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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2005-12-02, Collections de BAnQ.

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ECONOMIE La CIBC perd 32 millions et abolit 950 postes Page A 7 ?w w w .I e d e v o i r.c o ra ?MUSIQUE Stéréotaxie et ses cuivres dans le tapis Page B 5 LE DEVOIR + T A X E S - I $ GES:fEurope en voie de dépasser son objectif Le Çanada et les Etats-Unis s’éloignent chaque jour de leurs cibles fixées à Kyoto LOUIS-GILLES FRANCŒUR Un groupe de contact se penche sur le problème de la déforestation Pendant que le Canada et les États-Unis s’éloignent davantage chaque jour des objectifs de réduction qu’ils s’étaient donnés à Kyoto en 1997, l’Europe des 25 non seulement réduira d’ici 2012 ses émissions à 8 % sous le niveau des émissions historiques de 1990 mais elle pourrait bien dépasser cet objectif et se retrouver à -11 %.C’est ce qui ressort du bilan chiffré divulgué hier par la Commission européenne à la Conférence internationale de Montréal sur le climat, un bilan détaillé pour chacun des 25 membres de la communauté européenne.L’Europe des 15 avait accepté à Kyoto de réduire ses émissions de 8 % sous le niveau de 1990.Ses émissions seront à -1,6 % en 2010 et à -9,3 % en 2012 par rapport à ce niveau car plusieurs pays planifient, en plus de leurs politiques de réductions, l’obtention de crédits au moyen du mécanisme de développement propre».Ce programme onusien, lancé mercredi par l’adoption des accords de Marrakech à la plénière de Montréal, permet à la quarantaine de pays industrialisés dotés d’objectifs de réduction d’effacer leurs émissions nationales grâce à des crédits obtenus en finançant des projets de réduction ou de captage de gaz VOIR PAGE A 10: GES « Tenir les promesses» _ / : - _____ REUTERS LES ACTEURS de la lutte contre le sida ont tiré la sonnette d'alarme hier à l’occasion de la journée mondiale sur cette pandémie, multipliant actions spectaculaires et symboliques pour inciter particuliers, gouvernements et donateurs à tenir leurs promesses financières face à une «menace mondiale exceptionnelle».Le sida a déjà tué plus de 25 millions de personnes dans le monde, dont plus de trois millions en 2005.Quarante millions de personnes au moins sont infectées: autant dire que le message de la journée mondiale «Stop sida - Tenir les promesses» a résonné sombrement.À lire en page A 4.Harper entend réduire la TPS Les chefs des trois autres partis le désapprouvent CLAIRANDRÉE CAUCHY Les conservateurs proposent de réduire la TPS imposée par les conservateurs en 1990 tandis que les libéraux veulent aujourd'hui la maintenir alors qu’ils promettaient, la main sur le cœur, de l'abolir en 1993.C’est le chef conservateur, Stephen Harper, qui a réussi à impo ser le thème du jour hier en promettant de réduire la TPS, renvoyant du même coup Paul Mar tin à la promesse — non tenue — du Parti lil)éral de l’abolir lorsqu’il prendrait le pouvoir en 1993.S’il est élu, Stephen Harper entend réduire de 7 % à 5 % la taxe sur les produits et services introduite par les conservateurs sous Brian Mulroney en 1989.11 ramènerait le taux dans un premier temps à 6 % dès le lendemain des élections, ce qui priverait le gouvernement canadien de 4,5 milliards de revenu.Par la suite, le gouvernement abaisserait le taux d’un autre point durant le mandat.•C’est un allégement de taxes que vous constaterez VOIR PAGE A 10: TPS ¦ Autres informations en page A 5 Stephen Harper Paul Martin Le lobby pharmaceutique américain pris à son propre piège LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Après la publicité et les bons mots des célébrités, voici que les pharmaceutiques américains ont songé à ajouter à leur arsenal de persuasion massive la force de la littérature.Mais entre-temps, le fabu- PhRMA fait tout pour se dissocier d’une histoire abracadabrante devenue très gênante compagnies pharmaceutiques sont devenues les vilains, un détournement qui pourrait s’avérer extrêmement coûteux pour l’industrie.L’idée initiale consistait à amener les Américains à tourner le dos aux prix alléchants des médicaments VOIR PAGE A 10: LOBBY leux missile anticipé — un roman illustrant les dangers d’acheter des médicaments canadiens sur Internet — s’est retourné contre ses créateurs, qui, aujourd’hui, s’en mordent les doigts.C’est que le projet commandé par le plus important lobby de fabricants de médicaments américains, FhRMA.a été littéralement détourné par ses deux auteurs.Des héros au point de départ les INDEX Annonces____B 4 Avis publics.B 6 Cinéma______B3 Décès_______B4 Editorial___A8 Idées_______A9 Météo_______B 7 o Monde_______B 9 j Mots croisés B 4 Nature______B8 Resta_______B7 | Sudoku______B 7 i Télévision.B 2 Week-end____B 1 ^ Insuffisance cardiaque; 20 % de survivants de plus aux Etats-Unis Le Canada sauve la mise dans les soins prolongés ISABELLE PARÉ Si vous souffrez d’une insuffisance cardiaque, mieux vaut échouer dans un hôpital américain, où vous aurez 20 % de chances de plus d’en réchapper sur-le-champ.Mais pour protéger vos chances de survie à long terme, il vous faudra revenir très vite au Canada, affirme la plus vaste étude comparative canado-américaine menée sur ce sujet Réalisée grâce à la collaboration de médecins des universités Yale et de Toronto, cette étude, publiée cette semaine dans le journal Archives of Internal Medicine, a permis de comparer les taux de survie de plus de 28 000 patients américains et de 8100 patients canadiens âgés de plus de 65 ans, hospitalisés pour de l'insuffisance cardiaque.Souvent consécutive à un infarctus, l’insuffisance cardiaque, qui se traduit par une baisse de la circulation sanguine et de l’oxygénation du sang, constitue la cause la phis fréquente d'hospitalisation aux États-Unis et au Canada Les pronostics pour cette maladie sont rarement reluisants avec des taux de décès oscillant entre 25 et 40 % après un an.Or les données tirées des registres de centaines d’hôpitaux canadiens et américains entre 1998 et 2001 démontrent que les personnes de 65 ans et plus hospitalisées pour cette raison au Canada courent un risque 20 % phis élevé de décéder dans le mois qui suit Èn fait les hôpitaux américains accusent un taux de décès de 8,9% après 30 jours, comparativement à 10,7 % au Canada.Mais au-dela de ce premier coup d’éclat américain, les chiffres révèlent une autre réalité.Tout ne baigne pas pour autant dans l'huile au pays de Fonde Sam, précisent les chercheurs.En effet après 30 jours, les taux de survie des personnes souffrant d’insuffisance cardiaque aux EtatsUnis VOIR PAGE A 10: SURVIVANTS Conclusion?Mieux vaut subir une défaillance en Floride, mais il faut très vite revenir au nord du 45* parallèle pour recevoir les soins posthospitaliers Angiographie d’un infarctus du myocarde.iyÉÉÉ D E .V 0 I R ACTUALITÉS Christian Rioux Vive le colonialisme ! Cela s’appelle chercher le bâton pour se faire battre.Après trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises comme on n’en avait pas vu depuis les émeutes de Los Angeles en 1992, on s’attendait à ce que le gouvernement français fasse tout pour calmer le jeu.Ce genre d’événement se serait produit au Québec qu’on aurait aussitôt assisté à de grandes scènes de réconciliations nationales.Les excuses auraient fusé de part et d’autre.Tout pour enterrer les haines et rétablir le consensus.C’était mal connaître la France.Au contraire, une partie non négligeable de la classe politique française semble vouloir profiter de l’occasion pour jeter un peu plus d’huile sur le feu.Hier, certains élus accusaient la polygamie de causer des problèmes d’intégration dans les quartiers immigrants.Peu après, 200 élus accusaient des groupes rap disparus depuis longtemps d’inciter à la violence et aux émeutes.Voilà que la majorité parlementaire de droite n’a rien trouvé de mieux en ce début d’hiver pourtant déjà assez chaud que de vanter les bienfaits.du colonialisme.Rien que ça! Vous imaginez le Congrès américain adoptant une loi disant que la colonisation de l’Afrique (et la traite des Noirs) a eu des effets positifs?Vous imaginez les députés de Westminster faisant de même avec une loi vantant les bons côtés du colonialisme britannique en Acadie (et de la déportation des Acadiens)?On pourrait multiplier les exemples à l’infini.C’est pourtant ce que vient de faire l’Assemblée nationale française.En fait, le débat