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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2005-12-07, Collections de BAnQ.

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I ELECTIONS FEDERALES PERSPECTIVES Jouer avec les faits C’est inévitable, dès qu’une campagne électorale se pointe à l’horizon, tous les politiciens promettent de parcourir le pays dans le but de soulever des débats d’idées et de discuter des grands enjeux.Pourtant, dès que les choses se corsent, ils dérapent.Les citoyens se font alors servir au mieux des inexactitudes et au pire des faussetés.Les élections en cours ne font malheureusement pas exception.Alec Castonguay Débattre d’idées, soulever les grands enjeux, parler de l’avenir du pays.L’ex-pre-mière ministre conservatrice.Km Campbell, est bien placée pour témoigner à quel point ce refrain est sacré, elle qui s’était attiré les foudres de la population en 1993 après avoir affirmé qu'une campagne électorale n'est pas le meilleur moment pour débattre des questions cruciales.Trop rapide, trop centrée sur l'image, disait-elle.Depuis, candidats, députés et chefs de parti tentent de faire mentir cette réalité.Et, parfois, ils y arrivent Cela fait d’ailleurs cois jours que les électeurs prennent connaissance des positions diamétralement opposées qui séparent libéraux et conservateurs sur les services de garde.Il y a là un débat crucial entre le libre choix des parents et le développement des enfants en bas âge dans le cadre d’un réseau structuré.Mais ce choc des idées n'est pas différent des autres.Il est complexe et rempli de nuances et il touche une corde sensible chez les parents.Pas facile, dans ce contexte, de marquer des points politiques.Cela ne convient simplement pas à la phrase assassine, au clip télé.Dans ce cas précis, c’est le chef du NPD, Jack Lay-ton, qui mérite le bonnet d’âne.Invité hier matin à faire un choix entre l’option proposée par les conservateurs et celle des libéraux, M.Layton a affirmé à RDI qu’il préférait de loin la création d’un réseau de garderies, ajoutant qu,e «c’est un Parlement minoritaire qui a permis ça».Evidemment, le NPD désire plus que tout l’avènement d’un autre gouvernement minoritaire, si possible avec la balance du pouvoir aux néo-démocrates.Cela ne l'autorise toutefois pas à dire n'importe quoi.N’en déplaise au NPD, cet engagement figurait dans le programme libéral de 2004 et un gouvernement minoritaire n’a rien changé à la situation.Jack Layton le sait très bien.?Les néo-démoprates ne sont toutefois pas seuls dans leur camp.A preuve, deux faussetés évidentes appartiennent aux libéraux depuis le début de la campagne.Pas plus tard que dimanche dernier, le ministre Pierre Pettigrew y est allé d’une déclaration sans équivoque faite devant ses partisans réunis dans son local de comté.«Notre bilan économique est exemplaire et le pays connaît le taux de chômage le plus bas depuis 1974, a alors souligné M.Pettigrew.Le Bloc n’en parle jamais, mais revient seulement sur les commandites.Pourtant, le juge Gomery nous a exonérés de tout blâme.» Aurait-il lui aussi été victime d’un trop-plein d’enthousiasme dans le feu de l'action?Le PLC aurait été exonéré?«L’institution qu’est le PLCQ est forcément responsable des fautes de ses dirigeants et représentants», écrit pourtant John Gomery dans le chapitre qui attribue les responsabilités du scandale des commandites, nommant explicitement le Parti libéral.Mais peut-être le ministre a-t-il suivi l’exemple de son chef?Vendredi, visiblement déstabilisé par les nombreuses annonces du leader conservateur, Paul Martin a soutenu que Stephen Harper venait de se découvrir subitement une préoccupation pour un système de santé public et universel.«Comment est-ce qu’on peut avoir confiance quand quelqu’un, il y a seulement quelques mois, n’avait aucune intention d’appuyer le système public et universel?C’est une conversion à la dernière minute», a alors plaidé le premier ministre.Malheureusement pour lui, c’est faux.Déjà à l’élection de 2004, Stephen Harper soutenait que le pays devait continuer d’appuyer un système de santé public et universel, avec une contribution du secteur privé lorsque celui-ci est plus efficace, mais toujours sous le chapeau du réseau public, ce qui permet à tous les citoyens de ne pas sortir d’argent de leur poche.D’ailleurs, le 29 avril dernier, Stephen Harper s’était précipité devant une salle bondée de l’Institut Fraser, le temple de la droite canadienne, pour répudier ouvertement Preston Manning et Mike Harris, qui venaient tout juste de publier un manifeste réclamant que les provinces puissent mettre en place le système de santé de leur choix, y compris un réseau privé.La position de Harper n'a donc pas bougé durant les derniers mois.?Le chef conservateur, qui a le mérite de soulever des idées depuis le début de la campagne, aurait quant à lui avantage à en débattre un peu plus.SU ne lance pas jusqu’à présent des faussetés aussi évidentes, force est de constater qu’il laisse parfois l’électeur dans le noir.C’est le cas du mariage gai, quil veut remettre sur le tapis sU prend le pouvoir.Lorsqu’on lui a demandé, mercredi dernier, comment il entendait se conformer aux tribunaux sans utiliser la clause nonobstant de la Charte des droits et libertés dans le cas où sa motion passerait la rampe aux Communes, il a simplement répondu: «Je ne vais pas utiliser la clause nonobstant».Et comment faire ça?Aucune réponse.Pourtant, d’eminents juristes soutiennent que c’est impossible.A lui le fardeau d'expliquer sa position.Visiblement cette campagne ne fera pas exception sur le plan des dérapages.Et les sondages qui laissent voir une lutte extrêmement serrée ne font rien pour arranger les choses, dans un paysage où le moindre point politique est précieux.Le début des hostilités électorales démontre encore une fois aux citoyens quUs devront être sur leurs gardes sUs veulent être bien informés.A era de dire haut et fort aux politiciens que la complexité des débats n’autorise pas à dire n’importe quoi Martin veut faire des garderies un pilier du Canada ISABELLE RODRIGUE Au pantheon des grands symboles qui définissent le Canada, tel le système public de soins de santé, les libéraux comptent ajouter un réseau national de garderies, a dévoilé le chef liberal Paul Martin, hier, dans ce qui s’est avéré sa première promesse de la campagne électorale.Vingt-quatre heures après l’annonce sur le même sujet de son rival conservateur, M.Martin a présenté son plan pour faire du programme de garderies un élément immuable de la politique sociale canadienne.A travers le babillage incessant d’une vingtaine d'enfants de la garderie du YMCA de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, le chef du Parti libéral du Canada a promis d'assurer le financement à long terme des ententes sur le financement des garderies conclues avec les 10 provinces.