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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2005-10-06, Collections de BAnQ.

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ECONOMIE AFGHANISTAN Un convoi canadien ciblé par un attentat suicide Page A 10 V o i L’inflation constitue le souci numéro un de la Fed Page B 1 LE DEVOIR V 0 L .X C V 1 N 2 2 7 ?LE JEUDI 6 OCTOBRE 2005 8 7 O + T A X K s I $ MP# ImIlI Wifa Le Mouvement des gambadeurs entend mettre de la gaieté dans la vie des gens et lutter contre le stress et l’obésité JACOKKS NAOCVU: Llv DE VOIR FABIEN DEGLISE Il est arrivé au point de rencontre en sautillant, les bras en Tair et les cheveux au vent.A la traîne, trois amis, la joie au cœur, suivaient la cadence.«Ça fait du bien, lance Alexandre Blain en reprenant son souffle.C’est drôle, on a réussi à convertir quelqu’un en chemin.H nous a vus gambader et ça lui a donné le goût.» Sourire mi-gêné, mi-franc, regard frétillant, l’étudiant en biologie de 26 ans a tout pour être heureux en cette fin de journée d’automne aux tonalités estivales.Et la délicieuse lumière qui baigne le parc Jeanne-Mance, à Montréal, n’est certainement pas la seule source de son bonheur.C’est qu’après sa journée de travail, Le Devoir lui a donné l’occasion, pour faire connaissance, de se détendre un brin en pratiquant son art, entre amis, à un endroit plein de verdure, propice au recrutement de nouveaux adeptes du Mouvement des gambadeurs et gambadeuses (MGG).«Un parc, c’est idéal, poursuit le jeune homme.Les réactions face au gambadage, c’est la glace ou le feu.Soit t’embarques, soit tu dénigres.Il n’y a pas de juste milieu.Ce soir, nous avons de bonnes conditions.» La contagion n’est pas surprenante.Lancé, sourire en coin, par un joyeux duo d’étudiants au tournant du siècle dernier, le MGG, comme son nom peut l’indiquer, fait la promotion du gambadage pour conju- guer son existence au temps de la gaieté et ne laisse visiblement personne indifférent.A ce jour, près de 400 personnes, de Sherbrooke (d’où le mouvement émane) à Montréal en passant par Québec, Gaspé, Saint-Georges-de-Beauce, Saint-Jean-sur-Richelieu, Alma ou Rimouski, y ont adhéré par l’entremise du site Internet de ce drôle de regroupement {.unvui.gambadons.org) qui fleure bon la douce folie.«Nous comptons aussi une poignée de membres en Europe», ajoute Frédéric Therrien, étudiant en géographie à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et cofondateur du MGG avec Alexandre VOIR PAGE A 10: GAMBADEURS Ottawa concocte une loi anti-pourriels HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le gouvernement fédéral s’apprête à faire la vie dure aux auteurs de publicité cybernétique non sollicitée, les pourriels.Après avoir longtemps préconisé une approche moins coercitive basée sur la sensibilisation, Ottawa passe à la vitesse supérieure et songe maintenant à déposer une loi pour interdire le spam.Selon les informations obtenues par Le Devoir, le projet de loi en préparation au ministère de l’Industrie donnerait aux individus et aux entreprises le droit de poursuivre les polluposteurs (les auteurs de pourriels) ainsi que les compagnies qui font la promotion de leurs services au moyen de ces pourriels.Ainsi, le fait que le serveur utilisé pour envoyer ces messages non désirés soit basé à l’étranger n’a plus d’importance.Il a été impossible de savoir quelles sanctions sont envisagées.Le ministre de l’Industrie, David Emerson, pilotera Ce projet de loi.D ne l’a pas encore présenté au cabinet (qui décide en définitive si une initiative va de Pavant ou pas) mais devrait le faire au cours du prochain mois.Le leader du gouvernement en Chambre.Tony Valeri, prévoit de déposer ce projet VOIR PAGE A 10: POURRIELS David Emerson INDEX Annonces____B 6 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Décès.B6 Économie B1 Éditorial___A8 Idées_______A9 Météo_______B5 Monde.A7 Mots croisés.B 5 Sodoku-B5 Télévision.B 7 Un milliard d’humains tués par le tabac Le XXIe siècle sera dix fois plus meurtrier que le précédent, selon un expert britannique JACQUES NADEAU LE DEVOIE PAULINE GRAVEL Le tabac devrait provoquer une véritable hécatombe au cours du XXL siècle.Un milliard d’humains mourront des suites du tabagisme à moins que de plus amples efforts ne soient déployés, particulièrement dans les pays en développement, pour inciter les accros à La nicotine à abandonner leur comportement délétère, a prévenu un expert britannique dans le cadre d’un congrès sur le cancer présenté à Birmingham, en Grande-Bretagne.Au cours du siecle dernier, le tabac a fait environ 100 millions de victimes à travers le monde.A l’heure actuelle, bien que plusieurs pays développas voient l’emprise du tabac fléchir sur leur territoire, les contrées très peuplées, comme l’Inde et la Chine, comptent un nombre grandissant de fumeurs.Ainsi, chaque année a travers le monde, environ 30 millions de personnes découvrent les plaisirs de la cigarette, précise le professeur su-Richard Peto, de l’université Oxford.Si phis de 20 millions d’entre elles persistent dans leur consommation et si la moitié de ces dernières sont emportées par les méfaits de leur habitude, on peut s’attendre à phis de dix mi]]k>n.s de décès attribuables au tabac annuellement.Ainsi, si la tendance se VOIR PAGE A 10: TABAC \ * Entente dans les garderies Les éducatrices toucheront une augmentation de 8 % sur quatre ans CLA1RANDRÉE CAUCHY Le gouvernement et les éducatrices de CPE sont parvenus hier soir à une entente sur le plan des augmentations salariales sans toutefois régler le dossier plus litigieux de l’équité salariale.Selon l’accord intervenu hier, les éducatrices obtiendraient des augmentations salariales de 2 % par année pendant quatre ans, soit 8 % pour la période allant de 2006 à 2010.On ne prévoit cependant rien pour les années 2004 et 2005, la convention étant échue depuis le printemps dernier.Cela concorde avec les offres du gouvernement aux employés du secteur public en général.Si, toutefois, les employés du secteur public obtenaient des augmentations de salaire plus importantes que ce que les éducatrices ont obtenu, celles-ci verraient leur salaire bonifié en conséquence, en vertu de ce qu’on appelle dans le jargon une «clause remorque».Pour éviter la grève — les syndiqués CSN disposant d’un mandat de grève de quatre jours depuis juin dernier —, les parties ont convenu de négocier l’aspect salarial de la convention, délaissant pour le moment le dossier plus litigieux de l’équité salariale.Même l’entente sur le plan salarial n’est pas tout à fait ficelée puisqu’elle est conditionnelle à un règlement VOIR PAGE A 10: GARDERIES ÉDUCATION Bataille sur le partage des fonds fédéraux ¦ À lire en page A 3 I FS PRI SMS DF L'UNIVfRSnf I AVAI Guy UaduipHU* Claude Ryan ci In violence du pouvoir ISBN 2-7SJ7-8213-2 222ptflM • 238 L’entente est conditionnelle à un règlement de l’épineux dossier de l’équité salariale le Devoir et la Crise d'octobre 1970 ou le combat de journalistes démocrates Préface de Jean-Claude Leclerc Diriafe par (ley Uiforai "Cf U4‘M .*%- ?t.t Le* Éditions PUHQRC m(4I«J*3^21)1 |MMc ION*' nue.(413)*5* 1)05 lurk.ENterrVTuluWxa wwiaalanLu/pvl < I «> « DEMAIN, METTEZ DE L'EXERCICE AU MENU.Pour célébrer le 7 octobre, Journée nationale du sport et de l'activité physique, New Balance vous invite à faire 30 minutes d'exercice à votre choix durant votre heure du midi.Et pourquoi ne pas colorer votre pause-repas en donnant une place d'honneur aux fruits et légumes?Qui sait, ces deux gestes tout simples pourraient devenir de nouvelles habitudes de vie ! Vas-y, fais-le pour toi! Québec SS new balance Æ&équilibre LE DEVOIR.LE JEUDI 6 OCTOBRE 2 0 0 5 A 3 I Des députés libéraux s’insurgent contre le versement possible d’une indemnité de départ à Dingwall ISABELLE RODRIGUE Ottawa — La possibilité que le gouvernement verse une indemnité de départ au président démissionnaire de la Monnaie royale du Canada, David Dingwall, indigne des députés libéraux qui s’inquiètent de l’impact de cette décision sur l’humeur des électeurs.Réunis en caucus, plusieurs députés ont fait valoir que M.Dingwall, qui a démissionné de son poste dans la controverse, ne devrait pas avoir droit à une prime de départ, comme l’a laissé entendre le gouvernement au cours des derniers jours.Leurs électeurs ne cessent d’appeler à leur bureau pour dénoncer cette situation, ont indiqué des députés, ajoutant que toute cette affaire n'aidera pas le Parti libéral du Canada à se dépêtrer de l’image négative qui lui colle à la peau depuis le scandale des commandites.La présidente du caucus ontarien, Sarmite Bulte, résume bien la position de ses collègues.«Ça détruit notre crédibilité quand on dit qu’on veut faire le ménage», a déclaré la députée de la région de Toronto.David Dingwall «Nous devons rassurer les Canadiens que nous avons l’intention de respecter nos promesses», a-t-elle ajouté, précisant que le caucus est unanime pour dire que M.Dingwall ne de vrait pas empocher une prime de départ Certaines voix au sein du conseil des ministres ont même commencé à s’élever pour dénoncer l’intention du gouvernement C’est le cas du ministre du Travail, Joe Fontana, qui ne ménage pas ses mots à l’endroit de M.Dingwall, qualifiant ses dépenses de «ridicules».«S’il croit qu’il a droit à une prime de départ, bien, qu’il poursuive [le gouvernement] pour l’obtenir, a lâché le ministre.Mais je ne crois pas qu’il mérite une prime.» Ces propos sont bien différents de ceux du ministre du Revenu, John McCallum, ou même de ceux 'du premier ministre Paul Martin, qui répètent que, selon des lois en vigueur, le gouvernement serait obligé de verser une indemnité de départ quoique ,d’un montant le plus bas possible, à l’ancien président de la Monnaie royale.; Hier, M.McCallum affirmait que le gouvernement !devait baser sa position sur les lois en vigueur, la jurisprudence, certaines politiques en place et aussi prendre en considération le facteur de risque d’une i «longue et coûteuse poursuite».La députée libérale de Gatineau, Françoise Boivin, une avocate de formation qui pratiquait en droit du travail, ne peut toutefois que s’interroger.«J’ai hâte de voir les avocats gouvernementaux qui prétendent qu’il y aurait une loi à cet effet-là [qui dirait que M.Dingwall a droit à une indemnité].Je suis juste surprise», a déclaré Mme Boivin.En pleine tourmente, l’ex-ministre libéral sous le gouvernement de Jean Chrétien a offert sa démis-sion.la semaine dernière à la suite des révélations sur son compte de dépenses.Pour l’année 2004 seulement M.Dingwall et ses proches conseillers ont soumis des dépenses de plus de 740 000 $, couvrant des repas dans des restaurants de luxe, un abonnement à un club de golf, toutes les dépenses reliées à la voiture personnelle de M.Ding-wall et jusqu’à un paquet de gomme à mâcher.Presse canadienne Le gouvernement peut faire plus, dit Carbonneau Québec — Le gouvernement C barest a amplement les moyens de doubler son offre de 3,2 milliards en six ans aux employés du secteur public, a soutenu hier la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.Compte tenu de la croissance des revenus du gouvernement le premier ministre Jean Charest est de mauvaise foi lorsqu’il prétend que l’État n’a pas les ressources nécessaires pour satisfaire l’appétit salarial des syndicats du secteur public, croit en effet la présidente de la CSN.«Ce n’est pas vrai que le gouvernement du Québec n’a pas les moyens financiers de faire face à ces de-mandestà.Le budget annuel du Québec est de 55 milliards.soit dix milliards de plus qu’il y a six ans», a-t-elle justifié lors d’un point de presse hier à Québec à l’occasion d’un conseil confédéral de la centrale.Qui plus .est cette croissance significative des revenus de l’État a été engrangée en dépit de baisses d’impôt totalisant 15 milliards au cours des six dernières années, a poursuivi la présidente de la CSN.Éorte de cet argument Mme Carbonneau espère convaincre la population de ne pas se laisser distraire par les discours alarmistes de Jean Charest et de ses ministres Monique Jérôme-Éorget du Conseil du trésor, et Michel Audet des Finances.«Quand le gouvernement brandit des épouvantails en affirmant: ‘Si je donne 5 t de plus au secteur public, je serai obligé d’augmenter les impôts, de m’en aller en déficit et de couper les services’, c’est du charriage», a-t-elle lancé.Presse canadienne La chronique de Michel David ne paraîtra pas aujourd’hui.Vous pourrez lire de nouveau notre chroniqueur samedi, dans le cahier Perspectives.t Education postsecondaire La bataille du partage des fonds fédéraux est engagée Cegep du Vieux Montréa i *ï -.-VH—- ~ - •, ju-i i.™ j i sgiop .xi l.zi „ i r.X-r-n: jül , rn.rzTiA* .1 .i ¦ .i,,, „ .L,_J i j i.- i_.1 i , ! aSTET r.-r cr^T rnTTr n-* JACQUKS ORENIKK LE DEVOIR Cégeps et universités ont besoin d’argent afin de poursuivre leur mission.Ottawa est disposé à investir davantage dans l’éducation postsecondaire.Les ministres des Finances et ceux de l’Education des provinces se réunissent aujourd’hui à Québec afin d’établir les besoins de chacune en prévision d’un sommet qui aura lieu plus tard, cet l’automne.Le Québec accueille aujourd’hui les grands argentiers des provinces et les manitous de l’éducation: transferts fédéraux et éducation sont à l’ordre du jour.On ne connaît pas encore leur appétit mais, déjà, collèges et universités prévoient lutter pour avoir leur part du gâteau.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Alors que le premier ministre Jean Charest et son homologue de l’Ontario, Dalton McGuinty, accueillent aujourd’hui les ministres des Finances et de l’Éducation des provinces canadiennes pour causer transferts fédéraux et éducation, les établissements d’enseignement supérieur chipotent à propos des millions qui pourraient être redistribués.La rencontre d’aujourd’hui doit d’abord permettre d’établir les besoins de chacune des provinces et ensuite mener à un sommet sur l’éducation postsecondaire et la formation professionnelle plus tard cet automne, en Ontario.«On ne sortira pas de chiffres de cette rencontre-là [celle d’aujourd’hui]», prévient toutefois Stéphane Gosselin, l’attaché de presse du ministre de l’Éducation, Jean-Marc Fournier.Menée par Québec, la demande des provinces pour un rétablissement du financement du Transfert canadien en matière de programmes sodaux (TCPS) à son niveau de 1994-95 — 4,2 milliards pour le Canada, environ un milliard pur le Québec — a franchi un pas de plus cette semaine grâce à l’ouverture démontrée par la ministre fédérale Belinda Stronach.C’est du moins l’analyse qu’en fait le cabinet du ministre Fournier, lequel décode une «avancée importante» dans cet appui témoigné lundi par la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Belinda Stronach.Au terme d’un entretien lundi entre Mme Stronach et M.Fqumier, aussi président du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (CMEC), Québec avait de quoi se réjouir.«Nous avons vu un changement de ton, c’est vrai», a expliqué cette semaine Stéphane Gosselin.«Pour nous, c'est un pas important, et le reste, on le souhaite, viendra plus tard.» Mme Stronach a affirmé par voie de communiqué que son gouvernement partage «la volonté des provinces et des territoires de développer et de maintenir des systèmes d’enseignement postsecondaire à la mesure des enjeux et défis de la société».Cette simple reconnaissance de l’importance des besoins des provinces en enseignement supérieur, même sobrement énoncée dans un communiqué de presse, revêt des allures de victoire par rapport au refus de même examiner la question qu’avaient essuyé les provinces cet été.Pendant que le dossier politique suit son cours, les futurs bénéficiaires des transferts fourbissent leurs armes.Comme en font foi des lettres publiées récemment en nos pages et signées tant par le réseau des collèges que par celui des universités, la lutte s’annonce serrée., «Attendons d’abord que le fric soit en ville, nous verrons ensuite comment nous le partager», affirme le président de la Fédération des cégeps, Gaëtan Boucher.