Le devoir, 24 décembre 2009, Cahier E
?c t: \ ii i k .l k -i y: i [> i 2 I LITTÉRATURE Une décennie, dix romans Page E 5 1) E ( E M B F— K E 1' (i (» !* 1 CINÉMA Baroque et délirant Terry Gilliam Page E 8 1 mssm-t UKANÇOIS I.Al’l.ANTI DI I.AtiKAVI- L’équipe de la production de Revue et corrigée 2009 du théâtre du Rideau vert.Bienvenue aux archéologues de l’information! ) JKAN I KANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Christian Vanasse, l’un des Zapartistes L’équipe de la revue À l'année prochaine et Pierre Brassard JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Verville, Michèle Deslauriers, Philippe Laguë Et de dix! Voilà une autre année qu’on balance dans le grand cimetière de l’actualité et, du même coup de balai, toute une décennie.Décembre ramène la saison des archéologues de l’info qui exhument, triturent et détournent la nouvelle pour mieux en rire et l’enterrer à jamais.Radio-Canada a beau avoir sabordé son Bye Bye, la revue de fin d’année est un genre qui se porte bien, et il se décline ces jours-ci sur tous les tons.ISABELLE PARÉ Au Québec, la revue de l’année, le Bye Bye en tête, est devenue au fil des ans un véritable sport national, un exercice collectif d’autodérision, un rite de passage obligé vers la nouvelle année.H ny a qu'à se rappeler le délire médiatique qui a suivi le dérapage du Bye Bye 2008 pour mesurer les passions que soulève l’événement télévisuel, au même titre que le hockey ou la politique.Rions de nous, la belle affaire.Cherchons-nous des poux, grattons-nous le bobo et enfonçons un dernier clou dans le cercueil de l'actualité pour enfin l’oublier à jamais.Pourrait-on s'en passer?Pas vraiment semble-t-il.Car même si Radio-Canada a mis son Bye Bye sous verrou cette année, le genre a donné naissance à de multiples rejetons sur scène, sur les ondes et sur Internet.Depuis 2000, Les Zapartistes et Infoman en tête ont repris le flambeau de la satire politique, et dans leur sillage sont apparues revues théâtrales et radiophoniques, sans oublier une poignée de parodistes qui s’éclatent sur le Net.Les rendez-vous seront donc-nombreux en cette fin d’année.Comme c’est le pape de Tout le monde en parle (TLMEP).Guy A Lepage, qui officiera cette année au passage du Nouvel An (à défaut de Bye Bye) sur les ondes de la SRC, il faudra compter sur Et Dieu créa.Laflaque et Infoman pour croquer du politicien entre la dinde et le plum-pudding.«On en est pour l’instant à une ratatouille de cinq à six heures de moments-clés et d’images d’archives.On saura seulement le 23 au soir ce qui sera en ondes le 31.Ça stresse d’ailleurs un peu mes patrons», confie Jean-René Dufort.A la manière d’un sirop d’érable, le magma télévisuel de l’année est soumis depuis plusieurs semaines à l’épuration en studio de montage, explique Dufort, pour obtenir un élixir décapant, saturé en gags politiques.L’exercice est d’autant plus ardu que, jusqu’ici, la liste des invités de TLMEP m circule pas hors du cénacle de Lepage, même à Radio-Canada.«On ne sait pas si leurs choix sont les mêmes que les nôtres.J’avoue que (’aurait été plus facile d’être suivis par un RBO avec des perruques!» Après avoir inscrit à son tableau de chasse des entrevues avec Sarah Palin et Ingrid Bétancourt pour sa revue de 2008, le traqueur de personnalités soutient qu’il n’y aura pas nécessairement de gros noms au programme cette année.«Pour nous, les grands noms sont parfois des inconnus.Mais on s’est promenés partout dans le monde au cours de l’année.Mon passeport est incandescent!», lance l’Infoman.On ne pourra éviter les scandales politiques, la visite officielle d’Obama à Ottawa, les déboires de l'Action démocratique du Québec, prise en flagrant délit de pseudo-démocratie, et ceux du Canada à Copenhague.Mais pour Tony Accurso et son bateau controversé, nuance Dufort, il faudra peut-être repasser, compte tenu de la poursuite de deux millions qui pend au bout du nez de Radio-Canada.Quant à la radio, elle donnera à entendre, mais aussi à voir lors de la première captation télé de l’émission À l’année prochaine, le 30 janvier à 20h (rediffusée le 31 et le 1" à la radio).L’équipe d’humoristes, qui recrute Philippe Laguë et les imitateurs Pierre Verville, Pierre Brassard et Michèle Deslauriers chaque samedi sur les ondes de la Première chaîne, sévira à la télé pour la premiere fois.les caméras seront invitées en coulisse pour capter les bouilles des protagonistes et les nombreux stratagèmes sonores utilisés pour le bruitage en direct.