•Notre engagement envers des services de garde sera permanent, a déclaré M.Martin lors d’un discours devant des éducateurs et des enfants.Tel le programme d’assurance maladie, notre programme d’apprentissage et de garde des enfants sera un ajout à notre filet social et à nos fondations sociales.» Cette promesse, la première en ces huit jours de campagne électorale, ne viendrait cependant se concrétiser que dans cinq ans, à partir de 2010.D’ici là, les libéraux doivent d'abord remporter l’élection du 23 janvier, et pourraient bien devoir se soumettre au verdict populaire au moins à une autre reprise.Les libéraux s’ils sont encore au pouvoir, injecte raient 6 milliards dans les systèmes de garderies des provinces, entre 2010 et 2015.Cette somme double rait la promesse de l'élection de 2004, où les libéraux s’étaient engagés à verser 5 millions en cinq ans dans les réseaux provinciaux de garde d'enfants.Les provinces et les éducateurs réclamaient du gouvernement fédéral im engagement à long terme pour un programme force, dans la plupart des cas, par Ottawa.Ils craignaient que le gouvernement fédéral ne se retire du coûteux programme après les cinq années initiales, a expliqué M.Martin.De plus, un gouvernement libéral négocierait avec les provinces pour que la construction de garderies soit éligible à un financement par l'entremise de programmes d’infrastructures.La date d’entree en vigueur de la promesse est peut être éloignée, les libéraux soutiennent qu'elle n’est qu'un autre exemple des «différences fimdamentales» entre eux et les conservateurs de Stephen Harper qui proposent selon les libéraux de ne verser que 25 $ iw semaine aux familles pour Éüre face à leurs besoins.Voulant se montrer visiomiaire, M.Martin affinne s'inspirer de son père et compare sa promesse à la décision, dans les années 19(i0, de créer le système public de santé canadien.«Si Tommy Douglas, ou mon père, ou tester Pearson avaient dit: “Je vais vous donner 25 piastres, et débrouillez-vous", on n’aurait pas eu l'assurance maladie», a dit le chef libéral lors de son passage dè quelques heures à ITle-du-Prince-Édouard.Plus tôt en journée, il s’appliquait à se distinguer des conservateurs.«Nous, on offre le modèle québécois, sauf qu’on offre ce modèle québécois selon les circonstances des prmnnees au niveau pancanadien, expliquait M.Martin, lors d’un point de presse à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.M.Harper.Unit ce qu’il offre, c’est des boites qui sont vides et de l'argent qu ’on peut dépensir n importe où.» Lundi, M.Harper dévoilait son plan pour aider les familles à subvenir à leurs besoins en service de gar- de.ITutôt que de créer un réseau national de gmle-ries comme le veut le Ifarti libéral, les conservateurs préfèrent «laisser le choix aux parents» en offrant une allocation de 1200 $ pur année, p;ir enfant de moins de six ans, à un parent qui reste à la maison pour s'occuper à temps plein de ses rejetons.Ils s'engagent aussi à verser 250 millions par année, sous forme de credits d’impôt, afin de créer de nouvelles places en garderies.Reagissant à fa promesse de Haul Martin, M.Harper n’a |xi s'empêcher de tourner k-s liberaux au ridicule.«Pourquoi pas annoncer KM) milliards pour KM) ans?», a ironisé le chef conservateur, de passage à Terre-Neuve et labrador.Pour une autre journée, M Martin a continué à s’attaquer à M.Harper, soulignant la polarisation des opinions dans les deux camps.11 s'est défendu cependant de vouloir dépeindre le chef conservateur comme un monstre effrayant «Je n’ai qu'à laisser parler les fiiits», a note le chef libéral De son côté, le chef du Bloc québécois, link's Ducep-pe, a bien accueilli l'annonce lilx'rale sur It's g.inleries.«On est tout à fiat d'accord pmr qu’il y ait un programme qui va dans le sens de ce que le (Jucher a fiiit», ;t-t-il ;iffir mé k>rs d’un point de presse à Montréal M.Duceppe a toutefois souligné que l’engagement de M.Martin ne réglait jxis «la question de la fiscalité» pour les familles québécoises.le Bloc soutient en effet qu’Ottawa économise 250 millions irar ;uinéo en versant moins de crédits d’impôts pour frais de garde aux contribuables québécois.qui paient moins pour ces services que les autres Canadiens.Presse canadienne Les libéraux sauront-ils protéger leurs acquis à Ottawa?La bataille de 1 Ontano % WA /A wd JIM YOUNG RKUTKRS Allan Cutler, fonctionnaire vedette du scandale des commandites, tentera de battre le libéral David McGuinty, le frère du premier ministre de l’Ontario.Nous amorçons aujourd’hui une série de quatre textes sur la joute électorale qui se jouera dans la province la plus populeuse et la plus riche en sièges: l’Ontario.Voici un portrait de la région d’Ottawa, où les trois principaux partis se disputent huit circonscriptions.HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — «Appelez votre maire!» C’est ainsi que Paul Dewar, candidat néo-démocrate dans Ottawa-Centre, fait de la politique fédérale.En ce matin du T’ décembre, alors que les tarifs mensuels du transport en commun dans la ville d’Ottawa ont augmenté de près de 10 %, le candidat s’était rendu à la gare de train léger de l’université Carleton pour capitaliser sur la grogne étudiante.«Il y a un rôle que le gouvernement fédéral pourrait jouer en transport en commun.Où est l’argent?Nous voulons que le fédéral nous montre la couleur de notre argent», lance-t-il aux jeunes qui sortent des wagons rouges.Rouge.C’est la couleur qu’affiche la capitale canadienne.Des huit sièges que compte Ottawa, cinq appartiennent au Parti libéral.Le Parti conservateur en détient deux en périphérie de la ville et le NPD représente le dernier, celui d’Ottawa-Centre.Pour l’instant La vedette Ed Broadbent, ex-leader de la formation, l’avait ravi aux libéraux en 2004, mais le charismatique député quitte la politique (pour rester au chevet de son épouse, malade), et Paul Dewar, la jeune quarantaine et l’allure sportive, a la lourde tâche de préserver cet acquis.«Ed m’a dit qu’il pourrai m aider, que je pouvais l’appeler n ’importe quand.» A preuve, son dépliant les montre côte à côte.M.Dewar ne cache pas non plus qu’il visite des centres de personnes âgées avec sa mère, Marion, pour profiter de sa notoriété auprès de ces électeurs qui l’ont bien connue.Mme Dewar s’est lancée en politique municipale lorsquU n’avait que neuf ans.Elle est ultérieurement devenue mairesse, puis député fédérale.Le nom de Dewar est connu à Ottawa Paul prouve son instinct ce jeudi frisquet, en se rendant sur le campus universitaire.Non seulement les prix du transport en commun ont augmenté ce matin-là, mais, la veille, son chef Jack Layton s’était engagé à investir quatre milliards de dollars dans l’enseignement post-secondaire.Le timing est bon-mais il n’est pas le seul à y avoir pensé.Déjà, le candidat Vert David Chernushenko et le représentant du Parti communiste s’y trouvent aussi.Les militants se mélangent, échangent, et on ne sait plus trop qui au juste scande qu’il faut «taxer les riches, aider les pauvres».Cela attire l’attention et M.Dewar en profite pour discuter avec quelques passants.Le candidat néodémocrate fera la lutte a un rival libéral non moins connu: Richard Mahoney, qui a été chef de cabinet de Paul Martin pendant la course au leader ship en 1990.Donné gagnant en 2004, il s’est finalement incliné devant M.Broadbent II tente sa chance à nouveau «En 2004, quand il a annoncé sa candidature, ma femme m avait dit: “Mais Rick, j’aime vraiment Ed Broadbent!" Je vous mentirais de dire que je ne suis pas soulagé qu’il tire sa révérence», confie-t-il D s’offusque lorsqu'on le présente comme un bonze du parti destiné au cabinet, mais sans attache dans son comté.«Ça fait 16 ans que je n’ai pas travaillé pour Paul Martin, fai continué ma carrière», dit-il en se lançant dans une longue description de son engagement dans la communauté.Dénonciateur conservateur L'autre lutte intéressante dans la région sera celle menée dans Ottawa-Sud Les conservateurs y prèseu tent leur candidat-vedette, Allan Cutler, ce fonctionnaire-dénonciateur qui avait osé se plaindre des agissements de Chuck Guité.M.Cutler avait été écarté sans ménagement à la suite de sa plainte, mais aujourd'hui réhabŒlé a la lumière des révàations de la commission Gomery, 3 fait figure de héros dans ce milieu de fonctionnaires.M.Cutler n'a pas répondu aux multiples demandes du Devoir peur le rencontrer.Le hic, c'est que M.Cutler n’a pas l'adversaire idéal pour tenir un discours de frugalité dans l’utilisation des deniers publics.David McGuinty (le frère du premier ministre ontarien) est le député fédéral ayant présenté le compte de dépenses le moins élevé parmi les 308 élus fédéraux l’an dernier 35 $! Interrogé par te Devoir 3 y a quelques semaines, il avait expliqué que ce petit montant n’était pas le fruit du hasard mais plutôt d’une décision consciente de ne pas imputer aux contribuables des dépenses indues.M.McGuinty avait remporté son siège par 5000 voix en 2004.Son adversaire ne lui fait pas peur, «te travail d'un député, c’est beaucoup plus que d’être un candidat-étoile!» Le spectre de Mike Harris Un autre siege intéressant sera celui de Ottawa West Nepean.La député libérale sortante, Marlene Catteral, avait gagné par seulement 1400 voix et elle ne se représente pas.Sa remplaçante, lee Farnwor-th, se mesurera au conservateur John Baird, ex rni-nisfre poids lourd dans le cabinet de Mike Harris.