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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2005-11-22, Collections de BAnQ.

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A 8 LE DEVOIR.LE MARDI 22 NOVEMBRE 2 0 0 5 ACTUALITES FEMMES SUITE DE LA PAGE 1 En somme, on sent qu’on se dirige tout droit vers la fin des maisons de naissance, qui sont pourtant la clé de voûte de notre système.» Sur papier, rien ne laisse présager un tel virage si ce n’est le retard qu’accuse le ministre Philippe Couillard dans sa rédaction d'une politique de périnatalité attendue le printemps dernier et dont le dépôt a été une fois de plus reporté récemment.Dans une lettre datée de quelques mois seulement, M.Couillard réitérait quand même sa promesse de faire des maisons de naissance la pierre angulaire de son réseau.Dans les faits toutefois, ce n’est pas du tout ce qui se produit, explique Mme Labelle.«Prenons l'exemple du projet de la maison de naissance Plateau Mont-Royal.On a rencontré l’Agence montréalaise, qui nous a dit que, finalement, il n’y aura pas de maison de naissance et que ce sont là des directives qui émanent directement du ministère.Pourtant, on a une lettre du ministre qui dit l’inverse.Qui faut-il croire?» Le surplace du gouvernement Charest dans ce dossier tend à encourager les inquiétudes de la coalition forte d'une dizaine d’organismes.Depuis la légalisation de la pratique de sage-femme en 1999, seules huit maisons de naissance ont ouvert leurs portes, pour la plupart issues des projets-pi-lotes déjà existants.De nombreux projets sont sur les tables à dessin un peu partout au Québec, mais le feu vert ne vient pas, faute de directives claires et de crédits financiers appropriés.Résultat: cette année encore, seules 2 % des parturientes pourront accoucher avec une sage-femme à l’endroit qui leur plaît.C’est bien peu quand on compare ces chiffres à ceux de la firme SOM qui montrent que 15 % choisiraient plutôt la maison de naissance et 9 % leur foyer.«Non seulement on se retrouve avec des listes d’attente invraisemblables, mais on refuse des femmes.Le libre choix n’est que théorique au Québec», tranche Mme Labelle.Le sondage intitulé Étude sur les attentes des femmes en âge de procréer à l’égard des services de périnatalité met beaucoup l’accent sur l'accouchement à l’hôpital, une avenue que le ministère défend un peu trop au goût du Regroupement Naissance-Renaissance.«Ça me choque de voir qu’on a misé sur l’accouchement à l’hôpital dans ce sondage et qu’on n'a pas fait le même exercice pour l’accouchement à domicile ou en maison de naissance.Il me semble qu’il aurait fallu compléter l’exercice pour que les comparaisons soient valables.» En dépit de ce biais apparent, il est impossible de ne pas voir qu’une frange de la population québécoise ne veut rien savoir de l’hôpital.Ce sentiment est particulièrement fort du côté des femmes qui feraient affaire avec une sage-femme si elles en avaient le choix.Seulement 13 % d’entre elles choisiraient le milieu hospitalier contre 45 % la maison de naissance et 43 % leur domicile.Pour Geneviève Labelle, ce sondage est à la fois une bénédiction et une gifle.«On est ravies de retrouver là des chiffres que nous véhiculons depuis des années, mais on est aussi choquées de voir que le ministère peut continuer à nier le désir des femmes d’accoucher ailleurs qu’à l'hôpital alors que son propre sondage montre qu’elles sont nombreuses à vouloir avoir leur enfant à la maison ou en maison de naissance.» Cette enquête montre que les tergiversations du ministère ne sont pas le seul élément qui fait en sorte que la jeune profession a du mal à s'imposer.En effet, les sages-femmes ont encore bien du travail à faire pour gagner le cœur des Québécoises.Pas moins de 65 % des répondantes ont dit ignorer que la sage-femme a pour tâcher d’assurer le suivi pendant la grossesse.Seules 9 % savaient que c’est elle qui assure aussi le suivi après l’accouchement.Toutes ou presque ignoraient que cette bachelière peut réparer le périnée ou réanimer un nouveau-né.Le manque de visibilité des sages-femmes dans le système de santé est un autre problème majeur que rencontre Naissance-Renaissance.«Le ministère a fait faire une superbe publicité par le réalisateur Denis Villeneuve, mais elle n’est pas diffusée.Il y a aussi un dépliant sur la pratique de sage-femme qui traîne dans les back store des CLSC, mais aucun numéro de téléphone n'y figure et il n’est pas distribué parce que personne ne veut avoir à dire aux intéressées que le service n’est pas disponible», raconte Mme Labelle.Aujourd'hui, la jeune profession est à un tournant Ses huit maisons ont atteint un tel point de saturation qu’elles plafonnent à 1300 accouchements par année.Reste à savoir quelle avenue sera préconisée par le gouvernement pour sortir de l’impasse.Pour la coalition, la solution réside dans le renforcement du réseau de maisons de naissance et pas ailleurs.«La maison de naissance est la clé de voûte, c’est un lieu deformation, qui appartient aux femmes, qui est petit, qui ramène tout à l’échelle humaine, on ne peut tout simplement pas s’en passer», estime Geneviève Labelle.Notons que l'enquête faite par SOM a été réalisée au moyen d'entrevues téléphoniques réalisées du 20 mai au 7 juin 2005 auprès de 1002 femmes de 18 à 45 ans.La marge d’erreur a été évaluée à 3,7 % à un niveau de confiance de 95 %.Le Devoir Rectificatifs Les numéros de téléphone du Festival Bach de Montréal sont le (514) 295-9752 et le (514) 893-1275.Le numéro indiqué samedi dans notre cahier Culture est celui d’un télécopieur.Avec toutes nos excuses.?Contrairement à ce que nous avons écrit dans nos éditions du 17 et du 19 novembre, le président de la Commission-J eunesse du Parti libéral du Québec se nomme Smon Bégin et non Simon Boivin.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 EU Place-des-Arts Os sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 LAYTON SUITE DE LA PAGE 1 «la Chambre a perdu confiance'dans ce gouvernement».Elle sera adoptée, puisque l’opposition est unanime.Le gouvernement minoritaire libéral sera renversé et des élections, déclenchées.Le scrutin pourrait être aussi tôt que le 3 janvier, mais on s’attend plutôt à ce que le premier ministre choisisse le 9, le 16 ou même le 23 janvier.Avec une telle date de scrutin, le vote serait devancé d'à peine deux mois par rapport à l'échéancier proposé par Paul Martin.Pourquoi ne pas attendre encore un peu, alors?«f ai été un homme patient, mais je ne peux plus attendre», a répondu Stephen Haiper.Selon M.Harper, il ne reste que deux possibilités pour éviter une campagne pendant les fêtes.Ou bien le gouvernement proroge la Chambre, ce qui signifie que tous les travaux cessent — et que les projets de loi meurent au feuilleton — jusqu’à la présentation d'un nouveau discours du Trône.Ou alors le gouvernement change d’avis et promet un déclenchement après Noël.M.Martin a «une semaine complète» pour ce faire.