«Il n’y a pas de confusion possible avec le Bye Bye.On n’a pas eu quatre mois et un budget monstre, mais deux semaines pour concocter notre show.On fait cela comme a la radio, avec pas de costumes ni de maquillages», insiste Laguë, le chef de ces joyeux lurons.Jean Charest, et son refus obstiné d’enclencher une commission d’enquête, la corruption, les maires Labeaume et Tremblay auront le dos large.On retrouvera de visu les têtes de Turc favorites de l’émission, donc Pierre Maisonneuve et Hubert Reeves.«On verra en action nos bruiteurs, avec des meubles récupérés des Plouffe pour faire les bruits de porte et un bassin d’eau pour pasticher l’ADQ qui coule à pic», relance Laguë.Sur scène Côté scène, les premiers adeptes de la cinglante farce politique, Les Zapartistes, seront encore au front, un peu partout au Québec, depuis la mi-décembre et jusqu’à la mi-janvier.Avec une actualité VOIR PAGE E 2: REVUE WHI zwmÊBétmi, «¦¦PH MEHHBCMHHHMMM \ CiWfji C C * I.E I) E V 0 I K .L E I E I 1» 2 1 IJ E < E M h K E 2 tt II « CULTURE Les dix meilleurs disques québécois de 2009 L’année où le grand Luc a encore grandi SYLVAIN CORMIER Et le Brun de Bernard Ada-mus, unanimement célébré?Et Tu m'intimides, le meilleur Mara Tremblay?Et le très remarqué 9.99 de fidelplas-ma?Et l’incontournable Plastrer la lune de Fred Fortin?Et le Silence de Fred Pellerin, a la limite du plébiscite?Et le paquet d’al-bumsdaboratoires de Dumas et le Traces résultant?Ou diable se cachent-ils?Sous la dizaine ci-dessous, voilà où.C’est qu’au Québec — exception culturelle, encore et toujours — nos artistes de la chanson font pied de nez après pied de nez à la crise du disque, et c’est encore cette fois-ci le casse-tête quand vient le temps de dire qui vient avant.Concluez que ceux qui viennent après valent pas mal autant que ceux qui viennent avant.Bref, que l’époque a rarement été meilleure pour le consommateur de disques d'ici.Et que si j’étais vous, je ne m’arrêterais pas à dix.¦ 1.Eue de l^rochellière, Un toi dans ma tête.Un deuxième sommet, vingt ans après le doublé massue du départ, Amère America et Sauvez mon âme.Osons la comparaison avec Fer-land: Un toi dans ma tête est \’E-coute pas ça du grand Luc.De cette sorte d’album qu'il faut toute une vie pour réussir.L’album de l’équilibre enfin atteint entre propos essentiel et habileté naturelle.La plus élégante simplicité, sans forcer.11 avait ça on lui, l’artisan.Luc a intimé au laïc intime de se montrer, et le Luc tapi à l’intérieur des rimes fin finaudes du laïc trop doué pour son bien a dit: bon d'accord, me voilà.Tel quel.Mais pas n’importe comment.¦ 2.Isabelle Boulay, Chansons pour les soirs d'hiver.Une nouvelle sorte de disque pour la saison des lèvres gercées et des âmes esseulées.Pas un disque de Noël à numéros, avec le beau sapin roi des grelots.Pas un album de berceuses non plus, même si ça berce.Pas un album qui donne envie d’aller jouer dans la neige, même si ça doit être particulièrement enveloppant après.ARCHAMBAULT si Une compagnie de Québécor Media PALMARÈS CD Résultats (tes ventes : du 15 au 21 décembre 2009 FRANCOPHONE FRED PELURIN Silence B MAXIME LANDRY Vox Pop B US GRANDS CLASSIQUES D’EDGAR.Artistes variés ¦FV ISABELLE BOULAY KJ Chansons pour les mois d'hiver MARC HERVIEUX Le premier Noël DANIEL BÉLANGER Nous EV RICHARD DESJARDINS EJ Symphonique GÉNÉRATION PASSE-PARTOUT Artistes variés PAUL PICHÉ Sur ce côté de la terre MARYSE LETARTE Des pas dans la neige ANC S 3LOPHONE SUSAN BOYLE 1 Dreamed a Dream IMA Christmas LADY GAGA The Fame Monster ¦PH CHARLOTTE EAINSBOURG Kl 'RM NADJA Nadja ¦ j sk jS LOREENA McKENNfTT A Mediterranean Odyssey MICHAEL BUBLÉ Crazy Love DANSE PLUS 20t0 Artistes variés jflTHl ALICIA KEYS The Element Of Freedom STING If on a Winter's Night.TÉLÉCHARGEMENT ZiRi* UNE CHANCE OU’QN S’A Marie-Ève Gauthier ¦H 1 BOTTA FEEUNG HJ Black Eyed Peas BAD ROMANCE Lady Gaga | TMTOK KeSha CACHE-CACHE Maxime Landry JEAN L h LO U P /Z .rw , hn/tir/y Andrea Lindsay ISABELLE BOULAY ChcwAtmA' jtXTU/i rruCT/) d hùê&l EMILIE i PROULX .i- w Chansons pour les mois d'hiver est cousu main pour avoir un peu plus chaud quand il fait froid.C’est l'album du réconfort, au creux duquel il fait bon se blottir.Quitte à souffrir un peu pour mériter son bien-être: même la douleur dans Sheffer-ville, le dernier train est bonne à prendre.¦ 3.Daniel Bélanger, Nous.Fini le temps où l’insomniaque s’amusait à prendre son temps pour refaire ses affaires trois-fois-mon-père.Adieu les intervalles d’une demi-décennie entre les albums: Daniel Bélanger n’a finalement qu’une vie à vivre et productivité rime avec intensité.Au programme et presque en même temps, le voilà qui fait chanter Les Belles-sœurs de Tremblay, crée l’«odyssée spectaculaire et musicale» Paradis perdu avec Jean Lemire et Dominic Champagne, et aussi et surtout offre Nous, nouvel album, deux petites années après L’Échec d\i matériel.Nous?Lui et nous.A proximité, en jouissive promiscuité.Nous?Le collaborateur attitré Jean-François Lemieux et lui, sous l’empire du groove.Nous, c’est guitare folk au centre et James Brown autour.Nous sommes très partants.