«À la demiere élection, la peur [de Stephen Harper] était plus grande que la frustration», croit John Baird le parti nouvellement fusionné était jeune, peu connu et sans programme.«On est plus prêt que la dernière fois et on est beaucoup plus connu qu’il y a un an et demi.• Son adversaire libérale entend exploiter cette notoriété qu'elle juge négative.«Il était avec Mike Harris et les gens ici n aiment pas Mike Harris John Baird était dans son cabinet et il a réduit la fimetum publique de 25 %.Je dis aux gens: “Vous devriez avoir peur de ce qu ’il fera au niveau fédéral".Vous savez, ici, il y a beaucoup de fonctionnaires dans le comté.Je leur rappelle qu’ils ont coupé, sous M Harris, 8000 emplois d’infirmiere Je dis aux gens qu’ils devraient avoir peur de ce que les conservateurs vont faire au système de santé, tes gens n ’aiment pas entendre ça.» L’effet indépendant Enfin, fa circonscription de Glengary Prescott-Rus-sefl, nichée le long de la frontière québécoise et cooptant une majorité de francophones, sera eOe aussi fascinante à regarder parce que la venue d’un indépendant pourrait venir y brouiller les cartes.Cette circonscription était détenue depuis 1984 par le libéral Don Bou-dria, qui y écrasait ses adversaires avec une avance de 25 000 voix en moyenne.Mas pas en 2004.Un certain Alain Lalonde, du Parti conservateur, a fab fondre sa majorité à 5000 voix.M.Boudria a pris sa retraite de fa politique active, mais Alain lalonde, lui, a décidé de se présenter comme indépendant., «tes réformistes dormants qui s’étaient cachés à la demiere élertv/n ont refait surface, explique-t-il.te.Parti conservateur, ce sont encore les réformistes de.Calgary • M.lalonde se présente comme un véritable progressiste-conservateur en faveur du droit des femmes de choisir l’avortement et du mariage gai En tant que Franco-Ontarien, U veut protéger la dualité linguistique du Canada.Apres avoir exprimé ses positions, affirme-t-il, l’exécutif de sa circonscription s’est mis en quête d’un nouveau candidat «de l’extrême droite charismatique catholique».Le principal intéressé, Pierre Lemieux, réfute avec: énergie cette description de hiknême.Qui est-il alors?•Je suis marié depuis 20 ans, pere de cinq enfants, et j’ai servi mm pays comme officier», explique-t-il au Devoir.11 se réjouit de fa promesse de son chef en vue de rouvrir k- débat sur les conjoints de même sexe («H faut protéger les familles, qui vmt a la base de notre pays»), mais pense que fa question de l’avortement n’est pas une priorité («Il y a trop d’autres choses a discuter»).M.I^londe pense qu'un indépendant «Tait tout à fait utile au Parlement dans le contexte actuel, «tes indépendants ont eu plus de pouvoir que n’importe quel ministre dans ce gouvernement minoritaire», dit-il en rappelant que l’indépendant David Klgour avait soutiré au gouvernement fa somme de 75 millions de dollars pour le Darfour.«Ma circonscription est très agricole.Peut-être que je pourrais aller chercher 10 millions pour iagro-almentaire.» Il n’est toutefois pas assuré de rester dans fa cour se.Il veut a tout prix éviter l’élection du conservateur lierre Lemieux, mais il ne mesure pas encore bien l’effet de sa candidatue.«Certains me disent que /e vais diviser le vote conservateur et faire élire le libéral, d’autres me disent que je vais diviser le vote des francophones et/aire élire le conservateur Je vais voir.» Dans tout cela, c’est le libéral René Berthiaume, directeur funéraire de profession, qui se réjouit de la situation.Cette division est peut-être ce qu’il lui fallait pour garder la mainmise sur le comté.«Ce n’est pas négatif pour ma campagne a moi», recon-nalt-il laconiquement Le Devoir acastonguayîUedevoircom LE DEVOIR.LE MERCREDI 7 DECEMBRE 2005 A 8 ?LES ACTUALITES- LAYTON SUITE DE LA PAGE 1 Selon Jack Layton, le gouvernement canadien doit tenir compte d’une seule condition devant la décision du plus haut tribunal du pays: les services de santé privés, comme les cliniques, ne doivent pas bénéficier de fonds fédéraux.Faut-il imposer une pénalité financière aux provinces qui feraient une place plus grande au privé?*Oui», a tranché sans l’ombre d’un doute M.Layton.La Loi canadienne sur la santé permet au gouvernement fédéral d’imposer des pénalités financières dans ses paiements de transfert si une province ne respecte pas cinq principes, qui prévoient notamment la gestion publique du système, l’accessibilité et l’universalité.Pour la vice-doyenne de la faculté de droit de l’université McGill, Marie-Claude Prémont, il n’est pas évident que Québec contreviendra à la loi canadienne sur la santé en permettant le recours à des assurances privées pour des services couverts par le public, afin de se conformer au jugement Chaoulli.«Je pense que c’est possible de trouver une façon [de se conformer au jugement Chaoulli] où il n’y aurait pas de pénalité, mais par contre, c’est possible d’avoir une façon où il y aurait une pénalité.Cela dépend vraiment du genre de modalité qu’on introduit pour l’assurance privée dans le domaine de la santé.Ce n’est pas aussi clair, à mon avis, que ce que M.Layton dit», estime la juriste.Mme Prémont s’inquiète tout particulièrement de la possibilité qu’on autorise un médecin a travailler à la fois dans le système public et au privé, alors qu’un spécialiste qui veut pratiquer des opérations dans le privé doit au préalable se désengager de la RAMQ.Cela permettrait selon elle de créer un marché phis important pour le système privé, vu la disponibilité des services.Pour l’heure, seulement une vingtaine de médecins se sont retirés de la RAMQ.Rien n’empêche cependant dans la loi canadienne, qu’un médecin pratique à la fois dans le public et le privé.Mais pour M.Layton, ce serait une raison suffisante pour couper les subsides fédéraux au Québec.Il n’est pas question de financer indirectement le privé, a-t-il soutenu.Sa position va à l’encontre de celle du gouvernement de Jean Charest qui a saisi l’occasion de l’arrêt Chaoulli pour débattre plus largement de la place du secteur privé dans le système de santé québécois.Un document de consultation devait être rendu pu- blic en décembre, mais les élections fédérales sont venues bousculer les plans du gouvernement Le ministre de la Santé, Philippe Couülard, a annoncé la semaine dernière qui reportait le débat apres le scrutin, question de ne pas le dénaturer par une campagne fédérale.Hier encore, le ministre Couillard a réitéré sa volonté de mener un débat «complet et serein».«Si les leaders des partis fédéraux, au cours de la campagne, veulent parler de santé, grand bien leur fasse.Mais l'avenir du système de santé du Québec va se débattre ici, à l'Assemblée nationale du Québec», a-t-U prévenu.Malgré tout, la campagne fédérale rattrape le gouvernement Charest Par ailleurs, le ministre Couillard n’a pas écarté la possibilité de demander à la Cour suprême un délai supplémentaire pour que tous les groupes intéressés puissent s’exprimer sur cette question délicate.