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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-10-22, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 2 3 OCTOBRE 2 O O 5 DANSE Chorégraphies à saveur politique Page E 8 CINEMA Seule contre tous Page Eli LE DEVOIR LTURE Avthes et réalités do féminin Harem, aux frontières de l’interdit, le sixième Festival du monde arabe se conjugue au féminin pluriel «Le harem était aussi un lieu d’épanouissement et de pouvoir, la femme y trouvait un équilibre.» * « » JACQUES GRENIER LE DEVOIR Une image vaut mille mots et peut-être aussi mille spectacles.Pour sa sixième édition, le Festival du monde arabe (FMA) a choisi le harem pour thème, dans lequel résonnent mille et une nuits, mille et un mystères, mais aussi mille et une fêtes auxquelles le public est convié du 28 octobre au 11 novembre.FRÉDÉRIQUE DOYON Lieu secret où se cultivent tant la beauté que l’apprentissage des arts raffinés de la danse, de la calligraphie et de la musique, le harem exerce une fascination depuis la nuit des temps.Les femmes y vivent ensemble, préservant leur virginité, leur charme et leur sagesse pour le sultan, sous la protection des eunuques, aucun homme non castré n'ayant accès à ce lieu.«Harem» vient d'ailleurs du mot arabe harâm.qui signifie ce qui est tabou, interdit Tantôt perçues comme des fées merveilleuses de sensualité, des séductrices fantastiques, tantôt comme des esclaves et des victimes, ces favorites ont inspiré de nombreux artistes, des écrivains tel le Français turcophile Pierre Loti et des peintres orienta-fistes, qu’on pense aux femmes nues du Bain maure de Jean-Léon Gérôme, aux scènes de la vie au Maghreb d'Eugène Delacroix dans Femme d'Alger ou à la petite Odalisque de Jean-Baptiste Ingres.Comme il arrive souvent l'institution a vieilli et avec elle, la vision romantique qu’on lui rattachait.«Ces deux pôles de l’imaginaire occidental sont là, présents [dans la programmation], indique Joseph Nakhlé, directeur artistique du FMA Ça montre la tension qui traverse la pensée occidentale quand elle réfléchit l’Orient: d’un côté elle le sublime, d’un autre elle veut le dominer.Ni une vision ni l’autre ne sont exactes.Le harem était aussi un lieu d’épanouissement et de pouvoir, la femme y trouvait un équilibre.• Lever le voile L'événement montréalais voué aux arts et a la culture moyen-orientaux sélectionne toujours un thème évocateur qui frappe l’imaginaire occidental, pour ensuite dépasser ses acceptions communes et littérales.Le harem sert en fait de point de départ, de tremplin, pour plonger dans l’univers du féminin, montrer comment la femme est aussi vénérée en Orient comme elle peut être déshonorée en Occident Dans le cadre du Salon de la culture du FMA un colloque s'attardera d’ailleurs à l’exploration des mythes et réalités entourant les perceptions des femmes d’ici et de là-bas.Une conférence-synthèse est ouverte au grand public le 10 novembre a l'université Concordia et, le 12 novembre, une table ronde réunissant des spécialistes à la Bibliothèque nationale du Québec se penchera sur la question du désir et de l’érotisme.•Les enjeux sont différents selon l’endroit où l’on vit, mais les problèmes d'émancipation sont universels pour les femmes, relève, pour témoigner de l’esprit du festival, Benjamin Hatcher, chorégraphe québécois invité à créer le spectacle d’ouverture Harem, lever les voiles, dans lequel il marie la danse orientale à la moderne pour célébrer toutes les femmes, quelle que soit leur origine.Ici, on regarde le Moyen-Orient et on dit: “1m femme doit se voiler, c’est horrible, elle n’a pas de liber- té!”, ce qui n ’est pas nécessairement le cas; et là-bas, la femme moyen-orientale nous regarde en disant: “Vos affiches publicitaires stmt pleines d'enfants a moitié nus et je n’ai pas le goût qu’on me regarde comme ça”.» Apprivoiser et réinterpréter les différences, les tensions, c’est encore et toujours ce que souhaite faire le directeur artistique Joseph Nakhlé à travers le FMA «Le baladi est un art millénaire et il séduit les (Québécois depuis quelques années, note-t-il, curieux de comprendre ce paradoxe.Quelque part, cette danse fait partie de la mémoire et de la culture des Occidentaux.» En clôture du festival, un autre spectacle de danse présenté comme le clou de cette édition, Hur-rem Sultan, met en scène une autre transgression: des hommes interprètent à leur manière les danses orientales traditionnellement réservées aux femmes.Flntre ces deux événements, une foule de spectacles de musique et de théâtre présentent la diversité des visages du féminin arabe.L’humour est aussi au rendez-vous pour la premiere fois avec Arabe et cochonne de Nabila Ben Youssef, Québécoise d’origine VOIR PAGE E 2: ARABE POUR LA PREMI E FOIS A MONTREAL fYAMATO EL les tambours du japc^ www.theatrestdenis.com _________ UN SOIR SEULEMENT, LE 24 NOVEMBRE À 20H ¦P LwJ BERRWJQAM Achats téléphoniques: rcr» TEL-SPEC S14-790-1111 ! 594 rue St-Denis Sans trais 1800-848-1594 Renseignements _ ^ 514-849-4211 Ttl -SPCC www.tel-spec.com Theatre St-Denis 12h a 20h (?frais de service) ft LE DEVOIR, LES S A M E 1) ET D I M A \ (’ IIE 2 3 OCTOBRE 2 O O 5 Culture La peau sous la burka Odile Tremblay Un battage médiatique entourait cette semaine le palmarès des meilleures couvertures de magazines américains sur quarante ans de publication.En première position: John Lennon nu enlaçant Yoko Ono de noir vêtue, à pleine couverture du Rolling Stone.C’était un certain 22 janvier 1981.Toutes les images ne valent pourtant pas mille mots.Les plus puissantes laissent l’imagination libre de vagabonder.Elles entremêlent les niveaux de sens, par où la poésie se fraie un chemin.En tout cas, la photo-couverture du Hors série 2005 de La Vie en rose n’a rien à envier aux meilleurs frontispices de Vanity Fair, de Time ou de Life.Des jambes nues sous la burka avec des escarpins aux pieds.Chapeau, mesdames! Sur les présentoirs des tabagies, le magazine est arrivé tout chaud cette semaine.Plus insolite que sa photo-choc, c’est T atterrissage même