Le devoir, 10 décembre 2005, Supplément 1
L’Académie québécoise du théâtre redéfinit son grand gala annuel fmmammm } La Soirée des Masques-12e édition i O- « La Soirée des Masques ?Je ne vais pas au théâtre, je ne pourrai pas suivre.» * Le théâtre ?C'est lourd, c’est complexe, je n’y comprends rien ! * « Aller au théâtre ?Faut réserver à l'avance, ça coûte cher.» Mythe ou réalité ?MYTHE ! Une soirée au théâtre c’est une tête, c’est un cadeau qu'on se fait.On va s’asseoir et on va se faire raconter une histoire.Une histoire drôle, triste, belle, dure, cruelle, profonde ou artificielle.ça dépend des soirs.Et (presque) ; toujours cette histoire a germé dans la tête j d’un auteur pour aboutir sur cette scène où les \ mots et les images nous sont servis.i L’auteur est à la genèse de la représentation et son texte en est l’unique témoin encore vivant après le passage du temps.La forme employée pour le transmettre varie d’une époque et d’une culture à l’autre.Or le théâtre est l’art de l’éphémère, c’est un événement circonscrit dans le temps et l'espace, donc la représentation d'un texte est toujours une création.d’une certaine façon.En ces temps où la diversité et la culture sont également menacés par le rouleau compresseur de la rentabilité à tout prix, nous sommes fiers do célébrer les voix toutes différentes et multiples et contradictoires et vivantes de nos auteurs.Ces voix sont les nôtres qui participent à cette polyphonie universelle face à la pensée unique où une seule note se fait entendre qui est celle de l’uniformité robotisante d'une certaine non-culture prétendument llbre-échangiste (ouf !).Cette fausse liberté qui est le masque derrière lequel se cache l'appétit insatiable des Disney et autres Wal-Mart de ce monde.Joyeux anniversaire donc et longue vie au Centre des auteurs dramatiques qui nous a donné tant de belles choses à dire et à entendre et à voir.Que vous écriviez dans la joie, la souffrance, l'urgence, l’espoir ou son contraire, vous aurez toujours.le dernier mot.Joyeux Théâtre ! Le président de l’Académie québécoise du théâtre, Vincent Bilodeau Le théâtre est une célébration.Il célèbre la rencontre.La rencontre des mots et des gestes.La rencontre des images et des sons.La rencontre des corps et des sens.La rencontre des émotions.Du plaisir et de la peur.De la vie et de la mort.De l’amour.Alors comment célébrer une telle célébration ?En allant à votre rencontre à nouveau.Et en vous invitant à venir à la nôtre.Le théâtre est pluriel.Il se conjugue à tous les temps, se déroule dans tous les espaces.Il ne peut se résumer.Il est trop vaste et trop simple.Trop fragile et trop fort.Il doit être trop.Quelque soit le mot qui suit.Jamais un mot de trop.Je remercie mes principaux camarades venus à ma rencontre, Pierre Bernard, Vincent Bilodeau, Danielle Chayer, Evelyne de la Chenelière, Anne Don/al, Marie-Hélène Dufort, Pierre Pirozzi, Serge Postigo, David Savard et Guylaine Tremblay.Et c’est ensemble que nous vous invitons à la célébrabon.Celle qui nous unit lorsque nous sommes au théâtre.Entre humains.Le temps d'entendre, le temps de nommer et d’aimer.Pour que le théâtre vive, nous avons un seul désir, un seul mandat.Celui de vous faire vibrer à notre passion.Elle se nomme la joie de la rencontre.Célébrons cette fête ! Le directeur artistique et metteur en scène de la Soirée des Masques -128 édition, René Richard Cyr Cher public, actuel et en devenir, partez à la découverte ! Et profitez de notre chance.Notre théâtre foisonne d'artistes et d’artisans, de créateurs, d’fcféa-teurs, de passionnés décidés à livrer leurs réflexions, leurs talents, leurs âmes.À l'heure des technologies, de la vitesse, de la consommation, le théâtre, lui, n'a pas changé.C'est d'abord et avant tout, un contact.Une invitation à partager un moment, en direct.Sans Intermédiaire.Le théâtre c’est une équipe, une famille, qui a travaillé d'arrache-pied, dans la fébrilité, à planifier, à préparer, à recevoir de la visite.votre visite.Et comme tout invité, vous entrez.Dans un nouveau lieu.Préoccupé, heureux, habité, dépossédé, seul, accompagné.Vous vous assoyez.Et derrière le rideau, on vous regarde, on vous écoute, on vous sent.Quelle visite recevons-nous ce soir ?Comment signifier que nous l’attendions ?Comment la toucher ?Car, soir après soir, c’est toujours une première.l’arrivée d’un nouveau personnage.À vous de jouer.La directrice générale de l’Académie québécoise du théâtre et la productrice exécutive de la Soirée des Masques, Danielle Chayer Ce soir, les projecteurs mettront en lumière les réussites de nos artistes, artisanes et artisans de la scène.Cette douzième Soirée des Masques nous démontre une fois de plus l'ampleur, la diversité et la richesse de la vie théâtrale au Québec.Il nous rappelle aussi que nous pouvons être très fiers de la vitalité de notre théâtre et de l'extraordinaire talent de ceux qui, sur les planches ou hors des feux de la rampe, contribuent à son excellence.Célébrons la ténacité et la générosité de cette grande et vibrante famille du théâtre québécois, et en particulier ceux et celles dont les réalisations, cette année, ont été les plus remarquées.Pensons tout particulièrement au Centre des auteurs dramatiques qui, depuis 40 ans, fait office de repère et de pilier de notre vie culturelle.Félicitations aux lauréats et aux lauréates de cette douzième Soirée des Masques.La ministre de la Culture et des Communications.Line Beauchamp Québec SS Je tiens d’abord à remercier l'ensemble des créateurs, des interprètes, des artisans, des producteurs et des diffuseurs de toutes les régions qui contribuent par leur travail au renouvellement, à l'enrichissement et au rayonnement du théâtre québécois.Leur talent, leur imaginaire et leur engagement ont fait du théâtre l’un des secteurs artistiques les plus dynamiques au Québec.Par ailleurs, j'aimerais rappeler que le théâtre québécois pour l'enfance et la jeunesse est d'une grande vitalité et que son excellence est reconnue à travers le monde.Il nous faut souhaiter vivement que le jeune public puisse en tout temps accéder aux oeuvres artistiques conçues à son intention.La culture, c’est l’oxygène d’une société.Personne ne devrait en être privé.Depuis 1998, le Conseil des arts et des lettres du Québec est heureux de s'associer à l'Académie québécoise du théâtre et de jumeler une bourse de 10 000 S au Masque du texte original qui est décerné à un auteur ayant donné à la dramaturgie québécoise une oeuvre exceptionnelle au cours de Tannée.Par ce geste, le Conseil veut procurer un soutien accru à la création et favoriser la reconnaissance des artistes en appuyant notamment un événement qui en fait la promotion, comme la Soirée des Masques.Je tiens à féliciter tous les finalistes de la Soirée des Masques et je leur souhaite un grand succès dans la poursuite de leur démarche artistiques et la réalisation des rêves qu'ils nous offrent en partage.Bonne Soirée des Masques à tous et à toutes ! Le président-directeur général du Conseil des arts et des lettres du Québec, Le Conseil des Arts du Canada est heureux de présenter, en partenariat avec la Soirée des Masques, l'un de ses trois prix annuels de théâtre jeunes publics.Le Conseil des Arts finance entièrement ce prix, d'une valeur de 10 000 $, et, en partie, son administration.En ce qui a trait à l’attribution du Prix, la lauréate ou le lauréat est choisi par un jury constitué de pairs nommés par les organisateurs de la Soirée des Masques.Créé en 1957, le Conseil des Arts du Canada est un organisme national autonome dont le rôle consiste à favoriser et à promouvoir Tétude et la diffusion des arts, ainsi que la production d’œuvres d’art.En 2004-2005, le Conseil a versé 132,3 millions de dollars, sous forme de subventions, de paiements et de prix, aux artistes professionnels et aux organismes artistiques canadiens.Le Conseil soutient le développement du théâtre professionnel canadien, soit les artistes et les organismes œuvrant en théâtre, par le biais de ses prix et de ses programmes de subventions.Le Conseil appuie ainsi une vaste gamme d’activités telles que la création, le développement, la production, les tournées nationales et internationales, et la traduction.Le Conseil des Arts se réjouit de sa collaboration avec la Soirée des Masques ainsi que de sa prochaine participation à la remise du Prix de théâtre jeunes publics.Au nom du Conseil des Arts du Canada et en mon nom.je félicite chaleureusement tous les finalistes.Le directeur du Conseil des Arts du Canada, John Hobday, C.M.A Y van Gauthier Conseil des arts et des lettres Québec « H n Conseil des Arts du Canada Canada Council for the Arts 3 LE m I’Hoto jac (jiiks (,ki;nii:w i i dkvoik Bilan de Tannée théâtrale 2005 Masque qui rit, masque qui pleure Toute personne qui suit l’activité théâtrale montréalaise aura constaté une multiplication des productions théâtrales au cours de la dernière décennie; plus de 200 ont été présentées seulement dans la métropole en 2005.Plusieurs facteurs contribuent à cette multiplicité, la relève nombreuse émanant des écoles de théâtre et le métissage des disciplines qui élargit la notion de théâtre étant les plus faciles à distinguer.SOLANGE LÉVESQUE La quantité ne constitue évidemment pas plus une garantie de qualité que la notoriété de la compagnie ou la taille des salles dans lesquelles les pièces sont présentées, mais il reste qu’une moisson aussi généreuse décuple les chances de trou- ver de très bons spectacles.En ce sens, l’année qui s’achève aura été représentative, certaines productions ayant laissé un brillant sillage.Tentative de bilan oblige, on retiendra quelques événements marquants de l’année 2005.D’abord, le 40' anniversaire de la mise sur pied du Centre des auteurs dramatiques, un organisme qui soutient activement la dramaturgie québécoise en permettant aux auteurs d’ici de se faire connaître autant à l’étranger qu’au Québec à travers une panoplie de services et de manifestations.Le Théâtre de Quat’Sous, quant à lui, fêtait ses 50 ans d’existence.Après 40 ans de résidence dans l’ancienne synagogue de la rue des Pins, il quittera ces lieux vétustes probablement en 2007, histoire de permettre à ses locaux de subir une rénovation majeure.L’année 2005 aura été également cruciale pour le Théâtre du Rideau Vert Après avoir été sérieusement menacé de fermeture à cause d’une situation financière périlleuse, ce théâtre fondé en 1948, qui est le plus ancien théâtre professionnel francophone au Canada, s’est vu tiré d’affaire grâce à l’appui des deux ordres de gouvernement et de Québécor, et grâce aussi à la collaboration du personnel du Rideau Vert.Ce dénouement heureux ainsi que l’affluence du public qui se manifeste depuis septembre dernier permettent à la direction de demeurer optimiste.Moins reluisante est la situation des compagnies de théâtre jeunesse cruellement touchées par le boycott des activités culturelles de la part de la Fédération des syndicats de l’enseignement, des le début de septembre.Les enseignants du secteur public des niveaux primaire et secondaire boudent les sorties culturelles des élèves depuis la rentrée scolaire.Ce sont les artistes et les compagnies qui en payent la facture, car si les premiers ont perdu des milliers de dollars en revenus, les compagnies, de leur côté, voient leur public-leur échapper.Le Conseil québécois du théâtre a vigoureusement dénoncé la situa tion en blâmant la nonchalance du gouvernement et de l’opposition officielle ainsi que les syndicats d’enseignants.Si elle se main tenait, cette situation pourrait même coin promettre la saison 2(K)6-2007 de certaines compagnies (jxiur en savoir davantage, voir le bilan dressé par Michel Bélair dans le ca hier Culture).Un important congrès tenu a Montréal à l’automne 2005, celui de l’Association inter nationale des théâtres pour l’enfance et la jeunesse ainsi que la trentaine de spectacles qui l’ont accompagné ont d’ailleurs été af fectés par ce boycott.Sur une note plus joyeuse, mentionnons une édition particulièrement tonique du Festival de théâtre des Amériques a Montréal et de Théâtre d’Ailleurs à Québec, au printemps 2005.Collaboratrice du Devoir Certaines productions auront laissé derrière elles un brillant sillage D1C 4 Du théâtre.filmé pour la télé! LE DEVOIR 12e Soirée des Masques * m De gauche à droite: René Richard Cyr, David Savard, Anne Dorval et Guylaine Tremblav.