Le devoir, 14 décembre 2009, Page(s) complémentaire(s)
A S I.I [» E V 0 I H .I f I I \ 1> I J U E ( E M H I! \ 0 II >) BERLUSCONI SHTE l)E LA PACE 1 73 ans, lors de son transfert de la salle d'urgence à la chambre où il a passé la nuit.Les images de l'agression, qui s'est produite à 18h30 heure locale, ont été présentées en boucle hier par les chaines de television itabennes avant de faire le tour du monde.Elles ont montre un | chef du gouvernement sous le choc, le visage couvert de sang, rapidement évacué du lieu de i l'agression par son service de sécurité.Le coup I reçu au risage par M.Berlusconi l’a fait tomber i au sol.L'homme politique n’a toutefois pas perdu connaissance.¦‘Il Cavalière» s’est retrouve au cœur d’une al- j tercation au sortir d’un rassemblement partisan j où il a été passablement malmené par la foule.J Des dizaines de personnes l’ont en effet conspue et hue le traitant même de «bouffon», a rapporté l'agence Ansa.-Honte à vous», leur a alors lancé à plusieurs reprises le chef du gouvernement.Plus tôt, M.Berlusconi avait décrié ses opposants en disant: «Ils me dépeignent comme un j monstre, mais je ne pense pas en être un, premièrement, parce que j’ai une belle apparence et, deuxiè- j mement, parce que je suis un bon gars.» Un chef pris dans les turbulences Le chef du gouvernement italien traverse d'im- j portantes turbulences politiques depuis quelques mois.Conflits d’intérêts entre ses res- | ponsabilités politiques et ses activités privées, ac- | cointances alléguées avec le crime organisé, } mais aussi un divorce mouvementé avec sa J deuxième femme, viennent régulièrement ali- | menter les critiques des opposants qui n’hésitent I plus à remettre en question ouvertement la légitimité du chef.La chose va en s'amplifiant.Signe des temps, la semaine dernière, une importante manifestation populaire a rassemblé près de 500 000 personnes dans les rues de Rome qui ont exprimé leur ras-le-bol et exigé la démission du politicien.Le mouvement spontané, baptisé «No Beriusconi-Day» (le jour sans Berlusconi), a été amorcé par la création d’un groupe de contestation dans le réseau social numérique Facebook qui, en quelques jours, a fédéré pas moins de 350 000 internautes.Coup dur pour le service de protection rapprochée du leader politique italien, cette agression a été qualifiée de «geste grave» par le président de la République, Giorgio Napolitano, qui l’a immédiatement condamnée.Le chef de l’opposition, Pier Luigi Bersani, a également dénoncé vertement cette attaque alors que le ministre de la Culture, Sandro Bondi, y a vu le fruit d’une «longue campagne de haine» menée par «certains secteurs de la politique et des médias» contre le chef du gouvernement.Personnage politique et médiatique hautement polémique, Silvio Berlusconi n’en est pas à sa première agression en public.Il y a plusieurs années à Rome, le célèbre gourou des médias devenu politicien a été en effet frappé à la tête par un jeune homme qui lui a jeté un trépied d’appareil photo.M.Berlusconi s’en était alors tiré avec une ouverture du cuir chevelu à la base du crâne.Le Devoir Avec l’Agence France-Presse et Reuters Rectificatif Dans un texte de la page Idées publié le 10 décembre («Un budget pour les droits de la personne»), le nom de l’un des signataires a été mal orthographié.Dans sa version rectifiée, il s’agit bel et bien de Michel Labelle.Nos excuses.CTUALITES JI NS NOKOAARO IAKSI N SCANI'IX KH I I Ks Une militante a été arrêtée hier à Copenhague en compagnie d'environ 250 autres manifestants, la veille, la police avait procédé à 1000 interpellations lors d'une manifestation beaucoup plus importante.4 COPENHAGUE SUITE DE LA PAGE 1 serre (GES) et le financement de la lutte.«Les discussions sur le cœur [de l'accord] ont vraiment commencé», a fait remarquer la présidente de la conférence, Connie Hedegaard.