«Mais une chose est certaine, et elle doit être comprise de tous: les collèges ont des besoins au moins aussi grands que ceux des universités.» L’appétit des collèges est évalué, pour l’heure, à 245 millions de dollars.Les universités, elles, évoquent toujours les 375 millions qui manquent pour les rapprocher de la moyenne canadienne, une évaluation déjà vieille de trois ans.Dans une lettre publiée cette semaine dans Le Devoir et cosignée par la Fédération des cégeps, la Fédération étudiante collégiale du Québec et trois syndicats d’employés CSN et FTQ, le réseau collégial évalue à 40 % de la cagnotte (220 millions sur un montant hypothétique de 550 millions) la somme qui pourrait lui revenir en vertu de sa part relative dans le réseau de l’enseignement.«Le calcul ne se fera pas nécessairement comme cela», réplique l’attaché de presse du ministre Fournier, Stéphane Gosselin.«Nous considérons les cégeps au même titre que les universités lorsqu’on parle d'enseignement postsecondaire.Mais cela ne veut pas dire que les besoins des deux réseaux sont égaux.» En pleine période de négociation, la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) a accepté de signer une lettre avec la partie patronale sur ce sujet «C’était important pour nous de marquer le coup et de signifier que le réseau collégial parie d’une même voix», explique le président de la FNEEQ, Ronald Cameron.«Les universités donnent l'impression qu’elles sont les seules dans le portrait, mais l’enseignement supérieur, c'est aussi les collèges.» les deux autres fédérations d’employés, la FEC-CSQ et la Fédération autonome du collégial (FAC), ont refusé de signer la lettre mais ont expédié aux médias des textes soutenant le même type de position.A la mi-septembre, le recteur Roch Denis, dirigeant de l’UQAM mais aussi président de la Conférence des recteurs et principaux d’université du Québec (CREPUQ), affirmait toute l’importance d’une bataille rangée des universités pour ces transferts fédéraux, essentiels au maintien de la qualité des établissements.«Et l’engagement du premier ministre Charest et du ministre Fournier de réinvestir dans les universités toutes les sommes qui pourraient découler d’une éventuelle entente sur les transferts est là pour en témoigner», écrivait-il dans Le Devoir.Le Devoir Charest et Pataki veulent relancer le TGV entre Montréal et New York JOCELYNE RICHER Albany, New York — Faire le trajet Montréal-New York par train en quatre heures au lieu de dix pourrait devenir réalité dès 2008 s’il n’en tient qu’au premier ministre Jean Charest M.Charest et le gouverneur de l’État de New York, George Pataki, ont convenu hier, dans le cadre du troisième Sommet Québec-New York, de relancer le projet d’un train haute vitesse pour relier les centres-villes de New York et de Montréal.Le transport ferroviaire étant de compétence fédérale, M.Charest entend dans un premier temps tenter de «gagner l'adhésion du gouvernement fédéral», qui aurait aussi à assumer une bonne partie de la facture Le dossier du train haute vitesse semble avoir évolué, lui aussi, à haute vitesse.Mardi, à son arrivée à Albany, M.Charest avait parlé de cette idée comme d’un «beau rêve», sans plus.Hier, après sa rencontre avec le gouverneur Pataki — chez qui il avait passé la nuit —, le beau rêve s’était mué en «projet» à réaliser à court terme.Pour donner à cette initiative toutes les chances de succès, le gouverneur Pataki a lui aussi indiqué quH souhaitait soffidter la participation financière des autorités fédérales de son pays D a d’ailleurs fait remarquer que le président américain George W.Bush a récemment manifesté son intention d’investir dix milliards de dollars dans les transports en commua Avec les médias, puis devant le parterre de gens d’affaires participant au sommet les deux hommes — qui ont multiplié les témoignages d’amitié — ont paru très enthousiastes à l’idée de bâtir ce nouveau lien ferroviaire et confiants d’y parvenir.M.Pataki s’est engagé à tout mettre en œuvre pour «s'assurer que cela devienne réalité» tandis que M.Charest a dit qu’il s’agirait d’un «symbole fort pt puissant» des liens qui unissent les deux États, voisins et partenaires économiques.Le premier ministre a de plus fait valoir que le contexte actuel — soit l’application du protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre et la hausse douloureuse du coût du baril de pétrole — militait en faveur d’une relance du projet «Ce sont deux éléments qui ajoutent quant à moi de l'eau au moulin pour ceux qui pensent, comme moi, qu 'un projet comme celui-là aurait de l'allure», a dit M.Charest en point de presse, promettant de «pousser le projet» le plus rapidement possible.Aussi, dès que les premières consultations avec Ottawa auront été faites, Québec créera un groupe de travail chargé de préciser le projet et de fixer un échéancier.L’idée d’un train haute vitesse pour ce corridor est dans l’air depuis des années mais n’a jamais eu de suites, faute de volonté politique d’y consacrer les investissements suffisants.L’an dernier, une étude de préfaisabüité, menée par le New York State Department of Transportation et Transports Québec, avait fixé à quatre milliards $US le coût de réalisation du projet, uniquement pour la construction des voies ferrées.Le train de passagers, qui roulerait a 240 km/h, nécessiterait un nouveau tracé, la construction de plusieurs ponts et tunnels dans les Adirondacks et le remplacement de plusieurs gares.On peut penser qu’une compagnie comme Bombardier salive déjà à l’idée de participer à une initiative d’une telle envergure.Presse canadienne Gambard ROLEX Submariner Acier et or jaune 18 carats 11 » ! ¦ < / Vente et service technique 630-A RUE CATHCAKT, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 9 LE DEVOIR.LE JEUDI 6 OCTOBRE 2 0 05 A 4 LES ACTUALITES Financement des soins à l’hôpital Shriners Une imprécision soulève l’ire de la Ligue des femmes Le monopole de Centraide est brisé LOUISE MAUDE RIOUX SOUCY Complètement gratuits, les soins dans un hôpital Shriners?Aux Etats-Unis, oui, mais certainement pas au Canada, une nuance qui n’est précisée nulle part sur le site Internet de l’organisme, au grand dam de la Ligue des femmes du Québec, qui somme l’Agence de développement de réseaux locaux de santé et de services sociaux de faire modifier cette affirmation «mensongère qui nie toute participation de notre système de santé à leur œuvre».Jugeant cette demande justifiée, l’agence montréalaise rencontrera cette semaine la direction des Shriners de Montréal afin de voir ce qui «peut être fait», a appris Le Devoir.Loin de vouloir confronter l’organisation, l’Agence a l’intention de clarifier sa position en toute collégialité.«Il faut se rappeler que cet établissement est un établissement privé et qu'on n’a pas nécessairement autorité sur ces établissements-là», a fait valoir la porte-parole de l’Agence, Lauréanne Collin.L’Agence convient toutefois que la fameuse phrase qui a fait sortir la ligue des femmes de ses gonds mérite d’être discutée.Le libellé de cette phrase («There is never a charge to the patient, parent or any third party for any service or medical treatment received at Shriners hospitals») passe en effet complètement sous silence 1’enve-loppe de 3,5 millions accordée par Québec cette année.Ça, c’est sans compter les enveloppes versées par les autres provinces canadiennes pour couvrir le coût des traitements offerts à leurs petits citoyens venus se faire soigner à Montréal.L’an dernier, ces enveloppes se sont élevées à un peu plus de 800 000 $.Ce n’est pas la première fois que la Ligue des femmes du Québec s’insurge contre la façon des Shriners de présenter les choses.Dans les années 90, la même phrase figurant sur les dépliants de l’organisation avait fait l’objet d’une dénonciation musclée auprès de l’état-major des Shriners à Tampa Bay.•J'imagine qu’ils avaient mis leurs avocats sur la touche parce qu’ils avaient alors révisé le contenu de leur dépliant pour mentionner l’apport de notre système de santé», se souvient la présidente de la Ligue, Claudette Jobin.Le problème, c’est que sur le site Internet des Shriners, la fameuse phrase est réapparue.Cette fois-ci, la Ligue a décidé de s’en remettre à l’Agence pour faire bouger les choses.Si l'Agence a accepté de faire une intervention auprès des Shriners, c’est qu’elle admet qu’il est pertinent de rectifier le tir.«Toute information erronée mérite d’être rectifiée», explique Lauréanne Collin.L’Agence laissera cependant le soin aux Shriners de «juger de l’intervention requise pour corriger l’imprécision qui s’est glissée sur leur site Internet», précise le p.-d.g.de l’Agence, David Levine, dans sa lettre à Mme Jobin.Jointe hier, la directrice générale des Shriners à Montréal, Maureen Brennan, comprend très bien le malaise que peut susciter cette phrase susceptible de «porter à confusion».«Il faut comprendre que cette phrase est tirée du site américain des Shriners», rappelle toutefois Mme Brennan.Ceci étant, Mme Brennan s’est dite prête à discuter du problème avec l’Agence.La solution pourra même se présenter au cours des prochains mois avec la refonte annoncée du site.«Tous les hôpitaux auront alors droit à leur propre page Internet sur le site des Shriners.Nous pourrons donc offrir une section en français et en anglais qui dressera le portrait spécifique de notre hôpital», promet Mme Brennan.Le Devoir LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Les employés des secteurs public et parapublic ont finalement tranché: le monopole de Centraide n’aura plus sa place à l’avenir.Dès 2006, la Croix-Rouge et Partenaire Santé pourront, comme le faisait déjà Centraide depuis 30 ans en vertu d’un contrat d’exclusivité, prélever les dons des employés de l’Etat à même leur salaire.Rendue publique hier par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, cette décision est en fait le résultat d’une vaste consultation tenue par le ministère dans un souci de «transparence» et A’«équité».Cette méthode, adoptée par décret en juin dernier, avait permis à la ministre Courchesne de se défaire d’un dossier devenu extrêmement délicat pour le gouvernement Charest En effet, la remise en question du monopole de Centraide avait fait beaucoup de vagues à l’Assemblée nationale l’année dernière.Bénévole depuis sept ans à la Croix-Rouge, l’épouse du premier ministre, Michelle Dionne, avait même été accusée d’avoir exercé des pressions afin de favoriser la demande de la Croix-Rouge, allégations qui avaient alors été rigoureusement niées tant par Jean Charest que par la Croix-Rouge elle-même.La consultation aura permis de trancher plus sereinement un débat devenu plutôt acrimonieux.Globalement, 53 % des répondants au sondage téléphonique se sont dits d’accord avec une ouverture de l’accès à la source à Centraide et à Partenaire Santé.Si on tient compte des personnes qui ont contribué en 2004 à Centraide au moyen de la retenue à la source, les appuis sont encore plus forts, soit à 64 %.Les résultats de la consultation Internet vont dans le même sens avec 55 % des répondants en accord avec la fin du monopole de Centraide.Cette proportion at- teint 59 % chez ceux qui ont contribué en 2004 à Centraide par le truchement de la retenue à la source.Au ministère, on estime que la consultation, qui aura permis de rejoindre plus de 10 QOO personnes, exprime la volonté des employés de l’Etal qui, depuis dix ans, étaient déjà nombreux à donner ponctuellement à Centraide et à Partenaire Santé.Mais voilà, l’accès à la retenue à la source leur avait toujours été refusé, un refus que les deux organismes avaient maintes fois dénoncé.Pour sa part, Centraide aura farouchement défendu son exclusivité jusqu’à la fin, qualifiant sa perte de «catastrophe».Selon sa p.-dg., Michèle Thibodeau-DeGuire, son organisme perdra plus de quatre millions avec la fin de ce monopole, une analyse que le gouvernement Charest ne partage pas.Soucieuse de ne pas affecter le fragile équilibre des dons, la ministre Courchesne a précisé hier que son gouvernement «évaluera les impacts de cette expérience» au cours de la quatrième année et fera les ajustements nécessaires si un problème survenait à la fin de la cinquième année.Elle a de surcroît confirmé que Centraide conservera son exclusivité pour sa campagne 2005.La formule ne va pas aussi loin que le suggéraient des recommandations émises en juin dernier par le comité ministériel chargé d’étudier ce dossier.Dans un rapport préliminaire, celui-ci avait plutôt suggéré d’accorder la retenue à la source aux quelque 16 000 organismes de bienfaisance enregistrés au Québec.Ceux-là devront vraisemblablement attendre.«Nous avons reçu une demande pour ces deux organismes, point.Le décret tiendra pour cinq ans.A ce moment-là seulement, on pourra dresser un portrait complet», a précisé Valérie Grenier, attachée de presse de la ministre Courchesne.Le Devoir PLUS EMBALLANT Le Régime québécois d'assurance parentale genereux Prestations plus élevées souple Choix entre deux options quant à la durée du congé accessible Pour les travailleurs autonomes comme pour les salariés pour le père Prestations réservées au papa Bonne nouvelle ! Le Ie janvier 2006 naîtra un régime d'assurance parentale mieux adapté aux réalités des familles québécoises.Ce régime enrichi remplacera les prestations de maternité et parentales actuellement offertes en vertu du régime fédéral d'assurance-emploi.La mise en place du régime québécois, qui favorise la conciliation travail-famille, constitue un choix de société dont nous pouvons être fiers.Emploi et Soiitlanti social» Québec b n Pour en savoir plus, consultez le www.rqap.gouv.qc.ca « * LE DEVOIR.LE JEUDI 6 OCTOBRE 2005 A 5 -LES ACTUALITES* L’opposition doit jouer son rôle, rappelle Harel ROBERT DUTRISAC Mont-Tremblant — La chef de l'opposition officielle, Louise Harel, a tenté hier de dissiper le spectre d’André Boisclair qui planait lors de l'ouverture du caucus présessionnel des députés du Parti québécois en enjoignant aux élus péquistes — et même aux journalistes — de se montrer capables de s occuper de trois choses à la fois: le travail de l’opposition, les élections partielles qui auront lieu cet automne et la course à la direction du parti.En cette première journée de la réunion du groupe parlementaire, André Boisclair, qui n’était évidemment pas présent puisqu’il n’est plus député, était le sujet de bien des conversations.Mais Louise Harel a encore une fois voulu rappeler les députés péquistes à l’ordre.«Les députés et membres parlementaires ont tout à fait l’obligation de s’investir dans l’opposition que la population attend de nous à cet égard d'un gouvernement qui l’insatisfait énormément», a-t-elle dit au cours d’un point de presse.Mais c’était compter sans le député de Chicoutimi, leader parlementaire adjoint et porte-parole en matière de justice, Stéphane Bédard, qui a profité de l’occasion pour annoncer qu’il appuyait finalement An- dré Boisclair après une reflexion aussi mûre que longue.M.Bédard estime qu’il existe un engouement pour M.Boisclair.tant chez les militants péquistes que dans la population, en raison de la qualité de son leadership et de son charisme.Dans le comte de Chicoutimi, les nouvelles adhésions au PQ s’élèvent à 400 et •l’immense majorité des appuis va à André Boisclair», a soutenu M.Bédard.Comme avocat et porte-parole en matière de justice, M.Bédard n'a «pas de jugement de valeur» à porter sur le comportement passe de M.Boisclair.*/?a été transparent, il a été honnête», a-t-il dit Selon lui, l'évocation selon laquelle M.Boisclair aurait d'autres •cadavres dans le placard» est pure projection.Mme Harel a refusé de répondre à toute question relative à la consommation de cocaïne de M.Boisclair, soulignant que ce n’était pas l'objet de la rencontre et rappelant que le choix du prochain chef revient aux membres qui s’exprimeront au suffrage universel les 13,14 et 15 novembre.La candidate Pauline Marois a donné l'assurance hier qu’elle ne démissionnera pas de son poste de députée si elle mord la poussière le 15 novembre et qu'elle se présentera même aux prochaines élections.