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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1901-02, Collections de BAnQ.

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22e Année Février 1901 No.6 Revue illustrée de l’Rcole et de la Famille C.-J.MAGNAN - - - Propriétaire et rédacteur-en-chef mvh VéSi&wà ‘j'-'iïitu.AVIS OFFICIELS Département de T Instruction Publique NOMINATION DR COMMISSAIRES D’ÉCOLES Par arrêté ministériel, le Lieutenant-Gouverneur a fait, le 11 décembre 1900, les nominations suivantes, savoir : Lac Saint-Jean, Saint-François de Sales : MM.Pitre Bérubé et Alvida Lemay, en remplacement de MM.Alfred Bonin et Ferdinand Fortin, dont le mandat est expiré.Soulanges, Sainte-Marie de Saint-Polycarpe : MM.Olivier Hamelin et Amédée Martin ont été continués dans leurs fonctions.Terrebonne, Sainte-Marguerite: M.C.C.Lajeunesse, en remplacement de M.Léon Cardinal, qui ne réside plus dans cette municipalité.PEDAGOGIE I.E SYSTEME METRIQUE Tout récemment, la note suivante a été publiée dans le Quotidien de Lévis : “ Nous croyons, avec La Patrie et le Witness, que le gouvernement d’Ottawa doit faire les démarches nécessaires pour introduire le système métrique en Canada.“ Le système métrique est en usage aujourd’hui dans presque tous les pays civilisés.Il sera mis en vigueur aux Etats-Unis, probablement le 1er janvier 1903, en vertu d’une résolution unanime envoyée au Congrès par la commission parlementaire des poids et mesures.En Angleterre, il a été déclaré légal, il y a quatre ans, et il sera obligatoire dans un avenir prochain.“ De son côté, le Toronto Star demande que le système métrique soit enseigné dans toutes nos écoles, afin que la population soit en état de s’en servir quand l’usage»en sera décrété obligatoire par notre Parlement fédéral.” 322 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Eh bien ! nous aussi nous croyons qu’avant longtemps le système métrique sera substitué au système de poids et mesures qui est actuellement en vigueur au Canada.Nous recommandons aux instituteurs et aux institutrices de se mettre t immédiatement à l’étude de ce système, afin d’être prêts à l’enseigner avec intelligence lorsque le gouvernement canadien en rendra l’usage obligatoire.Le système métrique'est Vensemble des poids ' et des mesures qui ont le m'être pour base.Le mètre est une longueur égale à la dix-millionième partie du quart du • méridien terrestre.Voici les unités principales du système métrique : Pour les longueurs : le mètre ; Pour les mesures de superficie : le mètre carré ; Pour les surfaces agraires : Vare ; Pour le bois de chauffage : le stère ; Pour la capacité (mesure des liquides) : le litre ; Pour les poids : le gramme ; Pour les monnaies : le franc.Quant aux monnaies, il est peu probable qu’elles soient changées, car le système monétaire canadien a les décimales pour base, tout comme le système métrique.Les unités du système métrique ci-dessus mentionnées ont des multiples et des sous-multiples.Les multiples des unités métriques sont des mesures qui contiennent exactement dix fois, cent fois, mille fois, dix mille fois ces unités.Les sous-multiples sont des mesures contenues exactement dix fois, cent fois, mille fois, dans ces unités.Unité de longueur Le mètre est l’unité de longueur.Il sert à mesurer les étoffes, le bois un mur.Les multiplp.S sont : le décamètre, qui vaut dix mètres ; Vhecto-mètre, qui vaut cent mètres ; le kilomètre, qui vaut mille mètres ; le myria-mètre, qui vaut dix mille mètres.Les SOUS-mulTiplES sont : le décimètre, dix fois plus petit que le mètre ; le centimètre, cent fois plus petit que le mètre ; le millimètre, mille fois plus petit que le mètre.Unité de superficie Le mètre carré est l’unité de superficie.C’est un carré d’un mètre de côté.Il sert à mesurer les surfaces en général.Les multiples sont : le dé.cametre carre, qui vaut cent metres carrés ; Vhectomètre carré, qui vaut dix mille mètres carrés ; le kilomètre carré, qui vaut un million deLnètres carrés- MCSURE POUR GRAINS ET CHARBONS OU '/* OÉCIUTRE A L'HECTOLITRE MESURES POUR LIQUIDES' OE 1 CENTILITRE AU DOUBLE UTRE^ 3 MESURE A HUILE BU CENTILITRE AU LITRE MESURE A LAIT OU CENTILITRE AU LITRE METRE DROIT , 10 , SO ,L 5|0 , «O , mrifrmifirrnt-i T r P i r r-fr-rH i -i : POIDS en tonte .DE 50 GRAMMES A 50 KILOS.METRE PLIANT PAR DECIMETRES POIDS EN CUIVRE OC i gram'mx a s kilos POIDS GODETS CONTENANT IfLILO POIDS oc I NIILIGRAMME A J OÈClGAAMMES OCCSfc»AMr'al5 \\W-' ^0»03 EM LAME.CHAüNr O ARPENTEUR.UONGUCUR *G W ETRE 5 i OECiMETRE: A RUBAN.© © # SSTKtlil STERE.MESUAE O UN MÈTRE CUBE POUR LE BOIS î^e système métrique 324 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Unité de capacité Le litre est l’unité de capacité.Il sert à mesurer les liquides, les grai nés, etc.Multiples du litre : le décalitre, qui vaut dix litres ; Vhectolitre, qui vaut cent litres.Sous-multiples du litre : le décilitre, dix fois le centilitre, cent fois plus petit que le litre.plus petit que le litre • Unité de poids Le gramme est l’unité de poids.Pour peser on se sert de balance et d poids.multiples du gramme : le décagramme, qui vaut dix grammes ; Vhecto gramme, qui vaut cent grammes ; le kilogramme, qui vaut mille grammes Sous-multiples du gramme : le décigramme, dix fois moindre que 1 gramme ; le centigramme, cent fois moindre ; le milligramme, mille foi moindre.Unité des mesures agraires (i) L’are est l’unité des mesures agraires.C’est une surface qui égale 11 décamètre carré, ou cent mètres carrés.Le multiple de l’are est Vhectare, qui vaut cent ares ; il égale un hecto mètre carré, ou dix mille mètres carrés.Le sous-multiple de l’are est le centiare, soit la centième partie d l’are ; il égale un mètre carré.Unité des mesures de volume (2) Les mesures de volume se divisent en deux classes : 10 Les mesures d solidité proprement dites ; 20 les mesures pour le bois de chauffage.L’unité des mesures de volume est le mètre cube.C’est un cube qui au mètre de côté ; ses six faces sont des mètres carrés.Le mètre cube n'a pas multiple ; il se compte par dizaines, centaines, mille, etc.Les sous-multiples du mètre cube sont : le décimètre cube : il du metre cube ; le centimètre cube : il vaut 1,000,000 du mètre cube ; mètre cube : il vaut ,,000,0*00,000 • (1) On appelle mesures agraires les mesures qui servent à évaluer foncieies, comme celle des champs, des prés, des bois, etc.la superficie des propriét G) Les mesures de volume ou de solidité sont celles dont on sideree sous les trois dimensions : longueitr, largeur et hauteur.se sert pour évaluer l’étendue co ref nille I L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 32 L’unité des mesures pour le bois de chauffage est le stère.Il égale un mètre cube.Le stère n’a qu’un multiple : le décastère, qui vaut dix stères, et un SOUS-multiplE, le d'ecistère, qni vaut ^ de stère.Les mesures ordinaires du bois de chauffage sont : le demi-décastère, mesure de cinq stères ; le double-stère, mesure de deux stères ; le stère, mesure d’un mètre cube.Unité mo7iétaire Le franc est l’unité monétaire.C’est une pièce de monnaie du poids de si cinq grammes.Les francs se comptent par dizaines, centaines, mille, etc.Les SOUS-multiplES du franc sont le décime, qui égale ^ de franc*; et le centime, qui égale un ^ de franc.Voilà, en résumé, l’économie complète du système métrique.Nous con-: seillons fortement à tous nos confrères du corps enseignant de se préparer à enseigner cette matière qui fera probablement partie de notre programme scolaire avant longtemps.Pour compléter cette étude sommaire du système métrique nous reproduisons de VArithmétique des Frères des Ecoles chrétiennes les tableaux comparatifs suivants qui sont très bien faits.C.-J.MAGNAN.- 'J// F tJi h ' ^ 326 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE TABLEAUX De la valeur des mesures et poids dAi système métrique, exprimée en mesures et poids du Canada I.— Mesures de longueur Dénominations et valeurs métriques Valeur en mesures du Canada Myriamètre Kilomètre Hectomètre Décamètre Mètre Décimètre Centimètre Millimètre Mètres r Verges et décimales de la verge Pieds et décimales du pied N Chaînons et décimales du chaînon IO ooo 10939.444444 32818.333333 49724.74747 I ooo 1 093-944444 3281.833333 4972.47475 IOO 109.394444 328.183333 497.24747 IO 10.939444 32-818333 49-72475 i 1.093944 3-281833 4.97247 {0 .109394 •328183 •49725 100 .010939 .032818 .04972 1000 .001094 .003282 .00497 Mesures de Superficie Dénominations et valeurs métriques Valeur en mesures du Canada.' — ^ — -N V .A é • —N Mètres Ver.car.et déc.Chaînons car.eÈ carrés.de la ver.car.déc.du cha.car.Hectares Are Centiare U 10 ooo IOO 1 11967.1444 119.6714 1.1967 247255-0511 2472.5505 24-7255 SîÈRÏ Décist Kilolit Hectoi Décaii Litre Décilit Ceotili Millier ' Oflùta: Mïrisi ts ‘'¦llOOï' flfCtO! s : Béd J L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 327 III.— Mesures de solidité Dénominations et valeurs métriques • Valeur en mesures du Canada.Décastère St^re 10 mètres cubes 1 mètre cube 353.166 pieds cubes.35'3l6 “ 3-53l6 “ Décistère 100 décimètres cubes.IV.—Mesures de capacité Dénominations et valeurs métriques Valeur en mesures du Canada.Litres.Mètres cubes.Gallons et décimales de gallon.Kilolitre 1000 1 220.2443 Hectolitre 100 1 10 22.0244 Décalitre 10 1 100 1 2.2024 .2202 .0220 Litre T Décilitre Centilitre X 10 1000 1 10000 100 100000 .0022 Y.- Poids Dénominations et valeurs métriques I Equivalent en poids du Canada Livres Avoir-du- Grains et décima Grammes poids et décim.les du grain de cette livre troy Millier 1 000 000 2 204.62125 Quintal 100 000 220.46212 Myriagramme 10 000 22.046212 Kilogramme 1 000 2.204621 Hectogramme 100 .220462 Décagramme 10 .022046 Gramme 1 .002204 I5-4323487 Décigramme 1 lo .0002204 I-5432349 Centigramme loo .0000220 •I543235 Milligramme 1 looo .0000022 •0154363 328 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE YI.—Valeurs monétaires MULTIPLES 4-» France Angleterre Canada 3 s >°£resser veut dire devenir meilleur.Expliquer ce que veulent dire les mots “ soli-Cif l.re^ C{ ' s°hdarité.'' Donner pour exemple que celui qui porte du mauvais lait à la fabrique fait dommage à tous les autres associés.) H faut cultiver ainsi dans l’école une espèce d’orgueil national.Montrer sur la carte géographique le Danemark, l’Irlande, l’Australie, la Nouvelle-œ an e, les Etats-Unis avec lesquels nous sommes en concurrence, et qui veulent, comme nous, avoir une large part des $313,000,000 de piastres que l’Angleterre offre à tous les pays agricoles pour d'excellents produits. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 333 On éveillera ainsi l’amour de la patrie, le désir de briller aux yeux des autres pays .car on juge de l’intelligence d’un peuple, du degré de perfection de ses arts et de son agriculture par les produits que ce peuple place sur le marché.On créera ainsi une noble émulation, une légitime ambition, et soyons certains que ces idées étant bien enracinées dans l’intelligence des élèves, ceux-ci sortiront de l’école avec le désir de voir le nom canadien honoré et respecté par les autres nations.I/union fait la force.ÉTUDE de E’AGRICUETURE Ces considérations éminemment pratiqués feront aussi naître le désir de savoir comment on doit s’y prendre pour produire des articles de première qualité, et la mise en œuvre de ce principe que ce qui vaut la peine d'être fait, mérite d'être bien fait, en agriculture, comme en toutes choses, autant que possible.Peu, mais bien.CUETURE DU SOE he jardin potager est certainement un bel exemple à offrir aux élèves.Si on 3^ cultive un carré de patates, elles y sont toujours belles, parce que la terre est bien égouttée, bien engraissée, bien ameublie, et que les mauvaises herbes y sont soigneusement détruites.Faire comprendre que, dans les champs, la récolte est souvent compromise parce que ces travaux ne sont pas aussi parfaits.h’instituteur attirera l’attention des élèves sur les racines des plantes si petites, si délicates, et leur fera voir que la nourriture dont elles ont besoin doit être bien soluble, pulvérisée, émiettée, liquide, etc., pour qu’elles puissent l’absorber et former la tige, les feuilles, la fleur et le fruit.