Le devoir, 7 novembre 2005, Cahier B
CANADIEN LE DEVOIR.LE LUNDI X O V E M B R E 2 O O 5 CULTURE Du souffle jusqu’en troisième période Page B 4 CharElie Couture: bouffées d’humanité Page B 8 mmm François Brousseau La France qui brûle Un nouveau Mai 68?Probablement pas.Mais sans doute la plus grave crise sociale en France depuis cet épisode historique.Les agitateurs de 1968 avaient un programme — ou des programmes — en partie utopique Ce communisme, la nationalisation comme panacée, l’égalité économique totale), en partie réalisable et réalisé (la révolution des mœurs, l'enterrement de la religion en Occident, l’avènement triomphant du «moi-par-dessus-tout»), Ds étaient souvent fils et filles de bourgeois.Ds aspiraient à diriger la société: ce qu’ils sont d’ailleurs parvenus à faire, vingt ou trente ans plus tard.en reniant une partie de leurs idéaux.En cet automne 2005, on peine à déchiffrer l’expression d'un programme, d’une aspiration articulée, dans ces banlieues en feu et dans cette rage primaire.Ceux qui cassent et qui brûlent, de façon spontanée ou organisée, ne sont surtout pas fils de bourgeois.Ils cher-chent, n'importe comment à se faire entendre d’une société, d'une élite politique qui ne les écoute plus, qui les maintient à l’écart, sciemment ou inconsciemment ?«Lutte contre l’exclusion»: cette expression est sur toutes les lèvres, dans les analyses à deux sous comme dans les savantes exégèses, qui évoquent invariablement le racisme latent le pouvoir des gangs de banlieue, les poches de chômage à 50 %.Mais l’expression n’a pas vraiment de sens, si le «sens», c’est un programme cohérent et crédible pour remédier à la situation.La «lutte contre l’exclusion», c’est devenu un slogan tragiquement creux, l’expression d'une impuissance velléitaire.A chaque pays ses rituels.Les autodafés de véhi-.odes automobües sont hélas! en train de devenir une petite tradition en France.Depuis au moins 40 ans, en région parisienne ou ailleurs, on s’amuse périodiquement à brûler quelques voitures ici, et là quelques autobus.Avec ou sans prétextes politiques.Le nouveau, c’est que la vague actuelle, par son ampleur, est sans commune mesure avec les incidents sporadiques et localisés des dernières décennies.Ce qui donne le sombre décompte de la dernière semaine: 200 voitures brûlées un jour, 400 le lendemain, 600 le surlendemain.Hier, selon la police, on en était rendu à 3300 véhicules détruits.Qui dit mieux?Le développement de sous-classes sociales, marquées racialement, dans des zones géographiques délimitées, n'est pas l’apanage de la France.Pas plus que la fureur qui explose, soudain, à la suite d’un événement déclencheur.Ici, ce sont les paroles offensantes d’un ministre de l’Intérieur, peu connu pour sa délicatesse.Et ailleurs, ce sera une catastrophe naturelle comme Katrina.Les pillages de La Nouvelle-Orléans, comme les incendies criminels en France, font voir une pathologie qui guette, à divers degrés, toutes les sociétés postindustrielles, développées, pluriethniques.Les causes et les approches du problème peuvent varier multiculturalisme forcené à l’anglaise, «intégration républicaine» plus ou moins ratée.Le problème n'a pas la même gravité partout Et il est lié p l’histoire nationale: vieille «question noire» aux Etats-Unis, nouvelle «question islamiste» dans l’Hexagone.Mais la leçon de la France, c’est que nul ne devrait aujourd’hui se croire à l'abri.Et l’on éprouve un peu de gêne devant la fascination — teinté de joie mauvaise — que trahissait la couverture médiatique de Katrina dans certains médias en France.et que l’on détecte aujourd'hui dans la copieuse couverture américaine, sur le thème «Paris brûle-t-il?» L'automne 2005 est loin du printemps 1968, de ces adolescents capricieux, accoucheurs plus ou moins conscients d’une société nouvelle, plus libérale.Et si les événements actuels en France ont une quelconque valeur prophétique pour les autres, c’est surtout.une prophétie de malheur.?Double monologue — et double surdité — ce week-end à Mar del Plata, au Sommet des Amériques.Sommet où se sont affrontées deux visions incompatibles de l’avenir, sans que se dessine l’ombre d’un compromis.D’un côté, la foi réitérée dans une moribonde Zone de libre-échange des Amériques, la ZLEA espoir pour les uns.malédiction pour les autres.ZLEA insaisissable, souvent diabolisée, dont on se souvient ici depuis «Québec, avril 2001».Un espoir réaffirmé à la tribune par 29 pay’s sur 34, mais avec — trop souvept — les doigts croisés derrière le dos.