«Chacun réalise l’urgence de ce que nous avons entrepris, mais nous devons agir plus vite.Nous devons surmonter les questions principales, dont la réduction des émissions, le financement qui est requis et la transparence de?engagements», a dit le ministre britannique de l’Energie, Ed MiEband, à l’issue de ces discussions informelles.Pour la Chine et l’Inde, c’est aux nations industrialisées, historiquement responsables de l’accumulation des GES dans l’atmosphère, d’assumer l’essentiel du fardeau.Les pays riches soutiennent, eux, que le développement accéléré des économies émergentes s'accompagne d’une augmentation de leurs rejets de carbone — la Chine est actuellement le premier émetteur mondial de CO ,, l'Inde est au quatrième rang — et qu'elles doivent s'engager sur des objectifs contraignants.«Im Chine appelle les Etats-Unis à faire plus, lœs Etats-Unis appellent la Chine à faire plus, f espère que, dans les jours qui viennent, tout le monde appellera tout le rrumde à faire plus», a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.«Je crois que le protocole de Kyoto va survivre.Je crois que le protocole de Kyoto devrait survivre», a-t-il ajouté, espérant que la phase deux du protocole sera lancée à compter de 2012, malgré les réticences affichées notamment par le Canada, l'Australie et le Japon.«C’est évidemment extraordinairement complexe, difficile et ambitieux puisqu’il faut à la fois réduire les émissions de C02 de la planète, évidemment pas avec la même intensité partout», a résumé le ministre français de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, qui s’est néanmoins dit convaincu qu’un accord reste possible.«C’est presque un pari insensé, de mettre 194 pays différents sur la même longueur d’onde.C’est monstrueux.Tout peut, à tout moment, déraper», a-t-il poursuivi, avant de défier les délégations canadienne et américaine à le surprendre en adoptant des mesures de réduction ambitieuses de leurs émissions de GES.Le gouvernement de Stephen Harper s’est engagé à diminuer les émissions canadiennes de GES à hauteur de 3 % par rapport à 1990, et ce, d’ici à 2020.«Je crois que ce n'est pas leur faire le moindre grief que de dire que le monde attend une avancée spectanilaire de leur part.Il y a eu une grande avancée des Etats-Unis, mais elle reste insuffisante au regard de la science.» Jean-Louis Borloo a souligné au Devoir que le Canada a une «responsabilité supplémentaire» puisqu’il a ratifie, contrairement aux Etats-Unis, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.Un accord d’ici vendredi?Les négociateurs chinois tablent sur la conclusion d’un accord avant l’arrivée à Cop'nhague du premier ministre Wen Jiabao.A la tête du G77, la Chine demande aux pays dévelop|)és de mettre sur la table un accord qui lui permettrait d’obtenir avant 2013 une aide financière et des transferts technologiques pour engager la lutte contre le réchauffement du climat.«Selon moi, les dirigeants vont venir pour célébrer l’issue positive des débats», a expliqué le représentant chinois, Su Wei.Son homologue français salue les cibles de réductions «en intensité» du gouvernement chinois, mais <41 reste [à fixer] la date à partir de laquelle ils feront des réductions m chiffres absolus», a dit M.Borloo.Les négociations informelles des ministres de l’Environnement étaient organisées à l’occasion d’une journée de relâche dans les débats qui se dé roulent du 7 au 18 décembre en présence de 192 dé légations.In conférence culminera avec l’arrivée des chefs d’Etat et de gouvernement, qui sont attendus à partir de mercredi.Le président américain, Barack Obama, et le premier ministre chinois Wen Jiabao, dont les pays sont les plus gros pollueurs de la planète, seront du nombre.Par ailleurs, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu a remis à Yvo de Boer une pétition signée par un demi-million de personnes pour réclamer un «accord équitable, efficace et contraignant».Enfin, une nouvelle manifestation s’est déroulée dans les rues de Copenhague, bien moins impressionnante que celle de la veille à laquelle avaient pris part entre 30 000 et 100 (XX) personnes.Li police a procédé à quelque 250 interpellations hier.la veille, un millier de manifestants avaient été arrêtés.Sauf pour 13 d’entre eux, tous ont été remis en liberté hier, a fait savoir la police.Certains ont dit avoir été malmenés par les forces de l’ordre./a?Devoir Avec Reuters et l’AFP MONSANTO L’équipe de scientifiques