Le devoir, 23 novembre 2005, Cahier A
POLITIQUE Cette fois, Sheila Fraser décerne une bonne note aux libéraux Page A 3 1 e d e v o i r.c o ni ?w w w ALLEMAGNE La gamine devient chancelière Page B 5 LE DEVOIR 1 $ Fronde écologiste contre Charest Les groupes ne croient plus à la politique de développement durable LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le milieu environnemental québécois •n ’a plus confiance» dans le gouvernement Charest parce que son exercice du pouvoir depuis deux ans et demi «va exactement dans le sens contraire à ses déclarations en faveur de la protection de l’environnement et Services de garde: Boisclair demande un report de la réforme CLAIRANDRÉE CAUCHY Pour la première fois depuis son élection, le nouveau chef du Parti québécois a sauté dans la joute parlementaire hier, aux côtés de la chef de l’opposition officielle Louise Harel, en réclamant le report de l'adoption du projet de loi 124 sur les services de garde.Dénonçant la consultation à la «va-vite» organisée par le gouvernement, qui ne reçoit en commission parlementaire que des groupes invités, André Bois-clair demande «à la ministre de reporter l’adoption du projet de loi à la prochaine session parlementaire, le temps que tous ceux et celles qui le souhaitent puissent se faire entendre».Le projet de loi prévoit notamment la création de 130 bureaux coordonnateurs qui prendront en charge la gestion des services de garde en milieu familial, qui incombe présentement à quelque 800 CPE.Si le gouvernement prévoit que ces bureaux seront principalement formés de CPE, le projet ouvre aussi la porte à ce que des entreprises privées ou des CISC assument cette fonction.Ce sont les articles sur la création de bureaux coordonnateurs qui irritent particulièrement le PQ.VOIR PAGE A 8: BOISCLAIR du développement durable», a déclaré hier Steven Guilbeault au nom de quatre importants groupes écologistes québécois.C’est principalement l’absence d'un plan d’action fonctionnel de lutte contre les changements climatiques et l’absence d’un plan de développement des transports en commun, comprenant des objectifs et des échéanciers de réalisation précis, qui amènent les groupes écologistes à parler d’un «bris de confiance» dans leurs relations avec Québec et son ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair.Les groupes n’ont pas seulement qualifié de «ridicules» les consultations que Québec a décidé de tenir sur le projet de loi du ministre Mulcair sur le développement durable et, depuis une semaine sans prévenir personne, sur son ébauche de politique de l’énergie, l^es groupes vont beaucoup plus loin et affirment qu’à moins d’un changement de cap majeur VOIR PAGE A 8: FRONDE Landry devient coanimateur à la télévision \ APRES avoir dirigé le Québec, l’ancien premier ministre Bernard Landry deviendra cette semaine coanimateur d'une émission consacrée aux finances publiques sur la chaîne Argent, une chaîne de télévision appartenant à TVA et diffusée uniquement en mode numérique.M.Uindry en a fait l’annonce, hier, à Montréal.Nos informations en page B 8.JACQUES NADEAU LE DEVOIR André Boisclair: «Nous ne sommes pas des apôtres du statu quo » La diversité culturelle comme arme libérale Le Canada se hâte de ratifier la convention de IVNESCO ALEC CASTONGUAY Ottawa — Après avoir bataillé ferme sur la scène internationale pour faire adopter la convention sur la diversité culturelle à FUNESCO, le Canada sera aujour-dhui le premier des 148 pays signataires à ratifier officiellement le traité.Le premier ministre Paul Martin et la ministre du Patrimoine, Liza Frulla, seront à Montréal aujourd'hui à 17h45 pour en faire l’annonce.Selon nos informations, le conseil des ministres a été saisi du dossier hier et a approuvé sans problème la convention après une courte discussion.Le gouvernement devait apposer sa signature au bas du traité dans la première semaine de décembre, mais le déclenchement imminent des élections a précipité la décision.Les libéraux fédéraux veulent pouvoir faire campagne auprès des milieux culturels avec cette importante réalisation en poche.VOIR PAGE A 8: DIVERSITÉ INDEX Actualités___A 2 Annonces_____B6 Avis publics.B 4 Carrières___B3 Culture______B 8 Décès________B6 Économie____B 1 Editorial-A6 Idées________A 7 Météo________B6 Monde.B 5 Mots croises & o Sudoku-B 5 Télévision B 7 Le silence des langues Le journaliste montréalais Mark Abley publie un essai sur les milliers de langues menacées de disparition STÉPHANE BAILLARGEON Le boro, ça vous dit quelque chose?Le boro est une langue parlée dans le nord-est de l’Inde, mais aussi dans les régions limitrophes, au Népal, dans le Boutan, au Bangladesh.Elle appartient à la sous-famille du tibéto-birman, riche de quelque deux cents rejetons.Les hommes parlant le boro — on dit aussi le mech, le karachi et plus souvent le bodo — dépasseraient à peine le million.Certains militent pour la création d'un Bodo-land.Et pourquoi pas?La puissance d’évocation des verbes de cette langue fait frémir d’admiration.En boro (ou bodo.), gobram veut dire: crier dans son sommeil; onguboy.aimer du fond du coeur onsay.tare semblant d’aimer.onsm: aimer pour la demiere fois.Le tout petit mot asusu signifie: se sentir inconnu ou mal à l'aise dans un Beu nouveau; et gabkh-ron: avoir peur d’être témoin d’une aventure.Le grand linguiste Noam Chomsky, théoricien de la grammaire universelle, répète qu'un extraterrestre aurait l’impression que les habitants de cette planète parlent tous la même langue.BOREAL Hark Bbley Plusieurs des langues menacées dont parle Mark Abley dans son livre sont encore parlées tout près de chez vous.Nous, simples humains, trop humains, sommes souvent tentés d'adopter une perspective un peu plus nuancée.Précisément parce que les langues ne servent pas qu’à exprimer des contenus conceptuels: elles incarnent aussi la richesse spirituelle des peuples qui les parlent Et en perdre ne se- rait-ce qu’une, selon Ken Halle, le collègue de Chomsky au MIT, •c’est comme larguer une bombe sur le Louvre».Ces remarques et ces informations apparaissent dans le livre Parlez-vous boro?du journaliste québécois Mark Abley.Le récit de son «voyage aux pays des langues menacées», comme le dit le sous-titre, a été publié en anglais il y a deux ans et sort maintenant en traduction, chez Boréal Il existe présentement 6000 langues dans le monde.Les deux ou trois prochaines générations verront la plupart d’entre elles disparaître.En se rendant au fin fond de l'Australie, en visitant les Mohawks de la région de Montréal, en se penchant au chevet du provençal, dans le sud de la France, Mark Abley réussit à démontrer de manière très sensible que la destruction linguistique en marche va priver l'humanité entière de manières uniques d’appréhender le monde, de résoudre des problèmes, grands ou petits.•La survie des langues menacées garantit aussi la survie de dizaines, de centaines, voire de milliers de conceptions de la vérité qui différera légèrement les unes des autres, écrit-il dans sa langue aussi simple que belle.VOIR PAGE A 8 LANGUES ÉCONOMIE Bois d’œuvre : encore une occasion ratée ¦ À lire en page B 1 Un foisonnement de documents à la découverte d’une grande époque ! La Vie c Montréal \ I Q ( ( La Vie cutturetle à Montréal vers 1900 Sops ta direction ¦ de Micheline Cambron I 416 pages avec CO awBs • 39,94$ 1 wwvv il ion v fide« com LE DEVOIR.LE MERCREDI 23 .NOVEMBRE 2005 A 2 •LES ACTDA1ITES- Une femme regarde les portraits de Lady Diana, œuvres du réputé photographe Mario Testino.Les 15 clichés, pour la moitié d’entre eux, sont exposés au palais de Kensington.STRINGER REUTERS TT V » y CONSOMMER Faites un choix éclairé ! AMPOULES FLUOCOMPACTES ET LUMIÈRES DE NOËL À DEL.De brillantes économies! 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personnalité différente.«C’était un jour magique», explique le photographe péruvien à Ï’AFP, au sujet de cette séance de photos de février 1997, au palais de Kensington, devenu la résidence officielle de Diana après son divorce d’avec le prince Charles.«Certaines personnes sont tout simplement magiques; Diana avait la beauté, la bonté et l’élégance, c’est ce mélange qui l’a rendue mythique», explique-t-il.Visage encore le plus vendu dans les boutiques de souvenirs royaux, plus de huit ans après sa mort Diana est déjà presque éternelle.Et chaque 31 août px)ur l’anniversaire de sa disparition, des centaines de bouquets de fleurs ou de poèmes sont dépxjses devant les grilles de son ancien palais.«Ce serait prétentieux de dire que je l’ai immortalisée», affirme le photographe, célèbre ptour ses photos de Madonna ou de Gwyneth Paltrow: «f ai seulement capturé un moment.» S’il reste discret sur les détails de ce qui a été la dernière séance photos officielle de la princesse, Testino lâche cependant une confidence.Pour mettre mes sujets à l’aise, «j’ai l’habitude de faire le pitre», ra-conte-t-il.«Ce jour là, j’ai mis un peu de musique, la version disco d’un tube des années 70 de Dalida.Mais elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas danser comme moi.“Je ne suis pas péruvienne”, m’a-t-elle expliqué.» Les clichés de Mario Testino qui représentent la princesse dans neuf robes différentes, dont cinq portées lors de cette séance photos, détonnent, au cœur d’un palais de Kensington très sombre.Grâce à l’aide de Patrick Kin- month, un décorateur d’opéra, il a entièrement redécoré les quatre salles qui lui ont été confiées.Résultat du jaune canari, du blanc et surtout un gris métallisé.En filigrane, sur les murs de la plus petite salle, on ne peut éviter la silhouette de la princesse, obtenue à partir de négatifs photos et reproduites à des milliers d’exemplaires.Dans cette pièce inspirée d’Andy Warhol, aucune photo, mais un écran plasma: et le visage de la princesse qui défile, toujours capté par la caméra de Testino pendant cet hiver 1997.Tout a été pensé, jusque dans le détail des meubles, conçus pour l’occasion par le fabricant britannique Thomas Messel.Sur le dossier des chaises, on voit ainsi s’entrelacer deux D, pour Diana bien sûr.De même, une grande table ovale en miroirs trône au milieu de «la pièce blanche»: où que l’on regarde, le regard de la princesse est là, incontournable.L’exposition, qui s’intitule «Diana, princesse de Galles, par Mario Testino», a lieu du 24 novembre 2005 au mois de mai 2007.Agence France-Presse SANTÉ Klein et Charest sont sur la même longueur d’onde ROBERT DUTRISAC Québec — Le premier ministre d’Alberta, Ralph Klein, voit dans Jean Charest un allié sur bien des questions, dont celle de la réforme du système de santé au sein duquel le secteur privé doit prendre une plus grande place.