remonte au 23 février dernier, alors que les élus adoptaient à la sauvette une loi visant à exprimer la «reconnaissance de la nation» à l’égard des rapatriés d’Algérie.Pourquoi pas, après tout, puisque ces pauvres déracinés ont fait les frais du rêve criminel de l’Algérie française.Les choses se gâtent lorsque, à l’article 4, la loi veut imposer aux programmes scolaires de faire la promotion du «rôle positif de la présence française outre-mer».Vous aurez deviné que les parlementaires ne voulaient pas parler de Jacques Cartier, de Champlain et de Maisonneuve, par ailleurs souverainement ignorés par les manuels d’histoire français.11 s’agissait plutôt de souligner les aspects «positifs» du colonialisme français en Algérie.Appelée à annuler cette loi votée en février, la majorité des députés a jugé bon cette semaine de la maintenir.Le tollé ne s'est pas fait attendre.La signature d’un traité d’amitié franco-algérien destiné à sceller la réconciliation après 45 ans de haine a été ajournée sine die.La presse algérienne parle d'une loi qui fait «l'apologie du colonialisme» (el-Watan) et vise à «bonifier les “mérites" des pages coloniales et en faire une matière digne des manuels scolaires» (Liberté).En France, les millions de fils d'Algériens qui attendaient un petit signe de bonne volonté après les émeutes récentes retiennent leur souffle.Une pétition signée par quelques centaines d’historiens et d'enseignants a dénoncé cette tentative d’imposer une interprétation «officielle» d’une période controversée de l’histoire, lui promesse du premier ministre Dominique de Villepin (lui-même auteur d’un ouvrage sur Napoléon) de réunir une commission d’historiens est demeurée lettre morte.Il ne s’agit pas de sombrer dans cette attitude à la mode qui consiste à affirmer que l’Occident a eu tort sur toute la ligne depuis 5000 ans.11 ne s'agit pas non plus de reprendre les grossières exagérations du président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui affirmait que l'occupation française avait «emprunté la voie de l’extermination et du génocide».Il ne s'agit pas enfin de refuser de constater que les colonialistes ont emmené dans leurs bagages certaines nouveautés dont les anciens colonisés sont fiers aujourd’hui, comme l’électricité et la langue française.Bien sûr, le colonialisme a laissé derrière lui quelques exemplaires du Contrat social de Rousseau.des vaccins et un ou deux codes civils.Mais il faut tout de même reconnaître sans détour que, politiquement, le colonialisme fut une entreprise de conquête destinée à l’exploitation systématique et sauvage de ces populations.C’est ce que faisaient remarquer les historiens Aïs-sa Kadri, Gérard Prévost et François Castaing.«Sans doute est-il possible et necessaire, écrivent-ils, de considérer que les effets (du colonialisme] n >*-* latéraux, voire, pour certains, "o vanche, en tant que phénomène fOiUttst ?*., .jè tion n a pas pour caractéristique l'ambiguité.s'agit bien d'un phénomène de domination, d'oppre ion et donc de répression.» Plusieurs auteurs, et non les moindres, estiment que le colonialisme, comme entreprise politique, a posé les bases de la déshumanisation de millions d’êtres et d’un despotisme bureaucratique fondé sur la race qui a ensuite ouvert la porte aux régimes totalitaires que l’Europe a connus au XXr siècle.L’Afrique et l’Asie n’ont donc pas été les seuls perdants de l’entreprise coloniale, ?Au lieu de s’enfermer dans la negation des horreurs commises en Algérie, la France ferait peut-être mieux de se rappeler les pages héroïques de son histoire aujourd'hui occultées.Celles de sa découverte du Saint-Laurent des Grands Lacs et du Mississippi, par exemple.Si elle voulait tant s’enorgueillir du «rôle positif de la présence .française outre-mer», elle pourrait se vanter de ces descendants de colons français qui ont contribué au XIX siècle à l'exceptionnelle naissance d’une nation métis au Manitoba.Tant que la France ne s'etait pas excusée, on pouvait dire que l’épisode de Vichy n otait pas refermé.Avec la même logique, on est justifié de penser que la guerre d'Algérie n’est pas encore tout à fait terminée.criouxtHedevoir.com Correspondant du Devoir à Paris Québec retarde la publication du nouveau cadre financier des sociétés de transport Laval et Sherbrooke haussent les tarifs des transports en commun Montréal pourrait faire de même sous peu JEANNE CORRIVEAU Les sociétés de transport québécoises, qui doivent préparer leurs budgets 2006 ces jours-ci, ont appris lundi qu’elles ne pourront pas compter sur le cadre financier pour les transports en commun promis par Québec pour le 1 janvier.Aux prises avec des difficultés financières, les sociétés de transport de Sherbrooke et de Laval ont déjà annoncé qu’elles hausseront leurs tarifs pour absorber leurs manques à gagner.La Société de transport de Montréal (STM) pourrait les imiter sous peu.Le ministre des Transports, Michel Després, a reporté à la lin du mois de février prochain la présentation d’un nouveau cadre financier qui aurait permis aux sociétés de transport d’accéder à de nouvelles sources de financement dès janvier 2006.C’est ce qu’on appris les représentants de neuf sociétés de transport québécoises, lundi, lors d'une rencontre avec le ministre Després.Compte tenu de la hausse de leurs dépenses et de la flambée du prix du carburant, les sociétés de transport de Sherbrooke et de Laval ont décidé de hausser leurs tarifs de 2,3 % et de 3,7 % respectivement à compter de janvier.La STM comptait elle aussi sur la promesse de cadre financier du ministre des Transports pour l’aider à éponger un manque à gagner d’environ 30 millions.Une hausse de ses tarifs qui ferait passer le prix de la carte autobus-métro (CAM) de 61 à 63 $ apparaît de plus en plus inévitable.Le président de la STM, Claude Dauphin, a toutefois répété, hier, qu'aucune décision n’était prise à ce sujet et qu’il espérait encore recevoir un coup de pouce financier de Québec.Le 18 novembre dernier, il a d’ailleurs adressé une demande formelle au ministre des Transports afin de recevoir une aide ponctuelle du gouvernement telle que celle obtenue l'an dernier pour résorber un manque à gagner de 20 millions pour l’année 2005.«On est liés par nos engagements électoraux, a-t-il indiqué.S’il fallait augmenter nos tarifs, ce ne sera pas au-delà de l’inflation liée au transport [3,5 %], Et il n "est pas question d’augmenter les tarife plus qu’une fois par année.» M.Dauphin affirme qu’il faudra voir quelle sera la contribution de la Ville de Montréal qui dévoilera son budget mercredi prochain.Quant au 27-P.Qo A ARCHIVES LE DEVOIR Les sociétés de tranport, dont celle de Montréal, ignorent toujours quel financement leur accordera le gouvernement du Québec l’an prochain.budget de la STM, il devra être adopté par le nouveau conseil d’agglomération d’ici la fin de l’année.La décision de Québec de reporter la présentation d’un nouveau cadre de financement fait suite à une rencontre sur un nouveau pacte fiscal qui a réuni, le 25 novembre dernier, trois ministres, soit M.Després, sa collègue des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, et le ministre des Finances, Michel Audet, ainsi que les représentants des municipalités.Incapables de conclure un nouveau pacte fiscal avant la fin de l’année, Québec et les représentants de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), de l’Union des municipalités du Québec* (UMQ) et de la Ville de Montréal ont convenu de reconduire l’entente actuelle d’un an, en l’indexant de 2,3 %, afin de poursuivre les pourparlers.Mais du même coup, ils se sont entendus pour continuer, en parallèle, les négociations afin d’élaborer le nouveau cadre financier pour les transports en commun, reportant ainsi l’échéance au 28 février.L’attachée de presse du ministre Després, Josée Delisle, a affirmé hier que même si l’échéancier était retardé de quelques mois, Québec tiendrait sa promesse à propos du cadre financier tant attendu par les sociétés de transport Mme Delisle a d’autre part confirmé que les villes pourront bientôt mettre la main sur les millions provenant de l’entente conclue l’été dernier entre Québec et Ottawa sur le partage des revenus de la taxe fédérale sur l’essence.Rappelons que cette entente rapportera 1,6 milliard aux municipalités québécoises en cinq ans.De cette somme, 504 millions iront aux dépenses d’immobilisations en transports en