¦ 4.Andrea Lindsay, Les sentinelles dorment.Le deuxième album de la chanteuse franco-ontarienne est encore plus délicieusement sixties pop que le premier.Mais pas moins actuel pour autant, et vive le paradoxe.C’est Andrea-Petula à la rencontre de Nick Drake, au siècle du grand court-circuit spatio-temporel.C’est Andrea-Sandie Shaw qui se réinvente un monde où l’on sirote un Gin Bombay à la main en twistant sur des talons aiguilles.C’est la fan avouée de Françoise Hardy qui exalte «le temps de l’amour, des copains et de l'aventure» comme si l’aventure ne faisait que commencer.Venant d’Andrea, on y croit.Et on craque.¦ 5.Emilie Proulx, La Lenteur alentour.L’album qu’on attendait depuis le minidisque de cinq titres paru en 1997, terrifiant de noirceur et saisissant de beauté.Ce véritable premier album est encore plus sombre, sombrant «dans le noir de l’asphalte», pour reprendre l’image forte d’une chanson au drôle de titre: En Tercel dans le fond d’un rang.Si l’espoir point,’ çà et là, ce sont des bouées de sauvetage dans l’oeéqn.Le plus souvent, Emilie triture ses plaies et explore la solitude jusqu’au bout de la nuit.Heureusement qu’il y a la musique autour, les pickings de guitare folk, la pedal steel.Heuseusement qu’en personne la jeune femme rit souvent.Sinon, on s’inquiéterait.L’album cathartique de l’année.¦ 6.Damien Robi-taille, Homme autonome.Ça démarre façon Donald La utrec Chaud\ cuivres r’n’b, rythme à gogo.Ça va avec le concept de pochette à dominante caca d’oie: tapis shag, piano électrique Fender Rhodes, habit de cuir, affiche racoleuse à dédicace assortie.Kitsch exprès.Mais est-ce kitsch?Telle est la question.Nous revoilà sur la singulière planète Damien, qui tourne autour d’elle-mème au lieu d’autour du Soleil, qui regarde les choses par le petit bout de la lorgnette en marchant sur les mains.Entre décalage contrôlé et naïveté chevillée au corps, le Franco-Ontarien est décidément irré- L’époque a rarement été meilleure pour le consommateur de disques d’ici.Et si j’étais vous, je ne m’arrêterais pas à dix.sistible, mais demeure insaisissable.Sauf dans Y a-t-il quelqu'un?, d’une clarté chavirante.Allô la Terre?¦ 7.Jean Leloup, Mille excuses Milady.Fou.Génial.Autiste.Extraverti.Tout ce vous voulez, Leloup peut l’être.Et l’est.Ça donne des chansons qui se veulent plus transparentes que jamais.Et qui le sont.Même les opaques.Le gaillard se livre, se délivre.Sans réserve, sans retenue.Le grand texte qui prend la place des paroles de chansons dans le livret confine à la séance publique chez le psy.Le disque adjoint au livret témoigne pareillement.Ouste le second degré, au moins trois chansons sur quatre.Et bonjour l’émotion à fieur de mots.Recommencer, Hiver, Le Grand Héron sont autant de confessions chantées.Certes, le cabotin se permet de cabotiner, mais l’album est une main tendue.Le meilleur Leloup?Certainement son plus palpable.iPh YANN PERREAU ¦ 9.Vincent Vallières, Le monde tourne fort.Depuis Le Repère tranquille, il s’est passé quoi pour Vallières?La vie pas tranquille.Le monde qui tourne fort.Des enfants, le déménagement à Magog, la rupture avec l'ancien gérant, l’adhésion à la grande famille de musique Spectra, Olivier 1 .angevin aux commandes de l’album plutôt qu’Eric Goulet.Ça fait beaucoup.Et ça donne un disque moins propre, plus dense, où Daniel Danois vient faire son bruit chez Dylan, où les sentiments s’expriment plus fortement: «A prendre ou à laisser».Mais Vallières demeure Vallières, et les refrains sont forcément gagnants, et invariablement bons à fredonner.Ce qui ne change jamais chez lui, c’est le désir.¦ 10.Paul Fiché, Sur ce côté de la Terre.Dix ans après Le Voyage, le grand gaillard de la Minerve revient au disque de son côté de la Terre, fort de dix chansons à grandeur d'horizon et à hauteur d’homme, d’abord éprouvées guitare-vobe lors de spectacles impromptus dans les cafés et bars d’un bout à l’autre du Québec, puis jouées presque live en studio avec les fidèles et formidables musiciens qui sont à Piché ce que le E Street Band est à Springsteen.De Réjean Pesant à Jean Riant, un retour à l’avanj-plan franchement probant.A d’autres la réinvention.Le Devoir ¦ 8.Yann Perreau, Un serpent sous les fleurs.C’est l’album qu’on fait quand on a passé trente ans et qu’on est allé voir le monde dans les yeux et qu’on s’y est vu nu, qu’on s’est délesté de son trop-plein d’ego et qu’on ne s’est jamais mieux trouvé que dans le terrain de jeu des autres.Les autres?Poètes, romanciers, des pas n’importe qui.Dominique Cornellier, Sylvain Rivière, Michel X Côté.Et puis Dédé Traké, le temps d’une chanson dure comme une tumeur (Le Bruit des bottes).L’album de la maturité vivifiante, pour ne pas dire du salutaire changement de peau.La grande mue, en pleine piste de danse.REVUE SUITE DE LA PAGE E 1 gavée de scandales où la corruption va bon train, le quatuor aura de quoi se régaler.Outre ses cibles fétiches dans le champ droit, dont les Harper.Sarkozy et Labeaume, les humoristes harponneront de nouvelles proies, dont les Louise Harel, Richard Bergeron, Gérald Tremblay et Maka Koto.