•Je reste même si je perds On poursuit un objectif pas mal plus important que nous», a-t-eüe dit.La candidate.dont la campagne poursuit son petit bonhomme de chemin, doute qu'il y ait un veritable engouement pour M.Boisclair sur le terrain.Son organisation fait valoir que.selon ses pointages, il existe un très grand nombre d’indécis parmi les membres du PQ.Mais c'est Richard Legendre qui détient sans doute les données les plus justes sur l’humeur des pe-quistes.Le candidat a continue que son organisation avait commande un sondage scientifique auprès des membres en règle du parti, comme l'écrivait Le Devoir dans son edition de samedi.Les résultats de ce sondage, qu'il vient d'obtenir, il les gardera pour lui et son organisation afin «d'ajuster notre strategie s’il le faut».Mais comme M.Legendre ne semblait guère avoir le goût de pavoiser hier, il est facile d'en déduire que les résultats ne correspondaient pas tout à fait à la hauteur de ses attentes.Bien que la course au Pt} crée de l'interference, l’opposition officielle a des os à mordre au cours de la prochaine session alors que Jean Charest et son gouvernement ne remontent pas de l'abysse dans les sondages.Louise Harel a critiqué la façon de négocier du gouvernement avec ses employés.«Nous considérons que le gouvernement a délibérément plani- fie l’affrontement avec les syndicats depuis le discours de M.Charest en août dernier.Il a délibérément cherche la chicane pour poutvir imposer, par une loi spéciale, un règlement salarial», a-t-elle dit.Selon Mme Harel, les conditions économiques sont suffisamment bonnes au Quebec pour que le gouvernement puisse1 preserver le pouvoir d'achat de ses employés.Le députe de Rousseau et porte-parole en matière de finances, François legault, a présenté im nouveau tableau sur l'alourdissement du fardeau fiscal et tarifaire des tamilles québécoises.Au lieu de baisses d'impôt de deux milliiirds promises par les liberaux et maintenant évanouies, les contribuables ont eu à supporter une hausse de 334 millions.Pour une famille de la classe moyenne avec deux enfants et des revenus annuels de 50 (XXI $.il s'agit dîme augmentation de 896 $ par an, selon les calculs de M.Legault.la hausse des transferts fédéraux, sur Laquelle comptait le gouvernement Charest, n'a pas été au rendez-vous.-La première fiiute du gouvernement Charest.c’est d’avoir pu penser que.comme fédéraliste à Quebec, il pourrait augmenter d'un milliard de dollars par année les transferts en finnenance du gouvernement.fédéral».a expliqué M.legault Le Devoir Hausse du prix de l’essence Ottawa doit en faire davantage pour les consommateurs ALEC CASTONGUAY Ottawa — Les partis d’opposition à la Chambre des communes ont généralement bien accueilli hier l’initiative de 2,5 milliards de dollars du gouvernement fédéral, qui désire aider les Canadiens à absorber le choc de la hausse des prix de l’essence.Mais ce pas en avant d’Ottawa aurait avantage à être beaucoup plus important question de ne pas oublier la vaste majorité de la population, a également soutenu l'opposition.Le plan du gouvernement fédéral prévoit notamment 1,5 milliard de dollars pour les familles à faibles revenus et les personnes âgées qui reçoivent le Supplément de revenu garanti ou la Prestation nationale pour enfants.Les familles et couples âgés recevront un chèque de 250 $, alors qu’une personne âgée vivant seule touchera 125 $.Ottawa mettra aussi en avant, sur cinq ans, 800 millions pour aider les transports en commun, une somme déjà annoncée qui découle directement de l’entente conclue avec le NPD au printemps dernier.De plus, toujours sur cinq ans, entre 150 et 275 millions iront à des mesures d’efficacité énergétique, comme la rénovation des maisons et logements.Un bureau de surveillance des pétrolières sera aussi mis sur pied.Les détails seront connus au moment du dépôt du projet de loi, aujourd'hui.Cette aide du fédéral était réclamée à grands cris par les partis d’opposition depuis plusieurs semaines.Le Bloc québécois, le Parti conservateur et le NPD ont donc salué les mesures, mais avec des bémols bien sentis, «/e n’ai pas vu tous les détails, mais ma première réaction est que c’est trop peu pour soulager vraiment les gens aux prises avec la hausse du prix de l’énergie, a soutenu le chef conservateur, Stephen Harper.Le gouvernement n’a rien prévu pour la vaste majorité de la population, surtout la classe moyenne.Le gouvernement aurait notamment pu diminuer la taxe sur l’essence.» Même son de cloche au Bloc québécois.«Il n’y a rien pour les chauffeurs de taxi, les camionneurs, les agriculteurs, les gens en régions éloignées, etc.Il n’y a rien non plus à long terme, comme des incitatifs pour acheter des voitures moins énergivores ou une déduction d’impôt pour les cartes de transports en commun», a dit Gilles Duceppe.Le chef du NPD, Jack Layton, veut quant à lui corriger •certaines lacunes» de ce plan.«H y a des faiblesses, a-t-il dit Par exemple, si un couple a un revenu de 40 000 $ par année et n’a pas d’enfant, il n’est pas admissible à l’aide.Pourtant, il a la même maison à chauffer que le couple avec un enfant.R faut aider plus de gens.» Allocation des surplus Par ailleurs, le projet de loi sur l'allocation des surplus a aussi été assez bien reçu par l’opposition.La nouvelle formule envisagée prévoit que chaque année, une fois le coussin pour éventualité de trois milliards de dollars bien garni, tous les surplus budgétaires supplémentaires seront divisés comme suit: un tiers pour la réduction de la dette (en plus du coussin de trois milliards), un tiers pour les réductions d’impôt et un tiers pour les investissements dans les programmes.Le Devoir Le député bloquiste voyageur Le Bloc s’en remet au commissaire à l’éthique HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le Bloc québécois s’en remet au commissaire à l’éthique du gouvernement, Bernard Shapiro, pour faire la lumière sur les dépenses de déplacement de son député Roger GaudeL Ce dernier clame qu’il n'a commis aucune irrégularité.N'empêche que le Parti conservateur réclame son exclusion du caucus bloquiste.•Convaincu que je n’ai rien à me reprocher et n'ayant accompli que mon travail au mieux de mes capacités, il m'apparaît essentiel d’obtenir un avis impartial du commissaire à l’éthique afin de m'assurer que mes actions respectent le code régissant les conflits d’intérêts des députés», a fait savoir M.Gaudet par voie de communiqué.Il n’a pas voulu parier aux journalistes.«M Shapiro répondra à vos questions; moi, je ne fais plus de commentaires.Je vais lui donner tous mes comptes.» Le commissaire à l’éthique fournira un «avis» au député mais ne fera pas enquête.Le Devoir révélait hier que M.Gaudet a réclamé 100 764 $ en frais de déplacement pour l'année 2004-05.alors qu'il représente une circonscription rurale de taille moyenne au nord-est de Montréal Ses voisins de circonscription ont réclamé des sommes largement inférieures (environ 40 000 $).Les frais de déplacement rapportés dans les Comptes publics comprennent non seulement le kilométrage effectué par le député mais aussi les frais de déplacement de son personnel et les fràs d’hébergement et de restauration engagés.M.Gaudet, un député d'arrière-banc peu visible, n’est pas reconnu pour voyager beaucoup dans le cadre de ses fonctions.Aussi à titre d'exemple.Le Devoir calculait que, si la totalité de son remboursement de 100 764 $ avait servi à payer son kilométrage, M.Gaudet aurait dû parcourir un peu plus de 600 kilomètres chaque jour de l’année, ce qui n’a évidemment pas été le cas.Le chef Gilles Duceppe s’est raccroché à ce passage de l’article pour défendre son député.»n y a beaucoup de choses qui manquent dans cet article, a-t-il dit [La somme de 100 764 $] comprend les frais d’hébergement ici [à Ottawa], parce qu’on a besoin d’un appartement ou un hôtel, le per diem, ça comprend également les frais de déplacement des employés, tant ceux d’Ottawa que ceux du comté, ça comprend les billets d’avion si on a besoin de se déplacer au Canada.» Or tous les députés de la Chambre des communes ont droit à ces remboursements.Cela n’explique donc pas l’énorme écart entre les dépenses de M.Gaudet et celles de ses collègues.Selon M.Duceppe, c’est parce que les députés «travaillent de façon différente».Par ailleurs, le lieutenant québécois de Stephen Harper, Lawrence Cannon, a demandé à Gilles Duceppe de punir son député.*Si les allégations sont effectivement justes et légitimées, il me semble que la seule chose que M.Duceppe peut faire aujourd'hui, c’est de demander à son député de quitter le caucus» Le Devoir 5 ^ ^ 5 *1 € S — ^ O e= C» t» -2?.S = J r II U PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS SAO DU 6 AU 10 OCTOBRE SEULEMENT $ DE RABAIS A L’ACHAT DE 6 BOUTEILLES [VINnSPIRITUEUX] D'UNE VALEUR DE 10$ ET PLUS / ,'T f ftC ¦ /* lm*n ttttït/U * » > LE DEVOIR.LE JEUDI 6 OCTOBRE 2 0 0 5 A fi ?LES ACTUALITÉS* PATRIMOINE Le propriétaire du Rialto récidive Montréal est incapable d’empêcher Elias Kalogeras de transformer son bâtiment patrimonial ¦¦ de mer HÜM teuî'JB royy.ft RH wm JACQUES NADEAU LE DEVOIR Cette fois, le propriétaire du Rialto a remplacé les portes ornant la façade du bâtiment et il a couvert le guichet d’origine avec des panneaux de contreplaqué.L’administration municipale a beau avoir adopté une politique du patrimoine, elle n’a rien pu faire pour empêcher le propriétaire délinquant d’agir à sa guise.Montreal s’en remet à Québec pour agir.De la théorie à la pratique Une étudiante fera la lutte au maire de Laval La Ville de Montréal, qui se targue d’avoir adopté une politique du patrimoine, a été incapable d’empêcher le propriétaire du Rialto d’effectuer sans permis des travaux sur son bâtiment patrimonial et ne peut maintenant l’obliger à remettre les lieux dans leur état d’origine.La Ville renvoie la balle au gouvernement du Québec qui, s’il ne parvient pas à raisonner le propriétaire récidiviste par la négociation, pourrait intenter des poursuites contre lui.En novembre 2004, le maire Gérald Tremblay avait affirmé que les cafouillages comme ceux entourant le monastère des carmélites ou le studio de Radio-Canada à la Cité du Havre ne se reproduiraient plus lorsque la Politique du patrimoine serait adoptée.«Il rte faut plus simplement réagir à la pièce, à la dernière minute, quand se présente un cas ou un problème», avait-il alors affirmé.Cette politique a beau avoir reçu l’aval du conseil municipal en mai dernier, elle n’a pas pu empêcher le propriétaire du Rialto de remplacer, au cours de l’été, les quatre portes ornant la façade du bâtiment patrimonial de l’avenue du Parc et de couvrir le guichet d’origine avec des panneaux de contreplaqué.Elias Kalogeras a procédé à ces travaux sans permis même si le caractère patrimonial du bâtiment a été reconnu par Montréal, Québec et Ottawa.Lors d’une séance du conseil d’arrondissement du Plateau Mont-Royal, le 13 septembre, les élus ont refusé de délivrer un permis au propriétaire pour les travaux effectués illégalement.Deux premiers constats d’infraction, au montant de 1888 $, ont été acheminés à Elias Kalogeras, qui n'en est pas à ses premiers délits en cette matière.D’autres amendes devraient lui être expédiées sous peu, mais là s’arrêtent les recours qui s’offrent à la Ville pour sévir contre ce récidiviste.«C'est la loi sur les biens culturels du gouvernement du Québec qui s’applique», explique la mairesse de l’arrondissement du Plateau et membre de l’équipe de Gérald Tremblay, Helen Fotopulos.En 1999, alors qu’elle était dans l’opposition, Helen Fotopulos s’était insurgée contre le laxisme de l’administration de Pierre Bourque quand le propriétaire du Rialto avait changé les fenêtres du bâtiment et rehaussé le plancher sans autorisation.Six ans plus tard, la Ville a augmenté le montant de ses amendes mais ne dispose pas d’outils supplémentaires pour sévir tandis que la Politique du patrimoine adoptée par l'administra- tion ne donne pas plus de dents à la réglementation existante, reconnaît Bernard Larin, attaché de presse au cabinet du maire.Fin août, le ministère de la Culture avait fait parvenir une lettre à M.Kalogeras pour exiger qu’il redonne au bâtiment son aspect d’origine.«Notre objectif n’est pas d’envoyer des amendes mais que le bâtiment retrouve son état initial», explique Colette Proulx, du service des communications au ministère.Pour y arriver, le ministère mise sur la négociation mais pourrait recourir aux tribunaux pour parvenir à ses fins.Même s’il n'en est pas à sa pre- mière frasque, Elias Kalogeras n’a jamais fait l’objet de poursuites de la part de Québec.Dinu Bumbaru, d’Héritage Montréal, précise que le processus de poursuite est lourd et complexe puisque c’est le ministère de la Justice qui doit amorcer les démarches.«Il faut mettre le Rialto sous surveillance en attendant qu’un propriétaire un peu plus respectueux du patrimoine soit là.Mais il y a un caractère réversible aux interventions qui ont été faites, ce qui explique qu ’il y ait eu des accommodements par le passé», dit-il.Le Devoir JEANNE CORRIVEAU Audrey Boisvert ne rêve pas de devenir mairesse de Laval mais souhaite du moins permettre d’éviter l’élection par acclamation de Gilles Vaillancourt le 6 novembre.Préoccupée par l’aménagement urbain et les questions environnementales, cette étudiante au collège d’Ahuntsic âgée de 18 ans a déposé son bulletin de candidature à la mairie de Laval la semaine dernière.C’est lors d’une discussion entre amis que plusieurs étudiants ont évoqué la possibilité de se lancer en politique dans le cadre des élections municipales.De ce groupe, trois ont finalement décidé de foncer.Ayant recueilli les 200 signatures réglementaires, Audrey Boisvert briguera la mairie à titre d’indépendante alors qu’une collègue tentera de se faire élire comme conseillère.Un autre étudiant devrait déposer sous peu sa candidature au poste de maire.La démocratie L’important, estime Audrey Boisvert ce n’est pas que les La-vallois votent pour elle mais qu’ils exercent leur droit de vote.«Dans ma famille, on s’intéresse tous à la politique et on estime important d’aller voter.J’ai de la misère à comprendre les personnes qui ne s’impliquent pas.Lorsque j’ai recueilli mes signatures pour présenter ma candidature, des gens me disaient que la politique municipale ne les concernait pas.Moi, je leur dis que la politique municipale est la plus proche des citoyens et que des décisions importantes se prennent à l’hôtel de ville.» Jusqu’à tout récemment, le maire sortant, Gilles Vaillancourt semblait filer vers un couronnement, faute d’adversaires.Rappelons que plus tôt cette année, Philippe Garceau et Daniel Lefebvre, candidats défaits lors du scrutin de 2001, avaient décidé de renoncer à se lancer dans la mêlée après des mois de ré- flexion.Si les Lavallois manifestent si peu d’intérêt pour la politique municipale, c’est qu’on ne les implique pas suffisamment dans les décisions prises à l’hôtel de ville, croit Audrey Boisvert.•L’autre raison, c’est peut-être qu’ils sont blasés, indifférents ou juste paresseux», dit-elle.Faire réfléchir Étudiante à temps plein en sciences humaines, Audrey Boisvert n’a pas l’intention de faire de porte-à-porte mais avoue ne pas avoir une idée précise du type de campagne qu’elle mènera Et elle ne veut pas entretenir d’ambitions démesurées.«Même si j’ai seulement 5% des votes, Gilles Vaillancourt va dire: “Ah mon Dieu, il y a 5% des Lavallois qui partagent les mêmes opinions qu’Audrey, il faudrait peut-être que je voie ce que je pourrais changer"», dit-elle en souhaitant que sa candidature suscite une réflexion chez les Lavallois.En plus de siéger au sein du conseil de l’association étudiante du cégep Ahuntsic, Audrey Boisvert a notamment été membre du Forum jeunesse de Laval.Mais elle n’envisage pas de faire carrière en politique et se destine plutôt à un emploi en réadaptation auprès d’enfants handicapés.«On devient un peu corrompu à force de côtoyer des politiciens», fait-elle remarquer.La candidate estime que Gilles Vaillancourt a tout de même des qualités et qu’il a su favoriser l’économie de Laval, mais elle lui reproche d’y être parvenu en négligeant l’aménagement urbain, qui «est un peu nul à Laval».