commun.L’entente finale a été entérinée par Québec et Ottawa lundi dernier.Les hausses de tarifs dans les transports en commun étaient également à l’ordre du jour de la séance de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui a approuvé, hier, la nouvelle grille tarifaire élaborée par l’Agence métropolitaine de transport (AMT).Cette grille fera grimper de 3,5 % le prix des titres de transport métropolitain (TRAM) pour 2006.Par ailleurs, le budget d'exploitation et le programme triennal d’immobilisations (PT1) 2006-2008 de l’AMT ont divisé les élus.Le maire Gérald Tremblay et les élus montréalais ont décidé de ne pas approuver le budget car ils ont estimé qu’une trop large part des investissements était accordée aux projets de train de banlieue au détriment du réseau du métro de Montréal.Le maire de Longueuil, Jacques Olivier, a également rejeté ce budget parce le projet de système léger sur rails (SLR) entre Montréal et la Rive-Sud n’y apparaissait pas.Le vote défavorable de la CMM n’empêchera pas l'AMT d’adopter son budget tel quel si elle le désire.Le Devoir Les parents veulent revoir les objets de la négociation en éducation Est-ce le bon endroit pour discuter de la réussite scolaire, demandent-ils ?MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Les parents jettent un pavé dans l’univers de la négociation avec les enseignants, qu’ils croient dans une «impasse»: dans un cri du cœur sous forme dç lettre, ils ont demandé hier, tant au ministre de l’Education qu’au syndicat de professeurs, de renoncer à toute discussion sur les conditions de réussite des élèves, reportant ce débat à une arène sociale dont les parents feraient partie.«Il est peut-être temps de briser le modèle de négociation hérité des années 70, où, en éducation, les conditions de réussite des élèves et la qualité des services se retrouvent nécessairement dans les clauses d’une amvention collective», a lancé la présidente de la Fédération des comités de parents du Québec (FXTPQ), Diane Miron,, dans une missive expédiée hier tant au ministre de l’Education qu'à la tète dirigeante de la Fédération des syndicats de l'enseignement (F'SE-CSQ), Johanne Fortier.Dans les deux camps, tant patronal que syndical, cette correspondance inattendue a causé l’étonnement.Expédiée en avant-midi au ministre Jean-Marc Fournier et à la présidente de fa FSE, elle a été diffusée ensuite sur le fil de presse, semant un émoi certain dans le camp scolaire.«Je trouve cela étonnant, surprenant et certainement décevant de la part des parents», a immédiatement déclaré Mme Fortier, comparant le souhait des parents de créer un nouveau contrat social à l’effet que procurerait l’intervention d'un simple client «qui voudrait régler un conflit de travail entre le patron d'un IGA et sa caissière», lançant un «cri du cœur», comme l'a expliqué hier Diane Miron, 55 des 69 présidents de comités de parents des commissions scolaires du Québec ont mandaté leur présidente fl y a une semaine afin qu'elle écrive cette lettre.«Les parents sont très conscients que leur demande est en fut irréaliste, mais c'était notre seule manière de jeter les bases d'une reflexion pour le futur», at-efle explique hier, dépfarant d'inconcevable» camouflé derrière fa fait que «ce sont les enseignants, lors du renouvellement d'une convention, qui vont décider des services dont les rnâints ont le plus besoin» «Ils veulent ajouter des enseignants, mais est-ce que ce ne serait pas plutôt des psychologues ou des orthopédagogues dont on aurait le plus besoin de nos jours dans les classes?», demande Mme Miron.La démarche répondait aussi à un grand «souci de neutralité face au conflit qui perturbe les écoles et menace le climat scolaire», écrit Mme Miron.En août, la présence de Diane Miron aux côtés du ministre Fournier lors d’un point de presse destiné à demander le calme dans les écoles avait causé un certain remous, fa FCPQ ayant été accusée de prendre parti pour le ministère et contre les enseignants.«Nous l'avons payé cher, a affirmé hier Mme Miron.Cétait important pour nous de faire un geste neutre, et de demander tant à une partie qu à l’autre de changer les manières de faire pour le bien des enfants.» Au cabinet du ministre Fournier, la porte-parole Véronique Mercier expliquait hier que cette lettre permettait de «décoder le cri du cœur des parents», sans plus.«Le ministre ne veut pas jeter de l’huile sur le feu», a-t-elle ajouté, expliquant que répondre clairement à cette demande de renverser le bal de fa négociation ne pourrait qu’allumer des flammèches.Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), André Caron, veut bien donner fa chance à la négociation mais doit constater que, «si on n est pas capables de négocier, c'est peut-être que ce n’est pas négociable»l Les parents «sont à bout», en ont «ms le bol» des moyens de pression, et foire est d’admettre, toujours selon le président de la FCSQ, qu’outre la convention collective — «qui orchestre l'organisation scolaire» — «nous avons une Loi de l'instruction publique et un régime pédagogique qui prévoient l’octroi de services aux élèves».La FSE constatait hier par ailleurs une «difficulté majeure de fonctionnement» à la table de négociation.Alors que le syndfaat affirme toujours attendre une réponse du ministère sur sa plus récente proposition concernant les élèves en difficulté, le comité patronal a répliqué hier qull attendait des enseignants «qu ’ils obtiennent de nouveaux mandats pour discuter aussi du reste», comme les frais d’arbitrage, fa mobilité et le boycottage des activités culturelles.Le Devoir Entente de principe à TUdeM MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Après fa tenue de 12 journées de grève, l’Université de Montréal a signé hier midi une entente de principe avec le Syndicat général des professeurs (SGPUM), qui propose des pigmentations salariales de 14,5 % étalées sur trois ans.Une entente «acceptable», a dit hier le président du syndicat de 1270 professeurs, Louis Dumont, pendant que l'administration «se réjouissait» par communiqué de l'avènement de cette entente.Elle devait passer hier sous l’œil du conseil syndical du SGPUM et subira l’examen ultime lundi soir, lors d’une assemblée réunissant l’ensemble des professeurs.S’ils acceptent cette proposition, les membres du SGPUM bénéficieront d’augmentations salariales de 5 % cette année, de 4 % l’an prochain et de 4,5 % en 2007-08, toutes versées en deux étapes chaque année.Une hausse de 1 % additionnelle s’ajoutera au dernier jour de la convention collective, histoire de clore le rattrapage salarial demandé par les professeurs pour rejoindre 1a moyenne des grandes universités de recherche canadiennes.Le cœur de cette négociation, entamée en septembre, portait non seulement sur une indexation salariale pour l’année en cours mais aussi — et surtout — sur cet écart avec les autres établissements.Les professeurs ont d’ailleurs épuisé une douzaine de journées de grève et en avaient encore six en banque.Le protocole de retour au travail auquel les deux parties sont arrivées hier prévoit d'aüleurs que ces journées manquées, qui devront faire l’objet de cours de rattrapage, ne seront financées qu’à 50 % du plein salaire, a indiqué M.Dumont hier, «une déception».«Mais c’est une entente acceptable dans les conditions où nous nous trouvons», a-t-il ajouté.«L'exécutif a examiné le contexte, et nous avons regardé ce que nous pouvions gagner de plus.» lœs demandes initiales du syndicat témoignaient d’un plus grand appétit pour 1a seule année 2005-06, il souhaitait 3,9 % d’augmentation en phis de 7.6 % pom-rejoindre les autres universités de redieithe.L’idée d'un étalement et celle d'une convention signée pour trois ans ont rapidement contrecarré cette requête.L’université a par ailleurs indiqué hier que le trimestre prendra fin le 23 décembre et que si l’accord signé hier reçoit laval de l'assemblée, des mesures de rattrapage des cours manqués seront élaborées à chacune des facultés.Elles ne seront connues qu'à compter de mardi.Le Devoir Le front commun appréhende une loi spéciale Québec — La présidente du Conseil du trésor.Monique Jérôme-Forget, multiplie les gestes de provocation afin de justifier un coup de force contre les employés du secteur public, a déclaré hier le Front commun CSN-FTQ.