a passé au crible 60 paramètres biochimiques mesurés sur plusieurs organes des rats nourris avec ces OGM pendant 14 semaines SUITE DE 1 \ P VG E 1 L’equipe de scientifiques s’est basée sur les éludes toxicologiques que Monsanto a fournies dans les dernières années aux autorités sanitaires de Suède, du 1 ianemark et de l’Allemagne afin de démontrer l'innocuité de ces transgènes et obtenir du coup le droit de les commercialiser.Les données de ces expériences en laboratoire conduites sur les trois variétés de maïs ont été rendues publiques dans la foulée de demarches juridiques amorcées dans ces trois pays par des groupes environnementaux, dont Greenpeace, lœ CRIIGEN a toujours prétendu que la méthodologie utilisée par la multinationale n’était pas la bonne.Un recadrage méthodologique Ces récentes découvertes, révélées aujourd’hui dans une publication scientifique reconnue, sont finalement le fait d’un recadrage méthodologique qui vient affiner «le niveau de précision» des effets sur les mammifères, précise le document.Au total, l'équipe a passé au crible (il) paramètres biochimiques mesurés sur plusieurs organes des rats nourris avec ces OGM pendant 14 semaines.Par ailleurs, le comité de recherche estime que les «signes de toxicité inquiétants» livres par cette contre-expertise des études de Monsanto démontrent «avec force» l’importance de poursuivre l’analyse toxicologique de ces organismes sur les êtres vivants, et ce, pendant une période plus longue, de plus de deux ans.peut-on lire dans l'étude.À l’image de la plupart des OGM en circulation dans le monde, deux des trois mais au cœur de cette étude ont été génétiquement améliorés afin de produire leur propre pesticide, et ce, pour se protéger seuls des parasites.le MON 8(13 s'at-taque par exemple à la chrysomèle, un prédateur qui s’en prend aux racines de la plante.le MON 810, pour sa part, a été conçu pour éradiquer la pyrale du maïs.Quant au NK 603, il a été pensé pour résister au Roundup, le pesticide chimique vendu par Monsanto.Malgré nos appels, il n’a pas été possible de parler à un représentant de la multinationale liier.Toutefois, dans un communiqué diffusé en novembre 2008, Monsanto réitérait l'innocuité des mais transgéniques MON 810 et NK 603, régulièrement montrés du doigt par des groupes opposés aux biotechnologies.Des groupes qui, «depuis des années, remettent en question la sécurité des cultures» d’OGM en faisant beaucoup d’allégations «fondées sur des données scientifiques prises hors contexte et des revues scientifiques qui manquent de rigueur», écrit l’entreprise américaine.Le maïs MON 810 a obtenu le droit d’être commercialisé au Canada en 1997.Par la suite, en 2001 et 2003, les variétés MON 863 et NK 603 ont également reçu ce feu vert des autorités sanitaires.Cultivées un peu partout au pays, ces plantes se retrouvent principalement dans l’alimentation du bétail.les nombreuses remises en question de leur innocuité n’ont, pour le moment, pas incité Santé Canada à revoir sa position sur ces trois transgènes commercialisés.Le Devoir CRIMINOLOGUE SUITE DE LA PAGE 1 Le criminologue en milieu carcéral est investi d’une lourde obligation judiciaire doublée d’une responsabilité morale, intellectuelle et clinique que Philippe Bensimon refuse de prendre à la légère.Son plus récent essai, Profession: criminologue.Analyse clinique et relation d’aide en milieu carcéral (Guérin) est le fruit de savantes recherches (la bibliographie fait 90 pages à elle seule) et d’une riche expérience de travail dans les pénitenciers.Dédié à tous ses confrères et consœurs «qui œuvrent à Tombre des murs», l’ouvrage est une passation symbolique des armes pour Bensimon, un homme tout à fait conscient de s’approcher du crépuscule de sa vie.H va même jusqu’à céder les redevances en droits d’auteur à la Société de criminologie du Québec.Les professionnels trouveront dans cet ouvrage, sans équivalent dans le monde de la recherche scientifique, des conseils utiles pour mener des entrevues avec des psychopathes et autres désaxés.Le grand public y découvrira des vérités glaciales sur la prison, la délinquance et l’irrépressible envie de salir, d’avilir et de tuer d’une certaine frange de l’humanité.Le viol d'une fillette, le braquage d’une banque ou le trafic de drogue à grande échelle procurent une réelle satisfaction à ces sans foi ni loi.