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Si l’organisation de la 121' Soirée des Masques représente un beau défi, le concept choisi — produire un «téléthéâtre» pour annoncer les remises de prix — relève du pari! À bien y penser, on nous propose ici ce que les acteurs savent faire le mieux: jouer.MYLÈNE TREMBLAY Les comédiens, on s’en doute, se sentent plus à l’aise dans leurs souliers lorsqu’ils incarnent des personnages que lorsqu’ils endossent le rôle d’animateur.Partant de ce principe, et de celui que la Soirée des Masques est la fête du théâtre, les concepteurs de l’événement ont opté pour du théâtre sur toute la ligne.filmé pour la télé.Au soir du 18 décembre, on assistera ainsi à trois heures et demie de spectacle (90 minutes sur ARTV et 120 à la télévision de Radio-Canada) tout ce qu’il y a de plus théâtral.«La notion de gala, j’aimerais la reléguer au second plan, car l’important, ce n’est pas tant la remise de prix que le fait de parler de théâtre, insiste René Richard Cyr, «idéateur» de la soirée.On a la chance de le faire autrement qu’en 45 secondes dans les topos de journaux télévisés!» De concert avec l’auteure Evelyne de la Chenelière et son équipe de concepteurs — l’homme de théâtre Pierre Bernard, le recherchiste et metteur en scène Pierre Piroz-zi, le scénographe Jonas Veroff Bouchard, le designer Michel W.Morin et le réalisateur Jocelyn Barnabé —, René Richard Cyr a mis au point une sorte de téléthéâtre qui met en scène le processus de création.d’une pièce de théâtre! «Le concept m’a allumée parce qu’on a eu l’envie partagée d’offrir un terrain de jeu aux comédiens, de créer des personnages à l’intérieur/l’un gala, et pas seulement des textes d’animation», résume Evelyne de la Chenelière.Deux médiums réconciliables Mais faire du théâtre à la télé, c’était un peu, beaucoup risqué.Parce que le théâtre, au même titre que la danse, passe difficilement au petit écran.«Le problème avec le théâtre, c’est qu'il y a toujours une perte en cours de route dans le transfert à la télé.On a beau essayer, on n’a pas le choix que de l’adapter», observe Jocelyn Barnabé, dont le rôle consiste à mettre en image les idées de M.Cyr.Le défi de réconcilier les deux médiums ne l’inquiète pas outre mesure.«Comme toutes les scènes sont de petites interventions qui ont la nature du théâtre, mais la brièveté et la mise en scène de la télé, ça va très bien passer.» Recréer l’esprit du théâtre le plus fidèlement possible à la télé impose ainsi des compromis, qui se font sur les plans de la durée, de l’éclairage et des prises de vue.«Je vais également montrer le public, les réactions dans la salle, des plans où les gens regardent les finalistes.», explique le réalisateur.La «réconciliation» n'inquiète pas non plus le metteur en scène.«On va travailler sur les deux plans, dit-il.Ix théâtre présuppose un quatrième mur.des comédiens sur scène, des spectateurs voyeurs.Alors que là, ce mur sera absent, donnant ainsi un côté cabaret.Iss comédiens devront établir un contact direct entre la salle et la scène de façon à ce que les téléspectateurs à la maison puissent sentir cette chaleur.» En matière de jeu, les comédiens devront veiller à ne pas trop grimacer ni user d'un volume exagéré.Bref, il faudra penser à la scène sans outrepasser ce qui est nécessaire pour la télé! «En tant qu ’acteur, il faut justement ne pas se soucier de cela, on ne peut pas jouer à la fais pour la télé et le théâtre.pn> cise Serge Postigo, l'un des quatre comédiens-animateurs.Techniquement, le jeu doit être précis.Ce sera aux gens de télé à filmer de façon à ce qu’on n’ait pas l’air de bouffans!» L'exigence du chronomètre et des pauses publicitaires ajoute encore à la complexité de ce téléthéâtre en direct.«Il faut arriver en X minutes à remettre un certain nombre de prix, à parier de théâtre et à souhaiter que les remerciements ne soient pas trop longs, car c’est du temps sur le contenu qui file», expose Danielle Chayer, directrice générale de l'Académie de théâtre québécois, qui s'occupe depuis deux ans de la Soirée des Masques.Logistique télévisuelle Contrairement à l’an passé, où la soirée se déroulait dans un théâtre — au Monument-National —, la 12> édition évolua ra dans un studio télé, le Studio 42 de Radio-Canada, qui dispose d’équipements à la fine pointe et de beaucoup plus d’espace pour accueillir les 9tX) invités.«Un studio télé convenait davantage, car on se trouvait avec ties vues obstruées par les caméras qui bloquent des sièges de part et d'autre des rangées, explique Danielle Chayer.De plus, à la télé, les gens veulent voir des vedettes.Pour les gens de théâtre, c’est d’être assis ensemble qui prime.On a résolu le problème en mettant des tables.» Les finalistes seront assis ensemble sur la scène, tandis que leurs amjs, parents et invités occuperont les gradins.A quelques jours de la célébration, la pression monte et la fébrilité est bien palpable dans la salle de répétition.«Ça va très vite et on n’a pas de deuxième chance, lance Serge Postigo, entre deux rendez-vous.Il faut être incisif.Dans ce genre de soirée, on est toujours à cheval sur un fil de fer.ça peut être bon ou mauvais.Un rien peut nous faire basculer.Ce sera à nous, sur scène, de maintenir le cheval au galop.» A les voir aller, impossible d’en douter, les comédiens tiendront un rythme d’enfer.Collaboratrice du Devoir - LE DEVOIR ?- 12° Soirée des Masques Dans les coulisses d’un gala repensé Chaque année, les responsables de la Soirée des Masques ont l’impression d’organiser un «mariage»: ils veillent à ce que les finalistes et invités soient assis au bon endroit, qu’il n’y ait aucun laissé pour compte et que tous considèrent ce moment comme le plus beau de leur vie! Ajoutez à cela les attentes d’un public qui n’a pas nécessairement en tête toutes les pièces de la saison, ni même la juste compréhension des notions du théâtre, et vous avez l’ampleur du défi que doivent relever les instigateurs.«Making of» d’une soirée de remise de prix dont la formule a été repensée de A à Z.MYLÈNE TREMBLAY Douze ans, âge de l’adolescence, période de tous les questionnements.La Soirée des Masques, qui franchit cette année l’étape ingrate, n’échappe pas à l’exercice.Pour sa 12e édition, la grande fête télévisuelle du théâtre, diffusée le 18 décembre de 18h30 à 20h sur ARTV, et de 20h à 22h à la télévision de Radio-Canada, a révisé en profondeur ses façons de faire.Son but: profiter du temps d’antenne qui lui est alloué pour montrer aux gens ce qu’est le théâtre et leur donner le goût d’y aller.«On reproche souvent à la Soirée des Masques d’être conçue pour une élite ou uniquement pour le milieu du théâtre, explique Danielle Chayer, directrice générale de l'Académie québécoise de théâtre (AQT), organisme responsable de l’événement.Le grand public ne comprenait pas toujours les blagues.De sorte qu’une personne qui était allée juste une ou deux fois au théâtre, ou même pas du tout, ne pouvait suivre et se sentait exclue de la soirée.On voulait casser cette image.» Printemps Pour l’Académie québécoise du théâtre, dont la Soirée des Masques représente l’unique grosse production annuelle, cette quête de renouveau s’est enclenchée au printemps dernier, avec le choix du directeur artistique.«Il nous fallait à la fois quelqu’un qui connaît très bien le milieu du théâtre et celui de la télé, capable de passer d’un mode à l’autre», explique Danielle Chayer.Puisque Claude Poissant, metteur en scène qui a collaboré à l’élaboration de la soirée pendant plusieurs années, s’est désisté, les organisateurs devaient se replier sur une autre figure.René Richard Cyr semblait être l’homme de la situation.Mais voilà, le polyvalent et prolifique metteur en scène prétextait avoir d’autres projets.«René Richard a dit non deux fois, mais a eu finalement le malheur de venir nous rencontrer et de nous dire pourquoi il ne pouvait pas, raconte en riant Danielle Chayer.En fait, il trouvait toutes sortes de bonnes raisons pour dire oui! Il s’est enthousiasmé: on devrait faire ceci, ça serait bien d'avoir cela, on pourrait demander à un tel.Si bien qu’on s’est regardé, Vincent Bilodeau [président de l’AQT] et moi, avec un petit sourire en coin.» Et le coloré metteur en scène les a regardés aussi, s’est levé, a déplacé ses lunettes, grimpé sur une chaise et s’est écrié: «Ben oui je vais le faire!» Une fois qu’il avait dit «oui», le nouveau directeur artistique devait penser à s’entourer de concepteurs.Pour donner vie à cette grand-messe télévisuelle des artistes qui ont marqué la dernière saison de théâtre, René Çichard Cyr a pensé à l’auteure Évelyne de la Chenelière (qui a cosigné les textes avec lui) ainsi qu’à l’homme de théâtre Pierre Bernard et au recherchiste et assistant-metteur en scène Pierre Pirozzi.La scénographie a été confiée à Jonas Veroff Bouchard et au designer Michel W.Morin de Radio-Canada, la direction musicale, à Pierre Benoît et la réalisation, à Jocelyn Barnabé.Restait le concept à trouver, qui corresponde aux directives et orientations de l’Académie.«L’Académie souhaitait être plus près du grand public et augmenter l’achalandage dans les salles», relate Danielle Chayer.Sur le plan médiatique, elle rappelle que la Soirée des Masques rivalise avec moult galas et remises de prix du même acabit.«On veut rendre cette soirée — qui d’ailleurs ne s’appelle plus “gala” — intéressante et représentative de ce qu’est le milieu théâtral, indique-t-elle.C’est l’un des événements de ce type qui a le moins de cote d’écoute.En même temps, le théâtre est une institution que l’on respecte.On voulait faire un “show” télé conforme au caractère du théâtre.» Été L’équipe de concepteurs s’est donc gratté la tête en profondeur pour trouver le concept qui illustrerait le mieux le caractère intime du théâtre et démythifierait cet art auprès du grand public.En guise de thème, «Merde!» était tout destiné.«Puisqu’on voulait se rapprocher du grand public sans verser pour autant dans un cours de théâtre 101, on a opté pour les superstitions.“Merde” est un mot propre au théâtre qui signifie “bonne chance”.On souhaite “merde" à tous les finalistes et à l’équipe de conception», remarque Danielle Chayer.Puis, pendant six semaines, Evelyne de la Chenelière a écrit le scénario, guidée par René Richard Cyr.