«On a été les premiers à faire cela.Alors, on reste fidèles à ce qu ’on fait le mieux depuis le début, qui est de rester collés à la politique», affirme François Pa-renteau, des Zapartistes.Revue et corrigée 2009, la revue du Rideau vert pilotée pour la première fois par Yvon Bilodeau, bat son plein jusqu’en janvier, cette fois au théâtre Outremont.Moins politique et plus {Hommage à tfiçmc Le plus grand concert du Nouvel An au monde! L’Orchestre Strauss de Montréal Miko Eichenholz, chef (Stockholm) ZSUZSQ Kalocsai soprano (Budapest) Daniel Vadasz, ténor (Budapest) Danseurs du Ballet National de Hongrie 1 er janvier 2010 À 14 h 30 Salle Wilfrid-Pelletier laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 www.laplacedesarts.com Information: 1-800-545-7807 • salutetovienna.com culturelle, «l’autre» revue sur scène mord dans l'actualité plus «pipole» et envoie au front les comédiens Suzanne Champagne, Véronique Claveau, Chantal Francke, Benoît Paquette, Marc Saint-Martin et Martin Héroux.Pour tenir le public en haleine pendant deux heures, on a misé sur des stars connues, comme Cœur de pirate, Céline Dion, Pierre Lnpointe, Ginette Reno et Michael Jackson.«Nos acteurs sont capables de tout, mais il faut miser sur des têtes connues, sinon ça ne lève pas», affirme Bilodeau, qui a été recruté en janvier 2009 par Denise Filiatrault pour succéder à Joël Legendre.Au jeu de la revue, il y a aussi les recalés de l'année.Bref, ceux qui n’ont pas passé le dernier test du palmarès des événements-cultes de l’année.Du nombre.Bilodeau cite les Hells, Jacques Demers, Mario Dumont et.Jean Charest! So last year! Et de janvier à juin, de nombreux événements passent à la trappe, pour cause d'amnésie collective.Sur le Web, deux revues se disputeront les technautes le 31 décembre à 19h.Celle des Super matozoïdes, intitulée Adieu 2009, qui met à contribution .Aine-Marie Dupras et le groupe d’humoristes Les Recycleurs.V, JHMHFÉi'l FRANCOIS LAPLANTE DFI.AGRAVK Xavier Dolan, selon Revue et corrigée 2009 dans une satire d’une trentaine de minutes diffusée sur dailymo-tion.com.Un autre clan.Les Freaksters, allié à un collectif d’une quarantaine d'humoristes dont Alex Perron et Normand L'Amour, enfilera quant à lui pendant deux heures un bouquet de sketches en ligne.Bref, de tout, pour tous, sur tous les fronts! Le Devoir ¦ http://www.radiocanada.ca/ special/portailJetes_2009/blog ue/index.asp?id=126861 ¦ www.leszapartistes.com ¦ http://www.rideauvert.qc.ca ¦ www.supermatozoides.com ¦ www.ciao2009.com KMRKMKMBHpl Musée d’art contemporain de Montréal Un point de vue sur la collection Une entreprise vise à dynamiser et à rafraîchir un incontournable d’un musée d’État AUTRES ESPACES Musée d’art contemporain de Montréal 185, rue Sainte-Catherine Ouest Jusqu’au 5 avril 2010 MARIE ÈVE CHARRON L* introduction a l'exposition ' est pour le moins accrocheuse.Il s’agit d’une vidéo à la facture amateur dont l’action est savoureuse: dans Home-wrecker (2001), on voit un jeune homme en train de manier sa planche à roulettes sur les surfaces d’un petit appartement vidé et décati.L’action montre une occupation transgressive et ludique des lieux, un espace domestique qui, visiblement, a perdu sa fonction première.Le ton est ainsi donné par Mark Lanctôt à Autres espaces, l’exposition qu’il a montée à partir des œuvres de la collection permanente du Musée d’art contemporain de Montréal.Elle marque le coup d’envoi d’une série d’expositions intitulée «Point de vue sur la collection», qui fera appel à différents commissaires, de l’institution ou de l’extérieur, plutôt que d’avoir recours chaque fois à l’habituelle conservatrice de la collection, Josée Bélisle.L’entreprise vise à dynamiser et à rafraîchir l’exercice incontournable d’un musée d’Etat, qui consiste à sortir les œuvres de ses réserves pour les mettre en valeur.L’approche thématique adoptée par cette série est des plus souhaitables.Encore faut-il mener cette approche avec doigté.Ce doigté, Mark Lanctôt n’en manque pas.Parmi les quelques \ % \ SOURCE MUSEE IVAR1 CONTEMPORAIN DE MONTRE Al.Les œuvres de générations, d’époques, de disciplines