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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2005-11-30, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V o L .X C V I N ° 2 7 3 ?LE MERCREDI 30 N 0V E M R R E 2 0 0 5 8 7 o + T a x k s = I $ Tout commencera au Québec Paul Martin fixe la date du scrutin au 23 janvier Paul Martin dévoilera l’identité de ses candidats-vedettes HÉLÈNE BUZZETTI -ALEC CASTONGUAY Ottawa — La première impression est souvent cruciale, dit-on, aussi les quatre chefs de parti ont-ils choisi stratégiquement, pour leur premier jour de campagne hier, leur terrain de lancement.Tous, sauf Jack Layton, ont opté pour le Québec, chacun pour des raisons bien différentes.Les deux aspirants premiers ministres se sont décoché les premières flèches, mais la campagne a démarré en douceur, les partis préservant leurs énergies pour cette longue joute de 56jours dont le dénouement sera connu le 23 janvier.Ainsi, Paul Martin participera à Montréal aujourd’hui à un rallye et dévoilera l’identité dé ses candidats-vedettes en soirée.S’il choisit le Qué-bec comme première sortie électorale, «c’est parce que Paul Martin est un Québécois», explique une source dans son en-CC soir à tourage.«Ça ' envoie le mes- Motîtreal sage que le pre- mier ministre n’abandonne pas le Québec, qu ’il a le Québec à cœur» Gilles Duceppe ira fouetter les troupes bloquistes dans Brossard-La Prairie, une des quatre circonscriptions montréalaises que le parti rêve de ravir aux ministres liberaux qui les détiennent Stephen Harper, enfin, dévoilera une portion de sa plateforme électorale au Château Frontenac de Québec.«On veut montrer que le Québec est important», explique un proche collaborateur.Le Parti conservateur ne nourrit pas de grands espoirs dans la province (où il stagne à 9 %, selon le dernier sondage CROP), mais il doit gagner la confiance des électeurs ontariens en prouvant qu’il a une véritable ambition pancanadienne et le Québec servira de faire-valoir à ce chapitre.Le chef du PC soutient qu’un gouvernement conservateur «va travailler avec le premier ministre fédéraliste du Québec pour régler le déséquilibre fiscal pour vrai».«Toutes les provinces doivent être traitées avec respect et ouverture», a-t-il ajouté.VOIR PAGE A 8: QUÉBEC CHRIS WA'ITIl-: KKUTKRS Le premier ministre Paul Martin s’est adressé à des partisans hier soir, à Ottawa, avant de prendre la route de Montréal aujourd'hui.Rase campagne Zut.Quelle occasion en or ratée.Jusqu’à la dernière minute, on aurait pu espérer que Son Excellence la Très Honorable le regarde droit dans le télésouffleur et lui dise, d’une voix de bulletin de nouvelles se répercutant sur les gravures d'époque et les canapés coussinés de Rideau Hall: «T’en souvient-il, mon Paul, quand tu m’as appelée, je t’ai dit que je ne m’en irais pas faire la potiche.Ben voilà.Je refuse de le dissoudre, ton Parlement.Dans ma définition de tâches, il est écrit que Jean Dion je dois travailler à rassembler les Canadiens Canadiennes.Et il n’y a rien de plus rassembleur que de ne pas tenir des élections à ce moment ici, comme qu’on dit.» Voilà qui eût été passionnant: au lieu d’élections inutiles, nous aurions été plongés en pleine crise constitutionnelle.La Constitution, ça aussi c’est rassembleur: tout le monde est contre, surtout sans savoir pourquoi.Hélas! rien de tel ne s’est produit.La crainte d’innover, sans doute.Pourtant, ce n'est pas moi qui le dis, c’est Paul Martin lui-même: le rendement économique du Canada est excellent, et on a arrêté depuis longtemps de compter les milliards avec lesquels on ne sait plus quoi faire.Or cette situation survient au moment où le pays est ingouvernable; qu’y aurait-il de si terrible à ce qu’il soit ingouverné pendant quelque temps?Nous voici donc à l’aube d’un exercice électoral.Premier élément marrant: il durera 56 jours afin de permettre une trêve allant de la fin de l’Avent au début de DERAL POUR LES l'Après.Motif invoqué par le premier ministre minoritaire démissionnaire sortant dissous: pendant que le citoyen-électeur sirote son chocolat chaud avec des mâche-malos en fredonnant des passages choisis de La Fange dans nos campagnes, la dernière chose qu’il veut voir est un candidat démocratique qui tintinnabule à sa porte.Et c’est là qu’une question se pose, non, deux en fait 1) avec qui Paul Martin se tient-il pour penser qu’on boit du chocolat chaud durant le temps des Fêtes; et 2) pourquoi faut-il que l’on impose une trêve, les candidats ne sont-ils pas assez brillants pour découvrir tout seuls qu’ils ne devraient pas se pointer chez le futur commettant alors qu’il cuve son, mettons, chocolat chaud?Quel mépris envers ces gens qui ont le courage de se lancer dans l’aire publique, vraiment.Ah mais, entends-je les sourcilleux, sans trêve, on se ramasse avec un scrutin le 2 janvier! Et après?Qu’est-ce qu'il vous a lait le 2 janvier?11 ne vous a jamais rien fait voilà ce qu’il vous a fait.Songez: depuis aussi loin que la mémoire VOIR PAGE A H: CAMPAGNE Menace sur Kyoto L’Arabie Saoudite tente de perturber la mise en œuvre du protocole LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le principal producteur de pétrole de la planète, l'Arabie Saoudite, crée depuis quelques jours un suspense important à la Conférence internationale sur le dînât en tentant de saper, selon plusieurs, la mise en place d’une partie des Accords de Marrakech, ce qui compromettrait un des piliers du protocole de Kyoto.C’est aujourd'hui en effet que la plénière de la communauté de Kyoto — dont les Etats-Unis ne font pas partie — doit approuver les règlements qui vont régir l’application du protocole, des règlements dont la mise au point a exigé la tenue de trois conférences internationales qui se sont conclues par ce qu'on appelle les Accords de Marrakech, conclus en 2001.L’Arabie Saoudite voudrait qu’une partie de cette réglementation, celle qui porte sur les pénalités et les mesures de contrôle des résultats obtenus.Montréal 2005 ne soit pas approuvée par la pleniere de la conference et elle propose plutôt question de lui donner une valeur juridique plus grande, qu’on en fasse un amendement formel au protocole de Kyoto lui-même.VOIR PAGE A 8: MENACE I X D E X Annonces_____C 6 Avis publics .B 5 Bourse______C 2 Carrières-C 4 Culture.C 8 Décès_______C 6 Économie____C 1 Éditorial-A6 Idées________A 7 Météo________B 5 Monde________A 5 Mots croisés.C 6 Sports-C6 Télévision-C7 CPE: tempête autour d’un diadème Malaise à propos d’«attaques personnelles» contre la ministre Théberge SOCRCF.EOmONS IfUlTtMONÜKS Carole Théberge recevant sa couronne de reine du Carnaval de Québec en 1975.Des opposants à la réforme des services de garde utilisent cet objet comme symbole de l’attitude de fermeture de la ministre.ANTOINE ROBITAILLE Québec — Certains participants aux manifestations contre le projet de loi 124 sur les «services de garde», dimanche au parc Jarry, portaient des diadèmes et des capes de simili hermine.Pourquoi?«Pour faire un clin d’œil au passé de la ministre (de la Famille, Carole] Théberge, qui a été reine du Carnaval de Québec en 1975», a expliqué au Devoir Danielle Leblanc, directrice générale du centre de la petite enfance (CPE) La Petite Loutre, à Otterburn Park, en Mon-térégie.Opposée au projet de loi 124, qui va selon elle «démanteler le réseau des CPE», Mme Leblanc soutient que porter ainsi une «couronne» (à l’instar des manifestants sur la page couverture de notre édition de hindi) avait pour but de «représenter la ministre Théberge, qui ne veut pas nous écouter, ne veut pas entendre ce qu’on a à dire sur le projet de loi 124».Autrement dit, jqou-te-t-elle, «la reine ne veut pas négocier avec ses sujets.Nous, on est même rendus à dire: aidez-nous, dites-nous par ou passer pour qu’on puisse aller lui parier Elle ne veut pas nous voir».Chose certaine, les «attaques personnelles» ne plaisent aucunement au président de l'Association québécoise des CPE, Jean Robi-taille, qui mene la bataille contre VOIR PAGE A 8: DIADÈME l_E MONDE Prisons secrètes: il faudra des explications, reconnaît Washington ¦ À lire en page A 5 nfondation J»an Chftrtiffr Chromcfu* d’un nMérandttm Aras près de se résorber, d’autant plus que le Canada est de- t venu le premier exportateur de pétrole aux Etats-Unis, une dépendance qui ira en s’accroissant.La production des sables bitumineux atteint présentement 1,1 million de barils par jour, ce qu’on prévoyait en 1995 être le niveau de production de l'an 2020.Les prévisions actuelles du gouvernement fédéral situent cette production autour de six millions de barils par jour en 2030.fa-s sables bitumineux se retrouvent sous de vastes superficies de fa forêt