L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 octobre 1900, Octobre
22e Année Octobre 1900 No.2 Revue illustrée de l’Rcole et de la Famille If*1S C.- J.MAGNAN - - - - Propriétaire et rédacteur-en-chef PEDAGOGIE La réforme de F orthographe en France Par un arrêté du ministre de PInstruction publique, l’orthographe française vient d’être considérablement modifiée.C’est sur l’avis du conseil de l’Université que cette grave décision a été prise.L’Académie française n’ayant pas été consultée au sujet de cette réforme, les membres de cette société illustre ont protesté vivement contre la démarche par trop cavalière du ministre de l’Instruction publique.Nous regrettons que l’Université et l’Académie se se soient pas entendues sur cette importante question, car il est certain que dans le domaine de la syntaxe et de l’orthographe il y a beaucoup à simplifier ; et la langue française a tout à gagner dans une réforme modérée de plusieurs particularités grammaticales.Mais pour qu’une semblable réforme puisse être acceptée, dans son entier, par les peuples de langue française qui vivent hors de la France, il importe que les autorités littéraires et pédagogiques de notre ancienne mère-patrie s’entendent parfaitement sur la nature des réformes à opérer.En attendant que l’Académie et l’Université se mettent d’accord, les Canadiens-français sont libres de n’accepter des réformes opérées par le ministre de l’Instruction publique de France, que celles qui leur paraissent approuvées par tout le monde ou à peu près.Afin de mettre les lecteurs de LdEnseignement Primaire en mesure d’étudier avec intelligence cette importante question de la réforme de l’orthographe, nous publions immédiatement à la suite de ces remarques : i° Le rapport présenté au nom de la Commission chargée de préparer la simplification de la syntaxe française dans les écoles primaires et secondaires ; 20 E Arrête relatif a la simplification de P enseignement de la syntaxe française; 30 Une critique de quelques jou rnaux français au sujet de cette réforme. 66 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Sans vouloir imposer notre manière de voir à personne, nous croyon que, dès maintenant, les maîtres doivent accepter les points suivants de l’Arrêté que nous citons plus loin : Pluriel ou Singulier, Gejis, Orge, Hymne, Œuvre, Pâques, Période, Pluriel des noms propres, Pluriel des noms empruntés à d'autres langues, Trait d'union dans les noms composés, Article supprimé, Article partitif, Adjectifs construits avec plusieurs substantifs Participes : approuvé, attendu, ci-inclus, ci-joint, excepté, non compris, y .compris, ôté,passé, supposé, vu ; Avoir l'air, Même, Chacun, Verbes composés, Accord du verbe précédé de plusieurs sujets non unis par la conjonction et, Accord dit verbe précédé de plusieurs sujets au singulier unis par ni, comme, avec, ainsi que et autres locutions équivalentes, Accord du verbe quand le sujet .est un mot collectif, Concordance ou correspondance des temps, Participe présent et adjectif verbal, Ne dans les propositions subordonnées.Le développement de chacun des points ci-dessus énumérés se trouve dans l’Arrêté que nous reproduisons à la suite du rapport de la Commission.C.-J.MAGNAN.I Rapport présenté au nom de la Commission chargée de préparer la simplification de l’enseignement de la syntaxe française dans les écoles primaires et secondaires.(M.P.Clairin, rapporteur.) Messieurs, % Conformément à l’article 7 du décret du 11 mars 1898, M.le ministre de l’Instruction publique demanda, le lojanvier 1900, l’avis du Conseil supérieur sur le vœu déposé par MM.Clairin et Bernés, tendant à la nomination d’une Commission chargée de préparer la simplification de la syntaxe française enseignée dans les écoles primaires et secondaires.Suivant le règlement, la Section permanente avait, au préalable, étudié ce vœu, l’avait accueilli favorablement et avait émis l’avis de renvoyer la proposition, pour examen, au Conseil supérieur en séance plénière.Cette proposition futadoptée conformément à l’article 5 de laloidu 27 février 1880, qui attribue au Conseil supérieur le droit de donner son avis sur les programmes, méthodes d’enseignement et modes d’examen déjà étudiés par la Section permanente.Un arrêté de M.le Ministre de l’instruction publique en date du 13 janvier 1900 composa la Commission des membres suivants du Conseil supérieur : MM.Gaston Paris, président, Gréard, Croiset, Paul Meyer, Bernés, Clairin, Devinât, Comte.De 20 janvier, la Commission tenait sa première séance et entreprenait le travail dont on l’avait chargée.C’est le résultat de ce travail que le présent rapport est destiné à vous faire connaître et pour lequel la Commission demande un nouvel avis favorable du Conseil supérieur. