec.B 17 novembre 2009: La Maison Gilles-Carie, la résidence créée par Chloé Sainte-Marie pour accueillir de grands malades en perte d’autonomie, est inaugurée à Saint-Paul-d’Ab-botsford, en Montérégie.B 28 novembre 2009: Gilles Carie décède à l’hôpital de Granby, le matin du samedi 28 novembre.B 5 décembre 2009: Des funérailles nationales sont tenues au Québec pour Gilles Carie.l/n foeu/o/c xe e/éfîmt fuir sa cu/ture, ses mots, sa musiyae, ses images.NOUS RENDONS HOMMAGE À GILLES CARLE, HOMME LIBRE, CRÉATEUR ET RACONTEUR DU QUOTIDIEN.Chloé Sainte-Marie, Jean-Pierre Ferland, Yvon Oeschamps, Gilles Vigneault, Claude Gauthier, Daniel Boucher, Marie-JoThério, Térez Montcalm, Andrea Lindsay, Madame Moustache, Judi Richards,Tomas Jensen, Guillaume Arsenault, Daniel Lavoie, Navet Confit, Polipe, Émilie Proulx, Carl-Éric Hudon HOMMAGE À CE grand Québécois QUI A MIS LES SIENS AU CŒUR DE SON ŒUVRE! «Un des cinéastes les plus marquants du Québec, un homme au talent immense connu et reconnu à travers le monde.» Jean Charest Premier ministre du Québec Québec Gilles Carie, en compagnie de sa conjointe Chloé Sainte-Marie, fait grand officier de l'Ordre national du Québec par le premier ministre.M.Jean Charest, le 20 juin 2007.BBBBBMH LE I* E V 0 1 R .LES S V MED! ET 1>1 M A X ( H E l> E C E M R R E 2 (I 0 ;t E ;î GILLES 28 200!) Gilles Carie nous a dit.La \ie et la carrière de Gilles Carie furent commentées.par ses bons soins au fil des entrevues.Les journalistes du Devoir recueillirent ses propos à travers les décennies.Mosaïque d’impressions, d'idées, commentaires en fragments sur son cinéma, sur celui des autres, sur sa société aussi.En voici quelques-uns.ODILE TREMBLAY Un oracle, Gilles Carie?Pas toujours.Mais qui donc peut prédire la fin de sa vie, à moins d’y mettre volontairement un terme?11 n’aura pas écrit le scénario de son décès, le pionnier qu’on enterre aujourd’hui.L’ombre de la maladie de Parkinson, qui l’emporta la semaine dernière, attendait encore son entrée en scène.«Moi, dans ma famille, les hommes sont morts à 62 ans d’une crise cardiaque; alors c’est parfait, disait-il en 1981 en sortant du plateau des Plouffe.Je sais quand et comment je vais mourir, je n'ai plus besoin de m’inquiéter.» Erreur! En 2001, déjà affaibli, il avouerait à un chroniqueur du Devoir.«La maladie, ça t’enlève le goût de mourir.» Vingt ans de turbulences s’étaient écoulés entre ces deux déclarations.«Un homme est vieux quand il a fini de faire rêver les autres», révélait-il plus poétiquement en 1981.Les rebelles demeurent jeunes longtemps.Gilles Carie a toujours effarouché le bourgeois avec un sourire en coin.«J’ai finalement fait très peu de films de sexe, mais avec tellement d’intensité qu’ils ont choqué l’imagination populaire.Ça prouve à quel point notre société est demeurée morale.Revolution tranquille ou pas.» En 1971.à la sortie des Mâles, il affichait ses couleurs de fond: «Le cinéma demeure pour moi un medium populaire, et chaque fois qu’on le tire ailleurs, on triche.» Ce qui ne l’empècha pas, pour La Vraie Sature de Bernadette, de viser plus loin, cherchant à crever la superficialité de l’écran.«J'ai tenté la chance de faire un film presque total, presque philosophique.presque intellectuel, sans me fermer aucune porte», révélait le cinéaste en 1972.Ajoutant à propos du thème de La Vraie Nature de Bernadette: «Je suis comme tous les Québécois, quelqu'un ayant subi tous les assauts de la religion.J’en porte en moi les traces.A mes yeux, donc, Marie-Madeleine représente un personnage aussi réel dans sa connotation québécoise que ma voisine.» En lançant Un diable d'Amérique, dédié au prince des ténèbres en 1991, il revenait sur cet héritage religieux.«Le diable, on le porte avec soi dans sa culture.Sans lui, certains aspects de la réalité sont durs à expliquer.» Y croire ou pas Des oeuvres littéraires, il en aura adapté, avec grande maitri-se souvent, sans toujours y prendre son pied.«Ce n’est pas que je n’ai pas aimé faire Les Plouffe ou Maria Chapdelaine, mais dans des cas comme ceux-là, j’ai vraiment l’impression de ne pas faire progresser mon travail, totalement au service d’un auteur et d’une œuvre littéraire», affirmait-il en 1985, sur le plateau de Scalp.De mauvaises réceptions critiques, Gilles Carie en eut plein son saoul, mais jamais autant que pour La Guêpe, en 1986, qui tint de l’assassinat médiatique.Il avoua plus tard, philo- Le cinéaste sur le plateau des Plouffe sophe: «Moi, je m’attends au rejet de toute façon.C’est le succès qui m’étonne.» Au milieu des remous critiques, Carie disait trouver le poids d’attente pour ses films tellement énorme que les gens s’en retrouvaient fatalement déçus: rançon et poids de la gloire.Toutefois, ses documentaires, dont Jouer sa vie, O Picasso, Vive Québec, furent globalement accueillis avec des bravo, même si Carie refusait de se considérer comme un maître du genre.