«Il y a un côté ludique au crime.Quand on parle des effets de la paupérisation, de la pauvreté et du misérabilisme à la Victor Hugo ou Emile Zola, on n’accepte pas que nous sommes entourés de millions de gens qui n’en ont rien à foutre de nos valeurs familiales, nationalistes ou autres.Ils ont les leurs, et ce n’est pas toi, avec ton petit diplôme de merde, qui va les contraindre, lance-t-il.Il y a des millions d’individus qui n’ont pas cette capacité de se plier aux normes, aux lois et aux règlements.Ils ont cette liberté d’agir en eux, ils ne voient pas la distinction entre le bien et le mal, et c’est là depuis leur plus tendre enfance.» Si près, si loin Docteur en criminologie, Philippe Bensimon enseigne les bases de cette profession qui n’en est pas vraiment une à l’Université de Montréal.Constat troublant: une proportion significative d’étudiants (et surtout des étudiantes dans cette branche ep voie de féminisation) frappent à la porte de l’École de criminologie avec un bagage d’inceste, de violence, d’agression sexuelle.Ils choisissent la criminologie (ou même la psychologie) «pour être plus près de la vérité.La leur», écrit M.Bensimon.L’auteur n’y échappe pas.Il faut lire entre les lignes de son dernier roman, La Citadelle, pour deviner sa trajectoire de vie.Né en France «huit ans après que les derniers crématoires encore rougeoyants eurent fini de dégueuler leurs cendres à la face du monde entier», M.Bensimon a reçu en héritage la violence de son pere juif et le rejet de sa mère catholique.Le premier l’éduquait aux poings tandis que la seconde lui avouait ouverte- ment sa déception de ne pas s’être fait avorter.La famille a déménagé au Canada quand le jeune Philippe était âgé de 13 ans.Pour ses 18 ans, il retournera en France pour s’engager dans l’unité des parachutistes français.Des durs de durs, recrutés à même les bagnes français, la lie de la société et ceux qui, comme Bensimon, voulaient fuir le quotidien d’une vie sans intérêl.Une section, une vraie se mesurait aux nombres de suicides qu’elle engendrait dans ses propres rangs.la «prière du para» résume la culture de cette unité sur laquelle tombent les missions risquées et insensées: «Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.Donnez-moi ce que l’on vous refuse.Je veux l’insécurité et l’inquiétude.Je veux la tourmente et la bagarre.» Après cinq années entre ciel et terre, Philippe Bensimon a rompu les rangs, le vague à l’âme en prime.«Rien ne m’intéressait dans la vie, mais vraiment rien», dit-il.A la suite d’un stage en milieu carcéral, durant ses études de baccalauréat en criminologie, il a développé la piqûre pour la prison, cet étrange environnement, symbole suprême de la privation de liberté.«Ce milieu ressemble à la caserne, il y a un côté très militaire, explique-t-il.C’était entre gars, entre hommes.Je me suis souvent identifié plus à ces gars-là qu ’à la majorité des hommes que j’ai rencontrés dans ma vie.» Philippe Bensimon s’est ainsi imposé une peine à vie à laquelle il s’est soustrait récemment pour se consacrer davantage à la recherche scientifique.Après 23 années en prison, il en ressort avec la conviction que la perte de liberté est tout à fait intolérable pour l’être humain.«La prison est ainsi faite pour qu’on m veuille plus y revenir.Et il en sera toujours ainsi», dit-il.C’est aussi le meilleur outil inventé pour contenir la criminalité.La prison a son utilité pour réprimer une partie connue de l’agir criminel, pour la durée fixe d’une peine.Elle permet d’assouvir notre soif de vengeance collective contre le mal, de mettre un baume sur les plaies des victimes et d’entretenir les apparences de justice dans l’œil public au moyen de peines porteuses d’une promesse de dissuasion bien théorique.Mais l’enfermement et tous les programmes inimaginables ne pourront jamais altérer la personnalité délinquante d’un détenu, estime Philippe Bensimon.Renaître de ses cendres, impossible.Rebâtir autre chose a côté de soi-même, peut-être.