du magazine sur notre mare aux canards qui ébahit.Une prose féministe au Québec en 2005! Drôle d’oiseau migra- teur, envolé de nos berges depuis des lunes.Le voila qui s’y repose en clin d’œil.Tant de jeunes filles n’ont jamais connu ce type de tribunes engagées.L’acheteront-elles pour autant?Pas sûr.En tout cas, la chose existe, incongrue, émouvante.Moi, j’applaudis à cette résurrection, le temps d’un nu méro-souvenir, du magazine enterré depuis 1987.Les journalistes qui en tenaient jadis la barre reviennent célébrer le 25' anniversaire d’une aventure qui n’aura duré que sept ans.On n’en est pas à une contradiction prés.La vraie bonne nouvelle, ce serait de voir les générations montantes créer leur propre Vie en rose.Ce n’est pas pour demain.Par ici la remontée du machisme dans notre société, les fameux « angry young men», si vulgaires et prétentieux, infiltrés partout, mais basta\ Le féminisme est passé de mode, mais sans avoir perdu sa raison d’être.De nouvelles Wal-kyries se lèveront un jour, sous une bannière.La vie en rose, en bleu, en vert vaut toujours d’être colorée.Ces temps-ci, on en entend plusieurs fustiger les féministes qui déclarent Pauline Marois victime de sexisme dans sa campagne essoufflée.Allons donc! Où sont-ils, ces bataillons de féministes?Quelques voix éparses ici et là, vite rabrouées comme rétrogrades.L’espèce est en voie de disparition.Ne tirez pas trop sur elles, messieurs.Il y va de la survie des derniers spécimens à empailler.N’empêche.Le sexe de Pauline Marois pèse bel et bien dans la balance de cette campagne en débandade.Elle partait avec un handicap.In féminité rime encore mal avec pouvoir dans l’inconscient collectif.Ça prend une personnalité plus flamboyante que chez un homme pour percer.Désolée de vous contredire, mais on le sait nous.Moi, je le palpe avec respect ce beau numéro anniversaire de La Vie en rose.Intéressant en plus, avec des remontées au fil du temps, des articles plus actuels.Un des meilleurs textes du magazine est signé Mi-chaëlle Jean.Eh oui, notre gouverneure! Vibrant hommage à sa mere, entraînée dans le decrescendo de la maladie d’Alzheimer.«Un fouillis désespérant, difficile à décrire, mais d’où émergent parfois quelques souvenirs d’une éblouissante clarté», évoque-t-elle au souvenir lumineux de ces moments magiques, quand sa mère la reconnaissait A souligner au passage les mots d'un homme, François Dupuis-Déry: «Nous sommes tous masculi-nistes à notre manière et selon l’occasion, par intérêt bien sûr, et aussi par pure misogynie, arrogance, ressentiment, solidarité envers d’autres hommes, paresse et facilité ou simplement par habitude», écrit-il.Surtout, je garde en moi, précieux, les mots retrouvés de la journaliste Hannah Arendt Elle écrivait dans le New Yorker au début des années 60 une série sur la banalité du mal, concluant que seule la capacité de penser, de réfléchir par soi-même, peut rejoindre la racine des choses.Aux yeux d’Hannah Arendt — qui couvrait alors le procès du nazi Adolf Eichmann —, le mal existe comme une sorte de phénomène épidermique et dévastateur, se répandant en feu de broussaille, d’où son absolue banalité.«Plus une personne reste conformiste et superficielle, estimait l’ancienne prisonnière de la Gestapo, plus elle risque de céder au mal, car seule la pensée critique, l’habitude de se questionner, la conscience, y fait barrage.» Hannah Arendt se plaçait au delà du féminisme et du politique, dans la lucidité critique.A elle, je laisse le dernier mot avant d’envoyer roupiller dans ma bibliothèque le spécial La Vie en rose comme une belle au bois dormant, à réveiller en des jours meilleurs.?Un des événements montréalais les plus chouettes de la semaine fut le lancement du livre Inde, sur la route des Jeunes musiciens du monde, écrit par la journaliste Karina Marceau et illustré par le photographe Victor Diaz Lamich.C’était une soirée-bénéfice, en fait, avec expo photos, spectacle, projection d’un documentaire, dans un grand loft lumineux du quartier Hochelaga-Maisonneuve.Cinq cents personnes s’y bousculaient, du beau monde, toutes générations confondues, artistes, voyageurs, esprits allumés; la faune urbaine à son meilleur réunie pour la bonne cause.Les Jeunes musiciens du monde est cet organisme fondé en Inde par les Québécois Biaise et Mathieu Fortier, pour édifier là-bas et chez nous des écoles gratuites de musiques traditionnelles, qui font des miracles.Le livre est vraiment beau, avec des photos du voyage en Inde et de l’école de musique là-bas.Sur les 20 $ du coût de l’album, 15 $ sont versés à cet organisme qui mérite d'être encouragé.Ah oui, on trouve le livre chez Archambault.otrem blayfaledevoir.corn ARABE « C’est un hommage à un plaisir oriental qui a été étouffé par toutes sortes d’interdits et d’interprétations plus obscures» SUITE DE LA PAGE E 1 tunisienne.Côté littérature.Féminin pluriel propose une conférence à plusieurs voix réunissant des auteures québécoises d’origine arabe.Dans le spectacle Femmes d’Orient, quatre chanteuses libanaises rendent hommage à trois divas qui ont presque été hissées au rang de déesses par les peuples arabes, Feirouz, Asma-han et Oum Kalsoum.Celle-ci a littéralement déchaîné les passions.«Pour blaguer, on dit quelle était l'une des raisons de Téchec arabe face à Israël en 1967 parce que, dès qu 'on entendait une chanson d'Oum Kalsoum, 200 millions d’Arabes étaient rivés à leur radio, rapporte le directeur.Elle est l’opium du monde arabe, sa voix pétrifie les gens.» Autre regard porté de manière interposée sur les femmes et leur place souvent plus grande qu’on le croit dans la hiérarchie sociale et politique, Iæs Touaregs Takouba chantent le blues du désert dans un spectacle intitulé Les Hommes voilés.«On voit souvent les Arabes de façon homogène, comme un bloc de femmes voilées.Im femme dans cette société nomade et tribale [les Touaregs] jouit d'un statut très fort, elle tient une bonne part du pouvoir social, on la voit souvent dévoilée alors que les hommes sont voilés.Cette société a développé un mode d’être différent de l’image qu’on se fait du monde arabe.Elle témoigne de la diversité culturelle.» Cette année, le volet cinémato- graphique colle davantage au thème que par les années passées.