boréale albertaine.Cette réserve de petrole est évaluée à 1,7 trillion de barils.L’extraction de ce pétrole non seulement consomme d’énormes quantités d'eau utilisée sous tofrme de vapeur, mais elle engendre aussi de vastes étangs toxiques remplis des boues d'extraction ainsi que des montagnes artificielles qui défigurent le paysage.D’immenses milieux humides situés en surface sont aussi détruits, et les opérations de nettoyage fit's sables ainsi que le préraffinage sur le terrain de ce pétrole donnent lieu à d’importantes émissions acides, soutient le rapport de l’Institut Pembina Le Devoir Montréal 2005 Pour ne pas perdre le nord % ., JACQUES NADEAU LE DEVOIR DES GROUPES ECOLOGISTES, des membres des Premières Nations, des syndicats, des associations étudiantes se rassembleront, samedi à Montréal, pour former deux groupes qui marcheront l’un vers l’autre, en signe d’appui à la lutte contre les changements climatiques.Im population est invitée à se joindre à eux pour la «Marche mondiale pour le climat Montréal 2005», soit au métro Papineau, soit au square Dorchester.Le chansonnier innu Florent Voilant (notre photo) a indiqueé-hier que les changements climatiques sont «très inquiétants» pour sa communauté nordique.lœs coutumes des chasseurs sont bouleversées, des points de repère dans les saisons ne se présentent plus au même moment qu’avant, la glace qui présentait «des risques calculés» offre maintenant des risques «incalculables».«On est en train de perdre le nord, lance M.Voilant dans un langage imagé.Le reste va suivre aussi», si les populations et les gouvernements ne bougent pas.Des records de chaleur au Québec La majorité des régions du Québec ont battu des records de chaleur hier.Il faut remonter à 1966, dans la plupart des cas, pour retrouver une température aussi élevée.Ainsi, à 14h hier, la station d’Envi-ronnement Canada à Dorval a enregistré une température de 17,1 degrés Celsius, effaçant ainsi le précédent record de 13,3 degrés enregistré en 1966.Ailleurs dans la province, la température a atteint 17,6 degrés à Saint-Hubert, en Montérégie, comparativement à 14,4 degrés en 1966.À Sherbrooke, il a fait 15,7 degrés Celsius, ce qui bat le record de 1984, où il avait fait 13,7 degrés.La chaleur a été ressentie même à La Grande, à la baie James, avec une température de 7 degrés, un écart de 4 degrés par rapport à l’ancien record de 1984.L’est de la province a aussi connu des températures douces ayant été nettement au-dessus des normales, mais aucun record n’a été battu.' Selon André Cantin, d’Envi-ronnement Canada, c’est la rencontre de deux systèmes qui a poussé jusque sur nos régions l’air çhaud en provenance du sud des Etats-Unis.Presse canadienne ' ' ESPACE HOMME AU 4e STE-CATHER»N£ O.ET DE LA MONTAGNE, MONTRÉAL TEL.: (514) 842-7711 POSTE 298 OGILVYCANADA.COM Solde de complets Jusqu’à 30° rabais Marchandise sélectionnée.OGILVY monsieur LE DEVOIR.LE MERCREDI 30 NOVEMBRE 2 0 0 5 A 4 ?LES ACTUALITÉS?Levée des conditions de remise en liberté d’Homolka: la décision sera rendue aujourd’hui La fin des dépouillements judiciaires à Montréal Pierre Bourque pourra être assermenté BRIAN MYLES C> est aujourd’hui que Karla Homolka saura si elle est une femme libre, ou complètement libre.Le juge de la Cour supérieure James Brunton décide en effet ce matin s’il casse ou non les sévères conditions de remise en liberté imposées à Homolka au terme d’une peine de 12 ans de pénitencier pour l’homicide involontaire de deux adolescentes.A l’instigation des autorités ontariennes, la justice québécoise a forcé Homolka (qui porte maintenant le nom de Teale) à se plier à plusieurs contraintes depuis sa sortie du pénitencier de Joliette, le 5 juillet dernier, en vertu de l’article 810.2 du Code criminel.Elle doit entre autres se rapporter au poste de police le plus près de chez elle une fois par mois et aviser les policiers à l’avance de tout déplacement de plus de deux jours ou de tout changement d’apparence physique.D lui est interdit de fréquenter des personnes détenant un casier judiciaire pour des crimes violents ou encore de se trouver seule en présence de mineurs.Son avocat, Christian Desrosiers, souhaite que le juge Brunton invalide l’article 810.2, dont les dispositions sont si floues qu’eUes ne sont limitées «que.par l’imagination du juge», a-t-il plaidé.L’article 810.2 du Code criminel autorise les entraves à la liberté d’un citoyen s’il y a un risque réel et imminent que celui-ci cause un préjudice grave à autrui.Selon M' Desrosiers, le ministère publk n’a apporté aucune preuve que Mme Homolka puisse représenter aujourd’hui un danger.La Couronne s’est servie de l’article 810.2 pour apaiser l’opinion publique, a-t-il dit Karla Homolka a échappé à la prison à vie en reconnaissant sa culpabilité dans l’homicide involontai- éÿyf/ RADIO-CANADA Karla Homolka re de Kristen French et Leslie Mahaffy, deux adolescentes qu’elle avait enlevées, violées et torturées avec son ancien mari, Paul Bernardo.Ces crimes ont choqué la conscience collective.Grâce au témoignage d’Homolka, Bernardo a été reconnu coupable des deux meurtres, tandis qu’eDe s’en tirait avec une peine de 12 ans.En échange, la Couronne ontarienne s’était engagée à ne pas demander le contrôle judiciaire d’Homolka à sa sortie de prison, une entente qui a été reniée, selon M'Desrosiers.Karla Homolka est plus dangereuse qu’elle ne l’était il y a 12 ans, a fait valoir l’avocat représentant les familles des victimes, Tim Danson.Elle n’a jamais exprimé de remords sincères pour ses crimes et elle a entretenu une correspondance, en prison, avec un détenu condamné pour l’assassinat de son ex-femme, a-t-il rappelé.Le Devoir JEANNE CORRIVEAU La saga des dépouillements judiciaires relatifs aux élections municipales du 6 novembre tire à sa fin.L’Union des citoyens de llle de Montréal (UCIM) et Vision Montréal (VM) ont décidé de retirer la quasi-totalité des demandes de dépouillement judiciaire qu’ils avaient déposées.Pierre Bourque pourra donc siéger au conseil municipal à titre de chef de l’opposition et le chef de Projet Montréal (PM), Richard Bergeron, fera son entrée à l’hôtel de ville.Le dépouillement judiciaire des votes dans le district de DeLori-mier a permis, hier, de confirmer la victoire de la candidate de FUCIM, Josée Duplessis, contre Emilie Thuillier (PM).La majorité obtenue par Mme Duplessis est passée de onze à neuf voix, au terme du décompte manuel des bulletins de vote effectué devant le juge de la Cour du Québec, Antonio de Michele.Les trois dépouillements judiciaires effectués au cours des dix derniers jours ont clairement démontré la fiabilité des urnes électroniques dans la compilation des résultats.Vendredi dernier, le juge de Michele a d’ailleurs incité les partis à réfléchir a la pertinence des contestations, compte tenu de cette performance.Les partis ont compris le message et ont retiré la plupart de leurs demandes hier.Ces décisions ont donc permis de confirmer l’élection de Nicole Thibault (VM), la co-listière de Pierre Bourque, et celle de Cari Boileau (PM), le colistier de Richard Bergeron.Six autres contestations ont également été abandonnées à la faveur de Frank Venneri (UCIM), dans le district de François-Perrault, de François Purcell (VM), dans Saint-Edouard, de RémyTondreau (Equipe Anjou), de Nicolas Montmorency (VM), dans La-Pointe-aux-Prairies, de Pierre MainviDe (VM), dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, et de Pierre Lapointe (UCIM), dansAhuntsic.Un seul candidat défait Nicolas Tétrault (UCIM), conteste toujours l’élection de son adversaire, Richer Dompierre (VM), qui l’a emporté avec une majorité de 50 voix dans l’arrondissement de M errier-Hochelaga-M aisonneuve.Le dépouillement judiciaire dans ce district se poursuivra donc ce matin au palais de justice.L’assermentation des nouveaux élus devrait avoir lieu au cours des prochains jours, mais Pierre Bourque a déjà maille à partir avec sa colistière, qui lui cède son siège à contrecœur.Nicole Thibault a indiqué hier quelle envisageait sérieusement de s’adresser aux tribunaux pour contester la décision du che( de VM de prendre sa place.A maintes reprises durant la campagne électorale, a-t-elle relaté, M.Bourque aurait répété, devant de nombreux témoins, qu’il n’avait pas l’intention de demeurer à son poste de chef de l’opposition en cas de défaite.Mme Thibault accuse Pierre Bourque d’avoir manqué à sa parole, mais elle ignore, pour l’instant, quels motifs elle invoquera dans sa poursuite.