«Il y a des gens à qui on va pouvoir faire prendre conscience de certaines choses.Mais l’erreur à éviter, c’est de croire qu’on peut changer l’individu.On peut l'inciter à opter pour un autre comportement.Je dis bien opter, pas changer.Le mot de la fin, la décision finale lui appartient», explique-t-il.Philippe Bensimon s’estime chanceux d’avoir pris les bonnes décisions, à des étapes charnières de sa vie.Ses entretiens cliniques avec des délinquants le ramènent a un éternel questionnement.«Pourquoi lui, mais pas moi?J'aurais pu extrêmement mal tourner, et j’en ai toujours eu conscience», dit-il.Dans les pénitenciers, il a la conviction de rencontrer cet Autre qui lui est «si différent et si proche en même temps».Le Devoir : le devoir www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 PU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone 514-985-3333 Par télécopieur 514-985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les 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Média.612 rue Saint-Jacques.Montreal — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007 m ci : c I SMI ¦ Ht Cl I ÉMMHM C n avertir notre service a la clientele.Le Devoir est publié du lundi Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de ¦¦¦¦¦Kl LE I) E V 0 î K .LE L (' X D I II I) E ( E M B H E t 0 0 « ÛC '«.-.K A- RELIGION Des Églises de Palestine s'insurgent contre l’occupation Page B 6 * MUSIQUE P Johnny Hallyday est hors de danger selon son fils Page B 8 Écologie de la politique C , François Brousseau A Copenhague, les dirigeants du monde en conclave essaient de se convaincre que la question du changement climatique prime toutes les autres.Ou de faire croire à leurs homologues.qu’ils y croient eux-mêmes, ce qui n’est pas toujours le cas.Mais quelle que soit la gravité réelle du danger climatique, et ses ramifications complexes, le monde ne pourra jamais se laisser ramener à une seule problématique, censée contenir et englober toutes les autres.On sait ce que vaut l’idée «totalisante» d’une explication, d’une cause ultime et dernière.Il y eut, pendant quelques décennies, ceux pour qui la lutte contre le communisme représentait l'alpha et l’oméga de toute politique.Une version plus récente d’obsession monomaniaque — la «lutte contre le terrorisme» — a obnubilé un George Bush, pour qui tout le reste était secondaire, et pour qui tout devait s’y rapporter.Sur un registre plus social, certains sont obsédés par les inégalités matérielles qui affligent la planète, par la lutte contre l’extrême pauvreté — un milliard de personnes au bord de la disette alimentaire — qui, selon eux, devrait primer tout autre ordre du jour.Pour d’autres encore, l'ennemi par qui tout malheur arrive est le capitalisme, la propriété privée, par essence destructeurs et qui doivent donc être détruits.Malgré la faillite du communisme appliqué et le déclin du marxisme comme système de pensée, cette critique radicale et globale reste étonnamment vivace.Il y a aussi la question de la démocratie et des droits de la personne, en tant qu’antithèses de la dictature et des violations systématiques de ces droits, qui affligent un grand nombre de pays.Les animateurs d'Amnistie internationale, par exemple, approchent le monde à travers cette grille d’analyse.Utile voire essentielle, elle ne saurait pourtant exprimer toute la complexité politique et humaine qui se déploie sur Terre.Et puis, lorsque tout le monde se dit «démocratique», que devient la démocratie elle-même?Autre opposition fondamentale du XXI siècle, déjà bien connue au siècle dernier: la constitution de grands ensembles politiques et économiques sous l’effet de la mondialisation, versus la réaffirmation des petits ensembles, des pouvoirs locaux, régionaux ou nationaux, qui forment un contrepoids — souhaité ou non, selon les points de vue — aux forces de l'uniformisation.Et puis il y a ceux pour qui «hors de la laïcité, point de salut!»: ils voient dans l'islam politique (voir plus haut: «lutte contre le terrorisme») le Mal absolu qui pourrait un jour en finir avec la civilisation occidentale.?Toutes ces approches, tous