«Ça fait 16 ans qu’il est là, ça commence à faire longtemps, et c’est presque autant que mon âge», signale-t-elle.Outre Gilles Vaillancourt et Audrey Boisvert un autre Lavallois a déposé sa candidature pour briguer la mairie.Il s’agit de Régent Millette, candidat en 2001, qui n’avait recueilli que 606 voix.Le Devoir Le Devoir ©w ©asettr Le Référendum de 1995 : 10 ans plus tard Les 20 et 21 octobre 2005 200, rue Sherbrooke Ouest Université du Québec à Montréal (UQAM) THÉMATIQUES : Les stratégies • Le comportement référendaires électoral Les règles du jeu • Points de vue étrangers Les campagnes • La perspective publicitaires des jeunes CONFÉRENCIERS : Pierre Paul Roy John Parisella Jean-François Lisée Edward S.Goldenberg Bernard Landry Daniel Johnson (invité) François Sauvé Richard Vigneault Jean Royer Simon Langlois Jack Jedwab Marc-André Blanchard Claire Durand Stéphane Dion Pierre-F.Côté Joseph Facal Thomas J.Mulcair Charles Trueheart Éric Bédard Michel Philibert Gilles Duceppe FORMULAIRE D'INSCRIPTION Le référendum de 1996:10 ans plus tard Veuillez retourner ce formulaire par télécopieur ou courrier avec un chèque ou paiement par carte de crédité: Marie-Pascale Desjardins Association d'études canadiennes 1822-A Sherbrooke Ouest Montréal (QCIH3H 1E4 Tél.514 925.30991 Fax: 514 925.3095 Courriel : mp desjardins@acs-aec.ca Régulier Étudiant* 38$ ?18$ ?"Carte etudiants requise Nom :__________________ Titre ou fonction : ___ Institution;___________ Adresse :______________ Tél:____________________ Courriel:______________ Mode de paiement Chèque ________________ No.carte de crédit:___ Date d'exp.:__________ Signature :____________ AEC cwntt otmof» n m atcwnom »iT»««uno»»Ails Université rm de Montreal CRÉQC CHAIRE DE RECHERCHE DU CANADA EN ETUDES QUEBECOISES ET CANADIENNES Héma-Québec assouplit ses critères pour les donneurs de sang LOUISE MAUDE R1O U X SOUCY Recevoir du sang est un droit, mais en donner est un privilège qui n'est pas offert à tous.Depuis hier, le bassin des donneurs potentiels s’est toutefois élargi au Québec avec l’assouplissement de certains critères de sélection des donneurs de sang par Héma-Québec.Désormais, la période d’interdiction temporaire au don de sang sera réduite de douze à six mois pour ceux qui ont eu recours à l’acupuncture, à l’électrolyse, au perçage, au tatouage.Idem pour ceux qui ont été en contact avec du sang, ont consommé de la cocaïne par voie nasale ou eu des relations sexueDes non protégées avec un partenaire dont ils ignorent les antécédents.Cet assouplissement a été rendu possible grâce à plusieurs progrès technologiques survenus dans le domaine du dépistage des maladies transmissibles par transfusion.Se faisant rassurant, Héma-Québec a tenu à préciser que sa décision n’avait rien à voir avec la crainte d’une pénurie éventuelle de sang.Cela dit avec un faible taux de 3 % de donneurs réguliers, le Québec ne peut certainement pas lever le nez sur aucune relève.Ces mesures pourraient d’ailleurs venir gonfler les rangs des habitués en allant directement puiser du côté des jeunes, espère Héma-Québec.«Quand on allait dans les cégeps, beaucoup de ces donneurs-là étaient exclus pour douze mois et on ne les revoyait plus.Maintenant, on va pouvoir les rattraper.C’est essentiel pour les fidéliser», explique André Roch, agent d’information à Héma-Québec.Les donneurs de sang qui font présentement l’objet d’une interdiction temporaire pour l'un de ces critères doivent téléphoner au 1800 847-2525 avant de se présenter sur un site de collecte de sang.Des représentants d’Héma-Qué-bec évalueront leur admissibilité au don de sang en vertu des critères révisés.Toute personne en santé âgée de 18 ans ou plus, répondant aux critères d’admissibilité, peut donner du sang tous les 56 jours, soit six fois par année.Le Devoir EN BREF Les écolos dans la rue Pour une énième fois depuis le début de l’année, plusieurs mouvements écologistes sont descendus dans la rue hier afin d’exiger du gouvernement libéral qu’il respecte sa promesse électorale en adoptant une toi encadrant l’étiquetage obligatoire des produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).Le coup d'éclat, orchestré par Greenpeace sous les fenêtres du bureau du premier ministre à Québec, visait à dénoncer la lenteur de l'administration Charest face à cette question.Au nom du «droit de savoir ce que l’on mange», a résumé l'Union des consommateurs, l'étiquetage est selon les activistes, une question prioritaire.Us ont rappelé que 80 % de la population est en faveur d’une telle mesure.En juin 2004, la commission de l’Agriculture de l'Assemblée nationale avait unanimement recommandé au gouvernement d'emprunter cette voie, mais sans résultat à ce jour.- Le Devoir Gare à la graisse intra-abdominale Deux Canadiens sur trois ignorent le danger cardiovasculaire associé à la graisse intra-abdominale.C'est plus que la moyenne mondiale, évaluée à 58 %.Pourtant, la mesure du tour de taille est un moyen fiable de repérer les personnes exposées à un risque élevé de maladies cardiovasculaires: au-delà de 88 cm pour les femmes et de 102 cm pour les hommes nord-américains.Le problème, c'est que trop peu de médecins ont recours à ce test Seulement 14 % des patients exposés à un risque au Canada disent que kur médecin a mesuré leur tour de taille.De plus, la majorité (54 %) ont répondu que leur médecin ne leur a jamais parlé du Ben entre l'obésité abdominale et un risque accru de maladies cardio vasculaires, «f estime que la mesure du tour de taille devrait faire partie intégrante de révaluation courante des signes vitaux d’un patient», croit le tk Jean-Pierre Després, directeur de la recherche à l'Institut de cardiologie de Fhôpital Laval de Québec.Ces résultats sont tirés du sondage «Des nations en forme» pubtié à l'échelle mondiale à l'occasion de la Journée mondiale du cœur.- Le Devoir Nouvel ultimatum Québec — «La balle est dans le camps du ministre»: voilà ce que les représentants de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) et de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ont déclaré hier soir après avoir présenté leur proposition de règlement au ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier.La présidente de la FSE, Johanne Fortier, et le président de la CSQ, Réjean Parent ont donné au ministre jusqu’à mardi pour accepter ou rejeter la proposition qui.à leurs yeux, comprend «d'importantes concessions».Si la proposition est rejetée, les syndicats promettent de «relancer la mobilisation» et d’annuler les concessions accordées lors des derniers pourparlers, consignees dans la proposition.En revanche, si elle est acceptée, quelque 70 % des membres l’appuieraient a précisé Mme Fortier en évoquant la dissidence de l'Alliance des professeurs de Montréal.Après la conférence de presse des syndicats, le ministre Fournier a déclaré que le document contient des aspects intéressants mais qu’il y a «encore du travail à faire».Il a ajouté qu'il ne se sent Bé par aucun échéancier.D a dit qu'ü consacrera la fin de semaine à analyser le document avec ses «équipes».- Le Devoir Villepin en visite au Québec Le premier ministre français Dominique de Villepin serait en visite au Canada et au Quebec en novembre.selon ce que Le Devoir appris hier.Depuis 1977, les chefs de gouvernement français et québécois se rencontrent chaque année tors de visites qui ont lieu en alternance en France et au Québec.Jean Charest s était rendu en France en mai 2004.- Le Devoir < ( < i LE DEVOIR.LE J E l' D I « OCTOBRE 2 0 0 5 La justice espagnole affirme sa compétence universelle Elle veut pouvoir juger les génocides et les crimes contre l'humanité commis hors du pays La justice espagnole a affirmé hier sa compétence pour juger les génocides et les crimes contre l’humanité commis hors d’Espagne et quelle que soit la nationalité des victimes en réponse à une plainte pour génocide sous les régimes militaires au Guatemala (1978-86).Le Tribunal constitutionnel espagnol CTC) établit dans un arrêt que «le principe de juridiction universelle prime sur l’existence ou non d’intérêts nationaux».La plus haute instance judiciaire espagnole annule en conséquence une sentence du Tribunal suprême (TS) de 2003 qui avait limité les compétences de la justice espagnole aux seuls crimes commis contre ses nationaux par les régimes militaires guatémaltèques, rejetant ainsi une requête de Rigoberta Menchu, Prix Nobel de la paix 1992.Dans son arrêt, le TC valide les thèses de la Prix Nobel de la paix et d’associations de défense des droits de l’homme «pour que l’Espagne enquête sur des délits de génocide, tortures, assassinats et détention illégale commis au Guatemala entre 1978 et 1986».Environ 200 000 personnes ont été tuées au cours de cette période, dont 626 lors de massacres contre les indiens mayas, selon la plainte de Mme Menchu déboutée par le Tribunal suprême.Le TC considère que la sentence du Tribunal suprême de mars 2003 violait le droit de Mme Menchu «à la tutelle judiciaire effective inscrite dans la loi organique du pouvoir judiciaire», notamment l’article 23.4 sur les compétences universelles de la justice espagnole.«Cest une avancée extraordinaire qui doit être imitée par tous les pays», a dit Carlos Slepoy, un avocat connu en Espagne pour son combat contre les violations des droits de l’homme sous les dictatures latino-américaines.D a toutefois estimé, donnant un avis préliminaire avant d'avoir lu l'arrêt en détail, que les plaintes pour génocide n’allaient pas pour autant affluer aux tribunaux espagnols.Pour la première fois le 19 avril dernier, la justice espagnole avait condamné en personne un militaire argentin, Adolfo Scilingo, pour des crimes contre l’humanité commis sous la dictature argentine, à 640 années de prison.Un autre tortionnaire argentin présumé, Ricardo Miguel Cavallo, attend en Espagne l’ouverture imminente de son procès pour crimes contre l'humanité.Le juge Baltasar Garzôn, fervent promoteur du principe de juridiction universelle, avait tenté de juger l'ancien dictateur chilien Auguste Pinochet en le faisant arrêter en 1998 à Londres, mais ce dernier avait ensuite été libéré par le gouvernement britannique, officiellement pour raisons de santé.Agence France-Presse REUTERS Le suicide assisté a attiré plusieurs personnes hier aux audiences de la Cour suprême américaine.La Cour suprême américaine est tolérante pour le suicide assisté Washington — La question de l’euthanasie a provoqué hier un débat particulièrement animé à la Cour suprême américaine, la majorité des juges semblant plutôt favorable au maintien dans l’Oregon, seul Etat à l'autoriser, du «suicide médicalement assisté».Cette décision, attendue début 2006, servira de jurisprudence pour plusieurs Etats, dont la Californie, qui envisagent d’instaurer des lois similaires.Un tribunal puis une cour d’appel avaient validé la loi «Mourir avec dignité», approuvée à deux reprises par les électeurs de l’Oregon puis appliquée depuis 1997.Mais le gouvernement Bush, soutenu par de nombreuses organisations religieuses, tente depuis trois ans de contrer ce texte.Pendant une heure de débat opposant l’avocat du gouvernement au défenseur de TOregon.les sages, à travers leurs nombreuses questions, ont argué de la compétence du gouvernement fédéral face à l'autorité des Etats en la matière.Us doivent notamment décider si l'ancien ministre de la Justice John Ashcroft.un ultraconservateur très religieux, a outrepassé ses prérogatives en émettant en novembre 2002 une directive annulant la loi de l’Oregon.•Un ministre de la Justice peut-il décider, selon le même modèle, que les injections létales utilisées pour appliquer la peine de mort sont illégales?», a d’emblée lancé la centriste Sandra O'Connor, soutenue par plusieurs juges.L'avocat du gouvernement Paul Clement a réaffirmé que la loi fédérale sur les substances contrôlées, votée en 1970, n’autorise pas les médecins à prescrire des surdoses mortelles à des malades.•Cette loi a été votée pour empêcher l'usage et la dépendance aux drogues et n’a rien à voir ni avec la peine de mort ni avec l'euthanasie», a rétorqué le juge Stephen Breyer.M.Clement a laissé entendre qu’il existe d'autres méthodes que les surdoses médicamenteuses pour anticiper la mort d’un patient condamné.Le juge David Souter a également jugé la référence à la loi fédérale insuffisante, soulignant que son interprétation avait radicalement changé entre la présidence Clinton et celle de M.Bush.«Il est certainement bizarre qu’un ministre de la Justice puisse être la seule autorité à décider si le suicide médicalement assisté peut être autorisé dans un État», a-t-il insisté.Le juge ultraconservateur Antonin Scalia, un catholique intégriste, a argué de son côté que si cette loi fédérale ne mentionnait pas spécifiquement l’euthanasie, c’est que «personne ne pouvait imaginer à l'époque que des médecins feraient des ordonnances pour tuer leurs patients».L’avocat de l’Oregon, Robert Atkinson, a insisté sur la tradition américaine selon laquelle les réglementations de la médecine relèvent de chaque Etat.«Il revient aux États de définir ce qui relève, à leurs yeux, d'une pratique médicale légitime», a-t-il répété.Depuis son application, 208 personnes, la plupart atteintes de cancers, ont fait appel à ce texte pour mettre fin à leur vie, selon les statistiques de l'Oregon.Agence France-Presse 1 E MONDE Bagdad cède devant les pressions de TONU Les changements apportés à la loi pour le référendum ont été retirés Sous la pression de l’ONU, le Parlement irakien est revenu hier sur sa décision de recourir à deux poids deux mesures lors du référendum du 15 octobre sur le projet de nouvelle constitution.L’ONU s’était insurgée mardi contre une décision prise dimanche par les députés, qui rendait l’adoption de ce texte plus aisée en réduisant les perspectives de veto pour les sunnites qui s’y opposent Pour qu’eDe soit rejetée, avaient-ils estimé, il fallait que les deux tiers des «inscrits» — et non des «votants» — disent non dans trois des 18 provinces du pays.En revanche, pour quelle soit adoptée, il suffisait qu’une majorité simple des «votants» — et non pas des inscrits — disent oui à l'échelle nationale.José Aranaz, conseiller juridique de l’équipe de l’ONU pour le scrutin, avait déclaré mardi que l’organisation mondiale s'était émue auprès du gouvernement et du Parlement de ces doubles critères.«Nous leur avons dit que la décision prise n'était pas acceptable et qu elle ne répondrait pas aux normes internationales», avait-il souligné.Des dirigeants sunnites avaient vu dans ce changement une manipulation de la loi transitoire qui régit le pays afin de rendre impossible le rejet du texte.L’ONU et l’administration américaine ont également critiqué la décision, la première estimant qu’elle n'était pas conforme aux normes internationales.Les députés ont rectifié le tir hier en parlant dans tous les cas de «votants», mais le Parlement, où les chiites disposent de la majorité, a toutefois inséré trois conditions dans sa nouvelle résolution, qui reviennent à se réserver le droit de contester les résultats s'il pense que, dans certaines régions, les électeurs ont été intimidés.Le vice-président du Parlement REUTERS Les soldats américains et des membres de la force de sécurité irakienne ont patrouillé hier dans les rues de Haditha.Hussein Chahristani, s’est déclaré particulièrement préoccupé des conditions de vote dans les régions où coexistent sunnites et chiites, comme à Bakouba, au nord-est de Bagdad, où la guérilla a menacé les électeurs.Le gouvernement a accepté les trois conditions du Parlement, a-t-il dit, en précisant que l'une d'elles était que les forces de sécurité soient déployées dans les lieux à risques durant et après le scrutin afin d’éviter toutes représailles contre les électeurs.La seconde condition est que les assesseurs fassent l’objet d’enquêtes minutieuses pour éliminer toute personne susceptible de transmettre à l’extérieur des informations sur ceux qui votent La troisième exigence des parlementaires est que, s’ils estiment que les opérations de vote dans une zone ont été faussées par des violences ou des menaces, ils puissent contester le résultat devant la justice sous la supervision de la commission électorale indépendante.L'armée américaine maintenait pour sa part la pression sur les combattants d’al-Q;ùda dans l’ouest de l’Irak et intensifiait ses opérations dans les zones rebelles au nord de Bagdad pour assurer le bon déroulement du référendum.Le porte-parole du gouvernement, I^ith Koubba, a annoncé l’intention du cabinet de renforcer les mesures de sécurité pour garantir la participation du «maximum d’électeurs».En revanche, le chef du Parlement, le sunnite Hajem al-Hassani, s’est interrogé sur le moment choisi par les forces américaines pour lancer leurs offensives dans l’ouest du pays, estimant qu’elles risquaient de décourager les suit nites d’aller voter.Selon l’armée américaine, 42 iu surges ont été tués depuis le début samedi de l'une des trois offensives, l’opération Iron Fist, en cours (Luis la province sunnite d'al-Anbar, limitrophe de la .Syrie et considérée comme une base d’al-Gaïda.Quelque 10(K) hommes partiel ix-nt à l’opération qui vise à «éliminer les terroristes dal-Qaida» tout comme l’opération River Gate, avec environ 25(X) soldats, menée dans trois localités, Haditha, Haqlaniyah et Barwana, situées à environ 2(H) km à l’ouest de Bagdad, le long de l’Euphrate.Agence France-Presse et Reuters La grande coalition allemande prend forme La question de la chancellerie sera discutée aujourd'hui Berlin — Les conservateurs allemands emmenés par Angela Merkel et les sociaux-démocrates du chancelier Gerhard Schrôder ont jeté hier les bases d’une grande coalition, et tiendront aujourd’hui un sommet pour clarifier l’épineuse question du futur chancelier.