qt de provenances fort diverses se croisent dans un apparent désordre, et sans cloisons physiques au demeurant, à Autres espaces, À l’avant-plan, la sculpture du duo Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky, qui est un amas grotesque de toile et de gallons de peinture gisant en quelque sorte sous une épaisse couche de vernis coloré.dizaines d’œuvres exposées, nombreux sont les rapprochements fructueux déployant avec intelligence les diverses facettes du thème posé, à savoir la représentation — et la critique souvent — des espaces urbanistiques, architecturaux et médiatiques qui structurent la vie moderne et affectent les comportements.Aux côtés de l’œuvre Homewrecker d’Alex Morrison, par exemple, le Dia- mond Mandata (1972) de Kurt Kranz se donne à voir comme une composition colorée et géométrique qui n’est pas réduite à sa dimension formelle.Toutefois, le nombre d’enjeux touchés par le thème dans l’exposition est si important que la ligne directrice perd de sa netteté.Cette impression de confusion prend forme surtout parce que le parcours de l’exposition n’est volontairement pas balisé et que seul un court texte mural, un peu aride par ailleurs, introduit le visiteur au thème.Des sous-regroupements auraient pu fournir les clés de lectqre qui semblent faire défaut.A tout le moins, le musée prévoit ajouter des textes explicatifs.Les œuvres de générations, d’époques, de disciplines et de provenances fort diverses se croisent en effet dans un appa- rent désordre, et sans cloisons physiques au demeurant.Cela permet, certes, de faire des découvertes et d’apprécier la variété de la collection.Or cette approche laisse intégralement au spectateur le soin d’extraire les liens, de donner du sens.Même si ses visées restent à être explicitées, l’accrochage est néanmoins porteur de sens.On pourra être séduit, par exemple, par le voisinage d’une vidéo de Dara Birnbaum (Technology Transformation Wonder Woman, 1978), d’une peinture sur contreplaqué de Paterson Ewen (Star Traces Around Polaris, 1973), d’une toile de Mary Pratt (Christmas Fire, 1981) et d’une lithogravure d’El Lissitzky montrant un de ses Prouns.Plus intuitif que théorique, l’accrochage forci' de nouvelles lectures.Ailleurs, la peinture moderniste, théorisée comme un espace pur et autonome, est remise en question à la fois par l’œuvre photoconceptuelle de lan Wallace (A/v Heroes in the Streets: Studies for Picture on Canvas, 1986) et la sculpture du duo Rhonda Weppler et Trevor Mahovsky.qui est un amas grotesque de toile et de gallons de peinture gisant en quelque sorte sous une épaisse couche de vernis coloré.Parfois déroutant!', l’exposition réserve malgré tout de bons moments.Il en est ainsi du film h' Cours des choses (1987) de Fischli et Weiss, qui est, de loin, l’œuvre qui captive le plus longuement l’attention.I Ine caméra 16 mm a filmé le parcours d’objets et de matières (feu, eau, bidons, poubelle, casserole, etc.) dont la séquence est déterminée par un effet domino, chacune des actions ayant un impact calculé sur la suivante selon une suite qui semble sans ruptures.Dans cet univers ingénieusement bricolé, le dévoilement progressif du parcours est source de plaisir et produit, ou révèle, l’espace au fur et à mesure, donnant ainsi un ancrage stimulant au thème -Autres espaces».Collaboratrice du Devoir Dans les bas-fonds.Nouvelles galeries, espaces deux fois plus grands et meilleur déploiement de sa collection: le Musée des beaux-arts de Montréal a procédé en cette fin d’année à une campagne de séduction en art contemporain comme on en a rarement vu.SOURCE MUSÉE DES BEAUX ARTS DE MONTRÉAL Ken et Anita, de Julie Moos, 2001.La scène paraît heureuse, mais il y a anguille sous roche.Derrière le joli portrait pousse un maïs fort en OGM.M* u.kii nmmutik tmmmmik Aï.m m- * t v vÆ a Ml m ¦ I vv VI ÉCHAUFFEMENT PLANÉTAIRE Images d’un monde SOUS TENSION Jusqu’en novembre 2010, et Trente ans de la collection Loto-Québec: œuvres choisies, jusqu'au 7 février, Musée des beaux-arts de Montréal, 1380, rue Sherbrooke Ouest JÉRÔME DELGADO Ly exposition de longue durée Échauffement planétaire, doublée d’une autre consacrée à la collection de Loto-Que-bec, rajeunit certainement l’image du musée.L’actualité brûlante comme thématique et l’inclusion d’artistes de nouvelles générations (BGL et Marie-Hélène Leblanc) parmi des figures historiques (Leon Golub ou George Segal) ne peuvent toutefois pas cacher une réalité: l’art contemporain demeure négligé, du moins à Montréal, dans un contexte beaux-arts.Il aura fallu la contribution d’un mécène (Loto-Québec, de l’ordre d’un million de dollars) et une faveur à son égard (l'expo Trente ans de la collection Loto-Québec: œuvres