«Je le considère un allié dans bon nombre d’initiatives.La Troisième Voie, [le nom qu’il a apposé à sa volonté de permettre au secteur privé de fournir des traitements médicaux et l’assurance maladie) ce n'est pas unique à l’Alberta», a indiqué Ralph Klein au cours d’une conférence de presse qui a suivi son allocution devant les membres de la Chambre de commerce de Québec.Lundi soir, M.Klein a diné avec Jean Charest qui lui a parlé de l’arrêt Chaoulli de la Cour suprême, a relaté le premier ministre albertain.«Nous avons discuté de la nécessité de parler ouvertement des réformes en santé.Il est sur la même longueur d’onde que moi», a-t-il dit Dans l’arrêt Chaoulli, la Cour suprême a décrété qu’interdire l’assurance privée pour des soins garantis par la Regie d’assurance maladie du Québec (RAMQ) est contraire à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.La Colombie-Britannique a emprunté cette troisième voie, a soutenu M.Klein.Le Québec aussi, a-t-il affirmé, en citant la possibilité pour les Québécois de se faire traiter dans une clinique privée moyennant finance, par un médecin qui s’est retiré du régime public.Plusieurs provinces «tentent de trouver des méthodes alternatives pour rendre viable» le système public de santé confronté à une croissance des coûts de l’ordre de 8 % ou 9 % par année, une croissance qui ne pourra pas être maintenue, estime M.Hein.Ralph Hein voudrait que les réformes du système de santé, dont le recours au privé, soient débattus lors des élections fédérales.11 a comparé ce débat dont personne ne veut parler à celui des déficits gouvernementaux dont on ne voulait pas parier au début des années 90.«On me demande souvent si je crains que les réformes des soins de santé en Alberta, ou au Québec, ou en Colombie-Britannique deviennent encore une fois un enjeu lors des prochaines élections fédérales.Ma réponse est non», a-t-il dit M.Hein a toutefois confié qu’on lui avait reproché récemment, dans les rangs conservateurs, d’avoir causé la défaite du Parti conservateur aux dernières élections avec sa sortie sur le privé en santé au début de la campagne.D a admis que les conservateurs voulaient qu’il se taise tandis que les liberaux voudraient qu’il fasse à sa tète pour en tirer partie.Le gouvernement albertain a mandaté la firme JACQUES NADEAU LE DEVOIR Ralph Hein Aon Consulting pour déterminer si des compagnies d’assurances seraient disposées à offrir de l’assurance maladie pour des traitements «non urgents» aux citoyens albertains qui souhaitent s’en procurer, a rappelé le premier ministre.Le régime public continuerait à prodiguer les soins urgents: les soins pour des blessures graves, les traitements anti-cancer, les chirurgies cardiaques, etc.Si les assureurs se montrent intéressés, M.Hein est prêt à présenter un projet de loi dès ce printemps afin d’autoriser ces assurances privées.•Je ne dis pas que ça enfreint la Loi canadienne sur la santé.J'espère que non, mais ça se pourrait», a poursuivi M.Hein.«Donnez-moi la flexibilité de l'essayer et ensuite, contestez-le», a-t-il dit mettant le gouvernement fédéral au défi de soumettre ce recours au privé en santé au test du nouveau mécanisme de règlement des différents qui doit servir à interpreter la loi fédérale.Par ailleurs.Ralph Hein a dit ne pas connaître le nouveau chef du Parti québécois, André Boisclair.D a mis de côté la question de la consommation de cocaïne.mais il a critiqué son option souverainiste.«Je suis un grand supporter de Jean Charest.Il est un fédéraliste, il est un Canadien.Il parie pour le Canada», a-t-il dit.Quant à André Boisclair «Est-il un fédéraliste?Est-il pour le Canada ou est-il contre le Canada?» s'est-il demandé en répondant évidemment par la négative.«Ses idées politiques diffèrent grandement de mes idées politiques.Je suis pour le Canada.» Le Devoir l'étoile montante de la radio.TOO stations HOT.en ondes le 01.12.05 «ft * « é f LE DEVOIR.LE MERCREDI 23 NOVEMBRE 2005 A 3 PERSPECTIVES Imprévisible .campagne S’il faut en croire l’analyse politique la plus populaire du moment, le Canada se dirigerait vers un autre Parlement minoritaire libéral.Une copie carbone de la situation actuelle.Pourtant, plusieurs signes pointent dans la direction opposée et laissent voir une campagne électorale déterminante.Le Bloc québécois reste fort, le Parti conservateur est plus solide qu’en 2004 et Jack Layton a pris du galon.Rien n’est joué.Un gouvernement minoritaire dirigé par Stephen Harper est encore dans les cartes.Il Mait voir le premier ministre Paul Martin hier aux Communes attaquer sans raison les conservateurs à propos d’un quelconque «agenda caché» que les troupes de Stephen Harper mettraient en place s’ils prenaient le pouvoir pour se rendre compte à quel point les libéraux fédéraux sont nerveux à l’approche de la campagne électorale.La belle sérénité n’est qu’une façade.Le Parti libéral a beau être en avance de cinq à huit points dans les sondages sur le Parti conservateur à l’échelle nationale, les A lec sous-questions posées aux ré- Castonguay pondants montrent plutôt une bête libérale blessée et fragile.Le PLC n’a d’ailleurs toujours pas retrouvé le niveau d’appui obtenu aux élections de juin 2004, soit 37 %.Le coup de sonde Ipsos-Reid paru dans les journaux de la chaîne Canwest il y a dix jours était frappant A tel point que le président de la maison de sondage, Darrell Bricker, affirmait que «les libéraux sont dans le trouble malgré leur avance».Pourquoi?D’abord parce que les sympathisants libéraux déçus — et ils sont nombreux — commencent à regarder ailleurs.Seulement 14 % des électeurs affirment que leur impression de Paul Martin et des libéraux s’est améliorée dans les derniers mois, contre 58 % des gens qui affirment qu’elle s’est détériorée.Ils sont 25 % à affirmer que leur impression de Stephen Harper s’est améliorée, contre 33 % qui pensent l’inverse.«Stephen Harper est une solution de remplacement plus acceptable pour les supporteurs libéraux que Paul Martin pour les supporteurs conservateurs.C’est un problème pour Paul Martin.L’appui aux libéraux est mou», expliquait Darrell Bricker.Les résultats des sondages nationaux cachent une autre réalité, celle de l’Ontario.Ses 106 comtés représentent le grand champ de bataille de la prochaine campagne et les libéraux mènent outrageusement par 12 points, soit environ 44 % (PLC) à 32 % (PC), selon les différents coups de sonde.E faut évidemment faire attention à ces chiffres volatils en raison de l’échantillonnage restreint des sondages nationaux dans la province.Mais cela n’empêche pas les,conservateurs d’être très heureux de ces résultats.Etrange?Pas du tout, puisque les sondeurs confirment que la concentration du vote libéral dans la région 416 de Toronto fausse les données en raison des majorités écrasantes que les députés du PLC obtiennent dans ce coin de la province.En réalité, dès que les conservateurs franchissent 33 % des intentions de vote en Ontario, c’est 20 à 30 comtés qui peuvent basculer du rouge au bleu.Rien de moins.C’est la différence entre un gouvernement minoritaire conservateur ou libéral.A la dernière campagne, le PC avait récolté 31,5 % des voix en Ontario, frôlant le chiffre magique.Es ont alors obtenu 24 sièges et ils pensent actuellement pouvoir doubler ce nombre.Un autre aspect favorise les conservateurs par rapport aux élections de 2004: leur situation sur le terrain.Celui qui a le plus transformé son parti est sans aucun doute Stephen Harper, qui aura pratiquement une machine électorale neuve pour la course qui s’amorce.La fusion de la droite, à peine deux mois avant les dernières élections, avait compliqué bien des choses.Pas cette fois.Les partis conservateurs provinciaux de l’Alberta, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick ont déjà annoncé qu’ils se mettraient au service du grand frère fédéral, ce qu’ils n’ont pas fait en 2004.Les militants divisés des anciens partis de droite ont fait la paix.Et Harper sera mieux conseiDé avec sa nouvelle équipe, grâce notamment à Pierre Claude Nolin, à Hugh Segal et à John Reynolds, qui seront dans l'avion avec lui.De plus, le congrès conservateur tenu en mars dernier à Montréal a permis de clarifier certaines positions du parti dont le flou avait fait le bonheur des troupes libérales.En 2004, les conservateurs n’avaient même pas eu le temps de développer une plateforme électorale.Le büinguisme et l'avortement sont des questions réglées qu’il sera difficile de ramener sur l'écran radar.Surtout que les députés conservateurs qui avaient fait des gaffes dans ces domaines ne se représentent pas cette année.Le NPD de Jack Layton pourrait aussi donner du fil à retordre aux Ebéraux et, provoquer un nouveau paysage politique au pays.A plus de 20 % dans les sondages, comme maintenant, les néo-démocrates peuvent faire mal au PLC et favoriser les conservateurs en divisant le vote de gauche.Aux dernières élections, les intentions de vote pour le NPD s'étaient effondrées dans les derniers jours, s’arrêtant à 15,7 %.Or, devant un Jack Layton plus connu qui se tire bien d'affaire à Ottawa depuis 18 mois, plusieurs néodémocrates pourraient résister a la tentation de voter stratégique.Ce sera le défi de Jack Layton.Le défi de Stephen Harper sera plutôt de démontrer qu’il peut être une solution de remplacement crédible aux libéraux.B est aux prises avec une image froide et les Ebéraux l’ont teflement dépeint comme étant l'incarnation même de l’extrême droite que bien des gens ont une idée déjà arrêtée sur le chef du PC.Si Harper réussit à faire bouger son image, même un peu, les Ebéraux pourraient être fortement en difficulté.Tenir les conservateurs pour morts serait une grave erreur.E ne faut évidemment pas exclure la possibiEté que les élections qui approchent accouchent du même Parlement à peu de chose près.Le Parti E-béral est une bête poEtique redoutable, qui peut survivre même gravement blessé par un scandale de l’ampleur des commandites.Rien n'est figé.Tout dépendra de la campagne.Et c’est tant mieux pour la démocratie.acastonguay&edevotrcom POI-ITKM MUSIQUES HT VOIX lundi au vendredi çj 3 f 22:00 à 23:00 1^ Cette fois, Sheila Fraser décerne une bonne note aux libéraux Pas de grand scandale mis au jour dans le rapport de la vérificatrice générale ISABELLE RODRIGUE Ottawa — Cauchemar incarné des Ebéraux à la veiüe des élections du printemps 2004.la vérificatrice générale, Sheila Fraser, ne risque pas de répéter l'histoire une seconde fois, à quelques jours d’une autre élection générale.Dans son rapport déposé aux Communes hier.Mme Fraser et son équipe de