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 67 La Commission n’avait pas qualité pour légiférer en matière de langage ; elle s’est abstenue, avec le plus grand soin, d’édicter aucune règle nouvelle: elle ne prétend obliger personne à se conformer à ses propositions ni même à en prendre connaissance, excepté cependant les maîtres chargés d’enseigner la grammaire, car ceux-ci doivent se tenir au courant de tous les travaux qui peuvent leur permettre de simplifier et d’améliorer leur enseignement.On peut être certain qu’ils ne négligeront pas de le faire.Nous en avons la preuve par ce qui s’est déjà passé dans l’enseignement secondaire, où les professeurs ont profité des travaux publiés tant en France qu’à l’étranger pour apprendre à leurs élèves les formes grecques vraiment classiques au lieu des formes de la langue commune ou de divers dialectes qu’on apprenait encore il y a peu d’années.Les membres des commissions d’examen auront aussi à tenir compte des propositions qui vous sont soumises, car c'est une tolérance large et intellige?ite dans les examens qui est le véritable objet de la réforme proposée.Dans le travail de simplification qu’elle était chargée d’entreprendre, la Commission a jugé qu’elle ne devait rien autoriser qui pût porter atteinte à la bonne tradition de la langue.Certaines complications apparentes, certaines exceptions aux règles générales constituent des idiotismes qu’on ne saurait supprimer sans inconvénient.La présence de deux membres éminents de l’Académie française, dont l’un présidait la Commission: celle du doyen de la Faculté des lettres de l’Université de Paris, non moins délicat lettré que savant helléniste, sont une garantie que nul attentat n’a été commis contre la langue littéraire ; la présence des maîtres les plus connus de l’enseignement historique des langues romanes assure aussi le travail de la Commission contre toixte hérésie historique et grammaticale.Presque toujours les décisions ont été prises à l’unanimité, quelquefois seulement à une forte majorité, et les procès-verbaux témoignent que les séances ont été suivies avec une assiduité exemplaire.La Commission n’a pas oublié non plus que tousles grammairiens français ne méritent pas le mal qui a été dit des grammairiens en général, que ceux du xvme siècle en particulier ont fait souvent des choses excellentes.Leurs travaux minutieux sur la syntaxe ont contribué à améliorer la langue française.Grâce à eux, la clarté, qualité dominante de notre langue, a toujours été en grandissant.On commettrait une faute si on laissait la langue écrite revenir à la confusion d’où elle est sortie à son avantage Mais, à côté dés grammairiens auxquels le français est redevable d’une partie de ses qualités, iî en a existé d’autres, de beaucoup inférieurs, auxquels on doit une partie de la grammaire actuelle, des règles compliquées, subtiles et inutiles, rendant quelquefois impossible la construction des phrases les plus simples.Malgré l’autorité des meilleurs écrivains, qui ont ignoré ou refusé d’appliquer un très grand nombre de ces règles, on exige qu’elles soient connues et appliquées par les élèves des classes primaires, par les candidats à tous les examens.Quand on lit les grammaires françaises élémentaires, et surtout les exercices qui y sont joints, on est étonné du nombre considérable de complications et de subtilités qu’on y trouve.Les règles, simplesTn apparences, donnent naissance à une foule de remarques qui deviennent autant de sujets d’exercices, c’est-à-dire de problèmes.Plus on inveûte de ces problèmes, surtout s’ils sont bien compliqués, plus on montre la finesse de son esprit.On en arrive à se complaire dans la science des exceptions réelles ou simplement possibles.L’enseignement élémentaire perd le caractère de simplicité, qui devrait toujours être le sien, pour se hérisser de subtilités.Avec cette préoccupation de raffiner, les choses les plus simples en apparence cachent des pièges.Ainsi, dans une phrase telle L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 68 que celle-ci : Ils ont ôté hur (s) chapeau (x), devra-t-on écrire chapeau (x) au singulier ou au pluriel ?Au singulier, disent les uns, puisque chaque personne n’a qu’un chapeau : au pluriel, disent les autres, puisqu’il y a plusieurs personnes et, par conséquent plusieurs chapeaux.Autre exemple.