{Expliquer le mot “ absorber ”.Mettre un peu d'eau dans ime assiette et y placer un morceau de pain.Le pain absorbe l'eau par la force capillaire).Comment une belle pomme a-t-elle pu venir d’une si petite branche.he petit oiseau n’avalerait pas un grain de blé d’Inde, mais bien un grain de mil, etc., etc.C’est un grand secret que de parler le langage des enfants tout en parlant assez bien.On ne manque pas de cette ressource quand on a vraiment le désir de leur être utile, quand on les aime beaucoup.De même que pour les plantes, on leur présente peu à peu la substance de la vérité et ils se sentent heureux au lieu de se fatiguer : ils s’intéressent à^ces belles leçons de choses.hes leçons d’occasion sont souvent plus fructueuses que la monotonie à temps et à contre temps.Il est même quelquefois sage de s’écarter des règles du tableau de l’emploi du temps pour profiter d’un concours de circonstances ou des bonnes dispositions de ces élèves et satisfaire leur légitime curiosité sur un sujet d’instruction pratique.Par exemple : Il tonne, heur expliquer ce que c’est que le tonnerre ; la distance où la foudre a éclaté, les rassurer, etc., pendant que la frayeur les empêche de s’appliquer à autre chose.Il pleut, heur faire remarquer combien une pluie douce est bienfaisante ; pourquoi elle fait tant de bien.{Parce que, outre l'humidité qu'elle produit, elle fournit aîix pla?ües line certaine quantité d'engrais azoté.) Ce genre d’instruction vaudra toujours mieux que des leçons apprises péniblement par cœur.D’ailleurs, un bon instituteur doit toujours donner quelques explications sur la leçon du lendemain, et le livre de texte ne doit qu’aider l’élève à bien s’exprimer pour rendre compte de ce qu’il a compris. 334 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Si la définition que l’élève donne est correcte, elle vaut en quelque sorte mieux que celle de son texte, parce qu’elle prouve qu’il a de l’intelligence et de la réflexion.En tout cela, cependant, il faut que le professeur soit bien maître de lui-même pour ne pas se hasarder dans un enseignement faux et faire de son élève un présomptueux.{a suivre) * •- L’enseignement de la tenue des livres (i) On s’imagine généralement que l’étude de la tenue des livres n’est utile qu’aux jeunes gens qui se destinent au commerce, et qu’elle forme exclusivement le complément de ce qu’on appelle l’enseignement commercial.Nous ne partageons pas cette manière de voir : cette étude si simple, quand on se borne à en faire saisir l’esprit, si facile quand on la débarrasse de détails prématurés et qu’on va droit au but, est au moins aussi utile aux filles qu’aux garçons.Bien comprise, la tenue des livres contribuera au développement de l’intelligence des élèves, jeunes filles et jeunes garçons, d’une manière non moins eflficace que les problèmes d’arithmétique.Apprendre à classer les écritures, même d’un simple ménage, c’est apprendre aussi à classer les choses ; la tenue des livres, telle que nous l’entendons, contribue à obtenir ce résultat, nous dirions même qu’elle facilite le classeme?it des idées, car elle oblige à exprimer aussi clairement que laconiquement ce qui s’appelle recettes et dépenses, et simplifie en même temps qu’elle éclaire tout ce qui tient à la direction et à Véconomie d une maison, d’une ferme, d’un commerce, d’une industrie.1, instituteur et 1 institutrice qui voudront bien consacrer un peu de temps chaque semaine à l’enseignement de ce sujet, auront fait comprendre à leurs élèves, au bout d un an, 1 esprit de la comptabilité, et il n’en faut pas demander davantage.L’enfant saura ce que c est que la caisse, ce que c’est que le crédit et ce que c’est que créditer.Il ne confondra pas un effet à payer avec un effet a recevoir' une vente au comptant avec une vente à crédit ou à terme, etc.Nous avons mis les choses à leur place, sans devancer les faits, de façon que le maître pourra, en suivant notre programme pas à pas, entrer paisiblemènt au port presque sans s’en douter.CE QU IL NE FAUT PAS FAIRE 1.Ne vous hâtez pas au commencement.2.Ne commencez pas par faire apprendre une série de définitions.3.N exigez pas que les élèves se pourvoient de cahiers de tenue des livres et de papier réglé pour ce sujet dès les premières leçons.4.Ne donnez pas de longs exercices : les élèves ne pourraient pas les faire d’une maniéré présentable.r CE QU ’IL FAUT , FAIRE 1.Obligez les élèves à régler leur papier eux-mêmes.2.Faites écrire les exercices de tenue des livres dans les mêmes cahiers que les autres exercices.i ï^s-um^ 4'utie con^rerice rïonuée sur ce suiet nar MM t,on 311 S“"”tendant ^ l'Instruction publique -Kîe rS jt A U1 O ' • L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 335 i 3.Donnez des exercices courts, mais en grand nombre.4.N’enseignez qu’une chose à la fois.PRÉLIMINAIRES 1.Faites connaître ce qu’on entend par une vente au comptant, — un achat au comptant, — une vente à crédit, — un achat à crédit ; — un payement parfait, — un payement à compte ;— une recette pour parfait payement, — une recette à compte.2.Faites rédiger des factures acquittées ; — des factures acquittées pour un acompte ; — des factures non acquittées.On peut trouver des modèles de ces différentes factures dans les traités d’arithmétique.Des reçus pour sommes reçues en parfait pa}Tement,—des reçus pour recettes à compte.DE LA TENUE DES LIVRES EN PARTIE SIMPLE Nous allons indiquer point par point la manière d’enseigner la tenue des livres en partie simple.Remarque.— Chaque science a un vocabulaire ou langage spécial qui est à peu près inintelligible à ceux qui n’ont pas étudié cette science.Voulez-vous que vos élèves avancent rapidement dans la connaissance de la tenue des livres, familiarisez-les avec le vocabulaire de cette science, non seulement avec les mots mais avec le sens des mots; que chaque mot éveille instantanément dans l’esprit de l’élève une idée bien définie de ce qu’il .signifie.On atteint ce résultat en n’enseignant qu’une chose à la fois et en 11e donnant ces mots qu’à mesure que le besoin s’en fait sentir.1.Ecrivez ce qui suit au tableau et faites-le copier dans les cahiers d’exercices ordi.naires.LIVRE DE CAISSE Les recettes et les dépenses—(autrement dit les sommes d’argent reçues et les sommes données)—sont inscrites au Livre de Caisse, au fur et à mesure qu’elles ont lieu.(Dr Caisse Cr Au débit, c’est-à-dire à gauche, inscrivez toutes les sommes d’argent que la Caisse reçoit, que ce soit du propriétaire ou des étrangers.Débiter la Caisse, c’est inscrire une somme au débit, c’est-à-dire à gauche.L’abréviation des mots débit ou Débiteur est Dr.Au crédit, c’est-à-dire à droite, inscrivez toutes les sommes payées.Créditer la Caisse, c’est inscrire une somme au crédit, c’est-à-dire à la droite.L’abréviation des mots crédit ou Créditeur est Cr.exercice Sommes qui doivent être entrées à la Caisse 1.Commencé avec de l’argent.$12.00 2- ReÇu.3-50 3- Payé.4.25 4- Payé.3.25 5- Reçu.8.75 6- Payé.».3.50 7- Reçu.5.10 8.Reçu.4.70 9.Payé.’.6.15 10.Payé.2.85 11.Payé I;75 12.Reçu 11.20 f 336 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2.Faites régler un côté de l’ardoise ou une feuille de papier brouillon delà manière suivante, puis faites écrire l’en-tête : Caisse-Dr-Ck.; au-dessous de Dr, sommes reçues au-dessous de Cr, sommes payées : Caisse (Dr Cr Sommes reçues.Sommes payées.3.Que les élèves formulent eux-mêmes les réponses aux questions suivantes que vous leur adresserez.{Nous donnons les réponses) : 1.Où faut-il inscrire le 1er article : Commencé avec de l'argent $12 ?Rép.Dans le livre de Caisse.2.Pourquoi faut-il inscrire le premier article, commencé avec de l'argent $12, dans le livre de Caisse ?Rép.Parce que toutes les sommes reçues, que ce soit du propriétaire ou des étrangers, et toutes les sommes données sont inscrites au livre de Caisse.3.De quel côté du livre de Caisse faut-il inscrire le premier article ?Rép.Du côté du débit, c’est-à-dire à gauche.4.Pourquoi faut-il inscrire le 1er article, commencé avec argent $12, au débit du livre de Caisse ?Rép.Parce que toutes les sommes reçues, que ce soit du propriétaire ou des étrangers, sont inscrites à la Caisse à gauche, c’est-à-dire au débit.Questions semblables au sujet du 2e article : Reçu $3.50.5.Où faut-il inscrire le 3e article : Payé $4.25 ?Rép.Dans le livre de Caisse.6.Pourquoi faut-il inscrire le 3e article : Payé $4.25, dans le livre de Caisse ?Rép.Parce que toutes les sommes reçues, que ce soit du propriétaire ou des étrangers, et toutes les sommes données sont inscrites au livre de Caisse.7.De quel côté du livre de Caisse faut-il inscrire le 3e article, payé $4.25 ?Rép.Du côté du crédit, c’est-à-dire, à droite.8.Pourquoi faut-il inscrire le 3e article, payé $4.25, art crédit du livre de Caisse?I Rép.Parce que toutes les sommes payées sont inscrites à la Caisse au crédit, c’est-à-dire à la droite.Questions analogues pour tous les autres articles.Apres chaque réponse, que les élèves inscrivent l'article qui a fait le sujet de la question I dans la colonne indiquée.9.Quel est le total des recettes ou des sommes reçues par la Caisse ?Rép.$49.25.3 10.Comment trouve-t-on le total des recettes ?Rép.Ou trouve le total des sommesa reçues en additionnant les montants au débit de la Caisse.11.Quel est le total des déboursés ?c’est-à-dire des sommes payées ?Rép.$23.50.1 337 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 12.Comment trouve-t-on le total des déboursés ?Rép.On trouve le total des déboursés en additionnant les montants au crédit de la Caisse.13.Quelle est la balance en Caisse, c’est-à-dire combien reste-t-il d’argent?Rép.$23.50 14.Comment trouve-t-on la balance en Caisse ?Rép.La balance en caisse, ou ce qui reste en argent, se trouve en soustrayant le total du crédit, c ’est-à-dire le total des sommes payées, du total du débit, c’est-à-dire du total des sommes reçues.Où s’inscrit la Balance ?Rép.La Balance s’inscrit, généralement en encre rouge, au crédit.15.Comment appelle-t-on l’opération de trouver la balance de la Caisse et de l’inscrire au crédit?Rép.On appelle l’opération de trouver la balance de la Caisse et de l’inscrire au crédit, balancer ou encore solder la Caisse.16.Quand doit-on solder la Caisse ?Rép.On doit solder la Caisse à la fin de chaque jour.17.La Caisse ayant été soldée à la fin de la journée, quelle est la première chose que l’on doit y écrire le lendemain?Rép.La première chose qu’on doit écrire à la Caisse est la balance, cette fois au débit.18- Pourquoi met-on cette balance au débit.Rép.Parce que c’est la somme que la Caisse est censée recevoir du propriétaire au commencement de la journée.Note.— Ne faites écrire ni ces questions ni ces réponses par les élèves, ne les faites pas non plus apprendre par cœur.Lorsque la Caisse sera terminée, elle aura l’apparence suivante : Livre de Caisse (Dr.Cr.Sommes reçues.Sommes payées.I 12 2 7 50 3 O A 25 25 4 4 3 8 75 6 3 50 7 C IO 8 O A 70 0 4- 6 15 85 7 C 10 2 11 I 12 ii 20 / Ci Par balance 23 5» 45 25 45 25 A balance 23 50 4.Examinez les ardoises et les feuilles, indiquez les erreurs, puis faites nettoyer les ardoises ou déchirer les feuilles.Donnez le même exercice à faire pour la classe suivante. 338 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 5.A la classe suivante, examinez les exercices ; au moyen de questions, faites trouver les erreurs, puis donnez un nouvel exercice que vous pourrez inventer vous-mêmes, vous souvenant : i° qu’il ne faut pas que le total des déboursés excède le total des recettes ; 20 qu’il vaut mieux dans le commencement employer de petits nombres.Donnez des exercices jusqu’à ce que les élèves comprennent parfaitement cette première partie.(A suivre) Nouvelles Publications Traité de Pédagogie par MM.Rouleau, Magnan et Ahern, 50 centins l’exemplaire, $4.80 la douzaine, $35.00 le cent.Traité de tenue des livres par J.Ahern, édition française, 30 centins.Recueil comprenant l’histoire du Canada, de France, d’Angleterre et des Etats-Unis, et un abrégé de littérature, 60 centins l’exemplaire.Toutes ces publications sont en vente à notre bureau.Il est préférable que le prix accompagne les commandes, lesquelles doivent être adressées à M.Hormisdas Magnan, secrétaire de Id Enseignement Primaire, boîte 162, Québec.Pas de timbres.Organisation politique et administrative du Canada par C.