«Sûrement, ça va fesser assez raide», a-t-elle dit Mme Thibault aurait l’appui de citoyens du district de Marie-Vic-torin qui, de leur propre initiative, auraient fait circuler une pétition dans le quartier afin de réclamer son maintien en poste.Ils auraient récolté 209 signatures.Ce n’est pas la première fois que Pierre Bourque a un différend avec sa colistière.En 2001, il avait pris la place de Kettly Beauregard, qui, par la suite, avait décidé de le poursuivre pour salaire impayé.Le Devoir Du 30 novembre au 7 décembre, c’est la révision spéciale Elections partielh g 'erchères le 12 déo Votre dernière chance pour apporter une modification à la liste électorale Pour faire une demande d’inscription ou de correction à la liste électorale, présentez-vous au bureau de révision spéciale entre 11 h et 21 h, du 30 novembre au 7 décembre.Circonscription d’Outremont Sections de vote* 001 à 143 Bureau du directeur du scrutin 5450, Côte-des-Neiges, bureau 218 Montréal *L« numéro de votre section de vote est indiqué sur votre avis d'inscription.Circonscription de Verchères Sections de vote* 001 à 138 Bureau de la directrice du scrutin 92, montée Calixa-Lavallée Verchères te numéro de votre section de vote est indiqué sut votre avis d'inscription.Important! Toute nouvelle inscription sur la liste électorale effectuée lors de la révision spéciale ne permet pas de voter par anticipation, mais uniquement le jour du scrutin.Pour en savoir davantage : • Consultez notre site Web au www.electionsquebec.qc.ca.• Écrivez-nous par courriel à info@electionsquebec.qc.ca • Communiquez avec notre Centre de renseignements en composant sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).ATS Les personnes sourdes ou malentendantos KM peuvent composer sans frais le 1 800 $37-0644.?LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Parce qu'un vote, ça compte EN BREF Enquête sur le volet québécois Le Directeur général des élections du Québec (DGE) vient de nommer le juge à la retraite Jean Moi-san à titre de commissaire enquêteur afin de taire la lumière sur les révélations faites par la commission Gomery sur le financement du Parti québécois et du Parti libéral du Québec.Selon les divers témoignages faits devant la commission Gomery sur le scandale des commandites, l’entreprise Grou-paction aurait versé 100 000 $ sur deux ans au PQ par le biais de 17 employés.Groupaction aurait également donné en liquide 50 000 $ au Groupe Everest en 1998 destinés au PLQ.Le juge Moisan aura la possibilité d’assigner des témoins et de les contraindre à fournir des documents nécessaires à l’enquête.Mais même si celle-ci permettait de constater des transgressions à la loi, le DGE ne pourrait intenter de poursuites pénales si les faits en cause remontent à plus de cinq ans.Toutefois, le DGE pourrait recommander des modifications dans les règles sur le financement des partis politiques.Un rapport est attendu au plus tard le 31 mars 2006.- Le Devoir Besoin d’appuis et d’argent La Mission Old Brewery, qui offre le gîte et le couvert à quelque 300 itinérants chaque jour, a lancé une pétition en ligne (wwmmissionpeti-tion.com) pour inviter les Montréalais à appuyer sa demande de financement additionnel auprès du gouvernement du Québec.L'organisme est aux prises avec un manque à gagner de plus de 800 000 $ qui met en péril ses services aux défavorisés.La semaine dernière, l'Agence de santé et de services sociaux a débloqué un montant de 342 000 $ qui s’ajoute aux 476 635 $ déjà consentis à la Mission.Mais cela ne suffit pas.«Nous devons prendre la parole pour ceux qui ne peuvent s’exprimer.Nous demandons aux Montréalais de signer notre pétition et de communiquer avec leur député», a déclaré le directeur général de l'organisme.James Hugues.- Le Devoir Logements à rénover La Fédération des locataires de HLM a convié les médias à une tournée de logis de la Petite Bourgogne pour illustrer les besoins de travaux majeurs qui nécessiteraient selon l’organisme, 50 millions en investissements supplémentaires.«Si on ne fait rien d'ici trois ou quatre ans.cela m avoir l'air d’un ghetto», a déclaré hier la porte-parole de la FLHLMQ.Claude Majeau.en montrant des balcons pourris, des murs fissurés, des toitures qui coulent et des systèmes de chauffage déréglés.Les gouvernements provindaL federal et municipal consacrent pour fins-tant 50 millions par annee aux rénovations (mais 74 mflfions en 2005 grâce a un budget spécial).Il faudrait porter cette somme à 100 millions.selon les représentants des locataires.une evaluation partagée par les Offices municipaux d'habitation.Au cabinet de la ministre des Affaires municipales, on dit être «consnent que U parc immobüerde HLM vieülü et que des besoins de travaux sefmt sentir».- Le Devoir LE DEVOIR.LE MERCREDI 30 NOVEMBRE 200 A ô LE MONDE MMfifiMfclB ri - TOMAS BRAVO REUTERS Des ballots de bulletins de vote ont été vérifiés hier sous l’œil d’un soldat.Vent de crise au Honduras GUY TAILLEFER Les forces armées honduriennes étaient hier en état d’alerte, pendant qu’une crise politique se dessinait dans ce petit pays d’Amérique centrale, à la suite de la présidentielle serrée tenue dimanche dernier.La crise naissante a été déclenchée par l’apparente maladresse du président du Tribunal suprême électoral, Aristides Mejia, qui a annoncé lundi matin, sur la foi de seulement un pour cent des votes dépouillés, la victoire du chef de l’opposition, Manuel Zelaya, candidat du Parti libéral, sur Porttrio Lobo, chef de file du Parti national (PN) du président sortant, Ricardo Maduro, par 47,3 % des voix contre 42,3 %.Accusant M.Mejia de sympathies pour l’opposition, M.Lobo a refusé de reconnaître la victoire de M.Zelaya, un riche éleveur âgé de 53 ans, tant que tous les votes n’auront pas été comptés — ce qui pourrait prendre plusieurs jours.Piqué au vif, M.Zelaya a affirmé que, dans les circonstances, il ne «[pouvait] pas répondre de ce qui peut advenir du système démocratique».Le PL et le PN sont deux partis de droite qui s’échangent le pouvoir depuis 1981, année où la démocratie électorale a été rétablie au Honduras, après 20 ans de dictature militaire.L’armée n’en continue pas moins d'exercer une influence politique importante.Les journalistes ont dit de la dernière campagne électorale qu’elle avait été l’une des plus sales de l’histoire hondurienne.Crise sociale L’incertitude politique se juxtapose à une profonde crise sociale et économique.Le Honduras est, avec Haiti et le Nicaragua, l’un des pays les plus déshérités de l’hémisphère: 80 % des sept millions de Honduriens vivent sous le seuil de la pauvreté.Victime à répétition de catastrophes natureDes, le pays a été ravagé par l’ouragan Mitch, qui remonte à 1998, et ne s’en est jamais remis.Dans cette foulée, la pauvreté, le chômage chronique.la corruption des élites et le trafic de drogues ont contribué à une criminalisation extrême, emmenée par le gang de Mara Salvatru-cha, une organisation violente formée de soldats démobilisés qui sévit aussi au Salvador et au Mexique.En même temps, des officiers de l’armée ont été accusés de violations des droits humains pour des abus commis dans les années 1980, mais plusieurs autres n’ont toujours pas été poursuivis.On soupçonne en outre les forces policières d’être impliquées dans l’exécution sommaire d’enfants de la rue.Emplois et gangs MM.Lobo et Zelaya ont tous les deux promis en campagne de créer des emplois par centaines de milliers au cours des quatre prochaines années.Mais leur principal cheval de bataille a été celui de la lutte contre les gangs et le crime organisé.Âgé de 57 ans, M.Lobo, ancien communiste viré grand propriétaire terrien, a promis de rétablir la peine de mort pour les meurtriers, les terroristes, les preneurs d’otages, les trafiquants de drogues et les violeurs.M.Zelaya s’est engagé à doubler à 10 000 le nombre de policiers et à généraliser la peine de détention à perpétuité.Ancien ministre du Fonds hondurien de l’investissement social, il a défendu, en revanche, des positions sociales qui sonnent parfois comme celles du président brésilien.Luis Inàcio da Silva, s'engageant notamment à faire la promotion de la «démocratie participative».En vertu d’un «plan citoyen» destiné à combattre la corruption, M.Zelaya a promis l’adoption d’une loi de transparence et la création d’une assemblée civique pour surveiller le gouvernement II a marqué des points auprès de l’électorat en s'engageant à baisser les prix des carburants, car la hausse des cours du pétrole a eu une incidence grave sur de larges pans de la population.Le Devoir EN BREF Liberia : le cas Taylor .Abidjan — La nouvelle présidente libérienne, Ellen Johnson-Sirleaf, a annoncé hier quelle consulterait les dirigeants ouest-africains lors d’une tournée régionale avant de se prononcer sur le cas de son pre décesseur.Charles Taylor.Taylor s'est exilé au Nigeria a la fin de la guerre civile au Liberia en 2003.D est recherché pour crimes de guerre par un tribunal soutenu par TONU en Sierra Leone.