«M.Layton a donné à ce premier ministre toutes les occasions d’être raisonnable, démocratique et prêt au compromis, a déclaré M.Harper.Si les libéraux ne veulent pas en faire, même si l’issue est inévitable, alors ça démontre l’incapacité du Parti libéral de travailler avec quelque autre parti politique que ce soit.» Les libéraux ont déjà commencé leur campagne de relations publiques en accusant l’opposition, avec ces élections hâtives, de mettre en péril certains transferts financiers et, des projets de loi importants pour la population.A titre d’exemple, dans son allocution hebdomadaire de dimanche, M.Martin a énuméré longuement les mesures qu’il ne pourrait pas prendre à cause de cette élection, dont la hausse des salaires des militaires canadiens (322 millions de dollars) et le dédommagement des éle- veurs pour la crise de la vache folle (97 millions).Avec ces semaines de plus de Parlement, a explique le premier ministre aux auditeurs, «nous pouvons nous assurer que nos soldats reçoivent l'augmentation de salaire qu 'ils méritent».Dans les faits, les soldats ont déjà touche leurs augmentations, et ce, depuis avril.Le vote à la Chambre des communes n'est qu’une formalité.S’il n’a pas lieu avant le déclenchement des élections, le ministère réorganise son budget en conséquence jusqu'à l’arrivée du prochain gouvernement.Même chose pour les agriculteurs.Quant aux baisses d’impôt pour les petits salaries promises dans le mini-budget de la semaine dernière, elles seront entérinées par le Parlement dès demain.Bien que rétroactives, efles n'entreront en vigueur que lorsque les contribuables rempliront leur déclaration de revenus, leç retenues à la source n’étant pas changées maintenant.Toutes les autres mesures de ce mini-budget (baisses d’impôt pour la classe moyenne, réinvestissement dans l'éducation, etc.) n'auraient pas pu entrer en vigueur tout de suite puisqu'un projet de loi doit d’abord être rédigé et adopté par le Parlement Il ne reste pas assez de temps pour cela La Chambre des communes a accepte de procéder à l'adoption expeditive de quatre projets de loi qui tenaient à cœur à tous les partis, dont les fameux chèques de 125 ou 250 $ pour pallier la hausse des prix du chauffage (C-66).Reste au Sénat à adopter ces mesures d'ici à la semaine prochaine.«Je pense que nous pourrons faire passer cette legis-lation rapidement, et je m attends à ce que le sénateur Austin Header libéral au Sénat] tasse tout (ce qui est) en son pouvoir pour expcdier ceci et obtenir la sanction royale», a déclaré Tony Valeri M.Valeri n’a pas manque de rappeler que c'était là un vote de confiance puisque le projet de loi C-66 a une portée budgétaire.«IjC Parlement a encore une fois exprime sa confiance en ce gouvernement», s’est-il enorgueilli à sa sortie de la Chambre des communes.Par ailleurs, le cabinet des ministres se penchera aujourd’hui sur une demande du ministre de la Défense nationale de procéder à l’achat de 16 avions militaires d'une valeur de 4,6 milliards de dollars.11 s'agit d'un plan d'achat revu à la baisse compte tenu du contexte préélectoral.Le Devoir Bois d’œuvre: une aide de 1,5 milliard ?Ottawa s'apprêterait à lancer un programme de 1,5 milliard sur 5 ans pour venir au secours de l’industrie du bois d’oeuvre canadien, affinne la télé vision de Radio-Canada.Alors qu’une élection générale apparait inevitable, Ottawa répondrait ainsi aux demandes répétées d'une industrie du bois d’oeuvre à bout de souffle.Selon Rie dio-Canada, le gouvernement libéral devrait dévoiler les détails de son programme jeudi en même temps dans quatre provinces, soit le Québec, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique.L’aide inclurait une somme de 800 millions distribuée sous forme de garanties de prêts.Un autre 1(X) millions serait affecté aux cas urgents, c’est-à-dire aux entreprises qui ont besoin de fonds pour honorer leurs obligations financières.Une troisième tranche de 300 millions du programme irait à la recherche et au développement, et 150 millions aux communautés durement touchées par la crise du bois d'oeuvre, pour les aider à diversifier leurs activités économiques.Enfin.un montant de 60 millions $ serait versé pour trouver de nouveaux marchés pour le bois d’oeuvre.L’industrie du bois d’oeuvre canadien a dû payer une surtaxe de plus de 5 milliards $ depuis trois mis pour ses exportations aux Etats-Unis.Entre-temps, le différend commercial entre le Canada et les Etats-Unis ne semble pas près de finir.Washington devrait annoncer demain sa dérision de porter en appel la décision d'un tribunal de TA! ENA favorable au Canada, prise au mois d'août.Presse canadienne OKA SUITE DE LA PAGE 1 pour arrimer son plan d’affaires et parachever une offre d’achat nécessitant une participation de tous les ordres de gouvernement Le terrain totalise 270 hectares et compte une douzaine de bâtiments, dont le monastère compie tel, déployé sur environ 15 000 mètres carrés.Erigée pendant la Première Guerre mondiale, conçue pour 175 moines, l’abbaye ne compte plus que 27 trappistes, très âgés pour la plupart.La communauté a annoncé en août 2003 son intention de quitter Notre-Dame-du-Lac pour s’installer dans une nouvelle abbaye cistercienne qui sera construite à Saint-Jean-de-Matha selon les plans de l’architecte Pierre ThibeaulL La valeur de leur vieux et grand domaine n’est pas dévoilée par les pères, mais il est certain qu’il vaut plusieurs millions de dollars.Les promoteurs de la solution communautaire pensent faire l’unanimité positive autour de leur projet respectant l’intégrité architecturale et paysagère du domaine.Par contraste, l'idée récente de développer des appartements dans le monastère des carmélites de Montréal a échoué en raison de la levée de boucliers des défenseurs du patrimoine.«Nous avons établi un large consensus dans la communauté avant d’accoucher de ce projet avec l'objectif clair de ne pas transformer l’abbaye en condos», explique Michel Goyer, directeur de projet de la CACO.«Nous avons consulté une cinquantaine de personnes et une vingtaine d’organismes.Finalement, nous avons reçu l’appui formel de seize groupes et institutions de la région parce que notre vision permet de préserver le site en misant sur une organicité profonde entre les principales constituantes du projet que sont la formation, les arts et la culture, le tourisme, l'agriculture et la transformation alimentaire.» Le premier volet de cette proposition vise la mise en place d’entreprises-écoles (sur le modèle du compagnonnage) ou de programmes d'insertion en milieu de travail.La Commission scolaire des Mille-Îles défend certaines des propositions pédagogiques.Le second volet concerne la mise en place d'un centre d'interprétation et la préservation du lieu patrimonial.L’abbaye continuerait aussi d’accueillir des évé nements artistiques comme les concerts dominicaux.le troisième élément vise la réception de réunions d’affaires et de congrès, mais aussi la continuité de l’hébergement des retraités spirituels, dans la pure tradition trappiste.Le plan de la CACO mentionne aussi que les visiteurs du parc d'Oka pourraient bénéficier de services d’accueil, par exemple pour coupler des randonnées de ski de fond à un souper et à une nuit au monastère.Le monastère compte une soixantaine de cellules et son hôtellerie, une trentaine de chambres.Le dernier volet envisage aussi bien la constitution d’un centre de recherche en agriculture que le développement d’une vitrine des produits régionaux, cette fois en continuité des activités de la boutique des pères.On y retrouverait évidemment des produits de la ponune et du fromage Oka, traditionnellement associés à la Trappe.Il serait même ixissible de développer une vitrine de tous les fromages québécois au sein de l’ancienne abbaye.Cela dit, il faut encore convaincre différents bailleurs de fonds de financer le projet.D‘s trois ordres de gouvernement sont interpellés par la Corporation, notamment la Conférence régionale des élus des Inurentides, Développement économique Canada et le gouvernement du Québec.