“ Il faut écrnQ groseille au singulier dans l’expression du sirop de groseille, parce que, réduites en sirop, les groseilles ont perdu leur forme : mais il faut écrire groseilles au pluriel dans l’expression des confitures de groseilles de Bar, parce que dans ces confitures les groseilles restent entières.” N’est-il pas regrettable que des commissions d’examen, qui doivent être composées de personnes intelligentes, s’arrêtent à discuter de semblables puérilités, au lieu d’accepter indifféremment le singulier ou le pluriel, sans se soucier de l’orthographe du texte imprimé qu’elles ont sous les }reux ?Que penser d’une explication comme la suivante : “Il faut dire : les arbres les plus hauts sont les plus exposés à la tempête, parce que le rapport du superlatif est déterminé, mais on a abattu les arbres le plus exposés à la tempête, parce que le rapport n’est pas déterminé ?” Est-ce là ce qu’il convient d’enseigner à des enfants ; et, s’ils parviennent à apprendre par cœur des règles semblables, quel profit en retire leur intelligence?Après avoir constaté ce vice qui existe à des degrés différents dans toutes les grammaires, la Commission s’est décidée à rechercher, pour les supprimer, les règles subtiles, parfois fausses, qui encombrent l’enseignement élémentaire et qui ne servent à rien ni pour la lecture des textes, ni pour la formation de l’esprit et le développement de la réflexion.Les grammaires et les exercices contiennent aussi bien des choses simplement inutiles, qui sont à leur place dans les dictionnaires, mais dont on ne doit pas s’embarrasser dans l’enseignement élémentaire.Ainsi, par exemple, le pluriel irrégulier des mots ciel, œil, travail, etc., ainsi la différence de signification, suivant le genre masculin ou féminin, des mots tels que œuvre, période, relâche, etc.La grammaire n'a pas à enseigner les formes et les significations spéciales que certains mots ont prises dans les langues techniques.C’est seulement à ceux qui étudieront les différents métiers, ou à ceux qui veulent faire t;ne étude universelle de la langue, qu’il appartient d’apprendre de pareils détails.A quoi bon se préoccuper de la manière d’écrire au pluriel fête-Dieu, bain-marie, quand on ne peut trouver aucun exemple du pluriel de ces mots à moins d’inventer des constructions hors de l’usage habituel ?A quoi servent tant d’exercices obscurs sur les homonymies, les paronymes, véritable casse-tête toujours en honneur, qu’on trouve jusque dans les devoirs choisis pour figurer à l’Exposition de 1900 ?En retranchant tant de choses inutiles qui ne sont pas du domaine grammatical, et qui compliquent sans profit l’enseignement élémentaire du français, la Commission a été amenée tout naturellement à fixer, en quelque manière, les bases de cet enseignement en déterminant ce qu’il est bon de garder dans les livres élémentaires et ce qu’il faudrait en éliminer.Elle a jugé que, dans l’enseignement élémentaire, on devrait se borner aux règles générales : que les subtilités grammaticales n’étaient pas là à leur place ; que les constructions particulières, rares, exceptionnelles devaient être notées, étudiées dans la lecture et l’explication des textes, avec des élèves plus avancés dans la connaissance du français., On trouve encore dans les grammaires élémentaires trop de règles compliquées que les enfants sont réduits à apprendre par cœur et à appliquer au hasard, sans essayer d.e les comprendre, parce que, plus on y réfléchit, moins on le comprend.Ainsi, par L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 69 «exemple, celui qui veut parler correctement, d’après la grammaire, ne doit pas apprendre moins de cinq règles différentes pour être capable de faire accorder en genre l’adjectif avec le mot gens.Ainsi encore, c’est par une série interminable de règles compliquées qu’on apprend dans quels cas il faut faire accorder le participe passé et dans quels cas il faut le laisser invariable : et, lorsqu’on croit savoir ces règles, on reste embarrassé dans les exercices où il faudrait les appliquer, tant on y trouve de pièges, si bien qu’il faut se résigner à apprendre et à savoir par cœur d’interminables listes d’exemples dont on cherche à faire une imitation mécanique, sans les comprendre.Et si on étudie scientifiquement ces règles si compliquées, ou constate qu’elles sont quelquefois contraires à l'évolution naturelle de la langue française.Si même on admet qu’elles peuvent, jusqu’à un certain point, aider à l’analyse de la pensée, les difficultés qu’elles présentent sont hors de proportion avec le service rendu.Contre cette réglementation exagérée qui ne sert ni à la clarté ni à la pureté de la langue, ni à la formation de l’intelligence, la Commission a cherché à réagir en recommandant dans beaucoup de cas une tolérance éclairée.Deux exemples suffiront à montrer quelle méthode la Commission a suivie pour arriver à la simplification.L’un est relatif aux noms composés, l’autre à l’accord du participe passé : deux questions particulièrement longues et embrouillées dans toutes les grammaires.Si on veut écrire aujourd’hui un nom composé, on n’est jamais sûr de le faire correctement, car des mots tout à fait semblables se rencontrent écrits de différentes manières aussi bien dans les publications officielles que dans le diétionnaire de l’Académie (des timbres-poste, mais des trains-postes ou des trains poste, des paquebots-poste) et les dictionnaires se contredisent