-J.Magnan.Prix 25 centins l’exemplaire, $2.50 la douzaine.Ce volume est en vente chez MM.J.-A.Langlais & Fils, 177 rue St-Joseph, Québec.Aux abonnés Les abonnés de EEnseignement Primaire qui n’ont pas encore payé leur abonnement pour l’année courante, sont instamment priés de nous envoyer au plus tôt leur souscription.Nous remercions ceux qui, déjà, se sont acquittés de ce devoir.Réponses aux Questions On peut se procurer les Réponses aux Questions posées à la dernière session du Bureau central en s’adressant à M.Wilfrid Bussière, Ecole normale Laval, Québec.Des collections complètes des Questions et Réponses des années passées sont en vente à l’Ecole normale.Jolis dessins Les vignettes qui ornent le bas de trois pages de la présente livraison de E Enseignement Primaire, ont été dessinés par l’habile prote de notre revue, M.Amable Proulx, de l’établissement Dussault & Proulx. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 339 Exposition scolaire de la province de Québec à Paris (De VEcole française, de Paris) (Suite et fin) Les écoles spéciales de la province de Québec sont les collèges commerciaux, les écoles industrielles, les écoles d’agriculture, les écoles des arts et manufactures, et l’école polytechnique du Plateau où l’on enseigne les sciences appliquées aux arts.Ces collèges et écoles, dirigés par le clergé canadien et dont la plupart sont confiés aux diverses congrégations de Frères enseignants ont contribué, dans une très grande mesure, au maintien, au développement et à l’élévation de la nationalité franco-canadienne dans la province de Québec.L’exposé du mode d’enseignement théorique et pratique donné à l’école d’agriculture d’Oka nous permettra d’apprécier le sérieux et l’intelligence avec lesquels sont menées ces études pratiques : le mode d'enseignement théorique est de développer chaque article du programme des études, et les élèves reçoivent, au fur et à mesure, un résumé autographié, détaillé des matières traitées.Ils doivent apprendre la substance de ces résumés.Pour V instruct ion pratique, tous les jeunes gens, même ceux qui se destinent aune spécialité, sont attachés pendant un certain temps aux travaux généraux de.la ferme.Après quelques mois, les spécialistes potagistes, beurriers, pépiniéristes, sont attachés à un département particulier et reçoivent les connaissances techniques dont ils ont besoin.A leur sortie de l’école les jeunes gens possèdent, outre l’instruction approfondie de leur branche, des données sérieuses sur l’ensemble d’une exploitation.Dans les écoles des arts et manufactures, l’enseignement est de même théorique et pratique.Pour les jeunes filles, nous ne trouvons qu'une fondation assez récente, l’école de Roberval (région du lac St-Jean), dirigée par les P^évérendes Dames Ursulines et subventionnée par le Gouvernement provincial depuis 1892.Elle est dénommée école ménagère, mais c’est une véritable école d’agriculture où l’enseignement technique est donné en même temps que l’enseignement pratique, et les jeunes filles qui sortent de cet établissement sont certainement d’excellentes ménagères capables de mettre elles-mêmes la main à l’œuvre, capables aussi, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, mais ce qui est plus important encore, de bien tenir une maison et de diriger une exploitation agricole même considérable, en tout ce qui est du département delà maîtresse de maison : intérieur et cuisine, confection et racommodage des vêtements et du linge, jardinage, poulailler, laiterie, beurrerie et fromagerie.III.—OBJETS EXPOSÉS Parmi les livres et méthodes en usage dans les écoles catholiques de la province de Québec, nous avons remarqué surtout le livre de lecture de M.Delahajœ, et le cours canadien d’écriture droite de M.Ahern.Le livre de lecture de M.Delahaye, professeur de diction, destiné au cours supérieur, est à la fois théorique et pratique : il donne d’abord des règles de véritable prononciation française pour la correction de l’accent local, des préceptes excellents pour l’observation de l’accent prosodique, de la quantité, des conseils sur la manière de respirer en lisant, de prendre des inflexions justes ; puis le choix des morceaux est beaucoup moins exclusif qu’il ne l’est chez nous dans les livres de ce genre, qui sont ou entièrement littéraires e.t composés uniquement de morceaux de nos grands auteurs, ou ne visent qu’au pratique et parlent uniquement dans un style quelconque de science usuelle, d’économie domestique ou d’hygiène.Le livre de M.Delahaye est beaucoup plus varié : c’est bien un recueil littéraire, et il donne assez de morceaux de nos meilleurs auteurs pour les faire connaître et goûter, mais il fait part aussi aux actualités, aux célébrités locales et donne des fragments d’articles de revues, de journaux, des pages d’histoire nationale, des extraits de discours prononcés à l’occasion d’événements mémorables, des biographies canadiennes, des morceaux de poésie ou de prose d’auteurs 340 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE vivants, français et canadiens, et jusqu’à quelques pages excellentes d’économie domes tique et d’hygiène écrites en bonne langue.C’est un ensemble très religieux, trè national, très intéressant, cela ressemble enfin à la vie intellectuelle, morale et pratiqu de jeunes filles instruites et bien élevées.Nous n’en n’avons pas d’analogue et il serai à désirer que nous l’eussions.Quant au cours canadien de M.Ahern, il est tout à fait spécial.On sait combie' les hygiénistes préconisent aujourd’hui l’écriture droite dont la formule : “ écritui droite, cahier droit, corps droit ” exprime les avantanges pour le développement phj sique et la bonne tenue des enfants.Malheureusement, il faut bien dire que l’écritur droite telle qu’elle nous est montrée dans les cahiers de l’Angleterre, des Etats-Unis des peuples du Nord, n’est pas jolie : c’est une espèce de ronde sans principes et irrégu Hère, qui ne saurait rivaliser avec l’écriture française penchée quand on la possède bien Le cours de M.Ahern montre que l’on peut arriver à une jolie écriture droite, conser vant l’aspect de l’écriture française, car ses lettres ne sont ni celles de la ronde, ni h caractères hybrides et sans régularité que montrent les écoles anglaises, les lettres son élégantes, nettes, l’écriture qui en résulte est très lisible, régulière et doit être rapide Parmi les travaux de maître, mentionnons encore les 4 tableaux pour l’enseigne ment des fractions, de M.l’inspecteur Lippens, qui a su si ingénieusement faire voi aux enfants à l’aide d’objets usuels coloriés ce qu’il est si difficile de leur faire corn prendre quand on le leur enseigne dans la forme abstraite.Enfin l’incomparable méthode de dessin de M.C.-A.Lefèvre, qui permet aux mai très le véritable enseignement simultané du dessin au moyen de la reproduction direét d’un objet usuel par toute la classe en même temps.Les Frères des Ecoles chrétiennes du Canada ont obtenu une médaille d’argent 1 Exposition universelle.C’est une récompense ajoutée aux prix d’ordre supérieu qu’ils remportaient dans les autres sections.Dans leur vitrine, on apercevait ce.magnifiques travaux d’enseignement commercial qui sont partout une de leurs grande, supériorités.Les autres congrégations de Frères sont aussi brillamment représentées.De mentions honorables ont été accordées aux Clercs de Saint-Viateur, aux Frères d l’Instruction chrétienne, aux Frères du Sacré-Cœur.Notons que ces récompense, particulières doivent être regardées comme des distinfctions très remarquables, l’expo sition scolaire du Canada ayant été récompensée collectivement par un Grand pri: mérité par la.province de Québec, des médailles d’or attribuées à la commission scolair catholique et à la commission scolaire protestante de Montréal.Les Clercs de Saint-Viateur ont, au Canada, des collèges classiques, des collège^ commerciaux, des écoles des trois degrés et un institut spécial pour les sourds-muets Tout leur enseignement est excellent, mais leur exposition d’enseignement commercial français et anglais, est absolument remarquable et tout à fait conforme aux besoins di commerce moderne.Les Frères de l’Instruction chrétienne se distinguent par l’excellence de leu enseignement agricole.Les herbiers de leur académie Saint-Joseph de la Prairie son des plus intéressants.Les Frères du Sacré-Cœur ont envoyé des travaux de leur, académies commerciales, et les cahiers de devoirs journaliers montrent qu’une cultur générale sérieuse et large est donnée à ces jeunes gens en même temps que l’enseigne ment pratique qui doit en faire des hommes d’affaires.Les Frères de Saint-Gabriel et les Frères maristes montrent des travaux de leur, écoles.Les premiers exposent aussi des exercices d’une de leurs œuvres de patronage, qui sont si avantageusement connues et appréciées même en France.—Zæ journée d< classe des Frères maristes nous a fait suivre avec intérêt leurs jeunes écoliers à tous le.moments de leur vie scolaire.Si nombreux sont les envois des Religieuses que nous ne pouvons les signaler tous bien que tous aient de la valeur et un admirable caractère de sincérité.On a pris tou simplement les cahiers journaliers des élèves pour les réunir en liasses et les envoyer : Pans.C’est comme cela qu’il faut comprendre une exposition.Nous avons feuillet beaucoup de ces cahiers, voici comment peut se résumer notre impression générale enseignement très complet et très varié, se modifiant selon les besoins locaux— trè.bien donné très bien compris par les élèves qui, évidemment, en tirent profit. :llî, t[ L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 341 Mo tilsi tenta its-l’ai tirrég del® CODS' t, Dill res soi npenet trait a Un sentiment, très personnel et très intime, m’a fait demander l’ouverture de la itrine des Religieuses de la Congrégation de Notre-Dame de Villa-Maria (Montréal), t j’ai pu admirer à loisir les magnifiques registres envoyés par leurs pensionnaires.va famille canadienne de Saint Pierre Fourier donne à l’éducation le même caractère e distinction profonde, simple, aisée et naturelle que l’on aime à trouver dans les naisons françaises de la" Congrégation de N.-D.Les traditions emportées par Margue-ite Bourgeois ont été filialement et pleinement conservées et cultivées.L’enseignement st donné en français et en anglais ; les cahiers de mathématiques comprennent ’enseignement de l’algèbre.Ceux de botanique et de zoologie, de “physic and hemistry ’’, bien illustrés, montrent que l’on suit, dans les limites qui conviennent à me éducation féminine bien comprise, mais très exactement, les progrès de la science ; eux de littérature, que nos auteurs, que nos critiques contemporains même sont, avec oute la discrétion convenable, mais aussi avec largeur et hauteur de vues, bien connus ' :t bien appréciés ; les herbiers sont tout à fait remarquables, non pas seulement classés ar une sèche nomenclature, mais donnant l’idée d’une intelligente étude des plantes u Canada.L’album de tricot et de couture prouve que l’enseignement des travaux : nanuels est en harmonie avec les études littéraires et scientifiques.Et le tout porte ’empreinte délicate de sagesse et de mesure qui distingue, partout et toujours, les eunes filles bien élevées.Les autres communautés canadiennes de femmes récompensées sont : les Sœurs de Ite-Anne, les Sœurs du Bon-Pasteur, de Québec, les Sœurs de la Charité, les Sœurs de a Présentation de Marie.(Mentions honorables).Très remarquable, en effet, est l’enseignement des Sœurs de Ste-Anne, très sérieux t très complet.Leurs élèves sont habituées à réfléchir par elles-mêmes, à fournir une omme de travail personnel considérable, cela se sent.Nous avons examiné avec le dus grand intérêt des devoirs de philosophie, de littérature, des explications de poésies, Dlît des travaux scientifiques : algèbre et arithmétique, physique, chimie, des herbiers, 'rèresi fous ont le même caractère sérieux.Une idée excellente qu’on y met en pratique, est is elle de donner des “raisonnements faux à justifier.’’ Dieu sait s’il en court par le tapo nonde, à l’heure qu’il est ! et cette habitude d’en redresser quelques-uns, sous la direc-ion éclairée de leurs sages maîtresses, doit développer chez ces jeunes filles une grande ectitude de jugement.Dans l’exposition des Sœurs de la Présentation de Ste Marie, nous avons remarqué m beau travail sur les femmes célèbres du Canada.C’est un des traits de la méthode fis l’enseignement de l’histoire au Canada, donner une grande part aux études biographiques auxquelles nous n’accordons peut-être pas assez de place dans le nôtre.La vie de :es femmes énergiques, à la foi si ardente, aux qualités si françaises, est bien faite >our donner aux jeunes filles l’amour d’une patrie qui s’est créée par tant d’énergie et le vertu.Beaucoup de devoirs littéraires témoignent aussi quelle importance on attache à ’étude de X&propriétè des mots, étude si nécessaire à qui veut comprendre les délicates-j >es de notre belle langue qui n’a point de synonymes, et si claire qu’elle ne peut, dans ’expression, se contenter d’un à peu près.Ce sont aussi des travaux littéraires que nous avons remarqués dans l’exposition les Religieuses du Bon Pasteur.Plusieurs de leurs maisons ont envoyé des cahiers 1’ “ Essais littéraires ” qui font honneur à la fraîcheur d’imagination et à la distinction le langage de leurs jeunes élèves.Il y a même des poésies charmantes dans les cahiers l’honneur qu’une écriture très élégante contribue encore à rendre agréable à feuilleter.ît les dédicaces “ à la France ’’ nous ont, là encore, très particulièrement touchés.Chez les Sœurs de la Charité, c’est surtout la sage et régulière méthode révélée par les cahiers de devoirs journaliers qu’il faut admirer, et l’album de couture et de :ricot prouve quelle importance on attribue à l’enseignement des travaux manuels : ’exposition de toutes les écoles, de tous les pensionnats canadiens nous l’ont d’ailleurs uontré pratique et florissant.Je ne saurais passer sous silence les envois des Religieuses Ursulines qui dirigent iGr£ ,’une des écoles normales d’institutrices et dont l’historique de la Communauté est si ntéressant.Leur concours de fin d’année donne une excellente idée de la force de leurs îlèves, et les cahiers de devoirs journaliers nous montrent combien l’enseignement est méthodique et complet.;s-ioet 0111 ptis Pli1 342 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Enfin, car je ne puis tout citer, disons encore combien les devoirs d’h3’giène, d’économie domestique, d’agriculture de l’école modèle de St-Pascal nous ont laissé bon souvenir.Il serait de toute injustice de ne pas dire que l’enseignement donné dans les écoles, et académies dont la direction est laïque est tout aussi varié et aussi complet que celui, des communautés.Les envois de Mme Marchand, de Mme Desormeaux, de Mlle La-belle, de Mme M.Kay-Wolff, sont de très grande valeur.Ou sent partout, au Canada, une généreuse émulation pour élever la jeunesse avec un dévoûment très intelligent dans le but de former des femmes qui réalisent le vrai type de la femme catholique et française, au cœur dévoué, à l’esprit fin et cultivé en même temps qu’au sens pratique., Je le répète en terminant, car c’est là pour moi la note caractéristique de cette belle-exposition : tout-en étant, dans une note très j uste vraiment littéraire, vraiment scientifique, très intellectuelle, en un mot, tout en touchant, comme il faut le faire aujourd’hui, un peu à toutes choses, l’enseignement canadien-français me semble plus pratique que le nôtre ou, si vous l’aimez mieux, plus près du mouvement général d’idées que les jeunes filles trouveront dans leurs familles au sortir du pensionnat.On sent que-l’éducation chrétienne a, là-bas, moins à se préoccuper de préserver la jeunesse des influences extérieures, parce que le milieu familial est beaucoup plus généralement qu’il ne l’est ici, hélas ! profondément chrétien en même temps que laborieux et cultivé.Mais on y sent aussi, s’il m’est permis de le dire, une connaissance plus vraie de la vie de famille, et une préparation plus effective à s’y mêler dès le premier jour où les jeunes, filles reprendront leur place au foyer paternel.—Nous aurions à gagner sous ce rapport.M.Decaux.MATHEMATIQUES DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ALGÈBRE.—(Suite) DES ÉQUATIONS À DEUX INCONNUES Dans le numéro de janvier, nous avons indiqué la marche à suivre en résolvant les équations à deux inconnues.L’exemple donné était des plus simples et ne contenait qu’une difficulté : l'élimination dex ou d'y ; aujourd’hui nous donnerons un problème un peu plus complexe ; un problème d’où on ne pourra éliminer immédiatement une des inconnues par une addition ou, une soustraction.Exemple n.— Si à 5 fois un certain nombre on ajoute 4 fois un autre nombre, la somme sera 110 ; tandis que si de 2 fois le premier nombre on retranche le second nombre, le reste sera 5.Quels sont les nombres ?solution : Soit x le premier nombre et y le deuxième nombre.5 x sera 5 fois le premier et 4 q/ sera 4 fois le deuxième.Avec 5 3, 4 4/ et 110 on a l’équation première : 5 .^ + 4 y = 110 (1).Avec 2 æ, _y et 5 on a la seconde équation : 2 x — _y = 5 (2).^ On a^deux equations simultanées ; il y a égalité entre la valeur de x dans les deux équations, mais il n’y a pas égalité entre le nombre de æ ; il y a aussi égalité entre la valeur de chaque y dans les deux équations-, mais il n’y a pas égalité entre le nombre d’_y.Dans la premiere équation il y a 5 2;, dans la deuxième, 2 x ; il est évi-dent que si on soustrait (2) de (1) il y aura des x dans la nouvelle équation.' Donc on n’aura pas éliminé x. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 343 Dans la première équâtion il y a 4 y, dans la deuxième, y ; encore dans ce cas une soustraction ne fera pas disparaître les y.Ainsi une soustraction dans cette circonstance nous donnerait une nouvelle équation aussi difficile à résoudre que celles que nous avons déjà.Conséqiience.— Pour éliminer par addition ou soustraction il est nécessaire que les coefficients de x soient semblables dans les deux équations, ou que les coefficients d’y le soient.Lorsque les coeffieients ne sont pas semblables, on ramène au même coefficient la même inconnue dans les deux équations.— Comment ramène-t-on la même inconnue au même coefficient ?Par multiplication ou par division, selon le cas.Posons les deux équations de nouveau : 5^ + 4J=no (1) 2x—y= 5(2) Posons (1) de nouveau $x-\- sans toutefois avoir pu lui persuader qu’elle s’était ne^t tous îfs yPeS aime,nt1la ^mière et s’y plaisent.La peur ou le besoin détermi-ou\ ements de la souris.Souvent en Perse, une nuée de sauterelles obs- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 365 curcit l’air.La moitié des hommes rit de l’autre moitié.Le peu d’amis qui sympathisent avec moi me désole.Nous ne sommes pas les seuls qui vous aient oubliées, pauvres tantes.La Société de Saint-Vincent de Paul aide les hommes, les machines leur aident aussi mais différemment.Ces rameaux ont été bénits dans la cathédrale qui a été bénite par le prélat titulaire, si justement béni de son peuple.Ces harts liées sans art, ont à peine tenu pour faire le circuit de cet are de terre, vendu hier, à l’encan, moyennant des arrhes plus sûres que les meilleures hypothèques.J.L.Bkaudet, Inst.Lecture en classe Tant vaut l'homme, tant vaut la terre.Il y avait une fois un pauvre paysan ignorant qui possédait un vaste terrain couvert de bruyères.C’est très joli, les bruyères, lorsqu’en automne elles se couvrent de mignonnes fleurs roses, semblables à des grelots.Mais cela n’a pas grande utilité.Tout au plus en peut-on faire de la litière pour les bestiaux.Un jour, le paysan, ayant besoin d’argent, vendit, pour une centaine de francs, ce terrain inculte à un voisin plus actif et plus intelligent que lui.Cet homme arracha les bruyères, défricha le terrain et l’ensemença.Mais il ne s’était pas donné la peine d’analyser le sol pour savoir s’il contenait bien tout ce qu’il faut aux plantes, et pour reconnaître de quels engrais il avait besoin.Aussi n’obtint-il que de maigres récoltes.Au bout de quelques années, il se découragea et vendit, pour la somme de 300 francs, le terrain qu’il avait amélioré par ses soins, mais dont il n’avait pas su tirer tout le parti possible.Le nouveau propriétaire était, celui-là, un agriculteur vraiment instruit et consciencieux.Il étudia le sol qu’il venait d’acquérir et reconnut qu’il manquait de chaux et d’argile.Alors il le marna ; puis il y enfouit plusieurs voitures d’excellent fumier.Dès l’année suivante, la récolte fut superbe.Tous les gens du pays vinrent admirer les beaux épis qui s’élevaient, fermes et drus, et chargés de grains sur ce sol qu’on croyait si pauvre et si ingrat.Et plus d’un cultivateur offrit de payer 600 francs le champ ainsi transformé.Mais son propriétaire y tenait et ne le vendit pas.Tant vaut l'homme, tant vaut la terre.{Journal des Inst.) MATHEMATIQUES ARITHMÉTIQUE Questionnez les élèves à tour de rôle ; 71e permettez pas aux élèves de répéter une question avajit d'y répojidre ; do7inez à chaque élève un temps raisonnable pouf- trouver la réponse : énoncez vos questions brièvement, clairement et rapidement.Faites comptei: par 11, de 11 à 132.Faites revenir de 132 à 11.Faites dire 1 fois 11 ; 2 fois 11 ; 3 fois 11 ; ainsi de suite jusqu’à 12 fois 11.Faites dire le nombre de fois 11 en 11 ; en 22 ; en 33 ; ainsi de suite jusqu’à 132.Faites compter par 11, de 1 à 133.Faites revenir par 11, de 133 à 1.Faites compter par 11, de 2 à 134.Faites revenir par n, de 134 à 2.Faites compter par n, de 3 à 135.Faites revenir par 11, de 135 à 3.Faites compter par n, de 4 à 136.Faites revenir par n, de 136 à 4.Faites compter par n, de 5 à 137.Faites revenir par n, de 137 à 5.Faites compter par n, de 6 à 138.Faites revenir par n, de 138 à 6.Faites compter par n, de 7 à 139.Faites revenir par n, de 139 à 7.Faites compter par n, de 8 à 140.Faites revenir par n, de 140 à 8.Faites compter par 11, de 9 à 141.Faites revenir par n, de 141 à 9.Faites compter par 11, de 10 à 142.Faites revenir par 11, de 142 à 10.” 366 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Problèmes d’addition, de soustraction, de multiplication ET DE DIVISION 29.Un charretier doit mener trois charretées de gravier sur la route : la première à 85 verges de sa maison ; la deuxième, 25 verges plus loin, et la troisième, 35 verges plus loin que la deuxième.Combien aura-t-il de chemin à faire pour aller et venir?Rép.630.30.Un moulin est mû par une machine à vapeur dont le volant fait 18 tours par minute ; et pendant que le volant fait un tour, les meules en font cinq.Combien les meules et le volant font-ils de tours en 12 heures?Rép.Les meules, 64800 ; le volant, 12960.31.Une manufacture occupe 83 ouvriers à $1.25 par jour, 58 ouvriers à $1.15 par jour, 36 ouvriers à $1.05 par jour et 15 enfants à 37 centins.Quelle est la somme nécessaire pour payer 24 journées de ces ouvriers ?Rép.$5I3I-2°- 32.Pour tapisser un appartement, il faut 12 rouleaux de tapisserie à 60 centins le rouleau et 4 rouleaux de bordure à 40 cts.Quelle sera la dépense totale, si la pose du papier coûte 15 cts lê rouleau ?Rép.$11.20.33.Un bassin contient 11648 chopines d’eau, un robinet en laisse couler 17 gallons par heure.On demande quelle quantité d’eau il restera dans le bassin après 48 heures ?Rép.5120 chopines.NOMBRES PREMIERS.—NOMBRES DIVISIBLES La connaissance des nombres premiers et des nombres divisibles ainsi que des facteurs de ces derniers, outre sa grande utilité dans les opérations avec les fractions, et pour abréger les calculs dans un grand nombre d’autres cas, contribue puissamment à donner aux élèves une idée exacte de la formation des nombres en général, et à fixer les tables dans leur mémoire.Les diviseurs d’un nombre divisible sont appelés les facteurs de ce nombre.Nommez les nombres premiers de 80 à 90.Rép.83.89.Nommez, les nombres divisibles de 80 à 90, ainsi que les facteurs de ces nombres.Rép.81, facteurs premiers : 3, 3, 3, 3 ; facteurs divisibles : 9, 27.— 82, facteurs 2, 41.— 84, facteurs premiers: 2, 2, 3, 7 ; facteurs divisibles : 4, 6, 12, 14, 21, 28, 42.— 85, facteurs: 5, 17.— 86, facteurs: 2, 43.— 87, facteurs: 3, 29.88, facteurs premiers : 2, 2, 2, 11 ; facteurs divisibles: 4, 8, 22, 44.90, facteurs premiers : 2, 3, 3, 5 ; facteurs divisibles: 6, 9, ro, ïS, 30, 45- Nommez les nombres premiers de 90 à 100.Rép.97.Nommez les nombres divisibles de 90 à 100.Rép.91, facteurs : 7, 13.92, facteurs premiers : 2, 2, 23 ; facteurs divisibles : 4, 46.