«Ce sont surtout des films sur les femmes», souligne M.Nakhlé, qu’il s’agisse du documentaire Femmes d'Alger dans leur appartement, de Kama Dehane, qui se fait le porte-voix de ces vies silencieuses, de la comédie sociale Sahara Blues, de Rabah Bouberras, sur une famille au bord de l’éclatement, ou des amours clandestines d’une femme arabe avec un Canadien dans Sabah, de Ruba Nadda (produit par Atom Egoyan).«C'est un hommage au plaisir, conclut M.Nakhlé, à un plaisir oriental qui a été étouffé par toutes sortes d’interdits et d’interprétations plus obscures.» Le Devoir SOURCE EMA Le musicien Naseer Shamma •‘VV, afi UBU compagnie de création présente, en coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts (Ottawa), le Théâtre d'Aujourd'hui (Montréal) et le Théâtre du Nord (Lille) UBI CfcNTRi NATIONAL DfcS ART: NATION Al A RT S CEN I « t ¦ > ¦ iv!#: ' Les reines Normand Chaurette // Denis Marleau Louise Bombardier • Sophie Cattani • Louise Laprade • Ginette Morin • Christiane Pasquier • Béatrice Picard Stéphanie Jasmin ¦ Michel Goulet • Daniel Fortin • Lucie Bazzo • Nancy Tobin * Angelo Barsetti d" Une tempête de neige souffle sur Londres, ce 20 janvier 1483.À l'intérieur du palais, l'atmosphère est tout aussi mouvementée et confuse.Le roi agonise et les enfants d'Elisabeth, sa femme, sont menacés de mort par de sordides complots.Dans une des tours, six femmes s’agitent.Devant les bouleversements imminents du royaume, elles mesurent et confrontent leur chance de devenir reine à la place de la reine.wmm' haU i - ' W''v k' Théâtre français du Centre national des Arts Théâtre d'Aujourd'hui Ottawa Montréal du 20 au 29 octobre 2005 du 1er au 26 novembre 2005 1 866 850-ARTS # 280 514-282-3900 www.nac-cna.cawww.theatredaujourdhui.qc.ca J5L__â*** En partenariat ave I.K DEVOIR H banque LAURENTIfNNL 4 ê LE DEVOIR.LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 OCTOBRE 2 0 0 3 full ure THÉÂTRE Rencontrer Chaurette d’une autre manière Denis Marleau reprend Les Reines au CNA puis au Théâtre d'Aujourd'hui ANNE MIC H AUD Le nom du metteur en scène Denis Marleau est habituellement associe à la création de nouveaux textes dramatur-giques plutôt qu’à des textes qui ont déjà été présentés ailleurs.Cet automne, pourtant, Marleau a choisi de monter Les Reines de Normand Chaurette, une œuvre qui a été créée par André Brassard en 1991 et reprise l'année suivante en anglais à Toronto, puis par Gil Champagne à Québec en 1997, la même année où elle devenait la première pièce québécoise à être présentée à la Comédie-Française.Ce qui a poussé De nis Marleau à choisir cette pièce, c’était d'abord l’envie de rencontrer Chaurette d’une autre manière, lui qui avait créé Le Passage de l’Indiana en 1996 et Le Petit Kôchel en 2000, toutes deux au Festival d'Avignon.«Le plaisir, dit Marleau en entrevue, c’était cette fois de me mettre complètement au service d’une œuvre qui existait déjà, qui avait déjà sa propre architecture, et d’essayer d’en comprendre les tenants et aboutissants.Ça a été un travail qui s’est fait dans la légèreté et « Le plaisir, dit Marleau, c’était cette fois de me mettre complètement au service d’une oeuvre qui existait déjà » dans une espèce de liberté puisque les prescriptions de l’auteur sont incluses dans le texte et ne viennent pas de l’auteur lui-même qui travaille à mes côtés, avec ses doutes et ses hésitations.J’ai eu beaucoup de plaisir à rencontrer Normand et son fonctionnement poétique de cette manière, et j’ai eu encore plus de plaisir à me retrouver en salle de répétition avec les six comédiennes, à analyser le sens de chaque réplique et leur musicalité, puisque chez Chaurette tout est musical.C’est une pièce où la langue est extrêmement travaillée et ciselée, mais aussi pleine de ruptures de ton; il y a beaucoup d’humour dans Les Reines, c’est corrosif, presque burlesque et ça bascule tout à coup dans le drame, dans la grande tragédie.» Un faux cadre Les Reines tirent leur origine de la lecture par Nonnand Chaurette de Richard III de Shakespeare dont certains moments élégiaques le touchent particuliérement.Il se met à penser qu’il serait intéressant de raconter cette histoire de la mort d’un roi à travers les luttes de pouvoir des femmes qui l’entourent.Le J 'V MATHIEU GIRARD Ginette Morin et Christiane Pasquier dans Les Reines.05 06 ESPACE GO p««*r-on!fc en coproduction à Montréal avec la Compagnie Ludovic lagarde FAIRY QUEEN D’OLIVIER CADI0T Du 4 au 29 octobre 2005 wwwcspacego.com BILLETTERIE (5UI 845-4890 cadre historique qst donc celui de la mort du roi Edouard d’Angleterre, en janvier 1483; pendant que son frère agonise.Richard fait assassiner tous ceux qui le séparent de la couronne d'Angleterre.Dans les coulisses, six reines actuelles, potentielles ou anciennes s’observent, complotent et s'activent pour obtenir ou conserver le pouvoir.Pour Marleau, ce cadre historique est en fait un faux cadre.«C’est une référence historique et théâtrale qui impose à première vue un cadre, mais qui permet en fait à Chaurette de faire échapper ses personnages à ce cadre et de les faire entrer dans le paysage beaucoup plus intime de son histoire personnelle, celui de son enfance, du Québec des années 60-70.Je pense que Les Reines, c’est le regard d'un enfant ou d’un jeune homme sur les femmes de son epoque, qu 'il entend et qu 'il cherche à comprendre.C’était donc important pour moi de ne pas figer la pièce dans une historicité qui l’aurait alourdie et qui aurait fait fi des références culturelles et artistiques de Chaurette, qui vont bien au-delà de l’Angleterre slmkespearienne.» Dans ce contexte, il ne faut pas s'attendre à ce que le décor et la scénographie nous plongent dans l’univers shakespearien.D'autant que Denis Marleau a de nouveau fait appel aux services de Michel Goulet, qui faisait partie de l’équipe de création du Passage de l’Indiana et du Petit Kôchel.