«Ce jour est plutôt un bon jour», a déclaré la présidente de TUnion chrétienne-démocrate (CDU), à l’issue d’une réunion au sommet entre les deux camps.«L'atmosphère a montré qu’il y avait davantage qu'un plus petii dénominateur commun», a-t-elle ajouté.Une «base commune» existe aussi bien concernant l’appréciation de la situation que les objectifs politiques pour régler les problèmes du pays, a encore dit Angela Merkel, qui s’est dite «plutôt optimiste».«Il y a une base pour la grande coalition», a renchéri le chancelier Gerhard Schrôder, dans une conférence de presse séparée.Pour Franz Müntefering, pré- sident du Parti social-démocrate (SPD), le stade des discussions exploratoires est terminé.Les véritables négociations sur une grande coalition vont pouvoir débuter après le sommet d’aujourd’hui.Quant aux questions relatives au fùtur ou à la future locataire de la chancellerie, elles ont été remises à la réunion au sommet, a dit Angela Merkel.Selon des sources proches de la CDU, le sommet aura lieu après des rencontres des états-majors des partis et sera aussi l’occasion d’évoquer la composition possible d’un futur gouvernement.Cette réunion ne devrait rassembler que MM.Schrôder et Müntefering pour le SPD, ainsi que Mme Merkel et Edmund Stoiber, président de l’Union sodale-chrétienne (CSU) bavaroise.Pour autant, a averti Dieter Al-thaus, ministre-président de Thu-ringe (est) et proche d’Angela Merkel, la réunion ne permettra pas forcément de régler la ques- tion du futur chancelier, qui occupe toute la classe politique depuis deux semaines.Le chancelier Gerhard Schroder, qui a annoncé ces derniers jours une série de déplacements à l’étranger qui a les allures d’une tournée d’adieux, ne s’est pas exprimé au cours du bref point de presse sur ses ambitions personnelles.Claironnant qu’il resterait chancelier depuis le 18 septembre, date des élections qui n’ont pas donné de clair vainqueur.Gerhard Schrôder a toutefois sous-entendu lundi pour la première fois qu’il était prêt à y renoncer si son parti le lui demandait Izi CDU et la CSU disposeront dans le futur Bundestag (Chambre basse du Parlement), qui commencera à siéger le 18 octobre, de 226 sièges, contre 222 pour le SPD (soit, en matière de suffrages, 35,2 % pour la CDU-CSU contre 34,2 % pour le SPD).Agence France-Presse Abbas et Sharon ont rendez-vous Jérusalem — Ariel Sharon et le président palestinien Mali moud Abbas se rencontreront la semaine prochaine, a fait savoir hier soir le cabinet du premier mi nistre israélien.Selon un communiqué diffusé sur le site Internet du cabinet du premier ministre, Arid Sharon a déclaré par téléphone au roi Abdallah de Jordanie qu’il avait l’intention de rencontrer Abbas la semaine prochaine afin de faire progresser les divers dossiers à l’ordre du jour.A Amman, un responsable do la Maison royale a précisé que le sommet se tiendrait mardii.Mais des responsables palestiniens et israéliens ont indiqué que la date et le lieu du sommet ne seraient véritablement arrêtés que lors d’une ren contre entre collaborateurs de Slia ron et d’Abbas appelée à se tenir au cours du week-end.Il était prévu qu’un sommet entre les deux hommes ;iit lieu pour assurer le suivi du retrait israélien de ki bande de Gaza, achevé le 12 se|>-tombre, mais il a été différé en rai son d’un manque de préparatifs et d’un brusque regain de violences.Nouvel assaut à Melilla Melilla — Une nouvelle vague d’immigrants d’Afrique subsaharienne a réussi hier à l’aube à franchir le double grillage séparant le nord marocain de l’enclave espagnole de Melilla lors d’un assaut massif et ce flux ne semble pas prêt de se tarir.«Cinq cents immigrés ont mené une tentative d’entrée massive et en force [.], 65 d'entre eux ayant réussi à pénétrer», a affirmé la préfecture de Meblla.-AFP Bail : l’enquête piétine Kuta Beach — L’enquête sur les attentats de samedi a Bali piétine alors que des informations font état de nouveaux attentats a un stade avancé de préparation en Indonésie.«Il n'y a rien de nouveau, pas encore», a déclaré hier Soenarko BREF Artanto, porte-parole de la police nationale.L’enquête se concentre toujours sur les Malaysiens Azaha-ri bin Husin et Noordin M.Top, deux chefs en fuite de la Jemaah Islamiah, un réseau lié à al-Qaïda et auquel ont été imputés les attentats de Bali d’octobre 2002 qui avaient fait 202 morts.- Reuters Pour un match Villepin-Sarkozy Paris — Les Français sont 43 % à souhaiter que Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy soient tous deux candidats à l’élection présidentielle de 2007, séton un sondage Ipsos pour Le Figaro et France 2, publié aujourd’hui D’apres cette enquête, réalisée les 30 septembre et V octobre auprès de 951 personnes, les Français sont 19 % à souhaiter que Dominique de Villepin soit candidat et pas Nicolas Sarkozy et 15 % à souhaiter que Nicolas Sarkozy soit candidat et pas Dominique de Villepin.-AFP Appelez, vous ne risquez rien : Obligations boursières du Québec Capital garanti à 100 %.Rendement seion l’Indice Québec-30" * Émission en vente jusqu'au 25 novembre 2005 du capital investi, applicable sur les nouveaux fonds R€ER www.epq.gouv.qc.ca ' Pajr oonna^ las entrepreee corr^xieant Hndtoe Québec-30“' verte?le *ww iq30-iql50 org Épargne tracements Québec SS i LE DEVOIR.LE JEUDI 6 OCTOBRE 2 0 0 5 EDITORIAL Un gâchis Les syndiqués hors Québec de Radio-Canada se prononcent aujourd’hui et demain sur l’entente de principe qui doit les ramener au travail.Mais si Radio-Canada a été éprouvée par ce lock-out de sept semaines, son président, Robert Rabino-vitch, est moins en danger qu’on ne le croit e retour au travail des syndiqués hors Québec de Radio-Canada débouchera-t-il sur le congédiement du président de la société d’Etat, Robert Rabinovitch?A en croire les dénonciations de toutes sortes, ce serait quasiment chose faite.La réalité, c’est que ces grondements ne seront suivis que de bien peu d’effets.La nomination du président de Radio-Canada est une prérogative du premier ministre, et Paul Martin, en dépit de son plaidoyer pour la transparence, n’a manifesté aucune intention de changer cette manière de faire, même si c’était là une recommandation du comité permanent du Patrimoine canadien dans son imposant rapport de 2003 sur l’avenir de la radiodiffusion au pays.Or, en novembre dernier, M.Martin a renouvelé le contrat de M.Rabinovitch pour trois ans.Les critiques étaient pourtant déjà connues, M.Martin lui-même a attendu à la toute dernière minute pour procéder, et M.Rabinovitch, associé au dan de Jean Chrétien, a su négoder pied à pied la prolongation de son contrat, initialement prévue pour un an.Où Paul Martin trouverait-il aujourd’hui le courage qui lui a manqué à l’époque?D’où le plaidoyer, cette semaine, de la ministre du Patrimoine, liza Frulla, voulant que le temps arrange bien des choses.On en conclura donc que la fin du lock-out ne fera qu’ajouter un peu d’amertume dans une boîte où, déjà, on la ramasse à la pelle.A son entrée en fonction comme ministre, Mme Frulla avait pourtant insisté sur l’importance de relations de travail harmonieuses à Radio-Canada: «Les artisans doivent être heureux», avait-elle déclaré à La Presse.Un an plus tard, les mots très durs d’un journaliste aussi crédible que Daniel Lessard envers sa direction et le soulagement exprimé par Bernard Derome en présentant un reportage sur la fin du lock-out — lui qui n’a jamais recours aux formules persomialisées — donnent la pleine mesure du gâchis.Dans le contexte médiatique actuel, le climat de travail n’est pourtant pas qu’affaire d’états d’âme mais fait partie intégrante de l’avenir de Radio-Canada.La société d’Etat se cherche et, pour préserver sa place et son identité, a besoin d’employés qui se sentent solidaires de leur boîte.La multiplication des conflits de travail n’aura toutefois créé qu’une solidarité syndicale, cynique à juste titre face à des patrons qui multiplient les idées folles et qui n’ont que peu de considérations envers leurs «artisans».Du côté anglophone, des éditorialistes ont indiqué que le départ de M.Rabinovitch ne changerait en rien les problèmes structuraux de Radio-Canada En théorie, c’est juste: la place minuscule qu’occu-1* la CBC sur le marché du Canada anglais ne date pas d’hier et ne tient pas à une personne.Mais quand 5500 employés ont l’impression de peser moins lourd qu’un match de hockey — puisque, et ce n’est pas une coïncidence, le lock-out prend fin juste à temps pour la diffusion de matchs très lucratifs pour la CBC —, impossible ensuite de les inviter à se défoncer au nom d’un mythique service public.Pourtant, Radio-Canada et la CBC ne survivront que s'il y reste des employés qui croient, contre vents et marées, que celles-ci ne sont pas qu’un ersatz des chaînes privées.Hélas, deux ans encore au rythme de M.Rabinovitch et il ne restera plus grand-chose de la foi qui déplace les montagnes.Bush le modéré ?Josée Boileau .-'"=*si a nomination, cette semaine, de la discrète Harriet LMiers à la Cour suprême des Etats-Unis par le président George W.Bush laisse perplexe, d’autant qu’elle donne lieu à un renversement des rôles: les démocrates l’ont favorablement accueillie; les néoconserva- teurs comme William Kristol, éditeur du Weekly Standard, crient à la trahison.Non moins difficiles à jauger sont les motivations qui ont poussé le président à faire un choix qui heurte de front sa base électorale principale, lui qui nous a habitués depuis cinq ans à des décisions radicalement plus marquées à droite.Qui est Mme Miers, qui succède à la conservatrice modérée Sandra Day O’Connor, et de quelle manière ses décisions pourraient-elles orienter la Cour suprême dans le façonnement de la société américaine?Les audiences de confirmation qui s’ouvriront sous peu devant le Comité judiciaire du Sénat devraient éclairer les positions de cette avocate de carrière, spécialiste du droit commercial, alors qu'il lui faudra justifier sa nomination à vie au plus haut tribunal du pays.Encore que les questions du comité ne nous aient guère renseignés sur le nouveau juge en chef John Roberts, fraîchement confirmé dans ses fonctions, la semaine dernière.Tout inconnue qu’elle soit, cette femme âgée de 60 ans, qui n'a jamais exercé dans la magistrature, n’est pourtant pas l’énigme dont certains la qualifient.En 1992, elle est devenue la première femme à occuper la présidence du Barreau du Texas.Elle est une horn-again Christian et pratique dans une Eglise évangélique de Dallas.Elle appartient depuis dix ans à la coterie texane qui entoure M.Bush et a remplacé Alberto Gonzales en février dernier comme principal conseiller juridique du président après que ce dernier fut devenu secrétaire à la Justice.Cette contiguïté l'aura peut-être mêlée à des décisions controversées et contestables prises par la Maison-Blanche, comme celle portant sur le traita ment des détenus à Guantanamo.Pas assez conservatrice, maigre tout, pour la droite républicaine, qui enrage de voir M.Bush ne pas saisir l’occasion rare qui lui est offerte d’influencer radicalement la pensée de la Cour suprême en y nommant une juge capable de se prononcer ouvertement et idéologiquement contre le droit à l’avortement — cet incontournable baromètre de la droiture conservatrice aux Etats-Unis.On ne s’en plaindra pas: à vue de nez.il semble bien que son expérience ait fait de Mme Miers une praticienne du droit cultivant le sens du compromis.C’est pourquoi, s’attendant au pire, le Parti démocrate, qui paraît par ailleurs en toutes choses sans gouvernail, se montre aujourd’hui soulagé que M.Bush n’ait pas désigné un conservateur sorti du même moule que les ultras que sont les juges Antonio Scala et Clarence Thomas.Mais il n’empêche que, même modérément, la Cour suprême creuse son penchant conservateur suivant les choix de Mme Miers et de M.Roberts.Alors, pourquoi?11 se peut que le president, affaibli dans sa p polarité par la guerre d'Irak, le prix de l’essence et l'ouragan Katrina.ait voulu éviter une bataille au Sénat.L’explication contrariée de William Kristol tient à ceci: une combinaison de capitulation et de copinage.Pour l’heure, la proximité de la présidence semble en effet constituer la principale qualification de Mme Miers.« G u y Taillefer LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOL'RASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE w,, .PI 4, JJj' noRMlCV /Hi ¦¦ .i '"VN/V/W'V^A' V W / (rpiRMrrTt dfio9io.«$ LETTRES Un paradoxe ?Étrange, tout de même.Les syndicats de l’enseignement boycottent les sorties culturelles, sportives et récréatives et concentrent leurs activités dans des écoles dont le milieu de vie est jugé dangereux à la suite des enquêtes ayant porté sur les systèmes de ventilation contaminés par manque d’entretien! En tant que parent, je préférerais que mon enfant passe davantage de temps dans un musée ou une salle de spectacle «propre» que dans une école «insalubre».Pourquoi ces mêmes syndicats ne dénoncent-ils pas cette situation dramatique pour les enfants et les enseignants?Quand au ministre de la Santé et des Services sociaux, il s’est contenfé de dire que «cela» relève du ministère de l’Éducation! Dans ce gouvernement, qui est responsable, et de quoi?Marc Pache Le 29 septembre 2005 Un esprit sain dans un corps sain Au-delà des guerres de clochers occupant l’actualité entre la centrale syndicale des enseignants et le gouvernement en place pour trouver des solutions afin de venir en aide aux enfants en difficulté d’apprentissage ou de com-portement, il y a des projets fort intéressants à l’intérieur de nos écoles, et ce, à coût minime.Afin de trouver des moyens efficaces pour contrer entre autres l’obésité, la démotivation scolaire et le manque d’attention et d’activités physiques chez nos élèves du primaire, les enseignants de l’école primaire Sainte-Geneviève, située dans l’arrondissement LaSalle, appuyés par une direction croyant au bienfait de l’activité dans la réussite scolaire, ont mis sur pied un projet stimulant pour accroître le temps consacré, à l’activité physique chez nos jeunes.