«Nous voulons que le débat se déroule de façon ordonnée, sereine, calme, rationnelle, ce qui nécessite que les gens aient le temps de préparer leurs présentations, que nous ayons le temps de les écouter en commission parlementaire et que nous ayons le temps de légiférer.Pour l'instant, la question du délai est prématurée», a déclaré Philippe Couillard.Le ministre a rappelé que, dans son jugement sur l’affaire Chaoulli, la Cour suprême demande au gouvernement du Québec de protéger le système public de santé, mais juge que l’outil utilisé jusqu'à maintenant à cette fin, soit la prohibition de l'assurance privée, est disproportionné et inconstitutionnel Chose certaine, Québec devra permettre l’introduction de l’assurance privée dans le régime de santé au Québec.Et le chef néo-démocrate espère obtenir un appui suffisamment fort, le 23 janvier prochain, pour orienter le dossier qui ne manquera pas de rebondir à la Chambre des communes.«Si nous n’arrêtons pas l’augmentation de la privatisation, on va avoir un système de santé comme aux Etats-Unis.On n’en veut pas.C’est pour ça que le CCF [Cooperative Commonwealth Federation] a proposé le “medicare” il y a 60 ans», afoit.valoir Jack Layton.Pour le NPD, il est clair que la solution passe par un investissement majeur dans la santé, accordant ainsi au gouvernement fédéral le contrôle du dossier et donc la possibilité de brandir la menace de couper les vivres.«C’est une condition fondamentale pour maintenir les valeurs du système», a fait valoir M.Layton.Avec la collaboration de Clairandrée Cauchy Le Devoir Avec la Presse canadienne THÉBERGE SUITE DE LA PAGE 1 marginaux du projet de loi 124.Mais la ministre n’a pas précisé sa pensée.Mme Théberge s’est exprimée lors d’un point de presse tenu à la sortie d’une rencontre entre un groupe de députés libéraux et trois associations favorables au projet de loi 124: l’Association des éducatrices en milieu familial (AEMF), l’Association des garderies privées (AGP) et le Conseil québécois des centres de la petite enfance (CQCPE).Selon elle, ces groupes sont très représentatifs car ils «regroupent les deux tiers des places au Québec».Ils sont venus dire aux députés, hier, «que le projet de.loi 124 répondait à leurs besoins», «qu’il reconnaissait le milieu familial» et qu’il fallait l’adopter avant Noël.L’AQCPE est critiquée Les trois groupes ont frappé à bras raccourcis sur l’organisme qui mène la lutte contre le projet de loi 124, l’Association des Centre de la petite enfance (AQCPE), lequel a organisé la manifestation de la semaine dernière à laquelle quelque 10 000 personnes ont participé et a fait signer la pétition anti-124 par plus de 200 000 personnes.Selon la directrice générale de l’AEMF, Nathalie D’amours, les CPE ont sous leur botte les responsables de garde en milieu familial (RSG), des travailleuses autonomes.De plus, les CPE «détournent souvent les fonds normalement destinés au milieu familial».Pour la présidente du CQCPE, Sylvie Gin-gras, l'AQCPE fait régner un «régime de terreur» auprès des employées des CPE et des éducatrices en herbe.«On les menace de les congédier ou de ne pas leur donner d’emploi si elles ne contestent pas la loi 124.» Quant au président de l'Association des garderies privées, Sylvain lévesque, il affirme que l’AQC-PE a forcé des étudiants de plusieurs cégeps à signer la fameuse pétition anti-124.Selon lui, l'AQCPE est complètement noyautée par les syndicats.Ces critiques ont ébranlé plusieurs libéraux.L’adjoint parlementaire de la ministre Théberge, le député de Saint-Jean, Jean-Pierre Paquin, est allé jusqu’à dire hier que l’AQCPE «avait jusqu'à maintenant monopolisé le débat».Jean Robitaille, directeur général de F AQCPE — qui représente au-delà de 700 CPE —, préfère ne pas KURDISTAN SUITE DE LA PAGE 1 Comme des centaines d’autres Kurdes, cet homme de fil ans redécouvre aujourd'hui son pays après une vie passée en exil.Avec- les autres villes du Kurdistan, la capitale kurde fait partie de ces lieux rares en Irak où les étrangers peuvent se promener à peu près librement sans craindre d'être enlevés ou de sauter avec im kamikaze.Il y a bien un gros attentat ou deux par année, mais ce n'est rien à côté du cprnage presque quotidien qui se déroule phis au sud.A l’exception de l’aéroport, gardé par des troupés sud-coréennes, Erbil est entièrement sous le contrôle des pechmergas, les combattants kurdes aujourd’hui intégrés à l’armée irakienne.Ce sont eux qui quadrillent cette région quasi indépendante de l'Irak et qui gardent même les frontières du pays avec l’Iran et la Turquie.Si ce n'était des murs de ciment de trois mètres de haut qui entourent les hôtels et des convois armés qui sillonnent la capitale au son des sirènes.La vie semblerait presque normale en cette journée de marché.Vues de la citadelle qui domine la ville, les rues commerçantes d'Erbil, où pendent les tresses de figues à côté des objets les plus divers, sont à mille lieues des imiges sinistres de Bagdad.Il faut dire que les quatre millions de Kurdes irakiens jouissent dime autonomie presque complète depuis qu'ils ont été placés sous protection de l'ONU, en 1991.In nouvelle Constitution irakienne leur garantit une grande autonomie, et les terroristes sunnites semblent phis intéressés à fomenter une guerre civile avec la majorité chiite (60 % de la population) qu'avec k-s Kurde".(20%).Le contrôle serré des pech-mergas sur la region fait donc du Kurdistan un îlot de paix et de relative prospérité dans le chaos irakien.Ephrem est un AssyreChaldéen dont les ancêtres ont vécu protégés par les montagnes de fa Mésopota-nùe depuis fa 11' siècle.Il parie un dialecte araméen qui est ce qui ressemble fa phis aujourd'hui à fa langue des premiers chrétiens.Sanate.son village natal situe à la frontière turque, a résisté aux invasions mongole, ottomane et arabe, mais pas à Saddam Hussein.Comme JtXXt aubes villages kurdes et chrétiens situes près de La frontière, en 1976, Saddam l’a détruit et en a fait déporter fas 150 habitants.Sanate est aujourd’hui envahi par la vegetation.In plupart des villageois sont ailes vivre à Bagdad, où les plus vieux n’ont pas survécu longtemps.Fils d'un chef caravanier habitue à voir du pays, Ephrem a eu phis de chance.Il est parti étudier en France, où il a obtenu deux doctorats.En 1980, on hü a bien offert de revenir enseigner en Irak, mais il fallait prendre sa carte du parti Raas.fa parti de Saddam répondre à ces attaques.Il se contente de souligner que deux des trois organismes que la ministre consulte et auxquels elle se fie ne sont «aucunement représentatifs de leur milieu».D’abord, le CQCPE représenterait environ une soixantaine de CPE depuis les défections des dernières semaines; un chiffre qui a été repris hier par le député péquiste Camil Bouchard.En point de presse, sa présidente, Sylvie Gin-gras, a revendiqué environ 140 membres.La question du faible membership du CQCPE avait d’ailleurs conduit le vérificateur général à faire une enquête sur l’attribution, par la ministre, d’une subvention à cet organisme favorable au projet de loi 124.Hier, le vérificateur Renaud Lachance a révélé son rapport qui conclut que la subvention de 98 250 $ versée à cet organisme était «conforme», mais que les critères de la ministre mériteraient d’être précisés.Quant à l’AEMF, M.Robitaille estime que, avec ses quelque 3400 membres sur 14 000 RSG, elle ne représente qu’environ 15 % d’entre elles.En point de presse, Mme d’Amours a déclaré que, selon elle, malgré tout elle représentait «toutes les RSG du Québec» puisqu’elles étaient «toutes bienvenues dans» son organisme.Amendements La ministre Théberge n’a pas précisé hier à quel moment, dans