entre eux.La Commission, tout en autorisant l’usage actuel pour ceux qui le connaissent, ou croient le connaître, a essayé de classer les mots par groupes naturels d’après les éléments qui servent à les constituer ; elle autorise là séparation ou la réunion des éléments constitutifs en permettant soit de traiter les noms composés comme des mots simples pour la formation du pluriel, soit d’appliquer les règles générales de la formation du pluriel à chacun des éléments.En permettant de plus et même en conseillant de supprimer dans tous ces mots le trait d’union, cpii en réalité ne sert à rien, elle fait disparaître une des causes de fautes les plus fréquentes, car sur ce point encore on ne saurait rien imaginer de plus confus et de moins logique que les règles et l’usage d’aujourd’hui.Dès qu’on a parlé de simplifier la syntaxe, tous ceux qui ont émis un avis sur la question ont pensé tout d’abord aux règles d’accord du participe passé.Le fait est •curieux, et cependant très naturel.C’est que nous avons tous gardé le souvenir de la complication de ces règles, du temps qu’on passe à les apprendre pour se trouver embarrassé dès qu’il faut les appliquer dans des constructions un peu douteuses.La règle générale, logique à l’origine, est, pour ceux qui réfléchissent, une de celles qui doivent disparaître dans le développement naturel du français.Lorsqu’on a cessé de faire ac-corder dans tous les cas le participe passé avec le complément direct du verbe, de dire, par j'ai écrite la lettre, on s’est engagé dans une voie qui devait conduire à regarder le participe joint à l’auxiliaire comme une forme invariable : j'ai écrit est en réalité aujourd’hui un simple temps de verbe, comme j'écrivais ou j'écrivis.Cette assimilation est tellement naturelle que la règle imposée actuellement obligatoire, et si peu observée d’ailleurs dans le langage parlé, n’a jamais été franchement acceptée.Les meilleurs écrivains ne l’ont pas toujours appliquée, même en prose, même lorsque la 70 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE prononciation permet de distinguer le féminin du masculin.Les grammairiens ont imaginé une foule de raisons pour justifier l’absence d’accord suivant que tel mot précède ou suit le participe, suivant les différents sens des mêmes participes, de sorte que la règle s’est comme entourée et hérissée d’exceptions, de complications qu’on apprend par un effort de mémoire au moment des examens et qu’on oublie aussitôt après.De plus, si la règle d’accord toute simple peut, lorsqu’elle est bien appliquée, indiquer jusqu’à un certain point l’analyse de la pensée, la même règle imposée aux participes-des verbes réfléchis est expliquée dans les grammaires d’une manière vraiment monstrueuses, contraire à la vérité et à la logique.En permettant de laisser toujours invariable le participe passé joint à l’auxiliaire avoir, ainsi que dans les verbes réfléchis, la Commission permet de supprimer dans les grammaires élémentaires tout un chapitre des plus fatigants, des plus inutiles, un de ceux qui contribuent le plus à rebuter les étrangers.La Commission ne prétend nullement restreindre l’étude du français.Les maîtres qui s’adressent à un auditoire assez avancé, tel que celui des classes supérieures de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement primaire, à plus forte raison les maîtres de l’enseignement supérieur sont et resteront libres de donner à l’étude du français toute l’étendue qu’ils jugeront nécessaire, de relever, de signaler toutes les finesses du langage ; et, dans leurs compositions, les élèves et les étudiants pourront librement montrer toute leur science grammaticale et littéraire.La Commission n’a pas dépassé les limites que vous aviez assignées à son travail.Elle se contente d’indiquer jusqu’où peut et doit aller dans les examens la tolérance en-matière de syntaxe française.Elle croit qu’on arrivera ainsi, sans nuire à notre langue nationale, à débarrasser l’enseigneinent d’une foule de subtilités et de difficultés-qui le compliquent sans aucun profit.Elle vous propose donc d’émettre l’avis que, dans tous les examens qui comportent une épreuve d’orthographe direéte ou indireéte, les simplifications dont la liste est donnée à la suite de ce rapport seront tolérées et qu’on n’aura pas le droit de compter de-fautes aux candidats qui useront de la liberté ainsi accordée.Convaincue de n’avoir rien admis qui puisse porter atteinte à la langue française,, la Commission est d’avis qu’il sera bon de tolérer même dans les examens qui ne comportent pas une véritable épreuve d’orthographe, tels que le baccalauréat, tout ce qu’on aura décidé de tolérer dans les examens où existe une épreuve d’orthographe.Les complications, les subtilités inutiles chassées des examens, et par suite des exercices préparatoires aux examens, disparaîtront de