«J’avais envie de sortir de la tradition théâtrale liée à Shakespeare et de voir comment quelqu’un qui est lié à un autre mode d’expression artistique, soit la sculpture, verrait cette pièce, comment il essaierait de la mettre en espace.Michel Goulet est un plasticien qui travaille l’espace de façon assez particulière et je trouve le résultat plutôt intéressant.» Pour l’accompagner dans cette aventure, Marleau s’est entouré des quatre interprètes du Petit Kôchel, Ginette Morin, Louise Bombardier, Louise Laprade et Christiane Pasquier, auxquelles se sont jointes Béatrice Picard et la jeune actrice française Sophie Cattani.«Pour moi, dit le metteur en scène, c’est fondamental de pouvoir travailler d’un spectacle à l’autre avec une équipe: les quatre comédiennes avec lesquelles j’ai créé Le Petit Kôchel ont déjà une certaine compréhension de l’univers de Chaurette.Mais c’est aussi très important d’accueillir de nouvelles personnes au sein de l’équipe et je \im % 1/ *« \ j TJ** «lV* ï'J 'V'.Ï* MAI Hil l (.IRAKI! Louise Bombardier et Christiane Pasquier dans la mise en scène des Reines, de Normand Chaurette, par Denis Marleau.suis particulièrement heureux de travailler avec Béatrice Picard, que j’admire depuis mon enfance, et Sophie Cattani, que j’ai rencontrée à l’occasion d’un stage à la Nouvelle Ecole des Maîtres, en Europe, et dont le talent m’avait frappé.C'est d'autant plus intéressant que Sophie, qui vient de France, joue le rôle de l’énigmatique Anne Dexter, qui est en quelque sorte totalement étrangère à toute l’agitation des reines qui l’entourent.» Collaboratrice du Devoir LES REINES Texte: Normand Chaurette.Mise en scène: Denis Marleau.Au Théâtre français du Centre national des arts à Ottawa jusqu’au 29 octobre et au Théâtre d’Aujourd’hui à Montréal du 1" au 26 novembre.USINE 0 présente du 4 au « novembr, PSYCHOSE de Sarah Kane mise en scène Claude Régy avec Isabelle Huppert m et Gérard Watkins % Bi,jana Srbljanovic saint su mer aîffiffan ï: i > .m \ «il i« i *»> .?.A ,,1.Tl , *» ’ • ! ?n i* „ H Carrefour familial Hochelaga, 1611, avenue d’Ortéans, intormation : (514) 523-9283 • Casa del Popolo, 4873, bout Saint-Laurent ' Cégep de Saint-Hyacinthe, studio de l'école de théâtre, 3000, rue Boullé, Saint-Hyacinthe, information : (450) 773-6800 «319 1 Cégep de Saint-Jean, salle multifonctionnelle de la bibliothèque, 30, boul.du Séminaire Sud, Saint-Jean-sur-Richelieu, information : (450) 347-5301 «2575 1 Centre de diffusion Parc-Extension, 421, rue Saint-Roch (métro Parc), (514) 872-6131 1 Centre de la nature du mont Saint-Hilaire, 422, chemin des Moulins.Mont-Saint-Hilaire, information et réservations: (450) 467-1755 1 Centre culturel Henri-Lemieux, Théâtre du Grand-Sault, 7644, rue Édouard, Ville La SaHe (métro lasalle, autobus 58) 1 Cité Rive, phase 4, 7095, boni.Cou in Est.(514) 872-9814 ' Ecole Simone-Desjardins, pavillon Gouin 10 004, boul.Gouin Est.(514) 872-9814 1 Espace Félix-Leclerc, 682.chemin Royal, Saint-Pierre de l'île d'Orléans, information et réservations : (418! 828-1682 ou felixIeclercQyideotron.ca, wwwfefndecierccom ¦ Gryphon d'or, 5968, avenue Monkland 1 Maison Chénier-Sauvé.83.rue Chénier.Saint-Eustache, information et réservations : (450) 473-0149 1 Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville, 10300, rue Laieunesse.(514) 872-8749____________.________ 20 h André Vigneau et Bertrand Déraspe (violon) « Contes et musique des Îles-de-la-Madeleine » Salle des Chevaliers de Colomb.' Ville Sainte-Catherine Frais d'entree : 15 $ 20 h « Les vieux m'ont conté » André Lemelin, maître de cérémonie, Claudette L’Heureux, Stéphanie Bénéteau, Marc Roberge Cité Rive, phase 4 Lassez-passer nsponbies â ia Mason de la culture RiviEre-des-Prairies 20 h LA VEILLÉE CELTIQUE Mike Burns (Irlande/Québec), maître de cérémonie, Brigitte Fauchoux (Bretagne), Marien Tîllet (Pays de Galles), chants a capella, et le musicien chanteur de ballades Kirk McGeachy (Écosse) En collaboration avec le Festival international celtique de Montréal Salle Jean-Eudes, Maison de la culture Rosemont/La Petite-Patrie Lassez-passer ombles 20 h 30 Hamed Bouzzine (Maroc) >> Le kaftan d'amour » Café La Pierre angulaire.Saint-Élie-de-Caxton Frais o’entrée : 12 $ 21 h Randonnée aux flambeaux dans le Vieux-Montréal, contes à faire peur Apportez votre lanterne! Coralia Rodriguez (Cuba), Michel Corrignan (Bretagne), Charles Proteau et Jean-Marc Châtel (Québec) Billets : 10 $ Départ : Cabaret du Roy dans le Vieux-Montréal (beau temps mauvais temps) Dans le cadre des événements fantastiques de la Grande Mascarade www.grandemascarade.com Dimanche 30 octobre 9 h 30 Balade contée (en autobus) « Les errances juives de Montréal » Oro Anahory-Librowicz et Ben Zimet Point de rendez-vous : Carré Saint-Louis (métro Sherbrooke) La Maison du conte de Montréal en collaboration avec l’Autre Montréal Frais o'entrée : 20 $ Réservations (514) 521-7802 #229 ou reservation@autremontreal.com 10 h 30 Sylvi Belleau (Québec) « Fantômes, sorcières et chat noir » Contes pour l'Halloween (famille, 4 à 9 ans) Théâtre de l'Esquisse Frais d’entrée : 6 $ (enfants 4 $) Christèle Pimenta (Portugal) « Il était une toute petite, petite bonne femme » (famille, 4 à 8 ans) École Simone-Desjardins, pavillon Gouin Maison de la culture Rivière-des-Prairies Lassez-passer disponibles Christèle Pimenta « Presença, destins et magie noire » (famille) Maison de la culture Plateau Mont-Royal Lassez-passer disponibles Balade contée (en autobus) « Les esprits de la montagne » Koldo Amestoy et Jacques Pasquet En collaboration avec l'Autre Montréal Fras o’entrée : 20 $ Réservations (514) 521-7802 #229 ou reservation@autremontreal.com Maison de la culture Côte-des-Neiges, 529p, chemin de la Côte-des-Neiges, (514) 872-6889_________________ Maison de la culture Frontenac, 2550, rue Ontario Est (métro Frontenac), (514) 872-7882 _____________ Maison de la culture Marie-Uguay, 6052, boul.Monk, (514) 872-2044 ' Maison de la culture Mercier, 8105, rue Hochelaga (métro Honqré-Beaugrand), (514) 872-8755 __________ Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce.3755, rue Botrel, (514) 872-2157 Maison de la culture Plateau Mont-Royal, 465, avenue du Mont-Royal Est, (514) 872-2266 Maison de la culture Pointe-aux-Trembles.14001, rue Notre-Dame Est, (514) 872-2240 Maison de la culture Rivière-des-Prairies, 8000, boul.Gouin Est.