à l’instar des Etats-Unis qui à défaut d’un accord multilatéral de libéralisation des échanges, se tiennent prêts à «prendre», un par un, leurs micro-partenaires.avec des résultats que l'on devine trop bien.Et de l'autre côté, un «front du refris», hétérogène, qui regroupait cinq pays seulement, mais tout de même les trois plus gros d'Amérique du Sud.Il y avait là Hugo Chavez, le Vénézuélien plein de pétrole.Chavez qu’il fallait écouter, samedi, sous un portrait du «Che».se livrer a une diatribe directement inspirée de Fidel Castro.Mais il y avait aussi la ligne plus nuancée d'un Lula da Silva, le Brésilien, qui a plaidé — d'une façon plus constructive, mais sans guère phis d'effets — contre l'hypocrisie protectionnistes des pays riches.Et si la leçon de vrai libre-échange devait un jour, nous arriver du Sud?François Brousseau est chroniqueur et affectateur responsable de l'information internationale à la radio de Radio-Canada.» J JIM YOUNG RIÎIITERS Le président américain George W.Bush et son homologue brésilien Luiz Inado Lula da Silva ont mis en avant hier les bonnes relations entre leurs pays sans pour autant surmonter leurs divergences sur la levée des barrières commerciales.Sommet des Amériques Tout le monde crie victoire Même Hugo Chavez a baissé le ton FRANÇOISE KADR1 Mar del Plata — L’administration américaine tout comme sa bête noire, le président vénézuélien Hugo Chavez, ont crié victoire à l’issue d’un Sommet des Amériques très mouvementé en Argentine, où un projet américain de Zone de libre échange a monopolisé les débats et a fortement divisé le continent Les 34 délégations de la région ont négocié avec acharnement toute la journée de samedi le contenu de la Déclaration finale, débattant jusqu’à la dernière virgule d’un paragraphe litigieux concernant le vaste projet de marché commun allant de l’Alaska à la Patagonie, voulu par Washington.Avec plus de cinq heures de retard sur l’horaire prévu, ils se sont finalement entendus sur une formulation contenant deux points de vue totalement antagonistes, pour la première fois depuis le premier Sommet des Amériques en 1994.Un groupe de 29 pays a affirmé vou- loir poursuivre le processus alors que cinq autres dont deux colosses d’Amérique latine (Brésil et Argentine) et le Venezuela ont posé une série de conditions, difficiles à remplir et demandé d’attendre les résultats des négociations de l’OMC en décembre à Hong Kong.Mais malgré ces dissensions flagrantes, personne n’a voulu parler d’échec.Le Sommet a permis «un réel progrès» sur le commerce, a affirmé le conseiller américain à la sécurité nationale Stephen Hadley, à bord de l'avion emmenant le président George W.Bush au Brésil, pour la poursuite de sa tournée latino-américaine.•Nous sommes passés d’un sommet qui était supposé enterrer la ZLEA à un sommet où 34 pays discutent réellement en termes de renforcement du commerce I.] reconnaissant qu’il y a des défis», a-t-il déclaré.Selon M.Hadley, malgré l’opposition farouche du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) à ses propositions, le président Bush a jugé «importants les échanges très libres entre les leaders» durant le sommet.Le premier ministre canadien Paul Martin s’est lui dit impressionné par l’enthousiasme des pays souhaitant une relance dès 2006 des négociations sur la Z IFA, citant l’Amérique Centrale, les Caraïbes et le Pérou.«Si vous aviez été à la table, c’était impressionnant de voir ces pays.Ils disaient c’est une fenêtre d’opportunité, il faut le faire.Ils ont demandé que le processus avance», a affinné M.Martin.Le leader canadien a estimé que pour tous les pays sauf le Venezuela, «la question n'a pas été de savoir s’il fallait aller de l’avant dans le libre échange mais plutôt quand».lœs chants triomphateurs sont venus aussi du camp des frondeurs: l’amphitryon du Sommet, le président argentin Nestor Kirchner a reconnu que les discussions avaient été «dures».