«Tous mes documentaires ont du succès.Sans doute parce que je suis un homme d’intuition plutôt que d'information, parce qu’une émotion traverse mes films.» VOIR PAGE E 4: CINÉMA moms (U Y BORRI MANS «U» tml GILLES CARLE 1928-2009 Gilles Carie a marqué le Québec au sceau de son audace, de son talent et de son imaginaire.Le cinéma de ce pionnier fait désormais partie de notre patrimoine.Québécor et Éléphant : mémoire du cinéma québécois tiennent à rendre hommage à cet artiste exceptionnel qui fut l’un de nos plus grands cinéastes.B * L tant QUEBECOP g—nus nw nHwrMi r —ri L R DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIM A \ (HE fi DÉCEMBRE 2 0 0 if AELE 200!) CINEMA «Les téléromans banalisent la vie, parce que chacun s’y reconnaît.Moi, je la débanalise.»» SUITE DE LA PAGE E 3 Cinq années de purgatoire suivirent La Guêpe.Puis Gilles Carie tourna La Postière, mieux accueilli que son film précédent, mais décevant aussi.«Qui dit comédie dit vulgarité, dit gags faciles, commentait le cinéaste en 1992.Or moi, j’ai voulu faire rire les gens avec la pensée d’une collectivité, celle du Québec profond.¦> Son dernier long métrage en 1995, Pudding chômeur, burlesque et brouillon, constitua son chant du cygne, mais il ARCHIVES LE DEVOIR À l’époque du Viol d’une jeune ülle douce l’ignorait encore: «Les téléromans banalisent la vie, parce que chacun s’y reconnaît.Moi, je la débanalise.]e ne dis pas que c’est mieux, mais ça va en sens inverse.Il n'y a pas de clichés dans Pudding chômeur.À vous de juger pour le reste.» Gilles Carie renâclait devant le septième art maison.«Les jeunes sont tellement influencés par la publicité.Aujourd’hui, on préfère l’effet discothèque à l’effet réel.Notre cinéma est timoré.Il se contente de faire du cinéma avec le cinéma.» Deux ans plus tard, le cinéaste de La Mort d’un bûcheron en remettait une couche sur le dos de la relève: «Ce que je reproche au jeune cinéma, c’est de faire des choses un peu “botchées”.Ils travaillent comme s’ils n’y croyaient pas.» Pas tendre envers notre milieu, donc, et ce, tout au long de sa vie.Déjà, en lançant L’Ange et la Femme en 1977, il disait douter des chances de notre cinématographie de percer le marché étranger.«Trop de films québécois sont repliés sur eux-mêmes et ne cmtiennent pas leurs propres références.Comment un public étranger peut-il comprendre ce qu’est un village québécois si le film ne le définit pas?» Quant aux institutions, il les aura combattues avec fougue, Carie durant le tournage des Mâles de l’Office national du film (ONF) à Téléfilm Canada, dont les refus, les tergiversations, le côté craintif l’exaspéraient.En recevant le prix Albert-Tessier en 1990, Gilles Carie assurait qu’il ne pourrait jamais refaire La Vie heureuse de Léopold Z (tourné en 1965 à l’ONF).«71k-jourd’hui, ça coûterait trop cher.On n ’aimerait pas le scénario et on ne me donnerait pas la liberté du casting.[.] Où est passée la spontanéité créatrice?», de- mandait le pionnier en levant ses yeux bleus au ciel.Mais lorsque la France l’adouba chevalier des arts et des lettres en 1992, il jeta soudain un œil sur le chemin parcouru, s’étonnant de le voir si long.«On GUY BORREMANS travaille film par film, sans penser qu’on fait du cinéma, sans qu’on Tait vu se faire.Puis tout d’un coup on se dit: j’ai un passé.» Rideau! Le Devoir // l s’est fait son cinéma ! L’héritage du regretté GILLES CARLE (1928-2009) Ses œuvres plus vibrantes que jamais le dernier film de GILLES CARLE SSeeSon— Carte raconté P® écarts.^ ^ - Film de 75 minutes Giii imavision HOMMAGE Par coffret versé Biic?OAno» «LUS CARLE Coffret c°Uect101' e d,un pionnier •.SSSKtsT- «Il .LA VnHie- I.r.- 1073 .LES CORPS CELESTES En vente partout et s* imavision mm •Y- 'w-v.’ir * .I Wmm: ¦ ' 4 ; ¦ ' • .ASSEMBLEE HATIONALE QUÉBEC Par son œuvre, Gilles Carie a mis en images ce que le Québec a de plus précieux.La beauté de notre langue, L’attachement à nos racines, La vitalité de notre créativité.Par son cinéma, il aura contribué à nous nommer et à nous définir.Pauline Marois Députée de Charlevoix Chef de l’opposition officielle Gilles Carie SODEC Québec n‘ï 1 l LE l> E VOIR.LES SA M E I» 1 5 ET [) I M A N ( Il E « I) E ( E M B K E 2 O O 9 ULTURI ParadisPerdu.com DU 26 JANVIER AU 6 FÉVRIER 2010 theAtre jeunes pubi ics Kirikou au théâtre ! Hélène Ducharme et son Théâtre Motus proposent avec Baobab une quête à dimension planétaire MICHEL BÊLAI K Quel monde! Alors que les flocons de neige virevoltaient au-dessus du centre-ville, le téléphone nous ramenait d’un coup sec en Espagne, puis au cœur même des légendes du continent africain.C’est Hélène Ducharme à l’appareil.Elle est à Tolosa, une petite ville frontière du Pays basque espagnol où se tient jusqu’à dimanche soir un festival international de marionnettes qui s’est ouvert il y a une semaine avec une exposition de marionnettes.québécoises.Tout ce festival fait d’ailleurs cette année une large place au Québec en accueillant cinq de nos compagnies: la Pire Espèce avec Persée, le Théâtre Sans fil et sa