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Titre :
Maintenant
Revue d'idées très en phase avec les débats qui animent la société québécoise durant la Révolution tranquille.

[...]

La revue Maintenant arrive et s'inscrit dans l'effervescence du Québec des années 1960, au moment de la Révolution tranquille. Elle a pour vocation de remplacer la Revue dominicaine en créant un lieu de discussion collé sur l'actualité. Pour s'insérer davantage dans l'activité intellectuelle de son temps, la nouvelle revue affiche une facture moins savante.

Père Henri-Marie Bradet, directeur de la revue depuis ses débuts en 1962, rassemble rapidement de nombreux collaborateurs, clercs et laïcs. Plusieurs dominicains, mais aussi Benoît Lacroix, Louis Lachance, Émile Legault, Gérard Dion et Louis O'Neill offrent des contributions à la revue, tout comme les laïcs Hélène Pelletier-Baillargeon, Louis Fournier, Pierre Saucier, Dr Paul David, Ernest Pallascio-Morin, Jacques-Yvan Morin, Guy Robert et Naim Kattan, parmi de nombreux autres.

La volonté d'actualisation du catholicisme prônée par Maintenant tient ses racines dans le personnalisme des années 1930 et son ouverture à l'individualisme, et coïncide, en 1962, avec le programme de réformes du catholicisme de Vatican II, duquel la revue portera l'esprit au Québec. Elle offre une tribune aux catholiques de gauche, soucieux de montrer un esprit actuel et moderne à la jeunesse intellectuelle.

Maintenant s'adapte rapidement aux changements accélérés en cours dans la société québécoise et devient un lieu de débat important. Les clercs souhaitent se positionner comme porteurs d'une conscience morale évolutive de la société vis-à-vis des intégristes et du contrôle de l'Église. Cet humanisme chrétien motive Maintenant à adopter hâtivement le socialisme démocratique et à cautionner et pousser l'idée de l'indépendance politique du Québec.

Le contexte de laïcisation et de pluralité grandissante des affiliations religieuses, conjugué au déclin de l'attachement national canadien-français et catholique, donne naissance à un nationalisme québécois civique qui se manifeste notamment dans la déconfessionnalisation de l'enseignement public. Maintenant en sera partie prenante.

La revue participe ouvertement aux débats sur la régulation des naissances, mais, par principe religieux fondamental, demeure d'abord contre l'avortement. Et bien qu'elle appuie une laïcité ouverte, la revue refuse affronte la position radicale de la relégation du religieux à la sphère privée. Les audaces que Maintenant se permet font des mécontents à la tête de l'ordre dominicain à Rome, qui demande la destitution du père Bradet en 1965. La maison provinciale de l'ordre ne souhaite pas se ranger dans la réaction. Le père dominicain Vincent Harvey prend la relève de Bradet à la direction et offre au contraire davantage d'autonomie à la revue, qui appuie plus résolument le socialisme et l'indépendantisme québécois.

Maintenant souhaite mettre un terme au nationalisme messianique pour que toute la place soit laissée à un mouvement politique pragmatique, qui envisage la souveraineté politique comme moyen pour le Québec de se développer. Tous les dominicains ne sont toutefois pas à l'aise avec les positions politiques de la revue. L'ordre sort de l'aventure en 1969. Son maigre financement est dorénavant assuré par Pierre Péladeau. La revue délaisse alors presque complètement le contenu religieux pour se concentrer sur les questions politiques, sociales et économiques.

Durant la période qui suit, Maintenant accueille des collaborateurs réputés, dont Robert Boily, Jacques Parizeau, Michèle Lalonde, Fernand Dumont, Jacques Grand'Maison, Jacques-Yvan Morin, Guy Rocher, Camille Laurin, Pierre Vadeboncoeur et Louis O'Neill. Hélène Pelletier-Baillargeon y est toujours et sera d'ailleurs nommée directrice au décès de Vincent Harvey en 1972.

Maintenant est affiliée aux journaux indépendantistes et réformistes Québec Presse (1969-1974) et Le Jour (1974-1978). Les trois cahiers publiés en 1975 sont d'ailleurs distribués avec Le Jour. Plusieurs des collaborateurs des dernières années seront des figures importantes du gouvernement et de l'administration du Parti québécois à partir de 1976.