les prochains jours, les amendements promis seraient déposés.Selon son adjoint parlementaire, le député Jean-Pierre Paquin, la décision devait être prise hier après-midi.Mais, au moment de mettre sous presse, on ne savait toujours pas quand aurait lieu le dépôt des amendements, ni à quel moment, d’ici la fin de la session, le 21 décembre, le projet de loi sera étudié article par article.Par ailleurs, la ministre insiste toujours pour qu’il y ait quelque 130 «bureaux coordonnateurs» qui prennent la relève des 884 CPE (sur 1004 en tout) gérant actuellement le milieu familial.Chose certaine, si les bureaux se retrouvent toujours dans le projet de loi, ni l’opposition péquiste, ni l’AQCPE n'appuieront la réforme de Mme Théberge.Les péquistes tenteront de bloquer le projet à l’Assemblée nationale jusqu'à ce qu’il passe «au bâillon», éventualité toutefois refusée ouvertement par Mme Théberge à quelques reprises.Quant à l'AQCPE, «si les amendements maintiennent le démantèlement des CPE, on va accentuer beaucoup la pression sur la ministre», a confié Jean Robitaille hier.Le Devoir CUMAT SUITE DE LA PAGE 1 lourde à supporter avec des dommages déclarés de 145 milliards et des réclamations de 45 milliards.Au rythme où les catastrophes météorologiques se multiplient, dit-il, les assureurs vont se retirer de régions entières, ce qui laissera leurs populations fort démunies et obligera les gouvernements à couvrir eux-même les risques dans les secteurs délaissés.En Allemagne, précise-t-il, un grand nombre d’assureurs ne veulent plus couvrir les résidences de riverains installés jusqu’à plusieurs kilomètres des cours d’eau, dont la fréquence et la gravité des débordements augmentent d’année en année.En Floride, plusieurs assureurs refusent désormais d'y faire affaire et forcent ainsi cet Etat à assumer les risques, ce qui est dévastateur pour les investissements immobiliers et commerciaux.L’Etat se retrouve obligé d’assumer la place laissée vacante par le secteur privé dans cet Etat plutôt capitaliste, dont le gouverneur est nul autre que le frère du président Bush, un grand sceptique à l’égard des changements climatiques.Pour Thomas Loster, le réchauffement du climat, ce n’est plus une hypothèse de chercheurs, mais une réalité désormais trop concrète.«Le réchauffement est en cours maintenant, dit-il, et ça tue des gens.» Klaus Toepfer, le patron du PNUE, renchérit en disant que ces chiffres préliminaires n'ont pas été dévoilés pour ajouter une manchette alarmiste de plus dans les médias, mais pour mettre le nez des délégués de la conférence sur l’urgence de passer à l’action, malgré toutes les forces contraires, et sur les conséquences économiques éventuelles: «Le prix de l’inaction sera plus important que celui de l’action», dit-il.Selon les chiffres qu’a compilés Munich Re et qui rendent le milieu des assurances si nerveux, on note le fait que 2005 est l’année où on a enregistré le plus grand nombre d’ouragans ou de tempêtes tropicales sur fa planète depuis le début des compilations statistiques, soit 1850.Ces chiffres vont de pair avec ceux publiés dans la revue Nature cette année, selon laquelle le nombre et l’intensité des ouragans dans l’Atlantique et des cyclones dans le Pacifique ont augmenté de 50 % depuis le début des années 70.Sans vouloir réduire l’importance des catastrophes Hussein.Il n’en était pas question.«Ce pays est méconnaissable, dit-il.Ça n’a plus rien à voir avec le temps de Saddam.À l’époque, les villes étaient grises et les visages sombres.Aujourd’hui, il y a des couleurs partout.» Les soldats américains viennent parfois se détendre dans les villes kurdes, qui sont les seules en Irak où ils peuvent marcher dans la rue sans gilet pare-balles.Selon Harry J.Schute, un ancien réserviste du New Jersey payé par l’armée américaine pour conseiller la police locale, le terrorisme n'arrive qu'en troisième position sur fa liste des problèmes de sécurité dans la ville d’Erbil, loin après fas accidents de 1a route et.la violence familiale! le contraste est saisissant avec les autres villes de l’Irak et même avec les villages pauvres du Kurdistan turc.Ici, pas de ruines, d'immondices et de tas de fer-raffle dans les rues.La région a longtemps joui de la manne prélevée sur fas exportations de pétrole irakiennes grâce à fa résolution 986 du Conseil de sécurité des Nations Unies (Pétrole contre nourriture).Une entreprise américaine a commencé 1a construction d'une station d'épuration des eaux (140 millions de dollars) à Erbil.Un nouvel aéroport a été construit à Sulaymaniyah, plus à l'est.Le gouvernement a même trouvé fa temps de reboiser de nombreux flancs de montagne qui avaient été rases pendant la guerre.Le Kurdistan accueille des milliers d’irakiens, en par-ticuliers les chrétiens qqi tuient les régions du sud.La construction explose.A Erbil, on bâtit dans tous les coins.Des dizaines d'ecoles et d'hôpitaux ont été reconstruits.Dans les quartiers chics d’Erbil comme Po-tenawa et Chorach, ainsi que dans fas montagnes à 40 km au nord, certaines viflas valent quelques millions de dollars.Entre l'aéroport d’Erbil et fa parfament kurde, sur fa terrain une ancienne base militaire de l'année de Saddam, on a plante des conifères, le parc porte fa nom dp leader kurde assassine en 2004.Sami Abdel Rahman.A deux pas, une entreprise irakienne prévoit construire un centre commercial, des écoles, une mosquée et 121X1 logements, dont la moitié aurait déjà été vendus de 225 (XXI à 91X1 (XX' dollars pièce.Le projet a été baptisé d'un nom étrange pour un pays en guerre: Dream City.La Turquie (où vivent 10 millions de Kurdes) a beau craindre comme fa peste l'autonomie kurde, cela n'empêche pras ses entreprises d’investir.C’est une entreprise turque qui construit la nouvelle autoroute entjv Erbü et fa mont Safin.À l'International Hôtel, surnomme le Sheraton, fas hommes d'affaires japonais, américains, anglais et des Emirats arabes unis se dépêchent à monter dans leurs jeeps protegees par des gardes prives.Les week-ends, l’hôtel ne dérougit pas.Pour fas nouveaux investisseurs.fas terrains sont souvent gratuits, sans compter les cinq années d'exonération d'impôt offerte par le gouvernement «Le Kurdistan est le meilleur endroit où investir en Irak, dit l’homme d'affaires Dara Attar.Ici, les gens vivent en paix, il n’y a pas beaucoup de corruption et la direction du pays est acceptable.Le problème, c’est qu’on nous associe avec l'Irak» La veille, im attentat dans fa mosquée chiite de Khanaqin, au sud du Kurdistan, avait fait 80 morts.Dara Attar dirige une entreprise basée à Londres et à Vancouver qui propose de nouvelles techniques aux industriels du pétrole.Il vient de signer un protocole avec fa ministre irakien des Ressources pétrolières.Né à Sulaymaniyah, sur la frontière iranienne, il travaille à faire venir une société polonaise de bus et un fabricant infor-matique anglais.Dara Attar rêve aussi d’attirer une entreprise canadienne dont il taira fa nom, afin de doter te pays d'un système postal.Car il n’y a toujours pas de service postal au Kurdistan.«Je veux faire quelque chose pour ce pays», dit-il.Mais dès qu’on s’éloigne de l’hôtel, fa réalité change de face.Les coupures d’électricité sont la règle et les routes cabossées se transforment en étangs à la première pluie.Entre les murs de la citadelle vit une population pauvre digne de l'Afrique, sans égouts ni eau courante.«Ici, tout le monde veut faire de l'argent vite», dit Eghbal Pargari.Cet homme d’affaires a tenté sans succès de convaincre les gouvernements d'utiliser des techniques peu polluantes pour le traitement de Peau et l’industrie des plastiques.