choisies) pour aboutir à cette grande vi- trine d’une centaine d'œuvres.Deux expos, cent œuvres (de tout acabit), mais une impression que l’art contemporain, par son appellation nébuleuse, est destiné aux seconds rôles.Condamné au sous-sol, comme s’il n’était pas du niveau des arts dits beaux, auxquels on réserve les étages du haut.C’est donc sous la rue Sherbrooke que se tient l’exposition Échauffement planétaire et ses couleurs de fin du monde, de la prolifération de la haine et des conflits armés aux désastres écologiques.Sous-thèmes ou scission forcée?L’espace, un peu ingrat, a davantage l’apparence d’un lieu de transition que celle d’une salle d’exposition.Cette partie souterraine, tunnel entre deux pavillons, on la visite surtout pour éviter d’affronter l’hiver et les voitures.La situation souffre de la comparaison: l’expo sur Loto-Québec bénéficie, elle, d’un espace plus harmonieux et invitant.Il faut dire que cette grande salle homogène sera dédiée, dès février, au volet Carré d’art contemporain.Bien à l’abri des regards, Échauffement planétaire est pourtant portée par une audacieuse dénonciation qui mérite d’être entendue de tous.Stéphane Aquin, conservateur de l’art contemporain au MBA, a fait un tri parmi de grands pans de la création pour montrer à quel point les artistes puisent dans les situations les plus sombres pour éveiller nos consciences.Parfois, le coup de poing est direct, comme dans Terminal Velocity, œuvre de Carolee Schneemann construite à partir de ces corps en chute juste avant l’effondrement des tours du World Trade Center.Et quand la scène paraît plus heureuse, il y a anguille sous roche.Derrière le joli portrait Ken et Anita, signé Julie Moos, pousse un maïs fort en OGM.C’est sous le conflit des idéologies que s’ouvre l’expo — à moins quelle ne s’y ferme, tout dépend de l’endroit par où on entame la traversée du tunnel.Ici, les tensions sont provoquées par les discours dominants, par les autorités.Et si certains en rient, de l’autorité, telle la suite photographique Seven Frames du Chinois Weiwei Ai, qui défait l’image rigide du soldat, d'autres contestent le patriotisme exacerbé.C’est le cas de La Kdad de Oro, vidéocollage réalisé par un collectif cubain et, de manière plus révoltante et absurde, d’un autre collage d’images, cette fois d’archives de la CBC.Dans celui-ci, Supernatural, de Roy Arden, la violence, l'abus de pouvoir et la provocation enfantine se côtoient dans ce qui pourrait être le comble de la bassesse humaine.Toute l’expo est sur ce ton, entre la brutalité des scènes et la musicalité, la poésie, de leur présentation.Aquin a eu du flair d’ajouter deux ou trois pièces anciennes, question de placer les œuvres contemporaines dans une continuité historique.On s’explique par contre moins bien le fait qu’il ait ressenti le besoin d'aller emprunter des pièces, comme s’il manquait d’exemples.Les huiles à l’esthétique exagérément gore d’un certain André Ethier, prêt d’une galerie new-yorkaise.Pourquoi?Aussi, quelques documents (pièces à conviction?) ont été insérés ici et là, comme s’il fallait justifier la violence des propos artistiques.Un mot, enfin, concernant l’ejcpo Loto-Québec.La société d’Etat a bien orchestré ses 30 ans d’entreprise collectionneuse.Déjà qu’elle a fait du bruit toute l’année avec sa programmation spéciale dans sa propre petite galerie, la voici qui s’invite au musée.Et elle a le beau jeu.L’expo, soignée, offre un joli équilibre entre les multiples genres, générations et pratiques.Dans cette salle, disons, plus naturelle, les visiteurs distraits risquent de passer sans noter la différence avec le reste de la collection du MBA.Collaborateur du Devoir y?* ^ f,/l' IwJVilhimvy Ayy '•¦¦iÏ'.H/muv.' .-U < r» - 4 y i'irüîj^ des soVlileijes Exceptionnellement les samedis 26 décembre et 2 janvier: ouverture à 13 h 2 octobre 200)) - î février 2010 AIR CANADA ® ^ # MUSÉE DES BEAUX-ARTS \ / DE MONTRÉAL M Pavillon Jean-Noël Desmarais Ê mbam.qc.ca/waterhouse liriTlIMi t"* C*>fW #*• wmm sC CE «¦wr LE DEVOIR.LE J E E I) I ' i I) É ( £ M B H E 2 0 II U LIVRES Carranza, ou les faces du pouvoir Dans la très belle et classique Histoire de la Révolution mexicaine que Lux éditeur nous a proposée cet automne (recensée dans ces pages par Michel Lapierre), et qui est un de mes livres de l’année, je trouve un passage qui, pour moi, décrit un moment-clef, peut-être le point de bascule de toute l’affaire.On est en 1914, le président Madero a été renversé et assassiné, Huerta, l’usurpateur galonné, occupe le fauteuil présidentiel, mais le gouverneur d’un petit État du Nord, le Cohuitla, a refusé de se rallier.Venustiano Carranza, un homme de la classe moyenne aisée, sage et énergique, d’une grande culture historique, se retrouve donc à la tête de ce qui deviendra l’armée constitutionnaliste et dont l’objectif premier est le départ du dictateur et le rétablissement de la légalité.Un commandement qui fait de lui, de facto, le Primera Jefe des forces révolutionnaires.