•Nous souhaitons acheter l’abbaye comptant de façon à ne pas traîner une dette, dit encore M.Goyer.Ntms souhaitons aussi intéresser un ou des mécènes privés à mitre projet parce qu un tel levier privé nous assurerait facilement la participation des gtmvemcmrnts.» les activités mises en place après le départ des trappistes viseraient l'autofinancement Li Corporation a également développé un modèle d'affaire original permettant d’acquérir le domaine dans son ensemble tout en laissimt à chacun des partenaires-locataires la latitude nécessaire jxiur exploiter ses activités dans les portions occupées grâce à des baux commerciaux ou emphytéotiques.D's prochains mois s’avéreront cruciaux pour la Trappe.1 /‘s élus et les fonctionnaires devraient donner leurs réponses aux demandes de financement d’ici à l’été prochain.Dans le meilleur des cas, le transfert progressif de propriété et de fonctions s’échelonnerait ensuite sur deux ans, jusqu’en 2008.Ia’ Devoir SUITE DE LA PAGE 1 premier ministre Jean Charest le 10 décembre 2004.La Commission spéciale sur la loi électorale, qui a tenu des audiences publiques début novembre, s’est aussi donné un «comité citoyen», c’est-à-dire un groupe de personnes tirées au sort dans la population qui participeront aux travaux de la commission.Les péquistes sont les plus friands de l’adjectif.Dans un discours sur la patrimoine religieux, la députée Nicole léger a parlé, en l’espace d’une minute d'une «déclaration citoyenne», d’une «participation citoyenne» et a évoqué la création d'une «assemblée citoyenne».En 2002, le député Jean-Pierre Charbon-neau, alors ministre de la Réforme électorale, se réjouissait de la mise sur pied d’une «instance citoyenne» pour étudier la réforme du mode de scrutin.A la tête de celle-ci, l'ancien patron du mouvement Desjardins, Claude Béland, dans ses discours, disait qu’il allait mener une «consultation citoyenne».Et l’on ne compte plus les «démarches citoyennes», les «gestes citoyens» et les «projets citoyens».Rassemblement large Les syndicats sont aussi touchés par la vogue.Au début du mois, la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (F1IQ) annonçait la tenue d’une manifestation «citoyenne».«C’est parce qu ’on invite les gens à se joindre à nous», nous a expliqué la conseillère aux communications de la FIIQ, Sandra Gagné.Cette idée de «rassemblement large» c’est exactement ce que les fondatrices d'Option citoyenne, Françoise David en tête, voulaient exprimer en baptisant ainsi leur parti: « Dans mon esprit, Option citoyenne, ça voulait dire “la plus ras-sembleuse possible’.» Est-ce à dire que ceux qui n’en font pas partie sont moins «citoyens», se demande toutefois l’ancien directeur de L’actualité, Jean Paré, qui vient de publier Le Code des tics, un guide de la langue de bois, du jargon, des clichés et des tics tendance (Boréal)?Non, proteste Françoise David, en soulignant que le Parti québécois a beau se dire «québécois», il ne prive «pas les autres partis de leur ‘québécitude’ pour au- CITOYEN tant».L’option «citoyenne», c’est «l’idée que le peuple se réapproprie la politique, ce que les Grecs nommaient politique, c’est-à-dire l’organisation de la cité», explique Mme David.Cela ne convainc pas M.Paré, qui maintient que ce type de nom de parti est nouveau: «Quand on a appelé “démocrate" le parti américain qui porte encore ce nom, c’était pour signifier clairement que les autres partis ne l’étaient pas.» Disparition de «civique»?Chroniqueur au Devoir, mais aussi président de l’Institut du nouveau monde (INM), Michel Venne fait usage du mot «citoyen» comme d'un adjectif.«Im mode ou la tendance semble être à utiliser le mot citoyen, comme adjectif, pour remplacer le mot civique», constate-t-il.«C’est du moins ainsi que je t’entends personnellement, même si je le fais un peu à contrecœur».Selon lui, «le sens du mot civique semble s’être perdu».L’adjectif civique, aujourd’hui, est plus spontanément associé au «civisme» «plutôt qu’à l’exercice des droits politiques et de la participation civique», dit Michel Venne.Mais, dans une certaine gauche, «citoyen» devient de plus en plus un synonyme de «militant», •quelqu’un vraiment engagé à gauche», note-t-il.Voiture citoyenne Parfois, l’usage de l'adjectif «citoyen» prend des allures presque caricaturales, comme dans l’expression «voiture citoyenne».Cela révélerait d’une idéologie qualifiée de «citoyennophilie» par l’écrivain français Philippe Muray.Le véhicule nommé plus haut, comme l’expliquait dans nos pages automobiles le journaliste Pascal Boissé, n’est évidemment pas de type sport De plus, «il favorise la sécurité des occupants, des piétons et des deux-roues et la sécurité des occupants» des autres voitures.Evidemment la «voiture citoyenne contribuera» a la protection de l’environnement Selon ces critères, la Fiat Punto a été classée fin octobre -meilleure voiture citoyenne» par la Ligue contre la violence routière, un organisme français qui publiait pour la première fois un «palmarès de la voiture citoyenne».Quand on lui parle de ce phénomène, Françoise David a une première réaction assez critique: «comme n importe quel mot qui un jour ment a la mode, des publicitaires futés s’en emparent et lui font dire n ’importe quoi».Mais après quelques instants, Mme David nuance et trouve «pas folle», au fond, l’expression «voiture citoyenne».Une voiture qui pollue moins et consomme moins que les autres «mérite peut-être le qualificatif de citoyen», dit-elle, puisqu'on peut y percevoir «l’effort que chacun ou chacune est prêt ou prête à faire pour contribuer au bien commun».Et le parti qui naitra, le 15 janvier, aura-t-il toujours le qualificatif de «citoyen»?Pourquoi pas l’Union des forces citoyennes?«Vous verrez en janvier», répond-elle.Vertu Certes, «citoyen» a déjà existé comme adjectif, fait remarquer Benoît Melançon, du département d’études françaises de l’Université de Montréal (UdeM).Le Trésor de la langue française considère toutefois cet usage comme vieilli.On parla autrefois d'un «soldat citoyen», d'un «tableau citoyen».Ce n’était pas à l’époque une façon de qualifier un acte, un comportement ou une chose de «louable» ou de «vertueuse», a noté Jacques Capelovici dans Le Figaro.En somme, «le terme risque fort», s'inquiète le philosophe Daniel Weinstock de l’UdeM, «de devenir tout simplement synonyme de "BON", et de perdre la dimension institutionnelle qui accompagne traditionnellement le concept».Que l’on puisse en user pour qualifier des actes de consommation, comme d'acheter une voiture hybride ou d’acheter équitable, montre que le concept «est à la limite de l’éclatement», affirme-t-il.