l’enseignement élémentaire.On ne manquera pas de préférer le simple au compliqué, le facile au difficile, dès que la connaissance du compliqué et du difficile ne sera plus d’aucune utilité.Mais nul maître ne sera gêné, nul auteur de grammaire ne se trouvera particulièrement atteint.Les maîtres pourront seulement simplifier leur enseignement en en supprimant la partie la plus ingrate ; les auteurs et les éditeurs pourront diminuer l’épaisseur de leurs livres en supprimant bon nombre de pages.Nulle addition, beaucoup de suppressions, tel est le résultat auquel arrive la Commission.Le bénéfice de la réforme existera tout d’abord pour les enfants, dont le travail deviendra moins fastidieux et plus intelligent.Au lieu de charger leur mémoire de règles inutiles qu’ils se hâtent d’oublier, ils pourront lire et expliquer beaucoup plus de'textes français.En outre, à une époque où la diffusion du français est rendue de plus en plus difficile, on peut espérer qu’une grammaire plus courte, plus claire, plus. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 7i simple, contribuera à augmenter le nombre de ceux qui apprendront notre langue.L,es étrangers qui viennent chaque année faire dans notre pays une étude du français à la fois savante et pratique accueilleront certainement avec plaisir la simplification préparée par la Commission.Il sera bon que les administrations qui ne dépendent pas de l’Instruction publique s’entendent pour admettre dans leurs examens particuliers la même tolérance que la Commission vous propose d’autoriser dans les examens de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire.Il ne faudrait pas que les élèves des écoles publiques eussent à souffrir d’un manque de concordance entre les règlements des différentes administrations.P.Clairin.II L’Arrêté relatif à la simplification de l’enseignement de la syntaxe française — Du 31 juillet.Le Ministre de e’Instruction publique et des Beaux-Arts, Vu l’article 5-de la loi du 27 février 1880 ; Be Conseil supérieur de l’Instruction publique entendu, Arrête : Art.1er.Dans les examens ou concours dépendant du Ministère de l’Instruction publique, qui comportent des épreuves spéciales d’orthographe, il ne sera pas compté de fautes aux candidats pour avoir usé des tolérances indiquées dans la liste annexée au présent arrêté.La même disposition est applicable au jugement des diverses compositions rédigées en langue française, dans les examens ou concours dépendant du Ministère de l’Instruction publique qui ne comportent pas une épreuve spéciale d’orthographe.Art.2.Dans les établissements d’enseignement public de tout ordre, les usages et prescriptions contraires aux indications énoncées dans la liste annexée au présent arrêté ne seront pas enseignés comme règles.Georges LEYGUES.Liste annexée à l’arrêté du 31 juillet 1900 SUBSTANTIF Nombre des substantifs.— Témoin.— Placé en tête d’une proposition, ce mot pourra rester invariable ou prendre la marque du pluriel, si le substantif qui le suit est au pluriel.Ex.: témoin ou témoins les victoires qu'il a remportées.La même liberté sera accordée pour le mot témoin pour la locution prendre à témoin.Ex.\ je vous prends tous à témoin ou à témoins.Pluriel ou singulier.—Dans toutes les constructions où le sens permet de comprendre le substantif complément aussi bien au singulier qu’au pluriel, on tolérera l’emploi dep’un ou l’autre nombre.Ex.: des habits de femme ou de femmes ;—des confitures de groseille ou de groseilles ; — des prêtres en bonnet carré ou e?i bonnets carrés ; —¦ ils ont ôté leur chapeau ou leurs chapeaux. 72 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SUBSTANTIFS DES DEUX GENRES 1.Aigle.—L’usage actuel donne à ce substantif le genre masculin.Les auteurs les plus classiques l’ont aussi employé au féminin.On tolérera le masculin comme le féminin.Ex.: un aigle ou une aigle.2.Amour, orgue.— L’usage actuel donne à ces deux mots le genre masculin au singulier.Au pluriel, on tolérera indifféremment le genre masculin ou le genre féminin.Ex.: les grandes orgues ;—un des plus beaux orgues.3.DLlice et délices sont, en réalité, deux mots différents.Le premier est d'un usage rare et un peu recherché.Il est inutile de s’en occuper dans l’enseignement élémentaire et dans les exercices.4.Automne, enfant.—Ces deux mots étant des deux genres, il est inutile de s’en occuper particulièrement.Il en est de même de tous les substantifs qui sont indifféremment des deux genres.5.Gens, orge.—On tolérera, dans toutes les constructions, l’accord de l’adjectif au féminin avec le mot gens.Ex.: instruits ou instruites par l 'expérience, les vieilles gens soupçonneux ou soupço)i?ieuses.On tolérera l’emploi du mot orge au féminin sans exception: orge carrée, orge mondée, orge perlée.6.Hymne.