•Depuis le debut, elle provoque et dit n 'importe qmn», a soutenu h* president de fa FTQ.Henri Masse.fors d’un point de presse à Québec.Le grand patron de fa FIX) reproche à la ministre de lancer des chiffres «farfrlus» sur les coûts des demandes syndicales et de remettre en question la crédibilité de Tétude de l’Institut de la statistique (I$Q) confirmant le recul salarial des employés de l'Etat par rapport à ceux du prive.•Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.Quand les statistiques démontraient que les employes du secteur public étaient en avance, on n 'a jamais vu le gouvernement critiquer la méthodologie», a fait remarquer M.Massé.Pendant quelle prépare en catimini les décrets pour imposer le retour au travail des employés du secteur public, Mme Jérôme-Forget lance des chiffres grandiloquents «pour épater la galerie», soutient fa FTQ.«Elle ne dit jamais vrai dans ce dossier-là Nous, ce qu on demande, c'est environ 15 $ par semaine», a martelé M.Massé.Depuis qu elle a brandi 1a menace d'une loi d'exception avant Noël, «il n'y a aucune négociation» digne de ce nom, at-il tgouté.La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, dresse le même constat Selon elle, fa grande argen-tière de l’Etat tente «d’endormir le bon peuple» en prétendant vouloir négocier, alors qu'en réalité eDe s'accroche à ses positions.•La négociation n'a pas vraiment débuté et Mme Jérôme-Forget se comporte comme si les négos étaient conclues», a-t-elle déploré.Si elle souhaite vraiment conclure la négociation sur une bonne note, Mme Jérôme-Forget devra ou- vrir son jeu.clament les leaders syndicaux.De l’avis de la présidente de la CSN, des lendemains difficiles attendent le gouvernement Charest si jamais fa ministre met à exécution sa menace d’imposer par décret les conditions de travail de ses employés.•Je l’invite à réfléchir (.] On en a connu des coups de force dans le passé et ça laisse des traces énormes dans la prestation des services Cela entraîne une morosité.il y a un impact sur la productivité.Il y a là une considération sérieuse pour le gouvernement», a prévenu Mme Carbonneau.De son côté, la présideiite du Conseil du trésor a répété son message.EDe se dit en mode «négo» et affirme, contrairement à ce qu’avancent les leaders syndicaux, que les pourparlers se poursuivent entre les parties.Néanmoins, elle répète que le gouvernement «prendra ses responsabilités» si une entente apparaît impossible à ficeler par la voie de la négociation.Presse canadienne > LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 DECEMBRE 2 0 0 5 A ô ELECTIONS FEDERALES L'EPREUVE DES FAITS Diminuer la TPS ou les impôts?ALEC CASTON GDAY Le Parti conservateur a annoncé hier qu'une fois au pouvoir, il ferait passer immédiatement la taxe sur les produits et services (TPS) de 7 à 6 % pour ensuite la diminuer d’un autre point de pourcentage did cinq ans.La TPS passerait ainsi de 7 à 5 %.Cette mesure est-elle réaliste?La réduction de la TPS profi-te-elle à tous les citoyens?Une telle mesure stimule-t-elle vraiment l’économie?Le Devoir fait le point D’abord, le gouvernement fédéral a tout à fait les moyens finanriers de mettre en avant une réduction de La TPS grâce à des surplus projetés de 86 milliards de dollars d’ici cinq ans.Chaque baisse de 1 % de la TPS coûte 4,5 milliards au trésor public, qui encaissera en 20054)6 la somme de 31,6 milliards avec la TPS.La mesure conservatrice annoncée hier représente, pour une famille de deux adultes et deux enfants qui a un revenu de 60 000 $ par année, une économie qui oscille entre 600 et 800 $ annuellement (avec une baisse de 2 % de la TPS).Tout le monde paie cette taxe à la consommation, sauf les familles à très faible revenu, qui se font rembourser l'équivalent de la TPS payée au cours de l’année au moment de leur déclaration de revenus.Lorsqu’une famille perçoit tpoins de 29 618 $ en revenu, elle ne paie pas de TPS.A partir de cette somme, le taux de remboursement diminue progressivement et varie en fonction de la situation familiale (nombre d'enfants, etc.).Le chef conservateur Stephen Harper a affirmé hier que la TPS est une mesure régressive qui pénalise toutes les couches de la société et frappe donc plus fort par ricochet, la classe moyenne et les personnes à faible revenu, qui paient la même taxe que les riches.Est-ce exact?«Oui, parce que tout le monde subit la TPS, sauf les gens aux revenus très faibles», a expliqué Michel Poitevin, directeur du département de sciences économiques à l’Université de Montréal.«C’est la classe moyenne qui procure au gouvernement la plus grande pari des revenus de TPS, alors c’est elle qui va en bénéficier.» Mais n’est-il pas vrai que les gens plus fortunés dépensent davantage et que cette réduction de taxe sera donc plus substantielle pour eux?«C’est faux!», a rétorqué Nicolas Marceau, professeur de finances publiques à rUQAM.S’il y a effectivement une différence, elle n’est pas aussi énorme qu’il paraît Au bout du compte, il serait donc préférable d’avoir une taxe à la consommation très basse et des impôts plus imposants pour les riches si on veut vraiment faire preuve d’équité, at-il soutenu.«R y a plus de différence entre les riches, les pauvres et la classe moyenne dans les revenus que dans la consommation.Oui, les riches dépensent plus, mais ils en mettent aussi beaucoup plus en banque, alors que tout le monde doit dépenser durant une année, peu importe le revenu.Ça fait plus mal de payer la TPS quand on n’a pas beaucoup d’argent, c’est pour ça qu’on dit que c’est une mesure régressive.» Selon Nicolas Marceau, les conséquences d’une baisse de la TPS par rapport à des réductions d’impôt n’est pas tant une question de justice sociale que de conséquences sur l’économie.«Baisser la TPS va stimuler la consommation, ce qui fait rouler l’économie, alors que réduire les impôts améliore à long terme la prospérité du pays puisque les gens peuvent choisir ce qu’ils font avec l’argent économisé.Ils peuvent, oui, le dépenser en consommation, mais ils peuvent aussi l’épargner ou l’investir dans les études.Baisser les impôts est aussi un encouragement au travail puisque les gens peuvent s’enrichir sans en payer le prix», a-t-il dit.C’est pourquoi, si l’objectif consiste à améliorer l’économie à long terme, «c’est une idée assez pauvre en substance», a soutenu à la Presse canadienne Mike Veal, économiste à l'université McMaster.Jim Davies, professeur d’économie à la University of Western Ontario, estime quant à lui que si on veut aider les familles pauvres, la solution réside d'abord dans les baisses d’impôt «Si les réductions d’impôt sont bien faites, c’est plus profitable aux personnes à faible revenu», a-t-il dit démontrant par le fait même que tous les économistes ne sont pas sur la même longueur d’onde.Le Devoir GST/TPS r% 5 J.P.MOCZULSH REUTERS Stephen Harper a promis hier de diminuer la TPS.gisfi i ^ A JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef bloquiste Gilles Duceppe a dû expliquer le sens du slogan choisi pour mener la campagne électorale.BLOC QUÉBÉCOIS Difficile de rivaliser avec le slogan de 2004 Heureusement, ici, c’est le Bloc» « KATHLEEN LÉVESQUE Après avoir présenté sa plate-forme électorale mercredi, le Bloc québécois en a révélé la page couverture hier.Appliquant le principe du compte-gouttes, le Bloc a aussi fait connaître son slogan et dévoilé les affiches du chef qui seront placardées dans les 75 circonscriptions du Québec.C’est avec le slogan «Heureusement, ici, c’est le Bloc» que le chef Gilles Duceppe croit pouvoir amé üorer le score de 54 sièges obtenu en 2004.Se défendant que ce slogan n’ait pas le mordant de celui de 2004 («Un parti propre au Québec»), M.Duceppe a tout de même dû en expliquer la signification, assurant qu'il illustre ce qu’est le Bloc et ce que le parti est devenu aujourd'hui.«Cestun clin d'œil à la période des Fêtes.[.]& slogan signifie qu heureusement, il y a le Bloc pour intervenir sur la question des commandites mais aussi sur le déséquilibre fiscal, sur Kyoto et ainsi de suite», a dit M.Duceppe lors d’une conférence de presse dans les quartiers gé néraux du Bloc pour la campagne électorale.Le chef bloquiste a affirmé que les Québécois rencontrés lui ont souvent mentionné qu'ils s’estimaient chanceux d’avoir le Bloc.