— 93, facteurs ; did1- 94, facteurs : 2, 47.—95, facteurs: 5, 19.— 96, facteurs premiers : 2, 2, 2, 2, 2, 3 ; facteurs divisibles : 4, 6, 8, 12, 16, 24, 32, 48.— 98, facteurs premiers : 2, 7, 7 facteurs divisibles : 14, 49.— 99, facteurs premiers : 3, 3, ii ; facteurs divisibles : 9, 33.FRACTIONS PROBLÈMES DE RÉCAPITULATION SUR LES FRACTIONS 19.U n manufacturier acheta les | d’une manufacture pour $21840 ; il vendit les ^ de sa.part à B et les \ de sa part à C : quelle partie de la manu- acture possédait-il encore et quelle en était la valeur ?20.Si les ]46 d’un acre coûtent $68, que coûteront 127 acres ? ^’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 367 21.Si les 7 d’une verge de velours coûtent $2% que coûteront les g d’une ¦ verge ?22.Si aux | de mon âge on ajoute 16 ans, la somme sera égale aux y de jmon âge ; quel est mon âge ?Solutions : Il vendit f de sa part à B et | de sa part à C.En tout (7 + |) de sa part.7 + 1 = I! de sa part.Ayant vendu les 3! de sa part, il lui resta 35 ~ 35 = 365 de sa part ou t des If de la manufacture = 34.de la manufacture.Rép.f = $21840 4 = •?35 35 20.f = $21840 t___21840 3 2 _3 __ 21840 x 3== valeur totale de la manufacture.3 2 1 __21840x3 35 2 x 35 4 _ 21840 x 3 x 4_ 35 2 x 35 4 15 $3744 Rép.61ifî7 $3I33?Rép' 21.3x2 8x7 3x2 8x7 Rép.9 3x2x9 4___8x7x4 __ 9 3x2x9 22.Ra différence entre les ^ de mon âge et les | de mon âge est égale à 16 ans.: 36 Rép.I ' RÈGLES DE L’UNITÉ, PERCENTAGE, ETC.21.J’ai la somme nécessaire, moins $20.50, pour acheter un certain nombre de parts de banque qui se vendent à 9% au-dessus du pair, mais je peux avec l’argent que j’ai, acheter un nombre égal de parts d’une manufacture à 2 jé# au-dessous du pair et avoir un surplus de $60.Combien ai-je d’argent. 368 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 22.Un épicier mélange 22 livres de bon thé avec 10 livres de thé de qualité inférieure, coûtant 24 cts de moins par livre et réalise un bénéfice de 16 en vendant le mélange $1.74 par livre.On demande le prix de chaque espèce de' thé.23.En vendant un cheval $i2Q, un homme gagne 25 %.Quelle somme aurait-il gagné s’il avait vendu à 50 $ de profit ?Solutions : 21.La différence entre les sommes à dépenser dans les deux cas est de $20.50 + 60 = $80.50 La différence entre les prix à payer pour chaque part dans les deux cas est égale à $109 — $97.50 = $11.50.80.50 11.50 = 7 parts D’après le problème j’ai assez d’argent, moins $20.50, pour acheter 7 parts dans le premier cas.7 parts à 109 = $763.Donc j’ai $763 — 20.50 = $742.50- Rép.Ou j’ai assez d’argent + $60 pour acheter les parts dans le deuxième cas.7 parts à $97.50 = $682.50.Donc j’ai $682.50 + $60 = $742.50.Rép.22.Il y avait en tout 22 livres -f 10 livres = 32 livres de thé dans ce ; mélange.L’épicier a vendu ces 32 livres à $1.74 la livre.32 X $1.74 = $55.68 ce que la vente du thé a rapporté.En vendant les 32 livres de thé pour $55.68, l’épicier a fait un bénéfice de 16%.Divisant 55.68 par 1.16 on trouve $48 ce que les 32 livres avaient coûté.MaU dans le mélange il y avait 10 livres de qualité inférieure qui avaient coûté 24 cts de moins la livre que les 22 livres.En supposant que ces 10 livres eussent coûté le même prix par livre que les 22, le prix total du mélange aurait été augmenté de 10 fois 24 cts, c’est-à-dire de $2.40.Ainsi le prix j total du mélange aurait été de $48 -f $2.40 = $50.40.50.40 — 32 = $1.57)4 Rép.Le prix d’une des 22 livres.L’autre thé valait 24 cts de moins ; donc i.S7 /4 — .24 = $1.22 E Rép.' Le prix d’une des 10 livres.23.120 1.25 = $96.Prix d’achat.$96 X 50 — $48- Bénéfice, si le cheval avait été vendu à 50% de pro- fit.Rép.ALGÈBRE Ces exercices sont gradués de manière à servir de trait d’union entre l’arithmétique et l’algèbre, j 34.Un épicier a du sucre à a centins la livre et du sucre à b centins ‘ j combien de livres de chaque espèce doit-il prendre pour faire un mélange de o ;i\res qu’il pourra vendre c centins la livre ?35- En gaiçon dépense 30 centins à acheter des pommes et des poires à laison de 4 pommes pour 1 centin et de 5 poires pour la même somme ; puis L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 369 il vend la moitié des pommes et le tiers des poires pour 13 centins.Combien de fruits de chaque espèce avait-il achetés ?36.Une livre de thé et trois livres de sucre coûtent $1.20 ; mais si le prix du sucre augmente de 50 % et celui du thé de 10 ils coûteront $1.40.Trouvez le prix d’une livre de thé et d’une livre de sucre.Solutions : 34.Soit x le nombre de livres à a centins et y le nombre de livres à b centins.alors x y = d (1) et ax-\-by=cd (2) Multipliant (1) par a et (2) par 1 on a : ax-\-ciy = cid (3)' axSby^-cd (4) Soustrayant (4) de (3) on a : a y — b y = a d — c d Mettant y en facteur commun on a : [a — S) y — d [a — c) et y = d (a — c) Rép.nombre de livres à b centins.a — b Posons (1) et (2) de nouveau 1 'r ^ ^ ^ w v ' ) ax -r by = cd (2) Multipliant (1) par b et (2) par 1, on a : bx S by =1 bd ( 3) ax + by = cd (4) Soustrayant (3) de (4), on a : 1.00 .20 .20 100 y — 300 .20 x 100 300 = .o6f Rép.Premiers éléments de géométrie pratique SURFACE DU TRIANGEE TROUVÉE AU MOYEN DES TROIS COTÉS On obtient la surface d’un triangle dont on a les trois côtés au moyen de la règle suivante : De la demi-somme des trois côtés, retranchez séparément chacun des trois côtés ; multipliez entre eux la demi-somme et les trois restes et extrayez la racine carrée du produit.Soit à trouver la surface d’un triangle dont les côtés ont 6, 8 et 10 pieds de longueur.A 6 -f- 8 -(- 10 La demi-somme des cotés égale -—- = 12 En retranchant de la demi-somme chacun des côtés séparément, on a : 12 — 6 = 6, 1er reste ; 12 — 8 = 4, 2e reste ; 12 — 10 = 2, 3e reste.Le produit de la demi-somme 12 et des trois restes 6, 4 et 2 égal 12X6X4X2 = 576.La racine carrée du produit 576 = 24.Rép.La surface du triangle.59.Quelle est la surface d’un triangle dont les côtés ont 12, 13 et 5 pieds de longueur ?Rép.30 pieds carrés.60.Quelle est la surface d’un triangle dont les côtés ont 13, 14 et 15 pieds de longueur.Rép.84 pieds carrés.61.Quelle est la surface, à un millième près, d’un triangle dont les côtés ont 5, 6 et 7 pouces de longueur ?Rép.14.596.62.Quelle est la surface en pieds d’un triangle dont les côtés ont 25, 30 et 46 pouces ?63.Un champ triangulaire dont les côtés ont 80, 90 et 125 perches est loué à raison de $2 l’acre ; quel en est le loyer ?Rép.$44,862. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 371 t TENUE DES LIVRES {Droits réservés.) Journal dr la seizième série d’opérations oMoritiéal iei jiidlei iCjOO ¦ JA 1900 - • Juillet I Divers à l’Élève 11900 • Caisse 5 000 Mdises 5500 Effets à recevoir 1000 P.Thomas t 125 E.Abraham 75^ J.Ross 200 L’Elève V a Divers 1350 V a Effets à payer 950 .V a B.Paré 150 V a R.Constant 250 -< < 1 Frais généraux V a R.Forgues 20 20 ¦i < 2 Caisse V a Mdises 62 50 62 5° i 6 3 B.Paré V a Mdises 3i 25 3i 25 4 i 4 Caisse V a P.Thomas 25 25 A 4 5 Mdises V a Effets à payer 850 850 -i 4 6 Divers V a Mdises 283 75 Caisse 100 Effets à recevoir IIO G.Barry 73 75 *4 4 8 Caisse à Effets à recevoir 400 400 ~i 4 9 B.Paré V a Caisse 18 75 18 75 4 4 10 Caisse V a Mdises 315 315 •4 4 .11 R.Constaut à Effets à payer 100 100 •4 4 12 Mdises V a Divers 1600 V a Caisse 800 à Effets à payer 500 V a J.Ross 100 à B.Paré 200 ¦i 4 13 P'rais généraux à Caisse 10 10 -4 4 15 Caisse V a Effets à recevoir 600 600 4 4 16 Caisse à L.Abraham S» 50 -4 4 16 Caisse à Mdises 1525 1525 4 4 17 Effets à payer V a Caisse 500 500 •'4 4 l8 ! B.Paré V a Effets à payer 200 200 4 4 l8 j Caisse à Mdises 1562 50 1562 50 ¦s 4 !9 ! Caisse V a Effets à recevoir 60 60 4 4 19 1 Effets à payer V a Caisse 200 200 • 4 4 19 i Caisse V a Mdises 450 450 4 4 20 j Mobilier V a G.Barry 70 70 4 4 20 1 Mdises à Divers 500 I V a Effets à payer 350 V a J.Ross 100 V a Caisse 50 4 4 22 Effets à payer à Caisse 250 250 -4 4 23 Caisse V a Mdises 600 600 4 4 23 R.Forgues V a Effets à payer 15 15 J 1 A reporter !23548 1 75 l; 235481 75 372 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE C/llmvheal, ieï judlei ICjOO • Report 123548 75 23548 < < 23 Divers à Mdises 625 Caisse 300 Effets à recevoir 300 G.Barry 25 < < 23 Caisse a Mdises - 1250 1250 < < 24 F.May V a Mdises 185 185 i 4 24 Effets à payer a Caisse 100 100 t ( 25 Caisse V a Mdises 937 50 937 4 4 26 Frais généraux à Caisse 20 20 4 4 26 ; Caisse a G.Barry 18 18 4 4 26 Caisse V a Mdises 360 360 4 4 27 R.Constant a Effets à payer 100 100 4 4 27 1 F.May V a Mdises 625 625 4 4 28 Caisse a Mdises 405 405 4 4 28 Effets à payer à Caisse 15 15 “ 28 Frais généraux V a Caisse 10 10 “ 3° B.Paré à Effets à payer 75 75 “ 30 ' R.Forgues a G.Barry 5 5 Total 28279 25 28279 75 KlIîiV iv, un]1 0liil 50 Is:: :L LANGUE ANGLAISE LESSON FORTIETH The order followed i?i these lessons has been : the sentence ; the complete subject ; the-complete predicate ; the bare subject, a tiame word, noun or pronoun ; the bare predicate, a verb.The compound sentence ; the independent clause ; the dependent or subordinate clause ; the joining word, a conjunctive pronoun.Words that go with name words, adjectives ; predicate adjectives ; the verbs after which predicate adjectives are used.Predicate nouns.The copula, verbs after which predicate nouns are used.Distinction between predicate and attributive adjectives.Modifier of predicate, the adverb.Modifier of adjectives and adverbs, the adverb.Completion of the predicate : the object.The phrase.The preposition.The adjective phrase.The adverb phrase.PHRASES .4 it: as LSfN By Kwdy v s; lie ss- With regard to the following sentences, sa}' : (a) whether the phrases they contain are adjective or adverb phrases, and why ; (ô) between what words the prepositions show relation : 1.A pile of snow drifted against the door.2.Two workmen fell from the roof.3.His laziness was the cause of his ruin.4.In winter the rivers are frozen over.5.He was chased by a wicked dog.6.Since January first, 1901, we are in the twentieth century.7.The street cars are run by electricity.8.The book on the box belongs tome.9.We oame over the hills.10.They ran around the house.11.There is no royal road to learning.12.13.A verandah around a house makes it cool in summer.14.The trees in the orchard are covered with fruit.13.Montreal is built island.on an ANSWERS i; Of snow.' Adj.ph.modifies noun pile.— Prep, of shows relation between snow and pile.Against the door.—Adv.phrase mod.verb drifted.—Prep, against shows relation between door and drifted.—2.From thereof,—Adv.phrase mod.verb fell.—Prep.mirage 5 m ku 'M : L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE .373 M ¦51 ' H.!5 « from, shows relation between roof and fell.— Of his ruin.Adj.phrase mod.noun cause.—Prep, of, shows relation between ruin and cause.—4.In winter.Adv.ph.mod.v.are frozen.—Prep, in, shows relation between winter and are frozen.—5.By a wicked dog.Adv.ph.mod.v.was chased.—Prep, by, shows relation between dog and was chased.—6.Since Jan.1, jqoi and in the twentieth century.Adv.phrases mod.v.are.— Prep.since, shows relation between Jan.1, içoi and are.— Prep, in, shows relation between twentieth century and^ré.—7.By electricity.Adv.ph.mod.v.are run.—Prep, by, shows relation between electricity and are run.Etc., etc.1 5» 0 8 1 DICTATION the; brave man A destructive inundation occurred several years ago, in the northern part of Italy, in consequence of an excessive fall of snow upon the Alps, followed by a speedy thaw.The river Adige was swollen to such a degree, that it carried away the greater part of 8 the stone bridge near Verona.The middle of the bridge only remained ; and upon this portion of it stood the house of the toll-gatherer, who, with his family, was thus imprisoned by the stream, ^__and was in momentary expectation of being carried away.They w’ere discovered from the shore, stretching forth their hands and imploring aid, while fragments of the arch were continually dropping into the impetuous torrent.A gentleman who saw their perilous position, held «out a purse of gold, and offered it to any one who would take a boat and rescue the unfortunate family.