•On s’est battu avec dignité jusqu'au dernier moment», a-t-il affirmé, à propos du rôle du Mercosur qui a montré.selon lui, «sa force» lors du Sommet.U' virulent leader vénézuélien Hugo Chavez, qui avait clamé qu’il venait «enterrer» la ZLEA, que «Mar del Plata serait la tombe» de ce projet, a semblé baisser le ton, se contentant de louer la lutte menée «par les cinq Mousquetaires, les pays du Mercosur et le Venezuela».«Cela a été un débat inédit pour un sommet.En sept ans, jamais nous n'avions tenu un débat de l’intensité, la profondeur et la franchise qui ont marqué ces cinq heures» de discussions, s’est réjoui M.Chavez.Selon une haute source gouvernementale argentine consultée par l’AFP, il s'est montré modéré pendant les discussions de la dernière journée.Il a cependant demandé à trois pays, dont la République dominicaine, s’ils appuyaient le projet de ZLEA, recevant une réponse positive qui l’a sans doute déçu sachant que Caracas les approvisionne en pétrole à tarifs préférentiels.Agence France-Presse Les cassures intérieures de la société israélienne La grande fracture Alors qu’Israël marque le dixième anniversaire de l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin par un juif ultraorthodoxe, l’éditorialiste Daniel Bensimon du quotidien de Tel-Aviv Haaretz examine les cassures intérieures qui divisent encore et toujours sa société.STÉPHANE BAILLARGEON Tel-Aviv — Après une récente rencontre avec le premier ministre israélien Ariel Sharon, l’éditorialiste Daniel Bensimon a vu l’imposant général-politicien se diriger vers des toilettes, suivi de cinq de ses gardes du corps.Cinq vigiles armés et prêts a tout Une pause intime pour un des hommes les phis menacés de la planète, habitué à une protection de vingt commandos dans ses appartements de fonction «H est rentré aux toilettes avec cinq gardes», raconte l'écrivain et journaliste du quotidien Haaretz, rencontré la semaine dernière dans un restaurant branché de Tel-Aviv.«Ariel Sharon ne se présente jamais en public sans deux cents protecteurs qui forment autour de lui un bouclier humain Les menaces d’attentat sont bien réelles En Israâ même, les juifs qui s 'opposent à ses politiques le traitent de dictateur, de Mussolini ou d’Hitler Beaucoup de radicaux jurent de mourir pour leurs idéaux Les ul-traorthodoxes ne céderont jamais si l'État leur enlève la religion ou ce qui est assimilé à la vérité biblique.» VOIR PAGE B 2: FRACTURE y: > KARINA MARCEAU Depuis vendredi dernier et encore toute cette semaine, des foules d’Israéliens honorent la mémoire dTitzhak Rabin, martyr du processus de paix, faucon devenu colombe.Ariel Sharon ne se présente jamais en public sans deux cents protecteurs qui forment autour de lui un bouclier humain.Les menaces d’attentat sont bien réelles.f LE DEVOIR.LE LUNDI X O V E M B R E 2 0 0 5 LE M0SDE FRACTURE SUITE DE LA PAGE B 1 Le passé demeure garant de ce présent menaçant Le 4 novembre 1995, après une grande manifestation de quelque 100 000 personnes en faveur de la paix au centre de Tel-Aviv, Yigal Amir, un fou de Dieu de 27 ans, assassinait le premier ministre de son pays Yitzhak Rabin en lui tirant trois balles de revolver à bout portant.L’assassin croupit toujours en prison.Il vient de se marier et demande la révision de son procès.Dix ans plus tord, la société israélienne vit sur le legs de cette tragédie.Selon un récent sondage, huit Israéliens sur dix croient toujours possible un nouvel assassinat politique d’un haut dirigeant.Après la première Intifada lancée en 1987, après la guerre du Golfe (1991), l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le gouvernement israélien se rencontraient en Norvège pour négocier la paix.Les Accords d’Oslo, conclus en 1993 par une historique poignée de main entre Yitzhak Rabin et le chef de l’OLP Yasser Arafat, entourés du président américain Bill Clinton, apparaissaient