«Il y a toujours une phrase qui résume ce que les gens pensent de notre travail et, actuellement, c'est ça», a-t-il dit :» La thématique a été imaginée par l’agence de publicité Red, qui avait également travaillé aux concepts de la campagne de 2(X)4 et celle, avortée, de juin dernier, dont le slogan («Je me souviens») a été utilisé en pré-campagne.Le slogan coiffe la plate-forme électorale avec une photo aux accents du terroir représentant le petit vil lage de Saint-Malachie-de-Bellechasse sous la neige.Du coup, le document de quelque 200 pages qui reprend le plan d’action adopté par le Bloc en 2004 a des allures d’annuaire téléphonique, comme ceux qu'on retrouve dans les régions du Québec.De plus, le Bloc a rendu publiques les affiches de son chef, qui se déclinent en trois versions: une qui rappelle le Québec rural (la même photo que pour la plate-forme) et deux autres qui évoquent l'urbanité.Il semble que le Bloc ait jugé opportun de prendre en considération de vieilles chicanes de clochers entre Québec et Montréal, ce qui expliquerait le dédoublement de l’affiche représentant les deux villes.Chose certaine, M.Duceppe est photographié devant trois paysages enneigés en arrière-plan.Il est vêtu pour affronter sinon les adversaires, du moins les rigueurs de l’hiver; l’histoire ne dit toutefois pas s'il porte une canadienne.La?Devoir E N BREF Une campagne profitable Une échappatoire dans la nouvelle Loi sur le financement des partis politiques fédéraux leur permet de doubler la somme à laquelle ils ont droit lors de l'actuelle campagne électorale.C'est \e Toronto Star qui a découvert la brèche dans la loi adoptee en 2004 par le gouvernement de l'ex-premier ministre Jean Chrétien.En effet, la loi limite à UXX) $ par année tout don qu'un syndicat ou une entreprise peut verser à un parti politique fédéral, et à 5000 $ par année toute contribution d'un individu.La loi prévoit que l'année est comprise entre le L janvier et le 31 décembre.Or.puisque la campagne débuté en 2(X)5 pour ne prendre fin qu'en 2006, les versements pourront être du double.- PC Duceppe et Boisclair répliquent Ia' chef du Parti québécois, André Boisclair.a uni hier sa voix à celle de son homologue du Bloc québécois, Gilles Duceppe, pour répliquer au chef libéral.Paul Martin, qui accuse les souverai nistes d’avoir conclu un «pacte» en vue d’un référendum.Ia's deux leaders n’ont pas hésité à mettre en relief les divisions qui existent au sein des troupes fédéralistes.«Quel message envoyons-nous par cette présence côte à côte?», a lancé M.Boisclair à quelque 200 militants réunis à l’occasion d’un cocktail de financement dans les locaux de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.«Nous avons chez nous un projet, nous sommes capables de parler d’une même voix.|.| C’est que ça tranche quelque peu avec nos adversaires.J’étais à Québec cette semaine, j'ai entendu Charest nous dire: ’moi, la campagne fédérale, je ne me mêle pas de ça’.[.] 1/ est en train de nous dire que les fédéralistes n ont pas de projet commun » Puis, An dré Boisclair s’est fait carrément cinglant en se moquant des relations tendues entre Québec et Ottawa.«Jean Charest n'a, d'aucune façon, intérêt à se faire voir avec Paul Martin.Paul Martin qui est découvert avec le scandale des commandites et la Commission Gomery Puis pensez-vous que Paul Martin a le goût d'avoir Jean Charest dans ses pattes, lui qui est à 14 % de satisfaction dans les sondages |28 % en réalité 1 ?» - PC Lord aidera Harper Bernard Lord et Shawn Graham entendent se mêler de la campagne électorale fédérale, mais seulement après la période des Fêtes.Avec la reprise des travaux parlementaires à Fredericton, la semaine prochaine, le premier ministre et le leader de l’opposition néo-brunswickois seront davantage occupés à débattre des enjeux apportés sur le plancher de l’Assemblée législative qu’à épauler directement leurs cousins fédéraux.En janvier toutefois, MM.I/>rd et Graham seront moins occupés et pourront ainsi accorder davantage de temps à Stephen Harper et Paul Martin, en prévision des élections du 23 janvier prochain.M.Lord a précisé qu’il va s’impliquer si on le lui demande, mais qu’il ne passera pas chaque jour à commenter.Il entend voter pour le Parti conservateur, mais insiste sur le fait que cette campagne n’est pas la sienne, mais celle de l’aile fédérale du parti.De son côté, le chef libéral a indiqué qu’il va parcourir les 10 circonscriptions fédérales de la province, en janvier, pour donner un coup de main aux candidats libéraux.- /•’C On veut des résultats étions que quelqu’un publie un livre.Une brique de 400 pages plutôt plate portant sur un personnage plutôt insignifiant Le tout distille un ennui plutôt considérable, sauf qu’à la page 232, le quelqu’un écrit: «H se réjouit du dépôt de la proposition de ratification sans amendement de son avant-projet préparatoire de discussion.Ce soir-la, à l’occasion d’une fiesta privée, il se ramassa tout nu avec un abat-jour sur la tête.Le lendemain, dans un discours, il souligna que le cadre de priorités pour la définition des objectifs serait élaboré par étapes transitoires, et il reçut une ovation.» Invité partout sur les ondes, l’auteur feint par la suite de s’offusquer de ce que tous les journalistes lui posent des questions sur la couleur de l’abat-jour.«Ce n’est qu’une phrase sur 400 pages», fait-il accroire de fulminer.Il taxe la presse libre et démocratique de sensa-tionnaüsine et de horscontextualisation.Pourtant il ne pouvait pas ne pas le savoir montrez à un reporter le Grand Canyon, il remarquera que les parois sont mal sablées et que des sources sûres lui ont confirmé que le travail a été fait par des ouvriers au noir.Bon, ça n’a pas grand-chose à voir, mais mutatis mutandis, comme disaient sans doute les crédi-tistes, on pourrait appliquer le même procédé à l'actuelle électorale campagne.Ainsi, pas plus tard qu’avant-hier, le Bloc québécois dévoile-tj sa volumineuse plateforme — 202 pages; pour un parti aussi assuré de finir ses jours au pouvoir que les conservateurs de faire élire un demkleputé au Québec, avouons qui! y a la un beau deuxieme effort — qu'aussitôt se répercutent dans les médias neutres et objectifs trois petites lignes de la page 127, que je vous dte ici sans engagement de votre part et avec l’assurance qu'aucun candidat n’ira chez vous: «Comme c’est le cas actuellement pour les nations écossaise et galloise, le Québec pourrait dès maintenant .L Jea n Dion présenter une équipe nationale du (juébec dans les tournois internationaux de soccer et de hockey sur glace.» Ce serait, faut-il croire, en attendant ce vote favorable a la souveraineté non suivie de turbulences, aussi connu sous le nom de la Soirée du O.K.(oui, elle est usée, celle-là) et qui soulèverait une importante interrogation: le Canadien pourrait-il continuer à s'appeler le Canadien?Evidemment, la chose a l’air futile comme ça quand d’autres personnages, comme Paul Martin, veulent carrément «réussir le Canada» — et vous croyiez que le Canada était déjà un considérable succès, surtout auprès des agences de publicité —, mais ce n’est pas du tout le cas.D’abord, à part l’indépendance elle-même, rien ne ferait plus mal a l'amour-propre du Canada que de se faire piner un but par un quelconque émule de Mar-riow Lémiou en demi-finale de la coupe Spengler.Et puis et puis, le sport et la politique, principalement en période électorale, sont très entremêlés, il n'y a qu’à étudier le vocabulaire de campagne pour s’en convaincre: «scorer dans ses buts», «passer le k-o.*, «ça se joue sur le terrain-, «m’a te l'faire saigner du nez ton nez», «en fait de patineur sur la bottine, ce Harper me rappelle étrangement Terry».En réalité, la seule différence entre le fédéral et le hockey réside dans le fait qu’au fédéral, on trouve que les questions ne sont pas claires, alors qu'au hockey, ce sont plutôt les réponses.«Eeeeh, écoute eeee, /pense queee, tsé, la game, et puis euh, b puck, fa queee.» (Certains objecteront que les réponses fédérales ne briflent pas par leur limpidité.Je ne suis pas d’accord.Prenez par exemple •Fierté et influence: notre rôle dans le monde», titre de l’allocution prononcée hier par Paul Martin.«Dans le amtexte mondial, le Canada a l'occasion de limer un rôle de leader — un rôle indépendant, un rôle axé sur les résultats», a-t-il flit.Vous, c’est votre affaire, mais moi, je comprends tout d’un bout a l’autre, ça doit être parce que je suis axé sur les résultats dans le contexte mondial.En résumé, il s’agit qu’il y ait des résultats, peu importe lesquels.On veut des résultats, bon.), Cela ('-tant, dans cette histoire (l'Équipe ( Juébec, il faut se rappeler qu’il a été très peu question du soccer Et pour cause: au soccer, le Canada au complet perd contre Trinité-et-Tobago, calvette, qu’est-ce que te serait pour le CJuébec tout seul, des vkioires morales contre Marie-4 ia lante et Curaçao?