Source:

ROY, Martin, Une réforme dans la fidélité: la revue Maintenant (1962-1974) et la «mise à jour» du catholicisme québécois, Québec, Presses de l'Université Laval, 2012.

Éditeurs :
  • Montréal, P.Q. :les Dominicains en collaboration avec d'autres clercs et des laïcs,1962-1975,
  • Montréal :Éditions Maintenant inc.,
  • Montréal :Editions Maintenant :
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Revue dominicaine ,
  • Témoins
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Références

Maintenant, 1970-03, Collections de BAnQ.

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NUMERO SPECIAL.B LE QUÉBEC Di DEMAIN À TRAVERS LE PROGRAMME dtnts mars 1970 numéro 94 mars 1970 sommaire LIMINAIRE La Direction .66 LA CRITIQUE, DEJA?Fernand Dumont .69 UN ETAT FORT ET EFFICACE DANS UNE DEMOCRATIE DE PAR- TICIPATION Robert Boily .74 LE PROGRAMME ECONOMIQUE DU P.0.Jean Meynaud .88 LE TRAVAIL DE DEMAIN SELON LE P.Q.Raymond Lachapelle .101 LE SENS DU PARI QUEBECOIS Robert Boily, Raymond Lachap elle.Jean Meynaud .109 M jL*4*tC4*6i+t DIRECTEUR-ADMINISTRATEUR: Vincent Harvey, o.p.ADJOINTS A LA DIRECTION: Hélène Pelletier-Baillargeon, André Charbon-neau, Yves Gosselin, o.p., Laurent Dupont, o.p., Richard Gay.CONCEPTION VISUELLE: Claudette Rodrigue IMPRESSION: Imprimerie Montréal Offset Inc.DISTRIBUTION: Les Messageries Dynamiques Inc., 9820 rue Jeanne-Mance, Montréal.(514) 384-6401.CONDITIONS D'ABONNEMENT: Abonnement d'un an $ 7.00 Abonnement d'étudiant $ 5.00 Abonnement de soutien $10.00 N.B.Les abonnements ne sont enregistrés qu'au reçu du versement.2715 Chemin Côte Ste-Catherine, Montréal 250, P.Q.— (514) 739- 2758 Courrier de la deuxième classe Enregistrement no 1419 Dans notre cahier spécial de septembre 1967, UN QUEBEC LIBRE A INVENTER, nous disions entre autres dans l’éditorial: Tout doit être mis en oeuvre pour faire comprendre à nos compatriotes de langue anglaise que le Canada a tout intérêt à s’édifier sur la base de communautés nationales pleinement épanouies et autonomes.Toute coopération, conçue dans une société évoluée, suppose l’acceptation réciproque intégrale de la personnalité respective des parties, chacune soucieuse de développer la spécificité de l’autre en vue de l’enrichissement individuel et communautaire.Etats associés, statut particulier, indépendance, voilà autant d’approches qui nous ont fait prendre conscience de ce que nous sommes et qui nous acheminent vers une solution définitive.Quoi qu’il en soit, la nation canadienne-française existe, et existera.Quant au Canada, nous sommes prêts à le réinventer sur une base d’égalité, mais non à notre détriment, cela va de soi.Reste à savoir si la nation canadienne-anglaise sera prête à en faire autant.That is the question! Depuis lors toute forme de statut particulier qui aurait pu, à la rigueur, permettre à la nation française québécoise de réaliser ses aspirations et de façonner son identité a essuyé de continuelles rebuffades de la part du gouvernement central qui est revenu avec entêtement à la thèse du one nation.Ce refus intransigeant a démystifié bien des illusions.L’option souverainiste nous est apparue, ainsi qu’à beaucoup d’autres Québécois, comme le seul moyen d’enrayer le processus irréversible de l’assimilation.Le mouvement souverainiste, incarné courageusement à l’origine par le R.I.N., s’est progressivement développé, en passant par le M.S.A., en une formation politique plus ample: le PARTI QUEBECOIS.Avec une vaste participation de la base, le PARTI QUEBECOIS a édifié un programme politique original et structuré, à la mesure des défis actuels du Québec.Bien qu’il soit encore pour ainsi dire en chantier, le programme du P.Q.est le seul, au Québec, qui ait vraiment de la consistance.Ne seraiLce qu’à ce titre, il méritait une analyse sérieuse.C’est ce que comprendront tous nos lecteurs, quelle que soit par ailleurs leur option politique.Fidèles à