Û; It My cm •sf But so great was the danger of being swept away by the force of the current, or crushed by the falling fragments, that not one of the vast number of spectators had the courage to attempt the exploit.A peasant passing by was informed of the promised reward.He sprang instantly into a boat, seized the oars, by a masterly and skilful effort reached the middle of the river and brought the boat under the pier of the bridge, where the terrified family were anxiously' waiting his approach.By means of a rope suspended from the top of an arch, the whole family were securely placed in the boat.“ Courage, ” cried the peasant ; “ now you are safe ?ill By a still more masterly effort of strength and skill he brought them all in safety' to Jjé the shore.! ‘ ‘ Brave man reward I promised.contai nsslo' ?£I.iflitiet belofli leis" ijsao exclaimed the gentleman presenting him the purse ; ‘ ‘ here is the “ I never expose my life for money ” answered the peasant, my labor brings me sufficient livelihood for myself, my wife, and my children.Give the purse to this unfortunate family who have lost their all.Que les élèves trouvent des expressions équivalentes pour les mots en italiques.Par expressions équivalentes, nous entendons des expressions qui pourraient être mises à la place des mots en italiques, sans que le sens des phrases en fût altéré.Occurred, took place.—.Sé&mz/, many'.—Northern part, north.-—An excessive, a very' great.—Speedy, rapid.—A degree, an extent.—Carried, swept.—Part, portion.—Portion, part.—Discovered, perceived, seen.—Shore, land.—Forth, out.—Implori7ig, beseeching.—Aid, assistance.—Fragments, pieces.— Continually, constantly.—Dropping, falling.— Impetuous, furious.—Perilous, dangerous.—Position, situation.—Rescue, save.—Danger, risk.—Swept, carried.— Force, strength.— Current, stream.— Vast, great.—Peasant, ^oantryman.—Informed, told.—Sprang, jumped.—Instantly, immediately.— Terrified, frightened.— Waiting, watching.—Suspended from, fastened to.—Cried, exclaimed.—• Exclaimed, said.—Prese?iti?ig, offering.—Reward, recompense.—Answered, replied.— Purse, money.J.AHERN. 3/4 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LE CABINET DE ^INSTITUTEUR * - PASTEUR ET UES MICROBES d’ou vient l’erreur ?[Suite) E’erreur de Messieurs les savants est facile à comprendre.Quand ils.font l’analyse chimique d’un animal, c’est en dissociant ses éléments, c’est-à-dire ils tuent l’animal.Evidemment, le composé chimique d’un cadavre est facile à reconnaître.Les savants disent alors avec orgueil : Au moyen de ma science, j’en ferais autant, c’est-à-dire il me suffirait de combiner dans les mêmes proportions le carbone, l’oxigène, l’hydrogène, l’azote, le souffre et le phosphore, on aura ce que nous appelons un animal vivant.Non, répondons-nous, vous aurez les éléments chimiques d’un animal vivant, vous n’aurez pas l’animal vivant.Quand vous avez ce cadavre, vous avez tout cela, mais essayez donc de le faire vivre.Il faut ajouter le mouvement qui s’appelle la vie.Cela, vous ne l’ajouterez jamais, vous n’en avez pas le pouvoir.Quand même vous arriveriez à constrtiire un corps d’animal, si simple soit-il, vous n’auriez encore rien fait.^ Ce corps change constamment dq forme, il se nourrit, s’assimile les sucs-extérieurs.Or, cela vous ne le ferez jamais ni vivre, ni croître, ni se nourrirj Vous direz : Cette nutrition n’est qu’une combinaison chimique.Je trouverai la formule, et mon animal vivra et se nourrira.Non,, parce qu’il y a une différence immense entre une réaction chimique et l’assimilation ou nutrition.Quant un corps brut ou minéral se combine,, il s’use par les reactions, les parties combinées étant passées dans un autre corps.Au contraire, l’organe vivant qui se nourrit grandit, ne s’use pas.' La bactérie ou microbe qui s’accroît finira par atteindre un maximum, et, chose étrange, elle se divisera en deux bactéries parfaitement égales, contenant toujours les mêmes substances dans les mêmes proportions.Or, cela n’est pas chimiquement explicable.Il faut autre chose, il faut le principe de la.vie, l’âme que la chimie ne donne pas.I?ien ce germe vivant, qui est le commencement de l’animal, grandit,, mais il grandit suivant une loi qui fait qu’il sera du même type que l’animal dont il procédé.Bien habile celui qui distinguerait le germe d’un poisson du : germe d un être d’une espece différente.N’importe, la cellule primitive grandira, formera d’autres cellules, et toutes choses viendront en leur temps, de maniéré à former un poisson parfaitement semblable à ceux de son espèce.Ce n est plus, de la chimie ; ce n’est explicable que par un principe vital, par J à me qui préside a l’organisation et fait réaliser l’idée sous les formes aveu- §i6S.La vie ne vient donc pas des forces haut.Tout vivant vient du vivant.Dieu.physiques ou chimiques, mais de plus Et le premier vivant a été créé par L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 375 Il est certain que la vie a eu un commencement sur la terre.Quand l’écorce terrestre était à l’état de fusion, aucune vie n’était possible, aucun germe n’eût pu résister.Quand le milieu fut arrivé à être dans les conditions voulues, le Créateur fit sortir du néant le premier être vivant, ou plutôt les premiers animaux vivants.Dieu dit : Qu’ils se multiplient dans les eaux, les reptiles à l’âme vivante ; et que les volatiles volent au-dessus de la mer, sur la face de l’étendue des cieux.Dieu créa donc les monstres marins et tous les animaux qui ont la vie, et les animaux qui rampent dans les eaux, selon leur espèce, et tous les volatiles selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.l’académie des sciences Après les expériences de M.Pasteur, l’Académie des sciences fut mise en demeure de se prononcer.Elle a solennellement déclaré que ces expériences avaient été conduites de manière à éviter toutes causes d’erreur.“ L’hypothèse de la production d’êtres vivants de la matière morte n’est pas seulement inutile pour expliquer la multiplication des animalcules microscopiques dont les infusions se peuplent si souvent au contact de l’air, elle est aussi en désaccord avec les faits bien constatés.Les êtres organisés dans l’état actuel de notre globe reçoivent toujours la vie de corps déjà vivants, et grands ou petits ne naissent pas sans avoir des ancêtres.” LES SAVANTS ET LA FOI Tout le monde connaît les sentiments religieux de Pasteur.Il n’hésita pas à affirmer hautement sa foi dans son discours d’entrée à l’Académie française.Il avait terminé son rapport à l’Académie des sciences sur les générations spontanées en proclamant ses mêmes croyances.Il ne fut pas le seul dans ce siècle.Les plus grands génies furent d’éminents catholiques.Les plus célèbres furent l’abbé Haüy, créateur de la cristallographie, aux cours duquel les savants les plus illustres, tels que Lagrange, Lavoisier, Ber-thollet, Laplace, Fourcroy ne dédaignèrent pas d’aller s’asseoir.Ampère, l’inventeur de la science électro-dynamique et du téjégraphe électrique, fut profondément chrétien et s’appliqua, dans un travail spécial, à démontrer la divinité du christianisme.Augustin Cauchy, réputé de son temps le plus grand mathématicien de l’Europe, partageait sa vie entre la prière, l’étude et les œuvres de charité.Il a écrit cette belle page : “ Je suis chrétien, c’est-à-dire je crois à la divinité de Jésus-Christ, avec Copernic, Descartes, Newton, Fermat, Leibnitz, Pascal, Grimaldi, Ruler, Bos-cowich, avec tous les grands astronomes, tous les grands physiciens, tous les grands géomètres des siècles passés.“ Je suis même catholique avec la plupart d’entre eux, et si l’on m’en demandait la raison, je la donnerais volontiers.On verrait que mes convictions sont le résultat, non de préjugés de naissance, mais d’un examen approfondi.“ Je suis catholique sincère comme l’ont été Corneille et Racine, La Bruyère, Bossuet, Bourdaloue, Fénelon, comme l’ont été et le sont encore un 376 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE grand nombre des hommes les plus distingués de notre époque, de ceux qui ont fait le plus d’honneur à la science, à la philosophie, à la littérature, qui ont le plus illustré nos Académies.“Je partage les convictions profondes qu’ont manifestées par leurs paroles, par leurs actions et par leurs écrits tant de savants de premier ordre, les Haüy, les Laënnec, les Ampère Il disait encore : “ Cultivez avec ardeur les sciences abstraites et les sciences naturelles.Loin d’être alarmé de vos recherches, je les provo- querai sans cesse, je ne craindrai pas que la vérité se trouve en contradiction avec elle-même ou que les faits et documents par vous entassés puissent jamais être en désaccord avec les Livres Sacrés.” On vit des chimistes tels que Biot, Chevreul, l’inventeur de la bougie stéarique, J.-B.Dumas, un des plus renommés professeur du siècle, l’honneur de l’Académie des sciences, l’ornement de l’Académie française, qui furent de fervents catholiques.Les princes de la médecine, Laënnec, Cruveilher, Réca-mier, Nélaton, furent de grands chrétiens.La vraie science et la foi sont faites pour être d’accord.LA BÉNÉDICTION DE DIEU Dieu bénit les animaux qu’il avait créés au cinquième jour et leur dit : Croissez et multipliez.Cette bénédiction et ces paroles seront répétées au sixième jour pour les mammifères et pour l’homme.Dieu n’a pas donné sa bénédiction aux plantes ; il ne leur a pas adressé les mêmes paroles, et la raison en paraît toute naturelle.Les végétaux, il est vrai, doivent croître et multiplier sur la terre, mais la plante est privée de connaissance et d’instinct ; elle ne peut d’elle-même veiller à sa conservation .elle est vouée à l’action fatale des lois physiques.L’animal, au contraire, est régi par des lois différentes, bien qu’il ne connaisse pas son Créateur et qu’il soit privé de la raison.Mgr Meignan.{Causeries du dimanche').Les premiers aérostats Archimède, lorsqu’il eut découvert que “ tout corps solide plongé dans un fluide, est poussé de bas en haut, avec une force égale au poids du volume de fluide qu’il déplace”, éprouva une telle joie, nous dit-on, qu’il sortit du bain, où il était, et courut dans les rues de Syracuse en criant : Eureka ! Eureka ! (J’ai trouvé ! J’ai trouvé ! Qu’elle n’aurait pas été sa colère si, quelques siècles plus tard, il avait vu le sort réservé à une invention qui est une des principales conséquences de ce principe?—Nous voulons parler de l’aérostat.En effet, lorsque le premier ballon gonflé à gaz hydrogène vint tomber lentement, près d’Ecouen, à 5 lieues de Paris, une troupe de paysans désireux de se venger de la terreur que la vue de ce “monstre” leur avait causée, au premier abord, se précipitèrent avec furie sur l’innocente machine et la réduisirent en miettes.Ils l’attachèrent ensuite à la queue d’un cheval, qui la crama pendant une heure à travers champs.Cet évènement fit assez de biuit et le gouvernement fut obligé de publier l’Avis au Peuple suivant, que nous croyons suffisamment curieux pour le faire connaître : L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 377 ïqui 'oies, ¦t les TOVO ctioti imais ,neur at de ttéca- es au né sa et la icet daos I lu® I it du I •eh! I avait aces I I qui I ; de I quel “ Avertissement au peuple sur P enlèvement des ballons ou globes dans Pair.—- On a fait une découverte dont le gouvernement a jugé convenable de donner connaissance, afin de prévenir les terreurs qu’elle pourrait occasionner parmi le peuple.En calculant la différence de pesanteur entre l’air appelé inflammable et l’air de notre atmosphère, on a trouvé qu’un ballon rempli de cet air inflammable devait s’élever de lui-même dans le ciel jusqu’au moment où les deux airs seraient en équilibre, ce qui ne peut être qu’à une très grande hauteur.La première expérience a été faite à Annonay, en Vivarais, par les sieurs Montgolfier, inventeurs.Un globe de toile et de papier de cent cinq pieds de circonférence, rempli d’air inflammable, s’éleva de lui-même à une hauteur qu’on n’a pu calculer.La même expérience vient d’être renouvelée à Paris, le 27 août à cinq heures du soir, en présence d’un nombre infini de personnes.Un globe de taffetas enduit de gomme élastique, de trente-six pieds de tour, s’est élevé au Champ-de-Mars jusque dans les nues, où on l’a perdu de vue.On se propose de répéter cette expérience avec des globes beaucoup plus gros.Chacun de ceux qui découvriront dans le ciel de pareils globes, qui présentent l’aspect de la lune obscurcie, doit donc être prévenu que, loin d’être un phénomène effrayant ! ce n’est qu’une machine toujours composée de taffetas ou de toile légère recouverte de papier, qui ne peut causer aucun mal et dont il est à présumer qu’on fera quelque jour des applications utiles aux besoins de la Société.