(Juant au hockey, on notera que Gilles Duceppe a commencé par nommer les gardiens de la formation de l’expansion: Brodeur, lutongo, Théodore.C’est un peu facile, Bill.Et effectivement il devait alxrr der hkT le dossier de la brigade défensive, et il n’est pas allé plus loin que Mathieu Dandenault.On le comprend: vous mêmes, allez, nommezen donc des defer i seurs étoiles du terroir dans la Nationale Hockey ligue.Hein, c'est dur, hein?Vous avez ma! à votre souveraineté, là, hein?Voici donc: les meilleurs arrières t}u Québec sont Philippe Boucher, Patrice Brisebois, Eric Desjardins, Marc-André Bergeron, Dandenault Francis Bouillon et Stéphane Robidas.On ne veut insulter personne, mais on se demande s’il ne faudrait pas craindre la Lettonie en combat singulier.A moins, bien sûr, qu’on ailk* chercher du renfort Exemple: le numéro 7 des Devils du New JtTsey.Un défenseur.Il s’appelle Paul Martin.Problème: il est américain, du Minnesota.Solution: avec un nom pareil, il n’aurait sans doute pas d’objection à jouer sous un paviUon de complaisance.L’important, n’est-ce pas, ce sont k-s résultats jdiontiledevoircom DERAL IPOUR ILS 'ES Ce soir 19 h 30 Il va y avoir du sport L'information-spectacle est-elle en train de tuer le journalisme?Avec Dominic Arpm, Bernard Bnsset, Pierre Maisonneuve et Claude Thibodeau.Les animaux ont-ils des droits ?Avec Georges-Hébert Germain, Benoit Girouard, Martine Lachance et Yamck Villedieu.Invitée : Chloé Sainte-Mane telequebec.tv A A 10 LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 DÉCEMBRE 2005 \CTUALITES SURVIVANTS SUITE DE LA PAGE 1 chutent en deçà de ceux observés au Canada.Pendant les mois qui ont suivi leur hospitalisation, 23,3 % des malades américains sont décédés, contre 21,8 % des Canadiens.Après un an, le nombre de patients ayant survécu à la maladie était en définitive le même dans les deux pays.Conclusion?Mieux vaut subir une défaillance en Floride, mais il faut très vite revenir au nord du 45r parallèle pour recevoir les soins posthospitaliers et bénéficier de médicaments payés en partie par l’Etat dans l’année qui suit! Selon les deux principaux chercheurs, ces chiffres ne permettent pas de décréter la suprématie d’un système par rapport à l’autre.Ils révèlent plutôt que ces deux systèmes fonctionnent de façon très différente et que cela n’est pas sans effet sur les taux de survie de part et d’autre de la frontière.«R semble que, chez nous, on fait un meilleur travail à l’hôpital et aux soins intensifs.Nous sommes plus fonceurs et effectuons plus d’interventions et de tests.Cependant, la force du système canadien réside dans le meilleur suivi accordé aux patients, notamment parce que vous avez un système d’assurance universelle qui assure un accès facile aux médicaments», a soutenu hier le O' Harlan Krumholz, professeur à l’université Yale et investigateur principal •Au Canada, on continue à s’occuper des gens une fins qu’ils sont sortis de l’hôpital!», a ajouté le D'Krumhok Tout aussi diplomate, le Dr Dennis Ko, cardiologue au Sunnybrooke and Women’s Hospital de Toronto, a affirmé qu’il n’est pas possible de dire avec exactitude ce qui entraîne des taux de survie plus bas à court terme au Canada.Même si cette étude avance l'hypothèse que le nombre réduit d’unités de soins intensifs et d’installations permettant de réaliser des procédures cardiaques invasives dans le système canadien pourrait expliquer ces différences, le Dr Ko se fait plus prudent «R faudrait vérifier ces hypothèses avec des études plus approfondies avant de conclure que les soins intensifs sont moins bons au Canada.Personnellement, je ne le pense pas.Ce que cela démontre, c’est que nous avons deux systèmes dont la focalisation est très differente», croit-U.Chose certaine, la revue des dossiers médicaux des patients arrivés à l’urgence pour insuffisance cardiaque prouve que les hôpitaux américains sont plus interventionnistes: multiplication des tests et des procédures invasives.D'autres études, comparant les soins accordés aux victimes d’infarctus de part et d’autre de la frontière, sont déjà arrivées aux mêmes conclusions.Par ailleurs, il semble qu’au Canada et aux États-Unis, la majorité des personnes souffrant d’insuffisance cardiaque admises à l’hôpital ne recevaient pas les traitements médicamenteux, notamment les bêtabloquants, susceptibles d’accroître davantage leurs chances de survie.Bref, beaucoup de travail reste à faire pour améliorer les soins des malades, tant canadiens qu’américains, disent les chercheurs.«Si im examine le résultat après un an, c’est la preuve qu'il n'y a pas de système qui soit meilleur que l’autre.Je crois que nos deux pays mt des choses à améliorer Vous avez à apprendre de nos forces et mm avons à tirer parti de ce qui fiait votre force», a conclu le D Krumholz.Le Devoir TPS SUITE DE LA PAGE 1 chaque fois que vous ferez des achats», a déclaré M.Harper, qui avait choisi de faire cette annonce dans un magasin de produits électroniques de Mississauga, en Ontario.«Nous pouvons nous permettre de réduire les taxes pour le monde ordinaire, réinvestir dans les services et rembourser une partie de la dette», a assuré M.Harper en mentionnant les importants surplus budgétaires révélés systématiquement en fin d’année sous les libéraux.M.Harper a fait savoir qu’il promettrait aussi des baisses d’impôt pour les contribuables de la classe moyenne plus tard dans la campagne.En sortant fa carte de la TPS, Stephen Harper espérait faire oublier son début de campagne plus difficile, notamment avec ses déclarations comme quoi il réouvrirait le débat sur les mariages gai.Cette prise de position lui a valu 1a réprobation de l’ancienne première ministre conservatrice Kim Campbell.Én entrevue à fa Presse canadienne depuis Londres, elle a déclaré que M.Harper ne deviendrait jamais premier ministre.«Ses positions sont trop conservatrices sur le plan social pour qu’il forme un gouvernement au Canada.Les gens aiment peut-être leurs politiques fiscales mais ils ont peur de leur conservatisme social», a dit Mme Campbell, qui dirige aujourd’hui le Club Madrid, un organisme regroupant des anciens chefs de gouvernement Martin devant ses contradictions En se lançant sur le terrain de 1a fiscalité, Stephen Harper mettait son principal rival devant ses contradictions, soulignant que les libéraux s’étaient engagé.à l’abolir en 1993.«Ils n’ont pas 'scrapé’la TPS, mais le 23 janvier, on va pouvoir scraper les libéraux», a argué Stephen Harper en reprenant le terme utilisé par Jean Chrétien à l’époque.Paul Martin lui-même qualifiait la IPS de «stupide, inadéquate et inefficace» lors d’un discours à fa Chambre des communes en 1989.L’année suivante, il prorqettait de l’abolir lors de la course au leadership du Parti libéral A l’élection de 1993, cette promesse était inscrite dans le «livre rouge» des libéraux.Le refus du gouvernement de donner suite à cette promesse avait causé une tempête au sein du parti; Sheila Copps avait même démissionné à cause de cet enjeu, pour se représenter à l’élection partielle.Le chef libéral tenait un autre discours hier, indiquant que 1a baisse de 1aTPS «n’est pas la voie à suivre».D dit privilégier les baisses d’impôt pour 1a classe moyenne.«Notre intention, c’est de nous concentrer sur une baisse de taxes personnelles.Et si on a de l’argent pour baisser les impôts, ça va aller pour les taxes personnelles, plus particulièrement pour la classe moyenne.[.] Je veux que les Canadiens puissent garder une plus grosse partie de leur chèque de paye.C’est plus juste, c’est plus équitable», a fait valoir M.Martin, qui terminait hier matin son séjour à Montréal avant de se rendre dans l’est de l’Ontario.«Pour être franc, on a déjà tout vu cela avant», a-t-il argué sans expliquer davantage la volte-face opérée par son parti depuis 1993.Il se contente de dire qu’il préfère la vision libérale privilégiant les baisses d’impôt.Le minibudget présenté il y a quelques semaines prévoit des réductions d'impôt de 30 mil liards en cinq ans pour les particuliers et les entreprises.Ironiquement, quelques heures plus tard, au cours d’un échange avec des étudiants d’une école secondaire de Cornwall, Paul Martin affirmait, en réponse à une question d'un élève, que les politiciens doivent tenir leurs promesses.