«Tout comme l’idée d’entreprise citoyenne", qui devient un mantra dans les milieux d’éthique des affaires.» \jt destin de «citoyen» pourrait bien ressembler à celui de «durable», qui est assez triste, selon M.Weinstock: «Il acquiert, a partir d'une signification originale relativement pointue, une connotation positive indépendante de son contenu original et devient ensuite un ingrédient d’une stratégie de marketing, une manière de vendre une marque auprès d’un public qui tient à pouvoir se représenter comme possédant une vertu supérieure.» Ce qui, convenons-en, n'est pas très citoyen.Le Devoir Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 514-985-3399 514-985-3390 1800363-0305 Les avis 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»-n avertir notre aendee a la cieMHr è par loynmmr Québécor St jean.Hfi.boulevard taduatririSomt-Jean «irV Ka trlru.dfwuon de Impnmmr» Quebec or inr .612.nie SaMl jacquea Oueat, Montréal, ina da Groupe Québécor lac.900.bouleaird Saint-Martai Oueat, \jgeé Lovot de pubfccauow — Loregwtrement ir 08&6 Iiépftt legai Ktbh>ithe*|ue nationale du Québr« 1 B 6 LE DEVOIR.LE MARDI 22 NOVEMBRE 2005 LES SPORTS HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P DPFBP BCPts Ottawa 15 3 0 85 38 30 Montréal 13 5 3 65 64 29 Toronto 12 7 2 78 71 26 Buffalo 11 9 0 68 69 22 Boston 7 10 5 69 79 19 Section Atlantique N.Y.Rangers 13 7 3 74 58 29 Philadelphie 12 4 3 83 67 27 N.Y.Islanders 11 10 0 67 72 22 New Jersey 9 9 2 61 72 20 Pittsburgh 6 9 6 63 89 18 Section Sud-Est Caroline 14 5 1 72 58 29 Tampa Bay 10 9 3 68 66 23 Atlanta 8 11 1 71 75 17 Washington 8 12 0 57 85 16 Floride 6 11 4 47 64 16 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 15 5 2 80 54 32 Nashville 12 3 3 54 49 27 Chicago 9 11 0 59 74 18 St.Louis 4 12 3 49 74 11 Columbus 5 16 0 38 75 10 Section Nord-Ouest Vancouver 13 6 2 70 61 28 Calgary 12 8 2 56 58 26 Colorado 11 7 2 79 65 24 Edmonton 11 10 1 69 68 23 Minnesota 9 9 2 54 47 20 Section Pacifique Los Angeles 14 6 1 79 60 29 Dallas 13 6 1 72 61 27 Phoenix 11 10 2 64 59 24 San José 8 8 3 51 64 19 Anaheim 7 10 4 55 61 18 Hier Nashville à Detroit (remis) Calgary au Colorado San José à Edmonton Aujourd'hui N.V.Rangers à Buftalo, 19h Tampa Bay à Philadelphie, 19h Ottawa en Caroline, 19h Atlanta à Montréal, 19h30 Washington à Pittsburgh, 19h30 Los Angeles à St.Louis, 20h Anaheim à Phoenix, 21 h Chicago à Vancouver, 22h Demain Buffalo à N.Y.Islanders, 19h Tampa Bay à Washington, 19h New Jersey en Floride, 19h Nashville à Columbus, 19h Boston à Toronto, 19h30 ' Colorado à Detroit, 19h30 Edmonton au Minnesota, 20h Anaheim à Dallas, 20h30 San José à Calgary, 22h Jeudi N.Y, Rangers à Atlanta, 19h Los Angeles à Nashville, 20h San José à Vancouver, 22h Vendredi Philadelphie à Boston, 12h Ottawa à N.Y Islanders, 14h St.Louis au Minnesota, 14h Detroit à Anaheim, 16h Toronto en Caroline, 19h Colorado à Columbus, 19h New Jersey à Tampa Bay, 19h30 Pittsburgh en Floride, 19h30 Montréal à Buffalo, 20h Phoenix à Dallas, 20h30 Edmonton à Calgary, 21 h FOOTBALL Deux adversaires habitués en finale de la coupe Grey DONALD MCKENZIE Un affrontement Eskimos-Alouettes en finale de la coupe Grey n’a rien de très original: ce sera le troisième en quatre ans entre les équipes d’Edmonton et de Montréal.•C'est une bonne rivalité, a déclaré le quart Anthony Calvillo hier.Nous avons gagné chacun une fois, ce sera l'occasion d'une revanche et nous voulons nous assurer de repartir avec la victoire.» Calvillo souhaite évidemment un scénario comparable à celui de 2002 quand il a conduit les Alouettes à une victoire de 25-16 et non pas à celui de l’année suivante lorsqu’il a perdu 34-22.Mais il ne s’attend pas à un match facile.*Ce n’est pas tellement l’équipe qui va essayer de vous confondre.Ils misent beaucoup sur la couverture homme pour homme.Ils disent: “C'est à vous de nous battre".Et ils ont les gars sur la ligne pour appliquer la pression et les demis défensifs Pour faire la couverture.•Ça sera donc un défi à relever.Il faudra s’assurer que nos receveurs vont battre leurs demis et si on y parvient, on devrait l’emporter.Mais ça ne sera pas facile, h y a passablement de talent dans cette équipe, notamment du côté défensif.» Calvillo a indiqué que la victoire à Toronto comptait beaucoup dans sa carrière parce que c’était la première fois qu’il gagnait une finale de l’Est à l’étranger.Lapointe sera prêt Eric Lapointe, le héros de la victoire avec trois touchés et 112 verges de gains au sol en un peu plus de 30 minutes de jeu, s’est dit prêt à assurer de nouveau la relève de Robert Edwards si ce dernier n’est pas suffisamment guéri de sa blessure aux côtes.•Robert a été tout un meneur pour nous cette saison et ce sera une déception s’il n’est pas en uniforme pour le match de la coupe Grey, a-t-il constaté.Mais je serai prêt.J’approche de la fin de ma carrière et ça serait formidable de terminer sur une bonne note avec une autre bague au doigt» Le directeur général Jim Popp a rappelé que ses Alouettes, qui ont terminé au deuxième rang dans l’Est derrière les Argonauts et ont dû commencer par éliminer les Roughriders de la Saskatchewan, ont prouvé toute l’année qu’ils pouvaient rebondir face à l’adversité.•Cest une équipe unique, les gars se tiennent et ont confiance l’un en l’autre, a déclaré Popp.Même quand nous avons échappé des matchs que nous croyions n'avoir jamais dû perdre, c’était plus une question d’incrédulité que de manque de confiance en nous» Presse canadienne Défi Canada-Russie Trois buts de Latendresse dans la victoire de la LHJMQ FRANÇOIS LEMENL Drummondville — Les dirigeants du Canadien de Montréal avaient toutes les raisons de se réjouir de la victoire de 74 que les représentants de la LHJMQ ont remportée, hier soir, au Centre Marcel Dionne de Drummondville, dans le premier match du défi Canada-Russie présenté devant 3012 spectateurs.Le directeur général du Canadien, Bob Gainey, et le président Pierre Boivin ont vu Guillaume Latendresse, le deuxième choix de l’équipe au dernier repêchage, marquer trois buts, récolter une aide et distribuer de solides mises en échec dans ce match disputé sous le signe de la rapidité et de la robustesse.Le patineur de Ste-Catherine a joué avec le même aplomb qui lui a valu bien des éloges dînant le camp d’entraînement du Tricolore et il a été nommé le joueur du match.Frédéric St-Denis, deux fois, Alex Bourret et Brent Aubin ont été les autres marqueurs de la LHJMQ.Du côté des Russes, Alexander Radulov, qui joue dims la LHJMQ cette année, s’est imposé avec un but et deux aides, et il a été désigné le meilleur joueur de son équipe.la LHJMQ a dominé 53-26 dans les tirs.Les deux équipes s’affronteront à nouveau demain soir à Moncton.Les Russes disputeront ensuite deux matchs contre les représentants de la Ligue de l’Ontario, et deux autres contre ceux de la Ligue de l’ouest Presse canadienne Le Canadien accueille les Thrashers ce soir Pas de hockey de rattrapage ROBERT LAFLAMME Le Canadien aurait intérêt à réussir le premier but face aux Thrashers d’Atlanta, ce soir.Cela lui éviterait de jouer du hockey de rattrapage, comme il a dû le faire trop souvent dernièrement, et de subir les foudres de ses partisans, comme c’est arrivé samedi soir.Le Tricolore était de retour au travail, hier, après avoir ruminé l’humiliante défaite de 5-1 infligée par les Capitals de Washington deux jours plus tôt Le resserrement du jeu en défensive était l’unique source de préoccupation de Claude Julien, qui a répété que personne ne doit céder à la panique même si la grogne est palpable chez les partisans.