Couronne du destin, le Théâtre des deux mains avec Ti-Jean et le pauvre diable.Les Petites Ames avec le délicieux Madame Pekka et Motus, la compagnie d’Hélène Ducharme.Profitons de l’occasion pour entrouvrir par là la porte sur un secteur trop souvent négligé.Envoûtement Malgré la distance et les flocons de neige, malgré les parasites qui fritent à intervalles absolument imprévisibles dans le récepteur, on sent bien qu’elle est radieuse, Hélène Ducharme.C’est qu’en frit, elle règle les derniers détails de la version espagnole à’Inussia la femme phoque, dont sa compagnie donnera sept représentations au festival de Tolosa avant de tourner ensuite plus au sud de l’Espagne, jusqu’à Alicante.Plus près, en même temps ou presque, Baobab, la plus récente création de Motus, une audacieuse production de couleur résolument africaine, prend l’affiche à la Maison Théâtre jusqu’à l’autre côté du temps des Fêtes.D’où les réjouissances, la voix radieuse de la principale intéressée et notre présence ici.Baobab est une production qui s’est écrite à plusieurs mains au fil de plusieurs années au-dessus de plusieurs continents, raconte Helène Ducharme.Le projet a pris forme lors d'une residence de creation au Théâtre de la Ville, à Longueuil, où il fut d’ailleurs créé plus tôt cette année.Elle souhaitait à l’époque continuer à explorer des techniques effleurées dans la production précédente de la compagnie: Inussia la femme phoque.«Je voulais absolument poursuivre le travail amorcé dans Inussia avec les ombres et la musique d'une part, mais je voulais continuer à développer en même temps le volet “rencontres exploratoires” avec le public des communautés éloignées.J’étais séduite aussi par l’idée de passer d’une extrémité à l’autre, des peuples et de la culture du Grand Nord à la richesse et au foisonnement de l’Afrique.» Lorsqu’elle s’est rendue là-bas en février et mars 2008 avec la cinéaste Erica Pommerans, tout cela s’est rapidement cristallisé.L’Afrique noire a séduit Hélène Ducharme comme elle séduit tous ceux qui osent y mettre les pieds, odeurs, couleurs et rythmes confondus confondant.Envoûtée par la richesse et la diversité des cultures qu’elle y croise, Ducharme se laisse envahir par les rencontres, les voue, les chants, les histoires et les contes qu’elle entend en traversant le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso.Cérémonies, rites, masques, costumes, chants collectifs, danse, tout l’inspire.Elle rencontre des artistes locaux, conteurs, peintres, comédiens qui viendront donner sa couleur bien particulière au spectacle.L’artiste sénégalais Ismaila Manga accepte de venir peindre les baobabs qui forment l’essentiel du décor de la production et Hamadoun Kas-sogué, le grand comédien malien, se greffe à l’équipe.Hélène Ducharme ne peut plus attendre davantage: elle écrit une première version du texte inspirée des contes d’Amadou Ham-pâté Bâ.On y raconte l'histoire de la création du monde; on y ROBERT ETCHKYKRRY Cérémonies, rites, masques, costumes, chants collectifs et danse ont inspiré Hélène Ducharme pour Baobab.parle d’eau, de soleil, de terre.et, bien sûr, de baobabs.Un ton africain Le Baobab que propose la Maison Théâtre aux enfants de trois à huit ans est une coproduction avec la troupe Sô du Mali avec le soutien du Théâtre de la Ville pour l’accueil en résidence et la collaboration d’Ha-madoun Kassogué et d’Ismaila Manga; la Commission internationale du théâtre francophone (CITE) a aussi soutenu la coproduction.C’est la troisième et même la quatrième version du premier texte d’Hélène Ducharme.«J’ai beaucoup écrit et j’ai beaucoup raturé.C’était difficile de couper étant donné la richesse de chacun des contes, qui parlent aussi bien de personnages féminins de dimension mythologique que de grandes transhumances.Mais il a fallu ramener tout cela à un seul conte, une seule histoire, une seule quête.Et centrer le tout autour du personnage du petit garçon auquel les enfants finissent par s’identifier.» Elle aura beaucoup discuté-négocié avec ses conseillers africains avant d’en arriver à la version définitive plus syncrétique, plus ramassée.«Les longueurs font partie de la culture africaine, poursuit i/|W ÉGALEMENT À NE PAS WANàl/EP.Arthur L'aventurier 6 décembre -15 h Le Petit Noël de Québec Issime 13 et 20 décembre - 11 h Casse Noisette du 12 au 30 décembre Les zidées métronomes 27 au 30 décembre -11 h et 14 h ACTIVITES DES FETES AH Ih VACHE / 27décembre 11 h (anglais) et 15 h (français) 29 décembre 11 h (français) et 15 h (anglais) 30 décembre 11 h (français) et 15 h (anglais) THÉÂTRE Une bande dessinée musicale vachement drôle empruntant autant au théâtre de marionnettes, qu'au cirque ou à la comédie musicale.Théâtre de I1 Partenaire MÉDIA PROGRAMMATION COMPLÉTÉ T „ lu-,.,,.,, • I jeunesse.laplacedesarts.com I.K Hr.tOlll laplacedesarts.com 514 842 2112 / 1 866 842 2112 Helène Ducharme.On est très descriptif là-bas, plus dans la tradition orale: on répète souvent les