“Lu et approuvé, ce 2 septembre 1782.“ De Sauvigny.” {Journal des Instituteur s) LA REINE VICTORIA Celle qui fut notre souveraine pendant plus de soixante-trois ans s’est éteinte dans son château d’Osborne, mercredi, le 23 janvier dernier, à l’âge de quatre-vingt-deux ans.La grande reine que-toutes les parties de l’empire britannique pleurent encore, naquit le 24 mai 1819.Elle n’avait que 18 ans lorsque la couronne anglaise fut déposée sur son front.Son règne fut long et heureux ; il est regrettable qu’elle ait vécu assez longtemps pour être témoin de la guerre terrible qui se poursuit avec tant d’acharnement sous le ciel d’Afrique.Il est établi que la reine Viéloria s’est toujours opposée à l’envahissement des républiques sud-africaines.Le Canada, et en particulier le Canada-français, a fait de grands progrès sous le règne glorieux de Victoria.Et la province de Québec, qui a la mémoire du cœur, a témoigné, par la voix de ses chefs religieux et civils, toute sa reconnaissance à la souveraine qui vient de descendre dans la tombe.SS.Léon XIII, trois jours avant la mort de la reine Viéloria, télégraphiait ce qui suit au cardinal Vaughan : “ Le règne de liberté de la reine sous lequel l’Eglise catholique a pu s’accroître dans le Royaume-Uni laissera une impression indélibile dans tous les cœurs chrétiens.” 378 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE EDOUARD vu LE NOUVEAU ROI D’ANGLETERRE Le prince de Galles, fils aîné de la reine défunte, succède à Victoria L Il a pris le nom d’Edouard VIL Notre nouveau souverain est le fils aîné de la reine Victoria.Il est né le 9 novembre 1841, et est conséquemment âgé de 59 ans et trois mois.Le 10 mars 1863, il épousa son Altesse Royale Alexandra-Caroline-Maria-Char-lotte-Louisa-Julia, princesse du Danemark, la fille aînée du roi Christian IX roi du Danemark.Et de ce mariage sont nés six enfants, dont le deuxième, Georges-Frédéric-Ernest-Albert, duc de York, né à Marlborough House, le 3 juin 1865, portera désormais le titre de Prince de Galles, par suite de l’avènement de son père au trône.Il a épousé le 6 juillet 1893, princesse Victoria-Mary de Teck.On sait que le fils aîné du roi Edouard VII, Albert-Victor-Christian-Edward, duc de Clarence et Avondale, né à Frogmore, le 8 janvier 1864, est mort le 14 janvier 1892.Nous faisons des vœux pour que le règne qui commence soit aussi favorable à la nationalité canadienne-française que celui qui vient de prendre fin.CHRONIQUE DU MOIS Un correspondant nous demande notre avis sur le Bureau de statistiques scolaires que certains Canadiens-Anglais voudraient établir à Ottawa.Nous sommes d’avis que cette mesure, une fois accomplie, serait un immense pas fait vers l’Union législative, projet que caresse depuis longtemps les pires ennemis de notre province.L’établisse-ment de ce bureau de statistiques à Ottawa serait la consécration du faux principe que 1 education relève'du pouvoir fédéral et non du pouvoir provincial.Le pouvoir fédéral ne doit intervenir dans cette matière que lorsque les droits réels d’une sninorité sont méconnus dans n’importe quelle province de la Confédération.^ ~ F y a quelques semaines la Patrie, le Journal et le Courrier du Canada ont protesté de nouveau contre la mesquinerie dont un trop grand nombre de municipalités scolaires font preuve a l’égard des instituteurs et des institutrices.Nous remercions nos confreres de leurs bons sentiments envers la classe enseignante.Nous l’avons déjà écrit, e seiil moyen de lesoudre cette importante question se trouve dans l’augmentation des octiois de la Législature, qui sont restés les mêmes depuis trente ans, quant à ce qui se 1 apporte a 1 instruction publique, bien que depuis cette date le nombre des écoles municipales soit plus que doublé.1 Dans la prochaine livraison de L'Enseignement Primaire nous reproduirons de evue Pédagogique un article intitulé : Le Canada à l 'exposition universelle.Nous accompagnerons ce travail de quelques commentaires.8°hrs ae Pr^sente année, il sera fait un recensement au Canada par les autorités fédérales.Nous devons attacher une grande importance à cet acte adminis-Lr‘l 1 ' Fa province de Québec ne doit pas, par apathie, négliger de faire connaître exactement le chiffre de sa population, celui des personnes sachant lire et écrire, etc., etc. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 379 Voici quels furent les résultats des trois recensements qui ont eu lieu depuis 1867 : Provinces 1871 1881 1891 Ontario 1,620.851 1,926.922 2,114.321 Québec • liçï-s16 1.359-027 1,488,535 Nouvelle-Ecosse 387,800 446,572 450,396 Nouveau-Brunswick 285,594 321,233 321,263 Manitoba 18,995 * 62,260 152,506 Colombie-Anglaise 36,427 49,459 98,173 Ile du Prince-Edouard 94,021 108,891 109,078 Les Territoires du N.-O.56,446 98,967 Total • 3.635.204 4,324,810 4,833,239 — En 1800 la population du Canada était à peu près de 300,000 âmes ; elle est aujourd’hui de près de 6 millions, soit une augmentation de 2000 pour cent.Ees Etats-Unis qui ont commencé le dix-neuvième siècle avec une population de 5,308,000 âmes en sont rendus aujourd’hui à 76,300,000 ou une augmentation de 1420 pour cent.La population de l’Europe, en 1800, était de 163,450,736 tandis qu’elle est aujourd’hui de 360,225,000, soit une augmentation de 126 pour cent.En 1800 la population de la France n’était surpassée que par celle de la Russie, tandis qu’aujourd’hui l’Allemagne, la Russie, l’Autriche-Hongrie et l’Angleterre passent avant la France.La progression la plus considérable a été en Russie et la moins marquée, en Suisse.— Dans une lettre à la Patrie, un correspondant qui signe Maître d'école dit : “Si en dépit de l’insignifiance des salaires, l’enseignement primaire a obtenu des résultats relativement satisfaisants, la Province le doit à l’esprit de sacrifice, d’abnégation et de foi chrétienne qui anime le personnel enseignant.Obtiendrait-elle plus en le mieux rétribuant?Nul n’en peut douter.Elle écarterait par là un danger national, un danger inévitable avec le système actuel : c’est que ceux qui ont une véritable vocation pour l’enseignement s’en détournent et soient remplacés par des incapables ou par des gens ayant peu d’aptitudes pédagogiques.” — En Afrique, les armées anglaises semblent perdre du terrain.Les Boers remportent succès sur succès depuis quelques semaines.Nous croyons que l’Angleterre se verra obligée de céder avant longtemps.— Tout récemment S.G.Mgr l’archevêque de Montréal a publié un mandement sur le mariage qui a eu pour effet de réduire au silence quelques journalistes peu au courant des lois de l’Eglise en cette matière.Quand il s’agit de questions de cette nature, les laïques ne devraient pas s’arroger des attributions qui n’appartiennent qu’aux Evêques et au Pape.— Dans l’une des dernières séances de la Société pédagogique de Christiania, le célèbre explorateur Nansen a exposé ses idées sur l’éducation des enfants.Le Manuel général reproduit quelques-uns des développements donnés par le célèbre voyageur.“Je vois que la jeunesse de notre temps manque d’idéalisme et de fermeté de caractère.La responsabilité de ce fait remonte surtout à la littérature et à la politique, qui ont affaibli le sens de l’idéalisme.L’éducation actuelle a un grand défaut : elle ne se préoccupe pas suffisamment de former des hommes d’initiative.“Les enfants doivent être élevés de telle sorte qu’ils deviennent des hommes d’initiative, des self made men, qui sachent se tirer d’affaire eux-mêmes.Ceci a une importance extrême.Les enfants devraient apprendre à recoudre les boutotis de leurs vêtements et à ressemeler leurs souliers.Cela forme des hommes.Autrefois, il nous fallait fabriquer nous-mêmes ce dont nous avions besoin ; par là, le caractère et la personnalité se trouvaient développés.La jeunesse doit apprendre à se refuser les jouissances.Elle ne doit pas se contenter d’être, comme maintenant, lyrique, sentimentale et rêveuse.A ce point de vue, les exercices corporels peuvent avoir une heureuse influence.Mais il faut se garder de tomber dans le sport, les records, dangereux à la fois pour le corps et pour l’esprit.’’ L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3So LA PAGE DE LA JEUNE FILLE MARIE JENNA SA VIE ET SES CEUVRES I Premières années de Marie-Jenna.— Vocation poétique Marie Jenna (Céline Renard), naquit le 19 décembre 1834, dans la Haute-Marne, à Bourbonne, dont le nom évoque la mémoire d’un vaillant soldat, de l’amiral Pierre, à la virile énergie, attristée par la plus patriotique douleur.Le père de Céline Renard était avocat à la Cour de cassation, aussi ses premières années s’écoulèrent-elles à Paris.“J’ai eu bien de la peine, a-t-elle écrit, à l’aimer un peu, ce pauvre Paris, pauvre, s’il avait eu besoin de mon amitié.J’avais six ans et demi, quand nous l’avons quitté pour venir habiter Bourbonne.Depuis, je me suis tant attachée à la vie de famille, à la liberté des champs, au grand jardin, aux collines de l’horizon, que je ne comprends plus guère la vie de Paris.” M.Emile Renard s’éloigna, en 1841, du barreau et fit apprécier, comme ses frères, dans sa paisible retraite, les mérites d’un lettré.La mère de Céline avait aussi un esprit très cultivé ; elle fit descendre la poésie sur son berceau, en lui chantant les vers et les romances qu’elle composait pour ses enfants.L’un des oncles de Marie Jenna, le docteur Athanase Renard, auquel ses concitoyens confièrent trois fois le mandat législatif, s’est signalé par de savants travaux et un infatigable dévouement aux intérêts de Bourbonne, dont il a scruté en maître le passé.Les succès de M.le commandant Charles Renard dans la science de la navigation aérienne ont répandu un nouveau lustre sur le nom qu’il porte.C est dans ce milieu choisi, où brillaient les dons de l’intelligence et le goût des arts, qu à vécu Marie Jenna.De si notables aptitudes devaient avoir en elle leur plein épanouissement.Près jeune encore, en 1842, elle perdit sa mère, qui laissait quatre filles; la plus jeune n avait que dix-huit mois.“ Bien que je sois orpheline depuis l’âge de huit ans, il me semble, écrivait-elle à un ami, que j’ai compris toutes ces délicatesses, tous ces dévouements, toutes ces profondeurs d’amour qui s’appellent le cœur d’une mère.” Efficacement secondé par l’aînée de ses enfants, devenue pour ses sœurs un excellent guide, M.Emile Renard éleva sa famille dans des sentiments exquis d’honneur et de foi.C est de concert avec cette première initiatrice à l’étude de la religion et des lettres, auteur elle-même de plusieurs livres estimés, que Marie Jenna devait publier en -SSo, un ouvrage étendu, VEglise à travers les siècles, honoré du suffrage de Mgr Du-panloup, de Mgr l’évêque de Langres et du père Félix.Dès son enfance, Marie Jenna révéla sa suave piété, l’aimable douceur qui ne lui jamais défaut, en même temps que son particulier attrait vers la contemplation de m nature et des merveilles de l’œuvre divine; ces dispositions furent remarquées notamment à Nancy, où elle passa, avec ses sœurs, quelques années dans une maison e ucation fort appréciée.Sa distinction intellectuelle, sa cordialité séduisirent bien vite ses compagnes, qui la surnommèrent la bonne Céline.* Elle aimait les cérémonies religieuses ; les premières impressions qu’elle en L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE emporta demeurèrent en elle ineffaçables.“O belles fêtes demon enfance, s’est-elle écriée, je ne vous oublierai point ; et, quand même j ’aurais perdu ce que j ’avais alors, jeunesse, santé, toit paternel, c’est sans tristesse que je vous évoquerai ; car, pour le chrétien, c ’est le souvenir d’une joie immortelle (1) .Qu ’il est doux de retrouver tous ses souvenirs d’enfance dans un son, dans une fleur, dans un parfum ! Toutes mes nuits de Noël sont dans VAdeste fideles, toutes mes joies de printemps dans une rose blanche (2) ”.Elle tenait à adresser la veille de cette fête, ses vœux aux amis les plus chers.L’assistance à la messe de minuit fut l’une de ses joies privilégiées.