vérificateurs soulignent bien sûr des lacunes dans les normes et les contrôles mais ne débusquent ni grand scandale ni abus généraEsé et adressent même une bonne dose de féEcitations aux ministères et organismes pour leur bonne gestion.La situation contraste avec celle de février 2004, lorsque la vérificatrice avait dévoilé son rapport sur le programme de commandites.La pubE-cation de ce rapport, à quelques semaines du déclenchement des élections, avait précipité le gouvernement de Paul Martin dans la tourmente et au plus bas des intentions de vote.Le rapport en huit chapitres, déposé hier à une semaine du déclenchement des élections, n’aura pas cet effet «Le rapport d’aujourd’hui est un rapport normal pour un vérificateur général, a expliqué Mme Fraser.Les rapports qui ont été publiés, dans le passé, étaient peut-être anormaux.Le rapport publié aujourd'hui démontre que le gouvernement fait des choses correctement.mais doit améliorer d’autres choses» Mme Fraser met au jour certaines lacunes et fidèle à son habitude, émet des recommandations.Par exemple, six ans après l’affaire Cinar, la vérification des programmes d’aide aux productions télévisuelles et cinématographiques montre que Patri-moùie canadien, Téléfilm Canada, le Fonds canadien de télévision (FCT) et l’Agence du revenu du Canada (ARC) n’appliquent pas assez rigoureusement les mécanismes de contrôle qui ont été développés.Les quatre organismes auraient avantage à mieux partager l’information pour garantir le respect des exigences en contenu canadien, note-t-on aussi dans le rapport Ainsi, cette communication déficiente entre le bureau responsable de certifier qu'une production est canadienne et l'ARC fait en sorte que l’Agence du revenu «ne pouvait donc pas avoir l’assurance que tous les crédits d’impôt qu elle accordait l’étaient pour des productions admissibles en vertu du contenu canadien», peut-on Ere dans le rapport L’ARC est aussi la cible de la vérificatrice, qui remarque, dans un chapitre, de nombreuses lacunes dans l'analyse des déclarations de revenus des fiducies canadiennes.En fait, depuis trois ans, l'Agence s'attarde davantage à verifier les fiducies testamentaires plutôt que les autres fiducies, comme les fiducies personnelles ou celles de fonds communs de placement Pourtant plus nombreuses, les vérifications des fiducies testamentaires ont seulement permis de «recouvrer un montant correspondant à environ le cinquième du montant recouvré par suite de vérifications d'autres fiducies», peut-on lire.Par conséquent, le gouvernement se prive probablement de revenus qui devraient lui revenir.Le pont de Québec, le tsunami de l’Asie du Sud-Est Presque un an après le tsunami qui a trappe de nombreux pays d’Asie du Sud-Est une vérification permet de conclure que les soimnes d'argent versées ont véritablement aidé les victimes.Par contre, l’Agence canadienne de développement international (AUDI) n’a pas pu dépenser 99 millions des 223 millions prévus pour l'année 2004-05.De ces 99 milEons, 30 milEons devaient servir à alléger la dette des pays touchés.Lin manque de coUaboration avec ces pays a rendu le versement impossible.l,a part restante, 69 milEons, a dû être dépensée dans d'autres programmes de l’ACDL Cela ne veut pas dire que les victimes du tsunami ne bénéficieront jamais de ce montant puisque l’agence promet de diriger un montant équivalent dans les années à venir.Le rapport consacre aussi quelques pages aux travaux de restauration du pont de Québec, qui coûteront au minimum 60 millions de plus.Mme Fraser unplore Transports Canada de s’entendre avec le Canadien National pour déterminer qui devra assumer le financement des travaux de sablage, de nettoyage et de peinture de ce Beu historique national.Presse canadienne CHRIS 1 1 NNF MUSCHI RKUTI KS Sheila Fraser Les points saillants ¦ L’Agence canadienne de développement international a bien géré les fonds pour les victimes du tsunami en Asie du Sud-Est, mais 99 millions de dollars n’ont pas pu être versés à cause de manque de temps ou de collaboration.¦ 1 .'Agence canadienne du revenu se prive de recouvrer des sommes en ne portant pas assez attention aux fiducies autres que testamentaires.¦ lx's travaux de restauration du pont de Québec coûteront encore plus de 60 millions de dollars, et on ne peut savoir quand ils seront terminés.¦ les contrôles ne sont j)as appliqués de façon rigoureuse pour garantir le respect des exigences en matière de contenu canadien dans les productions télévisuelles et cinématographiques qui obtiennent des crédits d’impôt ¦ les sondages réalises pour les divers ministères ne comportent pas suffisamment d’informations pour juger de leur qualité.¦ La (îendarmerie royale du Canada, qui fournit des services policiers à l'extérieur du Québec, a un manque à gagner de 2(X) agents par année à cause de lacunes dans la formation.¦ les initiatives élaborées avec la collaboration de plusieurs ministères manquent de coordination et de direction.Presse canadienne « Le rapport d’aujourd’hui est un rapport normal pour un vérificateur général » Le PLC veut limiter rinfluence des groupes de pression en période électorale Jugement de la Cour suprême Québec ferait fausse route LIA LÉVESQUE HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa—A quelques jours du déclenchement de la campagne fédérale, les Ebéraux de Paul Martin désirent apporter des changements aux règles du jeu électoral et partisan.Le gouvernement entend imposer des Hmites au financement des groupes de pression qui s’expriment pendant la campagne et restreindre les envois postaux des députés à leurs commettants.Ces initiatives Ebérales ont immédiatement soulevé l’indignation des personnes visées.«Les libéraux disent qu’ils veulent le pouvoir de faire taire tout le monde», s’est exclamé le député du NPD Yvon Godin.«C’est une tentative du Parti libéral du Canada de s’en prendre aux groupes de pression qu’il n’aime pas», ajoute pour sa part Gerry NichoUs, le vice-président de la National Citizens Coatition, un groupe de pression de droite auparavant dirigé par l’actuel chef conservateur Stephen Harper.Ottawa déposera aujourd’hui un projet de loi pour élargir la portée de la loi actueBe sur le financement des partis politiques afin de l’imposer aux groupes de pression.Ainsi, les syndicats, les groupes pro-vie, les organismes de protection des contribuables et autres think tanks ne pourraient pas recevoir, en période électorale, des dons d’entreprises de plus de 1000 $ ou des dons d’individus de phis de 5000 $.«Nous sommes des organisations privées, lance M.Nicholls.Ce qu’ils tentent défaire, c’est de limiter notre capacité à amasser des fonds pendant cette période et ça fait peur.» M.NichoUs dit comprendre «ce que les libéraux tentent de faire»: la participation des groupes d’intérêt dans les campagnes électorales étant plus fréquente dans l’ouest du pays, cela pourrait favoriser les conservateurs.Du côté tibéral, on ne s’en cache pas.«Des changements de ce genre-là seraient apportés pour s’assurer qu'il y a une certaine équité, explique une source bien placée au gouvernement Avec C-24 [la loi ayant introduit le financement populaire des partis], on a limité le financement politique et, avec ceci, on veut s’assurer que les partis politiques n’utilisent pas des groupes tiers pour faire passer leur message.» Si la campagne électorale est amorcée hindi prochain, cette loi n’a à peu près aucune chance d’être adoptée et d’entrer en rigueur pour ce scrutind.«On veut cela pour toutes les campagnes», assure toutefois cette source.L'autre tentative Ebérale porte sur la Emitation des envois effectués par les députés (calendriers et bulletins parlementaires) et payés par la Chambre des communes.La whip Ebérale, Karen Redman, désire que les députés Emitent leurs envois à leur circonscription.A l’heure actueBe, les députés peuvent envoyer de tels documents dans la circonscription voisine.«Plusieurs membres de notre caucus se sont plaints de ces envois dans leur circonscription par d'autres partis», a expEqué Mme Redman au Devoir.EUe reconnaît que son parti aussi a probablement «étiré l'élastique».Ces envois, devant informer le pubBc sur les travaux parlementaires, prennent souvent la forme de pamphlets partisans.On se souviendra des récents dépliants bloquistes Ulustrant «la route de l’argent» sale des commandites envoyés dans des circonscriptions Ebérales de MontréaL Cette semaine, le députe Ebéral Marcel Proubc a envoyé un feuillet dans HuB - w.¦ __________________________• CHRIS WATTIF.REUTERS Paul Martin veut rétablir l’équilibre des forces en encadrant davantage les groupes de pression en période électorale.vantant les vertus du nouveau programme de congés parentaux mis en place par Québec a la suite d’une entente avec Ottawa.Le feuillet se termine sur le logo du Parti Ebéral et du slogan «Avec le gouvernement libéral, le Canada va de l'avant», donnant l'impression que le programme émane d'Ottawa.«On n 'est pas en train de dire qu 'on a inventé le programme et qu’on le f nance à IOO %, a expEqué M.Proubc On dit qu’on a conclu une entente avec le Québec sur les congés parentaux et qu’on octroie de l’argent.» En comité parlementaire, les propositions de Mme Redman ont été rejetées par f opposition, qui s'offusque que le Parti Ebéral se pose en -saint» sur cette question.«Quand on habite une serre, on ne lance pas de pierres», a conclu le député bloquiste Michel Guimond.Le Devoir Un groupe de juristes, de médecins et d’autres universitaires dénonce l’interprétation que certains donnent à l'arrêt ChaouBi de la Cour suprême du Canada sur la place des assurances privées en santé et formule des recommandations pour s'y conformer sans bouleverser le système pubüc de s;uité.le groupe, duquel font partie le sociologue Guy Rocher, de l'Université de Montréal, et la juriste Marie-Claude Prémont, de ('université McGill, a soumis hier sept recommandations visant à protéger le système public de santé tout en se pliant a la décision de la Cour suprême, qui déplorait les délais i>our obtenir certains soins.Entre autres recommandations, ces universitaires proposent d’assurer la couverture pubEque et gratuite de tous les services médicalement requis, qu’ils soient offerts à l’hôpital ou non.Ils suggèrent également de lever progressivement les restrictions budgétaires dans le réseau de la santé qui limitent l’utiEsation des ressources humaines et matérielles disponibles.Ils proposent aussi d’interdire aux médecins qui ne font pas partie du régime public de réclamer des honoraires supérieurs à ceux des médecins qui travaillent au sein du régime public, et ce pour les mêmes actes médicaux.Ils conseillent également de réserver l'usage des équipements des établissements de santé publics aux médecins qui participent au régime public.Ils tiennent aussi a ce que l’on maintienne le principe voulant que les médecins doivent choisir un camp: ils participent ou non au régime public.Actuellement, selon M' Prémont, 95 médecins au Québec ne font pas partie du système public.Le groupe propose aussi de poursuivre le «déplafonnement» de fa rémunération des médecins flans le but d’augmenter leur disponibilité En juin dernier, la Cour suprême avait invalidé deux dispositions fies lois québécoises qui interdisaient fa conclusion d’un contrat d’assurance privée pour avoir accès a des services de santé qui sont couverts par les régimes publics d’assurance maladie et d’assurance hospitalisation.le tribunal avait jugé que les délais pour obtenir des soins dans le système public, dans un contexte où l’assurance privée était interdite pour ces soins, contrevenaient au droit a la rie et a la sécurité d’une personne.