«On a essayé avec Evelyne et les deux Pierre [Bernard et Pirozzi] de trouver une façon d’écrire une espèce de dramatique dans laquelle on insérerait la remise de prix, sans toutefois passer du téléthéâtre à la remise de prix, explique le metteur en scène.On voulait justement éviter la répéti- tion: présentateur, nomination, extrait, gagnant, et c’est reparti!» Et c’est ainsi que le duo s’est amusé à écrire, pour la portion présentée à ARTV, une série de saynètes indépendantes entrecoupées de remises de prix et, pour la SRC, un «téléthéâtre» de cinq tableaux illustrant toutes les étapes de création d’une œuvre théâtrale, de l’inspiration de l’auteur au soir de la grande première.«Pour créer une tension dramatique en très peu de temps et parler de théâtre, j’ai décidé de faire quelque chose de “pirandellien”, où l’auteur parle au personnage qui l’inspire et où l’actrice qui incarne le personnage ne s'entend pqs forcément avec lui, explique Evelyne de la Chenelière.Ces scènes font le portrait caricatural de ce qu ’est la création théâtrale, avec ses joies et ses peines.» Pour jouer cette «œuvre piran-dellienne», René Richard a ciblé des acteurs connus du grand public, présents à la fois au petit écran et sur la scène: Serge Postigo, Guylaine Tremblay et Anne Dorval.Le choix de David Savard, qui a animé plusieurs de ces soirées par le passé, s’est imposé pour le rôle de soutien.Rusé, le metteur en scène leur a demandé: «Avez-vous envie de faire du théâtre à la télé?», sans mentionner tout de suite le mot «soirée».Comme lui qui s’était fait prendre au jeu un peu plus tôt, les comédiens ont sauté dans l’aventure.Pin une belle journée d’été, ils allaient se réunir autour d’un verre pour discuter de leurs visées.Automne-hiver U' reste est affaire de fébrilité, de réécriture (le texte en est à sa 15’ version!), de répétition et de juste ton.C’est la rencontre de deux équipes parallèles, celles des acteurs et des concepteurs, six semaines avant un spectacle qui se veut chargé de significations et riche en émotions.Au soir du 18 décembre, à compter de 18h30, on saura enfin si la formule retenue aura porté ses fruits, si tous les convives — les finalistes, les invi tés et le public à la maison — auront participé avec bonheur à cette célébration, qui se poursuivra jusqu’à tard dans la nuit, à l’abri des caméras.Collaboratrice du Devoir * » L nâ elle une chance ÙwA U f ina /ideù ! Les Masques, c'est entre autres la rencontre de deux équipes parallèles, celles des acteurs et des concepteurs, avant un spectacle qui se veut riche en émotions 6 : - LE DEVOIR * Le théâtre.superstitieux Sur les planches, il existe une série d’interdits qu ’il est toujours plus ou moins malvenu de contourner SjjSfrv.AGENCE KR.ANCE-FRESSE Dans les loges ou sur la scène, les comédiens ont leur lot de superstitions: siffler entre les murs d’un théâtre, s’habiller de vert, de même que prononcer le mot «corde» sur scène, est censé porter malheur.Iri superstition prend sa source dans le vaste entourage du religieux.Or le théâtre, tel que nous le connaissons, tire, lui aussi, ses racines de la religion, puisque pour les Grecs, théâtre et cérémonie religieuse ne formaient qu’un.Peut-être faut-il voir lâ la raison pour laquelle la vie quotidienne d'un théâtre est encore aujourd’hui encadrée d’une série de craintes et d'appréhensions irrationnelles, dont on s’amuse parfois, sauf à la veille d’une première.PIERRE LEFEBVRE Vivre en communauté théâtrale, que l’on soit comédien, metteur en scène, concepteur ou technicien, c’est donc aussi côtoyer une série d’interdits qu'il est toujours plus ou moins malvenu de contourner.D’ailleurs, nul besoin de faire partie de la famille du théâtre pour y être contraint.Un spectateur étourdi se retrouvant en coulisse se verrait lui aussi rappelé à l’ordre s’il les enfreignait Sachez ainsi qu’il est hasardeux, si ce n’est téméraire, de siffler entre les murs d’un théâtre.S’habiller de vert, de même que prononcer le mot «corde» sur scène, est également censé porter malheur.Il est de même interdit, sous peine de drame, de souhaiter «bonne chance» à un acteur avant qu'il n’entre en scène, et ce dernier ne doit surtout pas répondre «merci» lorsque, pour faire bonne liguée, vous lui lancez un «merde» bien senti.Évitez également de lui faire parvenir des œillets, cela le phfngera dans des tourments bien inutiles.Comme c'est souvent le cas pour les légendes urbaines, chacune de ces superstitions se fonde sur des histoires plus ou moins historiques, plus ou moins véridiques, plus ou moins réalistes.L’origine de certaines d’entre elles, pourtant, semble perdue à tout jamais.La crainte de la corde remonterait ainsi au Moyen Age, alors que les comédiens des troupes itinérantes, semblables en cela aux acteurs d'aujourd'hui, n'arrivaient pas toujours à manger à leur faim.On se résignait alors à voler une poule, quelques fruits ou du pain et, malheureusement, on se faisait parfois prendre.La justice de l’époque étant passablement expéditive, il n’était pas rare que le pauvre comédien foule dès lors les planches d'un échafaud.Plusieurs carrières se sont ainsi terminées, au cours des siècles, au bout d’une corde.Brrr! Une autre explication, moins morbide celle-là, veut toutefois qu’avant la découverte de l’électricité, les éclairages se faisant beaucoup aux chandelles, on installait au-dessus de la scène des seaux d’eau afin de combattre les incendies.On n'avait donc qu’à ti- rer sur les cordes pour que ces derniers dégringolent.Dès lors, crier «corde» au mauvais moment entraînait des chutes d’eau pour le moins malvenues.La couleur verte doit sa pauvre réputation à l’oxyde de cuivre traditionnellement utilisé dans la confection de la teinture verte.L’oxyde de cuivre étant en effet toxique, la légende veut que des comédiens aient trouvé la mort après avoir porté directement sur la peau des tissus verts.Il y a aussi qu’au Moyen Âge, lorsqu’on jouait la Passion, le comédien jouant Judas était vêtu de vert.Il arrivait ainsi que, après la représentation, le pauvre comédien se fasse prendre à partie par la foule en colère, et parfois même qu’il soit battu.La crainte des œillets, remonterait, elle, à une coutume du XIX' siècle.Quand un directeur de troupe souhaitait renouveler le contrat d’une comédienne, il lui envoyait des roses.Celles dont l’engagement se terminait recevaient des œillets.L’interdiction de siffler nous vient quant à elle des marins.Leur habileté à manier les cordes en faisait des machinistes de choix et le fait de siffler sur un bateau est supposé provoquer le mauvais temps.Le fameux «merde» est par contre un cadeau des soldats de Cambronne.Tout comme eux, les comédiens se croyaient mal desservis par la chance; se souhaiter du malheur plutôt que de la félicité devenait une façon de contrecarrer le mauvais sort.Monter Macbeth de Shakespeare est également censé entraîner les pires atrocités.On attribue le pouvoir maléfique de cette pièce au fait que, au cours d’une scène, Lady Macbeth évoque les mauvais esprits.Les productions de cette tragédie attirent ainsi sur elles la malchance, les accidents et tous les malheurs possibles.Les troupes anglaises qui s’y risquent s’abstiennent donc d’en prononcer le titre, faisant plutôt référence, lorsqu’elles en parlent, à cettç «pièce écossaise», puisqu’elle se passe en Écosse, ou encore à la «pièce innommable».On n’est jamais trop prudent.Collaborateur spécial LE DEVOIR Un lien à raffermir LAcadémie remet son prix Hommage an Centre des auteurs dramatiques Avec ses centaines de membres, son important centre de documentation, son répertoire de plus de 3000 pièces, son réseau de contacts et ses services offerts aux auteurs, le CEAD est devenu avec les années un outil essentiel au développement du théâtre qui se fait ici.MICHEL B É LAIR Au Centre des auteurs dramatiques (CEAD), on prend très au sérieux l’hommage que l’Académie québécoise du théâtre (AQT) rendra à l’organisme lors de la prochaine Soirée des Masques.«Pour nous, explique Diane Miljours en entrevue dans ses bureaux de la rue Saint-Urbain, c’est l’ensemble du milieu, toute la pratique théâtrale d’ici qui reconnaît l'importance des auteurs.et du Centre qu’ils se sont donné.C’est un peu comme si tout le milieu théâtral disait que le théâtre ici est possible d’abord parce qu 'il y a des textes et des auteurs qui les écrivent.C’est une reconnaissance qui vient donner tout son sens à notre travail.» Des combats épiques Visiblement touchée par l’hommage, Diane Miljours raconte que ce lien avec le milieu est aujourd’hui extrêmement tangible, et elle en donne des exemples précis comme la Semaine de la dramaturgie, le développement du Fonds Gratien-Gélinas, la Prime à la création offerte chaque année à un auteur et la naissance du nouveau prix Françoise-Baer.Intarissable, elle parle aussi du programme des auteurs en résidence, des échanges, des séminaires organisés avec des traducteurs étrangers, du rayonnement international du CEAD aussi et de la qualité des contacts établis un peu partout à travers le monde avec des organismes similaires.Mais toujours, elle souligne la solidité du lien avec le milieu.C’est peut-être parce que ce ne fut pas toujours le cas, il faut le rappeler.Issu en 1965 du besoin des auteurs de se donner un outil efficace affirmant la nécessité JACQUES GREN1KH LE DEVOIR Diane Miljours, directrice du Centre des auteurs dramatiques.d’un théâtre d’ici, le CEAD s’est inscrit rapidement dans le beau milieu.Mais surtout pas comme un club de discussion ou un organisme de bienfaisance, bien au contraire: il y avait alors des combats épiques à mener.La dramaturgie québécoise en était encore à ses premiers balbutiements au milieu des années 1960.Et la majorité des directeurs de théâtre d'alors n’y croyaient pas encore tout à fait, pour employer un euphémisme de bon aloi.Même après Les Belles-sœurs, même après Jean-Claude Germain et le Grand Cirque ordinaire, il a fallu se battre, prendre parti, affirmer, défendre l'existence d’une dramaturgie qui nous soit propre; on arrive difficilement à y croire aujourd’hui, mais la bataille fut gagnée pièce pai; pièce, une première à la fois.Évidemment, les choses se sont calmées avec les années.Il existe maintenant une Si mm ïiSl% % lift - compagnie et un lieu, le Théâtre d'Aujour-d’hui, voués exclusivement à la création québécoise, et les quelque 3000 pièces déposées au CEAD témoignent de la vitalité de notre dramaturgie.Un peu partout, ici comme à l’étranger, des compagnies grandes et petites montent chaque année des textes québécois.Et Diane Miljours est aujourd’hui accueillie à bras ouverts lorsqu’elle fait le tour des directions artistiques des principales compagnies québécoises dans le cadre de l'opération «40 levées de rideau».«C'est une des activités les plus “présentes"parmi toutes celles qui entourent le 40 anniversaire du CEAD parce qu'on la sentira partout.De la mi-janvier jusqu’à la fin de la saison, en mai, 40 compagnies ou lieux de diffusion feront place aux auteurs d'ici en lisant un extrait de texte avant une représentation de leur programmation régulière.Parfois, ce sera le soir de la première, parfois non.40 lieux différents, dont 14 au Canada français; 40 textes; 40 au leurs différents.Chaque fois cinq minutes, un petit peu plus parfois.Je n’ai pas encore complété ma tournée, mais jusqu’ici la réponse est enthousiaste: tout le monde embarque!» Ici et ailleurs Ces 40 levées de rideau tracent une sorte de portrait de la dramaturgie québécoise, comme l’explique encore la di rectrice générale du CEAD.Les 40 auteurs (et les 40 extraits) ont été choisis par leurs pairs et l’on retrouve là un échantillon fort représentatif des 230 auteurs membres du CÉAD.