•On ne doit pas embarquer les partisans dans nos malheurs, a affirmé l’entraîneur, en réponse à la question.ne m’attarde pas à leur réaction.Ont-ils le droit d’être frustrés?Pourquoi pas?•C’était normal qu ’ils l’aient été samedi parce qu’on n’a pas offert une bonne performance», at-il renchéri.Le joueur de centre Mike Ribei-ro, lui, ne s’est pas caché pour dire que les partisans ont la mèche un peu trop courte, •fai trouvé ça un peu “rough"», a affirmé Ribeiro, au sujet de la réaction négative du pie blic, samedi soir.•On a eu un bon début de saison, et c’était notre première véritable mauvaise performance.Les gens ne pensaient tout de même pas qu’on allait gagner nos 82 matchs, a-t-il ajouté.Ce sont dans des moments comme ceux-là qu’on a besoin de leur soutien.» Ribeiro et les autres Québécois de l’équipe savent que les amateurs de hockey de Montréal sont des plus exigeants.•La foule réagit de la sorte pour notes réveiller.Aucun joueur ne doit le prendre personnellement», a mentionné l’attaquant Steve Bégin.•C’est Montréal, a dit le défenseur Francis Bouillon.Les gens veulent qu’on gagne autant que nous [les joueurs].» In meilleure façon pour le Canadien de ranger la foule derrière lui ce soir serait de marquer le premier but, ce qu’il n’a fait qu’à une reprise dans ses six derniers matchs.Il avait du succès quand il le faisait sur une base régulière avant de connaître sa mauvaise séquence, comme le montre sa fiche de 8-1.Presse canadienne AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Devenez bénévole pour la SP fVni’ tR* h «né ufNVMIY ,k' SP qm * .huine du i .nism j\tn< île* t.rmw : www MkroscenpIaqutLca qc SP Sudoku par Fabien Savary 8 4 1 5 5 2 9 4 3 7 1 5 6 3 3 9 4 l 8 9 9 7 2 ; 3 |6~ 1 4 1 4 7 6 Niveau de difficulté : FACILE Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fols dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.0112 Solution du dornlor numéro 7 3 t 5 4 8 6 2 9 6 5 8 9 ?gf 7~ 13 4 2 9 4 ! 3 6 8 7 5 9 5 6 2 4 1 7 8 3 3 1^7 5 8 6 4 2 9 2 8 4 7 9 3 5 6 1 8 9 3 1 ' 7 ‘ 5 4 7 5 3 6 2 6 12 9 4 8 4 6 2 8 1 9 3 5 7 0111 AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBTE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.’985-3344 Fax.985-3340 Sur Internet : www.ledevolr.com/avis.html www.ledevoir.com/offres.html Courriel : avisdev@ledevoir.com DAVIES WARD PHILUPS & VINEBERG S.E.N.C.R.L., S.r.l.Soyez avisés que M'Grant Ryley McIntyre a, le 15 novembre 2005, joint la société Davies Ward Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L, s.r.l.Les membres du Barreau du Québec qui y exercent leurs activités professionnelles ne sont pas personnellement responsables des obligations de la société ou d'un autre professionnel, découlant des fautes ou négligences commises par ce dernier, son préposé ou son mandataire dans l'exercice de leurs activités professionnelles au sein de la société.LES MORDUS: SPÉCIAL SUDOKU 2 108 grilles de 4 niveaux par notre expert.Fabien Savary En •xc!u»ivtt4 ct>#x R®oaud-Bray Jeu realise par Ludipresse Pour pfus d'informations www.lea-mordus.com Communauté métropolitaine de Montréal AVIS DE COMVOCATIOIH Objet nomination d’un membre du conseil parmi les maires des municipalités des MRC de La Vallee-du-Richelieu et de Rouville dont le territoire est compns dans celui de la Communauté métropolitaine de Montréal* Date Le mardi 29 novembre 2005 4 9 h 30 Lieu : Salle du conseil, bureau de la MRC de La Yallee-du Richelieu.630.rue Richelieu.Beloeil * Beloeil.Carignan.Chambly.McMasterville, Mont Saint-Hilaire.Otterburn Park.Saint Basile-le-Grand.Saint-Jean-Baptiste.Samt-Mathieu de Beloeil, Richelieu.Saint Mathias-sur-Richelieu CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500-04-03626&-042 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) LORENZO LAGATTA, Demandeur c.NATASHA KARO, Défenderesse -et- COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE ET DES DROITS DE U JEUNESSE; Mise en cause NOUVEL AVIS OE PRESENTATION A: MADAME NATASHA KAPO Défenderesse PRENEZ AVIS que la requête introductive d’instance pour garde d’enfant et ordonnance de sauvegarde qui devait être pré-sentée pour adjudication devant cette Honorable Cour, siégeant en division de pratique, au Palais de Justice de Montréal, sera reportée au 22 décembre 2005 en salle 2.17,1 9h00 ou aussitôt que conseil pourra être entendu.VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE.À Montréal, le 18 novembre 2005 BISSONNET.MERCADANTE Procureurs du demandeur Raymond Chabot inc.LOI SI R LA FAILLITE ET L INSOLVABILITÉ «is ne la ntEMrtxr «SSEMH-& Des ntf ANlTEXS Dans ] affaire de la failliie de : MICHEL LONGTIN Avis est per les jatsuscs donné que la faillite de MICHEL LONCTIS résidant au 1081.Chemin Rondeau.St-Michel-des-Saints (Québec) JOK 3BQ.est survenue le ISnorembre 2005.et que la pnemière assemblée des créanciers sera lenue le 30 novemtee 2005.4 IthOO.au '•*>.bout.Manseau.Jolie* (Qcl.Fmt à JOUETTE.It 15 nm-rmbrr 2005.RAYMOND CHABOT INC.SvtmAc de l’actir de Micxb.Longtin MacEa.'krr*.CIKP de l erM T46v bead.Manseau Jdie* (Quebec) JOE 3EÔ Tel (450) '56-8164 TéRc.(45)) '56-MM ET PUIS EUH ¦m Jean Dion Il n’est pas toujours aisé de comprendre le merveilleux monde du sport™.Par exemple, ce week-end, on pouvait entendre, si on prêtait un peu attention, les assertions suivantes.1.•Tout peut arriver au hockey» 2.•Dans un match de football canadien, tout peut arriver.» 3.«In a National Football League game, anything can happen.» Or si l’on ajoute que quelqu’un a déclaré, en ondes, quV» politique, tout peut arriver», on en arrive logiquement à se demander pourquoi tous ces gens ne disent pas tout simplement: dout peut arriver».Ou mieux encore, pourquoi ne disent-ils pas rien?Car puisque tout peut arriver, il est aussi possible que rien n’arrive.Vous aurez d’aiDeurs sans doute remarqué, si vous n’avez pas passé le week-end à poireauter pour une dédicace au Salon du livre, qu’ils ne disent jamais, dans un match, que «maintenant, rien ne peut plus arriver».Non messieurs dames, ils essaient de vous embellir la réalité.Cela donne des trucs du genre «il est temps que [tel club qui perd 430] se ressaisisse» ou «il se fait tard, mais tout n’est pas perdu» ou «je sens qu’on est en train de préparer le prochain match ici là».Très difficile à comprendre.Dans la même veine, prenez une saison régulière ordinaire, sinon elle ne serait pas régulière.La campagne 2CK)5 dans la division Est de la Canadienne Football Ligue, mettons.On regarde ça, une lutte de tous les instants qui n’en démord pas et qui nous redonne foi en les trois essais, et l’on songe: quand même quelque chose, tous ces efforts pour une unique récompense: l’avantage du terrain lors de la finale de section.