À l’intérieur de la grille horaire, l’équipe-éco-le.appuyée par le conseil d’établissement, a décidé d’insérer deux heures supplémentaires d’activités sportives par semaine.Troquant leur plume pour leurs espadrilles, les enseignants du troisième cycle, accompagnés par l’éducateur physique, offrent à tous les élèves de cinquième et sixième années des activités en plein air pour développer leurs habiletés sportives.D’ores et déjà, après seulement deux années d’expérimentation, nous observons un intérêt marqué pour ce projet de la part de nos élèves et de leurs parents.Force est de constater qu’avec un peu d’imagination et de volonté, nous pouvons actualiser des projets peu coû- teux et surtout accrocheurs pour nos jeunes qui ont un urgent besoin de bouger.François BellefeuiUe Lachine, le 4 octobre 2005 Et tout le monde regarde encore.En réponse à la lettre de Marie Gaudence, publiée dans Le Devoir du jeudi 29 septembre 2005 Mme Gaudence, Je ne suis pas une habituée de l’émission Tout le monde en parle.Tout simplement parce que, contrairement à vous, je n’y voit rien qui soit livré avec respect Là où vous observez de l’humour, je perçois plutôt de la stupidité qui m’apparaît bien souvent aussi abjecte que les propos d’un doc Mailloux.Ne pensez pas que je ne partage pas votre indignation.Seulement je me demande à combien de débats sur la responsabilité de la télévision publique et sur l’émission de Guy A Lepage devrons-nous nous soumettre avant de tout simplement éteindre nos téléviseurs le dimanche soir?Combien de personnes, dont vous êtes, témoignant avec raison et ardeur leur désaccord avec RadioCana-da d’avoir permis à un tel homme de s’exprimer publiquement seront tout de même au rendez-vous dimanche prochain?Parce que, pour moi, la propagation des préjugés à cette émission ne fait pas son apparition avec les propos honteux dont on a été témoin le dimanche 25 septembre.Y entendre Renée-Claude Brazeau exposer ses critères de beauté sur une échelle de 1 à 10 et voir Isabelle Maréchal faire l’éloge de son corps, c’est aussi ça véhiculer des préjugés.Ce sont des préjugés anodins, que je ne peux certes pas comparer avec ceux que vous dénoncez avec conviction, j’en suis consciente.Mais ils démontrent bien à quel point la pertinence et les débats de fond que vous sembliez retrouver avant le passage de Mailloux, sont malheureusement bien souvent absents de la programmation.Pourtant, ce n’est pas là que l’on s'indigne.Et si Guy A Lepage avait démontré la force de remettre en doute de façon brillante les commentaires de son invité au lieu de se complaire dans l’injure?L’insulte est bien souvent l'argument final de celui qui ne trouve plus rien à dire, dit-on.Et à voir avec quel empressement les grossièretés se répandent sur le plateau de Tout le monde en parle, je doute bien fort de la capacité d’argumentation de son animateur.Dommage, parce que ce dimanche-là, si un peu moins d'ignorance et un peu plus de discernement avaient régné sur le plateau de Tout le monde en parle, peut-être ne seriez-vous pas aux prises avec des questions sans réponse devant vos filles.Geneviève Chailler Montréal, le 30 septembre 2005 Mon appui va à Marois Pauline Marois est une femme d’action.Elle s’est toujours battue pour améliorer le sort des gens.Depuis que je suis en âge de comprendre et de suivre la politique, Pauline Marois fait partie de mon paysage.J’ai généralement été d’accord avec ses politiques et ses décisions.Déjà, à cette époque, j’étais convaincu que c’était une personne qui savait brasser les affaires pour que la société avance.J’ai toujours trouvé que les femmes, en général, apportent une facette plus humaine au monde.Depuis que Kim Campbell a été la première femme premier ministre du Canada (pendant 131 jours), j’ai sans cesse voulu voir une femme à la tête du Québec.Je suis fasciné par leur capacité à faire bouger les choses et par leur détermination.Rares sont les femmes qui vont chercher le pouvoir pour le pouvoir.En général, elle vont accéder aux plus hautes fonctions parce qu’elles ont un idéal à atteindre.Ici, pour Pauline, il s’agit de veiller au mieuxêfre de la société québécoise, de haut en bas.Pauline, c’est une femme de tête qui mérite qu’on l’écoute.Sans doute quelle ne vous impressionnera pas par ses discours.De toute façon, elle l’a toujours dit, ce n’est pas sa plus grande force.Mais elle réussira à vous démontrer qu’elle est capable de mener le groupe.Par le passé, elle a su bien gérer des dossiers dans des conditions difficiles tout en faisant les meilleurs compromis possibles.Elle a su apporter, malgré ses grands airs (qui ne le sont pas), une touche d’humanité au monde politique.Après plus de 20 ans en politique, 11 ministères et des changements significatifs apportés à la société québécoise, elle est fin prête à accéder au premier poste de l’État québécois, celui de premier ministre.Pauline Marois, c’est la plus expérimentée, la plus apte et la plus sensée pour devenir premier ministre du Québec.Et elle est capable d’écouter ce que les jeunes (et les moins jeunes) ont à dire.Elle ne sera sans doute pas aussi éloquente que les Lévesque, Parizeau et Bouchard, mais je suis convaincu qu’elle saura, avec toutes les qualités qui la caractérisent, mener un combat sans merci pour que les Québécois vivent mieux et obtiennent leur pleine et totale indépendance.Luc Sénéchal Montréal, le 2 octobre 2005 LIBRE OPINION -?- Développement ou recul GILLES TA1LLON Président.Conseil du patronat du Québec Il ne se passe pas une journée sans qu’un porte-parole d'im groupe environnemental ou un artiste connu vilipende tout projet de développement énergétique proposé par le gouvernement du Québec.Au nom de la protection des rivières, des espèces, de la couche d'ozone et du réchauffement climatique, notamment, tous ces lobbys utilisent les médias et les instances de consultation gouvernementales, tantôt au provincial, tantôt au fédéral, pour dénoncer et retarder la mise en oeuvre des projets.Qu’il s'agisse des centrales au charbon, du Suroît (centrale alimentée au gaz naturel), du nucléaire (GentiDy) ou du harnachement des rivières pour produire l'électricité (Eastmain-Rupert), rien ne trouve grâce à leurs yeux.Il semble bien qu'on n'en ait maintenant que pour l’éolienne.Nous sommes d’avis quil est essentiel d'intégrer l'energie éolienne au réseau d'Hydro-Québec.mais nous doutons for- tement que cette source soit suffisante pour conserver Tautosuffisance du Québec en approvisionnement énergétique.Un moteur peu polluant Le développement de la filière hydroélectrique a permis au Québec d’acquérir une réputation internationale d'excellence pour la production d'une énergie renouvelable peu polluante.Grâce à cet avantage compétitif important, le Québec produit la moitié moins de gaz à effet de serre que la moyenne canadienne et fait plus que sa part pour l'atteinte des objectifs de Kyoto.La conduite des développements prevus a toujours été réalisée grâce à des ententes avec les populations autochtones qui y ont trouvé des bénéfices financiers appréciables.Pour l'économie du Québec, l’hydroélectricité a constitué un moteur de développement économique incomparable dont nous sommes tous Rots.Développement d'une expertise exportable en ingénierie, création d’emplois techniques de qualité, vente d’électririte à l'étranger fort rentable pour durable ?les coffres de l’État voilà des manifestations tangibles de bénéfices dont les retombées rejaiffis-sent sur tous les Québécois, La croissance interne de la demande d’énergie reste un facteur incontournable de notre développement.En ce sens, il importe de prendre les meilleurs moyens pour produire une énergie qui favorise le développement économique en imposant le moins de dommages possibles à l'environnement plusieurs pays ont adopté une approche d’écoefficience dans leur développement durable.Il serait important de se mettre à l’heure du jour.Il est essentiel d'accélérer le rythme et de faire contrepoids a tous ceux qui, au nom de l'intérêt particulier, bloquent le démarrage des projets.Nous nous attendons à ce que les deux ordres de gouvernement cessent aussi, en matière environnementale, de se tirer dans les pattes.À défaut de quoi, au Québec, on ne parlera plus de développement durable, mais plutôt de recul durable avec une dépendance accrue à des sources d'énergie venues d'aiDeurs.! 4 l LE DEVOIR, LE JEUDI 6 OCTOBRE 2 0 05 D É E S Le fédéral et les universités ont tout intérêt à continuer à s’entendre, avec l’accord de plusieurs provinces et fût-ce par-dessus les aspirations constitutionnelles et politiques du Québec JACQUES ('.RENIER LE DEVOIR Les universités canadiennes (sauf les québécoises, et encore.) tiennent depuis longtemps Ottawa pour un partenaire tout à fait légitime et une police d’assurance contre les décisions des provinces a leur endroit._r*.“S' .Jr V Le fédéral et les universités des alliés naturels CLAUDE CORBO Professeur au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal n front commun québécois (gouvernement, universités, mouvement étudiant) veut arracher au gouvernement fédéral un milliard de dollars pour mieux financer notre enseignement supérieur.Louable ambition.Mais la bataille avec Ottawa s’annonce très coriace.Il faut se rappeler qu’entre les universités et le fédéral, il y a convergence de deux désirs le désir des universités canadiennes d’un appui financier substantiel et continu du gouvernement fédéral et le désir du fédéral d’arrimer les universités au service des priorités nationales.Les universités et le fédéral sont des alliés naturels, fut-ce par-dessus la tête des provinces.Des attentes envers le fédéral Depuis la Deuxième Guerre mondiale, les universités s’efforcent de s’assurer d’une contribution financière importante du gouvernement fédéral.Ainsi: ¦ dès 1944, la Conférence nationale des universités canadiennes (prédécesseur de l’Association des universités et collèges du Canada, ou AUCC) demande et obtient du fédéral une aide financière pour pouvoir accueillir les vétérans; ¦ en 1949, la Conférence presse le fédéral de consentir une aide financière continue puisque l’aide liée à l’accueil des vétérans tire à sa fin.La même année, les universités confirment leur demande dans un mémoire à la Commission royale d’enquête sur les arts, les lettres et les sciences (Massey-Lé-vesque), qui les écoutera; ¦ à compter de 1951-52, le gouvernement fédéral verse des subventions statutaires aux universités, ce qui provoque l’opposition du premier ministre québécois Maurice Duplessis (appuyé, il faut le rappeler, par Pierre Elliott Trudeau lui-même, qui réclamait lui aussi le respect de la Constitution); ¦ en 1965, le rapport Bladen (Le financement de l’enseignement supérieur au Canada), soumis à l’AUCC par un comité qu’elle a créé, confirme la nécessité d’un financement statutaire des universités par le gouvernement fédéral; ¦ en 1981, l’AUCC soumet au gouvernement fédéral que les transferts financiers fédéraux aux provinces comportent un double problème: les provinces peuvent affecter les fonds reçus pour l’enseignement postsecondaire et la santé comme elles l’entendent et la contribution fédérale manque de visibilité.Année après année, l’AUCC prend grand soin de sensibiliser l’opinion publique, les groupes d’intérêt, les médias, les parlementaires et les ministres fédéraux eux-mêmes à la nécessité d’un soutien financier important et continu du gouvernement fédéral aux universités.Ainsi, depuis plus de 60 ans, les universités canadiennes (malgré de prudentes réticences des établissements québécois de langue française) jugent tout à la fois indispensable et parfaitement légitime d’obtenir une contribution financière substantielle du gouvernement fédéral.Ce gouvernement a de très puissants moyens financiers; son aide est aussi une police d’assurance contre des coupes financières que les gouvernements provinciaux peuvent plus facilement imposer aux universités qu’à leurs services de santé.La sollicitude du fédéral pour les universités Si les universités tournent depuis longtemps un regard plein de désir et d’espoir vers le gouvernement fédéral, ce.dernier témoigne depuis encore plus longtemps de sa sollicitude envers elles.¦ En 1916, Ottawa crée le Conseil national de recherche qui attribue non seulement des contrats de recherche mais aussi des bourses d’études et des subventions pour les équipements et le soutien général de la recherche.Le soutien financier du fédéral à la recherche se poursuivra au fil des ans par divers organismes successivement institués (Conseil des arts en 1957, Conseil de recherches médicales en 1969, Conseil de recherche en sciences humaines en 1977, Conseil de recherche en sciences naturelles et génie en 1978, etc.).La capacité de recherche des universités dépend depuis longtemps et massivement du gouvernement federal anciens et tenaces: ¦ En 1939, le Parlement fédéral crée un programme fédéral-provincial d’aide aux étudiants (dont le Québec se retire en 1954).Depuis lors, le fédéral, selon des formes diverses (Programme canadien de prêts aux étudiants en 1964, Bourses du Canada en 1988, Bourses du millénaire en 1998) est engagé dans l’aide financière aux étudiants, ce qui constitue un financement indirect des universités.¦ Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement fédéra] accorde un soutien financier aux universités pour la formation en médecine, en génie et en sciences.¦ En 1966, le premier ministre fédéral Lester B.Pearson explicite les fondements de l’intérêt fédéral pour les universités: 1- assurer des chances égales de formation universitaire aux Canadiens d’un océan à l’autre; 2-préparer les jeunes à des emplois productifs et faciliter leur mobilité interprovinciale; 3- mettre en œuvre des politiques de croissance économique et de plein emploi en faisant participer les universités.L’intérêt national impose au gouvernement fédéral d’apporter son concours aux universités.Ce concours prend d’abord la forme d’une présence structurante dans le financement des universités en gépéral et dans celui de la recherche en particulier.A compter de 1967, par des transferts de fonds ou de points d’impôt, le fédéral finance 50 % du fonctionnement de l’enseignement postsecondaire.En 1977, l’accord «Financement des programmes établis» prolonge cette intervention financière structurante.Ainsi, le gouvernement fédéral est une source majeure de financement et un partenaire de plus en plus puissant et de plus en plus présent dans le fonctionnement des universités, par-delà les prétentions des provinces et avec un consentement croissant de plusieurs d’entre elles et des universités elles-mêmes.Une nouvelle approche du fédéral Des développements vécus depuis une quinzaine d’années montrent que le gouvernement fédéral non seulement ne veut plus jouer le rôle d’un simple pourvoyeur de fonds que les provinces peuvent dépenser à leur guise mais multiplie les initiatives et les politiques qui structurent de plus en plus l’évolution des universités.En substance, le fédéral est passé à une pratique d’aide financière sélective et ciblée qui a pour effet d’orienter le développement des universités (ce qui, en principe, relève de la compétence constitutionnelle des provinces).Plusieurs facteurs ont mené à cette nouvelle approche.La méthode des transferts de fonds aux provinces, pratiquée à compter de 1967, comportait des inconvénients majeurs pour le fédéral: coûts croissants, pas de visibilité pour la contribution fédérale, peu ou pas de capacité d’influencer les politiques et les pratiques universitaires, etc.Les universités aussi aspiraient à une nouvelle ap proche pour faire face à des coûts croissants, aux compressions imposées par les provinces et à l’impossibilité d’obtenir plus d’argent du fédéral en raison notamment du manque de visibilité de ce gouvernement.D’où une nouvelle approche fédérale, soit des programmes de financement ciblés qui influencent significativement le développement des universités, par exemple: ¦ Réseau des centres d’excellence: d’abord lancé en 1989 pour cinq ans puis reconduit ce programme vise à associer des chercheurs des diverses régions du Canada autour de thèmes porteurs offrant aussi des possibilités de commercialisation des résultats de la recherche et de partenariats avec des entreprises; ¦ Fondation canadienne pour l’innovation: ce programme (1997, 800 millions de dollars) assure une contribution fédérale pour l’infrastructure et les équipements de recherche et assujettit l’attribution des fonds au jugement des pairs en regard de l’excellence des candidatures; ¦ Chaires de recherche du Canada: depuis 2000, le programme a permis la création de 2000 chaires (senior ou junior) assurant le traitement du chercheur et de son équipe et assumant des coûts liés à la recherche.Cela s’ajoute aux autres programmes fédéraux de soutien des universités (bourses, conseils subventionnaires) et permet au gouvernement fédéral d’influencer considérablement les pratiques et le développement des universités en s’assurant une pleine visibilité.Pendant ce temps, les provinces (sauf la riche Alberta) assurent à peine un financement de base convenable de leurs universités.Celles-ci, évidemment, deviennent de plus en plus dépendantes du gouvernement fédéral.Besoin l’un de l’autre A la lumière des rappels et des observations qui précèdent, certaines conclusions viennent inévitable ment à l’esprit D’abord, depuis plus d’un demi-siècle, le gouvernement fédéral renforce son intervention dans les affaires universitaires et y joue un rôle diversifié et de plus en plus important financement de la recherche, aide financière aux étudiants, financement de base des universités.Le gouvernement fédéral a su se rendre indispensable aux universités.De plus, les universités canadiennes (sauf les québécoises, et encore.) tiennent depuis longtemps Ottawa pour un partenaire tout à fait légitime et une police d’assurance contre les décisions des provinces à leur endroit.Rien n’autorise à penser qu’elles chan geront d’attitude.Enfin, la surabondance de ses ressources financières encouragera le gouvernement fédéral à faire preuve de toujours phis de sollicitude envers les universités parce que: ¦ la productivité et la compétitivité de l’économie canadienne, dans le contexte de mondialisation et de libre-échange, requièrent à la fois un maillage toujours plus étroit entre le potentiel de recherche des universités et les besoins des entreprises et une qualification croissante des ressources humaines; ¦ plusieurs provinces aspirent à une action de plus en plus étroitement concertée avec Ottawa sur des enjeux vitaux pour la productivité et la compétitivité de l’économie canadienne, comme la formation des ressources humaines et le maillage du potentiel de recherche des universités avec les besoins de l’entreprise; ¦ les universités canadiennes, soumises à une rude concurrence entre elles et avec les universités américaines (notamment pour les meilleurs chercheurs et étudiants), ont besoin de beaucoup d’argent.Elles n’ont aucun désir de sacrifier leurs intérêts vitaux sur l’autel des querelles constitutionnelles ou celui des aspirations québécoises.