comme une grande trahison aux yeux théologiquement embrouillés des religieux les plus radicaux.Pour eux, l’Accord prévoyant la rétrocession de territoires en échange de la paix («Land for Peace») équivalait à brader une partie de la Terre promise donnée aux juifs par Adonaï Ijji-même.Mémoire de Rabin honorée Depuis vendredi dernier et encore toute cette semaine, des foules d’Israéliens honorent la mémoire d’Yitzhak Rabin, martyr du processus de paix, faucon devenu colombe.Un centre à son nom a été inauguré plus tôt cette année à Tel-Aviv.L'immeuble de 25 millions de dollars canadiens, conçu par le Montréalais Moshe Safdie, également responsable du nouveau musée de l’holocauste (Yad Vashem, à Jérusalem) incorpore un ancien bunker antinucléaire.Il sert principalement à la «formation démocratique» des jeunes et des militaires.Ix' recueillement reprendra de plus belle le 14 no- vembre, jour véritable du dixième anniversaire de la tragédie selon le calendrier hébraïque.«Cet assassinat rappelle toutes les contradictions et les tensions de la société israélienne», dit Daniel Ben-simon.Son journal de gauche s’avère un des plus influents du pays, l’équivalent du Monde en France.«Rabin a été victime du conflit entre les deux visages d’Israël, un symbole de la société laïque, occidentale, démocratique, abattu par un citoyen théo-cratique, oriental et radical.Un juif en a tué un autre parce qu’il sentait son monde menacé par les Accords d’Oslo.» La mort d’Yitzhak Rabin a eu l’effet d’un tremblement de terre.La société s’est subitement trouvée face à ses propres contradictions et aux dangereuses dérives où l’avaiept conduite les politiques ambiguës menées par l’Etat à l’égard des franges les plus extrémistes du mouvement sioniste.Une réalité que beaucoup, en Israël, avaient refusé de regarder en face.Après l’assassinat, le sentiment généralement partagé voulait que la tragédie ressouderait l’unité nationale.La démocratie israélienne a tenu le coup malgré de nombreux autres chocs, dont la deuxième Intifada, lancée au tournant du millénaire.En cinq ans, ce nouveau conflit, beaucoup plus sanglant, a fait environ 3500 morts du côté palestinien et plus de 1000 du côté israélien, dont beaucoup de jeunes, fauchés par des attaques suicides dans les bars ou les autobus.Cette guerre sans le nom a sapé l’économie et le moral du pays.L'été dernier, le gouvernement de droite du premier ministre Ariel Sharon décidait donc de se retirer unilatéralement de la Bande de Gaza appliquant du même coup le programme «Land for Peace», traditionnellement soutenu par la gauche.«La société israélienne vit une situation post-traumatique, commente Daniel Bensimon.Après une opération chirurgicale très délicate, elle se retrouve dans la salle de récupération, étonnée encore de ce qui vient de lui arriver.Elle ne sait pas ce qui l’attend.Elle semble forte, capable de récupérer, mais les signes du mal qui la ronge ne peuvent susciter un optimisme béat.» Le gouvernement de Sharon pourrait d’ailleurs tomber dans les prochains jours avec un vote de confiance à la Knesset autour de la nomination de trois nouveaux ministres.La moitié du Likoud, le parti du premier ministre, entre quinze et vingt députés au total, pourrait voter avec l’opposition.«Sur le plan politique, nous sommes devant une situation sans précédent.Toutes les cartes fondamentales se brouillent.Le programme Land for Peace est appliqué par la droite.Dans les sondages, Sharon s’avère beaucoup plus populaire que son parti.Contre toute attente, la guerre civile attendue avec le retrait de Gaza, ne s’est pas produit.Nous attendions des centaines de victimes.Il n’y en a eu que deux, deux juifs qui se sont suicidés.» Tout de piême, l’idée de la juste et légitime création d’un Etat palestinien et du retrait des territoires occupés a fait son chemin.Minoritaire à la création d’Israël, rejetée viscéralement par beaucoup il y a dix ans, la position rallie maintenant une très large majorité de la société israélienne.Seulement, le commentateur critique Bensimon observe que son petit pays apparaît plus morcelé que jamais par une infinité de problèmes sociopolitiques d’une complexité démentielle.Israël est un abîme: quand un observateur se penche sur cette première terre du monde, il ne peut qu’éprouver un vertige.