ces prismes, tous ces points de vue et systèmes de pensée, apportent leur grain de sel à la compréhension du monde, à la constitution de programmes ou d’ordres du jour, à la mobilisation sur des problèmes souvent réels.Mais, par leur côté binaire (le Bien contre le Mal, la Catastrophe contre le Salut), et surtout par leur tendance à écarter comme secondaires toutes les autres approches, ées grilles réduisent la réalité et accouchent souvent de solutions simplistes.Un corollaire fréquent de cette pensee binaire — doublée d'un cadre d’analyse exclusiviste — est un alarmisme de Fin des Temps, de type millénariste.Ainsi, pour les anticommunistes paranoïaques et enragés des années 1950 aux Etats-Unis, la victoire du communisme à l’échelle de la planète aurait signifié une glaciation politique éternelle.De même, les amoureux des petits ensembles, ceux qui croient mordicus que la résistance des pc^ tites nations est cruciale pour l’écologie politique du inonde, voient comme une abomination — oui, une sorte de fin du monde — l’avènement de repères culturels, politiques, linguistiques toujours plus semblables, toujours plus pareils oii que l'on aille sur la planète.Idem pour les reculs de la démocratie, que certains pessimistes voient, non seulement dans les geôles chinoises ou russes, mais au cœur même de nos sociétés «avancées», gangrenant peu à peu des siècles de conquêtes de la civilisation.Et dans ce registre — 4a Fin approche!» — une certaine pensée écologique, mais qui n’est pas toute l’écologie, ne donne pas sa place non plus.Parions que le XXI' siècle, marqué par un réchauffement climatique catastrophique ou non.sera aussi marqué par la recherche d'un nouvel équilibré entre ces tendances multiples.Appelons-la.une écologie de la politique.François Brousseau est chroniqueur d'information internationale à Radio-Canada.On [H’itt l'entendre tous les jours à rémission Désautels à la Première Chaîne radio et lire ses carnets dans mvu.radio-canada.ca/noniH’Iles/carnets.RODRIGO ARANGUA AGENCE-FRANCE PRESSE Quelque $<3 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes pour désigner leur Parlement et leur chef de l’Etat.Parmi ceux-ci, seulement 9,2 % des jeunes Chiliens âgés de 18 à 29 ans se sont inscrits pour l'élection d'hier.r Election présidentielle au Chili La droite gagne le premier tour ANTONIO DE LA JARA ET GABRIELA D O N O S O Santiago — Sebastian Binera, le candidat de la droite chilienne, est arrivé nettement en tête du premier tour de l’élection présidentielle, hier, mais un second tour sera nécessaire face au candidat de la coalition de centre gauche, Eduardo Frei, selon les résultats portant sur plus de 98 % des bulletins de vote.Binera obtient un peu plus de 44 % des voix contre 29,6 % pour Frei, qui portait les couleurs de la Concertation, alliance au pouvoir depuis la chute d’Augusto Bino-chet, en 1990.Un second tour départagera les deux hommes le 17 janvier et pourrait voir la droite revenir au pouvoir après vingt ans passés dans l’opposition.Une victoire de Binera irait à contrecourant de la domination de la gauche en Amérique du Sud.En 2005, Binera avait été battu par la socialiste Michelle Bachelef qui ne pouvait briguer un second mandat d'affilée.Il a bénéficié cette année des divisions de la gauche.Eduardo Frei devait faire face notamment à la candidature de Marco Enriquez-Ominami.Cet ancien producteur de cinéma de 36 ans, fils d’un révolutionnaire de gauche assassiné par la junte de Pinochet qui se présentait sous les couleurs de la «gauche progressiste», obtient 19 % des suffrages.Jorge Arrate, lui aussi dissident de la Concertation, est crédité lui d’un score de près de 6 %.11 a pro- Pinera obtient 44 % des voix contre 29,6 % pour Frei mis pendant la campagne d’appeler à voter pour Frei.L’inconnue du second tour réside dans le comportement des électeurs d’Enri-quez-Ominami.