—Il n’y a pas de raison suffisante pour donner à ce mot deux sens différents suivant qu’il est employé au masculin et au féminin.On tolérera les deux genres aussi bien pour les chants nationaux que pour les chants religieux.Ex.: un bel hymne ou une belle hymne.7.(Euvre.— Si, dans quelques expressions, ce mot est employé au masculin, cet usage est fondé sur une différence de sens bien subtile.On tolérera l’emploi du mot au féminin dans tous les sens.Ex.: une grande œuvre, la grande œuvre.8.Pâques.—- On tolérera l’emploi de ce mot au féminin aussi bien pour désigner une date que la fête religieuse.Ex.: à Pâques prochain, ou à Pâques prochaines.9.Période.— Même au sens spécial où on exige actuellement le genre masculin on tolérera l’emploi de ce mot au féminin.Ex.: arriver à la plus limite période ou au plus haut période.PLURIEL DES SUBSTANTIFS Pluriel des noms propres.— La plus grande obscurité régnant dans les règles et les exceptions enseignées dans les grammaires, on tolérera dans tous les cas que les noms propres, précédés de l’article pluriel, prennent la marque du pluriel : les Corneilles comme les Gracques ; —des Virgiles (exemplaires) comme des Virgiles (éditions).Il en sera de même pour les noms propres de personnes désignant les œuvres de ces personnes.Ex.: des Meissoniers.Pluriel des noms empruntés à d’autres langues.— Lorsque ces mots sont tout à fait entrés dans la langue française, on tolérera que le pluriel soit formé suivant la règle générale.Ex.: des exéats comme des déficits.NOMS COMPOSÉS Noms composés.— Les mêmes noms composés se rencontrent aujourd’hui tantôt avec le trait d’union, tantôt sans trait d’union.Il est inutile de fatiguer les enfants à apprendre des contradictions que rien ne justifie.L’absence de trait d’union dans L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 73 l’expression pomme de te/re n’empêche pas cette expression de former un véritable mot cdmposé aussi bien que chef d'œuvre par exemple.Chacun restera libre de se conformer aux règles actuelles ; mais on tolérera la simplification des règles relatives aux noms composés d’après les principes suivants : 1.Noms composés d’un verbe suivi d’un substantif.— On pourra les écrire en un seul mot formant le pluriel d’après la règle générale.Ex.: un essuiemain, des essuiemains ;—un abatjour, des abatjours ;—un fessemathieu, des fessemathieux ; — un gaguepetit, des gagnepetits ;—un gardecô/e, des gardecôles.Mais on conservera les deux mots séparés dans les expressions comme garde forestier, garde général, où la présence de l’adjectif indique clairement que garde est un substantif.2.Noms composés d’un substantif suivi d’un adjectif.— On pourra réunir ou séparer les deux éléments.Les deux mots ou le mot composé formeront le pluriel d’après la règle générale.Ex.: un coffre fort ou coffre fort, des coffres forts ou coffre-forts.3.Noms composés d’un adjectif suivi d’un substantif.—Même liberté.Ex.: une basse cour ou bassecour, des basses cours ou bassecours ;— un blanc seing ou blanc-seing, des blancs seings ou blaucseings ;—un blanc bec ou blancbec, des blancs bec ou blancbecs.On exceptera , 4/ et 40 nous formons Végalité suivante qui reçoit en algèbre le nom d’équation : p -\r \ p = 40 Donc 5 / = 40 et 1 p ou simplement ^ = |0 == 8 pommes.Rép.2.Dans un mélange de 148 gallons de vin et d'eau il y a 2) fois plus de vin que d'eau ; combien y a-t-il de gallons de chacun ?Solution abrégée.— Soit ^ pour représenter les gallons d’eau, alors ^ g pour les gallons de vin.Avec g, 3 ^ et 148 on forme l’équation suivante : g+ = i48 4 g = 148 ^ = 1t8 = 37 gallons d’eau.2 g = 1|8x3 == ni gallons de vin.Dans les deux problèmes que nous venons de résoudre nous avons représentés les quantités que nous cherchions par les lettres p et g ; il est évident que nous aurions pu les résoudre en prenant d’autres lettres, — en nous servant d’une même lettre pour les deux.En algèbre on représente généralement les quantités cherchées par les lettres x, 43 2.Nous allons maintenant résoudre ces problèmes en nous servant de la lettre x.1.Soit x les pommes de Marie Alors 4x quatre fois les pommes de Marie.Equation x + 4» = 40 5® = 40 a; = f = 8.Rép.2.Soit x le nombre de gallons d’eau.Alors 32; “ “ “ “ de vin.Equation x f 2 x = i48 \ x = 148 x = lf‘ = 27 Rép.3 x= ^l8x 3 — ni Rép.Au moyen de ces petits problèmes et d’autres analogues, les élèves peuvent être amenés : i° à voir l’utilité des lettres pour représenter des quantités ; 2° à avoir un commencement de notion de ce qui constitue une équation et aussi de l’addition algébrique ; 30 à se faire une idée assez juste de ce qui est entendu par coefficient.J.AHERN. 