«Il est primordial de distinguer ce que dit le jugement de ce que certains voudraient lut faire dire», affirment les participants du groupe de réflexion.L’arrêt Chaoulli, soutient M' Prémont n’autorise l’assurance privée que pour les médecins qui se désengagent du système public (ou qui n’en font pas partie), non pas pour tous les médecins.Dans sa déclaration écrite, V* groupe d’universitaires dit craindre que l'arrêt de la Cour suprême ne sort utiE-sé «crmme prétexte pour nujdifier radicalement la structure furidsque des régimes d’assurance maladie et hospita-hsatum.alors qu’une telle avenue n est absolument pas une réponse nécessaire aux ce/ndusvms de la Cour suprême ou pfeumiit même y être contraire».Une commission pariementaire est prévue au mois de janvier pour étudier les différentes propositions qui seront soumises pour se conformer au jugement Presse canadienne (Election 2005 Vi(Ce cfe ‘Montréa( AVIS PUBLIC DES RÉSULTATS DE L’ÉLECTION GÉNÉRALE DU DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2005 Les personnes suivantes ont été proclamées élues Au poste de maire de la ville : Gérald TREMBLAY ÉOUH TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENWS DE Llli DE MONTREAL Dans chacun des arrondissements suivants : ARRONDISSEMENT D'AHUNTSIC-CARTIERVILLE au poste de maire de l'arrondissement Marie-Andrée BEAUDOIN ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DÉ LlLE DE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral du Sault-au-Récollet Jean-François ST-ONGE ÉQUIPE TREMBLAY - LWION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE llE DE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Saint-Sulpice - Jocelyn Ann CAMPBELL ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE Llli DE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral d'Ahuntsic Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller de la ville du district électoral de Bordeaux-Carlierville Noushig ELOYAN ÉQUIPE BOURQUE / VISION MONTRÉAL ARRONDISSEMENT D'ANJOU • au poste de maire de l’arrondissement Luis MIRANDA ÉQUIPE ANJOU au poste de conseiller de la ville de l'arrondissement Andrée HÉNAULT ÉQUIPE ANJOU au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de l'Ouest Gilles BEAUDRY ÉQUIPE ANJOU au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de l'Est Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral du Centre Michelle ZAMMIT ÉQUIPE ANJOU ARRONDISSEMENT DE CÔTE-DES-NEIGES-NOTRE-DAME-DE-GRÂCE au poste de maire de l'arrondissement Michael APPLEBAUM ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE LlE K MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Darlington Saulie ZAJDEL ÉOUPl TREMBLAY - UNION DES CIIOYENS ET DES CITOYENNES DE LlLE DE MONTREAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Céte-des-Nelges Erancine SENÉCAL ÉQUIPE TREMMAY - UNION DES CITOYENS El DES CITOYENNES DE lltE K MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Snowdon Marvin ROTRAND ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DÉS CITOYENS ET DÉS CITOYENNES DÉ LlLE OE MONTREAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Notre-Dame-de-Grâce Marcel TREMBLAY ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE LlE OE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Loyola Warren ALLMAND ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DÉS ÛTOYETWES DE llE OE MONTRÉAL ARRONDISSEMENT DE LACHINE au poste de maire de l'arrondissement Claude DAUPHIN ÉQUIPE TREMBLAY - LAPON DES CIIOYENS ET DES CITOYENNES OE l\E OE MONTREAL au poste de conseiller de la ville de l'arrondissement Jane COWELL-POITRAS ÉQUPE TREMBLAY - LNON DES CITOYENS ET DES CHOYENNES OE llE DE MONTREAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral du Canal Elizabeth VERGE ÉQUPE rREMNAV - LAPON LIES OTOYENS ET KS OTOYEIMS DE LlE DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de J.-Emery-Provost Bernard BLANCHET ÉQUPE TREMBLAY - tAPON DES CITOYENS ET OIS CITOYENNES * llE » MONTREAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral du Fort-Rolland - Jean-François CLOUTIER ÉOUPl TREMBLAY • lapon CES Otevass ET CES dTOYEMES OE lit DE MCNTRÉAL ARRONDISSEMENT DE USALLE au poste de maire de l'arrondissement Manon BARBE ÉLXIPE TREMBLAY - AA N DES OWNS El OES CITOYENNES * Ai DE MONTREAL au poste de conseiller de la ville du district électoral du Sault-Saint-Louls Richard DESCHAMPS ÉQLAPE TRSMNAY - LAPON ces ORYYENS ET *S arOYEMES 01 Al DE MCNTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral du Sault-Saint-Louls (poste 1) Ross BLACKHURST ÉAXVE TREAHEY - LAPON CES CnPYENS ET CES OTpYÇWAES DE AE OE MCNTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral du Sault-Saint-Louls (poste 2) Laura PALESTINI Érm remée ay - lapon «s otoew et oes arWBees « Ae ce montré* au poste de conseiller de la ville du district électoral de Cecil-P.-Newman Alvaro FARINACCI ÉOUPE RTEMEEAV • lPAON DES CHOYEES ET DÉS COPYtiWES DÉ Al DÉ MCAORÉ* au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Cecll-P.-Newman (poste 1) Vincenzo CESARI ÉQUIPE TREMBLAY - LNION DES OTOYENS ET OES CITOYENNES OE Al DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Cecll-P.-Newman (poste 2) Lise ZARAC ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DÉ Ai OE MONTRÉAL ARRONDISSEMENT DE L’iLE-BIZARD-SAINTE-GENEVIÈVE au poste de maire de l'arrondissement Richard BÉLANGER ÉQUIPE TREMBLAY - UNION OES CITOYENS ET OES CITOYENNES OE LllÉ DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Pierre-Foretier - Diane GIBB ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DÉ Llf DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Denis-Benjamin-Viger Christopher LITTLE ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE AE OE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Jacques-Bizard - François ROBERT ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET OES CITOYENNES DE LlLE OE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Sainte-Geneviève Philippe VOISARD ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE LlLE Dé MONTRÉAL ARRONDISSEMENT DE MERCIER-HOCHELAGA-MAISONNEUVE au poste de maire de l’arrondissement Lyn THÉRIAULT FAUST ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Tétreaultville Gaëtan PRIMEAU ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Maisonneuve-Longue-Pointe Claire ST-ARNAUD ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral d'Hochelaga Laurent BLANCHARD ÉQUIPE SOURQUE / VISION MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Louls-RIel Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes ARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD au poste de maire de l'arrondissement Marcel PARENT ÉQUIPE TREMBlAY - UNION OES CITOYENS ET OES CTOYEMtS DE lIé DE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Marie-Clarac James V.INFANTINO ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES OE Ai DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Marie Clarac Clementina TETI-TOMASSI ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DÉS CITOYENS ET OES CITOYENNES DE AE K MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral d'Ovide-Clermont Jean-Marc GIBEAU ÉOUPE TRFMBUY - UNION MS OTOYÉNS ET DES QOTEWtS DÉ Ll£ Ot MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral d'Ovide-Clermont Normand FORTIN ÉOUPE TREMBLAY - LNION OÉS CITOYENS ET OÉS arOYENNES DE llE DE MONTRÉAL ARRONDISSEMENT D'OUTREMONT au poste de maire de l’arrondissement Stéphane HARBOUR ÉOUPE TREMBLAY - LNION DES OTOYENS ET OÉS CITOYÉWtS OE Ll£ Cf MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Claude-Ryan Louis MOFFAH Éa»PE TREMBLAY - LNION DÉS CITOYÎNS H OES CITOYEMVES DÉ llE OE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Joseph-Beaubien - Claude B.PIQUETTE ÉQUIPE TREMBLAY - INWN DES OTOYENS ET DÉS BTOYÉIWES DÉ t\E DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du distnct électoral de Robert-Bourassa Maria CINQ-MARS tolPE tREMEUV - LNON DÉS WOYÏNS ri DES CITWÉWtS DE LlÉ OE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Jeanne-Sauvé Ana NUNES ÉOUPE TREMBLAY - UNO» CÉS OTOYÏNS ri DÉS CITOYÎWIES DÉ LlE DE MONTRÉ AL ARRONDISSEMENT DE PIERREFONDS-ROXBORO au poste de maire de l'arrondissement Monique WORTH ÉLX« TRPVeiAY - LNON DÉS aTOYÎNS ET OES OTOYEWES OE llE OE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du distnct électoral de l'Est Christian G.DUBOIS ÉOUPt TREMBLAY - .NON OES CITOYENS ET OES OTWBWS DE Af OE MCNTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de l'Est Roger TROTTIER ÉOUPE TRENBUY - UNCN CK 010*6 ET OES OTOvENtS DE ill DE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de l'Ouest Bertrand A.WARD (awe TRLMw* - .non oes otoiens et œs ctctemws de Æ œ montré*.au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de l'Ouest - Catherine TALBOT ÉUAPE "REMBLAI - .non ffS CITOYENS ri DES OTOYEWES DE l\î LE «ION-RE* ARRONDISSEMENT DU PLATEAU-MONT-ROYAL au poste de maire de l’arrondissement Helen FOTOPULOS ÉQUIPE TREMBlAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYÉWES DE LllE OE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Mile-End Michel LABRECQUE ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CII0Y9INES DE LlE DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Mile-End - Eleni FAKOTAKIS-KOLAITIS ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYaE ET DES CITOYENNES DE LlE DE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de DeLorimier Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de DeLorimier Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller de la ville du district