(514) 872-9814 ______________ Maison de la culture Rosemont/La Petite-Patrie.6707, avenue De Lorimier (514) 872-1730 _________ Maison des cultures amérindiennes, 510, montée des Trente.Mont-Saint-Hilaire, information (450) 464-2500, mfo@maisonamérindienne.com, www maisonamenndienne.com__________ _____ ______________ Maison natale de Louis Fréchette, 4385, rue Saint-Uurent.Lévis, information et réservations : (418) 837-4174 htfpV/Ç?ieqcities.com/maisonlouisfrechette Maison Samt-Gabnel, 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charies, information : (514) 935-8136, mirciiiOgtobetrotter.net Musée des Beaux-Arts de Montréal, Pavillon tean-Npél-DesmaraiSjJMO, rue Sherbrooke Ouest 17 h à 19 h Micro libre, animé par Isabelle St-Pierre, soirée ouverte à 8-10 conteurs (maximum 12 minutes) Inscription le soir même dès 16 h Resto-bar La Petite Marche Entree libre 19 h 30 Les dimanches du conte Victor Cova Correa (Venezuela) < Histoires des Andes » Sergent recruteur Contribution suggérée : 10 $ Infonnatiofl : tes Producfions du Diable vert (514)277-9084 19 h 30 Hassane Kassi Kouyaté (Burkina Faso) » L'arbre à palabres » Maison Chènier-Sauve.Saint-Eustache Frais d'entree : 10 $ 20 h LA SOLIDARITÉ DANS LA DIVERSITÉ Grande soirée de clôture Jean-Marc Massie (Québec), maître de cérémonie, Ben Zimet (Europe de l'Est), Hamed Bouzzine (Maroc) et Christèle Pimenta (Portugal) Maison de la culture Frontenac Lassez-passer oisponibies 20 h Bernard Grondin (Québec) Maison natale de Louis Fréchette.Lévis Frais o'entrée : 10$ Ateliers 26-27 octobre : 10 h à 17 h « Sous l’arbre à palabres, les histoires viennent de très loin » (12 heures) Formateur : Hassane Kassi Kouyaté (Burkina Faso) Limité à 12 participants Les Belles Soirées de l'Université de Montréal Lieu : Campus de Lanaudière, Terrebonne Fras : 125 $ Information et réservations : (514) 343-2020 28-29 octobre : 10 h à 17 h « Semer les mots comme des cailloux blancs » (12 heures) Formateur : Rachid Akbal (Algérie) Limité à 12 participants Les Belles Soirées de l’Université de Montréal Lieu : Pavilion 3744, Jean-Brillant Fras : 125$ Information et réservations : (514) 343-2020 PROGRAMMATION ANGLOPHONE Une vingtaine de spectacles avec des conteurs d’ici et d’ailleurs dont Anita Best, Mike Burns, Charly Chiarelii, Rita Cox, Jerry Gray, Date Jarvis, Louise Profeit-Leblanc, David Ambrose (Pays de Galles), Mats Rehnman (Suède), Ben Zimet (Europe de l’Est).Programmation anglophone disponible sur le site : ïïmMtiyphçQiHm-ca HELATIONS DE IWSSE lui* 8I», • (WtEPIK* MIPMWE > Pavillon Wilson, 4 B, rue Principale, Coteau-du-Lac, information : (450) 455-1841 » Quatrième salle, Centre national des Arts, 53, rue Elgin, Ottawa, information : (613) 947-7000 ou 1 866 850-ARTS • Restaurant La Khaïma, 142, rue Fairmount Ouest (coin Saint-Urbain), information : (514) 847-8804, réservations (5J4) 948-9993 • Resto-bar La Petite Marche, 5035, rue Saint-Denis, information : (514) 842-1994 ' Salle Agathe-Patry, 400.avenue Saint-Charles, Vaudreuil-Dorion, (450) 455-1841 • Salle des Chevaliers de Colomb, 5860, boul Saint-Laurent, Ville Sainte-Catherine, information et réservations : (450) 632-5987 > Salle Jean-Eudes, Maison de la culture Rosemont/La Petite-Patrie, 3535, boul Rosemont Est, (514) 872-1730.' Sergent recruteur, 4801, boul.Saint-Laurent, (514) 287-1412 www.dimanchesduconte.com ¦ Théâtre de l’Esquisse, 1650, rue Marie-Anne Est, réservations : (514) 527-5797 ¦ Théâtre Plaza 6505, rue Saint-Hubert, (métro Beaubien) ¦ Vices et versa, 6631, boul.Saint- Laurent.information : (514) 272-2498, vicesetversa.com ______ ______ 1 Vieux Sainte-Martine, 2, rue Gervais, Sainte-Martine.(450) 427-1251 CE FESTIVAL EST UNE FÊTE DE LA PAROLE POUR TOUS CEUX ET CELLES QUI VOIENT DANS LE MÉTISSAGE CULTUREL UN DES FONDEMENTS DE L’AVENIR DES PEUPLES.MERCI À NOS PARTENAIRES: Québec ni • des et des lettres • MVMstèfe des Affaires muniowJes et des Régions • Ministère de U Cultwf» et des Commun* Atwns 1*1 Patrimoine Canadian canadien Heritage Coto**I des 4m C»rv»da Councü du CersedA tor the 4m Montréal ¦% ^ LE DEVOIR koÿ*- POETTIQUE DE BILLETTERIE DES MAISONS PE LA CULTURE DE LA VILLE DE MONTRÉAL : ifm de s assurer une place, : est nécessaire de se procurer t Tavance des laissez-passer gratuits pout les événements présentés dans les maisons dé la cuiture.K est conseillé de telephone' a la saison de ta culture concernée peur connaître la date de mise en circulation des laissez-passer.Les laissez-passer sont réservés aur résidents montréalais sut présentation de la carte Accès Mentréal ou d une preuve de résidence a Montreal.Les a»as de 11 ans ne start pas obliges de présenter une preuve de résidence.Chaque personne se présentant 1 l'avance ne peut se procurer que deui Dillets a la (ois PROGRAMMATION COMPLÈTE Né www.festival-conte.qc.ca -g* BELLES SOIREES jL A .5g iet^JSP contes Jm Hmkh tnt MaIVP» urtntnmm FRANÇOIS GIRARD LE DEVOIR.LES SAMEDI lï ET DIMANCHE 23 OCTOBRE 2005 Culture DANSE Corps politiques Mutinerie chez la chorégraphe Sarah Bild; Louise Bédard visitée par l’artiste dadaïste Hannah Hdch F R É D É RIQ U E D O Y O N Qu’il s'agisse des rapports de pouvoir dans l’acte même de créer une œuvre ou d’engagement social, une couleur politique teinte les deux productions chorégraphiques qui débutent cette semaine.Tandis que Louise Bédard fait surgir ses préoccupations sociopolitiques dans Ce qu’il en reste, Sarah Bild s’interro-, ge sur les jeux de pouvoir qui traversent le processus de création entre interprètes et chorégraphe dans Mutiny.Sarah Bild rêvait de voir ses danseurs se révolter contre elle, voulait remettre en question son autorité quasi toute-puissante de chorégraphe.