- Reuters Ocalan : nouveau procès ?Strasbourg—Un millier de Kurdes, dont un grand nombre venus d’ADemagne, ont manifeste hier devant le Conseil de l'Europe a Strasbourg pour demander qu’AbduDah Ocalan, condamné a la prison à vie en Turquie, bénéficie d’un nouveau procès.Cette manifestation intervient alors que le Comité des ministres du Conseil -de l’Europe doit examiner l'exécution par Ankara d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme qui a qualifiéle procès d'Ocalan d Inéquitable.- Reuters Vague d’enlèvements d’étrangers en Irak Des cassettes vidéo confirment le rapt de cinq Occidentaux, dont deux seraient des Canadiens Bagdad — Deux cassettes vidéo ont confirmé hier l'enlèvement des cinq Occidentaux portés disparus depuis quelques jours en Irak, où sévit une nouvelle série de prises d’otages.La télévision qatariote al-Jazira a diffusé une brève vidéo tournée par un groupe disant s’appeler les Brigades des épées du droit et montrant, retenus en otages, deux Canadiens, un Britannique et, selon toute vraisemblance, un Américain travaillant pour une ONG chrétienne.La télévision publique allemande ARD a indiqué pour sa part que son bureau à Bagdad avait reçu une cassette portant sur la revendication de l’enlèvement d'une archéologue allemande, Suzanne Osthoff, 43 ans, et de son chauffeur irakien.À cela s’ajoutent six pèlerins iraniens, dont deux femmes, et deux Irakiens qui ont été enlevés lundi soir.Selon le centre de coordination militaire américano-irakien de Tikrit, les deux Iraniennes et une Irakienne ont été relâchées hier par leurs ravisseurs.Au Canada, l’ONG Christian Peacemaker Teams a annoncé que quatre de ses membres por- tés disparus avaient été enlevés samedi à Bagdad.Les quatre hommes sont apparus hier soir dans la vidéo diffusée sur al-Jazira.Cette brève séquence les montre assis par terre.Les images, qui portent la date du 27 novembre et un logo incrusté fait de deux épées entrecroisées, montrent aussi un passeport britannique établi au nom de Nonnan Frank Kember.Selon al-Jazira, le groupe qui a revendiqué l’enlèvement les considère comme des «espions».Selon le site Internet des Christian Peacemaker Teams, il s’agit de militants des droits de la personne qui enquêtent sur les mauvais traitements réservés aux prisonniers.Présente en Irak depuis octobre 2002, Christian Peacemaker Teams n’a pas divulgué les noms de ses membres enlevés, mais le ministère des Affaires étrangères britannique, qui avait révélé l’identité de M.Kember, a dit condamner «fermement [son] enlèvement» après la diffusion de la vidéo.Une quarantaine d’étrangers sont actuellement détenus ou portés disparus en Irak Ottawa, qui avait déjà annoncé la disparition de deux de ses ressortissants, a jugé hier que la vidéo est encourageante car elle montre les quatre hommes vivants.Dan McTeague, un .haut responsable du ministère canadien des Affaires étrangères, s'est cependant refusé à tout autre commentaire, ajoutant seulement qu’Ottawa continuerait à travailler avec les familles pour essayer d’obtenir leur libération.Les Etats-Unis avaient indiqué lundi qu'un Américain tra-vaillant en Irak était porté disparu.Tout porte à croire qu’il est le quatrième homme apparaissant sur la vidéo.Selon la télévision allemande, les ravisseurs de Mme Osthoff demandent à Berlin de cesser toute collaboration avec le gouvernement irakien et menacent de tuer leurs otages.L'enlèvement a eu lieu vendredi, selon le ministère allemand des Affaires étrangères.Selon les médias allemands, Mme Osthoff vit en Irak depuis dix ans.Son enlèvement est le premier d'un ressortissant allemand en Irak depuis le début de la guerre.L'Allemagne s'était opposée au conflit, mais elle participe à la formation de membres des forces de sécurité irakiennes dans les pays voisins.Une quarantaine d’étrangers soât actuellement détenus ou portés disparus en Irak.Ui pratique des enlèvements a fait son apparition en avril 2004.U‘s rapts touchent aussi les Irakiens, dont des centaines ont été enlevés.Outre les deux hommes disparus depuis le 2tî novembre, un Canadien d'origine irakienne, Rifaat Mohammed Rifaat, a été enlevé au début d'avril 21X14.On est sans nouvelles de lui depuis cette date.Une centaine d'ONG internationales sont présentes en Irak, selon le comité de coordination îles ONG dans ce pays, qui s'est élevé récemment contre le i>eu de protection qui est offert à leurs employés par le gouvernement irakien et les forces d’occupation.D'après l'Agence France-Dresse Les prisons de la CIA Washington reconnaît qu’il faudra s’expliquer Le directeur de la CIA refuse de démentir les allégations de torture Pour la première fois, les États-Unis ont reconnu hier qu’ils devraient répondre aux interrogations «légitimes» du public européen sur les activités de la CIA en Europe, après des semaines de silence officiel.Le directeur de l'agence n’a pour sa part pas démenti l’existence de prisons secrètes de la CIA en diverses parties du monde.«Les Etats-Unis se rendent compte que ces sujets génèrent de l’intérêt dans l’opinion publique et au sein des parlements en Europe et que ce sont des questions auxquelles il faudra répondre», a déclaré le pprte-parole du département d’État, Sean McCormack.Depuis la publication début novembre, par le Washington Post, des premières révélations sur l’utilisation par la CIA de pays européens pour le transport, la détention illégale et la torture de terroristes islamistes présumés, le gouvernement du président George W.Bush avait gardé un silence prudent, s’abstenant de confirmer ou de nier l’existence de ces prisons secrètes.Ses divers porte-parole s’étaient contentés d’évoquer la «guerre contre le terrorisme», la décrivant comme un conflit d’un genre nouveau où l’ennemi ne porte pas d’uniforme et ne respecte aucune loi internationale, ce qui justifiait implicitement l’emploi de méthodes musclées contre les terroristes.Le changement d’attitude de Washington est intervenu après une rençontre, tenue au département d’État, entre le chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, et le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.Mme Rice a promis à son interlocuteur que les États-Unis apporteraient une réponse aux demandes d’explications des Européens, selon son porte-parole.La CIA ne dément pas Le directeur de l’Agence centrale de renseignement américaine, Porter Goss, a par contre formellement nié que les États-Unis aient recours à la torture, tout en se refusant à porter un jugement sur certaines techniques d’interrogatoire utilisées par ses services.Interrogé par la chaîne de télévision ABC sur «la nécessité» de disposer de prisons secrètes dans différentes parties du monde, dont l’Europe de l’Est, Porter Goss a répondu: «Nous menons une guerre contre le terrorisme et nous mus en tirons assez bien.» Il n’a pas offert davantage d'explications, se contentant de dire: «Inévitablement, il y aura des terroristes capturés et inévitablement ils devront être traités selon les règles du droit.C’est inévitablement ce qui se passera dans le respect de la légalité et conformément aux règles et aux mesures de protection prévues par notre système judiciaire.» À propos de la torture, M.Goss a affirmé que la CIA «n’emploie pas la torture.Ce que nous faisons en est loin [.].Nous faisons des de-briefings sans avoir recours à la torture, car la torture est contre-productive.» Mais il a refusé de se laisser entraîner dans une définition précise des méthodes employées par ses services.Mme Rice doit effectue^, du 5 au 9 décembre, une tournée en Europe qui la conduira en Allemagne, en Roumanie, en Ukraine et en Belgique.Agence France-Presse Peres rejoint Sharon T érusalem — L’ancien dirigeant J travailliste Shimon Peres a pris fa division de rallier le nouveau i>ar-ti (Kadima) d’Ariel Sharon, a indiqué hier la première chaîne publique de la télévision israélienne.Selon celle-ci, M.Peres, 82 ;ms, devrait annoncer publiquement, après son retour de Barcelone, sa décision de démissionner du Parti travailliste et de rejoindre Kadima en vue des élections législatives anticipées du 28 mars.La radio publique israélienne, citant des proches de M.Peres, a indiqué de son côté que ce dernier devrait annoncer incessamment sa décision de soutenir «de l’extérieur» le parti de M.Sharon, sans s’y rallier formellement M.Peres avait déclaré lundi aux journalistes qu'il allait «devoir prendre d’ici deux jours une décision très difficile» à ce sujet.La télévision a précisé que M.Peres avait conditionné son ralliement au parti Kadima à celui de la députée travailliste Dalia Yitzhik.Agence Fr a n ce- Presse’ Nouvelle loi antiterroriste en France Paris — Les députés français ont adopté hier une loi antiterroriste qui permet notamment un recours accru à la vidéosurveillance, renforce les contrôles des conversations sur Internet et prévoit des sanctions pénales plus lourdes.Ce texte a été préparé par le ministre de l'Intérieur.Nicolas Sarkozy.