«Si l’histoire bégaie, au Mexique, du moins, c’est avec grandiloquence quelle bute sur les mots et les morts», écrivais-je le printemps dernier à propos d’un autre ouvrage, Coulée de sang, sur l'interminable parenthèse porfiriste.De fait, l’histoire mexicaine est géné-reusement jalonnée de manifestes, de plans, de proclamations.Madero a eu son Plan de San Luis, Zapata a déjà son Plan de Ayala, il faut à Carranza le sien.Ce sera le Plan de Guadalupe.Lorsque lecture en est faite aux troupes, il y a d’abord comme une gêne.Eux se battent pour la terre, des salaires, un nouvel ordre social.Mais leur chef est un pragmatique.Pas un paysan en sandales comme Zapata.Il semble avoir compris une chose: changer le monde et marquer l’histoire ne sont pas des entreprises qui reviennent au même, l’important n’étant peut-être pas tant d’avoir des idées quq de connaître les hommes.A Guadalupe, tandis qu’il regarde les siens amender fiévreusement et dans la plus grande confusion son beau plan, lequel consiste pour l’essentiel a prendre le pouvoir, il sait déjà que seule une large coalition a des chances de l'asseoir dans le fauteuil qu’il convoite.C’est pourquoi il met fin a la récréation: «Vous voulez donc que la guerre dure deux ans, cinq ans?Or, elle sera d’autant plus brève qu’il y aura moins de résistances à vaincre.Les grands propriétaires, le clergé, les industriels sont plus puissants que le gouvernement de l'usurpateur.Il faut d’abord en finir avec celui-ci et ne nous attaquer qu’ensuite aux problèmes qui vous passionnent tous à juste titre.» Les jeunes loups protestent qu’eux sont bien prêts à se battre dix ans s’il le faut.Ils finissent par s’incliner contre la promesse «d’établir un vaste programme social, aussitôt après la victoire».La voici, la charnière qui parfois ouvre sur les charniers, juste là: après.C’est le mot qui se trouve au cœur de toutes les révolutions.L’indice vaut ce qu’il vaut, mais Carranza ne figure pas dans mon Larousse.Villa, si.Zapata aussi.Le premier est devenu un personnage, entré dans la légende avec un peu d’aide de la part du journaliste gringo John Reed et des médias américains en général, sous les traits du génial stratège de la Division del Norte, dont la cruauté n’avait d’égales que la candeur enfantine et l’impulsivité larmoyante.Une caricature d’émotivité latine, dont l’aura (un mélange de Bon Sauvage et de Napoléon du désert de Chihuahua) a rejeté dans l’ombre les exploits de toute une brochette de généraux révolutionnaires de valeur.Obre- vT «4 W* p- uaf * iil va oire de la Son mexicaine LUX gon, pour un, va infliger au lion de Durango quatre écrasantes défaites de suite pour l’éloigner définitivement du Palacio National.Quant à Zapata, que sa guérilla inspirée amene aux portes du palais, l'intransigeance même de sa revendication agraire va suffire a le tenir éloigné du fameux fauteuil.La pureté de sa position historique sera éventuellement récompensée par un statut de martyr et les traits hollywoodiens de Marlon Brando.Un témoin lœ livre de Silva Herzog, souvent témoin de première main des événements qu'il commente, aide à faire la part de ces mythes et de l’incroyable embrouillamini de troupes et de chefs dont va finir par émerger, en véritable Primera Jefe cette fois, Venustiano Carranza.Qui se voit ainsi arrivé à la tête de la première révolution triomphante du vingtième siècle.Abondamment cités — parmi toute une variété d'autres documents qui rendent cette lecture aussi éclairante que bien vivante —, ses discours de l’époque montrent qu’il croyait à l’exemplarité de la Révolution mexicaine: «[.] j’affirme que les lois doivent être universelles, et tout ce qu’ici nous avons conquis comme une vérité, tout ce que la loi humaine suppose de bien-être aussi bien au Mexique qu’en Afrique, la lutte éternelle de l’humanité, tout a été fait au nom du bien-être, au nom de l’amélioration, au nom de la grandeur des peuples, et toutes ces grandes secousses n’ont eu pour objet que le bien-être des collectivités.» Or cette universalité va peut-être encore plus loin que le Premier Chef ne peut le penser.Le rêve de Lénine, autre aspirant a l’exportation de la justice universelle, se brise quelques années plus tard sur la révolte des marins de Kronstadt.Attendez.