une attitude critique constructive que l’Equipe de MAINTENANT a toujours voulu maintenir, nous avons conçu notre collaboration sur 66 le plan d’une analyse rigoureuse du programme du P.Q., au risque même de déplaire à certains membres du parti à la veille d’une élection.Nous demeurons convaincus que cette distance critique fera honneur à la conscience politique du P.Q.et de tout Québécois soucieux d’échapper à l’emprise des slogans des vieux partis.Inutile d’insister davantage.Fernand Dumont développe brillamment cet aspect dans la préface de ce numéro.Pour préparer ce cahier nous avons fait appel à des spécialistes qui ont travaillé en équipe.Lors d’une table ronde préparatoire, en novembre, ils adoptèrent une perspective globale: LE QUEBEC DE DEMAIN A TRAVERS LE PROGRAMME DU P.Q.et planifièrent la fabrication du numéro.Des rencontres subséquentes eurent lieu pour permettre la confrontation et la coordination des contributions et éviter autant que possible les inutiles recoupements.Dans une dernière réunion nos trois collaborateurs dégagèrent les principales conclusions où les avait menés leur réflexion commune.Nous voulons ici les remercier pour leur participation enthousiaste et compétente.Et nous leur sommes aussi reconnaissants d’avoir, tout en tournant résolument le dos aux faciles spéculations sur l’avenir, esquissé pour nous des voies de demain.Le présent numéro, nous l’avons voulu important en volume et en qualité.Espérons qu’il le sera autant en portée car il représente un travail unique d’analyse et de réflexion: premier dossier majeur sur le programme du P.Q.Nous prévenons le lecteur du caractère relativement technique et austère de ces analyses.Y avait-il une autre façon d’en faire un document de travail réflexif valable?Le lecteur s’apercevra en outre que nous n’avons pas couvert tout le programme du P.Q.Ainsi le vaste domaine de la vie culturelle qui tient une grande place dans le programme a délibérément, en raison même de son ampleur, été mis de côté.Cette dimension capitale de notre vie collective fera l’objet d’un numéro spécial à venir.Nous nous en sommes tenus aux trois grands secteurs pour lesquels les questions et les objections soulevées dans l’opinion publique commandaient l’étude immédiate.Tel quel, ce numéro spécial pourra servir, pensons-nous, à une meilleure compréhension du programme politique du PARTI QUEBECOIS.• LA DIRECTION ENTREPOT.20 P05TE ROY 00 entrepot 2.1>i ÎT!T 2, tNTREPOT f MINISTfCE DES »4ôaS ME P£)tt>0N5 PAS PATTE MCE .NOUS NOUS DOUTONS Ql/E VOTKE AVIS DE' R É ABONN E MENT EST EN VOIE OE NOOS PARVENIR I la critique, DÉJÀ?par fernand dûment Quand on m’a demandé quelques pages pour introduire ce numéro de MAINTENANT, j’ai éprouvé d’abord un mouvement de recul.Nous sommes à quelques mois des élections, d’une épreuve décisive pour une jeune formation politique qui représente l’espoir fragile de beaucoup de citoyens d’ici; nos vieux partis se contentent toujours de slogans généraux qu’ils modifient sans scrupules pour se rallier aux modes changeantes.N’y a-t-il pas, pour l’heure, de tâches plus urgentes et plus utiles que de repérer minutieusement les lacunes et les imprécisions du programme du PARTI QUEBECOIS?Ne risque-t-on pas de céder encore à quelque vaine manie d’intellectuels de gauche?Une pensée politique sérieuse Ce n’est pas certain.Il est vrai qu’à lire les articles qui suivent, on ne pourra guère percevoir quelque complaisance de propagande: mais ne serait-ce point un signe, entre bien d’autres, qu’une pensée politique sérieuse, rigoureuse, compétente est en train de s’élaborer dans notre société?Elle est encore tâtonnante car il est particulièrement difficile de mettre ensemble tant d’exigences disparates: notre faiblesse économique et notre volonté d’indépendance, nos aspirations démocratiques et nos velléités socialistes, nos lucidités et nos colères.Le programme du PARTI QUEBECOIS est