à la suite des attentats de Londres en juillet et débattu en urgence au pariemenL D doit encore être transmis au Sénat pour un vote définitif avant la fin de l’année.La nouvelle loi prévoit le développement de la vidéosurveillance dans les transports en commun ou aux abords des gares mais aussi daans des lieux privés comme les commerces ou les Beux de culte.Autre point fort du projet de loi, l'allongement de la durée de conservation des données concernant les connexions par téléphones portables et par Internet, dont celles établies a partir des cybercafés qui devront conserver ces informations pendant un an.-AFP Les Grandes Tables MANOIR VI EUX < a MATEAUX JÉBEC * xn La Montre la Plus Prestigieuse au Monde KAUFMANN de SUISSE irAUiitfts orruit jim ü PATEK PHILIPPE G0€VC MONTRÉ Al 2195 Km- Cr«œnl (514) 848-0595 www.gmfmanndnotw ta Forfait incluant l’hébergement pour 2 nuits, 2 petits-déjeuners, 2 soupers gastronomiques au restaurant de votre choix : la Closerie, Aux Anciens Canadiens, le Parts-Brest, le OaiLs-Uébert ou le Café Sirocco Service inclus sur les repas A partir de 159' Par pm en w>4Eî 'mm 5 wfteto Wartbv.À partir de 189' Par pm eo ou doub Taxe» en vu» pour l’Hôtel < bateau Laurier •f ertamt* cond/t* Jtnqu au lOavn) I appôquerrt K » nrp m 'ut* Autres forfaits « Grandes Tables » disponibles sur notre site internet Offrez-le aussi en forfait cadeau! 1-877-999-9624 www.vieuxquebee.com ; a (» LE DEVOIR, LE MERCREDI 30 NOVEMBRE 2005 EDITORIAL Changer ?Les Canadiens iront aux urnes le 23 janvier prochain, au terme d’une campagne de 56 jours qui sera dominée par le thème du changement.Après 12 ans de régime libéral, il est temps de mettre un autre parti à la tête du gouvernement, diront d’une seule voix les partis d’opposition.En ce début de campagne, les électeurs semblent enclins à considérer cette proposition, mais ils demeurent néanmoins hésitants à confier le pouvoir aux conservateurs.P fm Bernard Descôteaux lusieurs sondages réalisés ces derniers jours montrent que, malgré l’avance dont jouissent les libéraux, rien n’est joué.Une élection tenue aujourd’hui produirait des résultats semblables à ceux qu’a donnés le scrutin du 28 juin 2004.Pour le gouvernement Martin, le défi est d’autant plus grand que, lorsqu’on demande aux Canadiens si le temps est venu de changer de gouvernement, la majorité (54 %) répond affirmativement.A cette élection du 28 juin 2004, la question du changement avait aussi dominé les débats.Jean Chrétien venait, après trois mandats consécutifs, de passer la main à Paul Martin.Pour combattre l’image d’un Parti libéral épuisé, perclus de scandales, le nouveau chef avait pris le parti de se situer en rupture avec un gouvernement dont il avait été pourtant le numéro deux.Les électeurs ne le trouvèrent toutefois pas suffisamment convaincant pour lui confier un mandat majoritaire.Il sera difficile à Paul Martin, au cours de cette campagne, de prétendre incarner le renouveau.Il sera plutôt l’homme de la continuité.Son statut de premier ministre sortant le confine à cette position.Ses adversaires auront d’ailleurs d’autant moins de mal à le dépeindre ainsi que le rapport Gomery sur le scandale des commandites sera un rappel constant du passif libéral qu’il doit porter.Ceux qui veulent un changement de gouvernement ne feront pas de distinction entre la période Chrétien et la période Martin.C’est le Parti libéral au pouvoir pendant 12 ans qu’ils jugeront Lorsqu’on regarde du côté des conservateurs de Stephen Harper, il n’y a pas de doute que ceux-ci incarnent un changement véritable.Ce sera un bouleversement radical qui fera courir des risques au Canada, faisait déjà valoir hier le premier ministre Martin, qui reprend la même tactique utilisé en juin 2004 et consistant à diaboliser son adversaire.Au dernier moment de la campagne, il avait réussi à convaincre les électeurs, surtout en Ontario, de ne pas opter pour l’inconnu.En ce début de campagne, il n’est pas sûr que cette stratégie du camp libéral aura le même succès.Si les Québécois, pour leur part, ont opté depuis longtemps pour le Bloc québécois comme solution de rechange aux libéraux, l’électorat demeure volatil dans le reste du Canada.En Ontario, l’écart entre libéraux et conservateurs s’est rétréci, ce qui illustre bien que l’on est en mode d’écoute.Stephen Harper a réussi, ces derniers mois, à nettoyer le programme conservateur des aspérités qui permettaient aux libéraux de dresser des épouvantails sur sa route.Les débats sur les questions morales, par exemple sur l’avortement, ne devraient pas revenir.Quant aux électrons libres qu’on retrouve dans ce parti, ils devraient avoir la sagesse de se tenir cois, ayant compris qu’ils ont été partiellement responsables de la défaite conservatrice de 2004.Il restera à M.Harper à faire la démonstration qu’il a la stature d’un premier ministre et qu’il aura la capacité de gérer le change ment que constituerait l’élection d’un gouvernement conservateur.Fin 56 jours de campagne, on aura amplement le temps de prendre la mesure véritable de ses qualités de leader.Pour cela, on peut compter sur l’amabilité de ses adversaires.bdescoteaux(a}ledevoir.ca Coûteux, le stationnement ?Jean-Robert Sansfaçon a mairesse de l’arrondissement Plateau-Mont-Royal, Helen Fotopulos, a surpris tout le monde en faisant adopter par son conseil une résolution haussant le prix du sta-.bonnement sur rue.Il appartient maintenant au conseil de la grande ville de donner son aval à cette demande, «A que l’arrondissement présente comme une solution de remplacement à l'augmentation du compte de taxes dans cet arrondissement.Si la proposition est acceptée, la période de tarification du stationnement sur rue s’étendra au dimanche et jusqu’à 21h du lundi au samedi.Quant au prix, il passera de 0,50 $ à 2 $ l’heure.De leur côté, les résidants du Plateau qui profitent du privilège des sections réservées dans la rue devront payer 100 $ par année au lieu de 50 $ pour leur vignette.Déjà, des commerçants ont commencé à protester, mais ils ont tort.Un tarif de 2 $ l’heure reste une aubaine.Ce qui étonne, c’est qu’il soit encore possible de stationner dans une rue commerciale achalandée pour 50 cents l’heure.De même pour la vignette, dont les avantages sont extraordi-naires dans un quartier aussi fréquenté.Li rue est un lieu public qui n’appartient pas aux propriétaires d'automobile, mais à tous les citoyens.Ceux qui demandent d'y laisser leur voiture inutilisée devraient supporter des droits de location horaires, mensuels ou annuels, et ce, partout dans la ville.Les propriétaires d'espaces prives le font déjà par le biais des impôts fonciers calcules sur la partie du terrain réservee à des fins de garage ou de stationnement.Cela dit, la position de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal nous rappelle que Montreal est une des villes au monde qui exigent le moins des automobilistes qui utilisent la rue pour garer leur voiture personnelle.Comment peut-on se plaindre du smog et des embou-teillages tout en autorisant chaque jour des milliers d’automobilistes à garer gratuitement leur voiture pendant des heures dans les rues situées à proximité des lignes de métro?Pire, on les subventionne en les incitant à poursuivre leur trajet jusqu'au centre-ville en métro, après avoir laisse leur voiture dans une rue secondaire d’Ahuntsic, du Centre-Sud, de Mercier ou d’Hochelaga-Maisonneuve.I.administration du maire Gerald Tremblay n'a pas de politique en matière de qualité de l’air et de transport individuel.Une telle politique devrait, d abord, obliger tout Montréalais à détenir une vignette pour garer son véhiculé dans la rue à proximité de chez lui.ensuite, interdire le stationnement prolonge sur rue aux visiteurs d'un autre quartier ou d’une autre ville, enfin, imposer des droits aussi importants sur rue que hors rue, selon le quartier, pour le stationnement temporaire.Sans une telle politique, dont les revenus iraient au financement du transport en commun, tous les efforts se heurteront à la preference quasi génétique des individus pour le transport individuel, plus flexible et plus confortable, du moins pour soi.L’administration montréalaise devrait donc appuyer la demande du Plateau-Mont-Royal, qui donne l'exemple en rendant plus coûteux le droit d’utiliser la rue à des fins strictement personnelles.j- rsansfaconyUedevoir.com LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information JULES RICHER Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-FRANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE CîT H'ou&MON* PAS, MtH IfcATjfcÊ Vt PÉCttAuPfeMCNÎ, NoUÇ pECoUToNÎ CE QuE Nous AVON?SbhsÎ ! $ îu* UES WANttMNK y.V O.» V 3 I® Iwf-tl-îo LETTRES Un plan d’action pour Kyoto Alors que la Conférence sur les changements climatiques de TONU se déroule ici même à Montréal du 28 novembre au 9 décembre, les ministres Dion et Mulcair semblent à court d’idées pour la rédaction d’un plan d'action devant répondre au protocole de Kyoto.Pourtant ils auraient pu mettre en avant les nombreuses mesures proposées depuis plusieurs années par les écologistes.Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous pourrions subventionner fortement les transports en commun (dont le transport ferroviaire des personnes et des marchandises ainsi que le taxi dans les régions), subventionner la recherche et l’achat de véhicules hybride et verts, réserver des quartiers aux piétons et aux cyclistes, taxer l’essence et les véhicules les plus polluants (gros camions, motoneiges, véhicules utilitaires sport, moto-marines, bateaux, etc.), rendre obligatoire un entretien annuel des vieux véhicules, interdire les démarreurs à distance, interdire et sanctionner les véhicules à l’arrêt et dont le moteur tourne plus d'un certain temps, installer des péages sur les ponts avec des voies réservées pour les automobilistes pratiquant le covoiturage (au moins aux heures de pointe), favoriser l’efficacité énergétique, augmenter la production d’énergie éolienne et instaurer l’usage de l’énergie solaire.Malheureusement, les ministres vont plutôt écouter les industriels et leurs doléances et vont se chicaner sur des points et des virgules au lieu de faire preuve de bon sens et de jugement et d’arrêter d'hypothéquer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants.A moins qu’une autre génération de politiciens se lève et prenne le pouvoir, nous allons continuer à regarder triompher le pétrole et la pollution au détriment de notre planète et de notre santé à tous.Rock Beaudet Montréal, le 28 novembre 2005 Viser les principaux émetteurs Bien sûr, chaque geste compte.La somme des petites actions peut induire de grands changements.La bonne nouvelle, les sondages le démontrent, c’est que l’environnement figure en tête de liste des préoccupations des citoyens et qu’un nombre croissant d'entre eux désirent contribuer activement à changer les choses.Toutefois, l’objectif ultime n’est pas la sensibilisation du plus grand nombre mais la réduction effective des émissions de gaz à effet de serre.À ce jour, tous les efforts n’ont servi qu’à réduire la croissance des émissions, laquelle semble inéluctable.Il n’y a pourtant pas de recette magique qui permette de s'approcher des objectifs du protocole de Kyoto.Il faut agir directement sur les nœuds du problème que sont les transports et certaines grandes industries.En octobre 2002, le ministère de l’Environnement publiait un inventaire des émissions de gaz à effet de serre au Québec.On y constatait que des émissions de GES associées à l’utilisation de la voiture au Québec ont diminué de 7 % entre 1990 et 2000 alors que celles des camions légers et lourds ont augmenté dramatiquement de 75 % et 43 % respectivement».Des constats semblables sont dressés à l’échelle du Canada.Il est urgent de s’interroger sur les modes de transport de marchandises, d’imaginer le développement de procédés moins polluants (transport intermodal.) et d’investir en conséquence.Il faut aussi agir sur les grands émetteurs industriels, notamment l’industrie pétrolière et gazière de l'Ouest canadien, qui ne présente par définition aucun risque de délocalisation et engrange des profits records chaque anqée.A défaut d'agir sur ces phénomènes précis, tous les efforts de réduction des émissions de GES des autres secteurs seront complètement anéantis.Et nous raterons la cible à coup sûr.Louise Fecteau Saint-Jean-sur-Richelieu, le 28 novembre 2005 Le tout pour le tout Il est clair que Martin, Pettigrew et Lapier-re, par leurs propos des derniers jours, ont décidé de jouer le tout pour le tout et de déclencher une élection référendaire fédérale au Québec.Un vote pour le Bloc sera un vote pour la souveraineté, disent-ils.Et le message est on ne peut plus simple: ceux qui tiennent au Canada devront se pincer le nez et voter libéral.Je me rappelle le texte de Claude Cas-tonguay, honorable fédéraüste, paru dans La Presse le 12 avril 2005, que tous les Québécois devraient relire en vue des prochaines élections.Le titre?«Une sale histoire».[.] En fait, 50 % des Québécois qui se disent maintenant souverainistes voteront pour rayer .de la carte ce Parti libéral fourbe et corrompu.: Les fédéralistes déçus à la Claude Castonguay pousseront peut-être le devoir moral jusqu’à voter pour le Bloc parce que, contrairement au Parti conservateur et au NPD, c’est le seul parti qui porte les aspirations du Québec, trop longtemps bafouées pendant Tère Trudeau-Chrétien et leurs sous-produits actuels.Dans ce contexte, il est réaliste de penser que le Bloc puisse obtenir la faveur de plus de 50 % de la population du Québec.Alors, il aura remporté l’élection référendaire voulue par les libéraux fédéraux eux-mêmes.La moustache de M.Parizeau doit se retrousser de satisfaction.[.] Si une telle chose se produit, comment le Bloc jouera-t-il cette victoire référendaire imprévue?Il sera investi d'un mandat politique historique.Son rôle dans l’histoire politique québécoise et canadienne pourrait être déterminant Mais est-il prêt à une telle éventualité?Denis Forcier Maniwaki, le 28 novembre 2005 LIBRE OPINION Non, vous n’êtes pas seuls ! ARLETTE PILOTE Présidente de l’Association québécoise des professeurs de français Réponse à la lettre «Allô, la Terre appelle la lune» de Jasmine Dube, auteure.comédienne et directrice du theatre Bouches décousues, parue dans Le Devoir du 22 novembre 2005 T e me sens concernée par votre message.Doublement concernée, en fait D'abord.-J en tant que présidente d’une association (renseignants qui vient de voir son congrès annuel boycotte par une bonne partie de ses membres syndiques, ceux-ci obéissant ainsi au mot d'ordre syndical.Je me sens concernée aussi en tant qu’educa-trice, qui ne peut admettre le boycottage des activités culturelles comme moyen de pression de notre syndicat Notre association a d’ailleurs tait parvenir dernièrement à Johanne Fortier, présidente de la CSE.et à Rejean Parent president de la CSQ, une lettre de protestation pour dénoncer ces deux moyens de pression.Cela ne remet pas en cause le fait que nous soyons solidaires des revendications de notre syndicat et les trouvions tout à fait legitimes et propres à améliorer la situation des écoles au Québec si elles étaient satisfaites: de l’aide aux enfants en difficulté d'apprentissage, des classes moins nombreuses, des salaires decents.Personne ne contestera la pertinence de ces demandes.Cela nous apparait cependant contreproductif qmm syndicat d'enseignants et de professionnels de l'éducation appelle au boycottage d'acti- vités de formation organisées bénévolement par certains de ses membres syndiqués, surtout quand on songe que le congrès annuel des associations représente souvent leur seul moyen de financement La formation demeure un choit individuel et personne ne devrait même dans le cadre de négociations, y porter atteinte.Quel message lançons-nous à la population?D n’est certes pas très cohérent avec notre mission d’educateurs et ne représente pas le modèle le phis inspirant de solidarité professionneDe.Mais en enseignement aucun ordre professionnel ne régit le droit ou l’obligation de se former, ce qui autorise des choix semblables d'actions qui ont comme effet de dévaloriser notre profession aux yeux de la population.Je doute qu'un syndicat de physiothérapeutes ou de psychothérapeutes en appellerait à un semblable boycottage, ne serait-ce que pour une simple raison d’ethique professionnelle.lin boycottage qui rend mal à Taise Quant au boycottage des activités culturelles, il est également inacceptable aux yeux d'une bonne quantité d'enseignants.Beaucoup se sentent très mal à Taise avec ce moyen de pression, le jugeant injuste et délétère.Injuste parce qu'il met dans une situation précaire des travailleurs déjà mal payés et maintenant pénalises parce qulls ont choisi d'exercer leur métier auprès des jeunes de nos écoles.Délétère parce que les artistes et les agents des milieux culturels comptent parmi nos principaux