«après la victoire», avait promis Carranza à ses affamés de pain et de terre.Le problème, c’est que le taux du peso et le pouvoir d’achat du péon et de l’ouvrier ne s’ajustent pas automatiquement aux injonctions de l’Humanité en marche.Alors Carranza, pour mater une grève générale des syndicats, va recourir à un procédé que même Herzog, qui l’admire, est obligé de qualifier de «draconien, inouï, monstrueux».Le «funeste décret» prévoit la peine de mort pour les grévistes des usines et entreprises destinées aux services publics.On dirait un coup de sang.Comme si c’était dans la nature même du pouvoir de monter à la tête.Mais ce retournement d’une révolution {«mouvement en courbe fermée», dit le Robert) sur elle-même est sans doute une figure obligée, le signal qu’elle a bien lieu.Ayant ainsi bouclé la boucle, Carranza pourra laisser derrière lui tout un traki de mesures progressistes et raisonnables, et mourir assassiné, comme Villa, comme Zapata, y que vive la Revoluciôn.HISTOIRE DE LA RÉVOLUTION MEXICAINE Jesus Silva Herzog Traduit de l’espagnol par Raquel Thiercelin-Mejias Lux éditeur Montréal, 2009,319 pages Louis Hamelin BÉDÉ Blake et Mortimer sur les traces de Judas La poursuite d’une série après le départ de son créateur est toujours une aventure hautement hasardeuse.sauf, bien sûr.quand les mains sur le volant sont les bonnes.La Malédiction des trente deniers de Blake et Mortimer, nouveau chapitre de la vie du célèbre duo, permet d'en prendre toute la mesure, avec son cadre captivant qui, tout en respectant les lignes, l’esprit et même les ambiguïtés de l’œuvre de feu Edgar P.Jacobs, arrive très bien à inscrire l’aventure dans le temps présent.FABIEN DEGLISE Le contraire aurait été étonnant.C’est que, depuis deux ans, le scénario de cette autre aventure a été placé entre les mains de Jean Van Hamme, l’homme qui vaut un million de lecteurs, créateur de séries à succès comme Largo Winch, XIII et désormais tuteur du capitaine et de son professeur d’ami.Le fabricant d’histoires à bulles a le sens du rythme, le talent pour assembler des intrigues faciles, mais terriblement redoutables, et il le prouve une nouvelle fois ici: on se retrouve dans la zone sismique, au sud du Péloponnèse, en Grèce, où un récent tremblement de terre a fait remonter à la surface un secret vieux de 2000 ans.Un secret terrible, même, qui prend la forme d'un denier maléfique ayant déjà été dans les mains de Judas.«Honeychur-ch!» comme dirait l’autre.Dans la foulée de la découverte, un étrange Arménien va se manifester, amenant avec lui le fameux colonel Olrik (voir L'Etrange Rendez-vous), et ce, pour mieux influencer le rythme cardiaque de Mortimer, finalement personnage principal de ce tome 1 intitulé «Le manuscrit de Nicodemus».Francis, lui, est pris ailleurs.Les intérêts ne sont pas clairs, mais ils vont se préciser dans toutes leur modernité avec ces références au Christ et à des mouvements nazis qui cherchent, à travers lui et quelques reliques, à devenir les maîtres du monde.On résume et on ne peut s'empêcher de penser à L’Ordre des dragons d’Istin et Rodier ou encore à L’Ultime Chimère de Bollée et compagnie, qui tirent sur les mêmes cordes sensibles.On l’a donc compris: les faits sont troublants, tout comme, d’ailleurs, la précision du coup de crayon avec laquelle René Sterne, marchant sur les traces d’André Julliard et Ted Benoît, vient réinscrire ici l’univers et la ligne claire de Jacobs dans le ici-maintenant L’exploit ne pourra toutefois pas être réitéré, Sterne ayant passé l’arme à gauche en 2006, dans sa maison d’Union Island dans l’archipel de Grenadines, résume Van Hamme en introduction.C’est la femme du disparu, Chantal De Spiegeleer, qui a repris le flambeau.Et bien sûr, au regard d’une intrigue qui flatte la malédiction sur 58 pages, l’anecdote est plutôt déconcertante.Le Devoir LA MALEDICTION DES TRENTE DENERS » PASSION MAISONS» ERANCINÇAUAR! L;i Éouturim' U- i kancene: Allard La (outurim île la vrovr nnir- victor-lévy Maulieu PASSION MAISONS (Tome 2) André Morin et Christian Lamontagne CHAVIRE MAIS MOI JE DORMAIS LA COUTURIÈRE (Tome 1) LA COUTURIÈRE (Tome 2) Monique Miville-Deschênes Pierre Labrie Francine Allard Francine Allard BIBI Victor-Lévy Beaulieu En bordure de mer a» ISABEl LE VtNET L'ordre des forêts La pct« livix diM ti rions ttKUixixL-iMiJk' EN BORDURE DE MER Marilyn Verge et André Lavoie L'ORDRE DES FORÊTS Isabelle Vinet LA C0RDEUSE DE BOIS LES ROBINSON CRUS0É Michel Leblond DE L’HISTOIRE Jean-Paul de Lagrave -a- g^S LE PETIT LIVRE DES CITATIONS J’ESPÉRAIS QUE LA NUIT SOIT DOUCE INDÉPENDANTISTES Martin Thibault Erick Frappier Sylvain Rivière Scrjjc («millier Aurebea Boivin CONTES, LÉGENDES CONTES, LÉGENDES CONTES, LEGENDES ET RECITS ET RÉCITS ET RÉCITS DEL’ACADIE DE LA RÉGION DE LA REGION DE CHARLEVOIX I DE QUÉBEC \ * -§
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