“Jamais, je n’y ai manqué, écrivait-elle, le 12 janvier 1883, pas même l’année où nous en sommes revenus par vingt-deux degrés de froid.C’est l’âme encore toute parfumée des joies de Noël que je viens.O petit enfant de Bethléem, quel bonheur d’être né après vous ! Les prophètes avaient bien dit que vous seriez plein de douceur et de force et le plus beau des enfants des hommes.Mais, qui donc aurait pu savoir, à l’avance, que vous seriez revêtu d’un charme si ineffable, que vous diriez de si douces paroles, qu’il ferait si bon penser à vous?Qui aurait pu comprendre ce que c’est qu’un Dieu fait homme ?” Ses souvenirs intimes témoignent de sa piété par les plus touchants récits.Les beautés de la nature provoquaient en elle des élans d’enthousiasme, et son ravissement était d’autant plus grand, qu’habituée dès son enfance à chercher Dieu en toutes choses, c’est vers lui que s’élevaient ses hymnes d’allégresse en présence des grandeurs de la création.“Un rayon de soleil ! Hâtons-nous, a-t-elle écrit, de le mettre ici, dans ce petit cahier qui va se pénétrer de brume et s’envelopper de neige.Oh ! le soleil, le beau présent de Dieu ! Comme il change la couleur de la terre et la couleur des idées ! Parmi les douleurs humaines, je plains celle de l’aveugle qui ne le voit pas et celle du mineur qui le voit si peu.Que de charmants souvenirs d’enfance et de jeunesse sont encore, au fond de mon âme, éclairés de sa splendeur ! En voici un, un souvenir de pension.” (à Nancy.) “ Ce jour-là, on était allé au grand jardin, et c’était les allées plus larges et plus ombreuses, où l’on pouvait, pour dix minutes au moins, s’isoler avec une amie ; c’était de la place pour courir : c’était les pommes et les marrons d’Inde qu’on ramassait sous les arbres.Tout-à-coup retentit un cri de triomphe : 1 2 ‘ Passez la barrière, on va au pré.’ ’ Mille acclamations y répondirent.Les jeunes filles dispersées accoururent de tous côtés.En un instant la barrière fut franchie.Dieu, quel spectacle ! Non.jamais le soleil couchant n’avait étalé avec plus de magnificence son disque rouge ; jamais il n’avait doré l’herbe de pareils reflets ; jamais l’horizon ne nous avait paru si étendu et le ciel si près de la terre.Comme elles gambadaient en chantant ! comme elles étaient joyeuses ! comme j ’étais ravie ! O belle liberté ! grandeur du soir ! O élan de l’âme dans l’infini ! “ Rentrez, rentrez, s’écria une voix ; c’est un malentendu.” Que l’obéissance mecoûtacher, ce jour-là ! Mais je rentrai en bénissant l’heureux malentendu ; le soleil avait laissé en moi une trace radieuse ; j ’emportais du bonheur.De Bourbonne, elle se rendait fréquemment dans une ferme de son père ; elle y séjourna avec ses sœurs deux étés, de dix-huit à vingt ans.“ Les souvenirs que j’en ai gardés se pressent, a-t-elle dit, dans mon âme, sous ma plume, les plus doux souvenirs de ma vie .” (1) Pensées d'une croyante.(2) Pensées d'une croyante. 382 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Le moment où l’on découvre la ferme est charmant.Une couronne de collines, cachées jusque-là par une pente du terrain, apparaissent tout à coup : tableau toujours nouveau qu’on salue joyeusement.J’avais choisi quelques coins de verdure que j’avais pris pour moi, qui m’attiraient toujours.Urne semblait que j’y entendais mieux la voix de Dieu, qu’il y restait toujours de la veille quelque chose pour le lendemain.A cinq heures du soir, après le travail des doigts, j ’y retournais encore.Alors quels effets de soleil dans les arbres ! quelle splendeur paisible dans la nature ! quels ravissements dans mon âme !.Nous faisions ensemble de joyeuses excursions, de belles découvertes.Un jour, nous trouvons un pré plein de fraîcheur, entouré d’une lisière d’arbres.C’est la terre promise ! Nous en prenons possession et y plantons une croix, comme Christo' phe Colomb.Puis nous avions l’Lden, une pente semée de fleurs et de buissons devant laquelle se dressait un petit bois en amphithéâtre.L’Eden ! la terre promise ! Il ne nous manquait que le ciel.Nous le rêvons si beau que nous ne l’avons trouvé.“ h y a une côte qui me fait toujours tressaillir quand je l’aperçois de loin ; un chemin long et pierreux serpente entre les vignes et se perd dans le bois qui la couronne.C’est là, jusqu’en haut, que j’allais, quand je voulais me donner une fête.Je n’aurais pas pris ce chemin-là, un jour où je n’aurais pas senti mon âme ouverte à la prière et à la poésie.—{A siiivrc.') Jui.es Lacointa.Nouveaux ouvrages Organisation politique et administrative du Canada, à l’usage des candidats a,u brevet d’académie.En vente actuellement chez J.-A.Langlais, libraire, Québec, et chez les principaux libraires de la province.Prix : 25 cts l’unité ; $2.50 la douzaine.Pédagogie pratique et théorique.—A l’usage des candidats au brevet d’enseignement et rédigée conformément aux règlements du Bureau Central.Sera mise en vente le 15 février 1901.Prix : 50 cts l’unité, $4.80 la douzaine, $35.00 le cent.Adressez les commandes à H.Magnan, boîte 162, H.-V., Québec.Tenue des livres (en français).A l’usage des candidats au brevet d’enseignement.Sera mise en vente le 8 février 1901.S’adresser à H.Magnan, boîte 162, H.-V., Québec, ou à J.Ahern, _ Notre-Dame de Québec.Prix: 30 cts l’exemplaire ; $3.00 la douzaine ; $20 le cent.Pas de timbres.La Revue Canadienne La livraison de janvier de cette belle revue contient un superbe travail de M.J.-B.Lagacé sur l’œuvre de Philippe Hébert, sculpteur canadien.M.Lagacé est un artiste doublé d’un littérateur ; aussi il a traité son sujet avec goût et talent.Le directeur de la Revue Canadienne, M.A.Leclaire, a eu une heureuse idée défaire profiter ses lecteurs des vastes connaissances de M.Lagacé.Nous avons le regret d’annoncer la mort de M.Arthur Buies, homme de lettres, arrivée le 26 du mois dernier.Nous recommandons notre ancien collaborateur aux prières de nos lecteurs. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 383 Correspondance X.23 Janvier 1901.A M.le Directeur de L'Enseignement Primaire, Monsieur, i° D’algèbre est-elle exigée aux examens du Bureau Central pour le brevet d’école modèle.20 Pour quel brevet un examen sur l’organisation politique et administrative du Canada est-il requis ?Z.Réponse: i° D’algèbre n’est exigée que pour le brevet d’académie.20 Un examen sur l’organisation politique et administrative du Canada est requis pour le brevet d’école modèle et ad brevet d’académie.(Voir le Code scolaire).Nomination d’un inspecteur d’écoles M.J.-O.Goulet, ancien élève de l’Ecole normale Laval, et instituteur depuis sept ans chez les Frères des Ecoles chrétienne à Québec, vient d’être nommé inspecteur d’écoles pour le comté de Champlain, à la place de M.J.-T.Thibault, décédé.M.Goulet est un travailleur , un homme sérieux qui saura remplir ses devoirs professionnels avec zèle et intelligence.Nous félicitons bien sincèrement le nouveau titulaire.Références utiles Ed.Marcotte.—Imprimeur-Relieur et Papetier, 82 rue St-Pierre, Basse-Ville, Québec.Impressions de toutes sortes, tels que livres, circulaires, entêtes de comptes et de lettres, factums, catalogues cartes d’affaires, programmes, menus, pamphlets et journaux illustrés.Reliure : livres de comptes de toutes sortes, reliure de bibliothèque à des conditions faciles, cartes montées sur toile et vernies.Recherché pour éditions.Da maison Marcotte relie L'Enseignement Primaire pour un très grand nombres de municipalités.Le Monde Illustré.—Cette très jolie revue littéraire sera adressée à tous les instituteurs et toutes les institutrices moyennant le prix relativement minime de $2.00 par année.Le Monde Illustré paraît chaque semaine.J.-A.Langlais & Fils, libraires-éditeurs, 177, rue St-Joseph, St-Roch, et 36 rue St-Pierre, Basse-Ville, Québec.Pour les écoles : Nous avons toujours en magasin tous les livres en usage dans les écoles catholiques de la province, comprenant les livres des clercs St-Viateur, des Ecoles chrétiennes, des Frères Maristes, et les cours de Dacasse, Cloutier et Dagacé.Aussi, toutes les fournitures pour les écoles modèles et élémentaires, papiers, papeteries, cahiers, plumes, crayons, ardoises, encre, poudre à encre, craie pour tableaux, etc., etc.Aussi le plus grand choix de cartes géographiques, comprenant celles de Meissas, Dufour, Johnson, Raud, McNally, et la collection des cartes du département de l’Instruction publique que nous vendons à très bas prix.Nous avons ajouté à notre grande série de cahiers delà célèbre calligraphie canadienne, diplômée à l’exposition de Chicago avec une médaille, du prix d’excellence sur vingt-deux concurrents.Une petite série en cinq cahiers gradués pour les commençants, cette série est une introduction à la grande, elle se vend 45 cts la douzaine.Ces deux séries sont en visage dans presque toutes les écoles, (elles sont approuvées par le conseil de l’Instruction publique.) Nous sommes aussi les éditeurs du journal d’appel rédigé par M.J.-N.Miller. 384 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Toujours en magasin, les globes terrestres, depuis 25 cts chaque à $20.00.Nous tenons aussi toutes les fournitures de bureaux pour messieurs les marchands, les avocats, les notaires, etc., etc., consistant en livres de comptabilité, livres de minutes, livres blancs, billets promissoires, traites, reçus, blancs d’engagements, etc., etc., nous nous chargeons aussi de faire imprimer et relier toutes sortes d’impressions; nos prix et nos conditions de vente sont très avantageux, n’ayant pas de commis-voyageurs, nous faisons bénéficier nos clients des dépenses du voyage.Correspondance sollicitée.Nous donnons une attention spéciale aux commandes reçues par la malle.Veuillez bien indiquer le mode d’expédition qui est toujours à la charge de l’acheteur.La Revue Canadienne.— La plus belle publication du Canada et la seule Revue littéraire française de l’Amérique.36 années de publication.Elle forme à la fin de l’année deux beaux volumes de près de 500 pages magnifiquement illustrés.L’abonnement n’est que $2 par an.S’adresser au directeur-gérant de La Revue Canadienne, No.290, rue de l’Université Montréal.Ne pas oublier que les instituteuis et les institutrices de la campagne peuvent, avoir un abonnement à moitié prix, un fond étant à la disposition du Directeur de la Revue pour payer l’autre moitié.L’iînion Franco-Canadienne, approuvée et fortement recommandée par tous NN.SS.les Archevêques et Evêques du Canada français et par un grand nombre de laïques éminents.Secours aux malades : en temps de maladie, $3.00 par semaine, les deux premières semaines.$5.00 par semaine pendant dix autres semaines, et, de plus, $3.00 par semaine pendant douze autres semaines, lorsque la réserve du Fonds de Secours aura atteint $25,000, et tant qu’elle se maintiendra à ce chiffre.Caisse de dotation de $250, $500, $1,000, $2,000 ou $3,000.Bureau principal : 73, rue St-Jacques, Montréal.J.-A.Ferland, artiste-dessinateur, 40 St-Gabriel, Québec.— M.Ferland est un dessinateur de grand mérite.Nous recommandons son atelier à nos lecteurs.AMEUBLEMENT scolaire Le pupitre Ball-Bearing est le meilleur modèle que l’on puisse trouver dans le monde entier.Il est au-dessus de toute critique.Une médaille d’argent nous a été accordée à l’Exposition universelle de Paris.Nos pupitres sont les seuls que le gouvernement a bien voulu recommander à ce grand concours.Pour la sixième fois la commission scolaire de Toronto nous a chargés de fournir les pupitres à toutes ses écoles.Le montant du contrat, cette année, s’élève à $10,000.The B.B.Adjustable Desk Durant les deux dernières années, nous avons vendu au-delà de 28,000 pupitres.Ce nombre se trouve à peu près les trois quarts des pupitres fournis aux différentes écoles du Canada.La solidité, la perfection et la beauté de construction de nos pupitres les placent au premier rang dans le commerce.Il se trouve sans doute des imitations, mais il ne s’en rouve pas d’égal.Les pupitres que nous fabriquons sont con-foi s aux règles de l’hygiène scolaire.Demandez notre citalogue et envoyez-nous vos commandes.Vous pouvez être certains d’avoir pour votre argept.f The Canadian Office and School Furniture Co., Ltd.Preston, Ont.The B B.Automatic Desk
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