«La grande question est de savoir ce que feront les électeurs de Marco Enriquez-Ominami ?», souligne le politologue Fabian Pressa-co.D’après les sondages réalisés avant le premier tour, le report des voix ne sera pas parfait à gauche et Binera est bien placé pour l’emporter.Première victoire «Cette élection met aux prises le passé et l’avenir, la stagnation et le progrès, la division et l’unité», VOIR PAGE B 2: CHILI Grande-Bretagne L’aveu de Tony Blair relance la polémique sur l’Irak L’ex-avocat de Saddam Hussein demande des poursuites pour guerre « illégale » LOÏC VENNIN Londres — En révélant qu’il aurait engagé le Royaume-Uni dans la guerre en Irak même s’il avait su que Bagdad n’avait pas d’armes de destruction massive, Tony Blair a relancé la polémique hier à quelques semaines d’une déposition cruciale devant l’enquête sur ce conflit.C’est lors d’une émission religieuse, hier matin sur la BBC, qu’est tombée «la confession», comme l’appelle la presse britannique.Invité à dire s’il aurait engagé son pays dans la guerre même si l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein n’avait pas disposé d’armes de destruction massive (ADM), M.Blair a lâché: de force d’attraction.Reviendra-t-il?Quand?Où?À quel niveau de jeu?il y a bien plus que ces questions qui doivent être répondues.«Le circuit doit être inquiet.Combien de temps équivaut à une durée indéterminée?s’est demandé Greg Norman, ex-numéro un au monde et hôte du Shark Shootout présenté ce week-end.Indéterminée dans le sens d’un an, jusqu’à ce que tous ses problèmes personnels soient résolus?C’est vraiment le sens “d’indéterminée’"que Ton doit creuser.» Quand Woods a été forcé à l’inactivité pendant huit mois en raison d’une blessure .après son excitante victoire à l’Omnium des Etats-Unis de 2008, les cotes d’écoute ont chuté de moitié.Les foules sont beaucoup plus importantes aux tournois auxquels il participe.Même en récession, il est plus facile de vendre de la commandite quand vous savez que Woods sera à votre événement Les joueurs de la FGA sont vraiment inquiets pour Woods, sa femme Elin et leurs deux enfants.Mais ils sont aussi très inquiets au sujet des potentiels effets à long terme d’une absence prolongée de Woods pour leur circuit.«Je ne pense pas que ça va aider quoi que ce soit, c’est certain, a raconté Nick Price.Spécialement en plein cœur d’une récession comme celle que nous vivons.Il est déjà suffisamment difficile de trouver des commanditaires, imaginez avec l’absence de Tiger.J’espère qu’il reviendra.J’espère qu'il reviendra changé.» L’avocat spécialisé dans le monde du sport David Cornwell laissait entendre de son côté que les femmes — plus d’une dizaine au dernier décompte — liées à cette saga au cours des dernières semaines devaient également être blâmées dans cette histoire.«Elles veulent être payées après avoir eu des relations sexuelles avec lui, a-t-il indiqué au cours d’un entretien téléphonique.Les responsabilités familiales de Tiger sont à l’avant-plan de cette affaire, mais ces femmes, d’une façon différente, sont aussi impliquées dam quelque chose de très laid et ce doit être dit.Leurs 15 minutes de gloire seront bientôt terminées, mais la destruction qu’elles ont engendrée avec ce genre de détails salaces pourrait ne jamais être réparée.» Le golf aussi aura besoin qu’on prenne soin de lui.lue sport n’a peut-être jamais connu quelque chose d’aussi puissant par le passé, mais les époques glorieuses sont apparues et disparues avant.De grands joueurs se retirent, les commanditaires affluent puis s’en vont Mais le golf a survécu.Faxon a bon espoir qu’il survivra à la saga Woods, peu importe le dénouement.Associated Press lœ circuit doit être inquiet Combien de temps équivaut à une durée' indéterminée?Tiger perd Accenture La firme internationale de consultants et d’impartition Accenture met fin à sa commandite de Tiger Woods, disant que le golfeur «n’est plus le représentant approprié» a la lumière des «circonstances des deux dernières semaines.» Cette annonce constitue la première déclaration de la compagnie depuis que les allégations de l’infidélité de Woods ont fait surface, ces dernières semaines.La compagnie est le deuxième commanditaire important du golfeur a se retirer.Gillette a dit samedi que Woods ne figurerait pas dans ses annonces pour une période indéterminée.Associated Press ri KHMHKWB HMMP 350044
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