mêmes mots, on joue sur les rythmes comme dans tous les rituels.J’ai travaillé le texte en tenant compte de tout cela et aussi de ce que les enfants d'ici connaissent des cultures africaines.C’est-à-dire peu de chose.Même plutôt rien.En m'inspirant des contes d’Amadou Ham-pâte Bà.de tout ce que j’ai vu et entendu, je pense avoir réussi à garder le ton africain du spectacle.en le rythmant à la façon d'ici.Sur fond de kora et de percussions africaines.» L’histoire, considérablement simplifiée, commence au pied d’un baobab plus que millénaire, dans un petit village africain terrassé par une grande sécheresse.On y raconte la quête d’un petit garçon sorti d’un œuf qui réussira à changer l’histoire tlu monde.Utilisant le théâtre d’ombres et les marionnettes tout autant que les manipulateurs à vue, Hélène Ducharme met en scène des comédiens griots et des musiciens acteurs dont les instruments se transforment en animaux étranges.Durant tout le temps des Fêtes, et pour près d’une quarantaine de représentations, Baobab vous propose donc sa decouverte intime de l’Afrique.Air du temps ou non, plus de 150 représentations de la production sont déjà prevues un peu partout dans le monde Iran cophone.Une version anglaise est déjà en cours de production pour une tournée canadienne et américaine qui s'amorcera à Pittsburgh en mars 2010.Il est même question d’une tournée africaine pour décembre 2010 dans laquelle Hammadoun Kassogué pourrait reprendre le rôle du griot.Mais tentez plutôt de mettre la main sur quelques-uns des rares billets encore disponibles à la Maison Théâtre! Le Devoir BAOBAB Texte et mise en scène: 1 lélène Ducharme.Une coproduction à multiples volets présentée à la Maison Théâtre jusqu’au 3 janvier.Public visé: les enfants de trois à huit ;uis.ET , ' KARAOKE MASQUES 2005 MISE EN SCÈNE + TEXTE ORIGINAL + PRODUCTION JEUNES PUBLICS TOUT PUBLIC, DÈS 14 ANS DE FRANCIS MONTY — CRÉATION THÉÂTRE LE CLOU CODIFFUSION THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI - MISE EN SCÈNE BENOÎT VERMEULEN AVEC MARC BEAUPRÉ, SANDRINE BISSON, MATHIEU GOSSELIN, SYLVIE GOSSELIN ET CATHERINE VIDAL - COLLABORATEURS RAYMOND MARIUS BOUCHER, MATHIEU MARCIL.SYLVAIN SCOTT.BENJAMIN LAFLEUR ET MANON OLIGNY Æ, 4Ê «théâtref t le clou! j==]] THÉÂTRE D’AUJOURD'HUI 3900, RUE SAINT-DENIS, MONTRÉAL, H2W 2M2 OA C«J SHERBROOKE DU 1ER AU 12 DECEMBRE 2009 «21 514-282-3900 RÉGULIER 25 $ - ÉTUDIANT / AÎNÉ 20,4, — - ADO (17 ANS ET MOINS) 17 $ OU 4.95 $ LE SAMEDI.Spectacle 30e anniversaire d’ESPACE G0 Enfin à Montréal après le succès remporté à sa création en France ESPACE GOSEXTE -T VOS .12 JANVIER.UŸVriri ¦: yM ANNE-MARIE CADIEUX MARIE-FRANCE LAMBERT 4 MICHA LESCOT MARIA DE MEDEIROS JOHANNA fri/- RD JU TA JOHANN A Wt ibS "À JE ÉRIC VIGNES • >r.fll8HSËR "V T *4/2 If 514 845-4890 "'A, ; ^ CB «sr - *_____- J.* ¦«t Œ U L’ABONNEMENT LE PLUS FLEXIBLE EN VILLE Choisissez un minimum de trois spectacles parmi les cinq encore disponibles.» X \ K a LF.DEVOIR.L E S N A M E I» I ET DI M A X ( Il E B DÉCEMBRE ' O O D cru ERE DANSE MEDIAS Variations chorégraphiques à l’approche de Noël Sur un écran près de chez vous FRÉDÉRIQUE DOYON L* approche du temps des r Fêtes rime avec famille.Et la danse ne fait plus exception a la ritournelle.Alors que s’essouffle la saison des spectacles grand public, le petit public est convié a une poignée de productions originales.Fini le temps ou Casse-Noisette régnait en maître.Ces samedi et dimanche après-midi, Serge Infortune propose sa fantaisie chorégraphique, théâtrale et multimédia I* Mal de Bonamo destinée aux 7 à 14 ans, à Tangente (840, rue Cherrier), dans le cadre de sa série Danse en famille.Whallo et Didji partent à la recherche de la source du mal qui a frappé leur village Bonamo.C’est à la forteresse de la Reine des Ogres que tout se jouera.Des images vidéo plus grandes que nature nourrissent la quête des personnages.Serge Lafortune avait déjà présenté sa première pièce à Tangente en MW Juliette «Im traversée des épreuves».Au Musée de la civilisation de Québec, c’est Harold Rhéaume qui reprend ses Variations mécaniques ce week-end, créées en France en 2004 et présentées dans le cadre des derniers Coups de théâtre.Le chorégraphe-danseur renoue avec ses jeux d’enfant et son amour pour Fred Astaire, entouré de deux curieuses sculptures, l’une qui roule et l’autre qui bascule, toutes deux conçues par le plasticien français Yvan Dagenais.L’image vidéo qui surplombe la scène fait un clin d’œil aux films de Normand McLaren et à la fantaisie de Charlie Chaplin.Actif sur la scene depuis près de 20 ans, Harold Rhéaume a fondé sa compagnie Le Fils d’Hadrien danse, qu’il implante a Québec en 2000.Il crée des œuvres plus spécifiquement destinées au jeune public depuis quelques années.De retour à Tangente, une autre histoire de village prend l’affiche la fin de semaine prochaine, sur une note plus actuelle cette fois.La bédé chorégraphique Amqui de la jeune artiste Marie-Ève Albert aborde par