«C’est justement là le but des campagnes électorales.Si un politicien vous dit qu’il fera A, H et C mais qu’il ne respecte pas ses promesses, ce politicien devrait être puni aux prochaines élections», a-t-il affirmé en toute candeur.Outre 1a question de la 'IPS, la journée a été plutôt difficile pour Paul Martin.En matinée, sa prestation devant le Conseil des relations internationales de Montréal a été perturbée par un manifestants pro-Aristide qui reprochait l’attitude du Canada en Haiti.A Cornwall le chef libéral a vu le discours positif qu’il tient depuis le début de la semaine sur la vigueur de l’économie contredit par fa réalité vécue dans cette Mlle, ébranlée par 910 pertes d’emploi à l’usine de Domtar.Son équipe a d’ailleurs dû modifier son horaire pour qu’il rencontre le maire de Cornwall ainsi que des gens d'affaires et des représentants syndicaux Aujourd’hui, M.Martin jouera d’audace en allant s’adresser à des membres du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile, qui appuient systématiquement le NPD, du moins à l’extérieur du Québec, puisque la section québécoise des TCA a accordé hier son appui formel au Bloc québécois.Layton et Duceppe La proposition conservatrice de réduire fa TPS n’a pas trouvé preneur non plus du côté des tiers partis.De passage dans la circonscription d’ABred-Pelfan, à Laval, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a dit préférer un transfert des revenus de 1a taxe (ou des points d’impôt) aux provinces afin d’éliminer le «déséquilibre fiscal», comme le proposait l’ancien ministre des Finances libéral Yves Séguin.«Si elle était transférée au Québec et aux provinces, le Québec et les provinces pourraient alors débattre de la question de la baisse [de 1a TPS] ou du rapport qu’il y a entre l’impôt et la TPS», a fait valoir M.Duceppe.A défaut d’envoyer ces fonds aux provinces, il préférerait l'abolition pure et simple de fa taxe pour quelques produits spécifiques, tels ceux destinés aux enfants ainsi que les livres.Le chef néo-démocrate, Jack Layton, s’est lui aussi opposé à la proposition conservatrice.«Si, en même temps, on veut investir dans l’éducation postsecondaire pour nos enfants, dans l’environnement, dans le logement social et protéger et augmenter le nombre d’emplois qu’on a dans notre économie, on ne peut pas faire les deux choses en même temps», a fait valoir M.Layton, qui faisait campagne pour 1a troisième journée de suite en Ontario.En ce début de campagne, le NPD mise sur les drconscriptions où le vote stratégique en faveur des libéraux lui a fait particulièrement mal en 2004.Les ténors néodémocrates, dont Ed Broadbent, affirmaient hier que les libéraux ne réussissent phis à effrayer les électeurs en utilisant le chef conservateur Stephen Harper comme un épouvantail.«Les libéraux sont arrivés avec une série de conneries à la dernière semaine de la campagne pour effrayer les électeurs, et cria a fonctionné à certains endroits.Mais cela ne fonctionnera pas une deuxième fris», a fait valoir M.Broadbent qui a rejoint M.Layton fars de son passage à Oshawa, une autre ville éprouvée par des pertes d'emploi dans le domaine de l’automobile cette fois Dans 1a localité où 3000 postes seront abolis chez General Motors, M.Layton a dévoilé sa stratégie pour soutenir l’industrie automobile, qui mise entre autres sur des incitatifs pour que les constructeurs prennent le virage des automobiles vertes.Par ailleurs, la proposition néodémocrate de conclure une trêve formelle pendant le temps des Fêtes s’est heurtée au refus des conservateurs et des libéraux Les différents partis prévoient néanmoins ralentir fa cadence ou carrément faire une pause.«Je pense que le gros bon sens sera suffisant», a déclaré Jason Kenney, porte-parole conservateur et candidat du parti à Calgary.Un représentant libéral s’est dit du même avis, affirmant qu’il n'y aurait «aucune négociation et aucune directive aux candidats», et ce, même si fa campagne nationale du premier ministre Paul Martin sera interrompue pendant «un certain temps».Le Devoir Avec la Presse canadienne Vingt-trois multinationales pour l’énergie verte LOUIS-GILLES FRANCŒUR Un club bien particulier et en pleine croissance s’est présenté hier à 1a Conférence internationale de Montréal sur le climat 23 multinationales américaines et européennes ont décidé de se doter d'une politique commune d’achats d’énergies vertes pour électrifier leurs usines, magasins et entrepôts dans le monde, mettant ainsi des millions à la disposition des entrepreneurs en éolien, en géothermie, en photo-voltaïque et autres.Associés au sein du Groupe de développement du marché des énergies vertes, ce club réunit notamment Alcoa.Dow Chemical, DuPont, IBM, General Motors, Starbucks et leurs filiales européennes ainsi que des multinationales européennes comme Nike, Tetra Ifak, Ikea.Interface Europe, etc.Ces entreprises ont annoncé hier qu’elles venaient d'ajouter 185 MW à leurs achats totaux d’énergie verte, qui s’élèvent à 36(1 MW, soit l'équivalent d'une centrale thermique.Ils visent à porter ce total d’ici deux ou trois mis à 1000 MW, soit l’équivalent de trois centrales thermiques capables d’alimenter ensemble 750 000 résidences américaines, la moitié de cette énergie est d’origine éolienne et 12 % d’origine hydroélectrique.Mais, affirment ces entreprises, il s'agit de centrales qui détiennent la certification environnementale du Low Impact Hydropower Institute UIHD, im nouvel organisme de certification américain.Quant au club des grandes entreprises, chez sept d'entre elles les achats d’énergie verte représentent plus de 10 % de leur facture annuelle totale.On retrouve parmi ces compagnies Johnson & Johnson et General Motors, qui sont aussi les deuxième et troisième utilisateurs de capteurs photovoltaïques en importance sur le continent nord-américain.D’autres membres du club récupèrent les biogaz de sites d'enfouissements et en tirent de l’électricité pour leurs besoins.Ces grandes firmes soutiennent que leur pouvoir d'achat aide à grossir la masse critique des producteurs d'énergie verte, ce qui fera baisser les prix et augmentera leurs parts de marché tout en réduisant le coût de ces énergies alternatives à moyen terme.Et, explique avec un clin d’œil un des porte-parole du groupe, cela tait une meilleure carte de visite internationale que la stratégie du président Bush sur le climat.Le Devoir GES SUITE DE LA PAGE 1 à effet de serre (GES) dans des pays en développement, et ce, à meilleur coût que chez eux.Mais l’Europe s'est agrandie depuis 1997 et l'inclusion de pays ayant des objectifs différents a modifié son bilan global.Avec l’adhésion de pays moins forts sur le plan économique et qui, dans certains cas, ont accusé des déclins économiques générateurs de crédits d’émissions en raison de 1a fermeture d’usines énergivores, l’Europe des 25 se retrouvera avec des émissions inférieures de 5 % en 2010 et de 11,3 % en 2012 par rapport au niveau de 1990, date butoir pour la première tranche de réductions convenues par les pays de 1a commu- ' nauté de Kyoto.Le bilan dç l’Europe des 25 est néanmoins impressionnant.En effet 17 États membres sont déjà en voie d'atteindre leurs objectifs, et ce, sans tenir compte de la capacité de leurs forêts de capter les GES.Quant à l'Europe des 15, la plus industrialisée, ses émissions en 2003 étaient déjà inférieures de 1,7 % par rapport au niveau de 1990 alors quelle accroissait sa production de 27 % au cours de la même période.En comparaison, les États-Unis ont augmenté leurs émissions de 13 % au-dessus du niveau de 1990 avec un accroissement de production supérieur à 30 % au cours de la même période.Les pays européens ont eu 1a sagesse, contrairement au Canada, de partager l'effort de réduction entre eux avant de convenir d'un objectif global à Kyoto, en plus de lancer leur plan de match dès l’an 2000.Ils se sont par contre partagé l'effort de réduction global en tenant compte des émissions historiques et actuelles de chacun, de son niveau de développement économique et des impacts sociaux occasionnés par chacune des politiques de réduction.C'est ainsi qu’un pays comme la France, qui contribue peu aux émissions de GES en raison de sa priorité accordée au nucléaire, a pour objectif de maintenir ses émissions au