«C’est comme une sorte de portrait, de constat de ce qu’est aujourd’hui le CEAD, précise Diane Miljours: des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des gais, des tristes, des comiques et des tragiques.Dans ces 40 extraits, on rencontre des gens préoccupés par tout ce qui se passe partout: Tremblay, bien sûr, et tous les autres que l’on attend aussi, mais des beaucoup plus jeunes également et, peut-être, quelques surprises à travers le tout.Nous souhaitons ainsi aviver l’intérêt du public à la grandeur du «C'est un peu comme si tout le milieu théâtral disait que le théâtre ici est possible d'abord parce qu'ily a des textes et des auteurs qui les écrivent» territoire et accroître la diffusion de nos au leurs chez eux.» Chaque directeur artistique a choisi «son» auteur au hasard, les 40 noms étant placés dans une petite boîte, et jusqu’ici personne n’a encore remis le hasard en question.11 est important de souligner aussi le fait que quatre de ces 40 textes sont destinés aux jeunes publics.Mais Diane Miljours re vient encore une fois sur la force et la vitalité du lien avec le milieu et avec le public dont nous parlions tout à l’heure.Elle raconte qu’en faisant sa tournée, elle en profite pour faire le point avec ceux et celles qui dirigent les grands lieux de diffusion en leur soumettant toute une série de questions sur leur perception du rôle et des services offerts par le CEAD.«Avec nos contacts internationaux, donne-t-elle pour exemple, il arrive que nous soyons à l’origine de projets qui débouchent sur des coproductions avec l’étranger et ça, les directeurs de théâtre le savent peu Je pourrais vous décrire un de ces maillages résultant d’une lecture présentée à la Semaine de la dramaturgie qui prendra vraisemblablement la forme d’un spectacle en coproduction et qui tournera ici et à l’étranger, mais il reste encore quelques fils à attacher pour que la chose se concrétise vraiment et j'aime mieux ne pas en dire plus.» Le CEAD travaille donc sur plusieurs plans.Celui des services aux auteurs d’abord (travail du texte, mises en lecture, ateliers, «coaching», séminaires, etc.) que le commun des mortels connaît habituelle ment un peu moins.Celui de la mémoire collective aussi, avec son centre de documentation fort actif auprès de tout le milieu théâtral comme du monde scolaire et du grand public.Sans compter celui de la diffu sion urbi et orbi comme on dit à Rome.Allez vous étonner après cela que l’Académie remette son prix Hommage au Centre des auteurs dramatiques.Ia’ Devoir ¦Pii O N N E E T HEUREUSE TÉLÉ Les FINALISTES de la 12e édition de La Soirée des Masques sis*: ÆBÈBBKÿÈ La Cloche de verre THÉÂTRE DE QUAT’SOUS ET SIBYLLINES (MONTRÉAL) Production « Montréal » / Théâtre de Quat’sous et Sibyllines Masque du public Loto-Québec / Théâtre de Quat'sous et Sibyllines Mise en scène / Brigitte Haentjens Interprétation féminine / Céline Bonnier Conception des costumes / Julie Charland Conception sonore / Robert Normandeau Masque « Traduction/Adaptation » / Céline Bonnier, Brigitte Haentjens, Stéphane Lépine, Wajdi Mouawad Jouliks THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI (MONTRÉAL) Production « Montréal » / Théâtre d'Aujourd’hui Masque du public Loto-Québec / Théâtre d’Aujourd'hui Texte original / Marie-Christine Lê-Huu Interprétation féminine dans un rôle de soutien / Catherine Bégin Conception des éclairages / Étienne Boucher Conception du décor / Jean Bard Les bonbons qui sauvent la vie LA COMPAGNIE JEAN DUCEPPE (MONTRÉAL) Production « Montréal » / La Compagnie Jean Duceppe Texte original / Serge Boucher Interprétation féminine / Maude Guérin Interprétation féminine dans un rôle de soutien / Isabelle Vincent Interprétation masculine dans un rôle de soutien / Michel Dumont m Le Projet Andersen EX MACHINA (QUÉBEC) ET SES COPRODUCTEURS : HANS CHRISTIAN ANDERSEN 2005.THÉÂTRE DU TRIDENT, | GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC, THÉÂTRE DU NOUVEAU F MONDE (MONTRÉAL), BITE : 06, BARBICAN (LONDRES).Production « Québec » / Ex Machina et ses coproducteurs Masque du public Loto-Québec Ex Machina et ses coproducteurs Mise en scène / Robert Lepage Conception sonore / Jean-Sébastien Côté Contribution spéciale / Jacques Collin, Véronique Couturier et David Leclerc (pour la réalisation des images) Le Discours de la Méthode THÉÂTRE DU SOUS-MARIN JAUNE ET THÉÂTRE DE LA BORDÉE (QUÉBEC) Production « Québec » / Théâtre du Sous-Marin Jaune et Théâtre de la Bordée Masque du public Loto-Québec Théâtre du Sous-Marin Jaune et Théâtre de la Bordée Texte original / Loup Bleu (inspiré de René Descartes) Mise en scène / Antoine Laprise Contribution spéciale / Claudia Gendreau et Julie Morel (pour la conception des marionnettes) * I Le Langue-à-langue des chiens de roche THÉÂTRE DU TRIDENT (QUÉBEC) Production « Québec » / Théâtre du Trident Mise en scène / Gill Champagne Conception du décor / Jean Hazel Révélation / Hugo Lamarre (pour son interprétation) Le Procès THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (MONTRÉAL) Interprétation masculine dans un rôle de soutien / Normand Chouinard Conception des éclairages / Marc Parent Conception sonore / Nancy Tobin Conception des costumes / Renée April Tête Première THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE (MONTRÉAL) Révélation / Maxime Dénommée (pour sa première mise en scène) Masque « Traduction/Adaptation ¦ / Olivier Choinière Conception du décor / Olivier Landreville Conception des éclairages / André RRhix Glouglou THÉÂTRE DE QUARTIER (MONTRÉAL) Production « Jeunes Publics > / Théâtre de Quartier Masque des Enfants Terribles / Théâtre de Quartier Texte original / Louis-Dominique Lavigne Mise en scène / Lise Gionet Gertrude (Le Cri) ESPACE GO (MONTRÉAL) Interprétation masculine dans un rôle de soutien / Jean-François Casabonne Interprétation masculine dans un rôle de soutien / Denis Roy Élektra THÉÂTRE DE L'OPSIS (MONTRÉAL) Production « Montréal » / Théâtre de l'Opsis Interprétation féminine / Suzanne Clément La Tempête THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE ET 4D ART LEMIEUX/PILON (MONTRÉAL) Interprétation masculine / Denis Bernard Contribution spéciale ! Michel Lemieux et Victor Pilon (concept multimédia) Les Jumeaux vénitiens THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (MONTRÉAL) Interprétation masculine / Éloi Cousineau Interprétation masculine dans un rôle de soutien / Luc Bourgeois L'Écume des jours COLLECTIF IKARIA (MONTRÉAL) Conception des costumes / Julie Desrosiers Révélation / Julie Desrosiers (pour les costumes) La Crise THÉÂTRE MOTUS (OTTERBURN PARK) Production « Jeunes Publics » / Théâtre Motus Masque des Enfants Terribles / Théâtre Motus King Dave COMPAGNIE LI.F: T (MONTRÉAL) Production « Montréal » / Compagnie LI.F: T Texte original / Alexandre Goyette Interprétation masculine / Alexandre Goyette Wigwam THÉÂTRE DES CONFETTIS (QUÉBEC) Production « Jeunes Publics » / Théâtre des Confettis Masque des Enfants Terribles / Théâtre des Confettis Révélation / Érica Schmitz (pour les décors, costumes et accessoires) Long Day's Journey Into Night CENTAUR THEATRE COMPANY (MONTREAL) Production « Langue anglaise »/ Centaur Theatre Company Interpretation féminine / Rosemary Dunsmore Rose LEANOR & ALVIN SEGAL THEATRE (MONTRÉAL) Masque du public Loto-Québec 1 Leaner & Alvin Segal Theatre Interprétation féminine / Martha Henry The Facts Behind the Helsinki Roccomatios INFINITHEATRE (MONTRÉAL) Production « Langue anglaise > / Intinitheatre Interprétation masculine / Joe M.Cobden Visage de feu LA COMPAGNIE THEODOR CRISTIAN POPESCU (MONTRÉAL) Interprétation féminine dans un rôle de soutien / Cristina Toma Conception des éclairages / Marc Parent Visites à Monsieur Green LES PRODUCTIONS JEAN-BERNARD HÉBERT (QUÉBEC) Production - Théâtre privé » / Les Productions Jean-Bernard Hébert (Québec) Interprétation masculine / Jean Guy Une ardente patience THÉÂTRE LES GENS D'EN BAS ( LE BIC) ET THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (MONTRÉAL) Production « Régions » / Théâtre les Gens d'en bas et Théâtre de Quat’sous Conception sonore / Priscille Gendron Les Feiuettes ou la Répétition d'un drame romantique THÉÂTRE DE LA BORDÉE (QUÉBEC) Masque du public Loto-Québec IWin Rooms DIFFUSEUR : USINE C (MONTRÉAL) Production «Étrangère» Pièces de guerre I, Il et III -lülogle DIFFUSEUR : USINE C (MONTRÉAL) Production «Étrangère» Si ce n'est toi DIFFUSEURS FESTIVAL DE THÉÂTRE DES AMÉRIQUES ET ESPACE GO (MONTRÉAL) Production «Étrangère» La Chambre d'Isabella DIFFUSEUR : FESTIVAL DE THÉÂTRE DES AMÉRIQUES (MONTRÉAL) Production «Étrangère» Petits crimes conjugaux THÉÂTRE DU TRILLIUM (OTTAWA) Production Franco-canadienne Cette fille-là THÉÂTRE LA CATAPULTE (OTTAWA) ET THÉÂTRE LA SEIZIÈME (VANCOUVER) Production Franco-canadienne Novecento : planiste THÉÂTRE POPULAIRE D'ACADIE (CARAQUET) Production Franco-canadienne Tout Shakespeare pour les nuis LES PRODUCTIONS JUSTE POUR RIRE (MONTRÉAL) Production «Théâtre privé» Amour sur mesure LES SPECTACLES ST-MICHEL (ST-MICHEL-DE-BELLECHASSE) Production «Théâtre privé» L'Aigle à deux têtes THÉÂTRE DE LA BORDÉE (QUÉBEC) ET THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (MONTRÉAL) Interprétation féminine / Sylvie Drapeau Le Périple L'UBUS THÉÂTRE (SACRÉ-CŒUR DE SAGUENAY) Production «Régions» Chinoiseries LES PRODUCTIONS A TOUR DE ROLE (CARLETON-SUR-MER) Production «Régions» La famille de Pépo-Citroullle JARDIN BOTANIQUE DE MONTRÉAL ET LES PRODUCTIONS DU ZÈBRE (MONTRÉAL) Masque des Enfants Terribles Here and There LE NOUVEAU THÉÂTRE ANGLAIS (MONTRÉAL) Production «Langue anglaise» Betty à la plage THÉÂTRE DE LA BANQUETTE ARRIÈRE (MONTRÉAL) Production «Montréal» King Lear contre-attaque LES PRODUCTIONS PRÉHISTORIQUES (QUÉBEC) Production «Québec» Top Glrts ESPACE GO (MONTRÉAL) interprétation féminine dans un rôle de soutien / Sophie Cadieux La chanson de l'éléphant THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (MONTRÉAL) Interprétation féminine dans un rôle de soutien ! Jasmine Outié Billy l'éclopé LA COMPAGNIE JEAN DUCEPPE (MONTRÉAL) Conception des costumes / François Barbeau Comme en Alaska THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (MONTRÉAL) Conception du décor / Guillaume Lord La vraie vie est ailleurs LES PRODUCTIONS SOLO (MONTRÉAL) Conception du décor / Nathalie Trépanier Le Comte de Monte-Chrtsto, 2* partie THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (MONTRÉAL) Masque « Traduction/Adaptation » / Elizabeth Bourget L'Envie THÉÂTRE NI PLUS NI MOINS (MONTRÉAL) Révélation / Catherine Anne Toupin (pour son premier texte) Nlédée-Matérlau SIBYLLINES ET USINE C (MONTRÉAL) Conception sonore / Robert Normandeau Les Palmes de M.Schultz LES PRODUCTIONS JUSTE POUR RIRE (MONTRÉAL) Contribution spéciale / Normand Blais (pour les accessoires) L'Impératrice du dégoût THÉÂTRE NIVEAU PARKING ET CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE (QUÉBEC) Conception des éclairages / Denis Guérette Satie, Agacerie en tête de bols LES NUAGES EN PANTALON (QUÉBEC) Conception des costumes / Claudia Gendreau h ¦RW.*9 à tous les finalistes CLICHÉ RÉPÈTE À ÉCLAIRAGE DIFFÈRENT EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR 10 -?LE DEVOIR ?