électoral de Jeanne-Mance Michel PRESCOH ÉQUIPE TREMBLAY - UNICN OES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE LlE DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Jeanne-Mance Isabel DOS SANTOS ÉQUIPE TREMBlAY - UNION OES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE Af DE MONTRÉAL ARRONDISSEMENT DE RIVIÈRE-DES-PRAIRIES-POINTE-AUX-TREMBLES au poste de maire de l'arrondissement - Cosmo MACIOCIA 5 ÉQUIPE TREMBlAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE Af K MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de La Pointe-aux-Prairies Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller d’arrondissement du district électoral de La Pointe-aux-Prairies Joseph DI PIETRO ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Pointe-aux-Trembles André 8ÉLISLE i ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Pointe-aux-Trembles - Suzanne DECARIE ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Rivière-des-Prairies JoeMAGRI ÉOUPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES OE LlE DE MONTRÉAL au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Rlvière-des-Prairies Maria CALDERONE ÉOUPE TREMBlAY - UNION OES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE LlE DE MONTRÉAL ARRONDISSEMENT DE ROSEMONT-LA PETITE-PATRIE au poste de maire de l'arrondissement André LAVALLÉE ÉOUPE TREMBLAY - LNION OES CITOYENS ET DES CITOYENNES OE Af DE MONTTÎAl au poste de conseiller de la ville du district électoral de Saint-Édouard Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller de la ville du district électoral d’Etienne-Desmarteaux - Carole DU SAULT ÉQUIPE TRBfflLAY - LNION OES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE Af DE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral du Vieux-Rosemont Gilles GRONDIN ÉOUPE TREMBLAY - UNION DES OTOYmS FI DES OTOY9NES DE LlE DE MONTRÉAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Marie-Viclorin Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes ARRONDISSEMENT DE SAINT-LAURENT au poste de maire de l'arrondissement - Alan DESOUSA ÉQUIPE TREMBLA» - LNA» DES OTUYENS ri DES CTOYBNES DE LlE DE MONTRÉ* au poste de conseiller de la ville du district électoral de Cbte-de-Liesse Laval DEMERS ÉQUIPE TREMBlAY - INK» DES OTCHENS ET CBS CTOYBNES K Llf OE MONTRÉ* au poste de conseiller d'arrondissement du district electoral de C5te-de-Liesse Maurice COHEN ÉQUPE TREAAAY-LMON DES CnOYÉNS ET EUSOTOlBKS DEClEDÉMONTRÉ* au poste de conseiller de la ville du district electoral de Norman-McLaren Patricia BIHAR ÉOUH TTSABIA» - LWiN DES 0TOYB6 ET DES CTOYMÏS 0E LlE EE MCNTRÉ* au poste de conseiller d'arrondissement du distnct electoral de Norman-McLaren Michèle D.BIRON SXWE-REASLAY - UMON DES CLTWB6 ET DESOTOTOWES DE llE CE MOATRE* ARRONDISSEMENT DE SAINT-LÉONARD .au poste de maire de l'arrondissenient - Frank ZAMPINO Éa«-REMBL»- - IWON DES OTtNENS ri DES CTTOiÇlWES DE llf OE MONTRE* au poste de conseiller de la vête du district électoral de Saint-Léonard-Est Yvetla BISSONNET ÉOUPE-REM*A» - INXN DES CTO»SRcn>Ei*ts*iTsavoR**.au poste de conseiller de la ville du district électoral de Saint-Léonard-Ouest - Dominic PERRI ÉQUIPE TREMBlAY - LNION DES CITOYBIS ET SS CITOYENNES S lit S MONTRÉ* au poste de conseiller d’arrondissement du district électoral de Saint-Léonard-Ouest Mario BAHISTA ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYBIS ET OES OIWBWES S LlE S MONTRÉ* ARRONDISSEMENT DU SUD-OUEST au poste de maire de l’arrondissement Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller de la ville du district électoral de Salnt-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles - Line HAMEL ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTRÉAL au poste de conseiller d’arrondissement du district électoral de Saint-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller de la ville du district électoral de Saint-Paul-Émard Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Saint-Paul-Émard - Ronald BOSSY ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTRÉAL ARRONDISSEMENT DE VERDUN au poste de maire de l’arrondissement - Claude TRUOEL ÉOUPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE lt£ DE MONTRÉ* au poste de conseiller de la ville du district électoral de Champlain-L'île-des-Soeurs Ginette MAROHE ÉQUIPE TREMBlAY - UNION DES CITOYENS ET DES CITOYENNES DE itl DE MONTRÉ* au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Champlain-L’île-des-Soeurs (poste 1) - Paul BEAUPRÉ ÉQUIPE TREMBlAY - UNION DES CITOYENS ET OES CITOYENNES DE llE DE MONTRÉ* au poste de conseHler d'arrondissement du district électoral de Champlain-L'île-des-Soeurs (poste 2) Marc TOUCHEHE ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET 0E5 CITOYENNES DE Llf DE MONTRÉ* au poste de conseiller de la ville du district électoral de Desmarchais-Crawford Alain TASSÉ ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ri DÉS CITOYEMIES DE llf DE MONTRÉ* au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Desmarchais-Crawford (poste 1) Josée LAVIGUEUR THÉRIAULT ÉQUIPE TREMBLAY - UNION DES CITOYENS ET OES CITOYENNES DE llf OE MONTRÉ* au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Desmarchais-Crawford (poste 2) - André SAVARD ÉQUIPE TREMBLAY - IMION DES CITOYENS Et OES CITOYENNES DE LlE DE MONTRÉ* ARRONDISSEMENT DE VILLE-MARIE au poste de maire de l'arrondissement Benoit LABONTÉ ÉOUPE TREMBUY - UNION DES OTOYENS ri DÉS CITOYENNES DE lllf DE MONTRÉ* au poste de conseiller de la ville du district électoral de Peter-McGill Catherine SÉVIGNY ÉQUIPE TREMBlAY - UNION DES OTOYENS ri DES CITOYENNES OE LlE DE MONTRÉ* au poste de conseiller d'arrondissement du district électoral de Peter-McGill - Karim BOULOS ÉQUIPE TREMBlAY - UNION DES CITOYENS ET DES ÜTOYBWES DE Llf DE MONTRÉ* au poste de conseiller de la ville du district électoral de Sainte-Marie-Saint-Jacques - Sammy FORCILLO ÉQUIPE TREMBLAY - UNION OES OÎOTBIS ET DES OTOYENNES OE llf DE MONTREAL! au poste de conseiller d arrondissement du distnct électoral de Sainte-Marie-Saint-Jacques Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes ARRONDISSEMENT DE VILLERAY-SAINT-MICHEL-PARC-EXTENSION au poste de maire de l'arrondissement - Anie SAMSON ÉQUIPE BOUROUE / VISION MONTREAL au poste de conseiller de la ville du district électoral de Saint-Michel Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller de la ville du district électoral de François-Perrault Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseiller de la ville du distnct électoral de Villeray Nouveau dépouillement et nouveau recensement des votes au poste de conseitler de la vide du distnct électoral de Parc-Extension - MaryDEROS ÉQUIPE BOUROUE i VISION MONTREAL Montréal, le 23 novembre 2005 La présidente d'élection Me Jacqueline Leduc LE DEVOIR.LE MERCREDI 23 NOVEMBRE 2 0 0 5 A ;> LES ACTUALITES Cafouillage lors des élections LeDGE enquêtera, mais à sa manière Le gel des frais de scolarité n’est pas de la social-démocratie, dit Bob Rae L’ancien premier ministre de l'Ontario plaide en faveur d’un réinvestissement massif en éducation JEANNE CORR1VEAU Le directeur général des élections (DGE) du Que bec, Marcel BlancheL n’a pas l'intention de mener une enquête publique sur les défaillances du vote électronique comme le lui a demandé le candidat défait à la mairie de Montréal Pierre Bourque.Mais il promet de faire toute la lumière sur le deroulement des élections municipales et il a confié à un comité d evaluation interne le soin de mener une enquête.M.Blanchet a reçu, lundi après-midi, la requête de M.Bourque et, hier midi, il a finalement eu en mains la «brique» de documents que lui a fait parvenir le chef de l’opposition à l’hôtel de ville.«Je vais commencer par prendre connaissance de ça avant de voir s’il y a matière à faire une enquête publique, at-il expliqué, hier, lors d'une conférence de presse à Québec Mais pour l'instant, il ne m apparaît pas approprié de faire une enquête publique.» Même s’il reconnait que le vote électronique a connu des ratés, le DGE estime que cela ne justifie pas l'annulation du scrutin montréalais, comme le souhaitait Pierre Bourque.M.Blanchet juge phis pertinent de laisser au comité dévaluation quil a mis sur pied le soin d'ana-h’ser les rapports que lui transmettront les présidents d'élections.Ceux-ci ont d'ailleurs eu pour consigne de devancer au 21 décembre la remise de leurs rapports dévaluation car le DGE estimait que l’échéancier du mois de mars était trop éloigné.Les firmes responsables des votes électroniques de vront dresser leurs propres bilans du déroulement des scrutins et seront appelées à répondre aux questions du comité dévaluation qui pourra, si nécessaire, recourir aux services d’experts en sécurité informatique.Le DGE entend rédiger un rapport au printemps prochain.Marcel Blanchet refuse de qualifier le vote électronique de «fiasco».«Il ne faut pas généraliser», a-t-il indiqué, en rappelant que ce système était utilisé depuis une dizaine d’années dans plusieurs municipalités québécoises.Sur les quelque 140 municipalités qui y ont eu recours le 6 novembre dernier, entre 10 et 15 ont connu des difficultés majeures, a-t-il précisé.Quant aux allégations de Pierre Bourque sur les nombreuses irrégularités observées le jour du scrutin, Marcel Blanchet promet de mener une enquête sur le sujet Rappelons que le chef de Vision Montréal (VM) a recueilli des éléments de preuve démontrant, notamment que les représentants des partis politiques auraient été expulsés à fa fermeture des bureaux de scrutin le 6 novembre dernier et que des urnes auraient été scellées sans que les signatures des représentants des partis y soient apposées.Pierre Bourque juge «prématurée» 1a décision du DGE de ne pas tenir une enquête publique.«H n 'a pas pu se rendre compte de l’importance de la preuve.Alors, comment peut-il rejeter l’idée d’une enquête aussi vite?», a indiqué le chef de VM par voie de communiqué.M.Bourque entend d’ailleurs demander une rencontre avec M.Blanchet De son côté, Hugo Lépine, porte-parole d’une coalition de candidats défaits à Québec, s’est dit déçu de fa décision du DGE de renoncer à une enquête publique.«Je suis quand même heureux qu ’ily ait une enquête interne.