niveau de 1990 alors que l'Allemagne devra les réduire de 21 % sous le niveau de référence.L'Allemagne, dont l’économie se compare à plusieurs égards à celle des États-Unis, prévoit atteindre son objectif fort ambitieux mais sans le dépasser.Le cas de la Grande-Bretagne est tout aussi éloquent.La fière Al bien s’est engagée à réduire ses émissions de 12.5 % sous le niveau de 1990.Avec ses seules politiques internes de réduction.elle les a déjà ramenées à 20 % sous le niveau de 1990.Ce bilan pourrait même être amélioré et la GrandoBretagne pourrait dépasser l'Allemagne en faisant appel au mécanisme de développement propre ou à des achats de credits sur le marché d’échange d’émissions, déjà opérationnel en Europe.Un pays nordique connue le Danemark, solide sur le plan économique et aussi froid que le Canada, accuse un important retard.Il se retrouve avec des émissions de 4 % au-dessus de 1990 alors qu’il doit les ramener à 21 % sous cette barre.D’ici 2012, ce pays devra donc réduire sa consommation de carburant d’un litre sur quatre, une situation assez similaire à celle du Canada, qui devra atteindre une réduction globale de 30 % par rapport au scénario sans intervention étatique.IVndant que l’Europe, avec ce bilan, se plaçait en tête du pe- loton des pays les plus performants de la communauté de Kyoto, la conférence de Montréal passait au mode des échanges diplomatiques pour s’attaquer aux deux enjeux principaux: la mise au point d’un processus de négociation applicable aux pays développés pour les objectifs de réduction de la période post-2012 et l’examen d’une proposition jugée importante par tout le monde sur fa protection des forêts existantes pour en préserver le pouvoir de captage du gaz carbonique.Une proposition en ce sens a été déposée mercredi soir par la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Costa Rica, laquelle a aussitôt été massivement appuyée par la plupart des pays d’Amérique latine et d’Afrique ainsi que par les Européens et les groupes environnementaux malgré les difficultés qu’elle soulève avec les règles en vigueur pour les échanges de crédits et 1a comptabilité créée pour les réductions de GES.Cette proposition, dite d'«évitement du déboisement» (avoided deforestation), consisterait à préserver dans les pays adoptant cette stratégie des forêts naturelles sur un pourcentage défini du territoire national.La déforestation galopante qui frappe l’Amazonie et plusieurs pays africains et asiatiques est responsable de 20 à 25 % des émissions annuelles de GES, soit l’équivalent des émissions des États-Unis ou de celles attribuables à l’ensemble des transports sur fa planète, a préri-sé au Devoir hier Stephan Singer, responsable des politiques sur le climat au sein de la filiale européenne du Fonds mondial pour le climat.Cette offre de préservation des principaux capteurs ou «puits» de gaz carbonique atmosphérique a été prise très au sérieux par la communauté internationale et par la plénière de la Conférence de Montréal, qui a décidé d’y consacrer un «groupe de contact» dont les propositions se rendront fort probablement en plénière au début de la semaine prochaine.Cette question est d’autant phis fondamentale pour les pays en développement de l’hémisphère sud que s’ils évitent de raser leurs forêts, ils espèrent au moins tirer de cette stratégie de conservation assez d’argent pour soutenir leur économie et la relancer dans d’autres avenues.Mais pour la communauté internationale.ce n’est pas si évident en effet pourquoi payer pour des forêts qu’on n'aurait pas nécessairement coupées?Comment différencier ce qui est une véritable déforestation évitée d’une poB-tique de conservation adoptée pour préserver un capital génétique monnayable auprès de multinationales de la pharmacologie ou pour développer une florissante industrie touristique?, se demandaient ouvertement les écologistes du Réseau Action Climat Quant à l’Europe, elle n’ecarte pas la possibilité de voir s’ouvrir des négociations en dehors du cadre de Kyoto si c’est la seule façon d’amener la Chine, l’Inde et surtout les États-Unis à s'insérer dans un plan de match international limité à des engagements volontaires, sans objectif chiffré ni échéancier, ont déclaré ses porte-parole en conférence de presse hier.L’Europe se demie ainsi clairement comme objectif de mobiliser tout le monde d'une manière ou d’une autre, quitte à compter sur le temps et sur les forces économiques pour les introduire progressivement dans fa communauté de Kyoto.Le Devoir LOBBY SUITE DE LA PAGE I canadiens, jusqu’à, dix fois moins chers qu’aux États-Unis.En effet, les Américains sont de plus en plus nombreux à se les procurer sur Internet, même si la loi le leur interdit Pour ce faire, PhRMA a fait appel à un éditeur de Los Angeles, Phoenix Books, qui, au printemps dernier, a engagé deux scribes à tout faire, des nègres dans le jargon du milieu, Julie Chrystyn et Kenin Spivak, pour rédiger le fameux manuscrit La trame romanesque proposée était simple, voire simpliste.Il suffisait aux deux scribes de développer une histoire dans laquelle un groupe de méchants Croates musulmans organisait un attentat terroriste en trafiquant les médicaments canadiens vendus aux Américains sur Internet.Le tout devait frapper fort et faire de nombreux morts.Si ce scénario semble familier, c’est qu’il a été maintes fois répété devant le Congrès américain, de fa bouche même des porte-parole de PhRMA, qui croit dur comme fer qu’il y a un véritable danger à acheter des médicaments canadiens sur Internet puisque ce sont là des cibles terroristes hautement probables.En juillet dernier, les choses se corsent.PhRMA rejette la version présentée par les deux auteurs, que la direction juge tout simplement mal écrite.Mais ses auteurs récusent cette version.Ils affirment que si leur manuscrit a été rejeté, c’est qu’ils ont refusé de jouer le jeu du lobby jusqu’au bout.Celui-ci leur aurait demandé d’ajouter de longs et fastidieux paragraphes faisant la promotion de la politique américaine du médicament.Il leur aurait également demandé de modifier leur histoire pour plaire davantage aux femmes, qui achètent ces médicaments en plus grand nombre que les hommes.Devant l’impasse, PhRMA décide d’enterrer le projet et offre 100 000 $ aux deux auteurs en guise de compensation.Dans une note obtenue par le Medical Examiner, il est précisé que les deux auteurs ne pourront «dévaloriser l’industrie pharmaceutique ou PhRMA» ni en public, ni en privé, ni ijans leurs écrits futurs.A la dernière minute, les deux auteurs, qui avaient accepté les termes de l’entente, ont changé de camp.Depuis, ils ont rendu l’argent et récrit le livre, mais à leur manière.Dans cette version, le vilain a changé d’identité.Cette fois-ci, c’est un géant pharmaceutique qui complote pour écouler sur Internet des médicaments trafiqués afin de laisser croire que c’est là un complot ourdi par des terroristes.Depuis, PhRMA fait tout pour se dissocier de cette histoire abracadabrante qui est devenue très gênante.Peu d'entrevues ont été accordées par le lobby, et toujours sur le bout des lèvres.Dans le Los Angeles Times, le directeur adjoint des communications, Ken Johnson, a toutefois précisé que PhRMA a choisi d’y mettre un terme dès que le projet a été porté à la connaissance de 1a haute direction.«C’était une idée qui n ’avait ni queue ni tête», a dit M.Johnson au Los Angeles Time.Chez PhRMA, on attribue cette bévue à une employée «renégate», selon les mots de M.Johnson.Celui-ci a également laissé entendre à plusieurs reprises que cette employée avait clairement abusé de son pouvoir.Elle a d’ailleurs été suspendue.Quant au livre de Julie Chrystyn et Kenin Spivak, il devrait être publié ce mois-ci sens le titre The Karasik Conspiracy.Son contenu promet d’être explosif et de déplaire férocement àEhRMA.A On the Media, Kenin Spivak a récemment confirmé qu'un de ses vilains aurait bel et bien les traits d'un géant pharmaceutique, sans préciser lequel.L’intrigue mettra en jeu «une grande entreprise pharmaceutique qui, estimant que des craintes d’attentats terroristes peuvent changer la façon dont les Américains perçoivent les médicaments importés.décide de lancer sa propre attaque terroriste».Le Devoir -*• LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury.9e étage.Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 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