- Montréal, de la cour au jardin! Tout est en place pour une rentrée d’hiver riche et variée dans la métropole ARCHIVES LE DEVOIR Gagarin Way, critique sociale ouverte d’un système économique mangeur d’hommes, sera de retour cette année à La Licorne.DAPHNÉ ANGIOLINI Période attendue tant des amoureux fous de théâtre que de ses amants occasionnels, la rentrée d’hiver est souvent le temps fort de la saison théâtrale.Et pour; cause! lii jeune auteure et interprète Evelyne de la Chenelière {Des fraises en janvier, Henri et Margaux) — qui signe cette année avec René Richard Cyr les textes de la Soirée des Masques — sera de la distribution de Tout comme elle à l’Usine C, en janvier.In pièce, inspirée des écrits de l’auteure québécoise Inuise Dupré, traite du courage d’accéder à soi à travers les rapports mère-fille.Une cinquantaine de comédiennes fouleront les planches, dont Paule Baillargeon, Céline Bonnier et Janine Sutto.La mise en scène est assurée par Brigitte Haentjens.En avril, Evelyne de la Chenelière revient à la charge et présente sa pièce Désordre public à l’Espace Go, mise en scène par Alice Ronfard, dans laquelle un acteur égocentrique se retrouve soudainement plongé au cœur des pensées d’autrui.Mais d’abord, en janvier, le public se régalera sans doute de l’œuvre très attendue Im Promesse de l'aube, de Romain Gary.André Melançon met en scène l’ascension d'un petit garçon vers le monde des grands, sous le regard d’une mère envahissante mais bienveillante, jouée par Andrée Lachapelle.Toujours à l’Espace Go, la comédienne, auteure et metteure en scène Julie Vincent déballe fin mars la création sur laquelle elle planche depuis des mois: Di Robe de mariée de Gisèle Schmidt, dans laquelle se succèdent de petites nouvelles tirées de la rêverie amoureuse de la regrettée actrice.Michel Tremblay en vedette Les textes québécois semblent en vedette cette saison, particulièrement ceux de Michel Tremblay.Pas moins de trois pièces du JACQUES GRENIER LE DEVOIR En avril, Évelyne de la Chenelière présente sa pièce Désordre public à l’Espace Go.monstre sacré de la dramaturgie québécoise sont montées dans les salles montréalaises.Le 28 février, le Théâtre d’Aujour-dhui présente Encore une fois, si vous le permettez, où l’écrivain rend hommage à sa mère (interprétée par Louison Danis), dans les mots crus et évocateurs qu’on lui connaît.Le même soir, Hosanna prend l’affiche au Théâtre du Nouveau Monde (TNM), mise en scène par Serge Denon-court.Benoît Brière et Normand D’Amour donnent vie au couple mythique que forment Hosanna et Cuirette.En mars, le Rideau Vert présente Honbons assortis, montée par René Richard Cyr.Une pièce qui nous révèle l’enfance de Michel Tremblay, dans une partition truculente.C'est Molière qui ouvre le bal au TNM, en janvier.Le metteur en scène Cari Béchard a décidé de réintroduire les intermèdes dansés et chantés dans Le Malade imaginaire.Alain Zouvi y joue le rôle du riche Argan.Plutôt prometteur! En avril, au même théâtre, un événement incontournable prend l’affiche, Le Projet Andersen, cinquième solo de Robert Lepage, qui souligne le bicentenaire de la naissance de l’auteur de contes pour enfants.La pièce, truffée de références à la vie de Hans Christian Andersen, relate le séjour à Paris d’un Québécois, ses rencontres et ses questionnements.Difficile de passer sous silence l’opéra Wnz-zeck, présenté fin mai sous la direction musicale de Yannick Nézet-Séguin et mis en scène par Lorraine Pintal.Le Rideau Vert termine également sa programmation en musique avec la comédie musicale My Fair Lady qui, orchestrée par Denise Filiatrault, évoque avec humour le phénomène des classes sociales.Le Théâtre d’Aujourd’hui, véritable creuset pour les créateurs d’ici, reste fidèle à la tradition et présente en janvier une pièce de Larry Tremblay, Trois secondes où la Seine n 'a pas coulé.Un rêve qui unit idées folles, amour et vérité.Le même mois, Wajdi Mouawad enfile le chapeau d'auteur et partage avec nous sa vision du passage de l’enfance à l'âge adulte avec Visage retrouvé.Enfin, Olivier Choinière salue le printemps avec Venise-en-Québec, une œuvre qui devrait susciter beaucoup d’intérêt, si l’on se fie à l’originalité des écrits antérieurs du jeune auteur {Autodafé, Beauté intérieure, Balade urbaine).Décidément, les Tremblay ne donnent pas leur place! lui Hache de Lirry Tremblay sera jouée au Quat'Sous en avril, lin professeur débarque en catastrophe chez son étudiant pour lui raconter ce qui ne tourne pas rond sur cette Terre.Auparavant, en février, le même théâtre présente Wit.d'après un texte de Margaret Edson.Une grande spécialiste de la littérature voit sa vie bouleversée par le cancer qui la ronge doucement de l’intérieur.Imagination et réflexions Vous avez raté Cette fiUe-là et Gagarin Way lors de la saison 2003-2004 de La Licorne?Courez les voir dès février! La première, dans laquelle la pétillante Sophie Cadieux offre une performance hors de l’ordinaire, s’est méritée six nominations à la Soirée des Masques 2004.La deuxième, critique sociale ouverte d'un système économique mangeur d'hommes, a obtenu deux nominations et le «Masque traduction» pour le travail dTvan Bienvenue.Jean-Marc Dalpé clôture la saison de la salle rue Papineau avec son œuvre Août [un repas à la campagne].En février, les comédiens Michel Dumont et François Papineau se produisent au Théâtre Jean-Ducceppe dans la pièce C’est ma vie, qui explore le sujet brûlant d’actualité qu'est l’euthanasie.René Richard Cyr prend la relève en avril et monte Frères de sang, qui raconte l’histoire de deux jumeaux séparés par la vie, mais liés par le destin.Au Théâtre Deni-soPelletier, Britannicgs, un classique de Racine, retient l'attention.A compter du 25 janvier.Au chapitre des curiosités à voir ou à revoir, le retour en février, à la salle Fred-Bar-ry, de la pièce Une année sans été.pour laquelle la metteure en scène Véronique Côté 4 remporté le Masque de la révélation 2004.A découvrir le même mois au Prospère, la pièce Axel, écrite par Villiers De L’Isle Adam.Par ailleurs, le Nouveau Théâtre expérimental, une des principales compagnies résidentes d'Espace libre, débarque avec son spectacle Grid, fin mai.Daniel Brière et Alexis Martin s'amusent à déconstruire la ligne dramatique ordinaire dans une succession de scènes et de tableaux.Place au théâtre! Collaboratrice du Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Larry Tremblay présentera au Théâtre d’Aujourd’hui en janvier Trois secondes où la Seine n'a pas coulé.En avril, c’est sa pièce La Hache qui sera jouée au Quat’Sous.Les textes québécois semblent en vedette cette saison, particulièrement ceux de Michel Tremblay ?LE DEVOIR ?Hors de Montréal, plein de saluts Québec, Ottawa, Trois-Rivières ISABELLE PORTER Québec — On ne le dira jamais assez: l’activité théâtrale ne $e limite pas aux frontières de la métropole.A Québec, à Ottawa, à Trois-Rivières ou en Acadie, les propositions sont aussi variées qu'alléchantes pour les mois à venir.En voici quelques-unes.On ne connaît pas encore la programmation du prochain Carrefour international de théâtre de Québec, mais si on se fie aux oeuvres incroyables qu’on nous a offertes ces dernières années, ce sera l’un des événements incontournables de ce printemps.Or, le mois de mai n’est pas à nos portes et il faudra bien se mettre quelque chose sous la dent — ou l’œil! — d’ici là.Voyons voir.Dans la capitale, on ne voudra pas passer à côté de Jacques et son maître de Milan Kundera, en mars au Trident.Le spectacle, qui donnera une grande place à la marionnette, sera orchestré par le metteur en scène Martin Genest, qui nous a livré un Festen très réqssi cet automne.A la Bordée, à compter du 17 janvier, le grand rendez-vous de la saison est sans contredit En attendant Godot de Samuel Beckett, mis en scène par la comédienne chouchou de la capitale, Lorraine Côté.ARCHIVES LE DEVOIR Jack Robitaille sera occupé pendant la saison, jouant dans En attendant Godot et dans Des fantômes, des fenêtres.Jack Robitaille et Jacques Leblanc seront sur scène pour attendre Godot avec nous.Québec: des nouvelles de Christian Lapointe et de Frédéric Dubois Du côté du Périscope, la troupe du Théâtre du Niveau Parking, à laquelle on doit le magnifique Lentement la beauté, revient en février avec une nouvelle création collective intitulée Des fantômes, des fenêtres.Ic metteur en scène Michel Nadeau et les comédiens Jack Robitaille, Lorraine Côté et Hugues Ere-nette reprennent le collier.Autre curiosité: Axel, une œuvre symboliste de Villiers de L’isle Adam, nous permettra de retrouver le jeune metteur en scène Christian Lapointe, dont les incursions dans l’univers de W.B.Yeats avaient séduit en 2001 et 2003- Le jeune créateur revient d’un séjour à l’École nationale de théâtre où il a mis en scène des œuvres de Sarah Kane et Claude Gauvreau.On verra bien le résultat au Périscope dès le 21 mars.Quant au metteur en scène Frédéric Dubois, qui a été mis en nomination pour le Masque de la mise en scène avec Les Fe-luettes, il sera aussi au Périscope à compter du 21 février.Avec ses acolytes du Théâtre des Fonds de tiroir, il souhaite poursuivre le travail effectué sur la pièce Vie et mort du roi boiteux (vue notamment l’été dernier à Québec) dans le cadre d’un laboratoire public.Enfin, dans un registre plus multimédia, les productions Recto-Verso s’attaqueront, elles aussi, à l’œuvre de Beckett, en février, avec un spectacle intitulé Fragments.Inspiré par le texte Cette fois, ce solo interprété par Gabriel Gascon sera de la programmation du Mois Multi, à Méduse.Ottawa: le retour de Pliya, Marleau et Lepage Ceux qui ont manqué Nous étions assis sur le rivage du monde de José Pliya, lors du dernier Festival de théâtre des Amériques (FTA), pourront se reprendre au Centre national des arts, en février.Au même endroit, on pourra assister au Projet Andersen de Robert Lepage (du 28 mars au Tr avril) et à la reprise de la production du TNM, Le Malade imaginaire (du 20 au 29 avril).et les autres ne sont pas en reste I.OII1SK I KHLANC ., Le Centre national des arts à Ottawa offre une production de théâtre pour enfants de qualité.Dès janvier, les petits pourront assister au conte autochtone Wigwam du Théâtre des Confettis.Le CNA offre en outre une production de théâtre pour enfants de qualité.Dès janvier, les petits pourront assister au conte autochtone Wigwam du Théâtre des Confettis, qui a reçu le Prix de la critique en théâtre Jeunes publics cette année, en plus d’être nominé aux Masques.On se félicitera aussi d’aller voir Moi moi moi (février) et Fabulations (mai), spectacles ayant porté Dynamt ) Théâtre et le Théâtre de l’Aubergine aux quatre coins de la planète.La Cloche de verre en tournée Plusieurs des pièces «masquées» cette année voyageront au cours des prochains mois.Une occasion en or de faire un peu de rattrapage, en suivant les recommandations de l'Académie.Par exemple, ceux qui veulent assister à Im Cloche de verre de Sylvia Plath, avec Céline Bonnier, pourront se rendre au Théâtre populaire d'Acadie le 15 février.Autre événement incontournable, la mise en scène de Claude Poissant de UNI'IY Mil-le-neuf-cent-dix-huit de Kevin Kerr, qui met en vedette la jeune Sophie Cadieux, sera présentée le 21 janvier à la salle Albert Dumouchel de Salaberry-de-Valleyfield.Autre reprise: Une année sans été de Catherine Anne.Cette production de Québec avait valu à la jeune metteure en scène Véronique Côté le Masque de la révélation, en 2003.La pièce est reprise à la salle Mosher de Chateauguay, le 18 mars.De Trois-Rivières à Shawinigan les fous de la marionnette voudront peut être aussi faire un saut à Trois-Rivières, en mars, où se tiendra le Microfestival de marionnettes en chantier.Cet événement sans prétention est organisé par la troupe de ma rionnettes géantes Les Sages fous, qui connaissent beaucoup de succès à l'étranger.L’événement se déroule à la Maison de la cul turc locale.Puis avril, mai et juin passeront, et quand juillet sera bien installé, on aura rai son de prendre le volant pour se rendre au Festival de théâtre de rue de Shawinigan, qui rassemblera nos plus audacieux créateurs.Collaboratrice du Devoir mmBm sgUi 8PB mm WtSfUk © fe.MM.mm -I mm Zfï/jf- L ENCAN au profit de l’Académie québécoise du théâtre sur du 11 au 18 décembre* 2005 et procurez-vous l’un des 50 lots « théâtral ».A- Six maquettes 3D En bois.