(Bon, il y a aussi la prérogative de ne pas disputer de match de demi-finale, mais on ne commencera pas à s’enfarger ici dans les virgules, dont celle-ci est déjà la 28' d’un texte qui tarde drôlement à se mettre en branle.) Mais qu’est-ce qu’on a entendu ces derniers jours?Exactement que la pression, avant-hier, reposait sur les épaules sur les Argonauts de Toronto.Parce que, voyez-vous, ils jouaient devant leurs partisans.Et des partisans, messieurs dames, ça peut former le 13' homme (ou, selon la discipline, le 25, le S', le 5', le 6', le 7', le 3, le 10', le 11' 12e, le 14' ou le 16', je vous invite d’ailleurs à jouer en famille à trouver quelles disciplines sont évoquées par chacun de ces numéraux ordinaux, des heures de plaisir et l’occasion de voir les êtres chers sous un jour insoupçonné), mais ça peut aussi vous figer de roide stupeur par l’ampleur de leurs attentes.Parlez-en à votre Canadien de Montréal, qui s’est fait copieusement huer alors qu’il se faisait varloper par les Washington Capitals bien qu’il présentât jusque-là un adorable dossier qui faisait penser à un imminent défilé avec des majorettes et tout Donc, en résumé, nos Alouettes de Montréal ont profité de l’avantage lié au fait que l’avantage du terrain n’est pas vraiment avantageux, et ils sont allés gagner en plein centre-ville de Toronto.Les revoici donc au match de la coupe Grey, où ils affronteront les Edmonton Esquimaux, ce qui est tout à fait logique, puisque quand l’un y va, l’autre n’est jamais loin.A preuve, cette statistique que j’ai minutieusement déterrée pendant que vous étiez en train de faire la queue au Salon du livre: nos Alouettes participeront à un 14' match de la Grey Cup, et ce sera la 11' fois qu’ils y retrouveront l’Edmonton.Malheureusement le match aura lieu à Vancouver, soit dans un stade couvert C’est donc dire qu’on ne pourra ergoter sur le concept d’avantage de la glace, tellement identitaire pour nous Canadiens Canadiennes.D n’y a rien de tel, en effet qu’un match ultime livré sur fa toundra, qui vient nous rappeler les exploits des ancêtres défricheurs qui ont trouvé, dans des conditions exceptionnellement ingrates, de multiples usages au tapis de givre: faire de fa tire d’érable, faire du skkloo, pelleter et faire de fa tire d’érable.Que de souvenirs à cet égard.Novembre 1977.Le match de 1a coupe Grey a Ueu au Stade olympique, dont le slogan qui meut les foules est alors «Avec toi sans toit».Si j’ai bonne mémoire, il y a grève des transports en commun à ce moment-là, mais les amateurs ne reculent devant rien et rallient l’événement en ski de fond, en bobsleigh à quatre et en boisson.Le terrain est une authentique patinoire.Or deux ans phis tôt, dans des circonstances similaires à Calgary, Montréal avait perdu 9-8 contre Edmonton dans un match évoquant euh, pas grand-chose finalement et fa leçon a été apprise.Constant fa situation, le demi défensif des Alouettes Tony Proudfoot a l’idée de brocher des clous d’acier à fa semelle de ses chaussures, et il incite ses coéquipiers à faire de même.Résultat: Montréal 41, Edmonton 6.Selon mes sources dans le domaine du frimas, c’est ce jour-là, chers amis, que le concept davantage de fa glace s’est manifesté dans sa forme fa phis noble et fa phis pure.Cela étant fa glace possède un autre avantage: celui, notamment de garder le champagne au frais.Or c’est précisément à cette activité que se livrent les anciens joueurs de la livraison 1972 des Dolphins de Miami, 1a seule équipe invaincue de toute l’histoire de fa NFL 140 en saison, deux victoires en séries et le Super Bowl en prime.Vous faut-il des noms pour frissonner?Earl Morrall.Bob Griese.Larry Csonka Mercury Morris.Jim Kück.Paul Warfield.Nick Buo-niconti.Garo Yepremian.Chaque année depuis 1991, les ex-Dolphins attendent que fa dernière équipe invaincue de fa NFL perde, puis ils se réunissent et jasent du bon vieux temps et sablent le mousseux en se disant que lorsqu'on est tout seul dans toute l'existence du monde à avoir accompli quelque chose, on a bien le droit de baver amicalement les autres.Sauf que s’ils ont dû par le passé se rendre à 130 (le rendement présenté par les Broncos de Denver en 1998 avant une défaite contre les Giants), Qs seraient a ce qu’on raconte, un peu nerveux cette annee.Car 0 y a regardez-les aller juste un peu.les Colts dlndianaixjlis qui roulent à 10-0.Et qui n'ont plus que deux matchs à disputer à l’étranger, dont aucun au froid.Et qui sont imbattables dans leur dôme.Et qui voient que le Super Bowl sera joué cette annee à Detroit dans un stade couvai.C'est vraiment à suivre, je ne vous dis que ça jdioftiJedevoi r.com V I LE DEVOIR.LE MARDI 2 2 S O V E M R R E 2 O O 5 b 7 CULTURE THÉÂTRE THÉÂTRE Normand Chaurette au Centre national des arts ANNE MICHAUD Dans une salle du Musée de Rimouski, des personnages de tableaux s'animent et disent leur ennui.Présentés sous le nom de La Société de Métis, ce ne sont que d’illustres inconnus, oeuvres d’un peintre qui l’est tout autant Les visiteurs passent et ne leur adressent qu’un bref coup d’œil, pressés d’aller admirer le chef-d’œuvre accroché dans la salle voisine.Pourtant, au moment où ils furent peints, en juillet 1954, ces gens étaient au cœur de la vie sociale et culturelle de Métis-sur-mer.La Société de Métis est l’une des premières œuvres du dramaturge Normand Chaurette.Destinée au départ à n’ètre jouée qu’entre amis, elle fut néanmoins publiée en 1983 chez Leméac et créée professionnelle ment à Chicoutimi en 1986, puis reprise par le Théâtre d’Aujourdhui en 1987 avant d’ètre présentée par Alice Ronfard, en italien, à Florence en 1992.Par la suite, la pièce est en quelque sorte tombée dans l’oubli, reléguée dans l’ombre par le succès de Provincetoum Playhouse (1981) et des pièces suivantes de Chaurette.Cette situation pourrait bientôt changer, puisque La Société de Métis est présentée à Ottawa cette semaine, puis à Québec et Toronto au début de 2006.La mise en scène de cette nouvelle production est signée par Joël Beddows, directeur artistique du Théâtre la Catapulte d’Ottawa, dont le Testament du Couturier (Masque de la production franco-canadienne en 2003) a récemment conquis les critiques et le public montréalais après avoir été applaudi à Ottawa et à Québec.La rencontre entre le metteur en scène et le texte s’est faite par l’entremise de Denis Marleau, directeur artistique du Théâtre français du Centre national des arts d’Ottawa C’est lui qui a proposé à Beddows de monter une pièce au CNA, en lui suggérant de jeter un coup d’œil sur La Société de Métis et Provincetown Playhouse.Rappelons que Marleau, grand amateur de la dramaturgie de Normand Chaurette, a créé Le Passage de l’Indiana (1996) et Le Petit Kbchel (2000) à Avignon et qui] vient de présenter Les Reines (1991) à Ottawa et Montréal Le projet devant nécessairement prendre la forme d’une coproduction, les deux textes suggérés ont été présentés à Jean Hazel et Guy Mignault, directeurs artistiques respectifs du Théâtre Blanc de Québec et du Théâtre français de Toronto.Immédiatement, les trois partenaires ont été