«Je discute beaucoup avec mes interprètes pendant le processus et je voulais aborder un peu la politique en studio.Ce n'est vraiment pas une démocratie, c’est plutôt un leader assez fort qui impose une vision claire.Alors, je les ai invitées a me remettre en question.» Finalement, la chorégraphe a constaté que les rapports de pouvoir étaient peut-être moins inégaux quelle le pensait, car l’harmonie a régné pendant le processus.Jusqu'à ce qu’elle s’insère dans le trio à titre d’interprète.•Ça devient une révolte contre moi-même, de l’interprète en moi contre la chorégraphe, dit-elle en riant.C'est construit comme un duo que je viens provoquer, interrompre.» Le propos est donc sublimé abstraitement dans la structure chorégraphique, laquelle est ébranlée par la présence de Sarah Bild l’interprète.Les murs dénudés et les coulisses révélées de Tangente composent le seul décor.Alexander McSween a signé une composition originale.Surgit donc en Filigrane l’importance cruciale du rôle des interprètes dans la création.Sans remettre en question leur autorité ou leur rôle, plusieurs chorégraphes cherchent à valoriser le travail de leurs interprètes par-les temps qui courent.En décembre, Marie Chouinard dédie une soirée complète à sa danseuse Carol Prieur, qui travaille avec elle depuis dix ans.Ginette Laurin puise dans les fantasmes de scène de ses danseurs pour composer sa prochaine pièce, Angels.Sarah Bild profite de Mutiny pour explorer la relation chorégraphe-interprète.«Ça fait long- temps que les interprètes improvisent et participent à la création du vocabulaire; mais pour moi, c’était aussi sur le plan conceptuel.Je me nourris beaucoup de leur imaginaire, de leur mémoire.Ça m’apporte beaucoup.» Rebut global Depuis Urbania Box en 1999, Louise Bédard s’était concentrée sur les solos et les duos.Elle retrouve donc avec bonheur la réciprocité si riche du travail de groupe avec les six danseurs de Ce qu’il en reste.Surtout que dans cette pièce, second volet de son cycle de création Itinéraires multiples qui visite l’œuvre de femmes artistes, elle investit les corps des danseurs de ses convictions sociales et politiques, inspirée en cela de l’artiste allemande Hannah Hôch, l’une des premières figures féminines du mouvement dadaïste.«Dans le dadaïsme, il y a ce côté très politique, engagé, souligne-t-elle.Les artistes dénonçaient des choses, découpaient les photos des politiciens, recouraient beaucoup aux mots.Je me suis approchée de cela dans le sens où, avant, il y avait des choses que je ne me permettais pas de dire à propos de la société, j’essayais de trouver des métaphores.Im, j’ai décidé que, non, je ne tournerais pas autour du pot.H y a des choses que je veux qu’on voie et elles sont là.» Anne LeBedu dans Ce qu’il en reste, de Louise Bédard.Cette tonalité plus caustique Derniere ce soir ! m M concession- I 015 , armv 'î’uS , .sûre*enU^crtoWe de v# .nie'me po**55'0’ É*** p'e'ne PQSS^'°" lii Ml iMli I 1 h » 27-28-29 octobre 2005 à 20h30 30 octobre 2005 à 16h00 Igngsnte 840 Cherrier métro Sherbrooke Billetterie: 525 1500 CHoréçraptw Natalie Morm Une presentation de Sylvain Emard Danse en coproduction avecfe Centre national des Arts (Ottawa), le Banff Centre, le Festival Danse Canada et le Grand Théâtre (Lorient-France) Avec ERIC BEAUCHESNE, KATE H0L0ËN, LAURENCE LEMIEUX, MANUEL ROQUE, HEIDI STRAUSS, DARRYL TRACY et les collaborateurs GINELLECHAGNON, MICHELE CÔTÉ, TIM HECKER, ETIENNE BOUCHER, EFFE, RICHARD LACROIX, FRANÇOIS SAINT-AUBIN, ANGELO BARSETTI 13 AU 15 ET 19 AU 22 OCTOBRE 2005 A 20H 1345, AVENUE LALONDE (ENTRE DE LA VISITATION ET PANET.METRO BEAUDRY) USINE © Billetterie 521-4493 ¦ twoil dp* Art* CwiMb Courait « *•< THeétre MantomHBuve ‘’•«ce des Arts : ta B42.21 12 ’ 886 842 2112 m+rm pém «e A«u-rs*w Du***» -¦ Witz | Québec SS ^ MERCREDI 26 OCTOBRE TABLE RONDE AVEC BENOÎT MERNIER -18:30 [ENTRÉE LIBRE] CONCERT MUSIQUE FRANCOPHONIE I - 20:00 SOLISTE : LOUISE MARCOTTE, SOPRANO BRUNO MANTOVANI (FRANCE).LES DANSES INTERROMPUES PRFMIÈRF CANADIENNE BENdT MERNIER (BELGIQUE), BLAKE SONGS PREMIÈRE CANADIENNE TRISTAN MURAJL (FRANCE).DÉSINTÉGRATIONS [ 20 $ RÉGUUER J • ! 10 $ ÉTUDIANTS / AÎNÉS ) [ 5 $ ÉTUDIANTS EN MUSIQUE J SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE DE L'UNtVERSTTÉ DE MONTRÉAL 220, VINCENT-D'INOY (MÉTRO ÉDOUARD-MONTPETIT) lise du jugement dernier.Il n’y a pas là de biais induit jxir un quelconque «reconstructeur»: le travail publié par John A Phillips ne se présente pas sous forme de tinale exécutable (comme dims des démarches imté-rieures de musicologues italiens); il en livre la matière brute, scrupuleusement et patiemment agencée.On découvre alors une virulence et des déchirures similaires à celles que l'on entend chez Mahler dans l’adagio de la Dixième, mais avec, ici, plus de désordre et de doutes.Cette mise en lumière n'est pas anecdotique, car en tenant compte de ces données il devient très difficile de percevoir les trois mouvements achevés comme une ineluctable, apaisée et sereine montée vers le ciel, tant l’idée d’angoisse morbide domine.Ce que Giinter Wand reconnaît, fort justement, la dimension du «cri effrayant», devient plus prépondénuit dans la vision générale de l’œuvre.Il est intéressant de voir à quel ixiint certains chefs ont récusé dims leur approche la dimension «pèlerinage vers l’au-delà» de cette œuvre: le grand et implacable Cari Schu richt et même Karajan, aux visions bnicknériennes pourtant souvent discutables, dims des concerts des années soixante qui nous sont pir venus, le défi tic Kent Nagano, lixx-à ce monument de la musique, se situera, mercredi et jeudi, bien au-delà du beau son.Sa Neuvième va-t-elle aspirer à l’éternité ou crier pour s'extirper des feux de l’enfer?Collaborateur du Devoir LA 9' SYMPHONIE DE BRUCKNER Orchestre symphonique de Montréal, dir.: Kent Nagano.Aussi au programme: les Quatre Derniers Ueder de Strauss avec la soprano Juliane Ban se.Salle Wilfrid-Pelle tier de la Place des Arts, mercredi 26 et jeudi 27 octobre à 20h.Renseignements: (514) 842-9951.En ouverture de la 6en,e édition UNE CRÉATION EMA 2005 fma^ Hydro VoL Québ ADONIS Québec St! 28 nf29 ocTOBREwSOh I' UNECHORÉGRAPHIFDt BENJAMIN HATCH!R N If V.