Évolution de la création du décor de Eva Gabier joué au TNM en 1996 pour laquelle Raymond Marius Boucher a remporté le Masque de la conception du décor.Don du concepteur B- Châle « flamenco » Velours noir, motif de fleurs couleur or en relief, longue frange.Élément de costume servant pour les chorégraphies de danse espagnole de La Savetière prodigieuse de Gabriel Garcia Lorca.Mise en scène : Martine Beautne.Costumes : Mérédith Caron.Saison : 2004-2005.Don du TNM C- Bottes style MOON BOOTS Poil long blanc.Doublé.Taille 38.Portées par Marie Trio, interprète du personnage de Petit Pois dans L'hiver de force de Réjean Ducharme.Mise en scène : Lorraine Pintal.Costumes : Julie Charland.Saison 2001-2002.Don du TNM D- Bottines Cuir beige.Non doublé.Taille 38.Portées par Rita Lafontaine, interprète du personnage d’Estelle dans L'État des lieux de Michel Tremblay.Mise en scène : André Brassard.Costumes : François Lapiante.Saison 2001-2002.Don du TNM E- Chemise Nylon et spandex.Motifs à fleurs.Ajourée.Taille 6.Portée par Andrée Lachapelle lors des photos prises pour le lancement de la saison 1998-1999.Don du TNM F- 4 billets et l’apéro Représentation les samedis à 16h en janvier.La Promesse de l’Aube de Romain Gary.Adaptation et mise en scène : André Melançon.Distribution : Maxim Gaudette.Patrick Goyette.Sharon Ibgui, Andrée Lachapelle.Paul Savoie.Don de l'Espace Go G- Deux chaises Bois et corde.Éléments de décor de la production Les Chaises d'Eugène Ionesco.Mise en scène : Paul Buissonneau (2000) Disbibution : Hélène Loiselle, Gérard Poirier et Georges Molnar.Don du Théâtre du Rideau Vert H- Une cruche Terre cuite.Élément de décor de la production Yérma de Federico Garcia Loca.Mise en scène : Olivier Reichenbach (1974).Distribution Jacques Galipeau.Véronique Le Flaguais.Ninon Lévesque.Monique Miller.Don du Théâtre du Rideau Vert I- Portraits de personnages à l’aquarelle 3 livres.Portraits de quelques personnages célèbres peints par l’auteur, Michel Tremblay, accompagné du texte intégral de L’impératif présent, publié chez Leméac.Et Dialogues, témoignages d'artistes ancrés dans la pratique de l’écriture dramatique.Don du Fonds Gratien-Gélinas, Centre des Auteurs Dramatiques J- 40 billets pour une «générale» Le Théâtre d'Aujourd'hui et le Théâtre du Grand Jour vous invitent à assister, avec 39 de vos amis, à la générale (représentation fermée) de Venise-en-Québec.de Olivier Choinière, le 17 avril prochain.Mise en scène: Jean-Frédéric Messier Avec Christian Bégin, Vincent Bilodeau, Violette Chauveau, Simone Chevalot, Yvon Dubé Mathieu Gosselin, Johanne Haberiin, Michel Lavoie, Daniel Rousse et deux autres interprètes.Don du Théâtre d'Aujourd'hui et du Théâtre du Grand Jour K- Affiche autographiée Papier.24poX16,5po Théâtre pour enfants.Wigwam de Jean-Frédéric Messier.Distribution : Valérie Descheneaux, Dave Jeniss, Édith Paquet.Don du Théâtre des Confettis L- Livres autographiés Autographiés par l'auteur.Théâtre pour enfants.Hippopotamie et Contes-Gouttes de Louise Bombardier.Don du Théâtre des Confettis M- « Branche artistique » Bois et liège.C’est au cours d’une résidence d'écriture francophone internationale tenue en 2002 par le CEAD que Stanislas Cotton (Belge résidant en Italie) a écrit la pièce * Eden » et.créé cet objet, village sculpté dans des bouchons de liège, témoin de l’évolution de l’œuvre en devenir.Don du Centre des Auteurs Dramatiques et plusieurs autres lots sur.1 Les mises seront acceptées pendant la Soirée de Masques jusqu'à 21 h Cet encan a été rendu possible grâce aux donateurs et à la précieuse collaboration de : fcHesnrriççn # RADIO Les 50 lots de l’ENCAN proviennent^des associations membres de l’Académie ACT - Association des compagnies de théâtre L'ACT représente les producteurs de spectacles de théâtre à but non lucratif de langue française au Canada, s'adressant à un public adulte.L’association s'occupe, entre autres, de négocier des ententes collectives avec l’Union des artistes (UDA), l’Association des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ) et l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD).À sa naissance, en juin 1989, TACT compte une vingtaine de membres.Aujourd'hui, l'association regroupe près d'une centaine de producteurs.APASQ - Association des professionnels des arts de la scène du Québec LAPASQ regroupe et représente principalement des concepteurs d'éclairages, de décors, de costumes et de son travaillant dans les domaines du théâtre, de la musique, de la danse et des variétés.L'association, qui compte 2f 7 membres et plus de 180 permissionnaires, défend les intérêts de ses membres et participe à la promotion et à la diffusion de la création scénographique depuis 1984, Des idées plein la tête présente Tour de piste avec Raymond Cloutier.Pour un tour d'horizon des arts d'ici : théâtre, création, arts de la scène.Jeudi 20 h APTP - Association des producteurs de théâtre privé En 1985, les producteurs de théâtre d’été se regroupent pour former ce qui s'appellera d'abord l'Association des producteurs de théâtre professionnels.En plus de conclure des ententes avec les associations d'artistes, de concepteurs et d’auteurs dramatiques, l’APTP, qui représente des compagnies de théâtre à but lucratif, participe à la promotion de nouvelles pratiques comme le théâtre corporatif et le meurtre-et-mystère.En 1996, l'Association des producteurs de théâtre professionnel devient l'Association des producteurs de théâtre privé: elle compte aujourd’hui près de 35 compagnies membres.AQAD - Association québécoise des auteurs dramatiques Fondée en 1990, l'AQAD a pour mission de défendre les droits et les intérêts des auteurs dramatiques, des librettistes, des adaptateurs et des traducteurs francophones, québécois et canadiens.L'association soutient également le développement de la dramaturgie et la diffusion de l'information sur la question du droit d’auteur.Depuis 1998, l'AQAD offre des ateliers de formation continue.AQM - Association québécoise des marionnettistes LAQM est un organisme voué à la reconnaissance et au développement de fart de la marionnette au Québec.Depuis 1981, année de sa fondation, l'association organise diverses activités visant le rayonnement de la discipline: rencontres, stages de formation et de perfectionnement, publications En 1986, elle adhère à l'Union internationale de la marionnette (UNIMA).LAQM regroupe 39 compagnies et 111 marionnettistes membres.CEAD - Centre des auteurs dramatiques Depuis 1965, l’organisme fondé dans le but de soutenir et diffuser l'écriture théâtrale québécoise et franco-canadienne offre de nombreux services aux auteurs dramatiques et à la communauté théâtrale québécoise : lectures publiques, soutien à la dramaturgie, centre de documentation, réseautage international, séminaires de traduction.Le CEAD, qui célèbre cette année son quarantième anniversaire, compte actuellement 224 auteurs membres.QDF - Quebec Drama Federation Fondée en 1972, à la suite de la disparition du Dominion Drama Festival, la Quebec Drama Federation encourage le développement du théâtre anglophone au Québec.Elle regroupe une cinquantaine de compagnies de même que près de 300 acteurs, auteurs, concepteurs et techniciens.TAI - Théâtres associés inc.Fondée en 1985, l’association Théâtres associés inc.regroupe onze théâtres institutionnels francophones œuvrant au Québec et à Ottawa.Ces compagnies, comme le Théâtre du Nouveau Monde à Montréal ou le Théâtre du Trident à Québec, ont entre 27 et 57 ans d'existence et occupent » en permanence un lieu théâtral.TAI offrent aux producteurs membres de nombreux services, comme ' des séminaires de formation et des activités visant le développement des publics.i TUEJ - Théâtres unis enfance jeunesse Depuis 1986, TUEJ défend les intérêts financiers des compagnies qui offrent aux jeunes publics des spectacles professionnels.L'association, en plus de conclure des ententes avec les associations d'acteurs, de concepteurs et d'auteurs dramatiques, est rapidement devenue un lieu d'échanges sur les contextes de diffusion dans lesquels évoluent les compagnies de théâtre pour l'enfance et la jeunesse.TUEJ compte en ce moment près d’une quarantaine de membres.UDA - Union des artistes Depuis 1937, l’Union des artistes - d'abord baptisée Fédération des artistes de la radio - a pour mission la défense et le développement des intérêts économiques et sociaux des artistes interprètes oeuvrant en français au Québec et ailleurs au Canada.Environ 6 900 membres actifs et 4 500 membres stagiaires en font partie.L'UDA gère aujourd'hui une trentaine d'ententes collectives couvrant les secteurs des annonces commerciales, du cinéma, du disque, du doublage, de la scène et de la télévision.«6 di I I * | Réal.-coord.: Jean Gagnon ri-4 '' 7%: i #95,1" PREMIÈRE CHAÎNE 14 -?LE DEVOIR ?- Dans le secret des dieux «Les jurés ont 100 % d’autonomie » SOURCE ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DU THÉÂTRE SOURCE ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DU THÉÂTRE WÊËÈM ¦Â, , «Ia's jurés s’assoient autour d’une même table pour échanger sur les productions qu’ils ont vues et s’entendent sur les finalistes retenus et les lauréats sélectionnés», explique Gilles Marsolais, l’animateur des jurys de la Soirée des Masques.Connaître des mois à l’avance les lauréats qui auront l’honneur de monter sur la scène afin de mettre la main sur un des Masques, voilà le lot réservé chaque année, dans la plus grande confidentialité, à la vingtaine de jurés qui décident des finalistes et des gagnants de la Soirée des Masques.Balade dans les coulisses des jurys du «beau milieu».ULYSSE BERGERON Chaque année, c’est la même chose: certaines critiques se font cinglantes en soutenant que l’Académie québécoise du théâtre (AQT), qui organise la Soirée des Masques, a favorisé telle œuvre ou tel artiste.Cette impression, Gilles Marsolais, professeur au Conservatoire d’art dramatique de Montréal et animateur des jurys du gala, l’a entendu plus souvent qu’à son tour.Et évidemment, il s’en défend et la conteste.«Si le public assistait aux délibérations des jurés, il n’en reviendrait pas de voir à quel point c'est sérieux, à quel point les discussions sont pointues, de très haut niveau, et à quel point il n'y a aucune, aucune, aucune intervention de l'Académie dans les jurys.Les jurés ont 100 % d'autonomie.Alors, évidemment, lorsqu’on prétend que l’Académie a favorisé une pièce ou un artiste, cela me met les nerfs en boule, cela m’agace, parce que c'est archifaux.Ce n’est pas comme ça que cela se passe», affirme avec ferveur Gilles Marsolais.Alors comment se déroule le processus de sélection des finalistes et des lauréats?Jocelyne Lachance, coordonnatrice des jurys de l’AQT, explique que, chaque année, un comité de formation des jurys est mis sur pied.Ce dernier a pour mandat de former les jurys et de faire entériner ces choix par le comité exécutif.Des critères d’éligibilité doivent être respectés: équilibre des générations, des sexes, diversité des métiers et ten- dances associées aux pratiques théâtrales.