l’humour et le ludisme le thème de l’exode rural.Cinq personnages colorés tentent de contrer le phénomène en partant à la recherche de candidats au repeuplement de leur patelin.On assiste à leurs aventures tragico-miques dans des contrées inconnues, sur la musique originale du groupe montréalais électro-pop Lçs Handclaps.Marie-Eve Albert a aussi fondé Les Imprudanses avec Normand Marcy en 2003.Ces joutes chorégraphiques improvisées sont devenues une compagnie à part entière tant leurs activités se sont multipliées.la jeune femme donne d’ailleurs des formations en improvisation aux jeunes, aux amateurs et aux professionnels.Tant qu’à voir venir Noël, sachez que la plupart des organismes en danse proposent des certificats-cadeaux pour assister à un spectacle au choix du détenteur.Tangente en offre, ainsi que le Festival Trans-Amériques, qui se déroulera du 27 mai au 12 juin prochain.Le Devoir H & CATHERINE PALLASCIO Une scène du Mal de Bonamo, de Serge Lafortune La chaîne Al Jazeera English sera bientôt disponible ici.Franchement, il était temps, commente la professeure de communication Lise Garon.STÉPHANE BAILLARGEON Le grand reporter américain Robert D.Kaplan couvre le vaste monde, et le Moyen-Orient en particulier, depuis un triste quart de siècle.E était en Afghanistan apres l’invasion russe et au moment de la guerre civile des années 1980.E a écrit sur la Colombie, l’Irak, la Mongolie, le Rwanda, l’Afrique du Sud, la Turquie, la Bosnie et même les Etats-Unis.Il a été partout et a partout trempé la plume (ou le clavier) dans la plaie.Plus tôt cet automne, ce spectateur engagé a écrit un billet pour The Atlantic Monthly, son excellent magazine, dans lequel il recommandait à tout un chacun de regarder la chaine satellitaire qa-tarie al-Jazira (graphie française du réseau qatari).«Les nouvelles n’y sont pas tant partiales qu’honnêtement représentatives d’un point de vue équilibré provenant d'un monde en développement, a écrit M.Kaplan.Votre perspective dépend de votre position.Quand vous regardez le monde de Doha, ou de Mumbai, ou de Nairobi, il semble très différent de la vision offerte de Washington, de Londres ou de Saint Louis.» Son texte rappelait que le réseau basé au Qatar diffuse maintenant en anglais des reportages sur d’innombrables points négligés par les médias occidentaux, du Niger au Guatemala.Mieux, la chaîne enchaîne les scoops et ouvre l’esprit sur le monde.C’est un peu comme avoir une conversation franche avec un Arabe, proposait le journaliste, «alors que les commentateurs du réseau Fox aux Etats-Unis donnent l’impression de n ’avoir jamais rencontré un musulman de leur vie».Diversifier les points de vue Al-Jazira, le CNN ou le RDI arabe, a été lancée en 1996 avec le soutien moral et financier du che& Hamad bin Khalifa al Tha- ni, émir du Qatar.Son nom veut dire 'rile”, tout simplement.La chaîne émet 24 heures sur 24 dans une centaine de pays.Son site Internet est le plus visité du monde arabe.Al Jazeera Children existe depuis 2005, Al Jazeera English depuis novembre 2006.C’est celle-là que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a autorisé il y a quelques jours.Le signal comme le détail des modalités d’abonnement devraient être disponibles au début de l’année prochaine.«En 2004, le CRTC avait déjà pratiquement empêché al-Jazira d’être retransmis au Canada en obligeant la télévision canadienne à traduire au préalable toute émission arabe pour s’assurer qu’elle ne contenait pas de propos antisémites», explique par courriel la professeure Use Garon, du département d’information et de communication de l’Université Laval.La spécialiste des médias du monde arabe se réjouit du changement d’attitude du Conseil.«La bonne nouvelle, c’est que les points de vue officiels ou ethnocentriques cesseront de dominer l’actualité internationale disponible chez nous.Al-Jazira donne abondamment la parole aux sans-voix du monde arabe, mais aussi de l’Europe et des deux Amériques, oubliés la plupart du temps par les grands médias, dont ceux-ci parlent parfois, mais à qui ils ne donnent à peu près jamais la parole directement.» EEe-même y trouve son compte.Mme Garon a l’habitude de consulter le site de la chaîne (et ses vidéos) tous les matins, en même temps que d’autres sources d’informations.Tous les internautes peuvent faire de même.«Ce matin, par exemple, j'ai pu entendre les Afghans de la rue exprimer leur scepticisme sur le plan dévoilé hier par Obama, ainsi que les réactions en Europe à la suite du référendum suisse sur l'interdiction des minarets, expliquait-elle mercredi.Rien de cela n'a encore paru dans nos médias.» La semaine dernière, elle raconte avoir appris sur le même site que les pompiers de New York, «ces grands héros du 11-Sep-tembre», sont aux prises avec une multiplication anormale de can- m bascule dans umour punché qui rte avec le névrose et l’onirique.ne pièce où, bien anchement, on se ÎPe sur les cuisses, ,ràce à l’excellente Prestation de comediennes enfeu!» - La Presse une maison propre n i n m b i ni i1 O P S I -S De Sarah Ruhl w ^ ^ il - Mise en scène Martin Faucher I Traduction Fanny Britt Avec Émilie Bibeau, Hélène Mercier, Patricia Nolin, Denis Roy et Monique Spaziani Éclairages Jocelyn Proulx Du 19 novembre au © ~“ï:! 