¦ pour le gouvernement fédéral, les universités sont un atout critique pour la productivité et la compétitivité du Canada.Se posant comme suprême gardien des «intérêts nationaux», le fédéral ne peut abandonner les affaires universitaires aux mains des provinces, et ce, d’autant moins que les universités ne le veulent pas, sachant fort bien que les gouvernements provinciaux ne pourront pas facilement les privilégier contre les services de santé dans leurs arbitrages budgétaires et d’autant moins aussi que les provinces moins riches ne demandent pas mieux que de partager avec Ottawa le fardeau financier de l’enseignement et de la recherche universitaires.Les universités canadiennes ont besoin du fédéral et le fédéral des universités.Les deux ont tout intérêt à continuer à s’entendre, avec l’accord de plusieurs provinces et fût-ce par-dessus les aspirations constitutionnelles et politiques du Québec.A l’heure où le gouvernement fédéral veut se lancer dans un programme national de garderies, pourquoi diable abandonnerait-il aux provinces l’essentiel du pouvoir financier qui lui permet de façonner de manière structurante le devenir des universités et leur contribution aux objectifs économiques nationaux face à la concurrence mondiale?Il faut souhaiter bonne chance au front commun québécois.I________ Norman Spector D’un scandale à un autre S.U e journaliste britannique Christopher Hit- j chens a écrit, il y a quelques années déjà, que des scandales comme celui du Watergate ne peuvent se produire à Washington I J que lorsque l’establishment politique amé-.J ricain est profondément divisé.L’aveu récent de l’ex-numéro deux du FBI, Mark Felt, qui a reconnu être le célèbre «Deep Throat* qui avait aidé le jeune journaliste du Washington Post Bob Woodward à sortir cette histoire, est venu confirmer cette thèse.M.Hitchens a vécu de notre côté de l’Atlantique pendant presque 25 ans et est donc très au fait des différences entre les systèmes parlementaires britannique et américain.Cependant, à en juger par les scandales qui ont récemment secoué le Canada, son observation s'applique aussi bien à Ottawa qu’à Washington.Prenons, par exemple, le programme des commandites.L’ex-premier ministre Jean Chrétien a déjà dit que la disparition de quelques millions n'était pas un événement majeur.Il a également prétendu que les drapeaux et les festivals étaient des éléments clés de son programme pour renforcer l’unité du Canada après le référendum de 1995 au Québec.En prenant le pouvoir, son remplaçant n'a raté aucune occasion de se distancer des positions de M.Chrétien.Après avoir exprimé son indignation à maintes reprises devant l’abus des deniers publics, Paul Martin a mis sur pied une commission d’enquête présidée par le juge John Gomery, ce qui a eu pour effet de prolonger les effets du scandale des commandites jusqu'à aujourd’hui.Prenons un autre exemple: le prétendu scandale d'Airbus dans les aimées 80.Si le Parti conservateur avait été réélu en 1993, il est peu probable que la GRC et le gouvernement fédéral auraient poursuivi l’ancien premier ministre Brian Mulroney deux ans plus tard.En revanche, il y a eu beaucoup de conjectures selon lesquelles M.Chrétien était au courant de l’enquête et n’en était pas du tout contrarié.En effet beaucoup d’observateurs politiques ont suggéré que les souvenirs du gouvernement Mulroney — dirigé par un premier ministre profondément impopulaire quand il a démissionné — ont été le véritable motif des trois gouvernements majoritaires de M.Chrétien.En déclenchant les élections en 2004, M.Martin espérait qu’une stratégie semblable produirait un autre gouvernement majoritaire, sous sa conduite cette fois-ci.Cependant, après avoir essayé et échoué, il semble qu’il ait adopté une nouvelle stratégie, à en juger par la façon dont il a traité l’ancien ministre, lobbyiste et président de la Monnaie royale canadienne, David Dingwall, la semaine dernière.La tête de M.Dingwall n’est pas la première à tomber sous le règne de M.Martin.Rappelons, en particulier, les cas de Jean Pelletier et d’André Ouellet.Cependant, à la différence de plusieurs loyaux lieutenants de M.Chrétien qui ont rapidement été expédiés à la guillotine politique, M.Martin a pris son temps avant de laisser tomber M.Dingwall et a même eu de bons mots à son égard quand il a finalement accepté sa démission.Cette semaine, M.Martin et ses ministres ont pris la peine de garder un peu plus de distance.Toutefois, M.Martin n’a pas critiqué M.Dingwall, entre autres parce qu’il espère réunir la grande famille libérale et reconstituer un gouvernement majoritaire à Ottawa D’ailleurs, maintenant qu’il est premier ministre, Paul Martin doit faire la paix avec les hauts fonctionnaires aigris par l’image de la haute fonction publique fédérale qui se dessine devant la commission Gomery.En mai dernier, M.Martin nous a demandé d’attendre le rapport du juge Gomery avant de tirer nos conclusions.Cependant, dans un discours prononcé en septembre devant les gestionnaires d’Ottawa, il a indiqué que les «problèmes liés à l’enquête du juge Gomery» étaient simplement des «aberrations».C’est grave.Mas ce qui est beaucoup plus inquiétant à Ottawa ces jours-ci, c’est que M.Martin semble peu intéressé à découvrir la destination finale de plus de 20 millions de dollars.Il s’agit des paiements versés en commission à l’homme d’affaires germanocanadien Karlheinz Schreiber par la société Airbus pour la vente de ses avions à Air Canada dans les aimé^o 80.En novembre dernier, le quotidien torontois The Globe and Mail rapportait que M.Mulroney avait reçu 300 000 $ en espèces de M Schreiber après qu’il eut démissionné.Nous savons également que M.Schreiber a été assez astucieux au fil des ans pour retenir les services de lobbyistes et former des amitiés daps les deux grands partis politiques.A deux reprises, M.Schreiber a offert de raconter au gouvernement fédéral ce qu’il avait fait des 20 millions reçus en guise de commission en échange d’un accord l’assurant que le Canada ne l’extradera pas en Allemagne, où il devrait faire face à des allégations de corruption.Chaque fois, son offre a été refusée.Si je comprends bien, l’offre de M.Schreiber est toujours sur la table.Il est inconcevable que le gouvernement Martin ne l’accepte pas.nspectorihglobea ndmaii.ca www.members.shaw ca/nspectord Ecrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page Içs commentaires et les analyses de ses lecteurs.Etant donné l'abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redactum&ledevmrcom) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes.I/ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et roétropotitaine Gérald DaJlaire (adfotnt an dirtctmr de l'information) Jeanne Cornvrau (affaira municipales;.Fabien Deglise.Marie-Andrée Chouinard léducation) Josée Boileau 'éditorialiste, responsable de la page Idées), Brian Myiea 'justice et faits de société).Clairandree Cauchy (Générât).Jean Dion.Louis-Gifles F rancoeur f environnement > Benoît Hunger (responsable du site Internet), Laurence Clavel, Jean-Guillaume Dumont (commis Internet) Isabelle Paré (santé), Louise Maude Rkwx Soucy (surnuméraire) .Pauline (/ravel (sciences) ; Michel Garneau (caricaturiste) .Diane Précourt (responsable des pages thématiques) .Martin Duclos, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs), Renée Léo Guimont et Serge Paquin (relecteurs surnuméraires) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau Photographes) à l’information culturelle Micbd Belair (theatre et cahier Culture).Jutie Carpentier (pupitre).Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end) Stéphane Baillargeon (reporter).Paul Cauchon (médias).Caroline Mont petit (livra), Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche arts visuels et musique), Frederique Doyon (surnuméraire) : è l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Dominique Reny (pupitre).Philippe Papineau (surnuméraire), trie Desrosiers, Claude Turcotte.François Desjardins (surnuméraire); a l'information internationale Jean-Pierre LegauH (pupitre international et page éditoriale).Claude Lévesque.Guy Taiflefer (adjoint au directeur de l'information), Serge Truffaut (éditorialiste) .à l’information politique Hélène Buzetti.Manon ( ornelher et Aie* Castonguay (correspondants parlementaires à Ottasua).Antoine RobitaiDe et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec;.Kathleen Lévesque Marie-Helene Aiarie (secrétaire a la rédaction) .Marilyse Hamelin.Alexandre Shields 'comma) La documentation Gifles Paré (directeur) .Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Roche» fort (Ottawa) LA Pl'BLICTTÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril, Jean de Billy.Jean-François Bosse Marlene Cdté.Dave Cameron.Yan Hamel.Christiane LegauH.Amélie MaHais Jacques A Nadeau.Claire Paquet.Micheline RuWland Nadia Sebaï.Mélisande Simard (publicitaires).Ijiurence Thériauk directrice ad/ointe).Manon Blanchette.SvMe Laporte.Martine Berube (secrétaire^ LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production / Michel Bematchez.Johanne Brunet Danielle Can tara.Richard Des Cormier», Donald FBon.Yannick Morin.Nathalie Zemahis, Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yanick Martel (responsable) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Linda TheriauH (responsable service à la clientèle distribution et tirage).Alexandre Gaudreau (coordonnateur a la promotion et a la sollicitatu/n).Monique L'Heureux.Rachelle Leclerc.Caroline Simard U ADMINISTRATION Nicole Carmel restxmsabie des srmees comptables > Cefine Furov.Ghislaine Lafleur.Claudette Befiveau (adxnnte administrative) Claudine Chevrier.Monioue Proteau.Danielle Rom I * I t A 10 LE DEVOIR, LE JEUDI 6 OCTOBRE 2005 ACTUALITES Un convoi canadien est la cible d’un attentat suicide en Afghanistan Un enfant afghan a été tué et trois soldats canadiens légèrement blessés hier lors d’une attaque suicide contre une patrouille militaire canadienne dans le sud de l’Afghanistan, ont indiqué des responsables locaux.•C’est un petit garçon qui s'en allait avec son père pour travailler dans les champs.Ils n’avaient rien à voir avec l’insurrection», a déclaré à la Presse canadienne l’adjudant Mike Gauley, arrivé sur les lieux quelques minutes après la déflagration.Cette explosion est la •tragédie du jour», a-t-il dit, ajoutant qu'elle •symbolise ce qui se passe ici [en Afghanistan]».•Quatre-vingt-dix pour cent de la population n’a rien à voir avec ce conflit.Ce n'est qu'une bande de voyous qui veulent du pouvoir et de l’argent.Les résidants locaux sont très peu tolérants face à ce type de comportement de la part des talibans», a dit M.Gauley.Les trois soldats canadiens ont souffert d’ecchymoses et de brûlures légères mais ont pu reprendre le travail quelques heures après l’explosion, a déclaré le colonel Steve Bowes, des Forces armées canadiennes.Ces militaires faisaient partie d’un convoi transportant des approvisionnements destinés à l’équipe de reconstruction provinciale (ERP) canadienne à Kandahar, la ville la plus importante du sud du pays.M.Bowes a expliqué que le convoi s’est fait dépasser par un véhicule qui s’est arrêté et a ensuite explosé.La déflagration, qui s’est produite près d’un orphelinat, a tué un garçon afghan d’une dizaine d’années en plus de blesser gravement un agriculteur.Tous deux se trouvaient sur un tracteur qui passait par là au moment de l’attentat Le kamikaze a aussi perdu la vie.Le gouverneur de la province de Kandahar, Asa-dullah Khalid, a affirmé que les talibans ou al-Qaïda étaient derrière cet attentat II a toutefois ajouté que les enquêteurs n’avaient pas encore été en mesure d’établir l’identité du kamikaze.Mohammed Sabir, qui se trouvait à 200 mètres du lieu de l’explosion, a affirmé qu’un deuxième garçon afghan a aussi été blessé.Aucune confirmation offi- cielle n’a pu être obtenue à ce sujet De tels attentats sont moins fréquents en Afghanistan qu’en Irak, mais ils ont été plus nombreux au cours des derniers mois.La semaine dernière, un kamikaze qui circulait sur une moto a tué neuf personnes et en a blessé 30 autres à l’extérieur d’un centre d’entraînement de l’armée à Kaboul.En juin, un autre attentat suicide commis à Kandahar avait fait 20 morts, dont le chef de la police de Kaboul.Les chefs de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) sont en Afghanistan en ce moment afin de discuter de la possibilité d’élargir la mission de maintien de la paix — actuellement concentrée au nord et à l’ouest — au sud du pays vers le milieu de 2006.Environ 250 militaires canadiens et cinq civils ont récemment été déployés à Kandahar.L’année prochaine, des soldats de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas doivent être affectés à d’autres provinces du sud.Presse canadienne GARDERIES SUITE DE LA PAGE 1 sur l’équité salariale.A la CSN, on fait valoir que ce règlement n’écarte absolument pas la menace de grève puisque, depuis le début, les éducatrices ont souligné l’importance de régler en premier lieu la question de l’équité salariale.Certains intervenants dans le dossier considèrent cependant qu’une grève est impossible uniquement en invoquant le dossier de l’équité salariale puisque cela ne fait pas l’objet de négociations dans la convention collective, une interprétation démentie par la CSN.Du côté de la centrale, on souligne que l’entente intervenue ne constitue en aucun cas une entente finale globale.En août dernier, la CSN avait d'ailleurs signifié qu’elle accepterait des augmentations salariées égales à celles du secteur public, et ce, en gage de bonne foi pour que les négociations puissent se concentrer sur les avantages sociaux et, surtout, l’équité salariale.A l’AQCPE, on se réjouissait néanmoins de l’accord intervenu sur le plan salarial, y voyant le gage d'une •paix industrielle» pour les cinq prochaines années.«Ce bout-là du salarial est réglé, on va pouvoir se mettre en mode travail sur l’équité salariale et les avantages sociaux.Nous sommes très heureux», a affirmé la porte-parole de l’AQCPE, Hélène Potvin.Contrairement à la CSN, la ministre de la Famille, Carole Théberge, a quant à elle présenté l’entente d’hier comme une •entente de principe» en bonne et due forme couronnant près d’un an et demi de négociations.«Une étape importante vient d’être franchie.Je me réjouis d’une telle entente puisqu’elle est de bon augure pour la suite de nos discussions.