îî i t Autour du therm* de la sixième edition du Festival du Monde Arabe tie ’Montréal.Harem, le chorciraphe Benjamin Matcher pense et travaille le Vocabulaire de la danse orientale ( uniment ce créaU’ui d it i.lamilier des n Duato.Paiée.Balanchine et Perreault s appropriera t il le bal ad i’ ; l e chorégraphe décrit ainsi son aventure : "Si h thmse orientate¦emtc mit jour s.c'est%race au cnfiragt: cl ù la (lélcrtiiinalian des [vînmes ( aie dJdinse affirme leur anhle^e, le (it pouvoir, leur sav/âr faire Elle provient f d'une net essité.pan être d'un in\un( / ial de survie.Je partage l'avis que cette danse doit évaluer dans le milieu artistique et non seulenufftt dans U" restaurants ou les r abords.San vocabulaire ru he et rajjtne ouvre les panes ù linrtavotimi.a la det ouverte des liens qu elle peut avtnr avec là danse dite contemporaine a des intimités (pii les rapprae/iènt ''.Prix du billet : 29$ - 49$ - 69$ Mercredi 26 etjeudi 27 octobre, 20 h < Kent Nagano, chef d’orchestre Juliane Banse, soprano R.Strauss, Vierletzte Lieder Bruckner, Symphonie n° g ESPACE MUSIQUE PLACIDO DOMINGO:pour LA PREMIERE FOIS n A MONTREAL EN TANT QUE CHEF > Mardi 8 etjeudi 10 novembre, 20 h < Placido Domingo, chef d’orchestre Elena Bashkirova, pianiste Verdi, La Force du destin, ouverture De Falla, Noches en los jardines de Espaha Tchaikovski, Symphonie n 4 Soiree du 8 présentée par 0 SECOR , Soirée du 10 présentée par solotech JEUX D'ENFANTS L'ORCHESTRE ENCHANTÉ | Déguisez-vous! > Dimanche 30 octobre, 13 h 30 et 15 h 30 < Théâtre Maisonneuve Iean Marie Zeitouni, chef d’orchestre Sophie Faucher.comedienne Chanteurs de Opera McGill Extraits d'œuvres de Humperdinck, Moussorgski, Mozart, Ravel et Williams Série présentée par Merci d'être avec nous! Fondation l'Impériale BILLETS à partir de 1$$ au 514.842.9951 ouau WWW.0SM.CA Achetez sur le web et économisez les frais de service.vÿN'"~’U'X, Québec ! C ome*l cHn.Am Cartad* Counot du Car'ada for tfw Arf% Culture CINEMA P* SOURCE FII.MS SEVILLE Daniel Auteuil incarne Léo Vrinks, un chef policier passablement ripoux, mais avec un code d’honneur, qui sera écroué.Dans la noirceur et le sang 36 QUAI DES ORFEVRES Réalisation: Olivier Marchai.Scénario: Olivier Marchai, Frank Mancuso, Julien Rappeneau.Avec Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, André Dussolier, Roschdy Zem, Valeria Golino.Image: Denis Rouden.Musique: Erwann Kermorvant et Axelle Renoir.ODILE TREMBLAY On dirait la somme des films noirs français des cinquante dernières années, de Jacques Becker à aujourd’hui.Le film d’Olivier Marchai s’inscrit tellement dans sa lignée cinématographique nationale qu’on a l’impression d’avoir déjà vu chaque scène à l’écran.36 quai des Orfèvres repose pourtant sur une mécanique impeccable: bon jeu d'acteurs, montage serré, atmosphère virile du polar français, virile et macho à outrance.Tellement macho que ça irrite.Olivier Marchai est un ancien flic lui-même, d’où ce regard de l’intérieur posé sur un milieu dur, rendu jusqu’au malaise.Les flics sont décrits comme des êtres presque aussi violents que les criminels qu’ils pourchassent, avec leurs propres règlements de comptes.Tabassées, tripotées, les femmes ne deviennent ici que des objets sans âme, cçmrne dans les polars d’antan.A croire qu’un demi-siècle ne s’est pas écoulé depuis Touchez pas au grisbie.Le scénario est basé sur une aventure vécue: celle de Denis Klein (Gérard Depardieu), un chef de brigade criminelle qui utilise ses hommes pour pousser sa carrière et perd un de ses policiers dans une dangereuse opération qui dérape.Daniel Auteuil incarne Léo Vrinks, un chef policier passablement ripoux lui-même, mais avec un code d’honneur, qui sera écroué dans cette affaire.Par-delà l’anecdote, c’est toute cette faune dangereuse des brigades criminelles qui tient la vedette.Paris est filmé avec grande maîtrise, stylisée pour les besoins de cette esthétique froide, brillante et déshumanisée qui colle aux thématiques de la noirceur et du sang.Ce ne sont pas les meilleures années de Gérard Depardieu, sans doute le seul interprète qui cabotine vraiment dans son rôle de vilain chef de police.36 quai des Orfèvres repose sur l’axe de la rivalité professionnelle entre les deux flics jadis amis, mais aussi d’une rivalité amoureuse pour le cœur d’une femme (Valeria Golino).Hélas! le scénario laisse en plan des éléments de leur passé qui auraient apporté des éclaircissements bienvenus.Les allers-retours entre milieu policier et intimité des flics glissent tout de même sur une mécanique bien huilée.Auteuil est excellent dans ce rôle d’ambiguité, où la face ombre se superpose constamment à son profil de courage.André Dussolier joue avec justesse le directeur de la police judiciaire, patron des deux rivaux.En France, 36 quai des Orfèvres a bien marché.11 est vrai que caméra et musique épousent les pulsions violentes du film avec rythme et style.Le public de l’Hexagone a pu se retrouver en terrain connu.Mais le machisme des protagonistes, la violence des scènes, des ellipses de scénario et la texture d’un film trop collée à la tradition du polar français pour créer la surprise n’augurent pas nécessairement le succès québécois.Le Devoir SOURCE MONGREL MÉDIAS Dans Tes, une aventure amoureuse entre une riche scientifique américaine et un cuisinier libanais devient un révélateur de conflits culturels qui sépareront le couple.Variation sur Fexil intérieur YES Realisation et scenario: Sally Potter.Avec Joan Allen, Simon Abkarian, Sam Neill.Shirley Henderson, Sheila Hancock.Image: .Alexei Rodionov.ODILE TREMBLAY La Britannique Sally Potter possède un style singulier, la I fameuse petite musique d’un ; univers d’auteur.La cinéaste britannique Orlando et de Tango Lessons, avec des œuvres blues remplies de sensibilité, inscrit des histoires d’amour sur des , pas de danse (elle est egalement danseuse et chorégraphe), les ! enveloppe de mystère.Sa griffe est tout entière dans Tes.quoi-| qu’un peu mineure de son répertoire.Histoire d’amour là