90 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE METHODOLOGIE DESSIN POIDS UoujiP EN CUIVRE -G-: j- rl ¦ T” i • - * * & TIROIR CROQUIS COTÉS Mettre toujours les objets à dessiner entre les mains des élèves.Commencer le croquis par la vue qui carac-térise le mieux l’objet élévation dans la plupart des cas, le plan pour le tiroir).Avoir soin que chaque détail n’appa-raissse pas différent suivant qu’on le regarde sur le plan, sur Vélévation et sur la coupe (exemples : boutons du poids et du tiroir, Jig.i et 2).Sujets d’examens en France Dessiner à vue un poids en cuivre : plan,„ coupe, élévation {fig.1).¦ {Certificat cl ''études, canton de Eabastide, 1899.) Croquis coté d’un tiroir de table, (plan, coupe, élévation) {fig.2).{Certificat d ^étudesy Basses-Pyrénées, 1899.) Une boîte cubique a lesdimensions suivantes: côté de la base et hauteur, om,c>5.Développer cette boîte.{Certificat d ''études,.Basses-Pyrénées, 1899)- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 91 PUPITRE Faire développer ensuite une boîte ayant les dimensions suivantes : 6x4x5 centimètres.Dessin à vue d’un poids en cuivre et d’un tiroir de table.{Brevet élémentaire, aspirantes.) Ee contour du bouton vient se perdre à l’intérieur de sa base.Le cylindre a déjà été étudié {fig.1).On détermine la position de l’axe du bouton en menant les diagonales du rectangle formé par la planche antérieure (fig.2).La base de ce bouton apparaît 92 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE comme une ellipse dont le petit axe est dans la direction des côtés du tiroir.Dessiner le pupitre sur lequel écrit chaque aspirant : i° plan ; 2° profil ; 3° coupe.{Admission aux écoles normales, aspirants.) Si l’on veut éviter les lignes pointillées sur le plan, on enlève une partie du dessus, par exemple celle qui se trouve au-dessus de A B (fig.4) et l’on découvre ainsi les planches qui forment les côtés du pupitre.( L'Instruction Primaire.) COURS D’ANALYSE 2e LEÇON Verbe.—Quand on compare un attribut à un sujet, on trouve : i° Qu’ils se conviennent ; Ex.: Cet homme est content.(Pour donner plus de force à l’affirmation, on ajoute quelquefois un adverbe d’affirmation ; Ex.: Cet homme est certainement content).2° Qu’ils ne se conviennent pas ; on ajoute alors au verbe, un adverbe de négation ; Ex.: Cet homme n'est pas content.30 Qu’ils se conviennent peut-être ; ou ajoute au verbe un adverbe de doute ; Ex.: Cet homme estcontent.Remarque.—I.Lorsqu’on doute, on remplace parfois le verbe être par l’un des verbes sembler, paraître ; Ex.: Cet homme semble content.IL On remplace quelquefois le verbe être par l’un des verbes rester, demeurer, partir, revenir, devenir.Ex.: Nous restions confondus.Nous demeurions sans espoir.Us partaient enthousiasmés.Ils revenaient découragés.Il devient sage.rester 1 c?eS£ fore (Pune manière permanente.DEMEURER j r partir ici signifie être.au départ.REVENIR ici signifie être.au retour.devenir c’est être peu à peu graduellement.Sujet.—Le sujet de la proposition est généralement un nom ; Ex.: La souris trotte.Il peut être aussi : i° Un pronom : Tu es fatigué 2° Un VERBE À l’infinitif : Guérir est bien, prévenir est mieux.Remarque.—Dans la même proposition, il y a parfois plusieurs sujets : Ex.: Dire et faire sont deux.Attribut.—L'attribut de la proposition est généralement un ADJECTIF.Ex.: Ce vin est doux.Il peut être aussi : i° Un nom ou un pronom : Ce soldat est un héros.C’est lui-même.2° Un verbe 1 l’infinitif : Aider promptement, c’est aider deux fois. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 93 Remarque.Dans une même proposition, il y a parfois 'plusieurs attributs : Ex.: Cet élève est intelligent et studieux.ANALYSE Mettez-vous là, mon gendre, et dînez avec moi.Une seule proposition, car les deux actions exprimées par les verbes se mettre et dîner doivent être faites par le même sujet vous (sous-entendu à cause de l’impératif) SUJET : Vous, mon gendre, VERBE -soyez ( mettant vous là attributs -< et ( dînant avec moi Il est facile après cela de comprendre le rôle de chaque mot dans la phrase, c’est-à-dire de faire l’analyse grammaticale.Mettez Verbe réfléchi, trans., 4e conj., imper, prés., 2e pers.plur.vous pron.pers., 2e pers.ph, compl.dir.de mettes.là adv.de lieu, compl.cire, de mettes.mon adj.poss., m.s., déterm.gendre.gendre, n.c., m.s., mis en apostrophe.et conj.unit dîiies à mettes.dînez verb, intrans., le conj., impér.pr., 2e pers.pluriel, avec préposition, marque le rapport de moi à dînes.moi pron.pers., le pers.sing., compl.indir.de dînes.Remarque.— Quand Y attribut et le verbe sont combinés dans un verbe attributif, on fait rapporter les compléments de Y attribut au verbe attributif.C’est ainsi que nous disons dans dînes avec moi : moi compl.ind.de dînes.