[.] C’est en toute bonne foi que, de part et d’autre, nous poursuivrons les travaux en vue de permettre l'application de la Loi sur l’équité salariale chez les employeurs visés, en plus de continuer les négociations sur l’harmonisation des avantages sociaux», a soutenu Mme Théberge dans un communiqué envoyé en soirée hier.Rappelons que l’Association québécoise des CPE, la CSN et le gouvernement étaient passés à un cheveu d'une entente le 13 juin dernier.l.e gouvernement avait cependant reculé à la dernière minute, juste avant de parapher une entente de principe, pour revenir au cadre général de la négociation dans le secteur publie, soit des augmentations de 12,6 %, en incluant à la fois le salarial et l’équité entre les emplois masculins et féminins.Le dossier de l’équité s'avère particulièrement coûteux dans le réseau des CPE, plus qu’ailleurs dans le secteur public, puisqu’on y compte presque 100 % d’emplois féminins.Le Devoir Martin perd sa secrétaire aux relations canado-américaines Ottawa — le premier ministre Paul Martin perd sa secrétaire parlementaire chargée des relations canado-américaines: la députée libérale Marlene Jennings veut retourner sur les banquettes arrière dans l'espoir de pouvoir vraiment changer les choses.Il s'agit d’une décision étonnante: la plupart des députés libéraux rêvent d’être nommés à cette fonction qui.sans offrir un réel pouvoir, comporte certains avantages, dont une prime salariale.«/ai demandé au premier ministre de ne pas renouveler mon mantJat comme secrétaire parlementaire», a déclaré Mme Jennings hier.«Je pense avoir fait tout ce que je pouvais faire dans le dossier et j'ai des projets que j’aimerais diriger ctmme députée d’arrière-banc.» La députée de Notr^Dame-de-Grâce souhaite notamment présenter des projets de loi d’initiative parlementaire visant à améliorer l'étiquetage des textiles et des vêtements, entre autres pour qu’on identifie le travail fait par des enfants.Or, en vertu des règles de la Chambre des communes, les secrétaires parlementaires ne sont pas autorisés à déposer eux-mêmes des projets de loi.Le principe veut qu’un secrétaire parlementaire, en tant que membre du gouvernement, n’a pas besoin de présenter un texte legislatif pour faire avancer ses idées au sein de l'appareil d’Etat Prvsse canadienne POURRIELS SUITE DE LA PAGE 1 de loi à la Chambre des communes au cours de la première semaine de décembre.Une source bien au fait du dossier doute cependant que les choses puissent aller aussi rapidement compte tenu du contexte de gouvernement minoritaire.«Reste à voir si c’est réaliste.» En tous les cas, indique-t-on dans les coulisses, le projet de loi s’inspirerait grandement des conclusions du groupe de travail sur les pourriels qui avait remis son rapport en mai dernier.Ce rapport demandait justement une loi anti-pourriels permettant de tenir «partiellement responsables» les entreprises promues par ces messages.Le groupe demandait aussi une protection des renseignements personnels ainsi que l’allocation de fonds spécialement dédiés à fa lutte contre les pourriels aux agences responsables d'appliquer les lois, dont la GRC.Il n’est pas sûr que cet aspect financier se retrouve dans l’initiative en préparation.Le dépôt d’un projet de loi à Ottawa constituerait une évolution majeure pour ce dossier dans la mesure où la ministre précédente à l’Industrie, Lucienne Robillard, avait favorisé une politique de type volontaire.Ce plan d’action en six volets, annoncé en 2004, misait sur l’amélioration des pratiques actuelles et l’application plus systématique des lois déjà existantes ainsi que sur une offensive internationale pour encourager les autres pays à adopter eux aussi des mesures anti-pourriels.L’ef-ficatité du plan a été contestée.•Ça ne marche pas!», lance Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des consommateurs.Son organisme préconise l’adoption d’une loi.Même son de cloche du côté d’Option consommateur, qui demande aussi le consentement préalable des internautes pour leur envoyer des communications commerciales électroniques.«Il doit y avoir un droit privé d’action pour les consommateurs», ajoute Geneviève Reed, qui avait d’ailleurs participé au groupe de travail du gouvernement fédéral.Les Etats-Unis ont adopté une loi anti-spam le Tr janvier 2004, le Can-Spam Act Cette loi, qui n’interdit pas en soi les pourriels, permet aux internautes de se désabonner de teUes listes de distribution.Les émetteurs de pourriels qui refusent de désabonner ceux qui en font la demande sont passibles de lourdes amendes (250 $US par courriel, jusqu’à concurrence de six millions SUS) et de peines de prison.Quelques mois après l’adoption de cette loi, les évaluations de son efficacité ont été très divergentes.Le géant AOL, fournisseur d’accès à Internet, a fait état d’une diminution de 20 à 30 % du volume de pourriels alors que la Consumers Union s’est basée sur un sondage auprès de 2000 internautes pour affirmer que 80 % d’entre eux n’avaient pas vu le flot de pourriels diminuer depuis l’entrée en vigueur de la loi.Aux Etats-Unis, on a évalué que jusqu’à 58 % des courriels en circulation sont des pourriels.Le Devoir GAMBADEURS SUITE DE LA PAGE 1 Blain.«Pour être franc, ce succès nous surprend.D’autant que le mouvement vit depuis quelques mois par lui-même puisque nous n'avons plus beaucoup le temps, à cause de nos études, de nous en occuper.» Gambadage 101 L’homme est humble, sous-estimant la force d'attraction, auprès d’une jeunesse choyée, de ce regroupement né un soir d'été — «sans alcool», précisât-il — où, à l’occasion d’une promenade entre copains d'école, le goût de gambader lui est soudainement monté à la tête.Ce soir-là, l’air de rien, les premiers jalons de la doctrine du gambadage, une discipline qui mérite •d’être reconnue à sa juste valeur», peut-on lire dans la documentation officielle, venaient d'être posés.Parodiant avec une efficacité redoutable les discours creux des mouvements sectaires, le MGG milite activement en faveur du renouveau de la marche sautillante et lu clique qui quitte généralement le quotidien des hommes — et des femmes — en même temps que l’enfance.Et ce, dans l'espoir de mettre du bonheur dans la vie des gens, de lutter contre le stress ambiant, •de faire diminuer la consommation d'antidépresseurs au pays et de lutter contre l'obésité», lance, assis sur un banc de parc, Mathieu Delorme, un gambadeur de Montréal, étudiant en météorologie et fidèle du MGG.L’objectif est louable.Il fait aussi écho aux préceptes d’un grand gambadeur, maître spirituel du mouvement, «né d’un père violent et d’une mère alcoolique», derrière lequel le mouvement aime se cacher pour mieux contaminer la société avec sa philosophie gambado-subversive.«Le Grand Gambadeur vit quelque part au Québec, résume Frédéric Therrien, où il travaille à l’amélioration de la qualité de vie des gambadeurs etgambadeuses.On préfère ne pas donner son nom.» «C’est bien sûr une blague, ajoute Alexandre Blain.Elle nous vaut d’ailleurs de recevoir des messages de bêtises envoyés par des adeptes de véritables sectes qui ne semblent pas la trouver très drôle.» Dommage pour eux.En effet en explorant tous les recoins de la vitrine du MGG dans le cyberespace, ces visiteurs au sens de l’humour peu développe peuvent facilement trouver de quoi se décrisper en se frottant à ce mouvement qui, sans se prendre au sérieux a savamment dosé les ingrédients de sa recette.Présentation des nombreuses techniques de gambadage (moderne, postmoderne ou style papillon) afin de maîtriser cet art qui permet «de trouver le gambadeur qui sommeille en vous!», conseils pour «sé-duire en gambadant», nomenclature de l'habillement du gambadeur type, lexique du gambadeur.présentation de la vie et de l’oeuvre du Grand Gambadeur.matériel promotionnel affichant le logo du MGG, rien ne semble avoir été laissé au hasard pour donner des ailes au délire.Entre deux passages au forum de discussion entièrement consacré au gambadage.les aficionados peuvent également tester leur gambado-dépendance grâce à un questionnaire loufoque ou encore s’informer sur «l’herbe gambado-méditative» dont la consommation, dit-on, aide «à méditer sur [sa] place dans l'univers et sur la place qu’occupe le gambadage dans [sa] vie».Quant aux timides, craintifs à l’idée d’avouer publiquement leur penchant pour le gambadage, ils trouveront une foule de recommandations pour «gambader avec fierté».Le tout en évitant les lignes de trottoir, en «se débarrassant des chiens» qui courent après les gambadeurs et en n’attirant pas «l’attention des policiers», pour qui le «gambadeur paraît suspect d'avance» à cause «de son air joyeux».Vertus d’une idée saugrenue Son air joyeux, le cardiologue Martial G.Bouras-sa, de la faculté de médecine de l’Université de Montréal.l’a difficilement caché, même à l'autre bout du fil, en apprenant l’existence d'un mouvement voué au gambadage.«C’est drôle, mais c’est une bonne idée, résume-t-il.En effet, comme n’importe quel exercice, c’est bon pour le système cardiovasculaire, pour les muscles, pour diminuer la masse graisseuse et la pression artérielle, mais aussi pour agir sur le stress mieux que n’importe que! tranquillisant.Toutefois, de manière ludique.le gambadage n ’est pas meilleur que la marche.Pour en tirer profit, il fout vraiment que cela fosse partie d’un programme d’entrainement structuré d'une durée de 30 minutes au moins.» Sophie Grégoire, étudiante en cinéma à l’universi-té Concordia et adepte du MGG depuis quelques mois, est loin de remplir les conditions émises par le spécialiste du cœur consulté par Le Devoir, elle qui avoue gambader «en rentrant chez [elle] le soir» et quand «le cœur [lui) en dit».«Ce n’est pas seulement une question déformé physique», a-t-elle résumé lors d’une rencontre furtive dans un autre parc de la métropole il y a quelques semaines.«Oui.je passe souvent pour une folle dans la rue, mais ça me fait le plus grand bien.Quand je suis triste, ça me rend heureuse, et quand je suis heureuse, j'ai encore plus le goût de gambader.» Pour de telles personnalités bondissantes, assidues face au gambadage, le mouvement n'est d'ailleurs pas à court d'idées.En témoigne d'ailleurs la récente campagne menée par le MGG pour «des traverses sécuritaires» dans les villes du Québec.Objectif: obtenir des municipalités une signalisation appropriée pour infonner les automobilistes du passage éventuel, au détour d’un sentier pédestre, de gambadeurs.seuls ou en groupe.«Pour l’avenir, nous songeons aussi à organiser une journée internationale du gambadage et des rassemblements de gambadeurs dans des parcs», dit Alexandre Blain.De bien bonnes idées, jugent les membres en chœur, que le mouvement se promet très vite de structurer.Une étape à 1a fois.Un bond après l'autre.Le Devoir TABAC Un tiers des jeunes hommes chinois meurent déjà de maladies associées au tabagisme SUITE DE LA PAGE 1 maintient, le tabagisme devrait faucher au cours du présent siècle un milliard de vies humaines, ce qui correspond à environ un sixième de la population mondiale actuelle.Bien qu’il s’agisse d’un problème global, certains pays seront plus éprouvés que d’autres.En Chine par exemple, où se concentrent 30 % des fumeurs de fa planète, un tiers des jeunes hommes meurent déjà de maladies associées au tabagisme.(Voir notre article du 31 août 2005, «Vers une Chine sans fumée?», signé par Frédérique Doyon.) La Hongrie est actuellement le pays qui présente le taux de mortalité due au tabac le plus élevé de fa planète.Dans les pays en développement, le tabagisme ne cesse de prendre de l’ampleur, notamment parce que la publicité continue d’y envahir les ondes hertziennes de la télé comme de la radio.Les mises en garde sur les paquets y sont à peine visibles, sinon absents, et la population méconnaît complètement les méfaits du tabac, ajoute Robert Cunningham, analyste principal des politiques pour la Société canadienne du cancer et auteur de l’ouvrage La Guerre du tabac.Devant un tel fléau, le professeur Peter Boyle, directeur de l’Agence internationale de recherche sur le cancer, basée à Lyon, en France, insiste sur l’importance de mettre en avant des stratégies qui aideraient les fumeurs à cesser de boucaner, de restreindre la publicité sur le tabac et d’imposer des lieux sans fumée dans ces pays frappés par un engouement sans pareil pour cette plante.Il affirme que les pays qui ont adopté de telles mesures commencent à bénéficier de leurs effets positifs.A cet égard, «le Canada est aujourd'hui un modèle pour le monde entier en matière de réduction du tabagisme», soutient Robert Cunningham.Alors qu’en 1965, 50 % de la population canadienne de 15 ans et plus fumait, cette proportion a fondu à 20 % en 2004.Au début des années 70, le Canada remportait la palme de la plus grande consommation de tabac par habitant au monde.Aussi, en l’espace d’une vingtaine d’années, un revirement spectaculaire de la situation s’est produit en raison d'une stratégie globale qui comportait une augmentation des taxes, l’interdiction de fumer dans plusieurs lieux publics et de travail, des mises en garde chocs sur les paquets, un accroissement des programmes d’éducation au sein des écoles ou par le truchement des médias ainsi qu’un contrôle accru de la publicité et de la promotion.«Les commandites sont aujourd’hui interdites, précise Robert Cunningham.La publicité directe est désormais minime.Même si des étalages proéminents continuent d’occuper une place de choix dans certains dépanneurs, ils devront disparaître de tous les commerces au Québec et en Ontario à compter du 31 mai 2008.» Toutefois, plusieurs décennies devront encore s’écouler avant que les effets de ces saines habitudes ne se manifestent On commence tout juste à observer au Canada une diminution de la mortalité par cancer du poumon chez les hommes, lesquels ont opté pour un environnement sans fumée plus tôt que les femmes.Chez celles-ci, le cancer du poumon est toujours en hausse et coiffe au poteau le cancer du sein pour ce qui est du nombre de décès.On pourrait toutefois faire bien mieux, affirme Robert Cunningham en soulignant d’abord que c’est au Québec que les taxes sur le tabac sont les moins élevées parmi les provinces canadiennes.Les taxes perçues lors de l’achat d’une cartouche de cigarettes au Québec s’élèvent à 20,60 S tandis qu’elles atteignent 40,15 $ au Manitoba et en Saskatchewan, 35,80 $ en Colombie-Britannique et 23,45 $ en Ontario.On pourrait également opter pour un emballage complètement neutre, dépourvu de toute imagerie, et intensifier les campagne antitabac dans les grands médias.A la suite du jugement de la Cour suprême du Canada du 29 septembre dernier, qui a confirmé la validité de la loi antitabac de la Colombie-Britannique, le Tobacco Damages and Health Care Recovery Act.qui donne le champ libre à ceux qui voudraient intenter des poursuites contre l’industrie du tabac pour recouvrer les frais médicaux associés aux maladies imputables au tabagisme, Robert Cunningham encourage les autres provinces à intenter leur propre poursuite, à l’instar de leur homologue de la côte Ouest.Une telle démarche non seulement permettrait de fournir une compensation financière aux gouvernements qui doivent assumer les coûts faramineux des soins de santé mais aurait aussi le mérite de réformer le comportement répréhensible des fabricants de cigarettes qui, par le passé, ont eu recours à des publicités trompeuses (avec les cigarettes dites légères) ou visant les jeunes, ont caché les résultats d’études mettant en évidence les effets néfastes du tabagisme et de la fumée secondaire sur la santé et se sont systématiquement opposés aux efforts du gouvernement pour réduire l’usage du tabac.Selon Robert Cunningham, le nouveau traité international, mieux connu sous la dénomination de Convention-cadre pour 1a lutte antitabac, représente un bon outil pour inverser la funeste tendance qu’on observe dans les pays en développement Les 168 pays signataires et les 87 pays qui ont ratifié cette convention, dont le Canada et la Chine, ont des obligations, notamment celles d’interdire la publicité, d'apposer sur les paquets des mises en garde respectant des normes minimales et d'établir un bon contrôle sur la contrebande.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury.O' étage, Montréal (Québec).H3A3M9 0 Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais! 514-985-3333 514-985-3380 redaction@ledevoir.com 514-9853399 514-9853390 1800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Les abonnements Au téléphone Par télécopieur Par courrier 514-985-3344 514-9853340 avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Au téléphoné 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800463-7559 L’agenda culturel Au téléphoné Par télécopieur 514-9853346 514-9853390 U Otnnr pal ixiblip du hindi *u xanxxii par Le Oewir Inc dont le «vr *vi«l pat amie au 2060.rue IV Bleury, O etaRe.Montreal.(IJuetnv} HSA 3M9.B e« «ncmnp par Imprimerie 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