partenaires et qu'on devrait les respecter en tant que tels plutôt que de leur faire subir l'odieux de nos négociations avec le gouvernement Le fait que le ministère de l’Education, les commissions scolaires ou la société en général soient également responsables de la vie culturelle dans les écoles et ne jouent peut-être pas adéquatement leur rôle ne justifie pas le recours à ce boycottage.Cela sert plutôt à mettre en évidence une autre réalité: la transmission de la culture est encore considérée comme un luxe et non pas comme quelque chose de fondamental d'inhérent à notre fonction d'enseignant Sinon, pourrions-nous même songer à l'abolir de notre plage horaire sous prétexte que cela ne fait pas partie de la tâche de l'enseignant?Je ne suis pas d'accord avec Johanne Fortier quand elle dit «qu'il y a peu de place dévolue à la culture dans les programmes».Bien au contraire, la dimension culturelle est une des priorités des programmes récemment rénovés, et la compétence culturelle est maintenant inscrite comme telle dans la description des compétences que doit posséder tout enseignant Cela suffit pour démontrer que la culture est un élément essentiel qui doit être intègre a l'ensemble des apprentissages et ne devrait pas être considérée comme un hors-d'œuvre ou un dessert -facultatif" sur le menu scolaire.Oui.Mme Dubé, nous comprenons votre désarroi et votre sentiment d'impuissance.Nous comprenons aussi que vous puissiez interpreter comme méprisant ce droit que Ton s'est arrogé de vous empêcher de faire votre travafl.fi ne reste phis qu'à souhaiter que ce n’est pas là le nouvel ordre syndical qui est en train de s’installer au Quebec et que le sens de la solidarité sociale saura, dans certains cas comme cehikl dominer le seul intérêt corporatif - -i LE DEVOIR.LE MERCREDI 30 NOVEMBRE 2 0 0 5 DEES T 7/ J VNÏL ¦ ¦/ M Il :J •Vf": 'J 4$ , BRUNO DOMINGOS RKUTKRS Au Brésil, 45 millions de personnes vivent dans la pauvreté absolue avec moins de 1 $ par jour.11 est donc normal que l’État mette la lutte contre la famine au premier rang de ses priorités, comme c’est le cas du président Lula depuis son élection, en 2002.La Conférence sur les changements climatiques vue du Sud PIERRE BEAUDET Chercheur avec le réseau Alternatives lors que Montréal reçoit ces jours-ci des milliers de délégués du monde entier venus chercher des solutions au réchauffement de la planète, il importe de situer le débat tel qu'il est perçu par les pays les plus pauvres.De manière générale, les pays du Tiers-Monde sont souvent vus, à juste titre, comme des victimes de ces changements.Dans plusieurs régions du monde, le réchauffement semble aggraver les phénomènes de sécheresse et de désertification, comme dans les pays sahéliens de l’Afrique.Ailleurs, les ouragans et les inondations menacent des régions entières dans les Caraïbes et en Asie du Sud.Dans la plupart des cas, ces pays sont passablement démunis pour foire foce à ces catastrophes.Par ailleurs, certains pays du Sud sont de plus en plus montrés du doigt comme étant responsables du réchauffement actuel, notamment à cause de leur croissance économique, de l’utilisation des sources d’énergie non renouvelables et de la transformation de zones agricoles ou forestières en établissements urbains ou industriels.En Chine et dans certaines parties de l'Inde ou du Brésil, ce développement accéléré a une influence certaine sur l’évolution de la situation mondiale.Qui est responsable ?Malgré l'émergence de ces nouveaux pôles de croissance, les pays industrialisés (20 % de la population mondiale) sont à l'origine de 60 % de la quantité de CO, émise dans le monde chaque année.Le volume total de CO, libéré dans l’atmosphère de 1950 à 1992 provenait à 28 % des Etats-Unis et à 74 % de l’ensemble des pays industrialisés.En 2035 cependant, les émissions produites par les pays du Tiers-Monde atteindront le niveau de celles des pays industrialisés.Pour de nombreux pays du Tiers-Monde, l'impératif de la croissance économique n’est ni un luxe ni une manière d’augmenter la consommation mais bien une question de survie.Prenons l’exemple du Brésil, un pays de 178 millions d’habitants où plus de 45 millions de personnes sont dans la pauvreté absolue (moins de 1 $ par jour).Concrètement, c’est une masse d’affamés qui perdent leurs enfants chaque jour et leurs ainés qui meurent d’inanition et de maladies bénignes.Dans ce pays, il est donc normal que les gouvernements mettent la lutte contre la famine au premier plan, comme c’est l'intention du président Lula depuis son élection, en 2002.Mais comment faire cela?In pression démographique et sociale dans les zones rurales les plus pauvres est énorme.Les paysans sans terre se battent pour avoir des parcelles de terre et, conune les zones les plus fertiles sont occupées par de grands propriétaires, ils se replient souvent sur les zones marginales, semi-arides, ou encore du côté de l'Amazonie.Et, chaque année, cette pression s’intensifie: le couvert végétal du Brésil diminue sur une superficie qui équivaut à celle de la Belgique.Un lien avec la lutte contre la pauvreté Sans engager une lutte déterminée contre les raisons qui aboutissent à ces résultats, il n’y aura jamais de solution.Toujours dans le cas brésilien, la solution est «simple»: il fout procéder à la réforme agraire, répartir les terres fertiles aux millions de petits et de très petits paysans, au détriment des latifundiaires qui les possèdent, souvent sans les exploiter (c’est-à-dire à des fins spéculatives).Mais voilà que surgit un autre obstacle.La réforme agraire est perçue comme une abominable tactique communiste par les institutions financières comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.Au contraire, affirment-elles, il faut favoriser la concentration des grandes propriétés qui, elles seules, peuvent mécaniser, augmenter la production et surtout les exportations qui permettront au Brésil de rembourser la dette externe.Le Brésil, avec ses 45 millions d’affamés, exporte des quantités phénoménales de soja et de viande pour assurer la viabilité d’institutions financières étrangères qui ont accordé des prêts aux régimes précédents contrôlés par l'élite ou les militaires.le cercle vicieux ainsi créé aboutit aux menaces qui pèsent sur l’Amazonie.L’absence de générosité aggrave le problème Le chanteur Bono nous rappelait récemment le scandale qui découle de la pingrerie des pays riches.Ici, au Canada, les budgets dévolus à l’aide internationale ont terriblement diminué tout au long des années 90 et, en dépit de certaines augmentations ces dernières années, le pourcentage du FIB que nous consacrons à aider les plus pauvres est inférieur de 50 % à ce qui était prévalent avant les compressions.Le Canada, qui se targue de promouvoir les objectifs du millénaire de l’ONU, consacre moins de la moitié de ce qui est la norme espérée par la communauté internationale.Malheureusement, il n'est pas le seul.Lors des négociations précédentes sur le protocole de Kyoto, les pays industrialisés s’étaient engagés à aider les pays pauvres à réaliser des projets pour réduire les émissions, notamment dans l’énergie solaire, la construction de centrales de cogénération, etc.Quand est venu le temps d’y consacrer des ressources, tout le monde s’est mis à regarder son voisin.Aussi, avec un budget dérisoire de moins de 50 millions de dollars, l'initiative est trop insignifiante pour changer les choses.Avant de blâmer les petits paysans brésiliens qui se lancent à l’assaut de l'Amazonie, il faudrait changer cette situation qui est décidée ici, par nos propres décideurs.Va pour Fautoroute 30, mais.VIVIANE CORRIVEAU Présidente du comité de citoyens «Autoroute 30 - tracé nord sur la route 132» Lettre au premier ministre Jean Charest e projet de votre gouvernement de prolonger l’autoroute 30 sur le tracé sud, entre Candiac et Sainte-Catherine, entrai-nera la perte irrémédiable de plus de 500 hectares de terres agricoles de première qualité, et ce, alors qu’il existe pourtant une solution de rechange sur la route 132 actuelle.Le comité de citoyens «Autoroute 30 - tracé nord sur la route 132» s'efforce depuis plus de deux ans de combattre cette décision contraire aux principes de développement durable prônés par votre gouvernement, non seulement parce qu’il a des conséquences dévastatrices sur l’environnement et sur les terres agricoles mais aussi parce qu’il contrevient aux objectifs du protocole de Kyoto en matière de réduction des émissions de gaz a effet de serre, un objectif qu’appuie pourtant votre gouvernement Lorsqu’on analyse les coûts respectifs des deux tracés pis dans leur globalité, force est de constater que le coût du tracé sud est