(A suivre.) H.NANSOT.HISTOIRE NATURELLE LES ARACHNIDES Voyons maintenant, mes enfants, si vous saurez vous servir des moyens que nous vous avons indiqués pour reconnaître les insectes.Voici une araignée sur sa toile.L’araignée est-elle un insecte ?Regardez bien.A-t-elle le corps formé de trois parties comme la fourmi ?Non : ell-e l’a formé de deux parties seulement.L’araignée a-t-elle six pattes ?Non, elle en a huit.Donc l’araignée n’esbpas un insecte.L’araignée est une bête féroce malgré sa petite taille : elle vit de proie.Sa proie, ce sont les moucherons qui viennent se prendre à la toile qu’elle tend pour les enlacer ; elle les frappe de deux crochets empoisonnés, puis suce les liquides qui leur tiennent lieu de sang.Les araignées, et plusieurs autres animaux qui leur ressemblent, forment une classe à part, qu’on appelle la classe des arachnides, c’est-à-dire des animaux ressemblant à l’araignée.Araignée des champs. 94 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 1/araignée est-elle un insecte ?Bn combien de parties est divisé son corps ?Combien a-t-elle de pattes ?De quoi vit l’araignée ?Pourquoi l’araignée tisse-t-elle une toile ?Comment appelle-t-on les animaux qui ressemblent à l’araignée ?LBS CRUSTACÉS Connaissez-vous les écrevisses ?Connaissez-vous les homards ?Les écrevisses et les homards n’ont pas la même grosseur, mais ils ont à peu près la même forme.Tout leur corps est recouvert d’une enveloppe très-dure ; leur tête se termine en pointe, et leur queue aplatie forme une nageoire à plusieurs palettes.Ils ont dix pattes ; les deux de devant sont beaucoup plus grosses que les autres, elles ont la forme de deux becs crochus : se sont les pinces de l’animal ; elles lui servent à saisir les animaux dont il fait sa nourriture.“V'Yv sô-m.jV'T-.» ¦ne- >V-W.Bcrevisse (crustacé) Les écrevisses habitent les rivières ; les homards vivent dans la mer, ainsi qu’un autre animal de la même classe qu’on appelle le crabe.Le crabe n’a pas la même forme que le homard, son corps est aplati et à peu près rond ; mais il est aussi recouvert d’une croûte, et il a dix pattes dont deux sont aussi des pinces.Les écrevisses, les homards, les qrabes, ont donc plusieurs traits qui leur sont communs, nous les réunissons pour en faire un groupe ; et comme leur trait le plus distinctif est la croûte solide dont ils sont enveloppés, on appelle ce groupe la classe des crustacés, c’est-à-dire des encroiïtés (i).Décrivez l’écrevisse.Où vivent les écrevisses ?Qu’est-ce que les crabes ?—les homards ?Qu’est-ce que ces animaux ont de remarquable ?Comment nomme-t-on les animaux qui ont le corps et les membres protégés par une croûte ou enveloppe solide.CLASSE DES MYRIAPODES UBURS TRAITS GÉNÉRAUX Les ?nyriapodes ressemblent à des vers bruns ou noirs, ronds ou plats, auxquels on aurait ajouté un grand nombre de pattes.Leur nom signifie en effet : dix mille pieds.Ce nombre est beaucoup exagéré ; mais ils n’en ont jamais moins de vingt-quatre paires, ce qui est déjà considérable.(i) Du latin, crusta, croûte. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 95 Les myriapodes sont généralement carnassiers.Ils respirent par des trachées •comme les insectes ; mais leur corps est uniquement composé d’une suite d’anneaux.La tête, avec ses deux petites antennes, se distingue du reste.A chacun des anneaux est attaché une paire de pattes, quelquefois même deux paires.Scolopendre (myriapode) [iïliiiiiÉÜ Dans l’Amérique du Sud se trouvent des myriapodes qui atteignent jusqu’à douze •centimètres de longueur, et sont assez dangereux.Mais dans notre pays ils sont à peu prèsinoffensifs, et n’ont guère plus de trois à cinq centimètres.Citons les scolopendres, bruns, brillants, aplatis, courant très-vite, qui habitent les endroits humides, et que l’on trouve parfois dans les caves, ou dans les jardins sous des vases de fleurs.QUESTIONNAIRE Que signifie le nom de donné à une classe d’animaux?—Qu’est-ce qui fait recon- naître les myriapodes?—Aes myriapodes de nos pays sont-ils dangereux ?—En existe-t-il de plus grands et de plus à craindre ?— Dans quel pays ?ETUDE SUR 1/ADVERBE {Suite) (Voir les numéros de l’année 1899-1900.) Adverbes DE négation.—Les adverbes de négation les plus employés sont non et ne.Non s’emploie généralement seul : C’est à vous, no7i à votre ami que je parle.Cet adverbe forme avec le mot plus la locution non plus, qui s’emploie à la place de aussi dans les propositions négatives : Je ne pars pas, ni lui non plus.Repars et lui aussi.Ne s’emploie ordinairement avec pas ou point : Ne se place avant le verbe et pas ou point se place apres : Il NE finit PAS son travail.Vous n’en finisses point.Dans les temps composés, pas ou point se placent entre l’auxiliaire et le verbe : Il n’æ pas fini son travail.A Y infinitif, pas ou point se placent avant le verbe : Avez-vous des yeux pour ne pas voir ?Suppression de pas ou point.—On supprime pas ou point : 10 Lorsque dans la phrase se trouve l’un des mots aucun, aucunement, goutte, guère, jamais, ni, seul, nullement, plus, personne, que, rien : Vous «’avez aucun besoin de nous.Il «’y voit goutte.Je «’en ai guère, etc.¦ AviÂ-J
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