aussi, mais avec un fond poli-! tique bien ancré.Située à Londres, cette aventure amoureuse entre une riche scientifique américaine (Joan .Al- len) et un cuisinier libanais (Simon Abkarian) devient un révélateur de conflits culturels qui sépa-reront le couple en laissant l’amour à distance pourtant intact et qffamé.A travers leur liaison, les défis de la planète, les guerres et ses dérives, la mondialisation, les impérialismes viennent interférer dans les destins individuels.Dans ce film intimiste, la caméra épouse les passions, les malentendus conjugaux, collée aux corps du couple, aux lieux clos des etreintes et des ruptures.La racee Joan Allen incarne avec son feu sous la cendre le personnage de femme insatisfaite aux côtes d’un époux infidèle (Sam Neill) à qui elle n’a plus rien à dire.Sans chercher les grands angles pour montrer Londres, l’essentiel de l’action se résume à ces sphères privées où les caresses et les paroles s’échangent et où les incompatibilités du couple appellent les ruptures.Si- mon Abkarian possède un me exotique et une virilil compensent son jeu un peu et les moments où il dan confèrent une sorte de grâc Le film constitue auss lancinante variation sur Te terieur.la rencontre de Ta] chez deux êtres qui se chent à tâtons et dont on prend les vertiges.Hors de Londres, des set Beyrouth et à La Havane sent les climats musicaux c deux villes, mettant en lumie frontières entre les uni même si à l’étranger Sally 1 verse dans la facilité de la c< et de la musique locales.C n’empèche pas Tes d’être un film subtil sur rincommunic et l’amour en cette tour de du monde contemporain, d cinéaste britannique nous te miroir trouble, sur une ligi peu mince, mais touchante.Le Devoir LE DEVOIR, LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE O l' T O R R E 2 O O K I I RENCONTRES ¦fTBMATIO-NALES DU DOCUMENTAJRE K MONTRÉAL aymesi : Ira; oours ^wages En aaenoant la pkm ¦ de Cayenne Veam-LaQaa - Homme j delà monagne ¦ de Jufer Frectietœ, ¦ La traversée * David • de Mane ewfc ' Programme Préseoie par e Conseil des aïs de Moopea en tournee I Lundi 24 octobre 19 h 30 1 n ^ m * CONVERSATION MOLINARI UN FILM DE JO LÉGARÉ ET VINCENT CHIMISSO « S'IL Y A UN FILM À VOIR SUR MOLINARI, CEST CELUI-LÀ.» Michel Coulombe, Radio-Canada A L’AFFICHE DES LE LUNDI 24 OCTOBRE! VERSION -—, ~LE EX-CENTRIS Lun - jeu: 15h - 17h • I9hl5 • 21h30 PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE AU CINÉMA BEAUBIEN 2396.rue Beaubien.Montréal ET DANS LE RÉZO www.lerezo.org garçon à naître; deux ans plus tôt, elle a quitté le second (Mathieu Amalric, César du meilleur acteur pour ce rôle), un altiste interné dans un hôpital psychiatrique dont le cinéaste raconte parallèlement le traitement et la résistance; enfin, elle s’apprête à épouser le troisième (Lelong-Darmon), un louche homme d’affaires qui ne risque pas de faire battre son cœur, ce qui apparemment l’arrange.Et puis il y a son père, écrivain qui l’intimide (Maurice Garrel) et dont le rapide passage de vie à trépas sert de révélateur et de conducteur à cette comédie noire.Quatre hommes excessifs, narcissiques, chacun à sa façon mis en échec par cette reine, ou plutôt par la vie dont elle a si bien assimilé les contradictions, les lâchetés, les défaites et les renoncements.Tout, dans Rois et reine, revêt l’apparence de la légèreté.La mort, la douleur, la trahison, le désespoir sont enfouis dans les replis d’une toile lumineuse où les rois s’arrogent le monopole du plaisir et du contentement, laissant à la reine les responsabilités et les dilemmes moraux.Si la sœur de Nora (Nathalie Boutefeu), junkie égoïste, semble errer entre les deux camps, la psy de son ex (Catherine Deneuve) a quelque chose d’une jumelle.Au début de l’unique scène qui les réunit, elle et Nora, qui pourtant ne se connaissent pas, se tiennent par la main comme deux vieilles complices.Un homme égoïste est un homme; une femme égoïste est infâ- me, nous dit en substance Arnaud Despleschin, d’une mansuétude incomparable avec ses rois, d’une intransigeance souveraine avec sa reine.Au dernier acte, sa condamnation par un tribunal d’outre-tombe — rappelant la confession du père à son fils dans Sarabande de Bergman — nous force à repasser tout le film dans notre tête.Le parcours est éclairant: l’échiquier suggéré par le titre n’est qu’un trompe-l’œil.Rois et reine est un procès.Cruel, injuste, et en même temps d’une grâce et d’une intelligence incomparables autant qu’inoubliables.Le Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Emmanuelle Devos dans Rois et reine, d’Arnaud Despleschin.7e ART /DISTRIBUTION INC % et FILMS JAD présentent IFillW COOP DE CIEOR DE LA PRESSE ET 00 PUBLIC CÉSAR 2005 DU MEILLEUR ACTEUR MATHIEU AMALRIC ?—- «Comique, intelligente, poignante, cette oeuvre filmée par une caméra curieuse de tout est une réussite totale.» PARIS MATCH «Un coup de tonnerre au-dessus des camps retranchés du cinéma français, un coup de génie.Un grand film moderne, comme si le rire et les larmes, l'innocence et la sophistication, l'émotion et l'intelligence, la cruauté et la douceur, avaient enfin trouvé une demeure pour cohabiter.» LE MONDE g UN FILM DE Arnaud Desplechin PRIX LORIS DELLVC Ç/, PRIX MÉLIÈS ^ UU MEILLEUR FILM FRANÇAI une presentation de lesfilmsd’auiourd’hui DES LE LUNDI 24 OCTOBRE | ¦ " SALLE FELLINI .I EX-CENTRIS I festival de films en français | subtitled in English MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL 137V RUE SHERBROOKE O.©GUY CATALOGUE D^PONIBLE AU MUSEE GRATUIT FIN OCTOBRE Les MEILLEURS CRUS du CINÉMA FRANCOPHONE de l'année VENEZ .rencontrer ALAIN CORNEAU .découvrir le dernier CHABROL .rire avec YVES JACQUES et CHRISTOPHER HALL COMÉDIES DÉLIRANTES * DRAMES INTIMISTES FILMS CONTROVERSÉS * ROAD MOVIES * FILMS D’AVENTURES 3-13 NOVEMBRE 2005 [info-festival: [SU] 878.0082 » cinemaniafilmfestival.com| ••> PRÉ-VENTE FILM D OUVERTURE (GALA) ADMISSION GÉNÉRALE ÉTUDIANTS ÂGE D'OR LAISSEZ-PASSER {é FILMS) ts AU3RY mm LaSmZ DDQ d2fi -T- %5L,s= U® 9&5fm ^ «- mmx
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