19 décembre 2009 ™ au 514522.9393 ~5~ =s ou au 514 522-9393 Eric Jean livre l'une de ses réalisations tes plus mattriséts et tes plus personnelles, un objet d'une rare authenticité.Chambre(s) est un rendez-vous exceptionnel au carrefour du 11U théâtre, de la musique,de la danse et du cinéma, un déploiement d'appétits qui ne laissera personne indifférent.• - Christiatrüt -Pierre, Voif Visuellement superbe, Cfiombrep) est une pièce qui entremêle joyeusement.danse, théâtre et arts visuels.> i » b?-vion, - a-¦.C’est pertinent, c’est audacieux.Les acteurs sont brillants, lumineux.- Vb* •> .wbe^ PW.Cm JSw LUNDI DÉCOUVERTE 17 décembre | | À la découverte dé l’Iran avec Mani Soleymanlou I Chambre(s) ÉCRITURE SCÉNIQUE, DRAMATURGIE ETTEXTE ERIC JEAN ET PASCAL CHEVARIE ' EN COLLABORATION AVEC LES COMÉDIENS ET LES CONCEPTEIRS MISE EN SCÈNE ERIC JEAN #VIC ÉVELYNE BROCHU MAXIME DAVID SÉBASTIEN DAVID SYLVIE DRAPEAU.MATTHIEU GIRARD ALEXANDRE LANDRY.SACHA SAMAR ,,„|0 AnnH Beaudoin Oiiuttr Gaudet-Savanl.Vincent LMoMM.PNrro-Ettonn» Lee, Martin Siron CyntWa St-Behn 16 NOVEMBRE AU 19 DÉCEMBRE 2009;” IV T*Um K WAT-S0US ‘T- ”845-7277 ISS”" miiHKlIllili’MliîM STUDIO-THEATRE DE LA PLACE DES ARTS 3, 4,5, 6, 9, 10,11 et 12 décembre 20h Billet: 25$ (billetterie de la Place des Arts) Direction musicale : David Leboeuf Scénarisation : Qxréd Grenier et Dorrwiique Grenier DidritXion : Oèvier Berihiaume - JeanSébaslien Bonneau Tommy Chounord - Andrée Gibeou ¦ Chantal Grenier Dominique Grenier • David leboeul - Nathan Lelièvre Marise Pravencher • MarieMidièle Rhed ¦ GXherine Savoie itajiÿB 1 « Le Théâtre Exaltemps.fer partenaire ¦ ''U ‘l.‘JI vl /g Gmnde GuignMe.récupéré vos DES MEDIAS , - M denrées à chaque représentation » L’HKIS HELGREN REUTERS Les bureaux de la chaîne al-Jazira au Qatar.cers depuis qu’ils ont respiré trop de benzène le jour du drame.«Nul ne semble se soucier de leur sort.Ça non plus on n’en parle pas ici.Quant à la tuerie de Fort Wood aux Etats-Unis le 5 novembre dernier, nos médias l’ont traitée comme un attentat terroriste uniquement, en faisant fi des taux faramineux de maladie mentale et de suicides dans l’armée américaine révélés par Al Jazeera English ce matin, comme si les deux problèmes n ’étaient pas interreliés.» Censure et propagande La chaîne a même l’intention de couvrir le Canada pour le monde, comme elle le fait déjà à l’aide d’un de ses 69 bureaux internationaux.Surtout, elle relaie très bien, avec une aisance naturelle et des moyens uniques, tout ce qui se passe dans le monde arabe, avec une audace qui étonne, par exemple en employant des images puissantes, sanglantes, insupportables, parce que c’est ainsi que va le monde.Osons donc un parallèle: pour comprendre la société québécoise, y compris dans ses excès, ses dérives, ses niaiseries et sa bêtise, pourrait-on faire l’impasse sur les médias d’ici pour n’accepter que ce qu’en dit le reste de la planète, si tant est qu’il s’intéresse à nous?«La censure et la propagande prévalent dans le monde arabe — pour des raisons historiques, rap-pelonsde, et non pas à cause d’une mentalité ou d’une religion qui serait intolérante, écrit la professeure Garon.Ce phénomène empêche la démocratie en isolant politiquement ces millions de sans-voix qui pensent différemment de la vision officielle diffusée: pas d’opposition, dirait Montesquieu, pas de démocratie possible! Al-Jazira neutralise d’autant mieux cette propagande arabe que ses vidéos et bulletins de nouvelles ont le mérite de diffuser en quelques minutes à peine des informations interdites dans les discours officiels interminables, vides et ennuyeux.» Les amis d’al-Jazira ne sont pas tous du même côté.Il s’en trouve aussi beaucoup ici, dans nos sociétés ouvertes.Le CRTC a noté que la chaîne a reçu un grand nombre d’interventions en faveur de son ajout aux listes numériques, notamment de la part de l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique, du leader du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, et du sénateur conservateur Hugh Segal.Quelques groupes, comme le Congrès juif canadien et B’nai Brith Canada, ne se sont pas opposés à la demande de licence mais ont indiqué qu’ils demeureraient «vigilants quant au contenu diffusé».Seulement, il ne faut pas confondre les chaînes al-Jazira arabe et Al Jazeera English, la première relayant beaucoup plus de points de vue antioccidentaux, voire carrément antisémites.C’est d’ailleurs celle-là qui avait été «pratiquement» rejetée en 2004 par le CRTC.Le patron de l’autre, Tony Burman, un ex-directeur de CBC News, le réseau canadien-anglais, répète lui-même qu’il ne faut pas confondre les deux structures.