«Les sociétés turques et iraniennes viennent empocher leurs 50 % de bénéfices et repartent aussitôt, dit-il.Il y a trop de construction et les normes ne sont pas respectées.Les Kurdes ne produisent rien sur place.» Au Kurdistan, les tomates viennent de la Syrie, les oignons, de l'Iran, et fas vêtements, de la Chine.Après deux semaines au Kurdistan, Ephrem n'a malheureusement pu revoir son village situé à 18(X) m d’altitude.La route est impraticable et les ruines sont à deux pas d’une position militaire turque qui interdit l’accès des environs.11 n'a donc pu approcher à moins de quelques kilomètres.Mais il se console: «Je ne croyais jamais revoir l 'Irak vivant.Tout est loin d’être parfait, mais le pays bouge.Après 30 ans de paralysie, l'histoire est en mouvement.» Correspondant du Detoir à Paris ?Christum Rioux s'est rendu au Kurdistan à l’invitation de l’Institut kurde de Paris, dans le cadre d'une conférence internationale sur la démocratisation du Moyen-Orient ¦ Demain: l'antithèse de la Constitution canadienne humaines et sociales comme le récent tremblement de terre au Pakistan, qui a tué des dizaines de milliers de personnes, le porte-parole de la Fondation Munich Re ajoute que ce sont les désastres reliés aux événements météorologiques dont la facture en matière de vies humaines va croissant En octobre, note le bilan onusien, un ouragan nommé Vince a été le premier à se présenter aux portes de l’Europe, dont il a frôlé la côte espagnole.C’était aussi le premier ouragan à s’engager aussi loin dans la partie nord-est de l’Atlantique.En juillet, en Inde, le record de pluie a été battu lorsque le nord de Mumbai a subi une précipitation de 944 mm en 24 heures.S’est ajouté à cela l’ouragan Wilma en octobre, qui est devenu le plus puissant jamais observé avec un pression de 882 millibars en son centre.D a provoqué des dégâts évalués à 15 milliards et des réclamations d’assurance de 10 milliards.Fm novembre, pour la première fois de leur histoire, une tempête tropicale (Delta) a frappé les îles Canaries.Avec 26 tempêtes tropicales, l’année 2005 vient de battre le record antérieur de 21 ouragans en un an.Quatorze des 26 tempêtes tropicales de 2005 ont été classées comme des ouragans, un autre record.Katrina, un des ouragans les plus médiatisés, est le sixième en puissance des annales météorologiques: il a causé des dommages évalués à 125 milliards, qui vont se traduire par des réclamations d'environ 30 milliards.Pour le directeur du PNUE, ces chiffres plaident en faveur d’un élargissement du débat et des programmes d’action contre les changements climatiques, ce que veut précisément faire la «deuxième voie» qu’ouvre doucement la conférence de Montréal en créant un forum de discussion sous l’autorité de la Convention de Rio sur le climat plutôt qu’au sein des instances du protocole de Kyoto.Les écologistes voient plutôt dans cette «deuxième voie» une sorte de stationnement bien commode pour les pays pour qui le protocole va trop vite et qui craignent de devoir s’engager dans un processus de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre encore plus substantiel après 2012, date d’échéance____ de la phase I de Kyoto.D est impératif, explique Klaus Toepfer, que des acteurs comme les grandes villes du monde, des associations sectorielles dindustries de toute sorte et des multinationales dont les émissions dépassent celles de petits pays régis par le protocole puissent dire comment elles veulent s’engager en appui au protocole de Kyoto.«La deuxième voie doit s’ajouter aux efforts de Kyoto», dit-il en insistant sur le fait que cette deuxième voie «ne remplace pas le protocole mais le complète».Le contraire serait, à son avis, une catastrophe.Il n’accepte pas le verdict des écologistes qui voient dans cette deuxième voie un détournement du processus de négociation de Kyoto vers un forum plus lâche, qui permettrait à de grands pays comme la Chine ou l’Inde d’éviter de s’engager activement et sérieusement d’autant plus qu’ils y perdraient au change, à son avis, parce qu’ils ne pourraient plus bénéficier des «instruments» ou programmes du protocole.Le Devoir David Suzuki Wayne Grady Plongeant au cœur des débats sur les changements climatiques, David Suzuki célèbre la vie en nous racontant l'histoire fascinante d’un arbre plusieurs fois centenaire.David SI /I kl VUSM UtAlfi une vie rwfe» dUaken nfrvTs Illustrations de Robert Bateman Traduit de l’anglais (Canada) par Dominique Fortier * Boréal nkttonüwieütilt r» Essai 262 pages - 25.95 S LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec).H3A 3M9 EU Place-des-Arts Ds sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-^85-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone 514-985-3333 IV télécopieur 514-985-3360 Par courrier red actio n it led e voir, coni La publicité Au 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IV BVurv.^ etage, Montreal tQuebec\ H3A 3MS D est imprime par Imprimerie Québécor Sfajeatv.WQ.boukstard IndustneLSànt Je» «r le Richelieu, djvàaoo de tmphmenes Québécor Inc- 612.rue Samt Jacques CkiesL Montre* 1 atîencr IYv**' Canadienne est autorisée à empèoyer «m * litfhtser les «donnaDon* publiées dans U ZVnn» Lt ZViw est distribue par Mess^ynes iVixamiques.cfanaon ch» Crfoupe Québécor h>C- SXl boulevard Saint-Martin Ouesc IxnL Envoi de paibbaboa — Enregwcrenie-nt n’ OKSft.Depdt légat: Bibtuxhec^ie aaknaic Ai Québec j LE DEVOIR.LE MERCREDI D E C E M R R E 2 0 0 5 B 6 ES SPORTS NATATION Un autre honneur pour Benoit Huot Ottawa — Le Montréalais Benoit Huot a été proclamé meilleur nageur paralympique en 2005 par la revue Swimming Worid Magazine.E est le premier Canadien, avec ou sans handicap, à remporter le titre de nageur de l’année décerné par cette publication mensuelle américaine.«S’il continue à nager comme il l'a fait en 2005, rien ne pourra l’arrêter», a écrit le Swimming World Magazine à propos de Huot, qui détient présentement cinq records du monde.Huot, quintuple médaillé d’or aux Jeux paralympiques de 2004 à Athènes, a poursuivi sur sa lancée cette année.E a notamment décroché six médailles d’or en six courses aux championnats britanniques ouverts pour les nageurs avec un handicap au début du mois de mai.Une semaine phis tard, à la Coupe du monde paralympique, en Angleterre, il a mis la main sur l’or et l’argent aux 100 m libre et papillon, respectivement, même s’il n’a eu que 15 minutes de répit entre les deux épreuves.«C’est une bonne nouvelle, a dit l’étudiant en communication, actuellement en fin de session à l’Univer- sité du Québec à Montréal./'ni grandi en lisant ces magazines de natation et Usant été d’une grande inspiration dans ma carrière.Je pense que le comité de sélection a été impressionné par mes deux médailles de la Coupe du monde paralympique.» Une autre saison chargée attend Huot en 2006.E s’est récemment qualifié pour les Jeux du Commonwealth, seuls grands Jeux à tenir des compétitions pour les athlètes avec et sans handicap.B participera aux epreuves de 50 et 100 m libre à Melbourne, en Australie, en mars.Suivront les championnats du monde du Comité paralympique international pour les nageurs avec un handicap en décembre, à Durban, en Afrique du Sud.Il s’agira alors de la dernière compétition d'importance avant les Jeux paralympiques de Pékin en 2008.Les Australiens Grant Hackett et Leisel Jones ont été sélectionnés à titre de nageurs de l’année par le Swimming Worid Magazine.L'Américaine Erin Popovich a été choisie meilleure nageuse paralympique en 2005.Presse canadienne Sélection des joueurs de l’équipe canadienne de hockey en vue des JO Le retrait d’Yzerman est une bonne nouvelle pour Spezza, Staal et Crosby Toronto — Jason Spezza avait un message à livrer à Wayne Gretzky quand il a appris que la tète dirigeante de l’équipe olympique canadienne était à Toronto hier pour assister au match des Kings de Los Angeles contre les Maple Leafs.