«Les jurés doivent avoir une bonne expérience dans le milieu, des goûts éclectiques en matière de théâtre et, évidemment, une ouverture d’esprit à l’égard des nouvelles tendances», précise Mme Lachance.On s’en doute, les critiques en matière de théâtre, les membres de la direction des compagnies et l’administration de l’AQT ne peuvent être jurés.Un jury est donc formé pour chacune des catégories régulières: jeunes publics, langue anglaise, Montréal, Québec, régions, théâtre privé.Les jurés qui en font partie doivent assister aux premières pré- sentations de chacune des productions afin de déterminer les finalistes et le lauréat des six catégories.Ils doivent également remettre au «grand jury» — instance qui détermine les finalistes et les lauréats des 11 Masques accordés aux individus ainsi que le Masque de la révélation — une liste des spectacles à voir absolument.Et il y a également la formation des jurys spécialisés.Ceux-ci se retrouvent dans les catégories «production étrangère», «production franco-canadienne» et «traduction/adaptation».Dans le cadre de cette dernière catégorie, «les jurés doivent lire la traduction, mais également le texte original.Parfois, on doit faire appel à un spécialiste de la langue d’origine», explique Lachance.Une page est tournée Après les nombreuses critiques de la cinquième Soirée des Masques, en 1999, l’AQT a revu et corrigé les règles et mécanismes de sélection des finalistes et des lauréats.Jusqu’alors le vote était collégial, ce qui provoquait parfois des résultats plutôt surprenants, entraînant par le fait même dans leur sillon de nombreuses controverses.Désormais, on favorise la discussion.«Les jurés s’assoient autour d’une même table pour échanger sur les productions qu’ils ont vues et s’entendent sur les finalistes retenus et les lauréats sélectionnés», explique Gilles Marsolais, l’animateur des jurys qui a pour principale fonction de s’assurer que chaque membre obtient son droit de parole.Un exercice plus long et plus ardu qui a, par contre, l’énorme avantage de se soustraire aux aberrations mathématiques qui peuvent découler d’un vote collégial.Tout ce manège dansle but d’être le plus objectif possible à l’égard des productions théâtrales.Mais l’objectivité n’est-elle qu’un idéal impossible, dans les faits, à atteindre?Evidemment, admet Marsolais, car «l’objectivité en art n’existe pas.C’est l’ensemble des “subjectivités” des jurés qui devient assez objectif.On peut donc parler de l'objectivité d’un groupe.L’accord des subjectivités après discussions est selon moi ce qu’on peut avoir de plus objectif».Et au bout de ce processus de sélection, que reste-t-il?Il reste un cercle extrêmement restreint d’initiés connaissant les lauréats pour chacun des prix.A ce sujet Jocelyne La-chance assure que les jurés signent un contrat de confidentialité qui les contraint au silence.Ne se retrouvent dans le secret des dieux que la directrice de l’ATQ, la coordonnatrice et l’animateur des jurys, ainsi que les jurés.Pour les autres, ils devront attendre l’ouverture des enveloppes lors de la Soirée des Masques, qui se déroulera cette année le 18 décembre prochain.Collaborateur du Devoir L'Académie québécoise du théâtre remercie FAUTEUX i BRUNO | BUSSIÈRE | LEEWARDEN Comptables Agréés s.e.n.c.pour la confiance témoignée dès les premiers jours, l'accompagnement et les précieux conseils gracieusement fournis au cours des treize dernières années et lui souhaite bon succès dans ses projets d'avenir. -?LE DEVOIE ?- Aider le public à trouver «son» théâtre Pour augmenter l’achalandage, l’Académie québécoise du théâtre souhaite «que le théâtre devienne une option simple et facile» Après avoir déployé beaucoup d’efforts pour lancer et ancrer solidement la Soirée des Masques dans l’univers des galas télévisés québécois, l’Académie québécoise du théâtre (AQT) souhaite maintenant travailler à augmenter l’achalandage dans les salles.Chaque public devra trouver son type de théâtre.MARTINE LETARTE \ Aune semaine de son plus gros événement de l’année, la Soirée des Masques, personne ne chôme dans les bureaux de l’AQT, situés sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal.Cette année encore, l'Académie souhaite que le gala se rapproche du grand public.«Auparavant, la Soirée des Masques était hermétique.Les blagues étaient conçues pour les gens du milieu.L’an dernier, le gala était plus accessible au grand public mais cette année, nous voulons vraiment briser les barrières.Nous souhaitons que quelqu’un qui n'a vu aucune pièce de théâtre de la saison puisse regarder le gala et l’apprécier», explique la directrice générale de l'AQT et productrice exécutive de la Soirée des Masques, Danielle Chayer.Le gala est très important pour les compagnies de théâtre, affirme le président du conseil d’administration de l’AQT, Vincent Bilodeau.«Gagner un Masque a un effet direct sur la vente de billets.On s’en rend compte lorsque les comédiens partent en tournée ou font des reprises de leur pièce après le gala», remarque-t-il, convaincu que cet effet est notable en raison du processus rigoureux d’attribution des prix.Pour un fonctionnement juste et démocratique, les membres du jury vont voir chaque production inscrite dans la course, que ce soit à Chibougamau, à Montréal ou ailleurs dans le Canada.Pour être admissibles, les pièces doivent par contre être jouées dans la langue de Molière.S’attaquer au marketing L’AQT est principalement connue pour la Soirée des Masques quelle organise pour la 12e année consécutive.Pourtant, en plus d’assurer la reconnaissance des interprètes et des artisans du domaine, l’AQT travaille à promouvoir le théâtre et à favoriser son développement.Pour les années à venir, l’AQT compte donner la priorité au volet développement de son mandat.«Nous devons regarder qui va au théâtre et qui n’y va pas.Nous devons faire augmenter l’achalandage en aidant chaque public à trouver son théâtre.Nous devons faire en sorte que, lorsque les gens se demandent, à 15h, ce qu’ils feront dans la soirée, le théâtre devienne une option simple et facile», explique Mme Chayer.L'organisme compte également s’attaquer à la clientèle touristique.«Lorsque les gens voyagent à travers le Québec, aller au théâtre doit devenir un réflexe», poursuit-elle en précisant que, pour ses projets de marketing, l’AQT est soutenue par quelques firmes de relations publiques.Le portail En 2002, l’AQT lançait le portail du théâtre québécois au ivuiv.theatrequebec.com.Grâce à ce site, la population peut accéder rapidement à toute l’information concernant les pièces de théâtre présentées dans la saison en cours.La recherche peut se faire par ville, par théâtre ou par titre.Le numéro de téléphone des réservations de billets est disponible pour chacun des spectacles.L’AQT publie également un magazine électronique, Théâtre à l’œil, traitant de l’actualité théâtrale.Il est envoyé gratuitement par courriel chaque semaine à plus de 3000 abonnés.«Nous voulons démocratiser le théâtre, le rendre accessible à la population.Le site Internet est un bon moyen de mettre les gens en contact avec les spectacles qui leur conviennent», croit M.Bilodeau.Pour faire davantage connaître le site de référence aux gens du public, on leur demande de voter cette année en figne pour le Masque du public.Santé financière A la suite des coupures significatives dans les subventions gouvernementales reçues, l’AQT a accumulé un déficit de 150 000 $ au cours des deux dernières années.Pour rétablir sa santé financière, l’organisme sans but lucratif a fait appel à Investissement Québec et au Réseau d’investissement social du Québec (R1SQ).Chacun a fourni un prêt à long terme de 50 000 $.Le milieu théâtral a pour sa part versé 45 000 $ sous forme de prêts consentis par tranches de 500 $.Souhaitant amasser les 5000 $ manquants avant Noël, l'AQT fera une nouvelle campagne de sollicitation.«Notre déficit nous a forcés à restructurer notre organisme et à le gérer un peu comme une PME.Les compagnies et les individus, qu’on appelle nos prêteurs patients, ainsi que le monde des affaires n’ont pas hésité à nous appuyer.Pour «Nous souhaitons que quelqu'un qui n'a vu aucune pièce de théâtre de la saison puisse regarder le gala et l’apprécier» AU \ UIC lAVKKdNI la directrice générale de l’AQT et productrice exécutive de la Soirée des Masques, Danielle Chayer, au côté du comédien et président du conseil d’administration de l’AtJT, Vincent Bilodeau.nous, ça signifie que la réputation et la crédibilité de l’Académie est toujours bonne.Ainsi, même si l’organisme est surtout connu pour la Soirée des Masques, il trouve sa place en tant que corporation», avance Mme Chayer.Pour financer ses projets futurs, l’AQT organise un encan du 11 au 18 décembre sur son site www.theatrequebec.com.Pour l’occasion, une cinquantaine de lots (vêtements, meubles, accessoires, affiches, billets) provenant des 10 or ganismes formant l’AQT seront mis en vente.Les gens pourront miser en ligne sur l’objet de leur choix.Avec les sous amassés, l’AQT développera une campagne de promotion pour favoriser l'augmentation de l’achalandage dans les salles de théâtre.Collaboratrice du Devoir LE THÉÂTRE A LE MILLÉSIME SAO PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS AUSSI SES 2005 SERA GRANDS CRUS.EXCEPTIONNEL.K a c4ar> rnaSSüfgrjOt théâtre ! L’ACADÉMIE QUÉBÉCOISE DU THÉÂTRE theatre le portail du théâtre québécois Le théâtre à l’affiche Toute l’info sur les spectacles de la saison en cours Le théâtre sur la toile Tout ce qui touche au théâtre sur internet Le théâtre à Tceil Un regard tout neuf sur le théâtre d’ici » Oi»t m 4 Cimwwf dv* m t* «*?êtes tetfr*s Québec un fltfTBANOUE Pduc^on „B nationale Quebec ne» LE DEVOIR ÎJîfSS Chîelaine L’actualité (pattison) îfflcrïï P R.jl IX OPUS An 9-04/05 CONCERT DE L’ANNÉE - MONTRÉAL Le jazz à l’écran - Rémi Bolduc Jazz Ensemble, ( space musique de Radio-Canada et la Maison de la culture Frontenac 16 octobre 2004 Les Chants mystiques avec Constantinople et Françoise Atlan aux radio-concerts de Radio-Canada, Espace musique de Radio-Canada, le Centre Pierre Péladeau et Constantinople 18 octobre 2004 Don Quichotte chez la duchesse.I a Nlouvele Sinfonie ¦ 1er novembre 2004 Kent Nagano dirige Messiaen, Orchestre symphonique de Montréal • 5 et 6 avril 2005 La spiritualité de Beethoven, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal " 29 mai 2005 CONCERT DE L’ANNÉE -• QUÉBEC Vive l'Empereur, Orchestre symphonique de Québec • 15 et 16 septembre 2004 Requiem de Mozart, Les Violons du Roy < 24 octobre 2004 La «Tragique» de Mahler, Orchestre symphonique de Québec • 19 et 20 janvier 2005 L'art de Vivica Genaux, Les Violons du Roy « 18 mars 2005 Soirée Les Pianos André Bolduc - Janina Fialkowska, Musique de chambre à Sainte Pétronille » 30 juin 2005 CONCERT DE L’ANNÉE RÉGIONS Le Chemin de la vie, Quatuor Claudel 15 novembre 2004 Musique d'Amérique, Orchestre symphonique de Sherbrooke * 22 janvier 2005 « FANFARES » Espaces Sonores Illimités, Productions Plateforme * 19 mai 2005 Bach à l'infini, Centre d'arts Orford 12 août 2005 Bach to Tango I, Centre d'ar ts Ortord !3 août 2005 CONCERT DE L’ANNÉE - MUSIQUES MÉDIÉVALE, DE LA RENAISSANCE, BAROQUE Sweet Follia, Ensemble Caprice • Il septembre 2004 Don Quichotte chez la duchesse, La Nouvele Sinfonie * 1er novembre 2004 Les Motets de ).S.Bach, VivaVoce » 28 février 2005 Musique pour les princes italiens, VivaVoce 8 avril 2005 La passion et la foi, Festival