[.1 J’ose croire que le DGE acceptera que des partis de l’extérieur puissent déposer des mémoires afin d’y contribuer», a-t-il expliqué.Pendant ce temps, au palais de justice de Montréal, s’amorçait hier le dépouillement judiciaire des votes pour 15 candidats dont l'élection est contestée.Devant un juge de fa Cour du Québec, des scrutateurs ont épluché les bulletins de votes pour le poste de maire de l’arrondissement du Sud-OuesL L’opération se poursuivra aujourd’hui et pourrait être complétée en fin de journée.Les résultats des premières urnes dépouillées semblaient assez fidèles à ceux comptabilisés par le système informatique.Rappelons que Jacqueline Mont-petit candidate de l’Union des citoyens de Hle de Montréal (UCIM), l’avait emporté sur son adversaire Robert Bousquet (VM) avec une majorité de 35 voix.Le Devoir JIM YOUNG REUTERS Bob Rae MARIE-ANDRÉE C H OUI N ARD Des parents sont invités à appuyer les moyens de pression des enseignants en signant une lettre de soutien véhiculée par le sac d’école de leur petit, ce qui indispose les commissions scolaires, lesquelles dénoncent cette mesure «propagandiste».Les parents, qui composent cette semaine avec 1a première des demi-journées de grève des enseignants du primaire et du secondaire, recevront ces jours-ci une demande d’appui des enseignants sous forme de pétition, acheminée au moyen du sac à dos des enfants.A Montréal, cette lettre expédiée par l’Alliance des professeurs de Montréal (APM), le syndicat d’enseignants lié à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), sollicite l’appui des parents «afin de mener ces négociations à bon terme le plus rapidement possible», tablant sur le fait que «de meilleures conditions de travail pour les enseignants seront synonymes de meilleures conditions d'apprentissage pour [les] enfants».L’initiative de l’Alliance des professeurs plaît à 1a MARIE ANDRÉE CHOI INARD Le fait de ne pas avoir choisi l’éducation comme priorité absolue au cours des quinze dernières années a placé les établissements collegiaux et universitaires canadiens dans une «crise de qualité» et un «cercle vicieux» qui doivent être brisés par un reinvestissement et fa tin du gel des droits de scolarité.Auteur d’un rapport de poids qui a donné lieu à 1a promesse d’investir huit milliards en cinq ans dans l’éducation post-secondaire en Ontario, l'ancien premier ministre Bob Rae était l'invité hier de l’Université de Montreal et de sa voisine McGill pour venir entretenir un club sélect d’intéressés aux affaires universitaires sur l’importance d’oser un changement «Faire de l’éducation la priorité absolue».Le parterre, issu en bonne partie des cercles universitaires, étajt conquis d’avance.Mais le ministre de l’Éducation, Jean-Marc Fournier, bien installé à 1a table d’honneur, a écouté l'ancien premier ministre néodémocrate vanter l’importance politique de mettre de côté les «vaches sacrées et les tabous», de gouverner non pas avec sept, dix ou quinze priorités, mais une seule, en tète de liste: l'éducation.«Parce que c’est elle qui va nous donner la mobilité sociale, la possibilité d’une certaine securité, une position dans le monde qui devient de plus en plus concurrentiel.» «Ilfaut admettre que nous n'avons pas fait notre travail depuis une quinzaine d'années, qué hier Bob Rae lors d’un déjeuner-causerie à l’Université de Montréal.Nous avons laissé tomber l’investissement nécessaire et nous avons maintenant une crise, une crise de qualité, une crise d’excellence, et un défi continuel d’accessibilité.» M.Rae, qui depuis 1a rédaction de son rapport a |xr-té ce discours aux universités un peu partout au pays, croit aussi qu’accessibilité et excellence ne devraient pas s’opposer l’une à l’autre, et qu’un «faux débat» a entraîné un grand nombre de provinces dans un «cercle vicieux».«On dit que c’est bien, qu’on est un bon système social-démocrate parce que nos frais de scolarité sont bas, mais ce n’est pas le cas, a expliqué M.Rae.la réduction des frais de scolarité dans le système que nous avons, ça ne garantit pas l'accessibilité, au contraire! Cest garantir le fait que les établissements n 'auront pas la capacité de repondre aux besoins de leurs étudiants.» Pour l’homme politique, ht voie du changement pis se non seulement par une déréglementation des droits fédération nationale dont elle fait partie.«C’est une idée de l’Alliance mais l’exécutif \Ae la FSE] a invité les syndicats à souscrire à cette opération en l’adaptant à la réalité de leur milieu», a indiqué hier la présidente de 1a FSH, Johanne Fortier.la CSDM, quant à elle, a immédiatement réagi en dénonçant non seulement la missive, mais le procédé de type propagandiste.«Im CSDM, comme par le passé, déplore cet envoi et demande donc à l’Alliance de cesser la distribution des tracts syndicaux par le biais du sac d'école», écrit la directrice générale de la CSDM.Micheline Pothier, dans une lettre qui sera elle aussi acheminée aux parents cette semaine, par le sac d’école.«Impliquer les élèves dans la négociation qui a cours présentement n'a rien de compatible avec la réussite éducative.» La Fédération des commissions scolaires du Québec est du même avis, et croit qu’il est «inacceptable, et déplorable aux plans éthique, moral et même éducatif, que la propagande syndicale soit distribuée à travers les élèves», a indiqué hier le directeur des communications de la FCSQ, Denis Pouliot de scolarité mais aussi par un réinvestissement venu du federal et des provinces elles-mêmes.«Ce n'est pas possible d’aller vers le fédéral pour demander qu ’il ftisse quelque chose pour nous si on n est pas prêt à faire quelque chose soi-même», a-t-il affirmé, après avoir précise que c’était exactement ce que le gouvernement ontarien de 1 >alton McGuinty avait tait, promettant d’abord un imposant réinvestissement, planifiant ensuite — notamment avec le Québec — une lutte pour un redressement des transferts fédéraux en education post-secondaire, Fabien I>ejfW Marie-Andrée Chouinard Héacation Jo*ée Boileau (tditonalute rnpemtabU de la paff Idées).Brian MyWn (juüsce et faits de $0€ÜU).Clairandree Cauchy (Général) Jean Dion.LoutsOiîles Francoeur fenrtronnement'.Benoit Munger (responsable du site Internet).Laurence Clavei.Jean-Guillaume Dumont (rommu Internet) Isabelle Paré fsanté), I/Miite Maude Rioux-Soucy (surnuméraire/ Pauline Grave! (saeneaj ; Michel Garneau (caricaturiste) .Diane Précourt (responsàble des pages thématiques) Martin Duclov Michele Malenfant et Christine Dumazet (relecteurs), Renée Léo Guimont et Serge Faquin (releetrurs surnuméraires) : Jacques Grenier et Jacques Nadeau {photographes) ; à l'information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Cuiturt).JuBe Carpentier (pupitm Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et neiturrls du week-end?Stéphane BaiIlarKeon (reporter) Paul Cauchon (médias/, Caroline Montpetit (livret).Odile Tremblay (cinéma), Bernard lamarche arts risnels et musique).Frédérique Doyon (surnuméraire) .à l’information économique Gérard Berube (adjoint an directeur de [information * Dominique Reny (pupitre).Philippe Papineau (surnuméraire).Éric Desrosiers.Claude Turcotte, François Desjardins (surnuméraire), à rinformatioti internationale Jean-Pierre Legauh (pupitre international et page rdüonaU ) Claude Levesque.Guy TaiîHer (adjoint au directeur de l'information ) Serge T ruffaut \ éditorialiste à (’information politique Helen* Buzetti.Manon Cor ne Hier et Alec Castonguay (cc/rreipc/ndonts parlementaires à Ottawa).Antoine Robitailk- et Robert Dutnsac \correspondants parlementaires a Quebec Kathleen Lévesque Marie-Heleoe .Marie (secrétaire a la rédaction) .Manlyv* Hamelin Alexandre Shields 'rommu la documentation Gilles Par* (dtrerteur) , Manon 1 Jerome.Serge Captante (Québec) Rachel Roche-fort (Ottawa) LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril Jean de Billy.Jean-François Bosse.Marlene Cédé.Dave Cameron.Van Hamei Chrsttane legtuft, Amelie Mahais Jacques A Nadeau Chirr Paquet Micheline Rueiland.Nadia Sebai, Mélisande Simard (publicitaires), Ijuiremre Theriault directrice adjointe).Manon Blanchette Sylvie Laporte.Martine Berube (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production Michel Bematchez.Johanne Brunet.iJanielie Can tara.Richard Des Cormiers.Donald Filion, Yannick Morin.Nathalie ZemaitM.Olivier Zuida.INFORMATIQUE Yamck Martel {responsable' PROMOTION.DISTRIBLTION ET TIRAGE Linda Theriauh (responsable serptce à la clientele distribution et tirage).Alexandre Gaudreau (coordonnateur a la promotion et û la uAlicttatum), Monique L'Heureux.Racbrfle Leclerc.Caroline Simard.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (restxmsable des services comptables).CHme Furov.Ghislaine Lafleur.Claudette Befrveau radsomte admtutstratne Claudine Chevrier.Momour Protrau.iJwueîlr Ross LE DEVOIR, LE MERCREDI 23 NOVEMBRE 2005 A 8 ?LES ACTUALITES?Clause dérogatoire Mésentente entre Boisclair et son caucus JOCELYNE RICHER /^\ uébec — Le premier accrochage entre le chef Vv du Parti québécois, André Boisclair, et son aile panementaire survient au sujet de la clause dérogatoire, quant à la pertinence ou non de l’invoquer pour exclure le privé du système de santé.La position défendue depuis le mois de juin par l’opposition officielle à ce propos diverge totalement de celle prônée hier par le nouveau chef du parti.M.Boisclair tient des propos très nuancés à ce sujet, alors que l’opposition officielle a adopté une position catégorique en faveur du recours à cette clause, au cours des derniers mois.Selon lui, le recours à la clause devrait tout au plus faire partie du débat, être envisagée, sans constituer la seule et unique réponse au jugement de la Cour suprême du Canada.«La clause dérogatoire, si nécessaire, mais pas nécessairement», a déclaré M.Boisclair, lors d'une conférence de presse hier, en se disant contre un «système à deux vitesses».Le recours à cette solution «doit faire partie des scénarios» qui seront présentés par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, d’ici quelques semaines et étudiés en 200fj en commission parlementaire, a-t-il fait valoir.Kn juin, la Cour suprême levait l’interdiction de contracter une assurance maladie d’une compagnie d’assurances pour des services de santé déjà couverts par le régime, ouvrant ainsi une porte aux services privés.La réaction de l’opposition avait alors été très claire et visait à convaincre le gouvernement de se soustraire à l’application du jugement Le 10 juin, lors d’une interpellation en Chambre, la chef de l'opposition officielle considérait qu’il y avait «péril en la demeure» et que la seule solution résidait dans le recours à la clause dérogatoire.Presse canadienne DIVERSITÉ SUITE DE LA PAGE 1 Le Canada est l’un des pays où le processus de ratification d’un traité international est le plus simple, puisqu’il ne faut que l’accord du cabinet Un vote à la Chambre des communes n’est pas nécessaire.