«Dites-lui seulement que je veux faire partie de l’équipe», a dit Spezza lors d'un entretien téléphonique.Spezza, le jeune joueur de centre des Sénateurs d’Ottawa, faisait référence à l’équipe canadienne qui prendra part aux Jeux olympiques d’hiver de Turin.Ses chances se sont améliorées à la suite du retrait du vétéran Steve Yzerman, des Red Wings de Detroit, qui a demandé à ce que son nom soit enlevé de la liste.Gretzky avait demandé à Yzerman et à Mario Lemieux, 40 ans, de lui dire s’ils voulaient prendre part aux JO.E reste maintenant à Jason Spezza savoir si «Super Mario» se retirera egalement, ce qu'il a déjà laisse entendre si son jeu ne s'améliore pas.Le retrait de Steve Yzerman aide la cause de Spezza, d'Eric Staal et de Sidney Crosby, trois joueurs de centre qui n'avaient pas été invites à participer au camp de l'équipe canadienne en août E semble qu'au moins un, sinon deux de ces trois joueurs, pourraient obtenir un poste dans l'équipe.«Je l’espère bien, a dit Spezza à l’issue de la séance d’entraînement des Sénateurs, hier.Tout ce que je peux faire, c’est sauter sur la patinoire et leur montrer de quoi je suis capable.C’est ce que j’ai fait jusqu a maintenant et il faut que je continue à le faire.Espérons qu'ils auront confiance en moi pour m’accorder cet honneur.» Spezza, 22 ans, a réussi 43 points (11-32) en 25 matchs cette saison et s'il poursuit au même rythme, il connaîtra une saison de 141 points.Staal, 21 ans, fait aussi tourner des tètes cette saison.11 présentait un total de 38 points (19-19) avant le match de son équipe à Anaheim, hier.Le joueur étoile des Hurricanes de la Caroline a bien plaidé sa cause samedi dernier à Phoenix, réalisant un but spectaculaire devant Gretzky, qui était derrière le banc des Coyotes.Crosby, 18 ans, totalise 29 points (13-16) en 27 matchs et D'mieux profite de toutes les occasions pour vanter ses talents.Gretzky a entrepris hier sa tournée de dépistage en vue des Jeux aux côtés de Kevin Lowe, Steve Tambellini et Marc Habscheid.Après avoir discuté avec l’entraî-neur-chef Pat Quinn, ils entendent réduire la liste des candidats d’ici la fin de la semaine, la formation canadienne de 23 joueurs sera annoncée le 21 décembre, à Vancouver.Presse canadienne HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Noni-Est G P DPFBP BC Pts Ottawa 21 4 0 115 52 42 Montréal 15 7 5 77 82 35 Buffalo 17 10 1 92 91 35 Toronto 15 11 3 98 93 33 Boston 10 14 5 91 10125 Section Atlantique N Y.Rangers 18 8 3 92 72 39 Philadelphie 16 6 4 102 86 36 NY Islanders 14 12 1 87 92 29 New Jersey 13 11 2 83 86 28 Pittsburgh 7 14 6 77 11120 Section Sud-Est Caroline 16 8 2 93 87 34 Tampa Bay 15 10 3 87 83 33 Atlanta 10 15 3 94 10523 Floride 9 15 4 69 92 22 Washington 9 15 2 7510420 _____________Jrtjir_____________ Los Angeles 2 Toronto 1 Philadelphie 1 Calgary 0 (F) Detroit 5 New Jersey 2 N Y Islanders 6 St.Louis 3 Caroline à Anaheim Atlanta à San José Aujourd'hui Nashville à Washington.19h Calgary au New Jersey.19h30 N Y Rangers à Chicago 20h30 Floride à Dallas.20h30 Boston au Colorado, 21 h Demain ___________ Anaheim a Buffalo.I9h Edmonton à Philadelphie, 19h N Y Islanders à Columbus, 19h Minnesota J Pittsburgh, 19h30 St.Louis à Tampa Bay, 19h30 N Y Rangers à Nashville, 20h Caroline à Los Angeles, 22h30 Floride à San José, 22h30 Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: pctiïesannonces@lodcA'oir.coin AVIS DE DECES I »N » D «E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200*250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPItlttS À VENDRE CONDOMINIUMS E C0PR0PRÉÉ5 PLATEAU, GARNIER LAURIER 71/2,2e de tnplex semi-détaché.1 220 p.c 3c.c.275 000$ 450-787-3437 QUARTIER HISTORIQUE, VIEUX-L0NGUEÜIL Maison de style normand.10 pièces, mezzanine, cuisine et 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Incontestabtes 2.Changement de peau ( pi) • Rémunération 3.Anatole - Exhaler de la vapeur 4.être en action - Maxime ancienne et populaire.5.Monnaie de la Bulgarie - Bourrique - Écossais.6.Savants.7.Ils sont quatre -Décapité - Oeuvre de Corneille 8.Embrasser - Embauche.9.Chef - Liquide organique.10 Édifices religieux -Accumulation.11 Obtint - ils crachent 12 Voies de communication - Greffé * • * « r » » | C (H ; 11 i “ ¦ v!1 E flA G S xi Z OiO P 5 \ ¦6 EU O »* O iMc 1 jj| r« U O Y ul! * mÉ S ¦ï « â R * il ou â T Z 1 N =i Mp O ¦ s T H M ellc L • N T j EM E P.ïl ¦ g e A W T E ¦ e E P gH • 1 E • S J l |* M E «i» h m il T i«M V iM AlUiTi E Tl o; ;$|u: «J ¦T S A 1 R SOUTOM DU DBMEX NUMtéO HORS FRONTIERES HORS FRONTIÈRES MARTINIQUE Produit exceptionnel, édifié sur terrain dos et arboré de 4831 nv\ vue imprenable dominant la baie et les ilets du Robert, Superbe maison 230m2, 5 c.c.+ maison indépendante de 80m2, dépendances et piscine.810 000 Euros.450-560-2675 APMRIEMEN1S El LOGEMENTS A LOUER 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www.2475emp.com 514-831-7876 1*| Environnement Canada Environment Canada Montréal Prévisions météo fc C # & & AUJOURD’HUI Ensoieilté avec cassages nuageux max -8 CE SOIR Dégagé mm -10 JEUDI VENDREDI SAMEDI Ensoleillé Possibilité û averses Neige passagère max-6, mm-10 deneige max 3.mm-6 max -4.mm -9 La météo en un clin d’œil Max.Min.Hier 1 -6 Normales -2.1 -8.8 Precip.0.0 mm Phases de la lune C O O • 1278 12/1S 12/23 12/31 -6/-12 • v 19 Vai d’Or d .-8/ -10 itréal _ li2Wu cU 722 Coucftor dusowi t ’Ll re is Canada Le monde St.Jorin’s 0\-1 New Yori< ¦rit.3M Halifax ç> «r* Chicago Q_ -6V-19 Ottawa -9N-9 Atlanta tar 8T-3 Toronto ig Kong.Lors d'une conférence de presse organisée à Los Angeles hier, les amis des pri- mates ont lancé un appel aux studios pour qu’ils cessent d’utiliser de vrais singes pour leurs productions.King Kong sort le 14 décembre dans le monde entier.-AFP Décès de Ghitta Caiserman-Roth La peintre montréalaise Ghitta Caiserman-Roth, reconnue pour la qualité de ses œuvres figuratives, a succombé à une pneumonie le 25 novembre dernier, à l'âge de 82 ans.Récipiendaire du Prix du Gouverneur général dans la catégorie des Arts visuels et médiatiques en 2000, Ghitta Cai-sennan-Roth avait commencé à peindre alors qu’elle était enfant.Elle avait notamment travaillé avec Albert Dujnouchel en arts graphiques à l’Ecole des beaux-arts de Montréal et enseigné dans plusieurs institutions canadiennes.Elle avait aussi tâté du journalisme pour le compte de Radio-Canada.Ses peintures, gravures, lithographies et dessins, représentés dans plus d'une centaine de collections publiques, reflètent un souci constant pour la condition humaine.- Le Devoir Wikipedia resserre les rênes Les auteurs devront s inscrire pour publier un texte dans Vencyclopédie en ligne LOUISE-MA IDE RI OIX SOUCY Il faudra désormais être prêt à montrer patte bkuxhe pour soumettre im texte à l’encyclopédie en ligne Wikipedia.Fruit du travail collectif de milliers d'internautes, celle qui se décrit comme «l'encyclopedie libre-a en effet dû se résoudre à resserrer ses règk's éditoriales à fa suite de fa publication de fausses informations qui auront fait du journaliste John Seigenthaler Sr.un suspect pour les meurtres des deux livres Kennedy.À l'origine destinée à toutes les plumes, Wikipedia est aujourd’hui forcée de revoir à fa busse ses principes d’ouverture.Désormais, tous les rédacteurs, qu'ils soient en herbe ou non, devront s'inscrire avant de publier un texte sur Wikipedia, a annoncé Jimmy Wales, le fondateur du site basé en Floride.La tactique choisie par l’état-major de Wikipedia se veut fa moins contraignante possible.Elle donnera surtout plus de temps à ses btX) bénévoles pour supprimer les erreurs et les propos diffamatoires.