séduits par La Société de Métis dans laquelle ils retrouvaient l’atmosphère des beaux jours d’été dans le Bas-du-Fleuve.De plus, l’analyse qui y est faite du rapport entre le sujet d’une œuvre d’art l’objet hn-mème et son propriétaire leur semblait extrêmement pertinente.Le fait que la pièce ait été peu présentée ne représentait pas un obstacle; au contraire, ils étaient tous d'avis quelle méritait une relecture et qu’il serait intéressant de la présenter d’une manière moins réaliste qu’elle l’avait été jusqu'à maintenant.L’auteur fut contacté et non seulement Normand Chaurette donna-t-il son accord mais, à l’occasion de cette renaissance de son œuvre, il décida de retravailler le texte.Avec Ihabilete d'un orfèvre, il s’appliqua donc à clarifier les rôles de certains personnages et à préciser les enjeux de l’intrigue, sans modifier ni la structure ni le rythme du texte original.Traversée par le mythe de Narcisse et construite de manière à faire écho à la célèbre suite pour piano Tableaux d’une exposition de Moussorgski, La Société de Métis s’interroge sur le rapport que chaque individu entretient avec l'art L’art rend-il aussi impérissable que le courant de l'estuaire?Le fait de posséder tout ce que l’on convoite rend-il heureux?Accède-t-on à l'éternité et au bonheur lorsque notre portrait est accroché dans un musée?Tout en oppositions et en tensions, en jeux de miroirs et en questions sans réponses, la pièce de Chaurette explore sur un ton apparemment léger des sujets aussi profonds que la beaute, la vérité, l’immortalité et la vénalité.Cette production sera-t-elle celle qui mettra La Société de Métis sur le même pied que les autres œuvres de Normand Chaurette?En tout cas, la somme des énergies déployées est impressionnante.Deux des comédiens, Erika Gagnon et Hugo Lamarre, viennent de Québec et les deux autres, Lina Blais et Guy Mignault, de Toronto.On pourra juger du résultat au Studio du CNA où La Société de Métis prend l’affiche du 23 au 26 novembre et ensuite au Périscope de Québec, où elle sera présentée du 24 janvier au 12 février 2006, puis au Berkeley Street Theatre à Toronto, du 15 au 26 février.Collaboratrice du Devoir À force de pousser dans le même sens.CONCERTS CLASSIQUES La note bleue RADIO-CONCERTS Schubert Sonatine pour piano et violon et piano D.384 (arr.violoncelle).Sonate pour arpeggione et piano.Berg: Quatre Pièces opus 5 (arr.violoncelle).Poulenc: Sonate pour piano et violoncelle.Jean-Guihen Queyas (violoncelle), Alexandre Tharaud (piano).Salle Pierre-Mercure, lundi 21 novembre.Sur Espace Musique le 28 à 20h.CHRISTOPHE HUSS Pour fêter les dix ans de Radio-Concerts, RadioCa-nada avait eu la riche idée d’offrir un concert gratuit réunissant deux artistes pour lesquels les effets d’estrade n’existent pas, deux solistes classiques à la recherche de la note bleue, de ces instants, au-delà du son et de la partition, qui ouvrent tous les espaces.Cette note bleue, Alexandre Tharaud et Jean-Guj-hen Queyras l’ont trouvée plus d’une fois hier soir.A la fin du 1" mouvement de la Sonate pour arpeggione, où l’archet se soulevait progressivement comme en lévitation; dans la transition, abordée avec un subtil crescendo dans le vibrato, entre l’Adagio etl’Allegret- to de la même sonate; dans l’épure du sehr langsam , puis la lancinance dramatique de la dernière des Quatre Pièces op.5 de Berg (remarquable transcription) ; dans le grondement irréel d’où naissait, flottant, Nacht und Traüme, un bouleversant lied de Schubert donné en premier rappel, avant une pirouette finale sur Liebesfreud de Kreisler.Après un petit temps d’adaptation dans la Sonatine de Schubert, Alexandre Tharaud a parfaitement calibré son clavier.Parmi ses moments de grâce on ne saurait omettre d’évoquer ses aigus suspendus de la fin de la Cavatine de la Sonate de Poulenc.Jean-Gui-hen Queyas, lui, ne grossit jamais le son, écoute, les yeux fermés, son instrument et son partenaire.Il se libère de la partition tout en explorant une multitude d'horizons, dans Schubert comme dans Poulenc, dont le début du mouvement lent fait penser aux Petites Prières de St.François d’Assise et dont les changements d’humeur ne sont jamais caricaturés.Ce concert en hommage à Myra Créé fut un moment magique et précieux, hors du temps, où, comme très rarement pendant une saison musicale, la communion entre les artistes fut parfois si forte que le public en retenait son souffle.Michel Bélair Un peu comme tout le monde dans le milieu, l’Union des artistes (UdA) espérait que la crise l’opposant à Théâtres Associés (TAI) provoquerait la saison dernière un questionnement plus large de la pratique théâtrale au Québec.Eh ben non.Une fois l’entente intervenue au sujet des heures de répétition, la vie a repris son long cours tranquille et tout le monde s’est lancé dans ses projets sans se préoccuper davantage des autres: il fallait sauver les meubles.Plus tard les remises en question globales.Back to business as usual! Puis le boycottage des sorties culturelles par les enseignants a replacé le beau milieu à l’avant-scène.à Tavant-plan plutôt.Et Ton s'est remis à parler de l’instabilité financière du milieu et des conditions précaires dans lesquelles évoluent les comédiens.jusqu'à ce que la semaine dernière, à la veille de son assemblée générale annuelle, TUdA se prononce en faveur de la tenue d’états généraux du théâtre.Et c’est reparti! Le printemps dernier, au beau milieu du conflit UdA-TAL souvenez-vous, nous nous étions livrés ici même à une sorte de petit tour d’horizon.Que révélait cette crise?Que remettait-elle en question et, finalement, qui voulait quoi?Plusieurs personnes avaient donné leur avis là-dessus: Marie-Thérèse Fortin, la patronne du Théâtre d’Aujourd’hui, Pierre Curzi de TUdA bien sûr, Alain Grégoire pour le théâtre s’adressant aux jeunes publics et Raymond Cloutier, Tempêcheur-de-tourner-en-rond-qu’on-ne-voit-plus-jamais-au-théâtre-quel-hasard.Belle bro-chçtte, comme on dit à TVA.A la fin de cette série de quatre chroniques et même souvent pendant, on a beaucoup parlé de la pertinence de tenir de nouveaux états généraux du théâtre.Avec plus ou moins d’enthousiasme.Avec des réserves aussi, et même presque une condition préalable, unanime: que tout soit sur la table! Des états généraux, ce n’est pas un pique-nique: il faut rajouter des panneaux à la table et inviter tout le monde.Et parler de tout.Des vraies affaires.Avec de vrais chiffres.Débouchant sur une refonte globale, une nouvelle façon de faire les choses.De son côté, Raymond Cloutier soutenait que le milieu devait changer ses façons de fonctionner ou disparaître.puis il avait rapidement laissé tomber son air de celui qui n’y croit pas pour se lancer dans une suite de revendications précises, on connaît ses positions.Pierre Curzi et, à tout dire, Marie-Thérèse Fortin également, étaient vite passés eux aussi à une liste fort intéressante de sujets de discussions à tenir.Devinez qui a lancé la phrase qui suit si je me fie aux notes prises à l’époque: «H faut mettre fin au saupoudrage [financier] actuel qui pousse les gens à l’auto-exploitation autant qu'à l’exaspération»?Ou encore: «Il faut maximiser l’occupation des