«Nous serons le premier pays à ratifier la convention», a confirmé une source gouvernementale.Ottawa espère que son geste poussera d’autres pays à en faire autant dans les prochains mois, puisque, pour que la convention entre en vigueur, 30 pays doivent ratifier le traité.L’Assemblée nationale a de son côté déjà voté le 10 novembre dernier à l’unanimité en faveur d’une motion d'appui à la convention.Québec était alors le premier Parlement de la planète à se prononcer, même si la portée de cet appui n’était que symbolique.In ministre de la Culture et des Communications du Québec, Une Beauchamp, sera d'ailleurs présente à Montréal pour l'annonce aujourd'hui, même si la précipitation d’Ottawa a failli l’empêcher d’y assister.L’urgence électorale des libéraux fédéraux bouscule les choses, ce qui empêchera certains ministres de la Culture de partout au pays de se rendre à l’événement même s’ils ont été invités.Ui Coalition canadienne pour la diversité culturelle, qui continue à jouer un grand rôle dans la promotion de ce traité, sera aussi représentée sur les lieux par ses deux coprésidents, l'acteur Pierre Curzi et Scott McIntyre.«Evidemment, on s'en réjouit.Cest significatif que ce soit le Canada qui ratifie en premier cette convention, parce que c’est notre combat à nous depuis deux ans», a affirmé lierre Curzi au Devoir.Selon lui, c’est un «signal important» envoyé à la communauté internationale pour quelle emboîte le pas.«Il reste un immense travail à faire, mais on est contents que le Canada le fisse aussi vite», a-t-il dit.Rappelons que ce traité permettra à la culture de ne plus être considérée comme une simple marchandise soumise aux diktats des autres accords commerciaux, ce qui a pour effet concret d’augmenter la marge de manœuvre des Etats signataires, qui peuvent élaborer les politiques de leur choix pour protéger leur industrie culturelle.Par exemple, les gouvernements pourront utiliser des subventions, des quotas et des crédits d'impôt destinés à l’industrie culturelle, et ce, même si l’OMC ou l’AlivNA décide du contraire.Car le texte du traité precise qu’il ne sera pas subordonné aux autres accords commerciaux.Il sera donc possible de mettre en œuvre des mesures pour ralentir le rouleau compresseur des Etats-Unis en matière de biens et de services culturels, eux qui exportent pour 80 milliards de dollars par année dans ce domaine.Le gouvernement Martin multiplie les annonces depuis quelques jours et la v.dse des millions se poursuivra aujourd’hui encore, puisque pas moins de quatre conférences de presse sont au menu, dont celle du ministre des Transports, Jean Lapierre, au sujet de la sécurité dans les transports en commun.Selon un calcul effectue par le Parti conservateur, les libéraux fédéraux ont fait des annonces totalisant plus de 48 milliards de doUars depuis le 1" octobre dernier, en iiv duant les tarisses d’impôt de 30 milliards.Le IX'voir Rectificatif D;ms le reportage intitule «Le régime minceur au labo», publie dans la page Sciences de notre edition du week-end.les personnes figurant sous la photo sont les techniciennes Marne Eaton Seye et Maria Helena Pérez, ainsi que le physicien Juan Schneider, qui est aussi cofondateur de Nanometrix, co-inventeur de la technologie et celui qui s'applique à aiguiller les travaux de laboratoire vers les besoins de l'industrie.FRONDE SUITE DE LA PAGE 1 du gouvernement Charest, ils vont boycotter la commission parlementaire sur le développement durable et la consultation par Internet sur la politique énergétique.Cette fronde, d’autant plus significative qu’elle provient de groupes qui n’hésitent pas à collaborer avec les gouvernements en général, réunit sur un même front le mouvement vert étudiant Environnement Jeunesse, Equiterre, Greenpeace et Nature Québec, que l’on connaissait jusqu'ici sous le nom d’union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN).D’autres groupes importants qui partagent les mêmes préoccupations, comme l’Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA) et le mouvement Québec-vert-Kyoto, pourraient ajouter leur poids à cette liste.Déjà hier, les Conseils régionaux de l’environnement de Montréal et de Québec ont rapidement appuyé les quatre groupes écologistes qui ont décidé à la dernière minute de confronter tôt hier matin le ministre Mulcair, alors qu’il s'apprêtait à prononcer une conférence devant le groupe international Unisfera, réuni à Montréal L’essentiel des griefs des écologistes se résume dans le fait que, selon la déclaration conjointe faite hier, «l’inertie et le manque de volonté du ministre Mulcair face à plusieurs projets environnementaux, de même qu’une série de décisions incohérentes récentes, minent la crédibilité du gouvernement face au défi du développement durable».Au cabinet du ministre Mulcair, on tentait de minimiser ce changement d’attitude des écologistes, qui avaient adopté depuis deux ans une attitude conciliante, y voyant plutôt une «stratégie pour tenter de bloquer le projet de la 25 et non une opposition fondamentale sur les principales politiques», précisait une source digne de fol Pour Steven Guilbeauft, «cette interprétation constitue une erreur fondamentale de perspective.Ce gouvernement n’a pas hésité à annoncer un projet d’autoroute le jour de BOISCLAIR SUITE DE LA PAGE 1 «Les dispositions des articles 38 à 49 ouvrent la porte à la commercialisation et on sait très bien que, si une entreprise décide de prendre en charge les bureaux de coordination, elle le fera pour l’intérêt du profit.Il y a un bris total de philosophie», fait valoir le futur chef de l’opposition, déplorant aussi le «mur» ainsi «érigé» entre les CPE et les services de garde en milieu familial.Le PQ dénonce également une disposition du projet de loi 124 qui prévoit que le gouvernement ne sera pas tenu de publier dans la Gazette officielle les règlements qui en découlent 45 jours avant leur application, pour permettre à la population de se faire entendre.«Rien ne justifie que le gouvernement s’arroge des pouvoirs exceptionnels (.] en plaçant tous les intervenants devant une situation de fait.» La ministre de la Famille, Carole Théberge, explique cette disposition par la nécessité que la réglementation soit en place pour une application dès le 1" avril prochain, précisant cependant qu’il n’est pas encore acquis qu'il n’y aura pas de publication des règlements en bonne et due forme.En menant sa charge contre le projet de loi, et plus particulièrement contre la création des bureaux coordonnateurs, André Boisclair s’est néanmoins montré ouvert à certains aménagements.«U y a des éléments qui nous plaisent [dans le projet de loi].On n 'est pas fermés à des modifications.Nous ne sommes pas des apôtres du statu quo».Il estime néanmoins que le gouvernement dispose d’une marge de manœuvre suffisante pour que la nouvelle loi puisse attendre quelques mois.Tout indique que le PQ risque de trouver des appuis du côté de l’Action démocratique du Québec.Hier, le chef de l’ADQ, Mario Dumont, a réclamé le retrait pur et simple du projet de loi, alléguant que cela créerait de nouvelles structures qui risqueraient de coûter plus cher aux contribuables.la ministre de la Famille, Carole Théberge, n’a pas l'intention de reculer devant cette levée de boucliers de l’opposition.«Us ont bien du front de crier au scandale et de demander de reporter le projet de loi quand les éléments qui sont dans ce projet de loi sont au service des parents et du milieu familial», a-t-elle déclaré, soulignant que la nouvelle loi donnerait au gouvernement le pouvoir de corriger des lacunes observées par le vérificateur général en 1999, alors que l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto en février.À moins d’une semaine du début de la Conférence annuelle des Nations unies sur les changements climatiques, à Montréal, Québec n’a aucune vision, aucun objectif ni aucun plan d’action pour atteindre ici au Québec une réduction minimale de 6 % des gaz à effet de serre sous leur niveau de 1990.Au contraire, il accorde des centaines de millions à la construction d’autoroutes mais renvoie la balled Ottawa pour le financement des transports en commun, un domaine où il n'a aucun plan d'ensemble mais des projets épars.» Mulcair veut dévoiler son plan Pendant sa conférence hier matin devant le groupe Unisfera, le ministre Mulcair a pourtant déclaré qu’il avait décroché une «entente de principe» avec Ottawa qui lui permettrait d’ici 24 heures de dévoiler son Plan d’action sur les changements climatiques, un plan, précisait-il par la suite au Devoir, qui comprendra «des dates et des quantités» de GES à soustraire au bilan québécois.Thomas Mukair redoutait cependant que cette entente, en attente d’un feu vert final en haut Heu à Ottawa, ne subisse des retouches hier au ministère fédéral de l’Environnement, ce qui pourrait en retarder l’annonce conjointe d’une ou deux journées.Québec, a précisé le ministre, s’attend à recevoir 325 millions si Ottawa utilise les mêmes bases de comparaison qui lui ont permis d’accorder 538 miffions à l’Ontario.Le ministre a aussi donné comme exemple de sa politique de développement durable le fait qu’il s’apprête did Noël à imposer une consigne sur les contenants d’eau potable en plastique.Pas phis de 6 % de ces bouteilles, qu’on retrouve partout dans la nature comme en ville, ne sont récupérées par la collecte sélective, a-t-il dit D espère par la consigne hausser ce pourcentage à 80 %.Mais pas question pour l’instant dit-il, d’étendre cette consigne aux bouteilles utilisées pour les jus et boissons énergisantes, souvent les mêmes qu'on utiHse pour l’eau poitable.Ces dédsions sont perçues comme très marginales aux yeux des écologistes en comparaison des conséquences de «l’oubli» de Québec, qui ne mentionne le PQ n’a rien fait pendant qu’il était au pouvoir.«Par idéologie, [les péquistes] ne travaillaient qu’avec les CPE en installation et ne prenaient pas en compte le milieu familial, et surtout pas les garderies privées.Il faut le réaliser.Je viens sans connaissance», a-t-elle poursuivi.Visiblement exaspérée par de longues hemes en commission parlementaire où des regroupements de CPE au discours similaire se succèdent pour dénoncer son projet de loi, la ministre a déploré la «démagogie et la désinformation» dont sa réforme ferait l’objet Elle insiste pour dire que le gouvernement n’a aucunement l’intention de «commercialiser» les services de garde en milieu familial.«Il faut toujours prévoir un plan B.Si par hasard, dans un secteur donné, aucun CPE ne se porte volontaire, ne souhaite devenir bureau coordonnateur, est-ce qu’on peut priver le milieu familial d’un soutien?», a-t-elle demandé.