•Nous espérons qu'en réduisant le mmhre de nouveaux articles à 1500 par pur au lieu de plusieurs milliers, les superviseurs du site seront davantage en mesure d'améliorer la qualité-, a expliqué M.Wales à (Associated IVess.Le but est d'éviter ime répétition de l’affaire Seigenthaler qui a ébranlé le géant en ligne.Tout commence en mai lorsqu'un utilisateur anonyme crée un article portant sur le journaliste américain John Seigenthaler Sr.L’auteur suggère alors que Seigenthaler, alors assistant de Robert Kennedy, aurait etc impliqué dans les assassinats de Yattomey general et de son frère, le président américain John E Kennedy.En septembre, Seigenthaler porte plainte et le texte est promptement retiré.Mais la nouvelle version proposée ]iar Wikipedia ne plaît pas au journaliste qui.k' 29 novembre, publie une k'ttre (Luis le l HJ Today .din de dénoncer k's carences du site.- Wikipedia est un outil de nrchcniie imparlint et irresponsable [.| pendant six mois.Wikipedia m'a dépeint comme un assassin.» Lundi, Seigenthaler en remettait à CNN.Apparemment, les bénévoles de Wikipedia l’avaient confondu avec son tils, lui aussi journaliste, mais a NBC News.-J'ai toujours pense que la meilleure réponse à un mauvais discours était de lui opposer un meilleur discours-, a-t-il lance au fondateur du site.Le journaliste a alors déchue qu’il n’était pis convaincu par fa nouvelle mesure de Wikipedia, estimant qu’el-le n’empêcherait pas des persomies malveillantes de nv diger im contenu ditfeunatoire ou vokmtairement incorrect.Selon lui, Wikipedia devra régler ce problème sinon elle risque de perdre ce qu’il lui reste de crédibilité.Ce n'est qu'hier que l'encyclopédie a finalement divide de mettre en ligne im paragraphe relatant la fameuse controverse ;din de faire tonte la lumière sur les ega rements rendus possibles pu- sa politique de publication.Souvent citee comme un exemple de fa mise en coin nmn d'im savoir collectif sur Internet, Wikipxlia compte XV (XX) articles en luighüs et de nombreuses entré»ss dans dix autres langues, dont le français, l'espignol, l’italien, l’allemand et le portugais.Depuis son lancement en 2(X)1, le site a connu une popularité croissante.I es nouvelles règles ne seront en vigueur que pmr les nouvelles collaborations, les |xt-sonnes souhaitant modilïer des articles existants pnir ront toujours le faire sans avoir à s’inscrire./.e Devoir CONCERTS C L A S S I Q V E S La danse, plus que le chant ENVOLEES MUSICALES Mozart: Don Giovanni (ouverture).Die Zauberllote (air «Ach, ich fühl’s»), Symphonie tT 36 «Linz».Gounod: Roméo et Juliette (air -Je veux vivre»), Enesco: Rhapsodie roumaine n0 1.Bellini: 1 Capuleti ed i Montecchi (air «O quante volte»).Stravinski: The Rake's IVogress (air «I go, I go to him»).Hélène Guilmette (soprano), Orchestre symphonique de Montréal, dir.Boris Brotl.Salle Wilfrid-Pelletier, 6 décembre.CHRISTOPHE HUSS L* orchestre symphonique de Montréal accueillait ’ hier soir Boris Brott, le chef de l’orchestre de chambre McGill et lui confiait même une symphonie de Mozart, la «Linz».Franchement, tant qu’à puiser dans le vivier local, on aurait aimé voir diriger Jean-François Rivest, qui, à maintes reprises, a témoigné d'une vraie et profonde affinité et compréhension de l'univers et du style de ce compositeur.Michel Plasson disait en 2004 en entrevue au Devoir que l’OSM n’avait pas les qualités d’un orchestre français.Il en a, en tous cas, les défauts, puis-qu a l’état naturel (sans la vision et la patte d’un grand chef) il ne sait pas jouer Mozart.On ne comptait plus, hier, les attaques bâclées des violons, les articulations molles des violoncelles, les nuances aplanies et autres forte-piano gommés.Ce Mozart avachi.interrompu en plein 1" mouvemt ' ‘ aus- si étrange qu'énorme, était tout juste présentable, mais routinier et vaguement paresseux.Visiblement, ce qui intéressait Boris Brott, c'était sa seconde partie; l'exubérance de la danse et des thèmes populaires d’Europe centrale, chez Enesco et Kodaly (on n'é ’’ ra pas sur l'enchaînement Enesco-Bellini).11 a dirigé ces partitions avec délice, en mettant en avant la singularité des timbres, dans un registre toutefois plus poli que canaille.Son Kodaly est un peu affecté, son Enesco ne s’emballe pas, mais (ensemble est compétent et plaisant Il n’en reste pas moins qu'on venait aussi pour entendre Hélène Guilmette.CasdéUcat, tant la iterccplion et le commentaire d’un timbre de voix est chose plus subjective que tout autre exercice critique.Frtjnche-ment, même si la musicienne est intéressante, je n'ai (xis d'aflinites avec la voix de Mademoiselle ( iuilmette: je la trouve froide et suis gêné qu’elle ]>araisse vingt ans de plus que son état-civil.1 r vibrato est musical, mais il est quand même important ixiurœ tyi*' de soprano de cet âge.I >u coup, ;dors que (artiste est suis doute tort sincère, je ne ressens rien: je n'entends qu'une chanteuse, fa où je devrais vibrer aux destinées de personnages.Il est vrai que quelques mois apres Natalie 1 Vssiy, son Gounixl faisait d’évidence «étudiante en tin de cycle- et chanter en rappel «O mio babbino caro» de Gianni Schicchi, à des observateurs et quelques membres du publie qui ont entendu Sarah Coburn et Nicole Cabell il y a deux jours n'était pas forcément une bonne idée.•A LA TELEVISION tTTttjjmm JESSMÊM PTjTïÇTjJBBB f HlfT T TTTTm— rrsEEHHB Véro / Vincent Bolduc.Virginie L Épicerie | Le Match des étoiles Juste pour rire - | Le Téléjournal/Le Au-dessus Véro / Vincent Bolduc, Laurence Jalbert [/ Pascale Montpetit Dieudonné: le divorce Point de la mêlée Laurence Jalbert Le TVA Le Cercle Poule aux [Cinéma / LIBELLULE (5) Le TVA 22 heures Le Cercle Michel Jasmin / 18 heures oeufs d or [avec Kevin Costner, Kathy Bates Michel Pagllaro Macaroni Ramdam Les Batailles de 1 or vert [Les Francs-tireurs / Doc Sciences / Nouvelles I j Méchant Une La Période do tout garni |/ Les Enjeux de 1 or vert | [Paul Toutant Planète en danger de Dieu Contraste! pilule questions Gr.Journal Flash / L.- Rire et 450.[Cinéma / IMAGINÉ: JOHN LENNON (4) [Le Grand Journal 1 1 0°/0 Paris Pub (16:30) J.Houde Délire Chemin.Documentaire érotique Téléjournal Capital.Le Monde La Part.[Einstein: tOOans.[Le Téléjournal/Le Point [La Pari.[Le Monde Le Téiéjournal/Le Point ] Jrnl RDÏ Cible (17:55) Jrnl FR2 Cliché H [Les yeux.| [Acoustic [Cinéma / AMBRÉ A DISPARU (4) ] [Journal .vue A 380 I envol d'un géant 1 Fallait y penser [ Biographies / P Sampras | [Mission Cascades Casse-cou 4B heur es Stars sur le vif Cinéma Métamor Nicolas.Manon.Manger Que feriez- vous?Marjolaine Décore J .ménage Oui, Je.Cinéma Top5.Top5.Infoplus M.Net .clips Le Flow Bloc VJ [77Bal)'i Bollard Britney.Roule Mike Ward Insorn nia .Succès Idoles.Choix.com Julien.chansons .idoles?Pour une histoire Hollywood Fantaisies La vie Les Stars Choi* corn .(17:30) Degrassi.Grenade .j aime .filles! Parents.70 I Les Frères Scott Degrassi.Edge mont Radio f ree .Spies Sourire 6TEEN Quoi d neuf Simpson Futurama SimpsonJ Henri pis 1 [South Park | Les Griffin Futurama Henri pis.South Park Sports 30 1 Sports 30 | Hockey / Flames - Devils [Sports 30 Séries de poker Quilles.Espions | Série noire / Pont de Qc j [Nouvelles du front (6/6) [JAG [Cinéma / L APPEL DU DEVOIR (4) avec Nancy Paik maritime Style et [ Sol: retour aux souches (Cinéma / HISTOIRES DE CUISINE (3) [ de mode Mange ta ville 360” GEO Montréal Demain à la une LNew Vork ! 911 Sans laisser de trace Sue Thomas, 1 oeil du FBI Pour la cause Nlp/T UCk .preuves .Nerdz .fait Poltergeist Buffy contre les vampires 1 Mutant X Métal hurlant I ;» Porte des étoiles Itu Calling Pharmacie .d’art [T.équitable Énergie [La "Boss' I véhicules lourds Les aînés branchés.[ d histoire ; Sakados Parcours d'artistes L.en taxi | L .aventure ] [.voyage! 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