Montréal Baroque, Les Voix Baroques * 23 juin 2005 CONCERT DE L’ANNÉE - MUSIQUES CLASSIQUE, ROMANTIQUE, POSTROMANTIQUE, IMPRESSIONNISTE Mahler et son inspiration, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal * 24 septembre 2004 Requiem de Mozart, Les Violons du Roy • 24 octobre 2004 Mirages avec Marie-Nicole Lemieux et Michael McMahon aux radio-concerts de Radio-Canada, Espace Musique de Radio Canada et le Centre Pierre-Péladeau * 23 novembre 2004 Le Voyage d'hiver, Pentaèdre en collaboration avec la Société musicale André Turp » 27 janvier 2005 La spiritualité de Beethoven, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal * 29 mai 2005 CONCERT DE L’ANNÉE - MUSIQUES MODERNE, CONTEMPORAINE Les yeux dans les roues, Société de musique contemporaine du Québec » 9 décembre 2004 Nouvel Ensemble Moderne, SMCQ / Festival MNM en coproduction avec le Nouvel Ensemble Moderne * 28 février 2005 Les oiseaux exotiques et le Evergreen Club Contemporary Gamelan.Ensemble contemporain de Montréal é 7 mars 2005 Kent Nagano dirige Messiaen, Orchestre symphonique de Montréal * 5 et 6 avril 2005 Vingtième et plus : Trios à cordes, Quatuor Molinari • 12 mai 2005 CONCERT DE L’ANNÉE - MUSIQUES ACTUELLE, ÉLECTROACOUSTIQUE Puzzles, série Pulsar, Réseaux des arts médiatiques « 4 décembre 2004 Akousma - Theresa Transistor, Réseaux des arts médiatiques * 25 janvier 2005 Palimpseste d'orchestre.Productions SuperMusique ¦ te' et 2 avril 2005 Musique de Robinet.Compagnie musicale La Nef « 3 avril 2005 Le cauchemar de l'horloger, [iks] » 29 et 30 avril 2005 «FANFARES» Espaces Sonores Illimités.Productions Plateforme 19 mai 2005 CONCERT DE L’ANNÉE - JAZZ, MUSIQUES DU MONDE Le jazz à l'écran - Rémi Bolduc Jazz Ensemble, Espace musique de Radio Canada et la Maison de la culture Frontenac » 16 octobre 2004 Rémi Bolduc Jazz Ensemble.Productions Art and Soul > 26 avril 2005 Apologie II.Créations Musicales François Richard * 12 mai 2005 Provost / Lachapelle / Brochu.Effendi Records * 30 juin 2005 Mandala - Joel Miller, Effendi Records » 2 juillet 2005 CONCERT DE L’ANNEE - JEUNE PUBLIC L’Arche, Les Coups de Théâtre en coproduction avec l’Opéra de Montréal et le Nouvel Ensemble Moderne * 26 et 28 novembre 2004 Bonnes Nouvelles, Le Moulin à Musique t 11 représentations entre le 25 novembre 2004 et le 28 janvier 2005 Nuit blanche.Orchestre symphonique de Montréal * 13 février 2005 Barocambolesque.Ensemble Caprice * 22 et 24 mars 2005 Annabelle Canto, Jeunesses Musicales du Canada * 3 et 5 juin 2005 RECONNAISSANCE À UN ARTISTE HORS QUÉBEC Trio Mediaeval, Words of the Angel, Festival des musiques sacrées de Québec *: 6 novembre 2004 Marten Root, Sensibilité 1750, Ensemble Les Boréadesde Montréal * 24 février 2005 Hilliard Ensemble, The Hilliard Ensemble & Quatuor Bozzini, SMCQ / Festival MNM -* 2 mars 2005 Court-Circuit, SMCQ / Festival MNM * 8 mars 2005 Anton Kuerti, Kuerti, couleurs et contrastes.Centre d’arts Orford * 23 et 25 juin 2005 CRÉATION DE L’ANNÉE Tetrapharmakos, Denys Bouliane, compositeur, Orchestre symphonique de Montréal, Lortie / Juillet / Lysy : un trio extraordinaire * 23 et 24 novembre 2004 La plénitude du vide, Jean-François Laporte, compositeur, Quasar, quatuor de saxophones - Totem Contemporain * 28 février 2005 Le Stelle, Serge Provost, compositeur, SMCQ / Festival MNM, The Hilliard Ensemble & Quatuor Bozzini ¦* 2 mars 2005 Le prince, Isabelle Panneton, compositrice, VivaVoce, Musique pour les princes italiens * 28 avril 2005 Facing the truth.Julie Lamontagne, compositrice, Julie Lamontagne quartette, Facing the truth, Effendi Records * 26 juin 2005 :E DE L’ANNEE - MUSIQUES MEDIEVALE, RENAISSANCE, BAROQUE Bach : Psaume 51, Cantate 82.Karina Gauvin, Daniel Taylor, Les Violons du Roy, Bernard Labadie, direction - Atma Classique Marc-Antoine Charpentier : Motets pour la semaine sainte -Messe à quatre chœurs, Studio de musique ancienne de Montréal, Christopher Jackson, direction » Atma Classique Pierre Bouteiller : De vanitate mundi, Suzie LeBlanc, Stephan Van Dyck, Les Voix Humaines ¦* Atma classique Telemann : Mit Freude, Monika Mauch, Marion Verbruggen, Ensemble Caprice, Matthias Maute, direction musicale Atma Classique Telemann : Tutti flautil, Ensemble Arion sous la direction de Jaap ter Linden early~music.com QUE DE L’ANNÉE - MUSIQUES CLASSIQUE, (/’ANTIQUE, POSTROM ANTIQUE, IMPRESSIONNISTE Brahms : Lieder, Marie-Nicole Lemieux, contralto, Michael McMahon, piano, Nicolô Eugelmi, alto * Analekta Chopin : Concertos en version de chambre, Janina Fialkowska, Les chambristes du Canada » Atma Classique Devienne : Le Mozart français, Mathieu Lussier, Olivier Thouin, Jean-Luc Plourde, Benoît Loiselle * Atma Classique Le Pâtre sur le rocher, Aline Kutan, André Moisan, Louise-Andrée Baril t Atma Classique Pierné - Fauré : Trios avec piano.Trio Hochelaga » Atma Classique SQUE DE L’ANNÉE - MUSIQUES MODERNE, JTEMPORAINE Estria, Quintette à vent Estria * Atma Classique Kurt Weill, Diane Dufresne, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal, Yannick Nézet-Séguin, direction * Atma Classique Playing guitar : Symphony #1, Tim Brady, Nouvel Ensemble Moderne, Lorraine Vaillancourt, direction > Ambiances Magnétiques / DAME Portrait Montréal, Quatuor Bozzini - Collection QB / DAME Regard, Isabelle Héroux * Disques XXI-21 Productions DI E DE L’ANNEE - MUSIQUES ACTUELLE, El CTROACOUSTIQUE Canevas « + », Ensemble Super Musique « Ambiances Magnétiques / DAME Estrapade.Morceaux„de_machines * No Type Inner Whatever, [iks] * Ora Puzzles.Robert Normandeau '» Empreintes DIGITALes Trilogie d'ondes, Gilles Gobeil Empreintes DIGITALes DC QUE DE L’ANNÉE - JAZZ, MUSIQUES DU MONDE Cantos de Bandoneon, Denis Plante, Quatuor Racines * Flores de Nacar Carrefour de la Méditerranée, Constantinople, En Chordais, Ghada Shbeir, Imane Homsy, Kiya Tabassian > Atma Classique Liberating Vines.Karl Jannuska '* Effendi Records Mandala, Joel Miller • Effendi Records Michel Donato et ses amis européens Effendi Records Mingus Erectus, Normand Guilbeault Ensemble ?Ambiances Magnétiques Jazz / DAME LIVRE DE L’ANNÉE Réjean Beaucage, rédacteur en chef, Frank Zappa : 10 ans après, Circuit, musiques contemporaines, vol.14, no 3 * Les Presses de l’Université de Montréal, 2004.Marie-Thérèse Lefebvre, Rodolphe Mathieu (1890-196?) : l’émergence du statut professionnel de compositeur au Québec Éditions du Septentrion, 2005.Pierre Vachon, rédacteur en chef, Saison 2004 2005 / Programme annuel, 25 ans * Opéra de Montréal, 2004.ARTICLE DE L’ANNÉE Réjean Beaucage, Frank Zappa dans l'univers des musiques sérieuses : un parfait étranger?.Circuit, musiques contemporaines, Vol.14, no 3 * Les Presses de l’Université de Montréal, 2004.William E.Caplin, The Classical Cadence : Conceptions and Misconceptions * journal of the American Musicotogicat Society, vol.57, no I, 2004.Jonathan Goldman, De quelques idées simples au travers d’un labyrinthe, préface à Leçons de musique, par Pierre Boulez * Christian Bourgois Éditeur, Paris, 2005.Adieu monotonie Espace musique salue le talent et la créativité des musiciens d’ici Et parce que la musique a besoin d espace, Espace musique leur offre une tribune exceptionnelle qui s'étend partout au pays.Classique • Jazz • Chanson • Musique du monde «S* ESPACE MUSIQUE www radio-canada ca/radio REPETE À ECLAIRAGE DIFFERENT EN IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR Le Conseil québécois de la musique et ses partenaires, Galaxie, le réseau de musique continue de Radio-Canada et Espace Musique, félicitent les finalistes Opus.P R JT K OPUS An 9 - 04/05 72 80 88 ïktm: P r e s t o1^ 168-200 192 Largo 96 40 - 60 oj -, [112 Adagio — 120 ! 66-76 132 Moderato 144 I 108-120 160 en en 53 84 92 (P 126 168 184 100 108 116 ,LL % LES PRIX OPUS une initiative du Conseil québécois de la musique Depuis 1996, les prix Opus témoignent du dynamisme et de la diversité du milieu musical québécois.Pour la saison qui s’étend du l''' septembre 2004 au 31 août 2005, plus de cent concerts, une cinquantaine de disques et une dizaine d’écrits ont été inscrits aux prix Opus, auxquels s’ajoutent une soixantaine de candidatures pour les prix spéciaux.Décernés par des jurys indépendants, les prix Opus soulignent l’excellence de la musique de concert au Québec dans différents répertoires musicaux issus de plusieurs époques : médiéval, de la Renaissance, baroque, classique, romantique, moderne, contemporain, actuel, électroacoustique, jazz et musiques du monde.La 9e édition du Gala des prix Opus aura lieu le dimanche 22 janvier 2006, à la Salle Claude-Champagne, à Montréal.Vingt-sept trophées Opus, dont huit prix spéciaux et un prix Hommage, seront dévoilés lors de la cérémonie.Découvrez les noms des lauréats dès le 23 janvier 2006 en visitant le site Internet du Conseil québécois de la musique au www.cqm.qc.ca.LE CONSEIL QUÉBÉCOIS DE LA MUSIQUE Fondé il y a plus de 10 ans, le Conseil québécois de la musique est un organisme sans but lucratif regroupant les organismes et les individus professionnels qui travaillent dans le domaine de la musique de concert.Ses membres sont les principaux organismes de production comme les orchestres symphoniques, les ensembles, les quatuors-, les organismes de diffusion - tels les festivals et les salles de spectacles-, les maisons d’enseignement et d’enregistrement, ainsi que les interprètes, compositeurs, musicologues, réalisateurs et gestionnaires.Pour en savoir plus, consultez le www.cqm.qc.ca.: 31 CE QUE LA MUSIQUE DE CONCERT?Au Québec, la musique de concert constitue un milieu dynamique où se côtoient les compositeurs, les interprètes, les petits ensembles et les grands orchestres.De la musique classique aux créations contemporaines québécoises ou étrangères en passant par l’opéra, le jazz, les musiques du monde, éiectroacoustiques ou actuelles, la musique de concert se traduit par une vaste gamme de styles et de genres musicaux.Prestissimo 200-208 PRIX ETOILES GALAXIE DE RADIO-CANADA Le programme Prix Étoiles Galaxie de Radio-Canada récompense le talent des artistes émergents, grâce à la collaboration d’une soixantaine de partenaires de l’industrie de la musique au pays.À ce jour, plus de 450 artistes et groupes ont déjà bénéficié du programme.www.galaxie.ca 6 ans de collaboration et de découvertes Depuis 1998, Galaxie le réseau de musique continue de Radio Canada s’associe au Conseil québécois de la musique et offre une bourse de 5000$ au lauréat du prix spécial Découverte de l’année.Ce prix récompense un chef, un compositeur, un interprète ou un ensemble dont la carrière est en émergence.Prix Étoiles Galaxie 2003-2004, Vincent Boucher, organiste 2002-2003, Constantinople, ensemble 2001-2002, Jean-François Laporte, compositeur 2000-2001, Quatuor Bozzini, ensemble 1999-2000, Marie-Nicole Lemieux, contralto 1998-1999, Yannick Nézet-Séguin, chef m CONSEIL QUÉBÉCOIS DE LA MUSIQUE 1908.me Panet.bureau 302 Montréal (Quebec) Canada H2I 3A2 Téléphoné ; (1i14) 524-1310 Numéro saris Ira- I 866 999 1310 www.cqm.qc.ca Québec Eï ” • rempli de* arts et (tps lettres • Sortie (te développement de*, entrepmas uilHnellev • Ministère de la ( uHuie et (les ( oirimuniratioii' musicaction ( .iii.kI'Ï oalaxicHt ift1 ESPACE MUSIQUE LKDKVOIR Mwt UniversiU1 de Monl iff.Larghet.60-66 Andante 76-108 Allegro 120-168 Prestissimo 200 - 208 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉREH1 EN RAISON OU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR 3734
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.