«[Les critiques] ont raison: al-Jazira remplit correctement la mission qu’elle s’est donnée, à savoir donner la parole à tous les points de vue, qu’ils soient antisémites, antioccidentaux, proterroristes.mais aussi islamophobes et antiarabes, poursuit pour sa part la professeure Garon.C’est ainsi que, ce matin, en consultant le site Al Jazeera English, j’ai entendu un député suisse, Oskar Freysinger, expliquer longuement qu’il fallait interdire la construction des minarets dans son pays.Pour le député, minarets = mariages forcés + femmes voilées + destruction de la démocratie suisse par un islam intolérant grâce à des financements occultes.Après la prestation du député Freysinger, ne devrait-on pas maintenant accuser Al Jazeera de propager l’islamophobie?» Le Devoir Eu Palestine, lorsque quelqu'un meurt d'une cause reliée directement à l'occupation, des factions s'approprient sa mort, font une affiche avec la photo du martyr et en tapissent les murs du pays.Les murs sont complètement recouverts d'affiches.ÎSIA© ODESIA llAniïJ WEEK-ENDS CHANSON QUEBECOR ©laplacedesarts.c 514 MZ 7112 Hôtel-Motel présente, en codiffusion avec Espace Libre limCHH Texte et Mise en scène : Philippe Ducros Avec ; François Bernier, Sylvie De Morals, Denis Qravereaux, Justin Laramee.Michel Mongeau.Marie-Laurence Moreau.Étienne Pilon, Dominique Quesnel, Isabelle Vincent.Conception : Magaüe Amyot.Nadia Bellefeuilîe.Ludovic Bonnier, Karine Cousineau.Thomas Godefroid.Catherine La Frenière, Philippe Larocque, Charlotte Ménard, Samuel Patenaude.Exposition photos ouvert une heure avant chaque représentation.Lecture de carnets • Palestine, Israël • par Philippe Ducros le 9 décembre a 17h.Du 1er au 19 décembre 2009 Espace Libre, 1945 rue FuIIum(métro Frontenac) UJJ Billetterie : 514 521 4191 lwm www.espacelibre.qc.ca : __________ ZHHMMHHHMHHCHBEJ • «|* •« mammmmmmwtmcwiÊÊÊm LE D E V 0 1 K .LE S A SI E II I ET II I M A \ ( Il E H DECEMBRE 2 II 0 D E 12 NOELENB A LA SOTTE NOIRE Comme un cri de guerre * t SOURCE MONGREL MEDIA Mi'U J J Panique au village réutilise avec bonheur les figurines de notre enfance.Des figurines qui perdent la tête PANIQUE AU VILLAGE Réalisation et scénario: Stéphane Aubier et Vincent Patar.Avec les voix de Benoît Poelvoorde, Jeanne Balibar, Stéphane Aubier, Bou-li Lanners.Image: Jan Vanden-bussche.Montage: Anne-Laure Guégan.Musique: Dyonisos, French Cowboy.Belgique, 2009, 80 min.ANDRÉ LAVOIE n exagère souvent l’obses- simi.de la joliesse chez les cinéastes d’animation, croyant qu'ils sont tous conscrits dans une quelconque mission de séduction pédagogique.Même s’ils n’affichent pas la cruauté des frères Quay ou de Jan Svankmajer, les cinéastes belges Stéphane Aubier et Vincent Patar ne s’excusent pas de déconner joyeusement, sans fioritures, dans Panique au village.Prolongement d’une série télévisée qui a fait le bonheur des enfants en Europe, Panique au village réutilise avec bonheur les figurines de notre enfance, celles où trônent sur un petit amas de résine les héros des plus traditionnels (ceux du western ou des armées de toutes les époques) aux plus audacieux (un Teletubbie avec une sacoche mauve, par exemple).Le petit monde d’Aubier et de Patar se compose surtout d’images archétypales, celles du cow-boy, de l’«Indien» (lire: Amérindien) ou du cheval, et qui se nomment ainsi! Dans un bled perdu qui sent fort la gaufre et la bière — on assume sa belgitude et c’est tant mieux! —, les catastrophes se succèdent à un rythme affolant; entre une livraison malencontreuse de millions de briques, un vol de murs par des créatures sous-marines et une poursuite endiablée à travers des steppes enneigées, ces héros à la langue bien pendue (Jeanne Balibar en pouliche prof de musique, quel casting]) ne font que recoller les morceaux de leur monde en proie au chaos.Et ils s’appliquent à cette tâche dans une suite de mouvements jamais fluides, la technique de pixilation étant utilisée ici de manière volontairement rude et brouillonne.Cette fantaisie débridée, soutenue davantage par une véritable fougue créatrice que par une solide cohérence narrative, fait souvent sourire.Et au milieu de cette explosion de couleurs vives, de maquettes en carton-pâte et de vagues en pellicule plastique, tous ces personnages bouillonnants, excessifs, rarement guidés par le gros bon sens, n’ont aucune leçon à nous faire, si ce n’est d’admirer leur délirante incapacité à gérer leurs crises de panique.Collaborateur du Devoir Bouillie frappée sur glace POUR TOUJOURS LES CANADIENS Réalisation: Sylvain Archambault.Scénario: Jacques Savoie.Avec Dhanaé Audet-Beaulieu, Céline Boimier, Jean Lapointe, Denis Bernard, Christian Bégin, Antoine L’Ecuyer, Claude Legault, Pier-re-Paul Alain, Réal Bossé, Diane Langlois, Sandrine Bisson, Hugo St-Onge-Paquin, Jean Béliveau, Guy Carbonneau avec l’ancienne équipe du Canadien de Montréal.Image: Jérôme Sabourin.Montage: Yvann Thibodau.Musique: Michel Corriveau.ODILE TREMBLAY Au fond, on se demande pourquoi le cinéaste