«Les gens font dire toutes sortes de choses [au projet de loi], en interprètent des points.Cela sème beaucoup d’inquiétude.Cela me désole énormément.Je suis fière du projet de loi, on va continuer à expliquer la portée de cela et il va falloir qu’il y ait des gens qui arrêtent de faire de la désinformation», a-t-elle lancé en entrevue au Devoir.Campagne des CPE Il faut dire que les ministres et députés libéraux sont assiégés depuis trois semaines par des délégations de parents, de représentants de CPE et d’éducatrices en milieu familial qui s’opposent à la réforme.«D’ici la fin du mois, 80 % des députés libéraux auront été rencontrés», fait valoir le directem de l’Association québécoise des centres de la petite ënfance (AQCPE), Jean Robitaille.Des rassemblements se sont aussi tenus ces derniers jours, réunissant des centaines de personnes à Rouyn, Trois-Rivières, Sha-winigan, Victoriaville, Saint-Jean-sur-Richelieu, etc.Dimanche prochain, on attend plus de 7000 personnes au parc Jarry à Montréal.L’organisme a aussi sollicité la contribution de ses quelque 800 membres pour financer un campagne de pubHcité, à raison de 500 $ par CPE.On vise ainsi à amasser une cagnotte de 300 000 $ pour faire la guerre au projet de loi.«Cest inacceptable!», a tonné la ministre, soulignant qu’il s'agissait de fonds publics destinés aux services aux enfants.Aujourd’hui en Montérégie, des éducatrices en miHeu familial affiliées à la CSQ retardent l’ouverture de leur service de garde pour déambuler dans les rues de Saint-Hubert aux côtés de représentants du Regroupement des CPE de la Montérégie, afin de s’opposer à la création des bureaux coordonnateurs.même pas les transports dans sa Strategie énergétique, pourtant la principale source de gaz à effet de serre au Québec.«Comme si les deux dossiers étaient sans rapport», commente Steven Guiïbeault Les groupes estiment tout aussi inconséquentes les deux consultations annoncées par Québec sur le développement durable et l’énergie en pleine conférence internationale de Montréal sur les changements climatiques.La stratégie énergétique québécoise propose la relance des projets hydroélectriques, le développement de l’éolien, l’efficacité énergétique, l’innovation technologique et la diversification des approvisionnements en pétrole et en gaz naturel par des forages dans le golfe, soit un amalgame des projets en cours.Les groupes opposent une fin de non-recevoir très nette à cette politique car elle légitime plusieurs sources importantes de gaz à effet de serre, comme la multipHcation des ports méthaniers au Québec et l'exploration pétroHère du golfe.«À moins que Québec ne démontre par un plan cohérent et chiffré que ces projets ne vont ni augmenter ni compromettre l’atteinte de l’objectif de réduction des GES au niveau minimal de 6% sous la barre de 1990, nous ne voulons même pas en discuter», précisait Steven Guil-beault au nom des groupes.Pendant ce temps, à Ottawa, le gouvernement Martin a annoncé hier avoir promulgué le décret qui inclut désormais les six gaz à effet de serre visés par le protocole de Kyoto dans la Hste des contaminants toxiques régis par la Loi canadienne de l’environnement Cette inclusion permettra au gouvernement fédéral d’exiger des rapports des industries sur leurs émissions de GES.D’aufre part, l’Institut Pembina a pubKé hier une étude sur son site Internet qui propose une démonstration de la nécessité et de la faisabüité de réduire au Canada les émissions de GES actuelles de 80 % did 2050, soit la dble ultime qui permettra, selon les chercheurs, non seulement de ralentir mais aussi d’arrêter le réchauffement en cours du climat Le Devoir Pour Sylvie TonneHer, de la Fédération des intervenante en petite enfance du Québec (CSQ), le projet de loi 124 constitue une «atteinte aux conditions de travail» des responsables de services de garde en milieu familial, qui n’auront plus le choix du CPE auquel elles seront rattachées, les bureaux coordonnateurs ayant un «monopole sur chaque territoire».Manœuvres dénoncées Si l’opposition au projet de loi est vive, elle n’est cependant pas partagée par tous.Les manœuvres de mobitisation de l’Association québécoise des CPE irritent même l’Association des éducatrices en milieu familial du Québec (AEMFQ) et l’Association des garderies privées.L’AQCPE et ses membres intimident les responsables de services de garde en milieu familial, allègue la présidente de TAEMFQ, Nathalie D’Amours, qui représente 3051 d’entre elles.«Nous encourageons les éducatrices à se faire entendre sans avoir à subir les représailles de la part des CPE», a-t-elle déclaré hier.Elle considère «méprisant» le discours de l’association voulant qu’il n’y ait «pas de salut» pour les RSG hors des CPE.«On peut bien comprendre qu’ils défendent le modèle qu’ils chérissent et leurs états financiers.Mais est-ce que cela doit se faire à coup de mépris.[.] Pourquoi on deviendrait nulles du jour au lendemain», lance Mme D’Amours, insultée lorsqu’on laisse entendre que seuls les CPE garantissent aujourd’hui la quaHté des services.Le ton était similaire du côté des garderies privées, qui décrient depuis des années le financement plus important octroyé aux CPE.«Je suis content parce que le réseau va être épuré de ces détournements» des fonds alloués au milieu famiüal qui sont utiüsés pour les installations des CPE, a fait valoir le porte-parole de l’Association des garderies privées du Québec, Normand Brassard, qui présentait hier son mémoire à la commission parlementaire.L’AGPQ se réjouit de la fin du «parti pris idéologique en faveur des CPE» et des «avantages exorbitants» qui leur sont consentis au chapitre du financement M.Brassard ne croit cependant pas que les promoteurs privés qu’il représente vont se lancer allègrement «dans le marché des bureaux coordonnateurs».«Il n’y a pas une volonté de s’approprier le réseau» des services de garde en milieu familial, note M.Brassard, qui reconnaît néanmoins que certaines garderies privées pourraient être tentées par l’aventure.Le Devoir LANGUES SUITE DE LA PAGE 1 Il nous est facile à nous.Occidentaux, forts de notre technologie aux pouvoirs formidables, de croire que nous avons toutes les réponses aux questions que nous avons posées.Mais qu'en est-il des questions que nous n’aurions pas eu l’habitude de formuler?Et si certaines idées ne pouvaient être pleinement articulées dans nos mots?» Le linguiste Benjamin Lee Whorf s’est même déjà demandé si les découvertes de la physique quantique n’auraient pas été mieux exprimées en hopi du Nouveau-Mexique, un système linguistique beaucoup plus à même de synthétiser des situations paradoxales.«Notre epoque se passionne avec raison pour la disparition des animaux ou des écosystèmes, poursuit le journaliste interviewé hier, en français.Peut-être parce que les humains imt le droit de vie et de mort sur les animaux ou les plantes.Im menace sur la diversité linguistique ne suscite pas autant d'intérêt, probablement parce que nous relions la survie d une langue à un choix personnel de chacun.En fait, c'est vite oublier \ les pressions psychologiques, économiques ou politiques qui contribuent à la disparition de dizaines de langues chaque année.» TED CHVRCH L’auteur et journaliste Mark Ab ley Le Hvre aborde donc la question de la poussée irrépressible du raz-de-marée anglophone à l’échelle mondiale.Il rappelle l’anglicisation forcée des autochtones, ici comme ailleurs, ou la percée de mots américains jusque dans certaines langues très fortes comme l’allemand.L’anglais est la langue maternelle d’environ 400 millions de personnes et compte déjà un milliard et demi de locuteurs supplémentaires, ce qui en faite et de loin, la lingua franca la plus étendue de l’histoire.•fai beaucoup appris en vivant ici.dans un milieu bilingue, où il est constamment question des rapports diffi- ciles entre les langues», dit l’ancien journaliste à The Gazette, poète à ses heures, qui a eu l’idée de son ouvrage en travaillant à une série sur les langues autochtones du Québec.«Je comprends par exemple la nécessité de protéger le français.Mais qu’on me comprenne bien: je ne suis pas en train de dire que cette solution doit aller jusqu’à l’indépendance politique.Je ne voudrais pas qu'on me prenne pour un nouveau Yves Beauchemin.» Le livre devient en fait très touchant quand il plonge au cœur d’autres réalités linguistiques québécoises, toutes proches et pourtant méconnues.Par exemple quand il rappelle les luttes des Iroquois d’aujourd’hui pour faire vivre leur langue fascinante, où les objets importent moins que leurs actions et leur utilité, où pour dire: «Il y avait une table sur un tapis», le Mohawk lance à peu près: «Ce sur quoi on mange la nourriture est sur le matériel fait de chanvre dans le passé.» Le chapitre sur le yiddish, toujours parié à Montréal par les juifs hassidim.suscite aussi l’admiration.Mark Abley rappelle les sources de ce jouai juif, pétri d’allemand et d’hébreux, maintenant disparu d’Europe.Il va à Toronto rencontrer la romancière Chava Ro-senfard.elle-même rescapée d'Auschwitz et de Bergen-Belsen.épouse du D1 Henry Morgentaler, avec lequel elle migra au Canada au lendemain de la guerre.Il croise Ruth Wise, une an- cienne Montréalaise enseignant le yiddish à Harvard.Il réussit à s’insérer auprès de membres influents de la communauté des orthodoxes pour se faire expliquer l’attrait pour cette langue bâtarde.Finalement, le rabbin Gershom lui envoie une courte et magnifique réponse écrite.«Oui, je crois que le yiddish est un élément important de l’identité hassidique et que, oui, nous serions moins hassidiques si nous perdions la langue.La langue hébraïque est plus dure, plus abrupte.Elle n’a pas la même qualité que le yiddish.En fait, j’ai longtemps soutenu que, si le yiddish, et non pas l'hébreu, était la langue nationale d’Israël, le climat du pays serait différent.[.] Pour ce qui est de l’anglais, il est si pétri de protestantisme qu’en parlant religion dans cette langue on perd la saveur proprement yiddish de plusieurs concepts.[.] Riboinoi shel oilam est le nom de Dieu; Master of the Universe, c'est un dessin animé.Vous pigez?Oy » Existe-t-il un verbe en boro pour dire: écrire un Hvre brûlant et passionnant sur les langues menacées?Le Devoir ?Mark Abley participe à une causerie, mercredi prochain à 19h, à la Hbrai-rie Olivieri de Montréal.La rencontre sera animee par l’anthropologue et animateur de radio Serge Bouchard.LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury.O' étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 ET Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 514-985-3333 Par 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