marqué par ces difficultés.Il ne faut pas s’étonner qu’il provoque, à son tour, une réflexion qui, pour être engagée, n’en est pas moins critique.Cette conjonction de la conviction politique et de la libre recherche à l’écart des astuces électorales est sans doute un indice, parmi d’autres, que quelque chose peut changer dans la vie politique québécoise.Les slogans de nos partis traditionnels Nous avons l’habitude de ne guère prendre au sérieux les programmes r 69 la tritique.politiques.Ceux-ci n’ont été ici, à de très rares exceptions près, que des prétextes.Nos partis traditionnels sont des organisations à clientèles.On vote pour eux selon la conjoncture du moment ou par habitudes; parfois on y est attaché par des intérêts.Leurs idéologies portent sur des thèmes très généraux, faute de pouvoir mettre ensemble les impératifs concrets et aussi pour laisser pleine liberté de manoeuvre devant les variations des opinions.L'autonomie, un Québec prospère, des révisions constitutionnelles.Un Québec fort dans un Canada fort, lf égalité ou Vindépendance, un nouveau Québec, une société juste.: toutes choses qui ne constituent pas vraiment un programme et qui ne sauraient non plus attirer la réflexion critique.Nous sommes, avant tout, devant des équipes constituées pour la conquête de l’appareil politique et l’on fait bien de les juger d’abord sur le personnel qui les compose.Ces partis ont eux-mêmes raison probablement de nous dire, quand nous protestons contre telle ou telle législation: “si vous n’êtes pas contents, vous nous mettrez dehors à la prochaine élection’’.Quand ils ne vont pas jusqu’à prétendre, comme nous l’avons entendu il n’y a pas si longtemps, que si on n’est pas d’accord avec les élus du peuple, nous devrions nous faire élire député lors du prochain tournoi électoral.Pour eux, la politique concerne tout le monde mais à la condition qu’on ne s’éloigne pas trop de la boîte de scrutin et de ses rites.Ainsi on peut prétendre que la démocratie est sauvegardée, et, en un sens, on n’a pas tout à fait tort.les lacunes de nos démocraties Mais on peut croire aussi que ce genre de formation politique n’est guère adapté aux exigences d’aujourd’hui.Quand on évoque les menaces qui pèsent sur nos démocraties, le spectre du fascisme ou du nazisme est automatiquement brandi: de divers côtés, depuis quelques mois, les 70 partis les plus divers nous servent là-dessus des avertissements répétés.Je ne dis pas qu’il n’y a aucun danger de ce côté, mais j’ai beaucoup de mal à éprouver, à ce propos, de déchirantes angoisses.Je crois savoir que le nazisme et le fascisme de naguère ont reçu l’appui indispensable du grand capital allemand ou italien: que l’on m’explique un peu où un éventuel nazisme québécois trouverait des ressources de ce genre.Encore une fois, je me méfie comme quiconque du fascisme, mais cela ne doit pas détourner l’attention d’autres dangers qui, eux, sont incontestablement présents dans toutes les démocraties actuelles de l’Occident.Avec la montée des grands pouvoirs économiques et des technocraties, les partis traditionnels ne suffisent évidemment plus à incarner la spécificité du politique.Que peut bien peser la voix timide du citoyen auprès des suggestions des grands pouvoirs économiques?Bien sûr, par son énorme budget, par ses facultés de dépenser, l’Etat détient d’importants instruments de contrôle; mais les politiques des techniciens de l’Etat ne sont guère intelligibles pour le citoyen.Sans doute, on a fait, sur ce point, de très louables efforts: le gouvernement de M.Trudeau, qui se distingue manifestement par un souci de gestion efficace, tente aussi de mettre en lumière les données techniques sur lesquelles il se fonde.On n’aura jamais tant produit de rapports et de livres blancs.Ce n'est plus un gouvernement, me disait quelqu’un, c'est une maison d'édition.Il exagérait évidemment.En tout cas, au moment où se manifeste