salles, fonder des partenariats, mettre de plus en plus de choses en commun»?Dans les deux cas, Marie-Thérèse Fortin.Mais Alain Grégoire, Pierre Curzi et Cloutier ont aussi dit la même chose à leur façon.Quelques mois plus tard, une fois le conflit UdA-TAI réglé, il est devenu de plus en plus évident que le constat était, à peu de choses près, le même partout.Pierre MacDuff d’abord, le directeur des Deux Mondes longtemps du Conseil québécois du théâtre (CQT).a propose la tenue d’états généraux dims une lettre aux journaux.Puis le CQT a pris position en ce sens il y a quelques semaines lorsque son nouveau président, Martin Faucher, en formulait clairement le souhait en entrevue dans nos pages; l’organisme a mis sur pied un comité chargé d'examiner la faisabilité de l'exercice en 2007! Et voilà que TUdA embarque maintenant dans le même train.C'a commence à ressembler à, disons, une tendance lourde.Mais cela n’est pas vraiment étonnant, le milieu craque dans les vieux costumes qu’on lui fait porter.Le mode de financement, le nombre des représentations et la diffusion.La rémunération des comédiens.L'apport construit de nouveaux éléments et de nouvelles compagnies.Tout cela fait que le vieux cadre ne tient plus vraiment.Personne, par exemple, n'avait senti l'importance qu’allait prendre l'école publique dans le casse-tête global.Parce que cet inadmissible boycottage des activités culturelles que Ton sait déborde largement le théâtre jeunes publics; de plus en plus de compagnies sont touchées drms leurs projets de création, mais aussi une foule comédiens, de metteurs en scène et même des diffuseurs qui travaillent dans les deux secteurs.11 y a des risques à lier le théâtre à l'école — une pratique qui apparaît comme une sorte de solution-miracle pour plusieurs —, la situation actuelle n'en est qu'un exemple.Et conune le soulignait Alain Grégoire de la Maison Théâtre, il faut vraiment que tout le monde soit là pour discuter de tous les aspects de la question.C’est exactement ce que dit aussi TUdA.Et le CQT Alouette! le fait de tenir des états généraux du théâtre n'est cependant pas une panacée en soi.11 faut que la réflexion «mène à des actions concrètes» et que la démarche du milieu débouche sur un plan tangible et sur la volonté politique du gouvernement de changer les choses.On n’y est pas encore, loin de là.Mais à force de pousser dans le même sens.En vrac ¦ Bravo à Geneviève Billette qui vient de recevoir le lYix littéraire du gouverneur général pour le théâtre pour son Pays des genoux dont on a pu voir la production mise en scène par Gervais Gaudreault du Théâtre du Carrousel.¦ On vous q déjà p;irlé à quelques reprises du site Internet de l’École nationale de théâtre (www.ent-nts-qc.ca)', on trouve là tous les renseignements utiles sur les services comme sur les exercices proposés |>ar les étudiants.Mais, cette semaine, c'est plutôt le magazine de l’Ecole (ént Magazine) qui attire notre attention Disons tout de suite que ce n’est pas tellement par le gros titre qu'on y trouve en couverture; on a déjà vu des choses plus sexy que «Lumière sur le leadership» [tour altfrer l'attention des curieux.Il s’ygit en fait d’un nouveau programme mis en place à l'École et dont le collègue André Lavoie nous parle de façon fort intéressante.Le numéro comprend aussi une rencontre avec Janine Sutto, une entrevue courte mais captivante de Wajdi Mouawad par Christian Saint-lierre qui rencontre aussi les Trois tristes tigres alors que Anne-Marie Cloutier rencontre les fondateurs de la compagnie les Poignées de porte.On peut obtenir ént Magazine en faisant le » (514) 842-7954.¦ En rafale, en terminant, il faut signaler la reprise, chez Prospero, du Professionnel de Dusan Kovace-vic jusqu’au 10 décembre et dans la petite salle intime la présentation de Devant les maîtres de Guy Beausoleil.On en est aussi aux dernières représentations A’Avaler la mer et les poissons à La Licorne (jusqu’au 26) et de la remarquable production des Reines au Théâtre d’Aujourd’hui (jusqu’au 26 aussi).Il faudra vous hâter.A LA TELÉVIS mu—m [dE&Mi LLililLIJNHIi Véro / Corneille Virginie La Providence Enjeux / Garde Le Télêjournal/Le Point Au-dessus Véro / Corneille Facture partagée / St-Laurent menacé de la mêlée Le TVA Le Cercle Maîtres et Toutous Histoires j KM/h La Promesse Le TVA 22 heures L e Cercle Michel Jasmin / 1 8 heures de filles Pauline Martin J Macaroni Ramdam Les La Boîte National Geographic 1 24 heures chrono Entrée côté court / M as-tu La Période de tout garni Artisans.| noire / Trompe-la-mort Portraits de vie lu?questions Gr.Journal Flash / G.Les Fiancées du [Cinéma / ESPOIR RETROUVÉ (5) Le Grand Journal 1 1 00/o La Villa des j Pub (16:30) Depardieu petit homme (2/2) avec Sandra Bullock, Mae Whitman plaisirs Téléjournal Capital.Le Monde | I La Part.1 [ La Guerre privatisée | Le Téléjournal/Le Point | La Part 1 Le Monde SO.D.À7 j Jrnl Le Téléjournal/Le Point J Jrnl Cible (17:55) Jrnl [Tout le monde en parle / François Ozon, Tatu, Charles Pellegrini [Saltimban [Vie privée, vie publique I Rousseau en spectacle | Biographies / P.Abdul | Les Caprices de la nature ] Danger dans les airs Un tueur si proche [Expéditions d'enfer Cinéma Métamor.Nicolas.j Cinéma / EN SOUVENIR DE CAROLINE (5) | Guy Corneau.Décore.[Métamor Dre Nadia.[ Oui.je Marjolaine Top5.Top5.Infoplus M.Net .clips [Britney.] Bloc VJ [TopRock.Mes vieux [ .en stage Br itney.J Roule 1 nsornnla .Succès Benezra Choix.com Top DVD Mes plus belles années Les Acoustiques Vertigo 2005 U2 Choix com .(17:30) Degrassi.Grenade.j'aime [.filles! 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'Jr Courses Tournants de l'Histoire CCCP Hockey Made in Québec | JAG [Cinéma / L'HOMME QUI GRAVIT UNE COLLINE.(4) [ alcool Relais.| Bouscotte [Cinéma / LES DERNIÈRES VOLONTÉS (3) TRelais.Moi et.[Fabuleuses Elles Montréal Demain à la une I Hôtel du Pacifique I Secrets d État Le Protecteur L Heure de vérité H ’ ,.ii i'.laisser cDb t rar.fi p?euves Au-delà du réel .des nerdz I La Patente Médium Dead Zone Monstres mérantcjues F i ontièr Mutant X Le Monde à la carte [Le Québec à l'heure des choix La FAD.femmes Tstratégies touristiques TContes J [ stériles on pharmacie 1 ère rtu Voyageur Routes.Prenez le volant [Julie.[~.la France ] restos [Soleil tout inclus 1 de la vie d une ville j Un jour.Voyageur Tékitoi Volt Panorama L'art d être parent Cinéma / LE TARTUFFE (4) avec Gérard Depardieu .(23:20) Volt (OU lO; Canada Now This Hour Coronation j R Mercer [Tournament Da Vinci s City Hall I he National National ZeD (23:25) CTV News Access H.eTalk Daily Criminal Minds The Àmazing Race Law & Order: SVU j C TV News CTV News ] Daily News .National ET Canada ET.Bones House Gilmore Girls News Sports E.T.(00:06) Art Attack Swap-TV Animal.Rivers Studio 2 North and South (2i iO) Nat.Geographic (22 os> ! Studio 2 (23 O fi») .(00.05) Frasier ABC News Friends Will, Grace [2005 American Music Awards Sex City [Nightline j Pub News CBS News ET NCIS The Amazing Race Treshold News Late Show with.(23 3») 1 News NBC News Jeopardy Wheel The Biggest Loser 2 .is Earl jThe Office ] Law & Order SVU Fhe Fonlght Show
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