supérieur de plus de 400 miîbons de dollars a celui du tracé nord, et ce, tel qu'il appert des données du ministère des Transports lui-même et du directeur de la compagnie Lafarge Ciment Canada En outre, le fait d'opter pour le tracé sud oblige a construire un tronçon de raccordement entre l’autoroute 30 actuelle a hauteur de Candiac et la future autoroute 30 au sud, sur les terres agricoles, afin d'assurer la fluidité et la sécurité des usagers.Lors des audiences récemment tenues par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) au sujet des impacts de ce tronçon, appelé «tronçon Jean-Ieman», un seul des 286 intervenants a appuyé le tracé proposé par le ministère des Transports.Nous vous rappelons, M.le premier ministre, que plus de 90 % des mémoires déposés lors des audiences publiques provenaient de simples citoyens opposés à ce qu'on détruise ainsi des dizaines d'hectares additionnels de terres agricoles pour la construction du tronçon Jean-Leman et réclamaient qu’on revienne au tracé nord original sur la route 132.A l’instar d'une majorité de résidants et de l’ensemble des organismes et associations de la région, ces citoyens ne comprennent toujours pas comment il peut être plus avantageux de construire 12 kilometres d'autoroute au sud, sur les terres agricoles, alors qu’il ne resterait que cinq kilomètres à compléter si on optait plutôt pour le tracé nord original.Facture astronomique et environnement détruit Nous sommes d’accord avec la nécessité de doter la région métropolitaine de Montréal d’une véritable voie de contournement Ce que nous refusons cependant d'admettre, M.le premier ministre, c'est qu’on détruise inutilement notre environnement et nos terres, qu'on nous impose une facture astronomique et beaucoup phis élevée que ce qull en coûterait sur la route 132, tout en maintenant la population locale dans la congestion continuelle et les risques a la sécurité que représente la désuete route 132 actuelle.Certains ont pu vous faire croire que la recommandation du BARE en 2002 était fondée sur une analyse exhaustive des impacts respectifs des deux tracés.Il n’en est rien.In meilleure preuve de cela est que le BAPE a dû tenir de nouvelles audiences sur le tronçon de raccordement Jean-Inman, pourtant jugé «essentiel» a tout le projet de l’autoroute 30 au sud par le ministère des Transports lui-même.11 en va de même pour l’évaluation comparée des coûts des deux tracés: il n'y a pas de vue d’ensemble, le projet est présenté de façon morcelée et il y a fort a parier que c’est une surprise comparable à celle du métro de Inval ou du CHUM qui vous attend dans ce dossier.Nous faisons donc appel a vous, M.le premier ministre, pour que le bon sens prévale afin que des audiences publiques puissent se tenir dans les plus brefs délais pour faire toute la lumière sur les impacts respectifs des deux tracés envisagés pour le tronçon est de Candiac a Sainte-Catherine.Seules de telles audiences permettront à la population et au gouvernement que vous dirigez de saisir l’ampleur des retombées respectives de ces deux tracés, et ce, sur le plan tant environnemental que financier.Il faut compléter l’autoroute 30, mais pas a n'importe quel prix.Vous savez, M.le premier ministre, combien sont grandes les demandes d’aide financière en région, en éducation, en santé, bref, dans tous les ministères de votre gouvernement Ce dossier a assez traîné, vous avez l’occasion de le mener à bien d'une façon qui respecte les terres, l’environnement et la capacité de payer des contribuables québécois.I>a population non seulement de la région mais du Québec tout entier vous saura gré de prendre les décisions qui s’imposent et d’opter pour le bon sens, c’est-à-dire le retour au tracé nord sur la route 132.Réforme des services de garde Des changements, oui, mais pas à n’importe quel prix SYLVIE BEAULIEU Conseillère pedagogique en voie de disparition, CPE Chez les amis.Sherbrooke aimerais apporter mon opinion au sujet du démantèlement des CPE tel qu’annoncé par le projet de loi 124.Tout d’abord, il est insultant et révoltant de voir à quel poinl la ministre Carole Ihéberge et son gouvernement méprisent tout le travail accompli au cours des dernières années.le député libéral de Saguenay-I ac-Saint-Jean, Cari Blackburn, croit que les arguments des CPE?et de leurs partenaires ne sont pas valables et que seule la resistance aux changements luiime leur contestation face au projet de loi 124.Laissezmoi vous dire que des changements, nous en avons lancé et subi au cours des 20 dernières années.Toujours, nous avons retroussé nos manches lorsque nous avons cru que la société québécoise et surtout ses enfants profiteraient de changements qui mettent en valeur le potentiel éducatif des services de garde et le soutien aux familles.Comme l’a si bien dit Hélène Potvin, présidente de l’Association des CPE du Québec, à la commission parlementaire, nous n’acceptons pas de faire des changements à n'importe quel prix.D'ailleurs, n'est-ce pas davantage ou uniquement pour le changement que les Québécois ont voté pour le gouvernement actuel?Nous voyons bien aujourd’hui que nous aurions dû prendre conscience des impacts d’élire un gouvernement dont le seul but est de détruire une création de l'ancien gouvernement.|.] Avec le projet de loi 124, MmeThéberge veut mettre sur pied des bureaux coordonnateurs qui superviseraient la garde en milieu familial.Au cours des dernières années, nous avons réussi à faire enfin le pont entre les services de garde en milieu familial et les installations.Ix's expertises des uns servent celles des antres.Nous avons tenté de faire cesser le clivage (pii s’était installé entre les deux types de garde et avons de plus en plus agi en partenaires.Il est vrai qu’il reste du travail à faire sur ce point et que des améliorations peuvent encore être faites.Mais pourquoi vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain?Où était l’urgence de démolir les CPE qui, aux dernières nouvelles, sont un exemple d’organisation et de qualité partout au Canada?Qui a commandé une telle désorganisation?Li réponse se trouve-t-elle dans votre entourage, Mme 'Ihéberge?Pourquoi tout ce chaos?Ut pancarte d’il y a un an 11 y a un an à peine, votre gouvernement avait placé une immense pancarte bleue sur le terrain de notre CPE, annonçant à la population la création de cinq nouveaux emplois et de 25 nouvelles places en milieu familial.Vous nous avez imposé des bureaux administratifs afin de répondre aux besoins des milieux familiaux.Pour cela, nous avons dû agrandir notre CPE à grands frais.Avec votre projet de loi, vos compressions et la nouvelle classification du personnel en CPE, il est à prévoir la perte de quatre emplois et de 1(X) places en milieu familial seulement ixnir notre CPE.Allez-vous venir installer une pancarte bleue pour l'annoncer à la population?Am- toutes vos mesures, vous mettez les CPE?en situation financière précaire et certains petits CPE de quartier risquent de tout simplement disparaître.Vous tentez d’induire la population en erreur lorsque vous suggérez que les gestionnaires et les parents administrateurs ne savent pas administrer les CPE correctement.Ces parents bénévoles mettent leur temps et de l’énergie depuis des années pour offrir aux enfants des services de garde de qualité et qui répondent à leurs valeurs.Nous sommes des organismes sans but lucratif, lavez-vous oublié?Si des CPE?font des surplus, ils les réinvestissent toujours dans le CPE?.Si certains ont abusé, vos inspecteurs auraient dû y voir.Dans les faits, les CPE?se sont toujours fait un devoir d'utiliser l’argent des impôts au service des enfants.Je ne vois pas ce qui justifie un tel désaveu des conseils d’administration des CPE?en leur imposant des administrateurs externes.De toute façon, des vérificateurs comptables doivent vérifier nos livres et vous en faire rapport chaque année.Eîn avez-vous tenu compte?Dans la loi 124, où se situe la place des parents dans les bureaux coordonnateurs?A un simple comité consultatif'' Vous retirez alors bien du pouvoir aux parents qui ont leur mot a dire dans les décisions à prendre en ce qui concerne la vie dans les services de garde de leurs enfants.Je vous demande, Mme 'Ihéberge, de ne pas mettre la loi 124 en vigueur et de consulter les personnes a la base des CPE?plutôt que de privilégier la consultation de certains groupes qui ne sont pas représentatifs du milieu.f Ecrit) ez-nous ! Ijk Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page Ips commentaires et les analyses de ses lecteurs, fîtant donné l'abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution a 8
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