Sylvain Archambault ne s’est pas contenté de faire un documentaire sur l’histoire du Canadien, pour célébrer le centenaire du club, au lieu de mêler tous les genres en une bouillie de clichés frappée sur glace.Manque de pot en plus: tant l'entraîneur du Canadien Guy Carbonneau que les joueurs qui participent au film, dont Saku Koivu, ne font plus partie de l'équipe, ce qui contribue à dater la production.Ajoutez cette absurde histoire d’embargo critique après projection publique.Le débat au sujet de l’embargo a occulté le film, démontrant l’inanité de ces interdits.Pour toujours les Canadiens, dans ce qui apparaît comme une immense vitrine publicitaire, avec réclames devant la patinoire, remonte le parcours de l’aventure de l’équipe de hockey québécoise.S’y greffent une histoire d’enfant malade destinée à tirer des larmes, des conflits familiaux, avec l'ado mésadapté qui surmontera ses déracinements en devenant un grand joueur de hockey dans son équipe scolaire et en s’occupant du petit malade.Les bonnes intentions sont au poste, et chaque per- sonnage en difficulté dans cette toile de destins entrecroisés aura droit à son happy end.N’en jetez plus! On ne mettra pas l'échec du film spr le dos du jeune Antoine L’Ecuyer, juste et prenant en garçon fou de hockey en attente d'un rein à l’hôpital.Céline Bonnier, en infirmière dévouée doublée d’une mère d’adolescent en détresse, tire son épingle du jeu.C’est l’histoire entortillée qui pose problème, avec de nombreux trous scénaristiques.La plupart des personnages, mal dessinés, se voient desservis par des revirements trop rapides, tant le docteur grincheux (Denis Bernard) qui s’humanise sans crier gare que l'ado colérique (Dhanaé Audet-Beaulieu, au centre du film dans un rôle qui ne convainc jamais) transformé en bon garçon d’un coup de baguette magique.Parmi les figures mal déve- loppées, mentionnons celle du père de l’ado (Christian Bégin) , historien du hockey, placé là semble-t-il dans le seul but de faire sortir du chapeau ses anciennes cartes des joueurs du Canadien et ses films d'archives à travers une section documentaire à la gloire de l’équipe.Jean Lapointe joue l’adulte compréhensif, mémoire du Canadien, et Jean Béliveau, l'ombre tutélaire et icône vivante qui veille sur la relève.Ouille! Si ce film s’adresse aux enfants, pour l’initiation aux 100 ans de nos hockeyeurs, autant l'avouer.Car ce scénario sans nuances ni vraisemblance, cette infopub collée aux recettes hollywoodiennes, est un plat indigeste, dont les adultes rigoleront en douce.À moins que certains n’y trouvent matière à pleurer tout leur saoul.On ne sait jamais.Le Devoir ^ ^ LEFEBVRE MORIN TE0 SPYCHALSKI «COUP DE COEUR POUR EFILM HAUTEMENT NAL, REMPLI DE S POUR LE MOINS ËS ET DE DIALOGUES IEUX.HILARANT!» •r- hVtalia wysocka, ici K SIMON GAI IL RO rnetropole IIALAFFICHE X CENTRIS 'ONSH Tî 7 .FS oyiors HonMnel ,'FS CINEMAS * paSAïIï*.?« ÉMOND SIGNE UNE FINE ET SENSIBLE RÉFLEXION SUR LA TRANSMISSION DES VALEURS QUI NE CESSERA DE GRANDIR EN NOUS.MANON DUMAIS, VOIR ?« IMPECCABLE.ÉLISE GUILBAULT EST VIBRANTE ! » DENISE MARTEL JOURNAL DE MONTRtAi JL LES FILMS SÉVILLE if HtMMTC UNE PRODUCTION f ACPAV ÉLISE GUILBAULT JACQUES GODIN UNFKMtH BERNARD ÉMOND PRODUIT PAR BERNADETTE PAYEUR tnqtinn aTjq rttsEM es wvvw.ladotot ?(Oi.* Mviir PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS VISIONNAIRES PLANÉTAIRES Réalisation et scénario: Sylvie Van Brabant Image: Katerine Gigue-re.Montage: Dominique Sicotte.Narration: Mikael Rioux.Musique: Bob Olivier.ODILE TREMBLAY Visionnaires planétaires tombe pile poil avant le sommet de Copenhague consacré aux défis d’un environnement en péril.Sylvie Van Brabant, docu-mentariste engagée derrière Remous et Seul dans mon putain d'univers, a donné ici la parole à des activistes écologiques.Aux yeux de la cinéaste, les constats noirs sont posés.Reste à agir.Son documentaire ne brille pas par sa forme, très conventionnelle, mais par son propos.Au premier plan: le jeune écologiste Mikaël Rioux de Trois-Pistoles, qui sauva une rivière en péril.Le voici sur les routes du monde à la rencontre de ses aînés, pionniers de la cause: Christian de Laet, Ashok Khosla, John Todd, Wangari Maathai.Karl-Henrik Robèrt, etc.Aucune de ces sommités ne se contente de gémir.Toutes relèvent leurs manches et se battent pour améliorer le sort de la planète.Le film est un coup de fouet anticynisme et antidéfaitisme, fl sera projeté en marge du sommet de Copenhague, comme un cri de guerre.Le Devoir .SOURCE ONF Une scène de Visionnaires planétaires, de Sylvie Van Brabant an* |,)a™nfiaine • avmond wehard ^pina apsini GhpicSfcian LapouGhu efe Gapolinu Hépoux i LE «àCKBf S D'jprès romans à sum*» dis la série Noémle de Gluts Tlbo Les Éditions Ouéliwt Amérique .Un film de rntmam-m K^wxmMfmwKm m umifF&nx wnumriK uywümxw hukoosh pitraœ r vuiuism CrL'v-iV.: SUBIR «W IMCUBUE «TSt «HOC C&'arEXSHiVES DIMM ?5G:/ .\W
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