« Multitudes de groupes tribaux » «Nous ne sommes pas seulement divisés entre la droite et la gauche.Il y a aussi les religieux contre les laïques, les Arabes israéliens contre les juifs, les ashkénazes contre les séfarades, les anciens immigrants d’Europe et d’Amérique contre les nouveaux venus de Russie ou d’Ethiopie, les pauvres contre les riches.Cette société se compose d’une multitude de groupes tribaux agitant ses symboles et ses positions.Le défi consiste maintenant à se redéfinir collectivement.» Les tensions entre la faction religieuse radicale et le reste de la société apparaissent particulière- ment troublantes.Israël n’est toujours pas une démocratie comme les autres.Le respect des traditions juives se retrouve inscrit dans la loi, et les rabbins conservent le monopole exclusif sur les grands rites de passage (naissance, mariage, enterrement) .Des partis politiques militent ouvertement contre le modernisme, l’assimilation, la dépravation dés mœurs.«Entre 20 et 25 % de la population voudrait transformer le Parlement en synagogue.Ça, vous n’avez pas ça au Québec, malgré toutes vos divisions.Les orthodoxes ne reconnaissent même pas l’autorité de la Cour suprême.Pour eux, la loi vient de Dieu, un point c’est tout.Israël vit un affrontement perpétuel entre la démocratie et la théocratie.» Tel-Aviv demeure la capitale de la laïcité israélienne.L’autre grand pôle se cristallise autour de Jérusalem.«Soixante kilomètres et tout un univers séparent ces deux villes Jérusalem, c’est le passé, la mémoire, l’histoire juive; Tel-Aviv, c’est le présent, l’avenir, l’identité laïque d’Israël.Vendredi soir, au début du Sabbat, tout s’arête autour du mur des Lamentations.Ici, au contraire, la ville explose toute la nuit dans les bars et les discothèques.Aucune de ses villes ne peut prétendre résumer le pays à deux faces qui s’éloignent l’une de l’autre.» D’autant plus que les fractures du côté israélien du «mur de sécurité», érigé autour des territoires, vont en s’accentuant.Maintenant, 30 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté.L’écart entre les plus riches et les plus pauvres est le deuxième en importance des sociétés modernes, les Etats-Unis occupant le honteux premier rang.«Je suis un ennemi connu de ce régime trop influencé parles militaire, conclut Daniel Bensimon./e pensais qu’après le désengagement des territoires on commencerait à s’occuper des pauvres, de l’éducation, des jeunes, du logement.Malheureusement, notre démocratie ne tourne pas la page, va de crise sécuritaire en crise politique et n’aborde pas de front les questions sociales.» Le Devoir Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100» 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPRIÉTÉS À VENDUE PROPRIÉTÉS À VENDRE .nw».LONGUEUIL Conage détaché 3 c.c.s.s.fini avec foyer au gaz, cuisine en chêne, piscine creusée, beau grand terrain paysager de + de 8,000 p.c., garage et cabanon.259 000$ 450-679-2683 HISTORIQUE, VIEUX-LONGUEÜIL Maison de style normand, 10 pièces, mezzanine, cuisine et salle de bains rénovées.foyer combustion EPS, chêne, ardoise, 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reins.10-Dans le vent.-Affluent de l'Ouban-gui.- Femme d'Ost-ns.11 • Infection due à une bactérie du genre Chlamydia 12 • Negation ¦ PI de ton - Fait depuis peu Solution d'hier LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 30 Â 1 7 H 00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces @ ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.I.K DKVOMi ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.APPIRIEMENB El IQCEHENimOUER C.D.N.-18 APPTS RÉNOVÉS Livraison janvier 2006 Visile Libre sam 13h30 à 16h et dimanche I4hàl6h.2475 Éd.-Montpetit 514-831 -7876 CENTRE-VILLE - 51 2 rénové.2e ds beau triplex.2c.c.4 électros.Nov 900$ 514-844-7948 ILE DES SOEURS, Gr.4 1/2 a 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