ainsi un très louable souci d’informations rigoureuses et de consultation d’experts, les habitudes fondamentales des partis n’ont guère changé.Les dernières campagnes pour le leadership ont ramené les mêmes déclarations générales, les mêmes programmes abstraits ou sentimentaux.C’est dans cette dualité que me semble résider la maladie profonde de nos démocraties. La fonction originale de ia politique Si l’on adhère vraiment à l’idéal démocratique, il faut d’abord croire à la fonction originale de la politique.Celle-ci doit mettre en évidence les choix fondamentaux des sociétés.Ce n’est pas seulement l’administration, mais aussi l’idéologie qui doit introduire la cohérence des objectifs dans la vie sociale.Dans la multiplicité des pouvoirs et le grouillement des opinions, le citoyen a besoin que les partis lui offrent de grandes alternatives.Non pas des objectifs si généraux qu’ils excluent à l’avance des débats: comment être en désaccord avec des objectifs comme la société juste, un nouveau Québec ou un Québec prospère?Si l’on veut que nos démocraties survivent et se développent, les partis devront mettre des plans — c’estrà-dire de grands objectifs assortis de moyens — dans les enjeux électoraux.On a dit que les partis pourraient faire Véducation politique.C’est vrai, mais nul besoin qu’ils instituent, pour cela, des cours ou des écoles ou que les candidats parcourent les villages avec L’ANNUAIRE STATISTIQUE DU CANADA ou le TRAITE DE BURDEAU.Qu’ils s’affrontent sur des objectifs précis et des évaluations de moyens: les électeurs auront ainsi l’occasion de s’interroger sur les problèmes et les options de leur société.L'apport du programme du PARTI QUÉBÉCOIS Un grand nombre de citoyens croient apercevoir dans le programme du PARTI QUEBECOIS, dans la façon aussi dont il a été élaboré, un premier pas très important dans cette direction.L’initiative est encore timide sans doute.A première vue, bien des propositions et des thèmes ont été simplement prélevés dans les courants d’opinion qui ont agité notre milieu depuis quelques années.Simple démarquage conventionnel?Pourquoi pas aussi un souci de participation?Ce n’est pas à sa parfaite originalité qu’il faut juger du programme d’un parti: sinon, qu’aurait-il de démocratique?On doit l’évaluer — je reviens à ce mot — à la cohérence qu’il propose pour les aspirations d’un milieu.Enrober des stratégies occultes dans de solennelles déclarations de circonstances, c’est l’éternelle tentation des pouvoirs; tout choisir, sans égard aux contradictions, ne pas tenir compte de la logique des moyens, c’est toujours la tentation du citoyen éloigné des affaires publiques.Ce devrait être la fonction première d’un programme politique que de permettre de parer à cette double tentation des démocraties.On l’a bien vu lors des discussions sur le bill 63.Le gouvernement au pouvoir proposait une option tout en étant incapable d’en préciser les conditions et les délais d’application.Par contre, certains opposants clamaient un unilinguisme peu soucieux des réalités complexes et des modalités d’aménagement.Le programme du PARTI QUEBECOIS sur les langues n’a-tril pas fourni à plusieurs, en cette conjoncture, un ensemble de principes d’analyse dans le maquis des allégeances, des intérêts et des passions?Expression des aspirations profondes mais encore vagues du peuple, un authentique programme politique doit marquer le souci d’articuler les objectifs qui lui sont ainsi suggérés; il doit ainsi réagir à son tour sur l’opinion comme un outil critique.Déjà, le programme du PARTI QUEBECOIS peut jouer ce rôle.Il mérite donc plus qu’une tranquille adhésion partisane: il appelle la liberté du dialogue démocratique.On a voulu en témoigner dans les articles ici réunis.# 71 envoyez votre formule d'abonnement aujourd'hui I Q I o •• & O 3 n C en Q tn O 3 3 (D Q- CD r\ 3“ O 0* C?' 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